Analyse linéaire 2
Arthur Rimbaud est un poète français du 19ème siècle. Ses œuvres poétique sont
caractérisées par la multitudes des thèmes. C’est un homme révolté contre l’ordre des choses et il
voit la poésie comme moyen de faire évoluer les choses. Il appartient au symbolisme qui est un
mouvement littéraire de la deuxième moitié du 19ème siècle. Les symbolistes utilisent des images
et des analogies pour évoquer le monde et état d’âme et des idées abstraites sans jamais les
expliciter. « Le Buffet » est un sonnet de la seconde partie du recueil Cahier de Douai qui date de
1870. Ce recueil est composé de vingt deux poèmes, qui sont écrit après la visite de Douai une ville
situé au Nord de la France. Tout au long de ce sonnet moderne, l’auteur parle d’un objet quotidien.
Un objet qui paraît banal a première vue mais qui se transforme progressivement sous les yeux du
lecteur en objet insolite voir même sur naturel. Ainsi, nous pouvons nous demander ce que
représente le Buffet ? Afin de répondre à cette problématique, nous verrons dans un premier lieu
dans le premier quatrain la description extérieure de cet objet puis dans le deuxième quatrain et dans
le premier tercet la description intérieure et enfin nous verrons la conversation de l’auteur avec le
buffet dans le deuxième tercet.
Commençons l’analyse par ce premier quatrain.
Ici, le présentatif « c’est »place le lecteur dans une proximité avec le Buffet comme si
l’auteur lui montrait. Arthur Rimbaud utilise de nombreux adjectifs comme « large, sombre » placé
de part et d’autres du buffet qui lui est placé à la césure. Cela symbolise la puissance du buffet qui
va être imposant et réconfortant pour le poète. L’auteur déplace l’aspect du simple meuble en le
personnifiant et en le comparant à une vieille personnes comme nous pouvons le voir à travers les
adjectifs « vieux, vieilles ». Ensuite, la allitération en [v] insiste sur cet aspect. Ainsi, le Buffet peut
s’apparenter à une figure de personnes âgées notamment protectrice. Le dernier vers de ce quatrain
contient le champ lexical de odeur/goût « vin, parfum ». C’est deux éléments sont opposé par leur
adjectifs représentatifs vieux pour vin et engageant pour parfum grâce à la césure. Le Buffet
représente donc des souvenirs chers pour le poète.
Maintenant, nous allons passer à l’analyse de la deuxième partie qui correspond au
deuxième quatrain et au premier tercet qui représentent la description intérieure du Buffet.
L’expression « tout plein » est une hyperbole qui reflète le registre épidictique. Il fait l’éloge
des objets qui va énumérer.Le buffet est caractérisé par le bazar « un fouillis », ce bazar évoque à
l’auteur des souvenirs de son passé. On en déduit que, le Buffet a été un témoin privilégié d’un
temps passé. La polyptote «vieille vieillerie » placé en fin de…. Ainsi odorant jeunes placées de
part et d’autres de la césure et l’expression familière « fichu de grand mère ».... « Vieilleries » rime
d’ailleurs avec flatterie en rime croisée. L’auteur a fait en sorte que ses rimes soient des synonymes
pour accentuer le temps qui passe. De plus les énumération définissent les souvenirs du poète qui
défilent dans sa mémoire il va les citer du moins essayer successivement du vert 9 à 11.
Dans le premier vers du tercet, le conditionnel a la césure «trouverait » émet une hypothèse basé sur
un souvenir. L’enjambement de « cheveux blancs ou blonds »montre qu’il ne peut pas s’arrêter de
décrire. De plus, les nombreuses « , » le confirme. Toute cette énumération permet à l’auteur de
faire revivre ses souvenirs grâce aux objets présents dans le buffet
Passons maintenant au dernier tercet de ce sonnet qui présente un dialogue avec le buffet.
La ponctuation, le tiret au début du tercet est une marque du dialogue. Le pronom personnel
« tu » dans « tu sais bien des histoires », « tu voudrais conter » ou « tu bruis » permet une
personnification du buffet et la mise en place du dialogue. D’ailleurs chaque verbe relié à ce
pronom personnel donne des capacités, voire des qualifications différentes à cet objet du quotidien :
la mémoire avec « tu sais », la parole avec « conter » et enfin l’expression avec « tu bruis ». Cela
fait penser au lecteur que le poète souhaiterait engager un dialogue avec ce buffet. Cette utilisation
du « tu » montre l’importance du buffet pour le poète. La césure du vers suivant entre « conter » et
« des contes » insiste sur la personnification de cet objet. L’adverbe « lentement » placé à la césure
appuie sur l’âge du buffet comparé à une personne âgée. Enfin l’euphémisme « tes grandes portes
noires » désigne la mort et le temps qui passe.
Nous pouvons donc conclure qu’à travers la forme contraignante du sonnet, Rimbaud
démontre dans ce poème la liberté de la poésie qui a le pouvoir de transcender le réel par le biais
des images et des sonorités. Le poète est ce magicien qui porte un regard toujours neuuf suur la
réalité quotidienne et ses objets. Un banal buffet auquel le regard de l’habitude ne prête plus aucune
attention devient pour le poète une personne familière et intime à l’âme pleine de souvenirs et
d’histoires précieuses dont le poète est à l’’écoute, transcrivant un langage qu’il est le seul à pouvoir
déchiffrer.
Nous pouvons faire le lien de ce poème avec….