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Géologie
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Géologie
Carte mondiale des principales plaques, massifs et chaînes de montagnes,
et une sélection des principaux points chauds.
Science de la nature, sciences de la Terre
Partie de
Pratiqué par Géologue
Objet Lithosphère
Histoire Histoire de la géologie
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La géologie est la science dont le principal objet d'étude est la Terre, et
plus particulièrement la lithosphère. Discipline majeure des sciences de la
Terre, elle se base en premier lieu sur l'observation, puis établit des
hypothèses permettant d'expliquer l'agencement des roches et des
structures les affectant afin d'en reconstituer l'histoire et les processus en
jeu. Le terme « géologie » désigne également l'ensemble des
caractéristiques géologiques d'une région, et s'étend à l'étude des astres.
La géologie moderne prend forme à partir du XVIIe siècle, du désir de
comprendre la structure de la Terre et d'un certain nombre de mécanismes
à l'origine de phénomènes naturels. L'évolution des théories de la géologie
est très liée à l'évolution des théories de la cosmologie et de la biologie,
mais aussi à l'amélioration croissante des techniques et des outils
utilisables à partir de la fin du XIXe siècle. Le XXe siècle est le siècle de la
mise en place des grandes théories régissant la géologie moderne, avec le
développement du modèle de la tectonique des plaques dans les années
1960, mais aussi de l'amélioration des techniques d'observation, qui
permettent de nombreuses avancées, et du développement de
l'application de la géologie dans les domaines de l'économie et de
l'industrie.
La géologie est une science comprenant de nombreuses spécialités et fait
appel aux connaissances de domaines scientifiques variés, tels que
la biologie, la physique (mécanique des fluides, pétrochimie...), la chimie,
la science des matériaux, la cosmologie, la climatologie, l'hydrologie… Les
méthodes d'études et les connaissances géologiques s'appliquent dans de
nombreux domaines sociétaux, économiques et industriels, comme
l'exploitation de matières premières, le génie civil, la gestion des
ressources en eau, la gestion de l'environnement ou la prévention
des risques naturels.
Discordance angulaire de Siccar Point (Écosse)
où des couches peu pentées de grès rouges du Dévonien recouvrent les
formations verticalisées de grauwackes du Silurien.
Étymologie
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Le terme géologie vient du grec ancien γῆ / gḗ , « terre » et λογία / logía,
« étude »1.
Disciplines de la géologie et disciplines associées
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Science de terrain et de laboratoire, la géologie se décline en de
nombreuses disciplines, les unes plus descriptives, les autres
plus phénoménologiques. Depuis les plus anciennes développées
au XVIIe et XVIIIe siècles (pétrologie, stratigraphie, paléontologie) aux plus
récentes (géologie planétaire, science du système Terre), ces disciplines,
et notamment celles spécialisées sur le fonctionnement de la planète
Terre, sont « sans doute un moyen de mieux comprendre le monde
contemporain et ses enjeux sociétaux, environnementaux et
géopolitiques : survenue des séismes, volcanismes, cyclones et risques
associés, accès à l'eau, changement climatique, besoin en ressources
naturelles, matériaux de construction, pollutions, etc. C'est également un
moyen de guider les citoyens à préparer une société éduquée et
responsable2 ».
Études des roches et de leur histoire
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Pétrographie et pétrologie
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Articles détaillés : Pétrographie et Pétrologie.
La pétrographie désigne l'étude descriptive des roches. Selon le type de
roche étudiée, on parle de « pétrographie magmatique », de
« pétrographie sédimentaire » ou de « pétrographie métamorphique ».
Une étude pétrographique consiste à décrire les différentes
caractéristiques d'une roche (texture, assemblage minéralogique,
porosité…) par le biais d'observations directes, macroscopiques comme
microscopiques, et d'acquisition de données par soumission des
échantillons à différentes méthodes d'analyses (diffractométrie de rayons
X, microsonde…).
Si la pétrographie ne cherche qu'à décrire les roches, la pétrologie est la
discipline dont l'objectif est de déterminer les mécanismes de formation et
d'évolution d'une roche. Une étude pétrologique est expérimentale et
cherche à modéliser les conditions de la formation et de l'évolution d'une
roche au cours de son histoire, en se basant sur les données issues de
diverses analyses (pétrographique, chimique…). On distingue la pétrologie
exogène, qui s'intéresse aux processus de formation des roches
sédimentaires à la surface de la Terre3, de la pétrologie endogène, qui est
axée sur les processus de formation des roches magmatiques et sur
les processus métamorphiques au sein de la lithosphère4.
Minéralogie
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Article détaillé : Minéralogie.
Les différentes couleurs montrent les
différentes roches qui composent la montagne Ritagli di Lecca vue
de Fondachelli Fantina, Sicile.
Branche associée à la fois à la chimie et à la géologie, la minéralogie
désigne l'étude et la caractérisation des minéraux, substances solides et
homogènes généralement inorganiques, dont l'assemblage forme les
roches. En conséquence des nombreuses caractéristiques et propriétés
chimiques et physiques des minéraux, ainsi que leur très grande diversité,
la minéralogie s'appuie sur de nombreuses sous-disciplines, comme
la cristallographie (structure), la physique (propriétés optiques,
radioactivité…) ou encore la chimie (formule chimique…). La place des
minéraux étant primordiale en géologie, la minéralogie est une discipline
quasi-incontournable au sein de toute étude géologique et permet de
renseigner sur de nombreux paramètres (dureté, clivage, cassure,
chimie…) des différentes phases minérales et sur leurs interactions.
Stratigraphie
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Article détaillé : Stratigraphie.
Les couches géologiques se superposent
normalement de la plus ancienne (bas) à la plus récente (haut).
La stratigraphie, parfois nommée géologie historique, est une branche
pluridisciplinaire étudiant l'agencement des différentes couches
géologiques afin d'en tirer des informations temporelles. Elle se base sur
plusieurs types d'études différentes, comme la lithostratigraphie (étude de
la lithologie), la biostratigraphie (étude des fossiles et des biofaciès) ou
la magnétostratigraphie (études magnétiques), dont la corrélation des
informations permet de dater les couches géologiques de façon relative
entre elles et de les placer de manière précise sur l'échelle des temps
géologiques. Ces études reposent sur un certain nombre de principes qui
permettent d'expliquer la logique de l'agencement des couches
géologiques : le principe de superposition, le principe de continuité, le
principe d'identité paléontologique, le principe d'uniformitarisme… 5.
La stratigraphie trouve de nombreuses applications, aussi bien
scientifiques qu'industrielles. L'élaboration de l'échelle des temps
géologiques s'effectue par le biais des différentes informations
stratigraphiques acquises tout autour du globe ; c'est ce que l'on nomme
la chronostratigraphie. L'utilisation des méthodes sismiques permet aussi
d'étudier des séquences de dépôts à la bordure des bassins sédimentaires,
où les successions de séquences sont contrôlées par les variations du
niveau marin et les variations tectoniques ; on parle alors de stratigraphie
séquentielle. Les études de ces agencements de couches sont par ailleurs
utiles dans la recherche d'hydrocarbures6.
Paléontologie
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Article détaillé : Paléontologie.
Trilobita, un taxon caractéristique du Paléozoïque.
La paléontologie est une discipline conjointe à la géologie et à la biologie,
dont le champ d'étude se concentre sur les êtres vivants disparus, à partir
de l'analyse de fossiles, pour en tirer des conclusions sur leur évolution au
cours des temps géologiques ; dans le cas de l'étude de fossiles
microscopiques, on parle de micro-paléontologie. Les objectifs de la
paléontologie sont de décrire les espèces fossilisées, afin d'en déduire des
conclusions phylogéniques, et de déterminer la relation entre les êtres
vivants disparus et actuels pour réfléchir à propos de leur évolution 7.
La paléontologie se raccorde à la géologie par le fait que l'utilisation de
fossiles caractéristiques, nommés fossiles stratigraphiques, permet de
dater précisément une couche géologique. Les types d'espèces présentes
au sein de ces couches permettent également de reconstituer
le paléoenvironnement correspondant à l'époque du dépôt de la couche
étudiée. Par l'étude de l'évolution des espèces de fossiles, les chercheurs
peuvent aussi obtenir des informations sur les variations des milieux et
du climat au cours des temps géologiques7,8.
Études de la dynamique terrestre
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Géodynamique
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Article détaillé : Géodynamique.
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La géodynamique n'est pas une discipline scientifique, mais une approche,
dont l'objectif est de caractériser les forces et phénomènes impliqués dans
l'évolution générale du système Terre et leurs interactions mutuelles 9.
Tectonique
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Article détaillé : Tectonique.
La tectonique est la branche traitant des déformations au sein de la croûte
terrestre ; elle se focalise principalement sur la relation entre les
structures géologiques et les mouvements et les forces qui sont à l'origine
de leur formation. La tectonique s'applique aux déformations à toutes les
échelles d'espace et de temps au sein du globe terrestre. Selon l'échelle
de l'objet étudié, on parle de microtectonique, pour les structures
microscopiques, ou de tectonique globale, pour les structures de plusieurs
milliers de kilomètres10.
Cette discipline fait appel à de nombreuses notions de physique des
matériaux et de mécanique des milieux continus qui permettent d'étudier
la nature des contraintes sur une roche ou un ensemble de roches et
d'étudier la réponse de ces dernières aux contraintes qu'elles subissent.
Ces études permettent de localiser spatialement et temporellement les
contraintes et les déformations qu'elles induisent ; par extension, elles
permettent de renseigner sur les conditions de formation des roches, qui
sont souvent conditionnées par le contexte tectonique.
Sédimentologie
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Article détaillé : Sédimentologie.
Études des structures géologiques
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Géomorphologie
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Article détaillé : Géomorphologie.
Géologie structurale
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Article détaillé : Géologie structurale.
Parfois utilisée comme synonyme de « tectonique » dans la littérature
française, la géologie structurale se démarque de sa consœur par une
approche plus géométrique des déformations. Bien que les objets d'étude
de la tectonique soient communs avec ceux de la géologie structurale,
cette dernière reste sur une description purement géométrique des
structures géologiques10. Les études structurales, réalisées à partir de
données acquises sur le terrain, permettent de déterminer la géométrie
des différents types de déformations (pendage d'une faille, plongement
d'un axe de pli…). Ces résultats permettent de déterminer la direction des
contraintes principales et fournissent des informations utiles dans le cadre
d'une étude tectonique.
Volcanologie
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Article détaillé : Volcanologie.
Glaciologie
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Article détaillé : Glaciologie.
Disciplines associées
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Géophysique
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Articles détaillés : Géophysique et Géodésie.
Géochimie
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Article détaillé : Géochimie.
Spéléologie
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Article détaillé : Spéléologie.
Études de l'atmosphère et de l'hydrosphère
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Articles détaillés : Climatologie et Océanographie.
Géologie planétaire
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Article détaillé : Géologie planétaire.
Histoire de la géologie
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Articles détaillés : Histoire de la géologie et Étymologie des éons, ères et
périodes géologiques.
Cette science de la Terre semble connaître ses prémices vers 1660 dans
les pays du Nord avec les premiers travaux du géologue danois Niels
Stensen, connu en français sous le nom de Nicolas Sténon, aussitôt suivis
par l'Angleterre et les régions britanniques, puis plus tardivement en
France vers 170011. Cependant, souvent oublié des auteurs et des
scientifiques, le français Bernard Palissy (1510?-1590) apparaît comme un
précurseur de la géologie moderne12 avec, entre autres, ses études des
fossiles du Lutétien ou des marais salants charentais. En 1750, c'est une
science établie en Europe occidentale. Dans son acception actuelle, le
terme géologie est d'ailleurs utilisé pour la première fois en français en
1751 par Diderot, à partir du mot italien créé en 1603 par Aldrovandi. Le
mot géologue est communément employé dans son essai de
1797 Nouveaux principes de géologie par Philippe Bertrand13 et en 1799
par Jean André Deluc ; il est fixé l’année suivante par Horace-Bénédict de
Saussure. Au début du XIXe siècle, la science géologique prend son essor
et se constitue dans ses fondements, échelle de temps en croissance et
cartes de plus en plus précises, observations de terrain, coupes
stratigraphiques et analyses pétrologiques en progrès 14.
Temps géologiques
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Échelle des temps géologiques
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Article détaillé : Échelle des temps géologiques.
Les temps géologiques résumés sur une
horloge de 24 h.
L'échelle des temps géologiques est une classification temporelle utilisée
principalement en géologie, mais également dans d'autres sciences, pour
situer les événements de l'histoire de la Terre de sa formation (4,54 Ganote
1
) jusqu'à la période actuelle. Cette échelle est subdivisée en
quatre éons (Hadéen, Archéen, Protérozoïque et Phanérozoïque), eux-
mêmes subdivisés en ères, dont la durée moyenne est de quelques
centaines de millions d'années ; leurs limites correspondent à de grands
bouleversements dans la biosphère et/ou dans la lithosphère et
l'atmosphère. Au sein des ères, on retrouve des subdivisions
(périodes, époques et étages) qui correspondent à des modes de
sédimentation globaux dans les océans et qui sont définis par
des stratotypes. Le découpage de l'échelle est détaillé sur le dernier éon,
le Phanérozoïque, qui correspond aux 542 derniers millions d'années. La
période antérieure, correspondant aux trois autres éons, est également
nommée le Précambrien15.
Les principaux événements ayant marqué l'histoire de la Terre sont
souvent utilisés comme limite entre deux subdivisions de l'échelle :
4,57 Ga : formation du système solaire
4,54 Ga : formation de la Terre
3,8 Ga : apparition de la vie, limite Hadéen – Archéen
542 Ma : explosion cambrienne, début du Phanérozoïque
251 Ma : extinction Permien-Trias, limite Paléozoïque – Mésozoïque
66 Ma : extinction Crétacé-Tertiaire, limite Mésozoïque – Cénozoïque.
L'anticlinal de Durbuy, ou rocher d'Homalius, a
300 millions d'années.
Datation des événements géologiques
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Datation relative
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Article détaillé : Datation relative.
La datation relative sert à hiérarchiser a priori les âges de strates voisines
les unes par rapport aux autres. Elle permet de rapidement établir une
chronologie du terrain étudié. Elle se résume en quelques principes :
les couches sédimentaires supérieures sont postérieures à celles qui
leur sont inférieures. Autrement dit, la couche sédimentaire qui en
recouvre une autre est plus jeune que celle recouverte ;
tout événement géologique qui en recoupe un autre lui est
postérieur ;
une strate a le même âge sur toute son étendue ;
deux terrains présentant les mêmes fossiles stratigraphiques sont du
même âge.
Datation absolue
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Article détaillé : Géologie isotopique.
La datation absolue permet d'établir plus ou moins précisément l'âge
d'une roche. Elle est très utile dans le cadre de la chronostratigraphie et
dans l'élaboration d'une échelle des temps géologiques, mais aussi dans
l'étude de l'histoire et de l'évolution des roches.
L'une des manières les plus courantes fait usage de la géologie isotopique.
Une infime fraction des atomes présents dans les roches sont dans une
forme isotopique instable. Cet isotope est voué à se transformer par le
biais d'une émission radioactive en un autre élément, qui peut être lui-
même sous la forme d'un isotope instable ou radioactif. Ces émissions
radioactives ont lieu à une fréquence aléatoire que l'on peut
statistiquement déterminer. L'idée est alors de mesurer la proportion du
premier élément (l'élément père), puis du second (l'élément fils) : au cours
du temps, l'élément père va voir sa proportion diminuer, et l'élément fils
va voir la sienne augmenter. Par conséquent, une roche où l'élément père
est très présent est une roche récente, et inversement une roche où
l'élément fils est très présent est une roche ancienne. Par le calcul et la
comparaison par rapport aux modèles établis en laboratoire, on va pouvoir
alors estimer l'âge de la roche avec une précision de l'ordre du million
d'années.
Les couples classiques d'éléments père/fils étudiés sont
le rubidium/strontium (le rubidium est présent à l'état de trace dans
la muscovite, la biotite, le feldspath...) et potassium/argon, ou plus
spécifiquement uranium/plomb et uranium/thorium.
Principes et théories
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Tectonique des plaques
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Article détaillé : Tectonique des plaques.
Cycle des roches
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Article détaillé : cycle géologique.
Structure interne de la Terre
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Article détaillé : Structure interne de la Terre.
Article connexe : Géophysique.
Coupe schématique à l'échelle de la structure
de la Terre.
La Terre interne est constituée d'enveloppes successives de propriétés
pétrographiques et physiques différentes, délimitées entre elles par des
discontinuités. Ces enveloppes peuvent être regroupées en trois
principaux ensembles, de la surface vers le centre de la planète, nommés :
la croûte, le manteau et le noyau. Dans les 670 km les plus externes, la
lithosphère et l'asthénosphère forment deux ensembles déterminés par
des propriétés essentiellement mécaniques, où la lithosphère forme un
ensemble rigide « flottant » sur l'ensemble plastique qu'est
l'asthénosphère. Cette structuration s'est effectuée à l'Hadéen, peu de
temps après l'événement d'accrétion à l'origine de la Terre primitive, où
les éléments chimiques constitutifs de la toute jeune planète (alors dans
un état de fusion complète) se sont différenciés pour d'abord constituer
deux couches chimiques : un noyau ferro-nickelifère et un
manteau alumino-silicaté.
Caractéristiques principales des enveloppes internes
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Les caractéristiques des enveloppes inaccessibles directement par
l'Homme (manteau et noyau principalement) ont été déduites à partir de
l'analyse des ondes sismiques. Ces dernières traversent le globe en se
déplaçant avec des vitesses variant selon les couches qu'elles franchissent
et subissent des phénomènes de réfraction et de réflexion au niveau des
discontinuités. La corrélation des données obtenues par les stations de
mesure disposées tout autour du globe a principalement permis de
déterminer l'épaisseur, les caractéristiques physiques et la constitution
générale du manteau et du noyau16. D'autres méthodes géophysiques ont
par la suite approfondi la connaissance de la structure interne de la Terre
et des mécanismes en jeu, comme la tomographie sismique ou
la gravimétrie.
Tableau récapitulatif des enveloppes de la Terre interne et de leurs
principales caractéristiques16,17
Enveloppe Profond Densit Pétrographie Éléments
eur é chimiquesno
km g/cm3 dominante18 te 2,19
Croûte 2,7 –
Granite et gneiss
continentale 0 – 35 note 3
3,0 Si et Al
Basalte, gabbro et
océanique 0 – 10note 4 2,9 – Si, Al et Mg
péridotite
3,2
Manteau 3,4 –
supérieur 4,4
35/10 –
lithosphérique Olivine, Pyroxène et Gr
670
et enat
35/10 – Si, Mg et Ca
asthénosphèr Wadsleyite
400
e → Ringwooditenote
400 – 670
zone de 5
et Grenat
transition
Manteau 670 – 4,4 – Pérovskite et Ferropéricl Si, Mg, Fe et
inférieur 2890 5,6 ase Ca
Noyau 2890 – 9,9 – Fe, Ni et S
—
externe 5100 12,2 (état liquide)
Noyau 5100 – 12,8 – Fe, Ni et S
—
interne 6378 13,1 (état solide)
Croûte
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Article détaillé : Croûte terrestre.
La croûte terrestre (aussi parfois appelée « écorce terrestre ») est
l'enveloppe la plus externe de la Terre interne, en contact direct avec
l'atmosphère et l'hydrosphère à la surface, mais aussi la moins épaisse et
la moins dense. Elle est distinguée en deux entités de nature différente : la
croûte continentale, de composition acide, et la croûte océanique, de
composition basique.
La croûte continentale se caractérise par une structuration complexe et
une forte hétérogénéité lithologique. Elle est cependant principalement
constituée de roches magmatiques et métamorphiques acides, formées
essentiellement pendant les épisodes de subduction et de collision
continentale. Sa partie superficielle est irrégulièrement constituée de
roches sédimentaires et de sols. Les parties profondes de cette croûte
peuvent être mises à l'affleurement, à la faveur de la mise en place, puis
du démantèlement d'une chaîne de montagnes. La croûte continentale est
aussi subdivisée en trois entités, déterminées à partir de leurs
caractéristiques mécaniques : la croûte supérieure (de 0 à 10 km), la
croûte moyenne (de 10 à 20 km) et la croûte inférieure (de 20 à 35 km).
La croûte océanique se forme au niveau des dorsales océaniques, par
fusion partielle des péridotites du manteau sous-jacent ; le magma
remonte vers la surface et cristallise pour donner des roches basiques
(basaltes et gabbros essentiellement)20. Au fur et à mesure qu'elle
s'éloigne de la dorsale, la croûte océanique s'épaissit, se refroidit et
devient plus dense ; lorsque la densité générale de la lithosphère
océanique (dont fait partie la croûte océanique) dépasse celle du manteau
asthénosphérique, le processus de subduction s'engage et la lithosphère
pénètre dans le manteau où elle est progressivement recyclée 21. La croûte
océanique peut être exhumée à la faveur d'une obduction, où elle
chevauche la croûte continentale, ou d'une collision continentale, où des
lambeaux de croûte océanique peuvent être conservés et mis à
l'affleurement.
Manteau
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Article détaillé : Manteau terrestre.
Le manteau terrestre est la plus importante enveloppe de la Terre,
représentant 82 % du volume et 65 % de la masse de la planète22. Il est
constitué de roches ultrabasiques, dont le type change avec la profondeur,
principalement du fait de la hausse de la pression et de la température qui
réorganise le système cristallin des minéraux. Le manteau est
partiellement étudié de façon « directe » grâce aux inclusions de roches
mantelliques préservées présentes dans certains complexes magmatiques
affleurants aujourd'hui à la surface (pipes kimberlitiques…). Cependant,
aucun échantillon n'a une provenance supérieure à 400 km de
profondeur ; au-delà de cette valeur, l'étude du manteau se fait
exclusivement par des techniques géophysiques et de la modélisation.
Noyau
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Article détaillé : Noyau terrestre.
Le noyau est constitué en très grande majorité de fer, ce qui le différencie
chimiquement des autres enveloppes (croûte et manteau) qui sont parfois
regroupées sous le nom de « Terre silicatée » pour souligner le contraste
chimique entre ces dernières et le noyau. Le noyau externe et le noyau
interne (aussi appelé la graine) sont chimiquement très semblables et se
démarquent surtout par l'état de la matière, qui est liquide dans la partie
externe et solide dans la partie interne. Le noyau interne se forme au
détriment du noyau externe où la matière en fusion cristallise ; cette
réaction émet de la chaleur qui induit des mouvements de convection
dans le noyau externe qui sont à l'origine du champ magnétique terrestre.
Structures géologiques et géodynamique
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Représentations dans les arts
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Voyage au centre de la Terre, roman de science-fiction de l'écrivain
français Jules Verne paru en 1864, a pour personnages principaux un
géologue allemand, le professeur Lidenbrock, et son neveu Axel. Leur
voyage dans les profondeurs de la Terre est l'occasion pour l'écrivain
d'évoquer les théories scientifiques de l'époque, notamment sur la
composition de l'intérieur de la Terre et sur sa température, mais aussi sur
l'évolution des espèces et l'apparition des hominidés, par l'intermédiaire
de découvertes de fossiles (puis d'animaux fossiles vivants).
Services géologiques
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Dans la plupart des pays du monde se trouve un organisme public de
référence pour les Sciences de la Terre. En France, c'est le Bureau de
recherches géologiques et minières (BRGM), placé sous la tutelle de
plusieurs ministères.
A l'échelle européenne, EuroGeoSurveys (EGS, The Geological Surveys of
Europe) est une association de droit belge regroupant 37 services
géologiques européens.
Notes et références
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Notes
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1. ↑ Ga = milliards d'années ; Ma = millions d'années ; ka = milliers
d'années.
2. ↑ L'oxygène est également présent dans toutes les enveloppes, ce
qui en fait le deuxième élément le plus abondant sur Terre
(classement de l'abondance déterminée par fraction de masse).
3. ↑ Valeur de la profondeur d'une croûte continentale stable (craton) ;
celle-ci peut être réduite à quelques km seulement dans les zones
de rift ou dépasser les 70 km sous les racines crustales orogéniques.
4. ↑ Valeur moyenne de la croûte océanique ; celle-ci peut être réduite
à environ 7 km dans le cas de croûtes de type LOT (Lherzolite
Ophiolite Type) ou atteindre 15 km dans le cas de croûtes très
anciennes.
5. ↑ Avec la hausse de la pression, la structure cristalline de l'olivine
change pour se présenter sous des phases minérales de même
composition chimique, mais de structure différente (polymorphes).
Références
[modifier | modifier le code]
1. ↑ Le Garff, Bernard., Dictionnaire étymologique de zoologie :
comprendre facilement tous les noms scientifiques, Delachaux et
Niestlé, 1998 (ISBN 2-603-01099-9 et 978-2-603-01099-0, OCLC 398
69468, lire en ligne [archive])
2. ↑ Anne-Sophie Krémeur, Aude Vincent, Nicolas Coltice, Géologie:
Les fondamentaux, Dunod, 2019, p. 1.
3. ↑ Jean Cauzid, « Pétrologie exogène [archive] », sur [Link]-
[Link], Université de Lorraine, 28 juillet 2009 (consulté le 19 juin
2014).
4. ↑ Jean Cauzid, « Pétrologie endogène [archive] », sur [Link]-
[Link], Université de Lorraine, 28 juillet 2009 (consulté le 19 juin
2014).
5. ↑ Foucault & Raoult 2010, p. 339.
6. ↑ « Stratigraphie séquentielle, Histoire, principes et
applications [archive] », sur [Link], 1er novembre
2009 (consulté le 19 juin 2014).
7. ↑ Revenir plus haut en :a et b « Paléontologie - Présentation [archive] »,
sur [Link], Institut des sciences de l'évolution de
Montpellier, 2011 (consulté le 20 juin 2014).
8. ↑ « Paléontologie [archive] », sur Futura (consulté le 20 juin 2014).
9. ↑ Foucault & Raoult 2010, p. 154.
10. ↑ Revenir plus haut en :a et b Jacques Mercier, Pierre Vergély et Yves
Missenard, Tectonique, Dunod, coll. « Sciences de la Terre », 21
septembre 2011 (réimpr. 1999), 3e éd. (1re éd. 1992),
232 p. (ISBN 978-2-10-057142-0, lire en ligne [archive]), chap. 1
(« Présentation »), p. 1 & 2.
11. ↑ Histoire
G. Gohau, Une histoire de la géologie, Collection « Points –
Sciences », No. S66, Éditions du Seuil, Paris, 1990 (ISBN 2-02-
012347-9)
Alan Cutler, La montagne et le coquillage : comment Nicolas
Sténon a remis en cause la bible et créé les sciences de la
terre, JC. Lattès, Paris, 2006, 282 pages. Traduction par
Stéphane Carr de l’ouvrage anglais The seashell on the
mountaintop, William Heinemann, London, 2003.
12. ↑ Plaziat J.-C., « Bernard Palissy (1510-1590), près de trois
siècles de malentendus de la part des géologues, qu’il convient de
dissiper à l’occasion de son 500e anniversaire », COFRHIGÉO (3e
Série, tome XXIV), no 7, 2010, p. 21 (lire en ligne [archive] [PDF]).
13. ↑ Texte in Google books [archive]
14. ↑ Cartographie
Simon Winchester, La carte qui a changé le monde, William
Smith et la naissance de la géologie, JC. Lattès, Paris, 2003,
390 pages. Traduction de The maps that changed the world,
Viking, 2001 (ISBN 2 7096 2353 6)
Denis Sorel, Pierre Vergely, Atlas, Invitation aux cartes et aux
coupes géologiques, 2e édition, Dunod, Brgm éditions, Paris,
1999-2010, 120 pages. (ISBN 978 2 10 054645 9)
15. ↑ « Chronostratigraphic Units [archive] », sur [Link],
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le 20 juin 2014).
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ligne [archive], consulté le 17 mai 2015)
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ligne [archive] [PDF], consulté le 2 octobre 2016).
Annexes
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Bibliographie
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: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
[Dercourt et al. 2006] Jean Dercourt, Jacques Paquet, Pierre Thomas
et Cyril Langlois, Géologie : Objets, méthodes et modèles, Paris,
Dunod, coll. « Sciences Sup », 2006 (réimpr. 1978, 1979, 1981,
1983, 1985, 1990, 1995, 1999, 2002), 12e éd. (1re éd. 1974), 544 p.,
193 mm × 265 mm (ISBN 978-2-10-049459-0, présentation en
ligne [archive]).
[Foucault & Raoult 2010] Alain Foucault et Jean-
François Raoult, Dictionnaire de géologie : géophysique, Préhistoire,
paléontologie, pétrographie, minéralogie,
Paris, Dunod, 2010 (réimpr. 1984, 1988, 1995, 2000,
2005), 7e éd. (1re éd. 1980), 388 p. (ISBN 978-2-10-054778-4).
L. Moret, Précis de géologie, 4e éd., Masson et Cie., Paris, 1962
Aubouin, Brousse et Lehman, Précis de géologie, Dunod, Paris, 1975.
J.Y Daniel et al., Sciences de la Terre et de l’univers, Vuibert, Paris,
1999.
René Maury, Maurice Renard et Yves Lagabrielle, Mémo visuel de
géologie : L'essentiel en fiches et en couleurs, Dunod, 2013,
256 p. (lire en ligne [archive])
Articles connexes
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Échelle des temps géologiques
Diastrophisme
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Géophysique
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