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Formation Sur Le Mariage

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AEEMB 1ère session de formation 3 au 4 août 2024

CHOIX DU CONJOINT ET GESTION DES RELATIONS

Introduction

Une famille peut être un foyer ou un couple. Il est important de se préparer à


la vie du foyer car la vie solitaire n’est pas facile encore moins la vie familiale.
La famille suppose au minimum la présence d’un homme et une femme qui
sont lié par le mariage. En Islam, on se marie pour le meilleur ; pour le pire,
le divorce est préférable. Islamiquement, on se marie avec un coreligionnaire
de sexe opposé dont on éprouve quelques sentiments, pour cet individu afin
de rechercher la satisfaction divine ; d’accomplir la sounna du prophète
(SAW) ; de satisfaire sa libido dans un cadre normale et légale ; de procréer ;
de s’entraider dans l’instruction et l’éducation des enfants ; de vivre dans
l’harmonie, l’amitié et la paix ; etc.

I.) Critères du choix


1.) Critères islamiques

Le prophète Mohammad (SAW) a dit que l’on épouse une femme pour quatre
(4) raisons : la beauté, la noblesse, la richesse et la piété. Mais il nous conseille
d’épouser celle qui a la foi. Comment reconnaître qu’une personne a la foi ? Il
nous appartient de considérer ces quatre raisons, les quantifier afin de voir le
critère dominant.

La beauté est subjective donc c’est à chacun de juger et donner le rang par
rapport aux autres critères.

La richesse se mesure par les dépenses effectuées.

La noblesse s’estime par la classe (ou le rang) sociale de l’individu.

La foi pourrait s’évaluer par les éléments suivants :

 Le comportement : faire attention à


 Ses actes lorsqu’il/elle est énervé (e)
 Si il/elle est digne de confiance
 Si il/elle est juste

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 Comment il/elle se comporte avec les gens qui ne peuvent rien lui
apporter
 L’habillement : vêtements, coiffure, parures, …
 La fréquence à la mosquée pour l’homme : hadith
 La pudeur pour la femme : lecture inversée de l’hadith sur divorce

Voire aussi Coran (S 3 ; V 134) et Hadith 1513

Celui qui me garantit ce qu'il y a entre les mâchoires et entre les jambes, je lui
garantis le Paradis. [Bokhari et Moslem]

2.) Goûts et préférences personnels

Après le critère de piété, il faut bien définir ses goûts. Ici, il convient de
souligner qu’il faut une préparation psychologique et spirituelle afin que ces
goûts soient objectifs et non passionnés ou illusionnés. Par ailleurs, il faut
être réaliste et éviter de rêver car « le rêve est bon mais le réveil est
désastreux ».

Evaluation 1 : essayer de répondre aux questions suivantes :

Questionnaire

Vous êtes un(e) musulman(e) et vous espérer vous marier. Répondez


sincèrement aux questions pour prendre des conseils.

I. vous préférez que votre conjoint soit :

a.) de teint noir b.) de teint clair c.) peu importe

II. Vous préférez que votre conjoint soit :

a.) de la même race que vous b.) d’une autre race c.) peu importe

III. Vous préférez que votre conjoint parle :

a.) la même langue que vous b.) une autre langue c.) peu importe

IV. Vous préférez que votre conjoint soit :

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a.) du même continent que vous b.) d’un autre continent c.) peu importe

V. Vous préférez que votre conjoint soit

a.) de la même sous-région de votre continent

b.) issu d’une autre zone c.) peu importe

VI. Vous préférez que votre conjoint ait

a.) la même nationalité b.) une autre nationalité c.) peu importe

VII. Vous préférez que votre conjoint vienne

a.)du même endroit (ville ou village) que vous ou un endroit proche du votre

b.) d’un milieu différent c.) peu importe

VIII. Vous préférez que votre conjoint ait

a.) les mêmes pratiques culturelles que vous (façon de manger, de


s’habiller, de se comporter en groupe, de voir certaines choses telles les
droits de l’homme, de la femme, des enfants…)

b.) des habitudes culturelles différentes c.) peu importe

IX. Vous préférez que votre conjoint provienne

a.) de la même association religieuse que vous

b.) d’une autre association c.) peu importe

Evaluation 2 : observer la réaction (Bien taper)

Evaluation 3 : observer le comportement (Offrir un repas)

3.) Considérations culturelles

Enfin, il faut prendre en compte les considérations de ses géniteurs et/ou de


sa tribu. Le mariage est un acte social et sociable. Il serait mauvais de se

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marier et avoir des problèmes avec ses géniteurs (antipathies avec le (la)
conjoint(e) ou sa tribu (cas où les deux tribus ne se marie pas)). En somme, il
faut éviter « sa mort sociale » par la prise en compte des coutumes de sa
tribu et chercher la bénédiction de son union par la prise en compte des goûts
de ses géniteurs. En effet, «La satisfaction du Seigneur découle de celle du
géniteur et Son mécontentement de celui du géniteur. » (Tirmidhî).

Remarque : entre les parents et le conjoint, la priorité est accordée aux parents

Ibn Omar rapporte : « J'avais une femme que j'aimais mais pour laquelle Omar
[mon père] éprouvait de l'aversion. II m'enjoignit de m'en séparer mais je
refusais. Omar alla donc trouver le Prophète (SAW) et l'informa de mon refus. Le
Prophète (SAW) m'ordonna alors de m'en séparer. » (Abou Daoud et Tirmidhi)

Exemple des prophètes Ibrahim et Ismaël

II.) Préparation spirituelle


1.) Le renseignement ou consultation des humains

La consultation a deux niveau : celle des hommes et celle de Dieu. La


consultation des hommes consiste à les exposer l’affaire et prendre leurs avis.
C’est ici que l’on récolte les informations (que l’on mène l’enquête) sur la
personne que l’on désire épouser. Cela permet d’obtenir des suggestions et à
revenir à la raison si l’on était peu ou prou passionné. Mieux encore cela est
une mention coranique : « Et consulte-les à propos des affaires ; puis une
fois que tu t’es décidé, confie-toi à Allah, Allah aime, en vérité, ceux qui
Lui font confiance. » (S 3 ; V 159) et (S 42 ; V 36 à 39).

2.) La prière de consultation

La consultation de Dieu n’est rien donc que la prière de consultation du sort.


Pour cette prière confère soit La citadelle du musulman ; soit L’invocation
exaucée ; soit Le rappel et l’invocation ou soit Les règles de la législation
islamique éclairées par la tradition prophétique.

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Voir aussi ma proposition personnalisée de prière de consultation

3.) Le programme spirituel

Pendant la relation, il faut multiplier le rabbanâ du verset 74 de la sourate


25. On pourrait aussi, l’utiliser comme consultation anonyme 1000 fois par
prière et l’accomplir au moins 2 nuits par semaine.

Après le mariage, ne pas oublier les rabbanâs ((S 2 ; V 128) ; (S 2 ; V 201) et


(S 25 ; V 74)) au moins 3 fois par jour puis augmenter son programme spirituel
pour tenir compte du conjoint.

III.) Gestion des relations avant le mariage


1.) La communication entre conjoints

Après l’acceptation mutuelle de se marier vous devez entretenir des rapports


(frère-sœur) pendant une période (6 mois minimum et 3 ans maximum). Cette
période ne doit pas durer car « l’âme est incitatrice au mal » (S12 ; V 53).
Aussi, dans la sounna, il apparaît que c’est avec Aicha que le prophète
Mohammad (SAW) a mi assez de temps (trois ans) avant de consommer son
mariage. Ainsi, nous estimons que les musulmans doivent emboîter son pas
(S33 ; V 21) et éviter des fiançailles de plus de trois ans.

Cette période doit servir à mieux se connaître, se rendre visite, se faire des
cadeaux, …, à bien fraterniser tout en évitant l’isolement. En effet, Selon Ibn
'Abbas le Prophète (SAW) a dit : « Ne vous isolez pas avec une femme sauf en
présence d'un de ses proches parents, de ceux qu'elle ne peut épouser. » H 1629
(Bokhari et Moslem)

La période des fiançailles doit permettre de se former et d’échanger.

Ceci est une illustration de causeries entre deux fiancés : Cheick et Nafi.

Nafi : La dernière fois, nous avions abordé la question du sens à donner à


notre future union.

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Cheick : Tu souhaites qu’on y revienne encore ?

Nafi : Ouais ! Cela a l’avantage d’être mieux compris. Nous nous étions donc
fixés comme finalité, l’agrément d’Allah. N’est-ce pas ? Si tu permets, je
vais noter cela sur mon carnet d’événements.

Cheick : Cela est évidemment beaucoup mieux. D’ailleurs, pour ce qui me


concerne, j’avais déjà noté.

Nafi : Ah bon ! Allahou akbar ! Tu tiens vraiment à ces choses-là ! Je me


rappelle qu’il t’a fallu beaucoup de temps pour me convaincre qu’il
fallait effectivement discuter du sens à donner à notre mariage.
Aujourd’hui, j’en suis ravie. Je présage qu’on aura l’avantage de savoir
vers où manœuvrer inch’Allah.

Cheick : Inch’Allah – avec la permission d’Allah ; on y parviendra.

Après donc la finalité, te rappelles-tu encore du but que l’on voulait


assigner à notre couple ?

Nafi : Eh bien, si mon appareil enregistreur naturel ne me trompe pas, le but


c’est de nous préserver de Satan et d’accroître notre foi par le
mariage. Est-ce bien cela ?

Cheick : Elève excellente dépassant parfois le professeur. Vingt et un sur


vingt à toi.

Nafi : Tu me flattes !

Cheick : Non ! Je ne te flatte pas. Je te félicite. Tu as tellement bien retenu


cela.

Nafi : A mon tour de te poser une question réflexe.

Cheick : Avec mon carnet de notes en main ?

Nafi : Nooooooooon ! S’il vous plait cher monsieur et frère, ayez l’amabilité de
fermer votre calepin avant.

Cheick : Et bien ! A vos ordres, chère madame et sœur. Si vous voulez, je


pourrai même fermer les yeux en plus, si cela peut vous rassurer.

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Nafi : Hum ! Sourit-elle discrètement. Tu sais, on peut t’envoyer à l’ATP,


toi !

Cheick : A l’atelier théâtre du pays ? Pourquoi y faire ?

Nafi : Pour y ajouter comme comédien bien sûr !

Cheick : Avec plaisiiiiiiiirrre Segnôôôôôrra ! Mais à une condition : que tu


m’accompagnes comme scénariste. A comédien, comédienne et
demi, n’est-ce pas ?

Nafi : Quoi !? Tu n’ignores pas que je ne sais même pas faire sourire un
bébé !

Cheick : Et penses-tu que je sois à mesure de faire rire un éléphant,


Moi ?

Nafi : Hi ! Hi ! Hi ! (Sourire bref). En Tout cas, tu n’y es pas très loin.

Cheick : Ah bon ! Et à combien d’années-lumière suis-je donc de la


Comédie ?

Nafi : En réalité, tu y es déjà. D’ailleurs, je me sens détendue à chaque fois


que tu nous rends visite. Tu sais trouver les mots qu’il faut et la place
qu’il leur faut pour mettre tes interlocuteurs en confiance, pour les
décrisper, pour chasser en eux la torpeur, la méfiance et la timidité
afin d’établir un échange interactif fort constructif.

Cheick : Hop là ! Tout ça pour ma pauvre personne ! Vous allez me faire


perdre ma modestie, segnôôôrrra. Bon bref ! Trêve de commentaires…
et de comédie. Quittons les scènes de théâtre et revenons à notre
scène de mariage. J’attends toujours ta question.

Nafi : Alors, la voici : quels grands objectifs spécifiques avions-nous décidé


de donner à notre future cohabitation ?

Cheick : les réponses, les voici en pêle-mêle :

 Satisfaire sereinement et licitement nos besoins sexuels ;

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 Parler arabe au sein du foyer et avec les enfants que Dieu voudra bien
nous donner afin de faciliter et d’approfondir notre compréhension du
message coranique ;

 Créer un cadre d’apprentissage continu de la religion ;

 Créer un cadre d’acceptation mutuelle de nos défauts jusqu’à leur


correction, et de valorisation de nos qualités jusqu’à leur perfection :

 Réunir les qualités d’un couple religieux exemplaire ;

 Vivre ensemble –quoi qu’il advienne – à cause de Dieu et pour Dieu, et


non à cause des hommes et pour les hommes ;

 Se séparer – quoi qu’il advienne –à cause de Dieu, et non à cause des


gens et pour les gens, et ce, dans la pitié pour l’autre, et non dans la
haine, l’adversité et la désunion.

 Avoir une vie de couple de profondeur et non d’apparence, de spiritualité


et non de matérialité, de sagesse et non d’incompréhension, une vie de
crainte d’Allah

Nafi : Eh bien voilà qui est bien dit. C’est tout ?

Cheick : Oui, c’est tout. Mais on peut toujours en rajouter en cas de besoin.

Nafi : Pour le dernier objectif, il me semble cependant que tu avais proposé


une de tes citations fétiches que tu avais rédigées sur le champ. Te
rappelles-tu ?

Cheick : J’essaie de me rappeler, mais…tu sais, le rappel de soi par soi-


même est si difficile ! Rappelles-moi davantage. Inch’Allah, tu verras
que je me rappellerai.

Nafi : Cela commençait par « Le couple, ce n’est pas un homme plus une
femme… » la suite, je l’ai oublié.

Cheick : Ah ! Ça me revient. « Le couple, ce n’est pas un homme plus une


femme. C’est un monde nouveau qu’il faut découvrir avec patience et
dont il faut accepter la vie avec endurance. L’amour est le lien qui y

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conduit, mais la sagesse est la base de son succès. La crainte de Dieu


est le commencement de la sagesse. »

Nafi : Exactly ! C’est ça même. Tu avais d’ailleurs souligné que cette citation
insistait sur la particularité de la vie en couple, et donc de la nécessité
de s’armer de patience et d’endurance, et surtout de sagesse pour y
faire face.

Cheick : Et je t’avais posé une question au sujet de laquelle je disais que


chacun de nous, homme comme femme, prétendant potentiel au
mariage, devrait se la poser et s’armer des bonnes réponses pour
affronter la vie conjugale.

Nafi : Ouais ! C’était d’ailleurs une jolie et difficile question. Si je me


souviens, elle était entre autre : « Comment te comporteras-tu, si du
jour au lendemain, tu te retrouvais dans une jungle à peine semblable
à ton milieu habituel. Dans cette jungle, tu y trouves un fauve avec qui
tu devras partager le même toit, la même chambre, le même lit, les
mêmes toilettes, etc., et ce, à tout moment : matin, midi, soir. Tu
devras toujours le voir, toujours le saluer, toujours lui parler. Loin de
tes parents, loin de tes frères et sœurs, tu vivras désormais avec lui.
Tu devras endurer ses démarches belliqueuses ; ses reproches mal
placées ; ses plaintes incessantes ; aimer son visage bizarre ; son nez
tordu vers le haut ou vers le bas, à gauche ou à droite, à l’avant ou à
l’arrière ; ses bras courts ; sa poitrine plate, flasque ou dure, large ou
mince ; ses jambes longues ; son élancement d’antilope ou de girafe,
d’éléphant ou de sphinx ; ses dents cariées ou manquantes ; tolérer son
haleine de tô pourri ; ses cheveux mal entretenus ; ses habits sales,
chiffonnés ou puant la sueur ; son manque d’hygiène ; comprendre ses
caprices infantiles ; son égoïsme plat ; son orgueil fou ; pardonner sa
langue de bois, flatteuse et menteuse par moment ; supporter son
sommeil profond ou son réveil avancé dans la nuit ; le désordre de ses
actes durant son sommeil (coup de pied en l’air, dans le dos ou sur la
table d’à côté, coup de poing ou gifle involontaire) ; accepter le
ronronnement de sa respiration ; l’odeur de sa transpiration ; sa bouche

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ouverte comme une foire aux mouches ; le vrombissement de son


ronflement,…., bref, vivre en harmonie avec ses sales habitudes, et son
sale caractère ? Mais ce fauve n’est pas indomptable. C’est un être
humain comme toi, mais juste de sexe opposé. Tu le connais à peine.
Et pourtant tu l’as toi-même choisi et accepté comme conjoint avant
vos retrouvailles. » Voilà !

Cheick : Allah Akbar ! Tu as une très bonne mémoire ma chère sœur ! Mais
je me rappelle que tu avais mis beaucoup de temps avant de me
répondre.

Nafi : Ouais ! Et j’avais fini par te dire que je n’y avais pas pensé.

Cheick : C’est ça ! Et je t’avais répondu qu’il fallait pourtant s’y préparer et


faire beaucoup de prières. Car ce n’est pas parce qu’on se rend visite
que l’on se connaît. On ne se connaît véritablement que lorsqu’on
partage longuement la même vie. Partager, ce n’est pas seulement
diviser en deux ou en plusieurs. C’est surtout accepter sa part et la
part de l’autre.

Nafi : Ouais ! Parfaitement d’accord. Jolie observation que je n’hésiterai pas


à empocher dans ma petite cervelle. Ainsi, si je récapitule, nous avons
défini pour notre mariage :

Premièrement, comme finalité l’agrément d’Allah. C'est-à-dire que nous


voulons avoir à la fin la satisfaction de Dieu envers nous.

Deuxièmement, comme buts, autrement dit les grands objectifs généraux qui
nous permettront d’atteindre la finalité : nous préserver de Satan et d’accroître
notre foi par le mariage.

Et troisièmement, comme objectifs spécifiques, ou en d’autres termes, comme


volontés ponctuelles à réaliser ou comme intentions clairement définies à
mettre en œuvre pour parvenir à nos buts : satisfaire sereinement et
licitement nos besoins sexuels, créer un cadre d’apprentissage continu de la
religion au sein de notre foyer, etc.

Cheick : D’accord ! Est-ce OK, pour ce chapitre ? Peut-on passer à un autre ?

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Nafi : Ounhoun ! Acquiesça-t-elle. Tout est bien qui est bien compris. Il ne
suffit plus qu’à incorporer cela aux points du contrat de mariage que
nous adopterons, inch’Allah. Je ne sais pas quel sujet veux-tu que l’on
aborde à présent, mais si tu permets, j’aimerais que l’on parle du nom
que je pourrais utiliser pour t’appeler, et toi pour me nommer. Que
préfères-tu pour toi : chéri, monsieur ou Cheick, ton prénom ?
Personnellement, je ne souhaiterai pas t’appeler ainsi.

Cheick : Penses-tu qu’il soit vraiment nécessaire d’en discuter ?

Nafi : Absolument ! Ou du moins, je le pense. Car, comme tu aimes à le dire,


il ne faut rien négliger quand on se concerte car la concertation a
l’avantage de réunir et de convenir.

Cheick : Allah Akbar ! Tu as pratiquement mémorisé tout ce que je te disais !


Alors que je ne m’en souvenais presque plus ! Vingt un sur vingt à toi,
et moins un sur vingt à moi. Tu as encore gagné.

Nafi : Rien que des mots ?! Ça mérite plus.

Cheick : Ce ne sont pas que des mots. Ce sont surtout des félicitations !

Nafi : Rien que ça ! Les félicitations, ce ne sont rien d’autres que des
citations qui flattent. Rien d’autre.

Cheick : D’accord ! Je te trouverai autre chose. Inch’Allah. Que veux – tu par


exemple ?

Nafi : Ce que tu voudras pour moi et qui n’offense pas Dieu !

Cheick : No problèmo. Tu l’auras dès que possible inch’Allah. Mais à présent,

revenons à nos agneaux. Quel nom veux-tu alors pour moi ?

La concertation se poursuit entre les deux fiancés. Afin de ne pas s’exposer à


la tentation du diable, ils s’étaient retrouvés chez la fiancée, profitant ainsi de
la présence de papa et maman dans la cour, pour mieux contrôler leurs
regards, faits et gestes.

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Deux semaines plus tard, cérémonie de mariage.

2.) La communication avec sa famille

Connaissant bien votre famille, alors vous avez le devoir de préparer le terrain
afin que votre conjoint soit accepter et aimer. Pour ce faire, il faut :

 Révéler les goûts et préférences de votre famille à votre conjoint ;


 Orienter votre conjoint sur les cadeaux à offrir ;
 Assurer vous que vos géniteurs ont accepté votre conjoint ;
 Renseigner votre conjoint sur les us et coutumes de votre ethnie ;
 Etc.

3.) La communication avec la belle famille

A ce niveau, il faut :

 Demander à votre conjoint de vous rendre l’échelle ;


 Rendre visite à ses beaux-parents au moins une fois par trimestre et au
maximum une fois par mois ;
 Orienter les 2/3 de ses cadeaux vers la belle famille et le tiers à votre
conjoint ;
 Eviter la familiarité avec sa belle-famille avant le mariage ;
 Etc.

Conclusion

En tant que musulman, nous travaillons à mieux vivre sur terre et à obtenir
le paradis. C’est pour ça que nous souhaitons être bien accompagner. En effet,
la vie du musulman se résume à trois éléments : épouse pieuse, un moyen de
déplacement performant et une demeure spacieuse. Si après tous nos efforts
et prières, le destin en décide autrement ; on s’en remet à Allah (S 2 ; V 216).

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