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Cours de Reproduction

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La

O.G 6 COMPRENDRE LA REPRODUCTION CHEZ L’HOMME


reproduction de l’espèce humaine est une reproduction sexuée, qui nécessite le rapprochement de deux
sexes opposés : c’est l’accouplement. Celui-ci aboutit à l’union de deux gamètes distincts (=
fécondation) : la cellule sexuelle mâle (ou gamète mâle) appelée spermatozoïde et la cellule sexuelle
femelle (ou gamète femelle) appelée ovule. Ces deux gamètes sont produits par des glandes sexuelles
nommées gonades faisant partie d’un appareil reproducteur ou appareil génital.
L’union de ces deux cellules sexuelles se passe dans les voies génitales de la femme et donne un œuf
ou zygote point de départ d’un nouvel individu.
OS1- Décrire les aspects de la reproduction humaine :
I- Description des organes génitaux masculin et féminin :

Appareil urogénital de l’homme Appareil génital de la femme

Tableau comparatif
Appareil génital masculin Appareil génital féminin
Glandes génitales 2 testicules (logés dans un sac 2 ovaires (en forme d’amende
(Gonades) cutané : bourse ou scrotum) logés dans la cavité abdominale)
 2 épididymes  2 trompes de Fallope (oviductes)
 2 canaux déférents  2 pavillons
Voies génitales (spermiductes)  1 matrice ou utérus
 1 canal uro-génital
 2 vésicules séminales (lieu de  Glandes cervicales
stockage des spermatozoïdes)  Glandes de Bartholin
Glandes annexes  1 prostate
 2 glandes de Cooper
Pénis ou Verge  Vagin
Organes copulateurs  Vulve (clitoris, petites lèvres et
grandes lèvres)
Organes érectiles Pénis ou Verge Clitoris
II- Structure et physiologie des gonades :
A- Chez l’homme :
1- Structure des testicules :

Coupe longitudinale d’un Coupe transversale d’un tube


testicule séminifère

Chaque testicule est formé de 200 à 300 lobules testiculaires séparés par du tissu conjonctif qui
renferme des cellules interstitielles ou cellules de Leydig et de nombreux vaisseaux sanguins.
Remarque : Pendant la vie embryonnaire, les testicules sont logés dans la cavité abdominale. Ils
descendent dans la bourse à la naissance. Quand les testicules ne descendent pas, on parle de
cryptorchidie.
2- Physiologie du testicule :
R. Distel KEMBISSILA Prof Au LSB Cours Résumé de Reproduction Terminales C & D Page 1 Sur 15
Le testicule est une glande mixte, c'est-à-dire qu’il a une double fonction :
 Une fonction exocrine caractérisée par la spermatogénèse (production des spermatozoïdes) ;
 Une fonction endocrine caractérisée par l’hormogénèse (production des hormones).
Remarque : Une hormone est une substance chimique secrétée par une glande, véhiculée par le sang
et agissant à faible dose sur les organes spécifiques cibles.
a) Rôle exocrine du testicule : la spermatogénèse
La spermatogénèse se réalise dans la gaine des tubes séminifères de façon centripète. Elle dure 74
jours environ.
La spermatogénèse est un processus continu qui commence à la puberté et s’achève à la mort. Mais à
partir de 70 ans environ, l’activité des testicules se ralentit : c’est l’andropause.
La spermatogénèse se déroule en 4 phases :
 La phase de multiplication : Les Spermatogonies,
cellules à 2n chromosomes situées à la périphérie des
tubes séminifères, se multiplient activement par mitoses.
 La phase d’accroissement : Certaines spermatogonies
subissent un léger accroissement de taille et se
transforment en spermatocytes de 1er ordre ou
Spermatocyte I (2n).
 La phase de maturation : Chaque spermatocyte I subit
une méiose et donne successivement naissance à 2
Spermatocytes II, puis à 4 Spermatides haploïdes.
 La phase de différenciation ou Spermiogénèse : Elle correspond à la transformation de la
spermatide en spermatozoïde.

St
ructure générale (a) ultra structure (b)
Remarque : d’un spermatozoïde
La phase de différenciation comprend :
 La formation d’un flagelle à partir du centriole ;
 L’élimination de la plus grande partie du cytoplasme ;
 La formation de l’acrosome à partir des vésicules golgiennes ;
 La disposition des mitochondries autour de la base du flagelle.
N.B : La Spermiogénèse est le passage d’une cellule plus ou moins
sphérique (spermatide) à une cellule allongée (spermatozoïde).
Spermiogénèse chez l’homme
Variation de la quantité d’ADN au cours de la Spermatogénèse :
Commentaire de la courbe :
La courbe traduit la variation de la quantité d’ADN au cours de
la spermatogénèse en fonction du temps.
A= phase de multiplication des spermatogonies par mitoses
successives précédées par une duplication de l’ADN en phase
S de l’interphase.
B= phase d’accroissement : une spermatogonie devient un
spermatocyte I qui duplique son matériel génétique ;
C= phase de maturation comportant la méiose :
 DR ou RC : un spermatocyte I à 2n chromosomes fissurés donne 2 spermatocytes II à n
chromosomes fissurés ;
 DE : un spermatocyte II à n chromosomes fissurés donne 2 spermatides à n chromosomes non
fissurés ;

R. Distel KEMBISSILA Prof Au LSB Cours Résumé de Reproduction Terminales C & D Page 2 Sur 15
D= phase de différenciation : une spermatide à n chromosomes non fissurés donne un spermatozoïde à
n chromosomes non fissurés.
b) Rôle endocrine du testicule : l’homogenèse
b.1- Expérience sur la castration :
 La castration d’un animal mâle adulte entraine la stérilité, la régression des caractères sexuels
primaires (pénis, vésicules séminales, prostate) et des caractères sexuels secondaires
(musculature, pilosité pubienne et sous les aisselles, voix…) ;
 Chez les jeunes, la castration entraine la non apparition des caractères sexuels secondaires à la
puberté et le maintien de l’appareil génital dans un état infantile.
Remarque :
 Ces troubles peuvent être corrigés par une greffe testiculaire ou par injection des extraits
testiculaires ;
 Si l’ablation testiculaire est unilatérale, elle ne produit pas les symptômes de la castration
car le testicule restant est compensateur.
Conclusion : L’activité testiculaire se fait donc par voie sanguine (ou voie humorale) et par
l’intermédiaire d’une hormone (voie hormonale).
b.2- Les hormones testiculaires : Les testicules secrètent des androgènes dont la
plus importante est la testostérone produite par les cellules de Leydig (cellules interstitielles).
N.B : La testostérone est secrétée pendant toute la vie à partir de la puberté de manière continue et
régulière.
La testostérone agit en particulier sur les tubes séminifères en activant la spermatogénèse. Elle est
également responsable de l’apparition des caractères sexuels secondaires ; du développement et de la
maturation des caractères sexuels primaires.
Conclusion générale :
 Les tubes séminifères sécrètent les spermatozoïdes : ils constituent le testicule exocrine ;
 Les îlots du tissu interstitiel contrôlent les caractères sexuels : ils représentent le testicule
endocrine.

Exercice d’application :
1- Effectuée après la puberté, la castration d’un rat mâle provoque la stérilité et la
régression de certains caractères sexuels primaires (prostate, vésicules
séminales) et secondaires.
Que peut-on conclure ?
2- On met en parabiose deux rats mâles pubères, l’animal A est normal, l’animal B a
été castré. On constate que les caractères sexuels primaires et secondaires de A
et de B sont normaux. L’animal B reste, bien entendu, stérile.
Que peut-on conclure ?
3- La ligature des canaux déférents provoque à longue échéance la dégénérescence
des tubes séminifères. Mais les ilots de tissu interstitiel demeurent normaux.
L’animal est stérile mais ses caractères sexuels sont normaux.
Que peut-on conclure ?

B- Chez la femme :
1- Structure de l’ovaire et des différents follicules :
a) Structure de l’ovaire :
Une coupe d’ovaire vue au microscope présente :
 Une zone corticale ou cortex ovarien parsemé d’amas cellulaires de taille variable, les
follicules, abritant chacun un gamète femelle (=l’ovocyte).
 Une zone médullaire ou médulla, formée du tissu conjonctif et riche en vaisseaux sanguins.

b) Structure des follicules :


Un follicule ovarien comprend un ovocyte entouré d’un
nombre plus ou moins grand de cellules folliculaires.

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Dans l’ovaire, les follicules ne sont pas tous au même
stade. Ainsi on distingue :
 Les follicules primordiaux : ils sont formés d’un
ovocyte I jeune, de très petite taille, entouré de
quelques cellules folliculaires seulement.
Remarque : Les ovaires du fœtus comptent 7 à 8
millions d’ovocyte I bloqués en prophase I. Beaucoup
d’entre eux dégénèrent dès la vie embryonnaire :
c’est l’atrésie folliculaire. A la naissance, il en reste
environ 400.
 Les follicules primaires : ils sont constitués d’un ovocyte I plus gros, entouré d’une couche
régulière de cellules folliculaires.
 Les follicules secondaires ou follicules pleins : ils sont constitués :
 D’un ovocyte I plus volumineux ;
 De plusieurs couches de cellules folliculaires formant la granulosa ;
 De la zone pellucide amorphe, qui apparait autour de l’ovocyte I ;
 Des thèques entourant la granulosa : la thèque interne formée de cellules granulaires et
vasculaires, et la thèque externe fibreuse et protectrice ;
 Les follicules tertiaires ou cavitaires : la granulosa est creusée d’une cavité appelée antrum ou
cavité folliculaire ;
 Le follicule mûr ou follicule de Degraaf :
La cavité devient énorme. L’ovocyte I porté par un massif
de cellules folliculaires fait saillie.
Remarque : Après l’ovulation :
 Le follicule se transforme en corps jaune ;
 Les cellules de la granulosa et des thèques
prolifèrent et se transforment en cellules lutéales ;
 Le corps jaune disparait en absence de
fécondation, en laissant une trace cicatricielle appelée
Schéma d’un follicule mûr
ou follicule de Degraaf corps blanc ou corpus albicans.

2- Physiologie de l’ovaire :
L’ovaire est également une glande mixte, c'est-à-dire il réalise une double activité :
 Une fonction exocrine : sécrétion et expulsion des gamètes femelles (ovocyte II) ;
 Une fonction endocrine : sécrétion dans le sang des hormones femelles (œstrogènes et
progestérone).
a) La fonction exocrine de l’ovaire : l’ovogenèse
L’ovogénèse (ou production des gamètes femelles) se déroule de façon discontinue de la puberté à la
ménopause.
L’ovogénèse s’effectue simultanément avec la folliculogénèse.
L’ovogénèse se déroule en trois phases :
 La phase de multiplication : elle a lieu dans les
ovaires embryonnaires ;
 La phase d’accroissement : elle correspond à
l’accumulation des réserves ;
 La phase de maturation : elle aboutit à un gamète
(cellule haploïde). L’ovocyte I passe au stade
d’ovocyte II qui est le gamète femelle.

Dès la vie fœtale, les ovocytes I entrent en prophase I de la méiose, mais le phénomène s’arrête et la
méiose se trouve bloquée en prophase I pour de nombreuses années.

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La méiose ne reprend son cours normal qu’une vingtaine d’heures avant l’ovulation et ne concerne que
les seuls follicules dominants (follicules cavitaires), habituellement un follicule par cycle, rarement deux
dans l’espèce humaine.

La 1ere division (DR) se termine 6 heures avant


l’ovulation et donne deux cellules haploïdes de taille
inégale (l’ovocyte II, grosse cellule ; et le 1er globule
polaire, petite cellule destinée à dégénérer) ;
La 2e division (DE) débute mais se bloque de nouveau
en métaphase II. Elle ne se terminera que si le gamète
femelle est fécondé : c’est la pénétration du
spermatozoïde qui déclenche l’expulsion du 2e globule
polaire, c'est-à-dire, l’achèvement de la méiose.
Evolution de la quantité d’ADN au cours de l’ovogénèse

Interprétation des différents segments


a-a’ : Synthèse d’ADN dans l’ovogonie qui devient
l’ovocyte I ;
a’-b : Réduction de moitié de la quantité d’ADN
par émission du 1er GP ;
b-c : Quantité d’ADN dans l’ovocyte II (2Q) ;
c-d : Augmentation de la quantité d’ADN dans
l’ovocyte II par apport de la quantité d’ADN par le
spermatozoïde ;
d-e : Quantité totale d’ADN dans l’ovocyte II (3Q) ;
e-f : Réduction de la quantité d’ADN par émission du 2e GP.
b) La fonction endocrine de l’ovaire : la sécrétion des hormones ovariennes
Les ovaires sécrètent deux types d’hormones : les œstrogènes et la progestérone.
 Les œstrogènes ou folliculine : sécrétées par les follicules au niveau de la thèque interne et de
la granulosa en phase folliculaire, et au niveau du corps jaune en phase lutéale.
N.B : Les œstrogènes sont un ensemble de trois hormones : œstradiol, œstrone et œstriol
dont l’œstradiol est l’hormone la plus active.
 La progestérone : elle est sécrétée par le corps jaune issu du follicule rompu (ou follicule éclaté)
Exercice d’application :
Afin de comprendre les relations qui existent entre les ovaires et l’utérus, une série
d’expériences a été réalisée comme le montre la figure ci-dessous.

Analysez cette série d’expérience et concluez.


Exercice d’application :
1- L’ablation des ovaires chez la ratte adulte non gestante entraine la stérilité mais aussi
la régression de certains caractères sexuels primaires et secondaires. On note, par
exemple, une diminution du diamètre de l’utérus et un arrêt des cycles de certains
organes appelés organes effecteurs.
2- Si l’on met en parabiose une ratte adulte non gestante A et une ratte adulte B castrée,
celle-ci conserve ses cycles utérins et ses caractères sexuels normaux. On constate de
plus que les cycles utérins des deux rattes sont simultanés.

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3- Par ailleurs, la castration d’une ratte adulte gestante entraine l’avortement. Cet
avortement ne se produit pas si après castration on injecte à l’animal opéré des
extraits de corps jaune. En revanche, l’injection d’extraits de follicules n’a pas d’effets
anti abortifs.
Que peut-on conclure de ces expériences ?

III- Les cycles sexuels :


L’événement le plus marquant du cycle sexuel chez la femme est l’apparition des règles ou menstrues.
Les règles sont les manifestations externes des modifications internes portant sur :
 L’ovaire : cycle ovarien
 L’utérus : cycle utérin
 Les sécrétions hormonales : cycle hormonal
A- Cycle ovarien :

Le cycle ovarien est caractérisé par l’évolution


d’un, ou de deux follicule(s) tertiaire(s) et
comporte trois phases : la phase folliculaire ou
phase pré-ovulatoire, l’ovulation ou ponte
ovulaire et la phase lutéinique ou phase post-
ovulatoire.

1- La phase folliculaire : elle est marquée par la transformation d’un follicule tertiaire ou cavitaire en
follicule mûr ou follicule de Degraaf. Elle va du 1er au 13e jour pour un cycle de 28 jours. Vers le 13e
jour, ce follicule, ayant atteint la maturité est apte à évoluer.
2- L’ovulation ou ponte ovulaire : c’est la rupture du follicule ovarien mûr suivie de l’expulsion de
l’ovocyte II entouré par les cellules de la corona radiata (ou cellules folliculaires). L’ovulation a lieu le
14e jour pour un cycle de 28 jours.
Remarque : Chez la femme l’ovulation est spontanée. Par contre, chez certaines femelles de
mammifères (lapine, chatte), l’ovulation est provoquée par l’accouplement : c’est l’ovulation
provoquée.
3- La phase lutéale ou lutéinique : elle est relativement constante et dure 14 jours. Elle est
caractérisée par la formation et l’évolution du corps jaune.
N.B : Si l’ovocyte émis n’a pas été fécondé, le corps jaune dégénère en fin de cycle. Par contre, en cas
de fécondation, le corps jaune persiste.
Remarque : De la puberté à la ménopause, 400 à 450 follicules seulement achèvent ainsi leur
maturation.
B- Le cycle utérin :
1- Structure de l’utérus :

2- Les modifications de l’endomètre au cours du cycle utérin :


a) Pendant la phase folliculaire : figure b
 L’endomètre s’épaissit par proliférations cellulaires ;
 Les glandes en tube se développent et deviennent de plus en plus sinueuses.
b) Pendant la phase lutéinique : figure a
 La prolifération continue ; l’endomètre atteint son épaisseur maximale : c’est la formation de la
dentelle utérine.

R. Distel KEMBISSILA Prof Au LSB Cours Résumé de Reproduction Terminales C & D Page 6 Sur 15
 Les contractions utérines s’arrêtent : c’est le « silence utérin ». Ainsi l’utérus est dans un état
favorable à l’accueil d’un éventuel embryon.
N.B : Si aucun embryon n’est venu s’implanter dans l’utérus, l’endomètre se détruit : les parois des
artérioles se rompent, d’où l’hémorragie accompagnée d’une desquamation de la muqueuse utérine qui
perd les ¾ de son épaisseur : c’est la menstruation ou l’apparition des règles.
A la fin des règles, la couche de l’endomètre qui subsiste recommence à proliférer.
Par convention, le 1er jour du cycle correspond au 1er jour des règles.
Remarque : Chez les animaux, la période ovulatoire est appelée œstrus (période de chaleur). On parle
alors de cycle œstrien : pré-œstrus et post-œstrus.
3- Les modifications au niveau du col de l’utérus :
Au niveau du col de l’utérus, la sécrétion de la glaire cervicale varie en quantité et en qualité au cours
du cycle menstruel.
 A la veille de l’ovulation et pendant l’ovulation, la glaire cervicale est abondante et visqueuse, ce
qui permet le passage des spermatozoïdes ;
 Pendant la phase lutéinique, la glaire cervicale est peu abondante et adhésive, ce qui obstrue le
passage aux spermatozoïdes.

C- Le cycle hormonal :
C.1- Les hormones ovariennes : Œstrogènes et Progestérone
1- Phase folliculaire :
 La sécrétion d’œstrogènes, faible
au début du cycle, augmente au
fur et à mesure de la croissance
du follicule, pour atteindre un
maximum (pic) juste avant
l’ovulation ;
Hormones ovariennes  Absence de la progestérone.
2- Phase lutéinique (lutéale) :
 2 pic d’œstrogènes ;
e

 La sécrétion de progestérone augmente progressivement jusqu’à un maximum en milieu de phase


lutéale ;
 Chute du taux d’œstrogènes et de progestérone en fin de cycle, suite à la régression du corps
jaune.
N.B : C’est la chute du taux des deux hormones ovariennes (œstrogènes et progestérone) qui est
responsable de la menstruation.
C.2- Les hormones hypophysaires ou gonadostimulines : LH et FSH

La production cyclique d’œstradiol et de


progestérone est déterminée par la production
de deux hormones hypophysaires, les
gonadostimulines : FSH (Hormone Folliculo
Stimuline) et LH (Hormone Lutéinisante).
 Le taux de FSH est élevé durant la phase folliculaire et connait également un pic au moment de
Hormones
l’[Link]
La FSH stimuleoulaGonadostimulines
croissance des follicules ovariens ainsi que la sécrétion des
œstrogènes.
 Le taux de LH est sensiblement constant au cours du cycle, sauf aux alentours du 13e jour où il
apparait un pic peu avant l’ovulation. Ce pic est responsable de l’ovulation ; pour cette raison, il
est appelé décharge ovulante. La LH a pour rôle de favoriser la transformation du follicule
rompu en corps jaune et de stimuler la sécrétion d’œstradiol et de progestérone.

D- Le cycle thermique :

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N.B : En cas de fécondation, la température ne
s’abaisse pas.

Rôle des hormones ovariennes


Œstrogènes Progestérone
 Croissance de l’utérus, du vagin et des  Elle n’est sécrétée que pendant la période
De la période trompes ; pubertaire et marque la fin du cycle
pré pubertaire  Croissance des organes génitaux externes ; menstruel ;
à la puberté  Acquisition des caractères sexuels  Apparait après la première ovulation (vers
secondaires. 13 ans).
 Croissance de la muqueuse utérine et  Poursuite du développement de la
vaginale à chaque cycle ; muqueuse utérine ;
 Mise en place des glandes utérines ;  Mise en place de la « dentelle » utérine ;
 Déclenchement de la sécrétion d’un type de  Sécrétion du glycogène par les glandes
De la puberté glaire cervicale à maillage lâche ; utérines ;
à la  Augmentation de la contractilité du  Inhibition de la contractilité du myomètre ;
ménopause myomètre ;  Augmentation de la température
 Diminution de la température corporelle. corporelle.

N.B : Les modifications cycliques des voies génitales s’arrêtent en cas d’ovariectomie (ablation des
ovaires).
Ces modifications sont rétablies par des injections convenables d’hormones ou d’extraits ovariens ou
encore par des greffes d’ovaires.

IV-La fécondation :
A- Définition : La fécondation est l’union de 2 gamètes mâle et femelle pour donner un œuf.
B- Les étapes de la fécondation :
1- La rencontre des gamètes :

Les étapes de la fécondation chez Lieu de la fécondation dans l’appareil


la femme reproducteur de la femme
a) La migration du gamète féminin : Lors de l’ovulation, l’ovaire expulse un ovocyte
II entouré de la zone pellucide et des cellules folliculaires (corona radiata). Grâce aux mouvements des
cils vibratiles, l’ovocyte II arrive dans l’ampoule où il attend les spermatozoïdes. Il reste fécondable
pendant 12 à 24 heures.
b) La migration du gamète masculin : Déposés au fond du vagin, les
spermatozoïdes progressent très rapidement grâce à leurs flagelles et à l’intervention de l’appareil
génital femelle (contraction du myomètre et des battements des cils vibratiles).
Un grand nombre de spermatozoïdes sera éliminé au cours de ce trajet lors de la traversée du col de
l’utérus où se trouve une substance visqueuse jouant le rôle de filtre : la glaire cervicale. Au cours de
leur migration dans les voies génitales femelles, les spermatozoïdes ont subi une capacitation :
modification de leur membrane plasmique qui facilite la libération des enzymes de l’acrosome qui
permettront aux spermatozoïdes de franchir la zone pellucide et la membrane plasmique de l’ovocyte II.

2- La fusion des gamètes : Fécondation


a) Attraction des gamètes :

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 La zone pellucide possède des récepteurs protéiques spécifiques des molécules situées sur la tête
des spermatozoïdes de la même espèce permettant la reconnaissance des gamètes et la
fixation des spermatozoïdes ;
 Sous la double action des enzymes libérées par l’acrosome et de la poussée du flagelle, le
spermatozoïde perfore la zone pellucide, et pénètre dans l’ovocyte II.
Conséquences de la pénétration du spermatozoïde :
La pénétration du spermatozoïde entraine :
Une inversion brutale et transitoire de la polarité membranaire de l’ovocyte, empêchant ainsi la
pénétration d’autres spermatozoïdes (polyspermie) ;
Un réveil physiologique ou activation de l’ovocyte II qui achève sa méiose avec libération d’un 2e
GP : l’ovocyte II devient ovotide puis ovule.
b) Fusion des noyaux ou caryogamie (= amphimixie) :
Le spermatozoïde qui a pénétré dans l’ovocyte II laisse sa queue à l’extérieur, son noyau gonfle et
devient le pronucléus mâle.
Après émission du 2e GP, le noyau de l’ovocyte se reconstitue et devient le pronucléus femelle.
Les pronucléis s’unissent : c’est la caryogamie ou amphimixie.
 L’ovule fécondé donne un œuf ou zygote (cellule diploïde) ;
 La 1ere mitose de l’œuf commence aussitôt : c’est le début de la vie embryonnaire.
C- Evolution de la quantité totale d’ADN dans l’ovocyte depuis la fécondation jusqu’au
stade 4 blastomères :

Exercice :
On mesure la quantité par noyau depuis le début de la gamétogénèse femelle jusqu’à la fin
de la première division de la cellule œuf. Les résultats obtenus permettent de tracer le
graphe de variation du document ci-dessous.

1- Reproduisez le graphe du document.


2- Situez sur ce graphe les événements suivants :
libération du 1er globule polaire ; pénétration du
spermatozoïde ; réveil physiologique ; libération
du 2e globule polaire ; caryogamie ; division de
la segmentation de l’œuf.
3- Interprétez cette courbe
D- Les obstacles à la rencontre des gamètes :
1- Au niveau du gamète masculin :
 Le manque d’érection (impuissance sexuelle) et d’éjaculation ;
 L’absence des spermatozoïdes dans le sperme (azoospermie) ;
 L’obstruction des canaux déférents ;
 Le taux de spermatozoïdes inférieur à la normale (60.106 spermatozoïdes/mL de sperme) : c’est
l’oligospermie ;
 Faible mobilité des spermatozoïdes : c’est l’asthénospermie.
 Les anomalies morphologiques des spermatozoïdes (2 têtes, 2 flagelles, manque de flagelles) ou
nombre élevé de spermatozoïdes anormaux : c’est la tératospermie.
Remarque : Sur plus de 1 million de spermatozoïdes déposés dans le vagin, 1% seulement dans
l’utérus et les autres sont éliminés dans les secrétions vaginales.
2- Au niveau du gamète féminin :
L’absence d’ovulation au cours de certains cycles sexuels de la femme.
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3- Au niveau des voies génitales de la femme :
 L’obstruction des trompes ;
 Le ph acide du vagin tuant un bon nombre de spermatozoïdes ;
 Les troubles du fonctionnement hormonal ;
 L’insuffisance ou la mauvaise qualité de la glaire cervicale est hostile aux spermatozoïdes.
E- La fécondation in-vitro :
La FIVETE (Fécondation In Vitro Et Transfert d’Embryon)
comporte plusieurs étapes :
 Réalisation d’un cycle artificiel grâce à un traitement
hormonal spécifique qui provoque la croissance des
follicules ovariens ;
 Déclenchement hormonal d’une « super-
ovulation », huit ovocytes en moyenne sont
prélevés par ponction juste avant l’ovulation ;
 La fécondation au laboratoire par du sperme fournit
Etapes de la Fécondation In Vitro Et par le conjoint ou provenant d’un don et préparé de
Transfert d’Embryon (FIVETE)
façon à le rendre fécondant ;
 Développement in-vitro (dans une éprouvette) des œufs ainsi formés pendant une quarantaine
d’heures jusqu’à l’obtention d’embryons de quelques cellules (4 à 8 cellules) ;
 L’implantation de 2 ou 3 embryons dans la cavité utérine. Les embryons surnuméraires sont
congelés en vue d’un transfert ultérieur en cas d’échec.

V- La gestation ou grossesse :
C’est la période allant de la nidation à l’accouchement. Elle comprend deux moments essentiels :
la progestation et la nidation.
A- La progestation : de la fécondation à la nidation

La fécondation a lieu dans la trompe. Elle est suivie des 1eres


mitoses de l’œuf. Entrainé par les mouvements des cils qui
tapissent la muqueuse de l’oviducte, l’œuf fécondé progresse
lentement vers l’utérus tout en poursuivant ses divisions.
L’œuf passe successivement aux stades 2, 4, 8, 16, 32, 64…
blastomères. Au bout de 4 jours, la masse cellulaire, appelée
Les 1eres étapes du développement
morula, atteint l’utérus et commence à s’organiser pour
embryonnaire
donner une 1ere ébauche embryonnaire nommée blastocyste.

B- La nidation :
1- Implantation du blastocyste et mise en place du placenta :
Six jours après la fécondation, le blastocyste, débarrassé
de la zone pellucide, se fixe sur la muqueuse utérine
(endomètre) : c’est la nidation.
Le blastocyste ou jeune embryon s’enfonce dans la
muqueuse richement vascularisée : c’est la gestation.
Pendant la 2e ou 3e semaine, les cellules du bouton
embryonnaire, se disposent en trois couches ou feuillets,
dont le développement sera à l’origine des tissus de
Schéma du blastocyste l’embryon parmi lesquels l’amnios (poche des eaux).
Le trophoblaste donne naissance au placenta, organe qui permet la communication entre l’organisme
maternel et l’embryon.
A partir de 3 mois, tous les organes sont formés : l’embryon devient le fœtus.

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N.B : Dès la nidation, le corps de l’embryon se dégage du trophoblaste auquel il sera lié par le cordon
ombilical.
2- Rôles du placenta : Le placenta joue trois rôles :
a) La fixation de l’embryon :
Une partie de cet organe provient de l’œuf, l’autre est d’origine maternelle

b) Les échanges sélectifs entre le sang maternel et le sang fœtal :


Vis-à-vis du fœtus, le placenta se comporte à la fois comme un intestin, un organe respiratoire et un
rein.
A travers les villosités placentaires, le fœtus :
 Emprunte au sang maternel oxygène et nutriments nécessaires à son développement ;
 Rejette dans le sang maternel les déchets de son métabolisme (CO2, urée, acide urique) ;
 Reçoit les hormones, les anticorps élaborés par la mère protégeant le nouveau-né contre les
infections microbiennes lors des premiers mois de son existence.
Remarque : Le placenta est une barrière protectrice imparfaite qui empêche le passage de certains
microbes, mais laisse passer les virus, l’alcool, la nicotine, certains médicaments.
c) La production d’hormones :
Le placenta, glande endocrine, sécrète plusieurs hormones qui contribuent au maintien de la grossesse :
 La HCG (Hormone Gonadotrophine Chorionique) sécrétée par le trophoblaste d’abord, puis par le
placenta.
La HCG assure le maintien du corps jaune gestatif, stimulant son activité (production croissante
d’œstrogènes et de progestérone à partir du 3e mois de grossesse).
 L’HPL (Hormone Placentaire Lactogène) qui assure la maturation des glandes mammaires.
Remarque : Durant toute la période de grossesse, la progestérone inhibe la sécrétion des
gonadostimulines hypophysaires (hormones hypophysaires) d’où l’absence des cycles ovariens.
3- Protection de l’embryon :
Elle est assurée par le liquide amniotique contenu dans une cavité délimitée par l’amnios. Ce liquide
constitue un environnement qui permet à l’embryon de lutter contre les bruits nuisants et les chocs
mécaniques.
4- Différents types de grossesses :
a) La grossesse normale : La grossesse se développe dans la matrice (utérus) après
sa nidation.
b) La grossesse extra-utérine (G.E.U) ou grossesse ectopique : Il s’agit d’une
grossesse qui se développe hors de l’utérus (dans les trompes).
c) La grossesse multiple ou grossesse gémellaire : Elle donne naissance à des
jumeaux (doublets ; triplets ; quadruplets…).
La naissance double s’explique :
 Pour le cas des vrais jumeaux par la fécondation d’un ovocyte II dont l’œuf se divise en deux parties
et donne deux embryons identiques : il s’agit des jumeaux monozygotes ou jumeaux uniovulaire. Les
vrais jumeaux se ressemblent parfaitement, sont toujours du même sexe et ont le même matériel
génétique ;
 Pour le cas des faux jumeaux, deux follicules murissent et libèrent deux ovocytes II qui sont fécondés
par deux spermatozoïdes différents. Les faux jumeaux peuvent être ou non de même sexe.

VI-Le contrôle hypothalamo-hypophysaire de la reproduction :


A- Structure de l’hypophyse :

L’hypophyse est une glande logée dans le cerveau


dans lequel il est rattaché à l’hypothalamus par la
tige pituitaire.
Seul le lobe antérieur ou hypophyse antérieure
(Antéhypophyse) intervient dans la reproduction.
Structure du Complexe
Hypothalamo-Hypophysaire
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B- Contrôle hypothalamo-hypophysaire chez l’homme :
1- Rôles de l’hypophyse :
a) Expériences :
 L’ablation de l’antéhypophyse (hypophysectomie) chez un adulte entraine l’atrophie des cellules de
Leydig et l’absence de la spermatogénèse.
Conclusion : L’antéhypophyse est responsable de la spermatogénèse, du développement puis
du maintien des cellules de Leydig.
 Les injections d’extraits hypophysaires restituent un état et un fonctionnement normaux des
cellules de Leydig et de la spermatogénèse.
Conclusion : L’hypophyse agit par l’intermédiaire des hormones.
b) Les hormones hypophysaires ou gonadostimulines : FSH et LH
 La FSH active indirectement la spermatogénèse par l’intermédiaire des cellules de Sertoli ;
 La LH stimule les cellules de Leydig qui produisent la testostérone.
2- Contrôle de l’hypophyse par l’hypothalamus :
a) Expériences :
 La destruction des groupes de neurones
hypothalamiques entraine un arrêt de la production des
gonadostimulines ;
 La stimulation électrique convenable de ces mêmes
groupes de neurones active au contraire la sécrétion
des hormones hypophysaires ;
Action de l’hypothalamus sur  La section de la tige pituitaire entraine un arrêt de la
l’hypophyse production de FSH et LH par l’hypophyse.
Conclusion : La sécrétion des gonadostimulines par l’hypophyse est donc sous le contrôle de
l’hypothalamus grâce à une substance appelée GnRH (Gonadotrophine Releasing Hormone) ou
Gonadolibérine.
b) Mode d’action :
La GnRH est une neurohormone synthétisée de manière pulsatile par certains neurones de
l’hypothalamus et qui stimule la libération de FSH et LH.
3- Contrôle testiculaire ou rétrocontrôle (Feed-back) :
a) Expérience :
 La castration bilatérale d’un mâle adulte est suivie d’une élévation de production de
gonadostimulines.
 L’injection massive de testostérone stoppe les pulses de GnRH, et par suite, les pulses de FSH et
LH.

Conclusion :
 La testostérone exerce donc en permanence un effet modérateur sur le système de
commande hypothalamo-hypophysaire ;
 Un taux constant de testostérone est nécessaire à l’activité sexuelle mâle.
b) Mode d’action :
Les cellules hypophysaires et hypothalamiques qui jouent le rôle de capteurs, détectent toute
augmentation de testostérone et diminuent en conséquence la sécrétion de FSH et de LH, ce qui freine
l’activité des cellules de Leydig et donc, entraine un retour à la normale du taux de testostérone : il ya
rétrocontrôle (feed-back) négatif.

Remarque : Chez l’homme, le


rétrocontrôle positif n’existe pas du
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fait que le taux de testostérone dans
l’organisme ne varie pas.

C- Contrôle hypothalamo-hypophysaire chez la femme :


1- Rôles de l’hypophyse :
a) Expérience :
 L’ablation de l’hypophyse antérieure (hypophysectomie) entraine l’atrophie des ovaires et l’arrêt du
cycle ovarien.
Conclusion : L’hypophyse antérieure contrôle l’activité ovarienne et assure le maintien des
ovaires.
 L’injection d’extraits antéhypophysaires à une femme impubère déclenche la maturation précoce
des follicules ovariens et la formation du corps jaune.
Conclusion : L’hypophyse stimule l’activité des ovaires au moyen des hormones (voie
hormonale).
 La greffe d’hypophyse après l’hypophysectomie permet la reprise des sécrétions ovariennes.
Conclusion : L’activité hypophysaire sur l’ovaire se fait par voie sanguine (voie humorale).
b) Les hormones hypophysaires ou gonadostimulines : FSH et LH
Cf cycles sexuels
2- Rôle de l’hypothalamus :
a) Expériences :
 La section de la tige pituitaire entraine l’arrêt de l’activité ovarienne.
Conclusion : L’hypothalamus est indispensable à l’activité ovarienne.
 La stimulation électrique de certaines zones de l’hypothalamus chez une femme adulte déclenche
la production de LH et l’ovulation.
Conclusion : Les neurones hypothalamiques interviennent dans la production d’hormones
hypothalamiques.
b) Mode d’action de l’hypothalamus :
La GnRH, synthétisée par les neurones hypothalamiques, libérée dans le sang est une neurohormone
qui stimule les cellules sécrétrices de LH (surtout) et de FSH.
3- Contrôle ovarien ou rétrocontrôle (Feed-back) :
L’ablation des ovaires provoque la sécrétion des
gonadostimulines en quantité importante et supprime le
pic de LH. On en déduit que les ovaires exercent une
action négative ou inhibitrice sur le complexe
hypothalamo-hypophysaire.
 Une hausse des taux d’hormones ovariennes est
suivie d’une diminution des taux sanguins des
gonadostimulines : c’est le feed-back négatif.
 Une chute des taux d’hormones ovariennes est
suivie d’une augmentation des taux sanguins
de gonadostimulines : c’est le feed-back Schéma fonctionnel sur la régulation
positif. des hormones ovariennes
N.B : On appelle feed-back, le rétrocontrôle ou contrôle en retour exercé par les gonades sur le
complexe hypothalamo-hypophysaire.

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VII- L’accouchement ou la parturition :
En fin de grossesse, les contractions du myomètre (muscle utérin) déclenchent le processus de la
parturition : contraction de plus en plus intenses qui entrainent l’expulsion du fœtus, puis ‘’la
délivrance’’ (expulsion du placenta).
Les contractions du muscle utérin sont provoquées par une chute du taux de progestérone dans le sang
maternel.
Cette chute s’explique :
a) Par l’augmentation de sécrétion du cortisol par les glandes corticosurrénales du fœtus ;
b) Sous l’action de ce cortisol, la production d’hormones par le placenta est modifiée :
 Augmentation de production d’œstrogènes ;
 Diminution de la production de progestérone.
D’où la reprise des contractions rythmiques spontanées du muscle utérin. Par ailleurs, ces contractions
utérines sont amplifiées par une hormone post-hypophysaire, l’ocytocine, dont la libération est stimulée
par la montée du taux des œstrogènes.

Exercice :
On réalise une expérience de parabiose entre deux rats A et B. Avant la parabiose le rat A a
subi l’ablation des testicules et présente une hypertrophie de l’hypophyse. Le rat B a subi
l’ablation de l’hypophyse et présente une disparition de la fonction de reproduction et une
régression des caractères sexuels secondaires. Après la parabiose, au bout d’un certain
temps, les testicules de B redeviennent actifs, on constate une croissance des vésicules
séminales et de prostate.
1- a) Qu’est-ce qu’une parabiose ?
b) Faites un schéma explicatif de cette expérience.
2- Après avoir analysé les résultats des expériences pratiquées sur les rats A et B, ainsi
que les résultats de la parabiose, précisez les relations existant entre les testicules
et l’hypophyse.
3- On met en parabiose une ratte castrée et un rat normal. On constate une
hypertrophie des testicules du rat normal.
Quels renseignements supplémentaires apportent cette
expérience ?
4- La séparation de l’hypophyse de l’hypothalamus en sectionnant la tige pituitaire (ou
en lésant le système porte), provoque l’atrophie des testicules.
a) Quelle particularité du fonctionnement de l’hypophyse montre cette expérience ?
b) Quelle interprétation vous suggère-t-elle ?
5- A l’aide d’un schéma, indiquez les relations entre l’activité des testicules, celle de
l’hypophyse et celle de l’hypothalamus.
OS2- Identifier les cas particuliers de reproduction chez les animaux :
I- Rapport entre la fécondation, stade de développement du gamète femelle et quantité
d’ADN dans le gamète mâle :
A- Chez les Mammifères :

Le spermatozoïde pénètre dans l’ovocyte II, gamète


femelle ayant un noyau bloqué en métaphase II.

Variation de la quantité d’ADN au cours


de la fécondation chez les mammifères
B- Chez l’Oursin :

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Le spermatozoïde pénètre dans l’ovule, gamète
femelle ayant terminé sa méiose.

C- Chez l’Ascaris :

Le spermatozoïde pénètre dans l’ovocyte I, un


gamète n’ayant pas subi la méiose. Celle-ci est
réalisée après la fécondation, c'est-à-dire les deux
globules polaires sont émis après la pénétration du
spermatozoïde.
Variation de la quantité d’ADN au cours
de la fécondation chez l’Ascaris
II- Ovulation provoquée :
Chez la chatte, la lapine, la femelle de l’écureuil, la femelle de vison (…), l’ovulation est provoquée par
l’accouplement. Les influx nerveux sensitifs nés à partir de la muqueuse vaginale dus aux frottements du
pénis, sont transmis à l’encéphale en passant par la moelle épinière. L’encéphale les transforme en les
réfléchissant sur l’hypothalamus qui secrète la GnRH. Celle-ci stimule l’hypophyse, d’où le pic de LH qui
déclenche l’ovulation.
Exercice :
Chez la femme, les cycles sexuels s’enchainent normalement sans discontinuité. Ce n’est
pas le cas chez la plupart des autres espèces de Mammifères.
Les expériences suivantes permettent de savoir ce qu’il en est dans le cas de la lapine.
1- Avant l’accouplement les ovaires de la lapine ne présentent que des follicules ;
jamais de corps jaunes. Par contre, 10 heures après un accouplement, on observe
des corps jaunes.
a) Quel phénomène s’est produit entre l’accouplement et la 10 e heure ? Définissez-
le.
b) Quelle particularité présente le cycle sexuel de la lapine par rapport à celui de la
femme ?
2- Pour étudier le mécanisme de ce phénomène physiologique, on réalise les
expériences suivantes :
Expérience 1 : On peut provoquer artificiellement ce phénomène chez la lapine par
stimulation électrique du vagin ou de l’utérus.
Expérience 2 : Si on sectionne tous les nerfs du vagin et du col de l’utérus,
l’accouplement n’est pas suivi de ce phénomène.
Expérience 3 : Si on enlève l’hypophyse de la lapine, une heure après
l’accouplement, ce phénomène n’a pas lieu.
Expérience 4 : Si on enlève l’hypophyse trois heures après l’accouplement, ce
phénomène a lieu.
a) Analysez ces expériences et concluez.
b) Montrez par un schéma fonctionnel, le processus du déclenchement de ce
phénomène chez la lapine.
OS3- Pratiquer des méthodes contraceptives adaptées à son organisme : cf planche

FIN

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