Cours de Reproduction
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Tableau comparatif
Appareil génital masculin Appareil génital féminin
Glandes génitales 2 testicules (logés dans un sac 2 ovaires (en forme d’amende
(Gonades) cutané : bourse ou scrotum) logés dans la cavité abdominale)
2 épididymes 2 trompes de Fallope (oviductes)
2 canaux déférents 2 pavillons
Voies génitales (spermiductes) 1 matrice ou utérus
1 canal uro-génital
2 vésicules séminales (lieu de Glandes cervicales
stockage des spermatozoïdes) Glandes de Bartholin
Glandes annexes 1 prostate
2 glandes de Cooper
Pénis ou Verge Vagin
Organes copulateurs Vulve (clitoris, petites lèvres et
grandes lèvres)
Organes érectiles Pénis ou Verge Clitoris
II- Structure et physiologie des gonades :
A- Chez l’homme :
1- Structure des testicules :
Chaque testicule est formé de 200 à 300 lobules testiculaires séparés par du tissu conjonctif qui
renferme des cellules interstitielles ou cellules de Leydig et de nombreux vaisseaux sanguins.
Remarque : Pendant la vie embryonnaire, les testicules sont logés dans la cavité abdominale. Ils
descendent dans la bourse à la naissance. Quand les testicules ne descendent pas, on parle de
cryptorchidie.
2- Physiologie du testicule :
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Le testicule est une glande mixte, c'est-à-dire qu’il a une double fonction :
Une fonction exocrine caractérisée par la spermatogénèse (production des spermatozoïdes) ;
Une fonction endocrine caractérisée par l’hormogénèse (production des hormones).
Remarque : Une hormone est une substance chimique secrétée par une glande, véhiculée par le sang
et agissant à faible dose sur les organes spécifiques cibles.
a) Rôle exocrine du testicule : la spermatogénèse
La spermatogénèse se réalise dans la gaine des tubes séminifères de façon centripète. Elle dure 74
jours environ.
La spermatogénèse est un processus continu qui commence à la puberté et s’achève à la mort. Mais à
partir de 70 ans environ, l’activité des testicules se ralentit : c’est l’andropause.
La spermatogénèse se déroule en 4 phases :
La phase de multiplication : Les Spermatogonies,
cellules à 2n chromosomes situées à la périphérie des
tubes séminifères, se multiplient activement par mitoses.
La phase d’accroissement : Certaines spermatogonies
subissent un léger accroissement de taille et se
transforment en spermatocytes de 1er ordre ou
Spermatocyte I (2n).
La phase de maturation : Chaque spermatocyte I subit
une méiose et donne successivement naissance à 2
Spermatocytes II, puis à 4 Spermatides haploïdes.
La phase de différenciation ou Spermiogénèse : Elle correspond à la transformation de la
spermatide en spermatozoïde.
St
ructure générale (a) ultra structure (b)
Remarque : d’un spermatozoïde
La phase de différenciation comprend :
La formation d’un flagelle à partir du centriole ;
L’élimination de la plus grande partie du cytoplasme ;
La formation de l’acrosome à partir des vésicules golgiennes ;
La disposition des mitochondries autour de la base du flagelle.
N.B : La Spermiogénèse est le passage d’une cellule plus ou moins
sphérique (spermatide) à une cellule allongée (spermatozoïde).
Spermiogénèse chez l’homme
Variation de la quantité d’ADN au cours de la Spermatogénèse :
Commentaire de la courbe :
La courbe traduit la variation de la quantité d’ADN au cours de
la spermatogénèse en fonction du temps.
A= phase de multiplication des spermatogonies par mitoses
successives précédées par une duplication de l’ADN en phase
S de l’interphase.
B= phase d’accroissement : une spermatogonie devient un
spermatocyte I qui duplique son matériel génétique ;
C= phase de maturation comportant la méiose :
DR ou RC : un spermatocyte I à 2n chromosomes fissurés donne 2 spermatocytes II à n
chromosomes fissurés ;
DE : un spermatocyte II à n chromosomes fissurés donne 2 spermatides à n chromosomes non
fissurés ;
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D= phase de différenciation : une spermatide à n chromosomes non fissurés donne un spermatozoïde à
n chromosomes non fissurés.
b) Rôle endocrine du testicule : l’homogenèse
b.1- Expérience sur la castration :
La castration d’un animal mâle adulte entraine la stérilité, la régression des caractères sexuels
primaires (pénis, vésicules séminales, prostate) et des caractères sexuels secondaires
(musculature, pilosité pubienne et sous les aisselles, voix…) ;
Chez les jeunes, la castration entraine la non apparition des caractères sexuels secondaires à la
puberté et le maintien de l’appareil génital dans un état infantile.
Remarque :
Ces troubles peuvent être corrigés par une greffe testiculaire ou par injection des extraits
testiculaires ;
Si l’ablation testiculaire est unilatérale, elle ne produit pas les symptômes de la castration
car le testicule restant est compensateur.
Conclusion : L’activité testiculaire se fait donc par voie sanguine (ou voie humorale) et par
l’intermédiaire d’une hormone (voie hormonale).
b.2- Les hormones testiculaires : Les testicules secrètent des androgènes dont la
plus importante est la testostérone produite par les cellules de Leydig (cellules interstitielles).
N.B : La testostérone est secrétée pendant toute la vie à partir de la puberté de manière continue et
régulière.
La testostérone agit en particulier sur les tubes séminifères en activant la spermatogénèse. Elle est
également responsable de l’apparition des caractères sexuels secondaires ; du développement et de la
maturation des caractères sexuels primaires.
Conclusion générale :
Les tubes séminifères sécrètent les spermatozoïdes : ils constituent le testicule exocrine ;
Les îlots du tissu interstitiel contrôlent les caractères sexuels : ils représentent le testicule
endocrine.
Exercice d’application :
1- Effectuée après la puberté, la castration d’un rat mâle provoque la stérilité et la
régression de certains caractères sexuels primaires (prostate, vésicules
séminales) et secondaires.
Que peut-on conclure ?
2- On met en parabiose deux rats mâles pubères, l’animal A est normal, l’animal B a
été castré. On constate que les caractères sexuels primaires et secondaires de A
et de B sont normaux. L’animal B reste, bien entendu, stérile.
Que peut-on conclure ?
3- La ligature des canaux déférents provoque à longue échéance la dégénérescence
des tubes séminifères. Mais les ilots de tissu interstitiel demeurent normaux.
L’animal est stérile mais ses caractères sexuels sont normaux.
Que peut-on conclure ?
B- Chez la femme :
1- Structure de l’ovaire et des différents follicules :
a) Structure de l’ovaire :
Une coupe d’ovaire vue au microscope présente :
Une zone corticale ou cortex ovarien parsemé d’amas cellulaires de taille variable, les
follicules, abritant chacun un gamète femelle (=l’ovocyte).
Une zone médullaire ou médulla, formée du tissu conjonctif et riche en vaisseaux sanguins.
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Dans l’ovaire, les follicules ne sont pas tous au même
stade. Ainsi on distingue :
Les follicules primordiaux : ils sont formés d’un
ovocyte I jeune, de très petite taille, entouré de
quelques cellules folliculaires seulement.
Remarque : Les ovaires du fœtus comptent 7 à 8
millions d’ovocyte I bloqués en prophase I. Beaucoup
d’entre eux dégénèrent dès la vie embryonnaire :
c’est l’atrésie folliculaire. A la naissance, il en reste
environ 400.
Les follicules primaires : ils sont constitués d’un ovocyte I plus gros, entouré d’une couche
régulière de cellules folliculaires.
Les follicules secondaires ou follicules pleins : ils sont constitués :
D’un ovocyte I plus volumineux ;
De plusieurs couches de cellules folliculaires formant la granulosa ;
De la zone pellucide amorphe, qui apparait autour de l’ovocyte I ;
Des thèques entourant la granulosa : la thèque interne formée de cellules granulaires et
vasculaires, et la thèque externe fibreuse et protectrice ;
Les follicules tertiaires ou cavitaires : la granulosa est creusée d’une cavité appelée antrum ou
cavité folliculaire ;
Le follicule mûr ou follicule de Degraaf :
La cavité devient énorme. L’ovocyte I porté par un massif
de cellules folliculaires fait saillie.
Remarque : Après l’ovulation :
Le follicule se transforme en corps jaune ;
Les cellules de la granulosa et des thèques
prolifèrent et se transforment en cellules lutéales ;
Le corps jaune disparait en absence de
fécondation, en laissant une trace cicatricielle appelée
Schéma d’un follicule mûr
ou follicule de Degraaf corps blanc ou corpus albicans.
2- Physiologie de l’ovaire :
L’ovaire est également une glande mixte, c'est-à-dire il réalise une double activité :
Une fonction exocrine : sécrétion et expulsion des gamètes femelles (ovocyte II) ;
Une fonction endocrine : sécrétion dans le sang des hormones femelles (œstrogènes et
progestérone).
a) La fonction exocrine de l’ovaire : l’ovogenèse
L’ovogénèse (ou production des gamètes femelles) se déroule de façon discontinue de la puberté à la
ménopause.
L’ovogénèse s’effectue simultanément avec la folliculogénèse.
L’ovogénèse se déroule en trois phases :
La phase de multiplication : elle a lieu dans les
ovaires embryonnaires ;
La phase d’accroissement : elle correspond à
l’accumulation des réserves ;
La phase de maturation : elle aboutit à un gamète
(cellule haploïde). L’ovocyte I passe au stade
d’ovocyte II qui est le gamète femelle.
Dès la vie fœtale, les ovocytes I entrent en prophase I de la méiose, mais le phénomène s’arrête et la
méiose se trouve bloquée en prophase I pour de nombreuses années.
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La méiose ne reprend son cours normal qu’une vingtaine d’heures avant l’ovulation et ne concerne que
les seuls follicules dominants (follicules cavitaires), habituellement un follicule par cycle, rarement deux
dans l’espèce humaine.
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3- Par ailleurs, la castration d’une ratte adulte gestante entraine l’avortement. Cet
avortement ne se produit pas si après castration on injecte à l’animal opéré des
extraits de corps jaune. En revanche, l’injection d’extraits de follicules n’a pas d’effets
anti abortifs.
Que peut-on conclure de ces expériences ?
1- La phase folliculaire : elle est marquée par la transformation d’un follicule tertiaire ou cavitaire en
follicule mûr ou follicule de Degraaf. Elle va du 1er au 13e jour pour un cycle de 28 jours. Vers le 13e
jour, ce follicule, ayant atteint la maturité est apte à évoluer.
2- L’ovulation ou ponte ovulaire : c’est la rupture du follicule ovarien mûr suivie de l’expulsion de
l’ovocyte II entouré par les cellules de la corona radiata (ou cellules folliculaires). L’ovulation a lieu le
14e jour pour un cycle de 28 jours.
Remarque : Chez la femme l’ovulation est spontanée. Par contre, chez certaines femelles de
mammifères (lapine, chatte), l’ovulation est provoquée par l’accouplement : c’est l’ovulation
provoquée.
3- La phase lutéale ou lutéinique : elle est relativement constante et dure 14 jours. Elle est
caractérisée par la formation et l’évolution du corps jaune.
N.B : Si l’ovocyte émis n’a pas été fécondé, le corps jaune dégénère en fin de cycle. Par contre, en cas
de fécondation, le corps jaune persiste.
Remarque : De la puberté à la ménopause, 400 à 450 follicules seulement achèvent ainsi leur
maturation.
B- Le cycle utérin :
1- Structure de l’utérus :
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Les contractions utérines s’arrêtent : c’est le « silence utérin ». Ainsi l’utérus est dans un état
favorable à l’accueil d’un éventuel embryon.
N.B : Si aucun embryon n’est venu s’implanter dans l’utérus, l’endomètre se détruit : les parois des
artérioles se rompent, d’où l’hémorragie accompagnée d’une desquamation de la muqueuse utérine qui
perd les ¾ de son épaisseur : c’est la menstruation ou l’apparition des règles.
A la fin des règles, la couche de l’endomètre qui subsiste recommence à proliférer.
Par convention, le 1er jour du cycle correspond au 1er jour des règles.
Remarque : Chez les animaux, la période ovulatoire est appelée œstrus (période de chaleur). On parle
alors de cycle œstrien : pré-œstrus et post-œstrus.
3- Les modifications au niveau du col de l’utérus :
Au niveau du col de l’utérus, la sécrétion de la glaire cervicale varie en quantité et en qualité au cours
du cycle menstruel.
A la veille de l’ovulation et pendant l’ovulation, la glaire cervicale est abondante et visqueuse, ce
qui permet le passage des spermatozoïdes ;
Pendant la phase lutéinique, la glaire cervicale est peu abondante et adhésive, ce qui obstrue le
passage aux spermatozoïdes.
C- Le cycle hormonal :
C.1- Les hormones ovariennes : Œstrogènes et Progestérone
1- Phase folliculaire :
La sécrétion d’œstrogènes, faible
au début du cycle, augmente au
fur et à mesure de la croissance
du follicule, pour atteindre un
maximum (pic) juste avant
l’ovulation ;
Hormones ovariennes Absence de la progestérone.
2- Phase lutéinique (lutéale) :
2 pic d’œstrogènes ;
e
D- Le cycle thermique :
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N.B : En cas de fécondation, la température ne
s’abaisse pas.
N.B : Les modifications cycliques des voies génitales s’arrêtent en cas d’ovariectomie (ablation des
ovaires).
Ces modifications sont rétablies par des injections convenables d’hormones ou d’extraits ovariens ou
encore par des greffes d’ovaires.
IV-La fécondation :
A- Définition : La fécondation est l’union de 2 gamètes mâle et femelle pour donner un œuf.
B- Les étapes de la fécondation :
1- La rencontre des gamètes :
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La zone pellucide possède des récepteurs protéiques spécifiques des molécules situées sur la tête
des spermatozoïdes de la même espèce permettant la reconnaissance des gamètes et la
fixation des spermatozoïdes ;
Sous la double action des enzymes libérées par l’acrosome et de la poussée du flagelle, le
spermatozoïde perfore la zone pellucide, et pénètre dans l’ovocyte II.
Conséquences de la pénétration du spermatozoïde :
La pénétration du spermatozoïde entraine :
Une inversion brutale et transitoire de la polarité membranaire de l’ovocyte, empêchant ainsi la
pénétration d’autres spermatozoïdes (polyspermie) ;
Un réveil physiologique ou activation de l’ovocyte II qui achève sa méiose avec libération d’un 2e
GP : l’ovocyte II devient ovotide puis ovule.
b) Fusion des noyaux ou caryogamie (= amphimixie) :
Le spermatozoïde qui a pénétré dans l’ovocyte II laisse sa queue à l’extérieur, son noyau gonfle et
devient le pronucléus mâle.
Après émission du 2e GP, le noyau de l’ovocyte se reconstitue et devient le pronucléus femelle.
Les pronucléis s’unissent : c’est la caryogamie ou amphimixie.
L’ovule fécondé donne un œuf ou zygote (cellule diploïde) ;
La 1ere mitose de l’œuf commence aussitôt : c’est le début de la vie embryonnaire.
C- Evolution de la quantité totale d’ADN dans l’ovocyte depuis la fécondation jusqu’au
stade 4 blastomères :
Exercice :
On mesure la quantité par noyau depuis le début de la gamétogénèse femelle jusqu’à la fin
de la première division de la cellule œuf. Les résultats obtenus permettent de tracer le
graphe de variation du document ci-dessous.
V- La gestation ou grossesse :
C’est la période allant de la nidation à l’accouchement. Elle comprend deux moments essentiels :
la progestation et la nidation.
A- La progestation : de la fécondation à la nidation
B- La nidation :
1- Implantation du blastocyste et mise en place du placenta :
Six jours après la fécondation, le blastocyste, débarrassé
de la zone pellucide, se fixe sur la muqueuse utérine
(endomètre) : c’est la nidation.
Le blastocyste ou jeune embryon s’enfonce dans la
muqueuse richement vascularisée : c’est la gestation.
Pendant la 2e ou 3e semaine, les cellules du bouton
embryonnaire, se disposent en trois couches ou feuillets,
dont le développement sera à l’origine des tissus de
Schéma du blastocyste l’embryon parmi lesquels l’amnios (poche des eaux).
Le trophoblaste donne naissance au placenta, organe qui permet la communication entre l’organisme
maternel et l’embryon.
A partir de 3 mois, tous les organes sont formés : l’embryon devient le fœtus.
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N.B : Dès la nidation, le corps de l’embryon se dégage du trophoblaste auquel il sera lié par le cordon
ombilical.
2- Rôles du placenta : Le placenta joue trois rôles :
a) La fixation de l’embryon :
Une partie de cet organe provient de l’œuf, l’autre est d’origine maternelle
Conclusion :
La testostérone exerce donc en permanence un effet modérateur sur le système de
commande hypothalamo-hypophysaire ;
Un taux constant de testostérone est nécessaire à l’activité sexuelle mâle.
b) Mode d’action :
Les cellules hypophysaires et hypothalamiques qui jouent le rôle de capteurs, détectent toute
augmentation de testostérone et diminuent en conséquence la sécrétion de FSH et de LH, ce qui freine
l’activité des cellules de Leydig et donc, entraine un retour à la normale du taux de testostérone : il ya
rétrocontrôle (feed-back) négatif.
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VII- L’accouchement ou la parturition :
En fin de grossesse, les contractions du myomètre (muscle utérin) déclenchent le processus de la
parturition : contraction de plus en plus intenses qui entrainent l’expulsion du fœtus, puis ‘’la
délivrance’’ (expulsion du placenta).
Les contractions du muscle utérin sont provoquées par une chute du taux de progestérone dans le sang
maternel.
Cette chute s’explique :
a) Par l’augmentation de sécrétion du cortisol par les glandes corticosurrénales du fœtus ;
b) Sous l’action de ce cortisol, la production d’hormones par le placenta est modifiée :
Augmentation de production d’œstrogènes ;
Diminution de la production de progestérone.
D’où la reprise des contractions rythmiques spontanées du muscle utérin. Par ailleurs, ces contractions
utérines sont amplifiées par une hormone post-hypophysaire, l’ocytocine, dont la libération est stimulée
par la montée du taux des œstrogènes.
Exercice :
On réalise une expérience de parabiose entre deux rats A et B. Avant la parabiose le rat A a
subi l’ablation des testicules et présente une hypertrophie de l’hypophyse. Le rat B a subi
l’ablation de l’hypophyse et présente une disparition de la fonction de reproduction et une
régression des caractères sexuels secondaires. Après la parabiose, au bout d’un certain
temps, les testicules de B redeviennent actifs, on constate une croissance des vésicules
séminales et de prostate.
1- a) Qu’est-ce qu’une parabiose ?
b) Faites un schéma explicatif de cette expérience.
2- Après avoir analysé les résultats des expériences pratiquées sur les rats A et B, ainsi
que les résultats de la parabiose, précisez les relations existant entre les testicules
et l’hypophyse.
3- On met en parabiose une ratte castrée et un rat normal. On constate une
hypertrophie des testicules du rat normal.
Quels renseignements supplémentaires apportent cette
expérience ?
4- La séparation de l’hypophyse de l’hypothalamus en sectionnant la tige pituitaire (ou
en lésant le système porte), provoque l’atrophie des testicules.
a) Quelle particularité du fonctionnement de l’hypophyse montre cette expérience ?
b) Quelle interprétation vous suggère-t-elle ?
5- A l’aide d’un schéma, indiquez les relations entre l’activité des testicules, celle de
l’hypophyse et celle de l’hypothalamus.
OS2- Identifier les cas particuliers de reproduction chez les animaux :
I- Rapport entre la fécondation, stade de développement du gamète femelle et quantité
d’ADN dans le gamète mâle :
A- Chez les Mammifères :
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Le spermatozoïde pénètre dans l’ovule, gamète
femelle ayant terminé sa méiose.
C- Chez l’Ascaris :
FIN
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