Autres informations utiles sur l’ordonnance
À part ces éléments primordiaux, d’autres renseignements figurent aussi sur
l’ordonnance, dont la liste des médicaments. Il est donc important de comprendre la
manière où le docteur rédige sa prescription.
Comment le médecin rédige-t-il sa prescription ?
Listés en colonnes en dessous, les médicaments prescrits sont souvent désignés par
le nom scientifique de sa molécule. Pour chaque médicament, il doit indiquer le nom
du laboratoire qui fabrique ou vend le produit. Le prescripteur précise également :
la dose à prendre,
le moment des prises,
la quantité prescrite,
la durée du traitement.
La signature du professionnel de santé devra aussi être visible en bas de
l’ordonnance. Cette nomination est très utile pour le pharmacien qui peut fournir un
médicament similaire en cas d’indisponibilité du produit prescrit. Mais pour certains
médicaments, le médecin précise sur ordonnance l’adresse de la seule pharmacie
dans laquelle ces produits sont disponibles.
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Des mentions spécifiques figurent sur l’ordonnance
Certaines mentions sont écrites à destination du pharmacien et de l’Assurance
maladie. Parfois, le médecin ajoute :
« Non substituable » (MTE/EFG/CIF) signifiant que l’apothicaire ne doit pas
remplacer ce produit par un médicament générique.
AR (à renouveler) le docteur indique le nombre de fois du renouvellement du
traitement.
NR (Non Remboursable) destinée au patient, dans ce cas, le médecin est
amené à l’inscrire après le nom d’un médicament pour préciser que ce dernier
ne sera pas remboursé par l’Assurance.
QSP (Quantité Suffisante Pour) s’adresse au pharmacien qui devra administrer
la quantité de médicaments suffisante pour la totalité de la thérapie du patient.
) Validation de la prescription médicale par un pharmacien
A. La prescription médicale
B. L'analyse pharmaceutique de l'ordonnance
II) Dispensation des médicaments par les préparateurs
A. La préparation
1. Plans de cueillette
2. L'automate
3. Chariot de soin des services
B. La délivrance des médicaments
III) Validation des plans de cueillettes par les préparateurs
Conclusion
Cette dispensation se fait par jour (sauf le vendredi où elle est faite pour le weekend) et par
malade. Cependant, un ajout ou un changement de prescription peut subvenir à toute heure
: il faudra alors s'adapter à cette nouvelle demande. Remarque : Les préparateurs se doivent
de vérifier les médicaments provenant de l'automate car il peut se produire quelques
erreurs à savoir deux comprimés dans un même sachet, un sachet vide ou encor un
médicament cassé à l'intérieur du sachet .C'est la raison pour laquelle, la vérification du
préparateur est indispensable à une bonne dispensation
III-Validation des plans de cueillettes par les préparateurs Enfin, le préparateur va pouvoir
valider tout les plans de cueillettes effectués au cours de la journée. Remarque : Il faut savoir
que lors de la délivrance, il y a des cas où des médicaments ne sont pas utilisés : il faudra en
tenir compte lors de la validation c'est-à-dire modifier les quantités dispensées. Prenons
l'exemple des antidouleurs : ils sont administrés que lorsque le patient souffre. Dans le cas
contraire, ils sont laissés dans le tiroir du patient et serviront le lendemain si nécessaire.
L'analyse pharmaceutique de l'ordonnance Elle s'applique à toutes les ordonnances et
consiste en l'analyse des interactions entre médicaments et des contre-indications en
fonction du patient. Les pharmaciens participent fréquemment à la visite des patients dans
le cadre de la pharmacie clinique. C'est au cours de cette intervention que le pharmacien
peut détecter d'éventuelles erreurs de prescriptions dangereuses pour le patient et émettre,
le cas échéant, une opinion pharmaceutique pouvant se traduire par la substitution du
médicament, une modification de posologie, voire un refus de délivrance.
Analyse de l’ordonnance
détecter la présence d’éventuelles interactions entre les médicaments
délivrés au cours d’un même acte de dispensation mais également – et cela
paraît plus compliqué dans les faits - avec ceux qui ont pu être dispensés
antérieurement (avec ou sans prescription) et dont le pharmacien a
connaissance.
dans le cas où une interaction a été détectée, évaluer le mécanisme en
cause, les conséquences cliniques éventuelles et la possibilité de remplacer
le médicament par un autre, avec l’accord du prescripteur (article L. 5125-
23 du CSP).
si nécessaire, évaluer le choix d’une molécule (en fonction des
recommandations pour la pratique clinique et du profil patient) et proposer,
le cas échéant, un traitement mieux adapté au prescripteur qui peut établir
une nouvelle ordonnance ou donner son accord au pharmacien pour qu’il
délivre un autre médicament.
refuser la dispensation d’un médicament, conformément à l’article R. 4235-
61 du CSP, lorsque l’intérêt de la santé du patient lui paraît l’exiger. Le
pharmacien doit alors informer immédiatement le prescripteur de son refus
et le mentionner sur l’ordonnance.
Lorsqu’un problème est identifié, la rédaction d’une intervention
pharmaceutique est conseillée.
Excepté le cas particulier des génériques, relevant du droit de
substitution, le pharmacien ne peut délivrer un médicament autre
que celui qui a été prescrit qu’avec l’accord exprès et préalable
du prescripteur, sauf en cas d’urgence et dans l’intérêt du patient.
En cas d’urgence, le pharmacien doit informer le prescripteur
dans les meilleurs délais.