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INTRODUCTION

Au cours de la licence professionnelle en sciences agronomiques et environnement, les


étudiants réalisent un projet en entreprise, leur permettant de mettre en pratique leurs
connaissances et compétences acquises.
Ce projet tutoré s'inscrit dans une démarche de recherche et d'action visant à une transition
écologique de l'agriculture. Il permettra d'explorer les enjeux et les solutions liés à la réduction
des produits chimiques, contribuant ainsi à un avenir plus durable et respectueux de
l'environnement pour l'agriculture et la société dans son ensemble.
Pour notre part, notre projet porte sur la stratégie de réduction de l’utilisation des produits
chimiques dans la dynamique de transition agroécologique. Nous avons eu à travailler dans une
ferme d’application appelée EMIA AGRO située dans la commune de Sandiara plus
précisément à Louly Mba Faye pour une durée de 3 mois.
Ce qui nous a motivé à traiter ce projet c’est de montrer qu’il existe des méthodes pratiques
permettant de lutter contre la pollution, de préserver la diversité, de lutter contre le changement
climatique et préserver les ressources naturelles.
L'agriculture conventionnelle, fortement dépendante des produits chimiques tels que les engrais
azotés, phosphatés ou potassiques et les herbicides, insecticides et fongicides, menace
l'environnement et la santé humaine.
L'utilisation intensive d'engrais chimiques et de pesticides a permis d'augmenter
considérablement la productivité agricole, mais elle a également entraîné des conséquences
néfastes :
 Pollution des sols et des eaux : Les produits chimiques s'infiltrent dans les sols et
contaminent les eaux souterraines et de surface, affectant la qualité de l'eau potable et des
écosystèmes aquatiques.
 Perte de biodiversité : L'utilisation de pesticides tue non seulement les ravageurs ciblés,
mais aussi de nombreux insectes utiles, oiseaux et autres animaux, appauvrissant la
biodiversité des écosystèmes agricoles.
 Contribution au changement climatique : La production d'engrais azotés et l'utilisation de
machines agricoles contribuent aux émissions de gaz à effet de serre, aggravant le
changement climatique.
 Risques pour la santé humaine : L'exposition aux produits chimiques agricoles peut causer
des cancers, des troubles neurologiques, des problèmes respiratoires et d'autres problèmes
de santé.
Face à ces enjeux, la transition agroécologique s'impose comme une alternative durable et
prometteuse. Pour y parvenir, il existe des méthodes comme par exemple renforcer la santé des
sols en augmentant la matière organique, en couvrant le sol ou en pratiquant la rotation des
cultures. A ces exemples s’ajoutent le fait de promouvoir la biodiversité en favorisant la
présence d’auxiliaires naturels (planter des haies, des fleurs sauvages, et d’autres habitats pour
les insectes et les oiseaux prédateurs) etc… .
L'agroécologie propose un modèle agricole basé sur des principes et des pratiques respectueux
de l'environnement et de la santé humaine. Elle vise à :
 Améliorer la fertilité des sols : En favorisant la vie du sol et en utilisant des engrais
organiques, l'agroécologie permet de réduire l'utilisation d'engrais chimiques.
 Diversifier les cultures : La rotation des cultures et l'association de cultures permettent de
limiter le développement des ravageurs et des maladies, réduisant ainsi le besoin de
pesticides.
 Favoriser la présence d'auxiliaires naturels : En créant des habitats favorables aux insectes
utiles et aux autres prédateurs naturels, l'agroécologie permet de lutter contre les ravageurs
de manière biologique.
 Développer des variétés résistantes : La sélection variétale permet de développer des
cultures naturellement résistantes aux ravageurs et aux maladies, réduisant ainsi l'utilisation
de pesticides.
La réduction de l'utilisation des produits chimiques est un élément clé de la transition
agroécologique.
En adoptant des pratiques agroécologiques, les agriculteurs peuvent réduire considérablement
leur dépendance aux produits chimiques, tout en améliorant la santé des sols, la biodiversité et
la qualité des aliments. La transition agroécologique est un processus complexe qui nécessite
un accompagnement et des incitations pour les agriculteurs. Cependant, elle représente une voie
d'avenir prometteuse pour une agriculture plus durable et respectueuse de l'environnement et
de la santé humaine.
Dans ce contexte, notre projet tutoré vise à explorer les différentes stratégies permettant de
réduire l'utilisation des produits chimiques dans le cadre de cette transition.
Le projet s'articulera autour de plusieurs axes de recherche :
 Analyse des pratiques agricoles actuelles et de leur impact sur l'utilisation des produits
chimiques.
 Identification des leviers permettant de réduire l'utilisation des produits chimiques.
 Développement de stratégies de transition agroécologique adaptées aux différents
contextes.
 Evaluation de l'efficacité des stratégies et des impacts sur l'environnement, la santé humaine
et la durabilité économique des exploitations agricoles.

I. PRESENTATION DU PROJET
L’agriculture conventionnelle a permis d’augmenter considérablement la production
alimentaire, mais elle a également entrainé des problèmes environnementaux et sanitaires.
La transition agroécologique offre une alternative durable pour la production alimentaire.

A. Conception
Ce projet vise à explorer les différentes stratégies permettant de réduire l'utilisation des produits
chimiques dans l'agriculture, dans le cadre de la transition agroécologique.
L'objectif principal du projet est de contribuer à la construction d'une agriculture plus durable
et respectueuse de l'environnement et de la santé humaine.
Le projet s'articulera autour de plusieurs axes de recherche :
 Analyse des pratiques agricoles actuelles et de leur impact sur l'utilisation des produits
chimiques.
 Identifier les types de produits chimiques utilisés, les quantités appliquées et les modes
d'utilisation.
 Evaluer les impacts environnementaux et sanitaires de l'utilisation des produits chimiques.
 Identification des leviers permettant de réduire l'utilisation des produits chimiques.
 Recenser les pratiques agroécologiques alternatives aux produits chimiques.
 Analyser les facteurs favorisant ou limitant l'adoption de pratiques agroécologiques.
 Développement de stratégies de transition agroécologique adaptées aux différents
contextes.
 Elaborer des recommandations pour les agriculteurs en fonction de leurs systèmes de
production et de leurs contraintes.
 Proposer des outils et des accompagnements pour faciliter la transition agroécologique.
 Evaluation de l'efficacité des stratégies et des impacts sur l'environnement, la santé humaine
et la durabilité économique des exploitations agricoles.
 Mettre en place des expérimentations et des suivis pour mesurer les effets des stratégies de
transition agroécologique.
 Analyser les résultats en termes d'impact sur l'environnement, la santé humaine et la
performance économique des exploitations agricoles.
Ce projet mobilisera des compétences pluridisciplinaires en agronomie, écologie, économie et
sciences sociales.
Les résultats de ce projet seront valorisés auprès des agriculteurs, des acteurs de l'enseignement
et de la recherche agricoles, des décideurs politiques et du grand public.
Ce projet contribuera à la transition vers une agriculture plus durable et plus respectueuse de
l'environnement et de la santé humaine.
En plus des axes de recherche mentionnés ci-dessus, le projet pourrait également inclure les
volets suivants :
 Développement d'outils d'aide à la décision pour les agriculteurs : Ces outils pourraient
aider les agriculteurs à choisir les pratiques agroécologiques les plus adaptées à leur
situation et à estimer les impacts économiques et environnementaux de ces pratiques.
 Mise en place de formations et d'ateliers pour les agriculteurs : Ces formations et ateliers
permettraient aux agriculteurs de se familiariser avec les pratiques agroécologiques et de
développer les compétences nécessaires pour les mettre en œuvre.
 Sensibilisation du grand public aux enjeux de l'utilisation des produits chimiques en
agriculture et aux alternatives agroécologiques : Cette sensibilisation pourrait se faire par le
biais de campagnes d'information, de conférences et d'autres événements.

A.1 Motifs du projet


L'idée de départ de ce projet
C’est de répondre à un constat préoccupant : l'utilisation excessive de produits chimiques dans
l'agriculture.
L'agriculture conventionnelle, fortement dépendante des engrais chimiques et des pesticides, a
permis d'augmenter considérablement la productivité agricole, mais elle a également entraîné
des conséquences néfastes pour l'environnement et la santé humaine.

Les origines de ce projet


Les origines de ce projet se situent dans la prise de conscience croissante des enjeux
environnementaux et sanitaires liés à l'utilisation des produits chimiques en agriculture. De
nombreuses études scientifiques ont mis en évidence les impacts négatifs de ces produits sur
les sols, les eaux, la biodiversité et la santé humaine.
Les raisons de ce projet
Les raisons qui justifient ce projet sont multiples :
 Préserver l'environnement : Réduire l'utilisation des produits chimiques est essentiel pour
protéger les sols, les eaux et la biodiversité.
 Protéger la santé humaine : L'exposition aux produits chimiques agricoles peut causer des
cancers, des troubles neurologiques, des problèmes respiratoires et d'autres problèmes de
santé.
 Construire une agriculture plus durable : La transition agroécologique, qui vise à réduire
l'utilisation des produits chimiques, permet de construire une agriculture plus résiliente face
aux changements climatiques et aux crises sanitaires, et plus respectueuse des ressources
naturelles.

Le constat qui justifie ce projet


Le constat qui justifie ce projet est que l'agriculture conventionnelle, telle qu'elle est pratiquée
aujourd'hui, n'est pas durable. Elle menace l'environnement, la santé humaine et l'avenir de
l'agriculture elle-même. La transition agroécologique s'impose comme une alternative
nécessaire pour construire une agriculture plus durable et plus respectueuse de l'environnement
et de la santé humaine.
Ce projet s'appuie sur le constat que l'utilisation excessive de produits chimiques en agriculture
est un problème majeur qui doit être résolu.
Il vise à explorer les différentes stratégies permettant de réduire l'utilisation des produits
chimiques dans le cadre de la transition agroécologique, et à contribuer à la construction d'une
agriculture plus durable et plus respectueuse de l'environnement et de la santé humaine.

A.2 Objets du projet :


Outil à réaliser
Le projet vise à développer une boîte à outils pour aider les agriculteurs à réduire leur utilisation
de produits chimiques et à adopter des pratiques agroécologiques. Cette boîte à outils pourrait
inclure :
 Des guides pratiques décrivant les différentes pratiques agroécologiques et leurs avantages.
 Des fiches techniques fournissant des informations détaillées sur la mise en œuvre de
pratiques agroécologiques spécifiques.
 Des outils d'aide à la décision permettant aux agriculteurs d'évaluer les impacts
économiques et environnementaux de leurs pratiques agricoles et de choisir les options les
plus adaptées à leur situation.
 Des plateformes d'échange et de partage d'expériences entre agriculteurs.

Public cible
La boîte à outils s'adresse aux agriculteurs qui souhaitent réduire leur utilisation de produits
chimiques et adopter des pratiques agroécologiques. Elle peut également être utile aux
conseillers agricoles, aux enseignants et chercheurs en agriculture, aux décideurs politiques et
au grand public.

Nature du projet
Il s'agit d'un projet de création d'une nouvelle boîte à outils. Il n'existe pas actuellement d'outil
complet et adapté aux besoins des agriculteurs africains qui souhaitent réduire leur utilisation
de produits chimiques et adopter des pratiques agroécologiques.

Titre du projet
Un titre possible pour le projet est : Agroécologie sans produits chimiques : Une boîte à outils
pour les agriculteurs africains
Ce titre est clair, concis et informatif. Il reflète bien les objectifs du projet et le public cible.
En plus de développer une boîte à outils, le projet pourrait également inclure les volets suivants:
 Mise en place de formations et d'ateliers pour les agriculteurs : Ces formations et ateliers
permettraient aux agriculteurs de se familiariser avec les pratiques agroécologiques et de
développer les compétences nécessaires pour les mettre en œuvre.
 Sensibilisation du grand public aux enjeux de l'utilisation des produits chimiques en
agriculture et aux alternatives agroécologiques : Cette sensibilisation pourrait se faire par le
biais de campagnes d'information, de conférences et d'autres événements.
Ce projet est un projet ambitieux qui peut apporter une contribution significative à la transition
vers une agriculture plus durable.
A.3 Objectifs du projet :
Les objectifs prioritaires du projet sont les suivants :
 Réduire l'utilisation des produits chimiques en agriculture.
 Promouvoir l'adoption de pratiques agroécologiques.
 Améliorer la santé des sols et des écosystèmes agricoles.
 Renforcer la résilience des exploitations agricoles face aux changements climatiques et aux
crises sanitaires.
 Contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Objectifs secondaires
Les objectifs secondaires du projet sont les suivants :
 Renforcer les capacités des agriculteurs en matière de pratiques agroécologiques.
 Améliorer l'accès des agriculteurs aux informations et aux outils nécessaires à la transition
agroécologique.
 Favoriser la recherche et le développement de pratiques agroécologiques innovantes.
 Sensibiliser le grand public aux enjeux de l'agriculture durable et aux alternatives
agroécologiques.

Effets induits possibles


Si les objectifs du projet sont atteints, les effets induits suivants pourraient être observés :
 Réduction de la pollution des sols et des eaux.
 Préservation de la biodiversité.
 Diminution des risques sanitaires liés à l'exposition aux produits chimiques.
 Amélioration de la qualité des aliments.
 Renforcement de la durabilité économique des exploitations agricoles.
 Contribution à la lutte contre le changement climatique.
 Renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

A.4 Intérêts du projet :


Intérêt pour le groupe d'étudiants
Le projet "Stratégie de réduction de l'utilisation des produits chimiques dans la dynamique de
transition agroécologique" présente un intérêt majeur pour un groupe d'étudiants pour plusieurs
raisons :
 Opportunité d'apprentissage pratique : Les étudiants auront l'occasion d'appliquer leurs
connaissances théoriques à un problème concret et de développer leurs compétences en
matière de recherche, d'analyse et de résolution de problèmes.
 Contribution à un projet porteur de sens : Les étudiants participeront à un projet qui vise à
améliorer la durabilité de l'agriculture et à protéger l'environnement. Cela leur permettra de
mettre leurs compétences au service d'une cause qu'ils jugent importante.
 Développement de leur réseau professionnel : Les étudiants auront l'occasion de collaborer
avec des professionnels du secteur agricole et de l'agroécologie, ce qui leur permettra de
développer leur réseau professionnel et d'acquérir de l'expérience pratique.

Intérêt pour l'entreprise ou le secteur


Le projet "Stratégie de réduction de l'utilisation des produits chimiques dans la dynamique de
transition agroécologique" présente un intérêt majeur pour les entreprises et le secteur agricole
pour plusieurs raisons :
 Amélioration de l'image de marque : Les entreprises qui s'engagent dans la transition
agroécologique peuvent améliorer leur image de marque auprès des consommateurs et des
parties prenantes.
 Innovation et développement de nouveaux produits : La transition agroécologique peut
stimuler l'innovation et le développement de nouveaux produits et services liés à
l'agriculture durable.
 Renforcement de la compétitivité : Les entreprises qui adoptent des pratiques
agroécologiques peuvent améliorer leur performance économique et leur compétitivité sur
le marché.
 Contribution à la durabilité de la chaîne d'approvisionnement : Les entreprises
agroalimentaires peuvent contribuer à la durabilité de leur chaîne d'approvisionnement en
s'approvisionnant auprès d'agriculteurs qui pratiquent l'agroécologie.

A.5 Parties prenantes


Parties prenantes externes
Dans le cadre de notre projet les parties prenantes externes suivantes peuvent être
Identifiées :
1. Acteurs gouvernementaux et institutionnels :
 Ministères de l'agriculture : Responsables de l'élaboration et de la mise en œuvre des
politiques agricoles, y compris celles relatives à l'utilisation des produits chimiques et à
l'agriculture durable.
 Agences de recherche et de développement agricoles : Mènent des recherches sur les
pratiques agroécologiques et développent des outils et des technologies pour aider les
agriculteurs à réduire leur utilisation de produits chimiques.
 Organismes de réglementation : Veillent à la sécurité et à la qualité des aliments et à la
protection de l'environnement.
 Collectivités locales et organisations paysannes : Représentent les intérêts des agriculteurs
et des communautés rurales.

2. Acteurs économiques :
 Entreprises agroalimentaires : Achètent des produits agricoles aux agriculteurs et peuvent
influencer leurs pratiques agricoles.
 Fournisseurs d'intrants agricoles : Vendent des produits chimiques, des semences et d'autres
intrants aux agriculteurs.
 Institutions financières : Fournissent des crédits aux agriculteurs pour investir dans des
pratiques agroécologiques.
 Consommateurs : Demandent des produits alimentaires sains et durables.

3. Acteurs de la société civile et du monde scientifique :


 Organisations non gouvernementales (ONG) et associations de développement rural :
Travaillent avec les agriculteurs pour promouvoir des pratiques agricoles durables.
 Instituts de recherche et universités : Mènent des recherches sur les impacts
environnementaux et sanitaires de l'utilisation des produits chimiques et sur les alternatives
agroécologiques.
 Médias : Sensibilisent le public aux enjeux de l'agriculture durable et aux alternatives
agroécologiques.

Parties prenantes internes


Dans le cadre du projet "Stratégie de réduction de l'utilisation des produits chimiques dans la
dynamique de transition agroécologique", les parties prenantes internes suivantes peuvent être
identifiées :
1. Équipe de pilotage du projet :
 Chef de projet : Responsable de la gestion globale du projet, y compris de la planification,
de l'exécution, du suivi et de l'évaluation.
 Membres de l'équipe de projet : Apportent leur expertise et leurs compétences à la
réalisation des différentes tâches du projet.
 Représentants des parties prenantes clés : Assurent la liaison entre l'équipe de projet et les
parties prenantes externes.

2. Experts techniques :
 Agronomes : Apportent leur expertise sur les pratiques agroécologiques et les techniques
de réduction de l'utilisation des produits chimiques.
 Spécialistes en santé environnementale : Évaluent les impacts environnementaux et
sanitaires de l'utilisation des produits chimiques et des alternatives agroécologiques.
 Socio-économistes : Analysent les impacts socio-économiques de la transition
agroécologique.
 Spécialistes en communication : Développent et mettent en œuvre des stratégies de
communication pour sensibiliser aux enjeux du projet et promouvoir les pratiques
agroécologiques.

3. Personnel de soutien :
 Assistants administratifs : Gèrent les tâches administratives du projet, telles que la
préparation des documents, la gestion des finances et la coordination des réunions.
 Techniciens de terrain : Collectent des données et mettent en œuvre des activités sur le
terrain.

B. Méthodologie
Outils et matériels
Les outils et matériels nécessaires à la réalisation du projet dépendent des différentes phases du
projet et des activités spécifiques que nous avons menées. Cependant, on peut identifier
plusieurs catégories suivantes d’outils et de matériels.
Pour ce qui est des outils, nous avons utilisé des ordinateurs et le logiciel statistique nommé
google pour la collecte, l’analyse et l’interprétation de données sur les pratiques agricoles,
les impacts environnementaux et économiques de l’utilisation des produits chimiques et des
alternatives agroécologiques. Mais nous avons aussi eu accès à des bases de données et à nos
cours pour obtenir des informations sur les meilleures pratiques agroécologiques, les résultats
de la recherche et les leçons apprises dans d’autres contextes. Après la collecte des données,
nous avons utilisés des logiciels de Microsoft office tels que :
 « Word » pour la saisie textuelle de tout ce dont on a besoin ou réaliser dans le projet
 « Excel » pour la création d’une liste de taches, la définition d’un calendrier, le suivi de
l’avancement et pour générer des rapports.
 « PowerPoint » pour créer des diaporamas multimédias
Du côté matériel, nous avons utilisé un décamètre, des piquets, un fil, des pelles, une brouette,
une hilaire, un râteau, un bêchoir, des arrosoirs, un long tuyau, et une pompe de forage.

Méthode utilisée
Nous avons travaillé en équipe dans toutes les étapes pour la réalisation de ce projet.
Nous avons commencé par le choix du site, puis nous avons procédé à une délimitation de la
surface d’étude. A cela s’en suit la pré-irrigation, le bêchage et le nivellement. Ensuite nous
avons instaurer des poquets et puis amender le sol avant de semer.
Après cela, nous avons fertiliser le sol et procéder à l’entretien des cultures quotidiennement.

II. ANALYSE CRITIQUE


Les contraintes rencontrées et les leviers utilisés
Nématodes : Les nématodes peuvent être un véritable fléau pour les cultures de gombo. Ces
petits vers microscopiques s'attaquent principalement aux racines, provoquant la formation de
petites galles sur les racines, ce qui perturbe leur fonctionnement et réduit l'absorption de l'eau
et des nutriments.
Les conséquences qui en proviennent sont :
 Ralentissement de la croissance : les plantes infestées ont une croissance plus lente et un
développement moins important.
 Jaunissement des feuilles : les feuilles peuvent jaunir et tomber prématurément.
 Pourriture des racines : dans les cas graves, les racines peuvent pourrir, entraînant le
dépérissement et la mort de la plante.
 Réduction des rendements : la production de gombo est significativement diminuée en
quantité et en qualité.
Levier : Pour nous débarrasser des nématodes, nous avons préparé et utiliser une
solution à base de feuilles de Neem qui se produit comme suit :
- broyer 1 kg de feuilles de neem
- mélanger la pâte obtenue à 15 litres d'eau
- laisser fermenter le mélange pendant 3 jours
- remuer pendant 10 min et filtrer la solution qui servira aux traitements
- Dose : 15 litres de bouillie pour 400m²

Jasside : Les jassides représentent une menace sérieuse pour les cultures de gombo. Ces petits
insectes piqueurs-suceurs se nourrissent de la sève des plantes, causant des dommages
importants.
Les jassides insèrent leurs pièces buccales dans les feuilles et les tiges pour se nourrir, ce qui
entraîne l'apparition de petites taches blanchâtres.
Les feuilles peuvent se recroqueviller, se déformer et tomber prématurément.
Les plantes infestées ont une croissance ralentie et produisent moins de fruits.

Levier : Pour éliminer les insectes, nous avons utilisé la solution à base d'ail qui se
produit comme suit :
- broyer 100g de gousses d'ail dans un mortier
- laisser tremper l'ail ainsi écrasé dans 2 cuillères à café de pétrole ou gasoil ou huile moteur
- laisser reposer 24h
- le lendemain ajouter d'abord 0,5 litre d'eau dans le mélange
- puis 5 litres d'eau savonneuse
- compléter avec 5 litres d'eau
- filtrer et faire les traitements
- Dose : 10 litres de bouillie pour 400m²

L’eau : L’eau qui était à notre disposition contenait du calcaire. Alors que le calcaire peut limiter
l'absorption d'eau et de nutriments par les racines des plantes. Et l’utilisation excessive d'eau
calcaire peut entraîner une accumulation de sels dans le sol, ce qui peut être toxique pour les
plantes.
Levier : Nous n’avions aucune solution pour y remédier car nous n’avions pas de
matériel requis pour éliminer le calcaire présent dans l‘eau.

Climat : Le climat était chaud et humide car les températures sont élevées, surtout pendant la
saison sèche. L'humidité est également importante, ce qui peut accentuer la sensation de chaleur.

Levier : Nous avons fait de tels sorte que les plantes ne manquent pas d’eau en arrosant
matin et soir.

Portée opératoire du projet


Ce projet de recherche vise à construire une stratégie de diminution de l'utilisation de produits
phytosanitaires de synthèse dans les exploitations agricoles de la région de Dakar. L’objectif
est de proposer un modèle de transition agroécologique, viable et durable, sur des alternatives
agronomiques et biologiques.
L’étude aura la portée suivante :
Au niveau géographique, les enquêtes porteront sur un échantillon représentatif des
exploitations agricoles situées dans la région de Mbour.
Pour les produits chimiques, l’étude portera sur la réduction des pesticides de synthèse
(herbicides, insecticides, fongicides).
Côté cultures, les travaux seront orientés vers les cultures de gombo en raison de leur
importance économique et parce que les cultures de gombo sont sensibles aux produits
phytosanitaires.
L'action s'étalera sur une période de trois ans qui permettra d'évaluer l'impact à moyen terme
des mesures.
Et les agriculteurs, les conseillers agricoles, les chercheurs et les institutions locales seront
étroitement associés au projet, afin d’élaborer ensemble la stratégie et d'assurer sa mise en
œuvre.
Degré de flexibilité du projet

Un projet visant à passer à l'agriculture biologique est très flexible. Cela est dû à plusieurs
raisons :

 L'agroécologie est en constante évolution : De nouvelles techniques et connaissances


apparaissent régulièrement, permettant d'adapter les projets.
 Chaque ferme est unique : Les stratégies doivent être personnalisées en fonction des
spécificités de chaque exploitation.
 L'implication des agriculteurs est clé : Leur connaissance du terrain et leur capacité
d'adaptation sont essentielles.
 C'est un processus d'apprentissage : On ajuste les méthodes en fonction des résultats
obtenus.
Cependant, cette flexibilité a ses limites car les réglementations agricoles peuvent imposer des
contraintes, les coûts peuvent limiter les choix, la disponibilité des ressources (semences,
engrais...) peut être un frein.
Pour maximiser cette flexibilité, il faudra impliquer les agriculteurs dès le début, suivre et
évaluer régulièrement les résultats, partager les connaissances et les expériences et être prêt à
s'adapter aux changements.

III. DELIMITATION DU CHAMP D’ETUDE

La ferme EMIA AGRO est une ferme d’applications qui appartient à l’Université des
Sciences et Technologies EMIA de Dakar. La ferme est de 9 hectares et est situé à Louly
Mba Faye plus précisément à Sandiara qui est à 78km de Dakar. C’est une ferme récente
qui a fait à peu près 3 ans et on y pratique l’agriculture conventionnelle qui est un système
de production agricole qui vise à maximiser les rendements en utilisant des techniques et
des produits qui augmentent la productivité. Elle s'appuie largement sur l'utilisation
d'intrants chimiques (engrais, pesticides) et sur la mécanisation.
La ferme est sous la responsabilité d’un Ingénieur Agronome nommé Monsieur Ndiogou
Wack Tambédou et deux de ses employés qui se nomment Waly et Moussa.
La ferme comporte deux bâtiments, des logements en conteneur, deux bassins, des toilettes,
un panneau solaire, et une pompe.
L’un des bâtiments, qui est un rez-de-chaussée, sert de logement au responsable de la ferme.
Et l’autre bâtiment est un R+1 constitué d’une cuisine et d’un réfectoire au rez-de-chaussée,
et d’une salle de classe à l’étage.

IV. PRESENTATION DES RESULTATS ET DISCUSSION


1. Résultats obtenus
Pour débuter, nous avons choisi un endroit dans la ferme non loin du bassin pour avoir un accès
facile à l’eau. Ensuite nous avons délimiter par la méthode 3-4-5 une surface carrée de 400 m2
en utilisant un décamètre pour mesurer, quatre piquets de 50 cm comme repère des extrémités
du parcelle, et du fil qu’on a relié de piquet à piquet pour entourer la parcelle.
Dans la parcelle, il y avait la présence de plusieurs billons dont nous avons supprimé en
inondant toute la surface d’eau pour pouvoir ameublir le sol à l’aide des râteaux et des pelles.
Après l’ameublissement, nous avons instauré le maximum de poquet dans la surface. Plus
précisément, 565 poquets espacés de 60 cm d’intervalles entre poquets. A cela s’en suit
l’amendement en mélangeant le sable qui se trouvait au fond des poquets avec du compost.
Cela s’est fait le 4 juillet 2024.
Le lendemain matin, nous avons procédé au semis du Gombo d’où son nom scientifique
Abelmoschus esculentus. Le gombo que nous avons semé est le gombo CLEMSON
SPINELESS qui est la variété la plus connue pour les marchés d’export. Ce gombo est une
plante à faible encombrement qui peut mesurer entre 1 à 1,5 m de hauteur. Ses fruits sont
pentagonaux, érigés de 10 cm de longueur. Ils sont longs, cylindriques avec une extrémité
effilée. Il a une couleur verte moyenne; côtelés et sans épines.
Ensuite nous avons procédé aux traitements en utilisant, la solution à base d'ail pour éliminer
les nématodes et les insectes le jour du 6 juin, et la solution à base d'ail pour uniquement
éliminer les insectes le jour du 15 juin.
Cependant, pour la pulvérisation nous avons aussi utilisé des produits chimiques tels que
l’ABAMEC et la DIMETHOATE!

2. Résultats obtenus
Au cours de notre projet nous avons obtenus des résultats plus ou moins favorable en effet pour
les deux récoltes que nous avons eu à réaliser nous avons obtenus 2OO g soit 100g par pied
pour chaque récolte équivaut à 4-5 fruit par pied sur les 516 pieds restant puisque nous avons
subi une perte 5,80% de soit 30 pieds sur les 546 levées que nous avons obtenus. Ainsi nous
pouvons dire que nous avons obtenus qui sont plus ou moins bonne et ceci c'est grâce aux
différents traitements qu'on a eu à faire pour lutter contre les bioagresseurs principalement les
nématodes et les insectes. De ce fait nous avons obtenus des fruits compris entre 5 et 8 cm de
longueur avec une forme pyramidale et une couleur verte. A noter que les récoltes pouvaient
être plus abondant s’il n’y avait pas l'attaque des différents bioagresseurs principalement : les
maladies, les nématodes, les insectes et les ravageurs.

3. Ce dont on peut retenir de nos résultats


On peut dire qu’au cours de notre expérimentation nous avons obtenus des résultats
satisfaisants. Ceci grâce aux différents pratiques qu'on a eu à mettre en œuvre pour réduire
l’utilisation des produits chimiques et aussi d'améliorer la qualité des sols. Nous avons eu à
développer quelques techniques pour réduire l'utilisation des produits chimiques et d'améliorer
la santé des sols tels que : l'apport de fumier, le paillage, l'apport de compost et l’association
des cultures, etc.
 L'apport de fumier : Le fumier animal apporte de la matière organique et des nutriments au
sol.
 L'apport de compost : le compost qui est un engrais naturel obtenu par la décomposition de
matières organique.
 Le paillage organique : permet de maintenir l'humidité du sol, de réguler la température et
de limiter la croissance des mauvaises herbes, réduisant ainsi le besoin en désherbage

4. Les objectifs du projet par rapport aux résultats obtenus


A travers ce projets nous visons eu à développer une boite à outil pour aider les agriculteurs et
de les encourager à mieux penser aux pratiques agricoles durable visant à réduire les produits
chimiques et de pratiquer une agriculture qui respecte les normes de l'environnement. Ainsi au
cours de ses trois mois passé sur le terrain nous pouvons dire que nos objectifs ne sont pas
atteints a 100%. C’est à cause des nombreuses contraintes que nous avons rencontré là-bas à
savoir :
 Les nématodes : Les nématodes peuvent être un véritable fléau pour les cultures de gombo.
Ces petits vers microscopiques s'attaquent principalement aux racines, provoquant la
formation de petites galles sur les racines, ce qui perturbe leur fonctionnement et réduit
l'absorption de l'eau et des nutriments.
Les conséquences qui en proviennent sont :

* Ralentissement de la croissance : les plantes infestées ont une croissance plus lente et un
développement moins important.
* Jaunissement des feuilles : les feuilles peuvent jaunir et tomber prématurément.
* Pourriture des racines : dans les cas graves, les racines peuvent pourrir, entraînant le
dépérissement et la mort de la plante.
* Réduction des rendements : la production de gombo est significativement diminuée en
quantité et en qualité.
 Les insectes piqueurs-suceurs principalement le Jasside : Les jassides représentent une
menace sérieuse pour les cultures de gombo. Ces petits insectes piqueurs-suceurs se
nourrissent de la sève des plantes, causant des dommages importants. Les jassides insèrent
leurs pièces buccales dans les feuilles et les tiges pour se nourrir, ce qui entraîne l'apparition
de petites taches blanchâtres.
Les feuilles peuvent se recroqueviller, se déformer et tomber prématurément.
Les plantes infestées ont une croissance ralentie et produisent moins de fruits.
 L’eau : L’eau qui était à notre disposition contenait du calcaire. Alors que le calcaire peut
limiter l'absorption d'eau et de nutriments par les racines des plantes. Et l’utilisation
excessive d'eau calcaire peut entraîner une accumulation de sels dans le sol, ce qui peut être
toxique pour les plantes.
 Le sol : Pour une meilleure réalisation des futurs projets dans la zone de Sandiara nous
conseillons de mieux régler les problèmes de l'eau salé et du sol qui est infester de
nématodes et de mieux penser aux traitements pour les bioagresseurs particulièrement les
insectes piquer suceurs
CONCLUSION :

En somme on peut en retenir que la réduction de l’utilisation des produits chimiques en


agriculture est un enjeu majeur dans la transition agroécologique pour mieux préserver nos
ressources naturelles et garantir une alimentation saine pour tous. En effet, la dépendance
excessive aux pesticides et aux engrais de synthèse a des conséquences néfastes sur la santé
humaine, la biodiversité et l'environnement. Les alternatives qu'on a eu à pratiquer telles que
l'apport de fumier, l'apport de compost, le paillage, l'association culturale, la rotation culturale
et la lutte biologique, offrent des solutions durables pour améliorer la fertilité des sols et
contrôler les bioagresseurs. Les biopesticides, issus d'organismes vivants, constituent
également une alternative intéressante aux produits chimiques.
Ce pendants cette transition nécessite un accompagnement fort des agriculteurs des
investissements en recherche et développement, ainsi que des politiques publiques incitatives.
En adoptant ces pratiques, nous pouvons concilier production agricole et préservation de
l'environnement tout en renforçant la souveraineté alimentaire. IL est donc nécessaire de
pousser les agriculteurs à mieux penser aux pratiques agroécologiques et de faire de
l'agroécologie un modèle agricole dominant à l'avenir.

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