Module 103 - Topographie de Base
Module 103 - Topographie de Base
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Topographie de base
Notions générales dela topographie
Applications de base sur les travaux de génie civil
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Secteur
BATIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS
Spécialité
TSGC
Niveau
TECHNICIEN SPECIALISE
2021/2022
Sommaire :
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1)Définition .......................................................................................................................... 32
2)Calcul du gisement ........................................................................................................... 32
3)Calcul d'un gisement à partir des coordonnées cartésiennes .......................................... 32
3.1) Méthode :.................................................................................................................... 33
3.2) Utilisation du gisement pour les calculs de coordonnées ......................................... 33
Chapitre 7 : Levé tachéométrique ........................................................................................ 34
Chapitre 8 : Implantation ....................................................................................................... 39
Chapitre 9 : Profils ................................................................................................................... 44
1) DÉFINITIONS .................................................................................................................. 44
2) LE PROFIL EN LONG ..................................................................................................... 44
3) LE PROFIL EN TRAVERS .............................................................................................. 46
Chapitre 10 : Cubature des terrassements ......................................................................... 49
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Chapitre 1 : Généralités
LA TOPOMETRIE
La topométrie (du grec « topos » = lieu et mettront = mesure) est l’ensemble des techniques
de mesurage géométriques servant
serva à déterminer la forme et les dimensions d’objets et des
lieux, sans tenir compte de la courbure de la terre.
Il faut noter que la topométrie
topomé comprend plusieurs domaines par exemple : Topométrie de
construction : (consiste à donner désalignements études altitudes qui servent à la construction
de bâtisses, de réseaux d’égouts et d’aqueducs, de rues...),
rues Topométrie routière (liée aux
autoroutes,
es, aux chemins de fer…).
fer…)
LA GEODESIE
La géodésie est la science qui a pour objet l’étude qualitative et quantitative de la forme
de la terre et de ses propriétés physique (la gravité, le champ magnétique, etc.).
LA TOPOGRAPHIE
LA PHOTOGRAMEMETRIE
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Chapitre 2 : Généralités
énéralités sur la topographie
1) OBJET DE LA TOPOGRAPHIE.
2) UNITES DE MESURES.
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Sa latitude, qui est l’angle L (Bob) du rayon OB avec le plan de l’équateur. La colatitude
est l’arc complémentaire BP.
4) REPRESENTATION PLANE
LANE DE LA SURFACE TERRESTRE ET
COORDONNEES
NEES RECTANGULAIRES.
5) LES AXES.
6) LES ORIENTATIONS
a) Azimut (AZ)
L’azimut d’une direction est l’angle compté
de 0 à 400 grades depuis une direction de
référence dans le sens des aiguilles d’une
montre. (Azimut
Azimut géographique (AZG), Azimut
magnétique (AZM), Gisement).
b) Gisement (G)
Angle compris
pris entre l’axe des Y (nord
Lambert ou axe des Y local) et unedroite. Cet
angle est mesuré dans le sens de rotation des
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aiguilles d’une montre de0 à 400gr (fig.8).
Le canevas est un
n ensemble de points qui sont déterminés par des mesures effectuées sur
le terrain(observations angulaires et mesures de longueurs), et dont on calcule les coordonnées
XY dans un système unique.
a) Nécessité.
Nous savon que les altitudes sont les hauteurs des points au
– dessus du niveau moyen en de la mer. Il serait impensable que
l’on soit obligé de faire toutes les mesures en partant chaque
fois du bord de la mer. Il est donc nécessaire que des repères,
d’altitudes préalablement calculées, soient répartis sur tout le
territoire. On obtient alors
lors les altitudes des points à déterminer
en mesurant les différences de niveau entre ces points et les
repères connus.
b) Repères de nivellement :
Il est indispensable que les altitudes obtenues grâce à des
travaux coûteux soient conservées avec le plus de d sécurité
possible. On a donc placé les repères sur des édifices publics :
Mairies, églises, gares, maisons de garde-barrière,
garde sur des ponts
et à défaut sur des immeubles privés et même sur des bornes
kilométriques.
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Les repères sont en fonte, avec l’indication
l’indic « Nivellement Générale » et la cote d’altitude
coulée dans la masse d’une plaquette en fonte
fon visée sur le repère.
1) GENERALITES
Le mesurage linéaire, généralement appelé chaînage, est la base de tout toute opération
tonométrique. Même si le chaînage semble à première vue très simple, il faut se méfier ; il faut
lui apporter toute l’attention possible et utiliser la bonne technique. D’une façon générale, la
distance entre deux points est toujours ramenée àl’horizontale soit par calculs, soit par
méthode utilisée lors du mesurage. La mesure linéaire s’effectue de trois façons : par la mesure
directe, par la mesure indirect ou par la mesure électronique.. Une mesure est appelée direct
lorsqu’on parcourt la ligne à mesurer en appliquant
appliquant bout à bout un certain nombre de fois
l’instrument de mesure. Mesurer directement une longueur c’est la comparer à une mesure
étalon, (mètre,
e, décamètre, double décamè[Link].)
décamètre ) que l’on porte bout à bout autant de fois qu’il
est nécessaire.
2) LES INSTRUMENTS
UMENTS POUR MESURES DES DISTANCES.
Ruban métallique enroulé dans un boîtier. D’un maniement aisé il est utilisépour la
mesure de détails.
Cette méthode permet de mesurer rapidement les dimensions de certa certains détails pour les
levés à petit échelle (1/2 000 et en - dessous). Elle permet également de vérifier si une erreur
importante n’a pas été commise e sur la mesure d’une distance.
d) La chaîne d’arpenteur
e) Le ruban
Il est en acier ou en inox, de longueurs 10, 20, 30 ou 50 m, il est bien adapté pour tous le
les
travaux topo métriques.
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f) La roulette
Montée dans un boîtier avec un sans marche, elle est d’un emploi plus aisé. Elle est
munie, soit d’un ruban plastifié (très sensible aux différences de températures, allongement
important) soit d’un ruban d’acier, de 10,
10, 20, 30 ou 50 m. Graduations tous les centimètres.
L’anneau des rubans à roulette n’est pas compris dans la longueur.
Malgré l’utilisation de plus en plus courante des roulettes, les rubans restent l’instrument
le plus précis pour les raisons suivantes :
- Les mesures sont faites « bout à bout », les poignées articulées étant comprises dans la
longueur.
- Les poignées possèdent des cannelures demi-circulaires
demi circulaires du même diamètre que les fiches.
3) LE JALONNEMENT
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Après avoir mis le théodolite
héodolite en station au point A, viser le jalon B àson axe et le plus près
possible du sol de façon à réduire l’influence du défaut de verticalité, puis faire placer par un
aide les jalons intermédiaires en commençant impérativement par le plus éloigné.
4) MESURAGE A PLAT
Règle générale :
L’opérateur se place à l’arrière, l’aide à l’avant, en
se mettant sur la côte du ruban ; l’opérateur place
l’extrémité 0 du ruban sur le repère, aligne l’aide qui
tend le ruban et marque son extrémité en enfonçant
une fiche au sol.
Cette fiche doit être enfoncée perpendiculairement
perpendiculai
au ruban et inclinée vers le [Link] même opération se
répète autant de fois qu’il est nécessaire.
Le terrain étanthorizontal, on obtient une distance
horizontale.
On applique la règle générale, la distance obtenue est une distance suivantla pente (dp).
La distance à introduire dans les calculs est la distance horizontale.
si on a mesuré le site (i), on aura :dh = dp cos i
si on connaît la dénivelée (dn)
(d entre A et B:dh2 = dp2 – dn2
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(réticule). Ils peuvent aussi être horizontaux et valent en général un angle α =1/100 radian et
on parle alors d’angle stadimètrique « constant ».
Mesure optique :
Donc :
dh = lm x 100 x cos2i
Exemple :
Lecture trait stadimétriques supérieur : l = 1, 676
Lecture trait stadimétriques inférieur : m = 1, 364
Le site mesuré sur B’ (ht= hv)
hv est égal à : 4, 28 gr.
On aura : = (1,676 – 1,364) (100) (cos2 4, 28) = 31, 20 x 0, 995487 = 31, 06 m
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Chapitre 4 : Le nivellement (L’altimétrie)
1) DÉFINITION
- Altimétrie : partie de
e la topographie qui traite le relief du sol et de sa représentation sur
les plans et cartes.
- Surface de niveau : surface libre d’un liquide ; en chacun de ses points, elle est
perpendiculaire à la pesanteur. En topographie, la surface de niveau de base est est, en
général, le niveau moyen des mers,
- Hauteur d’un point où cote : La hauteur d’un point où cote est la distance verticale entre
le point et une surface de niveau choisi arbitrairement. Lorsque la surface de niveau est
celle de la mer, la hauteur prend comme nom : altitude avec comme convention la lettre
Z.
- La distance AB prend le nom de différence de niveau où dénivelée : ∆ZA et ∆ZC sont dits
au même niveau quand leurs distances AE et CD à la surface de la mer sont égales.
- Au Maroc, la surface de niveau de base retenu correspond au niveau moyen de l’océan
Atlantique. C’est le plan de comparaison du système de nivellement, le N.G.M
(Nivellement Général du Maroc).
Le nivellement peut s’effectuer selon trois procédés qui sont par ordre de précision
décroissante :
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- Le nivellement direct ou géométrique,
- Le nivellement indirect ou trigonométrique,
- Le nivellement barométrique (méthode de nivellement basée sur des mesures de
pressions atmosphériques) peu précis, n’est pas traité dans cet ouvrage.
Nous nous intéressons plus particulièrement au nivellement direct.
3) LE NIVELLEMENT DIRECT.
Le nivellement direct s’appuie exclusivement sur des visées horizontales. En général il est
exécuté avec un niveau. Un niveau matérialise une ligne de visée horizontale, mais ne permet
pas de mesurer des angles verticaux.
Les niveaux sont classés en trois catégories. Chaque catégorie correspond des besoins
différents, et à des méthodes appropriées.
- Niveau de précision → Nivellement direct de haute précision ;
- Niveau d’ingénieurs → Nivellement direct de précision ;
- Niveau de chantier → Nivellement direct ordinaire.
Dans chacune de ces catégories, il existe des niveaux de type classique, et des niveaux
automatiques.
Remarque :
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L’altitude est souvent notée Z au lieu de [Link] aux éventuelles confusions avec les
coordonnées géocentriques (X, Y, Z).
La portée est la distance du niveau à la mire ; elle varie suivant le
matériel et la précision cherchée, et doit être au maximum de 60 m en
nivellement ordinaire et 30 m en nivellement de précision. Dans la
mesure du possible, l’opérateur place le niveau à peu près à égale distance de
A et de B (sur la médiatrice de AB) de manière à réaliser l’égalité des portées.
3.1.2) Le niveau
a) Principe de fonctionnement
Le niveau est schématiquement constitué d’une optique de visée
(lunette d’axe optique (O)) tournant autour d’un axe vertical (appelé
axe principal (P)) qui lui est perpendiculaire. Le réglage de la
verticalité de l’axe principal est fait au moyen d’une nivelle sphérique.
L’axe optique tournant autour de l’axe principal décrit donc un plan
horizontal passant par le centre optique du niveau qui est l’intersection
des axes (P) et (O).
L’axe principal (P) peut être stationné à la verticale d’un point au moyen d’un fil à plomb,
mais généralement le niveau est placé à un endroit quelconque entre les points A et B, si
possible sur la médiatrice de AB.
Certains appareils possèdent une graduation (ou cercle horizontal) qui permet de lire des
angles horizontaux avec une précision médiocre, de l’ordre de ± 0,25 gon (gon c’est le symbole
de grade) : ils ne sont utilisés que pour des implantations ou des levers grossiers.
Les éléments constitutifs d’un niveau sont les suivants :
- 1. Embase - 7. Oculaire
- 2. Vis calant (3 vis) - 8. Anneau amovible
- 3. Rotation lente - 9. Contrôle de l’automatisme
- 4. Mise au point sur l’objet - 10. Compensateur à pendule
- 5. Objectif - 11. Cercle horizontal (option sur le NA2)
- 6. Viseur d’approche rapide - 12. Nivelle sphérique (invisible ici)
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pivoter le corps du niveau autour de la droite D3. Il amène ainsi la bulle de la nivelle sur la
droite D2 parallèle à D3. En agissant ensuite sur la vis calant V3, il fait pivoter le niveau
autour de la droite D1 et centre ainsi la bulle dans le cercle de centrage de la nivelle
sphérique.
La lecture sur chaque fil est estimée visuellement au millimètre près (6,64 dm sur la
figure, fil niveleur). Les fils stadimétriques permettent d’obtenir une valeur approchée de la
portée. Pour chaque lecture, il est judicieux de lire les trois fils horizontaux de manière à
éviter les fautes de lecture : on vérifie en effet, directement sur le terrain, que :
Par exemple, la figure ci-dessus : 6,64 dm = (5,69 + 7,60)/2.
Formule de stadimétrie
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- faites pivoter le niveau de 200 gon et vérifiez que la nivelle reste dans ses repères ;
- si ce n’est pas le cas, ramenez la bulle
bulle vers la position centrale de la moitié de son décalage
au moyen de ses vis de réglage, l’autre moitié étant rattrapée par les vis calant du niveau.
Recommencez la vérification jusqu’à obtenir un défaut négligeable.
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(Altitude H) = (Altitude N) + LAR
En déduire pour chaque point M rayonné depuis cette station en lecture avant :
(Altitude M) = (Altitude H) - LAV
Où directement :
(Altitude M) =(Altitude N) + LAR- LAV
Disposition des calculs en tableau – tenue du carnet de nivellement
Lorsque les points A et B sont situés de sorte qu’une seule station du niveau ne suffit pas
à déterminer leur dénivelée (éloignement, masque, dénivelée trop importante, etc.), il faut
décomposer la dénivelée totale en dénivelées élémentaires à l’aide de points intermédiaires
(I1, I2, ..., voir figure ci-dessous). L’ensemble de ces décompositions est appelé nivellement
par cheminement.
Un cheminement encadré part d’un « point origine » connu en altitude, passe par un
certain nombre de points intermédiaires et se referme sur un « point extrémité » différent du
point d’origine et également connu en altitude. Le cheminement de la figure est encadré entre
A et B.
Lorsque l’on cherche à déterminer l’altitude d’un point extrémité B à partir de celle
connue d’un repère A, on effectue généralement un cheminement aller-retour de A vers A
en passant par B. Ceci permet de calculer l’altitude de B et de vérifier la validité des mesures
en retrouvant l’altitude de A.
Lorsqu’un cheminement constitue une boucle retournant à son point de départ A, on
l’appelle cheminement fermé. Il est très employé pour les raisons suivantes :
- il permet la détermination des altitudes même quand on ne connaît qu’un seul repère ;
- il est possible de calculer un tel cheminement en affectant une altitude arbitraire à un point
de départ fixe et durable ; une simple translation permettra de passer des altitudes de ce
système local aux altitudes vraies ;
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- il permet un contrôle de fermeture qui est indépendant de la précision de connaissance de
l’altitude du point de référence.
La dénivelée totale ∆HAB de A vers B est égale à la somme des lectures arrière diminuée de
la somme des lectures avant.
Si le cheminement est fermé, la dénivelée totale doit être égale à zéro.
Fermeture du cheminement
Compensation du cheminement
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La compensation est l’opération qui consiste à répartir la fermeture sur toutes les
mesures.
La compensation, notée CH, est donc l’opposée de la fermeture, c’est-à-dire :
C H = - fH
Dans le cas où la fermeture est comprise entre écart type et tolérance, on peut choisir entre
les deux méthodes de répartition suivantes :
proportionnellement à la portée: on considère que plus la portée estimportante et plus la
dénivelée peut être entachée d’erreur. Ceci oblige à connaître un ordre de grandeur de la
portée, qui est obtenu par stadimétrie.
La compensation sur chaque dénivelée est alors : CHi = CHx Li / Σ Li
proportionnellement à la valeur absolue de la dénivelée: la compensation à appliquer à
chaque dénivelée partielle du cheminement vaut donc :CHi = CHx|∆Hi|/ Σ ∆Hi
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Fermeture : f H = 16 mm ; Tolérance : TH = 18 mm.
c) Cheminement mixte
Depuis une station quelconque du niveau dans un cheminement, et après avoir enregistré
la lecture arrière sur le point de cheminement précédent, l’opérateur vise plusieurs points de
détail et effectue sur chacun d’eux une lecture unique qui est donc une lecture avant. Ensuite,
il termine la station par la lecture avant sur le point de
cheminement suivant. Par exemple, sur la figure ci-dessous,
les points 1, 2 et 3 sont rayonnés depuis la station S1 dont le
point arrière est la référence (R) et le point A.
L'opération en S1 est appelée rayonnement. Lorsqu’un
cheminement comprend des points rayonnés et des points
cheminés, on dit que c’est un cheminement mixte.
Le cheminement de la figure ci-contre passe par les points
R, A, B, C, D, E et R’. Les points 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 7 sont
rayonnés. L’ensemble est un cheminement mixte encadré
entre R et R´.
Sur le carnet de nivellement, un point rayonné est repérable directement au fait qu’il ne
comporte pas de lecture arrière (ou bien la même lecture arrière que le point précédent du
tableau (voir l’exemple). La règle de l’égalité des portées doit aussi s’appliquer aux points
rayonnés pour assurer une précision optimale.
Il faut donc choisir une station la plus centrale possible par rapport à tous les points à
viser.
Le mesurage terminé, on calcule d’abord le cheminement sans tenir compte des points de
détails rayonnés.
Puis on calcule les points rayonnés et on les note, par exemple, dans une autre couleur.
Leur calcul est différent de celui des points cheminés. En effet :
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- tous les points rayonnés depuis une même station sont calculés à partir de l’altitude du point
arrière de la station. Cette différence de calcul entraîne souvent des erreurs qui peuvent être
limitées par le respect du calcul en deux étapes : d’abord le cheminement seul puis les
rayonnements et par l’emploi de couleurs différentes ;
- il n’y a pas de compensation sur la dénivelée d’un point rayonné puisqu’il n’y a pas
de contrôle possible de sa valeur. L’altitude du point rayonné dépend de celle, déjà
compensée, du point arrière du cheminement : H (du point rayonné) = H (du point du cheminement) + ∆H.
Ce manque de contrôle exige une lecture particulièrement attentive sur ces points (par
exemple, une lecture sur les trois fils).
Remarque :
Sur chantier, on calcule souvent l'altitude d'un point rayonné en faisant intervenir la
notion d'altitude du plan de visée, c’est-à-dire l'altitude de l'axe optique du niveau : elle est
égale à l'altitude du point de référence arrière de la station augmentée de la lecture sur mire
en ce point. Par exemple, le plan de visée de la station 1 (voir tableau suivant) est :
HpvS1= 124,968 + 2,591 = 127,559 m
L'altitude d'un point rayonné est alors l'altitude du plan de visée diminuée de la lecture sur la
mire en ce point. Par exemple, pour le point 2 :
H2 = HpvS1– 1,922 = 125,637 m
Exemple :
Le tableau ci-après, détaille le calcul du parcours schématisé à la figure ci-dessus. Le
tableau traite automatiquement les points rayonnés : il suffit de ne pas entrer de lecture
arrière.
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Dans ce parcours, il y a sept points rayonnés et six points cheminés.
Fermeture : fH= 14 mm ; Tolérance : TH= 15 mm.
Remarque
Les tableaux peuvent mélanger plusieurs unités (mm, dm et m). Ceci a un aspect
formateur en obligeant l’opérateur comme le calculateur à faire attention et à préciser les
unités utilisées. Mais c’est aussi une source d’erreur. Il est donc recommandé de noter les
lectures sur mire directement en millimètre (par exemple :1 264 mm au lieu de 12,64 dm) pour
deux raisons :
- cette notation permet de supprimer la virgule, souvent mal retranscrite ;
- elle offre une plus grande facilité dans les calculs si toutes les colonnes sont en millimètres,
excepté celle des altitudes qu’il suffira de diviser par 1 000 pour retrouver des mètres, ou
bien de noter sans virgule, par exemple : 125 703.
Pensez à noter de même tous les chiffres lus sur la mire (par exemple : 0 132) pour éviter
les confusions d’unités.
Sur de très courtes portées (Dh 100m), on peut effectuer un nivellement indirect avec un
théodolite optico-mécanique, une chaîne et une mire. La précision obtenue est médiocre mais
peut être suffisante dans certains cas, par exemple, pour le calcul d’altitude approchées pour
un avant-projet de terrassement.
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Après des calculs de démonstration, on obtient les expressions approchées suivantes :
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Chapitre 5 : Mesure des angles
1) GÉNÉRALITÉS
Les équerres optiques utilisées actuellement sont celles à prismes pentagonaux. Elles
existent sous deux formes :
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2) UNITÉS DE MESURES DES ANGLES.
3) LE THÉODOLITE
3.1) Conception
Un théodolite est un appareil permettant de mesurer des angles horizontaux (angles
projetés dans un plan horizontal) et des angles verticaux (angles projetés dans un plan
vertical).
Constitution :
- le pivot, ou axe principal, calé verticalement et centré, c’est-à-dire
dire confondu avec la verticale
du point au sol ou au « toit » en travaux souterrains ; le théodolite est alors en station, c’est-
à-dire
dire prêt pour le mesurage des angles horizontaux et verticaux ;
- l’axe de basculement,, encore appelé axe secondaire où axe des tourillons
tourillons,perpendiculaire au
précédent, donc horizontal au moment des observations ;
- l’axe optiquede
de la lunette, perpendiculaire à l’axe de basculement, balayeun plan de visée
vertical ;
- le cercle horizontal,, centré sur le pivot, permet la mesure des angles horizontaux ;
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- Lecercle vertical, ou éclimètre, centré sur l’axe de basculement, autorise la mesure des
angles verticaux.
Le cercle horizontal (ou limbe) est la graduation du théodolite sur laquelle l'opérateur
litles angles horizontaux. Il est lié au socle de l'appareil mais peut aussi pivoter sur lui-même
de manière à régler le zéro des graduations sur une direction donnée.
Les graduations sont croissantes de 0 à 400 gon dans le sens horaire.
Après la mise en station du théodolite, ce cercle est horizontal, ce qui explique que
lesangles lus soient des angles projetés sur le plan horizontal et appelés angle horizontaux
(ou azimutaux), notés Hz.
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Sur la figure 3.19, l'appareil est en station sur le point S. L'opérateur vise le point
A(sommet du bâtiment) et règle le zéro des graduations sur ce point. En visant le point B,il lit
dans le théodolite l'angle horizontal A’-S’-B’ (A’, B’, S’ sont les projections de A,B et S sur le
plan horizontal passant par l’axe des tourillons de l’appareil).
Si l’on appelle HzCG la valeur lue en cercle gauche, et HzCD celle lue en cercle droit, on doit
observer:
HzCD≈ HzCG+ 200
En effet, le double retournement décale le zéro de la graduation de 200 gon ; ceci permet
un contrôle simple et immédiat des lectures sur le terrain. La différence entre les valeurs HzCG
et (HzCD – 200) représente la combinaison des erreurs de collimation, de mise en station, de
lecture, etc.
La lecture de l'angle horizontal Hz mesuré vaut alors:
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Hz + (Hz − 200)
H = si ∶ Hz > 200
2
Hz + (Hz − 200 + 400) Hz + (Hz + 200)
H = = si ∶ Hz < 200
2 2
La lecture d’un angle vertical z, noté aussi V, est réalisée de la manière suivante.
Sur la figure ci-contre, est représentée une vue en
élévation du cercle vertical d’un théodolite en position de
référence (cercle gauche). Nous avons vu précédemment que ce
cercle est solidaire de la lunette. Son zéro est placé sur l’axe de
la lunette (visée). L’index relecture est fixe et positionné à la
verticale (zénith) du centre optique (t) de l’appareil, lui-même
stationné à la verticale du point S. Lorsque la ligne de visée
passe par un point M, l’index donne alors la lecture de l’angle z
(ou V) intercepté sur le cercle vertical :
z = angle (tM, tI) ; z est appelé « angle zénithal » : c’est
un angle projeté dans le plan vertical du point de station.
Remarque :
Pour que l’utilisateur obtienne un angle évoluant positivement en sens horaire, le cercle est
supposé gradué en sens trigonométrique.
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z angle zénithal ;
i angle de site (par rapport à l’horizon) ;
n angle nadiral (par rapport au nadir).
Pour la suite, nous avons préféré la notation V pour les angles zénithaux car l’angle
Vmesuré par les appareils modernes est toujours l’angle zénithal z. De plus, cela
permetd’éviter la confusion avec les coordonnées notées [Link] relations entre ces angles sont :
n = 200 – V ; i = 100 – V ; 100 = n – i
L’angle i est compté positif dans le sens inverse horaire de manière à obtenir un
anglede site positif pour une visée au-dessus de l’horizon et un angle de site négatif pour
unevisée en dessous de l’horizon.L’angle n est compté positif en sens inverse horaire ; il vaut 0
au nadir et 200 au zénith.
+( − )
=
Remarque :
Si la précision des mesures ne nécessite qu’une lecture, elle sera faite en position de
référence de manière à lire directement l’angle V. Dans ce cas, V = VCG.
Sur le terrain, on vérifie en permanence la cohérence de VCD et VCG pour limiter les fautes
de lecture.
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On peut augmenter la précision de lecture en effectuant les lectures de l’angle V sur les
trois fils (stadimétriques S’ et S, niveleur N) : ceci minimise les erreurs de pointés et les
risques de faute de lecture (On tient compte du fait que les fils s’inversent lors du double
retournement : le fil stadimétrique supérieur S´ en CG devient le fil inférieur en CD. Les lectures en
CD ont donc été inversées.)
3.3.3) Application :
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Chapitre 6 : Calcul du gisement
1) Définition
2) Calcul du gisement
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3.1) Méthode :
Application :
Calculez le gisement de la direction AB suivante :
Solution :
A (10 ; 50) et B (60 ; 10)
x = ΔE = EB – EA = +50
y = ΔN = NB – NA = – 40
En topographie, il est très fréquent de connaître un point S(ES, NS) et de chercher les
coordonnées d’un point P visible depuis S. On dit que P est rayonné depuis S si l’on peut
mesurer la distance horizontale DSP et le gisement GSP. Quel que soit le quadrant, on peut
alors calculer les coordonnées du point P parles formules suivantes :
Application :
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S (680 379,84 ; 210 257,06) est donné en coordonnées
coordon Lambert (m). Calculez les coordonnées
de P tel que :
DSP = 45,53 m et GSP = 172,622 gon.
Solution :
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Chapitre 8 : Implantation
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Résumé :
- L’implantation est l’inverse du levé.
- On distingue deux types d’implantations :
Implantation planimétrique ;
Implantation altimétrique.
- L’implantation
lantation planimétrique par rayonnement est basée sur le choix :
D’une station comme pole
D’une ligne d’opération comme axe polaire.
- L’implantation altimétrique consiste à matérialiser sur le terrain des points dont
l’altitude est connue.
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Chapitre 9 : Profils
1) DÉFINITIONS
Un profil en long est la représentation d’une coupe verticale suivant l’axe d’un projet
linéaire (route,voie ferrée, canalisation, etc.). Le profil en long est complété par des profils en
travers qui sont descoupes verticales perpendiculaires
perpendiculaires à l’axe du projet. Leur établissement
permet en général le calculdes mouvements de terres (cubatures) et, par exemple, permet de
définir le tracé idéal d’un projet demanière à rendre égaux les volumes de terres excavés avec
les volumes de terre remblayés.
ayés.
2) LE PROFIL EN LONG
Le profil en long est un graphique (fig. 10.11.) sur lequel sont reportés tous les points du
terrain naturel et de l’axe du projet. Il
I est établi en premier lieu. On s’appuie sur ce document
pour le dessin des profils en travers (fig. 10.12.). Ce graphique s’oriente de la gauche vers la
droite ; les textes se rapportant au projet sont en rouge, écriture droite et ceux qui se
rapportent au u terrain naturel en noir et en italique. Distances et altitudes sont données en
mètres au centimètre près.
On choisit en général un plan de comparaison d’altitude inférieure à l’altitude du point le
plus bas du projet ou du terrain naturel. Ce plan de comparaison est l’axe des abscisses du
graphique sur lequel sont reportées les distances horizontales suivant l’axe du projet. Sur l’axe
des ordonnées, sont reportées les altitudes.
Les échelles de représentation peuvent être différentes en abscisse et een ordonnées (en
rapport de l’ordre de 1/5 à 1/10) de manière à souligner le relief qui peut ne pas apparaître sur
un projet de grande longueur.
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On dessine tout d’abord le terrain naturel (TN), généralement en trait moyen noir. Son
tracé est donné par la position de chaque point d’axe d’un profil en travers, le terrain naturel
étant supposé rectiligne entre ces points. On reporte en même temps dans le cartouche des
renseignements en bas du graphique : les distances horizontales entre profils en travers dites
distances partielles, les distances cumulées (appelées aussi abscisses curvilignes) depuis
l’origine du projet et l’altitude de chaque point.
On positionne ensuite le projet (trait fort rouge) en tenant compte de tous les impératifs
de visibilité : pente maximale, égalité des déblais et des remblais, etc. Ce tracé donne des
points caractéristiques comme les points de tangence entre droites et parties courbes, les
points hauts (ou sommets situés à la fin d’une rampe et au début de la pente suivante), les
points bas (situés à la fin d’une pente et au début de la rampe suivante). Une rampe est une
déclivité parcourue en montant dans le sens du profil ; une pente est parcourue en descendant.
Un parcours horizontal est aussi appelé palier. Les déclivités des parties droites, les longueurs
projetées des alignements droits et des courbes ainsi que les rayons de courbure sont reportés
en bas du cartouche ; on reporte également les longueurs développées des courbes.
Les cotes des points caractéristiques du projet sont reportées dans les lignes de
renseignement en bas du graphique : distance à l’origine du projet (distance cumulée) et
altitude. Dans la phase d’avant-projet sommaire, elles sont mesurées sur le graphique du
profil en long. Elles sont calculées exactement en phase deprojet d’exécution, à partir du profil
en long et des profils en travers réels, levés sur le terrain. La manière la plus efficace de faire
ce calcul est de construire le profil surun logiciel de DAO et d’y lire les coordonnées des
intersections.
Les calculs des positions des points caractéristiques se ramènent à des intersections
droites - droites, droites -cercles ou droites -paraboles dans le repère associé au profil en long.
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On peut colorier de manière différente les remblais (en rouge) et les déblais (en bleu). Les
profils en travers fictifs (surface nulle) dont on doit déterminer la position(abscisse et
éventuellement l’altitude) sont les points d’intersection entre le terrain naturel et l’axe du
projet ; ces profils particuliers sont utiles pour le calcul des cubatures. Il faut connaître leur
position en abscisse par rapport aux deux profils en travers qui les encadrent.
Remarque :
Veillez à ne pas confondre le système de coordonnées dans lequel sont repérés le profil en
long et le profil en travers (x, y associé au graphique, l’axe des y représentant les altitudes)
avec le repère général (ou local) dans lequel les points du terrain sont exprimés pour les
implantations (altitudes cotées sur l’axe des Z).
Attention au fait que l’on utilise des échelles différentes en abscisse et en ordonnée. Les
pentes sur le graphique sont multipliées par un facteur d’échelle qui est le rapport de l’échelle
des ordonnées sur celle des abscisses. Les courbes sont aussi transformées mais de manière
non homothétique (puisque seule l’échelle en ordonnée varie) : un cercle devient donc une
ellipse et les rayons de courbure sur le graphique n’ont plus rien à voir avec la réalité... Cette
erreur peut facilement être évitée par une construction graphique avec un logiciel de DAO : la
construction est faite à l’échelle1 en abscisse et en ordonnée (on en déduit les cotes réelles) et,
ensuite, pour les besoins de la représentation, on peut multiplier l’échelle des ordonnées par 5
ou 10.
3) LE PROFIL EN TRAVERS
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n’interviennent pas dans la décomposition de lasurface en triangles et trapèzes. Ils sont
calculés séparément.
Une flèche verticale dans l’axe du fossé indique si l’eau s’écoule vers le profil
suivant(flèche vers le bas) ou vers le profil précédent (flèche vers le haut) dans le sens du
profil en long.
On porte sur chaque profil la surface de remblais et de déblais. Le numéro du profil et sa
position (P.K. ou point kilométrique) dans le projet doivent figurer sur le graphique. Les
surfaces en déblai et en remblai sont calculées et portées sur le graphique ainsi que la
distance d’application du [Link] indique aussi l’abscisse curviligne à l’axe du projet
(distance suivant l’axe depuis l’origine du projet).
Les calculs nécessaires à la détermination des points d’entrée en terre, s’ils sont effectués
manuellement, peuvent être obtenus par l’intersection de droites dans le plan du graphique.
De même, les surfaces peuvent être calculées manuellement en utilisant les coordonnées (x et
z) des sommets ou au moyen d’un planimètre. Le moyen le plus efficace reste le dessin à
échelle réelle sur ordinateur et la lecture directe des coordonnées et surfaces.
Il existe trois types de profils en travers (fig. 10.13.) : les profils en remblai, en déblai ou
bien les profils mixtes.
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Notons que la présence du fossé sur ces différents types de profils n’est nécessaire qu’en
cas d’impossibilité d’écoulement naturel des eaux. Par exemple, comparez leprofil en remblai
et le profil mixte.
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Chapitre 10 : Cubature
ure des terrassements
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B. METHODES DES PROFILS
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