M1S7ADM07 Gestion Budgetaire
M1S7ADM07 Gestion Budgetaire
Sommaire
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Chapitre 01 : La démarche budgétaire 04
1- Introduction 04
2- Les origines historiques de la gestion budgétaire 04
3- Définition et objectifs de la gestion budgétaire 05
4- La démarche budgétaire
06
5- Organisation de la démarche budgétaire
09
Chapitre 02 : Budgétisation des ventes 10
1. Introduction 10
2. Rappel sur les méthodes de la prévision des ventes. 19
3. Elaboration de budget des ventes.
22
4. Application
5. Le contrôle budgétaire des ventes 22
1- Introduction 49
2- Définitions et types des investissements
49
3- Procédure d’élaboration de budget des investissements
50
Bibliographie 77
Chapitre 08 Les états de synthèses prévisionnelles 70
1- Introduction 70
2
La démarche budgétaire
1- Introduction
Pour mieux piloter et maitriser la performance d’une organisation, le contrôle de gestion
propose de nombreux outils comme la gestion budgétaire. Cette dernière est considéré comme
une nécessité absolue de fait qu’elle permet aux dirigeant de donner une vision sur l’avenir et
les met en position favorable pour exploiter les opportunités, donc la gestion budgétaire est un
outil de reculer au passé dans l’espoir de sauter dans le futur et permet de savoir où l’on va et
d’éviter de gérer à l’aveuglette.
La gestion budgétaire occupe une place prédominante parmi les techniques de contrôle de
gestion qui sont susceptible d’être utilisé pour facilite et améliorer la prise de décision a
l’intérieure de l’entreprise.
Les latinistes auront reconnu dans notre bouge l’antique bulga (ae, f) romaine, le sac de
cuir que les patriciens portaient au bras.
« Avoir la bougette » signifiait s’équiper, se préparer pour partir en voyage, rassembler ce dont
on allait avoir besoin pour faire face aux nécessités de la route.
Le terme a ensuite été repris par les Anglais, à l’issue de la guerre de Cent Ans, à
l’époque où naissaient les institutions parlementaires. Le « budget » devient une notion de
droit public, pour désigner la somme d’argent allouée par un vote du Parlement à une entité
administrative pour son fonctionnement : chaque ministre dispose ainsi d’une petite bouge
abstraite (une « enveloppe budgétaire ») dans laquelle il peut puiser (on parle aussi de «
portefeuille » ministériel, ce qui renvoie à la même image.
3-1 Définition
On peut citer diverses définitions données par de multiples auteurs :
« La gestion budgétaire comme étant : «un mode de gestion consistant à traduire en
programmes d’actions chiffrées, appelées budgets, les décisions prises par la direction avec la
participation des responsables»1.
En résume, la gestion budgétaire est un mode de gestion à court terme qui englobe tous les
aspects de l'activité de l'entreprise dans un ensemble cohérent de prévisions chiffrées et
permet la mise en évidence des écarts et des actions correctives.
1 Doriath .B ,Contrôle De Gestion En 20 Fiche », 5eme Edition, DUNOD, Paris, 2008, p :01. 2
Depallens G, « Gestion Financière De L’entreprise », 4eme Edition, SIREY, Paris, 1971, p : 519. 3
Doriath .B, Op,Cit , p :3.
4
4- La démarche budgétaire
La gestion budgétaire est un mode de gestion prévisionnel, elle repose sur le contrôle à
postériori des réalisations avec ces mêmes prévisions, par la mise en évidence d’écarts
significatifs qui doivent entraîner des actions correctives.
Donc, le processus de la gestion budgétaire repose sur trois phases : la prévision (d’après
les objectifs de l’entreprise) qui est la première étape de la gestion budgétaire, la budgétisation
qui est la phase où l’on chiffre les prévisions par fonctions, et enfin, le contrôle budgétaire qui
consiste en la confrontation des réalisations avec les prévisions.
Cette gestion, s’appuie sur un mode de pilotage de type boucle fermée avec rétroaction. Le
schéma suivant résume cette démarche budgétaire :
La démarche de la gestion budgétaire
1 Idem,p : 44.
5
Dans la mesure où le système budgétaire est intégré dans le système de planification, on peut
décomposer la démarche budgétaire en trois phases :
C'est la comparaison permanente des résultats réels et des résultats prévisionnels figurant
au budget pour 1 :
On peut citer les phases principales dans le processus du contrôle budgétaire, qui sont :
- Mai-juin : définit le cadre et les études préalables. On part des orientations de la direction
générale et ils émettent des hypothèses macro-économiques.
L’objectif de budget des ventes consiste à évaluer les ventes futures à la fois en
quantité et en valeurs en tenant compte des évolutions de l’environnement de
l’entreprise .Il est le pivot de toute la gestion budgétaire de l’entreprise. Il va permettre
8
d’établir le programme de production, le programme d’approvisionnement et étudier
l’équilibre de la trésorerie. La prévision des ventes à long terme permet d’envisager les
investissements et réaliser des plans de financement.
Pour parvenir à des prévisions précises de ventes il convient de recourir à des méthodes de
prévisions. Ces méthodes sont de deux sortes :
2-1- Les méthodes futuristes plus qualitatives : Parmi ces méthodes on peut citer 1:
2-1-1- Estimations par les opinions des vendeurs : Les vendeurs peuvent aider l’entreprise à
établir des estimations de ses activités à venir dans la mesure où ils sont en contact direct avec
les clients et disposent d’une connaissance approfondie du marché.
2-1-2-Les études de marché : Pour prévoir leur volume de ventes futures, les entreprises
peuvent recourir à des enquêtes menées auprès de groupes de clients, portant sur les intentions
d’achat, les fréquences d’achat et les quantités à acheter.
2-1-3- Les opinions d’experts : Les prévisions de ventes peuvent être établies sur la base des
estimations de certains experts tels que les consultants externes, les fournisseurs et les
distributeurs.
2-2 Les méthodes quantitatives 2 : qui supposent que l’étude de passé permet de prévoir le
futur en n’étant qu’un prolongement.
L’analyse des informations passées va se faire grâce aux outils statistiques. Ces outils ne
sont valables qu’à court terme. On va donc examiner des séries chronologiques afin de
découvrir des tendances et des évolutions et les prolonger dans le futur. Cela passe par
l’observation graphique, on examine le nuage de point et on recherche l’évolution qui va se
matérialiser par une courbe (une droite) qui passe au milieu du nuage de points.
On peut recenser particulièrement trois techniques essentielles qui sont : les
ajustements, les séries chronologiques et le lissage exponentiel : 2-2-1 Les
ajustements
A- L’ajustement analytique :
La méthode des moindres carrées
« Il s’agit de rechercher les paramètres de la fonction yi ′ = f(x) qui rendent la plus faible
possible la somme des carrés des distances entre la valeur observée yi de la variable et sa
valeur ajustée yi ′ »2.
L’estimation des ventes futures de l’entreprise par cette méthode, repose généralement
sur la technique du trend ou tendance qui représente l’évolution à long terme d’un phénomène
en fonction du temps.
Les fonctions d’ajustement peuvent être extrêmement variées. Dans notre cas, nous
présenterons les fonctions les plus habituelles au cycle de vie d’un produit :
Source : Alazard C, Sépari S, Contrôle de gestion, manuel et applications, Dunod, Paris,2010, p :260.
1 Alazard C, Sépari S, Contrôle de gestion, manuel et applications, Dunod, Paris, 2010, p : 258.
2
Idem.
1
0
COURS GESTION BUDGETAIRE
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L’ajustement linaire
L’objectif est d’obtenir une droite y = ax + b telle que la somme des carrés des écarts entre la
droite et les différents points représentatifs de la série statistique soit minimale. On démontre
que1 :
V(x) : la variance de x.
L’ajustement linéaire sera préféré lorsque les variations en valeur absolue qui représenteront
une certaine constance, donc une évolution linéaire représentent correctement la tendance
observée. La validité de cette hypothèse peut être appréciée visuellement à partir du
graphique, ou testée par le coefficient de corrélation linéaire :
𝒓=
∑� 𝒊� 𝒊 ∑(� −̅� )(�−̅�)
� 𝟐=
√ ∑� 𝒊 ∑� 𝒊
𝟐 √ ∑(� −̅� )𝟐(�−̅�)𝟐
� �� ��
� � �� ��
La valeur proche de 1 de ce coefficient atteste d’une bonne corrélation et confirme la
validité de l’ajustement linéaire. Exemple :
TAF
- Représentez graphiquement les ventes de « Espoir » en fonction du temps.
- Justifiez le choix d'un ajustement linéaire.
- Déterminez les paramètres a et b de la droite d'ajustement.
- Prévoyez les ventes des périodes juillet (7) et (Aout) .
Solution :
1- Représentation graphiques
1,2
2298
1 2095 2145 2058
1842 1922
0,8
0,6
0,4
0,2
0
1 2 3 les ventes(Y)4 5 6
x y (𝒙 − ̅𝒙) (𝒚 − 𝒚̅) X2 Y2 XY
̅𝒙 = 3,5
𝑏 = 𝑦̅ − 𝑎𝑥̅ = 2061.5 − 68.6(3.5) = 𝟏𝟖𝟐𝟏. 𝟒
.
4- La prévision des ventes :
y7 = 1821.4+68.6(7)= 2301,6 y8
= 1821.4+68.6(8)= 2370,2
1
2
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P : Nombre de périodes, le calcul des moyennes mobiles non centrée ce fait de la manière
suivante3 :
-
- Historique des ventes données en mois (périodicité de 12) :
La périodicité est de 4, donc chaque valeur yi est remplacée par sa valeur ajustée yi ‘ , les mi :
valeurs observés
valeurs des ajustées par la methode des moyennes mobiles
1
4
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Une série chronologique est une série statistique représentant l’évolution d’une variable
économique en fonction du temps1.
Les rapports entre valeur réelle et valeur ajustée sont donnés dans le tableau suivant (arrondis
à quatre chiffres)
Année trimestre 1 2 3 4 1 0,9076 1,0550 1,1935 0,9515
2 0,8439 1,0549 1,1404 0,9623
3 0,7933 1,0196 1,1662 0,9375
4 0,8176 1,0547 1,1562 0,9476
Coefficients saisonniers bruts 0,8406 1,0461 1,1641 0,9497
Coefficients saisonniers arrondis 0,84 1,05 1,16 0,95
- Dans notre exemple, les valeurs de y ′ seront calculées pour x égal à 17, 18,
19 et 20.
- Des coefficients saisonniers sont appliqués aux valeurs trouvées pour tenir
compte des fluctuations saisonnières.
1
6
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Établissons les prévisions de ventes de l’année 5 :
L’étude des séries chronologiques donne la même importance aux observations quelle
que soit leur ancienneté. Dans un environnement incertain et changeant, cela revient à donner
un poids considérable au passé. Pour s’opposer à cette tendance, certains gestionnaires
préfèrent utiliser une autre méthode : le lissage exponentiel.
periode y t-1 Yt
1 708 708,00
2 682 708,00
3 756 692,40
4 733 730,56
5 720 732,02
6 704 724,81
7 735 712,32
𝑌(2) = 0,6 ∗ 780 + (0,4) ∗ 708 =
1
9
Dans le cadre d’une gestion budgétaire négociée, cette phase doit être réalisée en
collaboration avec les opérationnels de la vente. La prévision retenue, souvent sous deux
hypothèses, une haute et une basse, la direction commerciale définira les moyens à mettre en
œuvre pour réaliser ces objectifs. Elle définit ainsi les variables d’action sur lesquelles elle
compte asseoir son plan d’action1.
En effet, la réalisation du chiffre d’affaires passe par l’élaboration d’un plan d’action
commerciale, donc on a :
Une fois les prévisions des ventes sont arrêtées, il faut donc les présenter suivant un modèle
voulu par l’entreprise en budgets.
Selon le contexte de l’entreprise et ainsi, afin de faciliter aussi les contrôles
périodiques la prévision des ventes doit être ventilée (repartie) 2par période, par région, par
produit, par centre de responsabilité …etc.
a- Ventilation chronologique
C’est une décomposition par période (semestres, trimestres, mois semaines.), ce
découpage permet de visualiser les variations saisonnières relatives aux ventes de l’entreprise.
b- Ventilation par produit :
Cette modalité permet à l’entreprise de suivre et de juger l’évolution des ventes des
différents articles qui constituent la gamme complété des ventes.
Elle désigne la répartition des ventes prévisionnelles selon un découpage (en fonction de
la force de vente) géographique du marché de l'entreprise (par ville, par quartier.....), cette
répartition permet de fixer des objectifs de vente aux commerciaux, et aussi permet à
l’entreprise de mesurer les résultats obtenus par chaque région (ville, quartier, département…
etc.) et de comparer les performances et les efforts fournis par les vendeurs qui en sont
responsables.
4- Application
Dans une entreprise, les prévisions des ventes en quantité pour les quatre trimestres
prochaine de l’année N+1 ont été sur les deux villes : Oran , Mostaganem, comme suit :
2
1
1er trimestre 2ème trimestre 3ème trimestre 4ème trimestre
Ventes Oran 3000 Ventes 1er trimestre Ventes 2eme trimestre Ventes 3eme trimestre
+ 20 % Ventes 1er – 10 % ventes de 1er + 15 % ventes de
Ventes 2000 trimestre trimestre 3eme trimestre
Mostaganem
Le prix de vente hors taxes est de 120 DA avec une augmentation de 25 % à partir de
01/07/N+1, le taux de TVA est de 19 %.
Cet écart calculé pour une gamme de produit peut être décomposé en sous-écarts par produit,
par marché ou par circuit de distribution. Pour un produit donné l’écart global sur CA peut
être divisé en deux sous-écarts :
E/CA = CAR – CA p = PR QR – Pp Q p
(PR – Pp) QR + (QR – Q p) Pp
E/ prix+ E/Quantité = E/P + E/ Q
La décomposition en deux sous-écarts de l'écart total exprimé en unités monétaires
impose une évaluation des écarts de quantité et de prix:
Evaluer l'écart sur quantité, qui est l'écart de quantité au prix prévu
Quantifier l'écart sur prix, qui est l'écart de prix avec la quantité réelle.
Exemple :
Le suivi budgétaire des ventes de l’entreprise « SAFEX » fournit les informations suivantes :
Prévu Réel
Quantité Prix Montant Quantité Prix Montant
Chiffre d'affaires 1000 80 80000 800 85 68000
2
3
TAF
1. Calculez l'écart global sur ventes.
2. Calculez les sous-écarts.
Solution :
1- Ecart global sur vente
E/CA global = Σ (CAR – CAP)
E/CA total = 68000 -80000 = -12000 Mali
2- Sous-écarts d
2-1 Ecart sur quantité :
E Quantité = Σ [(QR – QP) PP]
E quantités = [(800 – 1000) 80]= -16000 Mali
2-2 Ecart sur prix
E prix = Σ [(85 – 80) 800]= 4000 Boni
2-3 Vérification :
E Quantité + E prix = -16000 +4000 = -12000 = E global
Le budget va regrouper l’ensemble des coûts générés par l’action commerciale tels que
définis dans le plan d’action retenu pour atteindre les objectifs de vente. Il est possible de
les regrouper en trois catégories1 : le coût des moyens de distribution et de logistique ; le
coût de la publicité et de la promotion des marques ; le coût des moyens humains engagés.
La budgétisation des charges commerciales obéît à un processus qui peut être illustré
ainsi :
Prévisions Ajustées Programmes des Budget des ventes
des ventes ventes en quantités
2
5
Total
Cout total de commercialisation
5- Application :
- L’entreprise « Amel » spécialisé dans la commercialisation des produits
d’électroménager vous communique les informations suivantes :
- Dans l'un de ses points de vente elle commercialise les suivants : P1, P2, les
prévisions des ventes (en volume) pour le deuxième semestre 2020 sont comme suit :
Période P1 P2
3ème trimestre 2020 4000 5600
4ème trimestre 2020 5000 4800
Total 9000 10400
Les prix de vente unitaires (DA) sont respectivement de 75 ,120 TTC.
Les prévisions des charges fixes de commercialisation sont les suivantes :
- Le loyer annuel du local : 144.000 DA.
- Le cout d'achat de la camionnette de distribution est de 1.000.000 DA et son âge
productif est de 10 ans, son amortissement est calculé avec la méthode linéaire.
Les prévisions des charges variables de commercialisation sont les suivantes : - Chaque
sorte de produit a besoin d'un emballage spécifique et les couts de ces emballages sont
respectivement de : 02, 04 DA.
- La commission des agents de ventes est de 15 % de la valeur des ventes.
- Les frais d'assurance sont de 2 % de la valeur des ventes.
TAF : Elaborer les budgets des ventes et des frais commerciaux.
1- Le budget des ventes
Période 3ème trimestre 2020 4ème trimestre 2020
P1 Quantité à vendre 4000 5000
prix 75 84
Chiffre d'affaires 300000 420000
P2 Quantité à vendre 5600 4800
prix 120 134,4
Chiffre d'affaires 672000 645120
Chiffre d'affaire total 972000
Budgétisation de productions
1- Introduction
Une quantité à produire ou le programme de production doit être harmonisée avec le
programme des ventes, Cependant, comme les quantités produites sont limitées par la capacité
de production, la construction de budget de production demande d’élaborer un plan de
production a court terme, de le valoriser, et de le ventiler.
2
7
faibles et un profit le plus élevé possible, tout en respectant les contraintes de capacité de
fabrication des différents ateliers.
production1.
Etape 1 : Elaboration d’un programme de production pour assurer le plein emploi des
capacités productives (c’est-à-dire les équipements et la majeure partie de la
maind’œuvre ;
Etape 2 : Recherche de la solution optimale (une combinaison productive de produits) qui
maximise la rentabilité.
Avec
- Les variables x1,x2, …, xn représentent les quantités à produire des produits P1, P2, …, Pn.
- Les paramètres z1, z2, …, zn sont les marges unitaires sur couts variables des produits P1,
P2, …, Pn.
- Les paramètres aij sont des coefficients technique, et b1, b2, …, bn sont des constantes.
- i c'est le nombre des contraintes, j c'est le nombre des variables.
3-1-2 Application :
Une industrie fabrique 2 produits D et T, chaque produit doit être fabriqué à l’aide de 3
machines L, M et N.
2
9
- Le modèle D passe 1 heures dans la machine L, 2 heures dans la machine M, et 3 heure
dans la machine N
- Le modèle T passe 2 heures dans la machine L, 1 heures dans la machine M, et 2 heure
dans la machine N
La machines L ne peuvent travailler plus de 1500 heures et la machine M travaille au
maximum
1850 heures M et la machine N travaille au maximum 2400 heures
Le producteur réalise une marge unitaire de 120 DA par produit D et 95 DA par produit T.
TAF : Déterminer le programme de production qui lui procure le profit maximum.
Solution :
1- Déterminons le programme de production qui procure à cette industrie le profit
maximum :
Tableau d’exploitation :
Produits Capacité
D T productive
Machine L 1 2 1500
M 2 1 1850
N 3 2 2400
Marges 120 95
Contraintes logiques
Contraintes techniques
Fonction économique
3
0
D1 D2 D3
P1 0 P1 0 P1 0 800
P2 750 P2 1850 P2 1200 0
Les points solutions sont : A ; B ; C :
(2)
x y
A 0 5 120*800 +95*0 96000
B 4 3 120*450+ 95*525 103875
C 5 0 120*0 +95*750 7150
D’après le tableau la combinaison optimal est B donc l’entreprise doit fabriques 450 modèles
D et 525 modèles T.
3-2 - Calcul des besoins en composants :
L’emploi de programmation linéaire permet, à court terme, d’ajuster les prévisions des
ventes et les capacités de production de l’entreprise.
Ces choix définis, il est nécessaire de répartir les charges de travail dans le temps et
l’espace mais auparavant il faut calculer les besoins en composants ou PBC (planification des
besoins en composants) correspond à la gestion des stocks de matières premières
nécessaires à la production.
4- Le budget de production
Les outils de gestion de production précédents permettent une gestion et une optimisation
de l’organisation du travail et de la production. L’aboutissement de cette mise en œuvre doit
3
2
conduire à l’élaboration du budget de production, programme chiffré de l’activité productive
annuelle.
Ce travail de budgétisation est réalisé en collaboration entre les services techniques
productifs et le contrôle de gestion.
La présentation d’un plan de production valorisé veut dire le chiffrage des budgets de
production, pour faire ça l’entreprise utilise les coûts préétablis ou les coûts standards des
produits. Ce chiffrage représente l’objectif des services productifs.
3
3
Dans ce chiffrage les charges directes et indirectes de production sont éclatées dans le
temps (le mois très souvent) et dans l’espace en fonction de la répartition géographique de la
production et des responsabilités1.
Alors, le budget de production (en valeur), c'est le budget qui contient la quantité à
produire et le cout de production, c'est-à-dire l'ensemble des charges relatives à la production
(approvisionnements, main d'œuvre directe, et charges indirectes de production).
Un coût prévisionnel est un coût calculé à priori, on distingue plusieurs types de coûts selon la
méthode de calcul :
A- Le coût préétabli : le cout préétabli c'est un cout évalué à priori soit pour faciliter
certain traitements analytiques, soit pour permettre le contrôle de gestion par l'analyse
des écarts2.
C'est un coût calculé à partir de l'analyse du passé, par exemple le coût de la période
précédente ou le coût moyen calculé sur plusieurs périodes passées, par exemple le coût
d'achat constaté pour la matière M pour le premier trimestre 2020 est :
- janvier 15 da / unité
- février 17 da/ unité
- mars 16 da / unité
- Le coût préétabli pour M en avril sera de 15+17+16/3 =16 da/ unité.
B- Les couts budgétés : ils sont les couts inclus dans un budget d'une activité prévue.
C- Les couts standards : un cout standard a pour origine une étude technique du
produit.
Pour les calculs de coût de production en valeur, il est nécessaire de distinguer entre les
types de charges.
Il existe deux classifications fondamentales, celles qui distinguent les charges fixes des
charges variables et celles qui distinguent les charges directes des charges indirectes.
Charges fixes : elles sont supportées par l'entreprise quel que soit l'activité.
Charges variables : elles évoluent en fonction des volumes fabriqués.
Afin d’élaborer le budget de production en valeur, il faudra d’élaborer les sous budget des
charges de productions : budget des charges directes (matière première et main d'œuvre
directe), et charges indirectes de production :
- La MOD : c'est la prévision chiffré de de temps effectifs de travail et des taux horaires de
rémunération, le responsable des ressources humaine doit déterminer :
- L'augmentation des salaires suivant chaque contrat.
- Les nouveaux recrutements.
- Les démissions.
- Les charges sociales.
3
5
Généralement les charges indirectes sont calculées sur la base des heures de travail, la
formule de prévision des charges indirectes est comme suit :
CI/unitaire
CI variables
CI (fixes) Frais de la direction
Amortissements
Charges indirecte de production
Etablir le budget mensuel de production pour une production régulière sur 11 mois en N+1.
Document 02 :
3
6
Solution : budget mensuelle de production
Cout unitaire Quantité/unité Quantité Total Montant
Charges directes (Variables)
Matière première 38 1.8 1062 40356
Fournitures 42 1 590 24780
Main d'œuvre directe 120 3 1770 212400
Charges indirectes
Charges variables
3.385 3 590 5991
Charges fixes 14750
Total 298277
cout unitaires variables indirecte = (2500+1000+3100)/1950=3.385
3
7
différence entre coût réel (CR) et coût préétabli de la production réelle (CPPR). Ces
écarts (favorables ou défavorables) peuvent être dus soit aux quantités produites soit aux
coûts de production (charges variables, charges fixes).
Donc :
Production réalisée < Production prévue ==>Un écart d’objectif : il faut dégager les causes
qui peuvent être endogènes ou exogènes.
Production réalisée > Production prévue ==>Dépassement d’objectif : les raisons doivent
être déterminées pour les perpétuer dans le future.
Puisque la production réalisée est très souvent différente de la production prévue, le
coût de production chiffrée doit être ajusté à la quantité réellement produite pour faire une
comparaison valable.
1- Introduction
La gestion des matières premières et des composants relève de la compétence des
services d’approvisionnements et nécessite un ou des budget(s) spécifique(s).
Cette gestion budgétaire, comme dans le cas des ventes et de la production, s’organise en
deux étapes liées 1, une phase de prévision des approvisionnements nécessaires compte tenu
des modes de gestion des stocks retenus par l’entreprise ainsi que des hypothèses quant au
niveau des consommations ;et une phase de valorisation qui conduit à l’élaboration des
budgets proprement dits.
C'est l'ensemble des opérations permettant la mise à la disposition d'un utilisateur un bien
ou un service non disponible dans l'entreprise correspondant à un besoin définit en quantité et
en qualité dans un temps déterminé à un coût minimum. La fonction approvisionnement
regroupe la fonction achat, la logistique, et la gestion des stocks1.
d’affaires, etc…
Comme pour les budgets précédents (vente et production), la construction budgétaire des
approvisionnements s'organise en deux phases :
Ils sont nombreux mais nous les regrouperons en quatre grands type :
Le cout d’achat :
Le cout d’achat comprend le prix d’achat et les frais accessoires d’achat (assurance, frais
de portage… )
Le cout de lancement ou cout administratif des commandes :
Il correspond aux frais administratifs de la fonction approvisionnement.
Le cout de possession ou de stockage :
Le but de ces méthodes est de déterminer les stocks qui feront l’objet d’un suivi précis de la
part des services d’approvisionnement. Il s’agit de classer les articles stockés par valeur décroissante
exprimée en pourcentage. :
Vingt pour cent des articles en nombre représentent 80 % des articles en valeur : ces
références seront suivies de façon approfondie afin de limiter le coût de gestion de ces stocks.
Les autres subiront une gestion plus souple.
Didier.L, Op-cit, p : 89
B- Méthode ABC 1
Le groupe A va subir un contrôle très précis, alors que le groupe B sera géré de façon plus
souple, et qu’il suffira d’éviter la rupture de stocks pour les articles du groupe C. Une fois
repérés les articles qui doivent faire l’objet d’un suivi rigoureux, il faut déterminer le volume
optimal de leurs stocks : c’est le but des modèles de gestion des stocks.
L'optimisation théorique en matière de gestion des stocks repose sur un arbitrage entre
les coûts encourus à chaque passation de commande et les coûts engendrés par le stockage.
On cherche donc quel est le rythme d'approvisionnement (donc la quantité de
commande) qui minimise pour un article donné le coût total de sa gestion pour un exercice
donné :
Les variables prises en compte dans ce travail d’optimisation sont les suivantes :
le coût moyen de passation des commandes au cours de l'année ;
le coût moyen de stockage des quantités approvisionnées ;
le coût de stockage du stock de sécurité ; le coût d'achat total
de l'exercice.
4
2
Représentation graphique de la variation des coûts de stockage, coûts
d’approvisionnement et coûts totaux
Coûts d’approvisionnement
Coût Total
- Q quantité économique ??
K1+K2 =K = (f*C/Q)+(Q/2*p*t).
Le coût de gestion K est minimum pour une valeur ou le volume optimal de chaque
commande ( Lot économique) :
√
La cadence d'approvisionnement optimale :
N*=C/Q*
Et pour cette valeur Q*, le coût de gestion du stock est minimum et est égal à :
𝑲∗ = √ 𝟐∗𝐂∗𝐩∗
𝐭∗𝐟
5-2-3 Application :
- On a les informations suivantes d’une entreprise :
- Stock initial : 1425,
- Consommation :9000 unités ,
- Tarif fournisseur :9 da
4
4
- Taux de possession 8%.
- Cout de lancement d’une commande : 90 da
- Délais de réapprovisionnements : 1 mois
- Stock de sécurité : 15 jours
= 6 commandes
Les commandes,
Les livraisons, Les consommations, Les stocks.
Il peut être tenu en quantité ou en valeur. Dans ce dernier cas, on applique les quantités
prévues au prix unitaire pour avoir les valeurs. Il y a lieu de noter cependant aux la tenue des
budgets en quantité n’est possible que lorsqu’il s’agit des budgets par produit.
L’utilisation des valeurs étant nécessaire pour l’établissement d’un budget global des
approvisionnements et des documents de synthèse prévisionnel. Il doit être exprimé en valeur
(Quantité x Coût standard unitaire).
Le budget des frais d'approvisionnements : qui comprend lui-même deux sousensembles
:
Cette prévision peut être obtenue par une méthode graphique et par une méthode comptable.
Exemple : Soit un produit dont les prévisions de consommation pour les 6 mois à venir sont :
Mois Janvier Février Mars Avril Mai Juin
Quantité 800 1200 1800 2400 1000 800
Quantité cumulés 800 2000 3800 6200 7200 8000
- Le stock initial au 1er janvier est de 800 produits, - Le coût d'obtention d'une
commande est de 1000 da, - Le prix d'une unité est de 40 da .
La méthode graphique
Dans un repère où l’axe des x représente le temps exprimé en mois et l’axe des y les quantités cumulées, traçons
les consommations cumulées. L’objectif est de représenter les entrées cumulées :
4
6
Le stock initial étant de 800 produits, et compte tenu des consommations cumulées, il
y a risque de rupture à fin janvier. Il est donc nécessaire de prévoir une livraison au 15
janvier.
Pour respecter la valeur du stock de sécurité (15 jours de consommation). Cette date
détermine les autres livraisons compte tenu de la cadence fixée : 1 mois et demi; donc 1 er mars,
4
7
La démarche est :
Le stock initial est de 800. Il y a risque de rupture à fin janvier, il faut donc une livraison de
2000 produits au 15 janvier.
Cette entrée permet de tenir jusqu'à mi-mars : compte tenu du délai de sécurité, il faut une
livraison de 2000 au début de mars… etc.
Le budget des approvisionnements.
Janvier Février Mars Avril Mai Juin
Date de 1er 15 15 15
commande
Stock initial 800 2000 800 1000 600 1600
Livraison 2000 2000 2000 2000
Consommation 800 1200 1800 2400 1000 800
Stock final 200 800 1000 600 1400 800
1- Introduction
Sur le plan microéconomique, l’investissement conditionne l’avenir de
l’entreprise, il peut être considéré aussi comme un moyen pour la réalisation des
objectifs fonctionnels des autres centres de responsabilité budgétaire CRB (objectifs
financiers, commerciaux, de production…), dans le cadre d’un objectif global
déterminé au niveau de la stratégie. Si bien que le budget d’investissement s’inscrit
dans la stratégie financière de l’organisation.
4
8
Les budgets étudiés précédemment concernaient essentiellement l’exploitation de
l’entreprise. Mais celle-ci est vise à établir une répartition dans le temps (plusieurs
années) des investissements et du financement correspondant.
2-1 Définitions :
L’investissement désigne, en économie, une dépense destinée à augmenter la richesse
de la personne qui l’engage. Il s’agit d’une dépense immédiate ayant pour but d’obtenir un
effet positif quantifiable à long terme.
5
0
Commercial Production Stockage Approvisionnement Autres
- Commercial
Vérifier la validité des - Technique
projets d’investissements - Humain
- juridique
- Financier
Planifier les
Budget des
investissements de l’année investissements
future
On peut dire que dans une procédure budgétaire il vaut mieux parler de procédure
budgétaire itérative plutôt qu’un enchaînement budgétaire. Une procédure itérative implique
une interactivité et une coordination en permanence entre les différents budgets.
Dans cette procédure le budget d’investissement intervient en aval mais ne se décide pas
au hasard mais s’inscrit dans un cadre politique, stratégique et économique de l’entreprise,
c'està-dire s’insérant dans un plan à long terme : expansion des ventes, augmentation de la
capacité des installations, sortie de produits nouveaux, études et recherches, développement
des hommes…
5
1
Il existe des méthodes qui permettent de faire une étude préalable de la rentabilité :
elles montrent, par conséquent, quel est le projet le plus rentable.
Ces critères sont fréquemment utilisés dans la pratique car ils sont simples. Cependant ils
comparent des sommes échelonnées dans le temps sans les actualise :
𝐶𝑜𝑢𝑑 �′𝑖𝑛𝑣𝑒𝑠𝑡𝑖𝑠𝑠𝑒𝑚𝑒
𝑫 =
𝐶𝑎ℎ𝑓𝑙𝑜𝑤𝑛𝑒 𝑎𝑛𝑛𝑢𝑒
Dans ce cas, le projet qui a le délai le plus court est celui qui doit être retenu.
Exemple :
Projet A - le coût de l’investissement 150 000 DA ; Cash flow =50 000
Projet B - le coût de l’investissement 670 000 DA ; Cash flow =200000
DR projet A= 150000/50000 = 3 donc 3 ans
DR projet B = 670000/200000= 3.35 donc 3 ans et 4 mois et 6 jours
L'investissement qui assure le plus rapidement la récupération des fonds engagés est le
premier investissement A.
La rentabilité est le rapport entre un résultat et capitaux investis qui l’on généré. L’une des
plus simples formules correspond au taux de rentabilité comptable déterminé à partir des
données comptables prévisionnelles, il s’agit de comparer le résultat net moyen attendu au
montant de l’investissement.
Bénéfice
moyen
� =
Capital
investi
Cette méthode revient à déterminer le projet d’investissement qui dégage le ratio T le plus
élevé.
5
2
Exemple :
Projet A : Le capital investi = 150 000 DA
Année 01 02 03 04 05
Benefice annuel 20000 50000 80000 100000 90000
Bénéfice moyen =340 000/5 = 68 000 0 = 45%
Année 01 02 03 04 05
Bénéfice annuel 20000 40000 60000 30000 25000
Bénéfice moyen =175000/5 = 35 000
Taux de rentabilité comptable = 35000/ 180 000 = 19.5%< 45% Choix d’investissements A
Ces deux méthode n'intègrent ni le facteur temps, ni le facteur risque. Pour résoudre ce problème
on a recours à l'actualisation.
L’actualisation est une méthode de calcul qui consiste à estimer la valeur aujourd’hui
d’une somme encaissée ou décaissée dans le futur :
i : année.
n : la durée de vie de l'investissement.
CFi : le cash-flow de l'année i.
(1+t)-i : le coefficient d'actualisation.
t : le taux d'actualisation. I :
le cout de l'investissement.
Lorsqu’elle est positive, elle mesure l’excédent prévisible et actualisé de richesse créée
par le projet. Cette technique emploie des coefficients qui permettent de rendre équivalentes
des sommes disponibles à des moments différents.
5
3
Exemple :
VAN = .
La valeur actuelle nette étant positive, l’investissement est rentable s’il y a lieu de
choisir entre plusieurs projets d’investissement, le choix serait celui pour lequel la VAN est la
plus grande.
Le TRI est le taux qui réalise l’égalité entre l’investissement et les cash-flows annuels
actualisés autrement dit c’est le taux qui correspond à une VAN nulle , elle s'exprime par
l'équation :
Avec
Rechercher le taux correspondant (t est le TIR) Par simple lecture de la table financière on
détermine le taux TRI = 20% , Si le taux n’est pas tablé on le détermine par interpolation.
Le plan de financement est un état financier prévisionnel des emplois et des ressources
de l’entreprise à moyen terme ou à long terme. C’est un instrument de gestion prévisionnelle
qui traduit la stratégie de l’entreprise et qui quantifie ses projets de développement et leurs
Capacité d’autofinancement ;
Cessions d’immobilisations ;
Augmentation de capital
Subventions d’investissement reçues ;
Investissements
A cycle court
Budget Des
Investissements de
l’année N
Un planning indiquera les dates prévues de réalisation des différentes parties de chaque
investissement (bâtiment, machine, agencement). Un investissement peut être saisie
budgétairement de trois manières différentes : Par la date d’engagement, par la ou les dates de
règlement et par la ou les dates de réceptions2 :
Ces dates s’étagent, suivant les conventions passées, sur toute la durée de réalisation du
projet. Ce sont les différents moments où il faut régler les travaux engagés. Outre leurs
conséquences en matière de trésorerie, il est important de vérifier la cohérence entre les
montants facturés et ceux budgétés.
Les dates de réception :
Ces dates marquent les étapes d’un accord réalisé avec le fournisseur sur la livraison de
l’investissement considéré (bâtiment, matériel…), elles conditionnent le démarrage des
activités et donc la rentabilité des projets envisagés.
5
7
Lorsque les investissements sont nombreux, il faut regrouper ces différents éléments
dans un budget de la forme suivante :
Budget des projets d’investissements
Année N+1 Engagements Réceptions Règlements
Investissement 1
Investissement 2
Investissement N
Total
Dans le cadre de la procédure budgétaire, seuls les décaissements de l’année étudiée seront
intégrés au budget global de trésorerie.
Application
Vous disposez les informations suivantes concernant les investissements dans une entreprise :
Investissement Cout Date Dates de Dates de décaissements
(en millions de d’engagement réceptions
DA)
Projet 1 1500 01/09/N 01/09/N+1 (10%) à
l'engagement. -
(30%) au 01/02/N+1.
- (60%) à la réception
Projet 2 1000 01/02/N+1 01/07/N+1 (10%) à l'engagement.
- (30%) au 01/04/N+1.
- (60%) à la réception.
Projet 3 500 01/04/N+1 01/07/N+1 50%) à l'engagement.
- (30%) à la réception.
- (20%) au 01/09/N+1.
Projet 4 200 01/06/N+1 01/07/N+1 (50%) à l'engagement.
- (30%) à la réception.
- (20%) au 01/10/N+1.
TAF : présentez le budget des investissements pour l'année N+1 (par trimestre). Budget
d’investissement
5
8
Dans le cadre de la procédure budgétaire, seuls les décaissements de l’année étudiée
5
9
Le budget de la trésorerie (budget générale )
1- Introduction
Le budget de la trésorerie est le complément naturel de plan de financement 1 car il
permettre de s’assurer de la cohérence de la construction budgétaire (les budgets sont –ils
réalistes ou réalisables ?).
En effet, Le budget de trésorerie est le reflet en trésorerie de l’ensemble des budgets et des
prévisions de l’entreprise, c’est-à- dire ce budget regroupe toutes les informations financières
fournis par les autres budgets de l’entreprise (le budget liés au cycle d’exploitation et liés aux
investissements), donc logiquement le budget de la trésorerie est le dernier budget à élaborer
dans le processus budgétaire.
Munis de ces prévisions de trésorerie, les gérants peuvent anticiper d’éventuels trous de
trésorerie et ainsi exercer leur activité plus sereinement. Lorsqu’une difficulté de trésorerie est
identifiée à l’avance, le dirigeant a le temps de mettre en place des actions correctrices
adaptées.
a) Le budget de trésorerie est la transformation des charges et des produits de tous les
budgets précédents en encaissements et en décaissements, notions qui privilégient
l’échéance des flux monétaires2.
b) Le budget de trésorerie appelé également prévisionnel de trésorerie ou plan de
trésorerie est un tableau qui recense en deux parties les flux de trésorerie entrants et
sortants d’une entreprise sur une période donnée (12 mois généralement). Ce dernier
D’analyser l’activité de l’entreprise mois par mois d’un point de vue purement
bancaire afin de maitre en évidence la trésorerie nette de l’entreprise ;
- Les encaissements hors exploitation : Ils regroupent dans une rubrique globale
-les cessions d’actifs immobilisés (pour leur montant net) les autres produits
exceptionnels comme :
• Les subventions à recevoir auprès de l’état et les collectivités locales
6
2
• Le financement interne par les apports (numéraire) en capital ou en compte courant
d’associé ;
• Des emprunts obtenus auprès d’organismes financiers,
• Des concours bancaires éventuels, b- Structures de budget des encaissements Le
budget comprend deux zones :
- La partie haute du tableau permet le calcul des encaissements TTC liés à
l’exploitation en tenir en compte des décalages d’encaissements introduits par les
modes de règlement.
- La partie basse du tableau permet le calcul des encaissements TTC hors exploitation.
Exemple :
L'entreprise HYPROC vous communique les informations suivantes :
Les ventes hors taxes du 1er trimestre seront de 500.000 DA par mois (de janvier à mars)
avec les encaissements suivantes : 50 % au comptant, 25 % le mois suivant et 25 % à 60
jours.
Créances client au 31/12/N étaient 300.000 DA, règleront 70 % en janvier et le reste en
février N+1.
Les effets à recevoir seront encaissés comme suit : 1/3 en février et 2/3 en mars.
Les valeurs mobilières de placement seront encaissées en février 50.000 DA
6
3
L’entreprise envisage de réaliser un emprunt au cours du mois d’Mars pour un montant
de 40000 DA.
Les décaissements d’exploitation : Ils sont liés à l’activité principale de l’entreprise, ils
contiennent notamment 1:
Décaissements sur achats de biens et services (achats antérieurs et achats
budgétisés) ;
Des effets de commerce domiciliés, réglés par banque au bénéficiaire
6
4
paiements des salaires nets et charges sociales ;
Travaux fournitures et services extérieurs ;
Le taux réduit (9 %) : pour les biens et les services qui représentent un intérêt particulier
sur le plan économique, social ou culturel.
Le taux normal (19 %) : pour les opérations, services et biens qui ne sont pas
expressément soumis au taux réduit.
La TVA à décaisser fait l'objet d'un budget séparé, ce budget permet le calcul du
décaissement de TVA selon les règles du droit commun,
La TVA à décaisser doit être calculé en respectant les règles fiscales en matière de
déductibilité et exigibilité de la TVA, appliquées à l’entreprise en fonction de son activité et
de son régime d’imposition.
6
5
TVA précompte : il peut arriver que pour une période donnée que :
TVA déductible > TVA collectée
Alors, l'entreprise bénéficie d'un crédit de TVA, Un éventuel crédit de TVA, au titre du
mois N, serait reporté sur le mois suivant. Il sera déduit de la TVA due au titre du mois N+1.
Le paiement de la TVA doit s'effectuer dans les 20 premiers jours du mois suivant.
Structure budget de la TVA :
Elément Janvier Février …..
TVA collectée
Budget des ventes et budget des
encaissements TVA déductible sur les achats de biens et
services du mois
Budget des approvisionnements TVA déductible sur les achats
d'immobilisations du mois
Budget des investissements Total TVA déductible
Crédit de TVA
TVA à décaisser du mois
TVA à décaisser de mois précédent et Total à décaisser dans le mois
bilan
Source : Grandguillot .B et Grandguillot .F , Op-cit, p :109.
6
6
Janvier Février …..
- Les achats hors taxes du 1er trimestre seront de 300.000 DA par mois (de
janvier à mars), payable comme suit : 30 % au comptant, 35 % le mois suivant
et 35 % après deux mois.
- Les organismes sociaux 11800 DA seront réglés en janvier.
- Les fournisseurs figurant au bilan : 400.000 DA seront payés 200.000 DA en
janvier et le reste en février.
- Les effets à payer figurant au bilan : 201500 Da seront payés comme suit : 60
% en janvier et 40 % en février.
- Les salaires nets par mois sont estimés à 60.000 DA
- Les charges sociales représentent 50 % des salaires nets seront réglées au cours
du mois suivant.
- Acquisition d'une machine le 10/01/2021 à 400.000 DA (hors taxes), à régler
en deux tranches : 50 % en janvier et 50 % en février.
- La commission des agents de vente est de 5 %, réglée par mois.
6
7
- Le loyer annuel d'un local est de 240.000 DA, payable à la fin de chaque
trimestre.
- TVA à payer figurant au bilan : 22100 DA
-TAF : Elaborez le budget des décaissements
Solution
1- Budgets des décaissements des achats
Janvier Février Mars total
C A TTC 357 000 357 000 357 000 -
Janvier 107 100 107 100
Décaissements
2- Budget de la TVA
Janvier Février Mars
TVA collecté 95 000 95 000 95 000
TVA déductible (achats B et S) 57 000 57 000 57 000
TVA déductible (achats des 76 000
immobilisations)
TVA précompte(Crédit) 38 000
TVA à décaisser du mois - - 38 000
Total à décaisser dans le mois 22100 00 00
3- Budget des décaissements
Janvier Février Mars
Décaissement des achats 107 100 232 050 357 000
Organismes Sociaux 11 800
Fournisseurs 200 000 200 000 -
Effets à payer 120 900 80 600
Salaires 60 000 60 000 60 000
Charges Sociales 30 000 30 000
Acquisition d’une machine 238 000 238 000
Commission 25 000 25 000 25 000
loyer 60 000
6
8
TVA à décaisser 22 100 - -
Décaissements 784 900 865 650 532 000
4-3 Structures de budget de la trésorerie
Dans cette optique, mois par mois, les encaissements sont comparés avec les
décaissements, tels qu’ils sont apparus dans les budgets partiels précédents, et en tentant
compte des disponibilités qui figurent au bilan de l’exercice antérieur.
Ce budget s’établit colonne par colonne puisque le solde finale de trésorerie d’un mois
donnée est la trésorerie initiale du mois suivant.
Situation de trésorerie au début du mois + Total des encaissements du mois –Total des décaissements
du mois = Situation de trésorerie à la fin du mois.
Donc ce budget de trésorerie synthétise les budgets partiels et permet de déterminer la
situation de la trésorerie (La différence entre les encaissements et les décaissements ) à la fin
de chaque mois :
Une trésorerie positive ou excédentaire ;
Une trésorerie négative ou déficitaire.
Il est possible de cumuler les situations mensuelles afin de faire apparaître le solde cumulé
de la trésorerie à la fin de chaque mois.
Ne figurent pas bien évidemment dans le budget de trésorerie les charges et les produits
calculés (dotations aux amortissements, dotations et reprises de dépréciations).
Il se présente généralement sous la forme suivante :
6
9
Elément Janvier Février …..
Budget des encaissements
Solde Initial 1
Budget des décaissements
Total des encaissements 2
1+4
C’est-à-dire l’entreprise n’a pas de problème de financement à court terme, donc le trésorier
doit chercher les placements les plus rentables et présentant le moins de risque pour l’entreprise.
1- Introduction
En matière de gestion budgétaire, le bilan et le compte de résultat prévisionnels constituent
le prolongement logique des différents budgets : achats, ventes, production, trésorerie, ...
7
0
Ces documents de synthèse sont des outils de gestion très utiles pour le dirigeant. Ils
représentent une base de travail pour fixer des objectifs quantitatifs, ils permettent de
déterminer, a priori, le résultat prévisionnel (bénéfice ou perte), pour une période à venir
(trimestre, semestre, année).
Dans un second temps, ils fournissent au contrôleur budgétaire des données sur lesquelles
il peut appuyer un suivi des réalisations de l'entreprise, il pourra étudier les écarts ente la
réalité et le prévisionnel, puis faire des correctifs au fur et à mesure de l’année.
Ainsi, en cas de difficulté, le chef d’entreprise pourra utiliser son bilan prévisionnel et son
compte de résultat prévisionnel pour adapter le rythme de l’entreprise à son niveau d’activité,
en mesurant les économies attendues. Il permettra aussi de prévoir les besoins de trésorerie et
vérifier les indicateurs principaux.
Le compte de résultat prévisionnel est un des tableaux les plus importants de la partie
financière du business plan.
2-1- Définition :
1 Dov .O, Gestion financière de l’entreprise, 4eme Edition, Dunod, Paris , 2018, p :11.
7
1
De contrôler les réalisations avec les données du compte de résultat réel établi en fin
de période, c’est- à- dire le résultat prévisionnel obtenu sert de référence dans
l’analyse des écarts.
Le CRP est un tableau faisant parti du prévisionnel financier. Il est centralisant des
hypothèses de charges prévisionnelles et des produits prévisionnels issus des budgets. Il
doit toujours être établit avec des données hors taxes. Donc le CRP doit contenir les
informations essentielles suivantes :
- Le chiffre d’affaires prévisionnel : l’entreprise doit estimer les ventes quelle peut réaliser sur
l’année,, elles sont correspond de total des ventes hors taxes (HT) dans le budget des ventes.
- Production stockée : Stock final –stock initial , dans le budget de production,
1 Richard.J et Collette.C, Comptabilité Générale Système Français Et Normes IFRS, 8emeEdition, Dunod, Paris ,2008,
p :572.
2 Brien. R et al, Analyse financière et gestion budgétaire, Cheneliére Education, Canada, 2017,p :278.
7
2
Remarque
Les ventes prévisionnelles engendreront des recettes et les achats prévisionnels des
dépenses donc ces ventes et ces achats ont influence sur la trésorerie future mais li n’y a pas
concordance entre le résultat prévisionnel et trésorerie prévisionnelle, car :
Les charges et produits sont évalués Hors Taxe alors que les dépenses et les recettes
sont évaluées en TTC ;
Remarque :
7
3
Les éléments exceptionnels imprévisibles (charges et produits) sont, par principe, exclus du
compte de résultat prévisionnel (cessions d’immobilisations, opérations exceptionnelles de
gestion, …).
Une présentation en liste du compte de résultat permettrait de faire apparaître certains soldes
intermédiaires de gestion : résultat d'exploitation, résultat exceptionnel, résultat courant avant
impôt.
3- Le bilan prévisionnel
7
4
3-1 Définition
B- Les dettes
• Dettes financiers : Emprunts prévus en fin de période selon le budget de
financement des investissements : le montant au bilan d’ouverture + les emprunts –
les remboursements
1 Dov. O, Op-cit, p :10.
7
6
• Dettes fournisseurs (TTC) dans le budget des achats à la fin de la période, en
fonction des dettes à régler, ou d’après le budget des décaissements des achats,
• Effets à payer selon les échéances des dettes auprès des fournisseurs,
• TVA à décaisser, issue du budget de TVA,
• Dettes fiscales :le montant des impôts –les acomptes
• Budgets des charges de personnel, des charges sociales et fiscales à payer,
7
7
- Didier .L, L’essentiel de la Gestion budgétaire, Edition Eyrolles, Paris, France, 2012 . -
Doriath .B ,Contrôle De Gestion En 20 Fiche », 5eme Edition, DUNOD, Paris, 2008.
- Doriath.B Et Goujet.C, « Gestion Prévisionnelle Et Mesure De La Performance », 5eme
Edition, DUNOD, 2011,
- Dov Ogien, Gestion financière de l’entreprise, 4eme Edition, Dunod, Malakoff, 2018.
- Gervais.M, Controle de gestion et planification de l’entreprise, economica, Paris, 1991.
7
8