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Chapitre 5 : La consommation et l’épargne des ménages

Les ménages emploient leur revenu disponible pour satisfaire des besoins immédiats (consommation)
ou futurs (épargne).

I La consommation des ménages

La fonction principale des ménages est la consommation.

a) La consommation finale

La consommation finale est une opération économique qui se traduit par l’utilisation d’un bien ou d’un
service pour satisfaire un besoin immédiat.
Les dépenses de consommation d’un ménage représentent les achats qu’il peut effectuer avec son
revenu disponible.
La consommation effective des ménages comprend, en plus des dépenses de consommation, les
consommations collectives d’éducation, de santé, de logement, culturelles et sportives dont ils sont les
bénéficiaires exclusifs.

b) Les formes de consommation

Un ménage peut consommer :


- des biens non durables, qui seront détruits lors de leur première utilisation (ex : produits
alimentaires) ;
- des biens durables, qui seront détruits progressivement au fil de leur utilisation prolongée dans le
temps (ex : un téléphone portable) ;
- des services, qui sont des biens immatériels (ex : une coupe de cheveux).

La consommation des ménages peut être individuelle ou collective. La consommation d’un bien est
dite « collective » si le bien est indivisible et si elle n’exclut pas la consommation de ce bien par
d’autres personnes en même temps. La consommation collective concerne donc les services, et plus
particulièrement les services rendus par les administrations, appelés « services non marchands » car
non proposés sur un marché (ex : l’éducation).

c) Les déterminants de la consommation

1) Les déterminants économiques

La consommation des ménages dépend :


- du revenu disponible : Généralement, plus le revenu disponible est élevé, plus la consommation est
importante.
- du taux d’intérêt : Lorsque les taux d’intérêts sont faibles, les ménages peuvent emprunter à
moindre coût et avoir une consommation supérieure à leur revenu disponible. Par contre, lorsque les
taux d’intérêts sont élevés, les ménages ont tendance à réduire leur endettement et à moins
consommer.
- du taux d’inflation : L’inflation est la hausse générale des prix. Lorsque l’inflation est élevée, le
pouvoir d’achat des ménages baisse, entraînant la baisse de la consommation. Toutefois, les ménages
peuvent aussi anticiper une augmentation de l’inflation et anticiper certaines dépenses en prévision
d’une baisse prochaine du pouvoir d’achat.
- de l’effet de substitution : Certains biens sont dits substituables car permettant de satisfaire le même
besoin. Dans ce cas, les consommateurs remplacent les biens dont le prix augmente par ceux dont le
prix reste stable ou baisse.
2) Les déterminants non-économiques

Les choix de consommation ne sont pas seulement économiques. Des critères sociologiques
(appartenance à un groupe), psychologiques et culturels jouent aussi un rôle essentiel. Il peut s’agir :
- de la confiance en l’avenir : Le bon « moral des ménages » favorise la consommation alors qu’une
période d’incertitude ou morose en entraîne une diminution.
- de l’âge : le comportement de consommation varie en fonction de l’âge. Les jeunes et les personnes
âgées consomment davantage.
- de l’influence de l’offre : les entreprises, par l’intermédiaire de campagnes publicitaires et des médias
« conditionnent » le consommateur et lui inventent des besoins de consommation.
- de la culture : les spécificités culturelles, ethniques et religieuses influencent la consommation.
- de l’appartenance ou de la référence à un groupe : le groupe influence les comportements d’achat
des ménages, soit positivement (ex : les adolescents adoptent les tenues vestimentaires de leurs
idoles) soit négativement (ex : les adolescents refusent de porter les même tenues vestimentaires que
leurs parents).
-…

d) L’effet des prix et du revenu sur la consommation

1) L’élasticité prix

Pour mesurer la sensibilité de la consommation d’un produit par rapport aux variations de son prix, on
calcule l’élasticité de la consommation par rapport au prix :

�2−�1
��������� �������� �� �� ����������� �1
� �/�= =
��������� �������� �� ���� �2−�1
�1

e => élasticité ; C => consommation ; P => prix ; 2 => période 2 ; 1 => période 1
Si e = 0, alors la variation du prix n’a pas d’incidence sur la consommation (ex : biens de première
nécessité). La consommation est alors qualifiée d’inélastique.
Si -1<e<0, alors la variation du prix entraîne une faible variation de la consommation. La
consommation est alors qualifiée de faiblement élastique.
Si e <-1, alors la variation du prix entraîne une forte variation de la consommation. La consommation
est alors qualifiée d’élastique.
Si e>0, alors l’augmentation du prix entraîne une augmentation de la consommation. Contraire à la loi
de l’offre et de la demande, ce cas de figure concerne certains biens de luxe et de snobisme.

2) L’élasticité revenu

Pour mesurer la sensibilité de la consommation d’un produit par rapport aux variations du revenu, on
calcule l’élasticité de la consommation par rapport au revenu :

�2−�1
��������� �������� �� �� ����������� �1
� �/�= =
��������� �������� �� ������ �2−�1
�1

e => élasticité ; C => consommation ; R => revenu ; 2 => période 2 ; 1 => période 1
Si e = 0 ou proche de 0, alors la variation du revenu n’a pas ou peu d’incidence sur la consommation.
Il s’agit de biens de consommation dont le niveau de satisfaction est atteint. La consommation est
alors qualifiée d’inélastique.
Si e = 1, alors la variation du revenu entraîne une variation de la consommation de même ampleur. La
consommation est alors qualifiée de faiblement élastique. Exemple : l’habillement, le logement, …
Si e >1, alors la variation du revenu entraîne une augmentation de la consommation plus importante.
La consommation est alors qualifiée de fortement élastique. C’est le cas des loisirs, de la culture, …
Si e <0, alors l’augmentation du revenu entraîne une baisse de la consommation. Ex : les produits
alimentaires de base.

II L’épargne des ménages

a) L’épargne

L’épargne est la partie du revenu disponible des ménages qui n’est pas immédiatement consommée et
qui permet une consommation différée et l’investissement.
L’épargne d’un ménage peut être conservée (thésaurisée), placée ou investie.

b) Les formes de l’épargne

L’épargne peut être :


- financière : les sociétés financières (banques) offrent aux ménages des produits d’épargne, plus ou
moins liquides, c'est-à-dire immobilisant les capitaux pour une durée plus ou moins longue,
permettant de rémunérer leur argent. Les ménages peuvent également épargner en faisant
l’acquisition de titres financiers (actions, …).
- non financière : les ménages peuvent investir dans des logements, des œuvres d’art, …en vue d’en
retirer des revenus (location) ou une plus-value (prix de revente supérieur au coût de revient).
- thésaurisée : les ménages gardent leur argent. Il ne rapporte pas.

c) Les motifs de l’épargne

Trois raisons principalement peuvent pousser les ménages à épargner :


- faire face à un certain nombre de craintes ou d’incertitudes quant à l’avenir (chômage, retraite, …).
Il s’agit alors d’une épargne de précaution.
- acquérir des biens durables (voiture, meubles, …) ou un logement. Il s’agit alors d’une épargne de
confort.
- faire croître leur capital. Il s’agit alors d’une épargne spéculative.

d) Les déterminants de l’épargne

L’épargne des ménages dépend :


- du revenu disponible : une hausse du revenu disponible peut se traduire par une hausse de
l’épargne si la consommation reste stable ou augmente dans une proportion moindre.
- de l’inflation : l’inflation incite les ménages à accélérer leurs achats, diminuant de par la même leur
épargne. Les achats non primordiaux peuvent être repoussés, de manière à augmenter la capacité
d’épargne et maintenir le pouvoir d’achat futur.
- des taux d’intérêts : des taux d’intérêts élevés incitent les ménages à épargner davantage, car leur
épargne sera mieux rémunérée.

III L’évolution et la structure de la consommation

La structure de la consommation indique la façon dont les ménages répartissent leurs dépenses entre
différents postes budgétaires (ex : alimentation, éducation, …).

a) Les indicateurs d’évolution

1) Les coefficients budgétaires

Un coefficient budgétaire représente la part d’un poste de consommation dans la consommation totale
des ménages. Un poste de consommation est un regroupement de biens et services dans une
catégorie homogène.
Consommation de ce poste
����������� ����é����� � ′ �� ����� �� ������������= x 100
Consommation totale

Pour mesurer l’évolution de la structure de la consommation, on étudie l’évolution des coefficients


budgétaires dans le temps (la période doit être suffisamment longue pour que la mesure soit
significative).

2) Les lois de Engel

Le statisticien Engel a mis en évidence des relations entre la structure de la consommation et le


niveau des revenus :
- La part du revenu affectée aux dépenses alimentaires diminue avec l’augmentation du revenu. Leur
élasticité revenu est inférieure à 0.
- La part du revenu consacré aux dépenses de vêtement, logement, chauffage augmente quasiment
dans les mêmes proportions que le revenu. Leur élasticité revenu est comprise entre 0 et 1.
- La part du revenu consacré aux dépenses d’éducation, de santé, de loisir, … augmente plus que le
revenu. Leur élasticité revenu est supérieure à 1.
Plus le revenu augmente, plus la part du revenu consacrée aux biens inférieurs (élasticité revenu
inférieure à 0) diminue et plus celle consacrée aux biens supérieurs (élasticité revenu supérieure à 1)
augmente.

3) Le taux d’équipement

Le taux d’équipement mesure la part des ménages équipés d’un certain type de bien.

Nombre de ménages possédant ce bien


���� �′é���������= x 100
Nombre total de ménages
Ces cinquante dernières années, l’équipement des ménages en biens durables a connu un essor
important. Certains n’évoluent quasiment plus (télévision, réfrigérateur, …) et d’autres sont en plein
essor (ordinateur, connexion internet, téléphone mobile, …) et « stimulent » la croissance
économique.

b) Facteurs explicatifs

L’évolution de la structure de la consommation est le fruit de changements des modes de vie, qui se
traduit tant dans la structure de l’offre que dans la demande de produits.

1) La modification de l’offre

L’offre évolue en raison :


- des progrès techniques : les produits proposés sont moins chers et techniquement plus performants,
favorisant ainsi une consommation de masse.
- de l’essor de la mercatique : l’offre crée la demande. La mercatique permet d’anticiper, voire même
de créer la demande.
- de la modification de la distribution : les circuits de distribution se sont diversifiés, permettant au
consommateur d’accéder plus facilement à l’ensemble des produits.
- de la mondialisation : la mondialisation de l’offre permet de proposer davantage de produits à des
prix inférieurs.

2) La modification de la demande

La demande évolue en raison :


- de la hausse des revenus : En quantité, l’évolution de la consommation est proportionnelle à celle
des revenus. Par contre, en qualité, la structure de la consommation a fortement évoluée
- de la transformation de la structure sociale : la société change (travail des femmes, vieillissement de
la population, chômage, temps libre, …) et modifie les modes de consommation.

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