Menee Septembre
Menee Septembre
DIACONIE APOSTOLIQUE
1981
ΑΠΟΚΑΤΑΣΤΑΣΙΣ ΣΤΗΝ ΗΛΕΚΤΡΟΝΙΚΗ ΓΡΑΦΗ
MOIN DAMASKINOS GRIGORIATIS
2012.
1er SEPTEMBRE
Début de l'Indiction ou de la nouvelle année; mémoire de notre vénérable
Père Siméon le Stylite; synaxe de la très-sainte Mère de Dieu aux Miasènes;
mémoire du saint martyr Aïthalas; des quarante saintes Femmes et de leur
guide, le diacre Ammoun; des saints martyrs Callistè et ses frères, Evode et
Hermogène; et mémoire du juste Josué, fils de Noun.
VÊPRES
Premier Cathisme: Bienheureux l'homme.
Lucernaire, t. 1
Ayant appris l'oraison qu'en ses propres termes le Christ nous enseigna divinement,
redisons-la chaque jour au Créateur: Notre Père qui es aux cieux, donne-nous notre pain de ce
jour et pardonne- nous nos péchés.
Toi qui sur le mont Sinaï jadis écrivis les tables de la Loi, Christ notre Dieu, incarné, toi-
même à présent dans la cité de Nazareth, tu reçus, pour le lire, le prophétique rouleau et,
l'ayant replié, tu enseignas l'accomplissement de l'Ecriture à ton sujet.
Comme jadis le désert en toute justice fut jonché par les corps des Hébreux révoltés
contre toi, Créateur de l'univers, ô Christ, encore maintenant, comme dit le psaume, disperse
aux enfers les os des infidèles et des impies.
t. 5
Père vénérable, tu as trouvé l'échelle de toute beauté par laquelle tu montas vers la
hauteur; celle qu'Elie trouva fut un char enflammé et nul autre après lui n'en connut la montée,
mais toi, tu conserves ta colonne au-delà de la mort. Homme céleste, ange terrestre, vénérable
Siméon, vigilant flambeau de l'univers, intercède pour le salut de nos âmes.
Père vénérable, si jamais ta colonne avait eu le pouvoir de parler, sans cesse elle eût dit
tes peines, tes larmes, tes douleurs; pour autant qu'elle semblait te porter, c'est elle qui était
soulevée comme un arbre que faisaient croître tes pleurs; ta patience, vénérable Siméon, fit
l'étonnement des Anges, l'admiration des hommes et la terreur des démons. Intercède pour le
salut de nos âmes.
Père vénérable, par la puissance de l'Esprit saint, à l'imitation de ton Maître tu montas
sur la colonne, comme lui sur la croix; et de même qu'il effaça notre sentence de mort, tu
arrêtas le soulèvement des passions; s'il fut l'Agneau, tu fus aussi la victime d'immolation, lui
en croix, et toi sur la colonne, vénérable Siméon. Intercède pour le salut de nos âmes.
t. 2
D'une racine excellente a poussé un fruit excellent: Siméon, dès l'enfance consacré,
nourri de grâce plutôt que de lait; corporellement sur la pierre élevé et vers Dieu plus encore
élevant son esprit, il édifia grâce aux vertus sa demeure éthérée; et, faisant route dans les airs
avec les puissances des cieux, il devint l'habitacle du Christ notre Dieu, le Sauveur de nos
âmes.
Pour les siècles, Siméon, vénérable Père et bienheureux serviteur, demeurent ta
mémoire et l'humilité de ton c ur; si de nous effet tu t'es séparé, bon pasteur, ton esprit ne
nous a pas quittés, puisqu'en présence de Dieu ton amour pour lui t'associe au ch ur des
Anges dans les cieux; intercède avec eux pour le salut de nos âmes.
La châsse contenant, illustre Père, tes reliques sacrées est une source de guérisons; et
ton âme sainte se réjouit avec les Anges dignement. Aussi, vénérable Père, grâce au crédit
qu'auprès du Seigneur tu possèdes, implore-le, toi qui exultes avec les Anges dans les cieux,
pour le salut de nos âmes.
Père théophore, tu chéris l'amour de la sagesse au plus haut point; hors du monde, tu
surpassas les choses visibles par ta vie, tu fus un pur miroir de notre Dieu: sans cesse uni à sa
clarté, tu en pris la lumière et tu obtins la béatitude finale avec plus de splendeur; intercède
pour nos âmes, bienheureux Siméon.
2
Gloire au Père, t. 6
La divine grâce a couvert la châsse de tes reliques sacrées; aussi, nous suivons à la
trace le parfum de tes miracles, saint Siméon pour y puiser la guérison de nos maux; Père
vénérable, prie le Christ notre Dieu pour le salut de nos âmes.
Maintenant ...
Toi qui es uni à l'Esprit saint, Verbe éternel et Fils de Dieu toi l'Auteur, le Créateur de
l'invisible et visible univers, bénis la couronne de l'année, garde la multitude des fidèles
orthodoxes dans la paix, par l'intercession de la Mère de Dieu et les prières de tous les Saints.
Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et Lectures.
Lecture de la prophétie d'Isaïe (61,1.9)
L'Esprit du Seigneur repose sur moi, car il m'a consacré, il m'a envoyé porter la bonne nouvelle
aux pauvres, panser les c urs meurtris, annoncer aux captifs la délivrance, aux aveugles la vue,
proclamer une année de grâce de la part du Seigneur, un jour de vengeance pour notre Dieu; pour
consoler les affligés et leur donner un diadème au lieu de cendres, l'huile d'allégresse au lieu des
vêtements de deuil, la louange au lieu du désespoir. On les appellera «térébinthes de justice, plantés par
le Seigneur pour sa gloire». Ils rebâtiront les ruines antiques, ils relèveront les débris du passé, ils
restaureront les villes détruites, dévastées depuis des siècles. Des étrangers viendront faire paître vos
troupeaux, des gens deviendront vos laboureurs et vos vignerons. Et vous, vous serez appelés «prêtres
du Seigneur», «ministres de notre Dieu». Vous vous nourrirez des richesses des nations, vous
resplendirez de leur opulence. Ceux qui ont eu double part de honte recevront dans leur pays double
part d'héritage, et leur joie sera sans fin. Car moi, le Seigneur, j'aime l'équité, je hais la rapine et le crime.
Aux justes je donnerai leur récompense avec eux je conclurai une alliance éternelle. Leur race deviendra
célèbre parmi les nations et leur descendance au milieu des peuples; tout le monde, à les voir,
reconnaîtra qu'ils sont une race bénie du Seigneur.
Lecture du Lévitique (26,3-12,14-17,19-20,22,33,40-41)
Le Seigneur dit aux fils d'Israël: Si vous vous conduisez selon mes lois, si vous gardez mes
commandements et les mettez en pratique, je vous enverrai les pluies en leur saison, la terre donnera
ses produits et les arbres de la campagne donneront leurs fruits; le battage du blé durera pour vous
jusqu'aux vendanges, et les vendanges dureront jusqu'aux semailles. Vous mangerez votre pain à
satiété, et vous habiterez en sécurité votre pays. J'y mettrai la paix, et vous dormirez sans que nul ne
vous effraie. J'en ferai disparaître les bêtes féroces, et la guerre n'y passera plus. Vous poursuivrez vos
ennemis, et ils succomberont devant vous. Cinq d'entre vous en poursuivront cent, et cent d'entre vous
en poursuivront dix mille, et vos ennemis tomberont devant vous par l'épée. Je me tournerai vers vous
et je vous bénirai, je vous ferai croître et multiplier, et je maintiendrai mon alliance avec vous. Vous
mangerez votre ancienne récolte et celle des années précédentes, et vous sortirez le vieux grain pour
faire place au nouveau. J'établirai ma demeure parmi vous, je n'aurai plus d'aversion envers vous, je
marcherai au milieu de vous et serai votre Dieu, et vous serez mon peuple. Mais si vous ne m'écoutez
pas et n'observez pas mes commandements, si vous repoussez mes préceptes et rejetez mes lois, au
lieu de mettre en pratique tous mes commandements, j'agirai de même envers vous. Je vous enverrai
de terribles fléaux; vous sèmerez de vaines semences, dont vos ennemis se nourriront. Je me tournerai
contre vous, et vous serez battus par vos ennemis; vos adversaires domineront sur vous, et vous fuirez
alors même que personne ne vous poursuivra. Je briserai votre orgueil insolent; je vous ferai un ciel de
fer et une terre d'airain. Vos efforts seront vains, votre terre ne donnera plus ses produits et les arbres
de la campagne ne donneront plus leurs fruits. Je lâcherai contre vous les bêtes sauvages, qui
détruiront votre bétail et vous décimeront comme épée dégainée. Votre pays deviendra un désert, et vos
demeures seront dévastées. Et si vous vous conduisez de façon tortueuse envers moi, je me tournerai,
moi aussi, contre vous, dit le Seigneur Dieu, le Saint d'Israël
Lecture de la Sagesse de Salomon (4,7-15)
Le juste, même s'il meurt avant l'âge, trouvera le repos. La vieillesse honorable n'est pas celle, en
effet, que donnent de longs jours, elle ne se mesure pas au nombre des années. C'est la sagesse qui
tient lieu de cheveux blancs, c'est une vie sans tache qui compte pour vieillesse. S'il a su plaire à Dieu,
au point d'en être aimé, c'est par lui qu'il fut emporté du milieu des pécheurs où il vivait. Il a été enlevé,
de peur que le mal ne corrompit son jugement. Car la fascination du mal obscurcit le bien et le tourbillon
de la convoitise gâte une âme ingénue. Devenu parfait en peu de temps, il a fourni une longue carrière;
son âme était agréable au Seigneur, aussi l'a-t-il retirée en hâte d'un milieu dépravé. Les foules voient et
ne comprennent pas, et ceci ne leur vient pas à l'esprit: Sa grâce et son amour sont pour ceux qui le
servent, la visite de Dieu pour ceux qu'il a choisis.
3
Apostiches, t. 1
Voici venu le seuil de l'année: il invite à le chanter Evode, Hermogène et Callistè, ces
brillants athlètes, frères et s ur par le sang, l'égal-aux-Anges Siméon, Josué fils de Noun, les
sept Dormants d'Ephèse et le ch ur des saintes Femmes, ces quarante flambeaux; à leur
mémoire communiant, amis de la fête, chantons avec ardeur: bénis, Seigneur, l'ouvrage de tes
mains et permets-nous de parcourir avec succès le cycle de l'année.
A toi revient la louange ô Dieu dans Sion et l'hommage t'est rendu à Jérusalem.
Admirables, Seigneur, sont tes uvres autant que toi, impénétrables sont tes voies; tu
es en effet la sagesse de Dieu, son support et sa puissance à la perfection, dans une
commune action sans origine et sans fin; aussi, dans ton pouvoir souverain, tu descendis
dans le monde pour chercher ta créature, que jadis tu avais ornée de beauté, et t'incarnas de
la virginale Mère d'inexplicable façon Seigneur immuable qui as fixé les limites du temps pour
notre salut: Dieu de bonté, gloire à toi.
Sur la couronne de l'année tu répands les bienfaits de ta bénédiction.
Verbe du Père qui précèdes tous les temps, avec sagesse tu créas l'univers et par ton
verbe tout-puissant tu assemblas l'entière création: bénis, Seigneur, la couronne de l'année
que ta bonté nous donne de commencer et renverse les hérésies Ami des hommes par les
prières de la Mère de Dieu.
Gloire au Père, t, .5
Père vénérable, tu as trouvé l'échelle de toute beauté par laquelle tu montas vers la
hauteur; celle qu'Elie trouva fut un char enflammé et nul autre après lui n'en connut la montée,
mais toi, tu conserves ta colonne au-delà de la mort. Homme céleste, ange terrestre, vénérable
Siméon, vigilant flambeau de l'univers, intercède pour le salut de nos âmes.
Maintenant ...
Divin Roi qui es et qui demeures dans les siècles sans fin, reçois la prière des pécheurs
implorant ton salut; ' accorde, en ton amour du genre humain, à la terre abondance de fruits
grâce au favorable que tu voudras lui donner; comme autrefois au roi David, sois l’allié des
fidèles chrétiens pour les sauver des barbares sans-Dieu ; car ils sont venus dans tes parvis,
ils ont souillé ton lieu saint; Sauveur, accorde-nous d'en triompher par les prières de ta Mère, ô
Christ notre Dieu, car tu es le triomphe et la gloire du peuple chrétien.
Tropaire, t. 2
Auteur de l'entière création qui as soumis à ton pouvoir les moments et les temps,
bénis la couronne de l'année que ta bonté nous donne de commencer; garde en paix le peuple
fidèle qui t'appartient et par l'intercession de ta Mère, Seigneur, sauve-nous.
Gloire au Père, t. 1
Colonne de patience, tu imitas les Pères de jadis: dans ses souffrances Job, dans ses
épreuves Joseph; des Anges incorporels tu menas la vie en ton corps, vénérable Père Siméon;
intercède auprès du Christ notre Dieu, pour qu'il accorde à nos âmes le salut.
Maintenant, t. 7
Réjouis-toi, Pleine de grâce, Vierge Mère de Dieu, havre et protectrice de tous les
humains; de toi le Rédempteur du monde s'est incarné: seule, tu es Mère et Vierge, en effet,
toujours bénie et de gloire comblée; prie le Christ notre Dieu d'accorder à tout le monde la paix.
MATINES
Cathisme I, t. 8
Toi qui du ciel accordes à ceux de la terre les temps favorables aux récoltes et les
pluies, recevant en ce jour les prières de tes serviteurs, délivre tes fidèles de tout malheur, car
toutes tes uvres réclament ta compassion. Bénissant nos démarches en leur début et leur
issue, dirige les uvres de nos mains, Seigneur, accorde-nous le pardon de nos péchés, car tu
es celui qui as mené l'univers du non-être à l'existence, ô Dieu tout-puissant.
Cathisme II, t. 5
La tempérance fut la parure de ta vie et, mortifiant ton corps, tu balayas, bienheureux
Père, les assauts de l'ennemi; vers Dieu tu es passé, comme digne d'hériter l'éternelle vie; c'est
pourquoi sans cesse intercède auprès de lui, pour qu'il prenne nos âmes en pitié.
4
Gloire au Père, t. 4
Avec foi tu marchas vers les épreuves du martyre, Callistè, en compagnie de tes deux
frères proclamant le Christ notre Dieu; nourrie par son amour, tu en fis les vases spirituels de
l’Eglise du Christ et leur fus associée, sainte Martyre, pour vivre dans le ciel.
Maintenant…
Ô Vierge, empresse-toi de recevoir les prières que nous t’adressons ; très-sainte Dame,
présente-les à ton Fils et ton Dieu ; apaise la détresse de ceux qui accourent vers toi; déjoue
les ruses du Mauvais et renverse l'ardeur de l'ennemi qui combat tes serviteurs.
Après le Polyéléos:
Mégalynaires
Nous te magnifions, ô Christ, source de vie, et nous vénérons sur la couronne de
l'année que ta bonté nous donne de commencer, Seigneur, ta bénédiction.
Nous te magnifions, vénérable Père Siméon, célébrant ta mémoire , sacrée, modèle
des moines et déjà sur la terre concitoyen des Anges.
Versets 1: A toi revient la louange, ô Dieu, dans Sion et l'hommage t'est rendu à
Jérusalem. 2: J'espérais le Seigneur d'un grand espoir, il s'est penché sur moi pour exaucer ma
prière. 3: Rassasions-nous des biens de ta maison: saint est ton temple, merveille de justice. 4:
Je veille et gémis solitaire, pareil à l'oiseau sur un toit. 5: Exauce-nous, ô Dieu notre Sauveur,
espoir des extrémités de la terre. 6: Je n'ai de pain que mes larmes, le jour et la nuit. 7: Sur la
couronne de l'année tu répands les bienfaits de ta bénédiction. 8: Chantez pour le Seigneur,
vous qui l'aimez, célébrez sa mémoire de sainteté.
Cathisme, t, 4
Devant toi, ô Maître de l'univers qui nous procures tous les biens, avec foi nous
prosternant, nous te chantons ardemment: Sauveur, touché de compassion et recevant
l'intercession de la Mère qui t'enfanta et de tous les Justes qui t'ont plu, fais en sorte, dans ta
bonté, que t'offrent une année agréable à tes yeux ceux qui te vénèrent en deux natures et
fidèlement te glorifient.
Canon de l'Indiction (t. 1), uvre du moine Jean,. canon des saintes (t. 4), avec
l'acrostiche: Des stoïques Martyres je chante les peines; et le canon du Stylite (t. 8), uvre du
moine Jean, avec l'acrostiche (à l'exception des théotokia): Mon hymne, accepte-la,
bienheureux Siméon. Catavasies de la Croix.
Ode 1, t. 1
«A celui qui délivra le peuple d'Israël de l'amère servitude de Pharaon et le conduisit à
pied sec sur l'abîme de la mer chantons une ode de victoire, car il s'est couvert de gloire. »
Comme au Verbe personnifié né du Dieu et Père sans commencement, au Christ qui
assembla l'univers et le mène sans faille à sa perfection, chantons tous une ode de victoire,
car il s'est couvert de gloire.
5
Au Christ qui par bienveillance du Père est apparu, lorsque de la Vierge il est issu, et qui
proclama l'année de grâce du Seigneur, pour notre rédemption, chantons une ode de victoire,
car il s'est couvert de gloire.
Entrant, un jour de sabbat, dans la synagogue de Nazareth, celui qui leur avait donné la
Loi enseigna aux Hébreux son ineffable avènement par lequel il sauve en son amour le genre
humain.
Tous les fidèles, chantant la Vierge plus que toutes digne d'admiration qui fit surgir le
Christ sur l'univers pour le combler de joie par l'éternelle vie, sans cesse célébrons-la, car elle
s'est couverte de gloire.
t. 4
«Ma bouche s'ouvrira et s'emplira de l'Esprit saint: j'adresse mon poème à la Mère du
Roi; et l'on me verra, en cette fête solennelle, chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »
Saintes Martyres, vaillamment vous avez terrassé notre ennemi, par l'ascèse tout
d'abord, puis en répandant votre sang dans le combat; aussi nous glorifions votre mémoire
avec foi.
Percées de flèches par l'amour de celui qui pour nous souffrit la mort sur la croix, lui
emboîtant le pas, les saintes Femmes l'ont suivi, oubliant la faiblesse de leur chair.
Avec l'arme de la foi vous avez renversé les cultes des païens et les temples des
démons, vénérables Martyres, et vous avez porté au temple céleste vos trésors spirituels.
Fortifiées par la grâce de celui qui s'est levé de ton sein, Toute-pure, de jeunes vierges
ont affronté la tempête des châtiments et furent menées à ta suite dans la joie.
t. 8
«Tous les peuples, chantons pour le Seigneur, qui .engloutit dans la mer Rouge le
Pharaon, une hymne de victoire, car il s'est couvert de gloire. »
Pour l'ode que je compose en ton honneur, bien que ma langue sonne faux, donne-moi
par tes prières, théophore Siméon, les clartés de la science de Dieu.
Les Perses, les Ethiopiens, les Indiens, les Scythes et les Arabes ont connu en grand
nombre ta sagesse, Père saint, et rendu gloire au Christ qui par toi fut glorifié.
De spirituelles grâce tu fus comblée : comme Moïse, Jacob et Daniel issu de l’enceinte
pastorale, Bienheureux, tu devins un chef des brebis spirituelles.
Αpparu, lorsque de Réjouis-toi, virginale Mère de Dieu qui logeas dans ton sein l’Infini :
demande-lui d'épargner tout malheur à qui chante pour toi.
« Lorsque la Croix par Moïse fut tracée de son bâton, la mer Rouge se fendit pour le
peuple d'Israël qui passa à pied sec; puis il ferma l'immense flot parmi le fracas des chars de
Pharaon, inscrivant sur lui l'arme invincible; c'est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu,
car il s'est couvert de gloire.
Ode 3, t, 1
«Ô Christ, rends-moi ferme sur l'inébranlable roc de tes commandements; à la clarté de
ton visage éclaire-moi, car il n'est d'autre Saint que toi, Seigneur. »
Affermis, Dieu de bonté, la fructueuse vigne que par amour sur terre ta droite a plantée
et garde ton Eglise, Seigneur tout-puissant.
Les fidèles te chantant comme Dieu de l'univers, rends-dignes de passer l'année qui
vient en vaquant aux uvres spirituelles qui te plaisent, Seigneur.
Ô Christ, en ton amour accorde-moi de parcourir en paix le cycle de l'année et comble-
moi des enseignements divins que tu prononçais devant les Juifs, les jours de sabbat.
Toi qui seule, dépassant notre nature, as accueilli la surnaturelle grâce dans ton sein,
lorsque le Christ notre Dieu y demeura sans changement, sans cesse nous te glorifions.
t. 4
« L'arc des puissants s'est affaibli, les faibles acquièrent la vigueur; « et voilà pourquoi
mon c ur s'est affermi dans le Seigneur. »
Soutenues par la force du Tout-puissant, vous avez terrassé la puissance de l'Ennemi;
c'est pourquoi vous avez reçu la couronne de victoire auprès du Christ.
Grâce au divin pouvoir du Christ, impuissantes se sont montrées les gueules des lions,
saintes Martyres, et vous avez échappé, sauvées par le Dieu que vous glorifiiez.
6
Divinisées par votre inclination pour Dieu, vous avez repoussé la froidure des multiples
divinités, victorieuses Martyres, et vous avez marché vers la chaleureuse gloire d'en-haut.
A bon escient nous te proclamons avec foi véritable Mère de Dieu: Toute-pure, grâce à
toi le Créateur a daigné vivre parmi nous.
t. 8
«Plante ta crainte, Seigneur, dans les c urs de tes serviteurs et sois un ferme rempart
pour tous ceux qui t'invoquent en vérité. »
En hâte ayant fui, Siméon, la giboulée des esprits mauvais, tu as gagné l'enceinte du
salut, où tu cueillis en outre la vie éternelle.
Ton oreille docile, tu l'inclinas, bienheureux Siméon, vers le Maître qui révéla le secret de
la béatitude; et c'est ainsi que tu as trouvé la vie bienheureuse.
Ineffablement tu conçus, divine Epouse, le Seigneur et Sauveur qui délivre du malheur
ceux qui t'invoquent selon la vérité.
«Un bâton devient la figure de ce mystère: fleurissant, il décide du sacerdoce d'Aaron et
dans l'Eglise naguère stérile fleurit à présent l'arbre de la Croix pour être sa force et la
puissance qui l'affermit.
Cathisme, t. 8
Bouillonnant de foi et méprisant ce qui ne dure qu'un moment, sage Père, tu as suivi le
Christ dans la puissance de l'Esprit, faisant dépérir par la tempérance ton corps pour
contempler sans cesse la gloire des cieux; c'est pourquoi, vénérable Père, tu as trouvé pour la
divine montée l'échelle de la colonne conforme à ton désir; vénérable Siméon, prie le Christ
notre Dieu d'accorder la rémission de leurs péchés à ceux qui fêtent avec amour ta mémoire
sacrée.
Gloire au Père, t. 1
Dieu y demeura sans Brebis mystiques, c'est au Pasteur et à l'Agneau que par le martyre
vous vous êtes offertes fidèlement, ayant mené votre course à bonne fin et conservé intacte
votre foi; aussi en ce jour, admirables Martyres, nous célébrons avec joie votre sainte
mémoire, en magnifiant le Christ notre Dieu.
Maintenant, t. 4
Devant toi, ô Maître de l'univers qui nous procures tous les biens, avec foi nous
prosternant, nous te chantons ardemment: Sauveur, touché de compassion et recevant
l'intercession de la Mère qui t'enfanta et de tous les Justes qui t'ont plu, fais en sorte, dans ta
bonté, que t'offrent une année agréable à tes yeux ceux qui vénèrent en deux natures et
fidèlement te glorifient.
Ode 4, t. 1
«Sauveur tout-puissant, j'ai reconnu ton uvre de salut et dans la crainte je t'ai glorifié. »
Ton peuple te présente, Sauveur, les prémices de l'année et te chante l'hymne des Anges pour
te glorifier.
En ton amour des hommes, rends-nous dignes, ô Christ, de commencer et d'achever, de
manière à te plaire, cette année.
Seul Seigneur tout-puissant, donne au monde de parcourir dans le calme les cycles des ans.
Comme notre espoir le plus sûr, comme le havre de nos âmes, à présent chantons tous la Mère
de Dieu.
t. 4
«Celui qui siège glorieusement sur le trône de la divirité est venu sur la nuée légère: c'est Jésus,
notre divin Sauveur; et de sa main toute pure il a sauvé ceux qui lui chantent: Ô Christ notre Dieu, gloire
à ta puissance. »
Supportant les châtiments et les divers supplices corporels, Martyres dignes d'admiration aux
membres rompus et brûlés, en héritage vous avez reçu la demeure des cieux, où vous jouissez de
l'arbre de vie.
Des vierges Bienheureuses les Puissances des cieux ont admiré le combat, s’étonnant de la
façon dont elles ont triomphé e l'ennemi, en leur féminité que fortifiait le pouvoir de celui qui d'une
Femme s’est levé.
De ce monde ayant rejeté toutes les vanités, de toute votre âme vous vous êtes attachées à
Dieu, et à lui seul, épouses du Christ, et vaillamment vous avez enduré les peines de l'ascèse et du
combat.
7
Ayant pris comme bouclier, comme une arme très-puissante la Croix, vous vous êtes avancées
vers les phalanges ennemies; et vous avez remporté la victoire avec le Christ vainqueur du monde en
sa puissante divinité.
Comme pluie sur la toison en ton sein est descendu le Seigneur, comme l'a dit jadis le
Prophète, ô Vierge immaculée; en deux natures tu as enfanté le Christ auquel nous chantons: Gloire à
ta puissance, Seigneur.
t. 8
«Seigneur, j'ai entendu ta voix et je suis rempli d'effroi, j'ai saisi ton uvre de salut et glorifié ta
puissance, Seigneur. »
Le fondement de ton ascèse, Bienheureux, ce n'est pas sur le sable que tu l'as posé, mais sur
tes peines, profondément, pour édifier l'inébranlable tour des vertus.
La corde la plus dure dévorant ton corps, tu le perças des clous de la crainte, celle de l'esprit,
vénérable Père, pour trouver l'héritage que Dieu t'a mesuré au cordeau.
Les passions enfouies dans le corps s'enfuirent de toi, Bienheureux, tandis que les vers te
révéraient sur ta couche purulente, Père saint !
Après la volontaire Passion imitant aussi la vivifiante mort, toi-même tu te livras vivant au puits
obscur, comme aux ténèbres du tombeau.
Le Dieu que tu as enfanté, ô Marie toute-pure, supplie-le d'accorder le pardon de leurs péchés
aux fidèles qui implorent ta faveur.
«Seigneur, j'ai perçu le mystère de ton uvre de salut, j'ai médité sur tes actions et glorifié ta
divinité. »
Ode 5, t. 1
«En cette veille de la nuit, nous te chantons, ô Christ égal au Père en éternité et de nos âmes le
Sauveur: donne au monde la paix, Seigneur ami des hommes. »
Toi qui combles l'univers de tes bienfaits, ô Christ, accorde à tes serviteurs temps favorable,
prospérité et la couronne de tes bénédictions sur les divers cycles de l'année.
A nous qui te reconnaissons comme partageant avec le Père même éternité, ô Verbe, fais que
ce changement d'année nous donne de changer en mieux et de vivre dans la paix.
Toi qui transcendes tous les temps, Verbe coéternel au Père, d'auprès de lui sur terre tu es venu
-l'annoncer la délivrance aux captifs et aux aveugles la vue.
En toi nous plaçons, pure Mère de Dieu, notre confiance vainqueur du monde et notre espoir; ô
Vierge, procure-nous la faveur de celui que tu as enfanté.
t. 4
«Les impies ne verront pas ta gloire, ô Christ, mais nous qui la nuit veillons devant toi, Fils
unique et divin Reflet de la paternelle splendeur, Ami des hommes, nous te célébrons. »
A l'Agneau véritable, au vrai Pasteur, vous fûtes offertes comme victimes agréables à Dieu en
holocauste et parfaite oblation.
Tandis que vous mouriez en votre corps, votre âme vivait, car vous avez imité la croix, la mort,
la volontaire passion de celui qui fit périr la force de la mort.
En plusieurs corps montrant les mêmes sentiments, les saintes tu Femmes, déchirées de coups
et brûlées par le feu, ont confessé l’unique Seigneur, Jésus Christ.
Je suis tombé dans la fosse des tentations: seule Immaculée, relève-moi, dirige-moi, ô Mère du
divin Timonier qui réunit dans sa bonté ce qui jadis fut séparé.
t. 8
«Eclaire-nous de tes préceptes, Seigneur, et par la force de ton bras tout-puissant, Ami des
hommes, donne au monde la paix. »
Le Christ fit de toi, Siméon, un autre Daniel, car son apparition te fit sortir sain et sauf de la
fosse aux lions.
Tout entier consacré au Seigneur, tu t'exerças aux rigueurs opposées de la chaleur, de la neige
et du froid.
A l'instar de Moïse et d'Elie, tu passais les quarante jours en ne mangeant qu'une fois, vénérable
Père, tout au long de ta vie
Comme d'un collier d'or, vénérable Siméon, lié par une chaîne, tu marchais vers le ciel sur les
ailes de Dieu.
Implore sans cesse ton Fils et notre Dieu, ô Marie, sainte Vierge inépousée, pour qu'il envoie
sur nous fidèles la grâce du salut.
8
«Ô bois de l'arbre trois fois heureux et béni sur lequel fut mis en croix le Christ notre Roi, notre
Seigneur! Il causa la chute de qui nous séduisit sous l'arbre défendu et qui fut pris au piège de ta chair
clouée sur la croix, ô Dieu de majesté qui nous procures pour nos âmes la paix. »
Ode 6, t. 1
« Du monstre marin tu as sauvé, Ami des hommes, ton Prophète; du gouffre de mes péchés
retire-moi, je t'en supplie. Ô Maître, permets-nous, en ce début d'année, de commencer une vie qui te
plaise, Seigneur. »
Sauveur compatissant, fais que les chantres de ton nom par la méditation de la loi soient
comblés des jours de l'Esprit.
Ceux qui se réfugient auprès de toi, délivre-les, nous t'en prions, de tout danger les menaçant, ô
Mère du Christ notre Dieu.
t. 4
«Le prophète Jonas priant dans le ventre du poisson préfigura les trois jours au tombeau en
criant: A la fosse rachète ma vie, Jésus, Seigneur des puissances et mon Roi. »
La prime aïeule se réjouit de voir foulé aux pieds et déchiré par des femmes celui qui jadis la fit
bannir du Paradis.
Ayant uni avec empressement l'ascèse au martyre, chastement à l'Epoux de vos âmes vous
êtes réunies et vous exultez dans la demeure nuptiale de Dieu.
Les hautes et fortes vagues des tourments ne purent engloutir leurs vaisseaux: guidées par une
main puissante, en effet, les Martyres' ont abordé aux ports divins.
Des oracles voyant la réalisation, magnifie d'autant plus, ô Mère' de Dieu, celui qui te magnifia,
car voici, en vérité bienheureuse te disent toutes les générations.
t. 8
«Accorde-moi la tunique de clarté, toi qui te drapes de lumière comme d'un manteau, trésor de
tendresse, ô Christ notre Dieu. »
Le Christ fit de toi, Bienheureux, l'auteur de miracles prodigieux, comme un habitacle de la
puissance de Dieu.
Ton corps fut élevé, comme en croix, sur la colonne, Siméon; c'est pourquoi tu fus glorifié avec
le Christ qui pour toi fut élevé sur le bois.
Toi qui frayas le suprême chemin, fais monter vers la céleste hauteur les fidèles qui te chantent,
admirable Siméon.
Nous les fidèles, nous te chantons, Vierge Mère, comme l'arche et le temple de Dieu, sa
chambre nuptiale et la porte du ciel.
« Dans les entrailles du monstre marin Jonas, étendant les mains en forme de croix à l'image de
ta Passion, après trois jours en sortit, ébauchant l'universelle Résurrection du Seigneur notre Dieu
crucifié dans sa chair, le Christ illuminant le monde par sa résurrection le troisième jour »
Kondakion, t. 2
Recherchant les choses d'en-haut, conversant avec les êtres d'en-bas et faisant de ta
colonne un char de feu, par elle tu devins un confident des Anges, Père saint; et sans cesse tu
intercèdes avec eux pour nous tous auprès du Christ notre Dieu.
Ikos
De louer la pure vie de Siméon quelle langue jamais sera capable ici-bas ? Pourtant je
veux chanter dans la sagesse de Dieu les victorieux combats de ce héros qui sur terre à tout
mortel apparut comme un flambeau et dans le ch ur des Anges pour sa patience grandement
resplendit; ayant acquis par la tempérance la pureté et sans cesse psalmodiant avec eux,
pour nous tous il intercède auprès du Christ notre Dieu.
Synaxaire
Le 1er Septembre, début de l'Indiction, c'est-à-dire de la nouvelle année.
Tu es l'Ancien des jours et le nouvel Adam: Christ, bénis l'Indiction de notre nouvel
An.
Ce même jour, mémoire du miracle opéré par la sainte Mère de Dieu au monastère des
Miasènes; et mémoire du grand incendie.
Pêche miraculeuse: toute seule émerge du profond de l'étang l'icône de la Vierge.
Ce même jour mémoire de notre vénérable Père Siméon le Stylite.
Siméon, terminant sa marche de stylite, trouve tout près du Christ la place qu'il
mérite. Septembre, au premier jour, unit à son Auteur
Siméon qui marcha de hauteur en hauteur.
9
Ce même jour, mémoire de sainte Marthe, mère du vénérable Siméon; mémoire de sainte
Evanthie; et dormition du juste Josué, fils de Noun.
Marthe accueillit le Christ sur terre en sa demeure. Au ciel t'accueille, Marthe, le
Christ à son heure. Josué, qui stoppa la course du soleil, voit le Soleil de gloire à nul
autre pareil.
Ce même jour, mémoire des quarante saintes Femmes martyres s, et vierges
consacrées, et de leur guide, le diacre Ammoun.
A ces quarante vierges le glaive et le feu procurent un époux: le propre Fils de Dieu.
D'un fer incandescent Ammoun coiffant le casque de la chair avec joie dépose ainsi
le masque.
Ce même jour, mémoire des saints martyrs Callistè et ses frères Evode et Hermogène.
Avec ses frères sous le glaive Callistè a souffert une fin pleine de vénusté.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Ode 7, t. 1
«Les Jeunes Gens élevés dans la piété, méprisant l'ordre impie du tyran, furent sans crainte
devant le feu, mais au milieu des flammes ils chantaient: Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Nous, le peuple orthodoxe, en ce début d'année nous offrons les prémices de nos hymnes au
Christ notre Roi dont le règne n'aura pas de fin, en lui chantant pieusement: Dieu de nos Pères,
Seigneur, tu es béni.
Toi qui existes avant les siècles, ô Christ, et pour les siècles demeures le Seigneur, source de
bonté, comble cette année de tes dons excellents pour ceux qui psalmodient: Dieu de nos Pères,
Seigneur, tu es béni.
Pour avocate nous choisissons auprès de toi ta pure Mère, ô Christ, nous tes serviteurs, bon
Maître, pour que de tout malheur tu délivres ton peuple psalmodiant: Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es
béni.
t. 4
« De la fournaise tu sauvas les enfants d'Abraham, et tu fis périr les Chaldéens par le feu qu'ils
avaient eux-mêmes préparé, Seigneur très-digne de nos chants, Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Intrépide fut ton c ur, Ammoun, porteur-de-Dieu: guidant le ch ur des vierges, en effet, tu n'as
pas craint les châtiments et tu mourus en leur compagnie comme diacre et serviteur de la divine gloire.
Tel un sage nymphagogue, par tes courageux discours tu entraînas les vierges à regarder vers
leur Epoux et les saintes Martyres à supporter les peines corporelles, pour chanter: Dieu de nos Pères,
Seigneur, tu es béni.
Compagnes, ne faiblissons pas, car voici, le stade s'ouvre devant nous; tenons-nous avec
courage, sans épargner nos propres corps, car le Christ nous tend la couronne, s'écriaient sur le stade
les vierges au noble c ur.
Béni soit le fruit de ton sein que bénissent les Puissances des cieux et l’ensemble des mortels
pour nous avoir délivrés de l’antique malédiction, ô Vierge bénie.
t. 8
«A Babylone les Jeunes Gens dans leur piété n'adorèrent pas l'image d'or, mais au milieu de la
fournaise de feu couverts de fraîche rosée, ils entonnèrent un cantique, disant: Dieu de nos Pères, béni
sois-tu. »
Tu arrêtas la sécheresse en faveur des indigents, pour eux tu ouvris les portes de la pluie; par
ton intercession tu fixas la terre au milieu des flammes qui tremblait et tu appris aux peuples à
chanter: Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Comme un grand luminaire de l'Eglise, comme un soleil resplendissant, par l'envoi de tes rayons
tu éclairas la terre entière, Siméon, et tu appris aux peuples à chanter: Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Comme fleuves affluant de partout, dans l'enceinte de ton ascèse s'est réuni, Serviteur du
Christ, un véritable océan, une marée humaine qui de toi apprit à psalmodier: Dieu de nos Pères, béni
sois-tu.
Ce même Christ qui jadis reposa dans les bras de l'homonyme Vieillard, vénérable Siméon, a
reposé sur les tables de ton c ur par sa puissance invisible; c'est pourquoi tu chantais: Dieu de nos
Pères, béni sois-tu.
A celui qui sans semence a pris chair il convenait de s'avancer hors de ton sein: de tous les
êtres, Vierge pure, immaculée, tu fis naître celui qui les transcende tous et pour qui dans nos hymnes
nous es chantons: Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
«L'ordre insensé du tyran pervers dompta les peuples, menace et blasphème sortaient de sa
bouche contre Dieu; cependant les Jeunes Gens n'ont pas craint sa bestiale fureur ni la fournaise de
10
feu, mais dans les flammes crépitant sous le souffle de la rosée ils unirent leurs voix et chantèrent:
Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur de gloire, sois béni. »
Ode 8 t. 1
«Celui qui sauva les Jeunes Gens qui chantaient dans la fournaise, transformant en une fraîche
rosée l'ardente flamme qui les menaçait, c'est le Christ notre Dieu: chantez-le, exaltez-le dans tous les
siècles. »
Comme au principe du salut la sainte Eglise t'offre, ô Christ, les prémices de l'année en
s'écriant: Chantez le Christ, exaltez-le dans tous les siècles.
Celui qui du non-être façonna sagement tout l'univers en le créant du premier jet, puis déroula
par son vouloir les spirales du temps, chantez-le, exaltez-le dans tous les siècles.
Psalmodions pour notre Dieu qui mène l'univers à bonne fin et fait varier les temps et les
saisons pour conduire les humains de multiples façons: Chantez-le, exaltez-le dans tous les siècles.
Divine Mère et Vierge immaculée, dans les cycles des temps où se déroulent les années, nous
l'ensemble des mortels, conformément à la vraie foi nous te chantons comme Mère de Dieu et salut
des humains.
t. 4
«Les nobles Jeunes Gens de la fournaise furent délivrés par celui qui est né de la Mère de Dieu;
ce qui jadis n'était qu'une image maintenant devient réalité, puisqu'il rassemble tout l'univers qui
continue de chanter: Louez le Seigneur, toutes ses uvres, à lui haute gloire, louange éternelle. »
En martyres vous avez revêtu la tunique de clarté resplendissante de votre sang, vous qui aviez
dépouillé l'homme corrompu par le péché et qui chantiez: Louez le Seigneur, toutes ses uvres, exaltez
-le dans les siècles.
Resplendissantes d'une riche clarté, illuminées par le divin rayonnement du Soleil spirituel,
Martyres, vous avez dédaigné la nuit de l'impiété, vous qui chantiez d'une seule âme: Louez le Seigneur,
toutes ses uvres, exaltez-le dans les siècles.
Comme des brebis, des agnelles sans défaut, comme des tourterelles de Dieu, comme des
victimes volontaires, au Créateur vous vous êtes offertes en pures hosties, vous qui chantiez d'une
même voix: Toutes ses uvres, louez le Seigneur, exaltez-le dans tous les siècles.
Sur l'ordre de tyrans impies vous avez subi l'injuste mort, impitoyablement frappées, broyées
sous les coups et mutilées, retranchées par le glaive; c'est pourquoi dans l'allégresse vous avez hérité
les immortelles et riches récompenses.
De saintes femmes t'ont suivie, divine Epouse tout-immaculée et seule inépousée, en respirant
l'agréable parfum de l'unique Fils qui s'est levé de ton sein; désormais elles règnent avec toi, chantant
le Christ dans tous les siècles.
t. 8
«Celui qui sur la montagne sainte fut glorifié et pour Moïse révéla dans le buisson ardent le
mystère de la Mère toujours-vierge, c'est le Seigneur, chantez-le, exaltez-le dans tous les siècles. »
Eloigné de toute passion et compatissant à la faiblesse d'une mère, comme vivant tu parus
après la mort, t'écriant: Bénissez le Seigneur, exaltez-le dans tous les siècles.
Tu étreins le jeune homme paralysé et tu ordonnes à Phylarque de porter sur ses épaules son
grabat tout en louant le Seigneur et l'exaltant dans tous les siècles.
Celui qui fournit à Job par ses souffrances un grand renom changea la corruption de ta chair
gangrenée en une perle de grand prix, Siméon, serviteur du Christ, te glorifiant dans tous les siècles.
Comme jadis le Larron sur la croix, Seigneur, tu rappelas vers toi le chef des brigands par les
prières de Siméon; c'est pourquoi nous te chantons et t'exaltons dans tous les siècles,
Toi qui reçus l'angélique salutation et fis lever sur le monde es ses uvres, à lui la clarté, le
Seigneur de gloire que tu as enfanté, tous ensemble nous te chantons et te glorifions, Vierge Mère de
Dieu.
«Jeunes Gens au nombre égal à celui de la Trinité, bénissez le Père créateur et chantez le Verbe
qui descendit, changeant le feu en rosée, et exaltez dans les siècles l’Esprit très-saint qui à tous les
êtres donne la vie. »
Ode 9, t. 1
«Pour image de ton enfantement nous avons le buisson ardent qui brûlait sans être consumé;
en nos âmes nous te prions d'éteindre la fournaise ardente des tentations pour qu'alors ô Mère de Dieu
sans cesse nous te magnifiions. »
Verbe et Puissance de Dieu, Sagesse véritable et personnifiée qui tiens en mains l'univers et le
gouvernes sagement, pour tes serviteurs également dirige le temps présent dans de paisibles
conditions.
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Toutes tes uvres, Seigneur, les cieux, la terre, la clarté, les eaux, les sources et l'océan, la lune,
les astres, le soleil, les ténèbres et le feu, les hommes et le bétail avec les anges te glorifient.
Avant les siècles, toi seul, tu existes, puisque tu en es l'Auteur, indivisible, unique Dieu en trois
personnes, notre Roi; par les prières de ta Mère immaculée fais que cette année porte ses fruits pour
ton héritage, Seigneur.
Maître et Sauveur de l'univers, Seigneur tout-puissant, Auteur de la création, par les prières de
l'Inépousée qui t'enfanta donne au monde la paix, sans cesse conservant ton Eglise à l'abri des
factions.
t. 4
«Par sa faute et transgression Eve instaure la malédiction; mais toi, ô Vierge Mère de Dieu,
pour le monde tu as fait fleurir par le fruit de tes entrailles la bénédiction; et tous ensemble nous te
magnifions. »
Comme sources, à qui en a besoin les Bienheureuses distribuent leurs flots de guérisons, elles
arrêtent les ravages des maladies, chassent la brûlure des passions, irriguent les c urs des amis de
Dieu pour faire abonder leurs bonnes uvres comme fruits.
Quarante femmes divinement sages en compagnie de Celsine et du saint diacre Ammoun,
ayant combattu loyalement, furent couronnées; et maintenant avec les Anges elles exultent de joie;
disons-les bienheureuses, comme il se doit.
Divines épouses, vous fûtes exaltées pour avoir montré votre force contre l'ennemi; aux Anges
vous avez ressemblé, aussi vous jouissez de l'arbre de vie au Paradis et pour le monde vous intercédez
maintenant.
Tu fus la demeure, ineffablement, de la suprême Sagesse, ô Vierge immaculée; tu en es le
vivant trône, le portail; aussi, comme leur reine t'ont chérie les vierges qui ont suivi tes pas, virginale
Servante de Dieu.
t. 8
«Celui qui révéla au Législateur sur la montagne dans le buisson ardent le mystérieux
enfantement de la Toujours-vierge en vue de notre salut, par nos hymnes incessantes nous le
magnifions. »
Toi qui régnas, par ton endurance, sur les passions, le Christ t'a reçu auprès de lui, Siméon
porteur-de-Dieu, pour te faire communier à sa royauté; aussi dans nos hymnes nous te magnifions.
Ayant reçu la grâce de guérir, aux inviolables trésors de l'Esprit, Siméon porteur-de-Dieu, tu
puises pour distribuer les guérisons a ceux qui célèbrent ta mémoire sacrée.
Parvenu à la céleste vertu après avoir combattu dans les airs, à tire-d'aile tu montas vers les
tabernacles des cieux: intercède pour le salut de nos âmes.
Buisson embrasé par le feu sans être consumé, c'est ainsi, ô Vierge, que tu t'es montrée en
concevant sans semence le Sauveur du monde, notre Dieu que sans cesse nous magnifions.
«Vierge sainte et Mère de Dieu, tu es l'image du Paradis, toi qui sans semailles ni labours as fait
germer le Christ par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, fut plantée sur la terre; et en ce jour de
son exaltation, nous prosternant devant le Christ, nous te magnifions. »
«Pour avoir jadis mangé le fruit défendu, notre race a vu sur elle fondre la mort qui cède en ce
jour devant le triomphe de la Croix, car la malédiction de tous les descendants de notre prime aïeule est
effacée par le fruit de la pure Mère de Dieu que les Puissances angéliques magnifient dans le ciel. »
Exapostilaire (t. 2)
Nature tripersonnelle, inaccessible, éternelle, incréée, Seigneur, Dieu des dieux, tout-
puissant Créateur de l'univers, devant toi nous prosternant, tous ensemble, nous te prions:
bénis, dans ta bonté, l'année présente et garde en paix nos chefs et tout ton peuple, Seigneur
compatissant.
Comme un astre, vénérable Père, ta vie porteuse de clarté éclaira la terre entière de
miracles rayonnants; par ta colonne, comme sur une échelle, en effet tu es monté vers Dieu,
Père saint, vers le lieu où l'ultime de tous nos désirs se réalise, bienheureux Siméon, et pour
nous qui t'honorons tu intercèdes désormais.
Auteur et chef de l'entière création qui as soumis à ton pouvoir les moments et les
temps, couronne de tes bienfaisantes bénédictions le cycle de l'année, Seigneur compatissant;
nous t'en prions, garde ton peuple dans la paix, sans dommage, sain et sauf, par l'intercession
de ta Mère et des Anges divins.
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Laudes, t. 3
Verbe du Père qui précèdes tous les temps, toi qui par nature es divin, qui du non-être
as conduit vers l'être l'ensemble du créé et qui soumis à ton pouvoir les moments et les
temps, bénis la couronne de l'année que ta bonté nous donne de commencer, donne à tes
Eglises la paix, la victoire aux fidèles chrétiens, à la terre abondance de biens, à nous-mêmes
la grâce du salut.
t. 4
Ton règne, ô Christ notre Dieu, est un règne pour les siècles, ton empire, pour les âges
des âges; car avec sagesse tu créas l'univers, nous assignant le rythme et le cours des temps;
aussi, en toute chose et pour tout, dans l'allégresse nous crions: Bénis la couronne de cette
année que ta bonté nous donne de commencer, et permets-nous, sans mériter condamnation,
de te chanter: Seigneur, gloire à toi.
Tes voies, Seigneur notre Dieu, tes voies sont magnifiques et dignes d'admiration; c'est
pourquoi nous magnifions le pouvoir de ton uvre de salut, Lumière de lumière qui descendis
vers ce pauvre monde qui est tien; et, selon ton bon plaisir, ô Verbe, tu ôtas la première
malédiction que mérita l'antique Adam; et dans ta sagesse tu nous as fait connaître les
moments et les temps pour glorifier ta bonté créatrice. Seigneur, gloire à toi.
t. 2
Lorsque, Seigneur, par ta Passion tu affermis l'univers, alors les faibles furent ceints de
vigueur. Des femmes ont fait preuve d'un courage viril contre le plus cruel des tyrans et,
corrigeant la défaite de la mère des vivants, elles ont recouvré les délices du Paradis pour te
glorifier, toi qu'une Femme enfanta et qui sauvas le genre humain.
Gloire au Père, t. 2
D'une racine excellente a poussé un fruit excellent: Siméon, dès l'enfance consacré,
nourri de grâce plutôt que de lait; corporellement sur la pierre élevé et vers Dieu plus encore
élevant son esprit, il édifia grâce aux vertus sa demeure éthérée; et, faisant route dans les airs
avec les puissances des cieux, il devint l'habitacle du Christ notre Dieu, le Sauveur de nos
âmes.
Maintenant, t. 8
Seigneur dont l'ineffable sagesse a formé l'univers, Verbe et Christ notre Dieu, toi qui
nous assignas les moments et les temps, bénis toi-même l' uvre de tes mains, donne force
aux fidèles chrétiens, leur permettant de l'emporter sur l'ennemi, dans ton unique bonté et ton
amour pour les hommes.
Grande Doxologie. Tropaires de l'Indiction et du Stylite, et le théotokion (t. 7): Réjouis-toi,
Pleine de grâce ... Litanies et Congé.
Si ce jour tombe un dimanche:
Le samedi soir à Vêpres. Lucernaire: 4 stichères dominicaux du ton occurrent, 3 de l'Indiction et 3 du Saint.
Gloire au Père: de l'Indiction. Maintenant: Dogmatique du ton. Lectures du 1er Septembre. Apostiches du
dimanche, Gloire: du Saint, Maintenant: de l'Indiction. Tropaires du dimanche et du Ménée (s'il y a artoclasie,
Réjouis-toi 2 fois, et le tropaire de l'Indiction).
A Matines: Tropaire du ton, 2 fois, Gloire: du Saint, Maintenant: de l'Indiction. Cathismes du ton.
Evloghitaria de la Résurrection. Anavathmi et Prokimenon du ton. Evangile de Résurrection. Ayant contemplé la
Résurrection du Christ ... Par les prières des Apôtres ... Ressuscité du tombeau ... Canons du dimanche
(Résurrection et Mère de Dieu), de l'Indiction et du Saint. Catavasies de la Croix. Après la 3e ode, kondakion et
cathisme de l'Indiction. Après la 6e ode, kondakion et ikos du ton. A la 9e ode, Plus vénérable que les Cherubins.
Exapostilaires du dimanche, du Saint et de l'Indiction. A Laudes, 4 stichères du ton et 4 du Ménée. Gloire au Père:
Eothinon. Maintenant: Tu es toute-bénie. Grande Doxologie. Tropaire de la Résurrection.
2 SEPTEMBRE
Mémoire du saint martyr Mammas
et de notre vénérable Père Jean le Jeûneur.
VÊPRES
Lucernaire, t.8
Ayant d'abord chassé les monstres d'irréductibles passions, bien-heureux Athlète
victorieux, tu bridas les gueules béantes des lions et tu freinas l'élan des fauves par ton
13
intercession, demeurant à l’abri des méfaits, tu n’as pas le feu ni la fureur du tyran; car tu n’as
rien préféré à l’amour du Christ, Martyr binheureux.
En la tendre jeunesse de ton corps tu repoussas l'antique Trompeur, recevant dans ta
chair les stigmates du Christ; porteur de couronne, à présent tu fais partie du ch ur des
Martyrs, bienheureux Mammas plein d'illustre renom; toi qu'illumine la splendeur du triple
Soleil, en tout temps tu contemples le sommet de tes désirs, dans la pureté de ton esprit.
Ayant suivi les traces vivifiantes de ce Dieu qui pour nous s'est incarné et renversa le
tyran par les souffrances de la Croix, victorieux Athlète, dans la joie tu pénétras sur le stade
des Martyrs et celui qui se vantait d'effacer l'océan, tu l'as meurtri et broyé par les supplices
auxquels ta chair fut exposée, saint Martyr.
Vénérable et très-sage Père Jean, tel un deuxième Aaron, orné saintement du vêtement
sacerdotal, tu contemples le Saint des saints maintenant que tu es entré au-delà du second
voile du temple, à l'intérieur, Ineffable, l'illumination dont tu jouis, divine parure des Pontifes
sacrés!
Vénérable et très-sage Père Jean, devenu semblable à Dieu dans la franchise et la
droiture de ta vie, en sa présence maintenant divinisé par l'union au bien suprême et
l'inflexible inclination, tu es comblé des clartés de l'au-delà dans la splendeur de ton âme et la
pureté de ton esprit, divine parure des Pontifes sacrés.
Vénérable et très-sage Père Jean, ayant délaissé la trouble confusion de cette vie, tu as
couru vers le calme du Christ; et tu accumulas comme un trésor en toute vérité ces
bienheureuses splendeurs que furent ton action et ta divine contemplation, pour en faire part
aux croyants par l'éclat d'une vie vraiment digne de Dieu.
Gloire au Père, t. 2
Tu fus comme un jeune plant d'olivier à l'entour de la table de Dieu, comme un fils de
ceux qui marchaient sur la voie du Seigneur; par ton martyre il t'a béni et tu vois les biens de la
céleste Sion, jouissant de la divine allégresse avec tes parents, admirable Mammas, en tout
temps; par tes prières permets-nous d'y participer, nous aussi.
Maintenant ... Théotokion
Entraîné par mes ténébreuses actions, j'ai terni tout à fait, de plein gré, la beauté de
mon baptême, malheureux que je suis; j'ai revêtu le sombre équipement des condamnés; c'est
pourquoi, je t'en prie, Vierge toute-digne de nos chants, déchirant par ta puissance les haillons
de mes passions, recouvre ma nudité de l'impassible tunique, et sauve-moi.
Stavrothéotokion
Lorsque l'Agnelle immaculée vit son Agneau de plein gré conduit en mortel vers
l'immolation, dans ses larmes elle dit: Ô Christ, tu vas donc me priver, moi ta Mère, de son
Enfant! Pourquoi fais-tu cela, Rédempteur de l'univers? Ami des hommes, je chante cependant
et glorifie ton ineffable et suprême bonté.
Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 4
Venez, fidèles, unissant nos voix, célébrons la mémoire de Mammas le Martyr,
deuxième Abel, ainsi qu'il nous est apparu: tout comme le premier, devenu pasteur de brebis,
pour la première fois offrit en sacrifice un de ses agneaux et, le premier, reçut la couronne de
martyr, ainsi le glorieux athlète vainqueur, s'étant illustré à la tête de son bétail, en sacrifice
agréable par le martyre s'offrit au Christ; grâce au crédit qu'il possède auprès de lui il demande
la paix pour le monde et pour nos âmes la grâce du salut.
Maintenant ... Théotokion
Ceux qui se réfugient dans ton temple divin, Vierge pure, et en baignent le sol avec foi,
dans les larmes de repentir, obtiennent la rémission de leurs péchés et reçoivent la grâce,
lorsqu'ardemment, divine Génitrice immaculée, tu implores ton Fils, le Maître et sauveur de
l’univers.
Stavrothéotokion
Voyant sur le bois l'Agneau et le Pasteur, la Brebis mère qui t'enfanta en sa plainte
maternelle te disait: Ô mon Fils bien-aimé, comment se fait-il que sur cette croix tu sois fixé,
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longanime Seigneur? comment tes mains et tes pieds par des impies, ô Verbe, ont été cloués,
comment as-tu versé, divin Maître, ton sang?
Tropaire, t. 4
Ton Martyr, Seigneur, pour le combat qu'il a mené a reçu de toi, notre Dieu, la couronne
d'immortalité; animé de ta force, il a terrassé les tyrans et réduit à l'impuissance l'audace des
démons; par ses prières sauve nos âmes ô Christ notre Dieu.
Gloire au Père ...
La justice de tes uvres a fait de toi pour ton troupeau une règle de foi, un modèle de
douceur, un maître de tempérance; c'est pourquoi tu as obtenu par ton humilité l'exaltation et
par ta pauvreté la richesse. Vénérable Père Jean, prie le Christ notre Dieu de sauver nos
âmes.
Maintenant ... Théotokion
Du même ton que le dernier tropaire et selon le jour de la semaine: le samedi soir,
théotokion apolytikion des dimanches, les autres jours, théotokion (ou stavrothéotokion1 de
semaine. Voir à la fin de chaque volume des Ménées. Notons que les tropaires des fêtes ou
avant-fêtes du Seigneur et de la Mère de Dieu se chantent sans théotokion, et que pour les
Saints de plus haut rang on emploie, même en semaine, le théotokion des dimanches, qui en ce
cas est donné à sa place, dans le Ménée, après le tropaire du Saint.
MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'octoèque, puis les canons
des Saints: celui de Mammas est l' uvre de Théophane, celui de Jean le Jeûneur, l' uvre de Germain.
Ode 1, t. 8
«A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti grâce au bâton de Moïse autrefois,
merveilleusement, lorsqu'en forme de croix il frappa la mer et la fendit, mais il sauva Israël qui
put fuir et passer à pied sec en chantant un cantique au Seigneur. »
Toi, l'illustre Martyr par excellence devenu un habitant des cieux et comblé de la
splendeur au triple feu, rends dignes de la divine illumination ceux qui vénèrent ici-bas ce jour
saint et lumineux qui marque l'achèvement de ta vie.
Le Verbe, qui d'avance connaissait la noblesse de ton esprit et sa totale perfection, dès
le berceau te combla d'intelligence et t'orna de toute espèce de vertu, Mammas, illustre
martyr que ta victoire chargea de trophées.
S'exposant à la persécution des païens, ces gens d'irréprochable foi que furent tes
parents furent mis en prison et là terminèrent leur vie pour leur amour de Dieu; mais toi, leur
fils, tu as brisé la chaîne des multiples faux dieux.
Glorieux, ce qui fut dit d'âge en âge à ton sujet, ô Marie, Mère de Dieu qui en ton sein as
accueilli la Parole de Dieu, demeurant vierge cependant; après Dieu tu es le seul appui, c'est
pourquoi nous te chantons d'un même c ur.
«Celui qui dans la mer secoua la tyrannie de Pharaon et conduisit à pied sec le peuple
d'Israël, c'est le Christ, chantons-le, car il s'est couvert de gloire. »
Au Christ qui sur le monde fit lever le sage Pontife resplendissant des enseignements
de la piété, chantons une hymne, car il s'est couvert de gloire dans les siècles.
Celui qui sur le monde resplendit par la lumière de la foi et chassa les ténèbres de
l'impiété, nous les fidèles, vénérons-le: c'est le sublime pontife saint Jean.
Puisqu'avec les Anges tu te tiens en présence de l'inaccessible Roi, à ceux qui célèbrent
ta mémoire supplie-le d'accorder le pardon de leurs péchés, divin prédicateur, bienheureux
pontife Jean.
Vierge toute-digne de nos chants ayant conçu le Verbe sans commencement qu'avant
les siècles le Père a engendré et l'ayant fait naître mystérieusement dans la chair, prie-le sans
cesse de nous sauver de tout danger.
Ode 3
«Seigneur qui as couvert la coupole des cieux et qui as édifié l'Eglise en trois jours,
rends-moi ferme dans ton amour, seul Ami des hommes, haut-lieu de nos désirs et forteresse
des croyants. »
15
Au sommet de son Eglise le Christ a posé comme un astre lumineux le saint martyr
Mammas illuminant de ses exploits et faisant resplendir toute la terre de ses miracles
étonnants.
Ayant gravi la montagne du véritable savoir, illuminé par la contemplation dans la pureté
de ton esprit, tu éveillas les animaux privés de raison à la louange raisonnable du Seigneur,
saint Martyr, par divine disposition.
Tu fus un jeune homme d'une grande beauté; c'est pourquoi tu parus inaccessible aux impies
qui cherchaient à te saisir et comme le Seigneur de l'univers volontairement tu te présentas pour subir
ta Passion.
Celui qui étendit la voûte des cieux, Vierge pure, et tient en sa main l'orbe de la terre par
la puissance de sa divinité corporellement fut tenu dans tes bras et de tout fidèle t'a fait le
firmament.
«Toi qui affermis par ton Verbe les cieux et fondas la terre sur la masse des eaux, rends
-moi ferme également, pour que je chante ta gloire, Seigneur. »
Par la tempérance, Père saint et l'inflexible prière tu es entré dans l'acropole de la vertu,
où tu savoures le torrent des voluptés.
Grâce au crédit que tu possèdes auprès de Dieu, vénérable pontife saint Jean, demande
-lui de sauver ceux qui célèbrent ta mémoire avec foi.
Toi qui enseignas la doctrine de la foi et qui exposas sagement la vérité, comme
vainqueur des hérésies, vénérable Père, tu fus couronné.
Comme ciel et trône de Dieu, tous ensemble, nous te chantons, divine Génitrice et
Vierge immaculée, car tu fis paraître Jésus Christ, la vérité.
Cathisme, t. 8
En noble fils de la foi tu détruisis l'impiété illustre Mammas par la puissance de l'Esprit;
sur le stade tu dénonças l'erreur des faux-dieux et vaillamment tu proclamas la louange de la
Trinité; puis, livré aux fauves, Martyr victorieux, tu mis à mort la Bête, le prince du mal, le
dragon; c'est pourquoi nous te prions d'intercéder auprès du Christ notre Dieu, pour qu'il
accorde la rémission de leurs péchés à ceux qui fêtent de tout c ur ta mémoire sacrée.
Gloire au Père, t. 3
Bienheureux pontife Jean, tu t'es montré la divine coupe de la tempérance, le trésor
inviolable de la piété; tu fis briller ta vie par l'absence de passions et procuras la grâce aux
besogneux; vénérable Père, prie le Christ notre Dieu, pour qu'il nous accorde la grâce du salut.
Maintenant ... Théotokion
Du Verbe tu es devenue le tabernacle divin, Vierge Mère tout-immaculée qui dépasses
les Anges en sainteté; plus que tous je suis couvert de boue, souillé par les charnelles
passions; aux flots divins purifie-moi, toi qui nous procures par tes prières la grâce du salut.
Stavrothéotokion
La Brebis mère immaculée, la virginale Génitrice du Verbe divin, lorsqu'elle vit
suspendre sur la croix le fruit qu'elle avait fait croître sans douleurs, dans ses larmes de mère
s'écria: Hélas, ô mon Enfant, quelle Passion souffres-tu, toi qui de ses passions infâmes veux
sauver l'humaine condition!
Ode 4
«C'est toi ma force, Seigneur, toi ma puissance, toi mon Dieu et mon allégresse; sans quitter le
sein du Père, tu as visité notre pauvreté; aussi avec le prophète Habacuc je te crie: Gloire à ta
puissance, seul Ami des hommes. »
D’un c ur intrépide tu marchas volontairement vers les combats, illustre Martyr, car tu avais le
Christ pour t'aider et fortifier ta faiblesse par sa divine puissance et faire de toi un Témoin participant
à ses souffrances et à sa gloire dans le ciel.
Le fauve que Dieu te donne pour compagnon t'obéit comme auxiliaire avec douceur et raison,
car toi-même, ayant soumis à l'amour de Dieu les irrationnelles passions, tu resplendissais de beauté
et par la sagesse de tes pensées tu mettais en fuite la folie des ennemis.
Au tribunal du juge tu comparus, proclamant à haute voix, Bienheureux, l'incarnation du Verbe
divin; tu fis taire les grognements des sans-Dieu et tous apprirent de toi à chanter sans hésiter: Gloire
à ta puissance, seul Ami des hommes.
16
Grâce au Fils que tu as enfanté en dépassant la nature et ses lois, la nature coupable est
délivrée de ses douleurs, les mortels échappent à la malédiction; divine Génitrice immaculée, par toi
les biens célestes sont ouverts à ceux d'en-bas: au ch ur des Anges s'unissent les mortels.
«D'avance le Prophète, voyant, ô Verbe, ta virginale incarnation, en un cantique s'écria: Gloire à
ta puissance Seigneur. »
Célébrons par des cantiques le sage Pontife en disant: sans cesse, Porteur du Seigneur Dieu,
intercède pour notre salut.
Sage Pontife qui pour nous cultivas la doctrine de la foi, Père divinement bienheureux, nous te
célébrons par des hymnes et des cantiques sacrés.
Epouse sainte, inépousée, virginale Mère du Christ notre Dieu, sans cesse auprès de lui
intercède pour le salut de nos âmes.
Ode .5
«Pourquoi m'as-tu repoussé loin de ta face, Lumière inaccessible? Malheureux que je suis! les
ténèbres extérieures m'ont enveloppé; fais-moi revenir, je t'en supplie, et dirige mes pas vers la lumière
de ta loi. »
Nul souci de son corps tailladé chez l'illustre Mammas qui rejetait l'épaisseur de la corruptible
chair en la laissant déchirer pour dépouiller la tunique de peau et recevoir l'incorruptible vêtement.
Bienheureux, lorsque fut percé ton côté, tu chantais pour ton Créateur une hymne d'action de
grâce et depuis le ciel tu entendis une voix t'encourageant dans ta recherche du bien supérieur et
allégeant le poids de tes pénibles tourments.
Enfermé dans ta prison, bienheureux Athlète aux multiples exploits, du ciel tu vis descendre,
merveilleuse vision, une splendide colombe t'apportant la nourriture d'immortalité, car tu avais franchi
les limites de la terrestre corruption.
Tu as rendu possible la divine incarnation et l'ineffable réconciliation avec Dieu, toi qui as
enfanté celui que le Père engendre avant le soleil; grâce à toi la nature humaine est unie à Dieu et
s'assied sur le trône de sa gloire dans les cieux.
«Toi qui fis briller jusqu'au bout de l'univers sur la nuit de immaculée, par toi l'ignorance la
connaissance de Dieu au matin éclaire-moi Seigneur de ton amour pour les hommes »
En Pasteur, tu fus sacré de la sainte myrrhe, Sage-en-Dieu, aussi comme Pontife, nous tous,
vénérable Père, nous te célébrons.
Imitant les Apôtres divins, Pontife digne de nos chants, dans les peines et les veilles de toute la
nuit tu présidas le peuple de l'Eglise du Christ.
Imitant le zèle d'Elie et l'ardeur de Moïse qui-vit-Dieu, tu couvris les hérésiarques de confusion,
Père vénérable, révélateur des mystères sacrés.
Comme Reine qui enfanta le divin Roi de l'univers, avec l'Ange, tous ensemble, venez, honorons
la Vierge entre toutes bénie.
Ode 6
«Sauveur, accorde-moi ton pardon, malgré le nombre de mes péchés; de l'abîme du mal retire-
moi, je t'en supplie; c'est vers toi que je crie; Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Enflammé de zèle pour Dieu, tu ne te soucias nullement, Père saint, de la fournaise allumée, car
depuis le ciel, généreux Athlète victorieux, une pluie divine te couvrit de rosée.
Celui qui pour les trois jeunes gens clairement transforma en rosée la fournaise, bienheureux
Martyr, t'arrache à la flamme, en te montrant merveilleusement plus puissant que le feu.
En supportant de grands combats tu te montras plus grand que tous, admirable par tes
exploits, Martyr éprouvé; c'est pourquoi le Maître des combats te récompensa grandement.
A la nature divine, par ton enfantement, Vierge pure, nous avons pu communier et dans le Christ
nous avons hérité la céleste félicité, nous qui te célébrons avec les Anges du ciel.
«Comme tu sauvas le Prophète des profondeurs de l'abîme, ô Christ notre Dieu, sauve-moi
aussi de mes péchés, dans ton amour pour les hommes, et prends, je t'en prie, le gouvernail de ma
vie. »
Eloignant les hérésies, bienheureux pontife Jean, par tes sages enseignements et ta divine
doctrine c'est la gloire de l'Eglise que tu fis resplendir.
Comme un flambeau de la piété, Docteur aux divines pensées, tu fis briller sur l'entière création
la splendeur de ta doctrine sacrée et fis pâlir les hérésies sous la parole de Dieu.
Au lieu de glaive, te servant de ta langue et de ta parole, Père saint, tu mis en pièces
entièrement les doctrines frelatées et pour tous fis briller clairement la Trinité.
Toi qu'une Vierge enfanta, lumière du monde, ô Christ notre Dieu, sauve-moi aussi de mes
péchés, dans ton amour pour les hommes, et prends, je t'en prie, le gouvernail de ma vie.
17
Kondakion, t. 3
Saint Mammas, avec la houlette que Dieu t'a donnée mène ton peuple vers les
pâturages vivifiants; quant aux fauves invisibles et cruels, écrase-les sous les pieds des
fidèles te chantant, car au milieu des périls nous menaçant, c'est toi, saint Martyr, que nous
avons comme fervent défenseur.
Ikos
Chantons le Martyr célèbre par toute la terre, saint Mammas qui est uni aux ch urs des
Anges dans les cieux; jadis il trayait les biches dans le désert, maintenant c'est l'immense
peuple du Seigneur qu’avec son sceptre de puissance il mène en bon pasteur pour le conduire
vers le lieu verdoyant où se trouvent les vraies délices du Paradis. Et nous tous, au milieu des
périls nous menaçant, c'est lui le saint martyr que nous avons comme fervent défenseur.
Synaxaire
Le 2 Septembre, mémoire du saint martyr Mammas. Le côté de Mammas, ce
serviteur ardent du Dieu trine, est percé des pointes d'un trident. Vers l'Un il va, le
deux, trois dards le pourfendant.
Ce même jour, mémoire de notre Père dans les Saints Jean le Jeûneur, patriarche de
Constantinople.
Saint Jean, toi qui jeûnas des plaisirs éphémères,
tu goûtes maintenant des joies non passagères.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Ode 7
«La condescendance de Dieu troubla le feu à Babylone autrefois; c’est pourquoi les jeunes gens
dans la fournaise dansaient d’un pas joyeux, comme en un pré fleuri, et ils chantaient: Dieu de nos
Pères, béni sois-tu. »
La fournaise fut pour toi comme une chambre nuptiale, Bienheureux, car tu y fus enfermé
plusieurs jours, sans être consumé, et tu criais au Créateur: Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Au milieu des flammes, saint Martyr, tu avais les Anges pour te protéger, pour partager ton
exultation et s'associer à tes cantiques secrets; avec eux tu criais au Maître de tous: Dieu de nos
Pères, béni sois-tu.
Comme une rose épanouie, comme un époux du pavillon, splendidement tu es sorti de la
fournaise, consumant les insensés, mais illuminant les spectateurs s'écriant: Dieu de nos Pères, béni
sois-tu.
Voici qu'est accompli maintenant l'oracle du Prophète divin, car, ô Vierge, dans ton sein tu as
porté le Verbe de Dieu et mis au monde le donneur de vie auquel nous chantons: Dieu de nos Pères,
béni sois-tu.
«Au commencement tu as fixé la terre sur ses bases et par ton verbe tu as affermi les cieux:
pour les siècles tu es béni, Seigneur, Dieu de nos Pères. »
Toi qui sur terre fis briller le saint pontife Jean comme un flambeau, pour les siècles tu es béni,
Seigneur, Dieu de nos Pères.
Toi qui donnas à ton troupeau ce grand et vrai pasteur que fut saint Jean, pour les siècles tu es
béni, Seigneur, Dieu de nos Pères.
Toi qui réprimas les soulèvements de la chair, tu criais au Christ, Père saint: Pour les siècles tu
es béni, Seigneur, Dieu de nos Pères.
Toi qui naquis de la Vierge pour nous et délivras le monde de l'ennemi, pour les siècles tu es
béni, Seigneur, Dieu de nos Pères.
Ode 8
«Sept fois plus que de coutume, dans sa fureur le tyran des Chaldéens fit chauffer la fournaise
pour les fidèles du Seigneur; mais, lorsqu'il les vit sauvés par une force plus puissante, il s'écria:
Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur et vous, prêtres, louez-le, peuple, exalte-le
dans tous les siècles. »
Comme Daniel, tu muselas, illustre Martyr, la gueule des lions par divine invocation du Seigneur;
tu mis à mort le serpent, tu couvris de honte les impies; et comme vainqueur tu habites les cieux, dans
l'allégresse chantant: Vous les prêtres, bénissez, peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Les adorateurs des pierres, les impies, aveuglés en leur âme, te lapidaient, toi qui fixais le
regard de ton âme sainte, Mammas, vers le Roc que nul ne peut briser ni abaisser et qui chantais de
tout c ur: Vous les prêtres, bénissez le Seigneur, peuple, exalte-le dans tous les siècles.
18
D'en haut, le Maître des combats, t'offrant la couronne du vainqueur pour avoir mené la lutte à
bonne fin, t'invite, Bienheureux, à préparer le doux voyage vers lui, tandis que tu chantais de tout c ur:
Vous les prêtres, bénissez le Seigneur, peuple, exalte-le dans tous les siècles.
Surnaturellement tu as conçu celui que sans mère engendre le Père dans les cieux et tu
demeuras vierge après l'enfantement, car l'union divine renouvelle en toi les natures, ô Vierge
immaculée, et les limites substantielles sont renouvelées; aussi, comme divine Génitrice, ô Mère de
Dieu, selon la vraie foi nous te chantons dans les siècles.
«Celui qui sur la montagne sainte fut glorifié et pour Moïse révéla dans le buisson ardent le
mystère de la Mère toujours-vierge, c'est le Seigneur, chantez-le, exaltez-le dans tous les siècles. »
A l'instar de Moïse tu gravis la montagne, Pontife trois fois heureux, et, recevant dans la nuée la
nouvelle loi de la grâce, tu chantais: Célébrez le Christ dans les siècles.
Tu guidas ton peuple en pasteur, de l'Egypte tu secouas l'erreur et de Babylone tu as fui les
passions, pour trouver ta demeure en la céleste Sion, saint Pontife, dans tous les siècles.
Consacré par la myrrhe d'une piété s'exprimant par tes uvres et tes discours, tu célébrais, saint
Pontife, les mystères divins, en chantant la Trinité dans tous les siècles.
Celui qui demeura dans le sein de la Vierge, renouvelant en lui l'antique Adam d'une manière
ineffable et suscitant l'étonnement, c'est le Seigneur, chantez-le, exaltez-le dans tous les siècles.
Ode 9
«Le ciel fut saisi de stupeur et les confins de la terre furent frappés d'étonnement lorsqu'aux
hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: Ô
Mère de Dieu, l’assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Tu confias ton âme au Rédempteur et vers lui tu courus de tout c ur, illustre soldat,
resplendissant de la beauté de tes luttes saintes et de tes admirables combats, parure de l'Eglise et
flambeau de l’univers.
Aux Anges tu fus uni pour avoir mené sur terre leur vie, avec peuple, exalte-le dans eux,
Mammas, tu chantes allégrement sur de saintes mélodies la louange de la Trinité, divinisé par ta
communion avec Dieu et comblé d'une gloire qui jamais n'aura de fin.
Grâce au crédit que tu possèdes auprès de Dieu, bienheureux Martyr, souviens-toi de tous ceux
qui célèbrent ta sainte fête dans la joie et louent ton divin combat dans la pureté de leur foi: de la
tempête des périls et de toute épreuve sauve-nous.
Quel mortel a jamais entendu qu'une vierge inépousée devînt mère d'un enfant et que ce fils fût
le Dieu sans commencement, consubstantiel au Père éternel et à sa Mère surnaturellement? Mystère
étrange, qui nous mêle à Dieu par divine communion!
«Celui qui révéla au Législateur sur la montagne dans le buisson ardent le mystérieux
enfantement de la Toujours-vierge en vue de notre salut, par nos hymnes incessantes nous le
magnifions. »
Toi qui nous montras par l'absence de passions, par la foi, l'espérance et l'amour, les paroles
d'éternelle vie, sage pontife Jean, intercède pour le salut de nos âmes.
Avec la houlette de l'Esprit saint, c'est le peuple de la sainte Eglise qu'en pasteur tu as guidé,
chassant les hérésies hostiles à Dieu; c'est pourquoi, pontife Jean, nous te chantons d'un même c ur.
Comme hiérarque et flambeau de l'Eglise, d'une incessante voix nous t'honorons par des
psaumes et des chants, bienheureux Père Jean, magnifiant la châsse de tes reliques sacrées.
Réjouis-toi, rivière d'immortalité, porteuse d'éternelle vie, réjouis- toi, nuée resplendissante du
Soleil, réjouis-toi, char de l'entière divinité, arche de sainteté, notre Dame, réjouis-toi.
Exapostilaire, t. 2
Ta sainte mémoire porteuse de clarté, nous les amis de tes paroles, nous la célébrons
maintenant; dans la foi nous te vénérons, pontife Jean, car tu fus le divin prédicateur du
repentir, le champion de la redoutable et sainte Trinité; de nous tous, bienheureux Père, en sa
présence souviens-toi.
Les biches t'ont nourri de leur lait, lorsque tu vivais sur les montagnes, Mammas, saint
martyr; et sur le stade, en combattant de tout c ur, tu fis preuve de vaillance, noblement; aussi
pour ta victoire tu reçus la récompense en présence du Seigneur.
Celui qui jadis fut jaloux de ma vie divine et bienheureuse au Paradis, le perfide et cruel
ennemi qui me fit chasser de l'Eden est mis à mort, ô Vierge, par ton enfantement.
19
Théoctiste, Père saint, ton souvenir lumineux réjouit tous les moines en ch ur par la
splendide beauté de ta vie, les grâces de tes miracles étonnants et tes charismes
resplendissants; auprès du Christ notre Dieu intercède pour qu'à nos âmes soient données la
paix et la grâce du salut.
Théoctiste, Père saint, ton ascèse soutenue fut la terreur des ennemis que terrassèrent
tes constantes oraisons; pour t'assister dans le combat tu avais en effet, illustre Père, le
Christ: à présent supplie-le, pour qu'à nos âmes soient données la paix et la grâce du salut.
Théoctiste, Père saint, en conservant ta ressemblance avec Dieu par la vie que tu
menas et le saint habit que tu avais revêtu, moine digne d'admiration, tu rendis plus vénérable
ton nom qui signifie «créature de Dieu »; prie le Christ, pour qu'à nos âmes soient données la
paix et la grâce du salut.
Gloire au Père, t. 6
Bienheureux Anthime, tu as été un pontife très juste jusqu'à la fin; célébrant en effet les
mystères ineffables et divins, tu versas ton sang pour le Christ notre Dieu et toi-même tu t'es
offert en victime agréable au Seigneur. Par le crédit que tu possèdes auprès de lui, sans
cesse supplie-le pour que soient délivrés des épreuves, du malheur et de toutes sortes de
dangers les fidèles célébrant et vénérant ton auguste souvenir.
Maintenant ... Théotokion
Amie du bien, prie ton Fils de m'accorder le pardon de mes péchés si nombreux; puisse-
t-il m'éviter d'aller à gauche, parmi les damnés, et me juger digne du royaume des cieux.
Stavrothéotokion
Jadis se tenait sous la croix au moment de la crucifixion la Vierge avec le Disciple
vierge et elle criait dans ses pleurs: Hélas, comment souffres-tu, Seigneur qui accordes à tous
les hommes l'immortalité!
Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 6
Père vénérable, par toute la terre a retenti la renommée de tes justes actions: par elle
tu as trouvé dans les cieux la récompense de tes efforts; tu as détruit les phalanges des
démons et des Anges tu as rejoint les ch urs, pour en avoir imité la pure vie. Par le crédit que
tu possèdes auprès du Christ notre Dieu demande-lui pour nos âmes la paix.
Maintenant ... Théotokion
L'Ennemi, jaloux de ton troupeau, Vierge pure, chaque jour tente méchamment d'en faire
sa proie; mais toi, ô Mère de Dieu, délivre-nous d'une telle calamité.
20
Stavrothéotokion
La très-sainte Mère de Dieu, te voyant suspendu sur la croix, dans ses larmes te cria: Ô
mon Fils et mon Dieu, ô mon Enfant bien-aimé, comment peux-tu souffrir cette injuste
Passion?
Tropaire, t. 4
Des Apôtres ayant partagé le genre de vie et sur leur trône devenu leur successeur, tu
as trouvé dans la pratique des vertus la voie qui mène à la divine contemplation; c'est
pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, tu luttas jusqu'au sang pour la défense de
la foi; Anthime, martyr et pontife inspiré, intercède auprès du Christ notre Dieu, pour qu Il
sauve nos âmes.
t. 8
Par les flots de tes larmes tu as fait fleurir le stérile désert, par tes profonds
gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, par tes miracles étonnants tu devins
un phare éclairant le monde entier: vénérable Père Théoctiste, prie le Christ notre Dieu de
sauver nos âmes.
MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque, puis les
canons des Saints: celui d'Anthime (t. 4), avec l'acrostiche: Fleur des pasteurs martyrs, je te chante.
Joseph; celui de Théoctiste (t. 8), uvre de Théophane, avec l'acrostiche: Théoctiste, je vais décrire tes
combats.
Ode 1, t. 4
«Comme les cavaliers de Pharaon, submerge mon âme, je t'en prie, dans l'océan
d'impassibilité, toi qu'une Vierge a enfanté, afin que sur le tambourin par la mortification de
mon corps je te chante l'hymne de victoire. »
Ayant fleuri saintement comme un lis dans la prairie des Martyrs, Anthime, du parfum
de tes combats tu embaumes les âmes des croyants, de tous ceux qui pieusement te
célèbrent, Pontife saint et Martyr aux multiples exploits.
Par tes constantes méditations ayant fortifié ton âme, Bienheureux, par tes vaillants
combats tu as brisé la force de l'ennemi et l'as réduit à l'impuissance; c'est pourquoi toute
l'Eglise, reconnaissant ta constance de martyr, te glorifie.
L’adversaire maudit est stupéfait de te voir comparaître courageusement devant le
tribunal, Père saint; il pense briser par des flatteries ta résistance, mais il est vaincu, tandis
que vacille son orgueil insensé.
Le Seigneur qui de ton sein s'est levé comme il le sait, Vierge pure, a fait briller les
ch urs des Martyrs reproduisant toutes ses souffrances qui nous vivifient et son injuste mort
qui nous justifie, nous les pécheurs.
t. 8
«Le bâton que Moïse avait taillé a séparé l'élément qu'on ne pouvait diviser, le soleil a
vu un sol qu'il n'avait jamais vu, les eaux ont englouti le perfide ennemi, Israël est passé par
l'infranchissable océan, tandis qu'on entonnait: Chantons pour le Seigneur, car il s'est couvert
de gloire. »
Désireux de surmonter les passions, tu fis cesser les élans de la chair, sage Théoctiste,
avec l'aide venue de Dieu; intercède maintenant pour que nous soyons comblés de spirituelle
clarté, nous qui chantons pour le Seigneur: Car il s'est couvert de gloire.
D'amitié divine avec toi Euthyme le Grand s'est uni, Père Théoctiste, et fut ton
compagnon; avec vigueur et fermeté il par- courut le chemin de l'ascèse en vérité et s'écriait
avec toi: Chantons pour le Seigneur, car il s'est couvert de gloire.
Accablant ton corps, Bienheureux, et réduisant en servitude les charnelles passions,
Père Théoctiste, manifestement tu reçus la grâce en tout son éclat et, rayonnant de sa divine
splendeur, tu criais: Chantons pour le Seigneur, car il s'est couvert de gloire.
Ayant mis en toi l'espérance de leur salut, Vierge Mère immaculée qui enfantas le Verbe
Dieu, dans l'ascèse ont excellé les saints moines que furent Euthyme, cher à tous, et le divin
Théoctiste, en chantant pour le Seigneur: Car il s'est couvert de gloire.
21
Ode 3, t. 4
«Puisque l'Eglise des nations enfante en sa stérilité et que s'est affaiblie la synagogue
aux nombreux enfants, à celui qui fait des merveilles chantons: Tu es saint, Seigneur notre
Dieu. »
Comme le Christ, tu t'es livré toi-même à ceux qui te cherchaient et fus mené vers
l'immolation comme un bélier marqué, Anthime, pour sanctifier par ton sang tous les fidèles
te vénérant.
Par divine grâce ayant détruit les artifices du démon, en captif tu fus conduit, martyr
Anthime, à l'image de celui qui pour toi fut enchaîné et par sa mort a détruit la mort.
Voyant devant tes yeux tout l'arsenal de la question, les instruments de supplice au
grand complet, tu ne fus pas ébranlé, mais avec ardeur tu t'avanças vers les tourments,
Martyr aux multiples exploits.
Tu excellas par ta beauté, Vierge pure, en enfantant le Fils et Verbe de Dieu qui
surpassa toute humaine splendeur, celui que les vaillants Martyrs ont chéri au point de
resplendir de sa gloire.
t. 8
«Tu es le rempart de ceux qui accourent vers toi, les habitants des ténèbres trouvent en
toi leur clarté et mon âme te chante, Seigneur. »
Par la tempérance tu mortifias ta chair, vénérable Père, et fis resplendir ton âme par le
don des charismes divins.
Vers ton Seigneur tu dirigeas tout désir et contre les démons tu déchaînas, vénérable
Père, l'ardeur de ton courroux.
Les Ascètes dociles aux divins enseignements, te chantant des hymnes, ô Mère de Dieu,
comme divine Génitrice t'ont glorifiée.
Cathisme, t. 1
Ton sang mystiquement crie de terre vers Dieu, comme celui d'Abel, saint Martyr aux
divines pensées; clairement tu prêchas la Trinité incréée, c'est pourquoi, tel un pasteur
excellent, tu repoussas comme loups les hérésies, Anthime gardien de la foi.
Gloire … t. 4
Proclamé chef des Pères saints, pour le monde tu fus aussi un flambeau
resplendissant, vénérable Père Théoctiste; c'est pourquoi nous ne cessons de vénérer ta
mémoire sacrée.
Maintenant ... Théotokion
La fervente protectrice des affligés, notre secours, notre réconciliation avec Dieu, par
laquelle nous fûmes rachetés de la mort, la sainte Mère de Dieu, fidèles, nous la disons
bienheureuse.
Stavrothéotokion
Voyant ton Fils suspendu à la croix, Vierge pure, en tes entrailles déchirée, comme une
Mère, tu t'écrias: Hélas, comment t'enfonces-tu dans la mort, toi, ma lumière intemporelle,
Jésus?
Ode 4, t. 4
«Sur la croix tu es monté par amour pour ton image, Sauveur; les nations païennes ont disparu,
Ami des hommes, devant toi, car tu es ma force et mon chant. »
Appuyant solidement ton c ur sur la pierre de la foi, à l'imitation d'Etienne, saint Martyr, tu fus
lapidé; c'est pourquoi nous te couronnons de nos hymnes avec joie.
Enflammé que tu étais par le zèle divin, tu n'as pas senti qu'on te perçait avec des fers
incandescents, Anthime, splendeur des Martyrs.
Sous la sainte onction dont les prêtres sont consacrés et sous la splendeur du témoignage des
Martyrs, tu avanças joyeusement vers le Saint des saints.
Sans quitter le sein paternel, le Verbe sur ton sein a reposé comme un enfant dans son désir de
recréer ma nature corruptible ô Vierge immaculée.
t. 8
«Tu chevauchas tes Apôtres, Seigneur, et pris leurs rênes dans tes mains; ton équipage devint
le salut pour les fidèles chantant: Gloire à ta puissance, Seigneur. »
22
Pour la prime sagesse tu montras ton amour, car sans reproche tu vécus, Père saint, dans la
parfaite pureté de ton âme et de tes pensées, unissant ta voix aux ch urs s'écriant: Gloire à ta
puissance, Seigneur.
Ayant purifié ton esprit, illustre Père, du trouble des passions et sagement réglé tes sentiments,
tu gagnas le calme de l'ataraxie, en chantant de tout c ur: Gloire à ta puissance, Seigneur.
Par l'ascèse ayant repoussé les terrestres soucis, ô Maître, le divin Théoctiste, ton serviteur,
hérita l'espérance du ciel, avec Euthyme s'associant pour chanter: Gloire à ta puissance, Seigneur.
Venu dans le monde, Seigneur, en recevant de la Vierge l'humanité, tu as donné la victoire à tes
Saints; par ta Croix ils chassèrent les démons en s'écriant avec foi: Gloire à ta puissance, Seigneur.
Ode 5, t. 4
«Sur nous, Seigneur, envoie ton illumination, délivre-nous des ténèbres du péché; du ciel, en ta
bonté, accorde-nous ta paix. »
Tandis qu'on te brûle cruellement les pieds, tu écrases, saint Martyr, la tête de l'incorporel
ennemi et tu marches vers le ciel dans la splendeur de tes exploits.
L'ennemi stupéfait demeura vaincu, mais de sa vivante voix Dieu t'appelait, t'encourageant,
Pontife aux multiples exploits.
En sacrifice et totale oblation, en victime sainte, en fruit divin, au Roi de l'univers, Pasteur et
Martyr, tu t'es offert allégrement.
Les ombres de la Loi ont révélé, Vierge tout-immaculée, la clarté surgie de toi, qui a fait
resplendir les ch urs des Martyrs te célébrant.
t. 8
«Eclaire-nous de tes préceptes, Seigneur, et par la force de ton bras , tout-puissant, Ami des
hommes, donne au monde la paix. »
Mortifie nos terrestres pensées et l'élan de notre chair, Ami des hommes, en agréant les prières
de ton Saint.
Bienheureux Père, du haut du ciel regarde vers nous et dirige la vie de ceux qui célèbrent ta
mémoire sacrée.
Deux compagnons d'ascèse divinement appelés ont prêché le Dieu ineffablement incarné,
lumière issue pour nous de la Vierge immaculée.
Ode 6, t. 4
«Le prophète Jonas priant dans le ventre du poisson préfigura les trois jours au tombeau en
criant: A la fosse rachète ma vie, Jésus, Seigneur des puissances et mon Roi. »
Courbé en cercle et solidement attaché à la roue, brûlé de tous côtés par des flambeaux, tu fis
preuve d'inflexible fermeté, Anthime, Gloire à ta puissance, pontife aux multiples combats.
Brûlé, tu élevas tes hymnes vers Dieu et d'en haut tu reçus la rosée comme les Jeunes Gens,
vaillant Martyr et compagnon des calme de l'ataraxie, en Anges saints.
Guéris mon âme de ses incurables maux: comme prêtre, comme invincible martyr, tu as en
effet le pouvoir d'enlever les fautes, Bienheureux.
Vierge inépousée qui par le fruit de ton sein fis dépérir les plantes du péché, arrache les ronces
de mes passions et fais produire à mon âme les divines pensées.
t. 8
«Je répands ma supplication devant Dieu, au Seigneur j'expose mon chagrin, car mon âme s'est
emplie de maux et ma vie est proche de l'Enfer, au point que je m'écrie comme Jonas: De la fosse,
Seigneur, délivre-moi. »
Tu t'es levé comme un soleil, illuminant les terrestres de l'éclat de ta piété, irradiant la splendeur
de tes vertus et enseignant la radieuse chasteté; Théoctiste, encore maintenant par tes prières pacifie
l’univers.
Appuyant tes pensées sur la divine raison, tu méprisas tous les biens d’ici-bas, Bienheureux
Père, et sagement tu préféras l’héritage des cieux, Théoctiste, et dans la joie tu habites le ciel à
présent.
Epris d’amour pour la beauté divine et magnifique du Christ qui parut dans le monde en
s’incarnant de la pure et sainte Mère de Dieu, vénérables Pères, vous êtes devenus pour les moines un
programme de vie.
Kondakion, t. 4
Parmi les prêtres ayant excellé par ta piété, tu suivis aussi le chemin de notre chair, Ami
des martyrs; tu as éteint le culte des faux-dieux, Père saint, et combattu pour défendre ton
troupeau; c'est pourquoi dans l'allégresse il te chante mystiquement: Délivre-nous de tout
danger par tes prières, bienheureux Anthime, pontife et martyr.
23
Ikos
M'accordant la divine connaissance, par ton intercession chasse les ténèbres de
l'ignorance loin de mon c ur, afin que je chante fidèlement ta mémoire sacrée qui réjouit en ce
jour les ch urs des Anges et des Martyrs; et tressant une couronne de louanges, comme il se
doit, les hommes ceignent ta tête de ces fleurs, te demandant de mettre leur vie à l'abri de tout
mal et de les délivrer des invisibles et visibles ennemis par tes prières, bienheureux Anthime,
pontife et martyr .
Synaxaire
Le 3 Septembre, mémoire du saint hiéromartyr Anthime, évêque: de Nicomédie.
Anthime fait pousser, lorsqu'un glaive l'écime, pour la gloire de Dieu sa chevelure
ultime.
Le trois, comme une fleur le glaive cueille Anthime.
Ce même jour, mémoire de notre vénérable Père Théoctiste, compagnon d'ascèse
d'Euthyme le Grand.
Père, sachant que «Dieu» (c'est ton nom) t'a « créé », à toute créature tu l'as préféré.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Ode 7, t. 4
«À Babylone jadis les enfants d'Abraham foulèrent la fournaise de feu, en leurs hymnes criant
joyeusement: Dieu de nos Pères, tu es béni. »
Les flammes qui s'approchaient de ta vénérable chair ne t'ont nullement touché, mais se sont
tournées contre tes ennemis grâce à la protection des Anges divins.
Grâce à la force toute-puissante de Dieu soudain s'est arrêtée la roue qui te châtiait, saint
Pontife martyr, et la foule des incroyants, devant le miracle, se tourna vers la foi.
Bienheureux, toi qui gardais les commandements du Christ, pour lui tu fus gardé en prison, où
tu devins par tes divins enseignements le gardien de ceux qui te gardaient.
En son amour suprême de l'humanité, le Verbe s'est montré dans le corps reçu de toi, pour
sauver tous ceux qui psalmodient: Dieu de nos Pères, tu es béni.
t. 8
«Dans la fournaise les Jeunes Gens foulèrent la flamme avec ardeur et changèrent le feu en une
fraîche rosée; et ils criaient: Seigneur notre Dieu, tu es béni dans les siècles. »
Toi dont la rude ascèse t'unit, par amour total, au Seigneur, tu jouis de sa lumière maintenant et
tu chantes: Seigneur notre Dieu, tu es béni dans les siècles.
Comme un sacrifice divin tu as offert ta vie au Seigneur, bienheureux Père, en agréable et pure
oblation, lui chantant: Seigneur notre Dieu, tu es béni dans les siècles.
Comme fin de tes peines, Bienheureux, tu as trouvé les délices du paradis par la voie étroite et
resserrée c’est la vaste plaine du royaume que tu gagnas, bénissant le Créateur de l'univers.
Voici, la Vierge a mis au monde l'enfant divin, celui que les Pères théophores ont reconnu
comme leur divin Seigneur, lui chantant: Seigneur notre Dieu, tu es béni dans les siècles.
Ode 8, t. 4
«Rédempteur du monde, Tout-puissant, au milieu de la fournaise descendu, de rosée tu as
couvert les Jeunes Gens et leur enseignas à psalmodier: Toutes ses uvres, louez, bénissez le
Seigneur. »
Tu prêchas l'incarnation du Seigneur en présence des tyrans impies, t'exposant aux châtiments,
aux supplices et aux cruels tourments, pontife Anthime aux multiples exploits.
Comme fer tu fus trempé grâce au feu des multiples châtiments, mais tu mis en pièces,
Bienheureux, les innombrables phalanges des démons et tu reçus le prix de ta victoire en glorifiant le
Seigneur.
Ayant subi la mort volontairement, tu as trouvé la vie sans fin, bienheureux Anthime, l'accès au
Paradis et les divines demeures où tu exultes de joie; de ceux qui te vénèrent, là-haut, souviens-toi.
Par des cantiques sacrés disons bienheureuse la demeure de Dieu, l'arche vivante, immaculée,
la gloire des Martyrs surpassant les Chérubins et l'entière création.
t. 8
«Sept fois plus que de coutume, dans sa fureur le tyran des Chaldéens : fit chauffer la fournaise
pour les fidèles du Seigneur, mais, lorsqu’il les vit sauvés par une force plus puissante, il s’écria: Jeunes
gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur et vous prêtres, louez-le, peuple, exalte-le dans tous
les siècles. »
24
Ta mémoire s'accompagne d'éloges, bienheureux Père théophore qui t'es nourri de justice, de
vaillance et de chasteté et qui sans cesse chantais: Jeunes gens, bénissez votre Créateur et votre
Rédempteur, et vous prêtres, louez-le, peuple, exalte-le dans tous les siècles.
Le bienheureux Porteur-de-Dieu qui fut comblé de grâce visiblement et resplendit au plus haut
point sous l'éclairage divin, acclamons-le, vénérons-le et chantons: Jeunes gens, bénissez votre
Créateur et votre Rédempteur, et vous prêtres, louez-le, peuple, exalte-le dans tous les siècles.
Au tombeau, c'est ton corps qu'Euthyme, le radieux éponyme de la joie, comme prêtre ensevelit,
et les Anges allégrement portèrent ton âme dans le ciel au Créateur en psalmodiant: Jeunes gens,
bénissez, et vous prêtres, célébrez, peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Les ascètes aux divines pensées ont chéri la véritable philosophie par amour de la Sagesse
hypostasiée qui s'est montrée au monde en sortant de ton sein, ô Vierge tout-immaculée, et fit croître
les vertus divinement, celle que les jeunes gens bénissent, que les prêtres glorifient et que le peuple
exalte dans tous les siècles.
Ode 9, t. 4
«Par sa faute et transgression Eve instaure la malédiction; mais toi, ô Vierge Mère de Dieu,
pour le monde tu as fait fleurir par le fruit de tes entrailles la bénédiction; et tous ensemble nous te
magnifions. »
Comme une rose au doux parfum mystiquement tu as fleuri dans la maison de notre Dieu; c'est
pourquoi tu chasses, Bienheureux, de nos âmes les malodorantes passions et nous embaumes, en
parfum du Seigneur.
Convoquant l'entière cité, la noble et fameuse métropole de Nicomédie célèbre ta mémoire
illustre en ce jour; car tu en es le protecteur; bienheureux Martyr, en pasteur garde-la du haut du ciel.
La terre a reçu l'effusion de ton sang, bienheureux Pontife, et ton esprit fut transporté dans les
cieux pour se réjouir avec les Anges saints; de nous tous, Anthime, souviens-toi, éminence des divins
Martyrs.
Le glaive flamboyant qui jadis interdisait l'accès du Paradis a reculé devant tes fidèles
reproduisant les saintes souffrances du Christ percé d'une lance selon sa volonté, ô Vierge plus que
toutes digne de vénération.
t. 8
«Le ciel fut saisi de stupeur et les confins de la terre furent frappés d'étonnement lorsqu'aux
hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: Ô
Mère de Dieu, l’assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Purifié par les flots de tes pleurs, tu jouis maintenant de la lumière au triple feu; en sa présence
illuminé par le rayonnement de l'au-delà, d'en haut tu veilles sur nous qui célébrons, bienheureux
Théoctiste, ta mémoire sacrée.
Fortifié par la foi, l'espérance et l'amour, tu as brisé les intrigues et les complots de l'ennemi; en
vainqueur portant couronne tu participes maintenant aux divins ch urs des Anges et des Saints qui
entourent le trône du Roi de l'univers.
Sur terre avec les hommes ayant vécu dans la sagesse, la justice et la piété, bienheureux
Ascètes, vous brillez dans les cieux, jouissant avec les Anges de la divine splendeur dans laquelle, pour
prix de vos luttes, vous avez reçu la couronne des vainqueurs.
Euthyme et Théoctiste, divins compagnons, bienheureux Pères resplendissants, intercédez
auprès de Dieu, pour qu'il accorde au monde la paix, à l'Eglise la véritable concorde et la foi, en agréant
les prières de la Mère de Dieu.
Exapostilaire, t. 2
Cité de Nicomédie, réjouis-toi, célèbre en ce jour l'annuelle festivité de ton Pasteur,
exulte de l'avoir comme protecteur pour te garder au-dessus des ravages causés par l'ennemi.
Sur terre comme un Ange tu vécus, Père théophore, avec Euthyme, cet immense
flambeau, Théoctiste, en excellant dans le jeûne et l'oraison, dans les justes actions et la
divine contemplation; avec lui en présence de l'inaccessible Trinité, bienheureux Père,
intercède pour nous qui t'honorons.
Ô Vierge toute-pure, ton ancêtre David, divine Génitrice, t'a chantée comme fertile et
féconde montagne de Dieu; et comme litière clairement te décrit en son Cantique le divin
Salomon; Jacob bienheureux Pontife, et t'a vue comme échelle, Isaïe comme rameau; un autre
prophète comme la porte du Seigneur par laquelle notre Dieu renouvela le genre humain.
Après les Apostiches de l'Octoèque:
25
Gloire au Père, t. 4
Avec la métropole de Nicomédie toute ville, tout pays célèbre une fête en ce jour en
mémoire de son vénérable protecteur et les confins de la terre applaudissent la solennité du
hiéromartyr; et nous-mêmes, avec les fleurs de nos hymnes tressant des couronnes, nous
chantons: Réjouis-toi, bon pasteur qui donnas ta vie pour tes brebis, t'immolant comme
victime et comme prêtre te sacrifiant. Avec tes compagnons de martyre, nous t'en prions,
intercède auprès du Christ notre Dieu pour qu'il délivre des loups cruels, Anthime, ce troupeau
qui est tien et l'accueille en la céleste bergerie.
Maintenant ... Théotokion
Gisant sur la couche du nonchaloir et dans la paresse passant ; le cours de ma vie, je
redoute le moment du départ: puisse le perfide serpent ne pas déchirer mon âme en sa cruelle
férocité! Aussi, Mère de Dieu et Vierge immaculée, avant la fin empresse-toi d'éveiller en mon
c ur le repentir.
Stavrothéotokion
La Vierge toute-pure, voyant le Christ privé de vie bien qu'ayant mis à mort le Séducteur,
criait en d'amères plaintes à celui qui de ses entrailles était sorti et dont elle admirait,
stupéfaite, la résignation: N'oublie pas ta servante, cher
Le reste comme d'habitude, et le Congé.
4 SEPTEMBRE
Mémoire du saint hiéromartyr Babylas, évêque d'Antioche,
et du saint prophète Moïse [Link]-Dieu.
VÊPRES
Lucernaire, t. 6
Ayant trempé dans ton sang ton vêtement sacré, devenu saint, tu pénétras dans le Saint
des saints, illustre Babylas, et pour toujours tu jouis de la divine condition, resplendissant, par
ton martyre, de beauté, participant à la vie des Anges en toute pureté; c'est pourquoi nous te
vénérons et nous fêtons avec amour, bienheureux Pontife, ta sainte solennité.
Lié par des chaînes de fer, sans entraves tu suivis le chemin qui porte vers la céleste
cité, vénérable pontife Babylas, orné de tes blessures comme de saints joyaux; et là, tel un
authentique vainqueur, un invincible martyr, un prêtre saint, tu chantes avec les Anges la pure
et divine mélodie: Saint, saint, saint, consubstantielle Trinité!
A la tête de ton troupeau spirituel, vénérable pontife Babylas, avec la houlette de la
connaissance tu l'as conduit sur les pâturages de la foi, tu l'as sauvé des fauves et réjouis le
Dieu très-haut, ton pasteur, que tu prêchas, Bienheureux, à la face des impies, joyeux de
t'immoler comme agneau sans défaut en compagnie des enfants innocents; avec eux tu t'es
offert comme victime d'agréable odeur et totale oblation.
t. 4
Dans l'ouragan tu contemplas, autant qu'il te fut possible, l’Incorporel, dans la nuée,
Moïse, tu as vu l’Immatériel; la gloire suprême te rendit semblable à Dieu, au charnel Israël tu
servis de législateur; car ce n est pas un esprit terrestre qui aurait pu pénétrer les mystères
divins, mais la grâce est donnée à ceux qui voient les choses d'en-haut.
Pour le peuple qui exaspérait le Seigneur tu fus un prêtre selon la Loi, Moïse, un
valeureux chef d'armée, frappant l'Egypte de plaies, divisant la mer Rouge avec ton bâton,
engloutissant avec ses officiers l’exécrable, l’orgueilleux Pharaon et, malgré son ingratitude,
conduisant et nourrissant dans le désert Israël.
Moïse, empresse-toi d'enlever les sandales de tes pieds, car le lieu où tu te trouves est
un lieu saint; ne porte pas ces chaussures, qui sont par leur cuir un symbole de mise à mort,
puisque t'est montré dans le buisson et le feu l'étonnant mystère de la virginale Servante de
Dieu, disait le Seigneur à Moïse sur la montagne de l'Horeb.
26
Gloire au Père, t. 6
Comme base et fondement l'Eglise possède tes luttes sacrées, pontife et martyr
Babylas; et tu la gardes inébranlée, à l'abri des loups puissants, pour annoncer tes sublimes
exploits et magnifier avec toi les enfants qui pour le Christ furent immolés avec toi,
Bienheureux.
Maintenant … Théotokion
Tu ne possèdes pas la componction, âme impénitente, que tardes-tu? La mort
s'approche pour te faucher, la fin survient comme un voleur; hâte-toi de te prosterner devant la
Mère de Dieu.
Stavrothéotokion
La toute-pure Mère de Dieu, voyant notre Vie suspendue sur la croix, en sa douleur
maternelle s'écria: Ô mon Fils et mon Dieu, sauve les fidèles qui chantent pour toi.
Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t, 6
Devant le tribunal du tyran, luttant pour la foi, tu criais: Me voici, moi et les enfants que
Dieu m'a donnés; avec eux tu fus couronné dans les cieux, pontife martyr Babylas, et sans
cesse tu intercèdes auprès de Dieu, pour que nos âmes soient sauvées du filet de l'ennemi.
Maintenant … Théotokion
Vierge tout-immaculée, supplie le Roi de l'univers, le Créateur que tu as enfanté, d'avoir
pitié de moi, ton serviteur, à l'heure où il viendra pour juger le genre humain.
Stavrothéotokion
Voyant un peuple sans loi injustement te clouer sur la croix, la Vierge pure, ta Mère,
Sauveur, en eut le c ur vulnéré, comme jadis l'avait prédit Siméon.
Tropaire, t. 4
Des Apôtres ayant partagé le genre de vie et sur leur trône devenu leur successeur, tu
as trouvé dans la pratique des vertus la voie qui mène à la divine contemplation; c'est
pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, tu luttas jusqu'au sang pour la défense de
la foi; Babylas, pontife et martyr, intercède auprès du Christ notre Dieu, pour qu'il sauve nos
âmes.
t. 2
Célébrant la mémoire de ton prophète Moïse, Seigneur, par ses prières, nous t'en
supplions, sauve nos âmes.
MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque, puis le canon du
hiéromartyr (t. 6) et celui du prophète (t. 4), portant l'acrostiche: Louanges à Moïse, premier des prophètes, et
signé Clément dans les théotokia.
Ode 1, t. 6
«Lorsqu'Israël eut cheminé sur l'abîme, comme en terre ferme, et vu le Pharaon
persécuteur englouti dans les flots, alors il s'écria: Chantons une hymne de victoire en
l'honneur de notre Dieu. »
Sans être battu par les flots, à l'instar de Moïse, franchissant la mer rouge de ton sang,
bienheureux Babylas, tu t'écriais: Chantons une hymne de victoire en l'honneur de notre Dieu.
Ayant soumis à l'amour divin le désir des biens terrestres, tu méprisas la vie d'ici-bas,
bienheureux pontife Babylas, pour aller contempler la beauté du Seigneur.
En ami de la divine Trinité, c'est en compagnie de trois enfants que tu mourus
allégrement, bienheureux martyr Babylas, donnant ta vie pour son amour.
Ayant mis au monde ton propre Créateur, comme lui-même l'a voulu, lorsqu'il prit chair
ineffablement, Toute-pure, de ton sein virginal, tu t’es montrée vraiment la souveraine du créé.
t. 4
«Lorsqu'il eut franchi à pied sec l'abîme de la mer Rouge, l'antique Israël mit en fuite au
désert la puissance d'Amalec grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Moïse, le premier prophète, soit loué, qui, le premier, a conversé avec Dieu
manifestement et face à face l'a vu non plus sous l'apparence des énigmes, mais sous la
forme de sa chair.
27
Comme guide et libérateur de ton peuple Israël, prophète Moïse, Dieu t'a donné à ton
père en lui annonçant, pour tenir sa promesse, ta naissance conforme à ses v ux.
Comme dans un coffret, les naturelles vertus, prophète Moïse, trouvèrent en toi le trésor
de sagesse enfoui dans la connaissance de Dieu; c'est pourquoi tu fus élevé par royale et
divine providence.
En voyant de Dieu, tu refusas dès le berceau tout autre sein; et, nourri du légitime lait, tu
montras clairement ton éminente dignité Dans ta proximité avec Dieu.
Moïse fut stupéfait de contempler en premier lieu l'étonnante vision, la flamme et le
buisson par leur étrange union préfigurant le Dieu né de la Vierge Mère, sans corruption, celui
que, franchissant les siècles, il vit aussi dans la chair.
Ode 3, t. 6
«Nul n'est saint comme toi, Seigneur mon Dieu; tu as exalté la force des fidèles, dans ta
bonté, et tu nous as fondés sur le roc inébranlable de la confession de ton nom. »
Nul n'est saint comme toi, Seigneur mon Dieu; tu as exalté la force du fidèle Babylas et
tu lui as donné la couronne méritée pour la confession de ton nom.
La force des Martyrs, Seigneur, fut ta Croix affermissant les enfants avec l’illustre
Babylas et par eux renversant l’orgueil impie de l’erreur.
Ô Christ, totalement la force du diable a disparu, car les enfants innocents et l’illustre
Babylas ont triomphé du puissant et l’ont tourné en dérision.
Ma force et mon chant, c’est le Christ qui de toi, Mère de Dieu, s'est levé revêtu de la
chair d'un serviteur afin de nous sauver de la servitude du diable, en sa bonté.
t. 4
«L'arc des puissants s'est affaibli, les faibles acquièrent la vigueur; et voilà pourquoi
mon c ur s'est affermi dans le Seigneur. »
De l'ineffable science tu fus comblé, Prophète ayant vu Dieu, car l'Esprit saint par un
Ange t'initia clairement à la connaissance du passé.
Portant clairement le rayonnement de Dieu, tu stupéfias l'Egypte par des signes divins,
changeant par des miracles étonnants, sage Prophète, la nature des éléments.
Ta resplendissante beauté fit luire la grâce de l'éclat divin et vers la divine splendeur tu
dirigeais la soif insatiable de tous.
Tu risquas de te laisser détourner de son vrai sens en cherchant le pourquoi de
l'étonnante vision, mais tu fus retenu1 par la voix du Seigneur né de la Vierge en la chair.
Cathisme, t. 3
Par ta fervente confession de la foi, tu mis fin à l'égarement des païens, abolissant le
blasphème des faux-dieux; et, devenu toi-même un holocauste divin, tu répands la rosée de
tes miracles jusqu'aux confins de l'univers; vénérable Père, prie le Christ notre Dieu de nous
accorder la grâce du salut.
Gloire au Père, t. 4
Nous les fidèles, nous t'acclamons pieusement, te reconnaissant comme le premier de
tous les prophètes, en vérité; car, le premier, tu as vu Dieu, autant qu'il est possible à un
homme de le voir.
Maintenant ... Théotokion
La fervente protectrice des affligés, notre secours, notre réconciliation avec Dieu, par
laquelle nous fûmes rachetés de la mort, la sainte Mère de Dieu, fidèles, nous la disons
bienheureuse.
Stavrothéotokion
Voyant ton Fils suspendu à la croix, Vierge pure, en tes entrailles déchirée, comme une
Mère, tu t'écrias: Hélas, comment t'enfonces-tu dans la mort, toi, ma lumière intemporelle,
Jésus?
Ode 4, t. 6
«Le Christ est ma force, mon Seigneur et mon Dieu! tel est le chant divin que la sainte Eglise
proclame et d'un c ur purifié elle fête le Seigneur. »
Le Christ est ma force, mon Seigneur et mon Dieu! Voilà ce que tu proclamas, pontife et martyr
Babylas, devant leur tribunal, sans craindre les menaces des tyrans, mais te réjouissant dans le
Seigneur.
28
Toi qui offrais au Seigneur le sacrifice non sanglant, la redoutable et pure hostie, toi-même
dans ton sang tu t'offris en victime sans défaut, pontife et martyr Babylas.
Comme un sage pédagogue, vénérable Père, ayant nourri de lait spirituel le jeune esprit des
enfants, pontife et martyr Babylas, tu es menas vers leur perfection.
En toi, reconnaissant le très-saint temple de Dieu, sa demeure immaculée, toi qui surpasses
tous les croyants, Mère de Dieu, nous te disons bienheureuse, en nos hymnes sacrées.
t. 4
«Te voyant suspendu à la croix, toi le Soleil de justice, l'Eglise depuis sa place en toute vérité
s'écria: Gloire à ta puissance, Seigneur. »
La faiblesse de ta langue et de ta voix fut corrigée par la providence de Dieu; tu devins le
serviteur de ses mystères terrifiants et tu frappas l'Egypte de plaies.
Merveille que ta vocatIon, redoutables prodiges que les tiens ! car tu as vu le Dieu qui est, celui
qui, te glorifiant, t’envoya comme sauveur d’Israël.
Prophète Moïse, te chantant comme celui qui donna force de loi aux inaccessibles et
prodigieux enseignements divins, nous chantons avec foi: rends-nous favorable la puissance de Dieu.
Tu frappas tout premier-né des Egyptiens, comme le Christ a mis à mort la puissance des
démons, car tes uvres étaient vraiment, bienheureux Prophète, la préfiguration de l'avenir.
Moïse, entendant la voix de Dieu lui crier depuis la flamme et le buisson: N'approche pas, car ce
lieu est saint! préfigura très justement la virginale naissance du Christ en la chair.
Ode 5, t. 6
«Dieu très-bon, illumine, je t'en prie, de ton éclat divin les âmes de tes amants qui veillent devant
toi, afin qu'ils te connaissent, ô Verbe de Dieu, toi, le Dieu véritable qui nous fais revenir des ténèbres
du péché. »
Le pontife martyr Babylas a vraiment reçu d'en haut ta divine grâce, Jésus, au point d'entraîner
également de jeunes enfants vers ton amour et vers le mépris de la mort.
Eclairé par ta divine connaissance, le pontife martyr Babylas enseigna aux foules à te connaître,
Seigneur, comme l'unique Dieu toi, le Dieu véritable qui nous fais revenir des ténèbres de l'erreur.
Elu par choix divin comme pasteur de ton troupeau spirituel, ô Verbe de Dieu, le pontife martyr
Babylas te présente en offrande son sang et nous guide tous vers le chemin du salut.
En faveur de tes serviteurs supplie le Maître de l'univers né de toi, ô Vierge immaculée, pour
qu'il sauve de toute adversité les fidèles confessant ta virginale maternité.
t. 4
«Seigneur, tu es venu comme la lumière en ce monde, lumière sainte qui retire de la sombre
ignorance ceux qui te chantent avec foi. »
Tu frappas la mer Rouge et par ton bâton tu montras le pouvoir de Dieu; en elle tu inscrivis la
divine puissance de la Croix.
Aimable audace, en vérité, simplicité d'une âme ingénue! Si, tu me connais plus que tous, fais-
toi connaître à moi, dit le Prophète à son Dieu.
Protégé par le rocher, tu n'as pas vu la face cachée de Dieu, mais comme postérieure à toi tu
connus l'incarnation du Verbe divin.
Moïse qui-vit-Dieu fit pleuvoir la manne comme pluie et par sa prière il a donné les cailles en
nourriture à Israël.
Tu pénétras dans la nuée réellement et tu appris, Prophète, l'ineffable secret du Dieu qui de la
Vierge devait naître en la chair.
Ode 6, t. 6
«Lorsque je vois l'océan de cette vie soulevé par la tempête des tentations, j'accours à ton
havre de paix et je te crie, ô Dieu de bonté: A la fosse rachète ma vie. »
Lorsqu'il voyait l'océan de cette vie soulevé par la tempête de l'erreur, l'illustre martyr Babylas
s'écriait: Dieu de bonté, à la fosse rachète ma vie.
Imitant le Christ, l'illustre martyr et combattant donna sa propre vie en faveur de son troupeau
et quitta la mortelle condition pour rejoindre la vie éternelle.
Par sa propre passion l'illustre martyr Babylas affermit sagement l'incertitude des enfants et
de terre passa vers la vie céleste.
Par ton enfantement, Vierge toute-pure et bénie, je suis délivré de la malédiction, de mes
chaînes et de la condamnation; toi seule sur terre tu donnas en effet de tes pures entrailles un corps à
notre Dieu.
t. 4
«Ton Eglise te crie à pleine voix: Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; dans ta
compassion tu l'as purifiée du sang offert aux démons par le sang qui coule de ton côté. »
29
A la tête d'Israël, cette puissante armée de Dieu, tu détruisis les sept peuples de Chanaan, cette
image du péché, et tu donnas leur terre en héritage au tien.
Moïse, ineffablement ayant pénétré dans la divine nuée où était le Dieu qui t'appelait, tu reçus,
toi son illustre serviteur, les tables de la Loi gravées de sa main.
A la face du peuple, manifestement, Dieu se mit à exaucer la voix de Moïse, son voyant, afin de
douer son initié d'une gloire inspirant le respect.
Nous les enfants légitimes de la grâce, nous jouissons de la bénédiction en t'acclamant,
Bienheureux, et prenant la place des Hébreux, comme Jacob prit celle d'Esaü.
Par divine inspiration l'illustre Moïse te préfigura comme l'arche dorée de tous côtés par le
rayonnement de l'Esprit, divine Mère, pour la gloire de Dieu.
Kondakion t. 8
Comme un héraut de la foi, comme fondement des martyrs, radieuse, l'Eglise en ce jour
te glorifie; par le crédit que tu possèdes auprès du Christ, demande-lui de garder en parfaite
paix les fidèles te vénérant, Martyr aux multiples combats.
Ikos
Saisissant la vanité du monde en toute clarté et, comme étranger à ce monde, imitant
les souffrances du Christ, tu mortifias les corporelles passions; prenant ta croix, tu as suivi ton
Créateur et maintenant que tu demeures avec lui, intercède pour ceux qui vraiment te
vénèrent, Martyr aux multiples combats.
Synaxaire
Le 4 Septembre, mémoire du saint hiéromartyr Babylas, évêque d'Antioche la Grande, et
des trois enfants qui moururent par le glaive en sa compagnie.
Babylas, comme évêque dans l'eucharistie ayant offert le Christ, lui-même comme
hostie
s'immole pour le Christ. Le glaive tranche, hélas, avec les trois enfants, le quatre,
Babylas.
Ce même jour, mémoire du saint prophète Moïse qui-vit-Dieu.
Ce n'est donc plus de dos ni du creux du rocher que Moïse contemple enfin le Dieu
des dieux, mais, de son Créateur ayant pu s'approcher, face à face il le voit tout
entier de ses yeux.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Ode 7, t. 6
«Dans la fournaise l'Ange répandit la rosée sur les nobles Jeunes Gens, mais le feu brûla les
Chaldéens sur l'ordre de Dieu et le tyran fut forcé de chanter: Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Les célestes Puissances, voyant les enfants et leur instructeur triompher de l'erreur grâce à la
puissance de la Croix, s'écrièrent en exultant pour le Christ: Toi qui leur donnes la victoire, Seigneur, tu
es béni.
La grâce lumineuse du Seigneur éclaira les fidèles compagnons, et l'illustre Babylas, portant
couronne de vainqueur, les incite à chanter joyeusement: Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Voici qu'échoue la prétention des tyrans de courir au secours des faux dieux, car l'illustre
Babylas incite les fidèles enfants à chanter pour la sainte Trinité: Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es
béni.
De tes rayons resplendissants éclaire mon c ur enténébré, ô Vierge qui enfantas sur terre le
Soleil qu'est le Christ; pour toi sans cesse nous chantons: Bénie sois-tu, qui dans la chair enfantes
Dieu!
t. 4
«Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, plus que par l'ardeur des flammes
embrasés par leur piété, s'écriaient: Seigneur, tu es béni dans le temple de ta gloire. »
Grâce aux visions divines tu fus l'écrivain des ineffables secrets, toute la sage construction du
tabernacle fut décrite par toi, Moïse, et tu en confias l'exécution à l'architecte Bessaléel.
On vit Coré descendre tout vivant aux enfers pour son insolente prétention de célébrer avec toi,
Moïse, car Dieu te réservait l'honneur du sacerdoce et de la royauté.
Combattant avec toi pour le peuple d'Israël, apparut Michel, le chef des armées célestes; il
protégea divinement ton corps et couvrit de confusion le prince du mal qui te résistait.
Le bâton fleuri d'Aaron t'annonça comme porteuse pour tous de la rémission des péchés, car tu
es la propitiation nous délivrant, nous mortels, de la redoutable menace de Dieu.
30
Ode 8, t. 6
De la flamme, pour tes Saints
«C'est le Dieu Père et créateur, le Fils consubstantiel, l'Esprit divin que dans les flammes les
Jeunes Gens furent inspirés de chanter en disant: L'entière création bénisse le Seigneur et l'exalte dans
tous les siècles! »
Frères, en ce jour la mémoire du pontife et martyr Babylas nous inspire ce que chantèrent dans
la fournaise les Jeunes Gens: Toutes ses uvres, bénissez le Seigneur, exaltez-le dans tous les siècles.
En ce jour les jeunes disciples du pontife et martyr Babylas, couronnés avec le vieillard, sont
inspirés de chanter: Toutes ses uvres, bénissez le Seigneur, exaltez-le dans tous les siècles.
L’onction sacerdotale du pontife et martyr Babylas se trouve pleinement glorifiée dans l'effusion
de son sang; pour cette raison bénissez le Seigneur, exaltez-le dans tous les siècles.
Ô Vierge, tu enfantas dans la chair et portas dans tes bras le Dieu qui tient le monde dans sa
main et que ses uvres louent comme Seigneur, l'exaltant dans tous les siècles.
t. 4
«Daniel, étendant les mains, dans la fosse ferma la gueule des lions; les Jeunes Gens, pleins de
zèle pour leur foi, ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le
Seigneur, toutes les uvres du Seigneur ».
Comme un docile serviteur de Dieu, Moïse, tu l'écoutas et dans ses uvres le servis, aussi, plus
qu'à tout prophète il te fut connu; en toi il demeura et t'apprit à chanter: Toutes ses uvres, bénissez le
Seigneur.
Comme initié de Dieu et son officiant, prophète Moïse, et comme roi d'Israël, tu annonças la
venue du Christ en la chair, décrivant le divin et redoutable avènement parmi les hommes de celui dont
tu fus l'image vivante et le fidèle prophète.
Tu conduisis le peuple fidèlement par des oracles prophétiques et les prescriptions de la Loi, le
guidant par des miracles et des signes prodigieux, puis rappelé par Dieu en terre de Moab, à tes pères
tu fus réuni avec grande gloire, Prophète divin.
Ayant gravi la montagne comme ciel, par divine disposition, c'est la terre des humbles que tu vis
en esprit, et tu perçus les délices de la promesse réellement; puis ton corps lui-même disparut, lors de
ton trépas, selon le dessein de Dieu.
Nul avant toi n'entendit la voix de Dieu, glorieux prophète Moïse, serviteur du Christ; de la Vierge
tu vis toutes les préfigurations décrivant son enfantement divin; car dans la flamme du buisson tu
contemplas l'invisible divinité.
Ode 9, t. 6
«Aux hommes il est impossible de voir Dieu, sur qui les Anges mêmes n'osent fixer leur regard,
mais aux mortels s'est manifesté le Verbe fait chair grâce à toi, ô Toute-pure, et lorsque nous le
magnifions avec les armées célestes nous te proclamons bienheureuse. »
Aux hommes le Christ a montré par sa mort sur la croix le chemin qui permet de monter
jusqu'aux célestes hauteurs; c'est pourquoi la mort est vaincue par les mortels et les jeunes enfants ne
l'ont pas redoutée en compagnie de l'admirable Babylas; disons-les tous bienheureux.
Auprès du Christ ayant trouvé, admirable pontife Babylas, la récompense de tes peines, le don
des miracles et l'héritage éternel, avec les Anges tu chantes dans le ciel: Saint, saint, saint est notre
Dieu tout-puissant, la Trinité créatrice de l'univers.
Puisons les remèdes qui nous guérissent des passions, en accourant vers le temple glorieux
des Martyrs victorieux, car là se trouvent aussi présents les ch urs des Anges, les esprits des Justes,
la Souveraine de l'univers, distribuant les guérisons en compagnie de l'admirable Babylas.
Je t'offre mon cantique, de mes lèvres souillées te priant, malheureux que suis, de me tirer de
mon bourbier; Vierge souveraine, accorde aussi à tous ceux qui dans la foi te célèbrent maintenant la
gloire de se tenir à la droite de ton Fils.
t. 4
«Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée;
c'est lui qui réunit les natures séparées: aussi, pleins d'allégresse et de joie, Mère de Dieu, nous te
magnifions. »
Même après la mort tu vois le Seigneur, Prophète, de tes yeux de voyant, fixant le Christ non
plus dans les énigmes pleines d'obscurité, comme jadis tu le vis du creux du rocher, mais dans un
corps humain où rayonne la lumière de sa divinité.
Plus que le Sinaï fut glorifié le mont Thabor où Moïse, du pays des morts, et le Thesbite, de la
terre des vivants, avec les Apôtres ont vu le Christ transfiguré comme vrai Dieu.
31
Intercède, en ta compassion, grâce au crédit que possède ton oraison, pour sauver du péril et
de tout malheur, prophète Moïse, comme Israël autrefois, l'ensemble des chretiens qui chantent pour
toi.
Moïse, te décrivant jadis comme la divine table et l'urne d'or, révéla clairement que Dieu naîtrait
de toi, ô Vierge, et l'ayant vu incarné, nous t'adressons notre hymne avec foi.
Exapostilaire (t, 3)
Babylas, tu t'es révélé à la fois sacrificateur et victime de Dieu: tu lui offrais le sacrifice
non sanglant et, par le sang que tu versas, t'immolas avec les enfants parvenus à leur plus
mûre perfection; avec eux nous t'acclamons d'un même c ur.
Ô Vierge, renverse et livre à la géhenne les impies qui refusent de se prosterner dans la
sincérité de leur foi devant ton image et devant celle de ton Fils, notre Dieu.
Le reste comme d'habitude, et le Congé.
5 SEPTEMBRE
Mémoire du saint prophète Zacharie, père du Précurseur.
VÊPRES
Lucernaire, t, 4
Drapé de l'ornement divin et de l'onction, comme un Ange, Zacharie, devant Dieu tu
officiais, prophète digne de nos chants, servant de médiateur entre la créature et son Auteur
et recevant manifestement les révélations de l'Esprit divin; c'est pourquoi nous te disons
bienheureux et, célébrant ta sainte fête en ce jour, nous chantons la gloire du Sauveur.
Comme enfant né de la Vierge tu as vu le Fils coéternel au Père, Zacharie, prophète
divinement inspiré ; à ton propre fils tu as prédit clairement : Tu seras le Prophète préparant
les chemins de Dieu ; avec lui nous te disons bienheureux, Théophore comblé d'éternelle
félicité, et nous célébrons ta fête saintement.
Tu fus le temple incarné, la vivante demeure de l'Esprit saint, illustre Prophète, et d'un
c ur pur au milieu du temple t'approchant de ton Dieu, en martyr injustement immolé tu as
accompli ta course divine, admirable Zacharie; aussi tu es monté vers le temple céleste en
demandant pour prix de ton sang le pardon des fidèles te vénérant.
Gloire au Père, t. 8
Revêtu de l'ornement conforme au sacerdoce de la Loi, tu as servi selon l'ordre d'Aaron;
au milieu du temple tu as vu clairement l'aspect d'un Ange, bienheureux Zacharie; aussi nous
chantons tous, comme il se doit, ton trépas, te célébrant par des hymnes, toi le rameau qui fis
fleurir, malgré ta vieillesse, l'illustre Jean. Intercède pour notre salut auprès du Dieu
compatissant.
Maintenant ... Théotokion
Par les prières de la Mère qui t'enfanta, préserve le troupeau que tu rachetas au prix de
ton sang, garde-le des hostiles menaces, Seigneur compatissant, afin qu'en te chantant, notre
Dieu, nous puissions glorifier ta condescendance infinie.
Stavrothéotokion
Seigneur, lorsque le soleil te vit, Soleil de justice, suspendu sur la croix, il s'obscurcit et
cacha ses rayons, la clarté de la lune en ténèbres se changea, ta sainte Mère en eut le c ur
transpercé.
Apostiches, t. 8
Merveille suscitant l'étonnement: l'Archange se tenant au plus haut des cieux en
présence de Dieu annonce au divin serviteur Zacharie la conception du Précurseur issu de la
Stérile en son âge avancé. Ineffable providence que la tienne, Seigneur! Par elle sauve nos
âmes, ô Christ compatissant.
Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, car il visite son peuple et lui porte la rédemption.
Merveille suscitant l'étonnement: le silence de l'Ancien Testament et la divulgation du
Nouveau sont clairement prophétisés par le mutisme de Zacharie; passant sous silence
l'achèvement de la Loi, il montra la lumière de la grâce, en effet. Sage providence que la tienne,
Seigneur! Par elle garde-nous tous, Ami des hommes tout- puissant.
32
Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut.
Merveille suscitant l'étonnement: pour sa fidélité parmi les Prêtres, en effet, pour son
excellence parmi les Martyrs et comme illustre Prophète annonçant l'avenir, Zacharie s'est
montré porteur d'une triple couronne, Seigneur. Inestimable richesse de tes dons! Rends-nous
dignes, par eux, de ton royaume, ô Christ notre Ami.
Gloire au Père, t. 2
En ta pureté sacerdotale, tu entras dans le Saint des saints, revêtu de l'ornement sacré;
en toute innocence, tu servis devant Dieu, suivant les prescriptions de la Loi, comme Aaron, et,
comme Moïse, conduisant les tribus d'Israël, dans le pur tintement des clochettes dorées;
aussi, tu fus mis à mort, mais ton juste sang fut pour nous un remède salutaire, un parfum de
bonne odeur qui ouvre les oreilles au passage de l'éternelle vie. Zacharie trois fois heureux,
époux d'Elisabeth et père de Jean, sans cesse pour nos âmes intercède auprès de Dieu.
Maintenant ... Théotokion
La multitude de mes offenses, en vérité, me dépasse la tête, Vierge immaculée, et dans
le foisonnement de mes péchés je porte un poids trop pesant, malheureux et incorrigible que
je suis; mais toi, par ta chaleureuse intercession, hâte-toi de me sauver, puisqu'en toi les
pécheurs retrouvent leur chemin.
Stavrothéotokion
Vierge sainte, lorsqu'on mit en croix ton Fils et ton Dieu, quelle douleur tu éprouvas,
pleurant, gémissant et criant amèrement: Hélas, mon Enfant bien-aimé, comme tu souffres
injustement, toi qui veux sauver la race d'Adam! C'est pourquoi, ô Vierge, nous te supplions !
avec foi: procure-nous la faveur de ton Fils.
Tropaire, t. 4
Revêtu des ornements sacerdotaux, selon la loi de Dieu tu offris saintement d'agréables
holocaustes, Zacharie, et tu fus un flambeau, un contemplateur des mystères divins; les
signes de la grâce, tu les as manifestés et le glaive te frappa dans le temple de Dieu. Prophète
du Christ, avec le Précurseur intercède pour que nos âmes soient sauvées.
MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis
celui du Saint, uvre de Théophane, avec l'acrostiche: Je loue le grand prêtre, père du Précurseur.
Ode 1, t. 8
«Traversant la mer à pied sec et fuyant la servitude des Egyptiens, le peuple d'Israël
s'écria: Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés. »
Célébrant ta mémoire, je supplie la grâce de l'Esprit de venir à mon secours par ton
intercession, tandis que je m'écrie: Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés.
Irréprochable en ta vie, tu fus paré de l'ornement sacerdotal et du lumineux
rayonnement de la prophétie, bienheureux oracle divin.
La tête ornée, Zacharie, du diadème splendide conforme à la Loi, comme prêtre tu
proclamais: Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés.
Drapé du long manteau d'Aaron, tu accueillis la Vierge sortie de la racine de Jessé, qui
portait le Rédempteur en son sein.
Ode 3
«Tu es le rempart de ceux qui accourent vers toi, les habitants des ténèbres trouvent en
toi leur clarté et mon âme te chante, Seigneur. »
Grand prêtre Zacharie, lorsque tu portais l'encens à l'autel, tu fus averti de la naissance
du Précurseur.
Tu fus consacré du saint myron pour servir comme prêtre à l'instar d'Aaron; c'est
pourquoi tu fus digne de l'angélique vision.
C'est l'aurore t'annonçant à l'univers, Sauveur, comme soleil spirituel qu'engendra
Zacharie en la personne de Jean.
Toute-pure Génitrice de Dieu, dirige l'ensemble de ma vie, toi qui fis briller de joie la
maison de Zacharie.
33
Cathisme, t. 8
Ayant offert à Dieu le culte conforme à la Loi et prophétisé que le Christ s'incarnerait de
la Vierge et de l'Esprit saint, pour l'univers tu apparus comme une colonne de lumière, Zacharie,
tu annonças le Soleil de justice illuminant le monde, l'Orient venu d'en haut, le Sauveur des
hommes, dirigeant nos pas au chemin de la paix.
Gloire au Père ...
Disons bienheureux le fils de Barachie, le juste Zacharie qui, selon le psaume, jour et nuit
méditait la loi et servait le Dieu très- haut, comme le dit le grand prophète David; pour finir,
immolé comme agneau, il s'est offert dans son sang en sacrifice agréable au Sauveur de nos
âmes.
Maintenant ... Théotokion
Vierge bénie et comblée de grâce par Dieu, avec les Puissances d'en-haut, les Prophètes
et tous les Saints, implore sans cesse en notre faveur celui qui par amour est devenu ton
enfant; fais qu'il nous donne avant la fin le pardon et la rémission de nos péchés et
l'amendement de notre vie, pour que nous soyons dignes de sa miséricorde.
Stavrothéotokion
Sans cesse gardés par la Croix de ton Fils et ton Dieu, nous repoussons les attaques et
les intrigues des démons et, te chantant hautement comme la Mère de Dieu, Vierge pure, nous
toutes les générations, avec amour nous te disons bienheureuse, comme tu l'as prédit; par tes
prières accorde-nous la rémission de nos péchés.
Ode 4
«Seigneur, j'ai perçu le mystère de ton uvre de salut, j'ai médité sur tes actions et glorifié ta
divinité. »
Ton prophète, Seigneur, te servait fidèlement dans les figures de la Loi et fut jugé digne de voir
en esprit la réalité de la grâce.
Prophète bienheureux, tu ajoutas la lumière à la clarté, aux obscures images tu donnas leur
netteté, car pour toi la grâce se juxtapose à la Loi.
L'archange se tenant près de Dieu, Gabriel, t'apparut, Bienheureux, afin de t'annoncer la voix du
Verbe, le divin Précurseur.
T'ayant trouvée comme demeure immaculée, en toi fixa son séjour, ô Vierge, l’Auteur de la
création qui fit cesser la stérilité d’Elisabeth.
Ode 5
«En cette veille et dans l'attente du matin, Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous,
car tu es en vérité notre Dieu, nous n'en connaissons nul autre que toi. »
Prophète glorieux, sur ta tête fut posé le turban sacerdotal avec le signe de la grâce gravé en
médaillon.
Grand prêtre, la création exulte à cause de ton fils, car tu as engendré le héraut du repentir.
Tu menas ta vie à l'enseigne de la beauté: avec Elisabeth, en effet, tu observas parfaitement
tous les commandements du Seigneur.
Ma langue, Prophète divin, est disposée à te louer, car tu as vu, porteuse d’un enfant, la Vierge
inépousée.
Ode 6
«Accorde-moi la tunique de clarté, toi qui te drapes de lumière comme d'un manteau, trésor de
tendresse, ô Christ notre Dieu. »
Celui qui servait dans l'ombre de la Loi fut aussi le héraut de ta grâce, Sauveur, et fut digne de
voir ta divine incarnation.
Portant le pectoral du jugement, grand prêtre Zacharie, tu as reçu le Verbe éternel qui assuma
notre chair.
Prophète divinement inspiré, grand prêtre Zacharie, on te vit pénétrer à l'intérieur du temple pour
le service de Dieu.
Vierge Mère de Dieu, la prophétesse Elisabeth a reconnu que tu portais dans ton sein le Sauveur
et Verbe éternel.
Kondakion, t. 3
En ce jour le père du Précurseur, le prophète et prêtre du Très-Haut, Zacharie, a préparé
la table de son mémorial pour nourrir les fidèles et leur offrir le vin mêlé de la justice et
sainteté. Acclamons-le comme initié au saint mystère de la grâce de Dieu.
34
Ikos
Le grand prêtre accepte le silence de la Loi, tandis que par la voix de l'Ange il reçoit
avec la stérile et chaste Elisabeth le Précurseur et Prophète de la venue du Christ; par sa
naissance voici que sont inaugurées la grâce, la rédemption, l'universelle réconciliation; car
l'Agneau et le Créateur qui renouvelle la nature et dote la Stérile d'un fruit, le Fils né de la
Vierge, est annoncé par l'initié au saint mystère de la grâce de Dieu.
Synaxaire
Le 5 Septembre, mémoire du prophète Zacharie, père du Précurseur.
Sur le parvis du temple, non loin de l'autel, le cinq, est tué pour le Verbe et l'Agneau,
tel
un agneau de boucherie, le prophète Zacharie.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Ode 7
«Dans la fournaise les Jeunes Gens foulèrent la flamme avec ardeur et changèrent le feu en une
fraîche rosée; et ils criaient: Seigneur notre Dieu, tu es béni dans les siècles. »
Lorsque la voix criant dans le désert sortit de la Stérile, Zacharie, elle défit les liens de ta langue,
et tu crias: Seigneur notre Dieu, tu es béni dans les siècles.
La Stérile enfanta l'ami de l'Epoux, le Précurseur annonçant clairement le Fils de la Vierge aux
fidèles s'écriant: Seigneur notre Dieu, tu es béni dans les siècles.
Tu fus l'instrument divin de l'Esprit et tu prédis, bienheureux Zacharie, que ton enfant serait
prophète, en proclamant: Seigneur notre Dieu, tu es béni dans les siècles.
C'est l'achèvement de la Loi, ô Vierge, qu'en toi reconnut Zacharie, te voyant récapituler toutes
les prophéties; alors il s'écria: Béni soit, Toute-pure, le fruit de ton sein!
Ode 8
«Celui qui sur la montagne sainte fut glorifié et pour Moïse révéla dans le buisson ardent le
mystère de la Mère toujours-vierge, c'est le Seigneur, chantez-le, exaltez-le dans tous les siècles. »
Grand prêtre bienheureux, tu fus l'interprète de la vérité, car Jean le Précurseur a préparé les
chemins du Christ en marchant devant celui que nous exaltons dans tous les siècles.
Publiquement tu bénis le Maître qui nous accorde le salut, le Seigneur de gloire qui est issu de
David selon la chair, celui que nous exaltons dans tous les siècles.
Tu fus digne des charismes les plus grands, Prophète dont naquit le Précurseur qui surpassa
tous les prophètes de jadis, celui qui louait le Seigneur et l'exaltait dans tous les siècles.
Le grand prêtre et prophète Zacharie se prosterna joyeusement devant la Vierge et Mère qui
portait le Seigneur de la création, celle que nous exaltons dans tous les siècles.
Ode 9
«Hautement nous te reconnaissons pour la Mère de Dieu: par toi nous avons trouvé le salut; ô
Vierge immaculée, avec les ch urs des Anges nous te magnifions. »
Grand prêtre divinement bienheureux, en plénitude tu reçus l'inspiration du Paraclet et tu te mis
à bénir le Seigneur.
Illustre Prophète, ayant vu les paroles de l'Archange réalisées, immédiatement tu remuas tes
lèvres pour bénir le Seigneur. "
Des misérables le Créateur eut pitié, il se souvint clairement d'Abraham et de son alliance,
comme tu l'as dit, prophétisant dans la plénitude de l'Esprit.
Tu as reçu comme ornements les couronnes de grand prêtre et de martyr et la prophétique
illumination, puis la gloire suprême en partage, Zacharie.
Tabernacle de la Clarté, ô Vierge, illumine mon âme enténébrée par les passions, afin que dans
la foi et l'amour je te glorifie.
Exapostilaire (t. 3)
Tu servis sans reproche le Dieu tout-puissant dans le sacerdoce de la Loi, prophète
Zacharie; et tandis que tu encensais, l'Ange t'apparut, te disant: De toi va naître le Précurseur
du Christ, le médiateur entre la Loi et la grâce de Dieu.
Voici que, Vierge Mère, sont dépassées les obscures images produites jadis par la Loi,
car sans semence tu as enfanté le divin Législateur, pour la rédemption des mortels, et moi
qui succombe sous la loi du péché, en la loi divine rends-moi ferme et sauve-moi.
35
Le reste comme d'habitude, et le Congé.
6 SEPTEMBRE
Mémoire du miracle opéré à Colosses, c'est-à-dire à Chônes,
par l'archange Michel.
VÊPRES
Lucernaire, t. 4
Toi qui rayonnes de splendeur en présence du Dieu au triple éclat, archistratège Michel,
avec les Puissances d'en-haut, joyeusement tu t'écries: Saint est le Père, saint, le Verbe
coéternel, saint est aussi l'Esprit divin, unique gloire, unique royauté, unique nature et
puissance, unique Dieu.
Ton aspect ressemble au feu, admirable est ta beauté, premier parmi les Anges, Michel;
en ta nature immatérielle tu franchis les confins de l'univers pour accomplir les ordres du
Créateur, révélant ta puissance et ta vigueur et faisant une source de guérisons du temple qui
s'honore de ton saint nom.
Toi qui prends les vents pour Messagers, pour Serviteurs des flammes de feu, ainsi que
l'Ecriture le dit, parmi les armées de tes archanges, Seigneur, c'est Michel que tu promus
général en chef pour obéir à tes ordres divins, ô Verbe, et dans la crainte chanter à ta gloire
l'hymne du Dieu trois fois saint.
Gloire au Père, t. 6
Réjouissez-vous avec nous, toutes les angéliques divisions: celui qui est votre chef, en
effet, en même temps que notre protecteur, le grand archistratège Michel, sanctifie la
présente journée en apparaissant de merveilleuse façon dans son temple sacré; c'est
pourquoi, le célébrant comme il se doit, nous lui chantons: Protège-nous à l'ombre de tes ailes,
archange Michel.
Maintenant ...
Réjouissez-vous avec nous, ensemble des vierges, en ch ur, car notre protection, notre
médiatrice, notre abri, notre immense refuge vient en ce jour consoler, dans sa divine et sainte
providence, les affligés; c'est pourquoi, la célébrant comme il se doit, nous lui chantons:
Couvre-nous de ta divine protection, pure Mère de Dieu.
Apostiches, t. 1
Comme chef des célestes armées, comme puissant protecteur des hommes sur terre,
leur libérateur et gardien, nous te chantons avec foi, archistratège Michel, te suppliant de nous
délivrer de tout mal.
D'esprits célestes il fit ses Anges, de flammes de feu, ses serviteurs.
Le chef des Puissances d'en-haut invite en ce jour les ch urs des mortels à célébrer
avec les Anges la joyeuse festivité de leur synaxe divine en chantant une hymne au Dieu trois
fois saint.
Bénis le Seigneur, ô mon âme, Seigneur mon Dieu, tu es si grand.
Les fidèles se réfugiant à l'ombre de tes ailes, pur esprit, archange Michel, protège-les,
garde-les tout au long de leur vie; assiste également, à l'heure de la mort, chacun de nous et
dans ta bienveillance prête-nous ton secours.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 8
Toi le chef conduisant les armées des Anges au combat, délivre de tout péril et de toute
affliction, des sombres fautes et de toute maladie ceux qui d'un c ur sincère te prient et te
chantent, glorieux archistratège Michel, toi qui vois en incorporel clairement l'Immatériel et
resplendis de l'inaccessible clarté du Seigneur de gloire qui par amour pour nous les hommes
assuma notre chair en s'incarnant de la Vierge pour sauver l'humanité.
Tropaire, t. 4
Archistratège des célestes armées, malgré notre indignité, nous te prions de nous
protéger par tes prières et nous garder à l'ombre des ailes de ta gloire immatérielle, nous qui
nous prosternons devant toi et te supplions instamment: Délivre-nous de tout danger, grand
Prince des Puissances d'en-haut.
36
MATINES
Cathisme I, t. 4
Nous tenant dans ton temple sacré et là te magnifiant pieusement comme le chef des
immatérielles armées, Archistratège divin, nous te supplions avec foi: arrache-nous à la
tyrannie de l'ennemi et de la géhenne nous menaçant, par tes saintes prières, délivre-nous.
Jamais nous ne cesserons, ô Mère de Dieu, malgré notre indignité, de louer ta majesté;
car si tu ne dirigeais l'intercession, qui nous délivrerait de tant de périls ? Tu es celle qui nous
garde en liberté ; notre Dame, ne nous éloigne pas de toi, car tu sauves de tout danger tes
serviteurs.
Cathisme II, t. 4
Archistratège des serviteurs incorporels, toi qui te tiens en présence de Dieu, illuminé
par le rayonnement de l'au-delà, éclaire et sanctifie les fidèles te chantant, délivre-les de la
tyrannie de l'ennemi et demande paisible vie pour le peuple chrétien et pour tout l'univers.
Auprès de la Mère de Dieu, nous les pécheurs, accourons humblement et, pleins de
repentir, devant elle nous prosternant, crions-lui du fond de notre c ur: Vierge de tendresse,
viens à notre secours, hâte-toi, car nous sommes perdus, vois la multitude de nos péchés, ne
laisse pas sans aide tes serviteurs; notre unique espérance repose en toi.
Canon de la Mère de Dieu, puis les canons de l'Archistratège: le premier (t. 4), avec
l'acrostiche: Je chante le premier esprit incorporel. Joseph; le second (même ton), signé
Joseph dans la 9e ode. Si l'on veut, on chante les catavasies Ma bouche s'ouvrira.
Ode 1, t. 4
«Ma bouche s'ouvrira et s'emplira de l'Esprit saint: j'adresse mon poème à la Mère du
Roi; et l'on me verra, en cette fête solennelle, chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »
En tout temps illuminé par la divine splendeur, éclaire mon esprit pour te chanter,
Archistratège des armées d'en-haut, forteresse de ceux qui accourent vers toi.
L'Intelligence qui précède tous les temps, Archistratège très-digne de nos chants, fit de
toi le chef des armées de l'au-delà, la lumière des c urs enténébrés, la divine parure de son
Eglise.
Chef des célestes esprits, à ceux d'en-bas tu fus donné, excellent archange Michel,
comme forteresse et rempart, comme glaive pour terrasser les ennemis.
Vierge tout-immaculée, splendeur des Anges, auxiliatrice des humains, viens à mon
aide, car je suis exposé aux périls de la mer et sans cesse battu par la tempête du péché.
«A celui qui jadis conduisit Israël fuyant la servitude de Pharaon et qui l'a nourri dans le
désert chantons une hymne de victoire, comme à notre divin libérateur, car il s'est couvert de
gloire. »
Chantons allégrement le chef des Anges, ce brillant soleil éclairant la terre des rayons
de ses miracles et repoussant sans cesse loin de nous les ténèbres des tentations.
Toi qui pris pour Messagers, Seigneur, des flammes de feu, pour qu'ils accomplissent
puissamment ta sainte volonté, comme un astre tu fis briller au milieu d'eux l'archistratège
Michel.
Tous ensemble chantons le Seigneur de bonté qui nous a donné saint Michel comme
invincible rempart contre l’ennemi, comme inébranlable soutien qui toujours nous sauve du
péril.
Par ta divine protection ton saint temple est devenu la propitiation des pécheurs, le
refuge des opprimés, le lieu où sont chassées, notre secours, les maladies, premier parmi les
Anges de Dieu.
Harcèle les fils d'Agar qui surgissent contre nous, délivre-nous de la crainte et de
l'affliction qu'ils provoquent parmi nous, afin que nous puissions te vénérer comme notre
illustre protecteur.
Merveille dépassant l'entendement: comment le Dieu que nul ne peut saisir s'est uni
aux mortels en naissant de toi selon la chair, Ô Vierge inépousée, pour me sauver de la
corruption à laquelle m’a soumis la ruse du serpent?
37
Ode 3
«Ce n'est pas en la sagesse que nous nous glorifions ni dans la puissance ou les
trésors, mais dans la Sagesse du Père hypostasiée, car il n'est d'autre Saint que toi, Jésus
Christ. »
Par divine puissance tu parcours, illustre chef des angéliques armées: la terre entière
en délivrant du malheur ceux qui invoquent ton saint nom.
Toi le divin héraut, l'invincible protecteur des croyants, tu es le maître et le guide des
errants, Archistratège tout à fait semblable à Dieu.
Tu es le pur miroir de la divine clarté qui reçois très nettement les réflexions de l'Esprit
saint, archange Michel très-digne d'admiration.
Celui qui par sa volonté créa les purs esprits immatériels, Toute-pure, a voulu demeurer
corporellement dans ton sein et l'Invisible s’est laissé voir dans la chair.
«Créateur du tonnerre et des vents, affermis, Seigneur, mon esprit, afin que je te chante
en vérité et que j'accomplisse ta volonté, car il n'est d'autre Saint que toi, notre Dieu. »
Archistratège de Dieu qui te tiens devant le trône de la Trinité, participant à sa divinité
et illuminé par les clartés de l'au-delà, éclaire aussi les chantres de ton nom.
Lorsqu'il te vit l'épée en main, Josué, frappé d'effroi par la vision redoutable, s'écria:
Quels sont à présent les ordres de mon Maître pour ton serviteur?
Jadis tu fus placé par Dieu à la tête du peuple d'Israël; à présent c'est des chrétiens
que tu es le secours et le libérateur, pour les sauver du péril et de l'affliction.
Magnifions grandement le Seigneur qui nous donne comme défenseur et comme
secours dans l'affliction le grand Archistratège nous délivrant des barbares impies en tout
temps.
Ceux qui par force sont réduits en misérable servitude ou captivité auprès des peuples
étrangers, hâte-toi de les ramener, Archistratège, en suppliant le Dieu très-haut.
Comme grande montagne te décrit Daniel, Vierge pure, et Habacuc comme montagne
ombragée par les vertus, David comme celle de qui prit chair le Sauveur du monde, notre Dieu.
Cathisme, t. 8
Devenu à juste titre le chef des armées célestes et le serviteur de la divine gloire, par
ordre de ton Créateur tu es aussi le salutaire médiateur des chrétiens et dans ta gloire
immatérielle tu les arraches au malheur; c'est pourquoi nous t'acclamons comme il se doit,
nous tous qui célébrons ta sainte festivité; archistratège Michel, intercède auprès du Christ
notre Dieu, pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés à ceux qui fêtent de tout c ur tes
divines merveilles en ce jour.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Mère de Dieu, tu as conçu dans ton sein, sans être consumée, la Sagesse et le Verbe de
Dieu, tu as mis au monde celui par qui le monde est soutenu, tenant dans tes bras celui qui
tient la terre dans ses mains, l'Auteur de la création, le nourricier de l'univers; c'est pourquoi,
Vierge sainte, j'implore le pardon de mes péchés; à l'heure où je rencontrerai face à face mon
Créateur, Vierge pure et notre Dame, accorde-moi ton secours, car tout ce que tu veux, tu le
peux accomplir.
Ode 4
«Celui qui siège glorieusement sur le trône de la divinité est venu sur la nuée légère: c'est
Jésus, notre divin Sauveur; et de sa main toute pure il a sauvé ceux qui lui chantent: Ô Christ notre
Dieu, gloire à ta puissance. »
La prime Intelligence, ayant fondé les esprits célestes par sa volonté, institua parmi eux Michel
comme leur chef; par bienheureuse communion il participe à sa clarté, illuminé par les divines
pensées.
Avec les Trônes, les Principautés, les Puissances, les Vertus et les célestes Dominations tu
adresses, bienheureux Michel, l'hymne sainte à la Trinité, et à nous qui te chantons, tu nous assures le
salut.
Magnifions le Créateur et Seigneur de l'univers qui par miséricorde nous donna comme
sublime protecteur, comme infaillible rempart et forteresse, Michel, l'archistratège lumineux.
38
Le Prophète inspiré jadis, ô Vierge, fut initié à ton merveilleux nous enfantement, lorsqu'en
esprit, très clairement, il te vit comme la montagne ombragée dont est venu le Dieu saint en se
revêtant de notre chair.
«Le Prophète, Seigneur, apprenant ta venue, fut saisi de stupeur; il reconnut ton uvre et
s'effraya. Gloire à ta puissance, ô Christ, gloire à ta divine condescendance. »
Comme jadis sur l'ordre de Dieu tu exterminas l'armée nombreuse de Sennachérib,
archistratège Michel, écrase aussi les hostiles fils d'Agar qui fondent sur le peuple des croyants.
Redoutable est ton aspect, admirable ta beauté, resplendissante la gloire, Michel, que tu
révèles à tes amis en opérant des miracles sans fin.
Toi qui demeures là-haut, tu ne cesses de visiter ceux d’en-bas, délivrant de tout malheur, de
l'affliction et des périls ceux qui t'invoquent, divin Serviteur.
Voici le lieu divin, le refuge des affligés, la très-sainte maison dont le grand Archistratège fait
en vérité, pour ceux qu’il sauve, un havre de paix.
Tel une colonne de feu, Chef des Puissances d'en-haut, au pieux Archippe tu apparus,
lorsqu'une foule d'impies s'efforçait d'inonder ton temple sous d'immenses eaux.
Du plus haut des cieux vint Gabriel t'adresser son angélique salutation; avec lui, Toute-pure,
nous te disons: Réjouis-toi, Porte sainte que seul a franchie le Sauveur des hommes, le Christ notre
Dieu.
Ode 5
«Les impies ne verront pas ta gloire, ô Christ, mais nous qui la nuit veillons devant toi, Fils
unique et divin Reflet de la splendeur, Ami des hommes, nous te célébrons. »
Tu apparus pour guider l'antique Israël sur l'ordre du chef issu de Jacob qui se laissa voir aux
mortels dans l'épaisseur de la chair, incorporel archistratège des Anges, Michel.
Divinisé par ta communion avec Dieu, premier Ange, en l'éclairage immatériel, tu nous éclaires
nous aussi de la splendeur de tes miracles étonnants.
De grâce resplendit ton temple saint; le visitant, Michel archange, tu en fais un océan de
guérisons, un asile contre les passions. Au-dessus des Anges Dieu t'a élevée, lorsqu'en ton sein très-
pur il descendit; sans cesse supplie-le de prendre en pitié les chantres de ton nom.
«Seigneur, fais lever sur moi la lumière de tes commandements, car mon esprit, ô Christ, veille
devant toi et te chante: Tu es mon Dieu, en toi j'ai mon refuge, divin Roi de la paix. »
Prévoyant les merveilles que tu devais accomplir en ton temple, archange Michel, les hérauts du
Verbe ont annoncé à tous ce dont nous voyons l'accomplissement.
Celui qui blasphémait jadis tes dons érigea une maison de prière à ton instigation après avoir vu
guérir son enfant par l'eau faisant jaillir la grâce.
Venez puiser la grâce et le pardon, car à tous est proposée l'intarissable source des guérisons
que l'Archistratège nous révéla sur l'ordre de Dieu.
Dans ta maison divine, archange Michel, tu prodigues à tous tes bienfaits: l'ouïe, la voix aux
sourds et aux muets, aux boiteux la marche, aux aveugles la vue.
Archistratège, meurtris l'orgueil des barbares qui cherchent à détruire ton troupeau; délivre les
captifs emmenés par eux, afin qu'ils puissent te louer avec nous.
Vierge qui surpasses tous les Anges du ciel pour avoir enfanté le divin Roi de l'univers,
Souveraine toute sainte, avec eux intercède auprès de lui pour notre salut.
Ode 6
«Le prophète Jonas priant dans le ventre du poisson préfigura les trois jours au tombeau en
criant: A la fosse rachète ma vie, Jésus, Seigneur des puissances et mon Roi. »
La multitude des fidèles se réjouit en te louant, Michel, et glorifie le très-saint Verbe qui a réuni
aux Anges les mortels en sa bonté.
En apparaissant tu as sauvé, Archistratège, l'armée d'Israël: accomplissant l'ordre divin, tu
renversas et détruisis les ennemis.
Lorsqu'il te vit, Josué fils de Noun, devant toi, le chef des Anges, il se prosterna, saisi de crainte
et de respect, te demandant ton nom sacro-saint.
Heureux le peuple ne cessant de te dire bienheureuse, toi qui enfantas le Dieu béni qui par
amour divinise en l'ineffable union les mortels.
«La houle des pensées, me saisissant, me pousse vers le gouffre sans fond du péché, mais toi,
bon Timonier, dirige-moi et comme le Prophète sauve-moi. »
39
Ceux qui voulaient jadis effacer dans le cours du fleuve l’eau de la bénédiction que tu accordes,
saint Archange, aux croyants, tu les en empêchas par ta redoutable protection.
Moïse frappant la roche, les eaux coulèrent jadis, mais lorsque tu perforas le rocher, alors
furent engloutis les flots d'un fleuve qui jusqu'à présent témoignent de ton miracle, saint Michel.
Les idolâtres que jadis enténébrait leur manque de foi, s'approchant de ton divin temple, ont
reçu par tes prières la lumière du savoir.
Ta nature et ton aspect flamboyants brûlent les infidèles et illuminent les croyants,
Archistratège des divins serviteurs, défenseur des fidèles te louant de tout c ur.
En toutes choses imitant la tendresse du Seigneur, aux humbles aux boiteux tu tends la main, tu
panses les c urs brisés et calmes les douleurs de qui accourt auprès de toi.
D'avance le Prophète, ô Vierge, t'a vue comme Livre où le Verbe fut inscrit par le doigt du Père;
prie-le d'inscrire au livre de vie les fidèles qui te glorifient.
Kondakion, t. 2
Archistratège de Dieu, serviteur de sa gloire, guide des mortels et chef des Anges,
obtiens-nous ce qui est utile à nos âmes et la grâce du salut.
Ikos
Immortel Ami des hommes, dans l'Ecriture tu as dit que la multitude des Anges se
réjouit dans le ciel pour un seul homme qui éprouve du repentir; c'est pourquoi, seul Seigneur
sans péché, toi qui née d'Israël: sondes les c urs, du fond de notre misère nous osons chaque
jour supplier ta bonté de nous prendre en pitié, nous accordant malgré notre indignité la
componction et le pardon, car pour nous intercède l'archistratège des Anges, demandant ce
qui est utile à nos âmes et la grâce du salut.
Synaxaire
Le 6 Septembre, mémoire du prodigieux miracle opéré à Colosses de Phrygie par
l'archistratège Michel.
Michel est apparu, qui des Anges est le chef, comme un nouveau Noé, sauvant sa
propre nef.
Le six, par un miracle, au fleuve qui s'approche, en y forant un cône, il fait franchir la
roche.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Ode 7
«De la fournaise tu sauvas les enfants d'Abraham, et tu fis périr les Chaldéens par le feu qu'ils
avaient eux-mêmes préparé; Seigneur très-digne de nos chants, Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Daniel, levant les yeux, te vit, bienheureux Gabriel éblouissant comme l'éclair; debout devant lui,
tu lui expliquas la vision qu'il eut sur le grand fleuve et lui révélas ensuite l'archange Michel.
Les chefs des Anges Michel et Gabriel à l'aspect divin et lumineux, ces excellents consolateurs,
nos gardiens et protecteurs, fidèles, acclamons-les à pleine voix.
Rayonnant de tout l'éclat de la divine et majestueuse beauté, Michel, tu mènes en esprit l'armée
des serviteurs immatériels; pour nous tous intercède avec eux.
Voyant le Verbe éternel de l'Etre suprême s'établir en toi d'ineffable et merveilleuse façon,
l'archange Gabriel te dit: Réjouis-toi, trône béni du Très-Haut.
«Pour ne s'être prosternés devant l'image toute en or, les enfants d'Abraham furent éprouvés
comme l'or dans le creuset; mais dans la fournaise de feu comme en la salle du festin ils dansèrent en
chantant: Dieu de nos Pères, tu es béni. »
Lorsqu'il te vit jadis debout devant lui, Daniel fut tout à fait rempli de frayeur; à tes pieds se
prosternant, il fut instruit clairement des secrets mystères et s'écria: Dieu de nos Pères, tu es béni.
Ceux que les païens nous assaillant ont emmenés captifs en des lieux fort éloignés et qui
invoquent ta protection, Archistratège de Dieu, tu les ramènes pleins de joie et s'écriant de tout c ur:
Dieu de nos Pères, tu es béni.
Les ch urs des Anges, percevant les hymnes que les mortels en ch ur t'adressent, pleins
d'amour, sont comblés d'inégalable joie et glorifient le Dieu qui dans la tendresse de son c ur a réuni
ceux d'en-bas aux êtres célestes, archange Michel.
Quel endroit se trouve dépourvu de tes miracles sans fin, quelle ville n'a ta protection,
Archistratège divin, et quelle âme abattue ne t'appelle à son secours pour s'écrier joyeusement: Dieu
de nos Pères, tu es béni?
40
Le guide des errants, le protecteur des opprimés, la consolation des défaillants, le havre de
sérénité pour ceux que tourmentent les esprits mauvais, le visiteur des malades, la caution des
pécheurs, le flambeau des c urs enténébrés, Archange Michel, c'est bien toi.
Dans la chair ayant conçu, Vierge pure, immaculée, notre Sauveur et notre Dieu, notre Maître et
Rédempteur, sans cesse supplie-le pour que nous soyons sauvés du mal et, recevant rémission de nos
péchés, nous chantions son ineffable pitié.
Ode 8
«Rédempteur du monde, Tout-puissant, au milieu de la fournaise descendu, de rosée tu as
couvert les Jeunes Gens et leur enseignas à psalmodier: Toutes ses uvres, louez, bénissez le
Seigneur. »
Chef des Anges incorporels intercédant pour le salut des humains, serviteur de Dieu, Michel, tu
ne cesses de chanter: Toutes ses uvres, louez, bénissez le Seigneur.
Archanges Michel et Gabriel, astres jumeaux resplendissants de clarté, illuminant la création
du triple éclat de la divinité, loin de nous chassez les ténèbres du mal.
La barque de mon âme est en danger de chavirer dans la tempête du péché: Archanges, en
bons timoniers, guidez-la, pour la sauver, vers le port de la divine volonté.
Tel un nymphagogue, l'Archange divin se présenta pour te dire: Réjouis-toi, divine Epouse
inépousée, gloire des Anges, rempart et sauvegarde des humains.
«Que la terre et tout ce qu'elle contient, la mer et les sources, les cieux des cieux, la lumière et
l'obscurité, la froidure de l'hiver et l'ardeur de l'été, les fils des hommes et les prêtres louent le Seigneur
et l'exaltent dans tous les siècles! »
Tu parcours la terre comme un éclair pour accomplir la divine volonté, en chef des Anges tu
habites les cieux, grande est ta gloire et ils dépassent l'esprit, les miracles sans fin que tu accomplis
merveilleusement sur l'entière création.
L'illustre Philippe et le suprême Théologien, ces témoins oculaires de celui qui pour nous sur
terre s'est montré porteur de notre corps, ont prédit sous la divine inspiration, Archange, l'inépuisable
grâce de tes guérisons.
Jadis de son bâton Moïse fendit la mer; à présent l'Archistratège divin par l'invisible puissance
de son bâton fait passer les débordantes eaux à travers le creux du rocher.
Le saint temple de l'Archange divin ressemble à l'immense ciel: ses miracles y sont les astres
illuminant tous les c urs des fidèles qui glorifient dans les siècles le divin Bienfaiteur.
Chef des Anges, comme jadis tu empêchas la déraisonnable progression de Balaam par
l'ânesse qui fit preuve de raison en s'arrêtant, de même par tes prières fais échouer les fils d'Agar qui
sans raison nous assaillent chaque jour.
Ô Vierge, tu as enfanté le feu qui n'a pas brûlé ton sein, le Verbe du Père qui a rendu la raison à
ceux qui écoutèrent les paroles du Trompeur et désobéirent à l'Ami des hommes et divin Créateur.
Ode 9
«Par sa faute et transgression Eve instaure la malédiction; mais toi, ô Vierge Mère de Dieu,
pour le monde tu fais fleurir par le fruit de tes entrailles la bénédiction; et tous ensemble nous te
magnifions. »
Archange, ta divine maison, dont ta présence lumineuse déjà fait resplendir la beauté, par tes
miracles rayonne de tout son éclat et par divine grâce chaque jour repousse les ténèbres des maladies.
Saints Archanges qui tous deux rayonnez de charme et de beauté, sur terre vous faites office
de serviteurs en accomplissant les ordres du Seigneur, vous repoussez le mal et par l'Esprit divin sur
tous vous envoyez la salutaire clarté.
En ce jour se réjouissent avec nous les divins Esprits incorporels, voyant chanté par tous le
grand Archistratège lumineux qui pour nous demande l'illumination et la rémission de nos péchés.
Vous les deux Archanges lumineux, illustre Gabriel et vénérable Michel, qui sans cesse vous
tenez devant la sainte Trinité, délivrez- nous de l'esclavage du péché et de l'éternelle punition.
A la voix de l'ange Gabriel, Toute-pure, tu conçus le Verbe Dieu créateur, par sa parole, des
célestes armées et qui nous donne la parole pour chanter sa condescendance dépassant nos facultés
de la saisir et l'exprimer.
«Le Seigneur fait merveille par la force de son bras, de leurs trônes il renverse les puissants, il
élève les humbles, le Dieu d'Israël, soleil levant, lumière d'en-haut, il nous protège et dirige nos pas sur
le chemin de la paix. »
41
Lorsqu'en la tendresse de ton c ur tu t'es montré aux hommes, Verbe divin, tu leur donnas, pour
les garder de tout malheur, les Anges, et parmi eux l'admirable Michel; par ses prières nous te
supplions de nous accorder le pardon de nos péchés.
Premier des Anges, les fidèles chrétiens possèdent en toi leur force et leur pouvoir, par ton
alliance contre l'ennemi ils repoussent la fureur des païens et vers le Créateur ils font monter par toi
leurs chants d'action de grâces.
A toi qui ne cesses de chanter avec les nombreuses myriades au plus haut des cieux l'hymne
du Trois-fois-saint, tout fidèle t'adresse un cantique sacré; chef des Anges, nous délivrant de tout
malheur et de toute peine, conduis-nous vers le Seigneur.
Exulte la création en célébrant mystiquement le grand Archange du Seigneur; il est le guide des
errants, le havre de tous ceux que le malheur et les épreuves tourmentent cruellement, le médecin des
malades, la source des miracles.
Tu sanctifias ce temple vénéré, tu en fis une source de guérisons; tous ensemble, nous te
chantons fidèlement: Archange, demande pour nous la rémission de nos péchés, l'éloignement du mal
et le calme parfait.
Te montrant plus vaste que les cieux, inexplicablement tu pus loger le Dieu que chantent les
ch urs des Incorporels; Vierge pure, intercède auprès de lui pour qu'il nous sauve tous, nous qui sans
cesse te disons bienheureuse.
Exapostilaire (t. 3)
Rassemblez-vous, tous les mortels, et contemplez, voyez le miracle opéré à Chônes par
l'archange Michel: de son sceptre, l'Incorporel a perforé le rocher et fait passer le fleuve
menaçant la sainte source de ses flots.
L'image excellente que par uvre divine j'avais reçue, je m'en suis éloigné, malheureux
que je suis, par l'intempérance dont je fis preuve jadis; mais toi, ô Christ, dans la tendresse de
ton c ur et par ta communion ineffable avec moi, tu as pris ma piètre image sur toi,
renouvelant mon être, Sauveur, dans les entrailles de la Vierge immaculée.
Laudes, t. 1
Comme les Anges dans le ciel sur terre célébrons le Dieu qui siège sur son trône de
gloire et chantons-lui: Tu es saint, ô Père des cieux, Verbe coéternel et très-saint Esprit. (2
fois)
Archistratège Michel, oculaire témoin de l'ineffable majesté, toi qui diriges fièrement les
célestes esprits et te tiens devant le trône de gloire éblouissant, des épreuves et du péril par
tes prières sauve-nous qui du fond de notre misère te prions.
Archistratège Michel, toi le premier des Anges incorporels, l'initié, l'oculaire témoin, le
serviteur de la clarté divine qui rayonne en l'au-delà, sauve-nous qui vénérons ta mémoire
chaque année et chantons avec foi la Trinité.
Gloire au Père, t. 5
De tout lieu que protège ta grâce, archange Michel, la puissance du Diable est chassée:
car Lucifer, après sa chute, ne supporte plus ta clarté; aussi nous te prions d'éteindre les traits
enflammés qu'il lance contre nous, archange Michel très-digne de nos chants, et de nous
sauver de ses pièges par ta sainte médiation.
Maintenant ...
Nous te disons bienheureuse, Vierge Mère de Dieu, nous les fidèles, et te glorifions
comme il se doit, inébranlable cité, indestructible rempart, protectrice intrépide et refuge de
nos âmes.
42
Grande Doxologie. Tropaire. Litanies et Congé.
7 SEPTEMBRE
Avant-fête de la Nativité de la très-sainte Mère de Dieu;
et mémoire du saint martyr Sozon.
VÊPRES
Lucernaire, t. 1
Sur le monde se sont levés les rayons spirituels de l'allégresse universelle, annonçant
le Soleil de gloire, le Christ notre Dieu, en ta naissance, Immaculée, car tu es en vérité la
médiatrice de la grâce et de la joie.
Ô Vierge immaculée, la gloire de ton avant-fête, en ce jour, à tous les peuples annonce
déjà par avance les bienfaits de ta faveur; dès maintenant tu leur procures la joie, toi la cause
de notre allégresse à venir, et la jouissance des délices de Dieu.
La pure Mère de Dieu, la Vierge qu'il choisit pour séjour, la gloire des Prophètes, la fille
de David, naît en ce jour de Joachim et d'Anne, chastement, pour détourner, par son
enfantement, la malédiction qui nous fut transmise par Adam.
t. 4
En ta faiblesse fortifié par la force de celui qui voulut prendre nos faiblesses sur lui, tu
suivis joyeusement le chemin des Martyrs et sous tes pieds porteurs de la bonne nouvelle tu
écrasas, bienheureux Sozon, l'impuissant ennemi; c'est pourquoi le diadème de victoire te fut
tressé par l'Ami des hommes et Sauveur de nos âmes, Jésus.
Par tes blessures tu vulnéras les ennemis et tu leur fis toucher le sol, armé que tu étais
de la Croix, enveloppé de l'infrangible panoplie, épris d'amour pour celui qui te fit passer vers
les royaumes immatériels comme invincible Martyr, tel un homme appartenant déjà au ciel.
Victorieux martyr Sozon, imitant le Sauveur et Seigneur qui pour toi supporta sa
volontaire Passion, toi-même tu t'es livré de plein gré aux supplices, aux amputations, aux
intolérables châtiments; aussi te donna-t-il en récompense les charismes du ciel et fit de toi
pour ceux qui t'aiment une source de guérisons.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 4
Ton auguste Nativité, Vierge toute-sainte, immaculée, avec la multitude des Anges dans
le ciel nous tous, le genre humain, sur terre nous la disons bienheureuse, car tu devins la Mère
du Créateur universel, le Christ notre Dieu; implore-le sans cesse, nous t'en prions, pour nous
dont l'espoir après Dieu repose en toi, divine Mère inépousée et toute-digne de nos chants.
Apostiches, t. 8
Merveille suscitant l'étonnement: d'une mère sans enfant et de l'inféconde stérilité,
comme un bâton qui fleurira, naît en ce jour l'Inépousée, des justes Joachim et Anne, la Mère
de Dieu; l'ensemble des Prophètes se réjouit maintenant, en sa naissance les Patriarches
exultent de joie.
Ecoute, ma fille, regarde et tends l'oreille.
En ce jour exulte David, Jessé danse de joie maintenant et Lévi magnifie le Seigneur, le
Juste Joachim se réjouit en esprit, Anne est délivrée de la stérilité par ta naissance, ô Vierge
pleine de grâce, Marie; ch urs des Anges avec nous les mortels, ensemble disons bienheureux
le sein qui t'a portée.
Les plus riches du peuple rechercheront ta faveur.
L'ensemble des humains te chante allégrement: Temple du Seigneur, réjouis-toi, divine
table et montagne sacrée, réjouis-toi, chandelier resplendissant, gloire des orthodoxes, réjouis-
toi, Vierge Marie, Mère du Christ notre Dieu, réjouis-toi, trône de feu, buisson non consumé,
tabernacle, espérance de tous les chrétiens.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 4
L'universelle joie, la fleur des justes, pour nous s'est levée, de Joachim et d'Anne, la
Vierge toute-digne de nos chants qui grâce à son extrême pureté devient le temple vivant de
Dieu et seule en toute vérité est reconnue comme sa Mère immaculée. Par ses prières, ô
Christ notre Dieu, envoie sur le monde la paix et sur nos âmes la grâce du salut.
43
Tropaire, t. 4
De la racine de Jessé et du flanc de David Marie, la servante de Dieu, en ce jour est
enfantée pour nous; l'univers exulte, renouvelé, ensemble se réjouissent la terre et le ciel.
Familles des nations, louez-la. Joachim triomphe, Anne en fête s'écrie: La Stérile enfante la
Mère de Dieu, la nourricière de notre Vie.
MATINES
Cathisme I, t. 1
Enfantée merveilleusement par la Stérile en ses douleurs, dans ton sein virginal tu
dépassas la nature en concevant; poussée toi-même comme splendide rameau, tu fis fleurir
pour le monde la Vie; c'est pourquoi les Puissances des cieux te chantent, ô Mère de Dieu:
Gloire à ta vénérable Nativité, gloire à ta virginité, gloire à ta maternité, seule tout-immaculée.
Cathisme II, t. 5
Tous les êtres célestes se réjouissent maintenant, le genre humain célèbre cette fête
avec eux, d'allégresse exultent les Prophètes mystiquement; celle qu'en figures ils ont vue
dans les antiques générations comme urne, comme sceptre ou buisson, comme porte,
comme trône ou lumineuse nuée et comme grande montagne, en ce jour est enfantée.
Après le Psaume 50, canon de l'Avant-fête, avec l'acrostiche: Je chante ta naissance,
Servante de Dieu. Joseph; puis le canon du Saint, uvre de Théophane.
Ode 1, t. 4
«Ma bouche s'ouvrira et s'emplira de l'Esprit saint: j'adresse mon poème à la Mère du
Roi; et l'on me verra, en cette fête solennelle, chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »
Exultant d'allégresse, chantons l'anniversaire sacré de la divine Mère en ce jour, car elle
enfanta la Joie de l'univers en effaçant le deuil de la mère des vivants.
De la Stérile voici que sort la Vierge rendant stérile le péché, celle que la Loi et les
Prophètes divins d'avance ont décrite ou révélée, la Souveraine toute pure, immaculée.
Voici qu'est enfanté le temple et le palais du Roi: faisant d'elle sa demeure, le suprême
Dieu va faire aussi de tout croyant l'habitacle de la sainte Trinité.
Tu es la splendide chambre nuptiale, divine Fiancée, et le trône du Dieu très-haut: y
siégeant corporellement, il éveillera ceux qui sont assis dans les ténèbres de perdition à la
lumière de la connaissance, dans sa bonté enfante la Mère
«Lorsqu'il eut franchi à pied sec l'abîme de la mer Rouge, l'antique Israël mit en fuite au
désert la puissance d'Amalec grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Intercède, illustre Sozon, auprès du bienfaisant Seigneur pour qu'il sauve de toute
affliction, des épreuves et des périls ceux qui fêtent en ce jour ta mémoire sacrée.
Sur la haute voûte de l'Eglise, le Christ a fait de toi un astre resplendissant, éclairant,
glorieux Martyr, de la splendeur de tes combats l'ensemble de la terre habitée.
Avec les traits de ta patience, bienheureux Sozon, ayant frappé les ennemis du Seigneur
et sous le glaive de ta noble ardeur ayant taillé en pièces leurs armées, tu as reçu le diadème
des vainqueurs.
Selon la volonté du Père tu conçus sans semence le Fils de Dieu grâce à l'Esprit; et
dans la chair tu enfantas celui qui est sans mère , en ce jour est dans les cieux et qui sans
père est né de toi pour nous sauver.
Ode 3
«Puisque l'Eglise des nations enfante en sa stérilité et que s'est affaiblie la synagogue
aux nombreux enfants, à celui qui fait des merveilles chantons: Tu es saint, Seigneur notre
Dieu. »
D'une terre sans fruit la fertile terre est née qui va faire pousser le Jardinier de tous les
biens et l'épi porteur de vie qui par volonté divine doit nourrir l'univers.
En ce jour il a poussé, le rameau de la virginité d'où sortira, tel une fleur, le Dieu qui
nous planta, pour retrancher les pousses du mal, en son extrême bonté.
La montagne non taillée que l'infertile roche a enfantée va produire comme fruit le Roc
spirituel qui brisera totalement les images taillées par le Maudit.
44
Les préfigurations de la Loi d'avance t'ont révélée, ô Vierge, car tu as porté en
dépassant les naturelles lois le Législateur qui merveilleusement te conserva ton
irréprochable virginité.
«Ton Eglise, ô Christ, en toi se réjouit et te crie: Seigneur, tu es ma force, mon refuge et
mon soutien. »
Les fleuves de ton sang versé à flots pour le Christ éteignirent le feu des impies, illustre
et victorieux Martyr.
Patiemment tu supportas la grêle des tourments, comme inébranlable tour renversant
la forteresse de l'erreur.
A la manière de David tu renversas le tyran, nouveau Goliath, et toute son armée avec
la fronde de la foi.
Toi seule, ô Mère de mon Dieu, pour les hommes tu es devenue l'intendante des trésors
surnaturels; aussi nous te chantons: Réjouis-toi.
Cathisme, t. 4
Sauvé par la foi, victorieux martyr Sozon, pour les naufragés tu es devenu le calme port
du salut, par la providence du Christ notre Dieu; tu fais sourdre pour ceux qui t'aiment des
fleuves de guérisons, tu apaises chaque jour l'inflammation des maladies; c'est pourquoi nous
glorifions avec foi ta mémoire sacrée.
t. 8
Se réjouisse le ciel et que la terre exulte de joie, puisque vient au monde le firmament de
notre Dieu, selon la promesse, la divine Fiancée. La Stérile allaite Marie, son enfant; et
Joachim se réjouit de cet enfantement, disant: Voici que m'est né le rameau d'où fleurit le
Christ, sur la racine de David. Merveille qui suscite en vérité l'étonnement!
Ode 4
«Celui qui siège glorieusement sur le trône de la divinité est venu sur la nuée légère: c'est
Jésus, notre divin Sauveur; et de sa main toute pure il a sauvé ceux qui lui chantent: Ô Christ notre
Dieu, gloire à ta puissance. »
Sur terre est enfantée la Vierge surpassant les Anges du ciel, incomparable en sainteté,
inégalable en pureté, puisqu'elle enfantera le Christ, l'universelle purification, la sainteté, la parfaite
rédemption.
Bienheureux est devenu le sein d'Anne, en vérité, car il mit au monde celle dont le sein devait
contenir le Verbe bienheureux que nul espace ne contient et qui accorde à tout fidèle de naître à
nouveau.
Les ténèbres du mal commencent à diminuer, car la vivante nuée du Soleil se lève d'un stérile
sein: c'est la Vierge tout-immaculée dont nous allons célébrer la lumineuse nativité.
Comme un fertile olivier issu de la racine de Jessé, Anne, ô Vierge, te fait pousser, toi qui
produiras le Verbe de compassion d'où s'écoulent en tout temps grâce, miséricorde et vérité.
«Te voyant suspendu à la croix, toi, le Soleil de justice, l'Eglise depuis sa place en toute vérité
s'écria: Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Enflammé par amour divin, comme broussailles tu consumas par tes paroles l'erreur des sans-
Dieu et t'écrias joyeusement: Gloire à ta puissance, Seigneur.
Temple saintement construit par le Seigneur, tu entras dans le temple des païens, avec courage
tu brisas les idoles qu'ils vénéraient, illustre et victorieux Martyr.
Ton saint temple est devenu le lieu où sont guéris de toute maladie les fidèles le visitant et
glorifiant tes hauts-faits, admirable et victorieux Martyr.
Sans épousailles, ô Vierge, tu conçois et te montres vierge même après l'enfantement; c'est
pourquoi nos incessantes voix dans une foi que rien n'ébranlera te chantent, ô notre Dame: Réjouis-toi.
Ode 5
«L'univers est transporté par ta divine gloire, ô Vierge inépousée, car tu as porté dans ton sein
le Dieu transcendant et tu mis au monde un Fils intemporel qui accorde le salut à ceux qui chantent ta
louange. »
Voici qu'est enfanté maintenant le livre scellé que nul homme n'ouvrira selon la naturelle loi,
mais qui sera gardé pour que le Verbe y puisse demeurer, comme les livres des Prophètes
l'annoncèrent dans l'Esprit.
45
En ce jour est enfantée la Vigne du salut qui produira le pur raisin distillant le suc divin dont
tout homme qui en boit récolte mystiquement la divine et salutaire joie.
Vous les Anges, tressaillez de joie, vous unissant aux ch urs des humains, puisque la Vierge
enfantée par la Stérile en ce jour fait cesser notre chagrin et donne le prélude de la joie à ceux qui
fêtent sa naissance sacrée.
D'avance le Prophète divin t'a décrite clairement comme livre nouveau où le Verbe sera gravé
par le doigt paternel pour inscrire au livre de vie tous ses fidèles, en sa bonté.
«Seigneur, tu es venu comme la lumière en ce monde, lumière sainte qui retire de la sombre
ignorance ceux qui te chantent avec foi. »
Saint Martyr, comme un flambeau sans cesse lumineux, allumé au feu de la Trinité, tu réduisis
les ténèbres des multiples faux dieux.
Bienheureux, tel une rose épanouie grâce au flot vermeil de ton sang, du parfum de tes miracles
tu embaumes l'univers.
Mystique pampre de la vigne du Christ, par ton martyre tu versas le vin de componction pour les
fidèles qui te glorifient.
Tu es l'armure nous gardant de l'Ennemi, en toi nous possédons, sainte Epouse de Dieu, notre
espérance et notre ancre de salut.
Ode 6
«Célébrant cette divine et sainte fête de la Mère de Dieu, venez, fidèles, battons des mains,
glorifiant le Dieu qu'elle a conçu. »
En ce jour est née la passerelle conduisant vers la clarté le genre humain, l'échelle céleste, la
divine montagne élevée, la virginale et bienheureuse Mère de Dieu.
La coquille sainte Anne a produit la pourpre qui teindra le tissu de l'incarnation du Roi:
chantons-la tous comme il se doit.
D'une gouttelette est provenue la fontaine immaculée qui, faisant naître l'océan du salut,
arrêtera l'immense cours des faux dieux.
Sur la racine sans fruit tu as poussé pour déraciner les ronces du péché par ton merveilleux
enfantement, toujours-bienheureuse et virginale Mère de Dieu.
«Ton Eglise te crie à pleine voix: Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; dans ta
compassion tu l'as purifiée du sang offert aux démons par le sang qui coule de ton côté. »
Par amour de Dieu ayant choisi d'être immolé, tu fus offert à sa table en victime sans défaut,
Martyr illustre, et c'est pourquoi nous te vénérons en notre foi.
Sans avarie tu traversas, bienheureux Martyr, l'océan de l'erreur et tu abordas au port du
royaume d'en-haut pour jouir de l'éternelle sérénité.
L'impitoyable persécuteur te déchira les entrailles avec des ongles de fer; mais avec gloire tu
remis entre les mains de Dieu ton esprit, bienheureux Martyr que nous chantons.
Merveille qui surpasse les merveilles de jadis! une Vierge dans son sein sans épousailles a
conçu, et sans qu'il y fût à l'étroit, celui qui tient le monde dans sa main.
Kondakion, t. 3
En ce jour la Mère de Dieu, la Vierge Marie, l’indissoluble palais nuptial du céleste Epoux,
par divine décision naît de la Stérile pour devenir le char du Verbe divin; c'est à cela qu'est
destinée, en effet, la divine porte qu'est la Mère de la vie.
Ikos
A la Stérile est donnée comme fruit la divine Servante, Marie; celle que jadis les
Prophètes divins contemplèrent d'avance en esprit, la voyant bondir sur le giron de sainte
Anne en ce jour, avec le fidèle Joachim nous accourons vers cette fête en esprit et nous
invitons les absents en leur disant: Voici que d'un stérile sein a surgi le rappel du monde vers
Dieu, la divine porte qu'est la Mère de la vie.
Synaxaire
Le 7 Septembre, mémoire du Saint martyr Sozon.
Aux tourments corporels a résisté Sozon, son âme contemplant le seul Sauveur du
monde. Rutilant sous les coups d’une main furibonde, le sept, il a rejoint la céleste
maison.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
46
Ode 7
«Ils n'adorèrent pas la créature au lieu du Créateur, les fidèles du Dieu très-haut, mais
affrontèrent généreusement le feu qui les menaçait; et ils chantaient dans la fournaise: Seigneur digne
de louange, Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Joachim et Anne, bienheureux nous vous disons, car vous avez conçu la bienheureuse et pure
Mère de Dieu qui, à son tour, enfantera le Verbe bienheureux, celui dont les croyants héritent la
béatitude dans les cieux.
En toi, ô Tout-immaculée, tes parents ont hérité le don le plus précieux, la Vierge concevant le
Dieu qui enrichit des suprêmes dons ceux qui chantent: Seigneur, Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Anne, divinement nommée, de tes mamelles distillant un suc plus que nectar excellent, tu
allaitas celle qui devait allaiter le Verbe si bon, celui qui donne le lait, le nourricier de toute chair.
Exulte et danse, David, joue de la harpe, divinement inspiré, car voici, l'arche dont jadis tu avais
d'avance parlé est sortie d'un stérile sein, conservée pour notre Dieu, le Roi de la création.
«Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, plus que par l'ardeur des flammes
embrasés par leur piété, s'écriaient: Seigneur, tu es béni dans le temple de ta gloire. »
Jeté dans la fournaise des pénibles châtiments, tu reçus de Dieu la patience comme rosée,
saint Martyr, et dans l'action de grâces tu chantais: Seigneur, tu es béni dans le temple de ta gloire.
Possédant une âme plus brillante que tout or, tu n'as pas voulu sacrifier à la statue d'or d'un
dieu inanimé, mais toi-même t'immolas en sacrifice de bonne odeur pour notre Dieu.
Toi qui étais un pâtre de brebis, le Pasteur suprême te plaça comme agneau sans tache, illustre
Martyr, au milieu de son troupeau non errant et sans dommage te garda des loups spirituels.
Réjouis-toi, demeure sanctifiée, divin tabernacle du Très-Haut; Mère de Dieu, c'est par toi que
nous est donnée la joie, et nous crions: Tu es bénie entre les femmes, Souveraine immaculée.
Ode 8
«Les nobles Jeunes Gens de la fournaise furent délivrés par celui qui est né de la Mère de Dieu;
ce qui jadis n'était qu'une image maintenant devient réalité, puisqu'il rassemble tout l'univers qui
continue de chanter: Louez le Seigneur, toutes ses uvres, à lui haute gloire, louange éternelle. »
Ouvrons nos lèvres pour chanter et glorifier l'anniversaire divin de celle qui donna, grâce à
l'Esprit, un corps au Verbe, suprême Dieu digne de toute louange, nous écriant: Louez, toutes ses
uvres, le Seigneur, exaltez-le dans tous les siècles.
Exultez, Prophètes divins, honorant la Vierge en sa nativité; c'est elle, en effet, qui accomplit
tous vos oracles en enfantant le Christ que vous avez révélé comme le Roi de l'univers que nous
exaltons dans tous les siècles.
Montagnes, faites éclater la joie; Apôtres et Martyrs, chantez en ch ur, exultez d'allégresse, les
Justes et les Saints, en ce jour, pour la nativité de la Mère du Seigneur, en proclamant: Toutes ses
uvres, louez-le, exaltez-le dans tous les siècles.
Il a fleuri le doux pommier, la divine rose s'est épanouie pour embaumer en ce jour les confins
de l'univers et chasser les miasmes du péché: c'est la Mère du Verbe, l'Immaculée que nous exaltons
dans tous les siècles.
Nature humaine qui jadis étais stérile et dépourvue des dons sacrés de l'Esprit saint, en ce jour
réjouis-toi de voir naître de la Stérile la Servante de Dieu; chante: Louez, ses uvres, le Seigneur, exaltez
-le dans tous les siècles.
«Daniel, étendant les mains, dans la fosse ferma la gueule des lions; les Jeunes Gens, pleins de
zèle pour leur foi, ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le
Seigneur, toutes les uvres du Seigneur. »
Ayant coupé la main de la statue d'or, tu l'as donnée aux indigents, te réservant l'inépuisable
trésor du martyre, en t'écriant, illustre et glorieux Sozon: Toutes ses uvres, bénissez le Seigneur.
Dans la chair te mesurant avec l'incorporel, tu le renversas, avec le Christ pour allié; en
récompense tu reçus le pouvoir des miracles, saint Martyr, de celui pour qui tu t'écriais joyeusement:
Toutes ses uvres, bénissez le Seigneur.
Ayant ouvert la bouche, tu l'emplis, glorieux Sozon, de l'Esprit saint; quant à celle des ennemis
qui blasphémaient le Créateur, tu l'as comblée de confusion; et pour le Christ tu t'écrias joyeusement:
Toutes ses uvres, bénissez le Seigneur.
Toi seule parmi toutes les générations, Vierge pure, fus la Mère de Dieu, tu en devins la
demeure immaculée sans brûler au feu de sa clarté, Marie, divine Epouse, et c'est pourquoi d'âge en
âge nous te bénissons.
47
Ode 9
«Que tout fils de la terre exulte en esprit, tenant sa lampe allumée, que les Anges dans le ciel
célèbrent avec joie la sainte fête de la Mère de Dieu et lui chantent: Réjouis-toi, ô bienheureuse et
toujours-vierge, sainte Mère de Dieu. »
Voici que nous apparaît clairement le temple saint de Dieu; la glorieuse cité du Roi s'édifie et le
Paradis lumineux fleurit joyeusement, nous procurant l'antique Eden, l'intimité des hommes avec Dieu.
En ce jour nous est montrée la lampe aux reflets d'or: la Lumière d'avant les siècles, y
demeurant, dissipera les ténèbres de l'impiété pour illuminer tous ceux que retient la nuit du mal et
faire d'eux les vrais fils du jour par la foi.
En ce jour la terre exulte de joie, car elle a vu l'enfantement du nouveau ciel divin; demeurant
selon la chair en ce radieux firmament, celui qui transcende les cieux y fera monter les mortels, les
divinisant dans sa bonté; en nos hymnes, fidèles, nous le magnifions.
Anne et Joachim ont produit, tous deux, splendidement l'Agnelle sans défaut d'où sortira
l'Agneau pascal qui, pour le monde immolé, ôtera les fautes des humains, faisant cesser les sacrifices
offerts aux démons.
Toi qui enfantes la Clarté, illumine aussi nos c urs célébrant, divine Mère, dans l'Esprit ta
lumineuse nativité; fais-nous participer à la lumière à venir, accorde-nous la délivrance de tout mal, par
tes maternelles prières, et la paix.
«Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, fut taillé de toi, ô Vierge, montagne
inviolée; c'est lui qui réunit les natures séparées: aussi, pleins d'allégresse et de joie, Mère de Dieu,
nous te magnifions. »
Comme pierre précieuse tu fus élu par la pierre d'angle qu'est le Christ; roulant sur le sol, tu
détruisis, saint Martyr, la forteresse de l'erreur et tu affermis les c urs des croyants.
L'Eglise du Christ, te possédant, saint Martyr, comme un fleuve de vie, en s'abreuvant des flots
de ton sang resplendit sans cesse de la beauté que lui confèrent tes miracles et tes exploits.
Pour prix de tes combats et de tes peines, illustre Sozon, tu as trouvé le royaume des cieux;
souviens-toi donc là-haut des fidèles célébrant ta mémoire sacrée.
Brise les chaînes de mes péchés, Vierge Mère de Dieu, seule comblée de grâce, qui enfantas la
source de miséricorde, et comble-moi d'allégresse pour dignement te magnifier.
Exapostilaire (t. 3)
Protégé par l'armure de ta Croix, ô Verbe, ton Martyr victorieux triompha des
puissances ennemies, confondit les tyrans et pour toi combattit, ô Christ, roi de tous, et règne
dans le ciel avec toi.
t. 2
Entière création, réjouis-toi, éprouvant l'allégresse de saint Joachim et d'Anne, la chaste
éponyme de la grâce, pour avoir enfanté contre tout espoir la pure vierge Marie, la Mère de
Dieu, dont le fruit est pour les hommes le salut, le Christ notre Dieu qui reçut d'elle
ineffablement notre chair.
Apostiches, t. 2
Descendance d'Adam, venez et chantons la descendante de David qui mit au monde le
Christ, la toute-pure vierge Marie.
Ecoute, ma fille, regarde et tends l'oreille.
Offrons une hymne au Rédempteur, au Seigneur qui nous donna comme fruit d'un
stérile sein la seule toujours-vierge devenue la sainte Mère de notre Dieu.
Les plus riches du peuple rechercheront ta faveur.
De merveilleuse façon vient au monde en ce jour d'un stérile sein l'allégresse de
l'univers, la sainte Mère du Seigneur notre Dieu.
Gloire au Père … Maintenant…
La Souveraine de l'univers que Dieu s'est destinée pour séjour, le temple de son
éternelle divinité, en ce jour s'est avancée, comblant de gloire le sein d'Anne jadis infécond;
par elle l'impudence de l'Enfer est terrassée; Eve, la mère du genre humain, entrera désormais
dans l'assurance de la vie. Crions-lui, comme il se doit: Bienheureuse es-tu parmi les femmes,
ô Vierge Marie, et le fruit de ton sein, Jésus, est béni.
Si l'avant-fête tombe un dimanche:
48
Le samedi soir à Vêpres: Premier Cathisme Bienheureux l'homme. Au Lucernaire: 4
stichères dominicaux du ton et 6 du Ménée. Gloire au Père: du Ménée. Maintenant: Dogmatique
du ton. Entrée. Prokimenon du jour et ecténies. Apostiches du ton. Gloire ... Maintenant: du
Ménée. Tropaires du dimanche et du Ménée (s'il y a artoclasie: Réjouis-toi, 2 fois, et tropaire de
l'avant-fête).
A Matines: tropaires du dimanche et du Ménée. Cathismes du dimanche avec leurs
théotokia. Evloghitaria de la Résurrection. Anavathmi et prokimenon du ton. Evangile de
Résurrection. Ayant contemplé la Résurrection du Christ ... Canons du dimanche et du Ménée.
e e
Catavasies de la Croix. Après la 3 ode, kondakion, ikos et cathismes du Ménée. Après la 6
e
ode, kondakion et ikos du ton. A la 9 ode, Plus vénérable que les Chérubins. Exapostilaires du
dimanche et du Ménée. A Laudes: 4 stichères du ton et 4 du Ménée (ceux des Apostiches, y
compris le doxastikon). Gloire: Eothinon. Maintenant: Tu es toute-bénie. Grande Doxologie.
Tropaire de la Résurrection.
8 SEPTEMBRE
Nativité de notre très-sainte Dame la Mère de Dieu.
PETITES VÊPRES
Lucernaire, t. 1
Anne et Joachim se réjouissent d'avoir pour enfant l'unique Mère de Dieu, les prémices
de notre salut; avec eux, nous aussi, célébrons une fête en ce jour, disant bienheureuse la
Vierge pure issue de la racine de Jessé.
Anne fit naître en ce jour le rameau planté par Dieu, la divine Mère, le salut des humains,
celle dont naquit d'étonnante façon le Créateur de l'univers afin de purifier de toute souillure
Adam, par extrême bonté.
La pure Mère de Dieu, la Vierge qu'il choisit pour séjour, la gloire des Prophètes, la fille
de David naît en ce jour de Joachim et d'Anne, chastement, pour détourner, par son
enfantement, la malédiction qui nous fut transmise par Adam.
Un sol infertile jadis fait naître une terre portant son fruit et la Stérile nourrit de son lait
le fruit de son sein; ô merveille, vraiment: voici qu'est allaitée celle qui reçut en elle le pain du
ciel, la nourricière de notre Vie!
Gloire au Père ... Maintenant, t. 2
A mis de la Vierge, venez, et vous tous qui aimez la pureté, accueillez de tout c ur la
gloire de la virginité, la source de la vie jaillissant de la roche desséchée, le buisson né de la
Stérile sans enfants pour contenir le feu immatériel qui purifie nos âmes et leur donne la
clarté.
Apostiches, t. 2
Aux hommes s'est montrée la Vierge, cette enfant d'Anne et de Joachim, pour que des
liens du péché fût délivrée l'entière humanité.
Ecoute, ma fille, regarde et tends l'oreille.
Montagne ombragée s'est montrée, en vérité, sainte Anne en sa stérilité: par elle fut
donné le salut à tous les croyants.
Les plus riches du peuple rechercheront ta faveur.
Ayant brisé les chaînes retenant sainte Anne en la stérilité, la Vierge immaculée vers
les hommes s'est avancée, leur offrant la rémission des péchés.
Gloire au Père ... Maintenant...
Fidèles, glorifions la Vierge immaculée; de la Stérile, en effet, voici que naît celle par qui
notre stérile nature se trouve renouvelée.
Tropaire: voir à la fin des Grandes Vêpres.
GRANDES VÊPRES
Premier Cathisme: Bienheureux l'homme.
49
Lucernaire, t. 6
En ce jour le Dieu qui repose sur les trônes spirituels s'est préparé sur terre un trône
saint; et celui qui établit avec sagesse les cieux en son amour du genre humain se ménage un
ciel doué de vie; car d'une racine sans fruit pour nous les hommes il fait surgir sa propre Mère
comme plante porteuse de la Vie. Ô Dieu des merveilles, toi l'espérance des sans-espoir,
Seigneur des puissances, gloire à toi.
Voici le jour du Seigneur; peuples, d'allégresse jubilez: voici que la chambre de l'Epoux,
resplendissante de sa clarté, le livre du Verbe de vie d'entrailles humaines est sorti; et la Porte
qui regarde vers l'Orient, mise au monde en ce jour, attend le Grand Prêtre et son entrée, seule
capable d'introduire le seul Christ dans l'univers habité, pour le salut de nos âmes.
Même si des femmes stériles ont conçu d'illustres enfants parce que tel était le vouloir
du Seigneur, Marie les surpasse toutes par sa divine splendeur, car, étant née
merveilleusement d'une mère jusqu'alors sans enfant, elle enfanta dans la chair le Dieu de
l'univers, hors des lois de la nature, sans semence dans le sein; elle est la seule porte du Fils
unique de Dieu qui la laissa close en la franchissant et, réglant toutes choses sagement selon
son bon plaisir, pour tous les hommes opéra le salut.
9 SEPTEMBRE
Mémoire des saints et justes aïeux de Dieu Joachim et Anne;
et du saint martyr Sévérien.
VÊPRES
Lucernaire, t. 4
Amis de la fête, venez, exultons maintenant et chantons, célébrons cette fête avec foi,
glorifiant la mémoire de Joachim et Anne, ce couple saint, car ils nous ont fait naître la Vierge
58
immaculée, la Mère de Dieu; et de ce monde éphémère ils sont passés vers l'éternelle vie, la
demeure sans fin; c'est là qu'ils intercèdent pour notre salut.
En ce jour la création tout entière rayonne de joie, divine Mère toute-digne de nos
chants, célébrant d'un seul c ur la mémoire annuelle de tes parents, la fête des admirables
Anne et Joachim, qui, te faisant naître contre toute espérance, nous procurèrent la joie en
nous donnant celle qui fait luire la Clarté, la nourricière de notre Vie.
Anne en ce jour se réjouit, elle tressaille en esprit, d'allégresse elle exulte, ayant trouvé
réalisé le désir de fécondité qu'elle avait jadis caressé, puisqu'elle donne son fruit divin, celui
de la promesse et bénédiction, Marie, la Vierge immaculée, celle qui enfante notre Dieu pour
qu'il brille sur les hôtes des ténèbres, comme un soleil.
Flagellé pour le Christ, suspendu au gibet et les chairs cruellement déchirées, malgré
l'ordre reçu de sacrifier aux faux-dieux, tu n'as pas renié le Seigneur de l'univers, bienheureux
Martyr, mais par tes souffrances tu dénonças la faiblesse des idoles, leur perte de vigueur, et
des Anges tu devins le compagnon.
Ode 1, t. 2
«Dans l'abîme jadis fut culbutée par la puissance invincible toute l'armée de Pharaon,
et maintenant le Verbe fait chair a supprimé le poids de nos péchés, le Seigneur que nous
glorifions, car il s'est couvert de gloire. »
Ayant excellé par l'éclat de leur vertu, l'illustre Joachim et sainte Anne aux pensées
divines ont mérité de faire croître la lampe d'où brilla le Soleil spirituel qui selon la chair s'est
levé de son sein.
De toutes leurs forces tendus vers Dieu, dirigeant vers lui sans cesse leurs pensées,
sainte Anne et le divin Joachim ont engendré la Mère de Dieu, la Vierge toute-pure surpassant
toute créature en sainteté.
Par votre existence ayant excellé, ayant brillé par la splendeur de votre vie, ensemble
vous avez surpassé tous les parents terrestres en engendrant la Vierge pure et devenant par
elle les aïeux de notre Dieu.
Instruments-clefs dans l'histoire du salut, le bienheureux Joachim et sainte Anne au
grand renom firent naître la Vierge immaculée, la toute-pure Mère de Dieu, recevant ainsi la
récompense de leur piété.
t. 8
«Traversant la mer à pied sec et fuyant la servitude des Egyptiens, le peuple d'Israël
s'écria: Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés. »
Malgré la force de l'ordre impie enjoignant de sacrifier aux idoles sourdes et sans vie,
le Christ a cependant triomphé par la ferme et généreuse résistance des Martyrs.
Lysias s'acharna contre le Christ et tous ceux qu'il surprit à l'adorer comme Dieu, il les
fit saisir pour leur infliger toutes sortes de châtiments; mais toi, saint Martyr, tu le couvris de
confusion.
Bienheureux, tu frappas l'impie de stupeur en t'avançant vers le stade noblement; avec
courage tu dénonças la fausseté, la faiblesse et l'impuissance de ses dieux.
Seule, ô Vierge, tu pus loger celui que les cieux mêmes ne peuvent contenir, lorsqu'il
demeura divinement dans ton sein en prenant de toi la nature même des humains.
Ode 3, t. 2
«Tu m'as affermi sur la pierre de la foi, tu m'as fait triompher devant mes ennemis, et
mon esprit exulte de joie en chantant: Nul n'est saint comme toi, ô notre Dieu, nul n'est juste
comme toi, Seigneur. »
Sainte Anne, stérile et privée d'enfants et dans les larmes implorant le Créateur, tu fus
digne d'enfanter la Vierge entre toutes bénie, et t'écrias: Seigneur, nul n'est saint comme toi.
60
Riche de la grâce divine l'habitant, Joachim, divinement inspiré, fut digne d'engendrer
celle à qui les hommes doivent le salut et pour laquelle nous chantons: Notre Dame, nul n'est
sans tache comme toi.
Chantons le couple très-saint dont la Vierge se leva pour nous, surpassant toute
créature en sainteté, puisqu'elle enfanta le Dieu auquel nous disons: Seigneur, nul n'est saint
comme toi.
Echappant à l'opprobre de la stérilité, Anne enfanta la Mère de Dieu qui efface la honte
d'Eve de merveilleuse façon et pour laquelle nous chantons: Notre Dame, nul n'est sans tache
comme toi.
t. 8
«Tu es le rempart de ceux qui accourent vers toi, les habitants des ténèbres trouvent en
toi leur clarté et mon âme te chante, Seigneur. »
Cruellement flagellé pour le Christ, tu exultais dans la certitude d'obtenir la récompense
de tes peines, saint Martyr.
Tu fus insensible aux coups de fouet, malgré les bourreaux se relayant fréquemment,
comme si un autre souffrait dans ton corps.
Tu as trouvé la récompense auprès du Christ, en recevant la couronne de justice de sa
main et l'allégresse qui jamais ne cessera.
Mon amie est toute belle, immaculée, a dit en son Cantique Salomon, te voyant
d'avance, pure Mère de Dieu.
Cathisme, t. 1
Armé de courage, saint Martyr, tu te livras toi-même à toutes sortes de tourments,
enflammé par l'amour de ton Maître, Bienheureux; aussi tu confondis la fureur du tyran et
reçus, en récompense, de ton Dieu l'incorruptible couronne des vainqueurs.
t. .5
C'est une fête pour Anne et Joachim, car ils ont mérité la grâce de Dieu et mis au
monde le divin temple, leur fruit, la Vierge pure, la Mère de Dieu, la seule entre les femmes
bénie qui intercède, sans jamais se lasser, pour le salut de nos âmes.
Ode 4, t. 2
«Tu es issu de la Vierge non comme un ange ou un ambassadeur, mais comme le Seigneur
revêtu de notre chair, tu as sauvé tout mon être; c'est pourquoi je te crie: Gloire à ta puissance,
Seigneur. »
Joachim, divinement sage et inspiré, joyeusement reçoit de la Stérile son enfant, la Vierge dont
l'enfantement virginal délivre le monde de la stérilité.
En festin spirituel nous est offert le bonheur de Joachim, cet ancêtre du Christ, qui engendra la
Mère de Dieu, la Vierge tout- immaculée.
C'est la grâce qui a produit celle qui doit sauver les hommes de la mort et du tombeau et
devenir la Mère de Dieu en recevant le Verbe éternel merveilleusement incarné.
Il s'est levé de la racine de Jessé, le couple d'où sortit le rameau portant la fleur qui embaume
tout mon être du parfum de sa divinité.
Guide ma vie, ô Mère de Dieu, la dirigeant au rythme divin des commandements du Verbe qui
s'incarne en toi et conduis-moi vers sa clarté, virginale Mère et divine Epouse, Marie.
t. 8
«Seigneur, j'ai perçu le mystère de ton uvre de salut, j'ai médité sur tes actions et glorifié ta
divinité. »
Par ses flatteries, le tyran pensa te vaincre, saint Martyr, en affaiblissant ta vigueur, mais il
sembla tirer un coup d'épée dans l'eau.
Au tyran tu déclaras: Insensé, tu ne comprends donc pas que la puissance du Christ m'affermit
contre les peines et les tourments?
Ô tyran, déclara Sévérien, si ne m'était donnée la puissance d'en haut, comment pourrais-je,
étant de chair, souffrir l'amputation de mes membres?
Très-sainte Epouse de Dieu, par tes prières aide-moi à me délivrer du Maudit, pour qu'en toi je
glorifie mon espérance.
Ode 5, t. 2
«Lumière de qui se trouve en la ténèbre, ô Christ sauveur, salut des sans-espoir, devant toi je
veille, Prince de la paix: illumine-moi de tes rayons; je ne connais point d'autre Dieu que toi. »
61
En chaste couple, Anne et Joachim, éclairés par la splendeur de leur pureté, nous ont enfanté
celle qui orna de l'éclat divin de la virginité la nature stérile des humains.
En chaste couple, Anne et Joachim, ces époux illustres et vénérables, ont enfanté le trône
virginal, divinement paré, pour le Dieu qui tient l'univers en sa main.
Joachim et Anne, ces témoins de Dieu, ayant vécu saintement, furent dignes d'enfanter la porte
lumineuse du Soleil levant venu d'en haut guider les égarés.
Comme d'une pierre, c'est de la stérilité que le Tout-puissant a voulu tailler la table divinement
écrite de la nouvelle loi, sur laquelle le Verbe divin ébaucha tout récemment la délivrance de l'antique
loi du péché.
De ton éclat, divine Mère, veuille illuminer mon esprit enténébré par le péché, ô Vierge, en
dissipant les ténèbres de l'ignorance et de l'erreur; je ne connais point d'autre protectrice que toi.
t. 8
«En cette veille et dans l'attente du matin, Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous,
car tu es en vérité notre Dieu, nous n'en connaissons nul autre que toi. »
Tu fus attaché au poteau et ton corps fut déchiré, illustre Martyr, avec des ongles de fer pour le
Maître de l'univers.
Seigneur mon Dieu, criais-tu, donne-moi la force d'achever ce combat où je suis déchiré pour te
rendre témoignage.
Il fut comme foudroyé, le cruel tyran, lorsqu'il te vit supporter les châtiments, illustre Martyr,
avec grande fermeté.
Mère de Dieu, ma protection, mon espérance et mon soutien, par tes prières sauve-moi des
pièges où le serpent veut me faire tomber.
Ode 6, t. 2
«Encerclé par l'abîme de mes péchés, j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: de la
fosse, mon Dieu, relève-moi. »
Anne, jadis stérile, ayant reçu la fertile semence de la divine illumination, fut à même d'enfanter
la Souveraine de l'entière création.
Stérile qui enfantes maintenant, tu obéis à la volonté divine en recevant la Vierge enfantant
sans le vouloir de la chair, Dieu lui-même l'ayant voulu expressément.
Isaïe, dans la lumière de l'Esprit, vit le fruit produit par Anne et Joachim comme le livre nouveau
où fut écrit le Verbe incarné.
Le mystère précède le mystère: la grâce, d'abord stérile, en effet engendre la virginité dont la
naissance nous assure le salut.
t. 8
«Accorde-moi la tunique de clarté, toi qui te drapes de lumière comme d'un manteau, trésor de
tendresse, ô Christ notre Dieu. »
Le tyran t'enferme dans la prison et par la faim veut te contraindre à renier le Seigneur que
depuis l'enfance tu as chéri, Bienheureux.
Conduit en prison, saint Martyr, tu exhortas avec courage tous ceux qui te voyaient à ne pas se
séparer du Christ.
Pour avoir refusé de sacrifier aux idoles, le cruel tyran, dans sa folie, ordonna, sans t'émouvoir,
de te faire écharper.
Moi qui serai si mal vêtu au jour du jugement, par tes prières fais-moi revêtir la tunique de clarté,
pour que je te chante, Vierge tout- immaculée.
Kondakion, t. 2
Sainte Anne se réjouit, maintenant que les chaînes de sa stérilité sont brisées; elle
nourrit la Vierge tout-immaculée, invitant l'univers à célébrer le Seigneur qui donne aux mortels
comme fruit de son sein la seule Vierge Mère, l'Epouse inépousée.
Ikos
Sainte Anne, délivrée par l'oraison des chaînes de sa précédente stérilité, nous invite à
célébrer cette merveille dans la joie, à présenter à sa fille des cadeaux, invoquant celle au-
devant de laquelle jadis le ch ur des vierges accourut en disant: Voici celle qui tous nous
ramène vers Dieu et qui délivre Adam de ses liens, puisque sainte Anne a produit comme fruit
la seule Vierge Mère, l'Epouse inépousée.
Synaxaire
Le 9 septembre, synaxe des justes Joachim et Anne.
Avec Anne, en ce jour exulte, Joachim, car du salut du monde le jour est prochain.
Les aïeux de celui qui du mal nous relaxe, le neuf, ont mérité leur festive synaxe. Ce
62
même jour, mémoire du saint martyr Sévérien. Bien que portant aux pieds une
pesante pierre, le martyr Sévérien jubile, en suspension, de décoller de terre comme
un être aérien.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Ode 7, t. 2
«Sur l'ordre impie d'un injuste tyran la flamme s'éleva très haut, mais le Christ a répandu sur les
Jeunes Gens la rosée de l'Esprit saint: à lui bénédiction et haute gloire! »
Le couple saint issu de la racine de David a mis au monde le très-saint rameau, la Vierge
immaculée d'où, sans semence, pour nous comme une fleur sacrée le Christ s'est levé.
Sainte Anne, comme un lustre aux reflets d'or portant la Mère de Dieu, cette lampe au vif éclat,
illumina le monde entier de la divine clarté et de la splendeur radieuse de la virginité.
Illustres ancêtres du Dieu qui s'incarna par ineffable amour, lui le Tout-puissant, en votre sainte
fille, Bienheureux, accordez-moi la rémission de mes péchés, à moi qui cherche refuge auprès de vous.
Vous qui vraiment l'emportez sur tous parents, vous avez mis au monde Marie, l'immaculée, la
souveraine de l'entière création, la Mère de ce Dieu qui par immense amour se revêtit d'une chair tout à
fait semblable à la nôtre.
t. 8
«Au commencement tu as fixé la terre sur ses bases et par ton verbe tu as affermi les cieux:
pour les siècles tu es béni, Seigneur, Dieu de nos Pères. »
L'impie te brisa la bouche à coups de pierre, car au milieu des malfaisants avec courage tu
chantais le Christ; mais dans l'éclat de sa gloire tu exultes à présent.
Victorieux Martyr, suspendu au rempart, sur l'ordre d'un juge atteint de folie, et lié par les pieds
à une pierre de grand poids, tu n'as pas renié le Dieu de nos Pères.
Quelle fermeté en ta résistance, Bienheureux, quel amour fervent pour le Créateur! En
récompense tu fus orné par lui de la couronne incorruptible pour avoir bien combattu.
Tu es ma lumière, Vierge Mère de Dieu, tu es mon havre, mon refuge et ma joie, Toute-bénie, et
je te glorifie pour avoir enfanté le Dieu de nos Pères.
Ode 8, t. 2
«Le Dieu qui dans la fournaise descendit pour venir en aide aux enfants du peuple hébreu et
changer la flamme en une fraîche rosée, toutes ses uvres, chantez-le comme Seigneur, exaltez-le
dans tous les siècles. »
Regorgeant de la richesse des vertus, le vénérable Joachim et sa chaste épouse ont enfanté la
Vierge Reine parée de la divine gloire, que l'entière création chante comme la Mère de Dieu.
Amis de Dieu, pour nous fut envoyée comme sceptre de puissance l'Epouse immaculée grâce à
laquelle nous dominons au c ur des ennemis de Dieu, foulant leurs pièges sous nos pas.
Couple très-saint, grâce à toi nous fut donnée comme un instrument de la bienveillance de Dieu
la pure Vierge Mère qui l'enfanta; de sa beauté, nous les croyants, nous voici couronnés pour toujours.
Illuminé par le rayonnement de celui qui s'incarna pour nous les hommes dans ton sein,
l'excellent couple de tes parents te mit au monde, Souveraine immaculée qui nous procures les
célestes trésors.
Le sein de la Stérile s'est ouvert et par la force de Dieu il a donné son fruit: voici la Porte
lumineuse et virginale par où le Verbe est descendu vers les mortels, en s'incarnant d'ineffable façon.
t. 8
«Le Roi des cieux que chantent les célestes armées, chantez-le, exaltez-le dans tous les
siècles. »
Ayant supporté les supplices jusqu'à la fin, bienheureux soldat du Christ, tu es passé
joyeusement vers le royaume d'en-haut.
En ta vaillance, tu n'as pas craint de souffrir pour le Christ les châtiments les plus divers: avec
lui pour les siècles te voilà glorifié.
Toi qui exultes maintenant près du Roi dans le ch ur des Athlètes couronnés, souviens-toi des
fidèles célébrant ton souvenir.
Divine Mère, protectrice des chrétiens, délivre-nous de tout malheur, afin qu'en tous les siècles
nous puissions te chanter.
Ode 9, t. 2
«Le Fils du Père sans commencement, notre Seigneur et notre Dieu, ayant pris chair de la Vierge,
nous est apparu pour illuminer les ténèbres et rassembler ce qui était dispersé: ô Mère de Dieu toute-
digne de louange, nous te magnifions. »
Vénérables et vertueux Parents de la Vierge immaculée, vous qui n'aviez qu'une âme, un seul
désir, intercédez pour le salut de ceux qui fêtent avec empressement votre illustre et glorieux souvenir.
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Illustres Saints, vous avez fait cesser les ravages de la mort en enfantant la Mère de la Vie, qui
en fit disparaître les assauts et par la foi nous procura l'espérance de l'immortelle vie.
Soleil et lune, tels furent en leur beauté resplendissante de clarté Anne et Joachim: ils émirent
le rayon virginal par lequel brilla le Reflet divin uni en sa personne à notre chair.
Ayant vécu chastement, dans la piété, vous avez mérité les ineffables délices, Bienheureux,
comblés par la divine manifestation de celui qui apparut au monde, votre descendant; priez-le pour le
salut de nos âmes.
t. 8
«Hautement nous te reconnaissons pour la Mère de Dieu: par toi nous avons trouvé le salut; ô
Vierge immaculée, avec les ch urs des Anges nous te magnifions. »
Ton corps, entouré de soins par tes amis, fut enseveli comme saint; de lui jaillissent désormais
des flots de guérisons pour la gloire de Dieu.
Merveille que le mort ressuscitant et rencontrant ton corps en chemin tandis qu'on te portait
vers la sépulture, Martyr bienheureux!
Toi qui jouis du royaume éternel auprès de ton Maître, le Christ, intercède chaleureusement
pour ceux qui te chantent, Martyr bienheureux.
Les ch urs des Anges furent frappés d'admiration, lorsqu'ils te virent porter le Créateur des
siècles fait chair et te glorifièrent, virginale Mère de Dieu.
Exapostilaire (t. 3)
Celle qui effaça la malédiction de la mère des vivants est enfantée par Anne et Joachim
en leur vieillesse sans fruit; et nous tous, les fidèles, en des cantiques sacrés avec les Anges
acclamons-la comme il se doit.
Tu fus l'entraîneur des quarante Martyrs qui se distinguèrent sur l'étang, bienheureux
Sévérien; avec eux, Martyr illustre souviens-toi des fidèles célébrant ton lumineux souvenir et
te vénérant de tout c ur, victorieux Témoin du Christ.
Femmes myrophores
Adam et Eve, soyez revêtus d'une gloire nouvelle, Prophètes, en compagnie des divins
Apôtres, chantez et jubilez en ch ur avec tous les Justes; car la commune joie, l'allégresse des
Anges et des hommes, la Mère de notre Dieu, en ce jour de fête les justes Joachim et Anne la
mettent au monde.
Apostiches, t. 2
Rendons grâce au Rédempteur, à la Providence de l'univers, car il a bien voulu que la
Stérile ineffablement et contre tout espoir mette au monde la Mère de Dieu.
Ecoute, ma fille, regarde et tends l'oreille.
Venez, magnifions sans cesse Marie, la descendante de David issue de la tribu de
Juda, la Mère de Dieu, celle par qui nous vint le salut.
Les plus riches du peuple rechercheront ta faveur.
Avec gloire en ce jour Anne fait naître merveilleusement la porte de la Clarté, la Vierge
Marie: peuples et tribus, d'allégresse exultez.
Gloire au Père ... Maintenant ...
En ce jour la Vierge immaculée de la Stérile est issue; en ce jour sa naissance réjouit
l'univers. Adam est délivré de ses liens, Eve est affranchie de la malédiction, les cieux jubilent,
aux hommes est accordée la paix. Et nous, chantant sa gloire, nous disons: Gloire à Dieu au
plus haut des cieux et paix sur la terre, aux hommes bienveillance.
10 SEPTEMBRE
Mémoire des saintes martyres Ménodore, Métrodore et Nymphodore.
VÊPRES
Lucernaire, t. 2
De quelles lèvres, sans apprêt, dirons-nous bienheureuse la Vierge enfantée? Elle est
plus vénérable que l'entière création, plus sainte que les Chérubins et tous les Anges du ciel,
c'est le trône inébranlable du Roi, la maison où demeura le Très-Haut, le salut du monde, le
sanctuaire de Dieu, celle qui accorde aux croyants par sa naissance la paix et la grâce du
salut.
64
Quelles hymnes spirituelles t'adresser, Vierge toute-sainte, à présent? En naissant de la
Stérile, en effet, tu sanctifias tout l'univers; Adam fut par toi délivré de ses liens, Eve, de ses
douleurs; aussi, les Anges célèbrent cette fête en leurs ch urs, à la joie de la terre s'unit le ciel,
les âmes des Justes rythment des cantiques sacrés, faisant monter fidèlement leur louange à
la gloire de ta sainte nativité.
Quelles hymnes t'adressèrent en tremblant, ô Vierge, les jeunes filles en ce jour faisant
cercle autour de ton berceau? Elles s'écrièrent, frappées d'étonnement: Voici qu'est né le
palais du grand Roi, voici que brille l'arche de sa sainteté; les portes stériles se sont ouvertes:
en effet, la Porte divine introduit l'abondance des vertus, nous accordant la paix et la grâce du
salut.
t.4
Vous étant vous-mêmes embellies sous la pourpre de votre sang, jeunes vierges
martyres, vous vous êtes unies d'incorruptible façon à celui qui resplendit de beauté, le Christ
notre Dieu qui vous conserve en parfaite virginité dans l'éternel et immatériel habitacle de
l'Epoux, dans sa chambre non faite de main d'homme et les demeures des cieux.
En la jeunesse de vos corps et la maturité de vos pensées, illustres Martyres, vous avez
combattu, dans la puissance de l'Esprit, le prince du mal, l'antique dragon, et réduit à
l'impuissance sa vigueur; aussi la couronne de victoire vous fut donnée, Ménodore, Métrodore
et Nymphodore, championnes de la sainte Trinité.
En vos membres torturées, consumées par le feu, déchirées par les ongles de fer,
suspendues au gibet et par le glaive retranchées, vous n'avez pas renié le Christ, illustres
Martyres; c'est pourquoi la couronne de victoire vous fut donnée, Ménodore, Métrodore et
Nymphodore, au nombre égal à celui de la sainte Trinité.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 4
Un Ange l'ayant prédit, ô Vierge, en ce jour tu es née des justes Joachim et Anne,
comme un fruit consacré, comme le ciel et le trône de Dieu, comme l'urne de pureté,
annonçant la joie au monde entier et nous procurant notre Vie, effaçant la malédiction et nous
apportant la bénédiction. Aussi, Vierge élue par notre Dieu, au jour de ta naissance demande la
paix et pour nos âmes la grâce du salut.
Apostiches, t. 2
Ch urs des Prophètes, jubilez: voici qu'en effet la Stérile a fait pousser le fruit par
lequel vos prophéties se trouvent réalisées.
Ecoute, ma fille, regarde et tends l'oreille.
Exulte, Joachim, voyant que t'est donné par Anne le fruit du sein qui à son tour
enfantera pour le monde la rédemption et la vie.
Les plus riches du peuple rechercheront ta faveur.
Avec Anne exulte Joachim, l'un en son âge avancé, l'autre en sa stérilité, d'avoir pu
donner au genre humain jadis vieillissant jeunesse et renouveau.
Gloire au Père ... Maintenant ...
De mes lèvres souillées reçois, ô Mère de Dieu, la louange et donne-moi la rémission
de mes péchés, pour que du mal je me tourne vers le bien.
Tropaire, t. 4
Par ta nativité, ô Mère de Dieu, la joie fut révélée à tout l'univers, car de toi s'est levé le
Soleil de justice, le Christ notre Dieu qui, nous délivrant de la malédiction, nous a valu la
bénédiction et, terrassant la mort, nous a fait don de l'éternelle vie.
MATINES
Cathisme I, t. 4
David, proclame le serment que t'a fait le Seigneur notre Dieu: Le serment qu'il me fit,
déclares-tu, je le vois accompli, puisque c'est la Vierge qu'il m'a donnée comme fruit sorti de
mon sein; elle enfante le Créateur, le Christ, nouvel Adam, comme Roi sur le trône fait pour
moi; voici qu'il règne maintenant, celui dont le règne n'a pas de fin. La Stérile enfante la Mère
de Dieu, la nourricière de notre Vie.
65
Cathisme II, t. 4
De la racine de Jessé et du flanc de David Marie, la servante de Dieu, en ce jour est
enfantée pour nous; l'univers exulte, renouvelé, ensemble se réjouissent la terre et le ciel.
Familles des nations, louez-la. Joachim triomphe, Anne en fête s'écrie: La Stérile enfante la
Mère de Dieu, la nourricière de notre Vie.
Canon II de la fête, puis ce canon des Saintes, avec l'acrostiche: Je chante les combats
des trois martyres s urs. Joseph.
Ode 1, t. 4
«Ma bouche s'ouvrira et s'emplira de l'Esprit saint: j'adresse mon poème à la Mère du
Roi; et l'on me verra, en cette fête solennelle chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »
A nous qui célébrons maintenant vos divins combats et vos justes actions, rendez-nous
favorable la Triade incréée que pieusement vous avez confessée, illustres Martyres
bienheureuses en Dieu.
Protégées par l'arme divine de la foi, les jeunes vierges ont tenu pour rien les paroles de
l'ennemi et supporté la tempête des tourments ainsi que l'injuste mort pour la Vie de l'univers.
Ayant puisé leur vigueur dans la toute-puissance du Créateur, les saintes Martyres ont
montré leur fermeté en écrasant l'immense et tortueux serpent qu'elles ont foulé aux pieds.
Honorons de nos hymnes la Vierge Marie comme vivante chambre de l'Epoux, comme
demeure immaculée, divine table et porte du ciel, comme trône et palais du Seigneur.
Ode 3
«Ce n'est pas en la sagesse que nous nous glorifions ni dans la puissance ou les
trésors, mais dans la Sagesse du Père hypostasiée, car il n'est d'autre Saint que toi, Jésus
Christ. »
Par un calcul voué à la mort, l'impie tyran te supplicia, martyre Ménodore, pour te forcer
à renier le Christ, notre vie.
Le juge ne t'a pas épargnée, sainte Martyre qui regardais vers Dieu, mais il te fit
cruellement bastonner, tressant ta couronne incorruptible, sans le savoir.
Trois fois heureuses, les saintes Martyres ont trouvé grâce aux tourments un trésor
dans les cieux et l'éternelle renommée en avançant tout près de Dieu.
Chasse les ténèbres de mon âme en te montrant, brise les chaînes du péché, pure
Vierge, sauve-moi, toi qui enfantas le Dieu compatissant.
Cathisme, t. 4
Les ch urs célestes des Serviteurs incorporels ont admiré votre grande fermeté;
comme si un autre en vos membres souffrait, vous avez supporté d'avoir les jambes rompues,
endurant l'amertume de la mort et dans un corps de femme broyant le rebelle serpent,
virginales épouses du Dieu vivant et championnes de la foi.
La Vierge Marie, la Mère de Dieu, nous apparaît en ce jour comme nuée de la Clarté;
pour notre gloire l'ont fait naître ses justes parents. Adam n'est plus un condamné, désormais,
Eve est libérée de ses liens; c'est pourquoi nous élevons notre voix pour dire avec confiance à
la seule immaculée: à tout l'univers ta naissance annonce la joie.
Ode 4
«Celui qui siège glorieusement sur le trône de la divinité est venu sur la nuée légère: c'est
Jésus, notre divin Sauveur; et de sa main toute pure il a sauvé ceux qui lui chantent: Ô Christ notre
Dieu, gloire à ta puissance. »
Eclairée par les rayons de la Croix, l'illustre Métrodore a supporté sur l'arbre où elle fut
suspendue le châtiment par le feu, mais elle éteignit les braises de l'erreur sous la rosée de l'amour du
Christ.
Levant les yeux de son esprit dans la plus claire des visions et se représentant la prodigieuse
beauté de l'Epoux divin, l'illustre Ménodore courageusement sous les coups dont elle était brisée
supportait les peines infligées.
De gloire et de beauté, illustres vierges, vous avez brillé, de tout c ur ayant chéri le Verbe
glorifié; sous les flèches de son amour, vous avez souffert patiemment les souffrances qui vous
assaillaient.
66
Moi qui suis réduit à la mort par malfaisance du Trompeur, vivifie-moi, ô Vierge immaculée qui
enfantas notre Vie; vers toi je me réfugie: du gouffre où m'a fait choir le péché en ta compassion
relève-moi.
Ode 5
«Seigneur, tu es venu comme la lumière en ce monde, lumière sainte qui retire de la sombre
ignorance ceux qui te chantent avec foi. »
Les Martyres, ayant montré devant le tribunal leur invincible fermeté, se sont tressé de la sorte
leurs couronnes de victoire.
Nymphodore, suspendue, supporte vaillamment d'être déchirée par les ongles de fer, dans son
amour pour l'immortel Epoux.
Acclamons par des hymnes les vierges sages, lampe à trois feux, maison à trois étages,
demeure de la sainte Trinité.
Pleine de grâce, t'ayant trouvée seule belle, toute-pure et choisie, en toi s'incarna le Verbe, le
suprême Dieu.
de 6
«Ton Eglise te crie à pleine voix: Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; dans ta
compassion tu l'as purifiée du sang offert aux démons par le sang qui coule de ton côté. »
Désireuses de contempler ta prodigieuse beauté, celles que tes douces flèches ont pénétrées,
Verbe éternel, ont noblement supporté l'amertume des tourments.
Les vierges dignes de nos chants comme lis ont fleuri dans la prairie des martyrs, embaumant
du parfum de leurs nombreux tourments l'Eglise, dans la grâce de l'Esprit.
Eprises uniquement de l'immortel Epoux, les jeunes vierges ont méprisé la mort visible,
soutenues qu'elles étaient par l'invisible force de Dieu.
Saint est le Seigneur qui demeura dans ton sein, t'ayant trouvée, Mère de Dieu, plus sainte et
pure que l'entière création, souveraine Vierge Marie.
Kondakion, t. 4
Ayant lutté vaillamment pour la sainte Trinité, vous avez mis en fuite l'industrieux
ennemi, fraternellement liées en esprit; aussi vous êtes allées demeurer avec les Vierges
sages dans la céleste demeure de l'Epoux; victorieuses Martyres, avec les Anges désormais
sans cesse vous exultez de joie en présence du Roi de l'univers.
Ikos
L'Eglise du Christ exulte avec foi en votre sainte et joyeuse solennité et célèbre
fidèlement votre lumineux souvenir, votre radieuse mémoire porteuse de clarté, vierges s urs
et martyres qui vous êtes illustrées par le même genre de vie et de mort; sur terre ayant foulé
aux pieds l'ennemi, vous avez reçu la couronne de la main du Roi de tous; demandez-lui de
m'éclairer, pour que je puisse chanter dignement votre mémoire et vos admirables exploits,
vous qui sans cesse exultez de joie en présence du Roi de l'univers.
Synaxaire
Le 10 Septembre, mémoire des saintes martyres Ménodore, Métrodore et Nymphodore.
A Ménodore, Métrodore et Nymphodore les supplices cruels ont semblé des
cadeaux. Le dix, vers le Seigneur que tout fidèle adore elles s'en vont, passant les
célestes vantaux.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Ode 7
«A Babylone jadis les enfants d'Abraham foulèrent la fournaise de feu, en leurs hymnes criant
joyeusement: Dieu de nos Pères, tu es béni. »
Jeunes vierges, vous avez méprisé l'ordre du tyran impie vous enjoignant de sacrifier aux faux-
dieux et vous vous êtes écriées: Dieu de nos Pères, tu es béni.
Eclairées en votre esprit par les rayons de la suprême divinité, vous avez dissipé les ténèbres
des faux-dieux, illustres Martyres, en vous écriant: Dieu de nos Pères, tu es béni.
Ni les épreuves ni l'affliction ni vos membres retranchés n'ont pu vous séparer du Christ,
Martyres qui chantiez: Dieu de nos Pères, tu es béni.
Ô Vierge, dans ton sein tu fus digne de porter merveilleusement le Dieu qui recrée les hommes
lui chantant dans la foi: Ô Christ, tu es béni.
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Ode 8
«Rédempteur du monde, Tout-puissant, au milieu de la fournaise descendu, de rosée tu as
couvert les Jeunes Gens et leur enseignas à psalmodier: Toutes ses uvres, louez, bénissez le
Seigneur. »
Fortifiées par l'amour du Créateur, vous avez émoussé l'aiguillon du serpent; dans un corps de
femme vous avez mené les combats les plus virils et vous avez reçu la couronne des cieux.
Au milieu du stade s'étant mesurées corporellement avec les invisibles ennemis, les vierges
sages ont réjoui les Anges incorporels en s'écriant: Toutes ses uvres, bénissez le Seigneur.
Affermies en Dieu votre Sauveur par la puissance du Christ Jésus, à l'impuissance vous avez
réduit le pouvoir de l'ennemi en proclamant: Toutes ses uvres, bénissez le Seigneur.
Parvenues au royaume d'en-haut, vous régnez avec le Christ Jésus, sous les brocarts de tant de
plaies et les broderies dont les supplices vous ont embellies, jeunes vierges si dignes d'admiration.
Comme temple immaculé de notre Dieu, ô Vierge, tu l'as reçu lorsqu'a pris corps et s'est fait
connaître à nous en deux natures celui pour qui nous chantons: Toutes ses uvres, bénissez le
Seigneur.
Ode 9
«Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée;
c'est lui qui réunit les natures séparées: aussi, pleins d'allégresse et de joie, Mère de Dieu, nous te
magnifions. »
Désireuses de contempler la beauté du céleste Epoux, de tout c ur tendues vers lui, en un
corps mortel vous avez cherché l'immortalité; aussi nous vous disons bienheureuses, comme il se doit.
Au milieu des tyrans, ces loups cruels, vous vous êtes montrées de pures brebis, triomphant de
leur bestiale fureur et vous laissant mener, comme victimes agréables, au Christ.
Vierges martyres, vous vous êtes tressé une couronne qui jamais ne passera, vous avez atteint
la gloire de Dieu et mérité de recevoir l'inébranlable règne en compagnie des Martyrs.
La gloire que vous avez méritée, vierges martyres, dans les célestes ch urs, faites que
l'obtiennent, par votre intercession et le crédit qu'auprès du Maître vous possédez, ceux qui célèbrent
votre mémoire
Ô Christ, épargne-moi lorsqu'avec gloire tu viendras dans le monde pour le juger, dissipe les
ténèbres de mes péchés par les prières de celle qui t'enfanta et de tes Martyres, en ton amour et ta
bonté.
Exapostilaire (t. 3)
Trois vierges ont prêché la Trinité comme le Dieu qu'elles aimaient, en présence des
tyrans qui les firent châtier; c'est pourquoi leur revient l'incorruptible couronne des cieux.
Douceur, des Anges, lumière des humains, protectrice du monde, ô Vierge Marie, sauve
du péché les fidèles qui te chantent, toi la Mère de Dieu.
Apostiches, t. 2
Aux hommes s'est montrée la Vierge, cette enfant d'Anne et de Joachim, pour que des
liens du péché fût délivrée l'entière humanité.
Ecoute, ma fille, regarde et tends l'oreille.
Montagne ombragée s'est montrée, en vérité, sainte Anne en sa stérilité: par elle fut
donné le salut à tous les croyants.
Les plus riches du peuple rechercheront ta faveur.
Ayant brisé les chaînes retenant sainte Anne en la stérilité, la Vierge immaculée vers
les hommes s'est avancée, leur offrant la rémission des péchés.
Gloire au Père ... Maintenant …
Fidèles, glorifions la Vierge immaculée; de la Stérile, en effet, voici que naît celle par qui
notre stérile nature se trouve renouvelée.
Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.
68
11 SEPTEMBRE
Mémoire de notre vénérable Mère Théodora d'Alexandrie.
Ce même jour on chante l'office du saint hiéromartyr Autonome, à cause
de la clôture de la fête le 12.
VÊPRES
Lucernaire, t. 4
En un corps de femme tu menas, sous l'habit d'un homme, les combats les plus virils,
demeurant au milieu des hommes et réduisant les passions, arrêtant pour finir l'assaut des
plaisirs par ton ascèse, Théodora, par ta prière continue et la divine inclination qui sans cesse
te portait vers le Seigneur.
Le soleil qui connaît le déclin ne t'a pas vu commettre de péché; quant à celui qui n'a
pas de couchant, le Seigneur qui sonde les c urs et voit tous les secrets, il te connaissait et
de la lumière du repentir éclaira les yeux de ton c ur; aussi t'efforças-tu de le servir dans la
continuelle tempérance et la perfection des vertus.
Sans ignorer le piège tendu par l'ennemi, illustre Mère, tu aimas l'enfant dont la
naissance te fut reprochée faussement; avec amour paternel le nourrissant, pieusement tu
supportas la réprobation, l'insupportable diffamation; c'est pourquoi, Théodora, nous
célébrons ta vénérable festivité.
Resplendissant de vertus, sous la parure de la foi, Pontife divin, comme un soleil
éblouissant tu parcourus le monde pour semer en tout lieu ta fidèle prédication, utilisant ta
langue comme faux pour extirper le mensonge et l'erreur, Autonome, pontife et témoin de
notre Dieu.
Vers les pénibles combats, vers les exercices virils, vers les blessures et la mort tu
t'avanças; enfoui sous une grêle de pierres, saint Martyr, et les utilisant comme degrés d'une
échelle, tu es monté, porteur de couronne, vers Dieu pour être uni aux Anges dans le ciel, où tu
intercèdes pour nous tous.
Par grâce de l'Esprit divin, en ton sang de martyr, Autonome, tu fis rutiler ton ornement
et tu montas en esprit vers le suprême sanctuaire, celui du ciel, où Jésus a pénétré en
précurseur; et tu reçus de Dieu la couronne des vainqueurs en compagnie de tous ceux qui
pour lui versèrent leur sang.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 6
Même si des femmes stériles ont conçu d'illustres enfants parce que tel était le vouloir
du Seigneur, Marie les surpasse toutes par sa divine splendeur, car, étant née
merveilleusement d'une mère jusqu'alors sans enfant, elle enfanta dans la chair le Dieu de
l'univers, hors des lois de la nature, sans semence dans le sein; elle est la seule porte du Fils
unique de Dieu, qui la laissa close en la franchissant et, réglant toutes choses sagement
selon son bon plaisir, pour tous les hommes opéra le salut.
Apostiches, t. 1
Anne et Joachim se réjouissent d'avoir pour enfant l'unique Mère de Dieu, les prémices
de notre salut; avec eux, nous aussi, célébrons une fête en ce jour, disant bienheureuse la
Vierge pure issue de la racine de Jessé.
Ecoute, ma fille, regarde et tends l'oreille.
La pure Mère de Dieu, la Vierge qu'il choisit pour séjour, la gloire des Prophètes, la fille
de David naît en ce jour de Joachim et d'Anne, chastement, pour détourner, par son
enfantement, la malédiction qui nous fut transmise par Adam.
Les plus riches du peuple rechercheront ta faveur.
Un sol infertile jadis fait naître une terre portant son fruit, et la Stérile nourrit de son lait
le fruit de son sein; ô merveille, vraiment: voici qu'est allaitée celle qui reçut en elle le pain du
ciel, la nourricière de notre Vie!
Gloire au Père ... Maintenant, t. 8
En ce jour de bienheureuse solennité faisons retentir joyeusement la cithare mystique
de nos c urs; car de la semence de David en ce jour est enfantée celle qui chasse les
ténèbres. la Mère de la Vie; par elle Adam recouvre sa splendeur, Eve est rappelée au Paradis,
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elle nous tire de la fosse et fait sourdre la vie; par elle nous sommes déifiés et, délivrés de la
mort, avec Gabriel fidèlement nous lui chantons: Pleine de grâce, réjouis-toi, le Seigneur est
avec toi, qui par toi nous accorde la grâce du salut.
Tropaire, t. 8
En toi, vénérable Mère, la divine Image se reflète exactement: afin de lui ressembler, tu
as pris ta croix et tu as suivi le Christ; et par ta vie tu nous apprends à mépriser la chair, qui
passe et disparaît, pour s'occuper plutôt de l'âme, qui vit jusqu'en la mort et par-delà; c'est
ainsi que ton esprit se réjouit, Théodora bienheureuse, avec les Anges dans le ciel.
t. 4
Par ta nativité, ô Mère de Dieu, la joie fut révélée à tout l'univers, car de toi s'est levé le
Soleil de justice, le Christ notre Dieu qui, nous délivrant de la malédiction, nous a valu la
bénédiction et, terrassant la mort, nous a fait don de l'éternelle vie.
MATINES
Cathisme I, t. 4
Ta naissance, virginale Mère, ô Marie, sur terre a fait rayonner la joie de l'univers, en
éclairant le c ur de qui te chante avec amour.
Cathisme II, t. 4
Revêtue de brocarts spirituels par l'Esprit immatériel, la terre entière, en ta sainte
nativité, dans l'allégresse te crie: Réjouis-toi, ô Vierge, fierté des chrétiens.
Canon I de la fête, puis les canons des Saints: celui de Théodora (t. 4), uvre d'Ignace; et
celui d'Autonome (même
Ode 1, t. 4
«Ma bouche s'ouvrira et s'emplira de l'Esprit saint: j'adresse mon poème à la Mère du
Roi; et l'on me verra, en cette fête solennelle, chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »
Emplis ma bouche, Seigneur, de ta louange pour chanter ta gloire digne de nos chants
et glorifier les peines de Théodora qui te fut agréable par la splendeur de sa vie.
Plus brillante que soleil, en ce jour s'est levée ta sainte fête illuminant les âmes en ce
monde et repoussant les ténèbres des démons, Sainte vraiment digne d'admiration.
Le soleil sur terre déclinant ne t'a vu commettre de péché; quant au Soleil sans déclin, le
seul omniscient, il te connaissait, Bienheureuse, et fit briller dans les yeux de ton âme les
rayons du repentir.
Honorons de nos hymnes la Vierge Marie comme vivante chambre de l'Epoux, comme
demeure immaculée, divine table et porte du ciel, comme trône et palais du Seigneur.
«A la mer il a jeté les chars de Pharaon et toute son armée, le Puissant dans les
combats: chantons-lui un chant nouveau, car il s'est couvert de gloire. »
Sans cesse illuminé par l'éclat divin, Pontife, arrache-moi aux ténèbres du péché, pour
que je puisse célébrer ta brillante fête en ce jour.
En imitateur de Paul, saint Pontife, tu parcourus toute la terre habitée pour y prêcher le
salut et tu renversas les autels des faux-dieux.
En ton âme affermi sur le roc spirituel, lorsqu'on te lapida, Autonome, saint martyr,
avec joie tu t'avanças vers l'éternelle vie.
Ô Mère inépousée, tu enfantas celui que le Père engendre de façon qui dépasse notre
esprit; intercède auprès de lui pour nous fidèles qui te chantons.
Ode 3
«Garde sous ta protection, ô Mère de Dieu et source intarissable de la Vie, tous les
chantres qui t'honorent de leurs hymnes; dans ta divine gloire accorde-leur la couronne des
vainqueurs. »
D'un homme ayant endossé tant l'habit que les pensées, tu courus te mêler au ch ur
des moines pour lutter contre le prince du monde, le Mauvais.
Mettant ton nom au masculin, tu transformas aussi ta féminine fragilité et, sous la
nouveauté de ton habit, par tes uvres tu t'es montrée précieuse comme un don chéri de Dieu.
70
Par ton humilité et l'excellence de ta vie, tu t'efforças de servir les serviteurs de Dieu;
aussi t'éleva-t-il jusqu'au sommet de l'absence de passions.
Je suis battu par la tempête du péché et les remous d'inconvenantes pensées; Vierge
toute-pure, prends pitié, tends-moi ta main secourable, dans ta compassion, afin que, sauvé, je
te puisse magnifier.
«Mon c ur est affermi dans le Seigneur qui accomplit le v u de qui le prie; l'arc des
puissants, il l'affaiblit, et les faibles se ceignent de puissance. »
Je te chante, Pontife martyr, persécuté, lapidé, percé de coups; je célèbre ton sang
versé à flots, tes chaînes, tes prisons et ta mort.
Par ton martyre volontaire ayant renversé l'impiété, tu fis resplendir ton vêtement sacré
sous les flots de ton sang, et désormais tu règnes avec le Roi des siècles, le Christ.
Ne supportant pas tes hauts faits, l'hostile persécuteur souleva sur-le-champ diverses
épreuves contre toi, Bienheureux, mais tu le mis à mort avec l'arme de la Croix.
T'ayant trouvée, ô Mère de Dieu, plus sainte que les Anges et plus vaste que les cieux,
l'Infini par nature qui repose parmi les Saints trouva place en toi et m'a sauvé.
Cathisme, t. 4
Par l'ascèse tu fis briller ton saint habit et t'offris comme un don au Dieu incarné; ayant
reçu de lui, bienheureuse Théodora, le pouvoir de guérir, tu chasses les sombres maladies et
pour nous qui t'acclamons tu implores le salut.
Double couronne d'immortalité t'a donné le Christ, Bienheureux, comme athlète
victorieux et pontife sacré; car tu lui as offert des sacrifices non sanglants, et sans faille tu
imitas sa divine Passion pour jouir de sa béatitude sans fin.
Sois magnifié, ô Juda, et que triomphe David; Adam, connais ton renouveau et que se
réjouisse Lévi; de leur lignée le Christ est enfanté; psalmiste, tends la harpe et nous dis: quelle
est donc cette enfant que tu appelles ta fille? Dis-le-nous. - C'est la nourricière de ma vie, la
Mère du Christ notre Dieu.
Ode 4
«L'ineffable projet divin de ta virginale incarnation, Dieu très-haut, le prophète Habacuc l'a saisi
et s'écria: Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Patiemment tu as passé, comme incorporelle, de longs jours à jeûner, en ta faiblesse fortifiée
par la toute-puissante volonté du Christ et nourrie par la grâce de Dieu.
Tu désiras l'habit divin, l'incorruptible vêtement; c'est pourquoi tu endossas un cilice dépenaillé,
affligeant de peines ta chair.
Vois ma misère et mes soupirs, vois aussi mon affliction, allège le pesant fardeau de mon
péché, criait Théodora à celui qui seul peut sauver.
Admirable Mère de Dieu, fais briller sur moi l'éclat du repentir; dissipe l'obscurité de mes
immenses péchés et chasse les pensées perverses de mon c ur.
«Seigneur, j'ai entendu ta voix et je suis rempli d'effroi, j'ai saisi uvre de salut, disait le
Prophète de Dieu, et j'ai glorifié ta puissance. »
Enchaîné par l'amour du Christ, illustre Père, tu délias par la trame de tes discours ceux
qu'enchaînait l'erreur et tu les clouas à l'amour de la vraie vie.
En très habile médecin, grâce aux paroles de la foi, saint Martyr, tu adoucis les plaies de ceux
qu'avaient empoisonnés les vaines idoles par leur venin.
L'admirable Autonome soit vénéré, qui des Martyrs est la beauté, des Pontifes la splendeur, de
l'Eglise le soutien et des fidèles le ferme appui.
Mis à mort par mes péchés, je me réfugie vers toi, pur océan de compassion qui mis au monde
la vie: par tes prières, notre Dame, sauve-moi.
Ode 5
«L'univers est transporté par ta divine gloire, ô Vierge inépousée, car tu as porté dans ton sein
le Dieu transcendant et tu mis au monde un Fils intemporel qui accorde le salut à ceux qui chantent ta
louange. »
Les ch urs des Anges incorporels s'étonnèrent de te voir imiter dans un corps matériel leur
propre vie et leurs augustes qualités, Théodora, toi qui luttais contre l'ennemi t'ayant jadis prise à son
piège et fait tomber.
71
Illustre Mère, Dieu soumit l'hostilité des fauves à ton pouvoir, en t'accordant la grâce des
guérisons; témoin, celui qui fut sauvé par ta main le guérissant, alors qu'un fauve cruel l'avait laissé
tout couvert de plaies.
Dans sa malfaisance, l'ennemi te suscita de nombreuses tentations, vénérable Mère, et
cependant c'est toi qui l'as meurtri par le glaive de ton humilité au point d'écraser la tête du rusé,
Théodora divinement inspirée.
Dans la perfection de ton c ur tu élevas l'enfant qu'on t'imputait, supportant l'horrible calomnie
et rendant grâce au Tout- puissant qui t'en donnait le pouvoir et te comblait d'étonnantes faveurs,
Théodora, toute-digne d'acclamations.
La force et le soutien de mon faible c ur c'est bien toi, ô Vierge inépousée, l'inébranlable
rempart qui me sauves de tout malheur à la face de l'ennemi et renverses les phalanges du maudit
guerroyeur.
«Seigneur, fais lever sur moi la lumière de tes commandements, car mon esprit, ô Christ, veille
devant toi et te chante: Tu es mon Dieu, en toi j'ai mon refuge, divin Roi de la paix. »
Au firmament de l'Eglise tu t'es levé comme un clair soleil faisant briller les rayons de tes luttes,
saint Martyr, et de tes miracles sur les croyants pour dissiper les ténèbres des démons.
Ta langue fut un roseau bien aiguisé par l'Esprit saint pour graver dans les c urs des croyants,
comme sur des tables, la loi du Christ.
En toi, Pontife et témoin du Christ, ayant trouvé l'instrument et le séjour de son immatérielle
venue, l'Esprit saint te combla de charismes divins.
Fais lever sur moi les rayons de ta pitié, puisque je me trouve en la nuit sombre du péché;
Vierge pure, guide-moi vers la clarté du repentir, notre Dame, afin que je te chante avec foi.
Ode 6
«Célébrant cette divine et sainte fête de la Mère de Dieu, venez, fidèles, battons des mains,
glorifiant le Dieu qu'elle a conçu. »
Offrant la source de tes pleurs et te consumant à sans cesse gémir, dans l'action de grâces tu
supportais la vie solitaire des pénitents.
L'eau saumâtre fut ta boisson, les plantes sauvages t'ont nourrie, avec les fauves tu demeuras,
habitant le désert comme ciel.
Tu souffris les brûlures du soleil et supportas la froidure de la nuit, réchauffée par la grâce de
l'Esprit divin; c'est pourquoi tu jouis de la céleste félicité.
L'urne divine, la table ayant porté le pain de vie qu'a produit la terre sans labours, la montagne
sainte, la Vierge Mère de Dieu, en nos hymnes vénérons-la.
«La houle des pensées, me saisissant, me pousse vers le gouffre sans fond du péché, mais toi,
bon Timonier, dirige-moi et comme le Prophète sauve-moi. »
Piloté par la divine main, sans dommage tu traversas l'océan de l'erreur, Pontife martyr, et tu
abordas au calme port du royaume d'en-haut.
Lorsqu'une lance perça ton côté, tu imitas la Passion du Christ, et lorsqu'une grêle de pierres te
couvrit, tu ressemblas vraiment au premier des Martyrs.
Célébrant le jour vénérable de ta mort, illustre Martyr, avec foi nous te prions: par le crédit que
tu possèdes auprès de Dieu, sans cesse intercède pour nous.
La houle de mes nombreux péchés me pousse vers le gouffre du désespoir; mais de ta main
d'orante retire m'en et sauve-moi, ô Vierge, pour que je puisse te chanter.
Kondakion, t. 1
Bienheureuse, ayant échappé à la nuit des passions, tu t'approchas du Soleil de gloire en
esprit, mortifiant par l'ascèse les élans de la chair, et tu devins pour les moines un modèle de
vie, l'amendement de ceux qui ont failli; c'est pourquoi nous glorifions ton souvenir.
Ikos
Ta sainte vie est un modèle pour ceux qui ont failli et désirent, par la pénitence,
s'approcher de celui qui peut remettre les péchés, ainsi que l'Ecriture le dit; avec foi, comme la
Courtisane de jadis, au lieu de myrrhe tu lui offris les flots de tes pleurs; par eux tu
submergeas et noyas le serpent et ceignis la couronne de victoire, bienheureuse Théodora;
aussi, ayant mis à mort la bête par ton oraison, tu ressuscitas un mort par la puissance du
Créateur pour lequel tu mortifias ton corps; c'est pourquoi nous glorifions ton souvenir.
Synaxaire
Le 11 Septembre, mémoire de notre vénérable Mère Théodora d'Alexandrie.
72
Virile s'est montrée par le c ur et l'habit Théodora, pénitente d'Alexandrie.
Honte et mortel affront le Superbe en subit. Le onze, elle a rejoint la céleste patrie.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Ode 7
«Ils n'adorèrent pas la créature au lieu du Créateur, les fidèles du «Dieu très-haut, mais
affrontèrent généreusement le feu qui les menaçait; et ils chantaient dans la fournaise: Seigneur digne
de louange, Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
L'ennemi fertile en expédients t'apparut pour te frapper d'insupportables coups; mais tu fis
crouler son impuissant orgueil en chantant: Seigneur, Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Les citernes asséchées, tu les fis regorger d'eau, illustre Mère, par ton intercession opérant ce
miracle et magnifiant celui qui te glorifia, le Seigneur auquel nous chantons: Dieu de nos Pères, béni
sois-tu.
La flamme des passions, tu l'éteignis sous le flot de tes pleurs; quant aux broussailles de
l'ennemi, tu les consumas au feu de la tempérance, en t'écriant: Seigneur digne de louange, Dieu de
nos Pères, béni sois-tu.
Vierge reine qui enfantas le Christ notre Roi, prends pitié et sauve-moi, affermis dans la foi
mon âme ébranlée par les passions et guide-moi vers le salutaire chemin, toi le salut des croyants.
«Toi qui sur la montagne avec Moïse conversas et pour figure de la Vierge lui montras le
buisson qui brûlait sans être consumé, Seigneur Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Jeté dans le creuset des châtiments, plus pur que l'or tu te montras, nous éclairant de la
splendeur de tes miracles, Père saint.
Les adorateurs des pierres, te lapidant, illustre et juste Père, en vérité t'ont poussé vers le Christ
que tu aimais, vers le rocher de notre vie.
Les persécutions que tu subis eurent pour effet de chasser les démons et ton sang versé à flots
éteignit la fournaise des sans-Dieu.
Toi qui dans le sein virginal fit ta demeure et le rendis plus vaste que le ciel, Dieu de nos Pères,
tu es béni.
Ode 8
«Les nobles Jeunes Gens de la fournaise furent délivrés par celui qui est né de la Mère de Dieu;
ce qui jadis n'était qu'une image maintenant devient réalité, puisqu'il rassemble tout l'univers qui
continue de chanter: Louez le Seigneur, toutes ses uvres, à lui haute gloire, louange éternelle. »
Ravi en extase, ton chef, dans la pure lumière de l'esprit vit les biens que le Seigneur te
préparait: le Paradis resplendissant et l'ineffable séjour de l'Epoux dans lequel, Théodora, te fit
demeurer l'arbitre des combats.
Les ch urs des Anges, des Martyrs et des saints Moines, accompagnant ton âme, Théodora, la
conduisirent vers les tabernacles des cieux, vers le séjour des bienheureux et la demeure de qui
chante, plein de joie: Ô Christ, nous t'exaltons dans les siècles.
La multitude des moines rassemblés te rendit les derniers devoirs; prodige, ce qu'ils ont vu,
merveille, ce qu'ils ont appris: au milieu d'hommes il t'avait plu de demeurer, toi une femme,
bienheureuse Théodora, gardée par la main du Tout-puissant.
De saintes femmes t'ont suivie, divine Epouse tout-immaculée et seule inépousée, en respirant
l'agréable parfum de l'unique Fils qui s'est levé de ton sein; désormais elles règnent avec toi, chantant
le Christ dans tous les siècles.
«Que la terre et tout ce qu'elle contient, la mer et les sources, les cieux des cieux, la lumière et
l'obscurité, la froidure de l'hiver et l'ardeur de l'été, les fils des hommes et les prêtres louent le Seigneur
et l'exaltent dans tous les siècles! »
La terre reçut ton vénérable sang versé pour le Christ, les cieux, ton âme en gloire s'élevant, les
ch urs des Anges et les esprits de tous les Justes, dans la joie, allèrent à ta rencontre, saint Martyr.
Les flots de tes sueurs éteignirent le feu des impies, les fleuves de tes miracles, saint Martyr,
ont asséché l'océan de nos passions; aussi, nous les fidèles, Bienheureux, nous te chantons dans tous
les siècles.
En tout lieu où tu passas tu proclamas le nom du Christ, tu brisas les autels de l'erreur,
illuminas les c urs enténébrés pour en faire des temples du Créateur que nous exaltons dans tous les
siècles.
Terre sainte où le Christ a demeuré, porte de la divine clarté, pierre de la vie, montagne non
taillée, Paradis de gloire et chandelier doré, c'est ainsi que d'avance tu fus nommée, Vierge pure, en
tous les âges bénie.
73
Ode 9
«Que tout fils de la terre exulte en esprit, tenant sa lampe allumée, que les Anges dans le ciel
célèbrent avec joie la sainte fête de la Mère de Dieu et lui chantent: Réjouis-toi, ô bienheureuse et
toujours-vierge, sainte Mère de Dieu. »
Telle une étoile ayant sous terre décliné, c'est vers la vie céleste que tu es montée, nous
laissant comme rayons les uvres de ta vie et ses vertus pour éclairer le c ur de tout croyant célébrant
ta mémoire sacrée.
Les portes se sont ouvertes dans les cieux joyeusement pour t'accueillir; et dans l'assemblée
des premiers-nés ton âme sainte exulte avec les élus, là où résonnent les festives acclamations et
brille la lumière sans couchant.
Comme tu l'espérais, tu as reçu le prix de tes efforts et la récompense des cieux; ayant trouvé la
source de tout bien, tu as cessé, Théodora, de désirer; en toute pureté tu jouis des charmes de l'Epoux
et tu contemples ce que voient les Anges dans le ciel.
Vierge pure, sauve-moi, qui enfantas le Dieu de tendresse, le Sauveur; prends en pitié ton
serviteur; dirige-moi vers le chemin du repentir; écarte les pièges du Mauvais, délivre-m'en, divine Mère,
secours des croyants.
«Le Puissant fit pour moi des merveilles, saint est son nom, et sa miséricorde s'étend d'âge en
âge sur ceux qui le craignent. »
Clairement tu es passé vers la lumière sans déclin, tandis que se brisaient les miroirs de la chair,
et tu contemples avec plus de perfection, bienheureux Martyr, le Christ que tu aimais.
Ayant achevé ta course et gardé la foi, tu as reçu la couronne de la vie, et sans cesse tu pries
pour nous, Pontife et Témoin du Christ, le Rédempteur.
La splendeur d'une vie qui n'aura plus de couchant s'est levée sur toi, Pontife saint qui
accomplis sur terre les uvres de clarté, et tu jubiles avec le Christ dans les siècles, pour toujours.
Espoir et protectrice des croyants, sauve-nous de nos passions et de toute épreuve, car en toi
nous reconnaissons la pure Mère de Dieu.
Exapostilaire (t. 3)
Ayant changé de vêtement, tu vécus au milieu des moines sans être reconnue, épouse
du Christ, Théodora, blessée par l'amour de ton Dieu; ô merveille, comment tu supportas,
vénérable Mère, l'injuste calomnie pour mettre en fuite le séducteur de la mère des vivants.
Parmi les Prêtres tu fus la gloire des Martyrs et tu obtins double couronne, Père saint,
car l'erreur des idoles, tu l'as foulée aux pieds, pontife Autonome trois fois heureux; c'est
pourquoi tu as reçu ta récompense de vainqueur.
D'Anne la stérile est issue en ce jour cette fleur qu'est la Mère de Dieu; de la divine
bonne odeur elle embaume l'univers et comble d'éternelle joie la création; aussi nous la
chantons comme il se doit, la célébrant comme sommet de tout l'ensemble des mortels.
Apostiches, t. 2
La divine figuration de ton chaste enfantement, sainte Anne, ce fut le bâton d'Aaron
qui, bien que sec, fit surgir une fleur.
Ecoute, ma fille, regarde et tends l'oreille.
Lorsque tu pris la décision, en ta bienveillance, d'assumer la nature matérielle des
humains, de la Stérile tu fis sortir ta sainte Mère, Seigneur.
Les plus riches du peuple rechercheront ta faveur.
Comme en un ciel, un nouveau ciel, tu fixas ton séjour, ô Verbe, dans le sein de la
virginale Mère de Dieu pour diviniser, Seigneur, le genre humain.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Descendance d'Adam, venez et chantons la descendante de David qui mit au monde le
Christ, la toute-pure Vierge Marie.
74
12 SEPTEMBRE
Mémoire du saint hiéromartyr Autonome.
Clôture de la fête du 8 Septembre: on chante l'office de la Nativité de la
Mère de Dieu.
A Vêpres, cathisme habituel. Au Lucernaire, 6 stichères de la fête. Gloire au Père ... Maintenant:
de la fête (le vendredi soir, Gloire: de la fête, Maintenant: Dogmatique du ton occurrent). Prokimenon du
jour, sans lectures. Daigne, Seigneur ... et litanie de demandes. Apostiches de la fête. Après Notre Père,
tropaire de la fête. Litanie triple et Congé.
A Matines, tropaire de la fête. Cathismes de la fête. Psaume 50. Canons de la fête. Catavasies de
la Croix. Après la 3e ode, cathisme de la fête. Après la 6e ode, kondakion et ikos de la fête. A la 9e ode, on
ne chante pas Plus vénérable, mais les mégalynaires de la fête. Exapostilaire et Laudes de la fête.
Grande Doxologie. Tropaire de la fête. Litanies et Congé.
Si ce jour tombe un dimanche: Le samedi soir à Vêpres: Premier Cathisme Bienheureux l'homme.
Au Lucernaire: 4 stichères dominicaux du ton et 6 de la fête. Gloire au Père: de la fête.. Maintenant:
Dogmatique du ton occurrent. Apostiches du dimanche. Gloire ... Maintenant: de la fête. Tropaires du
dimanche et de la fête (s'il y a artoclasie, Réjouis-toi 2 fois, et le tropaire de la fête).
A Matines: Tropaire du ton, 2 fois, puis de la fête. Cathismes du ton. Evloghitaria de la
Résurrection. Hypakoï, anavathmi et prokimenon du ton. Evangile de Résurrection, et le reste, comme
chaque dimanche. Canons de la Résurrection (4 tropaires) et de la Mère de Dieu (2), puis les deux
canons de la fête (8). Catavasies de la Croix. Après la 3e ode, kondakion, ikos et cathisme de la fête.
Après la 6e ode, kondakion et ikos du ton. A la 9e ode, on chante Plus vénérable. Exapostilaires du
dimanche et de la fête. A Laudes, 4 stichères du ton et 4 de la fête (sans répéter le premier, mais en
prenant comme quatrième le doxastikon) avec les versets de la fête avant les deux derniers stichères.
Gloire: Eothinon. Maintenant: Tu es toute-bénie. Grande Doxologie. Tropaire dominical. Litanies et
Congé.
Synaxaire
Le 12 Septembre, Passion du saint hiéromartyr Autonome.
Pour la table du Verbe, en victime est offert le sacrificateur et martyr Autonome.
Escaladant les pierres dont il a souffert, le douze, il a gagné le céleste royaume.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
13 SEPTEMBRE
Mémoire de la Dédicace de l'église de la Résurrection, avant-fête de
l'Exaltation de la Croix et mémoire du saint hiéromartyr Corneille le Centurion.
VÊPRES
Lucernaire, t. 6
L'ancienne Loi prescrivait d'observer la dédicace, et faisait bien; mais il est préférable
d'observer, par la Dédicace, le renouveau; car les îles, au dire d'Isaïe, doivent se renouveler
devant Dieu; par ces îles entendons les Eglises des Gentils qui viennent d'être fondées et se
consolident pour Dieu; c'est pourquoi nous aussi, fêtant la Dédicace, célébrons le renouveau.
Frères, opérez le renouveau et, rejetant le vieil homme, vivez dans une vie nouvelle, en
refrénant tout ce qui procure la mort; corrigeons tous nos membres et détestons la nourriture
prise à l'arbre pour notre malheur, nous souvenant de nos antiques fautes pour les fuir; c'est
ainsi que l'homme est renouvelé, ainsi est observé le jour du Renouveau.
Ô Christ et Verbe éternel, telle un donjon tu as placé ton Eglise, que tu fondas sur la
roche de la foi et qui demeure, par conséquent, inébranlable pour les siècles, te possédant, toi
qui pour elle en ces derniers temps t'es fait homme sans changement. Aussi, dans l'action de
grâces, nous te chantons: avant les siècles, maintenant et toujours tu es notre Roi; Seigneur,
gloire à toi.
t. 4
Ayant agréé tes uvres de bien et tes prières montant vers Dieu, admirable Corneille, le
Christ t'envoie un Ange saint, t'illuminant tout entier, et le Coryphée des Apôtres, depuis Joppé,
pour te renouveler par l'eau et l'Esprit saint, toi et toute ta maison, en t'initiant au bien suprême
par la grâce de l'Esprit.
75
Revêtu du sacerdoce par l'onction, tu parcourus le monde pour prêcher l'annonce du
salut aux nations, extirpant les ronces de l'erreur et plantant dans les âmes le plus sûr des
enseignements; aussi dans l'allégresse nous te disons bienheureux, comme Pontife inspiré et
comme invincible Martyr.
Suivant l'exemple de ta bonté, les ignorants se révélèrent sensés; après ta mort,
descendu par loi de nature au tombeau, bienheureux Corneille, tu en fis la source des miracles
coulant à flots pour guérir les malades, les affligés et chasser les esprits pernicieux, par grâce
de l'Esprit saint, Pontife inspiré.
Gloire au Père, t. 6
Célébrant la mémoire de la Dédicace, Seigneur, en toi nous glorifions Centurion l'auteur
de toute sanctification, te priant de sanctifier nos sentiments par les prières des illustres
Martyrs, Dieu de bonté et Sauveur tout- puissant.
Maintenant …
En ce jour fut rendu visible le bois de la Croix, en ce jour furent détruits les complots des
impies, en ce jour les empereurs des croyants firent triompher notre foi; et, si jadis par l'arbre
Adam fut déchu, par l'arbre de la Croix maintenant les démons sont frappés de terreur. Gloire
à toi, Seigneur tout-puissant, gloire à toi.
Le vendredi soir, à la place de ce stichère on chante le Dogmatique du ton occurrent.
Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et Lectures.
Lecture du troisième livre des Rois (8,22-23,27-30)
Salomon se plaça devant l'autel du Seigneur, en présence de toute l'assemblée d'Israël; il étendit
les mains vers le ciel et dit: Seigneur, Dieu d'Israël, nul n'est Dieu comme toi, là-haut dans les cieux ni sur
qui demeure par la terre ici-bas. Si le ciel et les cieux des cieux ne peuvent te contenir, moins encore
cette maison que j'ai bâtie en ton nom! Cependant, Seigneur mon Dieu, sois attentif à mon appel, écoute
la prière suppliante que t'adresse ton serviteur en ce jour. Que tes yeux soient ouverts jour et nuit sur
cette maison, sur ce lieu dont tu as dit: Là sera mon nom! Exauce la prière qu'y fera ton serviteur jour et
nuit. Ecoute la supplication de ton serviteur et de ton peuple Israël, lorsqu'ils prieront en ce lieu. Ecoute-
les, toi-même, depuis ta demeure dans le ciel; réalise leurs v ux, selon ta miséricorde envers eux.
Lecture des Proverbes (3,19-34)
C'est par la sagesse que le Seigneur fonda la terre, et par l'intelligence qu'il établit les cieux. C'est
par sa science que furent creusés les abîmes, que les nues distillent la rosée. Mon fils, observe ma
sagesse et réflexion, enseignements; sans les quitter des yeux; elles seront la vie de ton âme et la
parure de ton cou, la santé de ton corps et le rafraîchissement de tes os. Alors tu feras route en paix et
sécurité, sans que ton pied trébuche, Si tu t'assieds, tu seras sans frayeur; si tu te couches, ton sommeil
sera doux. Tu n'auras à redouter ni soudaines terreurs, ni assaut de la part des flots pour guérir
méchants; car le Seigneur veillera sur toutes tes voies, et du piège il gardera tes pas. Ne prive pas d'un
bienfait l'indigent, quand il est possible à ta main de l'aider. Ne dis pas à ton prochain: Va-t'en! repasse!
je donnerai demain! quand tu as de quoi faire le bien. Ne machine pas le malheur de ton voisin, alors
qu'il demeure en confiance avec toi. Ne cherche pas querelle sans raison, si l'on ne t'a fait aucun tort.
N'envie pas l'homme violent, n'imite pas ses procédés, car les pervers sont l'abomination du Seigneur,
lui qui fait des hommes droits ses familiers. Malédiction du Seigneur sur la demeure du méchant, sur la
maison du juste sa bénédiction! Le Seigneur résiste aux orgueilleux, tandis qu'aux humbles il donne sa
faveur.
Lecture des Proverbes (9, 1-11)
La Sagesse a bâti sa maison, elle l'a établie sur sept colonnes, elle a immolé ses victimes, elle a
mêlé son vin et préparé sa table. Elle a envoyé ses serviteurs crier sur les hauteurs de la cité: Que le
simple passe par ici! Aux insensés elle dit: «Venez manger de mon pain et boire du vin que j'ai mélangé.
Quittez la sottise et vous vivrez, marchez droit dans la voie de l'intelligence! » Qui reprend le moqueur
s'en fait un ennemi, qui censure un méchant s'attire des affronts. Ne reprends pas les méchants, de
peur qu'ils ne te haïssent; reprends le sage, et il t'en aimera. Donne au sage l'occasion, il deviendra plus
sage; instruis le juste, il augmentera son savoir. Principe de sagesse, la crainte du Seigneur; et la
science des saints, voilà l'intelligence; à bonne conscience la connaissance de la Loi: de cette façon tu
vivras longtemps, et des années de vie te seront ajoutées.
Apostiches, t. 5
Salut, vivifiante Croix du Seigneur, invincible trophée de la foi, porte du Paradis, rempart
de l'Eglise et réconfort des croyants; par toi fut abolie la puissance de la mort, par toi disparaît
l'antique malédiction, par toi nous sommes élevés de terre jusqu'au ciel; arme invincible qui
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chasses les démons, havre de salut et gloire des Martyrs, précieux ornement des Justes et
des Saints, au monde tu apportes la grâce du salut.
Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
Salut, vénérable Croix du Seigneur, qui délivres de la malédiction le genre humain, toi le
signe d'où rayonne la vraie joie; exaltée, tu renverses l'ennemi; tu es notre secours et notre
appui, la force des justes, la splendeur des prêtres saints; ton image nous arrache au malheur,
sceptre de puissance nous conduisant, arme de paix, que les Anges escortent avec respect,
divine gloire du Christ qui accorde au monde la grâce du salut.
Dieu est notre Roi depuis toujours, au milieu de la terre il accomplit le salut.
Salut, guide des aveugles, précieuse Croix, médecin des malades, résurrection de tous
les morts, nous relevant de la fosse où nous sommes tombés ; par toi cesse la corruption du
tombeau, par toi fleurit notre immortelle condition et nous mortels, nous voici divinisés ; le
diable s’en trouve terrassé ; et, voyant les mains des Pontifes t'élever, nous exaltons celui qui
sur toi fut hissé; nous prosternant devant toi, nous puisons en abondance la grâce du salut.
Gloire au Père, t. 2
Célébrant le renouveau du très-saint temple de ta divine Résurrection, Seigneur, nous te
glorifions, toi qui le sanctifias et l'as conduit par ta grâce divine à son parfait achèvement et
qui agrées les sacrifices célébrés en ce lieu par tes fidèles au cours des mystères sacrés,
recevant de la main de tes serviteurs les victimes non sanglantes et immaculées, pour
accorder en retour à qui les offre droitement la purification des fautes et la grâce du salut.
Maintenant …
Le divin trésor en terre caché, la Croix du Seigneur vivifiant, dans le ciel apparut au
pieux empereur, pour lui montrer le signe spirituel de sa victoire sur l'ennemi; avec amour,
dans l'allégresse et la foi, sous l'impulsion divine il s'empressa d'exalter l'objet de sa vision,
que du sein de la terre il fit tirer soigneusement pour la délivrance du monde et le salut de nos
âmes.
Tropaire, t. 4
Comme tu as orné de splendeur le céleste firmament, sur terre aussi tu pares de beauté
la sainte demeure de ta gloire, Seigneur. Pour les siècles des siècles affermis-la et par les
prières de la Mère de Dieu agrée les incessantes supplications qu'en ce temple nous faisons
monter jusqu'à toi, Seigneur, notre vie et l'universelle résurrection.
Des Apôtres ayant partagé le genre de vie et sur leur trône devenu successeur, tu as
trouvé dans la pratique des vertus la voie qui mène à la divine contemplation; c'est pourquoi,
dispensant fidèlement la parole de vérité, tu luttas jusqu'au sang pour la défense de la foi;
Corneille, martyr et pontife inspiré, intercède auprès du Christ notre Dieu, pour qu'il sauve nos
âmes.
t. 2
Nous t'offrons, Seigneur, le talisman de la vivifiante Croix que malgré notre indignité tu
nous donnas dans ta bonté; sauvegarde notre pays et tout le peuple chrétien par les prières de
la Mère de Dieu, seul Ami des hommes.
MATINES
Cathisme I, t. 4
Par sa venue, le Christ illumina l'univers et par son Esprit divin il a renouvelé le monde
entier; les âmes connaissent le renouveau, car un temple s'élève pour la gloire du Seigneur:
c'est là que le Christ notre Dieu renouvelle les c urs des croyants pour accorder aux hommes
la grâce du salut.
Cathisme II, t. 4
Sur la présente journée, la fête de la Dédicace, croyants, s'est arrêté le choix du
Seigneur; et ce jour nous invite tous au renouveau; le visage radieux et dans l'ardeur de notre
foi chantons le Christ du fond du c ur comme celui qui nous renouvelle, en divin Rédempteur.
Après le Psaume 50, canon de l'avant-fête (t. 4), uvre de Germain, alphabétique (à
l'exception des théotokia) ; canon de la Dédicace (même ton), uvre du moine Jean ; et le canon
du Saint (t. 5), avec l'acrostiche: Je chante, Bienheureux, tes illustres merveilles. Joseph.
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Ode 1, t. 4
«Comme les cavaliers de Pharaon, submerge mon âme, je t'en prie, dans l'océan
d'impassibilité, toi qu'une Vierge a enfanté, afin que sur le tambourin par la mortification de
mon corps je te chante l'hymne de victoire. »
Jubile, ciel, et que la terre exulte de joie, car s'avance la très-sainte Croix en sa grâce
nous sanctifiant, nous qui la vénérons d'un saint baiser comme la source de notre
sanctification et pour nous avoir procuré l'universelle divinisation.
Très-sainte Croix du Christ, donne-nous le pouvoir de prendre le chemin du ciel, nous
les fidèles qui devant toi nous prosternons, afin qu'en évitant les gouffres de perdition, nous
ayons part à la gloire de Dieu.
Par toi, ô vénérable Croix, ayant retrouvé l'amitié du Créateur, de toute notre âme et de
tout c ur, au jour où nous te voyons exposée, nous ne cessons de t'embrasser et, recevant
ton illumination, nous glorifions le Verbe, auteur de toute création.
Cité de notre Dieu, pur et divin trésor du Roi de l'univers, Mère de Dieu tout-immaculée,
garde ton héritage, les croyants sans cesse t'acclamant et glorifiant ton enfantement.
«Lorsqu'il eut franchi à pied sec l'abîme de la mer Rouge, l'antique Israël mit en fuite au
désert la puissance d'Amalec grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Toi qui par la colonne conduisais jadis ton peuple Israël, ô Christ, par le bain du
Baptême tu as planté en Sion l'Eglise qui s'écrie désormais: Chantons une hymne en l'honneur
de notre Dieu.
La descente de ta gloire infinie a changé en second ciel le temple qui sur terre fut
dressé pour toi; c'est là que tous en ch ur nous psalmodions: Chantons une hymne en
l'honneur de notre Dieu,
Ce n'est plus à cause de la Loi ni pour l'élévation de serviles mains que ton Eglise,
Seigneur, se glorifie, mais par grâce de la Croix elle s'écrie avec fierté: Chantons une hymne en
l'honneur de notre Dieu.
Puisque vous avez reçu gratuitement la grâce des guérisons à la source inépuisable,
saints Martyrs, sans cesse vous la distribuez gratuitement, guérissant les souffrances de nos
âmes et de nos corps.
Sur terre les Martyrs n'ont eu ni or ni argent; leur espoir dans le Christ fut en effet leur
seul trésor, et dans le ciel ils ont reçu l'héritage éternel.
Sans semence, mais du saint Esprit, par la volonté du Père tu as conçu le Fils de Dieu,
et dans la chair tu enfantas celui que sans mère le Père a engendré et qui sans père est né de
toi pour nous sauver.
t. 5
«Dans la mer Rouge cheval et cavalier furent précipités par celui qui brise les combats,
le Christ élevant ses mains, le Sauveur que célèbre Israël lorsqu'il chante l'hymne de victoire. »
Par tes prières, Pontife bienheureux, illumine ceux qui célèbrent en ce jour ta mémoire
porteuse de clarté, en l’éclatante solennité de ta sainte dormition.
Avant même ta parfaite initiation, Corneille, tu pratiquas l'aumône et l'oraison et
recherchas dans la droiture de ton c ur, Bienheureux, le Seigneur de l’univers.
Tu as appris les salutaires lois de celui qui s'est uni par bonté suprême à notre chair et
le Coryphée des Apôtres t'initia aux préceptes du Maître, Bienheureux.
Tu excites dans le c ur de tout croyant l'insatiable désir de toujours te glorifier, pure
Souveraine, Génitrice de Dieu, car tu es la gloire des mortels, ayant enfanté le Seigneur de
gloire, le Christ.
Ode 3, t. 4
«Ce n'est pas en la sagesse que nous nous glorifions ni dans la puissance ou les
trésors, mais dans la Sagesse du Père hypostasiée, car il n'est d'autre Saint que toi, Jésus
Christ. »
Croix du Seigneur qui es la gloire du Christ, nous te glorifions avec foi, nous qui
sommes illuminés et glorifiés en t'embrassant d'un saint baiser.
78
Avec joie, fidèles, nous approchant, comme à la pure source puisons les vivifiantes
ondes de la Croix et chantons le Dieu en qui nous sommes sauvés.
Tu es mort, Jésus, toi notre vie, suspendu à l'arbre de la Croix; et nous, fidèles, qui
l'embrassons maintenant, nous fuyons les passions qui procurent la mort.
Chasse les ténèbres de mon âme en te montrant, brise les chaînes du péché, pure
Vierge, sauve-moi, toi qui enfantas le Dieu compatissant.
«Ton Eglise, ô Christ, en toi se réjouit et te crie: Seigneur, tu es ma force, mon refuge et
mon soutien. »
Sur terre tu as sanctifié, ô Christ, ton Eglise par l'Esprit, la consacrant en ce jour d'une
huile d'allégresse.
En toi l'Eglise possédant, ô Christ, l'inébranlable fondement est couronnée de ta Croix
comme d'un diadème royal.
Par ton uvre de salut, d'un temple bâti par les hommes tu as fait en ce jour, Dieu de
bonté, la demeure de ta gloire infinie.
A l'esprit qui vivifie, Martyrs du Christ, vous avez soumis tout souci de votre chair,
comme cause d'inimitié envers Dieu.
Les victorieux Témoins du Christ avec patience ont renversé la puissance de l'ennemi
avec l'armure de l'Esprit.
Toi seule, ô Mère de mon Dieu, pour les hommes tu es devenue l'intendante des trésors
surnaturels; aussi nous te chantons: Réjouis-toi.
t. 5
«Sur le néant tu as fixé la terre selon ton ordonnance et malgré son poids tu l'as
fermement suspendue; affermis ton Eglise, ô Christ, sur le roc inébranlable de tes
commandements, dans ton unique bonté et ton amour pour les hommes. »
Tu as reçu l'illumination du saint Esprit et, de la bouche de Dieu, la divine grâce, avec
toute ta maison, par la visite du Coryphée des Apôtres t'annonçant la doctrine du salut.
Tel un cèdre, tu t'élevas bien haut, par tes vertus, et nous offris comme fruits de bonne
odeur tes miracles, tes enseignements et le pouvoir des guérisons, Corneille, pontife
bienheureux.
Doué d'une grande renommée, avec le Coryphée et plusieurs autres tu courus annoncer
partout le divin message grâce auquel nous fûmes délivrés des ténèbres de l’ignorance par la
lumière qu’il nous donna.
Demeure lumineuse de la pureté, tu portas notre Illuminateur lorsqu'il prit chair et par
amour se fit homme pareil à nous et dissipa la corruption, ô Vierge qui nous ramènes au
Paradis.
Cathisme, t. 8
La tente du témoignage, c’est Dieu lui-même qui la révéla, sur terre le prophète Moïse la
fixa, au milieu des sacrifices le temple fut dédié par Salomon; quant à nous, fidèles, trouvant
refuge en la nouvelle Jérusalem, avec David chantons celui qui pour nous fut crucifié, lui
demandant de pardonner tous nos péchés.
t. 4
« Resplendissante de lumière, ta Croix chasse les phalanges ténébreuses, Seigneur; elle
éclaire les fidèles chantant: Tu es en vérité, Croix du Christ, l'allégresse du monde et sa
fierté. »
L'Eglise du Christ t'a reçu comme prémices des nations; de tes uvres inspirées par la
vertu tu la fis briller splendidement, saint Corneille, pontife et martyr.
Avec foi nous célébrons la dédicace de ta maison, pure Vierge immaculée, bénie et
toute-digne de nos chants; réjouis par l'espérance qu'en toi nous plaçons, Mère de Dieu, nous
te demandons de sans cesse intercéder auprès du Sauveur ayant pris chair en toi, pour que
nos âmes soient sauvées.
Ode 4, t. 4
«Sur la croix tu es monté par amour pour ton image, Sauveur; les nations païennes ont disparu,
Ami des hommes, devant toi, car tu es ma force et mon chant. »
79
Devant la Croix du Seigneur resplendissante comme un soleil , se prosternent les croyants et,
tandis qu'ils la couvrent de baisers, leurs âmes sont illuminées.
Le Seigneur Dieu est apparu dans la chair; exalté sur le bois, il fait briller sa lumière chaque jour
sur ceux qui se prosternent devant lui et les préserve du malheur.
Accorde-nous, Verbe de Dieu, pardon et rémission de nos péchés, à nous fidèles nous
prosternant devant ta précieuse Croix exposée en ce jour.
Sans quitter le sein paternel, le- Verbe sur ton sein a reposé comme un enfant, dans son désir
de recréer ma nature corruptible, ô Vierge immaculée.
«Te voyant suspendu à la croix, toi le Soleil de justice, l'Eglise depuis sa place en toute vérité
s'écria: Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Ce n'est plus avec le sang des animaux sans raison, mais avec le précieux sang coulant de ton
côté vivifiant qu'est purifiée l'Eglise qui s'écrie avec raison: Gloire à ta puissance, Seigneur.
Que tes demeures sont aimables, Seigneur, pour ceux qui veulent voir à découvert la gloire de
ton visage lumineux et s'écrient d'un même ch ur: Gloire à ta puissance, Seigneur.
Portant l'image de l'onction consacrant ton peuple élu, l'Eglise reçoit invisiblement comme un
parfum de grand prix en ce jour la grâce du saint Esprit.
Exultant de joie dans le Seigneur, les saints Martyrs, en vainqueurs des ennemis incorporels,
s'écriaient: Invincible est la puissance de notre Dieu! Pleins d'allégresse, glorifions-les.
De la couronne des Témoins la divine grâce a couronné les dignes soldats du Christ qui dans
l'Esprit saint ont terrassé l'erreur. Pleins d'allégresse, glorifions-les.
Sans épousailles, ô Vierge, tu conçois et te montres vierge même après l'enfantement; c'est
pourquoi nos incessantes voix dans une foi que rien n'ébranlera te chantent, ô notre Dame: Réjouis-toi.
t. 5
«Comprenant ton divin abaissement, le prophète Habacuc dans son trouble te cria, ô Christ: Tu
es venu pour le salut de ton peuple, pour sauver ceux qui te sont consacrés. »
Ayant reçu la grâce de l'Esprit, tel un soleil resplendissant tu parcourus la terre, illustre Saint,
chassant la ténébreuse idolâtrie.
Comme un grand fleuve tu t'es avancé pour abreuver de tes divins enseignements la face de la
terre et submerger, Corneille, l'ivraie des multiples faux dieux.
Comme mort au monde entier, tu annonças, bienheureux Corneille, à tous ceux que les passions
avaient mis à mort, la divine Résurrection de celui qui est mort pour nous sauver.
Vierge sainte, dépassant la nature, tu devins la demeure de la Sagesse du Père en toute pureté;
de la perversité de l'imposteur par elle nous voici maintenant délivrés.
Ode 5, t. 4
«Sur nous, Seigneur, envoie ton illumination, délivre-nous des ténèbres du péché; du ciel, en ta
bonté, accorde-nous ta paix. »
Contre les passions nous corrompant fortifie-nous, précieuse Croix, nous qui te vénérons et
t'embrassons, symbole très-saint des souffrances du Christ.
L'âme et le c ur illuminés en ce jour, fidèles, approchons-nous de l'image du bien, nous
prosternant devant l'auguste bois de la divine Croix.
Jadis Moïse adoucit les eaux de Mara et te préfigura de son bâton, précieuse Croix qui fis
couler sur les mortels la douceur du salut.
Vierge toute-pure, prie pour nous le Christ qui a revêtu dans tes chastes entrailles notre propre
chair pour recréer le genre humain.
«Seigneur, tu es venu comme la lumière en ce monde, lumière sainte qui retire de la sombre
ignorance ceux qui te chantent avec foi. »
Au Sinaï décrivant ton Eglise, Seigneur, jadis tu montras à Moïse le voyant un tabernacle non
fait de main d'homme.
Sur terre, Seigneur, tu as construit un tabernacle où ta puissance réunit aux armées célestes les
ch urs des mortels.
Seigneur, nous savons que tu es la source de vie, Christ, c'est toi qui es venu, Dieu saint, pour
annoncer à ton Eglise la paix.
Seigneur, tu es la couronne des Martyrs, c’est toi l’allégresse sans fin des fidèles qui te
chérissent de tout c ur.
Tu es l'armure nous gardant de l'Ennemi, en toi nous possédons, sainte Epouse de Dieu, notre
espérance et notre ancre de salut.
80
t. 5
«Seigneur qui te revêts de lumière comme d'un manteau, devant toi je veille et vers toi monte
mon cri: illumine les ténèbres de mon âme, ô Christ, en vertu de ton amour. »
Entièrement consacré au Tout-puissant, tu n’accordas aucune vénération aux idoles sourdes,
Pontife saint, malgré la contrainte des hommes de sang.
Dans l’ardeur de ta prière tu invoquas, bienheureux Corneille, l’invisible Dieu très-haut et tu
détruisis le temple des idoles, cette abomination, toi l'objet de la plus grande admiration.
Toi qui gardais les préceptes du Tout-puissant, tu fus placé sous bonne garde et enchaîné, mais
dans tes chaînes tu délivras les insensés de leur manque de foi.
Sur moi, Vierge pure, fais pleuvoir la rémission de mes fautes et visite-moi qu'affaiblissent les
corporelles passions et que tourmentent les malheurs de cette vie.
Ode 6, t. 4
«J'ai sombré au plus profond de l'océan et je fus englouti sous la houle de mes nombreux
péchés, mais toi, ô Dieu d'amour, à la fosse tu arraches ma vie. »
Sur toi le Créateur a bien voulu de son côté transpercé verser le sang et l'eau par lesquels nous
fûmes recréés, nous les fidèles qui t'embrassons, divine Croix.
Croix du Seigneur, dispensatrice de la vie, source d'immortalité, rédemption du monde entier,
sauve-nous qui t'embrassons comme notre salutaire protection.
Tu nous fus donnée, divine Croix, comme une arme qu'on ne peut briser; par toi nous
triomphons des embûches de l'ennemi en t'embrassant dans la droiture de nos c urs.
Divine Génitrice, tu es vraiment le temple saint de celui qui repose parmi les Saints; c'est
pourquoi, Vierge Mère, tu nous sanctifies, nous les fidèles qui te chantons.
«Ton Eglise te crie à pleine voix: Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; dans ta
compassion tu l'as purifiée du sang offert aux démons par le sang qui coule de ton côté. »
Le Christ notre Roi a désiré la beauté de l'Eglise qu'il a choisie, il en a fait la mère des nations
qu'à la servitude il arracha pour les adopter dans le saint Esprit.
Les phalanges des noirs démons tremblent devant l'Eglise du Christ marquée du signe de la
Croix et le saint éclat de l'Esprit la couvre de son ombre.
Ayant pour fondement non le sable mais le Christ, l'Eglise des nations est couronnée
d'inaccessible beauté, ornée du diadème de la royauté.
Ni les richesses ni les supplices corporels ni la menace de condamnation à mort n'ont séparé
de l'amour du Christ les saints Martyrs qui désormais jouissent de leur union avec Dieu.
Merveille qui surpasse les merveilles de jadis! une Vierge dans son sein sans épousailles a
conçu, et sans qu'il y fût à l'étroit, celui qui tient le monde dans sa main.
t. 5
«Quand souffle sur mon âme la tempête dévastatrice, ô Christ et Seigneur, apaise l'océan de
mes passions et délivre-moi du mal, ô Dieu de miséricorde. »
Tandis que tu priais en toute pureté, clairement tu vis un Ange du Seigneur t'initiant au bien
suprême pour acquérir le salut.
Eclairé par l'Esprit divin, tu devins un astre resplendissant, illuminant de tes rayons, pontife
Corneille, les confins de l'univers.
Celui que l'erreur avait jadis enténébré la rejeta grâce à ta prière, Bienheureux: reconnaissant le
Seigneur, il reçut avec toute sa famille le baptême divin.
De tes entrailles virginales, Toute-digne de nos chants, le Seigneur de gloire a pris chair comme
il est seul à le savoir, pour nous sauver dans sa bonté.
Kondakion, t. 4
L'Eglise s'est montrée comme un ciel aux mille feux illuminant l'ensemble des croyants;
nous y chantons: Seigneur, affermis ce temple saint.
Ikos
Le Verbe ayant vécu parmi nous selon la chair, le fils du tonnerre en l'Ecriture nous dit:
Nous avons vu clairement la gloire du Fils, celle qu'il tient du Père par grâce de vérité. A tous
les fidèles qui l'ont reçu il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu; et nous qui sommes
nés de nouveau non par la volonté du sang ni de la chair, mais tirons notre croissance de
l'Esprit saint, dans la maison de prière bâtie de nos mains nous chantons: Seigneur, affermis
ce temple saint.
Synaxaire
Le 13 Septembre, mémoire de la Dédicace de la sainte Résurrection du Christ notre Dieu.
81
Suivant l'antique loi, le nouvel Israël du Renouveau célèbre le faste annuel.
En Septembre, le treize, pour la Dédicace de sa Résurrection, au Seigneur rendons
grâce. Ce même jour, mémoire de saint Corneille le Centurion. Prémices tu devins de
la gentilité dans l'Eglise, Corneille: honneur bien mérité!
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Ode 7, t. 4
«A Babylone les trois Jeunes Gens, considérant comme folie l'ordre donné par le tyran, au
milieu des flammes te criaient, Seigneur: Dieu de nos Pères, tu es béni. »
Bénissant jadis ses enfants, Jacob d'avance te traçait, précieuse Croix, et maintenant nous
prosternant devant toi, nous puisons sans cesse l'illumination.
Jadis Moïse, fendant la mer, te préfigura de son bâton, sainte Croix, et maintenant nous
prosternant devant toi, nous franchissons à pied sec l'océan des passions.
T'embrassant, vénérable Croix, de bouche et de c ur, sans cesse nous puisons la sanctification
et la santé, le salut de nos âmes et de nos corps.
Intercède, ô Vierge bénie, pour nous qui te supplions; en toi nous tous, nous espérons,
Souveraine, et te crions: ne méprise pas ton troupeau.
«Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, plus que par l'ardeur des flammes
embrasés par leur piété, s'écriaient: Seigneur, tu es béni dans le temple de ta gloire. »
Jadis la fournaise ardente se montra porteuse de rosée et par l'huile la spirituelle onction
sanctifie à présent ceux qui chantent: Seigneur, tu es béni dans le temple de ta gloire.
Nous tous, l'Israël en esprit, couverts de rosée comme d’huile en la spirituelle onction sanctifie à
présent ceux qui chantent: Seigneur, tu es béni dans le temple de ta gloire.
Venez, fidèles, blessés par le très-doux amour divin, en cette chambre mystique rejoignons le
Christ notre Epoux, lui criant: Seigneur, tu es béni dans le temple de ta gloire.
La divine grâce porteuse de rosée du haut du ciel visita les martyrs soumis aux flammes en la
fournaise des tourments et s'écriant: Seigneur de gloire, tu es béni.
Réjouis-toi, demeure sanctifiée, divin tabernacle du Très-Haut; Mère de Dieu, c'est par toi que
nous est donnée la joie, et nous crions: Tu es bénie entre les femmes, Souveraine immaculée.
t. 5
«Le Très-Haut, le Seigneur Dieu de nos Pères, détourna la flamme et couvrit de rosée les Jeunes
Gens qui chantaient d'une même voix: Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Tu fus, Corneille, les prémices des nations, car le premier tu reçus le baptême saint et la grâce
de l'Esprit à l'instar des Apôtres divins.
Accomplissant par divine grâce les prodiges les plus grands, tu menas vers la foi ceux qui jadis
avaient erré, leur enseignant à psalmodier: Seigneur Dieu, tu es béni.
La lyre jouant la mélodie des salutaires enseignements, Corneille, ce fut toi, qui charmas toute
âme en psalmodiant: Seigneur Dieu, tu es béni.
Tous ensemble, rendons gloire à l’unité des trois personnes, le Père qui précède tous les temps,
le Fils intemporel et l’Esprit, en psalmodiant: Seigneur Dieu, tu es béni.
Le genre humain, tu l’as divinisé par ton en enfantement divin, ô Vierge immaculée; c'est
pourquoi nous les fidèles, nous te glorifions comme il se doit.
Ode 8, t. 4
«Rédempteur du monde, Tout-puissant, au milieu de la fournaise descendu, de rosée tu as
couvert les Jeunes Gens et leur enseignas à psalmodier: Toutes ses uvres, louez, bénissez le
Seigneur. »
L'arme invincible du salut, le secours des fidèles toujours prompt, l'aide puissante, c'est la Croix
du Seigneur: prosternons-nous devant elle, maintenant qu'elle est exposée devant nous tous.
Moïse, ainsi qu'il est écrit, éleva le serpent au sommet d'un pal, te préfigurant, vénérable Croix
par laquelle nous sommes délivrés de la morsure des serpents spirituels.
Nos âmes ont reçu de toi l'illumination, vénérable Croix; en couvrant de nos baisers, par ta
divine puissance nous chassons les puissances des ténèbres et leurs principautés.
Vénérons la Vierge immaculée qui dépassa la nature en enfantant le Verbe éternel et non créé,
pour notre salut; et disons-lui: nous bénissons, ô Vierge, le fruit de ton sein.
«Daniel, étendant les mains, dans la fosse ferma la gueule des lions; les Jeunes Gens, pleins de
zèle pour leur foi, ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le
Seigneur, toutes les uvres du Seigneur. »
82
En ce jour ton Eglise, Seigneur, comme une épouse a revêtu la tunique spirituelle tissée du haut
du ciel par la grâce de Dieu; elle invite à la joie les peuples devenus siens: Toutes ses uvres, dit-elle,
bénissez le Seigneur.
En ce jour le Christ, nouvel Adam, nous montre le Paradis spirituel, le tabernacle saint, portant
au lieu de l'arbre du savoir le signe vivifiant de la Croix pour ceux qui chantent: Bénissez le Seigneur,
toutes les uvres du Seigneur.
Ayant dépouillé l'homme de jadis, les Martyrs ont revêtu le Christ et sur le prince des ténèbres
remporté la victoire, en s'empressant de chanter au milieu des tourments: Toutes ses uvres, bénissez
le Seigneur.
Du Père sans commencement vénérant le Fils et l'Esprit saint, unique Divinité, parfaite, éternelle,
incréée, consubstantielle, en trois personnes non confondues, nous chantons: Bénissez le Seigneur,
toutes les uvres du Seigneur.
Toi seule parmi toutes les générations, Vierge pure, fus la Mère de Dieu, tu en devins la
demeure immaculée sans brûler au feu de sa clarté, Marie, divine Epouse, et c'est pourquoi d'âge en
âge nous te bénissons.
t. 5
«Pour toi, Dieu créateur, dans la fournaise les Jeunes Gens formèrent un ch ur avec tout
l'univers et chantaient: Toutes ses uvres, louez le Seigneur, exaltez-le dans tous les siècles. »
Ton âme rechercha, dans la droiture, le seul Dieu qui sur terre se laissa voir; c'est pourquoi tu
devins les prémices vénérables des nations et l'instrument de l'Esprit.
Au feu de tes discours, Bienheureux, tu consumas le bois des vaines idoles; c'est pourquoi tu
es passé vers la lumière sans couchant, illuminant ceux qui te chantent avec amour.
Le Verbe fut pour toi ton héritage et ton lot, ton aide, ton salut, ta force et ton chant, ton guide
et ta lumière, lui qui du néant, bienheureux Corneille, fit venir tout l'univers.
Indivisible Trinité, toute-sainte et non créée, Père, Verbe, Esprit divin, sauvegarde tous ceux qui
chantent avec amour ta puissance et ta royale majesté.
Ô Vierge immaculée, selon ta coutume fais couler sur nous ta miséricorde et procure-nous le
pardon des fautes que par inattention nous avons commises en le sachant ou l'ignorant.
Ode 9, t. 4
«Virginal fut ton enfantement: Dieu s'avance hors de ton sein, il se montre porteur de notre chair
et sur terre avec les hommes il a vécu; c'est pourquoi, Mère de Dieu, nous te magnifions. »
Suspendu à toi, le Christ éleva le monde tombé dans le gouffre de perdition; c'est pourquoi,
nous prosternant devant toi, nous te rendons honneur et gloire, sainte Croix du Seigneur.
Purifions nos âmes et nos c urs en persévérant dans les uvres de bien et, voyant le bois
salutaire de la Croix exposé au milieu de nous, avec amour et foi prosternons-nous devant lui.
Comme un grand soleil, de tes rayons tu éclaires les c urs routes ses uvres, enténébrés,
splendide Croix, et tu consumes les démons; c'est pourquoi, nous t'en prions: illumine tous les fidèles
qui se prosternent et l'Esprit saint, devant toi.
Virginale demeure de la Clarté, de ta divine lumière éclaire-moi en chassant les ténèbres de mes
passions, la profonde nuit des voluptés, toute-sainte Génitrice de Dieu.
«Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, fut taillé de toi, ô Vierge, montagne
inviolée; c'est lui qui réunit les natures séparées; aussi, pleins d'allégresse et de joie, Mère de Dieu,
nous te magnifions. »
Venez, contemplant dans la pureté de notre c ur et la vigilance de nos sentiments la beauté de
l'Eglise, cette fille du Roi, resplendissante plus que l'or, disons-lui: nous te magnifions.
Exulte d'allégresse et de joie, toi, l'Epouse du grand Roi; à la vue de la beauté de ton Epoux,
avec tout le peuple écrie-toi: Source de vie, nous te magnifions.
Venez, fidèles, célébrant en esprit l'annuelle mémoire, imitons tous, avec les mêmes
sentiments, les victorieux Martyrs et chantons avec eux: nous te magnifions, Dieu trois fois saint.
Du ciel envoie, Sauveur, sur ton Eglise le secours; hormis toi ne connaissant d'autre Dieu
protecteur, puisque pour elle tu donnas jadis ta vie, c'est en pleine connaissance qu'elle te magnifie.
Devant le Père qui précède tout commencement, devant le Fils et l'Esprit très-saint, unique
divinité en la Trinité, sans confondre les personnes, nous tous, les fidèles, nous nous prosternons.
Pleine de grâce, réjouis-toi, pure Epouse du grand Roi; par toi nous fûmes délivrés de la
malédiction d'Eve, et nous avons trouvé la vie en ton virginal enfantement.
83
t. 5
«Isaïe, danse d'allégresse, car la Vierge a mis au monde un fils, de son sein est né l'Emmanuel:
parmi nous Dieu se fait homme, il a pour nom Soleil levant, et nous qui le glorifions, ô Vierge, dans le
gouffre nous te disons bienheureuse. »
L'ensemble de l'Eglise célèbre une sainte festivité pour ta mémoire sacrée, héraut du Christ
ayant pris place dans le rang de ses Disciples saints, puisque tu as hérité autant qu'eux-mêmes l'Esprit
de sainteté.
Comme saint pontife, tu resplendis par tes enseignements; et tu as imité les serviteurs divins,
les Anges; sans cesse, Bienheureux, tu fais jaillir des fleuves de guérisons pour apaiser les
souffrances des humains.
Ayant pris comme parure la tunique du salut que tissa le Christ en prenant chair, à présent
dans l'allégresse tu habites le royaume d'en-haut, en toute pureté contemplant l'inégalable splendeur
de l'Epoux.
Ta vénérable châsse comme une source fait jaillir pour les fidèles abondamment les guérisons
et chasse, Corneille, les esprits mauvais, illuminant les regards de tous ceux qui t'acclament avec foi.
Toi qui enfantes la lumière qui de la lumière s'est levée, procure-moi la clarté en écartant de
moi les ténèbres des tentations et des plaisirs, Souveraine immaculée, protectrice intrépide des
chrétiens.
Exapostilaire t. 2
Le Seigneur élevé sur la croix au Golgotha accomplit notre salut et renouvela l'entière
création; déposé au tombeau vivifiant, le troisième jour il ressuscita comme Dieu; et nous
tous, avec les ch urs des Anges nous célébrons la Dédicace de sa lumineuse et vénérable
Résurrection.
Au milieu de la terre il accomplit le salut par la Croix, le Seigneur Dieu qui voulut prendre
chair pour le renouveau du monde entier; déposé au tombeau, le troisième jour il est
ressuscité, et désormais comme arrhes de la vie nous avons sa divine Résurrection, dont nous
célébrons la Dédicace avec les Anges de Dieu.
Ô Vierge, dans l'allégresse nous te disons: Réjouis-toi, qui délivres Adam et Eve de
l'antique malédiction; réjouis-toi, par qui la nature des mortels fut élevée à la gloire céleste de
ton Fils et ton Dieu; réjouis-toi, Mère de Dieu et Vierge Marie, car devant elle, grâce à toi, se
prosternent les Anges en tout temps dans les cieux.
Laudes, t. 4
En ce jour la maison divine et sacrée, le temple vénérable et lumineux de la Résurrection
du Christ, célèbre son brillant renouveau; le divin sépulcre offre au monde la vie et fait sourdre
pour nous l'immortalité; il fait jaillir à flots la grâce de Dieu, répand les miracles abondamment
et procure aux fidèles qui le chantent les guérisons.
La splendide clarté d'en-haut a brillé pour éclairer, illuminer de ses rayons l'univers; et
nous fidèles, vénérons la Résurrection du Christ notre Créateur, célébrons par des hymnes la
vivifiante et divine fête du saint Renouveau, au rythme des psaumes, afin d'obtenir la grâce du
Seigneur et Sauveur.
Désireux de contempler déjà le sceptre de la Croix au milieu les souffrances de la terre
exalté, d'avance purifions nos âmes, éclairons nos esprits, rayonnons de lumière et, dans la
puissance divine resplendissants, chantons le Christ qui sanctifie par le bois vénérable de sa
Croix les fidèles qui le glorifient et le chantent avec ardeur.
t. 1
Célèbre ton renouveau, nouvelle Jérusalem, car ta lumière est venue et sur toi s'est
levée la gloire du Seigneur. Cette maison, c'est le Père qui l'a bâtie, ce temple, le Fils l'a fondé
solidement, cette demeure fut aussi renouvelée par l'Esprit saint qui éclaire, affermit et
sanctifie nos âmes.
Jadis Salomon, inaugurant le temple, Seigneur, t’offrit des sacrifices, des holocaustes
d'animaux sans raison; mais, puisque tu as voulu, Sauveur, que prissent fin les images et que
fût connue la réalité, les confins du monde maintenant offrent à ta gloire des sacrifices non
sanglants, Maître de l'univers qui sanctifies toute chose par l'Esprit saint.
84
t. 4
L'Eglise des nations se renouvelle en ce jour par le sang vénérable et vivifiant que
répandit le flanc très-pur de celui qui prit chair de la Vierge sainte, le Christ notre Dieu; aussi,
tous les fidèles rassemblés, en ch ur glorifions le Père, le Fils et l'Esprit, l'unique Divinité
Résurrection, qui régit l'univers.
Gloire au Père, t. 3
Homme, retrouve ta propre identité, échange le vieil homme pour le nouveau, fête la
dédicace de ton âme; tant que le loisir t'en est donné, renouvelle ta conduite, le chemin de ta
vie; les temps anciens sont révolus, voici l'univers renouvelé. Tel est le fruit de cette fête, si tu
changes pour le bien; dans la mesure où l'homme se renouvelle, dignement se célèbre le jour
du Renouveau.
Maintenant ...
Christ notre Dieu, qui as daigné souffrir la crucifixion pour la commune résurrection du
genre humain, sur la croix tu as signé de la pourpre de ton sang la charte royale de notre
libération; ne nous méprise pas dans le danger que nous courons d'être à nouveau séparés de
toi; de ton peuple en détresse prends pitié dans ton unique bonté, lève-toi et combats nos
adversaires, Seigneur tout-puissant.
Grande Doxologie. Tropaires. Litanies et Congé.
Si ce jour tombe un dimanche:
Le samedi soir à Vêpres: Premier Cathisme Bienheureux l'homme. Au Lucernaire: 4 stichères dominicaux
du ton, 3 de la Dédicace et 3 de la Croix (stichères des Apostiches). Gloire au Père: de la Dédicace. Maintenant:
Dogmatique du ton. Entrée, Lumière joyeuse. Prokimenon et Lectures de la Dédicace. Apostiches du dimanche.
Gloire: de la Dédicace. Maintenant: de la Croix. Tropaires du dimanche, de la Dédicace et de la Croix (s'il y a
artoclasie, Réjouis-toi 2 fois, et le tropaire de la Dédicace).
A Matines: Tropaire du ton, 2 fois, puis de la Dédicace et de la Croix. Cathismes du ton. Gloire ...
Maintenant: de la Dédicace (on omet les théotokia). Hypakoï, anavathmi et prokimenon du ton. Evangile de
Résurrection, et le reste, comme chaque dimanche. Canons de la Résurrection (4 tropaires), de la Mère de Dieu (2),
de la Dédicace (4) et de la Croix (4). Catavasies de la Croix. Après la 3e ode, kondakion et ikos de la Dédicace,
cathismes de la Dédicace et de la Croix. Après la 6e ode, kondakion et ikos du ton. A la 9e ode, on chante Plus
vénérable. Exapostilaires du dimanche, de la Dédicace et de la Croix. A Laudes, 4 stichères du ton, puis les
stichères En ce jour la maison divine ... et La splendide clarté d'en-haut ... Verset: A ta demeure convient la
sainteté, Seigneur, pour la suite des jours. Stichère, t. 3: Homme, retrouve ... Verset: Le Seigneur règne, revêtu de
majesté. Stichère, t. 3: Christ notre Dieu ... Gloire au Père: Eothinon. Maintenant: Tu es toute-bénie. Grande
Doxologie. Tropaire dominical. Litanies et Congé.
14 SEPTEMBRE
Universelle Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix;
et dormition de notre Père dans les Saints
Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople.
A cause de la fête de l'Exaltation, la mémoire de saint Jean Chrysostome
est reportée au 13 Novembre.
Si le 14 Septembre tombe un dimanche, on ne célèbre pas l'office de la
Résurrection, mais uniquement celui de l'Exaltation de la Croix.
PETITES VÊPRES
Lucernaire, t. 4
Lors de ta mise en croix, Seigneur, tu élevas avec toi l'entière nature humaine déchue en
Adam; aussi, Ami des hommes, en exaltant ta sainte Croix, nous te prions de nous envoyer
d'en haut ta force et nous te chantons: en ta divine miséricorde, Très-Haut, sauve les fidèles
vénérant la sainte et lumineuse Exaltation de ta Croix. (2 fois)
Comme dit le psaume, nous voyons à présent, Seigneur, l'escabeau où se posèrent tes
pieds immaculés, ta vénérable Croix exaltée en ce jour et, l'exaltant, nous fidèles, nous
t'implorons: Dieu très-haut qui sanctifias tous les hommes par ta Croix, permets-leur d'avoir
part à ta miséricorde ineffable et ta grâce, Seigneur.
Comme devant l'invincible trophée, l'irrésistible armure, le sceptre divin, ô Christ, nous
nous prosternons devant ta Croix par laquelle le monde fut sauvé et qui fait exulter
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d'allégresse Adam; mortels, tous ensemble en nos hymnes l'acclamant et célébrant sa divine
Exaltation nous implorons ta grâce et vénérons ta sainte Croix.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 2
Tu es ma force, ma protection, Croix aux trois branches, Croix du Christ; par ta
puissance sanctifie-moi, afin que dans la foi et l'amour je te glorifie et me prosterne devant toi.
Apostiches, t. 2
En ce jour est exaltée la Croix du Christ, ce bois vivifiant sur lequel fut suspendu en sa
chair celui qui rappelle tous les hommes vers lui.
Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
Voyant exalté le bois de la Croix, magnifions grandement le Dieu crucifié en sa chair,
par extrême bonté.
Dieu est notre Roi depuis toujours, au milieu de la terre il accomplit le salut.
Invincible rempart, divine protection des croyants, salut, Croix du Seigneur, par toi nous
fûmes élevés de la terre jusqu'aux cieux.
Gloire au Père ... Maintenant …
Tous ensemble, venez, pleins d'allégresse et de joie, baisons le bois du salut sur lequel
fut étendu le Christ, notre divin Rédempteur.
Tropaire: voir à la fin des Grandes Vêpres.
GRANDES VÊPRES
Le samedi soir et le dimanche soir, premier cathisme Bienheureux l'homme. Les autres
jours, pas de lecture du Psautier.
Lucernaire, t. 6
La Croix exaltée invite l'entière création à chanter la Passion immaculée de celui qui y
fut élevé; sur elle en effet il mit à mort notre meurtrier, ressuscita les morts et leur rendit la
première beauté pour en faire les citoyens de la céleste patrie, dans sa miséricorde le Croix
exaltée et son extrême bonté; aussi dans l'allégresse exaltons le nom du Seigneur et
magnifions sa condescendance infinie. (3 fois)
Etendant les mains vers le ciel et faisant fuir Amalec le tyran, Moïse te préfigura,
précieuse Croix, fierté des croyants et soutien des Martyrs, ornement des Apôtres, salut des
Justes et de tous les Saints; aussi, à la vue de ton exaltation, se réjouit l'entière création en
cette fête glorifiant le Christ qui dans son extrême bonté grâce à toi réunit ce qui était divisé.
(3 fois)
Ô vénérable Croix, toi qu'entourent les ch urs des Anges dans la joie, en ce jour exaltée,
tu relèves divinement tous ceux que la nourriture dérobée fit chasser du Paradis et précipiter
dans la mort; aussi, t'embrassant de c ur et de lèvres, fidèlement nous puisons en toi la
sanctification et nous chantons: Exaltez le Christ, le Dieu de suprême bonté, et prosternez-
vous devant l'escabeau de ses pieds. (2 fois)
Gloire au Père ... Maintenant, t. 2
Venez, tous les peuples, prosternons-nous devant l'arbre de bénédiction par lequel nous
vint l'éternelle justification; car celui qui sous l'arbre défendu séduisit notre premier Père jadis
s'est laissé prendre au piège de la Croix; en quelle immense chute est entraîné celui qui
imposa sa tyrannie au roi de la création! Dieu lui-même par son sang efface le venin du
serpent, et l'antique malédiction à juste titre méritée est annulée par l'injuste jugement qui
condamne l'innocent; le mal causé par un arbre jadis devait trouver guérison en l'arbre de la
Croix et l'Impassible par sa Passion délivrer de ses propres passions celui qui fut maudit sous
l'arbre défendu. Gloire à ton: uvre de salut: par elle, ô Christ notre Dieu, tu as sauvé l'univers
dans ta divine bonté et ton amour pour les hommes.
Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et les Lectures.
Lecture de l'Exode (15,22-16,1)
Moïse fit partir les fils d'Israël de la mer Rouge et les conduisit vers le désert de Shour; ils y
marchèrent trois jours sans trouver de point d'eau. Ils parvinrent à Mara, dont ils ne purent boire l'eau,
car elle était amère: d'où le nom d'Amertume donné à ce lieu. Le peuple murmura contre Moïse en
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disant: Que boirons-nous? Alors Moïse cria vers le Seigneur; celui-ci lui montra un morceau de bois;
Moïse l'ayant jeté dans l'eau, elle s'adoucit. C'est là que Dieu donna au peuple préceptes et jugements,
c'est là qu'il l'éprouva; puis il dit: Si tu écoutes bien la voix du Seigneur ton Dieu et fais ce qui est juste à
ses yeux, si tu prêtes l'oreille à ses commandements et observes toutes ses lois, je ne t'affligerai
d'aucun de ces maux dont j'ai frappé les Egyptiens; car je suis le Seigneur, celui qui te guérit. Ils
arrivèrent ensuite à Elim, où se trouvaient douze sources d'eau et soixante-dix palmiers; et ils campèrent
là, près de l'eau. Puis ils partirent d'Elim et tout l'ensemble des fils d'Israël atteignit le désert de Sin, situé
entre Elim et le Sinaï.
Lecture des Proverbes (3, 11-18)
Mon fils, ne méprise pas la correction du Seigneur; s'il te reprend, ne te rebute pas. Car le
Seigneur châtie celui qu'il aime, il corrige le fils qu'il chérit. Bienheureux l'homme qui trouve la sagesse,
le mortel qui découvre l'intelligence! Car mieux vaut l'acquérir que gagner de l'argent: le profit qu'on en
tire est meilleur que l'or fin. Elle a bien plus de prix que les pierres précieuses, pour ceux qui l'aiment nul
joyau ne la peut égaler. Dans sa droite longueur de jours et des années de vie, dans sa gauche richesse
et considération. De sa bouche sort la justice, sa langue dit la Loi, mais aussi la pitié. Ses chemins sont
chemins de délices, tous ses sentiers conduisent vers la paix. C'est un arbre de vie pour qui s'y attache:
qui la tient est aussi sûr qu'en s'appuyant sur le Seigneur.
Lecture de la prophétie d'Isaïe (60,11-16)
Ainsi parle le Seigneur: Tes portes, Jérusalem, seront toujours ouvertes, on ne les fermera ni le
jour ni la nuit, afin de laisser affluer les richesses des nations, sous la conduite de leurs rois. Car la
nation et le royaume qui ne te serviront pas périront, et leur pays sera dévasté. La gloire du Liban
viendra chez toi, avec le cyprès, le cèdre et le pin, pour décorer mon lieu saint, pour glorifier ce lieu où je
me tiens. Vers toi viendront s’incliner les fils de tes oppresseurs, à tes pieds se prosterneront tous ceux
qui te méprisaient. On t’appellera Cité de Seigneur, Sion du Saint d’Israël, alors que tu était honnie et
délaissée, sans personne pour te secourir; et je ferai de toi un objet d'éternelle fierté, d'âge en âge un
sujet de joie; tu suceras le lait des nations, tu goûteras aux richesses des rois; et tu sauras que je suis le
Seigneur, ton Sauveur, le Dieu d'Israël, ton Rédempteur.
Litie, t. 1
Aujourd'hui, en vérité s'accomplit le saint oracle de David; voici que nous nous
prosternons réellement devant ce qui fut l'escabeau de tes pieds, à l'ombre de tes ailes, Dieu
d'amour, pleins d'espérance te criant: Que brille sur nous ton visage de clarté et relève le front
des fidèles chrétiens par l'exaltation de ta précieuse Croix, ô Christ de tendresse et de pitié.
L'arbre de la vraie vie qui sur le lieu du Crâne fut planté, l'arbre sur lequel le Roi des
siècles opéra le salut, exalté au milieu de la terre en ce jour, sanctifie les confins de l'univers,
et le temple de la Résurrection célèbre son renouveau; les Anges se réjouissent dans le ciel et
sur terre les hommes jubilent de joie, disant avec David: tout l'ensemble Exaltez le Seigneur
notre Dieu et prosternez-vous devant son trône devant l'escabeau de ses pieds, car il est saint,
celui qui accorde au monde la grâce du salut.
Ô Christ, préfigurant ta Croix, le patriarche Jacob, pour bénir ses descendants, posa sur
leurs têtes ses mains en les croisant; et nous, Sauveur, en ce jour exaltant cette Croix, nous
chantons: accorde à tes amis la victoire, comme tu en donnas le signe à Constantin.
t. 2
Le divin trésor en terre caché, la Croix du Seigneur vivifiant, dans le ciel apparut au
pieux empereur, pour lui montrer le signe spirituel de sa victoire sur l'ennemi; avec amour,
dans l'allégresse et la foi, sous l'impulsion divine il s'empressa d'exalter l'objet de sa vision,
que du sein de la terre il fit tirer soigneusement pour la délivrance du monde et le salut de nos
âmes.
Le geste du patriarche Jacob croisant les mains pour bénir ses enfants préfigurait le
signe puissant de ta Croix; ayant en elle une efficace protection, avec force nous chassons
les phalanges des démons; et, terrassant par elle l'orgueil de Bélial, nous éloignons le pouvoir
destructeur de l'hostile Amalec. Et maintenant qu'elle est exaltée, pieusement nous la
présentons, nous les fidèles, à ta bonté pour l'expiation de nos péchés, nous écriant à haute
voix: aie pitié de nous, Seigneur qui de la Vierge as pris chair; aie compassion, en ta bonté, de
l' uvre que sagement tes mains ont façonnée.
87
Tu es ma force, ma protection, Croix aux trois branches, Croix du Christ; par ta
puissance sanctifie-moi, afin que dans la foi et l'amour je te glorifie et me prosterne devant toi.
.
t. 4
Faisons retentir un chant de fête en ce jour et, le visage radieux, chantons avec tout
l'éclat de notre voix: Ô Christ qui pour nous acceptas le jugement, les crachats, les fouets, le
manteau de pourpre et la mise en croix, ce que voyant, le soleil et la lune ont caché leur éclat,
la terre trembla, terrifiée, et le voile du temple s'est déchiré; toi-même à présent donne-nous ta
vénérable Croix pour nous garder, nous protéger et loin de nous chasser les démons, afin que
tous nous l'embrassions et lui chantions: Par ta puissance, ô Croix, sauve-nous, sanctifie-nous
par ton rayonnement, vénérable Croix, en ton Exaltation, fortifie-nous; tu nous es donnée, en
effet, comme lumière et salut de nos âmes. En un signe projetant l'éclat des astres, sainte
Croix, d'avance tu montras à l'illustre empereur le trophée victorieux qu'Hélène, sa mère,
l'ayant trouvé, fit briller sur le monde clairement; et nous, les ch urs des fidèles, en ce jour
t'exaltant, nous nous écrions: éclaire- nous de ta splendeur, Croix porteuse de vie, en ta
puissance sanctifie-nous, vénérable et sainte Croix, par ton exaltation fortifie-nous en t'élevant
contre l'armée des ennemis.
Gloire au Père ... Maintenant ...
De ta précieuse Croix, ô Christ, Moïse, préfigurant la puissance jadis au désert du Sinaï
mit en fuite Amalec ; car lorsqu'il étendait les mains en forme de croix, il donnait force à son
peuple sur l'ennemi; et maintenant ces figures deviennent pour nous réalité: en ce jour la Croix
est exaltée et les démons en fuite sont éloignés; en ce jour l'entière création est délivrée de la
corruptible condition; par la Croix en effet toute grâce a brillé sur nous tous, nous nous
prosternons devant toi en disant: Que tes uvres sont grandes, Seigneur, gloire à toi!
Apostiches, t. 5
Salut, vivifiante Croix du Seigneur, invincible trophée de la foi, porte du Paradis, rempart
de l'Eglise et réconfort des croyants; par toi fut abolie la puissance de la mort, par toi disparaît
l'antique malédiction, par toi nous sommes élevés de terre jusqu'au ciel; arme invincible qui
chasses les démons, havre de salut et gloire des Martyrs, précieux ornement des Justes et
des Saints, au monde tu apportes la grâce du salut.
Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
Salut, vénérable Croix du Seigneur, qui délivres de la malédiction le genre humain, toi le
signe d'où rayonne la vraie joie; exaltée, tu renverses l'ennemi; tu es notre secours et notre
appui, la force des justes, la splendeur des prêtres saints; ton image nous arrache au malheur,
sceptre de puissance nous conduisant, arme de paix, que les Anges escortent avec respect,
divine gloire du Christ qui accorde au monde la grâce du salut.
Dieu est notre Roi depuis toujours, au milieu de la terre il accomplit le salut.
Salut, guide des aveugles, précieuse Croix, médecin des malades, résurrection de tous
les morts, nous relevant de la fosse où nous sommes tombés; par toi cesse la corruption du
tombeau, par toi fleurit notre immortelle condition et nous mortels, nous voici divinisés; le
diable s'en trouve terrassé; et, voyant les mains des Pontifes t'élever, nous exaltons celui qui
sur toi fut hissé; nous prosternant devant toi, nous puisons en abondance la grâce du salut.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 8
Ce que jadis en sa personne Moïse préfigura, lorsqu'il renversa et mit en fuite Amalec,
ce que le psalmiste nous prescrit d'adorer comme l'escabeau de tes pieds, c'est ta précieuse
Croix, ô Christ notre Dieu, et nous pécheurs, en ce jour de nos lèvres indignes l’embrassons et
devant elle nous prosternons ; toi qui daignas être fixé sur la croix, nous te chantons et nous
crions: Rends-nous dignes, Seigneur, de ton royaume en compagnie du bon Larron.
Tropaire, t. 1
Sauve ton peuple, Seigneur, et bénis ton héritage, accorde à tes fidèles victoire sur les
ennemis et sauvegarde par ta Croix les nations " qui t'appartiennent. (3 fois)
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MATINES
Cathisme I, t. 1
Ami des hommes, nous nous prosternons devant l'arbre de ta Croix: sur lui tu fus cloué,
toi la Vie de l'univers; au bon Larron qui dans la foi se tourna vers toi, Sauveur, tu as ouvert le
Paradis; et il obtint l'éternelle béatitude en te criant: Souviens-toi de moi, Seigneur; tout
comme lui, reçois-nous qui te crions: nous avons tous péché, ne nous méprise pas, dans ta
bonté.
Cathisme II, t. 6
Dès que fut planté le bois de ta Croix, ô Christ, tu ébranlas les assises de la mort; l'Enfer
se hâta d'engloutir celui qu'il devait rendre avec effroi. Dieu saint, tu nous as montré le salut et
nous te rendons gloire: Fils de Dieu, aie pitié de nous.
Après le Polyéléos:
Mégalynaire
Nous te magnifions, ô Christ source de vie, et nous vénérons ta sainte Croix: par elle tu
nous as sauvés de la servitude de l'Ennemi.
Versets 1: Sur nous, Seigneur, a resplendi la lumière de ta face. 2: Tu me donnes,
Seigneur, l'héritage de ceux qui craignent ton nom. 3: Tous les confins de la terre ont vu le salut
de notre Dieu. 4: Prosternons-nous devant le lieu où se posèrent ses pieds. 5: Dieu est notre Roi
depuis toujours, au milieu de la terre il accomplit le salut. 6: Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez-vous devant son trône, car il est saint. 7: Sauve, Seigneur, ton peuple, conduis-le,
exalte-le pour les siècles.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Alleluia, alleluia, alleluia, gloire à toi, ô Dieu (3 fois).
Cathisme, t. 8
Josué fils de Noun traça d'avance mystiquement le signe de ta Croix, Sauveur, au temps
jadis, lorsqu'il étendit les mains en forme de croix; et le soleil s'arrêta jusqu'à ce qu'il eût défait
les ennemis qui s'opposèrent à toi, Seigneur; mais cet astre à présent s'est obscurci en te
voyant sur la Croix détruire la force de la mort et priver l'Enfer de sa proie.
Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse ...
Prokimenon, t. 4: Tous les confins de la terre ont vu le salut de notre Dieu.
Verset: Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles. Que tout ce
qui vit et respire loue le Seigneur.
Après l'Evangile, quel que soit le pour de la semaine: Ayant contemplé la Résurrection du
Christ ... et le Psaume 50.
Gloire au Père, t. 2: Tu es ma force, ma protection, Croix aux trois branches, Croix du
Christ; par ta puissance sanctifie-moi, afin que dans la foi et l'amour je te glorifie et me
prosterne devant toi.
Maintenant ... Tu es ma force, ma protection ...
Aie pitié de moi, ô Dieu ...
t. 6
Espérance des chrétiens, guide des errants et havre des naufragés, victoire dans les
combats et rempart de l’univers, guérison des malades, résurrection des morts, Croix du
Christ, aie pitié de nous.
Le Canon, uvre du moine Cosmas, porte l’acrostiche: En la Croix me fiant, je lui adresse une
hymne.
Ode 1, t. 8
«Lorsque la Croix par Moïse fut tracée de son bâton, la mer Rouge se fendit pour le
peuple d'Israël qui passa à pied sec; puis il ferma l'immense flot parmi le fracas des chars de
Pharaon, inscrivant sur lui l'arme invincible; c'est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu,
car il s'est couvert de gloire. »
Gloire, Seigneur, à ta précieuse Croix.
En lui-même jadis Moïse manifesta le signe de ta Passion immaculée, lorsqu'au milieu
des prêtres saints il éleva de ses mains tendues, comme s'il était en croix, le trophée grâce
89
auquel il brisa la force du funeste Amalec; c'est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu,
car il s’est couvert de gloire.
Moïse éleva sur un poteau le remède délivrant de la pernicieuse morsure du reptile
venimeux; au bois, image de la Croix, il attacha de biais le serpent qui rampe sur le sol et par
là triompha de la calamité; c'est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu, car il s'est
couvert de gloire.
Le ciel montra le trophée de la Croix au chef très pieux, le sage empereur; par elle fut
abattue l'arrogante malveillance des ennemis; l'erreur fut mise en fuite, jusqu'aux extrémités
de la terre s'étendit la sainte foi; c'est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu, car il s'est
couvert de gloire.
Catavasie: l'hirmos (et ainsi à la fin de chaque ode).
Ode 3
«Un bâton devient la figure de ce mystère: fleurissant, il décide du sacerdoce d'Aaron et
dans l'Eglise naguère stérile fleurit à présent l'arbre de la Croix pour être sa force et la
puissance qui l'affermit. »
En laissant jaillir l'eau pour un peuple rebelle et dur de c ur, la roche la plus dure, sous le
bâton qui la frappa, manifesta le mystère de l'Eglise divinement élue dont la Croix est la force,
la puissance qui l'affermit.
Lorsque la lance transperça le côté du Christ, il en coula du sang et de l'eau renouvelant
l'Alliance et lavant le péché, car la Croix est la fierté des croyants, leur ferme appui et le
sceptre des rois.
Cathisme, t. 8
Jadis au Paradis l'Ennemi me dépouilla, me faisant goûter au fruit de l'arbre, il introduisit
la mort; mais sur terre fut planté l'arbre de la Croix, il apporte aux hommes le vêtement de vie
et le monde entier déborde de joie; voyant la Croix exaltée, crions tous au Seigneur d'une
même voix: Ton temple est rempli de ta gloire!
Ode 4
«Seigneur, j'ai perçu le mystère de ton uvre de salut, j'ai médité sur tes actions et glorifié ta
divinité. »
Par le bois Moïse transforma jadis les amères sources du désert, montrant d'avance que par la
Croix les nations chemineraient vers la foi.
Du sein de l'abîme le Jourdain rendit au bois le fer tranchant, montrant ainsi comment l'erreur
par la Croix et le Baptême devait être retranchée.
Réparti en quatre groupes, le peuple se rassembla en ordre sacré pour précéder la tente du
témoignage et former ainsi la glorieuse image de la Croix.
Merveilleusement déployée, la Croix rayonna comme soleil et les cieux ont raconté la gloire de
notre Dieu.
Ode 5
«Ô bois de l'arbre trois fois heureux et béni sur lequel fut mis en croix le Christ notre Roi, notre
Seigneur! Il causa la chute de qui nous séduisit sous l'arbre défendu et qui fut pris au piège de ta chair
clouée sur la croix, ô Dieu de majesté qui nous procures pour nos âmes la paix. »
Croix toute digne de nos chants, bois sur lequel fut tendu le Christ, devant toi fléchit le glaive
dégainé jadis pour garder le chemin de l'Eden; et le redoutable Chérubin recula devant le Christ cloué
sur toi, celui qui procure à nos âmes la paix.
Les infernales puissances ennemies de la Croix frémissent d'en voir le signe tracé dans les airs
où elles se meuvent en rôdant; mais sur terre et dans le ciel tout être fléchit le genou devant le Christ
puissance qui procure à nos âmes la paix.
Rayonnante d'incomparable splendeur, la Croix divine apparaît aux nations égarées dans les
ténèbres de l'erreur et, répandant l'éclat divin, les unit au Christ qui sur elle fut cloué et procure à nos ,
la puissance âmes la paix.
Ode 6
«Dans les entrailles du monstre marin Jonas, étendant les mains en forme de croix à l'image de
ta Passion, après trois jours en sortit, ébauchant l'universelle Résurrection du Seigneur notre Dieu
crucifié dans sa chair, le Christ illuminant le monde par sa Résurrection le troisième jour. »
Courbé sous le poids des années, épuisé par la maladie, Jacob se redressa, croisant les mains,
pour montrer le pouvoir de la vivifiante Croix; car le Dieu qui en sa chair y fut cloué renouvela l'antique
lettre obscure de la Loi et chassa le mal funeste de l'erreur.
90
Posant ses mains en les croisant sur les jeunes têtes, le patriarche Jacob montra que le peuple
observateur de la Loi mérite la gloire l'aîné; soupçonné de s'être trompé, il ne changea pas le signe
vivifiant, mais déclara: Le nouveau peuple du Christ l'emportera par du désert, la force de la Croix.
Kondakion, t. 4
Toi qui souffris librement d'être exalté sur la Croix, au nouveau peuple appelé de ton
nom accorde ta bienveillance, ô Christ notre Dieu, donne force à tes fidèles serviteurs, les
protégeant de toute la glorieuse adversité: que ton alliance leur soit une arme de paix, un
invincible trophée!
Ikos
Celui qui fut transporté au-delà du troisième ciel, au Paradis, et put entendre des
paroles ineffables et divines, qu'il est impossible à notre langue d'exprimer, écrit aux Galates
ce que vous-mêmes vous savez, en familiers des écritures, pour l’avoir lu: Pour moi, dit-il , que
jamais je ne me glorifie, si ce n'est dans la Croix sur laquelle le Seigneur par ses souffrances
mit à mort les passions! Quant à nous, tenons tous solidement notre gloire, la Croix du
Seigneur; car ce bois qui procure le salut est pour nous une arme de paix, un invincible
trophée.
Synaxaire
Le 14 Septembre, universelle Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix.
Voyant qu'est élevée ta Croix, la création hausse la voix, Sauveur, pour tort
exaltation.
La Croix fut exaltée le quatorze en Sion.
Par la puissance de ta Croix, Seigneur, sauve-nous.
Ode 7
«L'ordre insensé du tyran pervers dompta les peuples, menace et blasphème sortaient de sa
bouche contre Dieu; cependant les Jeunes Gens n'ont pas craint sa bestiale fureur ni la fournaise de
feu, mais dans les flammes crépitant sous le souffle de la rosée ils unirent leurs voix et chantèrent:
Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur de gloire, sois béni. »
Pour avoir goûté le fruit de l'arbre défendu, le premier homme devint sujet à corruption;
condamné à perdre la vie honteusement, il transmit ce mal à tout le genre humain, comme fait une
lèpre rongeant tout le corps; mais nous les mortels, ayant trouvé le bois de la Croix pour notre salut,
nous crions: Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur de gloire, sois béni.
La désobéissance fit transgresser le précepte divin et l'arbre apporta la mort aux humains pour
avoir mangé son fruit mal à propos; mais ensuite cet arbre fut enclos pour mettre en sûreté la
précieuse vie, et le brigand bien avisé en a rouvert l'accès lorsque, mourant de male mort, il s'écria:
Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur de gloire, sois béni.
Contemplant l'avenir, Israël baisa le sommet du sceptre de Joseph, d'avance montrant ainsi
comment la suprême gloire de la Croix devait soutenir la puissance des rois, car elle en est la victoire
et la fierté et la lumière des fidèles s'écriant: Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur de gloire, sois béni.
Ode 8
«Jeunes Gens au nombre égal à celui de la Trinité, bénissez le Père créateur et chantez le Verbe
qui descendit, changeant le feu en rosée, et exaltez dans les siècles l'Esprit très-saint qui à tous les
êtres donne la vie. »
Tandis qu'est exalté le bois où coula le sang du Verbe de Dieu incarné, Puissances des cieux,
chantez festivement la réconciliation des mortels, peuples, prosternez-vous devant la Croix du Christ
qui procure au monde la résurrection pour les siècles.
La Croix sur laquelle se tint le Christ notre Dieu, terrestres intendants de la grâce, exaltez-la
saintement de vos mains, avec la lance ayant percé le corps du Verbe divin, Que toutes les nations
contemplent et glorifient dans les siècles le salut de notre Dieu!
Vous qui avez été choisis par suffrage divin, réjouissez-vous, fidèles rois chrétiens, en l'arme
victorieuse mettez votre fierté, ayant reçu de Dieu la vénérable Croix par laquelle est repoussée
l'audace des ennemis dans les siècles.
On ne chante pas le Cantique de la Mère de Dieu.
Ode 9
Magnifie, ô mon âme, la très précieuse Croix, la précieuse et vivifiante Croix du Seigneur.
«Vierge sainte et Mère de Dieu, tu es l'image du Paradis, toi qui sans semailles ni labours as fait
germer le Christ par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, fut plantée sur la terre; et en ce jour de
son exaltation, nous prosternant devant le Christ, nous te magnifions. »
91
Que se réjouissent tous les arbres de la forêt, dont la nature est sanctifiée par celui qui à
l'origine les planta, le Christ étendu sur le bois; et en ce jour de son exaltation, nous prosternant devant
lui, nous le magnifions.
La Croix fut dressée comme la force sacrée relevant le front de tout croyant; par elle sont
brisées les cornes des coupables esprits ; et en ce jour de son exaltation, nous prosternant devant la
Croix, nous la magnifions.
Magnifie, ô mon âme, l'exaltation de la vivifiante Croix, de la vivifiante Croix du Seigneur.
«Pour avoir jadis mangé le fruit défendu, notre race a vu sur elle fondre la mort qui cède en ce
jour devant le triomphe de la Croix, car la malédiction de tous les descendants de notre prime aïeule est
effacée par le fruit de la pure Mère de Dieu que les Puissances angéliques magnifient dans le ciel. »
Pour ne pas nous laisser l'amertume du fruit goûté sous l'arbre défendu, par ta Croix, Seigneur,
tu l'effaças complètement; ainsi jadis le bois enleva leur amertume aux eaux de Mara, préfigurant la
force de la Croix que les puissances angéliques magnifient dans le ciel.
Nous qui étions irrémédiablement plongés dans les ténèbres, à la suite du premier père,
Seigneur, en ce jour tu nous en relevas par ta Croix; et, puisque par excès d'intempérance notre nature
fut précipitée dans l'erreur, tous ensemble nous en a retirés la lumière de ta Croix, que nous fidèles,
nous magnifions.
Afin de révéler au monde, Seigneur, le signe devant lequel il devait se prosterner, tu formas
dans le ciel celui de la Croix, entre tous glorieux et brillant d'une immense clarté, arme invincible et
royal trophée que les Puissances angéliques magnifient dans le ciel.
Catavasie: les deux hirmi.
Exapostilaire, t. 2
Croix, gardienne de tout l'univers, Croix, de l'Eglise le charme et la beauté, sceptre
vraiment royal qui soutient 1a vigueur de notre foi, Croix, le suprême effroi des légions de
l'Enfer, Croix, la gloire des Anges dans le ciel. (2 fois)
(t. 3)
La Croix est exaltée en ce jour et le monde est sanctifié: toi qui sièges avec le Père et le
saint Esprit, tu étendis les mains, ô Christ, pour amener le monde à la connaissance de Dieu;
et ceux dont l'espérance repose sur toi, juge-les dignes de ta divine gloire.
Laudes, t. 8
Merveille inouïe! l'arbre vivifiant, la sainte Croix apparaît en ce jour hautement exaltée;
tous les confins de la terre la glorifient, tous les démons sont terrifiés; de quel don sont
gratifiés les mortels! Par elle, ô Christ, sauve nos âmes, en ton unique bonté. (2 fois)
Merveille inouïe! en ce jour la Croix ayant porté le Très-Haut tel une grappe débordante
de vie au-dessus de la terre se laisse voir exaltée; c'est elle qui nous hissa jusqu'à Dieu, par
elle la mort fut engloutie pour toujours. Arbre pur grâce auquel nous savourons l'immortelle
nourriture de l'Eden, en glorifiant le Sauveur!
Merveille inouïe! la largeur et la hauteur de la Croix sont à la mesure du ciel, puisque par
divine grâce elle sanctifie l'univers; par elle les nations païennes sont vaincues, par elle est
affermi le sceptre des rois. Divine échelle qui nous permet de monter jusqu'aux cieux en
exaltant par nos hymnes le Christ notre Dieu!
Gloire au Père ... Maintenant, t. 6
En ce jour s'avance la Croix du Seigneur, les fidèles l'accueillent avec amour pour la
guérison de l'âme et du corps et de toute maladie; dans la crainte et l'amour embrassons-la:
crainte à cause de nos péchés et de notre indignité; allégresse à cause du salut que procure à
l'univers celui qui sur elle fut cloué, le Seigneur de miséricorde, le Christ notre Dieu.
Grande Doxologie.
Pendant le chant des Laudes, le Prêtre revêt tous ses ornements sacerdotaux; et
pendant la grande doxologie, il encense par trois fois les quatre côtés de l'autel où se trouve
déposée la sainte Croix sur un plateau garni de rameaux de basilic et de fleurs, puis il prend le
plateau et le tient sur sa tête, précédé du Diacre et des céroféraires, il la porte ainsi de l'autel au
centre de la nef1, tandis que le Ch ur chante avec plus de solennité la dernière invocation du
Trisagion. Quand le Ch ur a fini de chanter le Trisagion, le Prêtre, tourné vers l'orient, c'est-à-dire
vers l'autel, dit à haute voix: Sagesse, tenons-nous debout! et le Ch ur chante 3 fois le tropaire
Sauve ton peuple, Seigneur. Le Prêtre dépose la Croix sur la table préparée à cet effet, et
l'encense sur les quatre côtés. Il se prosterne trois fois, le front contre terre (et cela, même si le
92
14 Septembre tombe un dimanche), prenant en mains la sainte Croix avec des rameaux de
basilic, il se tient devant la table, tourné vers l'orient,. le Diacre, avec cierge et encensoir, se tient
en face de lui, de l'autre côté de la table, et dit à haute voix:
Aie pitié de nous, ô Dieu, dans ton immense miséricorde, nous t'en prions, écoute et
prends pitié.
Le Ch ur chante la première centaine de Kyrie eleison. Au début de ce chant, le Prêtre
bénit trois fois devant lui avec la Croix, puis il s'incline lentement, aussi près de la terre qu'il
peut, reste ainsi un moment, tandis que la mélodie descend au plus bas, puis il se relève
lentement, élève la Croix au-dessus de sa tête, aussi haut qu'il peut, et demeure dans cette
position ; quand le Ch ur chante les trois derniers Kyrie eleison avec grande solennité, le Prêtre
bénit à nouveau trois fois.
Le Prêtre va sur le côté droit de la table, tourné vers le nord,. le Diacre lui fait face et dit:
Nous te prions encore (pour notre roi N. et) pour tous les chrétiens fidèles et orthodoxes.
Le Ch ur chante la deuxième centaine de Kyrie eleison, tandis que le Prêtre exalte la
Croix comme il a été dit plus haut. Puis il va sur le côté est de la table et se tourne vers
l'occident ; le Diacre lui fait face et dit:
Nous te prions encore pour notre archevêque (ou évêque) N. et pour toute notre
fraternité dans le Christ.
Le ch ur chante la troisième centaine. Celle-ci achevée, le Prêtre va sur le côté nord de la
table et se tourne vers le midi ; le Diacre dit:
Nous te prions encore pour toute âme chrétienne dans l’angoisse et l’affliction, pour le
salut et la santé de tous les fidèles orthodoxes et la rémission des péchés, disons tous.
Le Ch ur chante la quatrième centaine. Celle-ci achevée, le Prêtre va sur le devant de la
table et se tourne vers l'orient,. le Diacre dit:
Nous te prions encore pour tous ceux qui servent ou ont servi dans ce saint monastère
(ou dans cette sainte église), pour que leur soient accordés la santé, le salut et la rémission de
leurs péchés, disons tous.
Le Ch ur chante la cinquième centaine. Après la cinquième exaltation, le Ch ur chante
Gloire au Père ... Maintenant ... et le Kondakion de la Croix. Le Prêtre se tourne vers le peuple et
le bénit avec la Croix, qu'il dépose ensuite sur la table pour chanter, une ou trois fois, selon
l'usage suivi: Seigneur notre Dieu, nous nous prosternons devant ta Croix et nous glorifions ta
sainte Résurrection. Le Ch ur chante ce même tropaire deux ou trois fois, selon l'usage suivi.
Chacun fait trois grandes métanies, le front contre terre, pendant ce triple chant. Puis les frères
avancent deux à deux pour baiser la Croix. Le Prêtre se tient près de la table et leur distribue les
rameaux de basilic ou les fleurs. Pendant ce temps le Ch ur chante les stichères suivants:
t. 2
Venez, fidèles, prosternons-nous devant le bois vivifiant sur lequel le Roi de gloire, le
Christ, étendit ses mains librement afin de nous élever jusqu'à notre ancienne félicité dont
jadis nous avait privés l'Ennemi pour une amère volupté en nous exilant loin de Dieu. Venez,
fidèles, prosternons-nous devant le bois qui nous permet de broyer la tête de l'invisible
Ennemi. Venez, toutes les familles des nations, par nos hymnes vénérons la croix du
Seigneur: Salut, parfaite rédemption de la faute d'Adam, salut, vénérable Croix; remplis de
crainte, nous t'embrassons, glorifiant notre Dieu et lui disant: Seigneur, toi qui fus cloué sur la
croix, aie pitié de nous, dans ta bonté et ton amour pour les hommes.
t. 5
Venez, peuples, contemplant la merveille inouïe, prosternons-nous devant la puissance
de la Croix, car si un arbre au Paradis a fait croître la mort, celui-ci, par contre, a fait fleurir
notre vie, lorsque sur lui fut cloué le Seigneur sans péché, et nous, toutes les nations nourries
de son incorruptible fruit, nous chantons: Toi qui as détruit la mort par ta Croix et nous as
rendus libres, Seigneur, gloire à toi.
L'oracle de tes prophètes Isaïe et David est accompli, ô Dieu, car ils ont dit: Vers toi,
Seigneur, viendront toutes les nations pour se prosterner devant toi. Voici donc le peuple que
ta grâce a comblé dans tes parvis, les parvis de Jérusalem. Dieu de bonté qui pour nous
93
souffris la croix et nous vivifies par ta divine Résurrection, prends- nous sous ta garde,
Seigneur, et sauve-nous.
t. 6
Surgi des profondeurs de la terre en ce jour, l'arbre de vie confirme la foi en la
Résurrection du Christ qui sur lui fut cloué; élevé par de saintes mains, il annonce son
Ascension vers les cieux, qui en permet le séjour à notre nature sur terre déchue; aussi dans
l'action de grâce écrions-nous: Seigneur qui sur lui fus élevé et qui, par lui, nous fis monter
avec toi, accorde la joie céleste aux chantres de ton nom.
Les quatre coins du monde en ce jour, Christ notre Dieu, sont sanctifiés par les quatre
bouts de ta Croix exaltée; avec elle est exalté le front des fidèles chrétiens qui par elle brisent
la puissance de l'ennemi. Tu es grand, Seigneur, admirable en tes uvres: gloire à toi !
Les oracles des Prophètes ont prédit le bois très-saint par lequel Adam fut délivré de
l'antique malédiction et de la mort; en ce jour de son exaltation, la création élève la voix pour
demander à Dieu sa miséricorde à profusion; et toi seul dont la tendresse est infinie, fais-nous
grâce, Seigneur, et sauve nos âmes.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 8
Seigneur, voici qu’est accompli l’oracle de ton prophète Moïse disant: Vous verrez votre
vie suspendue devant vos yeux. En ce jour la Croix est exaltée, le monde est affranchi de
l’erreur; en ce jour se renouvelle la Résurrection du Christ; les confins de la terre exultent de
joie, au son des cymbales avec David t’offrant une hymne de louange et disant: Au milieu de
la terre, notre Dieu, dans ta bonté et ton amour des hommes tu accomplis le salut, la Croix et
la Résurrection par lesquelles tu nous as sauvés. Seigneur tout-puissant, gloire à toi.
Si l'on a fait l'exaltation de la Croix (en dehors des églises cathédrales et monastériales
ce rite peut être reporté à la fin de la Liturgie), litanie de demandes et Congé. Sinon, après la
vénération de la Croix, litanie ardente, litanie de demandes et Congé.
15 SEPTEMBRE
Mémoire du saint mégalomartyr Nicétas
VÊPRES
Lucernaire, t, 5
Salut, vivifiante Croix du Seigneur, invincible trophée de la foi, porte du Paradis, rempart
de l'Eglise et réconfort des croyants; par toi fut abolie la puissance de la mort, par toi disparaît
l'antique malédiction, par toi nous sommes élevés de terre jusqu'au ciel; arme invincible qui
chasses les démons, havre de salut et gloire des Martyrs, précieux ornement des Justes et
des Saints, au monde tu apportes la grâce du salut.
Salut, vénérable Croix du Seigneur, qui délivres de la malédiction le genre humain, toi le
signe d'où rayonne la vraie joie; exaltée, tu renverses l'ennemi; tu es notre secours et notre
appui, la force des justes, la splendeur des prêtres saints; ton image nous arrache au malheur,
sceptre de puissance nous conduisant, arme de paix, que les Anges escortent avec respect,
divine gloire du Christ qui accorde au monde la grâce du salut.
Salut, guide des aveugles, précieuse Croix, médecin des malades, résurrection de tous
les morts, nous relevant de la fosse où nous sommes tombés; par toi cesse la corruption du
tombeau, par toi fleurit notre immortelle condition et nous mortels, nous voici divinisés; le
diable s'en trouve terrassé; et, voyant les mains des Pontifes t'élever, nous exaltons celui qui
sur toi fut hissé; nous prosternant devant toi, nous puisons en abondance la grâce du salut.
t. 1
Saint Martyr, tu combattis le Maudit, ce criminel, par la force de ta foi dans le Sauveur,
en supportant les supplices, Nicétas; ainsi tu ramenas vers le Maître et Créateur de l'univers
les barbares qui désormais le glorifient.
94
Au Christ tu présentas pour sa gloire, saint Martyr, les prémices des barbares, en
mourant comme témoin de la sainte Trinité; aussi tu as reçu la couronne brillamment et sur le
monde, comme un flambeau, tu resplendis, Athlète digne d'admiration.
16 SEPTEMBRE
Mémoire de la sainte et illustre mégalomartyre Euphémie.
VÊPRES
Lucernaire, t. 2
Le fruit que nos ancêtres ont goûté jadis pour leur malheur en l'Eden, sous l'arbre
défendu, eut pour effet d'introduire la mort dans tout le genre humain; mais à présent, grâce à
la divine Croix, nous voici rappelés vers la plénitude de la vie et vers un sort meilleur; exaltant
cette Croix, nous chantons le Seigneur qui sur elle fut élevé pour hisser le monde avec lui
jusqu'aux cieux.
Sur tes épaules tu pris, Sauveur, l'errante brebis et vers ton Père la ramenas par ta
vénérable et vivifiante Croix; au nombre des Anges tu l'ajoutas dans le saint Esprit; au lieu de
l'arbre défendu, ô Christ, tu avais mis, en effet, l'arbre de ta Croix; et maintenant que nous
l'exaltons avec foi, nous te glorifions, toi qui sur lui fus élevé pour nous hisser jusqu'aux cieux.
Dans la maison de notre Dieu portons l'abondance de nos saintes actions, fidèles, et
contemplons le lieu du Crâne, en la pureté de notre esprit; alors, nous verrons exalté, mortels,
en compagnie des Anges, le bois très-saint sur lequel le Christ notre Dieu étendit les mains de
plein gré pour nous repêcher et nous hisser avec lui jusqu'aux cieux.
t. 4
Illustre Martyre, ayant brillé par ta splendeur de vierge et le sang que tu versas, tu
t'approchas du Créateur qui sans faille te garda pour exulter auprès de lui dans les siècles
réellement avec les Anges et les Archanges si nombreux, en compagnie des Apôtres divins,
avec les ch urs des Prophètes et des Martyrs.
Exposée au tranchant de la roue, avec les fauves combattant, passant par le feu et par
l'eau, mais l'âme bien trempée par l'Esprit saint, sous les flots de ton sang courageusement tu
noyas le prince des ténèbres et montas vers les mystiques chambres en courant, Vierge
martyre, pour apporter au Christ ton Epoux, comme une dot, les exploits de ta Passion.
Sainte Martyre, en mourant tu répandis en flot de vie ton sang pour la louange du
Seigneur; tu en abreuvas les croyants et de la connaissance divine les éclairas, tandis que tu
noyas sous lui les ennemis de la foi; aussi te fut confié le livre synodique, pour le garder, et tu
affermis les dogmes de l'Eglise pour les siècles.
Gloire au Père, t. 6
Toi que fleurirent tes vertus et qui resplendis en tes pensées, toi qui embaumes les
c urs des croyants, toi qui t'es levée de l'Orient comme un astre éblouissant et réunis les
99
Pères saints sous l'inspiration du saint Esprit, sans cesse, illustre Euphémie, intercède auprès
du Seigneur, pour qu'il sauve nos âmes.
Maintenant ...
L es quatre coins du monde en ce jour, Christ notre Dieu, sont sanctifiés par les quatre
bouts de la croix exaltée; avec elle est exalté le front des fidèles chrétiens qui, par elle, brisent
la puissance de l'ennemi. Tu es grand, Seigneur, admirable en tes uvres: gloire à toi.
Apostiches, t. 6
Longanime Seigneur, tu endures les soufflets, la crucifixion, le déshonneur, voulant
nous délivrer de la main du Séducteur, et tu souffres tout cela, Dieu de tendresse qui seul nous
donnes la vie.
Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
Dieu de bonté, je vénère ta Croix, les clous et la lance Rédempteur, par lesquels tu nous
délivras de la mort, seul Ami des hommes et notre Bienfaiteur, Sauveur qui seul nous donnes
la vie.
Dieu est notre Roi depuis toujours, au milieu de la terre il accomplit le salut.
Pour moi tu fus cloué sur la croix, Sauveur de toute bonté, tu enduras les outrages, les
soufflets, et le vinaigre, tu le bus, d'une lance tu fus percé et souffris tout cela, Rédempteur
sans péché.
Gloire au Père, t. 8
Toute langue se meuve pour célébrer la louange de la glorieuse Euphémie, que tout
homme et tout âge, les jeunes vierges, les jouvenceaux, couronnent d'éloges la virginale
Martyre du Christ; car, ayant combattu virilement et secoué la faiblesse du sexe féminin,
selon les règles, par ses athlétiques labeurs, elle a renversé l'hostile tyran; et sous la divine et
céleste couronne qui pare son front elle prie le Christ, son Epoux, d'accorder à nos âmes la
grâce du salut.
Maintenant ...
Ce que jadis en sa personne Moïse préfigura, lorsqu'il renversa et mit en fuite Amalec,
ce que le psalmiste nous prescrit de vénérer comme escabeau de tes pieds, c'est ta précieuse
Croix, ô Christ notre Dieu, et nous, pécheurs, en ce jour de nos lèvres indignes l'embrassons et
devant elle nous prosternons; toi qui daignas être fixé sur la croix, nous te chantons et nous
crions: Rends-nous dignes, Seigneur, de ton royaume en compagnie du bon Larron.
Tropaire, t. 4
Ta brebis, ô Jésus, s'écrie de toute la force de sa voix: C'est toi que j'aime, divin Epoux,
c'est toi que je cherche en luttant; avec toi crucifiée, en ton baptême je suis ensevelie; pour toi
je souffre, afin de régner avec toi; pour toi je meurs, afin de vivre aussi en toi; reçois comme
victime sans défaut celle qui par amour s'immole pour toi. Par ses prières, Dieu de
miséricorde, sauve nos âmes.
t. 1
Sauve ton peuple, Seigneur, et bénis ton héritage, accorde à tes fidèles victoire sur les
ennemis et sauvegarde par ta Croix les nations qui t'appartiennent.
MATINES
Cathisme I, t. 4
Ayant chéri le Christ, ton Epoux, et tenu ta lampe allumée, tu as brillé de la splendeur
des vertus et tu es allée vers les noces avec lui; tu as reçu du Christ la couronne des combats;
délivre-nous de tout danger, nous qui célébrons avec foi ta mémoire sacrée.
Toi qui souffris librement d'être exalté sur la Croix, au nouveau peuple appelé de ton
nom accorde ta bienveillance, ô Christ notre Dieu, donne force à tes fidèles serviteurs, les
protégeant de toute adversité: que ton alliance leur soit une arme de paix, un invincible
trophée!
Cathisme II, t. 4
La couronne méritée par tes combats, vierge martyre, et tes efforts merveilleux ont
couvert de honte les diaboliques trophées; car de tout c ur ayant aimé le Christ, ton Epoux,
pour lui tu n'as craint ni les fouets ni la mort, mais tout entière à ton Dieu tu t'es offerte,
portant la couronne de la foi.
100
Après la chute lamentable du Paradis provoquée par l'amer conseil de l'Ennemi, sur le
Calvaire, ô Christ, tu m'as remis debout, corrigeant par la croix l'antique malédiction; et tuant le
serpent dont l'astuce m'avait meurtri, tu me fis le don de la vie. Gloire, Sauveur, à ta divine
crucifixion.
Dans les églises dédiées à sainte Euphémie, on chante, après le Psaume 50, ce stichère,
t. 6
Illustre vierge Euphémie, donne-moi le pouvoir de célébrer fixé sur la croix, ta louange,
en suppliant le Christ notre Dieu de me prendre en pitié.
Canon de la fête, puis ce canon de la Sainte, uvre du moine Jean, avec l'acrostiche (à
l'exception des théotokia): De l'illustre Euphémie je veux faire l'éloge.
Ode 1, t. 8
«Chantons une hymne de victoire au Seigneur qui a mené son peuple à travers la mer
Rouge autrefois, car il s'est couvert de gloire. »
L'illustre vierge Euphémie invite l'armée des Anges et les ch urs ivre aussi en toi; des
mortels à chanter ses merveilles.
La vénérable Euphémie, dédaignant le faste et sa noble extraction, a tout quitté pour ne
posséder que le Christ.
Le Maître de ton âme, ayant chéri la splendide beauté de ton c ur, te permit d'accéder
aux célestes chambres, glorieuse Euphémie.
Sainte Mère de Dieu, nous te chantons qui enfantas de merveilleuse façon le Verbe
éternel et divin qui prit chair en ton sein.
Ode 3
«Tu es le rempart de ceux qui accourent vers toi; les habitants des ténèbres trouvent en
toi leur clarté et mon âme te chante, Seigneur. »
Devant le tribunal, Euphémie, tu montras la virilité de ton âme allée vers les noces et
triomphas de l'ennemi par la vaillance de tes combats.
Point de tache en ta beauté ni de ride en ton âme; aussi le Christ telle une épouse te
reçut dans sa demeure immaculée.
De mon âme guéris les plaies, illustre Martyre du Christ, et Christ notre Dieu, brise par
tes prières les intrigues de l'ennemi.
En toi nous possédons nous les chrétiens, en tout temps notre refuge et rempart: divine
Epouse, nous te glorifions sans nous lasser.
Cathisme, t. 8
Martyre du Christ, sous les flots de ton sang tu submergeas tout à fait l'erreur des
impies et sous des pluies de grâce tu irriguas les mystiques guérets, faisant croître en eux le
bon grain de la foi; c'est pourquoi tu parus après ta mort, illustre Euphémie, comme la nuée
merveilleuse d'où jaillit le témoignage de la vie. Victorieuse Martyre, intercède auprès du Christ
notre Dieu, pour qu'il accorde le pardon de leurs péchés à ceux qui célèbrent avec amour ta
mémoire sacrée.
Sainte Hélène se hâta de retirer de terre le trésor caché, la Croix du Sauveur, et remplit
d'allégresse les confins de l'univers; par divine inspiration elle ordonne que des églises soient
érigées et transfère le sceptre de la Croix dans la résidence des empereurs, disant à son fils:
Etends les mains et reçois, noble Sire, le signe de tes victoires et de ta majesté; et que les
nations dans la grâce apprennent de toi à se prosterner fidèlement devant la Croix et les
Souffrances du Christ!
Ode 4
«Seigneur, j'ai perçu le mystère de ton uvre de salut, j'ai médité sur tes actions et glorifié ta
divinité. »
Sainte Martyre, devenue le pur miroir des divines pensées, telle un remarquable flambeau tu
brillas au milieu des lutteurs.
Invincible Martyre, tu refusas tout culte au démon ténébreux et par amour, pour la foi, tu
préféras t'en remettre à la mort qui vivifie.
En son corps insensible aux tourments, la virginale Martyre persévéra avec les athlètes
victorieux, mue par le désir de l'amour divin.
101
Ton visage meurtri resplendissait, rayonnant sous les coups, et par l'éclat du saint Esprit tu
assombris les pensées de l'ennemi.
Accorde-nous le pardon de nos fautes, Seigneur sans péché, et purifie le monde qui est tien,
par l'intercession de la Mère qui t'enfanta.
Ode 5
«En cette veille et dans l'attente du matin, Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous,
car tu es en vérité notre Dieu, nous n'en connaissons nul autre que toi. »
Le démon qui aime la guerre, tu refusas de l'aimer, sainte Martyre, le connaissant comme
ennemi de la lumière et de la paix.
Le Mal en personne qui prétendait briser par ses intrigues ta vigueur, sainte Martyre, tu l'as
tourné en dérision.
Illustre Martyre, accorde-moi la lumière et la paix et par ton intercession dissipe l'ignorance qui
perturbe mon esprit.
Nous te chantons, sainte Mère de Dieu, vierge même après l'enfantement: pour le monde tu fis
naître en vérité dans la chair le Verbe divin.
Ode 6
«Accorde-moi la tunique de clarté, toi qui te drapes de lumière comme d'un manteau, trésor de
tendresse, ô Christ notre Dieu. »
Illustre Martyre qui nourrissais en un c ur de femme de virils sentiments, tu méprisas les
monstres qui se cachent dans les eaux.
Tu as vaincu l’orgueil du tyran, Martyre invincible, en demeurant sauve comme Jonas dans les
eaux, parmi les monstres dévorants.
Comme il avait sauvé de la fosse Daniel, le Seigneur t'arracha aux fauves dévorants pour
exaucer ta prière, Euphémie.
Toi qui seule par la parole enfantas dans la chair la Parole de Dieu, sauve nos âmes du filet de
l'Ennemi.
Kondakion, t. 4
En ton martyre tu as bien combattu, après ta mort tu nous sanctifiés par les flots de tes
miracles, Euphémie; c'est pourquoi nous vénérons ta sainte dormition, nous tenant avec foi
près de tes reliques sacrées afin de préserver nos âmes de toute maladie et de puiser la grâce
des miracles auprès de toi.
Ikos
Le temple de l’illustre Martyre est devenu le Paradis, puisqu’il possède en son milieu cet
arbre d'immortalité qu'est son corps: qui goûte de ses fruits est sanctifié en peu de temps; là,
on s'étonne de voir qu'après la mort ce corps fait paraître, comme vivant, un sang dont tout le
monde respire le parfum; venez donc tous, empressez-vous, avec le pauvre que je suis; nous
purifiant de tout mal, couvrons-le de nos baisers et puisons la grâce des miracles auprès de
lui.
Synaxaire
Le 16 Septembre, mémoire de la sainte et illustre mégalomartyre Euphémie.
Elle mérite bien nos plus vibrants éloges, Euphémie, la martyre broyée par les ours.
Septembre dépassant la moitié de ses jours, Euphémie, près du Christ pour les siècles tu
loges. Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Ode 7
«Les Jeunes Gens venus de Judée à Babylone foulèrent jadis par leur foi dans la Trinité la
flamme de la fournaise en chantant: Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Ils dépassent l'entendement, les exploits des saints Martyrs, car le Créateur de l’univers
soumet la création aux lutteurs s’écriant : Dieu de nos pères, béni sois-tu.
Cette vierge digne de nos chants ferme la bouche des tyrans bavards, répondant à leurs
mensonges impies divinement, dans le saint Esprit: Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Trois jeunes gens ont fait brûler ceux qui chauffèrent la fournaise jadis; à présent la Sainte
célébrant la Trinité retire de l'abîme les serviteurs chantant le Dieu de nos Pères dans les siècles.
S'approchant de son épouse immaculée dans la fournaise mystiquement, par bienveillance du
Père le céleste Epoux sauva sous la rosée de l'Esprit celle qui chantait: Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Sauveur, lorsque tu as décidé d'accomplir en notre faveur le salut, dans le sein de la Vierge tu
habitas et tu en fis la protectrice des humains; Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Ode 8
« Le Roi des cieux que chantent les célestes armées, louez-le, exaltez-le dans tous les siècles. »
102
Bienheureuse entre les femmes, toi qui avais pour dot la grâce du Très-Haut, tu chantais le
Christ dans les siècles.
Fortifiée en ton esprit par l'amour immatériel de ton Epoux, tu livras ton corps à la mort et tu vis
dans les siècles.
Protégée par l'Esprit saint contre ce fauve qu'est l'erreur, Euphémie reçut la récompense dans
les siècles.
Ce n'est pas la mort corruptrice des âmes que tu subis, mais à cause du fauve qui te mordit tu
as trouvé la vie dans les siècles.
De toi nous implorons le secours: ô Vierge, ne méprise pas tes chantres qui t'exaltent dans les
siècles.
Ode 9
«Mère de Dieu et Vierge inépousée qui as conçu sans qu'on puisse l'expliquer par ta parole le
vrai Dieu, plus haut que les Puissances immaculées par nos hymnes incessantes nous te magnifions. »
Le sang vivant qui s'écoule de ton corps est la preuve que d'en haut te fut donnée l'éternelle vie,
Martyre au grand renom; car pour les fidèles y puisant tu es l'intarissable trésor des guérisons.
Ta mort se rattache à la loi de nature, Bienheureuse, mais d'impassible façon tu as revêtu cette
mort qui vivifie; en elle ayant déposé ton corps animé, tu vis sans corruption, témoin l'écoulement de
ton sang.
Couronnée selon les règles du combat, martyre Euphémie, pour avoir prêché le Christ, tu t'es vu
confier le rouleau des dogmes sacro-saints; le tenant des mains conciliaires, tu devins une colonne
vivante de l'orthodoxie.
Epouse inépousée, fiole du céleste Parfum, comme pure et véritable nuée de la Lumière
immatérielle, ayant reçu la Pluie du ciel dans ton sein, Vierge Mère, nous te magnifions.
Exapostilaire t.3
Tous ensemble nous célébrons la mémoire de l'illustre martyre Euphémie; des Pères en
effet elle a reçu la définition de l'orthodoxie et, la gardant, elle éclaire la vraie foi.
Croix, gardienne de tout l'univers, Croix, salut de la terre habitée, Croix, le bâton et l'appui
de tous les Saints, sceptre et vigueur des rois, forteresse et refuge des croyants, Croix, le
renversement des légions de l'Enfer, Croix, la force de tout le genre humain.
Laudes, t. 3
Frères, voyant divinement célébrée la solennité de la sainte martyre Euphémie, dans
l'action de grâces chantons une hymne à notre Dieu admirable en ses desseins; car en la
nature d'une femme il terrassa l'invisible pouvoir de la puissance ennemie et dans la faiblesse
de la martyre Euphémie il réalisa sa divine force à perfection. Par ses prières, qu'il accorde à
nos âmes le salut! (2 fois)
L'illustre Martyre du Christ, ayant rempli de son propre sang la coupe de vérité par ses
combats et l'ayant présentée à l'Eglise d'inépuisable façon, par la voix de la sagesse y
convoque les fils de la foi et leur dit: Buvez ce témoignage de la divine Résurrection, qui
chasse les ennemis de la foi, purifie les passions et protège les âmes des croyants; criez
donc au Sauveur: Accorde à nos âmes le salut, toi qui nous verses à flots les délices de
l'Esprit.
Nous dont l'âme fut marquée, au jour de la Rédemption, par le sang du Sauveur, dans
l'allégresse de l'esprit, comme dit le Prophète, puisons le sang que fait sourdre pour nous la
sainte source du martyre le conformant aux vivifiantes souffrances du Christ de même qu'à sa
gloire sans fin; disons-lui donc à haute voix: Seigneur glorifié dans tes Saints, par les prières
de ton illustre martyre Euphémie, accorde à nos âmes le salut.
Gloire au Père, t. 6
A la droite du Sauveur se tient la vierge martyre victorieuse au combat, sous l’invincible
manteau des vertus, parée de virginale pureté, bariolée par le sang du combat, ayant garni sa
lampe d'une huile d'allégresse et lui criant: J'ai couru vers toi sur la trace de ton parfum, Christ
mon Dieu, ton amour m'a transpercée, ne t'éloigne pas de moi, céleste Epoux ! Par ses prières
envoie sur nous ta miséricorde, Sauveur tout-puissant.
Maintenant ...
Surgi des profondeurs de la terre en ce jour, l'arbre de vie confirme la foi en la
Résurrection du Christ qui sur lui fut cloué; élevé par de saintes mains, il annonce son
Ascension vers les cieux, qui en permet le séjour à notre nature sur terre déchue; aussi dans
103
l'action de grâce écrions-nous: Seigneur qui sur lui fus élevé et qui, par lui, nous fis monter
avec toi, accorde la joie céleste aux chantres de ton nom.
Apostiches, t. 6
Prosternons-nous devant le lieu où se posèrent les pieds du Christ, en exaltant sa Croix
trois fois bénie, sur laquelle fut versé le sang du Seigneur qui sur le monde a fait jaillir la divine
Résurrection.
Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
Mortifiant les passions de la chair et de l'esprit, fidèles, empressons-nous de monter
depuis la terre jusqu'au céleste repos, crucifiés avec notre Maître en l'exaltation de sa Croix.
Dieu est notre Roi depuis toujours, au milieu de la terre il accomplit le salut.
Du flanc divin du Sauveur a jailli la source aux flots de vie qui abreuve les âmes des
croyants se prosternant devant sa Passion, devant sa Croix et sa divine Résurrection.
Gloire au Père, t. 1
En ce jour, Euphémie, le ch ur des Pères assemblés pour le Christ te remet le rouleau
contenant la foi orthodoxe clairement définie; l'ayant pris dans tes mains, tu le gardes jusqu'à
la fin; c'est pourquoi nous, les ch urs des mortels, tous ensemble nous glorifions ton martyre
et disons: Réjouis-toi, sainte Euphémie qui sans faille as gardé la foi orthodoxe, cet héritage
que les Pères nous ont transmis; réjouis- toi qui intercèdes pour nos âmes.
Maintenant ...
Aujourd'hui en vérité s'accomplit le saint oracle de David; voici que nous nous
prosternons réellement devant ce qui fut l'escabeau de tes pieds, à l'ombre de tes ailes, Dieu
d'amour, pleins d'espérance te criant: Que brille sur nous ton visage de clarté et relève le front
des fidèles chrétiens par l'exaltation de ta précieuse Croix, ô Christ de tendresse et de pitié.
17 SEPTEMBRE
Mémoire de la sainte martyre Sophie et de ses trois filles, Foi, Espérance
et Charité.
VÊPRES
Lucernaire, t.4
En ce jour a brillé, plus claire que le soleil, ta Croix vénérable, Sauveur, plantée sur le
Calvaire glorifié, ô Christ, et sur ta montagne de sainteté son exaltation révèle clairement
comment par elle, Ami des hommes tout-puissant, tu élevas notre nature jusqu'aux cieux.
Aux hommes, en ce jour, les cieux ont annoncé ta gloire, Seigneur qu'ils ne peuvent
contenir; car le signe de ta Croix, rayonnant d'inaccessible lumière joyeusement, fit obstacle à
l'aveugle fureur des meurtriers de notre Dieu; aussi nous glorifions, Ami des hommes, ton
uvre de salut, Sauveur de nos âmes, Jésus tout-puissant.
La très-sainte Croix, l'indestructible trophée qui de terre fut reporté vers la clarté, en ce
jour s'avance vers nous comme un trésor caché pour rendre riche le monde entier des
splendides bienfaits qu'elle destine à l'univers; aussi nous glorifions, Ami des hommes, ton
uvre de salut, Sauveur de nos âmes, Jésus tout-puissant.
Unies par la loi de nature et fortifiées par l'amour du Créateur, trois jeunes vierges ont
brisé par leur foi les chaînes de l'erreur et broyé sous leurs pieds courageusement
l'impuissant ennemi; le diadème de victoire fut leur splendide ornement pour entrer dans
l'allégresse en la demeure de l'Epoux.
Foi, Espérance et Charité, ces illustres martyres sages en Dieu, éponymes des plus
brillantes vertus, ayant combattu et renversé le Mauvais qui perfidement séduisit la mère des
vivants, ont mérité la demeure du Paradis, où, divinisées, elles intercèdent pour nous tous.
Les vénérables filles de Sophie, Foi, Espérance et Charité, méprisèrent le feu, les
châtiments de toutes sortes et la mort; ayant fidèlement recherché la splendide beauté du
céleste Epoux, elles resplendirent sous les coups et s'unirent à lui pour toujours; par leurs
prières, ô Christ, délivre-nous de tout malheur.
104
Gloire au Père ... Maintenant, t. 6
Les oracles des Prophètes ont prédit le bois très-saint par lequel Adam fut délivré de
l'antique malédiction et de la mort; en ce jour de son exaltation, la création élève la voix pour
demander à Dieu sa miséricorde à profusion; et toi seul dont la tendresse est infinie, fais-nous
grâce, Seigneur, et sauve nos âmes.
Apostiches, t. 2
Voyant exalté le bois de la Croix, magnifions grandement le Dieu crucifié en sa chair,
par extrême bonté.
Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
C'est la délivrance du malheur et l'acquisition de tous les biens qu'offrit au genre
humain, lorsqu'elle fut exaltée, la sainte Croix du Christ notre Dieu.
Dieu est notre Roi depuis toujours, au milieu de la terre il accomplit le salut.
Lorsque Moïse, préfigurant les souffrances du Christ, mit en fuite Amalec, c'est la
défaite des démons qu'il prédit par le signe de la Croix.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Tous ensemble, venez, pleins d'allégresse et de joie, baisons le bois du salut sur lequel
fut étendu le Christ, notre divin Rédempteur.
Tropaire, t. 1
Sauve ton peuple, Seigneur, et bénis ton héritage, accorde à tes fidèles victoire sur les
ennemis et sauvegarde par ta Croix les nations qui t'appartiennent.
MATINES
Cathisme I, t. 4
Comblés d'allégresse par toi, vivifiante Croix trois fois bénie, les peuples célèbrent la
présente festivité en compagnie des ch urs immatériels; les Pontifes t'exaltent avec foi, la
multitude des Moines se prosterne devant toi; et nous tous, nous glorifions le Christ mis en
croix.
Cathisme II, t. 4
Resplendissante de lumière, ta Croix chasse les phalanges des ténèbres, Seigneur; elle
éclaire les fidèles chantant: Tu es en vérité, Croix du Christ, l'allégresse du monde et sa fierté.
Canon de la fête; puis celui des Saintes, uvre de Théophane, avec l'acrostiche: Je chante
les splendides enfants de Sophie.
Ode 1, t. 1
«Ta droite victorieuse, magnifique en sa force, s'est couverte de gloire, car, ô Seigneur
immortel, grâce à ta puissance, elle a broyé les ennemis en ouvrant pour Israël une voie
nouvelle au profond de la mer. »
De ta sagesse ineffable qui dépasse l'univers, ô Christ mon Maître, accorde-moi
l'illumination, pour que je puisse chanter ces martyres au grand renom, les filles de Sophie.
Le nom que tu portais clairement fut illustré par ton genre de vie, puisqu'entièrement tu
la passas, glorieuse Sophie, dans l'amour de la sagesse dont les grâces brillèrent en toi.
Ta progéniture fortunée, parée du triple éclat de la sagesse du suprême Dieu, pour la
sainte Trinité a brillé dans le combat, éponyme de la sagesse divine, Sophie.
Purifiées par la vertu en leur âme et dans leur corps, les trois jeunes vierges, ô Christ,
Foi, Espérance et Charité, par la voie du martyre furent amenées jusqu'à toi, leur mystique
Epoux.
Celui qui tout d'abord fut contemplé dans sa nature de Dieu, en assumant la nature des
humains l'a tout entière rénovée, lorsqu'en ton sein il demeura divinement; comme pure Mère
de Dieu, nous les fidèles, nous te glorifions.
Ode 3
«Toi qui seul connais la faiblesse de la nature humaine, lui étant devenu semblable dans
ta compassion, revêts-moi de la force d'en-haut, pour que je chante devant toi: Saint est le
temple spirituel de ta gloire immaculée, Seigneur ami des hommes. »
105
Ayant perçu ta voix les appelant, ô Christ, à l'immortelle et impassible vie, les vierges
martyres couronnées t'ont suivi pour te chanter: Saint est le temple spirituel de ta gloire
immaculée, Seigneur ami des hommes.
Devant le tribunal où vous avez témoigné, le Christ vous a donné sa force, comme il
l'avait promis; il vous remplit d'une sagesse divinement inspirée et fit de vous des martyres
porteuses de brillants trophées, dans la rayonnante grâce de la virginité.
Vous avez donc émoussé la jactance de l'ennemi et renversé son orgueil par vos
magnanimes combats; et celui qui se vantait jadis de faire disparaître l'océan, vous l'avez
noyé sous les flots de votre sang.
Richement comblées de la suprême sagesse du Christ, les trois filles de Sophie, cette
mère sage, cette fleur choisie, confondirent l'impudente folie et l'arrogance du tyran en
exposant les divins enseignements.
Chaste demeure de la sainteté, saintement tu enfantas le Christ, le Saint des saints qui
parmi les Saints a son repos et pour lequel nous chanterons: Saint est le temple spirituel de ta
gloire immaculée, Seigneur ami des hommes.
Cathisme, t. 8
Ayant lié vos âmes à l'amour du Christ, vous n'avez plus pensé à la beauté de ce qui
passe et se corrompt, mais en disciples du Verbe vous en êtes détournées, d'abord en
mortifiant par l'ascèse les passions, puis en menant votre ferme lutte dans les douloureux
tourments; c'est pourquoi le Maître vous a couronnées de la double couronne pour avoir
doublement témoigné et vous permit l'accès de son palais nuptial. Bienheureuses Martyres,
intercédez auprès du Christ notre Dieu, pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés à ceux
qui fêtent avec amour votre mémoire sacrée.
Gloire au Père ... Maintenant ...t.8.
Jadis au Paradis l'Ennemi me dépouilla, me faisant goûter au fruit de l'arbre, il introduisit
la mort; mais sur terre fut planté l'arbre de la Croix, il apporte aux hommes le vêtement de vie
et le monde entier déborde de joie; voyant la Croix exaltée, crions tous au Seigneur d'une
même voix: Ton temple est rempli de ta gloire!
Ode 4
«Montagne ombragée par la grâce de Dieu, Habacuc t'a reconnue de son regard de voyant. De
toi, a-t-il prédit, sortira le Saint d'Israël pour notre salut et notre restauration. »
Par la divine grâce fortifiées, Foi, Espérance et Charité, ces martyres victorieuses,
courageusement confondirent les menaces des tyrans, consumées en holocauste par le feu pour
s'approcher du Christ, leur Epoux.
Couvertes par l'armure de la Croix, Foi, Espérance et Charité eurent la force d'endurer
patiemment les coups des châtiments, et les Saintes résistèrent au péché avec constance, jusqu'au
sang.
Foi, Espérance et Charité, ces vierges saintes en nombre égal à celui de la divine Trinité, par
son amour et sa puissance fortifiées, furent à même d'endurer la violente douleur des tourments.
Les tendres vierges ont confondu grâce à l'arme de la Croix l'insolent orgueil du Séducteur et
jusqu'au sol ont abaissé celui qui sans mesure se vanta de s'emparer du monde entier.
Foi, Espérance et Charité, ces trois lampes ayant brillé par leur sagesse et manifestement
rayonné l'éclat de la divine Trinité, illuminent les Eglises clairement pour nous secourir et nous sauver.
Mère de Dieu toute-digne de nos chants et plus sainte que tous les Saints, l'attente des nations,
la sauvegarde des croyants, de toi s'est levé le Rédempteur, le Seigneur et le donneur de vie, pour nous
sauver qui te chantons.
Ode. 5
«Par l'éclat de ton avènement tu as illuminé les confins de l'univers en les éclairant, ô Christ,
par la splendeur de ta Croix: fais briller aussi la lumière de la divine connaissance dans les c urs qui te
chantent selon la vraie foi. »
Liées par la nature et par la foi, les trois vierges porteuses-de-Dieu, en la patience de leur c ur,
supportèrent les tourments et de la double couronne confondirent le tyran par la divine sagesse dont
elles exposèrent les secrets.
La prime aïeule se réjouit de voir triompher du Malin qui de l'Eden l'avait chassée des femmes
sages en Dieu, les filles de Sophie, Foi, Espérance et Charité.
106
Elles échappèrent aux flatteries, aux caresses venimeuses du tyran, et supportèrent
volontairement les blessures des châtiments, ces remarquables vierges qu'avaient blessées, ô Christ,
ton amour et ta divine charité.
Les célestes Puissances, te voyant, jubilent et de concert exulte aussi l'ensemble des mortels,
car ils sont unis par ton enfantement, Vierge Mère de Dieu qu'à juste titre nous glorifions.
Ode 6
«Le fond de l'abîme nous entourait et nous n'avions personne pour nous délivrer, nous étions
comptés comme brebis d'abattoir. Sauve ton peuple, ô notre Dieu, car tu es la force des faibles et leur
relèvement. »
Les jeunes filles qui ont eu l'illustre honneur d'un nombre égal à celui de la divine Trinité, trois
fois heureuses, ont déposé en tes mains immaculées joyeusement leur espérance, Seigneur.
Resplendissantes déjà de virginale beauté, du diadème des martyrs se sont parées celles qui
d'en haut pour leurs mérites ont reçu double couronne des mains du Christ, source de vie et Seigneur
compatissant.
Maître régnant sur l'univers, en ta demeure furent amenés ces trésors de virginité, les trois
filles de Sophie, pour communier à ta royauté, car tu es leur lumière et leur joie.
En toi se réjouissent, Vierge immaculée, les ancêtres du genre humain qui recouvrent grâce à
toi l'Eden que par leur faute ils ont perdu, car tu enfantes, demeurant vierge pure comme avant.
Kondakion, t. 1
Les purs rameaux de l'illustre Sophie, Foi, Espérance et Charité, ont dénoncé, comme
folle, la sagesse des païens et, remportant la victoire au combat, ont obtenu des mains du
Christ, Seigneur de l'univers, l'incorruptible couronne des cieux.
Ikos
Lorsque dans le monde entier fut promulgué l'édit criminel de sacrifier aux idoles et de
verser des libations, d'honorer, pour la perte des hommes, les temples et les autels des
démons, alors comme étoiles ont resplendi les illustres vierges repoussant les ténèbres et
l'ignorance des sans-Dieu; dans les c urs des fidèles ayant allumé la lueur de la foi, elles
proclamèrent tout haut: Le Dieu suprême en qui nous nous glorifions, c'est celui qui s'est
laissé crucifier, puis est ressuscité le troisième jour! Aussi ont-elles mérité d'être couronnées
par le Christ de l'incorruptible couronne des cieux.
Synaxaire
Le 17 Septembre, mémoire des vierges saintes et victorieuses martyres Foi, Espérance
et Charité, et de leur mère Sophie.
Adoratrices de la sainte Trinité, trois saintes s urs, Foi, Espérance et Charité, ont
incliné leur tête sous le fil du glaive. Leur âme, le dix-sept, dans la gloire s'élève.
Par leurs saintes prières, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Ode 7
«Nous les fidèles, nous reconnaissons en toi, ô Mère de Dieu, la fournaise spirituelle; et de
même qu'il a sauvé les trois Jeunes Gens, le Très-Haut a renouvelé en ton sein le monde entier, le
Seigneur Dieu de nos Pères, digne de louange et de gloire. »
Clairement illuminées par l'unique grâce au triple éclat, les vierges saintes ont dissipé les
ténèbres des démons et chanté comme Dieu la Lumière tripersonnelle en célébrant le Dieu de nos
Pères, le Seigneur digne de louange et de gloire.
Ayant votre demeure dans les cieux et tenant pour le Christ votre lampe allumée, avec les
Anges maintenant vous exultez de joie, contemplant l'éternelle gloire et chantant le Dieu de nos Pères,
le Seigneur digne de louange et d'honneur.
A l'instar des Jeunes Gens, ayant montré leur ferme opposition, les virginales porteuses de Dieu
ont vaillamment foulé le feu; car elles possédaient leur même fermeté et glorifièrent en nombre égal le
Dieu de nos Pères à qui revient louange en tous les temps.
Accorde, ô Vierge immaculée, la rémission de leurs péchés aux fidèles te chantant, les
délivrant des tentations et de toute adversité, car en toi nous possédons notre refuge, divine Epouse
ayant porté le Dieu de nos Pères dans tes mains.
Ode 8
«Dans la fournaise, comme en un creuset, brillèrent les enfants d'Israël par l'éclat de leur piété
plus pure que l'or fin et ils se mirent à chanter: Bénissez le Seigneur, toutes ses uvres, à lui haute
gloire, louange en tous les siècles. »
107
Ces vierges à la divine splendeur, Foi, Espérance et Charité, brillèrent par l'éclat de leur piété
plus purement que l'or, en s'écriant: Bénissez, toutes ses uvres, le Seigneur, louez-le, exaltez-le dans
tous les siècles.
Les vierges ayant acquis par le martyre clairement leur pur et lumineux éclat, chantons-les,
fidèles, et psalmodions: Bénissez, toutes ses uvres, le Seigneur, louez-le, exaltez-le dans tous les
siècles.
C'est un flot de guérisons qu'en abondance et richement sans cesse font jaillir les châsses des
Martyres pour les fidèles chantant: Bénissez, toutes ses uvres, le Seigneur, louez-le, exaltez-le dans
tous les siècles.
Tu es la terre sainte, ô Vierge immaculée, qui enfantas le vivifiant épi, le Christ qui nous procure
l'éternelle vie et pour lequel nous psalmodions: Bénissez, toutes ses uvres, le Seigneur, louez-le, dans
tous les siècles.
Ode 9
«Pour image de ton enfantement nous avons le buisson ardent qui brûlait sans être consumé;
en nos âmes nous te prions d'éteindre la fournaise ardente des tentations, pour qu'alors, ô Mère de
Dieu sans cesse nous te magnifiions. »
Rassasiées de la lumière au triple éclat et comblées par le rayonnement divin, vous, les
homonymes des vertus, qui portez les noms de Foi, d'Espérance et de Charité, en notre foi confirmez-
nous, ainsi qu'en l'espérance et l'amour.
Pour que la Puissance d'en-haut apaise maintenant la tempête déchaînée de l'hérésie et qu'elle
apporte la concorde aux croyants, invincibles porteuses de trophées et vierges saintes, nous vous en
prions, sans cesse auprès d'elle intercédez.
Vierges sages, ayant franchi la nuit de cette vie, vous avez atteint le jour sans soir, dans
l'allégresse des martyrs et la grâce virginale qui fait votre fierté, et vous avez bien mérité le divin
royaume sans fin.
Comment la Vierge a enfanté celui qui est dans l'éternité, le Verbe hypostasié, le Reflet du Père,
notre Bienfaiteur, et comment son sein a pu donner une chair au Seigneur qu'à juste titre nous
magnifions?
Exapostilaire t. 3
Les trois vierges qu'enflamma leur zèle pour la Trinité et porteuses du même nom que
la triade des vertus, Foi, Espérance et Charité, dans les sentiments qui s'y rattachent
méprisèrent les tourments.
Ô Vierge qui a mis au monde le Seigneur, le Créateur des siècles et des Anges, supplie-
le de faire en sorte que tes fidèles serviteurs près de lui se tiennent à sa droite dans les cieux.
Apostiches, t. 2
Exaltant la lance et la Croix, ainsi que les clous par lesquels fut fixé le vivifiant corps du
Christ, vénérons-les en nous prosternant devant eux.
Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
Exalté, mon Sauveur, le bois de ta Croix consume le taillis pernicieux du péché, pour
éclairer le monde entier.
Dieu est notre Roi depuis toujours, au milieu de la terre il accomplit le salut.
De l'eau jaillie de ton côté, ô Verbe, et de ton sang l'Eglise brillamment, telle une
épouse, se revêt pour chanter la gloire de ta Croix.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Invincible rempart, divine protection des croyants, salut, Croix du Seigneur; par toi nous fûmes
élevés de la terre jusqu'aux cieux.
18 SEPTEMBRE
Mémoire de notre vénérable Père thaumaturge Eumène, évêque de
Gortyne.
VÊPRES
Lucernaire, t. 1
L'arbre de notre salut, le bois sur lequel en ses mains a voulu se faire clouer le Christ
vivifiant l'univers, au jour de son exaltation invite par des chants de fête les croyants à se
prosterner devant l'escabeau de notre Dieu.
108
Fidèles, célébrant le souvenir de la dédicace de la sainte Résurrection qui pour ceux des
ténèbres fit briller la grande lumière de l'immortelle vie, venez, exaltons le bois vivifiant de la
Croix, nous prosternant devant le Christ notre Sauveur.
Le grand Moïse, jadis sur le mont Sinaï élevant ses mains en forme de croix, préfigura,
ô Christ notre Dieu, ta Croix exaltée en ce jour et sur terre sanctifiant tous les fidèles qui se
prosternent devant ta sainte Crucifixion.
t. 4
En ton âme et ton corps purifié des passions, tu devins la demeure de l'Esprit saint;
orné du sacerdoce dont tu portes l'onction, Eumène, te voici près de notre Dieu, à sa droite, en
compagnie des Anges saints, comme héritier de la gloire du Seigneur et pour intercéder en
faveur des fidèles te chantant.
Ton illustre vie éclairée par les vertus rayonna de miracles resplendissants et te rendit
célèbre dans tout l'univers, bienheureux, Pontife, faisant de toi un astre non errant, le
compagnon de tous les Saints, le citoyen de la cité sainte, le concitoyen des Anges dans le ciel,
Thaumaturge digne de toute admiration.
L'ornement des Crétois, l'évêque de Gortyne, l'inébranlable fondement de l'Eglise, le
pontife Eumène, en ses miracles si grand et devenu célèbre par ses hauts faits, celui qui
éclaira les c urs enténébrés, comme flambeau des croyants à haute voix, tous ensemble,
vénérons-le.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 4
De ta précieuse Croix, ô Christ, Moïse, préfigurant la puissance la terre jadis, au désert
du Sinï mit en fuite Amalec; car, lorsqu il étendait les mains en forme de croix, il donnait force
à son peuple sur l'ennemi; et maintenant ces figures deviennent pour nous réalité: en ce jour la
Croix est exaltée et les démons en fuite sont éloignés; en ce jour l'entière création est délivrée
de la corruptible condition; par la Croix en effet toute grâce a brillé sur nous; aussi dans
l'allégresse thaumaturge nous tous, nous nous prosternons devant toi en disant: Que uvres
sont grandes, Seigneur, gloire à toi!
Apostiches, t. 6
Longanime Seigneur, tu endures les soufflets, la crucifixion, le déshonneur, voulant
nous délivrer de la main du Séducteur, et tu souffres tout cela, Dieu de tendresse qui seul nous
donnes la vie.
Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosterner devant son trône, car il est saint.
Dieu de bonté, je vénère ta Croix, les clous et la lance, Rédempteur, par lesquels tu nous
délivras de la mort, seul Ami des hommes et notre Bienfaiteur, Sauveur qui seul nous donnes
la vie.
Dieu est notre Roi depuis toujours, au milieu de la terre il accomplit le salut.
Pour moi tu fus cloué sur la croix, Sauveur de toute bonté, tu enduras les outrages, les
soufflets, et le vinaigre, tu le bus, d'une lance tu fus percé et souffris tout cela, Rédempteur
sans péché.
Gloire au Père ... Maintenant ...
En ce jour fut rendu visible le bois de la Croix, en ce jour furent détruits les complots des
impies, en ce jour les empereurs des croyants firent triompher notre foi; et si jadis par l'arbre
Adam fut déchu, par l'arbre de la Croix maintenant les démons sont frappés de terreur. Gloire
à toi, Seigneur tout-puissant, gloire à toi.
Tropaire, t. 1
Sauve ton peuple, Seigneur, et bénis ton héritage, accorde à tes fidèles victoire sur les
ennemis et sauvegarde par ta Croix les nations qui t'appartiennent.
MATINES
Cathisme I, t. 1
Seigneur qui as pour trône le ciel, comme Dieu, et pour marchepied la terre, Christ
Sauveur, tu nous montras aussi ta sainte Croix comme l'escabeau de tes pieds; comme
l'enseigne le psalmiste David, tous ensemble devant elle prosternons-nous, la réclamant
comme secours et protection et la glorifiant dans l'ardeur de notre foi.
109
Cathisme II, t. 4
Après la chute lamentable du Paradis provoquée par l'amer conseil de l'Ennemi, sur le
Calvaire, ô Christ, tu m'as remis debout, corrigeant par la Croix l'antique malédiction; et tuant
le serpent dont l'astuce m'avait meurtri, tu me fis le don de ta vie. Gloire, Sauveur, à ta divine
Crucifixion.
Canon de la fête, puis celui du Saint, avec l'acrostiche: Bienheureux, prie le Christ de
m'être bienveillant. Joseph.
Ode 1, t. 2
«Venez, tous les peuples, chantons pour notre Dieu, le Christ qui divisa la mer pour le
peuple qu'il soustrait à la servitude des Egyptiens, car il s'est couvert de gloire. »
Puisque le Christ exauce tes prières, bienheureux Père Eumène la mort, seul Ami des
sage-en-Dieu, attire sa bienveillance sur les fidèles qui te chantent avec amour.
Dès l'enfance, vénérable Père, tu aimas l'humilité seule capable d'élever; tu as humilié
l'orgueilleux serpent et reçu le pouvoir des guérisons.
Tu devins un instrument de l'Esprit saint, toi qui par l'ascèse avais soumis les
charnelles préoccupations, asservissant au meilleur le moins bon.
Les prophéties te concernant sont accomplies, Souveraine enfantes notre Dieu; celui
qu'elles annoncent hautement, en deux natures parfaites tu lui donnes place en ton sein.
Ode 3
« Seigneur, affermis nos c urs en ton amour, toi qui sur la croix fis disparaître le péché,
et plante la crainte de ton nom dans les c urs de ceux qui te louent. »
Comme l'abeille, tu parcourus diligemment, Pontife saint, les mystiques prairies pour
butiner les douces fleurs et déposer leur miel dans les ruches de ton c ur.
Ta vie pure et ta parole relevée par le sel divin, Eumène, ont révélé la grâce et la
splendeur enfouies au-dedans de ton c ur.
Tu t'élevas dans l'éclat de tes vertus et montas jusqu'au trône élevé, . sous l'onction
divine de l'Esprit, en répandant la bonne odeur du Christ.
Marie, encensoir d'or de la divinité, chasse loin de moi les miasmes des passions,
affermis mon c ur, de peur qu'il ne chancelle sous les flèches du perfide ennemi.
Cathisme, t. 5
Père, brillant par l'orthodoxie de ta doctrine, tu dissipas les ténèbres des hérésies,
Eumène, et faisant des miracles, tu obtins auprès de tous, par divine providence, un grand
renom; aussi, à l'égal des Anges, dans la foi comme Pontife nous voulons te vénérer.
Gloire au Père ... Maintenant ...t.5
Sur nos épaules prenons avec foi le bois très-saint du Christ notre Roi et rejetons les
attraits de cette vie; jadis, en effet, les empereurs, l'ayant pris, ont triomphé des ennemis et,
par sa puissance, mis en fuite les païens.
Ode 4
«Seigneur, j'ai perçu le plan de ton salut et je t’ai glorifié, seul Ami des hommes. »
Pontife, tu devins le temple de l'Esprit en fréquentant les maisons de notre Dieu et
resplendissant par tes divines méditations.
De Gortyne, sage Père, devenu l'évêque, le pontife inspiré, par l'éclat de tes miracles tu brillas
également.
Par le feu de tes peines tu consumas, Pontife, la béante gueule du dragon qui s'élançait contre
toi.
Par la vigueur de tes pensées tu renversas courageusement notre ennemi et tu freinas les
fauves en leur élan.
Jadis de saints oracles ont annoncé le profond mystère de ton enfantement, Vierge pure, et
maintenant nous les voyons réalisés.
Ode 5
«Toi qui es la source de clarté et le créateur des siècles, Seigneur, dirige-nous à la clarté de tes
commandements: nous ne connaissons nul autre Dieu que toi. »
Ayant apaisé, vénérable Père, les passions de ton âme et de ton c ur, tu acquis le jugement et
mis fin aux querelles des empereurs qui s'en remirent à toi pour leur bien.
Prêtant l'oreille à tes discours, l'empereur fidèle fit cesser la longue et funeste inimitié, sage
Eumène, et désormais chérit la concorde fraternelle.
110
Y survenant, comme un flambeau tu illumines Rome où tu accomplis des miracles, en appelant
vers le port serein des guérisons ceux qui naviguent sur le gouffre des passions.
Toute-pure, tu as enfanté comme enfant nouvelet le Fils qui précède tous les temps et qui
possède, en homme et en Dieu, deux volontés ainsi que deux énergies.
Ode 6
«Encerclé par l'abîme de mes péchés, j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: de la
fosse, mon Dieu, relève-moi. »
En ton c ur, Eumène, possédant ce réel trésor inépuisable qu'est le Christ, comme fange tu
considéras l'or que t'accorda l'empereur.
Tu siégeas sur le trône élevé, adressant d'en haut le salut de paix à l'Eglise qui maintenant se
glorifie de ton nom.
Sans te laisser éclabousser par le péché, tu traversas la tempête douloureuse de la vie et tu
abordas aux calmes ports où se réjouit la foule des Saints.
La pluie céleste descendue sur toi, Mère toujours-vierge, a rendu fécond un sol inculte, en
l'irriguant avec les flots de la connaissance de Dieu.
Kondakion, t. 2
Illuminé par la divine clarté, pontife Eumène et Père bienheureux, tu nous éclaires, nous
qui chantons avec amour ton illustre et sainte dormition; car sans cesse tu intercèdes en
faveur de nous tous.
Ikos
Seigneur, prends en pitié ton serviteur, pardonne-moi tous mes péchés, accorde-moi la
tendresse de ton c ur, afin que par des hymnes incessantes je puisse te glorifier et couronne
de cantiques ton fidèle servant, l'évêque de Gortyne, en ce jour, Eumène, ce flambeau de bonté
qui pour la terre entière se révèle un trésor, le soutien de l'Eglise et la divine splendeur des
Crétois; car sans cesse il intercède en faveur de nous tous.
Synaxaire
Le 18 Septembre, mémoire de notre vénérable Père Eumène, évêque de Gortyne.
Eumène, la pupille des yeux de Gortyne, contemple le regard bienveillant du Sauveur.
Le dix-huit, il accède à la vision divine, Eumène de Gortyne, pontife au grand c ur.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Ode 7
«Les Jeunes Gens, méprisant le culte impie de la statue d'or élevée dans la plaine de Doura, au
milieu des flammes psalmodiaient, couverts d'une fraîche rosée: Béni sois-tu, Dieu de nos Pères! »
Dans le zèle de ton âme, dédaignant les pensées de mort, en voyage tu partis, dans ton extrême
vieillesse, vénérable Eumène, pour le bien des fidèles recevant la semence de tes saints
enseignements.
Rome jouit de tes excellentes qualités et comme un aimable don à la Thébaïde t'envoie, sans
que tu le veuilles; là, tu fais cesser la désolation de la sécheresse sous la pluie, vénérable Père Eumène,
de tes saintes oraisons.
La tempérance t'ayant nourri au sein, tu en suças le lait très-pur et parvins à la pleine mesure,
montant jusqu'à la cime des vertus pour éclairer, plus vivement que le soleil, de tes miracles ceux
qu'enveloppait la nuit des passions.
En ton sein la Lumière immatérielle a demeuré pour dissiper l'impiété à la lueur de la divine
connaissance; divine Epouse et Vierge immaculée, nous célébrons ton Fils en lui criant: Béni sois-tu,
Dieu de nos Pères!
Ode 8
«Le Dieu qui dans la fournaise descendit pour venir en aide aux enfants du peuple hébreu et
changer la flamme en une fraîche rosée, toutes ses uvres, chantez-le comme Seigneur, exaltez-le
dans tous les siècles. »
Ayant vaincu dans la lutte l'ennemi et mené ta course à bonne fin, dans ton extrême vieillesse,
vers tes pères tu passas, comme un blé mûr, après avoir atteint sur une terre étrangère la fin de ta vie.
Les enfants de la Thébaïde, n'oubliant nullement, vénérable Père, tes bienfaits, l'estimant juste,
ont envoyé à ta patrie et ton troupeau ta sainte châsse répandant la grâce des miracles en son retour.
Rhaxos, qui possédait déjà le vénérable corps de Cyrille, son martyr, enferme aussi le tien dans
ses flancs, Père saint, pour réunir ainsi ceux qui, ayant vécu sur terre dans les mêmes sentiments,
demeurent pour les siècles en la céleste patrie.
111
Les Prophètes en vénérable ch ur d'avance, Vierge sainte, selon la vérité t'ont décrite comme la
montagne non taillée, le bâton fleuri, la porte que franchit, comme il le sait, le Dieu très-haut, te
laissant close comme avant.
Ode 9
«Le Dieu et Verbe en sa sagesse inégalée est venu du ciel renouveler Adam déchu pour avoir
mangé le fruit de perdition; d'une Vierge sainte il a pris chair pour nous; et nous fidèles, à l'unisson
dans nos hymnes nous le magnifions. »
De manière admirable, Père saint, en pontife du Christ de hauteur en hauteur tu es passé là où
les ch urs les plus sacrés servent avec crainte la divine Trinité, bienheureux Eumène, en compagnie de
toutes les Puissances des cieux.
Apaise la tempête déferlant sur ta patrie et fais par tes prières, Bienheureux, que Dieu nous
montre sa bienveillance, repoussant l'invasion des barbares nous tyrannisant et, par l'épreuve du
malheur, nous poussant au gouffre de la perdition, Eumène, pontife digne de nos chants.
Illustre Eumène, ta mémoire sacrée invite les vénérables pasteurs et le peuple des croyants, à
tous leur procurant la sanctification; et nous qui la célébrons, en abondance accorde-nous les grâces
lumineuses dont tu es le porteur.
Tu portes celui qui porte l'univers en sa puissance divine et de tes mamelles tu nourris le
nourricier de toute vie; Vierge pure, tes merveilles dépassent tout esprit, étonnant les Anges et les
mortels qui te disent bienheureuse et te chantent de tout c ur.
Exapostilaire t. 3
Eumène, pontife inspiré de Dieu, compagnon des Archanges dans le ciel, par le crédit
que tu possèdes auprès du Christ, dont tu approches le trône, dans la gloire, à présent,
souviens-toi des fidèles célébrant ta mémoire lumineuse et de tout c ur te vénérant.
t. 2
Croix, gardienne de tout l'univers, Croix, de l'Eglise le charme et la beauté, sceptre
vraiment royal qui soutient la vigueur de notre foi, Croix, le suprême effroi des légions de
l’Enfer, Croix, la gloire des Anges dans le ciel.
Apostiches, t. 2
Voyant exalté le bois de la Croix, magnifions grandement le Dieu crucifié en sa chair,
par extrême bonté.
Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
De l’eau jaillie de ton côté, ô Verbe, et de ton sang l’Eglise brillamment, telle un épouse,
se revêt pour chanter la gloire de ta Croix.
Dieu est notre Roi depuis toujours Prosternez-vous devant son trône, car il saint.
Exaltant la lance et la Croix, ainsi que les clous par lesquels fut fixé le vivifiant corps du
Christ, vénérons-les en nous prosternant devant eux.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Tous ensemble, venez, pleins d'allégresse et de joie, baisons le bois du salut sur lequel
fut étendu le Christ, notre divin Rédempteur.
Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé
19 SEPTEMBRE
Mémoire des saints martyrs Trophime, Sabbatios et Dorymédon.
VÊPRES
Lucernaire, t. 8
Merveille inouïe! l'arbre vivifiant, la sainte Croix apparaît en ce jour hautement exaltée;
tous les confins de la terre la glorifient, tous les démons sont terrifiés; de quel don sont
gratifiés les mortels! Par elle, ô Christ, sauve nos âmes, en ton unique bonté.
Merveille inouïe! en ce jour la Croix ayant porté le Très-Haut tel une grappe débordante
de vie au-dessus de la terre se laisse voir exaltée; c'est elle qui nous hissa jusqu'à Dieu, par
elle la mort fut engloutie pour toujours. Arbre pur grâce auquel nous savourons l'immortelle
nourriture de l'Eden, en glorifiant le Sauveur!
Merveille inouïe! la largeur et la hauteur de la Croix sont à la mesure du ciel, puisque par
divine grâce elle sanctifie l'univers; par elle les nations païennes sont vaincues, par elle est
112
affermi le sceptre des rois. Divine échelle qui nous permet de monter jusqu'aux cieux en
exaltant par nos hymnes le Christ notre Dieu!
Désireux d'hériter les inépuisables délices des cieux, Trophime, saint martyr, tu
savouras les souffrances de ton corps; de la corruption tu es passé à l'incorruptible condition,
sous la parure du martyre et dans la joie; aussi par tes prières, Bienheureux, demande pour
nous tous la grâce du salut.
L'illustre Sabbatios, qui endura avec patience de nombreux châtiments, jouit
maintenant du sabbatique repos dans les allègres demeures des cieux, ayant reçu le prix de
ses combats, parmi la foule des Anges si nombreux; par ses prières, ô Christ notre Dieu,
accorde à ton peuple la grâce du salut.
Repoussant le conseil des impies pour suivre les conseils de son Dieu, Dorymédon mit
en garde son esprit et s'avança fermement vers les épreuves des tourments; ayant reçu le
prix que sa victoire mérita, il règne avec le Christ désormais, priant sans cesse en faveur de
nous tous.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 8
Seigneur, voici qu'est accompli l'oracle de ton prophète Moïse disant: Vous verrez votre
vie suspendue devant vos yeux. En ce jour la Croix est exaltée, le monde est affranchi de
l'erreur; en ce jour se renouvelle la Résurrection du Christ; les confins de la terre exultent de
joie, au son des cymbales avec David t'offrant une hymne de louange et disant: Au milieu de la
terre, notre Dieu, dans ta bonté et ton amour des hommes tu accomplis le salut, la Croix et la
Résurrection par lesquelles tu nous as sauvés. Seigneur tout-puissant, gloire à toi.
Apostiches, t. 6
Prosternons-nous devant le lieu où se posèrent les pieds du Christ, en exaltant sa Croix
trois fois bénie, sur laquelle fut versé le sang du Seigneur qui sur le monde a fait jaillir la divine
Résurrection.
Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
Mortifiant les passions de la chair et de l'esprit, fidèles, empressons-nous de monter
depuis la terre jusqu'au céleste repos, crucifiés avec notre Maître en l'exaltation de sa croix.
Dieu est notre Roi depuis toujours, au milieu de la terre il accomplit le salut.
Du flanc divin du Sauveur a jailli la source aux flots de vie qui abreuve les âmes des
croyants se prosternant devant sa Passion, devant sa Croix et sa divine Résurrection.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Les quatre coins du monde en ce jour, Christ notre Dieu, sont sanctifiés par les quatre
bouts de ta Croix exaltée; avec elle est exalté le front des fidèles chrétiens qui, par elle, brisent
la puissance de l'ennemi. Tu es grand, Seigneur, admirable en tes uvres: gloire à toi.
Tropaire, t. 8
Notre Dieu qui reçoit sa louange dans la Trinité a glorifié la triade des martyrs Trophime,
Sabbatios et Dorymédon; ayant cru en lui, , ils ont triomphé de l'ennemi; par leurs prières, ô
Christ notre Dieu, .. aie pitié de nous.
t. 1
Sauve ton peuple, Seigneur, et bénis ton héritage, accorde à tes fidèles victoire sur les
ennemis, et sauvegarde par ta Croix les nations qui t'appartiennent.
MATINES
Cathisme I, t. 1
Ami des hommes, nous nous prosternons devant l'arbre de ta Croix: sur lui tu fus cloué,
toi la Vie de l'univers; au bon Larron qui dans la foi se tourna vers toi, Sauveur, tu as ouvert le
Paradis; et il obtint l'éternelle béatitude et te criant: Souviens-toi de moi, Seigneur; tout
comme lui, reçois-nous qui te crions: nous avons tous péché, ne nous méprise pas, dans ta
bonté.
Cathisme II, t. 1
Tes mains, tu les étendis sur la croix, Dieu de tendresse, pour amener les peuples qui
de toi s'étaient éloignés à glorifier ta suprême bonté; regarde ton héritage, Seigneur, et
renverse l'ennemi par ta précieuse Croix.
113
Canon de la fête; puis celui des Saints, avec l'acrostiche: Je chante la splendeur aux-trois
-feux des Martyrs. Joseph.
Ode 1, t. 8
«A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti grâce au bâton de Moïse autrefois,
merveilleusement, lorsqu'en forme de croix il frappa la mer et la fendit, mais il sauva Israël qui
put fuir et passer à pied sec en chantant un cantique au Seigneur. »
Martyrs du Christ au grand renom, vous qui recevez de l'Esprit son éblouissante clarté,
en mon âme dissipez les ténébreuses nuées, illuminez aussi mon esprit, ouvrez mes lèvres
pour chanter et célébrer votre gloire.
De toute la force de votre c ur, saints Martyrs, vous avez résisté à l'insensé vous
contraignant à rendre aux faux dieux un culte qui vous eût aliénés, et c'est en sacrifice parfait
qu'à travers les supplices divers au Roi de l'univers vous vous êtes offerts.
De par le Dieu tout-puissant vous fut donné le pouvoir d'abattre entièrement la
puissance du dragon, vénérables et sublimes Martyrs, hoplites de la sainte Trinité, Trophime,
Dorymédon et Sabbatios digne de toute admiration.
Les Martyrs au noble c ur, splendidement illuminés par les claires grâces jaillissant de
toi, Vierge de grâce comblée, unique porte de clarté, ont surpassé la profonde obscurité des
insupportables châtiments en chantant un cantique en ton honneur.
Ode 3
«Au commencement, par ton intelligence, tu affermis les cieux et tu fondas la terre sur
les eaux; ô Christ, tends-moi ferme sur la pierre de tes commandements, car nul n'est saint
hormis toi, le seul Ami des hommes. »
Dans la splendeur de vos pensées et la fermeté de vos sentiments, vous avez marché
vers l'épreuve des châtiments, frappés et déchirés par les coups, demeurant inébranlables,
invincibles en votre foi.
Colorés de pourpre sacrée par les flots de votre sang, généreux hoplites maintenant
vous entourez le Roi immortel le Seigneur intercédant pour nous d'incessante façon.
Affreusement tendus et déchirés en toute part de votre corps et livrés aux bêtes, vous
n'avez point renié le Christ au milieu des tourments, illustres hoplites et sublimes Martyrs.
Se soumettant aux préceptes du Maître incarné dans ton sein, ô Vierge tout-immaculée,
les généreux Athlètes ont triomphé des hommes sans loi grâce à ton aide, salut de nos âmes.
Cathisme, t. 1
Avec courage ayant supporté les rudes peines des châtiments, ensemble, c'est la vie
sans peine que vous avez reçue, Trophime, Sabbatios et Dorymédon; en ce jour se réjouit donc
l'Eglise du Christ, célébrant votre mémoire sacrée.
Gloire au Père ... Maintenant ...t.1
Seigneur qui as pour trône le ciel, comme Dieu, et pour marchepied la terre, Christ
Sauveur, tu nous montras aussi ta sainte Croix comme l'escabeau de tes pieds; comme
l'enseigne le psalmiste David, tous ensemble devant elle prosternons-nous, la réclamant
comme secours et protection et la glorifiant dans l’ardeur de notre foi.
Ode 4
«C'est toi ma force, Seigneur, toi ma puissance, toi mon Dieu et mon allégresse; sans quitter le
sein du Père, tu as visité notre pauvreté; aussi avec le prophète Habacuc je te crie: Gloire à ta
puissance, seul Ami des hommes. »
Resplendissants de patience dans les tourments, vous fûtes suspendus au poteau, illustres
Martyrs, et déchirés en vos flancs par les ongles de fer ; dépouillés de votre corps, vous avez endossé
l’incorruptible vêtement divin pour vous tenir auprès du trône de la sainte Trinité.
Flagellé pour le Christ, Trophime, saint martyr, tu savouras les excessives peines déferlant sur
toi, considérant les récompenses des cieux, les délices inépuisables auprès de Dieu; ta lutte achevée,
tu les as méritées, faisant toi-même les délices du Seigneur.
Avec courage les ayant supportés, Sabbatios, dans les supplices allégrement tu remis ton âme
entre les mains de Dieu et dans les demeures des cieux tu as trouvé le repos sabbatique en
triomphant du misérable qui en fut rejeté et recevant ta récompense de vainqueur.
114
Comme la pure demeure de leur Roi, t'appelant à leur aide, les Martyrs qui témoignèrent
ensemble tous les trois, Vierge pure, ont démoli les temples des démons et sont passés vers le temple
de la gloire d'en-haut, en hymnes de louange sans cesse te glorifiant.
Ode 5
«Pourquoi m'as-tu repoussé loin de ta face, Lumière inaccessible? Malheureux que je suis! les
ténèbres extérieures m'ont enveloppé; fais-moi revenir, je t'en supplie, et dirige mes pas vers la lumière
de ta loi. »
Loin de toute amitié pour le corps, par le nombre et l'ampleur de vos peines, saints Martyrs,
vous êtes devenus les proches du Dieu d'amour qui par miséricorde vous aima et par sa Passion mit à
mort les passions.
Ta démarche, Trophime, saint martyr, te dirigea vers les sages chemins du témoignage, sur
lesquels tu excellas; les pieds rivés aux sandales de fer, tu écrasas la tête de Bélial dont tu brisas les
aiguillons.
Martyr aux multiples trophées, en exposant les mystères divins tu couvris de honte les tyrans,
tu sanctifias la terre en marchant sur ton sang; désormais tu arpentes joyeusement le Paradis, où tu
intercèdes pour notre salut.
Appelant à leur aide la Tout-immaculée, la Vierge sainte et de grâce comblée, les hoplites
valeureux ont traversé la masse des tourments et la tempête des châtiments, demeurant
inébranlables en leurs pensées.
Ode 6
«Sauveur, accorde-moi ton pardon, malgré le nombre de mes péchés; de l'abîme du mal retire-
moi, je t'en supplie; c'est vers toi que je crie; Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Grâce au gouvernail de l'Esprit les illustres Athlètes ont franchi dans le calme l'océan des
châtiments et saintement ont abordé au port sans houle, le havre du salut.
Voyant tes membres, Trophime, répandre sur la terre ton sang, puis recevant le vinaigre en ton
nez, tu respiras davantage le parfum, la bonne odeur de l'amour du Christ.
Comme observateur volontaire des volontés du Christ, tu repoussas parfaitement les ennemis
sans-Dieu et toi-même te livras pour subir les supplices, martyr Dorymédon.
Recevant de ta puissance leur vigueur, ô Christ, les Athlètes victorieux selon les règles ont
combattu en célébrant la Mère immaculée qui t'enfanta d'ineffable façon.
Kondakion, t. 8
Comme pilier des Athlètes et soutien de la foi l'Eglise te vénère et glorifie ton martyre
lumineux; bienheureux Trophime illustre et courageux martyr, avec tes compagnons de lutte,
procure le pardon à ceux qui te chantent comme invincible au combat.
Ikos
Les Puissances des cieux ont admiré les exploits des saints Martyrs: dans un corps
mortel, c'est l'incorporel ennemi qu'ils ont vaincu, grâce au pouvoir de la Croix; c'est pourquoi
dans les siècles ils sont dits bienheureux, ils nous procurent à tous le pardon de nos péchés et
nous les vénérons comme invincibles au combat
Synaxaire
Le 19 Septembre, mémoire des saints martyrs Trophime, Sabbatios et Dorymédon.
N'ayant qu'une âme, Trophime et Dorymédon supportent sous le glaive une mort
identique. Déchiré par le fer, Sabbatios fait le don de sa vie et parvient au repos
sabbatique. Trophime, le dix-neuf, arrive au terme, avec les compagnons de sa
course athlétique.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Ode7
«La condescendance de Dieu troubla le feu à Babylone autrefois; c'est pourquoi les Jeunes
Gens dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, comme en un pré fleuri, et ils chantaient: Dieu de
nos Pères, béni sois-tu. »
Rendu tout à fait resplendissant par ton inclination vers ton Dieu, stoïquement tu supportas
d'être brûlé, bienheureux Dorymédon, par des broches rougies au feu et d'avoir les flancs déchirés, par
injuste châtiment.
Trophime, désireux de contempler l'inexprimable gloire de Dieu, tu fus aveuglé par des fers
incandescents, mais dans l'action de grâces tu criais au Seigneur: Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Enflammés, tous les trois, par l'amour de la sainte Trinité, vous avez mené les plus grands
combats, et maintenant vous exultez avec les myriades célestes; avec elles souvenez-vous de nous,
demandant pour nous le pardon de nos péchés.
115
Toi qui surpasses en pureté toute créature, notre Dame, tu reçus le Verbe qui de toi vint au
monde ineffablement; l'ayant chéri, les nobles Martyrs supportèrent le feu des tourments.
Ode 8
«Sept fois plus que de coutume, dans sa fureur le tyran des Chaldéens fit chauffer la fournaise
pour les fidèles du Seigneur; mais, lorsqu'il les vit sauvés par une force plus puissante, il s'écria:
Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur et vous, prêtres, louez-le, peuple, exalte-le
dans tous les siècles. »
Dépouillés en vos corps pour lutter au milieu des tourments, vous avez reçu l'incorruptible
vêtement, couvrant l'ennemi d'éternelle confusion; et, porteurs de couronnes, vous êtes arrivés au
terme divin, chantant: Vous les prêtres, bénissez, peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Suivant, saints Martyrs, la trace des souffrances du Christ, sur le bois où vous fûtes attachés
vous avez supporté les épreuves, dans la noblesse de vos c urs, et noyé sous des flots de sang
l'engeance maudite des démons, tandis que vous chantiez: Vous les prêtres, bénissez, peuple, exalte le
Christ dans les siècles.
Acclamons Trophime, glorifions Sabbatios, magnifions en ce jour Dorymédon, ces
inébranlables piliers, ces remparts des croyants, ces flambeaux lumineux de l'Eglise, qui l'éclairent
sous les rayons de leurs immenses exploits saintement dans tous les siècles.
Comme un enfant nouvelet, Vierge pure, tu enfantas le Christ notre Dieu, celui que nous savons
consubstantiel au Père et à l'Esprit; le confessant, les nobles Martyrs ont mené leurs luttes sacrées;
avec eux, Toute-pure, nous te disons bienheureuse en notre foi, peuples, tribus et langues, dans tous les
siècles.
Ode 9
«Le ciel fut saisi de stupeur et les confins de la terre furent frappés d'étonnement lorsqu'aux
hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: ô
Mère de Dieu, l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Par la puissance du Créateur de l'univers vous avez arrêté les assauts des fauves, saints
Martyrs, vous leur avez échappé, grandement surpris de leur immuable revirement; désormais réunis à
la foule des Martyrs, intercédez sans cesse en notre faveur.
Comme victimes, pour la table du Verbe, retranchés par le glaive, vous fûtes offerts
glorieusement; à présent vous demeurez joyeusement dans les parvis des premiers-nés, voyant la
gloire de Dieu et recevant les fruits de vos peines, la récompense du combat.
Venez, fidèles, à l'unisson de nos voix glorifions l'illustre Trophime, Sabbatios et Dorymédon, les
solides martyrs, les témoins de la vérité, raisins de la Vigne mystique, versant pour nous le vin de
l'allégresse véritable par grâce de Dieu.
La mémoire festive des saints Martyrs, se levant en ce jour, illumine vraiment tous les hommes
plus clairement que les rayons du soleil, pour chasser les nuages de la paresse et les ténèbres des
passions ô Verbe par leurs prières accorde à tous ta pitié.
Celui qui, se levant comme vrai Soleil sans couchant de tes entrailles, ô Vierge, telle t'a gardée
fit resplendir brillamment les endurants lutteurs; avec eux supplie-le de prendre en pitié les fidèles qui
te disent bienheureuse.
Exapostilaire t. 3
Ô Dieu qui des étoiles ornas le ciel et illumines toute la terre par tes Saints, Créateur de
l'univers, sauve les chantres de ton nom.
t. 2
Croix, gardienne de tout l'univers, Croix, de l'Eglise le charme et la beauté, sceptre
vraiment royal qui soutient la vigueur de notre foi, Croix, le suprême effroi des légions de
l'Enfer, Croix, la gloire des Anges dans le ciel.
Apostiches t. 4
Exalté, mon Sauveur, le bois de ta Croix consume le taillis pernicieux du péché, pour
éclairer le monde entier.
Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
C'est la délivrance du malheur et l'acquisition de tous les biens qu'offrit au genre
humain, lorsqu'elle fut exaltée, la sainte Croix du Christ notre Dieu.
Dieu est notre Roi depuis toujours, au milieu de la terre il accomplit le salut.
Lorsque Moïse, préfigurant les souffrances du Christ, mit en fuite Amalec, il forma de
ses bras la sainte Croix du Christ notre Dieu.
116
Gloire au Père ... Maintenant ...
Tous ensemble, venez, pleins d'allégresse et de joie, baisons le bois du salut sur lequel
fut étendu le Christ, notre divin Rédempteur.
Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.
20 SEPTEMBRE
Mémoire du saint mégalomartyr Eustathe et de sa famille.
VÊPRES
Lucernaire, t. 2
Jadis Moïse qui-vit-Dieu éleva le serpent d'airain sur un pieu pour que disparaissent les
serpents venimeux; et toi-même, t'élevant sur le bois, tu vivifias tous les hommes, Sauveur,
par ta divine et sainte Croix; exaltée maintenant, elle brûle les phalanges des démons et met
en fuite la horde hennissante des sans-Dieu.
De mon être, Sauveur, ayant assumé la mortelle condition en naissant de la Vierge Mère
de Dieu, tu le rendis incorruptible et l'entraînas vers la vie et les délices sans fin; vers elles tu
fais revenir tous ceux qui chantent pour toi, ô Christ notre Dieu, en accordant au fidèle
empereur comme une arme puissante dans les combats, Verbe et Seigneur, ta divine Croix.
Fais luire ta lumière inaccessible sur nous, car tous nous sommes l' uvre de tes mains,
ô Christ notre Dieu; ceins de ton armure les fidèles chrétiens, leur donnant la victoire sur
l'ennemi, leur accordant comme un trésor inviolable, une forteresse, un rempart, Sauveur
qu'une Mère accueillit divinement dans son sein, Dieu très-haut, ta sainte Croix.
t. 4
Ce n'est pas des hommes que te vint, Eustathe, l'appel divin, mais d'en haut, car lui-
même le Christ, l'ami des hommes, se fit voir à tes yeux et te prit, Bienheureux, dans les rets
de la sainte foi; par le baptême il purifia tes péchés, il exerça ta patience pour l'épreuve de ta
vie, et le Maître fit de toi un illustre vainqueur.
En ta jeunesse allégrement tu reçus, Eustathe, l'apprentissage des vertus; privé de ton
épouse et de tes fils, tu enduras patiemment ta condition de captif et supportas dans la
servitude le déshonneur; mais ta vaillance au combat te procura l'estime de tous et le
triomphe de ton retour.
Comme un encens divin répandant sur le feu sa bonne odeur, une offrande totale, un
sacrifice agréé, une vivante et parfaite oblation, avec toute ta famille tu t'es offert en prémices
à notre Dieu; aussi avec tous les tiens t'ont reçu la demeure céleste et la compagnie de tous
les Saints.
Gloire au Père, t. 2
En colonne de patience et modèle de vertus se présente à nous par sa vie, ses
couronnes, ses combats, Eustathe, cet autre Job, dont il surpassa vraiment la vertu, avec son
épouse et ses enfants, car il s'est montré fidèle en sa vie, inébranlable dans les épreuves et
vainqueur dans les combats; c'est lui que nous présentons au Christ comme intercesseur,
pour qu'à nos âmes soient données l'illumination et la rémission de nos péchés.
Maintenant ...
Le divin trésor en terre caché, la Croix du Seigneur vivifiant, dans le ciel apparut au
pieux empereur, pour lui montrer le signe spirituel de sa victoire sur l'ennemi; avec amour,
dans l'allégresse et la foi, sous l'impulsion divine il s'empressa d'exalter l'objet de sa vision,
que du sein de la terre il fit tirer soigneusement pour la délivrance du monde et le salut de nos
âmes.
Apostiches, t. 6
Longanime Seigneur, tu endures les soufflets, la crucifixion, le déshonneur, voulant
nous délivrer de la main du Séducteur, et tu souffres tout cela, Dieu de tendresse qui seul nous
donnes la vie
117
Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
Dieu de bonté, je vénère ta Croix, les clous et la lance, Rédempteur, par lesquels tu nous
délivras de la mort, seul Ami des hommes et notre Bienfaiteur, Sauveur qui seul nous donnes
la vie.
Dieu est notre Roi depuis toujours, au milieu de la terre il accomplit le salut.
Pour moi tu fus cloué sur la croix Sauveur de toute bonté tu enduras les outrages, les
soufflets, et le vinaigre, tu le bus, d'une lance tu fus percé et souffris tout cela, Rédempteur
sans péché.
Gloire au Père, t. 6
Ame trempée comme l'acier, Eustathe, comment te célébrer dignement? Tu surpassas
la nature, en effet; privé de ton épouse, de tes fils et de tes biens, tu répétas cette
bienheureuse et célèbre parole e de Job: Le Seigneur avait donné, le Seigneur a repris; il est
arrivé ce qui a plu au Seigneur! Mais le Dieu que tu aimais, qu'avec ardeur tu chérissais, te
rendit tes êtres chers, prévoyant qu'ils seraient tes compagnons de combat; avec eux dans la
variété des tourments tu arrivas au terme bienheureux; les ayant pour compagnons dans le
ciel, intercède avec eux, supplie le Seigneur, pour que de nos fautes nous soyons délivrés.
Maintenant ...
En ce jour s'avance la Croix du Seigneur, les fidèles l'accueillent avec amour pour la
guérison de l'âme et du corps et de toute maladie; dans la crainte et l'amour embrassons-la:
crainte à cause de nos péchés et de notre indignité; allégresse à cause du salut que procure à
l'univers celui qui sur elle fut cloué, le Seigneur de miséricorde, le Christ notre Dieu.
Tropaire, t. 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu'ils ont mené ont reçu de toi, notre Dieu, la
couronne d'immortalité; animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans et réduit à l'impuissance
l'audace des démons; par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
t. 1
Sauve ton peuple, Seigneur, et bénis ton héritage, accorde à tes fidèles victoire sur les
ennemis et sauvegarde par ta Croix les nations qui t'appartiennent.
MATINES
Cathisme I, t. 8
Au milieu de l'Eden un arbre avait produit la mort, au milieu de la terre un arbre a fait
éclore la vie; en goûtant du premier nous avons connu la corruption, du second nous avons
obtenu la jouissance de l'immortalité, puisque sur la Croix, ô Dieu, tu sauves le genre humain.
Cathisme II, t. 8
Josué fils de Noun traça d'avance mystiquement le signe de ta Croix, Sauveur, au temps
jadis, lorsqu'il étendit les mains en forme de croix; et le soleil s'arrêta jusqu'à ce qu'il eût défait
les ennemis qui s'opposèrent à toi, Seigneur; mais cet astre à présent s'est obscurci en te
voyant sur la croix détruire la force de la mort et priver l'Enfer de sa proie.
Canon de la fête, puis celui des Saints, uvre de Théophane, avec l'acrostiche: Louange à
l'éponyme de placidité.
Ode 1, t. 4
«Lorsqu'il eut franchi à pied sec l'abîme de la mer Rouge, l'antique Israël mit en fuite au
désert la puissance d'Amalec grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
En soumettant à la raison par tes prières l'élan de mes passions, bienheureux Témoin
du Christ, prépare-moi à célébrer la sainte fête de tes combats.
Ce n'est pas des hommes que te vint l'appel, Bienheureux, mais depuis le ciel, comme
Paul jadis, le Christ t'appela en t'apparaissant sous la forme d'un cerf pour te délivrer du
serpent venimeux.
Comblé de la suprême sagesse d'en-haut, tu préféras, saint Martyr, aux périssables
richesses, à la volupté, pieusement la jouissance des cieux et fus couronné avec toute ta
maison.
T'ayant trouvée plus pure que l'entière création, le divin Créateur de l'univers décida de
s'incarner, Vierge pure, afin de recréer à partir de ta chair le genre humain.
118
Ode 3
«Ton Eglise, ô Christ, en toi se réjouit et te crie: Seigneur, tu es ma force, mon refuge et
mon soutien. »
Des épreuves tu supportas la tempête patiemment, Eustathe, glorieux Témoin du
Christ, privé de ta femme et de tes fils.
Tes enfants, sauvés par Dieu des fauves qui les emportaient, Eustathe, glorieux Témoin
du Christ, mirent en fuite les fauves spirituels.
Telle un fleuve, traversant la vie, de ton âme tu sauvas, glorieux Martyr, la ressemblance
avec Dieu, sans te laisser abattre par les épreuves.
Venez, fidèles, célébrons par des cantiques joyeux l'habitacle de la pureté, la pure
demeure de la virginité.
Cathisme, t. 8
Par ton courage et la fidélité de ta vie, par ta patience et tes efforts dans les combats,
tu méritas, illustre Martyr, le renom de Job; car, privé des charmes de la vie, comme ta femme
et tes enfants, tu souffris cela et rendis grâce à Dieu, qui pour prix de ta victoire t'accorda, au
terme de tes combats, l'effusion de ton sang; victorieux martyr Eustathe, prie le Christ notre
Dieu d'accorder la rémission de leurs péchés à ceux qui fêtent avec amour ta mémoire sacrée.
Gloire au Père ... Maintenant ...t.8
Sainte Hélène se hâta de retirer de terre le trésor caché, la Croix du Sauveur, et remplit
d'allégresse les confins de l'univers; par divine inspiration elle ordonne que des églises soient
érigées et transfère le sceptre de la Croix dans la résidence des empereurs, disant à son fils:
Etends les mains et reçois, noble Sire, le signe de tes victoires et de ta majesté; et que les
nations dans la grâce apprennent de toi à se prosterner fidèlement devant la Croix et les
Souffrances du Christ!
Ode 4
«Te voyant suspendu à la croix, toi, le Soleil de justice, l'Eglise depuis sa place en toute vérité
s'écria: Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Sauvée par la divine main de la tyrannie de l'ennemi, ton épouse conserva sa modestie et
s'écria: Gloire à ta puissance, Seigneur.
Tu fus éprouvé de diverses façons, Eustathe, témoin du Christ, et tu courus le stade en martyr,
pour ton Maître t'écriant: Gloire à ta puissance, Seigneur.
Conduit par le précepte du Seigneur, avec ta femme et tes enfants, Eustathe digne de nos
chants, tu parus dans la splendeur de ton sang de martyr.
Sans épousailles, ô Vierge, tu conçois et te montres vierge même après l'enfantement; c'est
pourquoi nos incessantes voix dans une foi que rien n'ébranlera te chantent, ô notre Dame: Réjouis-toi.
Ode 5
«Seigneur, tu es venu comme la lumière en ce monde, lumière sainte qui retire de la sombre
ignorance ceux qui te chantent avec foi. »
Eustathe, comme Job tu t'es montré irréprochable et fidèle à Dieu, longanime en la traversée de
ta vie.
Eustathe, bienheureux martyr, qui pourra chanter les peines que tu supportas, privé que tu fus
de ta femme et de tes fils?
Guéris mon âme de tout mal, Mère de Dieu qui enfantas la suprême bonté, le Verbe qui accorde
à tous ses bienfaits.
Ode 6
«Ton Eglise te crie à pleine voix: Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; dans ta
compassion tu l'as purifiée du sang offert aux démons par le sang qui coule de ton côté. »
Tu aimas le Christ qui t'apparut, illustre Martyr, et fus épris de lui au point d'apparaître
resplendissant sous la pourpre de ton sang.
Suivant les traces de ses pas, tu courus après le Christ et communias à sa Passion, puis à son
royaume, saint Martyr avec toute ta famille couronné.
Nous servant des paroles de Gabriel, Vierge tout-immaculée, nous te disons: Réjouis-toi, Mère
entre toutes bénie, porte du Soleil de justice.
Kondakion, t, 2
Imitant les souffrances du Christ et buvant son calice avec foi, Gloire à ta puissance,
Eustathe, tu communias à sa gloire, dont tu devins l'héritier, ayant reçu du Dieu de tous la
divine rémission.
119
Ikos
Seigneur, donne-moi de chanter, de célébrer les combats de ton Martyr, afin que je loue
dignement Eustathe, ce lutteur courageux, ce vainqueur des ennemis, ce géant de la foi, qui
brille dans le ch ur des Martyrs; avec eux, en compagnie des Anges, il te chante sans fin ayant
reçu d’en-haut la divine rémission.
Synaxaire
Le 20 Septembre, mémoire du saint mégalomartyr Eustathe, de son épouse Théopistè et
de leurs deux fils Agapios et Théopistos.
Enfermés dans un b uf d'airain chauffé à blanc, Eustathe et sa famille méritent ma
gerbe d'éloges, car le vingt, du b uf les accablant ils triomphent, trouvant le salut
près du Verbe.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Ode 7
«Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, l'ardeur des flammes embrasés par leur
piété, s'écriaient: Seigneur, tu es béni dans le temple de ta gloire. »
Enfermés dans le b uf d'airain chauffé à blanc comme en la fournaise, Témoins du Christ, dans
l'action de grâces vous chantiez: Seigneur tu es béni dans le temple de ta gloire.
Unis par la loi de la nature et par celle de l'amour, illustres Martyrs, en combattant vous avez
montré la même patience, et vous chantiez: Tu es béni, Seigneur notre Dieu.
Seule entre toutes les générations tu t’es montrée plus haute que les divines Puissances des
cieux, car ineffablement tu as enfanté leur Créateur, divine Mère et Souveraine immaculée.
Ode 8
«Daniel, étendant les mains, dans la fosse ferma la gueule des lions; les Jeunes Gens, pleins de
zèle pour leur foi, ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le
Seigneur, toutes les uvres du Seigneur. »
Le ch ur des Témoins véridiques rassemblés par les lois de la nature et la parole de foi, tous
ensemble, acclamons-le, car ils ont aimé la piété; et chantons, fidèles: Bénissez le Seigneur, toutes les
uvres du Seigneur.
Vous que la Providence avait d'abord séparés, vous fûtes réunis splendidement, pour teindre de
votre propre sang la pourpre nuptiale et vous hâter vers la chambre céleste en vous écriant: Bénissez,
toutes ses uvres, le Seigneur.
Dans la foi et l'allégresse tu offris à Dieu ton épouse et le fruit de votre sein; en compagnons tu
reçus pour le combat ceux qui par nature l'étaient déjà et qui chantèrent pour le Christ: Bénissez,
toutes ses uvres, le Seigneur.
Le rameau issu de la racine de Jessé, ô Vierge, c'est bien toi, qui fis fleurir cette fleur qu'est le
Seigneur tout-puissant, car il nous embaume et donne son parfum à tous ceux qui chantent: Bénissez,
toutes ses uvres, le Seigneur.
Ode 9
«Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée;
c'est lui qui réunit les natures séparées: aussi, pleins d'allégresse et de joie, Mère de Dieu, nous te
magnifions. »
Avec joie tu es parti vers toute la lumière de la Trinité, avec les ch urs des Anges tu exultes
maintenant; intercède, martyr Eustathe, avec eux, pour que soient sauvés les chantres de ton nom.
A tes combats sur terre, à tes nombreux malheurs, a succédé la joie du ciel, dont tu jouis avec
les Justes maintenant; glorieux Martyr, permets aussi que les savourent ceux qui chantent pour toi.
Tout entier je m'en remets à toi, martyr Eustathe, de tout c ur; puissé-je t'avoir pour défenseur
auprès du Maître capable de me sauver de tout malheur, en m'accordant le salut.
Toi qui sans connaître d'homme as enfanté le Sauveur donnant la vie, sans cesse, Vierge Mère,
nous te supplions de nous sauver par tes prières de toute affliction, nous qui reconnaissons ta divine
maternité.
Exapostilaire t. 3
C'est la gloire immortelle, la vie sans fin, que tu obtins en délaissant les plaisirs d'ici-bas
en compagnie de ta bienheureuse épouse et de tes enfants; c'est pourquoi nous fêtons ta
mémoire sainte et divine avec amour.
En toi mettant notre confiance, ô Mère de Dieu, d'ennemis deux fois plus nombreux
nous triomphons puissamment, car nous possédons en la Croix de ton Fils notre armure et
trophée, lance, glaive, flèches, bouclier, qui nous sauvent de Bélial.
120
Laudes, t. 4
Qui ne célébrerait, Eustathe, ta bienheureuse vie? Noblement tu supportas les assauts
de l'hostile prince du mal; la privation de ta femme et de tes fils ne t'a pas irrité, mais tu rendis
grâce et dis comme Job: Nu, je suis sorti du sein de ma mère, nu, je retournerai vers le seul
Créateur, le Sauveur de nos âmes. (2 fois)
t. 6
Rends-nous favorable, saint Martyr, la Triade incréée, toi la demeure du Fils de Marie
qui habites sans fin l'immatérielle clarté.
t. 8
Entré dans l'impénétrable nuée pour t'unir au Soleil de justice, le Christ, et rencontrant la
mystique et divine image qui d'en haut par le cerf t'apparut, tu devins toi-même une vivante
image, Eustathe bienheureux; et recevant la force qui te vint, par le baptême, de l'eau et de
l'Esprit, puis lavé dans le sang du martyre, tu obtins d'exulter avec la multitude des Anges dans
les cieux, où tu intercèdes pour que nous également, nous soyons unis au Christ, notre
Sauveur , et notre Dieu.
Gloire au Père ...
Toi qui laissas l'armée du royaume d'en-bas, épris que tu étais du Sauveur qui par le
cerf en image t'apparut, en compagnie désormais de ta femme et de tes fils, tu exultes avec
les êtres d'en-haut, bienheureux martyr Eustathe; c'est pourquoi nous te prions d'intercéder
auprès du Christ, pour que nos âmes soient sauvées.
Maintenant ...
Ce que jadis en sa personne Moïse préfigura, lorsqu'il renversa et mit en fuite Amalec,
ce que le psalmiste nous prescrit de vénérer comme escabeau de tes pieds, c'est ta précieuse
Croix, ô Christ notre Dieu, et nous, pécheurs, en ce jour de nos lèvres indignes l'embrassons et
devant elle nous prosternons; toi qui daignas être fixé sur la Croix, nous te chantons et nous
crions: Rends-nous digne, Seigneur, de ton royaume en compagnie du bon Larron.
Apostiches, t. 2
Voyant exalté le bois de la Croix, magnifions grandement le Dieu crucifié en sa chair,
par extrême bonté.
Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son trône, car il est saint.
De l'eau jaillie de ton côté, ô Verbe, et de ton sang l'Eglise brillamment, telle une
épouse, se revêt pour chanter la gloire de ta Croix.
Dieu est notre Roi depuis toujours, au milieu de la terre il accomplit le salut.
Exalté, mon Sauveur, le bois de ta Croix consume le taillis pernicieux du péché, pour
éclairer le monde entier.
Gloire au Père, t. 8
Comme Paul, ce n'est pas des hommes que tu reçus, martyr Eustathe, l'appel divin,
mais de Dieu lui-même, en qui tu crus, dans l'assurance de la Croix, au point de confondre
noblement l'impiété des tyrans et te jouer de leurs féroces châtiments; au péché tu résistas
jusqu'au sang, combattant les invisibles ennemis; désormais tu intercèdes auprès du Roi,
notre Dieu, pour qu'au monde il fasse don de la paix et qu'à nos âmes il accorde la grâce du
salut.
Maintenant ...
Seigneur, voici qu'est accompli l'oracle de ton prophète Moïse disant: Vous verrez votre
vie suspendue devant vos yeux. En ce jour la Croix est exaltée, le monde est affranchi de
l'erreur; en ce jour se renouvelle la Résurrection du Christ; les confins de la terre exultent de
joie, au son des cymbales avec David t'offrant une hymne de louange et disant: Au milieu de la
terre, notre Dieu, dans ta bonté et ton amour des hommes tu accomplis le salut, la Croix et la
Résurrection par lesquelles tu nous as sauvés. Seigneur tout-puissant, gloire à toi.
121
21 SEPTEMBRE
Mémoire du saint apôtre Codrat de Magnésie.
Clôture de la fête de l'Exaltation de la Croix: on chante l'office du 14
Septembre. L'office de saint Codrat est reporté au lendemain.
A Vêpres, cathisme habituel. Au Lucernaire, 6 stichères de la fête. Gloire au Père ... Maintenant:
de la fête (le vendredi soir, Gloire: de la fête, Maintenant: Dogmatique du ton occurrent). Prokimenon du
jour, sans lectures. Daigne, Seigneur .., et litanie de demandes. Apostiches de la fête. Après Notre Père,
tropaire de la fête. Litanie triple et Congé.
A Matines: tropaire de la fête. Cathismes de la fête. Psaume 50. Canon de la fête. Catavasies: les
hirmi du canon. Après la 3e ode, cathisme de la fête. Après la 6e ode, kondakion et ikos de la fête. A la 9e
ode, on ne chante pas Plus vénérable, mais les mégalynaires de la fête. Exapostilaire(s) et Laudes de la
fête. Grande doxologie. Tropaire de la fête. Litanies et Congé.
Si ce jour tombe un dimanche:
Le samedi soir à Vêpres: Premier Cathisme Bienheureux l'homme. Au Lucernaire: 4 stichères
dominicaux du ton et 6 de la fête. Gloire au Père: de la fête.
Maintenant: Dogmatique du ton occurrent. Entrée, prokimenon du jour. Litanie ardente, Daigne,
Seigneur ... et litanie de demandes. Apostiches du dimanche. Gloire ... Maintenant: de la fête. Tropaires
du dimanche et de la fête (s'il y a artoclasie, Réjouis-toi 2 fois, et le tropaire de la fête).
A Matines: Tropaire du ton, 2 fois, puis de la fête. Cathismes du ton, avec leurs théotokia.
Evloghitaria de la Résurrection. Hypakoï, anavathmi et prokimenon du ton. Evangile de Résurrection, et
le reste, comme chaque dimanche. Canons de la Résurrection (4 tropaires) et de la Mère de Dieu (2),
puis le canon de la fête (8). Catavasies de la fête. Après la 3e ode, kondakion, ikos et cathisme de la fête.
Après la 6e ode, kondakion et ikos du ton. A la 9e ode, on chante Plus vénérable. Exapostilaire du
dimanche et exapostilaire(s) de la fête. A Laudes, 4 stichères du ton et 4 de la fête (sans doubler le
premier, mais en prenant comme quatrième le doxastikon) avec les versets de la fête avant les deux
derniers stichères. Gloire: Eothinon. Maintenant: Tu es toute-bénie. Grande doxologie. Tropaire
dominical. Litanies et Congé.
Synaxaire
Le 21 Septembre, mémoire du saint apôtre Codrat.
Aux pierres déniant toute espèce de culte, par leurs adorateurs est lapidé Codrat.
Le vingt et un, l'apôtre dans le ciel exulte, recevant la couronne d'immortel éclat.
Par ses saintes prières, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
22 SEPTEMBRE
Mémoire du saint hiéromartyr Phocas et du saint apôtre Codrat.
VÊPRES
Lucernaire, t. 1
Eclairé par la splendeur des célestes grâces, Codrat, tu fus pour le monde un flambeau
faisant rayonner la divine prédication; et nous fidèles, nous t’honorons comme apôtre et
martyr.
Toi qui marchais sur les droits chemins, tu sauvas des sentiers tortueux de l'impiété
illustre Apôtre les hommes égarés' c'est pourquoi nous, les fidèles, te glorifions comme guide
infaillible et médiateur auprès de Dieu.
Le Seigneur admirable dans les Saints en ce monde te glorifia de l'inépuisable gloire de
ses charismes divins et te permit de guérir l tant les âmes que les corps des fidèles te
célébrant, saint apôtre Codrat.
Ayant renversé les vaines idoles des faux dieux, tu affermis dans la foi par ta parole
sainte les c urs sans appui et comme hiérarque les as conduits vers la vie et, luttant selon les
règles, tu devins, Phocas, un Témoin du Seigneur.
En ton sang ayant trempé ton manteau sacré, Père saint, c'est une double couronne que
tu reçus du Christ et dans le ciel avec les Anges tu exultes, Bienheureux, intercédant pour
notre salut.
122
De tes miracles rayonnants tu éclaires la terre entière, Père saint, chaque jour tu viens
en aide aux marins, tu chasses et fais cesser les maladies, les faiblesses de l'âme et de la
chair, bienheureux Phocas, ayant reçu ce pouvoir du Seigneur.
Gloire au Père, t. 4
Dès l'enfance tu aimas le Seigneur, bienheureux Phocas, témoin du Christ; sur tes
épaules ayant pris l'armure de la Croix, tu suivis sans dévier le chemin du salut, grâce auquel
tu es devenu le compagnon des Anges saints, l'adversaire des démons et pour le monde tu
intercèdes puissamment.
Maintenant ... Théotokion
Les ténèbres terrifiantes de la mort assaillent mon âme, sainte Epouse de Dieu, les
griefs des démons me font trembler de frayeur; délivre-moi de leur empire, en ta bonté, et
conduis-moi, Vierge inépousée, vers le havre du salut et la lumière sans soir en compagnie de
tous les Saints.
Stavrothéotokion
La Vierge toute-pure, voyant le Christ privé de vie bien qu'ayant mis à mort le Séducteur,
criait en d'amères plaintes à celui qui de ses entrailles était sorti et dont elle admirait,
stupéfaite, la résignation: N'oublie pas ta servante, cher Enfant, Ami des hommes, ne tarde pas
à venir me consoler.
Apostiches de l'Octoèque.
Tropaire, t. 3
Saint apôtre Codrat, intercède auprès du Dieu de miséricorde, pour qu'à nos âmes il
accorde le pardon de nos péchés.
t. 4
Des Apôtres ayant partagé le genre de vie et sur leur trône devenu leur successeur, tu
as trouvé dans la pratique des vertus la voie qui mène à la divine contemplation; c'est
pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, tu luttas jusqu'au sang pour la défense de
la foi; hiéromartyr, illustre Phocas, intercède auprès du Christ notre Dieu, pour qu'il sauve nos
âmes.
MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque,
puis les canons des Saints: celui de l'apôtre (t. 2) avec l'acrostiche: En ton honneur, Codrat, je
compose ce chant. Joseph, et celui du hiéromartyr (t. 4) avec l'acrostiche: Pour te chanter,
Phocas, Dieu m'accorde sa grâce! Joseph
Ode 1, t.2
«Venez, tous les peuples, chantons pour notre Dieu, le Christ qui divisa la mer pour le
peuple qu'il soustrait à la servitude des Egyptiens, car il s'est couvert de gloire. »
Portant couronne en présence du Roi des cieux, intercède, Apôtre Phocas, témoin du
bienheureux, pour que soient illuminés ceux qui célèbrent allégrement ta mémoire sacrée.
Edifiant sur la base de la foi l'assemblée des croyants par tes solides enseignements,
Père théophore, tu fis cesser l'égarement des faux-dieux.
Accomplissant par ta parole sacrée le ministère de l'Evangile saint, tu consacras les
âmes à ton Créateur dans la foi, illustre Codrat, et par la force de l'Esprit.
Enfanté selon la chair par une Vierge inépousée, l'Auteur de l'entière création selon son
bon plaisir lui conserva sa virginité après comme avant l'enfantement.
t. 4
«Lorsqu'il eut franchi à pied sec l'abîme de la mer Rouge, l'antique Israël mit en fuite au
désert la puissance d'Amalec grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Pour que je chante de tout c ur ta divine mémoire en ce jour, illumine mon âme des
clartés de l'Esprit, glorieux Pasteur et Témoin de notre Dieu tout-puissant. Manifestement tu
enrichis le divin renom des Martyrs en resplendissant de pastorale beauté, puis en teignant de
pourpre ton ornement, Bienheureux, dans le sang de ton martyre.
Donnant vigueur à ta pensée par l’espérance des biens supérieurs, tu as affaibli
totalement, Phocas, le puissant prince du mal et comme un excellent vainqueur tu es monté
vers les cieux.
123
Voici que cesse le châtiment des premiers parents, ô Vierge immaculée, car tu enfantes
comme nouveau-né le Dieu d'avant les siècles renouvelant tout à fait l'humaine condition.
Ode 3, t. 2
«Seigneur, affermis nos c urs en ton amour, toi qui sur la croix fis disparaître le péché,
et plante la crainte de ton nom dans les c urs de ceux qui te louent. »
Accomplissant des miracles étonnants, tu menas vers la divine foi les incroyants,
comme un apôtre divinement inspiré et comme pontife, saint Codrat.
Tu éclairas les multitudes par tes divins enseignements, saint pontife Codrat, car tu fus
le serviteur de la lumière qui répand sur l'univers sa divine splendeur.
Tu procuras les plus grands biens à ton troupeau, le délivrant des ténèbres de
l'ignorance et répandant sur lui la clarté de tes miracles inouïs.
En toi fit sa demeure l'irrésistible feu, sans brûler ton sein, ô Mère de Dieu, mais il
consuma nos passions et réduisit en cendres le bois sec de l'erreur.
t. 4
«Ton Eglise, ô Christ, en toi se réjouit et te crie: Seigneur, tu es ma force, mon refuge et
mon soutien. »
Opérant des guérisons en invoquant le Christ, vénérable Père, tu sauvas de l'égarement
de l'Ennemi les peuples et les cités, par grâce de Dieu.
En divin temple, saint Martyr, tu démolis les temples des faux-dieux, car en cela tu fus
aidé par la force du Tout-puissant.
L'armée des Anges est apparue, ainsi que l'infinie lumière de Dieu, le Seigneur te
glorifiant devant les tribunaux qui te jugeaient.
Le Dieu qui a pris chair en toi par miséricorde s'est uni aux mortels et fit cesser la
malédiction, notre Dame, seule toute-bénie.
Kondakion, t. 2
Comme un soleil portant la divine clarté le Seigneur t'a placé au firmament de l'Eglise
pour éclairer la multitude des croyants, illustre martyr Phocas; et comme un parfum de bonne
odeur furent agréés ta vie, ta foi, tes combats par le seul qui possède la miséricorde infinie.
Ikos
Sur moi répands la lumière sans soir de ta connaissance, Sauveur, chassant loin de moi
l'obscurité, les ténèbres des passions; ô Verbe, par la componction accorde-moi de parler
selon ta sagesse et ton savoir, afin que par des hymnes et des cantiques je couronne Phocas,
ton martyr si digne de nos chants; car tu es le secours de qui se trouve dans l'embarras, le
trésor de tous les pauvres, la source des dons excellents, toi qui seul possèdes la miséricorde
infinie.
Cathisme, t. 4
Par des cantiques divinement inspirés, fidèles, célébrons le grand apôtre et pontife du
Christ, l'illustre Codrat; pour les fidèles qui l'implorent, comme une source il fait jaillir la
rémission des péchés, la guérison des passions, ayant reçu l'inépuisable grâce du Très-Haut.
Gloire au Père ...
Ayant fixé sa demeure en toi, la grâce de l'Esprit fit de toi sa fontaine pour répandre les
grâces richement; c'est pourquoi tu viens en aide chaque jour aux navigateurs qui réclament
ton secours avec foi; procure-leur, ainsi qu'à nous, la rémission des péchés, saint martyr
Phocas, vénérable Père sage-en-Dieu.
Maintenant ... Théotokion
Vierge tout-lmmaculee qui enfantas lEtre suprême, notre Dieu, avec les Anges sans
cesse implore-le pour qu'il nous accorde avant la fin le pardon de nos péchés, l'amendement
de notre vie, à nous fidèles qui te chantons avec amour, car toi seule, tu es digne de nos
chants.
Stavrothéotokion
Vierge immaculée, Mère du Christ notre Dieu, un glaive a transpercé ton âme quand tu
vis sur la croix ton Fils et ton Dieu: sans cesse intercède auprès de lui pour le pardon de nos
péchés.
124
Ode 4, t. 2
«Seigneur, j'ai perçu le plan de ton salut et je t'ai glorifié, seul Ami des hommes. »
Cultivant les guérets des c urs, tu retranchas avec la faucille Dame, seule toute-bénie de tes
paroles toutes les broussailles du mal.
Saint Codrat, ton sépulcre fait jaillir, sur nous tous qui t'en prions, les grâces des guérisons.
Par compassion, délivre, saint Codrat, des périls et du malheur de des croyants, illustre ceux qui
t'en prient.
Allumant l'éclat de tes paroles dans les c urs enténébrés, tu consumas les broussailles de
l'erreur.
De tes chastes entrailles s'est incarné le Créateur, ô Mère de Dieu, pour renouveler tout être
corrompu.
t. 4
«Te voyant suspendu à la croix, toi, le Soleil de justice, l'Eglise depuis sa place en toute vérité
s'écria: Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Tel un astre resplendissant sur la voûte de l'Eglise le Seigneur t'a placé, Phocas, pontife saint,
pour illuminer tous les c urs sous l'éclat de tes miracles et de tes combats.
Devant le tribunal du tyran tu confessas l'incarnation du Christ, victorieux Martyr, et brillamment
tu couvris de honte les cultes que les païens en leur impiété rendaient aux multiples faux dieux.
Grâce au gouvernail divin tu as franchi, glorieux Martyr, l'océan de l'erreur soulevé par l'ouragan
des multiples dieux; alors, pour les marins de cette vie tu devins un havre de parfaite sérénité.
Sans épousailles, ô Vierge, tu conçois et te montres vierge même après l'enfantement; c'est
pourquoi nos incessantes voix dans une foi que rien n'ébranlera te chantent, ô notre Dame: Réjouis-toi.
Ode 5, t. 2
«Toi qui es la source de clarté et le créateur des siècles, Seigneur, dirige-nous à la clarté de tes
commandements: nous ne connaissons nul autre Dieu que toi. »
Le Dieu de toute pureté, qui pour sa gloire a trouvé en ton âme un pur logis, grâce à toi purifie
les âmes souillées par la noirceur du péché.
Vaincus par la sagesse de tes enseignements, Bienheureux, les plus sages parmi les Grecs se
mirent à reconnaître comme créateur le Christ, sagesse et puissance du Père qui précède tout
commencement.
Proclamant la venue pour les mortels de la lumière issue du Père des lumières, saint Codrat, tu
éclairas les peuples pour qu'ils puissent vénérer et glorifier l'indivisible Trinité.
Pour nous, Vierge pure, tu enfantas en deux natures celui qui s'incarna, le Fils né du Père avant
tous les siècles sans semence et en dehors du temps, comme seul il le sait.
t. 4
«Seigneur, tu es venu comme la lumière en ce monde, lumière sainte qui retire de la sombre
ignorance ceux qui te chantent avec foi. »
Saint Pontife, tu fis trébucher les pas de l'ennemi en dirigeant tes propres pas sur les chemins
de la divine volonté.
Ton corps aux multiples combats, rompu sous les coups, brisa les chaînes des sans-Dieu par
divine puissance, bienheureux Phocas.
Tu t'es offert, illustre Martyr, en totale immolation au Dieu qui lui-même s'immola et fit cesser
devant les idoles les sacrifices sanglants.
Souveraine Mère de Dieu, la divine Sagesse s'est bâti de tes, chastes entrailles la maison
conforme à son bon plaisir.
Ode 6, t. 2
«Encerclé par l'abîme de mes péchés, j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: de la
fosse, mon Dieu, relève-moi. »
Tu fus un ciel annonçant dans les hauteurs la gloire de Dieu qui nous porte le salut, Codrat,
illustre apôtre et pontife divin.
Proclamant, sage Codrat, l'unique seigneurie, l'unique nature éternelle de la divinité, tu fis cesser
la ténébreuse extravagance des multiples faux dieux.
Ton corps, qui repose maintenant, bienheureux Codrat, selon la loi de nature dans le tombeau,
fait des miracles dépassant la nature et l'entendement.
Celui qui étendit les cieux à son commandement, souveraine Génitrice de Dieu, fit de toi sur
terre un autre ciel et, sortant de toi, s'est levé sur les c urs enténébrés.
t. 4
«Ton Eglise te crie à pleine voix: Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; dans ta
compassion tu l'as purifiée du sang offert aux démons par le sang qui coule de ton côté. »
125
Tu asséchas l'océan de l'impiété, sage Père, en faisant jaillir la vivante source de tes purs
enseignements; et sous une pluie de miracles maintenant tu nettoies les bourbiers des passions. R
Mis au poteau pour être tailladé atrocement et désarticulé, Bienheureux, du haut du ciel tu
entendis la voix te fortifiant, Pontife et Martyr aux multiples combats.
Toi qui as imité, Phocas, la Passion de l'impassible Seigneur, en deux natures celui qui guéris la
multitude de nos passions et délivre de la tempête les marins par tes intercessions auprès de Dieu.
En sa kénose, fut versée comme pluie la Parole du salut, Toute-sainte, dans ton sein virginal
pour assécher les flots du mal par divine puissance.
Kondakion, t. 8
Comme pontife vénérable et courageux martyr l'univers te présente, Seigneur, le saint
apôtre Codrat et glorifie par des hymnes sa mémoire sacrée, sans cesse demandant que soit
accordée la rémission de leurs fautes à ceux qui chantent: Alleluia.
Ikos
Honorons le saint Pontife comme pasteur fidèle et docteur, puisqu’en la prairie du
martyre il a fleurit comme une rose sacrée et nous embauma, nous tous, les croyants, sous la
pluie de ses miracles et de ses hauts faits, illuminant la terre entière de l'éclat de ses
guérisons, car le Seigneur a fait merveille pour ceux qui lui chantent: Alleluia.
Synaxaire
Le 22 Septembre, mémoire du saint hiéromartyr et thaumaturge Phocas, qui périt dans
un bain brûlant.
Ayant déjà reçu le bain qui régénère, dans le bain du martyre Phocas est plongé.
Pour la vie dont le Christ au ciel le rémunère, de la vie, le vingt-deux, ce martyr prend
congé
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Ode 7, t. 2
«Les Jeunes Gens, méprisant le culte impie de la statue d'or élevée dans la plaine de Doura, au
milieu des flammes psalmodiaient, couverts d'une fraîche rosée: Béni sois-tu, Dieu de nos Pères. »
Ayant élevé vers le bien suprême ton esprit, pour la Trinité tu fus un temple vraiment divin; et
ceux que retenait le gouffre du mal, tu les élevas par tes sublimes enseignements, au point qu'ils
s'écriaient: Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Les temples des idoles, tu les fis crouler grâce aux leviers de tes intercessions; puis tu érigeas
des temples pour ton Dieu grâce à l'Esprit divin, Pontife saint, et tu y menas la multitude des sauvés
pour y chanter: Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Enflammé que tu étais, puisqu'en tout temps tu portais en ton c ur le divin feu de l'Esprit saint,
tu parus comme une torche embrasant toutes les broussailles de l'erreur, pour illuminer ceux qui
chantaient: Béni sois-tu, Dieu de nos Pères.
Délivrés grâce à toi de l'ancestrale malédiction, Pleine de grâce, nous te reconnaissons comme
la cause de tout bien, puisqu'ineffablement tu mis au monde le Verbe, cause de l'univers; c'est
pourquoi; Vierge pure, nous te chantons: Bénie sois-tu qui dans la chair enfantes Dieu.
t. 4
«Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, plus que par l'ardeur des flammes
embrasés par leur piété, s'écriaient: Seigneur, tu es béni dans le temple de ta gloire. »
Tu n'as pas craint la colère des tyrans, mais à la tête du mystique troupeau comme un agneau
tu fus offert au suprême Pasteur, Phocas, en ta gloire de martyr.
Tu fus éprouvé comme l'or dans le creuset lorsqu'en la chaux vive tu fus jeté; et tu n'y brûlas
point, mais tu chantais: Béni es-tu, Seigneur mon Dieu.
L'amour divin qui embrasait ton c ur sous la rosée divine te garda sans dommage dans le feu,
brûlant plutôt, glorieux Pontife, les scories de l'impiété.
De mon âme, Vierge toute pure, en ta bonté renouvelle la maison pourrie au moyen du repentir,
toi qui renouvelas par ton enfantement l'entière humanité.
Ode 8, t. 2
«Le Dieu qui dans la fournaise descendit pour venir en aide aux enfants du peuple hébreu et
changer la flamme en une fraîche rosée, toutes ses uvres, chantez-le comme Seigneur, exaltez-le
dans tous les siècles. »
De ton âme ayant posé les fondements, bienheureux Codrat, sur la pierre de la foi, tu renversas
les ennemis du Seigneur et tu affermis solidement ceux qui l'exaltent dans les siècles.
Ayant acquis la parure des vertus pour ton âme et pour ton c ur, grâce aux paroles de ton
enseignement tu ornas les âmes, en leur ôtant la laideur du culte des faux-dieux pour tous les siècles.
126
Codrat, toi le disciple de Jésus, l'apôtre resplendissant, le brillant éclat du Soleil de justice,
illumine et sanctifie ceux qui célèbrent ta mémoire sacrée.
Vierge pure, de leurs voix sacrées les saints Prophètes de Dieu clairement ont annoncé que tu
serais la Mère, Immaculée, du Seigneur de l'univers; aussi nous te chantons dans tous les siècles.
t. 4
«Daniel, étendant les mains, dans la fosse ferma la gueule des lions; les Jeunes Gens, pleins de
zèle pour leur foi, ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le
Seigneur, toutes les uvres du Seigneur. »
Sur tes lèvres, saint Phocas, fut répandue la grâce; c'est pourquoi tu ramenas le peuple séduit
par le conseil du serpent et, tel un vrai pasteur, le conduisis vers le Christ pour s'écrier: Toutes ses
uvres, bénissez le Seigneur.
L'assemblée des fidèles possède en toi un intercesseur vigilant qui apaise les vagues sur
l'océan des passions, calme les tentations et de toute douleur nous délivre, nous qui proclamons:
Toutes ses uvres, bénissez le Seigneur.
C'est des flots de guérisons que fait jaillir sans cesse pour qui en a besoin ton temple, ce havre
non battu par les flots, qui délivre, saint Martyr, de leurs passions tes fidèles s'écriant pour le Christ:
Toutes ses uvres, bénissez le Seigneur.
Afin que nous puissions vénérer ta sainte mémoire, Phocas, en célébrant la suprême bonté du
Seigneur, empresse-toi de l'implorer pour qu'il nous délivre du malheur; alors nous chanterons: Toutes
ses uvres, bénissez le Seigneur.
Tu fus préfigurée par l'arche de la Loi, par l'urne portant la manne, par la table sainte, Vierge
immaculée, et par le chandelier aux reflets d'or, toi qui pour dissiper les ténèbres des nations enfantes
la Lumière illuminant de la divine connaissance les confins de l'univers.
Ode 9, t. 2
«Le Dieu et Verbe en sa sagesse inégalée est venu du ciel renouveler Adam déchu pour avoir
mangé le fruit de perdition; d'une Vierge sainte il a pris chair pour nous; et nous fidèles, à l'unisson
dans nos hymnes nous le magnifions. »
Dans la beauté de ton âme, saint Codrat, sans cesse tu te tiens devant le Maître resplendissant,
dans ta splendeur d'apôtre divin et de pontife divinement inspiré, avec tous les Apôtres en vérité
demandant pour le monde la paix.
Comme une arche divine, Magnésie possède la châsse de tes reliques, saint Codrat, pour y
puiser avec amour tout ce qui lui est avantageux; et, possédant ton âme, les tabernacles des cieux
avec tous les Saints jubilent de joie.
Ton jour qui de lumière resplendit, ta mémoire porteuse de clarté, ta fête illustre en vérité ont
brillé sur tous comme un soleil; les célébrant, nous les fidèles, saint Codrat, nous demandons par tes
prières d'obtenir le pardon de nos fautes et la grâce du salut.
Epargne-moi, Seigneur, épargne-moi, lorsque tu viendras prononcer mon jugement; ne me
condamne pas au feu, ne me corrige point dans ton courroux; laisse-toi fléchir, ô Christ, par la Vierge
qui t'a mis au monde, par le ch ur des Apôtres, les Prophètes et les Martyrs.
t. 4
«Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée;
c'est lui qui réunit les natures séparées: aussi, pleins d'allégresse et de joie, Mère de Dieu, nous te
magnifions. »
Venez tous, par des cantiques divins célébrons saintement la mémoire sacrée du saint Pasteur
qui intercède pour nous auprès du Bienfaiteur et Seigneur.
Tu parus enflammé de zèle pour le Seigneur lorsque tu entras, bienheureux Martyr, dans le bain
brûlant où tu remis joyeusement ton esprit entre les mains de Dieu.
Les ch urs des Pontifes, la foule des Martyrs, l'ensemble des Apôtres divins et les esprits des
Justes, saint Phocas, recevant ton âme parmi eux, jubilent d'allégresse et de joie.
Par tout le monde s'est déployée ta mémoire illuminant les fidèles qui célèbrent tes combats,
ton généreux martyre et tes exploits, Pontife et Martyr suscitant l'admiration.
Illumine mon âme enténébrée, Vierge pure, par le péché, les confins de l'univers délivre-moi de
l'éternel brasier et des ténèbres par ta médiation, afin que je célèbre ta magnificence dans la joie.
Exapostilaire t. 3
Apôtre, Martyr et Pontife divin, initié du Verbe, Codrat, ayant prêché sagement le saint
Evangile du Christ, tu éclairas la terre entière et de l'erreur délivras ses fils en enseignant aux
mortels à se prosterner devant la sainte Trinité.
127
Eminence des Pontifes et gloire des Martyrs, sublime protecteur des marins, sauve,
bienheureux Phocas, de tout péril ceux qui célèbrent ta mémoire sacrée.
Ô Vierge qui mis au monde le Seigneur, le Créateur des siècles et des Anges, supplie-le
de faire en sorte que tes fidèles serviteurs près de lui se tiennent à sa droite dans les cieux.
Le reste de l'office de Matines, et le Congé.
23 SEPTEMBRE
Conception du vénérable et illustre prophète, précurseur et baptiste Jean.
VÊPRES
Lucernaire, t. 4
Alors que saint Zacharie officiait comme prêtre dans le temple divin et présentait les
demandes du peuple au Bienfaiteur compatissant, il vit un Ange de Dieu qui lui adressa la
parole et lui déclara: Voici que ta prière est exaucée; courage, vieillard, ne doute pas: tu auras
pour enfant le saint Précurseur qui parmi les fils de femmes sera le plus grand et dans la
puissance d’Elie précédera dans sa marche le Christ. (2 fois)
Etrange me paraît ton aspect, étranges tes paroles, répondit Zacharie, incroyable la
nouvelle annoncée; car je suis venu demander pour le peuple le salut et non point obtenir un
enfant, comme tu le dis; à mes demandes ne correspond ce que je trouve en toi, et je nourris
le soupçon que tu es loin de la vérité; comment ce que tu dis pourrait être soutenu? Elisabeth
est stérile, en effet, et moi-même je suis un vieillard, tu le sais. (2 fois)
Pourquoi ne pas croire mes paroles, Zacharie, pourquoi taxer de fausseté la joyeuse
nouvelle que je viens t'annoncer? Je suis un archange de Dieu, sur son ordre je te parle en
t'apparaissant; mais puisqu'au lieu de croire tu as douté, tu seras privé de parole et de voix
jusqu'à ce que tu voies mes paroles réalisées; et lorsqu'Elisabeth t'enfantera la haute voix du
Verbe, son Précurseur, d'une voix claire tu béniras le Dieu d'Israël. (2 fois)
Gloire au Père, t. 6
D'un sein stérile a germé le fruit de la prière, en ce jour: voici saint Jean le Précurseur;
réjouis-toi, désert, exulte, genre humain: le héraut du repentir dans les entrailles maternelles
commence à prendre chair. Venez, dans l'allégresse de son illustre conception, amis de la
fête, exultons en disant: Toi qui parmi les fils de femmes es le plus grand, ne cesse pas
d'intercéder pour les fidèles vénérant ta divine conception, afin que nous trouvions le pardon
de nos fautes et la grâce du salut.
Maintenant ...
Qui donc refusera de te dire bienheureuse, ô Vierge toute-sainte? qui donc ne voudra
chanter la louange de ton enfantement virginal? Car le Fils unique, le reflet du Père intemporel,
celui qui est sorti de toi, ô Vierge immaculée, ineffablement s'est incarné: il est Dieu par nature
et, par nature, s'est fait homme pour nous sauver; sans être divisé en deux personnes, il s'est
fait connaître en deux natures sans confusion; ô Vierge sainte et toute-bienheureuse,
intercède auprès de lui pour qu'il ait pitié de nous.
Apostiches, t. 6
Au Prophète et prêtre saint venu saintement dans le Saint des saints, ainsi qu'il est
écrit, un Ange saint s'adresse, lui disant: Ta prière est exaucée, la stérilité d'Elisabeth prend fin
maintenant; elle va t'enfanter un fils malgré ton âge avancé, ce sera Jean le Précurseur, le
chandelier du Soleil, le prophète du Très-Haut, la voix du Verbe qui doit se lever de la virginale
Servante de Dieu.
Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut.
A quoi reconnaîtrai-je cela? dis-le moi clairement, répondit à l'Ange le vieillard
bienheureux, car je suis comblé de jours, tu le vois; Elisabeth est stérile: comment donc tu
contredis la nature en me parlant? Misérable, je te soupçonne de mentir. Va-t'en: je réclame en
effet pour le peuple le salut et non pas d'obtenir l'impossible, c'est-à-dire un enfant.
Pour le servir en justice et sainteté devant sa face tout au long de nos jours.
Je suis un archange du Dieu tout-puissant, j'ai pour nom Gabriel, dit au vieillard
l'Incorporel; désormais sois muet, exerce-toi à demeurer silencieux, puisque tu as mis en
128
doute ce que j'ai dit. Lorsque ton épouse t'enfantera le clairon du Verbe, l'Esprit saint éclaircira
ta voix pour que tu dises clairement: Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut,
car tu précéderas le Seigneur pour lui préparer dans la grâce le chemin qui lui plaît.
Gloire au Père, t. 6
Comme un ange tu es issu des douleurs de la Stérile, saint Jean, au sortir des langes tu
habitas le désert et de tous les Prophètes tu fus le scellé; car celui qu'ils avaient vu de
multiples façons, celui qu'en énigmes ils avaient annoncé, tu fus digne de le baptiser au
Jourdain. Tu entendis la voix du Père depuis le ciel attester sa divine filiation et sous forme de
colombe tu vis l'Esprit porter cette voix sur le baptisé. Toi qui surpasses tous les Prophètes de
jadis, sans cesse intercède pour nous qui célébrons ta mémoire avec foi.
Maintenant ...
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, qui a fait croître le fruit de vie; notre Dame, nous
t'en prions: avec le Précurseur et tous les Saints intercède pour le salut de nos âmes.
Tropaire, t. 4
Réjouis-toi, Stérile qui n'avais pas enfanté, voici qu'en effet tu as conçu clairement le
chandelier du Soleil devant illuminer tout l'univers atteint de cécité; exulte d'allégresse,
Zacharie, avec confiance t'écriant: Celui qui va naître, c'est le Prophète du Très-Haut.
Le mystère caché de toute éternité et que les Anges mêmes ne connaissaient, grâce à
toi, ô Mère de Dieu, sur la terre nous fut révélé: Dieu s'incarne sans confondre les deux natures
en cette union et librement il a voulu souffrir pour nous sur la croix, pour ressusciter Adam et
sauver nos âmes de la mort.
MATINES
Cathisme I, t. 5
Elisabeth fut délivrée de la stérilité, la Vierge conserva sa virginité lorsqu'en son sein
elle conçut à la voix de Gabriel; et Jean le Précurseur en sa mère exulta lorsqu'en un sein
virginal il reconnut son Maître et son Dieu incarné pour notre salut.
Réjouis-toi, montagne sainte que le Seigneur a gravie, réjouis-toi, buisson non consumé
par le feu, réjouis-toi, passerelle du monde vers Dieu, toi qui mènes de terre en l'éternelle vie,
réjouis-toi, ô Vierge inépousée qui as enfanté pour nos âmes le salut.
Cathisme II, t. 4
La colombe du désert, le Baptiste du Seigneur, ayant prêché la conversion et montré le
Dieu fait homme, le Christ, est devenu l'avocat de tout pécheur, car sans cesse il vient au
secours de tous les naufragés de cette vie; par ses prières, ô Christ, sauve le monde qui est
tien.
Toi qui seule as conçu le Créateur de l'univers et seule ornas de ton enfantement
l'humanité, Vierge pure, sauve-moi des filets de l'Ennemi, établis-moi sur le roc des préceptes
du Christ, sans cesse suppliant celui qui prit chair de ton sein.
Un canon de l'Octoèque, puis celui du Saint, uvre de Jean Damascène. Catavasies: Ma
bouche s'ouvrira.
Ode 1, t. 6
«Lorsqu'Israël eut cheminé sur l'abîme, comme en terre ferme, et vu le Pharaon
persécuteur englouti dans les flots, alors il s'écria: Chantons une hymne de victoire en
l'honneur de notre Dieu. »
De mon âme désolée arrache les infructueuses pensées, toi qu'une Stérile fit pousser,
tandis que je m'apprête à célébrer ta sainte conception dans le sein maternel.
Entrant dans le temple, Zacharie vit un Ange divin qui lui annonça clairement: Grand
prêtre, malgré ton âge avancé tu auras un fils, le Précurseur.
Le chandelier resplendissant du Soleil de gloire commence à briller dans le sein
maternel, le grand Précurseur qui met fin aux ténèbres des passions ainsi qu'aux chaînes de la
stérilité.
Toute-pure Mère de Dieu, voyant son Maître porté dans ton sein, dans les entrailles de
sa mère saint Jean exulta manifestement, puisqu'il était son Précurseur.
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Ode 3
«Nul n'est saint comme toi, Seigneur mon Dieu; tu as exalté la force des fidèles, dans ta
bonté, et tu nous as fondés sur le roc inébranlable de la confession de ton nom. »
La Stérile en ce jour conçoit le fruit sacré qui dans la grâce bientôt devra retrancher
comme avec la cognée toute âme stérile et sans fruit.
Dans le temple, à l'intérieur, rendu muet, le grand prêtre Zacharie par l'annonce
redoutable reçoit la Voix du Verbe et dans la joie magnifie clairement le Seigneur
compatissant.
Celui qui montre aux croyants la sûre voie du repentir, l'illustre Précurseur, à la voix de
l'Ange, par divine volonté, se lève, contre tout espoir, dans le sein maternel.
Lorsqu'il reconnut le Christ porté dans le sein virginal, l'enfant de la Stérile tressaillit,
révélant d'avance la joie qui sur terre venait délivrer tous les hommes du chagrin.
Cathisme, t. 4
Au grand prêtre Zacharie qui dans le temple offrait l'encens Gabriel est apparu depuis
le ciel et déclara: En ton âge avancé tu vas produire un illustre fruit; Elisabeth, jusqu'ici privée
d'enfants, désormais ne sera plus stérile et sans fruit; elle va concevoir et enfanter le héraut
de Jésus, son Précurseur. Par ses prières, Sauveur du monde, sauve nos âmes.
Gloire au Père ... Maintenant ...t.4
Joseph fut saisi d'effroi en contemplant le mystère où la nature est dépassée, il se
souvint de la toison couverte de rosée, Mère de Dieu, lorsque sans semence tu conçus, du
buisson non consumé par le feu, du rameau d'Aaron qui fleurit; ton époux et ton gardien te
rendit témoignage devant les prêtres en criant: La Vierge enfante et demeure vierge même
après l'enfantement!
Ode 4
«Le Christ est ma force, mon Seigneur et mon Dieu! tel est le chant divin que la sainte Eglise
proclame et d'un c ur purifié elle fête le Seigneur. »
Bienheureux Précurseur, toi cet Ange précédant l'avènement du Christ, la voix d'un Ange
annonça au grand prêtre saintement ta naissance d'un stérile sein.
Elisabeth digne de toute admiration, toi la Stérile sans fruit qui d'abord fus sans enfant, réjouis-
toi maintenant, car tu produis de glorieuse façon le Baptiste et Précurseur du Christ.
Précurseur bienheureux, avec ta prière, cette cognée, arrache les ronces de mes passions, les
obstacles de mes pensées, et fais que mon esprit produise comme fruits les vertus.
Le sein de la Vierge te portait, toi qui portes l’univers, lorsque, porté dans le sein, le Baptiste se
prosterna, ô Christ, devant toi et d’allégresse tressaillit.
Ode 5
«Dieu très-bon, illumine, je t'en prie, de ton éclat divin les âmes de tes amants qui veillent devant
toi, afin qu'ils te connaissent, ô Verbe de Dieu, toi, le Dieu véritable qui nous fais revenir des ténèbres
du péché. »
Au Prophète venu à l'intérieur du temple saint pour offrir au Créateur le culte conforme à la Loi
un Ange apparut, lui annonçant la conception du Précurseur.
Comment cela se fera-t-il? Je suis un vieillard, tu le vois, et ma femme est stérile, dit à
l'Archange Zacharie; les paroles que tu me dis contredisent la nature.
Considère Sara, la femme d'Abraham, vois comment elle enfanta en sa vieillesse Isaac; à mes
justes paroles ajoute foi, dit au vieillard l'Archange divin.
Entre les femmes tu es bénie, Comblée de grâce par Dieu! devant toi s'est écriée Elisabeth,
reconnaissant ton virginal enfantement, Vierge qui telle demeuras après lui.
Ode 6
«Lorsque je vois l'océan de cette vie soulevé par la tempête des tentations, j'accours à ton
havre de paix et je te crie, ô Dieu de bonté: A la fosse rachète ma vie. »
L'incertitude a gagné mon esprit, je doute de tes paroles, dit le prêtre à l'Archange; ce n'est pas
le fruit de mes entrailles, mais le salut du peuple que j'ai demandé.
Le Serviteur répondit: Le Créateur de la nature, le Roi des Anges, a voulu que tu engendres,
Zacharie, le Messager de sa venue; ne doute pas de mes paroles.
Tu as la forme du feu, redoutable est ton aspect, ta parole suscite l'étonnement, dit à l'Ange
Zacharie; néanmoins je ne crois pas tes étranges dires où la nature est dépassée.
Depuis l'obscure cavité dans laquelle il se trouvait, le Chandelier, reconnaissant le Soleil caché
dans la nuée du sein maternel, joyeusement se prosterna et tressaillit.
130
Kondakion, t. 1
Zacharie le grand prêtre rayonne de joie et son illustre épouse Elisabeth à juste titre se
réjouit de concevoir Jean le Baptiste et Précurseur, que l'Archange annonça joyeusement et
que nous les hommes, selon ses mérites nous vénérons comme initiateur de la grâce de Dieu.
Ikos
Ouvrons l'Evangile sacré que pour nous écrivit l'admirable saint Luc et de Jean le
Précurseur contemplons l'insigne et brillante conception; il dit en effet: Lorsque le juste
vieillard Zacharie au jour de son service pénétra dans le temple pour encenser le Saint des
saints, Gabriel survint, lui donnant la bonne nouvelle et disant: Grand prêtre, malgré ta
vieillesse tu auras pour fils le Prophète et Précurseur, la voix, le héraut, le chandelier
resplendissant, l'initiateur de la grâce de Dieu.
Synaxaire
Le 23 Septembre, Conception du saint et illustre prophète, précurseur et baptiste Jean.
Par 1'Archange un oracle au Prophète annonça la venue du Prophète et bien plus
qu'un Prophète, celui qui, le vingt-trois, son Maître devança et dont la conception six
mois avant se fête.
Par ses saintes prières, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Ode 7
«Dans la fournaise l'Ange répandit la rosée sur les nobles Jeunes Gens, mais le feu brûla les
Chaldéens sur l'ordre de Dieu et le tyran fut forcé de chanter: Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Puisqu'en mes paroles tu n'as pas cru, sois frappé de mutisme désormais; et lorsque tu verras
enfantée la voix du Verbe, tu retrouveras ta voix pour t'écrier: Dieu d'Israël, tu es béni.
Comme lune et soleil resplendissant, Elisabeth et Zacharie ensemble ont produit le brillant
chandelier de la Clarté qui nous est apparu dans les ténèbres des passions dont nous étions
enveloppés.
Comme de paroles, se servant de son tressaillement, le grand Précurseur du Christ porté dans
le sein d'Elisabeth en celui de la Vierge t'adora, Jésus, toi le Dieu de nos Pères.
Elisabeth, cette lune qui portait comme un astre le divin Précurseur se prosterna, Marie, devant
toi, lumineuse nuée portant comme soleil le Christ incarné dans ton sein pour sauver le genre humain.
Ode 8
«De la flamme, pour tes Saints, tu as fait jaillir la rosée et, par l'eau, tu as fait flamber le sacrifice
du Juste, car tu accomplis toutes choses par ta seule volonté: ô Christ, nous t'exaltons dans tous les
siècles. »
L'ami de l'Epoux commence ses apprêts, la voix du Verbe en est à ses débuts, dans les
entrailles de la Stérile est nourri le grand soldat du Roi de tous.
Pour les c urs stériles a poussé le bûcheron, déjà se forge la cognée des passions, de
tempérance est nourri le Précurseur, peuples, soyez dans la joie.
Comme jadis tu brisas les liens de la stérilité, Baptiste, fais cesser l'aveuglement de mon esprit,
donne-moi de produire les fruits du repentir, pour que je vive dans les siècles.
Lorsqu'elle vit ta grossesse, Elisabeth, ô Vierge, se réjouit divinement, tandis que l'enfant
tressaillait dans son sein, reconnaissant son Maître et Seigneur.
Ode 9
«Aux hommes il est impossible de voir Dieu, sur qui les Anges mêmes n'osent fixer leur regard,
mais aux mortels s'est manifesté le Verbe fait chair grâce à toi, ô Toute-pure, et lorsque nous le
magnifions avec les armées célestes nous te proclamons bienheureuse. »
Ayant ouvert les portes de la Stérile, à présent le divin Précurseur du Christ comme en la
demeure d'un roi loge dans le sein de sa mère dont il sortira en soldat pour préparer les voies du Roi
de l'univers.
Vieillard, exulte: c'est le Prophète de Dieu que tu auras comme fils, Jean, le Précurseur du
Seigneur; plus grand que lui ne s'est levé nul mortel; tressaille aussi, Elisabeth, terre entière, jubile, en
offrant ta louange au Créateur de l'univers.
De nous tous, les fidèles te célébrant, souviens-toi, Prophète du Seigneur et Précurseur,
maintenant, toi qui délivres les âmes des passions et nous sauves des périls pour nous guider,
Bienheureux, vers le céleste chemin.
Comme chaste Mère te reconnut clairement Elisabeth, à peine délivrée des liens de la stérilité
et portant le Précurseur de celui qui logeait dans ton sein, ô Vierge toute-pure, Marie, comblée de
grâce par Dieu.
131
Exapostilaire, t. 2
La glorieuse conception du Précurseur annonce le Roi qu'une Vierge doit enfanter,
puisque lui-même il est issu d'Elisabeth, la Stérile sans fruit et du saint vieillard, le grand prêtre
Zacharie; par leurs prières, celles du Baptiste et de la Mère de Dieu, sauve-nous, Seigneur, et
prends nous en pitié.
Délivrés de l'antique malédiction par ton divin enfantement, Toute-sainte, dans l'action
de grâce et la joie nous t'adressons l'angélique salutation: Réjouis-toi, Vierge sainte, par toi
Adam et Eve sont rachetés, réjouis-toi, qui nous affranchis de la mort et par qui nous avons
trouvé le royaume des cieux.
Laudes, t. 1
La création se réjouit en ta sainte conception, Prophète, Précurseur et Baptiste Jean,
car ton enfantement nous annonce la naissance du Seigneur; aussi, à l'unisson de nos voix,
nous les mortels ici-bas, nous t'acclamons comme il se doit. (2 fois)
La Stérile concevant fut pour l'Ange vraiment un témoignage merveilleux qu'il put
donner comme preuve à Marie; et nous, célébrons avec Jean Elisabeth, la stérile de jadis, et
Zacharie, son époux.
Le chandelier divinement préparé pour l'éternelle Clarté, le paranymphe, l'ami de l'Epoux,
qui précède le Soleil de gloire comme l'astre du matin, la vivante voix du Verbe de Dieu, le
Précurseur de la venue du Seigneur, à la voix de l'Ange est conçu maintenant.
Gloire au Père ... Maintenant, t. 6
Elisabeth a conçu le Précurseur de la grâce de Dieu, la Vierge, le Seigneur de gloire, le
Christ. Les mères s'embrassent et l'enfant a tressailli; dans les entrailles, le serviteur acclame
son Seigneur; et, dans sa surprise, la mère du Précurseur s'exclame: Comment m'est-il donné
que la mère de mon Maître vienne jusqu'à moi? Le Seigneur sauve son peuple du désespoir.
Trésor de miséricorde, gloire à toi.
Grande Doxologie. Tropaire du Saint et théotokion Le mystère caché de toute éternité.
Litanies et Congé.
24 SEPTEMBRE
Mémoire de la sainte protomartyre égale-aux-Apôtres Thècle.
VÊPRES
Lucernaire, t. 8
Seigneur, si Thècle ici-bas s'est unie, comme à travers un vitrage, à ton amour,
maintenant qu'elle se tient près de ton trône dans les hauteurs, elle admire ton incomparable
splendeur, Ami des hommes qui t'incarnas pour sauver nos âmes. (2 fois)
Seigneur, si Thècle s'attacha aux pas de 1'Apôtre enchaîné, elle secoua les chaînes des
terrestres passions; saisie par la force de ton amour, elle te fut liée solidement, Sauveur de
nos âmes. (2 fois)
Seigneur, si Thècle fut séparée de son maître, contre son gré, elle a joui de ta présence
au moment de sa passion; lorsqu'on la dépouilla, ta gloire la couvrit; et, couronnée par ta main,
elle protège nos âmes. Seigneur, si ta Protomartyre immaculée à la flamme fut livrée, elle n'y
fut pas brûlée, te possédant comme rosée; elle demeura sauve au milieu des taureaux,
protégée qu'elle fut par ta main, Sauveur de nos âmes.
Gloire au Père, t. 6
En tes luttes d'athlète, tu renversas, bienheureuse Thècle, l'ennemi, en martyre tu brisas
ses complots; tu t'enfuis loin de Thamyris pour épouser le Christ, ta véritable passion; tu
accompagnas l'apôtre Paul et imitas Etienne en son combat; première parmi les femmes à
témoigner pour le Christ, grâce au crédit que tu possèdes auprès de lui sauve nos âmes de
tout danger, puisqu'avec foi nous célébrons festivement ta mémoire sacrée.
Maintenant ... Théotokion
Tu es mon refuge le plus sûr, mon espérance, ma protection, Vierge Mère immaculée;
hâte-toi donc, empresse-toi et sauve-moi des malheurs m'environnant.
132
Stavrothéotokion
Te voyant crucifié, ô Christ, la Mère qui t'enfanta dans ses pleurs maternels s'écria:
Très-doux enfant, mon Fils et mon Dieu, comment donc souffres-tu l'infamante Passion?
Apostiches, t. 1
Egale aux Apôtres et première à témoigner, virginale gloire des Martyrs, illustre Thècle,
je te crie: guéris mon âme de ses blessures et des funestes passions; au feu qui ne s'éteint
arrache-moi, je t'en supplie, par tes prières exaucées du Seigneur.
Par toute la terre a retenti leur message, leur parole jusqu'aux limites du monde.
Par un nuage porteur de pluie la toute-puissance du Christ divinement te couvrit de
rosée et brûla les infidèles justement, fidèle Thècle, et t'évitant d'être déchirée par les fauves
et les taureaux, elle te couvrit de gloire.
Il dressa mes pieds sur le roc, affermissant mes pas.
Eprise du pur Epoux resplendissant de beauté, tu renonças à ton fiancé, Thècle, pour
suivre les paroles de saint Paul, ce nymphagogue de l'Eglise; et, avec lui accédant au sort
bienheureux, tu épousas celui que tu aimais.
Gloire au Père, t. 8
Apôtre et protomartyre, tu freinas l'élan des fauves et confondis Thamyris, pour suivre
le Christ, ton époux, et lui crier: J'accours sur les traces de ton parfum! Aussi, en compagnie
de saint Paul, du ciel tu as reçu la grâce et de l'Arbitre des combats la couronne de l'héritage
divin; désormais tu ne cesses d'intercéder pour que soit accordé le pardon de leurs péchés
aux fidèles célébrant ta mémoire sacrée.
Maintenant ... Théotokion
Mon espérance, ma fervente protection, mon refuge, mon avocate auprès de Dieu et le
salut des fidèles, Toute-pure, c'est bien toi; c'est pourquoi, Souveraine immaculée, je me
réfugie près de toi, m'écriant à haute voix: j'ai péché, sauve-moi, ô Vierge qui des pécheurs es
la seule garantie.
Stavrothéotokion
Ô mon Fils, combien je souffre de te voir, toi qui donnes à tous la résurrection,
t'endormir à présent sur la croix pour accorder le réveil salutaire et divin aux mortels jadis
endormis d'un funeste sommeil à cause du fruit défendu, disait en pleurant la Vierge
immaculée que dans nos hymnes pieusement nous magnifions.
Tropaire, t. 4
Ta brebis, ô Jésus, s'écrie de toute la force de sa voix: C'est toi que j'aime, divin Epoux,
c'est toi que je cherche en luttant; avec toi crucifiée, en ton baptême je suis ensevelie; pour toi
je souffre, afin de régner avec toi; pour toi je meurs, afin de vivre aussi en toi; reçois comme
victime sans défaut celle qui par amour s'immole pour toi. Par ses prières, Dieu de
miséricorde, sauve nos âmes.
MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de
l'Octoèque, puis celui de la Sainte, uvre du moine Jean, avec l'acrostiche (à l'exception des
théotokia): La Protomartyre est divinement glorifiée.
Ode 1, t. 8
«Chantons une hymne de victoire au Seigneur qui a mené son peuple à travers la mer
Rouge autrefois, car il s'est couvert de gloire. »
Le son de ma voix est incapable de conter les illustres combats de la Protomartyre; en
effet elle est trop faible pour la chanter dignement.
L'orgueilleuse jactance du tyran a pris fin, puisque des femmes contre lui se sont
montrées viriles pour leur foi dans le Christ.
A tes paroles ineffables faisant écho, pour suivre l'Evangile, bienheureux Paul, une
vierge s'est faite l'épouse du Christ.
Sainte Mère de Dieu, nous te chantons qui enfantas de merveilleuse façon le Verbe
éternel et divin qui prit chair en ton sein.
133
Ode 3
«Tu es le rempart de ceux qui accourent vers toi; les habitants des ténèbres trouvent en
toi leur clarté et mon âme te chante, Seigneur. »
Amour qui dépasse l'entendement! Par lui tu fus unie dans le Christ à saint Paul grâce
au lien de l'Esprit.
La jouissance voluptueuse d'ici-bas fut incapable d'atteindre ton c ur déjà percé par
l'amour spirituel.
Totalement détachée des charnelles passions, tu n'as pas fléchi sous les maternelles
pressions, illustre Martyre victorieuse au combat.
Par tes prières, Vierge immaculée, viens à notre aide en détournant les dangers dont
nous sommes entourés.
Cathisme, t. 8
Par tes mâles vertus ayant transformé ta féminité pour l'amour du Christ en courageuse
virilité, tu devins à double titre l'habitacle du Christ: par l'ascèse ayant dissipé les ténèbres des
passions, par ton témoignage tu t'es montrée la fierté des Martyrs; c'est pourquoi sur le
monde tu as brillé comme un flambeau, faisant doublement resplendir les rayons de l'Esprit;
Thècle, illustre protomartyre, intercède auprès du Christ notre Dieu, pour qu'il accorde la
rémission de leurs péchés à ceux qui fêtent avec amour ta mémoire sacrée.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Comme Vierge et seule femme qui sans semence enfantas Dieu dans la chair, nous te
disons bienheureuse, nous, toutes les humaines générations; car en toi fit sa demeure le feu de
la divinité et comme nourrisson tu allaitas le Seigneur et Créateur; aussi avec les Anges nous
glorifions comme il se doit, nous, l'ensemble des hommes, ton enfantement très-saint et nous
unissons nos voix pour te crier: Toute-pure, intercède auprès du Christ notre Dieu, pour qu'il
accorde la rémission de leurs péchés à ceux qui chantent ta gloire, ô Vierge immaculée.
Stavrothéotokion
Voyant sur la croix l'Agneau, le Pasteur et le Rédempteur, versant d'amères larmes,
l'Agnelle s'écria: Le monde se réjouit de recevoir la rédemption et mes entrailles se consument
à la vue de la crucifixion que pour nous tu subis dans la tendresse de ton c ur! Longanime
Seigneur, océan de miséricorde et source de bonté, accorde en ta pitié la rémission de leurs
péchés à tes fidèles serviteurs qui se prosternent devant ta divine Passion.
Ode 4
«Seigneur, j'ai perçu le mystère de ton uvre de salut, j'ai médité sur tes actions et glorifié ta
divinité. »
Alors que tu étais promise à Thamyris, saint Paul, ce nymphagogue de l'Eglise, Thècle, en vierge
sage te conduisit vers les noces du céleste Epoux.
Les discours de saint Paul t'accrochèrent à l'amour de la foi, sainte Martyre, et comme
niaiseries tu méprisas les paroles de Thamyris.
Par l'aspersion de ton sang fut bénie la descendance d'Adam, Eve pour sa part se réjouit de voir
une femme écraser le serpent.
La première Martyre, éprise de pureté, rejeta tous les charmes de cette vie, la richesse, la
noblesse, la beauté, et la douceur du terrestre fiancé.
Accorde-nous la rémission de nos fautes, Seigneur sans péché, pacifie le monde qui est tien
par les prières de la Mère qui t'enfanta.
Ode 5
«En cette veille et dans l'attente du matin, Seigneur, nous te crions: Prends pitié et sauve-nous,
car tu es en vérité notre Dieu, nous n'en connaissons nul autre que toi. »
Tu soutins les épreuves de l'immense stade des martyrs, bienheureuse Thècle, et tu reçus la
récompense méritée par tes combats.
Le perfide serpent se trouva spolié de sa proie: par les souffrances qu'elle endura pour Dieu, la
jeune vierge enseigna la soumission.
Ta simplicité devant Dieu triompha de ta pudeur, car ton c ur fut embrasé par le feu de la divine
Trinité.
Nous te chantons, sainte Mère de Dieu, vierge même après l'enfantement: pour le monde tu fis
naître en vérité dans la chair le Verbe divin.
134
Ode 6
«Je répands ma supplication devant Dieu, au Seigneur j'expose mon chagrin, car mon âme s'est
emplie de maux et ma vie est proche de l'Enfer, au point que je m'écrie comme Jonas: De la fosse,
Seigneur, délivre-moi. »
La jeune fille fortifia sa faiblesse naturelle par la puissance du Sauveur: dépouillant sa juvénile
beauté par amour de Dieu, elle fut courageuse dans la nuit et courut sur les traces parfumées des
enseignements de celui qu'elle aimait.
Thècle, l'illustre et première au combat, par amour volontaire supporta d'habiter la prison des
malfaiteurs pour mériter la chambre nuptiale d'en-haut, car l'amour du Créateur l'emporta sur
l'attachement aux créatures d'ici-bas.
La sainte Martyre en esprit baisait les chaînes de son maître inspiré, lorsqu'en la prison, comme
sur un divin pré, irriguée par ses paroles, elle crût et porta vraiment pour le Seigneur le plus beau de
tous les fruits.
Ne cesse pas d'intercéder pour nous, très-sainte Vierge et Mère de Dieu, car tu es la forteresse
des croyants; en ton espoir nous sommes affermis et nous te glorifions avec amour ainsi que le Fils
qui a pris chair de ton sein.
Kondakion, t. 8
Tu as brillé par la splendeur de ta virginité, de la couronne du martyre te voilà parée et
tu fus une apôtre glorieuse, nous le croyons; en rosée tu changeas la fournaise de feu et tu
apaisas la fureur du taureau par ta prière, vénérable Thècle, première au combat.
Ikos
Plus que soleil rayonne joyeusement la splendeur de cette auguste festivité:
resplendissante d'un lumineux éclat, elle se réfléchit dans les yeux des croyants; exultant avec
les Anges, acclamons le Dieu Sauveur, tous ensemble devant lui nous écriant: Tu as fait pour
ton peuple des merveilles d'amour en lui offrant comme un don parfait la Première-au-combat.
Synaxaire
Le 24 Septembre, mémoire de sainte Thècle, mégalomartyre égale aux Apôtres.
Thècle, pour te sauver il entr'ouvrit la roche, le Seigneur qui lui-même au jour de sa
Passion fit s'ouvrir les rochers. Digne d'admiration, la Sainte, le vingt-quatre, de son
Roc est proche.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Ode 7
«Les Jeunes Gens venus de Judée à Babylone foulèrent jadis par leur foi dans la Trinité la
flamme de la fournaise en chantant: Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
L'amour divin te lie à Paul le captif, Bienheureuse, et dans les liens indissolubles de la foi
accordant sur la sienne ta voix, pieusement tu chantais avec lui: Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Devant les injustes tribunaux, jeune vierge, tu comparus avec Paul et par amour du Maître, dans
ton ravissement, tu bannis toute crainte pour t'écrier: Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Par amour de Dieu, tu livras, sainte Martyre, à la fournaise ton corps et par la puissance de ton
Aimé tu demeuras intacte pour chanter: Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Un nuage porteur de pluie sous l'orage et la grêle éteint le feu et justement foudroie les
insensés pour sauver la Martyre qui chantait: Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Du sein de la Vierge tu es apparu revêtu de notre chair pour notre salut, et nous qui la
reconnaissons pour Mère de Dieu, dans l'action de grâce nous chantons: Dieu de nos Pères, béni sois-
tu.
Ode 8.
«Le Roi des cieux que chantent les célestes armées, louez-le, exaltez-le dans tous les siècles. »
Merveilleuse fut ta pensée: comme l'Eden, tu habitas le tombeau, vierge martyre, chantant le
Christ dans les siècles.
Ne souffrant pas que fût ternie la rayonnante beauté de ta splendide virginité, tu as choisi la
mort, et tu vis dans les siècles.
Première Athlète, unie au Christ ton Epoux surnaturel et vivifiant, comme gardiens de ta
virginité, c'est les fauves que tu choisis.
Se dépouillant du corruptible vêtement, l'Athlète du Christ, en son léger équipement, courut vers
la vie impérissable dans les siècles.
Celui qui descendit des cieux et demeura dans le sein virginal, chantez-le, exaltez-le dans tous
les siècles.
135
Ode 9
«Mère de Dieu et Vierge inépousée qui as conçu sans qu'on puisse l'expliquer par ta parole le
Vrai Dieu, plus haut que les Puissances immaculées par nos hymnes incessantes nous te
magnifions. »
Protomartyre, qui n'admirerait ton invincible fermeté? Ayant apprivoisé ces fauves spirituels que
sont les passions de l'âme, tu n'as pas craint l'indomptable élan des taureaux et demeuras intacte au
milieu d'eux.
La roche impénétrable, sur l'ordre de Dieu, Martyre théophore, s'ouvrit pour toi, fugitive, comme
une chambre et t'accueillit dans ses bras, mystique épouse ayant reçu le sceau divin dans le bain qui
fait naître à nouveau.
De mon âme guéris les plaies, au monde accorde la paix, aux fidèles victoire sur l'ennemi, aux
Eglises la concorde, Protomartyre, par ton intercession.
Mets à mort le péché qui survit en moi, vivifie mon âme si proche de la mort, par la puissance
de la vraie Vie qui par amour ineffable naquit de ton sein, notre Dame, pour les fidèles te magnifiant.
Exapostilaire t. 3
Fortifiée par les enseignements de Paul, le divin prédicateur, c'est lui que tu as suivi,
délaissant le terrestre fiancé, Thècle, protomartyre égale aux Apôtres qui affrontas maint
combat; aussi tu as reçu du Christ la couronne des vainqueurs.
A juste titre nous te reconnaissons pour la Mère de Dieu, nous qui sommes sauvés
grâce à toi; car ineffablement tu as conçu le Dieu qui par sa Croix nous délivre de la mort,
entraînant à sa suite le cortège des Saints, avec lesquels nous célébrons ta gloire, Vierge Mère
de Dieu.
Laudes, t. 1
Le stade des martyrs en ce jour s'offre à nos yeux; peuples, dans l'allégresse
contemplons les merveilles qui adviennent sur lui; une brebis sans défaut, la vierge Thècle,
cette divine fiancée, s'expose en effet à l'immolation pour le Christ notre Dieu immolé; par sa
foi en la Trinité elle renversa l'impiété des tyrans; et dans le ch ur des Anges désormais elle
intercède en présence du Sauveur pour le salut de nos âmes.
Ayant comme époux dans les cieux le Christ notre Dieu, tu dédaignas les terrestres
noces et ton fiancé, sainte Thècle, première au combat; avec sagesse te détournant des
maternelles flatteries, c'est l'apôtre Paul que tu suivis, prenant sur tes épaules le signe de la
Croix; le feu ne t'a pas terrifiée, quant aux fauves, tu as changé en douceur leur cruauté, tu mis
à mort les monstres qui se cachent dans les eaux par l'immersion du saint baptême dans le
Christ. Toi qui excellas par tes nobles combats, ne cesse pas de prier le Seigneur pour les
fidèles célébrant ta mémoire vénérée.
t. 2
Tu t'en remis au dessein du Tout-puissant et dans ta force de première athlète du Christ,
tu délaissas le terrestre amour pour tenir le flambeau de l'éternelle vie, toi, la bienheureuse
épouse qu'ont suivie dans l'éternel repos une multitude de femmes ayant accédé à la vie;
avec elles, apôtre Thècle, prie le Christ pour le salut de nos âmes.
t. 4
Formez des ch urs, vous les amis des Martyrs, car le temps est venu de célébrer leurs
exploits et la mémoire annuelle de la Protomartyre nous invite tous à glorifier notre Dieu;
Thècle, la première femme qui témoigna, ayant parcouru le stade des Athlètes, s'est signalée
comme la première également à porter la couronne des vainqueurs et désormais ne craint pas
d'intercéder pour nos âmes.
Gloire au Père, t. 4
Tes combats surhumains, Protomartyre du Christ, étonnèrent non seulement le genre
humain, mais les bêtes sauvages, elles aussi, en furent émerveillées; des flammes tu faisais
fi, comme si leur feu ne brûlait pas, et cela, vierge Thècle, par amour du Christ, ton Epoux, car
tu jubilais de souffrir pour lui et d'être séparée du monde pour trouver la béatitude du ciel où
tu ne crains pas d'intercéder pour nos âmes.
Maintenant ... Théotokion
Grâce aux pluies de l'Esprit saint couvre mon âme de rosée, ô Vierge toute-pure ayant
porté cette eau jaillissante qu'est le Christ pour nettoyer l'immense iniquité des hommes, dans
136
son amour; fais donc tarir la source de mes passions et rends-moi digne, par tes prières, de
savourer le flot des éternelles délices, ô Vierge immaculée.
Stavrothéotokion
Seigneur, en te voyant cloué sur la croix, la Vierge, ta Mère, fut frappée de stupeur:
Quelle vision, dit-elle, ô mon Fils bien-aimé! Est-ce là ce que t'offre en retour ce peuple ingrat
que tu avais comblé de tant de bienfaits et qui s'est détourné de ta Loi au lieu de chanter:
Gloire à ton ineffable condescendance, Seigneur?
Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 2
Amis des Athlètes, venez, par des cantiques vénérons Thècle, la fierté des femmes, la
première à témoigner, puisqu'elle terrassa l'ennemi par la puissance de la Croix et mérita la
couronne pour la victoire remportée; porteuse de trophées, désormais elle intercède auprès du
Christ pour que soient délivrés des périls et du jugement à venir les fidèles célébrant de tout
c ur sa mémoire sacrée.
Maintenant ... Théotokion
De refuge assuré, de forteresse, de donjon, d'inexpugnable rempart, nous n'en
possédons point d'autres que toi, Vierge toute-pure, et vers toi nous cherchons refuge en te
criant: Viens à notre aide, sinon, notre Dame, nous périssons! A tous, montre-nous ta grâce,
la gloire de ton pouvoir et la grandeur de ta miséricorde envers nous.
Stavrothéotokion
Lorsque tu vis suspendu à la croix le raisin mûr que tu avais produit sans labours, ô
Vierge, tu t'écrias en gémissant et pleurant: Ô mon Fils, laisse couler le doux nectar faisant
cesser l'ivresse des passions et montre, à cause de moi qui t'ai enfanté, Bienfaiteur, ta
miséricorde, Seigneur.
Le reste de l'office de Matines, et le Congé.
25 SEPTEMBRE
Mémoire de notre vénérable Mère Euphrosyne.
Et trépas de notre vénérable Père l'higoumène Serge, thaumaturge de
Radonège.
(Voir son office à la page… )
VÊPRES
Lucernaire, t. 5
Mère Euphrosyne, vénérable et toute-digne d'admiration, par amour pour celui qui est
notre joie tu pris le chemin qui y conduit; car ta richesse, tu l'échangeas pour la plus grande
pauvreté, ton fiancé de la terre pour celui qui vit dans les siècles, à jamais, pour la tempérance,
les délices qui ne durent qu'un temps, pour les peines de l'ascèse ton repos, pour celle du
monde la vie le transcendant, à laquelle tu accédas, toi aussi, avec les Vierges sages tenant ta
lampe allumée et méritant, comme vierge et comme épouse du Christ, la demeure des noces
avec lui.
Ton âme, tu l'irriguas sous les flots de tes pleurs et dans l'ascèse tu produisis les fruits
des vertus; comme une vigne fructueuse tu portas de beaux raisins; nous rassasiant de leur
suc divin, nous adoucissons nos sens spirituels en t'imitant et d'allégresse divine exultons,
repoussant l'ivresse du péché pour te crier: Vénérable, sans cesse prie le Christ d'accorder au
monde la paix, la concorde et la grâce du salut.
Etrange spectacle que la nature ne peut saisir! Tu oubliais donc les funestes
machinations qu'Eve eut à subir de l'antique séducteur, pour être demeurée parmi les hommes
dans la perfection de ton esprit? Comment es-tu passée au milieu des flammes sans te brûler,
et ta faiblesse de femme, comment l'as-tu cachée? Sûrement, en prenant force à la puissance
de ce Dieu qui prit notre faiblesse sur lui et qu'une Vierge fit naître sans le concours d'un mari;
toi qui exultes avec les Anges dans le ciel, intercède auprès de lui pour qu'il accorde au monde
la paix, la concorde et la grâce du salut.
137
Gloire au Père, t. 2
A l'abri des hommes ayant gardé sans faille le pur trésor de ta virginité, bienheureuse
Euphrosyne, tu devins une épouse du Christ, faisant pâlir sous les peines de l'ascèse la beauté
de ton corps, mais la grâce orna ton âme d'un bel aspect; cachant sous les traits d'un homme
ta féminité, tu oublias les pièges de Bélial et comme un ange sur terre tu vécus. Pour ceux qui
t'acclament de tout c ur demande la paix, toi la bienheureuse éponyme de la joie.
Maintenant ... Théotokion
Réjouis-toi, étoile ayant l'aspect du soleil, réjouis-toi, toute-pure cause du bien, réjouis-
toi, qui offris une place au Dieu infini, toi qui fis croître l'épi de la vie immortelle; réjouis-toi,
porte brillante et char divin; réjouis-toi, ô Vierge qui abolis la malédiction ancestrale et nous
procures le bonheur éternel.
Stavrothéotokion
Lorsque 1'Agnelle immaculée vit son Agneau de plein gré conduit en mortel vers
l'immolation, dans ses larmes elle dit: Ô Christ, tu vas donc me priver, moi ta Mère, de son
Enfant! Pourquoi fais-tu cela, Rédempteur de l'univers? Ami des hommes, je chante cependant
et glorifie ton ineffable et suprême bonté.
Apostiches de l'Octoèque.
Tropaire, t. 8
En toi, vénérable Mère, la divine Image se reflète exactement: afin de lui ressembler, tu
as pris ta croix et tu as suivi le Christ; et par ta vie tu nous apprends à mépriser la chair, qui
passe et disparaît, pour s'occuper plutôt de l'âme qui vit jusqu'en la mort et par-delà; c'est ainsi
que ton esprit se réjouit, sainte Euphrosyne, avec les Anges dans le ciel.
MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque, puis les
canons de la Sainte: le premier (t. 8) commémore en outre l'anniversaire du tremblement de terre sous
le patriarche Proclus et la révélation à un enfant de la formule orthodoxe du Trisagion; le second (t. 5)
porte l'acrostiche: Je chante de tout c ur en l'honneur d'Euphrosyne. Joseph.
Ode 1, t. 8
«A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti grâce au bâton de Moïse autrefois,
merveilleusement, lorsqu'en forme de croix il frappa la mer et la fendit, mais il sauva Israël qui
put fuir et passer à pied sec en chantant un cantique au Seigneur. »
Toi qui es célébré en l'hymne du Trois-fois-saint par les redoutables armées des cieux
et qui permets aux mortels de te glorifier à l'unisson, à présent pour éviter toute adjonction
blasphématoire, tu ravis en extase un enfant et lui révèles le chant du Trisaghion.
De toute ton âme chérissant Dieu, tu en devins l'épouse, délaissant le fiancé terrestre,
les passions charnelles, les trésors périssables, la gloire et les plaisirs, illustre Sainte, pour
mener ta vie ascétique.
Tu fus un fertile guéret, ayant rendu au centuple, vénérable Euphrosyne, ton fruit; dans
ton c ur, en effet, ayant reçu le conseil salutaire avec empressement, tu t'efforças de le porter
à sa parfaite exécution.
Suivant les oracles des Prophètes divins, les théophores Martyrs ont confessé le Verbe
de Dieu qui assuma notre chair en la Vierge immaculée dont nous glorifions la divine
maternité, sans cesse en nos chants la disant bienheureuse.
t. 5
«Dans la mer Rouge cheval et cavalier furent précipités par celui qui brise les combats,
le Christ élevant ses mains, le Sauveur que célèbre Israël lorsqu'il chante l'hymne de victoire. »
A la clarté de tes prières éclaire-moi, vénérable éponyme de la joie divine, pour qu'en ce
jour je puisse célébrer par des cantiques agréables à Dieu ta mémoire sainte et si digne d'être
louée.
Ayant chéri la seule beauté du Christ et fascinée par ses charmes immatériels, illustre
Sainte, tu méprisas la beauté corporelle pour t'adonner à la divine contemplation.
En épouse richement parée de la splendeur de tes vertus, Euphrosyne, tu t'avanças
vers le Christ, la seule vraie beauté, délaissant pour lui le fiancé temporel et tous les charmes
de cette vie.
138
Ô Vierge tout-immaculée, celui qui s'est levé de toi en l'excès de sa bonté est tout
entier douceur et vie, objet de nos désirs; supplie-le donc de me sauver, moi qui sans cesse te
dis bienheureuse.
Ode 3, t. 8
«Au commencement, par ton intelligence, tu affermis les cieux et tu fondas la terre sur
les eaux; ô Christ, rends-moi ferme sur la pierre de tes commandements, car nul n'est saint
hormis toi, le seul Ami des hommes. »
Toi qui aux sages, aux prudents, cachas tes mystères profonds pour les révéler aux
enfants de merveilleuse façon, tu découvres à un enfant ravi dans les nues clairement le
cantique du Trois-fois-saint.
Dépouillant la vile tunique des passions, avec sagesse tu revêtis l'ornement des
impassibles en Christ et parmi les hommes tu resplendis, vivant dans l'ascèse et par la grâce
protégée.
Grâce au frein de la tempérance tu arrêtas les indomptables appétits de la chair,
vénérable Mère, et dirigeas ton c ur, sans qu'il y fit de faux pas, sur le bon chemin de l'ascèse
sacrée.
Sans connaître d'homme, tu enfantas, ô Mère de Dieu, le Verbe divin qui prit chair en toi,
celui que les Martyrs ont confessé vaillamment comme Dieu pour être couronnés en soldats
du Seigneur.
t. 5
«Sur le néant tu as fixé la terre selon ton ordonnance et malgré son poids tu l'as
fermement suspendue; affermis ton Eglise, ô Christ, sur le roc inébranlable de tes
commandements, dans ton unique bonté et ton amour pour les hommes. »
Avec grandeur persistant dans les combats, tu fis échec aux machinations de l'ennemi,
tu mis en fuite les démons t'assaillant et devins semblable aux Anges, dans ton corps mortel
recherchant l'immortelle condition.
Ta vie pour les Moines est un sujet de joie, les soutenant et les menant vers les
préceptes du salut, sur les chemins de la vie immortelle, Euphrosyne, pour rejoindre le plus
haut sommet de l'amour du Créateur.
Ta mémoire lumineuse resplendit saintement sur l'ensemble des croyants; digne
d'éloge, elle charme les vénérables ch urs et réjouit les Anges, dont tu imitas la vie et parmi
lesquels, telle un Ange, tu demeures à présent.
Emporté par le tourbillon de mes passions, j'enfonce dans le gouffre des esprits
mauvais, mon c ur chavire en la tempête du péché; divine Génitrice, fortifie-moi qui de tout
c ur te glorifie.
Cathisme, t. 5
Affermissant ta faible nature par l'espérance du ciel, par divine inspiration tu demeuras
parmi les hommes, sans hésiter, te jouant par tes peines, tes efforts et tes vigilantes
méditations de celui dont Eve devint le jouet. Mère vénérable, c'est pourquoi nous te disons
bienheureuse, en notre foi.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
En toi, nous les fidèles, ayant trouvé le havre, le refuge, le rempart, l'espérance, l'abri, la
chaleureuse protection, vers toi nous accourons et dans la foi nous te crions avec l'ardeur de
nos voix: Prends pitié, ô Mère de Dieu, de ceux qui ont mis en toi leur espoir et du péché,
Vierge pure, éloigne-les.
Stavrothéotokion
Te voyant suspendu sur la croix au milieu des larrons, ta Mère, ô Christ, le c ur brisé,
s'écria: Ô mon Fils bien-aimé, comment souffres-tu sur la croix la peine des malfaiteurs, toi
qui es sans péché? Mais tu veux rendre la vie au genre humain, dans ton immense bonté.
Ode 4, t. 8
«C'est toi ma force, Seigneur, toi ma puissance, toi mon Dieu et mon allégresse; sans quitter le
sein du Père, tu as visité notre pauvreté; aussi avec le prophète Habacuc je te crie: Gloire à ta
puissance, seul Ami des hommes. »
139
Toi qui diriges vers son bien l'univers, Sauveur qui châties les hommes, les corrigeant et les
éloignant de tous les maux, selon ta coutume, encore à présent tu ébranles la terre, la fais trembler,
bouleversant les hérésies blasphématoires et nous apprenant à te glorifier correctement.
Le combat de l'ascèse, tu le menas, Euphrosyne, allégrement, au milieu des hommes
demeurant et mortifiant les désirs passionnés de la chair par amour pour ton Maître; c'est pourquoi tu
méritas de recevoir la couronne de gloire et le séjour immortel.
Au lieu de myrrhe, à ton Seigneur offrant tes soupirs et tes pleurs, Mère vénérable, tu reçus en
échange le parfum de ses grâces divines et sur tous tu répandis la bonne odeur de tes miracles, sous
le souffle divin.
Ô Christ, tes Martyrs avec l'aide de la Toute-pure qui t'enfanta repoussèrent les intrigues de
l'erreur et mirent fin sagement aux flatteries des tyrans; porteurs de couronnes, ils te chantent
maintenant: Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.
t. 5
«Comprenant ton divin abaissement, le prophète Habacuc dans son trouble te cria, ô Christ: Tu
es venu pour le salut de ton peuple, pour sauver ceux qui te sont consacrés. »
L'amour d'un père et d'un fiancé temporel ne t'empêcha pas, toi que le Père, celui des cieux,
conduisait vers les noces spirituelles, de prendre le chemin du salut.
Comme un palmier, divinement tu fis pousser la douceur de la justice, Euphrosyne, sage-en-Dieu,
et comme un cèdre près des eaux de tempérance, tu multiplias tes fruits de vertu.
En cendres tu réduisis, au feu de la continence, les broussailles des plaisirs et, consumée par
les braises de l'amour divin, rayonnas de miracles brillamment.
En pitié, toi qui es toute compassion, prends ma pauvre âme horriblement ternie par l'étreinte
des passions et du péché, divine Génitrice tout-immaculée.
Ode 5, t. 8
«Pourquoi m'as-tu repoussé loin de ta face, Lumière inaccessible? Malheureux que je suis! les
ténèbres extérieures m'ont enveloppé; fais-moi revenir, je t'en supplie, et dirige mes pas vers la lumière
de ta loi. »
Préfigurant la redoutable rencontre des Justes avec toi dans les nuées, ô Christ, lors de ta
seconde parousie, déjà maintenant tu as permis l'extraordinaire ravissement de l'enfant par lequel tu
enseignes le vrai chant du Trisaghion
Par tes uvres divines tu montras la vérité de ton nom: comme une émeraude de grand prix,
illustre vierge, tu parus au milieu des saints hommes, rayonnant par ton éclat de pureté.
En ton c ur tu possédas l'allégresse divine, trouvant ta joie sans cesse dans les préceptes du
Seigneur; faisant d'eux tes délices, tu menais ta bienheureuse et pure vie, Euphrosyne, virginale épouse
de Dieu.
En toi reconnaissant la vraie Mère de Dieu, c'est le Verbe divin qu'ont proclamé, sachant qu'il
était né de toi, les glorieux Martyrs qui vaillamment s'opposèrent au péché jusqu'à la mort, ô Vierge
toute-digne de nos chants.
t. 5
«Seigneur qui te revêts de lumière comme d'un manteau, devant toi je veille et vers toi monte
mon cri: illumine les ténèbres de mon âme, ô Christ, en vertu de ton amour. »
Par l'éclat de tes uvres divines, tu parus comme une émeraude, toi qui soutenais au milieu des
hommes les virils combats et faisais la joie du Seigneur.
Comme aromates répandant tes pleurs, tu fus magnifiée, exhalant ta bonne odeur, et tu t'es
offerte à Dieu, vierge pure, en myrrhe de grand prix.
Tout ton désir, Euphrosyne, tu le portas sur le Dieu que tu aimais, que tu recherchais et dont tu
suivis comme à la trace les commandements salutaires.
Vierge pure, tu enfantas en nouveau-né celui qu'avant les siècles le Père éternel a fait luire
intemporellement; divine Epouse, pour le monde supplie-le.
Ode 6, t. 8
«Sauveur, accorde-moi ton pardon, malgré le nombre de mes péchés; de l'abîme du mal retire-
moi, je t'en supplie; c'est vers toi que je crie; Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Tu fais trembler la terre, tu la troubles de ton regard, tu ébranles les c urs des mortels pour
leurs blasphèmes contre toi, mais dans ta grande compassion tu arrêtes le fléau destructeur.
Euphrosyne, comme épouse du Christ tu fus douée de grande beauté et toi-même t'es ornée de
la parure des vertus; aussi tu fus digne du palais céleste.
Ayant brisé l'élan bestial de la chair, tu allumas en toi plus clairement le désir de l'amour du
Christ, au point d'illuminer les sens de ton âme.
140
Recevant de ta puissance leur vigueur, ô Christ, les Athlètes victorieux selon les règles ont
combattu . en célébrant la Mère immaculée qui t'enfanta d'ineffable façon.
t. .5
«Quand souffle sur mon âme la tempête dévastatrice, ô Christ et Seigneur, apaise l'océan de
mes passions et délivre-moi du mal, ô Dieu de miséricorde. »
En épouse avenante, pure, immaculée, resplendissante de beauté, Euphrosyne, tu marchas vers
les noces du Verbe, ton Epoux, qui te garda intacte pour les siècles.
Dans les soupirs et les larmes recherchant le Créateur, tu méritas d'accéder à sa vision comme
choisie parmi les élus, vierge suscitant l'admiration.
Euphrosyne, tu es en vérité l’image vivante de la chasteté, le modèle de la tempérance pour tous
ceux qui célèbrent avec foi ta mémoire sacrée.
Toute-sainte, ineffablement tu enfantas le Créateur intemporel qui délivre de toute corruption
ceux qui célèbrent ta divine maternité.
Kondakion, t. 2
Désireuse d'obtenir la vie d'en-haut, tu t'empressas de quitter les délices d'ici-bas; parmi
les moines tu vécus, déguisée, Euphrosyne toute-digne de nos chants, par amour pour le
Christ, ton Epoux, ayant en effet renoncé à l'éphémère fiancé.
Ikos
Jubilant en nos âmes d'allégresse et de joie, empressons-nous d'écouter la nouvelle
inouïe; tout esprit est en effet dépassé, comblé de stupeur par son récit; car une femme, au
milieu d'hommes demeurant, a triomphé de Bélial, aux pieds elle a foulé le feu des plaisirs et
n'en fut nullement consumée, cette vierge qui par amour pour le Christ avait renoncé à
l'éphémère fiancé.
Synaxaire
Le 25 Septembre, mémoire de notre vénérable Mère Euphrosyne, fille de Paphnuce
l'Egyptien.
Virilement tu caches ta féminité pour contempler celui qui voit tout, Euphrosyne.
La Sainte, le vingt-cinq, est désormais voisine du trône de son Maître pour l'éternité.
Ce même jour, mémoire du grand tremblement de terre au cours duquel un enfant fut
élevé dans les airs.
Elevé dans les airs, sur la terre un enfant, tel qu'on le chante au ciel, redit le triple
chant.
Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Ode 7, t. 8
«La condescendance de Dieu troubla le feu à Babylone autrefois; c'est pourquoi les Jeunes
Gens dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, comme en un pré fleuri, et ils chantaient: Dieu de
nos Pères, béni sois-tu. »
Les ennemis aux vaines pensées qui te courrouçaient en se conduisant comme des enfants et
blasphémaient gravement par l'adjonction frelatant les paroles du Trisaghion, tu les confonds en ce
jour par la voix d'un enfant et tu affermis les fidèles par des prodiges étonnants.
C'est en Dieu que tu plaças tout le désir de ton c ur, le chérissant avec foi, le recherchant,
suivant la trace de ses salutaires commandements par lesquels, Euphrosyne, tu trouvas la vie.
Par les jeûnes, l'oraison, le coucher sur la dure et les rudes traitements, Vénérable, allégeant ta
chair, tu élevas ton esprit vers le Créateur, ton époux bien-aimé, dont tu savoures à présent la beauté.
Toi qui surpasses en pureté toute créature, notre Dame, tu reçus le Verbe qui de toi vint au
monde ineffablement; l'ayant chéri, les nobles Martyrs supportèrent le feu des tourments.
t. 5
«Le Très-Haut, le Seigneur Dieu de nos Pères, détourna la flamme et couvrit de rosée les Jeunes
Gens qui chantaient d'une même voix: Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Sur toi, Euphrosyne, se sont levées la lumière et sa compagne la joie, car tu chantais d'un c ur
droit: Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Pour sceptre de puissance ayant la Croix, Vénérable, saine et sauve tu passas devant les
gueules béantes des démons, en chantant: Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Ton c ur, Vénérable, tu en fis la demeure du saint Esprit qui te donna la force et te montra plus
puissante que les esprits du mal.
Toute-pure, tu as enfanté l'incorporel Seigneur revêtu de notre corps pour nous racheter, nous
qui dans sa crainte lui chantons: Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
141
Ode 8, t. 8
«Sept fois plus que de coutume, dans sa fureur le tyran des Chaldéens fit chauffer la fournaise
pour les fidèles du Seigneur, mais, lorsqu'il les vit sauvés par une force plus puissante, il s'écria:
Jeunes Gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur et vous, prêtres, louez-le, peuple, exalte-le
dans tous les siècles. »
Jadis sur la tour de Babel tu confondis les langues, Seigneur, de ceux qui se concertèrent pour
le mal; à présent tu mets au pilori le bavardage des impies unissant leurs voix fêlées pour blasphémer
injustement, te servant du prodigieux ravissement d'un enfant dans les airs, à la stupeur des
assistants.
Dans les combats de l'ascèse tu foulas aux pieds l'ennemi et vraiment te réjouis en esprit;
aussi l'allégresse éternelle te reçut, vénérable vierge qui remportas le prix de ta victoire en t'écriant:
Peuples, louez le Sauveur, exaltez-le dans tous les siècles.
Parmi des hommes tu demeuras, conservant sans faille ta virginité et te gardant saine et sauve
des ruses du serpent, car Dieu veillait sur toi et dans sa puissance te protégeait, puis à tous il révéla la
splendeur de ton âme et tes viriles dispositions, Euphrosyne aux divines pensées.
En nouveau-né tu enfantas, Vierge pure, le Christ notre Dieu, celui dont nous reconnaissons
qu'il est consubstantiel au Père et à l'Esprit, celui qu'en leurs combats sacrés ont confessé les
généreux Martyrs, avec lesquels, Toute-sainte, en leur foi te disent bienheureuse peuples, langues et
tribus dans tous les siècles.
t. 5
«Pour toi, Dieu créateur, dans la fournaise les Jeunes Gens formèrent un ch ur avec tout
l'univers et chantaient: Toutes ses uvres, louez le Seigneur, exaltez-le dans tous les siècles. »
Tu secouas la fange des passions, imitant l'immatérielle vie des Anges, avec lesquels tu
chantais: Louez le Seigneur, exaltez-le dans tous les siècles.
Il te donne la vie, celui qui en possède le trésor, car sur la trace de ses pas tu l'as suivi en
chérissant sa beauté divine, dont maintenant tu jouis dans tous les siècles.
Vers les demeures éternelles en vérité tu es montée, et là tu as trouvé l'objet de ton désir, celui
que tu aimais, vierge qui savoures le fruit de vie, exaltant le Christ dans les siècles.
Ô Vierge que Dieu a sanctifiée et qu'il a choisie, toute belle tu parus, entre toutes élue et
glorifiée; c'est pourquoi nous te chantons dans tous les siècles.
Ode 9, t. 8
«Le ciel fut saisi de stupeur et les confins de la terre furent frappés d'étonnement lorsqu'aux
hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: ô
Mère de Dieu, l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Le ciel et la terre furent frappés d'étonnement par l'étrange et redoutable prodige accompli, car
du peuple fidèle un enfant s'éleva dans les airs pour révéler le cantique du Trisaghion par lequel est
chanté le Dieu immortel.
Ton Epoux t'arracha au bourbier de cette vie pour te poser sur le solide roc de ses
commandements, vénérable Euphrosyne, et diriger tes pas vers la pratique d'une vie vertueuse et
consacrée, puis te fit demeurer dans les parvis divins.
Bienheureuse Euphrosyne, ayant parcouru le chemin de l'ascèse avec la force de l'Esprit et
devenue toi-même un temple divin, tu obtins l'incessante et pure joie, savourant pour toujours la beauté
de ton Epoux.
La mémoire des Martyrs enveloppe les croyants de la clarté de leurs miracles, telle un soleil, car
ton Fils, Vierge pure, le Dieu qu'ils ont prêché, les a fait resplendir en glorifiant selon sa promesse les
fidèles vénérant sa venue.
t. 5
«Isaïe, danse d'allégresse, car la Vierge a mis au monde un fils, de son sein est né l'Emmanuel:
parmi nous Dieu se fait homme, il a pour nom Soleil levant, et nous qui le glorifions, ô Vierge, nous te
disons bienheureuse. »
Voici la fête sainte qui rassemble tant de moines célébrant ton souvenir resplendissant; et le
ch ur des moniales se réjouit également, car sur tous luit ton éclat, Euphrosyne, vierge digne
d'admiration.
Du céleste temple tu es l'honneur et l'ornement, comme un lis tu as fleuri dans les parvis de
Dieu, et comme rose tu fus offerte au Roi de tous, comme une myrrhe de grand prix, Euphrosyne, tu
répands ton parfum.
De lumière tu rayonnes sous la parure des vertus; vierge pure qui marchas vers les noces
célestes, tu contemples maintenant la beauté sans égale du Christ et jouis de ta divine condition.
142
Ta sainte mémoire fait jaillir sur les croyants la claire sanctification; nous te supplions en cette
fête comme épouse élue du Christ: ceux qui te vénèrent avec foi, par tes prières, Euphrosyne, sauve-
les.
A la lumière de ta face, mystique Porte de clarté, illumine mon c ur que les passions
enténèbrent, pour que ne me happe l'obscure mort, ô Vierge immaculée, en brisant mon espérance de
salut.
Exapostilaire t. 3
Au prince de la honte ayant échappé, sous l'habit de la sagesse tu révélas sa folie; toi
qui étais une vierge par l'âme et le corps, tu vécus en homme par le c ur et la foi, Euphrosyne,
beauté des vierges et ornement des moines saints.
Les Trônes, les Dominations, les Puissances, les Vertus, les Anges et les Archanges
servent ton Fils comme Seigneur et comme Dieu: sans cesse prie-le, toi qu'ils célèbrent sans
fin, de me sauver de l'éternelle peine, Vierge Mère immaculée.
Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.
Vénérable Père, ayant quitté la vanité du monde et pris ta croix, il tu suivis le Christ sans
retour de pensée, et habitas le désert, ôtant de ton âme jusqu'à la racine les passions et
mortifiant tes sens corporels; par de fréquentes veilles en l’oraison, vénérable Père, tu reçus
la grâce de guérir les diverses maladies, compagnon des Anges et des Saints, I supplie le
Seigneur de prendre nos âmes en pitié.
Vénérable Père, qui donc pourra décrire tes peines, tes efforts, quelle langue dira la
rudesse de ta vie, tes jeunes, tes veilles ton sommeil à même le sol, la pureté de ton âme et de
ton corps, le parfait silence de tes lèvres et de ton esprit; tes incessantes prières, ton sûr
discernement la pauvreté de ton vêtement, ton souvenir constant de la mort? Serge, notre
Père, supplie le Christ,. pour le salut de nos âmes.
Vénérable Père, tu t'es montré le médecin des âmes et des corps, faisant jaillir pour les
malades des flots de guérisons; paré du don de prophétie, tu prédisais comme présent l'avenir;
par a prière tu donnas au prince la victoire sur les barbares qui se vantaient de détruire sa
patrie, mais par les blessures que Dieu leur infligea en toute justice ils sont tombés aux
Enfers, comme un psaume le dit.
Vénérable Père, délaissant la gloire qui ne dure qu'un temps, tu vécus dans les
montagnes et les déserts et fus une pure demeure de la Trinité; par sa puissance tu érigeas
des temples saints, et tu fondas pour les moines des enceintes de salut; en toi vivait le Christ
notre Dieu, que dès la jeunesse tu désiras; bienheureux Serge, supplie-le pour le salut de nos
âmes.
t. 2
Qui souffre avec courage maintenant se réjouira dans le siècle à venir, disais-tu,
vénérable Serge, en toute occasion; est-ce en vain que nous luttons, si nous comptons obtenir
l'éternelle vie? Insupportables sont les douleurs, mais délicieux le Paradis, douloureux les
efforts, mais éternelle la récompense. Ne faiblissons donc pas, nous les jeûneurs; souffrons
un peu, pour être couronnés d'incorruptible couronne par le Christ notre Dieu, le Sauveur de nos
âmes. (2 fois)
Considérant comme délices les afflictions et suivant l'étroit chemin, à tes disciples,
bienheureux Serge, tu disais: , Ne craignons pas les ascétiques combats, pour échapper à la
géhenne, à ses terribles châtiments; ployons les mains, pour les élever vers Dieu,
affermissons nos pieds pour la prière debout, n'épargnons pas la nature corruptible,
choisissons le combat pour être couronnés en vainqueurs par le Christ, le Sauveur de nos
âmes.
Rejetant les vêtements corruptibles, tu allais sans chaude tunique l'hiver comme l'été,
patiemment, vénérable Serge, et tu disais: Pour le Paradis que nous avons. perdu renonçons
maintenant aux moelleux vêtements et, puisque jadis nous avons été revêtus par notre
144
transgression, détournons-nous du péché pour l'incorruptible vêtement, frères, marchant sans
souci de l'hiver, et mortifions la chair, pour être couronnés de la couronne des vainqueurs par
le Christ notre Dieu, le Sauveur de nos âmes.
Gloire au Père t. 6
Gardant sans faille l'image de Dieu et par l'ascèse laissant l'esprit dominer sur les
funestes passions, autant qu'il est possible tu as atteint la ressemblance avec lui;, repoussant
la nature vaillamment, tu t'efforças de soumettre au meilleur le moins bon et d'asservir la chair
à l'esprit; des moines tu devins alors le sommet, fondateur d'ermitages, entraîneur des c urs
droits, parfait modèle de vertu; et maintenant que dans les cieux, les miroirs sont rompus,
Bienheureux, tu contemples clairement la sainte Trinité, intercédant pour les fidèles qui te
vénèrent de tout c ur.
Maintenant ...
Qui donc refusera de te dire bienheureuse, ô Vierge toute-sainte? qui donc ne voudra
chanter la louange de ton enfantement virginal? Car le Fils unique, le reflet du Père intemporel,
celui qui est sorti de toi, ô Vierge immaculée, ineffablement s'est incarné: il est Dieu par nature
et, par nature, s'est fait homme pour nous sauver; sans être divisé en deux personnes il s'est
fait connaître en deux natures sans confusion ; ô Vierge sainte et toute-bienheureuse,
intercède auprès de lui, pour qu'il ait pitié de nous.
Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour tures.
Litie, t. 6
Amis de la fête, venez, avec l'ensemble des ascètes réunis dans la foi, vénérons Serge,
ce véritable ascète, en ce jour; sur les traces de son Maître en effet, il a suivi l'étroit chemin
dans la joie; célébrons sa vie impassible et sa foi: bienheureux compagnon des vénérables
Moines et fierté des jeûneurs, prie pour nous le Seigneur de prendre nos âmes en pitié.
Vénérable Serge porteur-de-Dieu, pour l'amour du Christ tu as tout quitté et, venu au
désert, tu n'as pas craint les méfaits des ennemis invisibles, bien qu'ils aient multiplié leurs
assauts contre toi, montrant par des grincements de dents leur fureur; mais toi, par tes
prières, sans bruit, tu les fis disparaître comme fumée, dans la pureté de ton âme et la force
de ton caractère patient. Prie sans cesse le Christ d'accorder à nos âmes le salut.
Grande et sainte Eglise de Russie, princes, moines, fidèles orthodoxes, vous tous qui
vous êtes abreuvés aux pures sources de l'Evangile du Christ, réjouissons-nous en esprit en
cette fête insigne du bon maître et pasteur; entourant ses reliques porteuses de guérison,
embrassons-les de tout c ur et comme une couronne de fleurs offrons-leur nos cantiques de
louange en disant: Bienheureux Serge, réjouis-toi, ange terrestre, homme du ciel, toi la
demeure de l'Esprit saint; réjouis-toi, car tu guidas les multitudes sur la voie du salut, réjouis-
toi, fierté des fidèles, leur soutien, vénérable Serge agréable au Seigneur, flambeau
resplendissant de ta patrie, toi qui intercèdes pour nos âmes.
Gloire au Père t. 6
Venez, tous les moines, en ce jour par des hymnes et des cantiques louons Serge, ce
modèle de piété; entourant son vénérable sépulcre, cette source de nombreuses guérisons,
avec amour embrassons-le en disant : réjouis-toi, illustre Serge, flambeau resplendissant de ta
patrie, réjouis-toi, qui purement t'es uni à la plus pure des clartés, réjouis-toi, car avec les
Anges tu te tiens en présence de la Trinité; sans cesse supplie-la d'accorder à nos âmes la
grâce du salut.
Maintenant ...
Mon créateur et mon libérateur, le Seigneur Jésus Christ, Vierge pure, en sortant de ton
sein, de tout mon être s'est revêtu pour délivrer Adam de l'antique malédiction; c'est pourquoi,
Vierge Mère de Dieu, nous ne cessons de t'adresser l'angélique salutation: Souveraine, réjouis-
toi qui nous protèges et nous défends pour que nos âmes soient sauvés.
Apostiches, t, 1
Plus brillante que soleil, s'est levée ta fête, Porteur-de-Dieu, illuminant les fidèles qui
s'approchent de toi et les embaumant du parfum de la vie immortelle; nos âmes puisent
l'incorruptible condition à la source de tes reliques sanctifiées, vénérable Serge qui intercèdes
pour nous.
145
Elle est précieuse devant le Seigneur, la mort de ses amis.
Serge, vénérable thaumaturge, tu as dompté grâce au frein de la tempérance les
corporelles passions et sur terre tu t'es montré l'émule des Anges incorporels, tu as soumis
tout désir charnel à l'esprit; aussi dans les célestes parvis tu pries maintenant pour nos âmes.
Heureux l'homme qui craint le Seigneur, qui se plait à ses préceptes.
Serge bienheureux, ayant posé le fondement des vertus, tu dépouillas le vieil homme et
ses désirs et du Christ t'es revêtu en vérité; aussi tu repoussas les assauts nombreux des
ennemis et devins pour les moines un conducteur. Prie le Seigneur de sauver nos âmes.
Gloire au Père, t, 8
Tous les moines, nous t'honorons, vénérable Serge, Père saint, comme notre guide
spirituel; par toi nous avons appris à marcher sur le droit chemin; bienheureux es-tu d'avoir
servi le Christ en brisant la puissance de l'Ennemi, compagnon des Anges, des Justes et des
Saints ; avec eux supplie le Seigneur d'avoir pitié de nos âmes.
Maintenant …
Ô Vierge inépousée dont Dieu prit chair ineffablement, Mère du Dieu très-haut, ô Tout-
immaculée reçois notre supplication, toi qui obtiens pour les hommes la rémission de leurs
péchés, exauce-nous maintenant et intercède pour notre salut.
Tropaire, t, 4
Champion des vertus, comme un vrai soldat du Christ notre Dieu, contre les passions tu
menas en cette vie le grand combat; dans les jeûnes, les veilles, les cantiques divins, tu fus
pour tes disciples un modèle, Bienheureux; aussi fit sa demeure en toi l'Esprit saint et tu fus
orné brillamment par son action; grâce au crédit que tu possèdes auprès de la sainte Trinité,
rappelle-lui le troupeau que tu as rassemblé et n'oublie pas de visiter, comme toi-même tu l'as
promis, vénérable Père Serge, tes enfants.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Le mystère caché de toute éternité et que les Anges mêmes ne connaissaient, grâce à
toi, ô Mère de Dieu, sur la terre nous fut révélé: Dieu s'incarne sans confondre les deux natures
en cette union et librement il a voulu souffrir pour nous sur la croix, pour ressusciter Adam et
sauver nos âmes de la mort.
MATINES
Cathisme I, t. 8
Tout entier sanctifié, tu t'es montré porteur de Dieu; méprisant les splendeurs de ce
monde et ses trésors et tous les biens visibles qui durent peu de temps, tu as suivi le Christ
ton Maître dans l'humilité et la pauvreté, rassemblant une multitude de moines autour de toi et
les illuminant de tes enseignements orthodoxes; c'est pourquoi tu reçus finalement la grâce
qui ne vieillit pas et, gisant au sépulcre, tu demeures incorruptible, Serge divinement
bienheureux. Intercède auprès du Christ notre Dieu, pour qu'il accorde la rémission de leurs
péchés à ceux qui vénèrent de tout c ur ta mémoire sacrée.
Virginale Epouse du Créateur, ô Mère sans tache du divin Sauveur, demeure du Très-
Haut toute-digne de nos chants, empresse-toi de venir me délivrer, moi qui suis devenu
l'habitacle de la honte et du péché et par mes pensées le jouet du Démon; fais briller ma
demeure de la clarté des vertus; chandelier tout brillant de lumière, dissipe les ténèbres de mes
passions et rends-moi digne de la clarté du ciel en m'éclairant de ta lumière sans déclin.
Cathisme II, t. 3
Vers Dieu élevant tes pensées, aux biens terrestres tu renonças; éclairant ta vie par de
nombreuses afflictions et devenant la demeure de toutes les vertus divines, dans le jeûne, la
prière et l'oraison tu t'approchas du Seigneur; prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
Ô Vierge, comme une vigne sans labours tu as produit le raisin merveilleux d'où jaillit
pour nous le vin du salut réjouissant nos âmes et nos corps; et te disant bienheureuse comme
la source de ces biens, sans cesse nous t'adressons l'angélique salutation, ô Vierge pleine de
grâce.
Après le Polyéléos:
146
Mégalynaire
Nous te magnifions, vénérable Père saint Serge, célébrant ta mémoire sacrée, modèle
des moines et déjà sur la terre concitoyen des Anges.
Versets 1: J'espérais le Seigneur d'un grand espoir, il s'est penché vers moi pour exaucer
ma prière. 2: Je veille et gémis solitaire, pareil à l'oiseau sur un toit. 3: Je n'ai de pain que mes
larmes, le jour et la nuit. 4: Chaque nuit ma couche est baignée de mes larmes, mon lit est
arrosé de mes pleurs. 5: Pour moi tu as changé en allégresse mon deuil. 6: Chantez pour le
Seigneur, vous qui l'aimez célébrez sa mémoire de sainteté.
Cathisme, t. 8
Bienheureux, lorsque tu fixas ton esprit sur l'amour de Dieu, alors tu laissas toute
pensée portant vers ici-bas; habitant le désert, tu fleuris comme un lis resplendissant de vertus
et, déracinant les ronces des passions, tu y fis pousser les fruits de tes labeurs; c'est pourquoi
tu es allé cueillir l'inviolable trésor dans les cieux; vénérable Serge, prie le Christ notre Dieu
d'accorder la rémission de leurs péchés à ceux qui vénèrent de tout c ur ta mémoire sacrée.
En toi exulte, ô Pleine de grâce, toute la création: le choeur des Anges dans le ciel et les
peuples de la terre; ô Temple saint du Seigneur, merveilleux jardin du Paradis et virginale
gloire; dont prit chair le Dieu suprême pour devenir petit enfant, le Dieu d'avant les siècles,
notre Dieu très-haut. De ton sein le Seigneur a fait son trône, il l'a rendu plus vaste que les
cieux. En toi exulte, ô Pleine de grâce, toute la création: gloire à toi.
Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse ...
Prokimenon, t. 4:
Elle est précieuse devant le Seigneur, la mort de ses amis.
Verset: Que rendrai-je au Seigneur pour tout le bien qu'il m'a fait?
Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur.
Evangile et Psaume 50.
Gloire au Père ... Par les prières de saint Serge ...
Maintenant ... Par les prières de la Mère de Dieu ...
Aie pitié de moi, ô Dieu ...
t. 6
Honorons saint Serge, car il fut un Ange ici-bas et pour le ciel un homme de Dieu, la
parure du monde et le trésor des vertus, pour les ascètes gloire et fierté; planté dans la
maison de notre Dieu, comme un juste il a fleuri, comme un cèdre dans le désert; il a fait
croître le troupeau des spirituelles brebis du Christ dans la justice et la sainteté.
Canon de la Mère de Dieu (t. 6), puis les canons du Saint (t. 8 et t. 1). Acrostiche Donne-
moi, ô mon Dieu, de célébrer saint Serge.
Ode 1, t. 6
«Lorsqu'Israël eut cheminé sur l'abîme, comme en terre ferme, et vu le Pharaon
persécuteur englouti dans les flots, alors il s'écria: Chantons une hymne de victoire en
l'honneur de notre Dieu. »
Ayant pris du fruit de l'arbre défendu, Eve introduisit la malédiction; mais tu l'as abolie,
Vierge pure, en enfantant le Christ comme prémices de la bénédiction.
Toi qui enfantas le Christ, cette perle au divin éclat, dissipe la ténèbre de mes passions,
Vierge pure, et la tourmente de mes forfaits grâce à la lumière de ta magnifique splendeur.
Jacob, par les yeux de l'esprit, vit d'avance en mystère l'attente des nations: le Dieu qui
a pris chair de toi et nous a délivrés par ta sainte médiation.
A défaut des princes de la tribu de Juda, c'est ton Fils et ton Dieu, ô Vierge immaculée
qui, venu gouverner la terre et ses confins, y exerce à présent sa véritable royauté.
t. 8
«A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti grâce au bâton de Moïse autrefois,
merveilleusement, lorsqu'en forme de croix il frappa la mer et la fendit, mais il sauva Israël qui
put fuir et passer à pied sec en chantant un cantique au Seigneur. »
147
Imitant le Christ qui pour nous a voulu s'humilier jusqu'à prendre la forme du serviteur,
tu as chéri l'humilité et, par l'intensité des veilles et de l'oraison mortifiant les funestes
passions, tu as atteint le sommet, vénérable Serge, de l'impassible condition.
Comme un flambeau de clarté, ayant orné ton âme sous les flots de tes pleurs, toi-
même comme un autre Isaac, vénérable Père, tu t'es offert, immolant pour Dieu, bienheureux
Serge, ton propre c ur.
Toi qui dans le sein maternel par une triple clameur te montras le serviteur de la sainte
Trinité, illuminé par la clarté du triple Soleil, bienheureux Serge, comme toile d'araignée tu
brisas les attaques des démons.
Hors des lois de la nature tu enfantas l'auteur de la Loi, le Dieu fait homme; en ta bonté,
Vierge toute-pure, supplie-le de ne pas tenir compte de nos iniquités, puisque sans cesse nous
crions: Chantons le Seigneur, car il s'est couvert de gloire.
t. 1
«Ta droite victorieuse, magnifique en sa force, s'est couverte de gloire, car, ô Seigneur
immortel, grâce à ta puissance, elle a broyé les ennemis en ouvrant pour Israël une voie
nouvelle au profond de la mer. »
Vénérable Père, en l'amour du Christ tu as trouvé ton appui, et comme un fleuve tu t'es
montré, abreuvant abondamment la terre entière de tes enseignements, bienheureux Serge;
c'est pourquoi nous célébrons ta mémoire de tout c ur.
De ta main partit la bénédiction, vénérable Serge, sur un ordre de Dieu: par ta prière en
effet le sol aride a fait sourdre l'eau; y puisant maintenant, nous recevons en abondance les
guérisons.
Dès la jeunesse entièrement tu t'es consacré à Dieu, t'approchant de lui par tes vertus;
délaissant en effet ce qui sur terre se corrompt, tu as trouvé les célestes trésors.
Source de grâce, réjouis-toi, divine échelle et porte du ciel, réjouis-toi, chandelier d'or,
vase où la manne est conservée, montagne inviolée qui pour le monde as enfanté le Christ,
cette source de vie.
Ode 3, t. 6
«Nul n'est saint comme toi, Seigneur mon Dieu; tu as exalté la force de tes fidèles, dans
ta bonté, et tu nous as fondés sur le roc inébranlable de la confession de ton nom. »
Mère de Dieu, en prenant de ton sein ma chair mortelle et déchue, dans son ineffable
bonté le Seigneur immortelle l'a rendue, se l'unissant pour toujours. Vierge bénie, les ch urs
des Anges, voyant Dieu prendre chair en ton sein, furent saisis de frayeur et comme Mère de
Dieu ils te célèbrent de leurs hymnes sans fin.
Il tressaillit, le prophète Daniel en voyant, Montagne spirituelle, le rocher non taillé de
main d'homme, dont la puissance a brisé, Mère de Dieu, les statues des Démons.
Nous les mortels, nous n'avons de langue ou de mot capables de te louer dignement,
Vierge en qui le Christ source-de-vie sans semence a bien voulu prendre chair de ton sein.
t. 8
«Au commencement, par ton intelligence, tu affermis les cieux et tu fondas la terre sur
les eaux; ô Christ, rends-moi ferme sur la pierre de tes commandements, car nul n'est saint
hormis toi, le seul Ami des hommes. »
A tes disciples tu t'es donné en image du bien et tu menas nombre d'âmes au salut:
celles qui, rejetant les mondaines passions, ont trouvé consolation dans les délices du
Paradis.
Bienheureux Serge, dans la maison du Seigneur tu as poussé comme un fertile olivier
dont l'huile fait resplendir les âmes te chantant et dans la foi s'écriant pour le Christ: Nul n'est
saint, hormis toi, le seul Ami des hommes.
Par la vigilance de tes veilles tu endormis les funestes passions, bienheureux Serge,
sage en Dieu; à cause d'elles tu habites la chambre des cieux et tu as reçu le charisme des
guérisons.
Plus haute que les Chérubins, les Séraphins, tu es apparue, ô Mère de Dieu, car seule,
Vierge pure, tu as reçu dans ton sein le Dieu que nul espace ne peut cerner, et nous fidèles, par
nos hymnes nous te disons bienheureuse.
148
t. 1
«Toi qui seul connais la faiblesse de la nature humaine, lui étant devenu semblable dans
ta compassion, revêts-moi de la force d'en-haut, pour que je chante devant toi: Saint est le
temple spirituel de la gloire immaculée, Seigneur ami des hommes. »
La gloire corruptible, tu la méprisas, c'est pourquoi tu méritas, bienheureux Serge,
d'hériter la gloire incorruptible de Dieu; ayant foulé aux pieds tout charme de la vie, avec les
Anges dans les hauteurs tu jouis de la divine splendeur.
Avec l'araire de l'oraison, vénérable Père, tu labouras la terre de ton c ur; tu
l'ensemenças de tes labeurs pour toi-même devenir le pur froment du Verbe et gagner la
demeure de l'inaccessible clarté.
Honoré du rayonnement de l'Esprit saint, vénérable Père, tu resplendis par ta vie
porteuse de clarté; tu fis largesse aux besogneux et de tout c ur tu embrassas l'état
monastique, Père saint.
De toi fleurit pour nous la fleur qui ne se fanera jamais, embaumant toute l'humanité de
sa nature, ce divin parfum: c'est le Verbe coéternel au Père et devenu par toi, Vierge pure,
soumis au temps.
Cathisme, t. 4
Ayant abandonné l'instabilité des choses corruptibles, en vérité, de toute ton âme tu
suivis le Christ et tu vécus dans l'ascèse, la tempérance, le labeur, comme un Ange incorporel;
bienheureux Serge, prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
Gloire au Père … Maintenant ...
D'incomparable façon tu t'es montrée supérieure aux Chérubins, aux Séraphins, plus
vaste que la terre et le ciel, le sommet de l'invisible et visible création; celui que les célestes
espaces ne peuvent contenir, en ton sein, Vierge pure, tu l'as porté; supplie-le de sauver tes
serviteurs.
Ode 4, t. 6
«Le Christ est ma force, mon Seigneur et mon Dieu! tel est le chant divin que la sainte Eglise
proclame et d'un c ur purifié elle fête le Seigneur. »
Vierge pure, immaculée, en nos hymnes nous te chantons; nous qui par toi fûmes sauvés,
pieusement nous te crions: Bénie es-tu qui enfantas, Mère toujours-vierge, notre Dieu.
C'est la lumière sans déclin, ô Vierge, que tu as enfantée, pour qu'en la ténèbre de cette vie elle
apparaisse dans la chair; bienheureuse et toujours-vierge, tu fis jaillir, pour ceux qui te chantent, notre
Joie.
La grâce a fleuri, la loi est périmée, Toute-sainte, grâce à toi, car en ta virginale pureté tu
enfantas le Seigneur qui nous accorde le pardon.
Sous l'arbre défendu ma gourmandise m'a tué; mais l'Arbre de vie qui de toi, ô Vierge, s'est levé,
me ressuscitant, m'a fait l'héritier des délices du Paradis.
t. 8
«C'est toi ma force, Seigneur, toi ma puissance, toi mon Dieu et mon allégresse; sans quitter le
sein du Père, tu as visité notre pauvreté; aussi avec le prophète Habacuc je te crie: Gloire à ta
puissance, seul Ami des hommes. »
Tu fus un temple de l'Esprit saint, vénérable Serge, un fleuve gonflé de vivifiantes eaux, pour
l'Eglise inébranlable fondement, pour les moines ferme appui, Père très-digne d'admiration.
Du flot de tes larmes chaque jour tu baignas ta couche, comme l'a dit le prophète David, si bien
que pour finir tu asséchas totalement l'océan des passions; aussi nous célébrons ta mémoire sainte et
vénérable en tout temps.
Vénérable Serge, tu méritas de voir face à face le Christ, lorsqu'en vérité le miroir s'est rompu,
car son visage t'arracha au monde, en l'élan de ton amour.
Accorde-nous la rémission des péchés que par ignorance nous commettons, toi qui seul es
sans péché, Seigneur notre Dieu, et pacifie le monde qui est tien, par l'intercession de la Mère qui
t'enfanta.
t. 1
«Montagne ombragée par la grâce de Dieu, Habacuc t'a reconnue de son regard de voyant. De
toi, a-t-il prédit, sortira le Saint d'Israël pour notre salut et notre restauration. »
Eclairé par les rayons de la suprême clarté, bienheureux Serge, tu as reçu les célestes délices
dans la joie; tu fus vraiment un pain de pur froment pour le Créateur, auquel tu chantais: Gloire à ta
puissance, Seigneur ami des hommes.
149
Ayant surmonté les funestes passions et rejoint l'abîme du silence bienheureux, avant que ton
âme fût déliée de ton corps, tu ressuscitas un enfant mort et réjouis son père contre tout espoir; et
dans l'admiration tu crias au Créateur: Gloire à ta puissance, Seigneur ami des hommes.
De ton âme ayant éveillé l'intelligence et nourri les sentiments, Père sage et glorieux, à ceux de
la terre tu prêchas la sainteté de la dévotion, pour qu'ils montent vers les cieux.
L'Archange venu du ciel, Vierge pure, t'annonça l'allégresse en te disant: Sortant de toi, Dieu
viendra dans la chair pour le salut de ceux qui le chantent avec amour.
Ode 5, t. 6
«Dieu très-bon, illumine, je t'en prie, de ton éclat divin, les âmes de tes amants qui veillent
devant toi, afin qu'ils te connaissent, ô Verbe de Dieu, toi, le Dieu véritable qui nous fais revenir des
ténèbres du péché. »
Resplendissante de l'éclat de ta pureté, Vierge toute-digne de nos chants, du Maître tu devins le
divin séjour et seule fus en vérité la Mère de Dieu, l'ayant porté dans tes bras comme un enfant
nouveau-né.
Portant la beauté spirituelle de ton âme pleine d'attraits, tu devins l'Epouse de Dieu marquée du
sceau de la virginité, illuminant, Vierge sainte, l'univers de ta resplendissante pureté.
Gémisse la foule des impies qui refusent de proclamer ta virginale et divine maternité, car tu
t'es montrée à nos yeux comme la porte de la divine Clarté qui de nos péchés dissipa l'obscurité.
t. 8
«Pourquoi m'as-tu repoussé loin de ta face, Lumière inaccessible? Malheureux que je suis! les
ténèbres extérieures m'ont enveloppé; fais-moi revenir, je t'en supplie, et dirige mes pas vers la lumière
de ta loi. »
Dans le jeûne tu persistas sans fléchir, sage Père, et jusqu'à ta mort tu l'observas
soigneusement; ainsi tu méritas manifestement l'incorruptible félicité.
Attentif à Dieu dans la vivacité de ton esprit, tu endormis les funestes passions, vénérable Père
Serge, et récoltas des gerbes de bon grain pour nourrir les fidèles qui te louent.
A tous les confins de la terre fut connue, vénérable Serge, ta vie lumineuse remplie de divines
vertus, de jeûnes, d'oraisons et d'amour pour l'Ami des hommes, le Christ.
Nous qui t'avons comme rempart et sommes entourés de ta protection, de ta divine gloire nous
glorifiant, nous te disons bienheureuse: sur nos âmes, Toute-sainte, en effet tu fais jaillir l'allégresse et
la joie.
t. 1
«Dieu de paix et Père de tendresse, tu nous envoyas l'Ange de ton Grand Conseil pour nous
donner la paix: guidés vers la lumière du divin savoir et la nuit veillant devant toi, Ami des hommes,
nous te glorifions. »
Ayant dépouillé le vieil homme, Père saint, et l'ayant rejeté comme un vêtement souillé avec les
peccamineuses passions, tu revêtis l'homme nouveau, à la ressemblance du Christ.
Vénérable Serge, toi qui as brisé les chaînes des passions par la vie sublime que tu menas à
l'instar des Anges saints et reçus d'en haut le don des miracles, demande pour nous le pardon de nos
péchés.
Ô Vierge, par ton enfantement tu fis cesser la malédiction d'Eve, la mère de tous les vivants, en
faisant lever sur le monde la bénédiction, le Christ; dans l'allégresse te reconnaissant de lèvres et de
c ur comme la Mère de Dieu, nous te disons bienheureuse.
Ode 6, t. 6
«Lorsque je vois l'océan de cette vie soulevé par la tempête des tentations, j'accours à ton
havre de paix: et je te crie, ô Dieu de bonté: A la fosse rachète ma vie. »
De tous les prophètes le plus grand, Moïse d'avance t'a montrée comme l'arche et le vase d'or,
comme la table sainte et le chandelier, en images figurant le Très-Haut, Vierge et Mère, prenant chair
de ton sein.
A mort fut mise la mort, la corruption châtiant Adam fut abolie, lorsqu'elles touchèrent au fruit
de ton sein, notre Dame, car tu as enfanté la Vie qui délivre de la corruption tous les chantres de ton
nom.
La loi n'a plus de vigueur, son ombre s'est évanouie, lorsqu'est apparue pour moi la grâce
dépassant l'humaine raison, le Dieu Sauveur que tu as enfanté, ô Vierge toute-digne de nos chants.
t. 8
«Sauveur, accorde-moi ton pardon, malgré le nombre de mes péchés; de l'abîme du mal retire-
moi, je t'en supplie; c'est vers toi que je crie; Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
150
A ceux qui célèbrent ta mémoire sacrée sans cesse prie le Rédempteur, vénérable Père,
d'accorder la rémission de leurs péchés et le royaume des cieux là où résonne l'écho de la fête pour
l'allégresse de tous.
Trouvant ta force dans le Christ, tu brisas comme rets, vénérable Père, en la vigueur de ton
esprit, toutes les intrigues du Mauvais et pour le monde t'es montré comme un astre resplendissant.
Illuminé par la divine clarté et demeurant dans les cieux en compagnie des Anges désormais,
vénérable Serge d'éternelle mémoire, souviens-toi des fidèles célébrant ton mémorial.
Tu relevas en toute vérité la nature humaine déchue, lorsque sans semence tu conçus, sans lui
faire subir de changement, divine Mère, le Fils considéré comme égal au Père en sa nature de Dieu.
t. 1
«De ses entrailles, comme il l'avait reçu, le monstre a rejeté Jonas, comme du sein le nouveau-
né; et le Verbe pareillement dans le sein de la Vierge est demeuré, il prit chair et en sortit, lui
conservant son intégrité, car il a préservé en celle qui l'enfanta sa virginité. »
Du ciel envoie sur nous, les brebis de ton bercail, en ta miséricorde la clarté, accordant par tes
prières, Père saint, la victoire aux fidèles portant la croix; des orthodoxes relève le front et reçois de
nous, malgré sa pauvreté, la prière que nous t'adressons.
Contre les diverses maladies la grâce des guérisons, Père saint, te fut donnée par le Christ,
ainsi que le pouvoir de chasser les esprits impurs, et comme un vaillant soldat de Dieu tu as reçu du
Roi de tous la couronne des vainqueurs.
Le ch ur divinement inspiré des Prophètes au grand complet, Vierge Mère, a prédit le mystère
de l'ineffable conception du Dieu et Verbe dans ton sein; et c'est toi qui as rendu manifeste en sa
réalité l'antique projet divin.
Kondakion, t. 8
Vénérable Serge, percé de flèches par l'amour du Christ et l'ayant suivi, dans ton
irréversible désir, tu méprisas toute charnelle volupté et comme un soleil tu brillas sur ta
patrie; aussi le Christ t'enrichit du don des miracles, Père saint; souviens-toi de nous qui
célébrons ta mémoire sacrée, afin que nous puissions te crier: vénérable Serge, réjouis-toi.
Ikos
Ayant écouté la parole de l'Evangile, tu déposas tout souci de la chair, considérant
comme poussière la gloire et les richesses; comme un incorporel ayant lutté contre les
passions, au ch ur des Anges tu méritas d'être associé; ayant reçu le don de la sagesse,
accorde-le à ceux qui dans leurs hymnes te chantent ainsi:
Réjouis-toi, vénérable Serge porteur-de-Dieu, homme céleste, ange terrestre, demeure de
l'Esprit saint; réjouis-toi, qui reçus par tes prières le don de Dieu, réjouis-toi, car avant ta
naissance tu glorifias la sainte Trinité qui elle-même t'a glorifié en cette vie et dans l'au-delà;
réjouis-toi, colonne de chasteté, vainqueur de toute passion, réjouis-toi, qui dès l'enfance suivis
le Christ, réjouis-toi, source de salut pour qui s'approche de toi, réjouis-toi, flambeau
resplendissant conduisant une multitude de moines vers le Christ; réjouis-toi, fierté de ta
patrie, réjouis-toi, qui fus orné du don de prophétie, pour annoncer d'avance comme présent
l'avenir; réjouis-toi, puisque par tes prières sont vaincus les ennemis, réjouis-toi, honneur et
soutien des fidèles portant la croix, par tes prières garde-les de toute hostilité, afin que nous
puissions te crier: réjouis-toi, vénérable Serge.
Ode 7, t. 6
«Dans la fournaise l'Ange répandit la rosée sur les nobles Jeunes Gens, mais le feu brûla les
Chaldéens sur l'ordre de Dieu et le tyran fut forcé de chanter: Dieu .de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Il fut l'image de ton enfantement, le feu qui n'a pas consumé dans la fournaise les trois jeunes
gens, car le feu divin qui demeura dans ton sein ne t'a pas brûlée, mais nous éclaire pour chanter: Dieu
de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Illuminés par les rayons de ta clarté, les confins de l'univers te disent bienheureuse, ô Mère de
Dieu, et sous l'action de la grâce s'écrient en chantant: Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Le perfide serpent m'a saisi de ses funestes dents, divine Mère, mais ton Fils les lui a brisées
et m'a donné la force de chanter: Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni.
Seule Vierge bénie, pour notre nature tu es devenue l'arche de propitiation, car tu as porté dans
tes bras le Dieu qui siège sur les épaules des Chérubins et tu chantes: Dieu de nos Pères, tu es béni.
151
t. 8
«La condescendance de Dieu troubla le feu à Babylone autrefois; c'est pourquoi les Jeunes
Gens dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, comme en un pré fleuri, et ils chantaient: Dieu de
nos Pères, béni sois-tu. »
Dans la fournaise ardente des tentations, vénérable Père, la grâce de Dieu t'a couvert de sa
rosée et ton amour de la sainte Trinité te fit resplendir, toi qui chantais: Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Ayant renoncé au monde, tu vécus sur terre à la façon d'un incorporel, illustre Serge, et méritas
de rejoindre le ch ur des Anges; c'est pourquoi nous te vénérons avec foi, Père digne de toute
admiration.
Ayant rejoint le havre de sérénité, tu échappas aux remous des passions et devins un salutaire
timonier pour les marins de cette vie s'écriant: Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Sur la racine de Jessé, ô Vierge, telle un rameau tu fis pousser le fruit de bénédiction portant la
fleur du salut aux fidèles chantant pour ton Fils: Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
t. 1
«Nous les fidèles, nous reconnaissons en toi, ô Mère de Dieu, la fournaise spirituelle; et de
même qu'il a sauvé les trois jeunes gens, le Très-Haut a renouvelé en ton sein le monde entier, le
Seigneur Dieu de nos Pères, digne de louange et de gloire. »
Par divine volonté, bienheureux Père, tu t'es montré sur terre comme un autre ciel; et tu élevas
ton troupeau spirituel, vénérable Serge, en vivant comme un ange dans la chair.
Nous, tes fils, qui possédons en toi, vénérable Serge, auprès de Dieu un intercesseur puissant,
un consolateur dans l'affliction, un défenseur, un champion, un maître de piété, nous sommes sauvés
de tout mal.
Vierge sainte, réjouis-toi: de ton sein fut enfanté par toi, fille d'Adam, le Pasteur qui endossa
mon entière humanité, l'Amour sans limites, le Très-Haut, le Dieu de nos Pères à qui revient louange et
haute gloire.
Ode 8, t. 6
«De la flamme, pour tes Saints, tu as fait jaillir la rosée et, par l'eau, tu as fait flamber le sacrifice
du Juste, car tu accomplis toutes choses par ta seule volonté: ô Christ, nous t'exaltons dans tous les
siècles. »
Comme une Reine en son habit doré resplendissante de l'éclat du saint Esprit, ton Fils, ô Vierge,
à sa droite t'a placée: nous l'exaltons dans tous les siècles.
Celui qui fixa le monde par sa seule volonté emprunte sa chair à ton sein immaculé, voulant
d'en haut la recréer: nous l'exaltons dans tous les siècles.
Toute-pure, en l'éclat de ta virginité tu fus le divin séjour où le Verbe s'est lié à mon humanité:
aussi nous te chantons dans tous les siècles.
Chandelier tout doré, ainsi par avance t'a figurée l'inaccessible Clarté qui éclaire l'univers;
ineffablement, ô Vierge, tu l'as reçue: aussi nous te chantons dans tous les siècles.
t. 8
«Sept fois plus que de coutume, dans sa fureur le tyran des Chaldéens fit chauffer la fournaise
pour les fidèles du Seigneur; mais, lorsqu'il les vit sauvés par une force plus puissante, il s'écria:
Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur et vous, prêtres, louez-le, peuple, exalte-le
dans tous les siècles. »
Ta lumineuse festivité, bienheureux Serge, remplit d'allégresse et de joie, de spirituelle bonne
odeur et d'immatérielle clarté les moines qui possèdent en toi leur protecteur et leur règle de foi.
Par l'incessante oraison vers Dieu tu es monté en courant; de son triple rayonnement tu fus
illuminé, Père saint, et tu menas contre l'ennemi le combat, guidant vers la nouvelle vie l'assemblée
des ascètes s'écriant: Jeunes gens, bénissez, et vous prêtres, célébrez, peuple, exalte le Christ dans les
siècles.
Sur terre tu t'es montré dans l'ascèse vigoureux, sans nonchalance dans l'oraison, dans les
épreuves patient, vénérable Serge, et tu chantais: Jeunes gens, bénissez, et vous prêtres, célébrez,
peuple, exalte le Christ dans les siècles.
Très-sainte Mère de Dieu, de mon âme soigne les plaies, guéris les blessures du péché, lave-les
au flot qui jaillit du côté transpercé de ton Fils; c'est vers toi que je crie, vers toi je me réfugie, Pleine
de grâce, et j'invoque ton nom.
t. 1
«La fournaise qui distille la rosée préfigure la merveille où la nature est dépassée; car les
Jeunes Gens qu'elle a reçus, elle se garda de les brûler, comme le feu de la divinité habita le sein de la
Vierge sans le consumer. Aussi chantons joyeusement: L'entière création bénisse le Seigneur et
l'exalte dans tous les siècles! »
152
Avec ardeur te chantant, vénérable Père, nous t'en prions: intercède auprès de Dieu pour qu'aux
fidèles chrétiens il donne de triompher sur l'invisible ennemi, qu'à l'Eglise il accorde la splendeur et
qu'au monde il fasse don de la paix.
La grâce de l'Esprit saint qui fit sa demeure en toi te donna le pouvoir de chasser les esprits
mauvais et fit de toi le guide spirituel des moines s'écriant: L'entière création bénisse le Seigneur et
l'exalte dans tous les siècles!
Vénérable Père qui de loin resplendis de la clarté du triple Soleil, donne au monde la paix, la
lumière et le salut à tes chantres s'écriant: L'entière création bénisse le Seigneur et l'exalte dans tous
les siècles!
De riche qu'il était, le Verbe de Dieu que glorifient les Archanges par leurs chants s'est fait
pauvre et t'a choisie pour Mère, Vierge bénie, toi la beauté de Jacob; aussi nous te chantons en disant:
L'entière création bénisse le Seigneur et l'exalte dans tous les siècles!
Ode 9, t. 6
«Aux hommes il est impossible de voir Dieu, sur qui les Anges mêmes n'osent fixer leur regard,
mais aux mortels s'est manifesté le Verbe fait chair grâce à toi, ô Toute-pure, et lorsque nous le
magnifions avec les armées célestes nous te proclamons bienheureuse. »
Grâce à toi, ô Toute-pure, de Jacob s'est levé sur ceux que les ténèbres retenaient l'astre
resplendissant de la divinité: le Christ notre Dieu, le Verbe fait chair, par qui nous fûmes illuminés, en
sorte qu'avec les célestes armées nous te proclamons bienheureuse.
Fortifié par ta puissance, je te consacre mon chant du plus profond de mon c ur, mais en
retour accorde-moi, Vierge toute-pure, de tes inaltérables trésors ta grâce aux mille reflets, toi que
Dieu lui-même déclara bienheureuse.
Ô Vierge, tu te manifestes comme le métier de la Divinité sur lequel le Verbe a tissé la parure
de son corps, divinisant mon humaine condition; et, lorsqu'il en fut revêtu, il a sauvé tous ceux qui d'un
c ur pur te magnifient.
Mère de Dieu et Souveraine, par ton ineffable enfantement que nul esprit ne peut saisir, aux
morts est donnée la Résurrection, car de toi est sorti le Seigneur, notre Vie, revêtu de notre chair; et,
dissipant la sombre nuit de la mort, il a resplendi sur l'univers.
t. 8
«Le ciel fut saisi de stupeur et les confins de la terre furent frappés d'étonnement lorsqu'aux
hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: ô
Mère de Dieu, l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Vénérable Serge, comblé de la divine splendeur de l'Esprit, tu parus comme un astre brillant de
loin, nous éclairant de ton immatériel rayonnement et tu fus l'habitacle de la très-sainte Trinité.
Comme un grand Docteur en vérité le Christ t'a donné au pays de Russie pour guider ta patrie
sous ta sûre direction et répandre le doux miel de ton enseignement; à leur source, nous fidèles, en
abondance nous puisons.
Ayant vaincu les funestes passions, vénérable Père, en véritable Pasteur tu fis paître le
troupeau spirituel du Christ, auquel sans cesse tu donnes de goûter la grâce de l'Esprit saint comme
fleurs de Paradis.
Pleine de grâce, par des psaumes nous te louons, sans cesse nous te chantons: Réjouis-toi! car
tu as fait jaillir sur tous comme une source l'allégresse et la joie.
t. 1
«Pour image de ton enfantement nous avons le buisson ardent qui brûlait sans être consumé;
en nos âmes nous te prions d'éteindre la fournaise ardente des tentations, pour qu'alors, ô Mère de
Dieu, sans cesse nous te magnifiions. »
Illuminé par l'amour du Christ et resplendissant de vertus, de ton âme tu n'as pas terni,
vénérable Serge, la beauté; vers le Père tu es passé dans un âge avancé et tu te tiens avec les Anges
en présence de Dieu.
Ô Verbe, purifie nos péchés, illumine le regard de notre c ur, afin que nous puissions
contempler en toute pureté la splendeur de ta divine clarté, par les prières de Serge, ton serviteur, et
tous ensemble te magnifier.
Merveille suscitant l'admiration! En enfantant le Verbe divin d'inexplicable façon, c'est toi qui as
révélé, Vierge Mère de Dieu, le mystère que depuis les siècles et les générations avait tenu secret le
divin Créateur de l'univers.
Exapostilaire
Tu as poussé comme un palmier, selon la prophétie de David, et tu devins une demeure
de l'Esprit saint qui t'a glorifié devant le monde entier; sans cesse prie le Christ pour nous qui
célébrons avec foi, vénérable Serge, ta mémoire sacrée.
153
Gloire au Père ... Maintenant ...
Dans nos hymnes incessantes nous te disons bienheureuse, Vierge Mère de Dieu, car tu
as enfanté l'Un de la sainte Trinité et tu as porté dans tes bras l'immuable Verbe de Dieu.
Laudes, t. 4
Lorsque tu reçus l'appel divin, tu chassas de ton âme tout souci de la chair,
t'affermissant par les souffrances de l'ascèse, Père saint, et tu brillas comme l'or que l'on
éprouve dans le creuset; ainsi tu devins l'habitacle de l'Esprit, réunissant nombre de moines
autour de toi et les menant vers la cime de la vertu par l'échelle céleste de tes divins
enseignements. Vénérable Serge, souviens-toi de nous qui célébrons ta mémoire sacrée et
prie le Christ de sauver et d'illuminer nos âmes. (2 fois)
Ta mémoire festive et lumineuse s'est levée, illustre Serge, en ce jour, invitant la
multitude des ascètes et les moines en ch ur; en ce jour les Anges chantent le Dieu que nous
adorons dans la Trinité, tandis que sur terre les mortels, s'approchant de tes reliques sacrées,
reçoivent la grâce des guérisons; et tous ensemble nous glorifions celui qui t'a couronné dans
le ciel, le Christ, sauveur de nos âmes.
Père Serge, théophore bienheureux, tu baignas ta couche de tes pleurs, selon la
prophétie de David, tu n'as point donné de sommeil à tes yeux, ni de repos à tes paupières,
mais tu montras le désir de ton c ur pour le Christ, que dès l'enfance tu aimas, au point
d'accomplir toutes les vertus; c'est pourquoi nous te disons bienheureux, magnifiant le Christ
qui lui-même t'a glorifié.
Gloire au Père, t. 2
Dès l'enfance, Père saint, tu pratiquas la vertu à ce point que tu devins un instrument du
saint Esprit; ayant reçu de lui un pouvoir miraculeux, tu persuadas les hommes de mépriser les
plaisirs; et maintenant, illuminé plus encore par la divine clarté, vénérable Père Serge, par ta
médiation, illumine aussi nos esprits et nos c urs.
Maintenant ...
Mon espérance, ô Mère de Dieu, tout entière je la mets en toi: garde-moi sous ta
protection.
Grande Doxologie. Tropaire. Litanies et Congé.
26 SEPTEMBRE
Trépas du saint apôtre et évangéliste Jean le Théologien.
PETITES VÊPRES
Lucernaire, t. 2
Venez, fidèles, en ce jour couronnons de cantiques divins l'abîme de savoir, l'écrivain
des orthodoxes enseignements, l'illustre Jean, le Bien-aimé; en effet, comme un tonnerre il
déclara: Le Verbe était au commencement; il a montré sa voix tonnante, vraiment, lorsque
pour le monde il écrivit avec tant de sagesse l'Evangile du Christ. (2 fois)
Tu t'es montré en vérité pour ton Maître, le Christ, le grand ami qui reposas sur sa
poitrine, où tu puisas l'enseignement de la sagesse par lequel tu enrichis tout l'univers, en
divin prédicateur; et l'Eglise du Christ, le possédant, à présent jubile de joie.
Véritable Théologien, réjouis-toi, fils bien-aimé de la Mère du Seigneur; sous la Croix du
Christ, en effet, près d'elle tu entendis la divine parole du Maître te disant: Voici ta mère, à
présent! Aussi, à juste titre, nous te disons bienheureux comme Apôtre du Christ, sublime et
bien-aimé.
Gloire au Père ...
Virginal Théologien, Disciple bien-aimé du Sauveur, par tes prières sauve-nous de tout
malheur, nous t'en prions, car nous sommes les brebis de ton bercail.
Maintenant ...
Telle un olivier verdoyant qui porte fruit en son temps la Vierge t'a produit comme le
fruit de la vie, Seigneur, pour donner au monde la riche grâce du salut.
154
Apostiches, t. 6
Fidèles, célébrons dignement la mémoire du Disciple sacré de Jésus Christ, notre Roi;
car à toutes les nations il prêcha clairement la connaissance de la sainte Trinité.
Par toute la terre a retenti leur message, leur parole jusqu'aux limites du monde.
Le saint Apôtre du Christ en calme a transformé la tempête jadis, celle des idoles
égarant l'univers, car il guida le monde en la vraie foi; pour nous tous il intercède à présent.
Les cieux racontent la gloire de Dieu, l' uvre de ses mains, le firmament l'annonce
Comme grand protecteur, ô Christ, tu as donné aux Ephésiens ton Apôtre, le sage, et
divin Théologien, que maintenant nous acclamons comme tutélaire patron de leur cité.
Gloire au Père ... Maintenant ...
Trinité dont la puissance est infinie, tripersonnelle Unité, par les prières de ton saint
Théologien et de la toujours-vierge et seule Mère de Dieu, sauve-nous qui dans la foi te
célébrons.
Tropaire: voir à la fin des Grandes Vêpres.
GRANDES VÊPRES
Premier Cathisme: Bienheureux l'homme.
Lucernaire, t. 1
Le voyant des ineffables révélations, l'interprète des célestes mystères de Dieu, Jean, le
fils de Zébédée, qui pour nous écrivit l’Evangile du Christ, nous enseigne à parler de Dieu
célébrant le Père, le Fils et le saint Esprit. (2 fois)
La lyre divine des célestes chants, l'écrivain mystique, la bouche inspirée, chante le plus
beau des cantiques divins, remuant ses lèvres comme cordes d'instrument et comme plectre
faisant vibrer sa langue, qui intercède pour notre salut. (2 fois)
De ta langue aux roulements de tonnerre exprimant la parole cachée de la sagesse de
Dieu, toi, son Disciple bien-aimé, dans les mouvements de tes lèvres, sans cesse tu t’écries :
Le Verbe était au commencement ; et tu enseignes tout homme le conduisant à la
connaissance de Dieu. (2 fois)
Gloire au Père, t. 2
Le genre humain célèbre comme il se doit le fils du tonnerre, le fondement des paroles
sur Dieu, le premier des théologiens, le tout premier prédicateur de la véritable sagesse de
Dieu, Jean, le Disciple vierge et bien-aimé ; en lui-même portant l’incessante présence du
Verbe divin dont il énonça qu’il était « au commencement », « auprès du Père »
inséparablement, égal en nature à celui-ci, nous révélant ainsi l’orthodoxie de la sainte Trinité ;
il nous montra, qu’avec le Père le Verbe est créateur, lumière véritable et porteur de la vie.
Merveille qui dépasse notre esprit, et donnant la sagesse celui qui était plein d’amour fut aussi
comblé de théologie, puisqu’avec gloire, honneur et crédit il devint le fondement de notre pure
foi ; par elle, au jour du jugement, puissions-nous obtenir les biens éternels.
Maintenant…
L’ombre de la Loi s’évanouit devant la grâce et comme brûlait le buisson ardent sans
être consumé, ô Vierge, tu as enfanté et vierge tu es demeuré ; le Soleil de justice s’est levé
au lieu de la colonne de feu ; à la place de Moïse voici le Christ, le Sauveur de nos âmes.
Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et Lectures.
Lecture de la première épître catholique de saint Jean (3,21.4,6)
Bien-aimés, si notre c ur ne nous condamne pas, nous avons pleine assurance devant Dieu; quoi
que nous lui demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements, et ce
qui lui est agréable, nous le faisons. Or voici son commandement: croire au nom de son Fils Jésus
Christ et nous aimer les uns les autres, comme il nous en a donné le commandement. Et celui qui garde
ses commandements demeure en Dieu et Dieu en lui; à ceci nous savons qu'il demeure en nous: à
l'Esprit qu'il nous a donné. Bien-aimés, ne vous fiez pas à tout esprit, mais éprouvez les esprits pour voir
s'ils viennent de Dieu, car en ce monde beaucoup de faux prophètes sont venus. A ceci reconnaissez
l'esprit de Dieu et l'esprit de l'erreur: tout esprit qui confesse Jésus Christ venu dans la chair est de Dieu;
et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu; c'est là l'esprit de l'Antichrist. Vous avez
entendu dire qu'il allait venir en ce monde; eh bien! maintenant il y est déjà. Vous, petits enfants, vous
êtes de Dieu, et vous avez triomphé de ces gens-là, car celui qui est en vous est plus grand que celui qui
155
est dans le monde; eux, ils sont du monde, c'est pourquoi ils parlent d'après le monde, et le monde les
écoute. Nous, nous sommes de Dieu: celui qui connaît Dieu nous écoute; celui qui n'est pas de Dieu ne
nous écoute pas.
Lecture de la première épître catholique de saint Jean (4,11-16)
Bien-aimés, si Dieu nous a tant aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres.
Dieu, personne ne l'a jamais vu; si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et en
nous son amour est accompli. A ceci nous reconnaissons que nous demeurons en lui et lui en nous:
c'est qu'il nous a donné de son Esprit. Et nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé
son Fils en Sauveur du monde. Celui qui confesse que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui et
lui en Dieu. Et nous, nous avons reconnu l'amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est
amour: celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.
Lecture de la première épître catholique de saint Jean (4,20 - 5,5)
Bien-aimés, si quelqu'un dit: J'aime Dieu, et qu'il déteste son frère, c'est un menteur; car celui qui
n'aime pas son frère, qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu, qu'il ne voit pas? Tel est le commandement
que nous tenons de lui: celui qui aime Dieu aime son frère également. Quiconque croit que Jésus est le
Christ est né de Dieu; et quiconque aime celui qui l'a engendré aime aussi celui qui est né de lui. A ceci
nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu: lorsque nous aimons Dieu et que nous
observons ses commandements. Car l'amour de Dieu consiste à pratiquer ses commandements; et ses
commandements ne sont pas pesants, puisque tout ce qui est né de Dieu est victorieux du monde; et la
victoire qui triomphe du monde, c'est notre foi. Quel est le vainqueur du monde, sinon celui qui croit que
Jésus est le Fils de Dieu?
Litie, t. 1
Des fleuves de théologie de ta bouche vénérable ont jailli, saint Apôtre, et l'Eglise de
Dieu, irriguée par eux, se prosterne dans l’orthodoxie devant la Trinité consubstantielle ;
demande-lui maintenant d'affermir et de sauver nos âmes.
Ce lis de pureté, ce parfum de bonne odeur, en la présente festivité se lève sur nous et
nous invite à lui crier: Toi qui sur la poitrine du Maître t'es penché et sur le monde répandis la
pluie du Verbe, apôtre Jean, toi qui gardas la Vierge comme la pupille de tes yeux, demande au
Christ pour nous la grâce du salut.
Disciple du Sauveur, le Christ sur la croix te confia, virginal Théologien, la Vierge pure,
la Mère de Dieu; alors, tu l'as gardée comme la pupille de tes yeux; intercède pour le salut de
nos âmes.
Témoin des mystères exprimables, tu déclaras: Le Verbe d'avant les siècles était au
commencement près de Dieu et lui-même était vraiment Dieu,. apôtre Jean qui te penchas sur
la poitrine du Christ en ami, de la Trinité, et soutien inébranlable d'Ephèse, de Patmos, et notre
propre secours, bienheureux Théologien, intercède pour que soit délivré de ennemis visibles et
invisibles le peuple qui ne cesse de célébrer avec foi ta sainte mémoire.
t. 2
Venez, fidèles, disons bienheureux l'Apôtre éminent, le clairon de la théologie, le
stratège spirituel qui soumit à Dieu l'univers, Jean, le disciple digne de nos chants: disparu de
terre sans la quitter, il vit dans le ciel et il attend la redoutable et seconde venue du Seigneur;
mystique ami du Christ qui te penchas sur sa poitrine, demande-lui qu'à l'abri de toute
condamnation à sa rencontre nous allions, nous qui célébrons avec amour ta mémoire sacrée.
Gloire au Père, t. 4
Disciple bien-aimé qui pendant la Cène du Seigneur, te penchas sur la poitrine du Christ,
c'est là que tu appris les ineffables secrets qui te permirent de révéler de ta voix tonnante
cette parole des cieux: Au commencement était le Verbe, et le Verbe était près de Dieu, et le
Verbe &tait Dieu, il était la vie, la vraie lumière illuminant tout homme venant en ce monde, le
Christ notre Dieu, le Sauveur de nos âmes.
Maintenant ...
Le Fils que glorifient les Séraphins dans le ciel avec le Père et l'Esprit, désirant façonner
le premier homme derechef, Mère de Dieu toute-digne de nos chants, s'anéantit dans ton sein
ineffablement et, se levant de toi, comme soleil illumina de sa divinité le monde entier, le
délivrant des fausses adorations; en lui-même divinisant le genre humain, il le mène jusqu'aux
cieux, le Christ notre Dieu, le Sauveur de nos âmes.
156
Apostiches, t. 4
Ayant célébré comme Dieu le Fils du Très-Haut, l'ayant déclaré coéternel au Père et
consubstantiel, lumière de lumière sans changement, image personnelle du Père l'engendrant,
immatériellement sorti de lui en dehors du temps, créateur de tous les siècles, leur Seigneur,
tu l'annonças au monde, Bien-aimé, comme le Christ notre Dieu qui a fait sortir des ténèbres la
clarté; prie-le de sauver et d'illumine nos âmes.
Par toute la terre a retenti leur message, leur parole jusqu'aux limites du monde.
Ayant reçu la lumière du Paraclet, en laquelle tu fus illuminé, comme Dieu tu le célébras
et du Père procédant, se révélant à l'humanité par le Fils, et pour tous tu l'as proclamé
consubstantiel au Père éternel et au Verbe divin, jouissant du même trône, du même honneur;
aussi dans nos hymnes, Bien-aimé, nous te glorifions comme divin fondement de la foi: garde-
la inébranlable, par tes prières devant le Seigneur.
Les cieux racontent la gloire de Dieu, l' uvre de ses mains, le firmament l'annonce.
Ayant gravi le sommet de la théologie, tu t'initias aux ineffable mystères de Dieu:
l'unique nature de la suprême divinité doué d'unique gloire et seigneurie, distinguée en trois
personnes, sans pour autant être divisée, unie en l'unité divine sans confusion; ainsi, 1a
glorifiant, tu annonças, en Théologien, l'indivisible Trinité; prie-le de sauver et d'illuminer nos
âmes.
Gloire au Père, t. 6
Apôtre du Christ, évangéliste Jean, initié aux indicibles mystères Théologien, pour nous
les fidèles tu fis retentir les ineffables enseignements de sagesse, en déclarant : Il était au
commencement; et, rejetant tout enseignement contraire, tu repoussas les discours
hérétiques ; toi qui te penchas sur la poitrine du Christ, dont tu fus l'ami, le bien-aimé, le bien-
aimé, tu imitas la grande voix d’Isaïe, comme Moïse tu vis Dieu ; grâce à la hardiesse que tu
possèdes auprès de lui, intercède constamment pour le salut de nos âmes.
Maintenant ...
Mon créateur et mon libérateur, le Seigneur Jésus Christ, Vierge pure, en sortant de ton
sein, de tout mon être s'est revêtu pour délivrer Adam de l'antique malédiction; c'est pourquoi,
Vierge Mère de Dieu, nous ne cessons de t'adresser l'angélique salutation: Souveraine, réjouis-
toi qui nous protèges et nous défends, pour que nos âmes soient sauvées.
Tropaire, t. 2
Apôtre bien-aimé du Christ notre Dieu, hâte-toi de délivrer un peuple sans défense. Celui
qui t'a permis de t'incliner sur sa poitrine te permettra de t'incliner vers lui pour plaider en notre
faveur. Demande-lui de dissiper les ténèbres du paganisme des nations; qu'il nous accorde la
paix et la grâce du salut!
Gloire au Père ... Maintenant ...
Tes mystères dépassent tous l'entendement et tous, ils sont glorieux, ô Mère de Dieu:
vierge et sainte, tu l'es sans faille demeurée et mère, tu le fus véritablement lorsque tu mis au
monde le vrai Dieu. Intercède auprès de lui, pour qu'il sauve nos âmes.
S'il y a artoclasie, on chante le tropaire de l'Apôtre, 2 fois, puis Réjouis-toi, 1 fois.
MATINES
Cathisme I, t. 8
Tu fus appelé le fils du tonnerre divin pour avoir assourdi les oreilles des impies, mais
comme un agréable clairon tu fis retentir pour les c urs droits l'incarnation du Verbe, saint
Jean; en ami intime, sur sa poitrine tu reposas, tu y puisas la profondeur de ton savoir divin et
fis connaître à tous l'égal du Père en éternité; saint Apôtre, intercède auprès du Christ notre
Dieu, pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés à ceux qui fêtent de tout c ur ta mémoire
sacrée.
Mère de Dieu, tu as conçu de merveilleuse façon ineffablement la Sagesse et le Verbe
de Dieu, tu as mis au monde celui par qui le monde est soutenu, tenant dans tes bras celui qui
tient la terre dans ses mains, le nourricier de l'univers, l'auteur de la création; c'est pourquoi,
Vierge sainte, j'implore le pardon de mes péchés; à l'heure où je rencontrerai face à face mon
Créateur, Vierge pure et notre Dame, accorde-moi ton secours, car tout ce que tu veux, tu peux
l’accomplir.
157
Cathisme II, t. 8
Délaissant les eaux profondes où tu pêchais, illustre Apôtre, avec la canne de la Croix
sagement comme poissons tu pris l'ensemble des nations; et, comme le Christ te l'avait dit, tu
fus un pêcheur d'hommes, pour les tirer vers la foi; ayant semé la connaissance du Verbe de
Dieu, par tes paroles tu récoltas Ephèse et Patmos. Saint apôtre Jean, intercède auprès du
Christ notre Dieu, pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés à ceux qui fêtent de tout c ur
ta mémoire sacrée.
Avec crainte je pense au jour du jugement, à cause de la honte de mes uvres,
malheureux que je suis, Mère de Dieu toute-digne de nos chants, et je te prie: avant que ne me
gagne la nuit de la mort, ramène-moi, conduis-moi vers le chemin du repentir, afin que, dans
l'action de grâces me prosternant, je puisse chanter ta puissance infinie et ta protection, divine
Epouse immaculée qui intercèdes auprès du Christ notre Dieu pour qu'à ma demande me
soient accordés le pardon de mes fautes et la grâce du salut.
Après le Polyéléos:
Mégalynaire
Nous te magnifions, Apôtre du Christ, évangéliste saint Jean, et nous vénérons les
épreuves et les douleurs que tu as souffertes pour annoncer l'évangile du Christ.
Versets 1: Les cieux racontent la gloire de Dieu, l' uvre de ses mains, le firmament
l'annonce. 2: Tu en feras des princes par toute la terre. 3 : Ses éclairs ont illuminé tout le monde
habité. 4: Par toute la terre a retenti leur message, leur parole jusqu'aux limites du monde. 5:
Dieu se tient au conseil divin, au milieu des juges, pour juger. 6: Il donne à son peuple force et
puissance. Béni soit Dieu!
Cathisme, t. 8
Penché sur la poitrine de Jésus, avec la confiance d'un Disciple tu lui demandas:
Seigneur, quel est celui qui doit te trahir? et par le pain il te le révéla clairement, à toi son
illustre bien-aimé. Devenu l'initié des ineffables secrets, tu enseignas l'incarnation du Verbe à
l'univers. Apôtre théologien, intercède auprès du Christ notre Dieu, pour qu'il accorde la
rémission de leurs péchés à ceux qui fêtent de tout c ur ta mémoire sacrée.
Toute-sainte et virginale Mère de Dieu, guéris les cruelles passions de mon âme, je t'en
prie, accorde-moi la rémission des péchés qu'en ma folie j'ai commis, souillant mon âme et
mon corps. Malheureux que je suis, que ferai-je, hélas, à l'heure où les Anges sépareront mon
âme de ce pauvre corps? Alors, notre Dame, sois mon aide, mon ardente protection, car tu es
mon espoir et je suis ton serviteur.
Anavathmi, la 1e antienne du ton 4: Dès ma jeunesse ...
Prokimenon, t. 4: Par toute la terre a retenti leur message, leur parole jusqu'aux limites
du monde. Verset: Les cieux racontent la gloire de Dieu, l' uvre de ses mains, le firmament
l'annonce.
Que tout qui vit et respire loue le Seigneur. Evangile et Psaume 50. Gloire au Père ... Par
les prières de ton Apôtre ... Maintenant … Par les prières de la Mère de Dieu ... Aie pitié de moi,
ô Dieu ...
t. 2
Théologien, disciple bien-aimé du Sauveur, par tes prières sauve-nous de tout malheur,
nous t'en prions, car nous sommes les brebis de ton bercai1.
Canon de la Mère de Dieu (t. 2), uvre de Théophane, avec acrostiche alphabétique inversé; puis
les deux canons du Saint: le premier (même ton), uvre du même Théophane, avec l'acrostiche: Pour
plaire au Christ, je chante le fils du tonnerre; le second (t. 6), avec l'acrostiche: A l'initié de Dieu j'offre
mon sexte chant. Joseph. Catavasies: Ma bouche s'ouvrira.
Ode 1, t. 2
«Dans l'abîme jadis fut culbutée par la puissance invincible toute l'armée de Pharaon,
et maintenant le Verbe fait chair a supprimé le poids de nos péchés, le Seigneur que nous
glorifions, car il s'est couvert de gloire. »
Entre les femmes Dieu t'a distinguée pour ta pureté, pour ton charme et ta beauté; il
choisit ton sein pour y loger; Vierge sainte, supplie-le de délivrer de toute faute ceux qui
chantent pour toi.
158
Selon le psaume, comme Reine tu te tiens à la droite du Roi qui se leva de ton sein pur;
supplie-le, ô Vierge immaculée, pour qu'au jour du jugement à sa droite il veuille aussi me
placer.
Tout entière, tu renouvelas la nature humaine, terre en friche désolée par le péché, car
tu enfantas la pluie du ciel; fais que mon âme, ce sillon désert, porte fruit par tes prières,
sainte Epouse de Dieu.
Dans l'abîme jadis fut culbutée Toi qui reçus en héritage, Bienheureux, le royaume des
cieux que tu avais prêché, devenu au ciel le confident du Verbe, par tes prières sauve ceux qui
croient en ton saint message, en ta parole sur Dieu. Manifestant la force de tes convictions, tu
méprisas tous les terrestres biens et les liens de la nature, saint Apôtre, et sagement près du
Verbe demeurant avec raison, tu délivras de son absence ceux qui en étaient dénués.
Initié aux mystères concernant les cieux, en parfait théologien, dans l'Evangile tu
annonças le Verbe, Dieu né du vrai Dieu, disant: Il était au commencement, auprès du Père qui
l'a engendré, et le Verbe était Dieu.
Le ch ur des vierges saintes par divine inspiration te chante, souveraine Mère de Dieu,
comme la plus belle entre les femmes, puisqu'embellie par la splendeur de la divinité, car
ineffablement tu enfantas le Verbe, l'auteur de toute beauté.
t. 6
«Lorsqu'Israël eut cheminé sur l'abîme, comme en terre ferme, et vu le Pharaon
persécuteur englouti dans les flots, alors il s'écria: Chantons une hymne de victoire en
l'honneur de notre Dieu. »
Dans l'illumination de ta pensée, tu t'es penché sur les profondeurs de l'Esprit,
Théologien, et nous révélas clairement la génération divine en disant: Au commencement était
le Verbe de Dieu.
Courbés sous la multitude des passions, des épreuves, des afflictions, et sous l'assaut
des malheurs, avec foi nous nous réfugions près de toi: Théologien, viens en aide à tes
serviteurs.
En excellent médecin guérissant nos âmes sagement de leurs cruelles passions,
délivre-nous, par ta médiation, de la peine et du feu éternels.
Vierge pure ayant conçu le Dieu qui se fit homme pour nous, prie-le de prendre en pitié,
au jour du jugement, ceux qui ont péché contre lui.
« Ma bouche s'ouvrira et s'emplira de l'Esprit saint: j'adresse mon poème à la Mère du
Roi; et l'on me verra, en cette fête solennelle, chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »
Ode 3, t. 2
«Comme un lis a fleuri le désert et de même fleurira l'Eglise stérile des nations à ton
avènement, Seigneur: en lui mon c ur s'est affermi. »
Toute-pure, de ton sein le Créateur est sorti porteur de mon humanité pour donner la
robe d'immortalité à ceux qu'ont mis à nu leurs transgressions.
En tout honneur tu conçus le Verbe Dieu: Vierge pure, de tout c ur implore-le, pour qu'il
prenne en grâce ma pauvre âme déshonorée par l'habitude des plaisirs.
Guéris les blessures de mon c ur, Toute-sainte, et sur mon âme empoisonnée par la
morsure venimeuse du serpent applique ton remède le plus sûr.
A juste titre le Verbe fit de toi par excellence son théologien en t'initiant à sa divinité et
t'enseignant l'ineffable mystère de sa venue parmi nous.
Ayant reçu la divine inspiration et gardé vierge ton corps, glorieux Disciple, tu devins un temple
vivant, une demeure animée de la très-sainte Trinité.
Disciple vierge, tu reçus l'honneur d'être adopté comme fils par la Vierge immaculée; ainsi, tu
devins le frère de celui qui te choisit et fit de toi son bienheureux Théologien.
Le Dieu suprême, afin de corriger l'antique transgression de la mère des vivants, fit sa demeure
en toi, Vierge toute-sainte, immaculée, en recréant tout mon être déchu.
t. 6
«Le Christ est ma force, mon Seigneur et mon Dieu! tel est le chant divin que la sainte Eglise
proclame et d'un c ur purifié elle fête le Seigneur. »
Sous les pluies du Verbe, glorieux Apôtre, tu arrosas la terre entière, en asséchant les eaux
troubles de l'impiété; c'est pourquoi nous te glorifions.
Ceins de force et de vigueur, sage Disciple, je t'en prie, mon âme accablée par les diverses
irruptions des impurs ennemis et se réfugiant sous ta protection.
Toi qui es devenu un temple du saint Esprit, des fidèles fréquentant assidûment ton temple
saint fais des temples de Dieu par ta sainte médiation.
160
Tous ensemble chantons le divin temple de notre Dieu et disons bienheureuse la Vierge toute-
sainte, nous qui par elle avons été divinisés et délivrés de tout malheur.
«L'ineffable projet divin de ta virginale incarnation, Dieu très-haut, le prophète Habacuc l'a saisi
et s'écria: Gloire à ta puissance, Seigneur. »
Ode 5 t. 2
«Tu es devenu le médiateur entre Dieu et les hommes, ô Christ notre Dieu: par toi, ô Maître, nous
avons quitté la nuit de l'ignorance pour aller vers ton Père, source des lumières, auprès duquel nous
avons accès désormais. »
Vierge pure qui enfantes le chemin de notre vie, veuille me conduire par le droit chemin, car ma
folie m'a fait tomber dans les ornières et les ravins du péché.
M'exilant, dans mon étourderie, Vierge pure, j'ai mené une vie de débauché; me voilà perdu dans
le pays lointain des passions, mais par tes prières appelle-moi et sauve-moi.
Abreuve ton serviteur à tes vivifiantes eaux, car je brûle en la fournaise du péché et je suis en
butte aux flèches du Démon, Vierge Mère immaculée.
Dans la grâce tu fus un céleste esprit, Théologien, devenu tout entier lumière en approchant le
principe même de toute clarté et, t'inclinant vers lui, tu fus divinisé.
Dans la pureté de ta bouche et de ton c ur, de tes saintes lèvres, sous la divine inspiration tu
prêchas ton Evangile et tu offris le commun salut à tous les croyants.
Dès ta jeunesse demeurant avec le Christ, comme instrument de grâce tu lui fus soumis,
t'exerçant dans la théologie et t'initiant à la gloire de la sainte Trinité.
Nous souvenant de tes paroles, maintenant nous te disons bienheureuse, Tout-immaculée,
nous qui par toi avons acquis ces vrais trésors: l'ineffable béatitude et la vie éternelle.
t. 6
«Dieu très-bon, illumine, je t'en prie, de ton éclat divin les âmes de tes amants qui veillent devant
toi, afin qu'ils te connaissent, ô Verbe de Dieu, toi le Dieu véritable qui nous fais revenir des ténèbres
du péché. »
Comme une aurore tu brillas pour ceux de la terre, annonçant, saint Apôtre, le mystique Orient
qui vint au monde en un corps et fit cesser l'obscurité des multiples faux dieux.
Toute âme fut irriguée par tes saintes paroles sur Dieu, Apôtre et divin prédicateur; c'est
pourquoi je m'écrie: irrigue mon c ur, dont le péché fait une terre désolée.
Les traits de l'ennemi m'ont blessé: tout entier, guéris-moi, en sage médecin, par ta visite, je t'en
prie; et des fausses pistes où je suis égaré guide-moi vers les chemins de mon Dieu.
Lorsqu'avec le Disciple bien-aimé tu étais sous la Croix de ton Fils, ô Vierge immaculée, tu
gémissais et pleurais, t'émerveillant de son amour compatissant pour les humains.
«L'univers est transporté par ta divine gloire, ô Vierge inépousée, car tu as porté dans ton sein
le Dieu transcendant et tu mis au monde un Fils intemporel qui accorde le salut à ceux qui chantent ta
louange. »
Ode 6, t. 2
«Encerclé par l'abîme de mes péchés, j'invoque l'abîme insondable de ta compassion: de la
fosse, mon Dieu, relève-moi. »
Ne fais pas de moi la risée des noirs démons au jour du jugement, mais par ton intercession,
notre Dame, que me prenne en grâce le Juge, ton Fils!
Je t'ai courroucé par mes crimes et forfaits, mais voici ta Mère qui plaide en ma faveur: prends
pitié de moi, Seigneur, et sauve-moi.
Sauve-moi de la condamnation que méritent mes péchés, Souveraine qui conçus le Juge d'un
chacun, le Seigneur et Dieu de l'univers,
Jésus, mon Dieu et mon Seigneur, ayant agréé ta virginale pureté, fit de toi son frère, saint Jean.
De sainteté ayant couronné ta vie, sur la poitrine de la sagesse avec confiance tu te penchas
pour y puiser la grâce de Dieu.
Le sublime éclat divin de ta théologie, illustre Apôtre, illumina tout l'univers en l'éclairant de la
lumière au triple feu.
Celui qui tendit le ciel à son commandement sur terre te déploya comme un autre ciel, pure
Mère de Dieu, et, se levant de toi, nous apparut.
t. 6
«Lorsque je vois l'océan de cette vie soulevé par la tempête des tentations, j'accours à ton
havre de paix et je te crie, ô Dieu de bonté: A la fosse rachète ma vie. »
161
Ta langue de théologien fut vraiment le roseau d'un scribe agile inscrivant le véritable savoir et
la loi renouvelée sur les tables de nos c urs.
Jusqu'à la racine ayant flétri les plantes d'impiété, en excellent jardinier plante dans mon âme
la crainte de Dieu produisant l'abondance des vertus.
Celui qui en est issu manifestement te nomma fils de la Vierge, saint Jean; avec elle supplie-le,
pour que soient adoptés par Dieu comme fils ceux qui lui plaisent par leurs actions.
Issu de toi, ô Vierge immaculée, Dieu se fit connaître aux mortels dans une chair semblable à la
leur; Toute-sainte, supplie-le de mortifier en nous le funeste souci de la chair.
«Célébrant cette divine et sainte fête de la Mère de Dieu, venez, fidèles, battons des mains,
glorifiant le Dieu qu'elle a conçu. »
Kondakion, t. 2
Tes hauts faits, Disciple vierge, qui en fera le récit? Tu répands les miracles, en effet,
comme une source tu fais jaillir les guérisons et pour nos âmes tu intercèdes auprès du Christ,
en ami.
Ikos
Connaître la hauteur des cieux et sonder la profondeur de la mer est chose audacieuse,
dépassant nos moyens; pas plus que de compter les étoiles ou le sable du littoral nous ne
pouvons conter les merveilles de saint Jean: de tant de couronnes l'a ceint le Christ, qu'il aimait
et sur la poitrine duquel il se pencha au cours du mystique repas à la table du Seigneur, tout
près du Christ, en ami.
Synaxaire
Le 26 Septembre, Trépas du saint et illustre Apôtre et Evangéliste, le Disciple vierge et
bien-aimé du Christ, l'ami qui se pencha sur sa poitrine, Jean le Théologien.
Te voici dans le ciel en présence du Fils bien aimé par le Père, toi plus que les autres
affectionné du Verbe parmi les Apôtres. Jean, le fils du tonnerre, s'endort le vingt-six.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Ode 7, t. 2
«Sur l'ordre impie d'un injuste tyran la flamme s'éleva très haut, mais le Christ a répandu sur les
Jeunes Gens la rosée de l'Esprit saint: à lui bénédiction et haute gloire! »
Notre Dame, tu es ma force et mon salut, mon cantique de louange, mon refuge le plus sûr,
mon rempart inébranlable: chasse au loin les diables ennemis qui en veulent à mon âme pour la faire
périr.
Ayant formé en ton chaste sein le corps de Dieu, ô Vierge, tu divinisas le genre humain; et moi
que souillent les passions et que l'Ennemi séduit de tout son art, sauve-moi par tes prières devant Dieu.
La fournaise préfigura, Toute-pure, ton enfantement, car les Jeunes Gens n'y furent point brûlés,
comme tes entrailles furent préservées du feu divin; je t'en prie, délivre de l'éternelle flamme ton
serviteur.
Eclairé la divine illumination, clairement tu célébras comme Dieu le saint Esprit qui procède du
Père sans commencement et repose, sans en procéder, dans le Fils, lui étant consubstantiel.
En toi établit sa demeure, Bienheureux, le Soleil de justice qui fit de toi un ciel toujours en
mouvement, le Christ glorifié par-dessus tout qu'annonça, Bien-aimé, ta langue de théologien.
La puissance, le message divin de tes paroles, Bienheureux, ont retenti et ton Evangile
dépassant le monde embrassa toute la terre dans la majesté de tes admirables enseignements.
Toi seule, demeurant vierge, tu connus la conception immaculée, l'incorruptible enfantement,
car tu as conçu le Dieu suprême qui s'est fait homme pour la rédemption et le salut des croyants.
t. 6
«Dans la fournaise l'Ange répandit la rosée sur les nobles Jeunes Gens, mais le feu brûla les
Chaldéens sur l'ordre de Dieu et le tyran fut forcé de chanter: Dieu de nos Pères, Seigneur, tu es béni. »
Chantons le tonnerre ayant retenti jusqu'aux limites du monde, le Théologien grâce auquel tout
ce qui entend fut soulevé de terre, dans l'étonnement, et par qui fut magnifié le Christ, le Créateur de
l'univers.
L'éminente splendeur de ta maison fait rayonner tous les c urs; en elle rassemblés, sans cesse
nous chantons divinement le Créateur universel et dans la foi comme protecteur nous t'acclamons.
Te connaissant comme astre lumineux, Disciple du Christ, nous demandons d'être illuminés par
ton splendide éclat, nous qui sommes sauvés des passions ténébreuses et des multiples tentations
par ta sainte médiation.
162
Nous te bénissons, ô Vierge immaculée ayant conçu le Seigneur _ béni soit-il! _ qui couronna de
ses divines bénédictions la nature maudite des mortels et renouvela notre humanité vieillie à cause du
péché.
«Ils n'adorèrent pas la créature au lieu du Créateur, les fidèles du Dieu très-haut, mais
affrontèrent généreusement le feu qui les menaçait; et ils chantaient dans la fournaise: Seigneur digne
de louange, Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Ode 8, t. 2
«Jadis à Babylone la fournaise ardente a divisé la force de son action et selon le décret divin
elle consuma les Chaldéens, mais répandit sa rosée sur les fidèles qui chantaient: Toutes les uvres du
Seigneur, bénissez le Seigneur. »
Recherche le bien, ô mon âme, en t'éloignant du mal dans la diligence à faire ce qui plaît à Dieu:
la Vierge mère t'assure son intercession et son intrépide protection, dans sa compassion et sa bonté.
Mère de Dieu, tu as délivré le genre humain de l'antique chaîne de la condamnation: je te prie de
délivrer aussi mon c ur de tout lien qui le rattache au mal, en me reliant à l'amour du Créateur.
Toi qui de la gloire paternelle enfantes le Reflet, sur mon c ur souillé par l'infamie de mes
péchés, Mère de Dieu, répands ta lumière, pour que j'aie ma part de gloire sans déclin et qu'avec foi je
te puisse glorifier.
Ce n'est plus en énigmes, maintenant, mais face à face que tu mérites de voir le torrent de
délices, le fleuve de paix, la source d'immortalité; abreuvé par elle, tu jouis de la divine condition.
163
Au Christ tu avais demandé de siéger sur terre près de lui, mais il te donna, Théologien, de
t'incliner sur sa poitrine où tu acquis l'unique et sûre assise du bien, joyau des Apôtres, saint Jean.
En la sagesse des Grecs tu fis briller l'élément divin qui y manquait, lorsque tu dis: Au
commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était vraiment le Dieu par qui
tout l'univers visible et invisible fut fait.
Comme l'aurore tu t'es trouvée au point du jour, en la nuit de cette vie, resplendissante de
virginal éclat pour nous montrer à son lever le Soleil de justice spirituel, très auguste Mère de Dieu.
t. 6
«Aux hommes il est impossible de voir Dieu, sur qui les Anges mêmes n'osent fixer leur regard,
mais aux mortels s'est manifesté le Verbe fait chair grâce à toi, ô Toute-Pure, et lorsque nous le
magnifions avec les armées célestes nous te proclamons bienheureuse. »
Puisque des temps et des heures le Rédempteur était seigneur, c'est au milieu du jour qu'il fut
suspendu sur la croix, Disciple vierge, et te confia la Toujours-vierge, en te donnant, Bienheureux,
l'inaliénable gloire dont il voulut te magnifier.
Toi qui partages la demeure des Puissances divines là~haut et chantes en leur compagnie la
louange de Dieu, Apôtre du Christ, par ta sainte médiation sauve les fidèles chantant dans ton saint
temple et célébrant la suprême Bonté.
Nous tous, les fidèles qui t'invoquons, sauve-nous de toute sorte de péril, bienheureux
Théologien, dirigeant en esprit notre marche vers le Seigneur et nous guidant vers ce chemin de paix
que sont les préceptes du Tout-puissant.
Offrons un cantique d'action de grâces publiquement à la divine Mère et disons-lui: Trône élevé
de notre Dieu, réjouis-toi, nuée de la Clarté, merveilleux jardin grâce auquel nous pouvons goûter
désormais les délices du Paradis.
«Que tout fils de la terre exulte en esprit, tenant sa lampe allumée, que les Anges dans le ciel
célèbrent avec joie la sainte fête de la Mère de Dieu et lui chantent: Réjouis-toi, ô bienheureuse et
toujours-vierge, sainte Mère de Dieu. »
Exapostilaire t. 3
Toi le fils du tonnerre, apôtre Jean, tu fis connaître aux hommes le Verbe qui était au
commencement; car avec foi tu t'es penché sur la poitrine de ton Maître pour y puiser les flots
de théologie dont tu abreuves l'entière création.
Vierge pure, sous la Croix de ton Seigneur avec le Disciple vierge tu entendis le Créateur
te dire: Femme, voici ton fils et de même au Disciple il déclara: Voici ta mère, Théologien bien-
aimé; avec lui nous te chantons, virginale Génitrice de Dieu.
Laudes, t. 8
Plus que tous les Disciples, saint Jean, pour ton fervent amour du Christ tu fus aimé du
Verbe qui voit tout et pèse la terre entière à sa balance d'équité, bienheureux Apôtre illuminé
en ton âme et ton corps par les grâces de ta pure et virginale beauté.
Penché sur sa poitrine, tu puisas à la source de sagesse les flots de la théologie,
excellent apôtre Jean; tu en abreuvas le monde pour assécher l'océan de l'impiété grâce à la
connaissance de la sainte Trinité; et tu devins une colonne, une vivante nuée guidant nos pas
vers l'héritage des cieux.
La fleur de la virginité, l'agréable séjour des vertus, l'instrument de la sagesse, le temple
de l'Esprit, la bouche de la grâce porteuse de clarté, le brillant regard de l'Eglise, saint Jean,
célébrons-le maintenant, comme serviteur du Christ, par des cantiques spirituels.
Fils du tonnerre, évangéliste merveilleux, sur le monde par ton évangile tu fis briller
l'inébranlable royaume des cieux, la source des biens, l'éternelle vie, l'ineffable joie, la
jouissance de la divine vision, avec munificence les grâces du Christ qui dépassent
l'intelligence et l'esprit des mortels.
Gloire au Père, t. 8
Disciple vierge, égal aux Anges, évangéliste saint Jean, Théologien formé par Dieu, au
monde tu annonças d'orthodoxe façon le flanc immaculé d'où jaillirent l'eau et le sang où nous
trouvons l'éternelle vie pour nos âmes.
Maintenant ...
Notre Dame, reçois la prière de tes serviteurs: délivre-nous de tout péril et de toute
affliction.
164
Grande Doxologie. Tropaire de l'Apôtre et théotokion Tes mystères dépassent tous
l'entendement. Litanies et Congé.
27 SEPTEMBRE
Mémoire du saint martyr Callistrate et de ses compagnons.
VÊPRES
Lucernaire, t. 8
Martyr Callistrate, illuminé en esprit par la clarté de la foi, tu suivis sans fléchir le
chemin te menant vers la béatitude en l'au-delà, triomphant de tous les pièges de l'ennemi;
c'est pourquoi nous prononçons ton éloge, Bienheureux, et glorifions ta mémoire sacrée.
Martyr Callistrate aux divines pensées, ayant acquis la parole de vie, vers la vie tu
guidas ceux que l'ignorance retenait dans la mort; car nous croyons qu'ils vivent réellement
dans le Christ, ceux qui s'empressèrent de mourir à cause de lui, notre universelle résurrection;
avec eux souviens-toi de nous près du Seigneur, la suprême bonté.
Martyr Gymnasios, par le glaive décapité, sous les flots de ton sang tu engloutis
vraiment le perfide Pharaon; désormais tu fais jaillir les guérisons pour les fidèles accourant
vers ton temple, Bienheureux, pour y glorifier tes illustres combats et célébrer ta mémoire
sacrée.
Gloire au Père, t. 4
Avant ta vénérable mise en Croix, les hommes avaient peur de la mort; mais après ta
glorieuse Passion, c'est l'homme qui se fit craindre de la mort; et c'est ainsi que le saint Martyr
s'affermit et renversa toute la puissance de l'ennemi; par ses prières, Seigneur, accorde à nos
âmes le salut.
Maintenant ... Théotokion
Réjouis-toi, qui as l'aspect du soleil et du Soleil fus le char réservé d'où resplendit
l'insaisissable Clarté, réjouis-toi, dont l'esprit rayonne de divine splendeur, éclat fulgurant dont
s'illumine le monde entier, colombe aux reflets d'or, toute belle, immaculée, qui fis briller pour
les croyants la lumière n'ayant pas de couchant.
Stavrothéotokion
La Vierge toute-pure, voyant le Christ privé de vie bien qu'ayant mis à mort le Séducteur,
criait en d'amères plaintes à celui qui de ses entrailles était sorti et dont elle admirait,
stupéfaite, la résignation: N'oublie pas ta servante, cher Enfant, Ami des hommes, ne tarde pas
à venir me consoler.
Apostiches de l'Octoèque.
Tropaire, t. 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu'ils ont mené ont reçu de toi, notre Dieu, la
couronne d'immortalité; animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans et réduit à l'impuissance
l'audace des démons; par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de
l'Octoèque, puis le canon du Saint, avec l'acrostiche: Au géant Callistrate s'adresse Joseph.
Ode 1, t. 8
«Peuples, chantons pour notre Dieu qui fit merveille en tirant de la servitude Israël,
chantons une hymne de victoire en disant: Nous chanterons pour toi, notre unique Seigneur. »
Ayant suivi le sentier du martyre sans dévier, tu fus aussi, Bienheureux, le chemin
conduisant les égarés vers le repos divin; aussi Callistrate, nous t'acclamons, nous les fidèles
réunis.
Levé comme un astre resplendissant, tu fis briller sur l'Eglise du Christ la connaissance
de Dieu, tu chassas les ténèbres de l'ignorance, saint Martyr, et renversas les sanctuaires de
l'erreur.
Supportant toute épreuve patiemment, tu n'as pas refusé de mourir pour la Vie de
l'univers; aussi dans l'allégresse tu es passé vers l'immortelle condition et tu exultes avec les
Anges dans le ciel.
165
Saint Gymnasios fut une braise allumée au feu de l'Esprit saint pour consumer le taillis
de l'erreur; par ses miracles il couvre de rosée ceux que brûle l'ardeur des passions.
Seule parmi les femmes, dépassant la nature, sans connaître d'homme, Toute-pure, tu
conçus l'Un de la Trinité; et nous te glorifions ainsi que le Fils né de toi d'inexplicable façon.
Ode 3
«Toi qui affermis par ton Verbe les cieux et fondas la terre sur la masse des eaux, rends
-moi ferme également, pour que je chante ta gloire, Seigneur. »
N'ayant pas sacrifié aux images taillées, en pur sacrifice tu t'offris à ce Dieu qui pour
nous fut immolé, Callistrate, martyr victorieux.
Sous ton manteau de soldat empourpré saintement de ton sang, devant le Roi des
siècles tu te tiens, portant couronne, Martyr bienheureux.
L'ennemi apparut dépouillé lorsqu'il vit la divine gloire d'en-haut te revêtir ainsi que tes
compagnons, Gymnasios, en athlètes victorieux.
Sans cesse prie ton Fils, ô Vierge, de nous sauver des périls nous menaçant et de
l'éternel châtiment.
Cathisme, t. 5
De Callistrate célébrons les exploits, chantons les souffrances de Gymnasios, fidèles,
disons bienheureux ceux qui partagèrent leurs combats avec amour, patiemment, et disons-
leur: Soldats de la foi, priez Dieu que nous soient accordées la paix et la grâce du salut.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
En toi, nous les fidèles, ayant trouvé le havre, le refuge, le rempart, l'espérance, l'abri, la
chaleureuse protection, vers toi nous accourons et dans la foi nous te crions avec l'ardeur de
nos voix: Prends pitié, ô Mère de Dieu, de ceux qui ont mis en toi leur espoir et du péché,
Vierge pure, éloigne-les.
Stavrothéotokion
Te voyant suspendu sur la Croix au milieu des Larrons, ta Mère, ô Christ, le c ur brisé,
s'écria: Ô mon Fils bien-aimé, comment souffres-tu sur la croix la peine des malfaiteurs, toi
qui es sans péché? Mais tu veux rendre la vie au genre humain, dans ton immense bonté.
Ode 4
«Seigneur, j'ai perçu le mystère de ton uvre de salut, j'ai médité sur tes actions et glorifié ta
divinité. »
Ayant combattu le persécuteur en excellent stratège, saint Martyr, vers la vie tu ramenas dans
ton filet les captifs que jadis il avait pris.
Sous les flots de tes discours tu abreuvas les c urs et les guidas vers l'eau de la vie éternelle,
Athlète du Seigneur suscitant l'admiration.
En bélier fut immolé l'illustre Callistrate devant lequel se firent sacrifier avec empressement
comme agneaux les hoplites vigoureux.
A ta parole, Martyr, Gymnasios comme une vigne opulente produisit son témoignage, ce raisin
distillant le bon vin de la foi.
Ô Vierge, purifie mon c ur souillé par les passions, fais-en le pur instrument du divin
rayonnement.
Ode 5
«Toi qui fis briller jusqu'au bout de l'univers sur la nuit de l'ignorance la connaissance de Dieu,
au matin éclaire-moi, Seigneur, de ton amour pour les hommes. »
Saint Martyr, de tout c ur ayant aimé le Christ notre Dieu, tu combattis et renversas
l'impuissante force de l'ennemi.
Callistrate, en coryphée d'une troupe sacrée, dans l'allégresse, saint Martyr, tu t'agrégeas aux
angéliques armées.
Gymnasios, illuminé par la gloire du martyre resplendissant, joyeusement tu es passé vers la
brillante gloire des Anges désormais.
Pour le Soleil de justice, Immaculée, tu fus le lieu de son lever; supplie-le donc de sauver ceux
qui te glorifient dans la pureté de leur foi.
Ode 6
«Sauveur, accorde-moi ton pardon, malgré le nombre de mes péchés; de l'abîme du mal retire-
moi, je t'en supplie; c'est vers toi que je crie; Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Tu brisas les mâchoires des lions invisibles, saint martyr Callistrate, et de ceux qui étaient jadis
la proie de l'ennemi tu fis des enfants de Dieu, pour qu'ils goûtent leur part d'immatérielle volupté.
166
Par tes saintes paroles sur Dieu tu lui acquis splendidement ceux qui servaient jadis les dieux
inanimés, puis en leur compagnie tu luttas, illustre Callistrate.
Ayant incliné la nuque devant le Christ, vous avez subi l'immolation et vous êtes offerts à Dieu,
saints Martyrs, en sacrifice parfait, pour faire briller d'allégresse l'assemblée des premiers-nés.
Sanctifie mon esprit, illumine mon coeur, sainte Mère de Dieu, arrache-moi à l'emprise du
malheur, afin que je puisse te glorifier, divine Mère toujours-vierge.
Kondakion, t. 4
Comme un astre géant sur le monde tu brillas, déployant les rayons de tes exploits et
de tes miracles sur tous les fidèles chantant: Réjouis-toi, Callistrate, fameuse gloire des
Martyrs.
Ikos
L'athlète du Christ, son grand soldat, l'ami de la sainte Trinité, l'initié des ineffables
secrets, l'imitateur de Jésus, nous tous, les fidèles, réunis dans la foi, par des cantiques
célébrons-le joyeusement, glorifiant ses luttes, ses exploits, les peines qu'il souffrit pour le
Christ notre Roi, demandant que nous soit donnée par ses prières auprès de Dieu la vie
suprême du Paradis là où des ch urs en fête retentit ce cri joyeux: Réjouis-toi, Callistrate,
fameuse gloire des Martyrs.
Synaxaire
Le 27 Septembre, mémoire du saint martyr Callistrate et des quarante-neuf saints
Martyrs qui témoignèrent avec lui.
Callistrate, tranché par le glaive, en stratège à l'armée des Athlètes victorieux
s'agrège. Quarante-neuf martyrs, imitant ce soldat, comme lui, le vingt-sept, mènent
le bon combat.
Par leurs saintes prières, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et , sauve-nous. Amen.
Ode 7
«Les Jeunes Gens venus de Judée à Babylone foulèrent jadis par leur foi dans la Trinité la
flamme de la fournaise en chantant: Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »
Etincelant comme l'or dans le feu des tourments, tu reçus l'empreinte des souffrances du Christ
et maintenant te voici déposé parmi les trésors divins pour chanter: Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Trempé dans les supplices, tu fus le glaive forgé par le ciel pour tailler en pièces les phalanges
invisibles des démons, bienheureux Callistrate qui chantais: Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Tu l'emportas sur l'impiété grâce à la force de la sainte Trinité; illuminé par son éclat, martyr
Callistrate, tu chantes à présent: Dieu, de nos Pères, béni sois-tu.
Ayant aimé le Christ d'un ferme c ur martyr Gymnasios divinement inspiré, avec tes
compagnons de zèle tu fus Immole, dans l'action de grâces chantant: Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Celui qui s'incarna de toi d'inexplicable façon, Pleine de grâce divine, supplie-le de sauver ceux
qui t'honorent de tout c ur et s'écrient d'une même voix: Dieu de nos Pères, béni sois-tu.
Ode 8
«Dans la fournaise les Jeunes Gens foulèrent la flamme en louant Dieu; dans leur ardeur ils
psalmodiaient: Toutes les uvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. »
Ayant déraciné les ronces de l'erreur, illustre Martyr, tu devins une splendide plante du Paradis
produisant par grâce divine les fruits de la foi.
Avec pleine assurance considérant les espérances de l'avenir, tu marchas, Callistrate, vers les
combats et, triomphant selon les règles, tu fus couronné.
Ton temple est un lieu de guérisons pour les fidèles s'en approchant; ils y sont délivrés de tout
malheur, illustre Gymnasios, et t'acclament avec foi.
Vierge comblée de grâce par Dieu, toi qui domines l'entière création, fais que mon esprit domine
aussi les obstacles de l'erreur, Souveraine immaculée.
Ode 9
«Toute oreille fut saisie d'étonnement devant l'ineffable condescendance de Dieu;" car le Très-
Haut a bien voulu descendre dans un corps et devenir un homme dans le sein virginal; pure Mère de
Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »
La châsse de tes reliques est une source de guérison pour tous ceux qui la requièrent, saint
Martyr; elle apaise les incurables passions et chasse les esprits ténébreux du mal par la grâce, la
puissance et l'action de l'Esprit saint.
167
Martyrs du Christ, par grâce l'un à l'autre enlacés, vous formiez une corde tressée divinement
pour grimper jusqu'au sommet des cieux et sanctifier la terre par l'effusion de votre sang; aussi nous
fêtons joyeusement votre mémoire avec foi.
Tu reçus l'immarcescible couronne et la gloire du ciel, la joie et l'allégresse infinies, saint
Callistrate, et le royaume des cieux en compagnie de ceux qui luttèrent avec toi; près du Seigneur avec
eux souviens-toi de nous tous.
La divine mémoire des saints Callistrate et Gymnasios et de leurs compagnons se lève en ce
jour plus brillante que soleil pour éclairer de lumineuse splendeur les confins de l'univers; par leurs
prières, ô Christ, délivre-nous du châtiment.
Joyeusement nous t'adressons le salut de Gabriel: Réjouis-toi, allégresse des croyants,
spirituelle porte, montagne, table, chandelier doré, réjouis-toi, divin char du Christ notre Roi, toi qui fis
cesser la malédiction, Toute-bénie, réjouis-toi.
Exapostilaire t. 2
Fortifiés par l'Esprit saint, les martyrs victorieux, le très-sage Callistrate et l'admirable
Gymnasios, avec leurs compagnons de combat ont supporté pour le Christ les multiples
épreuves des tourments et renversé l'audace des tyrans; célébrant leur mémoire porteuse de
clarté, puissions-nous trouver pour nos âmes le salut!
L'importance des grâces divinement concédées auxquelles tu nous as permis d'accéder,
Seigneur, en la tendresse de ton c ur, quel discours l'exprimerait? Déchus que nous étions de
la vie suprême pour notre malheur, tu nous y mènes de nouveau, recevant de la Vierge ma
nature humaine entièrement pour me sauver dans ton amour, ô Seigneur compatissant.
Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.
28 SEPTEMBRE
Mémoire de notre vénérable Père, le confesseur Chariton.
VÊPRES
Lucernaire, t. 4
Par la tempérance et la constante oraison tu fis pâlir les corporelles passions, sous les
flots de tes pleurs tu noyas le perfide serpent, vénérable Père Chariton, et tu fus agréable à
Dieu prodigieusement; aussi de célestes charismes te para l'Ami des hommes, Jésus, le
Sauveur de nos âmes.
Suant sous les efforts de l'ascèse, tu éteignis les ardentes braises des passions,
t'exposant au feu des peines et des tourments, tu confessas devant les iniques te jugeant le
Verbe qui s'abaissa jusqu'à s'incarner et devins un Témoin bariolé par les marques de
multiples châtiments, admirable Père théophore et bienheureux.
Fuyant vers les montagnes et les déserts, tu pris le large, Père saint, et ton âme, tu la
gardas immaculée; alors tu devins, Chariton, une maison de la Trinité; par sa puissance tu
bâtis de saintes demeures, Bienheureux, des bergeries pour le salut des moines vénérant ta
sainte mémoire, très-digne de nos chants.
Gloire au Père ...
Père théophore Chariton, même après ta mort, dans les cieux tu vis dans le Christ, à
cause duquel au monde tu t'es crucifié; car devenu étranger au monde comme à la chair, tu
surpassas les choses visibles par ta vie, ne vivant pas pour toi-même, puisqu'en toi vivait le
Christ notre Dieu. Prie-le de sauver nos âmes.
Maintenant ... Théotokion
Que je navigue sur la mer, que je me trouve en chemin, que je dorme la nuit, Toute-pure,
garde-moi, donne-moi un esprit vigilant, obtiens-moi du Seigneur que je fasse sa volonté, afin
que je trouve au jour du jugement l'absolution des actes de ma vie, moi qui me réfugie sous ta
sainte protection.
Stavrothéotokion
Seigneur, en te voyant cloué sur la croix, la Vierge, ta Mère, fut frappée de stupeur:
Quelle vision, dit-elle, ô mon Fils bien-aimé! Est-ce là ce que t'offre en retour ce peuple ingrat
que tu avais comblé de tant de bienfaits et qui s'est détourné de ta Loi au lieu de chanter:
Gloire à ton ineffable condescendance, Seigneur?
168
Apostiches de l'Octoèque. (Si l'on doit fêter saint Chariton de manière solennelle, prendre comme
apostiches les stichères de Laudes; après le doxastikon, théoto- kion dominical du ton 8: Ô Vierge
inépousée. Voir à la fin du Ménée.)
Gloire au Père, t. 8
Tous les moines, nous t'honorons, vénérable Chariton, comme notre guide spirituel; par
toi nous avons appris à marcher sur le droit chemin; bienheureux es-tu d'avoir servi le Christ
en brisant la puissance de l'Ennemi, compagnon des Anges, des Justes et des Saints; avec
eux supplie le Seigneur d'avoir pitié de nos âmes.
Maintenant ... Théotokion
Réjouis-toi, sauvegarde des croyants, havre des pécheurs, amendement des négligents,
réjouis-toi, guide des âmes, secours des affligés, réjouis-toi, leur parfaite consolation, guérison
de nos maux spirituels, messagère de paix, médiatrice auprès de Dieu, Vierge pure surpassant
l'ensemble des Séraphins par ton éminente sainteté.
Stavrothéotokion
Seigneur, quelle vision s'offre à mes yeux? Toi qui tiens en mains toute la création, tu es
cloué sur la croix, et tu es mis à mort, toi l'Auteur de toute vie! Ainsi parlait la très-sainte Mère
de Dieu lorsqu'elle vit sur la croix l'Homme-Dieu qu'elle avait fait naître de merveilleuse façon.
Tropaire, t. 8
Par les flots de tes larmes tu as fait fleurir le désert stérile, par tes profonds
gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, par tes miracles étonnants tu devins
un phare éclairant le monde entier: vénérable Père Chariton, prie le Christ notre Dieu de sauver
nos âmes.
MATINES
Après la lecture du Psautier, cathismes du ton occurrent, ou bien le cathisme suivant, t.
8, et le cathisme du ton 4 qui suit la 3e ode.
Cathisme, t. 8
Eprouvé par les peines du combat, puis affermi par tes exploits ascétiques, plus brillant
que l'or tu resplendis par ta foi et devenant un pur séjour de l'Esprit saint, tu dissipas les
esprits ténébreux du mal; rassemblant des groupes de moines, tu en fus le pasteur, le
flambeau resplendissant. Bienheureux Chariton, intercède auprès du Christ notre Dieu, pour
qu'il accorde la rémission de leurs péchés à ceux qui fêtent de tout c ur ta mémoire sacrée.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Ayant glissé sous le poids de mes pensées perverses, je me suis enfoncé dans le
gouffre du péché et, gémissant, je te crie du fond de mon c ur: Toute-pure, fais pour moi des
merveilles d'amour, me découvrant l'océan sans borne de ta pitié et l'immense trésor de ta
compassion; donne-moi la conversion, l'amendement de ma vie, afin qu'avec amour je puisse
m'écrier: Intercède auprès de ton Fils et notre : Dieu, pour qu'il m'accorde la rémission de mes
péchés, car tu es l'espérance de ton indigne serviteur.
Stavrothéotokion
Voyant sur la croix l'Agneau, le Pasteur et le Rédempteur, versant d'amères larmes
l'Agnelle s'écria: Le monde se réjouit de recevoir la rédemption et mes entrailles se consument
à la vue de la crucifixion que pour nous tu subis dans la tendresse de ton c ur! Longanime
Seigneur, océan de miséricorde et source de bonté, accorde en ta pitié la rémission de leurs
péchés à tes fidèles serviteurs qui se prosternent devant ta divine Passion.
Canons de l'Octoèque, puis celui du Saint, attribué à Théophane ou à Jean le Moine.
Ode 1, t. 4
«Lorsqu'il eut franchi à pied sec l'abîme de la mer Rouge, l'antique Israël mit en fuite au
désert la puissance d'Amalec grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »
Ayant franchi l'océan du martyre, Bienheureux, sous le mât vivifiant de la Croix, tu as fait
sombrer le misérable Pharaon spirituel sous la puissance de Dieu.
Dès le berceau consacré au Seigneur, divinement tu prêchas le Christ devant le tribunal
du tyran et comme Moïse tu abattis l'orgueil des ennemis de Dieu.
Quittant l'Egypte et ses égarements, vénérable Père Chariton, pour devenir un citoyen
du désert, avec le Pur tu conversas en toute pureté et reçus l'héritage des cieux. Sans
169
semence, mais du saint Esprit, par la volonté du Père tu as conçu le Fils de Dieu et dans la
chair tu enfantas celui que sans mère le Père a engendré et qui sans père est né de toi pour
nous sauver.
Ode 3
«Ton Eglise, ô Christ, en toi se réjouit et te crie: Seigneur, tu es ma force, mon refuge et
mon soutien. »
En toi se réjouit le mystique troupeau de tes brebis, tes disciples communiant,
vénérable Père, à ton rayonnement spirituel.
A l'esprit qui vivifie, vénérable Chariton, tu as soumis tout souci de la chair comme
cause d'inimitié envers Dieu.
Comme David, tu abattis, vénérable Père, le pouvoir spirituel de l'hostile Goliath sous
l'armure complète de l'Esprit.
Toi seule, ô Mère de mon Dieu, pour les hommes tu es devenue l'intendante des trésors
surnaturels; aussi nous te chantons: Réjouis-toi.
Cathisme, t. 4
De tes paroles tu ornas l'Eglise du Christ, par tes uvres tu honoras ta ressemblance
avec Dieu, par ta sagesse, bienheureux Chariton, tu éclairas le monde entier et tes charismes
de guérisseur ont resplendi sur l'univers; c'est pourquoi nous fêtons avec amour ton souvenir.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Vierge tout-immaculée qui enfantas l'Etre suprême, notre Dieu, avec les saints Moines
sans cesse implore-le pour qu'il nous accorde avant la fin le pardon de nos péchés,
l'amendement de notre vie, à nous fidèles qui te chantons avec amour, car toi seule, tu es
digne de nos chants.
Stavrothéotokion
Te voyant cloué sur la croix, ta pure Mère, ô Verbe de Dieu, dans ses larmes maternelles
s'écria: Quelle est cette merveille étrange et nouvelle, ô mon Fils? Comment t'exposes-tu à la
mort, toi la vie l'univers? Mais tu désires vivifier tous les mortels, dans la tendresse de ton
c ur.
Ode 4
«Sur la croix tu es monté par amour pour ton image, Sauveur; les nations païennes ont disparu,
Ami des hommes, devant toi, car tu es ma force et mon chant. »
Par les peines de la tempérance, Chariton, ayant mis à mort avant ta fin les voluptés
tyranniques, saintement tu revêtis la vivifiante mortification.
Les soucis du monde par lesquels est étouffée la fructification spirituelle, comme ronces tu les
as brûlés, bienheureux Chariton, par tes ardentes méditations.
Les grâces posèrent sur ton front, pour tes exploits athlétiques, la couronne du royaume du
Christ, car tu fis cesser l'ivresse de l'erreur, bienheureux Chariton.
Ineffable s'est révélé, divine Génitrice, ton enfantement; seule Vierge pure et bénie, devant toi
nous prosternant, nous te chantons: Réjouis-toi.
Ode 5
«Seigneur, tu es venu comme la lumière en ce monde, lumière sainte qui retire de la sombre
ignorance ceux qui te chantent avec foi. »
Tu fus le pur et clair miroir des clartés venues d'en haut, vénérable Père, bienheureux Chariton.
D'une double grâce tu rayonnas, car tu brillas sous les coups de ta lutte pour la foi, puis dans
les peines de l'ascèse, Père saint.
Des âmes tu t'es révélé le médecin, toi qui dès la tendre enfance recherchas la divine sagesse,
Père bienheureux.
Tu es l'armure nous gardant de l'Ennemi, en toi nous possédons, sainte Epouse de Dieu, notre
espérance et notre ancre de salut.
Ode 6
«Ton Eglise te crie à pleine voix: Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur; dans ta
compassion tu l'as purifiée du sang offert aux démons par le sang qui coule de ton côté. »
Non sur le sable, mais sur le Christ ayant posé tes fondations, comme maison tu édifias la
vertu plus précieuse que l'or et devins une demeure de la sainte Trinité.
Le serpent s'est révélé, Père théophore, l'instrument du mal, mais vaincu par tes vertus, sous
l'effet d'une juste providence, il punit les artisans d'iniquité.
170
Ni ton corps frappé de coups ni la condamnation à mort te menaçant, rien ne put te séparer,
bienheureux Père, de l'amour de Dieu, car tu jouissais de ton union avec lui.
Merveille qui surpasse les merveilles de jadis! une Vierge dans son sein sans épousailles a
conçu, et sans qu'il y fût à l'étroit, celui qui tient le monde dans sa main.
Kondakion, t. 2
Fidèles, en ce jour, de nos hymnes couronnons le professionnel de l'ascèse, le
combattant de la foi, célébrons par des éloges Charlton, acclamons-le comme Pasteur et
Docteur, éponyme des charismes et Témoin de Jésus Christ, porte-lumière éclairant le monde
entier.
Ikos
Fidèles, en nos hymnes acclamons ce géant parmi les Moines, le divin flambeau
d'Iconium, et de cantiques divins couronnons la tête du bienheureux Chariton; des vaines
idoles, en effet, il fit crouler l'orgueil menaçant, avec elles mit à mort également toute la
puissance des démons; aussi endura-t-il les tourments, mais il obtint les récompenses en
vérité. Chantant sa louange, glorifions-le comme luminaire éclairant le monde entier.
Synaxaire
Le 28 Septembre, mémoire de notre vénérable Père, le confesseur Chariton.
Ayant foulé aux pieds les terrestres plaisirs, Chariton maintenant jouit de l'allégresse,
savourant dans le ciel l'objet de ses désirs. Le vingt-huit il mourut, dans l'extrême
vieillesse.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Ode 7
«Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, plus que par l'ardeur des flammes
embrasés par leur piété, s'écriaient: Seigneur, tu es béni dans le temple de ta gloire. »
Imitant le zèle pour la foi que montrèrent en la fournaise les enfants d'Abraham, tu foulas aux
pieds le tyrannique édit en t'écriant: Seigneur mon Dieu, tu es béni.
Comme en la fournaise, c'est de l'ardeur des tentations que la divine grâce vint du ciel te
protéger, te couvrant de sa rosée, vénérable Père qui chantais: Seigneur mon Dieu, tu es béni.
Comme touché par l'amour divin de la Trinité, tu lui consacras un nombre égal d'enclos
spirituels pour chanter: Seigneur, tu es béni dans le temple de ta gloire.
Réjouis-toi, demeure sanctifiée, divin tabernacle du Très-Haut; Mère de Dieu, c'est par toi que
nous est donnée la joie, et nous crions: Tu es bénie entre les femmes, Souveraine immaculée.
Ode 8
«Daniel, étendant les mains, dans la fosse ferma la gueule des lions; les Jeunes Gens, pleins de
zèle pour leur foi, ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, tandis qu'ils s'écriaient: Bénissez le
Seigneur, toutes les uvres du Seigneur. »
Avec la flamme d'une torche qui brûlait tes flancs, tu consumas tes injustes persécuteurs et toi-
même, par l'action de l'Esprit saint, tu restas indemne pour éveiller à la foi les peuples qui se mirent à
chanter: Toutes ses uvres, bénissez le Seigneur.
Ayant dépouillé l'homme de jadis, tu revêtis le Christ en vérité et triomphas du prince de ce
monde ténébreux lorsqu'en tes peines de martyr avec allégresse tu chantais: Toutes ses uvres,
bénissez le Seigneur.
En vrai disciple de saint Paul, vénérable Père Chariton, sur ses traces tu marchas et pour les
moines tu devins un entraîneur, un modèle de vertu pour ceux qui s'écriaient: Toutes ses uvres,
bénissez le Seigneur.
Toi seule parmi toutes les générations, Vierge pure, fus la Mère de Dieu, tu en devins la
demeure immaculée sans brûler au feu de sa clarté, Marie, divine Epouse, et c'est pourquoi d'âge en
âge nous te bénissons.
Ode 9
«Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée;
c'est lui qui réunit les natures séparées: aussi, pleins d'allégresse et de joie, Mère de Dieu, nous te
magnifions. »
Ce n'est pas la tombe, pourvoyeuse d'oubli, qui put céler tes vertus, car pour les siècles, telle un
soleil, brille ta mémoire, vénérable Chariton; à juste titre nous la magnifions.
Venez, célébrant en esprit sa mémoire annuelle, imitons tous le Théophore en ses vertus, nous
unissant à lui pour chanter: Trois fois Saint, nous te magnifions.
Fidèles, en ch ur nous adorons en sa divine essence l'Unité, mais en ses personnes
l'inconfusible Trinité partageant même force et dignité, Dieu que dans la foi nous magnifions.
171
Exulte d'allégresse et de joie, toi l'Epouse du grand Roi, qui reflètes en clair miroir la beauté de
ton Epoux et resplendis plus qu'or et que soleil.
Exapostilaire t. 3
Ayant d'abord réussi dans l'exercice du combat, puis dans l'ascèse menant ta course à
bonne fin, vénérable Père Chariton, tu montas vers le ciel pour arriver en présence du Christ et
prier pour nous qui te chantons avec ardeur.
Ô Vierge toute-digne de nos chants, tu enfantas le Messager du Père, l'Ange du Grand
Conseil, le Roi de gloire, le Christ, dont les Ascètes et les Martyrs, pour le suivre, ont pris la
croix; avec eux sans cesse implore-le, divine Mère, pour nous.
Laudes, t. 4
La grâce de l'Esprit ayant brillé sur toi, Chariton, saint Père, clairement t'illumina; alors
tu repoussas la nuit des passions pour atteindre en plein jour l'impassible état; et, vivant
désormais dans la plus pure clarté, illustre Père, n'oublie pas les fidèles célébrant ta mémoire
sacrée. (2 fois)
Portant la grâce céleste comme une fleur épanouie, tu ne tins pas compte des choses
d'ici-bas; aussi, comme un incorporel, tu choisis de vivre au milieu des tourments, puisque tu
devais jouir du torrent de délices en l'éternité, et par tes larmes tu asséchas le flot trouble des
passions, vénérable Père Chariton, pour arroser les épis dont nos âmes sont nourries.
De la grâce divine tu reçus à juste titre le charisme des guérisons; aussi tu renversas,
Chariton, l'erreur où les esprits du mal entraînaient et mis en fuite le ravage des maladies; car
tu fais jaillir tes grâces en torrents; et nous abreuvant de leurs flots, nous célébrons ta
mémoire sacrée.
Gloire au Père, t. 6
Père vénérable, par toute la terre a retenti la renommée de tes justes actions: par elles
tu as trouvé dans les cieux la récompense de tes efforts; tu as détruit les phalanges des
démons et des Anges tu as rejoint les ch urs, pour en avoir imité la pure vie. Par le crédit que
tu possèdes auprès du Christ notre Dieu demande-lui pour nos âmes la paix.
Maintenant ...
Tout incorrigible que je sois, par tes prières redresse-moi, espérance des chrétiens,
sauve-moi de toute peine et châtiment et du feu éternel, ô Mère de Dieu.
Si l'on veut, on chante la Grande Doxologie.
29 SEPTEMBRE
Mémoire de notre vénérable Père Cyriaque 1'Anachorète.
VÊPRES
Lucernaire, t. 8
Sous le frein de la tempérance maîtrisant, Père thaumaturge Cyriaque, les passions
corporelles, tu revêtis l'ornement de l'impassible condition; tu mis à nu la totale perversité de
celui qui dépouilla nos ancêtres jadis et maintenant tu demeures au Paradis dans l'éternelle
jubilation. Intercède pour le salut de nos âmes.
Prenant sur tes épaules ta croix, tu suivis le Christ sans pensée de retour, méprisant,
Cyriaque, les plaisirs de cette vie; ayant mortifié les passions corporelles, vénérable Père, tu
reçus par tes veilles et tes prières continues la grâce de guérir les maladies. Intercède pour le
salut de nos âmes.
Tu habitas, Père saint, le désert, pour nourriture prenant, vénérable Cyriaque, des bulbes
amers; et, mortifiant tes sens, tu retranchas de ton âme, Bienheureux, jusqu'à la racine les
plaisirs voluptueux; aussi la céleste jouissance t'accueillit au terme d'une vie qu'en ange tu
passas. Intercède pour le salut de nos âmes.
Gloire au Père ...
Tous les moines, nous t'honorons, Cyriaque, Père saint, comme notre guide spirituel;
par toi nous avons appris à marcher sur le droit chemin; bienheureux es-tu d'avoir servi le
Christ en brisant la puissance de l'Ennemi, compagnon des Anges, des Justes et des Saints;
avec eux supplie le Seigneur d'avoir pitié de nos âmes.
172
Maintenant ... Théotokion
Mère de Dieu toujours-vierge, inépousée, quel est celui qui, se réfugiant sous ta
protection, n'obtient promptement la délivrance du malheur? Il trouve en toi l'intrépide secours,
le patronage le plus sûr, l'inébranlable tour, l'imprenable donjon. Refuge des chrétiens, divine
Génitrice immaculée, intercède pour le salut de tes fidèles serviteurs.
Stavrothéotokion
Lorsqu'elle vit cloué sur la croix son agneau, son propre Fils, la Brebis mère en son âme
fut blessée par le glaive du chagrin; poussant des gémissements, les entrailles déchirées, elle
eut le c ur rempli de deuil et s'écria: Ô mon Fils, hélas, comment peux-tu souffrir tout cela?
Longanime Seigneur, je glorifie ta patience envers tous.
Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 6
Père vénérable, par toute la terre a retenti la renommée de tes justes actions: par elles
tu as trouvé dans les cieux la récompense de tes efforts; tu as détruit les phalanges des
démons et des Anges tu as rejoint les ch urs, pour en avoir imité la pure vie. Par le crédit que
tu possèdes auprès du Christ notre Dieu demande-lui pour nos âmes la paix.
Maintenant ... Théotokion
Le plus grand des bienfaits fut pour nous tous en vérité l'enfantement virginal de la
Mère de Dieu renouvelant notre nature corrompue pour façonner à nouveau le genre humain.
Ô Christ, lorsqu'elle te vit crucifié, celle qui t'enfanta s'écria: Ô mon Fils, quel étonnant
mystère frappe mes yeux, comment peux-tu mourir en ta chair, suspendu à la croix, toi qui
donnes la vie?
Tropaire, t. 1
Le désert fut ta cité, dans la chair tu fus un Ange, tes miracles te signalèrent, Père
Cyriaque porteur-de-Dieu; par le jeûne, les veilles et l'oraison tu as reçu les charismes du ciel
pour guérir les malades et les âmes des fidèles qui accourent vers toi. Gloire à celui qui t'a
donné ce pouvoir, gloire à celui qui t'a couronné, gloire à celui qui opère en tous, par tes
prières, le salut.
MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis le canon
du Saint, uvre d'Etienne le Sabbaïte, avec l'acrostiche (à l'exception des théotokia) : Cyriaque, auprès de Dieu sois
mon intercesseur.
Ode 1, t. 8
«Peuples, chantons pour notre Dieu qui fit merveille en tirant de la servitude Israël,
chantons une hymne de victoire en disant: Nous chanterons pour toi, notre unique Seigneur. »
Ô Christ, accorde-moi la gloire de ta connaissance et de ta grâce, pour chanter le
vénérable Cyriaque dignement, par son intercession auprès de toi, ineffable économe des
sages enseignements.
Agréant l'hymne que je prépare pour toi, bienheureux Cyriaque, supplie le Christ, pour
que j'aie part à ses divines clartés et que j'obtienne en vérité le salut.
Muni de la puissante force du Seigneur, tu l'emportas sur les princes de ténèbres;
suivant ses traces, Père bienheureux, tu obtins, Cyriaque, le céleste repos.
Tu rivalisas sur terre avec les Anges incorporels, en soumettant tout souci de la chair
au vivifiant Esprit; et dans les cieux maintenant, Théophore, tu exultes avec eux.
Tu es la mystique échelle contemplée par Jacob, l'élu du Seigneur Dieu; sur elle
ineffablement est descendu l'Incorporel pour s'incarner de toi, divine Mère, sans changement.
Ode 3
«Nul n'est saint comme le Seigneur, nul n'est juste comme notre Dieu que chante toute
la création, et nul n'est saint comme toi, Seigneur ami des hommes. »
Sans tarder, tu pris le chemin de la vie; dès l'enfance, Vénérable, en effet tu aimas ton
Créateur; ayant soif de lui, tu le cherchas comme un cerf accourant vers la source des eaux.
Les ayant, Père admirable, reçus gravés sur les tables de ton c ur par le doigt de l'Esprit
saint, comme un livre animé tu gardas activement les vivants préceptes du Christ.
173
Vénérable Père, tu maîtrisas par le jeûne les appétits de l'estomac et, mortifiant les
voluptés sensuelles, tu conservas la pureté tout au long de ta vie.
Dans l'allégresse, pour la Trinité tu fis de toi un temple doué de raison, ayant purifié ton
corps et ton esprit, Père trois fois heureux, et tu devins l'habitacle de la lumière au triple feu.
Sans connaître d'homme, tu enfantas et restas vierge, ô Mère inépousée; divine
Génitrice, Marie, auprès du Christ notre Dieu intercède pour notre salut.
Cathisme, t. 4
Désireux de la vie céleste d'en-haut, tu délaissas comme éphémères les charmes d'ici-
bas; c'est pourquoi, vénérable Père, habitant les grottes et les déserts, tu devins un citoyen de
la cité céleste; là, souviens-toi de qui célèbre ta mémoire sacrée.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Vierge pure, par ton divin enfantement tu as renouvelé la nature humaine corrompue par
les passions et tu relevas tous les hommes de la mort pour les mener vers la vie dans
l'incorruptible condition; c'est pourquoi tous les âges, comme il se doit, suivant ta propre
prophétie, nous te disons bienheureuse, ô Vierge glorifiée.
Stavrothéotokion
Vierge immaculée, Mère du Christ notre Dieu, un glaive a transpercé ton âme quand tu
vis sur la croix ton Fils et ton Dieu: sans cesse intercède auprès de lui pour le pardon de nos
péchés.
Ode 4
«C'est toi ma force, Seigneur, toi ma puissance, toi mon Dieu et mon allégresse; sans quitter le
sein du Père, tu as visité notre pauvreté; aussi avec le prophète Habacuc je te crie: Gloire à ta
puissance, seul Ami des hommes. »
Le soleil fut stupéfait de ta force et de ta maîtrise de toi, puisque de longues années durant il
lui fut impossible de te voir t'irriter ou prendre de la nourriture pendant le jour, Vénérable qui dans tes
veilles incessantes chantais: Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.
Avec l'intelligence des Saints, bienheureux Père, méditant les lois de l'Ancien Testament et du
Nouveau, tu butinas toute espèce de vertu, imitant la sagesse de l'abeille et devenant un instrument de
choix, pour t'écrier: Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.
Tu es le trésor faisant les délices des Saints, leur fierté, leur allégresse, ô Christ notre Dieu; c'est
pourquoi, te chérissant, Cyriaque a tenu pour scories tous les charmes de la vie; aussi dans les
inaccessibles déserts avec amour il jouissait de ta beauté.
Nous savons que le Prophète jadis adoucit les eaux de Mara; et toi, Cyriaque, ayant changé les
oignons amers en douceurs, tu démontras le crédit qu'ont auprès du Seigneur les serviteurs qu'il
glorifie de sa divine puissance.
Imitateur du Maître et disciple du Christ, par ta prière tu guéris, compatissant, le fils lunatique
d'un suppliant, car tu avais reçu du Seigneur la grâce de chasser les maladies et de repousser la clique
des démons par le signe divin de la Croix.
Tu es la gloire des croyants, c'est toi leur avocate, le refuge et le rempart et le havre des
chrétiens: tu portes leurs prières devant ton Fils et tu sauves de tout danger les fidèles qui te
reconnaissent pour la Mère de Dieu.
Ode 5
«Pourquoi m'as-tu repoussé loin de ta face, Lumière inaccessible? Malheureux que je suis! les
ténèbres extérieures m'ont enveloppé; fais-moi revenir, je t'en supplie, et dirige mes pas vers la lumière
de ta loi. »
Du Christ ayant reçu l'invincible grâce de l'Esprit, avec force tu renversas les funestes princes
de ce monde, Cyriaque, et devenu maître des passions, tu ceignis la couronne de l'impassible
condition.
Supportant fermement les peines de l'ascèse, tu devins robuste au point de rester jusqu'en l'âge
le plus avancé constamment dans les déserts, où tu vécus comme en la demeure d'un roi en parfaite
allégresse.
Passant tes nuits entières à veiller et séjournant sans cesse auprès de Dieu, par la prière tu
t'adressais, Cyriaque, à Esprit immatériel dont tu reçus les rayons lumineux qui remplirent de lumière
ton esprit.
Doué d'une claire et prophétique inspiration, d'avance ta sainte langue annonça la complète et
finale destruction du tyrannique fléau dont la doctrine origénienne jadis corrompait les âmes et
rongeait les esprits.
174
A tes mystères fut initié le ch ur des Prophètes en esprit, car le Maître a fait de toi la porte du
ciel; et de toi, Vierge pure, prenant corps, pour ceux des ténèbres s'est levé le Soleil de justice.
Ode 6
«Sauveur, accorde-moi ton pardon, malgré le nombre de mes péchés; de l'abîme du mal retire-
moi, je t'en supplie; c'est vers toi que je crie; Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »
Devenu Dieu par adoption, puisque le Christ, Dieu par nature, te divinisa, tu redressas les
naturelles et douloureuses malformations, soignant les malades et guérissant les démoniaques, par
grâce de Dieu.
Tu fuyais l'importune multitude qui venait te visiter et tu en arrêtas les terribles flots, esquivant
la gloriole des vains éloges des humains.
Considérant comme un songe toute gloire de ce monde passager, du seul Dieu vivant tu désiras
partager la suprême gloire qu'à juste titre tu méritas d'obtenir.
Tu reçus, comme une arche vivante, divine Mère, le Verbe éternel, comme un saint temple, tu
logeas ton Créateur et tu portas, comme un trône de feu, le Maître de l'entière création.
Kondakion, t. 8
En ton honneur, comme invincible et puissant protecteur, la sainte Laure qui te vénère
chaque jour fête aujourd'hui ton souvenir annuel. Par le crédit que tu possèdes auprès du
Seigneur garde-nous des ennemis qui fondent sur nous, afin que nous puissions te chanter:
Bienheureux Père, réjouis-toi.
Synaxaire
Le 29 Septembre, mémoire de notre vénérable Père Cyriaque l'Anachorète.
Cyriaque, tu corriges par d'amères scilles la douceur de ce fruit que prirent, indociles,
ceux qui, par leur péché, firent clore les cieux. Cyriaque, chargé d'ans, le vingt-neuf
clôt les yeux.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Ode 7
«Dans la fournaise les Jeunes Gens foulèrent la flamme avec ardeur et changèrent le feu en une
fraîche rosée; et ils chantaient: Seigneur notre Dieu, tu es béni dans les siècles. »
Par la méditation de ta Loi et des écrits divinement inspirés plus que de miel ton fidèle serviteur
adoucit sa gorge pour chanter: Seigneur, tu es béni dans les siècles.
Ceux qui te chantent, Bienheureux, par tes prières purifie-les de la fange des passions et
présente-les à Dieu pour lui chanter: Seigneur, tu es béni dans les siècles.
Ô Christ, toute la grâce de l'Esprit, Cyriaque l'abrita, car il aimait de toute son âme ton ineffable
clarté, et il chantait devant toi: Seigneur, tu es béni dans les siècles.
Daniel, pour avoir échappé aux lions cruels, fut glorifié; Cyriaque, à son commandement, en fit
ses serviteurs et s'écria: Seigneur, tu es béni dans les siècles.
A l'action ayant uni la contemplation, Cyriaque divinement inspiré, tu confessas la
consubstantielle Trinité du Père, du Fils et de l'Esprit, lui disant: Seigneur Dieu, tu es béni.
Eteins la flamme de mes passions, apaise la tempête des hérésies, divine Mère, car en toi nous
les chrétiens, nous avons la protectrice qui nous défend et nous te chantons dans l'ardeur de notre foi.
Ode 8
«Devenus par ta grâce vainqueurs du tyran et de la flamme, les Jeunes Gens si fort attachés à
tes commandements s'écrièrent: Toutes ses uvres, bénissez le Seigneur, exaltez-le dans tous les
siècles. »
Sous les flots de tes larmes, Bienheureux, tu arrosas ton âme dans la componction et la rendis
fertile en psalmodiant: Toutes ses uvres, bénissez le Seigneur, exaltez-le dans tous les siècles.
Jadis le Thesbite avait asséché les sources du ciel, mais toi, Bienheureux, au plus fort de l'été tu
fis pleuvoir à verse, en chantant: Toutes ses uvres, bénissez le Seigneur, exaltez-le dans tous les
siècles.
En de nobles combats tu réfutas l'erreur des hérétiques sectateurs d'Origène, ce conteur de
fables, en psalmodiant: Toutes ses uvres bénissez le Seigneur, exaltez-le dans tous les siècles.
Selon la vraie foi tu enseignas l'unité de la consubstantielle Trinité comme en trois soleils un
seul éclat, disant: Bénissez, toutes ses uvres, le Seigneur, exaltez-le dans tous les siècles.
Ô Vierge, tu es apparue comme la fille d'Adam le déchu et la Mère du Dieu par qui ma nature fut
renouvelée; toutes ses uvres, louez-le comme Seigneur, exaltez-le dans tous les siècles.
175
Ode 9
«Toute oreille fut saisie d'étonnement devant l'ineffable condescendance de Dieu; car le Très-
Haut a bien voulu descendre dans un corps et devenir un homme dans le sein virginal; pure Mère de
Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »
Cyriaque, tu fus accueilli par la grotte ayant reçu la source par Dieu donnée lorsque le saint Père
Chariton fit un miracle digne de Moïse, et tu devins un rempart inébranlable, un sage gardien pour le
troupeau qu'il avait jadis fondé.
Cyriaque, par amour de la vraie vie sur tes épaules prenant ta croix, tu fis de ton existence une
méditation sur la mort; maintenant que tu es passé vers les incorruptibles délices sans fin, pour
toujours tu exultes avec les ch urs célestes dans la lumière, auprès de Dieu.
Embrasé par l'éclat de l'Esprit, tu rayonnas et tout radieux te montras dans les célestes ch urs;
par tes prières, Bienheureux, éclaire aussi mon esprit à la triple et mystique lumière de la Trinité; de
mes passions et de mes fautes, je t'en prie, sauve-moi.
Illustre Chariton et bienheureux Cyriaque, couronnés que vous êtes du diadème des vainqueurs
en présence du Dieu qui siège en les hauteurs, comme pères délivrant des périls votre troupeau, veillez
sur lui qui fête votre mémoire en ce jour.
Chevauche dans l'éclat de ta royale splendeur, Fils de la divine Mère, et soumets le peuple
d'Ismaël en guerre contre nous; donne à la foi orthodoxe victoire sur l'ennemi par les prières de ta
virginale Mère, Ami des hommes et notre Dieu.
Exapostilaire t. 3
Cyriaque, toi qui jouis de la gloire divine en présence du Tout-puissant avec Chariton le
divin confesseur, sans cesse souviens-toi de ceux qui célèbrent, Père saint, ta mémoire
porteuse de clarté et comme serviteur du Christ te vénèrent avec amour.
A juste titre nous te reconnaissons pour la Mère de Dieu, nous qui sommes sauvés
grâce à toi; car ineffablement tu as conçu le Dieu qui par sa Croix nous délivre de la mort,
entraînant à sa suite le cortège des Saints avec lesquels nous célébrons ta gloire, Vierge Mère
de Dieu.
Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.
30 SEPTEMBRE
Mémoire du saint hiéromartyr Grégoire, illuminateur de la Grande Arménie.
VÊPRES
Lucernaire, t. 6
Dans la pourpre du martyre ayant trempé ton vêtement sacré, vers le Saint des saints tu
montas en courant là où brille l'ineffable clarté et resplendit la gloire de Dieu, là où retentit la
festive jubilation, pour recevoir les récompenses de tes peines, admirable Témoin,
l'immarcescible couronne, l'éternel renom et le séjour du Paradis, saint Grégoire, toi qui devant
le Seigneur intercèdes avec confiance pour nos âmes.
Ton âme ne fut pas ébranlée par la tempête des tourments ni par ta longue captivité
dans la fosse ténébreuse où tu fus enseveli; mais comme lumière tu resplendis sur ceux que
les ténèbres des vaines idoles menaçaient; tu les convertis en fils du jour par le baptême, ce
bain de seconde naissance qui procure le salut et par la vie divine en vérité, Grégoire, illustre
martyr et pontife inspiré.
En immortel Epoux te chérissant, toi le Maître de l'univers, Rhipsimé se laisse arracher
la peau de son corps, ayant déjà par sa tempérance déchiré la sombre tunique des passions;
avec elle combat de même l'illustre Gaiané, suivie par une foule de vierges qui luttent
vaillamment et renversent l'antique séducteur de la mère des vivants; ô Christ, célébrant leurs
mérites, nous te glorifions.
Gloire au Père ...
Qui pourrait décrire dignement les victoires de tes vertus? Quelle bouche pourrait dire la
patience avec laquelle tu témoignas? En tout, Grégoire, tu excellas. Ne cesse donc pas
d'intercéder, par tes prières agréables au Christ et grâce au crédit que tu possèdes auprès de
lui, pour le salut de nos âmes, Pontife et martyr.
176
Maintenant ... Théotokion
Toute mon espérance, je la mets en toi, ô Vierge, ne détourne pas de moi ton regard,
mais empresse-toi dans ta bonté de me délivrer promptement des passions qui me troublent
et me combattent chaque jour.
Stavrothéotokion
Le soleil s'est obscurci, te voyant cloué sur la croix, toi qui donnes la lumière, ô mon
Fils, et la terre a tremblé d'effroi, mais ton peuple ne s'est pas ému de pitié, mon Enfant bien-
aimé.
Après les Apostiches de l'Octoèque:
Gloire au Père, t. 6
Le Martyr et Pontife, ayant pénétré en esprit dans l'inaccessible nuée de l'ineffable
clarté, fut initié aux inexprimables secrets des mystères divins, d'abord illuminé comme
Témoin, puis recevant l'initiation de Pasteur; aussi a-t-il reçu de la gloire d'en-haut la couronne
doublement et sans cesse il prie le Christ, pour que nos âmes soient sauvées.
Maintenant ... Théotokion
Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, qui a fait croître le fruit de vie; notre Dame, nous
t'en prions: au milieu des Apôtres et de tous les Saints intercède pour le salut de nos âmes.
Stavrothéotokion
Jadis se tenait sous la croix au moment de la crucifixion la Vierge avec le Disciple
vierge et elle criait dans ses pleurs: Hélas, comment souffres-tu, Seigneur qui accordes à tous
les hommes l'immortalité!
Tropaire, t. 4
Des Apôtres ayant partagé le genre de vie et sur leur trône devenu leur successeur, tu
as trouvé dans la pratique des vertus la voie qui mène à la divine contemplation; c'est
pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, tu luttas jusqu'au sang pour la défense de
la foi; Grégoire, martyr et pontife inspiré, intercède auprès du Christ notre Dieu, pour qu'il
sauve nos âmes.
MATINES
Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de
l'Octoèque, puis le canon du Saint, avec l'acrostiche: Martyr, en toi je chante un pasteur vigilant.
Joseph.
Ode 1, t. 4
«Comme les cavaliers de Pharaon, submerge mon âme, je t'en prie, dans l'océan
d'impassibilité, toi qu'une Vierge a enfanté, afin que sur le tambourin par la mortification de
mon corps je te chante l'hymne de victoire. »
Toi le Pasteur vigilant, le saint Martyr, portant couronne devant la sainte Trinité, endors
par ton intercession les troubles imaginations que suscitent en moi les passions, afin que je
puisse te célébrer, Grégoire bienheureux.
L'inaccessible flambeau, le pontife géant, le pasteur aux nombreux exploits, l'expert
des combats, la fierté de 1'Arménie, en ce jour a convoqué les fidèles à son banquet: tous
ensemble, disons-le bienheureux.
Bienheureux Grégoire, toi qui regorgeais des vivifiantes ondes de l'Esprit, comme un
fleuve du mystique Eden tu es sorti pour arroser la face de l'Eglise du Christ et pour assécher
l'océan du culte des faux-dieux.
Des femmes, fortifiées par la Croix de celui qui a pris chair en toi, Vierge pure, ont
vaillamment lutté et à ta suite lui furent présentées, resplendissantes de l'éclat de leur
virginité et de leur sang de martyres.
Ode 3
«Puisque l'Eglise des nations enfante en sa stérilité et que s'est affaiblie la synagogue
aux nombreux enfants, à celui qui fait des merveilles chantons: Tu es saint, Seigneur notre
Dieu. »
Par les soufflets qu'ont reçus tes joues tu brisas les mâchoires des lions spirituels et
par les flots de ton sang tu arrêtas le sang offert aux démons; de fond en comble tu renversas
les stèles des idoles, Père digne d'admiration.
177
Ni l'intensité de tes malheurs ni les pires châtiments ni ta longue captivité dans la
fosse ténébreuse ne vinrent à bout de ton âme bien trempée, admirable Martyr.
A tes yeux tu n'as donné, saint Martyr, de repos que tu n'aies converti en fils du jour
ceux qu'avait pris misérablement le sommeil du péché et qu'ils chantent: Seigneur, tu es saint.
La martyre Rhipsimé, sachant que tu étais la virginale Mère de Dieu, fut charmée par ta
beauté et dans la splendeur de ses combats à ta suite fut présentée au Christ.
Cathisme, t. 3
Illustre Martyr, ayant tenu en éveil le regard de ton âme, en conformité avec ton nom, à
double titre tu excellas: torturé, martyrisé pour le Christ, tu passas tes incessantes veilles à
prier; aussi, bienheureux Grégoire, pour ton sang de pontife tu reçus ta récompense
doublement.
Gloire au Père ... Maintenant ... Théotokion
Du Verbe tu es devenue le tabernacle divin, Vierge Mère tout-immaculée qui dépasses
les Anges en sainteté; plus que tous je suis couvert de boue, souillé par les charnelles
passions; aux flots divins purifie-moi, toi qui nous procures par tes prières la grâce du salut.
Stavrothéotokion
La Brebis mère immaculée, la virginale Génitrice du Verbe divin, lorsqu'elle vit
suspendre sur la croix le fruit qu'elle avait fait croître sans douleurs, dans ses larmes de mère
s'écria: Hélas, ô mon Enfant, quelle Passion souffres-tu, toi qui des passions infâmes veux
sauver l'humaine condition!
Ode 4
«Celui qui siège glorieusement sur le trône de la divinité est venu sur la nuée légère: c'est
Jésus, notre divin Sauveur; et de sa main toute pure il a sauvé ceux qui lui chantent: Ô Christ notre
Dieu, gloire à ta puissance. »
Vers l'éminente hauteur du témoignage te fit monter celui qui est exalté par-dessus tout, le
Seigneur de gloire, le Très-Haut, dont tu reproduisis la Passion, dans l'allégresse, Hiéromartyr, t'écriant:
Gloire à ta puissance.
Par divine puissance tu renversas l'ennemi sans-Dieu qui ravageait tout le pays des Arméniens
et, resplendissant comme un flambeau, saint Pontife, tu illuminas ceux qui gisaient dans les ténèbres
des vaines idoles.
A ton Créateur tu as porté comme talent multiplié, Grégoire, ceux qui furent sauvés par tes
divins enseignements et de lui tu as reçu l'héritage sans fin, la splendeur et le royaume des cieux.
Les vierges qui ont combattu en compagnie de Rhipsimé, Vierge Mère, t'ont chérie comme
resplendissante de beauté; ô Marie, élue de Dieu, à ta suite elles furent présentées, dans l'allégresse, à
ton Fils.
Ode 5
«Sur nous, Seigneur, envoie ton illumination, délivre-nous des ténèbres du péché; du ciel, en ta
bonté, accorde-nous ta paix. »
Tu vis un signe lumineux rayonner en forme de croix et dissiper la nuit des faux-dieux pour faire
des croyants les enfants de la clarté.
De la profonde fosse où tu passas parmi les bêtes tant d'années Dieu te sauva, toi qui devais
répandre sur les insensés la lumière du Verbe divin.
En martyr ayant lutté, tu reçus couronne de vainqueur; consacré pontife par l'onction, sur les
peuples, Grégoire, tu répandis le parfum chassant les relents de l'erreur.
Celles qui respirèrent la bonne odeur, Vierge pure, de ce parfum qu'est le Verbe issu de toi, par
leurs athlétiques combats lui furent agréables et connurent la joie.
Ode 6
«Le prophète Jonas priant dans le ventre du poisson préfigura les trois jours au tombeau en
criant: A la fosse rachète ma vie, Jésus, Seigneur des puissances et mon Roi. »
Sous la puissance de tes paroles se sont écroulés les temples des démons et leurs statues
chancelantes furent renversées, mais les c urs des fidèles furent affermis sur l'amour de Dieu.
Au Seigneur tu amenas comme un captif, comme un agneau, ce loup sauvage que fut d'abord
Tiridate, désormais sauvé par la miséricorde si riche de Dieu.
Aux égarés tu as montré la voie de Dieu par tes infaillibles enseignements, saint pontife
Grégoire, en imitant pour tes ouailles le véritable Pasteur.
Ayant appris la crucifixion, divine Mère, de celui qui s'incarna de toi, avec son Pasteur comme
une agnelle Rhipsimé fut crucifiée en pure offrande à notre Dieu.
178
Kondakion, t. 2
Fidèles, par des cantiques et des hymnes sacrées célébrons tous en ce jour l'illustre
Pontife divin, Grégoire, le docteur et pasteur vigilant, ce flambeau qui éclaire le monde entier;
pour le salut de nos âmes il intercède auprès du Christ.
Ikos
Fidèles, acclamons par des hymnes sacrées le pasteur et défenseur, le flambeau divin
de l'Arménie; célébrons par des cantiques spirituels ce géant parmi les lutteurs victorieux; des
vaines idoles il dissipa l'obscurité, avec elles il fit périr la puissance des démons; d'un c ur
ferme il endura les peines par grâce de Dieu et pour le salut de nos âmes il intercède auprès du
Christ.
Synaxaire
Le 30 Septembre, mémoire du saint hiéromartyr Grégoire de la Grande Arménie.
Veillez! avait prescrit le Christ à l'agonie. Grégoire, le sachant, tu n'as point
sommeillé. Le trente, il voit son Dieu d'un oeil émerveillé, Grégoire, l'éveilleur de la
grande Arménie.
Par ses saintes prières, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Ode 7
«A Babylone jadis les enfants d'Abraham foulèrent la fournaise de feu, en leurs hymnes criant
joyeusement: Dieu de nos Pères, tu es béni. »
Saint Martyr, ayant souffert de multiples peines patiemment, des éternelles peines tu délivras
les multitudes, en t'écriant: Dieu de nos Pères, tu es béni.
De toi-même, saint Martyr, ayant fait une demeure de la Trinité, tu renversas les temples des
faux-dieux, puis en élevas au Verbe qui voit tout, pour le salut de ton peuple.
Tu fus un sacrificateur, en t'immolant d'abord toi-même avec ferveur à ce Maître que plus tard
tu immoles et distribues aux fidèles, pour que leurs âmes soient sauvées.
De jeunes vierges, parées de la couronne des martyrs, furent présentées au Dieu qui de la
Vierge s'est levé; elles chantaient: Ô Christ, tu es béni.
Ode 8
«Rédempteur du monde, Tout-puissant, au milieu de la fournaise descendu, de rosée tu as
couvert les Jeunes Gens et leur enseignas à psalmodier: Toutes ses uvres, louez, bénissez le
Seigneur. »
Selon les règles ayant lutté, tu confondis les ennemis déloyaux, pontife Grégoire, par ta vigueur
et vers Dieu tu conduisis le peuple qui chantait: Louez, bénissez le Seigneur.
Ayant labouré les infertiles guérets, tu y semas la parole comme grains afin de moissonner le
centuple fruit des mystiques épis pour le Jardinier de nos âmes.
Les éclairs de tes paroles ont produit la clarté pour les myriades que tu menas vers celui qui
librement souffrit pour nous et pour lequel nous chantons: Louez, bénissez le Seigneur.
Sans craindre la multitude des tourments ni se soumettre aux voluptés charnelles, Rhipsimé
confesse le Seigneur né de la Vierge, et s'écrie: Louez, bénissez le Seigneur.
Ode 9
«Par sa faute et transgression Eve instaure la malédiction; mais toi, ô Vierge Mère de Dieu,
pour le monde tu as fait fleurir par le fruit de tes entrailles la bénédiction; et tous ensemble nous te
magnifions. »
Fortifié par la vigueur du Christ, tu supportas la peine des tourments; ayant brisé les stèles des
démons, tu renversas les temples des faux-dieux; et de leur ignorance, vénérable et saint Martyr, tu fis
sortir les peuples, pour les illuminer.
Comme aurore s'est levée sur nous ta mémoire porteuse de grâces aux clairs rayons, car tu fus
rempli de la divine clarté, vénérable Père qui t'en es allé vers la lumière sans couchant, sous le riche
éclairage de Dieu.
Toi le confident des Prophètes et des Martyrs, le compagnon des Apôtres et des Pontifes divins,
l'égal des Moines bienheureux, des Anges et des Archanges, avec eux pour nous qui te chantons
supplie l'Ami des hommes, Père saint.
De saintes femmes ont excellé, en corrigeant la chute de la mère des vivants; elles supportèrent
la tempête des tourments et sous leurs pas évangéliques broyèrent le superbe se vantant; à juste titre
disons-les bienheureuses.
Ô Vierge, en son irrésistible amour Rhipsimé, illuminée par la clarté du visage de ton Fils, en sa
propre chair reproduisit ses souffrances et sa mort; avec toi maintenant elle exulte de joie.
179
Exapostilaire t. 3
Les infidèles furent stupéfaits de voir ce spectacle prodigieux: celui dont ils pensaient
qu'il était mort dans la fosse aux bêtes, ils le hissèrent vivant; alors ils se prosternèrent en
criant: Grand est le Dieu de Grégoire, qui nous montre en lui ce clair flambeau!
Celui qui est porté sur les épaules des Chérubins, ayant voulu s'incarner, reposa dans
tes bras, ô Vierge immaculée, pour nous changer par sa grâce en fils de Dieu, nous qui
croyons en lui et t'acclamons sans cesse comme intendante du salut.
Le reste de l'office de Matines, et le Congé
THEOTOKIA APOLYTIKIA
à chanter toute l'année après les tropaires des Saints.
PREMIER TON
Le Dimanche à Vêpres et le Lundi au début de l'Orlhros.
Merveille des merveilles, ô Pleine-de- grâce, la création, te voyant, exulte de joie; sans
semence tu as conçu et tu enfantes ineffablement celui que les Anges mêmes ne peuvent
contempler; ô Vierge Mère de Dieu, intercède auprès de lui pour le salut de nos âmes.
Le Lundi à la fin de l'Orthros.
Vierge pure, bénie dans les cieux et sur terre glorifiée, réjouis-toi, Epouse inépousée.
Le Lundi à Vêpres et le Mardi au début de l'Orthros.
Ayant conçu, sans être consumée, le feu de la divinité et sans semence ayant fait jaillir
le Seigneur source-de-vie, ô Vierge pleine et Mère de Dieu, sauve-nous qui sans cesse te
magnifions.
Le Mardi à la fin de l'Orthros.
Ineffablement tu as enfanté sans père ici-bas celui qui est sans mère dans les cieux;
auprès de lui, ô Mère de Dieu, intercède pour le salut de nos âmes.
Le Mardi à Vêpres et le Mercredi au début de l'Orthros.
Ô Vierge, nous sommes assurés de ta protection et par tes prières délivrés de tout
danger; gardés en tout temps par la Croix de ton Fils, nous tes fidèles, nous te magnifions.
Le Mercredi à la fin de l'Orthros.
Vierge pure, bénie dans les cieux et sur terre glorifiée, réjouis- toi, Epouse inépousée.
Le Mercredi à Vêpres et le Jeudi au début de l'Orthros.
Ayant conçu, sans être consumée, le feu de la divinité et sans semence ayant fait jaillir
le Seigneur source-de-vie, ô Vierge pleine de grâce et Mère de Dieu, sauve-nous qui sans cesse
te magnifions.
Le Jeudi à la fin de l'Orthros.
Ineffablement tu as enfanté sans père ici-bas celui qui est sans mère dans les cieux;
auprès de lui, ô Mère de Dieu, intercède pour le salut de nos âmes.
Le Jeudi à Vêpres et le Vendredi au début de l'Orthros.
Ô Vierge, nous sommes assurés de ta protection et par tes prières délivrés de tout
danger; gardés en tout temps par la Croix de ton Fils, nous tes fidèles, nous te magnifions.
Le Vendredi à la fin de l'Orthros.
Vierge pure, bénie dans les cieux et sur terre glorifiée, réjouis- toi, Epouse inépousée.
Le Vendredi à Vêpres et le Samedi au début de l'Orthros.
Ô Vierge, lorsque Gabriel te disait: Réjouis-toi, à sa voix s'incarnait le Maître de l'univers
en toi, l'arche sainte, selon la parole du juste David, et tu as paru plus vaste que les cieux,
puisqu'en ton sein tu portas le Créateur. Gloire à celui qui fit sa demeure en toi, gloire à celui
qui est sorti de toi, gloire à celui qui est né de toi pour nous sauver.
Le Samedi à la fin de l'Orthros.
Ineffablement tu as enfanté sans père ici-bas celui qui est sans mère dans les cieux;
auprès de lui, ô Mère de Dieu, intercède pour le salut de nos âmes.
DEUXIÈME TON
Le Dimanche à Vêpres et le Lundi au début de l'Orthros.
Source de miséricorde, ô Mère de Dieu, rends-nous dignes de ta compassion; regarde
vers le peuple pécheur, manifeste ta puissance de toujours; en toi nous mettons notre espoir
et te crions: Réjouis-toi! comme le fit jadis l'archange Gabriel.
Le Lundi à la fin de l'Orthros.
Mère de l'ineffable Clarté, comme les Anges dans les cieux nous te chantons pour te
magnifier.
183
Le Lundi à Vêpres et le Mardi au début de l'Orthros.
Grâce à toi, Mère de Dieu et toujours-vierge Marie, nous avons pu participer à la nature
de Dieu; pour nous, en effet, tu as enfanté le Dieu qui a revêtu notre chair; aussi, comme il est
juste, lui qui est sans nous tous, pieusement nous te magnifions.
Le Mardi à la fin de 1'Orthros.
Mère de Dieu, nous te magnifions en chantant: Réjouis-toi, Nuée de la Lumière sans
déclin, le Seigneur de gloire que tu as porté dans ton sein.
Le Mardi à Vêpres et le Mercredi au début de 1'Orthros.
Plus que toutes de gloire comblée, nous te chantons, ô Mère de Dieu; la mort fut mise à
mort et l'Enfer terrassé par la Croix de ton Fils; de la mort il nous a fait ressusciter, nous
accordant l'éternelle vie; le Paradis nous est offert de nouveau pour y jouir comme autrefois;
aussi dans l'action de grâce nous glorifions l'amour et la puissance du Christ notre Dieu.
Le Mercredi à la fin de 1'Orthros.
Mère de Dieu, nous te magnifions en chantant: Réjouis-toi, fertile rameau sur lequel
sans semence a fleuri le Dieu qui sur le bois triompha de la mort.
Le Mercredi à Vêpres et le Jeudi au début de 1'Orthros.
Grâce à toi, Mère de Dieu et toujours-vierge Marie, nous avons pu participer à la nature
de Dieu; pour nous, en effet, tu as enfanté le Dieu qui a revêtu notre chair; aussi, comme il est
juste, nous tous, pieusement nous te magnifions.
Le Jeudi à la fin de 1'Orthros.
Mère de Dieu, nous te magnifions en chantant: Réjouis-toi, Nuée de la Lumière sans
déclin, le Seigneur de gloire que tu as porté dans ton sein.
Le Jeudi à Vêpres et le Vendredi au début de 1'Orthros.
Plus que toutes de gloire comblée, nous te chantons, ô Mère de et te cnons: Dieu; la
mon fut mise à mon et l'Enfer terrassé par la Croix de ton Fils; de la mon il nous a fait
ressusciter, nous accordant l'éternelle vie; le Paradis nous est offen de nouveau pour y jouir
comme autrefois; aussi dans l'action de grâce nous glorifions l'amour et la puissance du
Christ notre Dieu.
Le Vendredi à la fin de l'Orthros.
Mère de Dieu, nous te magnifions en chantant: Réjouis-toi, fertile rameau sur lequel
sans semence a fleuri le Dieu qui sur le bois triompha de la mort.
Le Vendredi à Vêpres et le Samedi au début de 1'Orthros.
Mère de Dieu, nous te magnifions en chantant: Réjouis-toi, fertile rameau sur lequel
sans semence a fleuri le Dieu qui sur le bois triompha de la mort.
Le Samedi à la fin de 1'Orthros.
Mère de l'ineffable Clarté, comme les Anges dans les cieux nous te chantons pour te
magnifier.
Le Vendredi à Vêpres et le Samedi à 1'Orthros, s'il y a Alleluia, quel que soit le ton
occurrent: tropaires et théotokion du ton 2.
Apôtres, Prophètes et Martyrs, Pontifes saints et tous les Justes, vous qui avez mené le
bon combat et veillé à la sauvegarde de la foi, par le crédit que vous avez auprès du Sauveur
obtenez- nous de sa bonté pour nos âmes la grâce du salut.
Gloire au Père...
Seigneur, souviens-toi de tes serviteurs, en ta bonté, pardonne- leur tous les péchés
commis en cette vie: personne n'est exempt de péché, hormis toi seul qui peux donner aux
défunts le repos.
Maintenant...
Mère de l'ineffable Clarté, comme les Anges dans les cieux nous te chantons pour te
magnifier.
TROISIÈME TON
Le Dimanche à Vêpres et le Lundi au début de 1'Orthros.
Devant la grâce incomparable de ta virginité, devant le charme et le divin éclat rayonnant
de ta sainteté, frappé de crainte, Gabriel s'écria, ô Mère de Dieu: Quel éloge digne de ta
184
sainteté pourrai-je te présenter? de quel nom sublime te nommerai-je? je ne sais et demeure
interdit. Aussi, me conformant à l'ordre reçu, je te chante: Réjouis-toi, ô Pleine de grâce.
Le Lundi à la fin de 1'Orthros.
Tout homme se réfugie là où il trouve le salut: en toi seule nous trouvons un abri, Mère
de Dieu, protectrice de nos âmes.
Le Lundi à Vêpres et le Mardi au début de 1'Orthros.
Mère de Dieu, notre force et notre rempart, puissante auxiliatrice de l'univers, ô Vierge
entre toutes bénie, par tes prières sauve de tout danger tes serviteurs.
Le Mardi à la fin de l'Orthros.
Tout homme se réfugie là où il trouve le salut: en toi seule nous trouvons un abri, Mère
de Dieu, protectrice de nos âmes.
Le Mardi à Vêpres et le Mercredi au début de l'Orthros.
Comme sceptre de puissance nous avons la Croix de ton Fils, ô Mère de Dieu; par lui
nous abaissons 1'orgueil de l'Ennemi, nous qui te magnifions sans cesse de tout c ur.
Le Mercredi à la fin de l'Orthros.
Mère de Dieu, notre force et notre rempart, puissante auxiliatrice de l'univers, ô Vierge
entre toutes bénie, par tes prières sauve de tout danger tes serviteurs.
Le Mercredi à Vêpres et le Jeudi au début de l'Orthros.
Les Prophètes ont annoncé, les Apôtres ont enseigné, les Martyrs ont confessé et
nous-mêmes, nous croyons que tu es vraiment la Mère de Dieu, et nous magnifions ton
ineffable enfantement.
Le Jeudi à la fin de l'Orthros.
Tout homme se réfugie là où il trouve le salut: en toi seule nous trouvons un abri, Mère
de Dieu, protectrice de nos âmes.
Le Jeudi à Vêpres et le Vendredi au début de l'Orthros.
Comme sceptre de puissance nous avons la Croix de ton Fils, ô Mère de Dieu; par lui
nous abaissons l'orgueil de l'Ennemi, nous qui te magnifions sans cesse de tout c ur.
Le Vendredi à la fin de l'Orthros.
Mère de Dieu, notre force et notre rempart, puissante auxiliatrice de l'univers, ô Vierge
entre toutes bénie, par tes prières sauve de tout danger tes serviteurs.
Le Vendredi à Vêpres et le Samedi au début de l'Orthros.
Vierge Mère de Dieu, nous te chantons, Médiatrice du salut pour le genre humain; dans
la chair qu'il a reçue de toi ton Fils, notre Dieu, a daigné souffrir sur la croix pour nous racheter
de la mort, dans son amour pour les hommes.
Le Samedi à la fin de l'Orthros.
Les Prophètes ont annoncé, les Apôtres ont enseigné, les Martyrs ont confessé et nous-
memes, nous croyons que tu es vraiment la Mère de Dieu, et nous magnifions ton ineffable
enfantement.
QUATRIÈME TON
Le Dimanche à Vêpres et le Lundi au début de l'Orthros.
A celle qui dans le Temple fut nourrie, dans le Saint des saints, parée de sagesse et de
foi et d'irréprochable virginité, l' archange Gabriel apporta le message des cieux: Réjouis-toi,
Vierge bénie et de gloire comblée, le Seigneur est avec toi.
Le Lundi à la fin de l'Orthros.
Puisque de toute la création tu occupes le sommet, nous ne pouvons te chanter comme
il se doit: c'est pourquoi, ô Mère de Dieu, fais-nous ce don, nous t'en prions, de nous prendre
en pitié.
Le Lundi à Vêpres et le Mardi au début de l'Orthros.
Auprès de la Mère de Dieu, nous les pécheurs, accourons humblement et, pleins de
repentir, devant elle nous prosternant, crions-lui du fond de notre c ur: Vierge de tendresse,
viens à notre secours, hâte-toi, car nous sommes perdus, vois la multitude de nos péchés, ne
laisse pas sans aide tes serviteurs, notre unique espérance repose en toi.
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Le Mardi à la fin de l'Orthros.
Mère de Dieu, nous te magnifions en chantant: Tu es le buisson non consumé dans
lequel Moïse contempla comme une flamme le feu de la Divinité.
Le Mardi à Vêpres et le Mercredi au début de l'Orthros.
Vierge immaculée et Mère du Christ notre Dieu, un glaive a transpercé ton âme quand tu
vis sur la croix ton Fils et ton Dieu: sans cesse intercède auprès de lui pour le pardon de nos
péchés.
Le Mercredi à la fin de l'Orthros.
Mère de Dieu, nous te magnifions en chantant: Tu es la montagne inviolée dont une
pierre ineffablement se détacha et brisa les portes de l'Enfer.
Le Mercredi à Vêpres et le Jeudi au début de l'Orthros.
Le Verbe du Père, le Christ notre Dieu, nous savons qu'il a pris chair de ton sein, Mère
de Dieu et Vierge immaculée, entre toutes bénie, et sans cesse nous te chantons pour te
magnifier.
Le Jeudi à la fin de l'Orthros.
Puisque de toute la création tu occupes le sommet, nous ne pouvons te chanter comme
il se doit: c'est pourquoi, ô Mère de Dieu, fais-nous ce don, nous t'en prions, de nous prendre
en pitié.
Le Jeudi à Vêpres et le Vendredi au début de l'Orthros.
Vierge immaculée et Mère du Christ notre Dieu, un glaive a transpercé ton âme quand tu
vis sur la croix ton Fils et ton Dieu: sans cesse intercède auprès de lui pour le pardon de nos
péchés.
Le Vendredi à la fin de l'Orthros.
Mère de Dieu, nous te magnifions en chantant: Tu es la montagne inviolée dont une
pierre ineffablement se détacha et brisa les portes de l'Enfer.
Le Vendredi à Vêpres et le Samedi au début de l'Orthros.
Le mystère caché de toute éternité et que les Anges mêmes ne connaissaient, grâce
àtoi, ô Mère de Dieu, sur la terre nous fut révélé : Dieu s'incarne sans confondre les deux
natures en cette union, et librement il a voulu souffrir pour nous sur la croix, pour ressusciter
Adam et sauver nos âmes de la mort.
Le Samedi à la fin de l'Orthros.
Mère de Dieu, nous te magnifions en chantant: Tu es le buisson non consumé dans
lequel Moïse contempla comme une flamme le feu de la Divinité.
CINQUIÈME TON
Le Dimanche à Vêpres et le Lundi au début de l'Orthros.
Avec les Anges dans le ciel, avec les hommes ici-bas, nous te chantons dans
l'allégresse, ô Mère de Dieu: Réjouis-toi, porte plus vaste que les cieux, réjouis-toi, unique
secours des mortels, réjouis-toi, Pleine de grâce qui dans la chair enfantes Dieu.
Le Lundi à la fin de l'Orthros.
Ô Christ notre Dieu qui de la Vierge es sorti pour illuminer l'univers, fais de nous des fils
de lumière par son intercession; Seigneur, aie pitié de nous.
Le Lundi à Vêpres et le Mardi au début de l'Orthros.
Hâte-toi de nous porter secours et protection, montre ta miséricorde envers tes
serviteurs, Vierge sainte, apaise la houle de nos folles pensées, Mère de Dieu, relève mon âme
déchue; ô Vierge, je sais en effet que tu peux faire tout ce que tu veux.
Le Mardi à la fin de l'Orthros.
Très-sainte Mère de Dieu, protectrice des chrétiens, sauve ton peuple qui t'appelle avec
confiance et ardeur: repousse la honte de nos vagabondes pensées, afin que nous puissions
te chanter: Mère toujours-vierge, réjouis-toi.
Le Mardi à Vêpres et le Mercredi au début de l’Orthros.
Pleine de grâce, par la croix de ton Fils fut aboli le mensonge des faux-dieux et la force
des Démons fut terrassée; c'est pourquoi nous les fidèles, comme il se doit, sans cesse te
chantons et bénissons et te magnifions à juste titre comme la Mère de Dieu.
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Le Mercredi à la fin de l’Orthros.
Ô Christ notre Dieu qui de la Vierge es sorti pour illuminer l'univers, fais de nous des fils
de lumière par son intercession; Seigneur, aie pitié de nous.
Le Mercredi à Vêpres et le Jeudi au début de l’ Orthros.
De la Vierge le mystère étonnant au monde s'est révélé porteur de salut: sans semence
fut enfantée de son sein et chastement s'est montrée dans la chair la Joie de tous. Seigneur,
gloire à toi.
Le Jeudi à la fin de l’Orthros.
Très-sainte Mère de Dieu, protectrice des chrétiens, sauve ton peuple qui t'appelle avec
confiance et ardeur: repousse la honte de nos vagabondes pensées, afin que nous puissions
te chanter: Mère toujours-vierge, réjouis-toi.
Le Jeudi à Vêpres et le Vendredi au début de l’Orthros.
Pleine de grâce, par la croix de ton Fils fut aboli le mensonge des faux-dieux et la force
des Démons fut terrassée; c'est pourquoi nous les fidèles, comme il se doit, sans cesse te
chantons et bénissons et te magnifions à juste titre comme la Mère de Dieu.
Le Vendredi à la fin de l’Orthros.
Ô Christ notre Dieu qui de la Vierge es sorti pour illuminer l'univers, fais de nous des fils
de lumière par son intercession; Seigneur, aie pitié de nous.
Le Vendredi à Vêpres et le Samedi au début de l’Orthros.
Réjouis-toi, infranchissable porte du Seigneur, réjouis-toi, rempart et protection de ceux
qui accourent près de toi, réjouis-toi, havre qui nous offres un sûr abri. Vierge inépousée qui as
enfanté dans la chair ton Créateur et ton Dieu, sans cesse intercède pour ceux qui chantent
ton Fils et se prosternent devant lui.
Le Samedi à la fin de l'Orthros.
Ô Christ notre Dieu qui de la Vierge es sorti pour illuminer l'univers, fais de nous des fils
de lumière par son intercession; Seigneur, aie pitié de nous.
SIXIÈME TON
Le Dimanche à Vêpres et le Lundi au début de l'Orthros.
Le début de notre salut fut l'annonce de Gabriel à Marie; lorsque l'Ange se présenta, elle
n'a pas refusé la salutation; elle n'a pas douté comme sous la tente le fit Sara, mais elle a dit:
Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole!
Le Lundi à la fin de l'Orthros.
A la parole de l'Archange que tu reçus, tu devins le trône des Chérubins et tu as porté
dans tes bras, Mère de Dieu, l'espérance de nos âmes.
Le Lundi à Vêpres et le Mardi au début de l'Orthros.
Espérance du monde, Vierge Mère de Dieu, je réclame ta protection qui seule inspire le
respect; aie pitié du peuple qui se presse à tes côtés, implore Dieu pour qu'il nous montre son
amour en délivrant nos âmes de tout châtiment, ô Vierge entre toutes bénie.
Le Mardi à la fin de l’Orthos.
Nul de ceux qui ont recours à toi ne s'en revient confondu, Vierge pure et Mère de Dieu,
mais qui implore ta grâce reçoit selon sa prière le don qui lui convient.
Le Mardi à Vêpres et le Mercredi au début de l'Orthros.
Mère de Dieu et Vierge bénie, prie ton Fils, le Christ notre Dieu, qui s'est laissé fixer à la
croix pour délivrer le monde de l'erreur, d'avoir pitié de nos âmes.
Le Mercredi à 1a fin de1'Orthos.
Le Fils et Verbe de Dieu, né du Père avant les siècles sans le secours d'une mère, en
ces derniers temps fut enfanté dans la chair de tes entrailles virginales, ô Mère de Dieu: prie-le
de nous accorder avant la fin le pardon de nos péchés.
Le Mercredi à Vêpres et le Jeudi au début de l'Orthros.
Sainte Dame et pure Mère de notre Dieu, qui mis au monde ineffablement le Créateur de
l'univers, avec les saints Apôtres implore chaque jour de sa bonté qu'il nous délivre des
passions et nous accorde la rémission de nos péchés.
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Le Jeudi à la fin de l'Orthros.
De charismes divins tu es pourvue, Vierge pure et Mère de Dieu, car c'est l'Un de la
sainte Trinité, le Christ, la source de vie, que dans la chair tu enfantas pour le salut de nos
âmes.
Le Jeudi à Vêpres et le Vendredi au début de l'Orthros.
Mère de Dieu et Vierge bénie, prie ton Fils, le Christ notre Dieu, qui s'est laissé fixer à la
croix pour délivrer le monde de l'erreur, d'avoir pitié de nos âmes.
Le Vendredi à la fin de l'Orthros.
Le Fils et Verbe de Dieu, né du Père avant les siècles sans le secours d'une mère, en
ces derniers temps fut enfanté dans la chair de tes entrailles virginales, ô Mère de Dieu: prie-le
de nous accorder avant la fin le pardon de nos péchés.
Le Vendredi à Vêpres et le Samedi au début de l'Orthros.
Gédéon préfigure ta conception, David éclaire ton enfantement, car il est descendu
comme la pluie sur la toison, Mère de Dieu, le Verbe dans ton sein; et sans semence, Terre
sainte, tu fis germer, Pleine de grâce, le salut du monde, le Christ notre Dieu.
Le Samedi à la fin de l'Orthros.
Le Fils et Verbe de Dieu, né du Père avant les siècles sans le secours d'une mère, en
ces derniers temps fut enfanté dans la chair de tes entrailles virginales, ô Mère de Dieu: prie-le
de nous accorder avant la fin le pardon de nos péchés.
SEPTIÈME TON
Le Dimanche à Vêpres et le Lundi au début de l'Orthros.
Mère de Dieu et Vierge sans défaut, prie ton Fils avec les Puissances d'en-haut, pour
qu'il accorde le pardon de leurs péchés, avant la mort, aux fidèles qui le glorifient.
Le Lundi à la fin de l'Orthros.
Plus glorieuse que les Puissances des cieux, tu es devenue le temple divin, ô Mère de
Dieu et Vierge bénie, car tu as enfanté le Christ, le Sauveur de nos âmes.
Le Lundi à Vêpres et le Mardi au début de l'Orthros.
Mère de Dieu, nous t'offrons le salut de Gabriel, car tu surpassas les Anges en enfantant
notre Dieu.
Le Mardi à la fin de l'Orthros.
Par les prières de la Mère de Dieu rends paisible la vie des fidèles s'écriant: Seigneur de
tendresse, gloire à toi.
Le Mardi à Vêpres et le Mercredi au début de l'Orthros.
Le Christ notre Dieu qui fut crucifié pour nous et qui a détruit la force de la mort, sans
cesse implore-le, ô Mère de Dieu, pour qu'il sauve nos âmes.
Le Mercredi à la fin de l'Orthros.
De nos péchés délivre-nous, Mère de Dieu, car nous fidèles, nous n'avons d'autre
espérance que toi, après le Dieu que dans la chair tu enfantas.
Le Mercredi à Vêpres et le Jeudi au début de l'Orthros.
Le fruit de tes entrailles, ô Verge immaculée, c’est l’accomplissement des Prophètes et
de la Loi: aussi, te glorifiant comme la Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions.
Le Jeudi à la fin de l'Orthros.
Le fruit de tes entrailles, divine Fiancée, pour les hommes se montre source de salut:
aussi, Mère de Dieu, te glorifiant de bouche et de coeur, nous les fidèles, nous te magnifions.
Le Jeudi à Vêpres et le Vendredi au début de l'Orthros.
Le Christ notre Dieu qui fut crucifié pour nous et qui a détruit la force de la mort, sans
cesse implore-le, ô Mère de Dieu, pour qu'il sauve nos âmes.
Le Vendredi à la fin de l'Orthros.
De nos péchés délivre-nous, Mère de Dieu, car nous fidèles, nous n'avons d'autre
espérance que toi, après le Dieu que dans la chair tu enfantas.
Le Vendredi à Vêpres et le Samedi au début de l'Orthros.
Toi qui renfermas le trésor de notre résurrection, ô Toute-vénérable, sauve de l'abîme
des péchés ceux dont l'espoir repose en toi: en enfantant notre salut tu nous sauvas de
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l'emprise du péché, toi qui, étant vierge avant l'enfantement, demeuras vierge dans
l'enfantement et vierge encore après l'enfantement.
Le Samedi à la fin de l'Orthros.
Réjouis-toi, qui trouvas place dans ton sein pour celui que les cieux mêmes ne sauraient
contenir; réjouis-toi, l'objet des prophétiques enseignements, Vierge dont naquit l'Emmanuel, ô
Mère du Christ notre Dieu.
HUITIÈME TON
Le Dimanche à Vêpres et le Lundi au début de l'Orthros.
Réjouis-toi, qui par la voix de l'Ange as reçu la Joie de l'univers, réjouis-toi, qui as enfanté
ton Créateur et Seigneur, réjouis-toi, qui fus digne de devenir la Mère du Christ notre Dieu.
Le Lundi à la fin de l'Orthros.
Réjouis-toi, porte sainte du Roi de gloire qui demeures scellée après le passage du
Seigneur, car seul y est passé le Très-Haut pour le salut de nos âmes.
Le Lundi à Vêpres et le Mardi au début de l'Orthros.
Rempart inébranlable de la foi et précieux trésor de nos âmes, nous te magnifions par
nos hymnes, ô Mère de Dieu; réjouis- toi, car tu as porté dans ton sein la Source de vie, réjouis-
toi, espoir des confins de l'univers et protectrice des affligés, réjouis- toi, Epouse inépousée.
Le Mardi à la fin de l'Orthros.
Vierge immaculée, par tes prières sauve-nous, grâce au pouvoir maternel que tu as sur
ton Fils et notre Dieu.
Le Mardi à Vêpres et le Mercredi au début de l'Orthros.
Voyant sur la croix l'Agneau, le Pasteur et le Sauveur, celle qui t'enfanta, dans ses
larmes, disait: Le monde se réjouit de recevoir la rédemption et mes entrailles se consument à
la vue de la crucifixion que pour nous tu subis, ô mon Fils et mon Dieu.
Le Mercredi à la fin de l'Orthros.
Le Fruit de tes entrailles, Ô Vierge immaculée, c'est l'accomplissement des Prophètes et
de la Loi: aussi, te glorifiant comme la Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions.
Le Mercredi à Vêpres et le Jeudi au début de l'Orthros.
Mystique porte de notre vie, Mère de Dieu et Vierge immaculée, délivre de tout danger
les fidèles qui accourent vers toi, afin que nous glorifiions ton enfantement très-saint pour le
salut de nos âmes.
Le Jeudi à la fin de l'Orthros.
Vierge immaculée, par tes prières sauve-nous, grâce au pouvoir maternel que tu as sur
ton Fils et notre Dieu.
Le Jeudi à Vêpres et le Vendredi au début de l'Orthros.
Voyant sur la croix l'Agneau, le Pasteur et le Sauveur, celle qui de l'univers t'enfanta,
dans ses larmes, disait: Le monde se réjouit de recevoir la rédemption et mes entrailles se
consument à la vue de la crucifixion que pour nous tu subis, ô mon Fils et mon Dieu.
Le Vendredi à la fin de l'Orthros.
Le Fruit de tes entrailles, ô Vierge immaculée, c'est l'accomplissement des Prophètes et
de la Loi: aussi, te glorifiant comme la Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions.
Le Vendredi à Vêpres et le Samedi au début de l'Orthros.
Toi qui es né de la Vierge et pour nous souffris la croix, qui par ta mort vainquis la mort
et nous montras la résurrection, ne dédaigne pas ceux que ta main a façonnés; monte-nous
ton amour, ô Dieu de miséricorde, exauce les prières de celle qui t'enfanta et sauve, Sauveur, le
peuple qui espère en toi.
Le Samedi à la fin de l'Orthros.
Vierge immaculée, par tes prières sauve-nous, grâce au pouvoir maternel que tu as sur
ton Fils et notre Dieu.