Cours Aep 2016-2017
Cours Aep 2016-2017
INTRODUCTION GENERALE
Les réseaux d’eau potable doivent être conçus de manière à permettre l’alimentation en eau de
l’ensemble des usagers en toutes circonstances. Il est donc impératif d’analyser précisément
leurs besoins, d’appréhender les pratiques de consommation et de prendre en compte les
évolutions futures de tous ces paramètres.
Ce travail réalisé, il va falloir ensuite étudier la faisabilité du projet, déterminer l’implantation
du réseau, analyser les caractéristiques des sols, de l’eau transportée dans les canalisations,
établir une reconnaissance précise des ouvrages souterrains situés à proximité du futur réseau.
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1.1. La production
Les dispositions constructives devront être conçues pour remplir les conditions suivantes :
l’eau : arrêt et expulsion des matériaux solides charriées
décantation et élimination des matériaux solides en suspension, déroutage des corps
flottants préservation de la faune aquatique.
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drologique les installations devront être construites hors crue. Au niveau
hydraulique. On tiendra compte du marnage (Variation du niveau d’eau) de la source d’eau
pour la fixation du débit d’exhaure afin d’assurer à tout moment le débit demandé par la station
de traitement.
En ce qui concerne les forages dont la qualité de l’eau est généralement compatible avec les
normes de potabilité. Quatre éléments sont importants dans le choix et l’exploitation : le
niveau dynamique dans l’ouvrage, la capacité de restitution de l’ouvrage ou débit, le
renouvellement ou la disponibilité de la ressource pour les nappes fossiles et enfin les
dispositions pour protéger le site du forage et les zones de recharge.
1.1.2. Le traitement
Suivant son origine l’eau brute doit être traitée. Ce traitement peut être très complexe pour les
eaux de surface (dégrillage, coagulation-floculation, décantation, filtration) ou très simple
pour les eaux souterraines afin d’éliminer les matières indésirables (fer. manganèse. fluor
en excès) ou équilibrer l’eau (équilibre calco-carbonique. élimination du gaz carbonique).
Dans tous les cas une désinfection doit se faire à la fin de chaque traitement afin de réduire
le cas échéant le nombre de microorganismes pathogènes à un taux compatible avec
les normes de potabilité et de prévenir les risques de contamination ultérieures au
cours du transport et la distribution.
1.1.3. Le stockage
L’eau est stockée à plusieurs niveaux d’un système d’approvisionnement en eau potable pour
résoudre des problèmes techniques et ou économiques. Ce sont des réservoirs situés à
l’aval des stations de traitement, des réservoirs enterrés, ou semi-enterrés, des réservoirs
sur tour ou château d’eau qui servent de tampon entre la production et la distribution
permettant ainsi d’adapter l’offre à la demande, de garantir la pression de service et de sécuriser
l’approvisionnement en cas de rupture de la production.
1.1.4. Le pompage
Dans un système d’approvisionnement en eau potable, l’eau est pompée à plusieurs
maillons de la chaîne : entre la source et la station de traitement, entre la station de traitement
et les réservoirs, ou directement entre la source ou le réservoir vers la distribution.
conditions de vitesse et de le maillage permet dans certains lors du maillage d'un réseau
cas d'améliorer la répartition des existant. on constate
pression
pressions généralement une diminution des
vitesses
La continuité du service de distribution fait préférer les réseaux maillés aux réseaux ramifiés.
Les canalisations sont les équipements les plus importants dans le transport et distribution de
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l’eau. Elles sont circulaires. Une conduite d’eau est désignée par son diamètre, la rugosité de
sa paroi intérieure et la pression de service qu’elle peut supporter ave une certaine sécurité
appelée pression nominale ou PN. Les diamètres des conduites varient de 63 mm à plus de 1
m pour les feeders des grands centres urbains. Pour des raisons de transport et de manutention
les conduites sont livrées en morceaux d’environ 6 m à mettre bout à bout au moment de
la pose. Leurs jonctions sont rendues étanches par des systèmes jointures et de raccords
formant des nœuds. Les matériaux le plus souvent utilisés sont l’acier, la fonte, les matières
plastiques (PVC. PE).
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Quelques exemples de raccords
1.2.3. La robinetterie
L’eau est un solvant universel et un milieu vivant. Elle a la particularité de prendre tous les
états de la matière. Elle est déformable mais reste incompressible dans les conditions de son
transport en AEP. Au cours de son transport, l’eau dissout l’air ou s’en sépare suivant les
conditions de pression, dépose les matières en suspension lorsque les conditions de leur
décantation sont réunies. Une fois l’eau introduite dans une conduite, son débit d’écoulement
de l’eau est influencé par la pression et les conditions atmosphériques. C’est pourquoi
les systèmes AEP sont munis d’un certain nombre d’équipement qui permettent
d’éliminer, d’atténuer ou de contrôler le comportement de l’eau afin de protéger les
installations contre leur destruction, leur mauvais fonctionnement et de pouvoir s’adapter à la
demande de la clientèle ; c’est la robinetterie. L’appellation Robinetterie regroupe tous les
appareils montés sur un réseau d’eau pour:
- contrôler et maîtriser le flux de l’eau dans la canalisation ;
- réguler les niveaux d’eau dans les ouvrages de stockage ;
- automatiser le pompage ;
- protéger le réseau d’eau et les équipements de pompage ;
- permettre de mesurer et d’enregistrer des données d’exploitation ;
- autoriser certains services publics.
Loin de vouloir sortir une panoplie complète de robinetterie, on s’en tiendra à citer les plus
courants, leur rôle et principe de fonctionnement. Il en ressort le synoptique sommaire
d’organisation suivante:
La robinetterie de sectionnement
● Les robinets - vannes.
● Les vannes à papillon.
● Le robinet de prise (DN 15 à 40 mm)
La robinetterie de retenue
● Les vannes murales (DN 150 à 1200)
● Les clapets
La robinetterie de protection
● Les crépines
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● Filtres (DN 40 à 400 mm)
● Les ventouses
● La soupape de décharge
● Le réservoir anti-bélier
● Régulateur de niveau : Robinet à flotteur
● Régulateurs de pression
● Régulateur de débit
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Chapitre 02 LES CRITERES DE CONCEPTION ET DE PLANIFICATION
Exercice 1
Pour alimenter en eau potable le village KASSERE, on dispose des données suivantes :
- Population en 1988 : 3231 habitants
- Population en 1998 : 5987 habitants
Déterminer :
- Le taux d’accroissement de la population de KASSERE ;
- La population de KASSERE en 2007, 2012 et 2019.
Exercice 2
On considère la ville de KONEFLA :
- Population en 1980 : 7751 habitants
- Population en 1996 : 6400 habitants
1) Quel est le taux d’accroissement de la population ?
2) Quelles explications pouvez-vous donner pour ce taux ?
3) Calculer le nombre des habitants aux horizons +1, +3, +8 et +12 si la population est
estimée à 19200 habitants en 1996.
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DESIGNATION AN (-1) AN 0 AN 10 AN 15
1. Population estimée
Consommation domestique
-Branchements particuliers
Population desservie
Nbre de branchements
Consommation spécifique (l/j/hab.)
Consommation totale BP
-Bornes fontaines
Population desservie
Nbre de BF (…pers/bf)
Consommation spécifique (l/j/hab.)
Consommation totale BF
Consommation domestique totale (m3/j)
Edifices publics
-Ecoles primaires et secondaires
Nombre total d'élèves
Consommation spécifique (l/j/pers)
Demande totale des écoles
. Administration
Administration centrale (préfecture, mairie, police)
Gendarmerie
Consommation spécifique
Totale administration
Consommation édifices publics (m³/j)
Industrie & artisanat
-Industrie
Boulangerie
-Artisanat
tannerie artisanale
bière locale
Consommation totale industrie et artisanat (m³/j)
Demande totale moyenne de la ville (m³/j)
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2.3. La Consommation totale moyenne:
La consommation moyenne future Cn, par habitant, est donnée par :
𝐶𝑛 = 𝐶0 (1 + 𝜎)𝑛
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𝐷𝑗𝑚𝑝
𝐶𝑝𝑠 = En m3/j
𝐷𝑗𝑚
Le coefficient de pointe saisonnière est influencé par les périodes de chaleur, les flux
saisonniers de personnes (tourisme par exemple), l’arrivée temporaire de consommateurs de
ressources alternatives du fait de la détérioration de leur qualité et ou de leur tarissement. Il
varie en situation normale entre 1,10 en zone tropicale humide où les ressources en eau sont
abondantes et les températures stables, et 1,20 en zone sahélienne où le tarissement cyclique
des ressources alternatives se conjugue avec les fortes chaleurs.
Dans les centres à faible consommation industrielle, il faut tenir compte dans le
dimensionnement des systèmes, des périodes de basse consommation. Dans certaines
localités où l’activité économique déplace les populations hors de leur résidence habituelle
en ces moments (travaux agricoles durant la saison des pluies), elle peut baisser jusqu’à
70% de la consommation moyenne. Il faut alors prévoir des mesures d’entretien spécial qui
tiennent compte de ces perturbations dans le fonctionnement du système.
𝐷𝑗𝑝
𝐶𝑝𝑗 = 𝐷 En m3/j
𝑗𝑚𝑝
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On peut ainsi définir le coefficient de pointe horaire de la façon suivante:
𝐷
𝐶𝑝ℎ = 𝐷 ℎ𝑝 En m3/h
ℎ𝑚𝑝
Suivant l’expérience, le coefficient de pointe horaire est proche de 1.5 pour les villes de plus
de 200.000 habitants (industrialisés), et 3 pour les localités de moins de 10.000 habitants.
Taille de la localité < 10 000 10 000 à 50 000 50 000 à 200 000 > 200 000
(habitants)
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Exercice N°3
Un technicien supérieur nouvellement affecté comme responsable d’une exploitation
d’approvisionnement en eau potable désire analyser les éléments de base de dimensionnement
du réseau en place. Pour cela, il dispose des informations suivantes :
- La consommation moyenne journalière sur toute l’année est de 6550 m3/jours ;
- La consommation du jour de pointe est :
Période 0-1 1-2 2-3 3-4 4-5 5-6 6-7 7-8 8-9 9-10 10-11 11-12 12-13
(heure)
Cons (m3) 70 95 75 95 150 545 985 980 645 460 780 520 290
Période 13- 14- 15- 16-17 17-18 18-19 19-20 20-21 21-22 22-23 23-24
(heure) 14 15 16
Cons (m3) 250 135 125 180 195 744 655 295 140 140 70
Jours 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
Cons 6650 6250 8560 7450 7985 7902 6840 5962 5621 5698 6545 6598 6524 7980 8250
(m3)
Jours 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30
Cons 6540 6950 7520 8750 7960 8860 8450 8200 8350 7500 8990 7250 8450 7500 7035
(m3)
Exercice 4
Au cours d’une journée de consommation du mois de janvier 1997 à Abidjan, on a relevé les
valeurs suivantes :
- De 0h à 4h : 1950 m3
- De 4h à 6h : 5200 m3
- De 6h à 8h : 7945 m3
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- De 8h à 12h : 8200 m3
- De 12h à 14h : 4500 m3
- De 14h à 15h : 7505 m3
- De 15h à 18h : 5465 m3
- De 18h à 20h : 8200 m3
- De 20h à 22h : 2985 m3
Questions :
1) Tracer l’histogramme correspondant à cette répartition de la consommation.
2) Déterminer le coefficient de pointe horaire et le débit de pointe horaire.
Débit de production :
𝐷𝑗𝑚 𝐶𝑝𝑠 𝐶𝑝𝑗
𝑄𝑃𝑟𝑜𝑑 = (m3/h)
𝜂𝑡 𝜂𝑟 𝑇
2.5.3. Le stockage
Le stockage est un tampon entre la production et la distribution. Son volume dépend alors des
habitudes des usagers et le temps de production. Ce volume est en général compris entre 20%
et 33% de la consommation journalière maximale pour les grandes villes. Il varie entre 30% et
100% de la consommation journalière maximale pour les petits centres.
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2.5.4. La distribution
Le réseau de distribution est dimensionné sur la base du débit de pointe horaire.
𝐷𝑗𝑚 𝐶𝑝𝑠 𝐶𝑝𝑗
𝑄𝑝ℎ = × 𝐶𝑝ℎ (m3/h)
𝜂𝑟 .24
Exercice 5
Dans une ville de 10000 hab. la consommation totale moyenne est de 500
L/pers/jour. Calculer le débit relatif à l'heure de consommation max de l'année dans les
unités suivantes : L/jour, L/h et L/s.
NB : Cph est égal à 3.
Exercice 6
Pour alimenter en eau potable le village KASSERE, on dispose des données suivantes :
- Population en 1988 : 3231 habitants
- Population en 1998 : 5987 habitants
- Proportion des habitations en dur : 43%
- Proportion des habitations traditionnelles : 57%
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- Consommation spécifique des habitations en dur : 100 l/j/hab
- Consommation spécifique des habitations traditionnelles : 70 l/j/hab
- Coefficient de point horaire 1,5
- Coefficient de pointe saisonnière : 1,3
- Coefficient de pointe journalière : 1,1
- Rendement du réseau : 80%
Déterminer :
- Le taux d’accroissement de la population de KASSERE ;
- La population de KASSERE en 2007, 2012 et 2019.
- La consommation moyenne journalière en 2007, 2012 et 2019
- Le débit de production en 2007, 2012 et 2019
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Chapitre 03 : DIMENTIONNEMENT DES SYSTEMES D’ADDUCTION
Minimum Maximum
Objectif 0,6 1
Les limitations de pression sont données par deux paramètres. La pression minimale doit être
supérieure à la pression atmosphérique, notamment aux points hauts. La pression maximale
est limitée à la pression maximale indiquée par les fabricants de conduite. PN 6, 10, 16, 25
bars. Le transport expose les conduites aux intempéries telles que l’ensoleillement, les
variations de température. Il est recommandé d’appliquer un coefficient de sécurité de 0.70 à
0.80 à la pression nominale marquée des conduites en plastique (PVC.PEHD) dont les
caractéristiques sont modifiées par l’ensoleillement et les variations de températures.
● Paramètres de dimensionnement
Il y a quatre paramètres : le débit, le diamètre, la vitesse, la perte de charge H.
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La perte de charge disponible pour une conduite gravitaire est connue par la dénivelée. On peut
alors calculer le diamètre et vérifier la conformité de la vitesse. Dans le cas général des
conduites de refoulement, on procède par itération en fixant une vitesse arbitraire au départ, et
en optimisant le choix de la conduite suivant les contraintes techniques et économiques.
On a l’adduction gravitaire lorsque la source est élevée que le réservoir de distribution. Dans
ce cas, l’écoulement de l’eau dans la conduite se fait de manière gravitaire. Le diamètre doit
être calculé pour minimiser les pertes de charge. En plus des deux conditions suivantes :
- La vitesse dans la conduite doit respecter la vitesse minimale V>Vmin
- La vitesse dans la conduite doit respecter la vitesse maximale V<Vmax
Les vitesses pratiques conseillées se situent entre 0,5 < V < 1,5 m/s
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Où J (noté aussi AH) représente la perte de charge totale entre la section SI et S2 . Ces
pertes dechargesont en réalitéde deuxtypes :
- perte de charge J.inéaire (ou répartie sur toute la longueur de la conduite): due aux
tfottements visqueux, turbulents et contre les parois des canalisations.
- perte de charge singulière (ou locale): due aux diverses singularités qui peuvent être placées
le long de la canalisation.
∆𝐻 = 𝑘𝐿𝑄 𝑛
- Manning-Strickler
10,29𝐿
∆𝐻 = 2 16/3 𝑄 2
𝐾𝑠 𝐷
- William Hazen
10,65𝐿
∆𝐻 = 1,95 𝑄1,85
𝐾 𝐷4,87
- Darcy-Weisbach
𝜆𝐿 2
∆𝐻 = 𝑉
2𝐷𝑔
Δ𝐻
𝐽=
𝐿
λ est le coefficient de perte de charge. Il dépend du régime d’écoulement et notamment du
nombre de Reynolds (Re = U D / v) et de la rugosité relative ks/D, ks étant la rugosité de la
conduite et ν est la viscosité cinématique de l'eau (pour l'eau, ν : 10-6 m2/s)
Dans un régime d’écoulement laminaire : Re < 2000
23
64
𝜆=𝑅 (Formule de Poisseuille)
𝑒
Les singularités rencontrées sur les canalisations sont généralement des changements de la
section de la conduite (élargissements, rétrécissements, diaphragmes, ...) ou des changements
de la direction de l'écoulement (coudes, dérivations, robinets, vannes,...). Ces singularités se
comportent comme des" ouvrages courts" et provoquent des pertes de charges locales.
La perte de chargé locale (notée Ali) provoquée par ces singularités peut généralement se
mettre sous la forme :
24
𝑈2
∆𝐻 = 𝐾
2𝑔
- Ligne piézometrique :
- Ligne de charge :
La courbe représentant la ligne des niveaux de la charge total H le long d’une conduite, suivant
le sens de l’écoulement, elle est appelée ligne de charge ou d’énergie.
La ligne de charge est déduite de la ligne piézomètrique par une translation vers le haut égale
en chaque point à la valeur locale de (V2 / 2 g).
La perte de charge J (ou AH) entre deux points est alors la différence des cotes de la ligne de
charge en ces deux points. La perte de charge fait que la ligne de charge soit toujours
descendante.
En pratique, pour les conduites réelles d'adductions, nous pouvons confondre les deux lignes
(de charge et piézomètrique) puisque le terme de vitesse (V2 / 2 g) reste généralement faible
par rapport à la charge statique.
25
Quelques exemples de diagrammes d’énergie
Conduite de diamètre différents entre deux réservoirs avec des pertes de charge locales à la
restriction
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Exercice 7
Z1=100 m, Z2=90 m, L= 500 m, Q =10 l/s, Ks= 90, D= 150 mm, (P1/ρg)=14 m
Calculer (P2/ρg)
Exercice 8
Z1=150 m, Z2=112 m, L= 2 km, Q = 30 l/s, Ks= 100
Calculez le diamètre D de la conduite en PVC
Exercice 9
Une conduite transportant de l’eau passe de 15 cm de diamètre à la section E à 45 cm à la
section R. la section E est située 3,66 m pls bas que R et les pressions sont respectivement de
9,28 m et de 6,15 m de CE. Si le débit est de 146 l/s, déterminer la perte de charge et la direction
de la circulation.
Dans une adduction par refoulement, le captage se situe à un niveau inférieur à celui du
réservoir de distribution. Les eaux de captage (ou traitées) sont relevées par une station de
pompage dans cette conduite de refoulement.
Elle s’impose dès que le niveau de l’eau au départ est plus bas que celui à l’arrivée. Un
système par refoulement comprend en général :
- Une conduite d’aspiration
- Une pompe
- Une pompe de refoulement
Conduite
d’aspiration
Conduite de refoulement
Pompe
Crépine
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3.5. Les pompe
3.5.1. Généralités
Les pompes sont des appareils permettant un transfert d’énergie entre le fluide et un dispositif
mécanique convenable. Suivant les conditions d’utilisation, ces machines communiquent au
fluide soit principalement de l’énergie potentielle par accroissement de la pression en aval,
soit principalement de l’énergie cinétique par la mise en mouvement du fluide.
- Les turbo-pompes sont toutes rotatives ; elles regroupent les pompes centrifuges, à
hélice, hélico- centrifuges.
Une pompe centrifuge est une machine tournante destinée à communiquer au liquide pompé
une énergie suffisante pour provoquer son déplacement dans un réseau hydraulique
comportant en général une hauteur géométrique d‘élévation de niveau (Z), une augmentation
de pression (p) et toujours des pertes de charges.
Une pompe centrifuge est constituée principalement par une roue à ailettes ou aubes (rotor)
qui tourne à l’intérieur d’un carter étanche appelé corps de pompe.
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Pour améliorer le rendement de la pompe, on peut intercaler entre le rotor et la volute
une roue fixe appelée diffuseur qui est munie d’aubes de courbure convenable.
Le calcul des pompes centrifuges s’effectue par l’analyse dimensionnelle et par le théorème
d’Euler.
a) Le débit
Le débit qv fourni par une pompe centrifuge est le volume refoulé pendant l’unité de temps.
Il s’exprime en mètres cubes par seconde (m3 /s) ou plus pratiquement en mètres cubes par
heure (m3/h).
b ) Hauteur manométrique :
La HmT d'une pompe est la différence de pression en mètre colonne de liquide (mCL)
entre les orifices d'aspiration et de refoulement, (hauteur géométrique d'élévation
totale) y compris la pression nécessaire pour vaincre les pertes de charge dans les
conduites d'aspiration et de refoulement (Jasp, Jref).
La hauteur varie avec le débit et est représentée par la courbe caractéristique H = f(qv) de
la pompe considérée.
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c) Rendement
30
Le rendement de la pompe varie avec le débit et passe par un maximum pour le débit
nominal autour duquel la pompe doit être utilisée.
Le critère qui sert à définir la pression nécessaire à l’aspiration pour obtenir un bon
fonctionnement de la pompe, c’est à dire pour maintenir en tout point du fluide une pression
supérieure à la pression de vapeur saturante, est le « ‘NPSH » (sigle de l’abréviation anglo-
saxonne de « Net Positive Suction Head » over vapour pressure).
Pour qu’une pompe fonctionne normalement (sans cavitation), il faut que le NPSH disponible
(calculé) soit supérieur au NPSH requis (indiqué par le constructeur).NPSH disponible > NPSH
requis
Les conditions d’aspiration sont d’autant meilleures que la différence entre les deux est
grande.
La cavitation est la vaporisation du liquide contenu dans la pompe quand il est soumis à une
pression inférieure à la tension de vapeur correspondant à sa température.
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Ce phénomène se produit à l’orifice d’aspiration de la pompe ; des bulles apparaissent dans
les zones où la pression est la plus faible (entrée des aubes de roue des pompes centrifuges) :
elles sont transportées dans les zones de pressions plus fortes où se produit leur
recondensation. Des implosions se produisent alors à des fréquences élevées et créent des
surpressions locales très élevées (jusqu'à des centaines de bars)
avec : f = fréquence (50 Hertz) et p = nombre de paire de pôle (Le nombre de paires de pôles
noté p (soit 2p pôles) correspond au nombre de bobines qui constituent une phase de la
machine.). Pour une machine à 4 pôles, p = 2 , c'est-à-dire qu'une phase de la machine est
constituée de deux enroulements.
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Tableau : variation de Q, Hmt, P en fonction de n
b) Vitesse spécifique ns
C’est la vitesse à laquelle tournerait une pompe étalon et calculée pour élever un débit de 1
m3/s à une hauteur de 1.0 m.
Elle intervient pour le choix d'un type de pompe.La vitesse spécifique n d'une pompe vaut :
Les courbes principales qui caractérisent une pompe (mis à part la NPSH) sont au
nombre de trois.
Elles sont établies par le constructeur :
courbe débit-hauteur,
courbe de rendement,
courbe de puissance.
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Le point de fonctionnement d'une pompe refoulant dans une conduite
est donne par le point d’intersection de la caractéristique hydraulique de la
pompe et celle du réseau.
34
3.5.3.1.Mode de pompage
Hgr Zr
Hga
Za
Zr
Hgt
Za
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Cas 3 : refoulement uniquement
Ce sont les pompes immergées utilisées dans les forages. Dans ce cas également, le problème
de NPSH ne se pose pas.
Le diamètre économique (De) est le diamètre qui permet d’avoir le min de coût.
De manière pratique, ce diamètre sera déterminé par des formules et contraintes empiriques.
Les conditions de vitesse est de 0,5 < V < 1,5 m/s
Les formules de calcul des diamètres sont les suivantes :
Formule de Bresse valable pour les conduites en fonte
𝐷 = 1,5 ∗ √𝑄
Formule de vuibert
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𝑛 0,154 𝑒 0,154
𝐷 = 0,99 ∗ ( ) ∗( ) ∗ 𝑄 0,49
𝐴 𝑓
n = temps de pompage en heure
f = prix du kg de conduite
e = coût unitaire de l’énergie
A = valeur de l’annuité constante du remboursement de l’emprunt
Exercice 10
Dans le système représenté dans la figure ci-dessous, la pompe BC doit amener avec un
débit de 160l/s de l’eau du réservoir A au réservoir D. La viscosité cinématique de cette
eau est égale à 10-6 m2/s, la rugosité absolue de la conduite est de 0,1 mm et le
rendement de l’installation est de 80%.
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Exercice 11
Une pompe centrifuge aspire de l’eau à une hauteur géométrique d’aspiration Hga=4 m et la
refoule dans un reservoir à une hauteur géométrique de refoulement Hgr = 16 m.
- Hmt = -0,4Q2 + 60
- η = -0.02Q2 + 0.25Q
- Hmt = 0,225Q2 + 20
- Avec Hmt en mou mCE et Q en l/s
Les caractéristiques de la pompe sont tracées sur papier millimétré. On donne la masse
volumique de l’eau ρ = 103 Kg/m3 et g = 10 m/s2
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Le tracé est fait de telle sorte que la conduite suive le chemin le plus court possible tout en
évitant les obstacles. Pour ce faire les voies existantes vont être utilisées de préférence.
Ventouse
Purge
Terre
PC ≥80 cm
20 cm 20 cm
10 cm Sable
PC = profondeur de canalisation
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Le coup de bélier est un ensemble de phénomènes hydrauliques complexes provenant de la
modification brutale du champ de vitesse et de pression dans une conduite.
L’importance technique des coups de bélier est extrêmement grande. En effet, l’amplitude et
la soudaineté des surpressions et dépressions qui sont mises en jeu peuvent détériorer la
conduite ou les organes qui y sont branchées. Il est nécessaire par conséquent d’empêcher la
production de telles perturbations ou du moins de les atténuer.
Le coup de bélier peut se produire, par exemple, dans le cas de la fermeture brutale d’une
vanne.
40
Troisième phase 2T < t < 3T
41
La période du mouvement est donc de " T = 4L/a ". Le phénomène est amorti par les pertes de
charge résultant du frottement de l'eau dans la conduite.
Dans le cas d'un arrêt brusque d'une vanne, le phénomène du coup de bélier est donc caractérisé,
tout d'abord, par une surpression, puis par une dépression.
L'analyse du phénomène, dans le cas d'une fermeture rapide d'une pompe située à l'extrémité
d'une conduite d'adduction en partance pour un réservoir est exactement le même sauf qu'il
commence par une dépression puis une surpression (phases 3e, 4e ensuite 1re et 2e).
Pour le cas d'une conduite d'adduction, le meilleur moyen de protection contre les coups de
bélier est l'utilisation d'un robinet-vanne à course longue qui sera manœuvré lentement.
Toutefois, pour les grandes conduites, on peut aussi utiliser un anti-bélier, pour plus de sécurité.
Le cas d'une conduite de refoulement est plus grave, puisque l'arrêt de la pompe peut survenir
brutalement (coupure ou disjonction du courant alimentant le moteur).
Il n'est pas possible de supprimer totalement les effets du coup de bélier. On cherche alors à les
limiter à une valeur compatible avec la résistance de la conduite : limitation de la surpression
et/ou de la dépression. On utilise pour cela un appareil appelé anti-bélier.
Les appareils anti-bélier les plus utilisés sont les suivants :
-les volants d'inertie, pour la limitation des dépressions;
- les soupapes de décharge, pour la limitation des surpressions;
- les réservoirs d'air et les cheminées d'équilibre, pour la limitation, à la fois, des
surpressions et des dépressions;
Le volant d'inertie est un disque, de grande inertie, dont la masse est concentrée près de la
périphérie. Calé sur l'arbre du groupe motopompe, le volant accumule de l'énergie pendant la
marche normale, et il la restitue au moment de l'arrêt du moteur. Il permet ainsi d'allonger le
temps d'arrêt de la pompe, donc de diminuer l'intensité du coup de bélier dans la conduite de
refoulement.
Les caractéristiques géométriques du volant (RI> R2, f. et la masse) sont déterminées en
fonction de la puissance de la pompe et du temps d'arrêt minimum pour limiter suffisamment
la valeur du coup de bélier.
C'est un réservoir placé sur la conduite et contenant de l'eau et de l'air sous pression. La pression
dans l'air, en marche normale, équilibre la pression dans la conduite. En cas de coup de bélier,
ce réservoir va alimenter la conduite en eau lors de la dépression (par suite de la dilatation du
volume d'air) et récupérer l'eau à partir de la conduite lors de la surpression (par suite de la
compression du volume d'air). Ainsi, il permet de limiter aussi bien la dépression que la
surpression.
A cause de sa simplicité et de son efficacité, le réservoir d'air est le moyen de protection contre
les coups de bélier le plus utilisé en alimentation en eau.
A la place d'un réservoir d'air sous pression, on peut utiliser un réservoir à l'air libre appelé n
cheminée d'équilibre n. Cette cheminée jouera donc le même rôle que le réservoir d'air.
Elles sont très rarement utilisées, puisque leur hauteur devrait être énorme. Par contre, elles
peuvent trouver leur emploi sur le tracé de la conduite si celui-ci comporte des points hauts.
43
44
Chapitre 04 : LES RESERVOIRS
4.0. Définition
Ils permettent de sécuriser les distributions de l’eau. Ils sont donc nécessaires pour pouvoir
alimenter, convenablement, une agglomération en eau potable. Ils sont principalement imposés
par la différence entre le débit de captage ou de refoulement d'eau (plutôt constant) et le débit
d'eau consommé par l'agglomération (variable en fonction de l'heure de la journée).
Les réservoirs servent alors à accumuler les surplus d’eau pompée pendant les heures creuses
et à les distribuées pendant les heures de pointes. Dans certains cas le pompage n’a lieu qu’une
partie de la journée, le réservoir sert alors à accumuler la quantité d’eau pour le reste du temps.
Il sert aussi à maintenir une pression régulière dans le réseau.
Par rapport au réseau d'approvisionnement, ils peuvent aussi être groupés en deux types :
réservoirs de passage (placés entre le captage et le réseau de distribution de l'eau) et réservoirs
d'équilibre (placés à la fin du réseau de distribution).
On peut regrouper les diverses fonctions des réservoirs sous cinq rubriques principales:
- Un réservoir est un régulateur de débit entre le régime d'adduction (déterminé par le pompage
et/ou le traitement) et le régime de distribution ;
PHE
QP
VU
PHB
Ri
Qc
Qp = débit de pompage
Qc = débit de consommation
Vu = Volume utile
Ri = Réservoir d’incendie
∑ 𝑄𝑝 = ∑ 𝑄𝑐
0 0
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Vu ou V0= max (d) + max (e) avec d = déficit et e = excès
La méthode analytique
Le fonctionnement du système est simulé au cours d’une journée afin de déceler à des pas de
temps prédéterminés les déficits et les surplus de volume non consommés.
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4.3. Calcul de la réserve incendie (Ri)
La réserve d’incendie est estimée à partir du nombre probable d’incendie simultané et de temps
pour étouffer un incendie. En générale une ville dont la taille rend probable plus d’un incendie
par an est équipe de plusieurs réservoirs.
- Plus le temps de pompage est long, plus son Q est faible et plus la capacité réservoir est
à minimiser.
- Le pompage aux heures de points permet de limiter la nécessite de réserve et donc de
diminuer le volume du réservoir.
Cependant le coût de l’électricité peut être élevé à ces périodes, il serait donc souhaitable
de pomper aux heures creuses notamment la nuit.
- Pour les petites localités (< 1000 habitants), le volume V du réservoir est égal au moins
au besoin journalier
Vu = Vjp * Cperte
Pour faire face aux risques de panne de longue durée. De plus, les réserves d’incendie n’y
sont pas nécessaires.
- Dans le cas de plusieurs réservoirs la répartition du volume est faite en fonction des
rapports d’alimentation dans le réseau.
La côte du radier est calculée pour assurer une pression minimale dans le réseau. La hauteur
d’eau au-dessus du radier peut atteindre jusqu’à 6 m et dépend de la forme du réservoir.
Soit au centre de l'agglomération (château d'eau) pour réduire les pertes de charge et par
conséquent les diamètres.
Soit en altitude en réduisant le diamètre. La perte de charge est compensée alors par une
pression plus grande.
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L'altitude du réservoir, plus précisément du radier doit se situer à un niveau supérieur à la plus
haute cote piézométrique exigée sur le réseau.
Il faut donc évaluer la perte de charge entre le réservoir et le point de plus haute cote
piézométrique à desservir. On obtient ainsi approximativement l'altitude du radier.
S'il n'est pas possible de placer le réservoir au centre de la localité et si celle-ci est très étendue,
la pression peut devenir insuffisante à l'extrémité du réseau, particulièrement aux heures de
pointe.
Les réservoirs d'équilibre se remplissent la nuit au moment des très faibles consommations.
La journée ces réservoirs alimentent leur zone d'action avec des pressions supérieures à ce que
pourrait fournir le réservoir principal seul.
La forme des réservoirs est généralement circulaire, et est rarement carrée ou rectangulaire. En
ce qui concerne le château d'eau, la forme de la cuve est aussi généralement circulaire, son
aspect extérieur doit s'adapter au paysage et demande une architecture appropriée au site pour
ne pas détruire l'environnement.
La hauteur d'eau (hr) dans les réservoirs est comprise entre 3 et 6 m, et atteint,
exceptionnellement, 10 m pour les grandes villes. Le diamètre du réservoir circulaire, imposé
par le volume, varie de 1,5 à 2 fois la hauteur de la cuve hr.
Pour des raisons économiques, les réservoirs sont construits en béton armé jusqu'à un volume
de 2500 m3 et en béton précontraint jusqu'à 20 000 m3. Pour des faibles volumes, et rarement,
ils peuvent être métalliques. Les réservoirs semi-enterrés sont les plus utilisés, avec un toit
généralement voûté, et une couverture par de la terre ou du sable sur 0,2 à 0,3 m (isolation
thermique de l'eau).
Quelques équipements sont aussi à prévoir dans les réservoirs: une fenêtre d'aération (entrée et
sortie de l'air lors du remplissage et de la vidange), un accès pour le nettoyage de la cuve, une
chambre de vannes, un trop-plein (évacuation de l'excédent d'eau), une galerie de vidange (au
fond), une fermeture par flotteur de l'alimentation, un enregistreur du niveau d'eau dans le
réservoir et un by-pass entre adduction et distribution (utile en cas d'indisponibilité du
réservoir: nettoyage, entretien, réparation,...).
Eventuellement, On peut prévoir aussi une bâche d'arrivée de l'eau équipée d'un déversoir
permettant la mesure des débits d'adduction Autres dispositions à prendre: l'arrivée de l'eau se
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fait par le haut (en chute libre ou noyée), la sortie se fait par le bas du réservoir (à 0,2 m au-
dessus du radier), prévoir une charge minimale de 0,5 m au-dessus de la conduite de sortie
(pour éviter des entrées d'air dans la canalisation), garder la réserve d'incendie toujours
disponible, assurer un renouvellement continu des eaux et contrôler périodiquement les
réservoirs (qualité de l'eau, étanchéité de la cuve, nettoyage, dépôt de matières solides,
fonctionnement des accessoires,...).
Exercice 13
La consommation d'eau moyenne est estimée à 450 l/hab.jour avec la répartition journalière
indiquée dans le tableau ci-dessous.
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Chapitre 05 : DIMENTIONNEMENT DES SYSTEMES DE DISTRIBUTION
52
Le nœud est la rencontre de deux ou plusieurs conduites, un lieu de concentration de points
de livraison de l'eau aux usagers.
Un tronçon est la portion de conduite comprise entre deux nœuds.
Le débit entrant et le débit sortant se définissent par rapport au nœud et exprime le
bilan des écoulements à ce nœud.
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5.2.3. Les modes de desserte
Dans les réseaux AEP ; il existe deux modes de desserte.
La desserte ponctuelle :
Le tronçon assure uniquement une fonction de transport. La desserte ponctuelle
correspond à la satisfaction d'un besoin à un point précis (usine, groupe d'immeubles,
antenne de desserte) dont le volume est significatif par rapport au débit transité.
Le service en route ou desserte uniforme sur un tronçon
Certaines conduites assurent à la fois une fonction de transport et de distribution. C'est le cas
en AEP lorsque des branchements particuliers sont exécutés sur les conduites de distribution.
Compte tenu de la configuration des lotissements, les branchements sont le plus souvent
raccordés à des intervalles réguliers sur les conduites et ont des débits quasi-identiques. On
parle alors de service en route. Pour faciliter les calculs des conduites, on recherche le débit
fictif de calcul qui entraîne la même perte de charge. C'est la formule du service en route. Le
débit fictif de calcul est Qf
𝑄𝑓 = 0,55𝑄𝑒 + 0,45𝑄𝑠
Qe = Débit entrant dans le tronçon
Qs = Débit sortant du tronçon
L = longueur de la conduite
q = Débit unitaire de service en route
𝑄𝑒 − 𝑄𝑠
𝑞𝑓 =
𝐿
𝑄𝑓 = 𝑄𝑡 + 0,55𝑄𝑟
Qt = Débit transitant dans le tronçon
Qr = Débit soutiré dans le tronçon
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- la vitesse dans chaque conduite
- les pertes de charge
- la pression aux différents nœuds
Deux tableaux sont dressés l’un relatif aux tronçons et l’autre relatif aux nœuds pour
permettre l’appréciation des vitesses dans les conduites et les pressions de service aux
différents nœuds. Les pertes de charge et les vitesses sont obtenues par calcul en utilisant les
formules de pertes de charge. La côte piézométrique est déterminée par soustraction de la
perte de charge entre le nœud considéré et la charge du nœud amont. On peut alors
calculer la pression en faisant la différence entre la côte piézométrique et la côte
géométrique. S'il y a des insuffisances de charge l'on procède à des modifications du
réseau ou la proposition de pose de conduites parallèles: c'est le résultat de l'analyse.
𝑍𝑟 = 𝑍𝑖 + 𝑌𝑖 + ∆𝐻𝑟 − 𝑖
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Détermination des pressions aux nœuds d’un réseau ramifié.
Exercice 14
56
sont des données générées par le projeteur. Le nouveau système sera défini en déterminant les
diamètres des conduites, ainsi que la côte du radier du réservoir.
Après le tracé du réseau la conception se fait en quatre étapes :
Détermination des données de dimensionnement
- Détermination des débits de prélèvements aux différents nœuds
- calcul des débits des différents tronçons
- mise en cohérence par le respect de la loi des nœuds : Qi = o
- choix de la pression de service aux points de livraison
- calcul des diamètres intérieurs des conduites avec la limitation de la vitesse par l’utilisation
de formules simples : Bresse, Vuibert, etc.
- choix des diamètres nominaux des conduites et du type de conduites (nature, pression
nominale)
Détermination de la côte piézométrique nécessaire au stockage par un calcul de la ligne de
charge de l'aval vers l'amont. En procédant proche en proche l'on détermine la côte
piézométrique en tête du réseau, pour satisfaire les conditions de pressions et de débit, à tous
les nœuds.
Optimisation technico-économique: certains diamètres de conduites seront modifiés pour
optimiser les vitesses, la pression en certains points, ainsi que la hauteur du réservoir.
Le choix définitif des diamètres de conduites devra obéir à quatre règles :
- minimiser le nombre de diamètres de conduites pour réduire les stocks de réparation
- faire des raccordements hydrauliquement favorables entre les conduites aux ramifications
- Choisir un diamètre minimal en dessous duquel on considère qu’on a le raccordement d’un
point de livraison. ;
- optimiser économiquement et financièrement l’ensemble
Vérification des pressions aux nœuds : Le calcul de la ligne de charge d'amont vers l'aval est
effectué pour vérifier l'efficacité des ajustements de diamètres de conduites ainsi que les
pressions minimales aux nœuds. La hauteur piézométrique en tête du réseau détermine la côte
du radier du réservoir.
Exercice 15
1- Dimensionnez le réseau en aval du point A. Le réseau est constitué de canalisation PVC
PN 6: Ks=120; (les débits représentés sont ceux de l’heure de pointe)
10 2.5
3
7.5 5 7.5
5 5 5
6
∑ 𝑄𝑖 = 0
Ou ∑ 𝑄 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑛𝑡 = ∑ 𝑄 𝑠𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡
Loi des mailles : c'est le principe de la conservation de l'énergie. Chaque nœud ayant une charge
unique, la perte de charge est nulle sur chaque maille.
Ces deux lois permettent d’obtenir un système de n équation à n inconnues en débit. Ce système
comporte (n-1) équations linéaires issues de la loi des nœuds et une équation non linéaire
provenant de la loi des mailles. Pour la résolution de ce système d’équation, il est nécessaire
de linéariser l’équation quadratique. Il existe plusieurs méthodes de linéarisation, ce sont :
- Méthode de Wood-Charles
- Méthode Newton-Raphson
- Méthode de Hardy-Cross
A q1 J1
QA D
q2
J2
B C QC
On choisit les deux diamètres en fonction des débits ql et q2, lesquels engendrerons les pertes
de charge :
Généralement, cette loi n'est pas vérifiée dès le premier coup et nous allons chercher la
correction à faire: Δq
En utilisant les résistances des conduites sur les longueurs L1et L2 (R1 et R2), on écrit que:
𝐽1 = 𝑅1 . 𝑞12 et 𝐽2 = 𝑅2 . 𝑞22
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A partir de l’équation, on déduit que :
Si, pour les nouveaux débits, la deuxième loi n’est toujours pas vérifiée, il faudra de nouveau
corriger les débits. Ainsi, on se rapprochera de zéro pour la somme algébrique des pertes de
charge du contour.
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On arrête les itérations lorsque, pour toutes les mailles.
Dans le cas où le calcul est fait à l’aide d’un micro-ordinateur, on peut aller plus loin dans la
précision :
Pour réaliser les calculs, on peut utiliser le tableau ci-dessous, ensuite le tableau des pertes de
charges
Si la solution obtenue ne verifie pas les conditions imposées (des vitesses entre 0,60 et 1,20
m/s et, éventuellement, des pressions suffisantes), on doit modifier le choix initial des
diamètres de certains tronçons et recommenecer le calcul dès le début.
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Exercice 16
Un réseau maillé est alimenté par pompage d'un débit constant de 200 l/s. Les caractéristiques
du réseau et les débits soutirés aux noeuds sont donnés sur la figure ci-dessous.
La rugosité de sable équivalente des conduites vaut k =0.03 mm et la viscosité cinématique de
l'eau vaut 1.15*10-6 m2s-1
.
Calculer :
• la répartition du débit dans les différentes branches du réseau;
• le débit résiduel au point D;
• la charge nécessaire au point A, si la sortie est à l'air libre au point D.
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