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Cours Eurocode 3: Construction Métallique

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Cours de construction métallique

Application de l’Eurocode 3
2éme année GC-GHE

Malek Abdelkrim, maître assistante à l’ENIT

21/02/2015 1
Plan du cours

• Chapitre 1: Les bases de la CM

• Chapitre 2 : Calculs de poutres et


ossatures de poutres

• Chapitre 3: Dimensionnement des poteaux

• Chapitre 4: Les assemblages

21/02/2015 2
Bibliographie

• Construction métallique, Manfred A. Hirt- Rolf Bez, Jacques


Brozzetti. Presses de l’Ecole Polytechnique de Lausanne, 1995
• Construction métallique (cours): Mamedov G.H, ENIT, 1997
•Eurocode 3: NBN EN 1993-1-1, octobre 2005
•Catalogue des profilés

21/02/2015 3
Utilisations de l’acier
Construction automobile:
•Moteurs
•Châssis en tôle pliée-soudée
•Carrosserie en tôle
•Les organes roulants et de transmission…

Construction navale
• Moteurs diesel
•Arbres, vilebrequins
•Hélices
•Carène (tôle rivée ou soudée)…
Transport ferré
•locomotives
•Bogies
•Rails…
21/02/2015 4
Génie civil:

Les bâtiments:

•Bâtiments industriels: méthode composite (colonnes en BA, planchers en


acier)
•Planchers des bâtiments de grandes portées: bâtiments publics
(complexes sportifs, marchés, ateliers d’exposition, théatre,..) et les
bâtiments de production
(hangars, ateliers, laboratoires); passages de longueurs 100-150m
•Les ponts: de chemin de fer
•Les couvertures: poutre, portique, arc, voûte
•Réservoirs, silos,conduites de grands diamètre.
•Tours et mâts: domaine de la radio-communication, pylônes des lignes
électriques
21/02/2015 5
•Grues et mécanismes mobiles.
Exemples en Génie
Civil
• Bâtiments industriels: bâtiments de grandes hauteurs et
portées (avec ou sans ponts roulants)
• Couvertures des bâtiments de grandes portées:
constructions sportives, marchés, hangars, ateliers d’aviation,
grandes surfaces …

6
• Ossatures des bâtiments à plusieurs étages:

7
• Ponts et passerelles: à poutre, en arc, suspendu, à
haubans …

8
Pont Métallique, Bangkok

Tour Eiffel, Paris


300m

Pont en arc métallique en treillis


21/02/2015 9
Gare du Nord, Paris
21/02/2015 10
• Les tours et les mâts: pylônes des lignes électriques, de
télécommunication …

11
• Les constructions métalliques en tôle: réservoirs, silos,
pipelines …

12
• Les mécanismes mobiles: les grues …

13
Les autres produits:
•Les aciers à béton
•Les profilés métalliques normalisés
•Les câbles et les fils
•Les tôles plates

21/02/2015 14
Caractéristiques des CM
Avantages:
•Solidité: matériau résistant
•Légéreté
•Industrialisation: les CM sont construites dans les usines où se fait
le montage des différents éléments
•Imperméabilité: aux gaz et liquides

Inconvénients:
Corrosion: nécessité de les protéger de l’atmosphère humide et
des gaz agressifs. L’aluminium est anti-corrosif.
Faible ignifugation: à T=200°, E et à T=600°, perd sa capacité
portante
appliquer un revêtement résistant aux CM
Instabilités: voilement (ondulations dans l’âme); déversement
(flambement des plaques)
21/02/2015 15
Exigences:

•Être adaptée aux conditions d’exploitation de l’ouvrage


•Avoir une capacité portante suffisante
(résistance mécanique, stabilité)
•Avoir la rigidité nécessaire
•Avoir la masse la plus faible
•Montage rapide
•Être esthétique

21/02/2015 16
Cokerie
•le coke : du carbone presque pur doté d'une structure poreuse et
résistante à l'écrasement.
•puissant réducteur dans les hauts-fourneaux.
•obtenu par distillation (gazéification des composants indésirables) de la
houille.
•cuisson, à l'abri de l'air, dans les fours de la cokerie à 1250°C durant 17h

Haut fourneau
•On extrait le fer de son minerai.
•Minerai et coke solides sont enfournés.
• L'air chaud (1200 °C) insufflé à la base provoque la combustion du
coke (carbone presque pur).
•L'oxyde de carbone ainsi formé va « réduire » les oxydes de fer.
• Il se chargera cependant en carbone au fur et à mesure de sa
descente
21/02/2015dans le haut-fourneau et se transformera en fonte. 17
Coulée continue
L'acier liquide est coulé dans une lingotière en cuivre de section carrée, rectangulaire
ou ronde (selon le demi-produit fabriqué). L'acier liquide admet une température de
l'ordre de 1500 °C.

La coulée en lingots
La coulée peut être également faite en lingotière. L’acier est coulé et solidifié dans
des moules en fontes : les lingotières.
Une fois la solidification terminée, les lingots sont démoulés.
Après un réchauffage à 1200°C, ils sont écrasés dans un gros laminoir pour être
transformés en
•Brames, ébauches de produits plats (slabbing) ,
•Blooms, futurs produits longs (blooming).

21/02/2015 18
21/02/2015 19
Influence de la teneur en carbone (en %)
•<0,008: alliage mallèalble
•>2,14: fonte, les inclusions de carbone sous forme de graphite
fragilisent la microstructure
• entre 0,008 et 2,14: acier doux; mi-doux; mi-dur;dur; extra-dur
Additions
Le chrome
Les aciers inoxydables sont des alliages fer-chrome ou plus exactement
acier-chrome c'est-à-dire fer-carbone-chrome. Conformément à la norme
européenne EN 10088-1 , un acier est classé acier inoxydable s’il contient
au minimum 12 % en masse de chrome et moins de 2 % de carbone.
C’est le chrome qui donne aux aciers inoxydables leur résistance à la
corrosion.
21/02/2015 20
Autres éléments

Le nickel favorise la formation de structures homogènes de type


austénitique, intéressantes pour éviter la corrosion
Le manganèse est un substitut du nickel.

Le molybdène et le cuivre améliorent la tenue dans la plupart des


milieux corrosifs, en particulier ceux qui sont acides, mais aussi dans les
solutions phosphoriques, soufrées, etc.

Le tungstène améliore la tenue aux températures élevées des aciers


inoxydables austénitiques.

Le titane doit être utilisé à une teneur qui dépasse le quadruple de la


teneur en carbone. Il évite l'altération des structures métallurgiques lors
du travail à chaud, en particulier lors des travaux de soudure
21/02/2015 21
Le laminage est un procédé de fabrication par déformation plastique.
Il concerne différents matériaux comme du métal .

Cette déformation est obtenue par compression continue au passage


entre deux cylindres tournant dans des sens opposés appelé laminoir.

Un laminoir est une installation industrielle ayant pour but la réduction


d'épaisseur d'un matériau (généralement du métal). Il permet également
la production de barres profilés (produits longs).

Principe du laminage : le métal subit une réduction d'épaisseur


21/02/2015 22
par écrasement entre les deux cylindres
Il existe de nombreux types de laminoirs :

•laminoir à produits plats


•laminoirs industriels pour les métaux
•laminoir à papier
•laminoir à verre afin de produire les verres imprimés colorés ou
non utilisés dans l'aménagement intérieur, les vitrages occultants
et la décoration.

•laminoir à produits longs


laminoirs universels (métaux)
laminoirs en cannelures (métaux)

•laminoirs à fils
fils industriels (cuivre par exemple)
laminoirs de bijoutiers
•laminoirs à rouleaux coniques : pour le formage des roues pour le chemin
de fer

21/02/2015 23
Laminoirs à chaud
Le laminage à chaud a pour but de mettre en forme le matériau. Son
principal avantage est l'amélioration des caractéristiques mécaniques
dans le sens de l'étirement.

Laminage des produits plats


•laminoir à plaque (plate mill) pour des produits de quelques mètres de
largeur et de longueur et de plusieurs centimètres d'épaisseur

•laminoir dégrossisseur (roughing mill) pour la réduction d'épaisseur des


brames sans besoin de précision : transforme un produit issu de l'acierie (la
brame, sorte de pavé d'acier de 10 cm à 20 cm d'épaisseur) en coil (bobine
de métal enroulée à chaud) ayant une épaisseur de 2 cm maximum.

* laminoir vertical (edger) pour la mise à largeur des produits (souvent


couplé à un laminoir dégrossisseur)

21/02/2015 24
Principales phases du laminage à
chaud

21/02/2015 25
Laminage des produits longs
Les blooms ou billettes issues de la coulée en lingots ou de la coulée continue
sont transformés en poutrelles, profilés, rails, barres ou fils.

21/02/2015 26
27
Classification des produits sidérurgiques

 Les produits en acier peuvent être classés en 2 grandes


catégories :

- Les produits longs qui sont obtenus par laminage à


chaud, étirage ou tréfilage (poutrelles, palplanches,
câbles, fils, ronds à béton...)

- les produits plats qui subissent en général un laminage


à froid supplémentaire, à l’exception des tôles de forte
épaisseur (tôles, bardages, profils minces, profils
creux...) .

28
Les produits longs

• Les laminés marchands: on distingue :


a) les ronds pleins,
b) les carrés pleins,
c) les hexagones pleins,
d) les plats,
e) les cornières (L) à ailes égales,
f) les cornières (L) à ailes inégales,
g) Les fers en T,
h) les petits U
… 29
Fers marchands

21/02/2015 30
31
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33
34
35
• Les poutrelles laminées: elles peuvent avoir différentes
sections, en I, en U, ou en H. Les longueurs maximales
varient de 18 à 33 m suivant le profilé.
 Les poutrelles en I sont de deux sortes :
– IPN : poutrelles en I normales. Les ailes sont
d’épaisseur variable, ce qui entraîne des petites
difficultés pour les attaches ;
– IPE : poutrelles en I européennes. Les ailes
présentent des bords parallèles, les extrémités sont à
angles vifs (seuls les angles rentrants sont arrondis).
Les IPE sont un peu plus onéreux, mais plus
commodes et sont d’usage courant.

IPN IPE

36
Profilés en I; H
semelle

âme

Profils H E/A/B/M
•Ailes larges
•Bonne résisatnce au flambement dans les 2 directions
•Dimensions possibles: 100-600 mm
•Utilisation type: poteaux

Profils IPE/IPN
•Ailes étroites, plus épaisse que l’âme
•Hauteur: jusqu’à 300mm
•Flexible dans la dir yy
•Utilisation type: poutre
•Pour la même hauteur qu’un H: masse divisée par 2
21/02/2015 37
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39
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21/02/2015 41
42
Profilés en U UAP/UPN
•Profil monosymétrique
•Utilisation type: poutre de rive
•Ailes plus étroites que l’âme
•Pour la même hauteur qu’un H:
masse sup. de 10%
•Dimensions: 100-250mm

Produits dérivés:
•PRS: poutrelles
reconstituées soudées I ou
Produits plats H, de grandes hauteurs,
une ou plusieurs nuances
•Poutrelles alvéolaires:
ouvertures ménagées dans
l’âme de la poutre.

21/02/2015 43
 Les poutrelles en U souvent utilisées comme
éléments secondaires. On distingue:
– UPN : les faces internes des ailes sont inclinées;
– UAP : l’épaisseur des ailes est constante;
– UPE : l’épaisseur des ailes est constante.

44
45
46
 Les poutrelles en HE se décomposent en trois séries
suivant l’épaisseur relative de leur âme et de leurs
ailes :
– HEA; HEA HEB

– HEB;
– HEM.

Il existe aussi des poutrelles


HL (à très larges ailes), HD
(poutrelles-colonnes) et HP
(poutrelles-pieux).

HEM
47
48
49
50
• Les demi poutrelles : Le découpage des poutrelles I et H
suivant l’axe longitudinal a de multiples utilisations :
sections T, membrures de poutres...

• Les poutrelles dissymétriques : Ce sont des poutres


reconstituées composées soit d’un T et d’une large semelle
inférieure soudée (dénommées IFB, pour Integrated Floor
Beam), soit formées d’un H dont la semelle inférieure a été
élargie par adjonction d’un plat (dénommée SFB, pour Slim
Floor Beam). Grâce à leur aile inférieure élargie, elles sont
particulièrement adaptées pour la pose de planchers
préfabriqués, de coffrages en acier permettant d’incorporer
la dalle dans la hauteur de la poutrelle, soit encore pour la
pose de dalles alvéolaires en béton précontraint. 51
Les produits plats

• Les tôles et les larges plats :

 Les tôles sont fabriquées sous forme de bobines.


 Elles sont livrées en largeurs standards ou à la
demande, mais les largeurs sont en général limitées à
1800 mm.
 L’épaisseur ne dépasse pas 16 à 20 mm pour les tôles
laminées à chaud et 3 mm pour les tôles laminées à
froid.
 Celles-ci peuvent être mises en forme par profilage,
pliage ou emboutissage.

52
• Les tôles nervurées :
 Ce sont des tôles minces que l’on nervure par profilage à
froid à l’aide d’une machine à galets. Les tôles nervurées
sont issues de bobines galvanisées et souvent
prélaquées.
 Les applications concernent les produits d’enveloppe
(bardage), de couverture (bac, support d’étanchéité) et
de plancher (bac pour plancher collaborant ou à coffrage
perdu), ainsi que les panneaux sandwich incorporant des
matériaux isolants.

53
• Les profils creux : Les tubes de construction sont appelés
«profils creux». Ils sont fabriqués en continu à partir de
tôles minces ou moyennes repliées dans le sens de leur
longueur.

54
• Les plaques : On parle de plaques lorsque l’épaisseur
dépasse 20 mm. On peut obtenir des plaques jusqu’à 400
mm d’épaisseur et 5 200 mm de largeur. Les plaques sont
principalement utilisées pour les ouvrages d’art. Leur
assemblage par soudure peut être complexe. Il existe aussi
des plaques à épaisseur variable pour les ouvrages d’art.

• Les profils minces : Les tôles minces galvanisées


(d’épaisseur inférieure à 5 mm) peuvent être profilées à
froid pour réaliser des profils minces. De sections très
diverses, les profils minces sont utilisés en serrurerie, en
menuiserie métallique et en ossatures légères : pannes de
charpente, ossatures de murs ou de cloisons, de faux
plafond...

55
Autres produits

• Les palplanches,

• les câbles,

• les pièces moulées : Il s’agit de pièces aux formes


complexes qui sont difficilement réalisables par soudure et
que l’on coule dans des moules réfractaires. Leur utilisation
ne se justifie que par un effet de série ou par leur taille,
comme des noeuds d’assemblage répétitifs.

• etc. …

56
Limite d’élasticité et de résistance à la traction pour les aciers
de construction laminés à chaud:

Norme et Epaisseur nominale t de l’élément (mm)


nuance
d’acier t40mm 40mm t 80mm
EN 10025-2
fy(N/mm2) fu(N/mm2) fy(N/mm2) fu(N/mm2)

S235 235 360 215 360

S275 275 430 255 410

S355 355 510 335 470

S450 440 550 410 550

21/02/2015 57
Conventions EC3: axes et dimensions

21/02/2015 58
Principales caractéristiques des
aciers de construction

Poids volumique  = 78,5 kN/m3


Module d’élasticité longitudinale E = 2,1  105 MPa
Coefficient de Poisson  = 0,3
Module d’élasticité transversale G = E / 2(1 + ) =
0,8  105 MPa
Contrainte limite élastique de cisaillement e = 0,58 fy
pur (critère de Von Mises)
Coefficient de dilatation thermique  = 12  10-6 °C-1
(pour T < 100°C)
Température de fusion  1500 °C
59
21/02/2015 60
Diagrammes contrainte-déformation des aciers de nuances
S 235 et S 355

S 355
S 235

61
Comportement mécanique de l’acier

Diagramme contrainte-déformation
Essai de traction

module d’élasticité
longitudinal

Limite d’élasticité Contrainte de rupture

y : allongement élastique
u : allongement à la rupture
r - u : allongement de striction 62
 Ce diagramme contrainte-déformation se décompose en 4
phases :

• Phase 1 - domaine élastique : obéissant à la loi de Hooke


 = E.

• Phase 2 - palier d’écoulement plastique : traduisant un


allongement sous charge constante

• Phase 3 – domaine d’écrouissage : correspondant à une


nouvelle augmentation de la sollicitation avec l’allongement

• Phase 4 – domaine de striction : correspondant à une


réduction localisée de la section de l’éprouvette

63
 En construction métallique, les pièces et les éléments des
ossatures sont conçus et calculés pour rester la plupart du
temps dans le domaine élastique.

 Le palier d’écoulement plastique représente une réserve de


sécurité. Il traduit la ductilité de l’acier (elle permet une bonne
tenue aux séismes).

 L’acier a un comportement élastoplastique.

64
65
21/02/2015 66
Analyse en plasticité (exigences de ductilité)
 Il est exigé une ductilité minimale qu'il convient d'exprimer
en termes de limites (utilisation de l’analyse en plasticité dans
l’analyse globale des structures ou de leurs éléments). Les
aciers doivent satisfaire les conditions suivantes :
— le rapport de la résistance à la traction minimale spécifiée fu à
la limite d'élasticité minimale spécifiée fy : fu/fy  1,2;
— l'allongement à la rupture sur une longueur calibrée de 5,65
(A0)1/2 (où A0 est l'aire de section transversale originale) n’est pas
inférieur à 15% ;
— le diagramme contrainte-déformation montre que la
déformation ultime u correspondant à la résistance à la traction fu
représente au moins 20 fois la déformation élastique y
correspondant à la limité d’élasticité fy.
 Les nuances d’acier S 235, S 275 et S 355 satisfont ces
conditions. 67
Les règles et normes de conception et de
calcul appliquées à l’étude des projets de
construction en acier

Règles CM66
Les Eurocodes structuraux
+
Leur additifs de 1980 concernant les structures métalliques

- EC 0 : qui définit les bases de calcul des structures


- EC 1 : qui définit les exigences en matière de sécurité, d’aptitude au
service et de durabilité des structures ainsi que les actions qui les sollicitent
- EC 3 : qui porte sur la conception et le calcul des bâtiments et des
ouvrages de génie civil en acier
- EC 4 : qui porte sur la conception et le calcul d’ouvrages mixtes acier-
béton
- EC 8 : qui définit les exigences de tenue au séisme des bâtiments et
ouvrages 68
L’Eurocode 3 est subdivisé en différentes parties :

- EN 1993-1 Règles générales et règles pour les bâtiments ;

- EN 1993-2 Ponts métalliques ;

- EN 1993-3 Pylônes, mâts et cheminées ;

- EN 1993-4 Silos, réservoirs et canalisations ;

- EN 1993-5 Pieux et palplanches ;

- EN 1993-6 Chemin de roulement.


69
Sécurité des structures

Une définition de la sécurité : l’absence du risque.


- Un ouvrage en acier doit être conçu et calculé de manière
à présenter une sécurité liée à l’existence et à l’utilisation de
cette construction.

- En général les risques sont :


* la ruine de l’ouvrage ou de l’un de ses éléments,
* un comportement anormal susceptible d’affecter la
durabilité, l’aspect ou l’utilisation de cet ouvrage.

70
- En réalité la notion de sécurité reste liée aux diverses
causes d’incertitudes qui peuvent exister, qui sont liées au
grand nombre d’imprécisions, d’imperfections et d’erreurs
pouvant affecter :
* la conception d’une structure,
* la fabrication des éléments,
* la transformation des pièces,
* le montage sur site,
* l’exploitation par le maître d’ouvrage,
* . . . . . etc.

71
- L’idée de base du probabilisme est de limiter la probabilité
d’atteindre des états indésirables de la structure en acier à
une valeur acceptable en tenant compte du caractère
aléatoire des paramètres dans le calcul.

En réalité, les lois de probabilité des différentes


variables ne sont pas toujours connues

Semi-
probabilisme

Méthode dite aux états limites 72


Les états-limites

• État-limite : État particulier au delà duquel


(dépassement dans le sens défavorable) la structure (ou l’un de ses
éléments) n’assure plus les fonctions pour lesquelles
elle est conçue.

On distingue deux catégories d’états-limites :

- les états-limites ultimes (E.L.U.)


et
- les états limites de service (E.L.S.)
73
• États-limites ultimes (E.L.U.) : Il y a ruine de l’ouvrage au
delà de ces états → Sécurité des biens et des personnes.
Un ELU est atteint lorsque l’on constate :
- une perte d’équilibre,
- une instabilité de forme,
- une rupture d’élément,
- une déformation plastique exagérée
- etc.

• États-limites de service (E.L.S.) : Ils correspondent à des


critères dont le non respect ne permet pas à l’élément d’être
exploité dans des conditions satisfaisantes, ou compromet sa
durabilité. (limitation des flèches, de la fissuration du béton …)
74
Les actions agissant sur une structure

 Une action désigne une charge appliquée à la structure ou


une déformation imposée.
 La valeur de calcul d’une action est obtenue en faisant le
produit d’une valeur représentative de base (caractéristique)
de l’action par un coefficient partiel de sécurité.
 Les actions peuvent être subdivisées en 3 catégories:
• Les actions permanentes (G) :
 poids propres,
 action de la précontrainte,
 déplacement différentiel des appuis,
 déformation imposée à la construction.
75
• Les actions variables (Q) :
 charges d’exploitation,
 action du vent,
 action de la neige,
 action des gradients thermiques,
 charges en cours de construction.

• Les actions accidentelles (A) :


 chocs,
 incendie,
 séisme,
 explosions.

76
Les combinaisons d’actions
• A l’ELU : = 1,35 action permanente défavorable
= 1,0 action permanente favorable
 Combinaisons d’actions fondamentales :

j g.j Gj + q.1 Q1 + i>1 q.i 0.i Qi

= 1,5

- Pour les bâtiments, ces combinaisons peuvent être


remplacées par la plus contraignante des combinaisons
simplifiées suivantes :
j g.j Gj + q.1 Q1
j g.j Gj + 0,9 i>0 q.i Qi 77
 Combinaisons d’actions accidentelles :
j Gj + A + 1.1 Q1 + i>1 2.i Qi

Charge d’exploitation Vent Neige Température


0 0,87 0,67 0,87 0,53
1 1,00 0,20 0,30 0,50
2 1,00 0,00 0,10 0,00

• A l’ELS :
 Combinaisons rares:

j Gj + Q1 + i>1 0.i Qi

78
- Pour les bâtiments, ces combinaisons peuvent être
remplacées par la plus contraignante des combinaisons
simplifiées suivantes :
j Gj + Q1
j Gj + 0,9 i>0 Qi

 Combinaisons fréquentes:

j Gj + 1.1 Q1 + i>1 2.i Qi

 Combinaisons quasi permanentes:

j Gj + i>0 2.i Qi

79
Etat limite de service

 Les conditions suivantes doivent être considérées :


 - Des déflexions excessives
 - Des vibrations excessives

 Les deux conditions sont associées à la rigidité plutôt qu’à


la résistance.

 Pour la plupart des constructions, contrôler les déflexions


limitera les vibrations.

21/02/2015 80
21/02/2015 81
Valeurs limites des déformations

Type de structure Valeur limite


toitures en général f < l/200
planchers en général f < l/250
planchers supportant des poteaux f < l/400
poteaux de portiques en général  < l/300

poteaux de portiques avec pont  < l/500


roulant

82

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