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Université SALAH BOUBNINDER

Constantine3
Faculté D’architecture et d’Urbanisme
Département de management de projets
1er année C.O.P
Matière : théorie de planification (T. P)/Année : 2023/2024

(Chapitre n°2)
Enseignant : GHEDJATI Zakaria

ETABLISSEMENT D’UN PLANNING GENERAL T.C.E

1. Notion préalables :
1- 1-Distinction entre travaux de structure, d’équipement et de
finitions ou phases de travaux :
a. Les travaux de structure : concernent :
- Les éléments porteurs
- Les gros oeuvres
- Certaines autres interventions d’autres corps de métiers liés au déclenchement de certaines opérations
du gros œuvre .On peut citer travaux tel que :
- Les travaux de maçonneries : murs ou ossatures…
- La charpente métallique ou en bois
- Les menuiseries extérieures
- Les travaux de couverture traditionnelle ou la toiture-terrasse
b. Les travaux d’équipement :
peuvent d’être à l’extérieur ou à l’intérieur de la
construction ; on peut citer :
- Les travaux de chauffage, d’électricité et de plomberie
- Les distributions en maçonnerie-plâtrerie ; cloisons
- Les ascenseurs
- Les travaux de carrelage et de faïence
- La menuiserie : portes, fenêtres …
- Les travaux de peinture
c. Les finitions : c’est la dernière phase des travaux, elle s’intéresse à par
exemple :
- La pose d’accessoires divers, de petits appareillages…
- L’exécution de différents raccords
- Le nettoyage

1-2- Distinction entre travaux de commandement et travaux d’accompagnement :


a. Les travaux de commandement :
Ce sont les interventions qui font progresser l’ouvrage et qui assurent l’enchainement technique des
opérations. Ces travaux constituent une suitelogique d’activités continues, liées intimement les unes
aux autres. Ils intéressentun ou plusieurs corps d’état et se classent aussi bien dans les travaux de
structure que dans les travaux d’équipement.
Exemple :
- Dans le cas de chauffage et d’électricité incorporés dans la dalle pleine, il faut
que les « serpentins » soient placés avant le coulage du béton. Il s’agit de
travaux indispensables à l’avancement des autres corps d’état, de travaux du chemin critique.
b. Les travaux d’accompagnement :
Ce sont les taches qui peuvent se dérouler en parallèle avec les taches de commandement et sans gêner
le cheminement des activités. Ces opération sont relativement indépendantes à la fois dans le temps et
dans l’espace, de la chaine continue des travaux principaux.
Exemple :
- Les cloisonnements de distribution
- Les enduits
- La pose des canalisations d’évacuation
- Les raccords, la tuyauterie
En général, on détache ces travaux de la chaine primordiale pour pouvoir absorber des excédents
momentanés de main-d’oeuvre libérée par les taches de commandement mais également pour
permettre des attentes sans nuire au déroulement du planning du chantier. Cela donne une souplesse
au planning.
1-3- Etapes et unités d’exécution du gros-oeuvre :
a. Les étapes :
Le gros oeuvre comporte généralement quatre étapes d’exécution, qui sont étudiéesséparément au
point de vu ordonnancement, s’enchaînent dans un ordre précis et sont sensibles au point de vu prix
de revient ; on distingue :
- Etape 1 : l’infrastructure : les ouvrages exécutés au-dessous du niveau du sol naturel –
-Etape 2 : le rez-de-chaussée : sa conception et sa distribution diffèrent presque toujours de celle des
étages courants, d’où la nécessité d’une étude particulière, d’autant plus que très souvent ce dernier se
transforme en locaux commerciaux.
- Etape 3 : les étages courants : dans cette étape le travail devient répétitif et donc il est nécessaire de
décider du cycle des suites d’opérations afin de gagner du temps.
- Etape 4 : les finitions du gros oeuvre : ce sont les taches exécutées par des compagnons qualifiés
ayant pour mission de corriger les imperfections du gros oeuvre, de réaliser les chapes, les abords…
ces travaux ne doivent pas trainer dans le temps pour ne pas dépasser le budget du chantier.
b. Unités d’exécution :
Il s’agit de décomposer une construction en tranches identiques, par exemple ; un bâtiment long de
60m et comportant 4 cages d’escaliers ; chaque bloc desservi par une cage d’escalier constituera une
tranche.
A l’intérieur de chaque tranche nous allons créer un certain volume de travaux constitué par un
ensemble de taches, par une chaine d’opération : ce sera l’unité de travail dont le temps d’exécution
deviendra un cycle répétitif, le délai de répétition du secteur considéré « une cadence ».
Ainsi par exemple ; un secteur de trois logement situés sur un même niveau de part et d’autre de la
cage d’escalier à réaliser tous les 6jr.
Cette unité d’exécution ou cellule sera le fil conducteur de toutes les interventions.
Notons qu’on doit rechercher le découpage de chacune des étapes d’exécution signalées au paragraphe
précèdent.

1-4- La notion de cadence :


C’est la durée de réalisation de la parcelle unitaire choisie. La cadence est liée à l’unité d’exécution
choisie, à la fraction de l’ouvrage retenue comme base du cycle répétitif, compte tenu du délai global
contractuel. Cette dernière nécessitera une allocation optimale des ressources, de moyens en main-
d’oeuvre, en matériel et également en financement si on veut maintenir une bonne cadence.

2. Difficultés à vaincre :
Pour l’élaboration d’un planning général définitif il y a quelques difficultés à vaincre, on cite :
a. Les difficultés provenant du client :
- Ce sont les contraintes imposées par le contrat, par le cahier de charges, par l’ensemble des prévisions
du dossier d’architecte.
- Conception du projet
- Quantité et volume des travaux
- Nature des travaux
- La forme même du bâtiment qui influencera le degré d’imbrication des phases de travaux
Ce sont les données initiales du problème d’ordonnancement et des contraintes impératives en général
b. Les difficultés provenant du site ou de la région :
Selon les lieux où se déroulent les travaux, certains critères importants seront à prendre en
considération ; citions :
- Pour les chantiers urbains : le manque de place disponibles, des voies d’accès à circulation très
dense …
- Une population ouvrière hétéroclite dont on connait mal le rendement
- Des conditions climatiques telles, que le nombre de jours d’intempéries sera élevé
L’incidence de ces facteurs est difficile à évaluer et il sera nécessaire de prévoir des marges de temps
de sécurité
c. Les difficultés provenant de l’entreprise de réalisation :
Le travail préparatoire avant l’adjudication a été trop superficiel, et l’entreprise a préjugé de ses
moyens : allocation possible de ressources disponibles au moment de l’ouverture du chantier s’avère
insuffisante et alors il faudra prévoir l’acquisition de matériel et la mise au point de modes opératoires
plus efficaces.

3- Règles générales de la conception d’un planning


général T.C.E. :
- Assurer la continuité d’intervention des équipes de base, sur l’unité d’exécution
- Equilibrer et pondérer les effectifs des différentes équipes de tous les corps d’état qui agissent
successivement sur une mémé aire de travail
- Ne prévoir qu’un seul corps d’état par lieu de travail
- Recherche le meilleur engagement pratique du matériel-outil
- Inclure dans l’ordonnancement une marge de sécurité ou de neutralisation pour faire face aux aléas
générateurs de retards dans l’exécution
4- Processus d’élaboration du planning :
1. Il s’agit à cet effet de récapituler les données et les contraintes imposées par le client
- Délais de réalisation
- Volume des travaux
- Particularité des travaux
- Le site des travaux
2. Travail d’information :
Cela consiste à faire l’inventaire des ressources et des moyens dont on dispose. Il sera adressé à chaque
entreprise contractante, y compris celle du gros-oeuvre, un questionnaire comportant les points
suivants et pouvant se présenter sous forme de tableau de synthèse :
- La désignation précise de chaque intervention
- L’indication de la fraction d’ouvrage qu’il serait souhaitable de retenir comme unité d’exécution, afin
de pouvoir fixer la cadence de travail de l’équipe affectée à l’activité concernée
- La composition de l’équipe prévue et la durée de son intervention
- Le matériel qui sera employé
- Le rand de chaque tache et le mode préférentiel d’intervention, verticalement ou horizontalement.
Cette indication est très importante car elle situera chaque activité sur le programme d’échelonnement
des travaux
- Les besoins particuliers ; ils doivent entre signalés en détail afin de pouvoir les solutionner avant
l’ouverture du chantier : on cite :
emplacement souhaités
rvention
planchers avec indication
des cotes précises
souhaite obtenir de
l’entreprise de gros-œuvre

- Inclure dans l’ordonnancement une marge de sécurité ou de neutralisation pour faire face aux aléas
générateurs de retards dans l’exécution
3. Premier travail d’approche et d’optimisation :
Le coordonnateur connait maintenant parfaitement :
- Les contraintes imposées par le client
- La définition exacte des diverses interventions, bien délimitées de chaque corps d’état
- Les allocations de ressources que chaque entreprise peut affecter au chantier ou contraintes de
moyens
Etape 1 : la mise au point de l’ordre de succession des diverses taches : en utilisant n’importe quelle
forme de graphique (barres horizontales ; lignes obliques, rectangle ou flèches) que ça soit zone par
zone ou secteur par secteur. On obtient ainsi une première image de l’échelonnement des taches. Cette
image sera enrichie en y transcrivant les informations fournies par les tableaux récapitulant les
possibilités techniques de chaque entreprise, renseignements relatifs à la durée de l’intervention, au
nombre d’hommes et au matériel engagés
Etape 2 : ordonnancement dans le temps et dans l’espace : c’est la tâche la plus délicate du
coordonnateur, on procède comme suit :
a. Découpage du délai contractuel en tranches de temps affectées aux phases de travaux de
commandement TCE. Exemple : à l’intérieur d’un délai de 12 mois pour 40 logements l’examen du
temps d’exécution fournis par le gros oeuvre, implique l’affectation de 6 mois de délai pour la
réalisation du terrassement et des travaux de structure ; il reste donc 6 mois pour les travaux
d’équipement et de finitions.
b. Le découpage du délai affecté aux structures en cycles d’exécution : à cet effet on arrête l’unité
de travail, la cadence d’intervention des équipes du gros-oeuvre.
Exemple : 3 logements tous les 8 jours ouvrables. Cette décision concerne les étages courants, et
permettra à l’entreprise de déterminer les équipes, en nombre et qualité ; mais il faut également
procéder de la même pour les travaux de terrassement et d’infrastructure.
Une fois les taches du gros-oeuvre positionnées dans le temps sur le graphique, il suffit de placer une
à une, et dans leur ordre logique les taches des autres corps d’état en les faisant chevaucher si possible,
compte tenu de la cadence du gros oeuvre, des sujétions de matériel et du lieu de ‘intervention.
L’échelle des temps sera naturellement respectée pour positionner ces taches
c. Réunion d’optimisation de tous les corps d’état : pour appliquer les plannings, certaines
entreprises devront par exemple :
- Modifier leurs allocations de ressources, leurs moyens d’intervention (personnel, outillage, durée…)
- Décaler ou avancer le déclenchement de certaines tâches.
Le coordonnateur va donc soumettre son graphique et ses conclusions aux diverscorps d’état, c’est
l’objet de la réunion optimisation des interventions.
Le planning sera définitivement arrêté après vérification de :
- La charge des engins
- L’équilibre des équipes
- La continuité du travail des équipes de bas
- Du non télescopage d’équipes sur une même aire de travail

Référence :
- Slimani Rachid, La théorie de la planification, Polycopie destiné aux étudiants de la 1ere

année COP ; FAU, université de Constantine 3

- Cours T.P 1 ère année COP, enseignante Dr BOUHABILA Rachida, Univ Constantine3.

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