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Introduction à l'économie pour géographes

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Université de Tunis

Faculté des Sciences Humaines & Sociales

Initiation à l’Economie
pour les géographes

Amor BELHEDI

2010
SOMMAIRE

Introduction

Les biens et les besoins économiques


L’offre, la demande et le prix
Le circuit économique
La production
Les Revenus
La dépense
Les agrégats économiques
Eléments de comptablilité nationale
Le revenu national d’équilibre
Bilans et Comptes
Annexes
INTRODUCTION
La science économique : Objet, définition et préoccupations

En 1615 Antoine De Monchrestien a publié son traité d’Economie politique où il


donnait des conseils au Roi de France sur la façon de s’enrichir. Depuis, de nombreux travaux
comme ceux de Jean Baptiste Say ou Adam Smith1 ont contribué à asseoir l’économie comme
une discipline à part.
L’origine du mot remonte à Aristote, c’est la science de la gestion de la maison, elle
composée de Eco (la maison) – Nomos (loi) : science de la gestion de la maison :

I- L’objet et la définition
L’objet de la science économique est constitué par les faits et les actes économiques.
C’est la science, ou l’étude, de l’affectation des ressources rares et limitées à usage alternatif à
la satisfaction des besoins sociaux divers et multiples2.

Selon Robbins « une science qui étudie le comportement humain comme relation entre
les objectifs et les moyens rares susceptibles d’usages alternatifs ».

On peut définir la science économique de différentes manières selon l’optique


envisagée :
1- L’étude de la formation et de la distribution des richesses. Les pères fondateurs de
l’économie ont centré leurs travaux sur cette problématique.
2- La formation des prix
3- L’étude des activités économiques
4- L’étude des ressources économiques
5- L’étude de la production, de la distribution et de la consommation
6- L’étude des échanges….

En fait, la science économique s’intéresse à tous ces aspects à la fois et aucune


définition ne prend en compte l’ensemble des dimensions citées ci-dessus. Elle étude à la fois
la production des richesses, leur distribution, la formation des prix, les échanges…

On peut définir la science économique comme « la science qui étude l’affectation des
ressources rares et à usages alternatifs à des besoins sociaux (individuels et collectifs)

1
Jean Baptiste Say Publie en 1803 le traité d’économie politique : “ exposition de la manière dont se forment,
se distribuent et se consomment les richesses” . Adam Smilh a écrit son livre en 1776 sur “ la richesse des
nations” .
2
D’autres définitions existent comme ’étude des richesses, l’analyse la vie quotidienne, l’étude des activités de
production, l’échange et la consommation…
multiples et variés à la fois ».

II- Les conditions


L’économie suppose trois conditions au moins : la matérialité, l’échangeabilité et la
rareté
1 - La matérialité : est économique tout ce qui concerne l’acquisition, la possession et
l’usage des divers éléments matériels. Etymologiquement le terme économie veut dire “ordre
de la maison”, “description de l’activité matérielle”.
C’est le concept de matérialité beaucoup plus que celui de matière. Un avocat ou un
professeur sont immatériels mais sont payés et de là ils offrent des services échangeables
qu’on peut acheter. Pigou parle même d’économie du bien être “economics of welfare”.

2- L’échangeabilité : C’est la condition sine quoi non de l’économie : Il y a économie


lorsqu’il y a échange d’où la nécessité d’une vie sociale collective où l’échange n’est pas
seulement possible mais nécessaire. Il s’agit de donner ce qu’on a pour avoir ce qu’on n’a pas
ou ce qu’on ne peut pas produire dans la mesure où on ne peut tout faire.

3- La rareté : La rareté gouverne les hommes et les choses et nous vivons dans un monde de
rareté. Est économique tout ce qui est régi par la rareté, tout ce qui est rare. L’économie a
pour objet la rareté et sa gestion.

III- Quelques concepts de base

* L’économie politique : L’économie politique est la science des choix (F


Perroux), « c’est la science qui étudie le comportement humain en tant que relation entre les
fins et les moyens rares à usage alternatif » (Robins).

* L’analyse économique : C’est l’ensemble des méthodes et des outils dont le but est
de définir les liens, les rapports ou d’établir des lois qui entre les différents faits et variables.

* La politique économique : C’est la stratégie adaptée pour atteindre des objectifs


données à partir d’un schéma Analyse-Référence-Stratégie (ARS). Il s’agit d’analyser
la situation et d’établir un diagnostic (Analyse) permettant de fixer les objectifs à
atteindre (référence) et de définir les modalités, les moyens et les mesures à mettre en
œuvre pour atteindre ces buts..

IV- Les branches de l’économie

On peut distinguer plusieurs branches dans l’économie et on a autant d’économies que


de domaines ou de champs mais on peut se limiter à six grandes branches :
1- La macro-économie : Elle étudie les grands ensembles, les agrégats au niveau d’un
ensemble donné comme le chômage, la monnaie, l’emploi, le PIB ou les prix…
2- La micro-économie : Elle étudie le comportement des agents et se situe à l’échelle
de l’unité ou d’un agent comme les ménage, l’entreprise ou l’Etat…
3- L’économétrie : C’est l’ensemble des méthodes et des outils quantitatifs qui
servent à saisir, mesurer et quantifier les liens et les relations entre les variables et les faits…
C’est la science de la mesure…
4- L’économie du développement : C’est l’ensemble des théories, modèles,
processus et mécanismes du développement économique.
5- La planification : C’est la dimension opérationnelle de l’économie dont le but est
de planifier l’économie d’une région, une ville ou d’un pays.
6- L’économie spatiale : C’est la branche qui étudie l’espace en tant que bien
économique, rare et ses effets sur la localisation ou l’interaction.

Le problème économique réside donc dans la rareté des ressources d’un côté,
l’infinitude et la diversité des besoins de l’autre. C’est un problème de rareté et d’affectation.
La question centrale est produire, acquérir, consommer. Il s’agit de répondre aux questions
suivantes :
1 - Que produire, consommer, acquérir ?
2 - Combien produire… ?
3 - Comment produire…?
4 – Pour qui ? C’est un problème de distribution des richesses, des ressources ou des
résultats.
Chapitre Premier
BESOINS ET BIENS ECONOMIQUES

L’activité économique s’articule autour des échanges dont les fondements sont les
besoins et les biens économiques dans la mesure où toute l’économie productive des biens
matériels ou immatériels a pour finalité de satisfaire les besoins exprimés ou potentiels, voire
même à susciter.

I - BESOINS ECONOMIQUES

1.1 - Définition
Le besoin économique est le désir d’un moyen connu considéré comme capable de lui
apporter un avantage l’incitant de ce fait à agir en vue de se le procurer “G. Dehave”.

On peut distinguer trois aspects dans le besoin :


- l’affectivité : la conscience du désir est nécessaire pour qu’il y ait besoin. Il y a besoin dès
qu’il y a désir, frustration ou manque de quelque chose.
- la représentativité : C’est la connaissance du moyen pour le satisfaire. La présence
d’un bien ou d’un produit peut susciter la sensation du besoin. Le fait de voir la pub d’une
Coka en été et lorsqu’il fait chaud donne souvent le désir de boire quelque chose de frais ?.
- la volonté : C’est l’impulsion à l’action permettant de le satisfaire. Il ne suffit pas de
sentir le besoin ou de se représenter le produit correspondant. Il faut aussi la volonté de
satisfaire ce désir et de prendre les dispositions nécessaires pour le faire.

Le besoin varie selon le sujet, le lieu et le moment. Cette variabilité pose le problème
de satisfaction de ces besoins dans le temps et dans l’espace. L’individu a des besoins
variables selon les moments, l’âge, les saisons, le statut, le milieu, la profession, le sexe…
C’est le problème de l’affectation des biens et des ressources et l’établissement des priorités
qui se trouve posé.

1.2 - La théorie des besoins économiques


La théorie des besoins économiques s’appuie sur une hypothèse de base et des
principes fondateurs.

a - L’hypothèse de base
L’homme agit toujours de manière à obtenir le maximum de plaisir avec le minimum
de peine. C’est le principe hédonistique ou la loi de la parcimonie. C’est la loi du moindre
effort qui fait que le comportement humain est tel qu’il minimise l’effort fourni ou à fournir et
qu’il maximise l’utilité ou la satisfaction procuré.
C = ƒ(min Effort, Max Utilité)
b - Les fondements
On peut distinguer trois principes fondateurs de la théorie des besoins économiques :
1- les besoins sont évaluables en plaisir et en peine.
2- les besoins sont divisibles. On peut satisfaire une partie plus ou moins grande de ces
besoins selon les ressources disponibles ou les moyens.
3- les besoins sont quantifiables et d là mesurables.

c - La théorie
C’est Herman Henrich Gassin (1854) qui énonçait les deux lois qui fondent cette
théorie : la loi de répétition et la loi de satiété.
* Loi de répétition : lorsqu’un plaisir se répète successivement, le degré
d’intensité du plaisir et sa durée diminue à chaque répétition. C’est la loi de l’intensité de
croissante des besoins.

* Loi de stabilité : Tout besoin décroît à mesure qu’il reçoit satisfaction jusqu’au
moment où il atteint une certaine saturation : il atteint ainsi la satiété et s’éteint.
C’est la loi de saturation, c’est la loi de prolongation lorsqu’un plaisir se prolonge
sans interruption, l’intensité décroît et s’annule après avoir été élevée au début.

Exemple : Différentes doses d’eau et degré de satisfaction

Dose 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
Degré
4 5 6 5 4 2 1,5 1 0,75 0 -1
Intensité

Satisfaction Satiété Dégoût


Maximale

Utilité
Satisfaction maximale
5

4
3

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Quantité x
Satiété Dégoût
e - Unité et utilité marginales

La quantité ou dose marginale : La quantité ou la dose marginale est la dernière


dose additionnelle disponible.
L’intensité marginale : C’est l’intensité procurée par la dose ou la quantité
marginale

II - BIENS ECONOMIQUES

2..1 - La notion de bien :

Le bien est une produit, un service ou un acte qui satisfait un besoin ou une partie du
besoin. « Une chose constitue un bien lorsqu’elle est disponible pour cet usage, Carl Menger.

Cela suppose trois conditions :


- L’existence d’un besoin. Il n’y a pas de bien sans besoin dans la mesure ou toute la
production est destinée exclusivement à satisfaire des besoins si immatériels soient-ils.
- La disponibilité du bien ou du service. Pour être un bien, il faut qu’il soit disponible
même en petite quantité.
- La rareté et la limitation de la quantité. Pour constituer un bien, la rareté est une
condition nécessaire, un produit disponible en grandes quantités ne peut constituer un bien
dans la mesure où il ne peut être échangé, ni vendu, ni même donné.

Sans besoin, il n’y a pas de bien. C’est la rareté qui fait l’utilité. L’utilité exprime une
relation subjective variable selon les sujets ou objective qui peut être mesurée.

2.2 - Classification des biens :

On peut classer les biens selon différents critères mais on peut se limiter à quelques critères
essentiels comme la nature, l’emploi, la durabilité, la complémentarité ou la substituabilité :

Critères de classification des biens

Nature Biens matériels Biens immatériels (services)


Emploi Biens de consommation Biens de production

Durabilité Biens durables Biens non durables : utilisés


une seule fois : combustible
Complémentarité : L’un va avec l’autre : encre et stylo, sucre et café.
Substituabilité : L’un ou l’autre : thé et café, vin et bierre…
Chapitre 2
L’OFFRE ET LA DEMANDE

L’offre et la demande constituent des paramètres centraux dans l’analyse économique


quelque soit le système économique et en particulier dans l’économie de marché où la loi
du marché assure la régulation nécessaire.

1 - La demande

La demande est ce besoin exprimé et solvable, c’est à dire susceptible d’être satisfait.
Il faut signaler aussi la demande latente ou potentielle, celle qui n’arrive pas à s’exprimer
matériellement ou ne peut pas être réalisée immédiatement. C’est le cas par exemple d’une
demande sur un produit qui se trouve inhibée par le revenu de la population ou une certaine
catégorie de cette population.

Il existe une relation inverse entre la quantité à acheter ou la demande et le prix d’un
produit donné. A mesure que le prix s’élève la quantité achetée baisse et vice vera.

Exemple : la relation entre le prix (en millimes) et la quantité achetée d’un produit
donné/semaine (en kg).

Prix Quantité
Prix
1000 1
500 3
400 4
300 5
200 6
100 7
50 10 Quantité
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

A un prix de 1000 millimes le kg, le ménage ne peut acheter en moyenne qu’un kg, au
fur et à mesure que le prix baisse le ménage demande une quantité de plus en plus élevée : à
50 Mm on acquiert 10 kg…

La baisse de la demande ou sa hausse implique un transfert de la courbe vers le bas ou


le haut.

P D2 D1 P D1 D2

Q1 Q2 Q Q1 Q2 Q

Baisse de la demande Baisse de la demande

La variation de la demande peut avoir plusieurs origines. On peut citer comme origine,

la baisse ou la hausse des prix, la modification des goûts et des moeurs, le revenu des

ménages, le milieu, la taille de la ville, les périodes, les autres prix notamment des biens

substituables ou complémentaires.

Il faut distinguer la variation de la demande et la variation de la qualité demandée.

Q Q Q

2 - L’offre
Il existe une relation directe entre le prix d’un produit donné et la quantité offerte. On

se situe ici au niveau du producteur. A mesure que le prix augmente, l’offre s’élève dans la

mesure où le prix incite une demande accrue et permet un profit plus élevé.
Exemple : l’offre des agrumes.

Prix Quantité
P
1000 100
500 50 1000
400 30 800
300 20
100 10 DP 500
50 5
25 0 200

20 50 80 100 Q

De la même manière, l’offre peut varier vers la hausse ou la baisse ce qui donne lieu à
une translation de la courbe de l’offre vers le haut ou le bas.
L’offre varie sous l’action de plusieurs facteurs. On peut citer le progrès technique, le

prix des facteurs de production (salaire, productivité…), le nombre de producteurs et la

compétitivité, la situation de monopole…

P P Q
P

Q2 Q1 Q
Q1 Q2 Q
Baisse de l’offre Hausse de l’offre

3 - Le prix d’équilibre

Le prix d’équilibre est le prix qui assure l’égalité de la quantité offerte et de la quantité

demandée (Qo = Qd). Il assure l’adéquation entre les vœux des vendeurs et des acheteurs,

entre leurs plans et permet la régulation du marché.

Ce prix se trouve à l’intersection des deux courbes de l’offre et de la demande.


Au point A, il y a excédent de l’offre. A ce prix, l’offre excède la demande Q2. Devant
cette situation les vendeurs baissent leurs prix, ce qui attire les acheteurs. La baisse continue
jusqu’au point où il y a adéquation entre la quantité offerte et la quantité demandée.

P Excédent
PA Offre O
A A
E

Excédent B

Demande D
Q2 Q1 Q

Au point B, il y a excédent de la demande, si bien que les vendeurs tendent à augmenter

leur prix jusqu’à l’équilibre. La demande baisse progressivement jusqu’à la stabilisation à

un point qui permet la régulation des quantités offertes et des quantités demandées.

Sur un marché libre, il y a toujours une confrontation de l’offre et de la demande, d’où


un ajustement par autorégulation, par feed-back ou rétroaction.
Si la demande augmente, le prix s’élève et la quantité demandée augmente (à offre
constante).

D2 D D1 O P

P2 P1 D O

P1

Q3 Q1 Q2 P2 Q
Q2 Q1

Si l’offre reste constante alors que la demande baisse, on constate que le prix.
Lorsque l’offre s’élève alors que la demande reste constante on constate que le prix
baisse.
La situation est plus complexe lorsque les deux variables varient en même temps.
O
P1 O1
P2

Variation de l’offre

4 - L’élasticité
L’élasticité est la variation relative de la quantité (offerte ou demandée) résultante de
la variation relative du prix.

L’élasticité de la demande

Lorsque le prix d’un produit donné varie, il s’en suit une variation de la quantité
demandée. La demande est dite élastique lorsque la variation de la quantité est plus forte
que celle du prix.

Elasticité de la demande au prix : ed/p = ∆D/D / ∆P/P = ∆D.P / ∆P.D


ed > 1 : demande élastique : une hausse < 1% pour une augmentation de 1% du prix.
ed < 1 : demande rigide : correspond à une augmentation < 1%.
Pour éviter les cas extrêmes, on rapporte souvent les variations aux valeurs moyennes.

Certains produits de première nécessite ont une élasticité nulle comme les médicaments.
On est obligé d’acheter ces médicaments quelque soit le prix. D’autres produits ont une
élasticité infinie, c’est à dire que de faibles variations de prix ont des fortes retombées sur
la variation de la demande.
Entre les deux, les cas sont multiples et variés. Très souvent, l’élasticité est proche de un.

P e=1

DP ● 2=…

DQ e=0 Q

Cette élasticité varie aussi sur la même courbe de la demande. Au sommet de la courbe,
l’élasticité est élevée : la variation de la quantité est plus élevée que celle du prix, on a
une demande élastique.

Cette élasticité baisse progressivement jusqu’à ce qu’elle égalise l’unité au milieu de la


courbe. Elle est inférieure à l’unité en bas de la courbe. Au fur et à mesure que la pente
baisse, l’élasticité diminue.
P
DP1

DP2

DP3

DQ1 DQ2 DQ3 P

L’élasticité est subordonnée à plusieurs facteurs :


- la substitutionnalité du produit : plus il y a de biens substituables, plus l’élasticité est
élevée.
- la part dans la dépense de consommation : plus la part est élevée, plus l’élasticité est
forte.
- la nécessité : plus le produit est nécessaire, plus la demande est rigide : pain.

L’élasticité a un rôle important dans le revenu : R = P x Q. Lorsque la demande est


élastique, il y a tendance à accroître le revenu, alors que c’est le phénomène inverse
lorsque le produit est rigide : il y a baisse de revenu. Celui-ci reste constant dans le cas
d’une élasticité = 1

P1
P2

Q
Q1 Q2
Elasticité de l’offre :

De la même façon, l’élasticité est la variation relative de l’offre par rapport au prix.
Eo/p = ∆O.P/ ∆P.O
Dans l’étude de l’offre, il faut tenir compte du facteur temps si bien qu’à court terme,
les producteurs ne peuvent pas répondre à la demande : élasticité faible. Si bien qu’on a
recours à fixer le prix à un niveau qui satisfait la demande pour les produits périssables.
A moyen terme l’élasticité est plus grande

O O O

D D D

O O O
A long terme, il y a adaptation des facteurs de production permettant de répondre
aux variations de prix : l’élasticité est élevée.
Pour certains produits, le mécanisme de marché conduit à un processus
d’oscillations et une amplification surtout que les adaptations nécessitent souvent du
temps : c’est le cas des produits agricoles : l’offre ne s’accroît pas immédiatement. En cas
de surproduction, il y a effondrement des prix si on ne régularise pas le marché : stockage
et retirer les quantités, assurer un prix plancher comme les prix peuvent être exorbitant.

L’offre se fait souvent par paliers, or l’accroissement qui demandent du temps,


notamment dans l’industrie : le palier est fixé de façon qu’au milieu on dégage un profit
normal.

P1 P2 P3

A gauche c’est out juste pour tourner ce qui ne tourne que les coûts variables. A
droite, les profits sont élevés pour être annulés par des nouvelles charges d’où un nouveau
palier.
Il n’y a pas de marchandage si bien que on agit sur le prix, le modèle, la forme…
surtout que les possibilités de modification sont limités : intérêts, salaires, rente à verser.

Il se peut qu’un intervienne pour empêcher le prix d’équilibre soit pour


subventionner un produit, soit dans une situation monopolistique.
Cette intervention pondère les irrégularités sans les éliminées. Il s’agit d’assurer un
prix d’équilibre artificiel, assurer une plus grande élasticité de la demande (prix plancher)
étale l’offre (prix plafond).
Le prix :
Si un produit quelconque se trouve très demandé, il risque de voir ses prix
augmenter. Pour éviter la flambée des prix, on fixe le prix : pain, sucre, huile…
A ce prix P, la quantité demandée est D > O, plusieurs effets :
- clientélisme
- le marché noir
- réduire la demande de D, à D,.

En cas de subvention, on crée un excèdent d’offre, pour régulariser les prix on crée
les stocks, en achetant l’excédent, c’est à dire en déplaçant la courbe de demande à droite.
On peut aussi limiter la superficie ou la quantité à produire : soit déplacer la courbe de
l’offre à droite.
P O

● ●
P D’

D, D,
Q2 Q1 Q2 Q1

Si le prix plancher est fixé trop haut, le producteur force sur la production qui reste
rentable tout en disposant d’une demande élastique ce qui pose le problème de
l’intervention plus profonde.
D O, Mauvaise
O P récolte

P D ● P,
P. Plafond Bonne récolte
O O2
P. Plancher D
Q ● P2 Q
O D’

Intervention sur l’offre (P. Plafond) P1, P2 = Prix théoriques


et la demande (P. Plancher) sans intervention.
Cela revient à fixer un prix plus faible (en cas de mauvaise récolte) ou plus élevée (en
cas de surproduction) que le prix normal du marché : fausser la loi de l’offre et de la
demande. C’est une arme à double tranchant.
La courbe d’iso-produit (isoquant) :

C’est la courbe des différentes combinaisons des facteurs de production assurant une
quantité donnée. On a deux situations extrêmes 1, 2 :
• pour assurer une production donnée il existe différentes combinaisons des facteurs
de production (K, L).

• pour un accroissement de la production on a plusieurs situations possible :


- accroître K (L constant) : DK
- accroître L (K constant) : DL
- accroître K, L à la fois : DK, DL’

• La courbe est décroissante dans la mesure où les facteurs de production sont


substituables : pour une production donnée, l’accroissement d’un facteur entraîne la
diminution de l’autre.

• Les courbes sont connexes à l’origine : à mesure que la quantité de Y diminue, on


substitue à une unité du facteur Y, une quantité sans cesse, plus grande du facteur X.

• Impossibilité d’intersection de 2 isoproduits : autrement, on produirait des


quantités plus grandes avec la même combinaison de facteurs.

Démonstration : K
= 1 a différent à
> préféré à
< non préféré à DK3
DK2
DK1
DL2 DL1 L

Hypothèse : 1 ≡ 2 : même isoquant


3 > 1, 3 …. à un isoquant supérieur à celui de 2.
Donc 3 > 2 puisque 1 et 2 sont même isoquant
=D4>2
Or 3 ≡ 4 même isoquant P1

Or on constate que 4 < 2 donc non intersection des courbes.


3
1

2 P

4 P
Taux de substitution technique de 2 facteurs :

Le taux marginal de substitution technique de facteur x en facteur y est la quantité du


facteur x dont la perte doit être compensée par une unité supplémentaire du facteur y.

en A : tms x/y = tgx = Ojx/OI = CJ/CA


en A’ = tms’ x/y = tgx’ = OJ’/OI’ = C’I’/CA’

Introduction du coût dans l’analyse :


Ex/y = OM/ON = tgB Coût

en A = Tms x/y = tgx


Tms x/y > Cx/y
Cx/y = tgB

en B = Tms x/y = tgx’


Tms x/y <
Cx/y = tgB

En C = x’’ = B
Tms x/y = Cx/y : équilibre
Tgx’’ = tgB

Faire la théorie d’un acte humain c’est tenter de dégager le soubassement rationnel
invisible souvent mois réel qui préside à la décision humaine. L’hypothèse de base est un
sujet rationnel, logique où tends à l’être s’il ne l’est pas.
Chapitre 2
LE CIRCUIT ECONOMIQUE

L’espace se trouve fortement marqué par l’économie qui détermine une grande
partie de nos décisions et de nos comportements. Ceci est d’autant plus important qu’on vit
actuellement à une époque où l’économique domine et constitue souvent un facteur
déterminant et parfois discriminatoire dans les choix. Pour comprendre l’espace, le passage
par l’économique est incontournable.

De l’autre côté, l’économie se trouve à son tour modulée et régulée par


l’espace en termes de localisation, de friction, de distance ou de coût…

On assiste ainsi à un processus de bouclage, d’une circulation des biens et des


services entre les lieux, débouchant sur des flux de différentes formes et donnant lieu à de
véritables circuits.

I - Pôles et flux : le circuit


L’espace se trouve souvent polarisé, ponctué de pôles qui génèrent des flux. L’espace
se trouve ponctué de pôles à différentes échelles et ces pôles sont les points ou les lieux
d’attraction et de génération, de convergence et de divergence des flux. De la maison
familiale, à l’école primaire jusqu’aux grandes usines qui se trouvent au centre d’une
multitude de flux de personnes et de biens, l’espace se trouve ponctué d’une multitude de
pôles.

1 – Les pôles
Les pôles sont représentés par les agents économiques (Entreprise, Etat, Ménages,
Institutions financières, Extérieur) et les marchés. Pour qu’il y ait un pôle, il faut au moins
quatre conditions :
1- La production (P), est exprimée par l’entreprise qui utilise les facteurs de
production et les rémunère tout en donnant lieu à des flux divers : des flux de revenus aux
salariés, des flux d’approvisionnement et de distribution des biens, des flux d’information et
de décision.
2- La consommation (C) : exprimée surtout par les ménages et secondairement par les
autres agents (l’Etat…).
3- Le marché (M) exprime le lien entre les deux variables ou lieux de la production et
de la consommation. C’est la distribution en général avec le commerce et le transport puisque
dans l’économie de marché tout passe par le marché qu’il soit matérialisé par un lieu (marché
fixe) ou non (marché mobile) sous forme de commerces divers (marché concret, marché
invisible). C’est là que se fait la confrontation entre producteurs et consommateurs : c’est un
lieu d’information, de transaction et d’échange.
Il existe autant de marchés que de produits et de services : marché des fruits et
légumes, marché de poissons, marché foncier, marché du travail, la bourse. On peut distinguer
des marchés concrets (bâtiments et lieux délimités) et des marchés abstraits : Internet…On
distingue aussi des marchés selon l’échelle spatiale : marché local, régional, mondial.
4- Un solde entre la production et la consommation, les besoins et la production,
l’offre et la demande. Ce solde peut être un excédent ou un déficit quelconque, le système se
trouve ainsi contraint d’importer ou d’exporter de l’extérieur.

2 – Les flux
Entre ces pôles circulent des flux divers. On peut distinguer trois types de flux : les lux
matériels, monétaires et d’information.
- Les flux matériels de biens : sont visibles et ont pour origine les unités de production
(les entreprises) et comme destination les unités de consommation (entreprise, Etat, ménages).
Il s’agit des matières premières utilisées pour fabriquer ces biens. Les flux transitent par le
marché à destination des ménages (biens de consommation) ou des entreprises (biens de
production). Il y a donc un circuit incomplet.

- Les flux monétaires : Ils représentent la contre partie et en sens inverse des flux de
biens et services. On paie les produits acquis dont une partie revient aux entreprises. Les
entreprises distribuent des salaires et différentes rémunérations en contre partie du travail. Les
revenus font ainsi un circuit complet. L’exportation génère des revenus comme l’émigration...

- Les flux d’information : sont fondamentaux bien qu’on les néglige souvent. Les
ménages s’informent des prix sur le marché avant de faire les achats : on fait souvent le tour
du marché ou des magasins ou des vitrines avant de se décider à acheter. A l’opposé, les
vendeurs font très attention aux desirata des acheteurs et des clients pour rectifier les prix ou
s’approvisionner de nouveaux biens. Le producteur tient compte de ces informations sur les
besoins, les préférences des clients mais aussi des facteurs de production et de leur
localisation : salaires, crédits… En sens inverse, les salariés s’informent sur le marché du
travail : salaires, avantages, stabilité, localisation. Ces flux d’information sont réciproques et
se font dans tous les sens.

3 – Le circuit
Le circuit est la résultante de ces pôles ponctuels quelque soit l’échelle spatiale
considérée, et ces flux multiformes et plus ou moins importants qui circulent entre ces nœuds
polarisateurs.
Un des objets de l’économie est d’étudier ces circuits économiques et leur
fonctionnement tandis que la géographie économique consiste à analyser les retombées de tels
circuits sur l’espace et sa structuration.

Dans le système autarcique les unités de production et de consommation sont souvent


confondues : c’est l’autosubsistance et l’autoconsommation. L’agriculteur produit ce dont il
aura besoin : aliments (céréales, huile, légumes, fruits), bois, fibres, fourrages pour le bétail…
Tout reste à l’intérieur du groupe et les flux sont réduits (biens, monétaires, information) et la
mobilité est limitée.

En économie socialiste, le marché disparaît au profit d’un appareil de distribution


étatique et un 4 ème pôle intervient et devient central : le plan (Etat) qui reçoit toutes les
informations et ajuste l’offre aux besoins. On comprend très bien ici que les résultats
dépendent de la qualité de l’information reçue.

Dans une économie de marché, tout transite par le marché qui assure la régulation et
les ajustements nécessaires. La mobilité est extrême et le passage par le marché est
incontournable au moins pour un des trois types de flux : même si les biens ne bougent pas,
on passe par le marché pour avoir une idée des prix et fixer ainsi le prix ou la quantité qu’on
juge convenable.

II- Facteurs de production

On peut distinguer 4 facteurs de production que l’unité combine pour produire un


bien : le capital, le travail, la terre et le management
- La terre : ce facteur est important dans les unités d’exploitation primaire :
extraction, pêche, forêt, agriculture. La localisation est centrale et peut avoir des caractères
intrinsèques : qualité du sol, présences de ressources…
- Le travail : c’est la force de travail qui assure la transformation, utilise les
machines et les outils, combine les autres facteurs de production et utilise le capital.
- Le capital : il renferme à la fois les investissements mais aussi la technologie
utilisée. C’est la richesse utilisée pour assurer ou accroître la production sous différentes
formes (monétaire, actions, machines…)
- Le management, la conception ou l’entreprise : il met les autres facteurs dans un
système cohérent en vue de l’opération de production. Seulement, la distinction entre travail
et management est très difficile. Quel est le travail ou le rôle d’un ingénieur de conception, ou
d’un ingénieur technico-commercial ?

Il ne suffit pas de mettre côte à côte, le capital, le sol et la main d’œuvre pour qu’il y
ait une production. Il faut quelqu’un qui puisse concevoir l’opération d’ensemble, définir la
combinaison des facteurs et mener le processus à son terme.

A chaque facteur de production correspond une rémunération : on peut distinguer


quatre formes de rémunération :
Travail (W) = Salaire (s)
Capital (K) = Intérêt (i)
Terre (T) = Rente (r)
Management (M) = Profit (p)

Lorsque l’unité de production est de petite taille on peut cumuler plusieurs types de
rémunérations. Le petit propriétaire foncier cumule les 4 formes de rémunérations : il reçoit
un salaire pour son travail, un intérêt pour le capital investi, une rente foncière et un profil
pour son management agricole et cultural.

III- Acteurs, agents et sujets économiques

Un agent économique est celui qui fait, prend les choix et les décisions. Ces décisions
et ces choix influencent fortement le marché et l’économie même s’ils sont pris
individuellement : c’est le cas des choix des grands opérateurs économiques comme l’Etat, les
grandes entreprises…
Un sujet économique est celui qui exécute une tâche une directive ou un ordre
quelconque : c’est le cas d’un ouvrier qui exécute les ordres d’un contremaître. Le sujet
économique est celui qui n’a un pas de pouvoir de décision et de choix.
Ces deux concepts sont souvent confondus et sont souvent difficiles à séparer ou à
distinguer nettement. Ce sont essentiellement les agents économiques qui nous intéressent.
L’ouvrier peut être à la fois un sujet et un agent économique selon les lieux et les
périodes. L’individu peut aussi changer de rôle dans la journée : l’ouvrier dans l’usine est un
simple exécutant, dans le ménage il décide ou il contribue à prendre des décisions parfois
importantes qui ont des retombées sur l’économie en général (achats, dépenses…).
Le nombre d’agents qui interviennent est plus nombreux au niveau de la
consommation contrairement à la production où leur nombre est souvent limité.

Les décisions sont de deux types : elles sont micro-économiques lorsqu’elles


n’affectent qu’une partie du secteur, elles sont macro-économiques lorsqu’elles affectent
l’ensemble de l’économie. C’est le cas du taux d’intérêt ou du taux d’escompte, la fiscalité ou
le plan d’urbanisme.
Chapitre 3

LA PRODUCTION

L ‘économie repose sur trois formes représentées par la production, le revenu et la


dépense tandis que les agrégats économiques sont des indicateurs généraux qui caractérisent
l’activité économique et ses performances.

Toute l’activité économique s’articule autour des opérations de production qui


dégagent des revenus ou une rémunération des facteurs et des agents qui ont contribué à cette
production. Ces revenus se trouvent en fin de compte dépensés de différentes manières selon
les agents économiques.

I- Définition et mesure

1- Définition
Produire c’est modifier l’état d’un produit, c’est faire apparaître un nouveau bien ou
un service par l’activité d’une personne ou d’une machine.

2- Mesure

a- La production physique
Il s’agit de sommer les différentes productions quelque soit la nature. Mais comment
faire la somme de quantités mesurées en unités différents : m², hectolitres, km, km linéaire,
mètre cube, en unités, barils, kg, tonne…
La valeur monétaire constitue l’étalon référentiel de mesure et a permis de résoudre
le problème.

b- La production monétaire
La valeur monétaire constitue l’évaluation la plus simple qu’on peut agréger ou
désagréger plus facilement. Cette valeur monétaire reflète la valeur d’échange. C’est un
détour pour comparer et sommer les produits de différente nature comme les quintaux de blé,
les m² de tissus, les hectolitres d’huile et les voitures ou les ordinateurs…
Limite : La production matérielle peut rester constante en quantité ou en qualité alors
que sa valeur peut augmenter ou diminuer. C’est le cas de la hausse des prix, l’inflation, la
dévaluation de la monnaie comme celle du Dinar en 1986 ou l’augmentation des coûts d’un
produit donné.
La valeur monétaire pose le problème des variations des prix et de l’inflation et de la
valeur de la monnaie d’une période à une autre (cf. infra)
c- La valeur ajoutée
C’est la valeur qu’on ajoute au produit à travers l’opération productive (travail,
technologie, créativité…). C’est la valeur qu’on a ajouté au produit par le travail.
Elle est égale à la valeur des biens et services (B & S) produits moins celle des Biens
& Services consommés pendant une période donnée.
Va = Σ B& S produits – Σ B & S consommés
Va = Extrants – Intrants = Sorties – Entrées = Pion - Cion

Exemple
Une entreprise textile qui transforme la laine en filés puis en tissus selon les étapes
suivantes :
Matière consommée - 220 t laine brute à 5 D /t
Phase 1 - 200 t filés laine à 10 D /t
Phase 2 - 200 t tissus à 12 D /t
Phase 3 - 150 t tissus teintés à 24 D /t

La production totale serait de : (220 x 5) + (200 x 10) + (200 x 12) + (150 x 24) = ?
Il y a ici double emploi et la même production se trouve utilisée plusieurs fois. En
réalité, il est rare qu’un produit ne passe pas par plusieurs états intermédiaires au cours du
processus productif :
-1er stade : P = 200 x 10 = 2000 D
C = 200 x 5 = 1100 D VA = 900 D

-2ème stade : P = 200 x 12 = 2400 D


C = 200 x 10 = 2000 D VA = 400 D

-3ème stade : P = 150 x 24 = 3600 D


C = 200 x 12 = 2400 D VA = 1200 D

d- La production finale
La production finale est la somme des valeurs ajoutées assurées dans le processus
productif.
P F = Σ VA
Dans l’exemple précédent la production finale est la somme des valeurs ajoutées :
PF = ΣVA = 900 + 400 + 1200 = 2500D

II- Production finale, consommation finale & investissement


1- La consommation

- La consommation finale (non productive) ’est l’ensemble des consommations


effectuées par d’autres agents que les entreprises.
- La consommation intermédiaire (productive) est l’ensemble des biens et services
acquis par l’entreprise en vue d’une production.
PF = CF + CI

2- L’investissement
- L’investissement : C’est l’opération qui consiste à conserver certains biens créés au
cours de la période de production au delà de cette période pour les utiliser dans les périodes
postérieures. C’est l’opération de consacrer une partie du revenu à accroître la production ou
la productivité.
L’achat de machines n’est pas une consommation intermédiaire, sa durée de vie
dépasse la période de la production, il constitue alors un investissement.

On suppose qu’une partie de la production finale se trouve investie pour accroître la


production. La relation précédente devient alors :

Production Finale = Consommation Finale + Consommation Intermédiaire + Investissement


PF = CF + CI + I

3- L’amortissement

III- Production et produit

Le concept de produit est plus large que celui de production (il englobe les services
domestiques et administratifs). Il faut distinguer entre les agents et les opérations productives.

1 - Les agents
Les agents sont constitués par les éléments agissants qui peuvent prendre des
décisions et modifier les échanges et probablement le comportement des autres. On peut
distinguer quatre ou cinq grandes catégories d’agents : les ménages, les entreprises, les
institutions financières, les administrations et l’extérieur.
* Les ménages : c’est l’ensemble de personnes composant une famille. On peut
distinguer :
- les foyers
- les personnes en collectivité : militaires, étudiants, vieux.
- les personnes isolées (célibataires).

* Les entreprises : Ce sont les cellules économiques de production de biens et


services destinés à la vente. On peut distinguer :
-les entreprises publiques.
-les entreprises privées.
-les sociétés : ce sont les personnes morales qui ont leur patrimoine et
leur siège.
-les entreprises individuelles qui appartiennent à des particuliers.

* Les institutions financières : elles assurent le financement de la production et la


consommation.
* Les administrations : Ensemble d’organismes a but non lucratif qui produisent des
services essentiellement On peut distinguer :.
-les administrations de l’Etat : armée, ministères…
-les collectivités locales.
-les organismes de sécurité sociale.
-les administrations extra-territoriales, missions, ambassades…
-les administrations privées : associations…
.
* L’extérieur : il est constitué par les nationaux et les étrangers qui interviennent dans
le processus de la production. On peut distinguer :
- Les revenus de migrants
- Les agents privés extérieurs
- L’exportation et l’importation
- Les agents publics extérieurs

2 - Les opérations productives

On peut distinguer trois grandes catégories de comptabilités dans le monde :


- Dans les pays anglo-saxons, tous les services sont comptabilisés dans la production.
- Dans les ex-pays de l’Est, les services sont exclus de la production.
- En France et en Tunisie, comme dans plusieurs autres pays, on a une position médiane.
Les services ménagers ne sont pas comptabilisés dans la production du pays (préparation
d’aliments, lavage…).

3 - Les services fournis par les administrations


On peut distinguer entre trois voies :
1- On peut considérer que les achats sont équivalents aux services rendus ?
2- On peut considérer les assistances financières (Budget) et les transferts
financiers (salaires et subventions)
3- La contribution productive de l’administration est mesurée par la somme des
traitements.
Dans les 2 premiers cas on a un double emploi.

4 – Le passage du produit à la production

Selon qu’on considère le produit ou la production, l’équation est différente. Les


services (domestiques ou administratifs) se trouvent inclus ou exclus selon qu’on considère le
produit ou la production.
Produit = ΣVA + Services (domestiques, administratifs)
P = ΣVa + (Sd + Sa)
Produit = Pion finale marchande + Pion non marchande
Produit = Production finale + Services
Dans certains pays comme la Tunisie ou la France, on comptabilise pas les SD dans
les pays anglo-saxons, on tient compte des SA et des SD.

IV- Production au prix du marché et au coût des facteurs

L’Etat octroie souvent des subventions à certains produits et prélève des impôts
indirects sur l’opération productive si bien qu’on doit en tenir compte dans la détermination
des prix des biens et services dans le marché.

1- La production au coût des facteurs

C’est la valeur de la production aux ports de l’usine ou de la ferme, au prix de revient


de production

2- La production au prix du marché

La production au prix du marché est la valeur sur le lieu du marché, le lieu d’échange.
Elle est égale au coût de production auquel on ajoute le solde entre les impôts indirects et les
subventions.

a - L’impôt indirect (II )


C’est un taxe établie sur autre base que le revenu, elle est souvent établie sur la base
de la consommation: c’est le cas de l’impôt sur le tabac ou le vin..

b - Les subventions ( S )
La subvention est une aide financière accordée par l’Etat à certaines entreprises pour
être concurrentielles ou assurer un service public : c’est le cas du transport urbain des élèves
et étudiants.

On peut écrire ainsi la relation résultante comme suit pour le PIB par exemple :
PIB (cf) = PIB (pm) – I.I + S

Exemple :
Frais de production : 60 MD
Impôts indirects : 15 MD
Subvention : 10 MD

P pm = Pcf + II - S
P pm = 60 + 15 - 10 = 65 MD

V- Production brute, production nette et amortissement


1 – Le capital et sa formation

Le capital : C’est l’ensemble de biens reproductibles dont l’emploi permet d’accroître


la productivité du travail et la production (matières premières, machines, équipements, titres,
actions, obligations…).

Types de capitaux :
On peut distinguer plusieurs types de capitaux : on a le capital financier, le capital
monétaire ou le capital technique qui consiste en un accroissement de la productivité du
travail par un détour de production.

Le capital se forme à travers l’opération d’investissement. La formation du capital


provient des investissements qui se succèdent dans le temps ou dans l’espace.
L’investissement est appelé aussi formation de capital fixe puisqu il contribue à former le
capital.

Le capital doit être entretenu :


Tout le capital n’est pas constitué de ressources permanentes, l’homme vieillit, les
machines s’usent, le bâtiment se dégrade. D’où la nécessité d’entretenir, remplacer le capital
et le reconstituer en permanence, c’est la notion d’amortissement.

2 - L’amortissement
C’est la dépense assurée pour maintenir le capital (machines, équipements…) dans le
même état de production, à la fin qu’en début de la période. Il permet d’amortir l’usure sur
toute la période de production (c’est la durée de vie du capital technique..). L’amortissement
permet la réparation et le remplacement de l’équipement existant.

3 - L’investissement net
C’est la somme placée dans les nouveaux équipements. On l’appelle aussi la formation
nette de capital fixe (FNCF). Il est égal à l’investissement brut dont on retranche
l’amortissement.

Investissement Net = Investissement Brut - Amortissement


FNCF = FBCF - A

VI – L’offre et les coûts de production


Les coûts de production constituent le principal facteur qui détermine les courbes de
l’offre. Ces coûts sont fonction de la combinaison des facteurs de production : l’élément qui
concourt à la production.

1- Les coûts

La production d’un bien nécessite l’utilisation de ressources qui ont un coût. Ces coûts
s’expriment par l’utilité potentielle pour une utilisation alternative optimale. C’est ce qu’on
appelle le coût de l’occasion alternative ou de l’occasion perdue…le coût d’un salarié dans
une usine est celui qu’il peut produire dans l’agriculture, le coût du capital (propres est ce
qu’il peut assurer comme intérêt…).
Il faut distinguer les coûts explicités : coûts monétaires générés par l’opération
productive, et explicités : (coûts des facteurs et ressources propres).
On peut distinguer le court terme : on ne peut qu’influencer le niveau vois par la
capacité de production qui demande beaucoup de temps : le long terme : à un niveau tous les
facteurs peuvent être modifiés.

Production et rendement de croissants

La fonction de production représente le lien entre les différents facteurs. Cette fonction
est très complexe mais on peut la simplifier à l’extrême : linéaire et deux facteurs.
Lorsqu’un facteur est constant, la combinaison atteint un maximum pour décroître
ensuite : c’est la production totale s’accroît pour se stabiliser en fin, la production marginale
augmente puis se réduit. C’est le cas par exemple de la terre/travail. C’est la loi des
rendements décroissants, elle exprime la baisse du rapport des facteurs ce qui conduit parfois
à des déséconomies : congestion, problème d’organisation.

Soit une parcelle caractérisée par les données suivantes

Travail P. Total P. Marginale P. Moyenne


1 10 10 10
2 21 11 10,5
3 39 12 11,0
4 44 11 11
5 54 10 10,8
6 62 8 10,30
7 68 6 9,7
8 72 4 9,0
9 74 2 8,2
10 74 0 7,4

P. Totale
60
50
40
30
20
10
P. Moyenne
E. Marginale T
1 2 3 4 5 6 8 10

Une unité de travail se combine à une unité de terre de plus en plus faible : la
productivité diminue. Lorsque un facteur plafonne dans un processus productif, le résultat
global tend à baisser plafonne…
Dans le cas de facteurs indivisibles, on obtient une série de lignes brisés (tracteurs,
gardes machines…). On constate que la P. marginale coupe la courbe de P moyenne à un
maximum.

Les types de coût

On peut distinguer deux types de coûts :


- Les coûts fixés : ce sont les coûts assumés indépendamment de la production :
constructions, matériel, intérêt… Ces coûts, sont peu variables à court terme.
-Les coûts variables : ce sont les coûts liés à la production dépenses d’emploi,
combustibles, transport, matières premières.
- Les coûts totaux : c’est la somme des coûts.

Coût Fixe Coût Coût Total Coût Coût E.f C


Variable Marginal Moyen
0 50 0 50 - - 50 -
"
1 45 95 45 95 50 45
2 85 135 40 67,5 25 48
3 " 120 170 35 56,6 16,6 40
4 150 200 30 50 12,5 37,5
5 185 235 35 47 10 37
6 225 275 40 45,8 8,3 37,5
7 270 320 45 45,7 7,1 38,5
8 325 375 55 46,8 6,6 40,6
9 390 440 65 48,9 5,5 43,3
10 465 515 75 51,5 5 46,5

Coût
CT
400 CV

300

200

100
CF
Q
1 3 4 5 6 8 9 10

09
80
70 C. Marginal
60
● C. Moyen
40 C. Variable moyen
30
20
10 C. Marginal moyen

C. Fixe Q
1 4 5 6 8 10

Coût fixe moyen = Coût fixe total/Nbre


Coût variable moyen = Coût invariable/Nbre
Coût total moyen = Coût total /Nbre

Le coût fixe moyen baisse en fonction de la production, alors que le coût


variable moyen se réduit au début jusqu’à un certain seuil pour s’accroître
ensuite selon la loi des rendements de croissants. Le coût total moyen, suit
l’allure du coût variable avec un décollage. La courbe du coût marginal coupe
les courbes des coûts variables et totaux moyens à leur minimum : tant que le
coût marginal est plus bas que le coût moyen, le coût tend à baisser. Le point
d’intersection représente ainsi le point où le coût total ou total est le plus bas.

Le coût marginal est important dans la décision de production, il est lié au


prix ou revenu marginal qui doit être supérieur ou coût marginal pour produire.
Cm > Rev m :
C’est lorsque le coût marginal = prix que le profit est maximal.

Les coûts à M. Long terme :

A chaque instant, l’entreprise choisit le coût le plus bas tout en ajustant sa capacité. Si
bien que le coût à long terme constitue une enveloppe des différentes enveloppes de coûts à
court terme.
C
Coût Moyen

C1 C2 C3 C4 C. Moyen

Q1 Q2 Q3

La loi des économies d’échelles

Ces économies commandent le coût moyen à long terme si bien que :


- la taille plus élevée conduit à la spécialisation et à la division du travail ce qui accroît
la productivité.
- la taille accroît l’efficacité de la gestion et de nombreux secteurs qui se trouvent
souvent sans utilisés.
- la taille élevée permet l’utilisation de machines plus performantes ce qui conduit à la
nation de bien indivisible : tracteur très efficace pour raba, au de là les coûts s’élève est :
pannes, sur exploitation. Mais pour 30 ha il faut un réfracteur : capacité excédentaire.
- utilisation plus efficace des biens secondaires.
Investissement

Cette économie d’échelle pousse de plus en plus loin le seuil d’efficacité.

L’agriculture :
-un travailleur annuel : 1 – 2 ha
Attelage : 10 – 15
Tracteur : 30
Moissonneuse/Batteuse : 200

Si ………………….. = 100 t/an


-Fonte au bois HF Un 2 - 4t/an
-Procédé Bessemer (……..) = 1860 : 10.000
1890 – 1900 : 200
1920 : 500.000
1950 : 2000
1980 : 10.000

On peut écrie les relations comme suit :

CT = CF + CV
Le coût moyen : CM = C/Q,
le coût marginal : Cm = ∆ C/ ∆ Q
Le seuil optimum est atteint lorsque le Cm est minimum et Cm ≤ Cm

Exemple
Le tableau suivant exprime l’évolution des coûts d’une exploitation agricole de 10 ha en
fonction du nombre de salariés.

Nbre de salariés Coût fixe Coût variable Coût total Coût Moyen total Coût marginal
1 1000 100 1100 1100 -
2 1000 180 1180 590 80
3 1000 250 1250 416,667 70
4 1000 300 1300 325 50
5 1000 340 1340 268 40
6 1000 360 1360 226,667 20
7 1000 400 1400 200 40
8 1100 600 1700 212,5 300
9 1200 850 2050 227,778 350

Le coût moyen baisse progressivement jusqu’à la fin tandis que le coût marginal baisse
fortement au début (il passe de 80 à 20) avant de commencer à augmenter au niveau du 7ème salarié.
Au niveau du 8ème salarié, le coût marginal devient largement plus élevé que le coût moyen, ce qui
indique un seuil de travail à ne pas dépasser. Le 8ème salarié n’est pas rentable puisque son coût
contribue à faire augmenter le coût moyen global. Le seuil optimum de l’exploitation se situe alors au
niveau du 6ème salarié.

Les rendements croissent au début avant d’atteindre un maximum (Rendements


croissants) et baisser par la suite (Rendements décroissants). Le seuil optimum est atteint
lorsque la production marginale d’un facteur de production est maximale et supérieure à la
production moyenne. C’est durant la première phase qu’on a des économies d’échelle (dues à
la taille).

Exemple
Sur une exploitation de 10 ha on a embauché à chaque fois un salarié supplémentaire et on a
enregistré la production que résume le tableau suivant.

Nbre de Production Production Production Superficie


salariés Totale (en t) Marginale (en t) Moyenne (en t/salarié) /salarié (ha)
1 8 8 8 10
2 26 18 13 5
3 39 13 13 3,333
4 45 6 11 2,5
5 50 5 10 2
6 54 4 9 1,666
7 52 2 7,428 1,428
8 51 1 6,375 1,25
9 50,5 0,5 5,611 1,111
10 50 0,5 5 1

La production moyenne tend à baisser parallèlement à la production marginale qui reste


supérieure à la première au niveau de deux salariés. La production marginale du troisième salarié est
inférieure à la moyenne, c'est-à-dire que le troisième salarié contribue à faire baisser la moyenne
puisqu’il a une production marginale de 10 seulement.
La production marginale baisse parce que la part de la terre pour chaque salarié se réduit
régulièrement. Cette baisse est due à ce qu’un des facteurs reste constant et fixe, ici la terre qui
constitue une contrainte : la part du facteur fixe (la terre) pour le facteur variable (le travail) se réduit
de 10 ha à 1 ha ce qui explique la baisse du rendement.
Le seuil optimum est atteint lorsque la production marginale est supérieure à la production
moyenne. Dans ce cas, la production marginale dépasse la production moyenne au niveau du second
salarié, elles s’égalisent au niveau du troisième salarié. L’exploitant a ainsi intérêt à se limiter à deux
salariés.
Production au prix constant et au prix courant

La production peut être évaluée de deux manières :


1- La production au prix courants : c’est la production évaluée en fonction du niveau des prix
de l’année en cours (P pc), l’année 2011, l’année 2002, l’année dont on en parle… Or ces prix
changent constamment d’une année à l’autre indépendamment du niveau de la production.
2- La production aux prix constants, réels ou fixe : c’est la production évaluée sur la base des
prix d’une année donnée (P pr), appelée année de base et qui constitue une année de
référence.
Le passage entre les deux s’opère à travers l’indice des prix (Ip) qui exprime le taux
d’évolution des prix entre l’année de base (Po) et l’année finale (Pn) :
Ip = Pn / Po
La production réelle (au prix constant) est égale à la production aus prix courants (P
pc) divisée par l’indice des prix (Ip) :
P pr = P pc / Ip = (P pc x Po)/Pn

Exemple :
Le tableau suivant donne la production et les prix pour les années 2005 et 2009

Production Prix Production Production Production au


en tonnes en D monétaire au monétaire au prix prix constant
prix courant constant 2005 2009
2005 500 100 50000 50000 62500
2009 400 125 50000 40000 50000
Evolution absolue 2005-2009 -100 25 0 -10000 -12500
Evolution relative 2005-2009 -20% 25% 0 -20% -20%

a- Quelle est l’évolution de la production en tonnes entre 2005 et 2009 ? Elle est égale à la
différence : (400 – 500) = -100t, soit un recul de 20%
b- Quelle est la valeur de la production monétaire au prix courant ? La production monétaire est
égale au produit entre la production physique et le prix unitaire : P pc = P x p. Elle est de 50000 D
en 2005 et 2009 si bien qu’il y a une stagnation de l aproduction.
c- Quel est l’indice des prix entre 2005 et 2009 ? Ip = Pn/Po = 125/100 = 1,25
d- Quelle est la valeur de la production monétaire au prix constant de 2005 ? La production
monétaire (Pxp) est égale à 50000 D en 2005 contre 40000 D en 2009, soit une régression de 10000
D, soit un recul de 20%.
e- Comparer l’évolution entre la production réelle, sa valeur au prix courant et sa valeur au prix
constant.
La production réelle a baissé de 20%, sa valeur en prix courant a stagné tandis que sa valeur en
prix constant a reculé de 20%.
f- Quelle serait la valeur de la production au prix constant de 2009 et quelle est l’évolution entre
2005 et 2009 ? L’indice des prix est de 20/25 = 0,8, la production en 2005 au prix constant 2009 est
50.000/0,8 = 62500 D, soit une baisse de 20% entre 2005 et 2009
Formules de base
1- L’élasticité
L’élasticité : Rapport de deux variations relatives : e x/y = (∆x/x) / (∆y/y)
e o/p = (∆o/o)/(∆p/p). e d/d = (∆d/d)/(∆p/p)…

2 – La production
a- La valeur ajoutée (VA) : VA = Σ B & S Produits – Σ B & S Consommés, VA = P – CI. avec P:
Production, CI: Consommation intermédiaire, Σ : symbole de la somme
b- La production finale : PF = Σ VA Σ : symbole de la somme.
Répartition de la production finale : PF = C + E + I avec C = CF + CI, et E = C’ + E’ + I’, CF:

Consommation finale, CI: Consommation intermédiaire, E: Epargne, I : Investissement. E’, C’

et I’ : Consommation, Epargne et investissement de seconde étape…

c- Production et produit : Produit = Production + Services = Production marchande +


Production Non Marchande
Production Non Marchande = Services administratifs (SA) + Services domestiques (SD).
PIB pm= Pion pm + S
d- Production au prix du marché et Production au coût des facteurs

P pm = P cf + I. I - S avec II: Impôts Indirects, S: Subvention

e- Production, investissement et amortissement


Investissement Net (IN) = Investissement Brut (IB) - Amortissement (A), ou FNCF = FBCF - A
avec FBCF: Formation brute de capital fixe, FNCF: Formation nette de capital fixe.
Production nette = Production Brute – Amortissement

f- Coût moyen et marginal de production


CT = CF + CV avec CT: Coût total, CF: Coût fixe, CV: Coût variable.
CMP = CT/Qté, Cmp = ∆C/∆ ∆Qté avec CMP: Coût moyen de Pion, Cmp: Coût marginal de
Pion.
Productivité moyenne (PM) = Qté Pdte/Qté facteur utilisée.
Productivité marginale (Pm) = ∆Qté Pdte/∆
∆Qté facteur utilisée.

g- Production au prix courant (P pc) at au prix constant ou réel (P pr)


P pc = P x p
Ip = Pn/po
P pr = P pc / Ip, P pr = (P pc x po)/ pn
Chapitre 4

LES REVENUS

Toute production est génératrice de revenus qui rémunèrent la participation des


différents agents et facteurs de production dans l’activité de production.

I - Le revenu comme rémunération des facteurs de production


Toute production créée des revenus et tout facteur de production a un revenu. Le coût
des facteurs sert à payer les facteurs de production. On peut distinguer trois facteurs de
production : le travail, le capital et la terre.
Chaque facteur de production se trouve rémunéré de plusieurs formes :
a- Le travail est payé de 2 manières :
- le salaire : c’est la rémunération directe du travail.
- les charges sociales : c’est la rémunération indirecte du travail (assurance,
salaire unique, indemnités, primes, subvention…).

b- Le capital est rémunéré de 2 manières :


- l’intérêt : c’est la rémunération de l’emprunt du capital monétaire auprès des banques
et des organismes de prêt. On a intérêt que à ce qu’une partie de salaires soit épargnée pour
financer l’investissement. Or le sujet préféré toujours une consommation présente à une
consommation future, d’où la nécessité de rémunérer l’abstention de consommer : verser un
intérêt à l’épargne pour encourager les gens à épargner.

Si le capital emprunté n’est pas soumis à l’intérêt, l’entreprise tend à demander des
prêts d’une façon illimitée et on utilise l’épargne des autres. D’autre part, on ne tiendra
rarement compte de l’amortissement puisque le capital emprunté ne coûte que son
remboursement
- le profit : c’est la rémunération du capital en tant que capital et du risque encourus
par l’investisseur. Celui qui détient un capital n’a aucun intérêt à investir son argent s’il
n’espère pas être rémunéré par un profit jugé acceptable.

c- La terre est rémunérée par la rente. La rente est le revenu généré par la possession
ou la propriété de la terre : la rente foncière

.
II – Revenu Brut (Résultat Brut d’exploitation)

Le revenu brut d’une entreprise est le Résultat Brut d’Exploitation (RBE), il est égal à
la valeur ajoutée au coût des facteurs diminuée des rémunérations des facteurs qui ont
participé à la production ;

Revenu Brut = Va (cf) – Revenus des acteurs


Revenu Brut = Va (cf) – (Salaires + Intérêts + Profits)
Revenu Net = Revenu Brut - Amortissement

Le revenu net tient compte de l’amortissement. Ce revenu net d’exploitation se répartit


sur plusieurs rubriques : l’autofinancement, la constitution de réserves, les impôts directs sur
le revenu et les bénéfices ou dividendes.
RNE = RBE - A

Revenu Net d’Exploitation -Autofinancement de l’entreprise


= -Réserves
-Impôts indirects sur les sociétés (sur le revenu).
-Dividendes versées aux propriétaires (Bénéfice
distribué).

- l’Autofinancement : C’est le financement interne de l’entreprise par elle-même. Il


a pour but de permettre une autonomie de financement de l’entreprise vis à vis des banques et
économiser les intérêts que l’entreprise se trouve obligée de payer..
- Les réserves : Elles permettent de pallier aux divers besoins urgents de
l’entreprise. On estime que les réserves doivent constituer 10% du Revenu Net au moins.
- Les dividendes versés : Elles servent à rémunérer le travail et le capital engagé
dans le cas d’une entreprise individuelle. Dans le cas des sociétés, cet élément ne remunère
que les capitaux apportés et non le travail : ce sont les bénéfices distribués :
Dividende = Bénéfices / Nombre d’actions.

III - Décomposition de la Production Finale en revenus :

La production finale se trouve en fin de compte décomposée en une série de revenus


des différents facteurs de production :
Va Brute (cf) = Salaires + Cotisations et Prestations sociales
(Pion Finale) Intérêt
Profit (Revenu Brut d’Exploitation des Sociétés et des
Entreprises Individuelles)
Revenus de la propriété immobilière (rente)

Formules de base
Revenu Brut et revenu net (Résultat Brut d’exploitation d’une entreprise)
Revenu Net pm = PNN cf = Revenus du travail + revenus de la propriété de l’entreprise (S, I, P, R)
S : Salaire, I : Intérêt, P : Profit et R : Rente
Chapitre 5

LA DEPENSE

La dépense est le but final des différents agents économiques que ce soit pour la
consommation, l’épargne ou l’investissement du revenu généré par l’activité productive.

I – Consommation et épargne

Le revenu peut être employé de deux manières : La consommation et l’épargne

1- La consommation

C’est l’usage final d’un bien ou d’une partie de ce bien pour satisfaire un besoin
donné. La consommation peut être immédiate (biens non durables) ou lente progressive pour
les biens durables : voiture, télévision…

a- Consommation finale et productive

On peut distinguer deux types de consommation : la consommation finale et la


consommation intermédiaire ou productive.

C = CF + CI

b- Consommation publique et privée

Sur un autre niveau, on distingue la consommation publique (l’administration) et la


consommation privée (les ménages) :

C = CP + Cp

La consommation diminue au fur et à mesure que le revenu augmente pour laisser la


place à l’épargne.

2- L’épargne

C’est le refus de consommer au présent. C’est l’acte de préférer la consommation


future à une consommation présente. Cette épargne servirait soit à une consommation future,
soit à un investissement. L’épargne n’est pas l’appose de la dépense, c’est le refus de la
consommation “ Hicks” .
R=C+E

a- Les formes de l’épargne


L’épargne peut avoir plusieurs aspects :
- La thésaurisation : c’est la conservation de la monnaie liquide (billets, chèques) chez
soi.
- Le prêt : L’argent est placé, c’est un dépôt à terme et l’emprunt se trouve mobilisé de
nouveau.
- L’investissement : Il consiste à accroître le capital existant à travers le processus
productif.
- Le placement : Il consiste à geler le capital sous forme d’achat de terre, d’immeubles
ou de bijoux qui peuvent être mobilisés ou vendus à tout moment.

3 - Dépense de consommation
La consommation est la destruction, d’un bien non durable, d’une partie d’un bien
durable, par l’usage. C’est aussi l’utilisation d’un service fourni par l’activité de certaines
personnes (avocat, médecin).

3.1 - La consommation des ménages


a) - C’est l’ensemble des consommations des ménages à l’exception de celles qui sont
liées à des opérations productives.
On trouve on reconnaît deux opérations productives : la culture des jardins familiaux
et la gestion d’immeubles. Les consommations de biens allant aux jardins et immeubles, sont
des consommations productives (exclus des dépenses de consommation des ménages).

b) - Il faut distinguer entre l’acte d’acheter et l’acte de consommer. Le problème ne se


pose pas pour deux catégories : les biens non durables et les services procurés par
l’activité de certaines personnes.

Les biens fongibles sont des biens qui se détruisent après le premier usage. Ils font
partie des biens non durables. Un service est consommé dès qu’il est rendu. Le service ne
dure pas.

Exemple
Si on achète un poste télévision à 500 D qui dure 10 ans :
-Année 1 : achat 500 D consommation 150 D
-Année 2 : achat 0 " 150 D
……………………………………………………….
-Année 10 : achat 0 " 50 D

Au lieu de recenser la consommation, on recense les achats et on tient compte de


l’amortissement.

c) - La consommation des ménages comprend les services des domestiques si on se


place dans le cadre du produit, ceux-ci en sont exclus si on se réfère à la nationale
production.

3.2 - Consommation des administrations


Elle ne comporte pas une catégorie d’équipement à savoir les achats d’équipement qui
sont un investissement.
Cim des Adm = Achats Biens et Services – Ventre Biens et Service
(traitement exclus ou inclus)

4 - Dépenses d’investissement
4.1 - Investissement des entreprises
Il comprend deux volets :
-L’achat d’équipements de toute sorte.
-L’augmentation des stocks de produits nécessaires au fonctionnement productif de
l’entreprise.

Si on achète le 4 Mars du minerais de fer pour 1000 D pour être consommé le 8 Avril
(consommation productive). L’accroissement des stocks dépassant l’année, devient un
investissement : c’est un investissement par accroissement des stocks.

4 mars 8 avril
I---------------------------------------------------------------I--------------------------------
Achat Consommation intermédiaire I Investissement

4.2 - Investissement des ménages


Il n’y a qu’une seule forme d’investissement des ménages : l’achat d’immeubles. Tous
les autres biens sont des consommations. Il n’y a pas d’investissement par accroissement de
stocks, car on considère que les biens achetés durant l’année comme consommés à l’année
même.

4.3 - L’investissement des administrations : (BTP)


On a deux formes d’investissement des administrations :
- La construction de bâtiments administratifs.
- La réalisation dans l’année de travaux publics (ponts, routes…).

Formules de base
La Dépense : D = C + E et C = CF + CI, E = C’ + I + E’…

5 - Les agrégats économiques

- Optique : trois optiques d’analyse : Produit, Revenu et Dépense


- Cadre d’analyse : deux cadres : National et Intérieur (local ou territorial).
PNB = PIB + Rr – Rv = PIB + Sr (Solde Revenus des facteurs nationaux)

a- Produit et revenu
PIB pm = Pion pm + S
PNB (pm) = PIB (pm) + Solde des Revenus des facteurs avec l’extérieur (R. Reçus - R. Versés)
PNB (pm) = PIB (pm) + Revenus Reçus (Rr) - Revenus Versés (Rv)
Produit National Net (pm) = Produit National Brut - Amortissement (A)

Produit National Net (cf) = PNN pm - II + S

Produit National Net (cf) = Revenu National Brut = Somme des revenus (S, I, P, R)
= Rémunération des facteurs = Distribution Primaire
Revenu National Net = Produit National Net – II + S
Revenu National Net pm = Produit National Net cf
Revenu National Net Disponible (RND) = Revenu National Net (RN) - Impôts Directs (ID) +
Transferts (cotisations sociales)3 = Distribution secondaire : rééquilibrage et régulation
Revenu National Net Disponible = Consommation + Epargne (C + I)

b- Dépense et revenu
Revenu National Net = Dépense Brute
∆S)
Dépense Nationale Brute (DNB) = Consommation + I + Accroissement des stocks (∆

Consommation = C. Privée + C. Publique

Dépense Nationale Nette (DNN) = RNND + IT+ ST, IT : Impôts totaux, ST : Solde des transferts
Dépense Nationale Nette (DNN) = Dépense Nationale Brute (DNB) - Amortissement (A)

c- Dépense et Produit
DNB = P N B - (Ex + Rr) + (Im + Rv), DNB = P N B + (Im - Ex) + (Rv - Rr)
PNB (pm) = D N B + (Ex - Im) + (Rr – Rv) = DNB + Sm + Sr
Sm : Solde des mouvements de marchandises, solde de la Balance Commerciale Sr : Solde des
mouvements de revenus, Solde de la Balance des Paiements. Soldes des transferts : St = Sm - Sr
PIBpm = DNB + Sm + Sr avec Sm = Ex – Im, Sr = Rr – Rv, d’où PIB = DNB + St

d- Les équations d’équilibre


1- P = R = D
2- L’équation Ressources-Emplois
PIB (pm) + Im = C F + I + Ex + ∆ S
avec Im: Importation, CF : Cion Finale, Ex: Exportation, ∆S : Variation de Stoks

e- Prix courant et prix constant (fixe)


Indice des prix : Ip = Pn/po

Pion (pcs) = Pion(pcr) / Ip = Pion(pcr)/(Pn/po) = Pion(pcr) x Po/Pn

avec pn: prix courant de l’année finale n, po: prix de base à l’année o. Ip : Indice des prix

3
Transfert (T) ou subvention (S).
Chapitre 6

LES AGREGATS ECONOMIQUES

I- Définition et approche

1 - Définition

C’est l’ensemble des quantités globales caractéristiques d’une économie et de son


évolution : produits brut, investissement brut, épargne, exportation…

2 - Optiques d’analyse

On a trois approches pour analyser l’économie et l’activité économique : une


optique du produit, du revenu et de dépense.
a- L’optique du produit : mesurer l’effort productif des agents au cours d’une année.
b- L’optique du revenu : mesurer les revenus encaissés par les agents à l’occasion de
cet effort productif.
c- L’optique de la dépense : elle renseigne sur l’affectation des ressources d’une
économie (Consommation, Investissement…).

3 - Cadres d’analyse

On a deux manières de sommer et de définir ces agrégats : le cadre territorial et le


cadre national.
a- Le cadre territorial : on mesure l’agrégat (Va, R, D) des facteurs de production situés
sur le territoire : ce sont les agrégats intérieurs ou territoriaux : produit intérieur,
revenu intérieur.

b- Le cadre national : Pour obtenir les agrégats nationaux il faut :


(+) Ajouter les revenus reçus par les facteurs résidents en provenance d’agents
non résidents.

(-) Retrancher les revenus versés par les agents résidents à des facteurs non
résidents.

On obtient ainsi les agrégats nationaux ou normalisés : Produits National, Revenu


National…
Produit = Production marchande + Production non marchande
(Services Administratifs + Services Domestiques)

Produit Intérieur = Production (pm) + SA4

Produit = Produit + Revenus reçus – Revenus versés


National Intérieur par les facteurs résidents par les agents résidents
(pm) (pm) aux agents non résidents aux facteurs non résidents

PNB = PIB + Solde des Revenus des facteurs avec l’extérieur (Sr)
PNB = PIB + Rr - Rv

II - Liaisons entre les agrégats


Dans une économie équilibrée et fermée on a P = R = D. Cependant, on a souvent
recours à l’extérieur pour assurer la régularisation à travers l’importation, l’exportation, les
transferts de revenus ou de capitaux…

Economie fermée : P = R = D

La démarche qu’on va adopter est valable pour les deux cadres d’analyse :
nationale ou territoriale. On se limitera ici à la première.

1 - Du Produit National Brut (PNB) au Revenu National Brut (RNB)

a- Le revenu national net

Le revenu national est le produit national dont on déduit l’amortissement pour


maintenir le potentiel productif :

Produit National Net (pm) = Produit National Brut - Amortissement

Revenu National Brut = Produit National Net (cf)


= Rémunération des facteurs (S, I, P, R)
= Somme des rémunérations
= La distribution primaire

Revenu National Net = Produit National Net - Impôts Indirects + Subvention


R.N.N(p m) = P.N.N (Cf) ?

b - Décomposition du Revenu National Net


Le revenu national net se décompose en deux grands types de revenus rémunérant le
travail et le capital :

R.N.N = Rémunération des facteurs

4
En Tunisie, on ne retient pas les services domestiques. Ils sont comptabilisés dans les pays anglosaxons.
- Rémunération des salariés : Salaires, Indemnités, Cotisations, Prestations…
- Revenu de la propriété de l’entreprise allant aux ménages et sociétés :
* ménages : Revenu du capital (intérêt, loyer, fermage, dividende), Bénéfices
d’exploitation
* sociétés : Bénéfices non distribués (autofinancement, réserves, impôts
directs)
* administrations : intérêts et dividendes reçus - I & D versés par l’Etat
(emprunts publics)

2 - Du Revenu à la Dépense
Ce qui est concerné par la dépense c’est le revenu disponible. Il est obtenu en tenant
compte de la distribution secondaire : impôts directs et transferts et subventions.

a - La distribution secondaire

La distribution secondaire assure le rééquilibrage et la régulation économique entre les


agents et les facteurs. Elle est opérée par l’Etat et consiste à des transferts sociaux ou
économiques entre agents économiques, facteurs de production ou secteurs d’activité.

Revenu National Net Disponible = Revenu National Net - Impôts Directs + Transferts
ou Subventions.
RNND = RNN - ID + T (ou S)

Dépense Nationale Nette = R N N D + Impôts Totaux + Soldes de transfert


DNN = RNND + IT + ST

b - Décomposition de la Dépense
La dépense se décompose en trois rubriques : la consommation, l’investissement
(FBCF) et l’accroissement des stocks sur un période donnée (année…)
La consommation se décompose en deux : la consommation privée et la
consommation publique : C = CP + Cp

Dépense Nationale Brute = Consommation (Privée + Publique) + FBCF + Accroissement des stocks

DNB = C + FBCF + ∆S

3 - De la Dépense au Produit

Le Produit national brut au prix du marché est égal à la dépense nationale brute et la
somme des soldes des mouvements de marchandises (Ex – IM) et des revenus (Rr – Rv).
Sm = Ex – Im, Sr = Rr – Rv, Smr = Ex + Rr – (Im + Rv)

Produit National Brut (pm) = D N B + Exportation - Importation


Paiement de Paiement de
Revenus par Revenus en
l’Extérieur Extérieur
X, Rr M, Rv

P N B (pm) = DNB + E x - Im + Rr - Rv
Il y a prise en compte dans le P N B du mouvement des marchandises et des revenus
comme suit :
- Les mouvements de marchandises : EX : Exportation, IM : Importation,
Sm = Ex – Im

- Les paiements de facteurs internationaux :


* Certains revenus ne restent pas dans le pays, bien que formés par la production
nationale : ils sont transférés à l’étranger : les revenus versés à l’extérieur : (Rv) -.
* D’autres revenus issus d’une production étrangère viennent se dépenser dans le
pays : revenus reçus de l’extérieur : (Rr) +.
Sr = Rr – Rv

On peut ainsi déterminer la Dépense Nationale Brute (DNB) comme suit :


P N B (pm) = DNB + E x - Im + Rr - Rv ?
D N B = P N B + (I M + Rr) - (EX + Rv)

On peut aussi écrire l’équation comme suit :


Produit National + Solde Mts Marchandises = Dépense Nationale + Solde des Revenus
P N B (pm) = DNB + E x - Im + Rr - Rv ?
PNB = DNB – Sm + Sr
PNB + Sm = DNB + Sr

On peut aussi écrie la relation comme suit :


P N B + I m - E x = D N B + Rr - Rv
DNB = PNB + (Im + Rv) – (Ex – Rr)

DNB = P N B + (Im - Ex) + (Rv - Rr)


Solde Mts Solde des Mts
Marchandises Revenus
|-----------------------|
Solde des Transferts ST

Solde des Transferts : ST = (Im + Rv) - (Ex + Rr)

P N B = D N B + (Ex + Rr) - (Im + Rv)


P N B = DNB + ST

III- L’équilibre des ressources et des emplois


Toute économie se trouve régie par une double équations qui assure la régulation et
maintient les grands équilibres économiques.

1- L’égalité P = R = D
La production se trouve distribuée sous forme de revenus et dépensés. On peut écrire
la triple égalité suivante entre production, revenus et dépense :

P=R=D

2- Les ressources et les emplois

Dans une économie donnée la somme des ressources est égale aux emplois. Les
ressources sont représentées par le PIB et l’importation tandis que les emplois se présentent
sous la forme de consommation (privée et publique, finale et intermédiaire), l’investissement,
l’exportation et l’accroissement des stocks.
R = E
PIB + IM = Cion + FBCF + Ex + ∆ Stocks

IV- Prix courant et prix constant


1- Prix courant et prix constant

Un agrégat quelconque peut être exprimé de deux manières : au prix courant (pc) et u
prix constant ou fixe (pf).
Le prix courant est le prix de l’année en cours sans correction aucune, le prix de 2009
ou 2010…
Le prix constant ou fixe est le prix exprimé en fonction des prix d’une année référence
déterminée. Le prix de 2000 est le prix selon l avaleur de la monnaie de 2000, comme si le
prix n’a pas changé depuis.

2- L’indice des prix

L’indice des prix Ip est le rapport entre le prix à une année donnée (année finale) n et
le prix de l’année de base (année initiale) po. C’est le rapport entre le prix courant et le prix de
base pris comme référence :

Ip = pn/po, ou Ip = P(cr) /Po

3- La valeur au prix constant ou réel

La valeur d’un agrégat au prix constant (ou réel) est égale à sa valeur au prix courant
de l’année correspondante (n) divisée par l’indice des prix : Ip

On peut écrire ainsi la relation comme suit :


X (pcs) = X (pcr) /(pn /po )
d’où on a : X (pcs) = X (pcr) .po/pn

Pcr : prix courant, Pcs : prix constant, Po : Prix de base, Pn : prix courant de l’année n
Les agrégats au prix constant et au prix courant

Chaque agrégat économique (P, VA, PF, PIB, PNB, RNB, RNN, D…) peut être
évaluée de deux manières : aux prix courants (pc) et aux prix réels (pr) comme on l’a examiné
ci-dessus au niveau de la production :
1- Au prix courants : c’est la valeur sur la base des prix de l’année en cours (X pc), l’année
2011, l’année 2002, l’année dont on en parle… Ces prix changent constamment d’une année à
l’autre indépendamment du niveau de la production si bien que le problème de comparaison
se pose et nécessite une référence commune.
2- Aux prix constants, réels ou fixes : l’agrégat est évalué sur la base des prix d’une année
donnée (X pr), appelée année de base et qui constitue une année de référence.
Le passage entre les deux dates s’opère sur la base de l’indice des prix (Ip) qui
exprime le taux d’évolution des prix entre l’année de base (Po) et l’année finale (Pn) :
Ip = Pn / Po
La valeur réelle (au prix constant) est égale à la valeur aux prix courants (P pc) divisée
par l’indice des prix (Ip) :
X pr = X pc / Ip = (X pc x Po)/Pn

Exemple :
Le tableau suivant donne le PIB l’évolution des prix entre 2000 et 2010

Production Prix PIB au prix PIB au prix PIB au prix


finale en D courant constant 2005 constant 2009
en tonnes
2000 1000 100 100000 100000 125000
2010 800 125 100000 80000 100000
Evolution absolue 2005-2009 -200 25 0 -20000 -25000
Evolution relative 2005-2009 -20% 25% 0 -20% -20%

g- Quelle est l’évolution de la production en tonnes entre 2005 et 2009 ? Elle est égale à la
différence : (800 – 1000) = -200t, soit un recul de 20%
h- Quelle est la valeur monétaire du PIB au prix courant ? La valeur monétaire du PIB est égale au
produit entre la valeur de la production physique et le prix unitaire : PIB pc = P x p. Elle est de
100000 D en 2005 et 2009 si bien qu’il y a une stagnation de l aproduction.
i- Quel est l’indice des prix entre 2005 et 2009 ? Ip = Pn/Po = 125/100 = 1,25
j- Quelle est la valeur du PIB au prix constant de 2005 ? Le PIB (Pxp) est égal à 100000 D en 2005
contre 80000 D en 2009, soit une régression de 20000 D avec un taux de 20%.
k- Comparer l’évolution entre le PIB réel, sa valeur au prix courant et sa valeur au prix constant.
Le PIB aux prix constants (fixes) a baissé de 20%, sa valeur en prix courant a stagné
l- Quelle serait la valeur du PIB au prix constant de 2009 et quelle est l’évolution entre 2005 et
2009 ? L’indice des prix est de 20/25 = 0,8, le PIB en 2005 au prix constant 2009 est 100.000/0,8 =
125000 D, soit une baisse de 20% entre 2005 et 2009
LES AGREGATS ECONOMIQUES
(Formulaire)
- Trois optiques : Produit, Revenu et Dépense
- Deux cadre d’analyse : National et Intérieur (local ou territorial).

2 - Produit et revenu
PIB pm = Pion pm + S
PNB (pm) = PIB (pm) + Sr
PNB (pm) = PIB (pm) + Solde des Revenus des facteurs avec l’extérieur (R. Reçus - R.
Versés)
Produit National Net (pm) = Produit National Brut - Amortissement (A)
Produit National Net (cf) = PNN pm - II + Subv
= Revenu National Net (pm) = Σ des revenus (S, I, P, R)
= Rémunération des facteurs = Distribution Primaire
Revenu National Net Disponible = Revenu National Net - Impôts Directs + Transferts
(cotisations sociales)5 = Distribution secondaire : rééquilibrage et régulation
Revenu National Net Disponible = Dépense

3 - Dépense et revenu
D = C + E, E = C’ + E’ = C + I avec E = I
Revenu National Net = Dépense Brute
∆S)
Dépense Nationale Brute = Consommation + I + Accroissement des stocks (∆
Consommation = C. Privée + C. Publique, C = CF + CI
Dépense Nationale Nette = RNND + IT+ ST, IT : Impôts totaux, ST : Solde des
transferts
Dépense Nationale Nette = Dépense Nationale Brute - Amortissement

4- Dépense et Produit
DNB = P N B - (Ex + Rr) + (Im + Rv)
DNB = P N B + (Im - Ex) + (Rv - Rr)
PNB (pm) = D N B + (Ex - Im) + (Rr – Rv)
= DNB + Sm + Sr
= DNB + St
Sm : Solde des mouvements de marchandises, solde de la Balance Commerciale, Sr :
Solde des mouvements de revenus, Solde de la Balance des Paiements. Soldes des
transferts : St = Sm - Sr

5- Les équations d’équilibre


1- P = R = D
2- L’équation Ressources-Emplois
PIB (pm) + Im = C F + I + Ex + ∆ S
avec Im : Importation, CF : Consommation Finale, Ex: Exportation, ∆S : Variation de Stoks

5
Transfert (T) ou subvention (S).
6- Valeur au prix courant (P pc) at au prix constant ou réel (P pr)
V pc = P x p
Ip = Pn/po
V pr = V pc / Ip, V pr = (V pc x po)/ pn
Chapitre 7

ELEMENTS DE COMPTABILITE
NATIONALE

I - Généralités

1.1 - Objet de la Comptabilité Nationale


La C.N vise deux buts essentiels :
1 - Fournir une description chiffrée et une synthèse comptable des faits qui
caractérisent l’activité économique d’un pays : comment les ménages gagnent et dépensent
leur ressources

2 - Dégager les relations essentielles qui unissent les divers agents : la part consommée
est elle constante avec le revenu.

Les travaux de W. Leontief et S. Kuznets (USA), Stamp et Hicks (GB) et Golson ont
contribué à édifier les plans comptables.

1.2 - Caractéristiques :
Trois problèmes se posent pour la CN :
1- Stocks au flux ? Doit-on comptabiliser les stocks (avoir, dette) ou les variations
d’une année à l’autre : flux.
2- En retenant les flux, sagit-il de bien ou de monnaie ?
3- Comptabilité du passé ou de l’avenir (comptabilité prévisionnelle) ?.

a - Stocks et flux :

Stocks : Dans l’entreprise, l’exemple type de la comptabilité de stocks est le bilan : il


s’agit d’un inventaire des avoirs et des dettes de l’Entreprise.
Cette optique conduit à établir le capital national au niveau d’une nation. Comptabilité
peu rigoureuse vu les difficultés statistiques, c’est pourquoi on préfère la comptabilité en
terme de flux.

Flux : La comptabilité se borne à enregistrer les variations des stocks au cours d’une année.

b - Flux de biens ou monétaires


L’échange se fait à travers deux courants opposés : un courant de biens et un courant
monétaire. On a des flux réels et des flux monétaires. On retient les flux monétaires compte
tenu des difficultés à cerner les flux réels et la diversité des unités utilisées, et on n’a aucune
comptabilité réelle.

Revenus

Unité de
Unité de Services Cion
production
Biens et services produits

Paiements de B/S

Flux monétaire
Flux réel

c) - Passé / Futur

La comptabilité rétrospective dresse un état d’une situation passée. C’est le type le


plus utilisé.
La comptabilité prévisionnelle établit un état de la situation future, elle est liée à un
processus de planification, elle est peu utilisée.
En Tunisie le Budget Economique de la Nation à été établi pour les besoins de plans.

II - Le circuit économique

Le circuit économique est l’ensemble des flux qui circulent entre les agents
économiques et les marches et qui dessinent de véritables boucles et des pôles.
On peut distinguer plusieurs agents économiques : les ménages, les entreprises,
l’Administration ou l’Etat, l’extérieur dont chacun assure une fonction dominante.
Chaque flux se trouve régulé par un marché spécifique où se fixent les prix et
s’égalisent l’offre et la demande. On a le marche de l’emploi du travail, le marché des
capitaux, le marché des produits (blé, pétrole, or, monnaie, biens et services…), le marché
foncier, le marché monétaire (taux d’intérêt, taux d’épargne, marché des devises…).

On peut distinguer plusieurs types de flux : les flux réels, monétaires et d’information
- Les flux réels ou matériels de Biens et services : ils circulent entre le producteur et le
consommateur : entre les entreprises et les ménages (CF), l’administration, l’Extérieur
(exportation) et d’autres entreprises (CI), entre l’extérieur et le reste (importation).

- Les flux monétaires : ce sont des revenus en contrepartie des flux réels. Ils sont
formés par les salaires (Entreprises et Administration vers les ménages), d’intérêt
(Entreprises et ménages vers banques, Etat vers l’extérieur…), de transferts de
revenus (cotisation, migration, balance de paiements, impôts, emprunts et
dettes…).
- Les flux d’information qui sont plus difficiles à mesurer et à matérialiser mais sont
sous jacents à toute forme d’échange .

Cette information assure la régulation des marchés et doit passer par les marchés
concrets ou immatériels tandis que les flux réels de B & S ou leurs contrepartie les flux
monétaires, peuvent ne pas passer par le marché et transiter directement entre les divers
opérateurs.

2.1 - Opérations :

Il s’agit de dresser les différentes ressources et les emplois assignés à ces ressources
pour les divers agents économiques.

a - Les ménages :
Les ressources sont constituées par les revenus payés par les entreprises et l’Etat
(Salaire) et de l’extérieur (Emigration).
Les emplois sont représentés par les achats aux entreprises, les impôts et les prêts à
l’Etat.

b – Les entreprises :
En plus des relations précédentes, les entreprises vendent les biens et services à
l’Etat, à l’Extérieur (exportation) et prêtent à l’Etat. En contre partie, elles versent de l’impôt
et achètent de l’extérieur (importation).

c - L’Etat :
En plus des relations citées l’Etat, il y a les prêts accordés par et à l’Extérieur.

d - L’extérieur : les relations sont déjà citées : importation, prêts, les


envois de revenus, les rentrées de devises…,

2.2 - Comptabilité :
On peut dresser trois types de comptes :
-Le compte des agents : Ménages, Etat, Entreprises, Extérieur….
-Le compte des opérations : B/S – Revenus, Impôts, Prêts.
-Le compte d’ensemble : Tableau Economique d’Ensemble : TEE.
1- Compte des agents :

Ressources
Emplois
Achats aux entreprises 22 Revenus payés par les entreprises 25
Ménages Impôts à l’Etat 10 " " " 13
Prêts à l’Etat 8 " " " 2
40
Impôts payés par les entreprises 19
Achats aux entreprises 40 " " par les ménages 10
Etat Revenus versés aux ménages 13 Prêts accordés par les ménages 8
Prêts aux entreprises 9 Prêts accordés par l’extérieur 1
38
38
Achats B/S aux entreprises 4 Ventes B/S aux entreprises 7
Revenus versés aux ménages 2
Extérieur
Prêts à l’Etat 1
7 7
Revenus aux ménages 25 Ventes aux ménages 22
Impôts à l’Etat 19 Ventes à l’Etat 16
Entreprise
Achats à l’extérieur 7 Ventes à l’extérieur 4
51 Prêts accordés par l’Etat 9
51

2 - Comptes des opérations :

Emplois Ressources
Achats des ménages 22 Ventes des entreprises 42
" de l’Etat 16 " de l’extérieur 7
Biens et Services " de l’extérieur 4
" des entreprises 7
49
49
Revenus Revenus payés par l’Etat 13 Revenus versés aux ménages 40
" " par l’extérieur 2
" " par les entreprises 25
40
40
Impôts Impôts payés par ménages 10 Impôts versés à l’état 29
" " par l’état 19
29 29
Prêts Prêts fournis par les ménages 8 Prêts accordés à l’état 9
" " par l’état 9 " " aux entreprises 9
" " par l’extérieur 1
18
18
3 - Le tableau économique d’ensemble TEE :

C’est un tableau d’ensemble des échanges entre les divers agents tenant compte de
toutes les opérations.

Opérations Emplois
Ressources
Mén Etat Ext Ent Total Mén Etat Ext Ent Total
B.S 22 16 4 7 49 - - 7 42 49
Revenus - 13 2 25 40 40 - - - 40
Impôts 10 - - 19 - - 29 - - 29
Prêts 8 9 1 - - - 9 - 9 18
Total 40 38 7 51 136 40 38 7 51 136

III - Les relations inter-industrielles :

Pour produire, l’entreprise achète à d’autres entreprises, elle vend aussi une partie de
sa production à des entreprises, le reste est cédé à la consommation finale.

3.1 - Méthode d’analyse :

1 - L’importance du phénomène :

L’industriel regarde surtout sa valeur ajoutée : la valeur ajoutée = BS Produits – Cim


intermédiaire. Le technicien s’intéresse aussi à la même formule mais transformée : :
Production = CI + VA

Aucune production n’est possible sans consommation intermédiaire. Cette relation est
à double sens. Elle fonde l’interdépendance des entreprises et des activités.
Cette interdépendance est la conséquence de 3 processus :
-La division technique du travail.
-L’allongement du processus de production.
-La spécialisation des tâches.

2 - Le T E I :
Les premiers travaux datent du 2ème tiers du XX° siècle par W. Léontief qui a été le
premier à mesurer les échanges inter-industriels aux USA et ce n’est qu’en 1951 que son
ouvrage a été publié en français.

a - Problèmes généraux :
Comment regrouper les entreprises? Faut-il tenir compte des consommations
intermédiaires entre entreprises de la même branche ? La consommation intermédiaire varie-t-
elle avec le nombre retenu de branches ?
* Comment regrouper les entreprises ?
On a deux critères de groupement : L’activité principale : le secteur
Le type de produit : la branche
- Le secteur : C’est le regroupement de plusieurs entreprises ayant la même activité
principale. Le problème se pose pour les entreprises où l’activité principale dépasse un peu les
principales activités.
- La branche : C’est un groupe d’entreprise et de fractions d’entreprises produisant
une même catégorie de bien ou de services.

* Faut-il tenir compte des consommations intermédiaires entre entreprises de la même


branche ?

Exemple : Dans la sidérurgie, on a deux entreprises : l’entreprise A produit 15 t de


fonte dont 9 lui servent à fabriquer 4,5 t d’acier et 6 sont vendus à B, l’entreprise B produit 2 t
de fonte et utilise les 6 t achetés à A pour fabriquer 4 t d’acier.

Pim (A) + Pim (B) ≠ Pim (A + B).

Pion (A + B) = Pion (A) + Pion (B) - Consommation interne (A et B).

Pion (A) + Pion (B) = Pion (A + B) + Intra-consommation (A + B).

Entreprise
A B A+B
Fonte 6 - 6
Acier 4,5 4 8,5

* La consommation intermédiaire varie-t-elle avec le nombre retenu de branches ?

b - Construction du tableau :

Emplois Sorties Emplois Intermédiaires Emploi Final Total


Ressources Entrées Agriculture 1 Industrie 2 Demande Finale Emplois
Agriculture 1 - 60 40 100
Industrie 2 30 - 370 400
Valeur Ajoutée 70 340 410 -
Ressources Totales 100 400 - 500

C’est le tableau Input-Output de Léontief, tableau des échanges inter-branches, tableau


de relations inter-industrielles. Tableau général ressources et emplois en biens et services.
Ventes Produits Sorties Emplois Output Extrants
Achats Facteurs Entrées Ressources Input Intrants

Demande Finale = Cion Finale + F B C F

Pion Totale de Branche = Total des C.I Branche + VA par Branche


= Emplois Intermédiaires + Demande Finale

3.2 - Intérêt de l’analyse :

1 – L’étude de la structure économique d’un pays au moyen des coefficients de


production :
x ½ = Consommation intermédiaire de 2 produite par 1
x 2 = Production totale de 2.

i i = Branche qui fournit


On a : ai = sc
j j j = Branche qui reçoit
sc i = C I de j en provenance de i.
j
Coefficient technique de pion
x j = production totale de j.
Coefficient d’input.
1
a 2 = 60 = 0,15
400

a 12 = 30 = 0,3
100

Si la branche (2) veut produire 600, elle doit acheter 90 à la branche (1) :
0,15 x 400 = 50
0,15 x 600 = 90

Trois cas se présentent ici :


1 - La branche ne peut pas accroître son output total, l’emploi final sera réduit :
100 – 90 = 10.
2 - La branche peut accroître sont output, elle peut répondre à la demande de 2.
3 - La réduction de la demande finale est impossible, la branche 2 doit modérer
sa croissance.

L’hypothèse de base demeure l’invariabilité technique des coefficients de production.


On peut aussi faire des prévisions à court et moyen terme (1 à 4 ans) sur la base du tableau
d’input-output.
2 - Calcul des effets d’une variation de la demande finale :

Emplois Emploi Intermédiaire Emploi Total


Ressources Agriculture Final Emplois
Industrie
Agriculture 1 - 60 40 100
Industrie 2 30 - 370 400
V.A 70 340 410 -
Total Ressources 100 400 - 500

Pion Totale = C.I + Demande Finale

Xj = sc i + Fj

(1) 100 = 60 + 40 Agriculture


(2) 400 = 30 + 370 Industrie

(1) 100 = 0,15.400 + 40 Agriculture


(2) 400 = 0,3.100 + 370 Industrie

Si la demande finale change Fi , Fj on a :

a i = sc i
j j Sc i = ai xj
xj j j

xj = a i Xj + Fi
j

xj = aj. Xi + Fj
i

Xi’ = a i. Xj’ + Fi’


j
Xj’ = aj. Xi’ + Fj’
i

Supposons que l’emplois final de la branche (1) s’accroît de 5 % et celui de (2) de


10%. Pour satisfaire la hausse de la demande finale, la production totale de chaque branche
doit s’accroître aussi au même titre que la consommation intermédiaire.

Le problème est de résoudre le système d’équations et d’établir un nouveau TEI :


Fi = 42 = (40 + 22)
F2’ = 407 = (370 + 37) Xi = 0,15 X2’ + Fi
sc2’ = 0,15 X2’ = 0,3 Xi + F2’
sc2 = 0,3

X2’ = 0,3 (0,15 X2’ + 42) + 407 = 439,4


Xi = 0,15 (0,3 Xi + 407) + 42 = 107,91

E DF TE
R 1 2
1 56 42 108
407 439
2 32
VA 76 373 449
TR 108 439 547

Exemple :
On a deux branches : la branche (1) vend à (2) pour 90 et dégage une VA de 400. La
branche (2) a un out-put total de 1000 dont les 4/5 sont attribués à la demande finale :
1 - Construire le TEI.
2 - Déterminer les coefficients de production.
3 - La demande finale de (1) augmente de 10%, celle de (2) de 5%. Déterminer l’effet
de ces accroissements et construire le TEI.

E
DF Emplois
R 1 2
1 - 90 510 600
2 200 800 1000
VA 400 910 1210
Ressources 600 100 1600

a2’ = X2’ = 90 = 0,09


X2 100

a,2 = X,2 = 20 = 0,3


X, 500

Demande Finale : F1 = 840 : 800 + 40


F2 = 561 : 510 + 51

E DF Emplois
R 1 2
1 - 95 561 656,3
2 219 - 840 1058,3
VA 437 964 1401
Ressources 656 1058 1715

Xi = 0,33 X’2 + 561 Xi = 656,3


X2’ = 0,09 Xi + 840 X2’= 1058,7

a21 = 95
a12 = 219
Chapitre 9

REVENU NATIONAL D’EQUILIBRE

I - Cadre conceptuel de la théorie de l’équilibre

Parmi les 3 variables consommation, épargne, investissement, il semble que l’épargne


constitue l’élément central. Elle module en effet les deux autres.

1 – Epargne - Investissement :

Le principal agent investisseur est l’entreprise, tandis que les ménages constituent les
principaux épargnants.
On épargne pour diverses raisons : S’assurer de la vieillesse, la peur de l’avenir,
amasser des richesses, constituer un héritage ou pour pouvoir investir (entreprise).

On investit pour fructifier le capital, pour cela on saisit souvent l’occasion propice.
L’investissement ne dépend pas du psychologique, ou du contexte politique (promotion),
c’est l’investissement autonome.
Cet investissement conduit à élever le revenu national, il s’ensuit que l’aisance
monétaire créée conduit à un nouvel investissement : c’est l’investissement induit.

L’épargne et l’investissement sont souvent réalisés par des agents différents, sauf si le
propriétaire d’entreprise investit sa propre épargne.

Le comportement d’épargne est assez régulier, tandis que le processus


d’investissement est discontinu d’où une constante inadéquation.

L’épargne donne lieu à plusieurs opérations


-L’investissement qui constitue desdépenses productives
-La théaurisation :
-Le placement : action, terrain (un simple changement de propriétaire mais pas
d’investissement).

Si l’investissement atteint un niveau très élevé, il donne lieu à une hausse de prix et à
l’inflation. S’il est très faible, c’est plutôt le chômage. Deux situations de déséquilibre qui
peuvent être connues par un pays à quelques années d’intervalle. C’est pourquoi, on vise
toujours à rétablir l’équilibre (Etat, Entreprise).
2 - Epargne – Consommation :

Le revenu est soit consommé, soit épargné. La part épargnée du revenu augmente lorsque
le revenu croît tandis que pour la consommation, c’est plutôt l’inverse : plus le revenu
augmente et plus la part consommée diminue.

3 - Présentation arithmétique :

R : Revenu disponible (Impôts déduits)


C : Consommation
E : Epargne

C/R , E/R : Propension moyenne à consommer, épargner.


dr, dc, de : variations respectives du revenu, de la consommation et de l’épargne.
dc/dR dE/dR : propension marginale à consommer, à épargner.

1) - La somme des propensions moyennes à consommer et à épargner est égale à l’unité.


C/R + E/R = 1 E/R = (1 - C)/R

2) - La somme des propensions marginales est égale à l’unité.


dc/dR + de/dR = 1 de/dR = (1 - dR)/dR

3) - Plus le revenu augmente, plus l’épargne s’élève et la consommation diminue.


R2 > Ri E2 /R2 > Ei/Ri , Cr/R2 < Ci/Ri

4) - Lorsque le revenu est bas, l’épargne est non seulement faible, elle peut être négative en
s’endettant, soit en puisant dans l’épargne constituée antérieurement.
E/R < 0, C/R > i

5) - Le seuil d’épargne est le niveau de revenu où l’épargne est nulle et tout le revenu est
consommé.

6) - Les propensions marginales expriment l’affectation du surplus de revenu entre l’épargne


et la consommation.

7) - Lorsque le revenu s’élève, la consommation représente une partie de plus en plus petite
de l’accroissement du revenu, tandis que celle de l’épargne est de plus en plus grande : la
propension marginale à consommer décroît.

Ro = Co + Eo dRo = dCo + dEo


R1 = Ro + dRo
= (Co + dCo) + (Eo + dEo)
= C1 + E1
R2 = R1 + dR1 = (C1 + dc,) + (E1 + dE1) = C2 + E2
R2 > R1 = D dEo/dRo < dE1 /dR1

dCo/dRo > dC1/dR1


8) - Même si l’épargne est négative, le revenu supplémentaire ne sera pas totalement
consommé.

9) - Les propensions marginales sont forcément comprises entre 0 et 1 ce qui n’est pas le cas
des propensions moyennes.
∆R = ∆C + ∆E, 0 < dC et dE < 1

4 - Présentation graphique

R dR C dC E dE C/R E/R dC/dR dE/dR


400 100 417 94 -17 6 1,04 -0,04 0,94 0,06
500 100 511 89 -11 11 1,02 -0,02 0,89 0,11
600 100 600 85 0 15 1 0 0,85 0,15
700 100 685 75 15 25 0,98 0,02 0,75 0,25
800 100 760 64 40 36 0,95 0,05 0,64 0,35
900 100 824 59 76 41 0,91 0,09 0,59 0,41
1000 100 883 53 117 47 0,88 0,12 0,53 0,47
1100 100 936 49 164 51 0,85 0,15 0,49 0,51
1200 985 215 0,82 0,18

Propensions moyennes

RB/OR + B’B/OR = RB/OR = OR/OR = 1

Tgx = Dc/dR tg X > tgX2 Concave

Tag B = dE/dR tg B < tg B2 Connexe

II - La détermination du revenu d’équilibre :

Ia : investissement autonome
Ii : investissement induit Ii (R)
I = Ia + Ii (R)

A - Prise en compte de l’investissement autonome seulement :

Le revenu s’établit à un niveau tel qu’il y a équilibre entre l’investissement autonome


et l’épargne prévue. Des ajustements s’opèrent pour atteindre l’équilibre.

1) - Or, > Ore, E > Ia

L’épargne est forte, la consommation étant faible, l’entreprise vend moins qu’elle ne
produise, les stocks augmentent d’où la réduction de la production : licenciement et sous-
utilisation du capital et chute de revenu.

2) - Or < ORe, E < Io

La consommation étant forte et fait pression sur la production d’où la vente des stocks
et des investissements nouveaux : emploi et cadence de production augmentent, d’où
l’élévation du revenu.

3) - Ore + E = Io :

C’est le point d’équilibre (A" = B" ) qui traduit l’égalité entre l’épargne prévue et
l’investissement souhaité. La consommation est assurée par la production nouvelle : emploi,
production et revenu n’ont pas de raison de varier : c’est le revenu d’équilibre.

En tenant compte de la dépense, la consommation on a trois cas :

1 - Revenu > dépense GR, >ORI

Le revenu national est la somme des salaires, intérêts et profits distribués par les
entreprises (on suppose qu’il n’y a pas d’impôts et subventions).
Le revenu = produit national

Or les entreprises distribuent un revenu GR et retrouvent FD (achats de biens de


consommation).
Il y a donc une perte égale à GR, - FR, = F6
Recettes < dépenses d’où tendance à réduire l’emploi et la production : Chute de la
production et du revenu.

-2ème cas : le revenu est à G2R2 G2R2 < Ore


Il y a un excédent de recettes F,G, : les entreprises sont incitées à accroître la
production emploi, rythme plus élevé, d’où l’élévation du revenu.
La perte de recettes F,G, équitant à l’excès de l’épargne sur l’investissement. L’excédent de
recettes F2G2 correspond à l’excès de l’investissement sur l’épargne.
Le seul point où il y a équilibre est celui où le revenu = la dépense : Ge = Fe, c’est le point
d’équilibre du revenu ORe qui correspond à celui déterminé par l’égalité épargne =
investissement.

Revenu de plein emploi :

C’est le revenu obtenu lorsque tous les facteurs sont utilisés à 100%.
ORe n’est pas un revenu d’équilibre de plein emploi car pour l’atteindre on doit soit licencier,
liquider les stocks ou sous-employer le matériel, d’où un sous-emploi des facteurs.

Si on élève l’investissement autonome Io, l’équilibre se déplace à droite, si on le


réduit il se déplace à gauche.

En réalité on n’atteint jamais 100% (RFA, Japn = 90%), le revenu de plein emploi
(Rp) est un niveau optimal jamais atteint.
Ore : Revenu d’équilibre de sous-emploi.
2 - Effets sur le revenu d’une variation de l’investissement autonome :

a - Le mécanisme de l’amplification du revenu :

La variation est mesurée par DIa = OIa, - OIa .


Cet investissement sert à payer les machines à répartir entre les salaires, les intérêts et
les dividendes.

Supposons que DIa = 100


dc/dr = 0,66

Epargne 33,3
Dia = 100
Consommation 66,6

La consommation supplémentaire (66,6) va être distribuée aux fournisseurs de biens


de consommation qui à leur tour vont faire la même chose…
Dc = 66,6 E : 22,2
C : 44,4 14,79
29,6 9,86
19,7 6,5
13,13

b - Mesure du coefficient multiplicateur :

Période DIa dE dC dR DR Cumulé


1 100 - - 100 100
2 - 33,33 66,6 66,66 166,66
3 - 22,22 44,44 44,44 211,10
4 - 14,81 29,62 29,62 240,72
5 - 9,87 19,74 19,74 260,46
6 - 6,5 13,13 13,74 274,20

DR = K. dIa avec K > I


66,66 = 100 x 2/3
44,44 = 100 x (2/3)2
-------
13,74 = 100 (2/3)5

dR = 100 ( 1 + 2/3 + (2/3)2 + ……..(2/3)n )

Cumulé

Sn + 1 = 1 1- (2/3)n + 1 / 1 – 2/3
Ss = Lim 1- (2/3)n + 1 / 1 – 2/3 = 1/ 1/3 = 3
dR = dIa x 3 = D K = 3
Généralisation :

Soit : ce = propension marginale à consommer dC/dR et à épargner dE/dR


Avec : dE/dR + dC/dR = 1, E + C = 1

Ss = 1 = 1 = K = OK = 1 / dE/dR
1–C E

K = dR/dE : Coefficient multiplcateur

c - Représentation graphique de l’effet multiplicateur :

* Situation 0

Ia = 200
Eo = 1/3 R – 100
Iao = Eo
1/3 R – 100 = 200
R = 900
Co = 2/3 R + 100
Eo + Co = R
Co + Iao = 2/3 R + 300
Eo = Iao = oR = 900

*Situation 1

Ia, = 200 + dIa = 200 + 100 = 300


Co + Ia, = 2/3 R + 400

L’effet du multiplicateur de l’investissement sur le revenu, se manifeste à travers le


déplacement vers la droite du niveau d’équilibre du revenu.

Observations :

On a supposé la propension marginale à consommer stable, donc celle d’épargner


quelque soit l’agent et le niveau de revenu est aussi stable. C’est pourquoi on a des droites et
non des courbes. L’effet multiplicateur peut être mis en relief si on a des courbes. Si
l’épargne augmente, l’accroissement du revenu diminue légèrement.

Lorsque la propension marginale est variable, le coefficient multiplicateur varie aussi.


Pour un accroissement identique, on a dR différents. Plus la pente de la tangente dE est faible
plus l’effet de dIa sur le revenu est important.

dR
K = l/E = l/(1 – C) Si E augmente K diminue.
Aucune réduction de l’investissement autonome, on a une baisse plus que
proportionnelle du revenu. L’investissement est une arme à double tranchant.

L’effet sur le revenu n’est pas immédiat, c’est un effet lent qui se propage d’un agent
à un autre ce qui prend du temps : entre l’investissement, le versement de salaire, la
consommation… Il y a beaucoup de temps.

On raisonne sur une économie fermée. Dans une économie ouverte, des faits divers et
multiples viendraient troubler la situation théorique envisagée. Qu’on imagine que
l’investissement sert à acheter du matériel étranger, l’effet sur le revenu joue en faveur de
l’étranger ?

3 - Effets sur le revenu d’un variation de l’épargne :

* Situation 0

Iao = 200
Eo = 1/3 R – 100
Co = 2/3 R + 100
Co + Ias = 2/3 R + 300

• Situation 1

Ias = 200
El = 1/3 R
Cl = 2/3 R
Cl + Iao = 2/3 R + 200

Le modèle repose sur l’invariabilité des propensions marginales d’un côté et


l’économie fermée de l’autre.
La hausse générale de l’épargne conduit à une hausse de la propension moyenne à
épargner. Le niveau d’équilibre du revenu (C) montre que l’épargne est identique à ce qu’elle
était en A.
La tentative d’épargner davantage peut aboutir à réduire le revenu national et non à
l’accroissement de l’épargne effective. C’est le paradoxe de l’épargne.

En période de dépression, de chômage important, une hausse de l’épargne conduit à


aggraver la crise : en épargnant, on réduit les fournisseurs habituels et chacun à son tour
reçoit un revenu moindre, se trouve obligé de dépenser moins.

En période de plein-emploi et de forte expansion, une épargne accrue entraîne de


nouveaux investissements, l’équilibre se fait à un niveau supérieur d’épargne,
d’investissement et de revenu.
B - Prise en compte de l’investissement total :

1 - La courbe de l’investissement total

I = Ia + Ii (R)
La courbe peut être simplifiée sous forme de droite (I). La pente x est l’accélérateur,
égale à la dérivée seconde de la fonction.

l = Ia + Ia dR/dE, d’où on a : l = Ia (1 + dR/dE)

2 - Position relative des droites d’épargne et d’investissement.

Point d’équilibre stable Point d’équilibre instable

III - La politique budgétaire :

On compare le revenu d’équilibre (Re) au revenu de plein emploi (Rp). On a trois


possibilités :
* Rp = Re : C’est une situation optimale peu probable et toutes les politiques tendent vers
cette situation.

* Rp > Re

1) - La mise en évidence de l’écart déflationniste.

E = 1/3 R – 100
I = 1/3 R + 100
C = 2/3 R + 100
C + I = 7/9 R + 200

- Les droites de consommation et de dépense ne sont plus parallèles car


l’investissement n’est plus constant.
- L’équilibre est atteint avant que le plein emploi ne soit réalisé un équilibre avec du
chômage, du matériel non utilisé.
- L’écart déflationniste est l’insuffisance de la dépense par rapport aux revenus
distribués ou toute insuffisance des investissements par rapport à l’épargne prévue.

2) - Suppression de l’écart déflationniste : la dépense est plus réduite que le revenu. Il faut :
- Dépenser : l’Etat doit commencer à utiliser les grands travaux ce qui permet
d’augmenter la consommation et la dépense et l’écart diminue (Keynes).
- Réduire la fiscalité.
Ces deux mesures ont pour effet de surélever la courbe de dépense totale et
d’accroître Re.
* Rp < Re

1 - Mise en évidence de l’écart inflationniste :

L’écart inflationniste est tout excès des dépenses par rapport aux revenus distribués,
ou un excès de l’investissement sur l’épargne prévue.
R’p : Plein emploi mais en déséquilibre. Le nouveau d’équilibre Re ne pourra pas être atteint
(Virtuel). A partir de R’p, tous les hommes et les capitaux sont utilisés à plein.

2 - Suppression de l’écart inflationniste :

L’économie dispose d’un excèdent de pouvoir d’achat si il ne disparaît pas, une hausse
des prix intervient, c’est l’inflation.
L’Etat peut freiner la hausse des prix par des mesures budgétaires inverses :
- Augmentation de la fiscalité.
- Réduction des dépenses publiques.
Chapitre 10

BILANS ET COMPTES

Les activités d’un agent économique sont descrites par les enregistrement qu’il
effectue appelés comptes.
On peut distinguer deux types de comptes :

-Le compte patrimonial : Bilan il décrit ce que possède un agent à un moment donné et
comment il l’a obtenu.
-Le compte de gestion :ou d’exploitation qui décrit les résultats obtenus par les
entreprises pendant une certaine période.

L’ensemble des comptes individuels donne les comptes nationaux par un processus
d’agrégation comme si tu as les agents disposent de compte (ménages !) complets ( !).

I- Le bilan

Le bilan d’un agent économique dresse la liste des biens qu’il possède et indique la
source des fonds qui lui ont permis de les acquérir.
Les biens possédés sont appelés des actifs : la liste et la valeur figurent à droite (actif,
avoirs…).
1-Les disponibilités : valeurs réalisables à court terme comprennent les avoirs en
banque, les sommes détenues en caisse.
2-Les créances : représentent les sommes dues à l’entreprise par ses clients.
3-Les titres : actions et délégations émises par d’autres agents économiques : ce sont
des créances que l’entreprise possède sur d’autres entreprises (ou l’état) et représentent une
source de revenu.
4-Les stocks : constitués de matières premières, produits semi-finis ou finis détenus.
5-Les immobilisations : se composent de terrains, constructions, matériel et outillages
possédés.

Le passif divise les actifs suivant le mode de financement utilisé pour les acquérir
(crédit, autofinancement, bénéfices, rentabilisés…) de telle sorte que le total passif = total
actif.
Bien que les totaux sont égaux, il est souvent difficile de faire l’association entre le
type d’actif et la source de financement.

Les dettes comprennent :


-Les dettes à court terme une des charges dues par l’entreprise.
-Les emprunts ……….. souvent pour moins de 2 ans.
-Les obligations certificat de dettes à long terme 10-15 ans, l’émission d’obligation
garantie le remboursement et le versement d’un intérêt à tout porteur légal : intérêt.
-Le capital social ou l’apport des propriétaires : les actions émises sont des créances
sur les bénéfices de l’entreprise (pas de garantie de revenu fixe à l’actionnaire) : ce sont les
dividendes.
-Les réserves : dans le cas ou il y a des bénéfices.

Le bilan est représenté par un diagramme en T. Le terme de « situation nette » désigne


la différence entre ce qu’on possède et ses dettes (ménages), il désigne aussi la somme du
capital social et des réserves (entreprises).
L’avoir net désigne la différence entre les dettes et les avoirs.
Certains postes sont très importants pour certains agents.

Actif Passif
Entreprise d’électricité Immobilisation Délégations
Banques, instituts Avoir liquide Actions
finance.
Titres Réserves (dépôts)
Ménages Maison (immobiliste)
Commerce de détail
Créances Gérances

Avoirs > Dettes = Avoir Net : Placé ou passif

Avoir < Dettes = Perte : Placée à l’actif


L’actif est présenté de façon croissante de liquidité de haut en bas :
Bilan de X au 31.12.1989 (D)

AVOIRS DETTES
Immeuble 10.000 Emprunts BIAT 6000
Mobiliers 4.000 Emprunt Voiture 1300
Titre de créance 7.300
-Bon de trésor 100
-Actions 50
Caisse
-Espèce 150 Avoir Net 7.700
-Banques 700
15.000 15.000

Bilan d’une entreprise 31.12.1989

PASSIF
ACTIF
.Bâtiments 30.000 Capital 30.000
.Matériel 15.000 4.000 Réserves 7.000
.Amortissement 5.000 Emprunt Bancaire 4.500
.Stocks 12.000 Dettes fournisseurs 6.200
.Crédits aux clients 5.500 47.700
.Caisse (espèce et banque) 8.300 Bénéfice de
L’exercice 18.100
65.800 65.800

II- Le compte d’exploitation

Il décrit les opérations courantes effectuées par un agent économique pendant une
période : c’est le résumé le document synthétique des recettes et des dépenses.
Le compte d’exploitation enregistre le revenu d’un agent économique et les emplois
qu’il en fait.
Le revenu est reçu en paiement de biens produits ou de services rendus, mais toutes les
sommes reçues ne sont pas un revenu :
-Un ménage qui vend sa maison et un entrepreneur qui construit et vend des
logements !
-Quelqu’un qui emprunte une somme à la banque ou tire son salaire de son compte !
Le revenu est égal à la somme :
-Des coûts : -coûts variables : matières premières, salaires.
-coûts fixes : amortissement, loyer, intérêt, impôts.
-Des bénéfices : - impôts sur les bénéfices
-dividendes distribués
-bénéfices non distribués

L’élément délicat est l’amortissement (mesure de la dépréciation des immobilisations).


C’est une imputation en datant un compte spécial.

Le cash-flow : est la somme des bénéfices et des amortissements. Il constitue une


source de financement de l’entreprise : c’est la capacité d’autofinancement.
Pour le ménage, les coûts regroupent les dépenses courantes de B/S lorsque les
bénéfices sont de l’épargne.

Dépenses
Recettes
Alimentation, habillement 500 Salaires 800
Transport, loisirs, santé 200 Remboursements 70
Logement 280 Intérêts reçus 50
Divers achats 130 Loyers perçus 380
Impôts 80
Epargne 1.190 1.300
110

Débit (Dépenses) Crédit (Ressources)


• Achats 25.000 • Ventes 106.100
• Sakaures 40.000 • Accroissement Stocks 12.000
• Intérêts payés 2.000
• Impôts 2.800
95.000
Résultat brut
d’exploitation 23.100
118.100 118.100

III- Relation entre bilan et compte d’exploitation

Certaines variations des postes du bilan sont associées à des éléments du compte
d’exploitation. Le cas de l’amortissement est significatif.

Présentation condensée du bilan


-Très réunie (y compris les -Fonds internes (réserves et
créances amortissement = réserves

-Actifs productifs (meubles, …………. (épargne).


stocks, matériel, investissement.
-Autres actifs (titres). -Fonds externes (dettes et capital
Total SOC).
Total

L’épargne représente l’accroissement de la situation nette d’un agent économique lors


d’une période : partie non dépensée (ménage) ou non employée à l’extérieur de l’entreprise
(coûts, impôts, dividendes).
L’investissement est l’achat d’actifs productifs. Une partie de l’épargne peut être
investie (remboursement de dette, augmentation de l’encaisse, financement des
investissements). L’investissement peut parvenir des encaisses, de l’emprunt, de l’épargne.

L’agrégation d’unités économiques


C’est l’opération qui consiste à sommer les bilans et les CE l’agrégation des bilans
pose le problème des instruments financiers (emprunts et prêts : double emploi !).
Pour les comptes d’exploitation, cela pose le problème de la valeur ajoutée = V-A.
C’est la loi de l’addition ou loi de la valeur ajoutée :
SC = SA + SB – (SAB + SBA).
SAB = Ventes de A à B
SA = Vente de A
SC = Vente de A ou B : AU

C = Consommation des ménages


Y = C + I + G L = Investissement des entreprises
G = Dépenses publiques
Y = Produit National total
=
YC = Revenu disponible des particuliers
(revenus ménages après impôt)
Y = YC + YB + YG YB = Revenu disponibles des entreprises
(bénéfice non distribué)
YG = Recettes fiscales
Y = Revenu National Total

La 1ère tentative d’évaluation du revenu national ……….. à 1600 par Gregory King.

Dès 1920 – 1930 des estimations ont été faites, le système actuel est du à l’apport de J.M.

Keyns.
BILAN
ACTIF
PASSIF
*Frais d’établissement *Capitaux propres et réserves
*Immobilisations Capital social
Terrain Réserve légale
Construction Réserves facultatives
Matériel, Outillage *Subventions d’équipement *Provisions pour
perte et charges
*Autres valeurs immobilisés
Prêts à plus d’un an *Dettes à LM terme
Titre de partici Obligations à plus d’un an
Autres dettes

*Valeurs d’exploitation *Dettes à court terme


Marchandise Fournisseurs
Matière ou fournitures Clients
Produits finis Obligations et bon à <1 an
Produits en cours Effets à payer
Emballages commerciaux
*Valeurs réalisables et
disponibles

Fournisseurs
Clients
Autres débiteurs
Effets à recevoir
Banques et CCP
Caisse

* Perte de l’exercice * Bénéfice de l’exercice

Compte d’exploitation générale


Compte de pertes et profits
Charges Produits Pertes Profits
Stock début d’exercice Stock fin d’exercicePerte d’exploitation Bénéfice d’exploitation
Ventes produits finis
Autres pertes Autres profits
Achats marchandises
Pertes sur exercices …..
Prestation de services Profits sur ex Ant
Frais Personnel
Impôts et taxes Subvention d’exploitation Subventions exceptionnelles Profits exceptionnels
Travaux extérieurs Pertes exceptionnelles Profits résultant de
Vente de déchets
Transport, déplacements Ristourne, remises Dotation de l’exercice aux subvention
comptes provision d’équipement
Frais divers de gestion Produits accessoires
Datation de Produits financiers Provisions pour Subvention d’équilibre
investissement
l’exercice…… Travaux Pertes sur ex Ant
Comptes d’amortisseur
Bénéfice d’exploitation Perte d’exploitation Bénéfice net comptable Perte nette comptable
LES COMPTES DE LA NATION
Les comptes de la nation

(en MDT courants sauf indication contraire)


Désignation 2005 2006 2007* Variation en %
2006/05 2007/06

Produit intérieur Brut aux prix constants de 1990 21368 22516 23943 5,4 6,3

PIB hors agriculture et pêche 18890 19951 21293 5,6 6,7

Valeur ajoutée de l'agriculture et pêche 2478 2565 2650 3,5 3,3

Produit intérieur Brut aux prix courants 37767 41408 45564 9,6 10,0

Déflateur du PIB(1990=100) 176,7 183,9 190,3 4,1 3,5

RNDB par habitant(en dinars) 3746 4100 4436 9,5 8,2

RNDB par habitant(en dollars) 2886 3084 3466 6,9 12,4

Revenu National Disponible Brut(RNDB) 37573 41522 45410 10,5 9,4

Consommation nationale totale 29536 32197 34941 9,0 8,5

Consommation publique 5801 6177 6683 6,5 8,2

Consommation privée 23735 26020 28258 9,6 8,6

Propension moyenne à consommer (consommation/RNDB):en %(1) 78,6 77,5 76,9 -1,1 -0,6

Epargne nationale brute 8037 9325 10469 16,0 12,3

Taux d'épargne nationale (en % du RNDB)(1) 21,4 22,5 23,1 1,1 0,6

Formation brute de capital fixe 8395 9678 10907 15,3 12,7

Secteur public 3576 4210 4505 17,7 7,0

Secteur privé 4819 5468 6402 13,5 17,1

Taux d'investissement(en %du PIB)(1) 22,2 23,4 23,9 1,2 0,5

Indice des prix à la consommation(2000=100) 113,8 118,9 122,6 4,5 3,1

dont: produits alimentaires 115,2 121,4 124,8 5,4 2,8


Comptes Extérieurs(3)
Taux de couverture (Exprot FOB/Import CAF en%)(1) 79,8 77,8 79,4 -2,0 1,6

Déficit commercial 3498 4445 5029 27,1 13,1

Recettes touristiques 2611 2825 3077 8,2 8,9

Revenus du travail 1807 2010 2199 11,2 9,4

Déficit courant(4) 389 824 1175 435,0 351,0

en % du PIB(1) 1,0 2,0 2,6 1,0 0,6

Entrées nettes de capitaux (4) 1640 3647 2105 2007,0 -1542,0

Solde de la balance générale des paiements(4) 1216 2773 883 1557,0 -1890,0

Coefficient du service de la dette extérieure(en % des recettes


12,8 16,4 11,7 3,6 -4,7
courantes)(1)

Taux d'endettement extérieur(en % du RNDB) (1) 54,2 47,4 43,4 -6,8 -4,0

Finances publiques
Pression fiscale(en % du PIB)(1) 20,9 20,5 20,9 -0,4 0,4

Dépenses d'investissement et d'octroi de prêts 2636,8 2871,0 3263,0 8,9 13,7

Déficit budgétaire hors privatisations et dons en % du PIB(1) 3,2 2,9 2,9 -0,3 0,0

Endettement total de l'Etat/PIB (en %)(1) 57,4 53,7 50,5 -3,7 -3,2

Principaux indicateurs du marché financier

Capitalisation boursière/PIB (en %)(1) 10,2 13,3 14,3 3,1 1,0

Indice BVMT (base 465,77=31/03/1998) 1142,5 1599,1 1936,8 456,6 337,7

Nombre de sociétés cotées (5) 45 48 51 3,0 3,0

Volume global des transactions (6) 1660 4607 1744 2947,0 -2863,0

Volume des émissions par appel public à l'épargne (4) 1818 1958 1874 140,0 -84,0

Indice TUNINDEX (base 1000=31/12/1997) 1615,1 2331,1 2614,1 716,0 283,0

* Chiffres provisoires

(1) Variation en points de pourcentage.


(2)Dans les activités non agricoles.
(3)Selon le 5ème édition du manuel du FMI.
(4)Variations exprimées en MDT.
(5)Variations exprimées en unités.
(6)Pour l'année 2006, le volume global des transactions
s'élève à 1555 MDT hors privatisation de Tunisie-Telecom.
Sources : Banque Centrale de Tunisie, Ministères du Développement et de la coopération internationale, des Finances, Institut
National de la Statistique et Bourse des Valeurs mobilières de Tunis.
‫‪ PIB 2008 par trimestre‬ﺍﻟﻨﺎﺗﺞ ﺍﻟﺪﺍﺧﻠﻲ ﺍﳋﺎﻡ ‪ 2008‬ﻣﻠﻴﻮﻥ ﺩﻳﻨﺎﺭ‬

‫ا ا  ام‬ ‫ا ‬ ‫ﺍﻟﺜﻼﺛﻲ ﺍﻷﻭﻝ‬ ‫‪.‬ﺍﻟﺜﻼﺛﻲ ﺍﻟﺜﺎﱐ‬ ‫ﺍﻟﺜﻼﺛﻲ ﺍﻟﺜﺎﻟﺚ‬ ‫ﺍﻟﺜﻼﺛﻲ ﺍﻟﺮﺍﺑﻊ‬

‫ﺍﻟﻔﻼﺣﺔ ﻭﺍﻟﺼﻴﺪ ﺍﻟﺒﺤﺮﻱ‬ ‫‪1215.6‬‬ ‫‪1213.3‬‬ ‫‪1229.0‬‬ ‫‪1221.5‬‬

‫ﺍﻟﺼﻨﺎﻋﺎﺕ ﺍﳌﻌﻤﻠﻴﺔ‬ ‫‪2147.5‬‬ ‫‪2257.6‬‬ ‫‪2274.3‬‬ ‫‪2311.1‬‬

‫ﺍﻟﺼﻨﺎﻋﺎﺕ ﺍﻟﻔﻼﺣﻴﺔ ﻭﺍﻟﻐﺬﺍﺋﻴﺔ‪...‬‬ ‫‪378.9‬‬ ‫‪381.7‬‬ ‫‪393.6‬‬ ‫‪453.0‬‬

‫ﺻﻨﺎﻋﺔ ﻣﻮﺍﺩ ﺍﻟﺒﻨﺎﺀ ﻭﺍﳋﺰﻑ ﻭﺍﻟﺒﻠﻮﺭ‪...‬‬ ‫‪221.0‬‬ ‫‪212.3‬‬ ‫‪210.1‬‬ ‫‪231.3‬‬

‫ﺍﻟﺼﻨﺎﻋﺎﺕ ﺍﳌﻴﻜﺎﻧﻜﻴﺔ ﻭﺍﻟﻜﻬﺮﺑﺎﺋﻴﺔ‪...‬‬ ‫‪499.0‬‬ ‫‪578.5‬‬ ‫‪548.9‬‬ ‫‪498.4‬‬

‫ﺍﻟﺼﻨﺎﻋﺎﺕ ﺍﻟﻜﻴﻤﻴﺎﺋﻴﺔ‪...‬‬ ‫‪248.9‬‬ ‫‪311.3‬‬ ‫‪299.4‬‬ ‫‪261.6‬‬

‫ﺻﻨﺎﻋﺔ ﺍﻟﻨﺴﻴﺞ ﻭﺍﳌﻼﺑﺲ ﻭﺍﳉﻠﺪ‪...‬‬ ‫‪553.3‬‬ ‫‪525.6‬‬ ‫‪579.0‬‬ ‫‪611.5‬‬

‫ﺻﻨﺎﻋﺎﺕ ﳐﺘﻠﻔﺔ‪...‬‬ ‫‪246.4‬‬ ‫‪248.1‬‬ ‫‪243.3‬‬ ‫‪255.3‬‬

‫ﺍﳌﻨﺎﺟﻢ‬ ‫‪93.9‬‬ ‫‪90.8‬‬ ‫‪149.3‬‬ ‫‪156.1‬‬

‫ﺍﻟﻄﺎﻗﺔ‬ ‫‪1051.1‬‬ ‫‪1018.3‬‬ ‫‪1383.6‬‬ ‫‪1448.0‬‬

‫ﺍﻟﺒﻨﺎﺀ ﻭﺍﻷﺷﻐﺎﻝ ﺍﻟﻌﺎﻣﺔ‬ ‫‪706.3‬‬ ‫‪671.0‬‬ ‫‪668.8‬‬ ‫‪710.5‬‬

‫ﺍﳋﺪﻣﺎﺕ ﺍﳌﺴﻮﻗﺔ‬ ‫‪4585.7‬‬ ‫‪4696.3‬‬ ‫‪4962.8‬‬ ‫‪5060.4‬‬

‫ﺍﻟﻨﻘﻞ ﻭﺍﳌﻮﺻﻼﺕ‪...‬‬ ‫‪1320.1‬‬ ‫‪1411.4‬‬ ‫‪1487.9‬‬ ‫‪1522.4‬‬

‫ﺍﻟﱰﻝ‪ ،‬ﺍﳌﻘﺎﻫﻲ ﻭﺍﳌﻄﺎﻋﻢ‪...‬‬ ‫‪636.9‬‬ ‫‪626.8‬‬ ‫‪697.1‬‬ ‫‪725.1‬‬

‫)*( ﺧﺪﻣﺎﺕ ﺃﺧﺮﻯ ﻟﻠﺘﺴﻮﻳﻖ‪...‬‬ ‫‪2628.6‬‬ ‫‪2658.1‬‬ ‫‪2777.9‬‬ ‫‪2812.9‬‬

‫ﺍﻹﺳﺘﻬﻼﻙ ﺍﻟﻮﺳﻴﻂ ﻏﲑ ﺍﳌﻮﺯﻉ ﻣﻦ ﺍﳋﺪﻣﺎﺕ ﺍﳌﺎﻟﻴﺔ‪...‬‬ ‫‪300.2-‬‬ ‫‪317.2-‬‬ ‫‪351.6-‬‬ ‫‪459.0-‬‬

‫ﺃﻧﺸﻄﺔ ﺍﻟﺘﺴﻮﻳﻖ‬ ‫‪9499.8‬‬ ‫‪9630.1‬‬ ‫‪10316.2‬‬ ‫‪10448.5‬‬

‫ﺍﻷﻧﺸﻄﺔ ﻏﲑ ﺍﳌﺴﻮﻗﺔ‬ ‫‪1558.1‬‬ ‫‪1606.5‬‬ ‫‪1564.8‬‬ ‫‪1721.8‬‬

‫ﺍﻟﻨﺎﺗﺞ ﺍﶈﻠﻲ ﺑﺘﻜﺎﻟﻴﻒ ﺍﻟﻌﻮﺍﻣﻞ‬ ‫‪11057.9‬‬ ‫‪11236.6‬‬ ‫‪11881.0‬‬ ‫‪12170.3‬‬

‫ﺻﺎﰲ ﺍﻷﺩﺍﺀﺍﺕ ﺍﻟﻐﲑ ﻣﺒﺎﺷﺮﺓ ﻣﻦ ﺍﻹﻋﺎﻧﺎﺕ‪...‬‬ ‫‪1034.7‬‬ ‫‪969.9‬‬ ‫‪971.5‬‬ ‫‪1002.0‬‬

‫ﺍﻟﻨﺎﺗﺞ ﺍﶈﻠﻲ ﺍﻹﲨﺎﱄ ﺑﺄﺳﻌﺎﺭ ﺍﻟﺴﻮﻕ‬ ‫‪12092.6‬‬ ‫‪12206.5‬‬ ‫‪12852.5‬‬ ‫‪13172.3‬‬

‫ر ‪ :‬ا  ا   ء‬ ‫ا‬


‫ر   ‪2009-03-30 :‬‬
‫‪%‬ت ‪(*)  !" #$"%‬‬ ‫‪%‬ت أ ى "!  ‪ -.‬ا"‪,‬رة و ا(*)!ت ا(‪ #‬و‬

‫‪Source : INS 2009‬‬


Formules de Base
1- L’élasticité : ex/y = ∆x/x / ∆y/y. eo/p = ∆o/o/∆p/p. ed/d = ∆d/d/∆p/p…
2 - La mesure de production
- La valeur ajoutée (Va) :
Va = ΣB Produits – Σ Biens Consommés ou Va = P – CI. Avec P: Production, CI: Cion
Intermédiaire.
Exemple : Une Entreprise textile qui transforme la laine en filés puis en tissus selon les étapes suivantes :
Matière consommée : - 220 t laine brute à 5 D /t. Phase 1: - 200 t filés laine à 10 D /t. Phase
2: - 200 t tissus à 12 D /t. Phase 3: - 150 t tissus teintés à 24 D /t.
-1er stade : P = 200 x 10 = 2000 , C = 200 x 5 = 1100 D, la VA = 900 D. 2ème stade : P =
200 x 12 = 2400 D, C = 200 x 10 = 2000 D, la VA = 400 D, enfin le 3ème stade : P = 150 x
24 = 3600 D, C = 200 x 12 = 2400 D et VA = 1200 D.

- La production finale (PF) :


P F = ΣVa. Avec Σ : symbole de la somme.
Dans l’exemple précédent la production finale est la somme des valeurs ajoutées : PF = ΣVa
= 900 + 400 + 1200 = 2500D

Répartition de la production finale :


PF = C + E + I avec C = CF + CI, et E = C + E + I
PF = (CF + CI) + (C’ + E’ + I’) + I, où CF : Consommation finale, CI : C. Intermédiaire, E:
Epargne, I Investissement.

- Production et produit
Produit = Production marchande + Production Non Marchande (Serv. administratifs
SA + Serv. domestiques SD6).
PIB = Production (Pion) (pm) + Services administratifs (SA)

- Production au prix du marché Production au coût des facteurs


P pm = P cf + I. I - S avec II: Impôts indirects, S: Subvention
Exemple : Frais de production: 60 MD, Impôts indirects: 15 MD et Subvention: 10 MD. On a:
P pm = 60 + 15 - 10 = 65 MD

- Production brute, production nette, amortissement


Investissement Net (IN) = Investissement Brut (IB) – Amortissement (A), FNCF = FBCF
- A avec FBCF: Formation brute de capital fixe, FNCF: Formation nette de capital fixe.

- Coût moyen et marginal de production


CT = CF + CV. Avec CT: Coût total, CF: Coût fixe, CV: Coût variable.
CMP = CT/Qté Produite, Cmp = ∆C/∆ ∆Q. avec CMP: Coût moyen de Pion, Cmp: Coût
marginal de Pion.
Productivité moyenne (PM) = Qté Pdte/Qté Facteur utilisée.
Productivité marginale (Pm) = ∆Qté Pdte/∆
∆Qté Facteur utilisée.

6
Dans certains pays comme les pays anglosaxons, la Tunise utilise simplement les SA ent non les SD.
3 – Le revenu: décomposition
Revenu Brut et revenu net (Résultat Brut d’exploitation d’une entreprise)
Revenu Net = PNN(cf) = Revenus du travail + revenus de la propriété de l’entreprise (S,
I, P, R..)

4 - La Dépense : D = C + E et C = CF + CI, E = C’ + I + E’…


5 - Les agrégats économiques
- Produit et revenu
PNB(pm) = PIB(pm) + Solde des Revenus des facteurs avec l’extérieur (Rev Reçus –
Rev Versés)
Produit = Produit + Revenus Reçus – Revenus Versés
National Intérieur par les facteurs résidents par les agents résidents
pm pm des agents non résidents aux facteurs non résidents

Produit National Net PNN (pm) = Produit National Brut (PNB) + Amortissement (A)
Revenu National Brut = Produit National Net (cf) = (Rémunération des facteurs: salaires,
intérêt, profit, rente..) = Somme des revenus ou des rémunérations = Distribution
primaire

Revenu National Disponible (RND) = Revenu National (RN) - Impôts Directs (ID) +
Transferts (T)7 = Distribution secondaire (rééquilibrage et régulation)

- Dépense et revenu
Dépense Nationale Nette (DNN) = Dépense Nationale Brute (DNB) - Amortissement (A)
Dépense Nationale Brute (DNB) = Consommation (C. Privée + C. Publique) + I +
Accroissement des stocks (S)

- Dépense et Produit
Produit National Brut (pm) = D N B + Exportation (Ex) - Importation (Im)
& Revenus reçus & Revenus versés
de l’Extérieur (Rr) à l’extérieur (Rv)
DNB = P N B - (Ex + Rr) + (Im + Rv)
DNB = P N B + (Im - Ex) + (Rv - Rr)
Solde mts Solde des mts
Marchandises Revenus
I----------------------I
Soldes des transferts (ST) :
Solde des Transferts ST = (Im + Rv) - (Ex + Rr)

- L’équilibre ressources et emplois


P=R=D
PIB + Im = Cion + I+ Ex +∆Stocks, avec Im: Importation, Ex: Exportation, ∆S : Variation
de Stoks
Ressources = Emplois

- Prix courant et prix constant


X(au prix constant) = X (au prix courant). (Po/pi) avec pi : prix courant de l’année i, po:
prix de base. Xpcs = Xpcr.(po/pi).

7
Transfert (T) ou subvention (S).
ANNEXES
TABLE CARREE ( millions de dollards)
D’après H. NOURSE « Régional Economics » P. 139

Demande inter industries Demande finale


Sorties
(Outputs)
Secteurs de
production
Entrées
(imputs)
(1) Mines et
25 1 33 - 11 - 1 - - 29 30 100
agriculture
(2)Construction - - - - - - - 38 - 2 40 40
(3)Produits
alimentaires 10 - 17 - 5 -
31 - 1 36 68 100
(4)Machinerie
électrique - 2 - 4 11 -
- 15 - 68 83 100
(5)Autres sec- teurs
industriels
2 6 2 3 17 11
(6)Immobilier et 6 5 1 47 59 100
finance
4 1 1 1 6 1
22 8 1 5 36 50
(7)Ménages 50 14 26 45 40 36 1 - 10 - 11 222
(8)Importations 9 16 21 47 10 2 30 - - - 30 135
(9)Total des
100 40 100 100 100 50 91 66 13 187 357
colonnes

- Méthode de la dépense :
PNB = CP + CP + IB + (E – I)

- Méthode du revenu disponible :


PNB : Salaires + Profits + Loyers + Bénéfices

- Méthode de la VA :
PNB = VA
RNB = PNN - II
RNND = RNB + Tsfuts sociaux -(IBSts + IBND + SSts)
RNND = RNN - I Revenus.
RI
(1) : VA = B.S P – B.S C
(2) : PF = V.A
(3) : C.F + Iv
(4) : Pd = V.A + (Sd + So)
(5) : P.F e.F = P.F pm - II + Sv
(6) : In = Ib - A
(7) : PB = CF + Ib
(8) : PN = PB - A = CF + In = (7) – (6)
(9) : RBE = VA cf - (Sl + I..)
(10) :RNE = RBE - A= Af + R + ID + Bd
RBES
RBEET
RPI
(11) : PN = PI + Rr - Rv
(12): RNN = PNB pm- A
(13) : RNN = PNNef – lI + s
Sl
RPEm
RPES
RPEa
(14) : RNND = RNN - ID
(15) : DNN = RNND + IT + St
(16) : DNB = DNN + A = C.Pv + Cpub + FBCF + SK
(17) : PNBpm = DNB + (Ex + Rv) - (Im + Rr)
(18) : PNBpm = DNB + St
(19) : PNB + Im - EX = DNB + Rr - Rv
(20) : PNDýB + (Iiy – Ex) + 5Rv –Rr) = DNB
(21) : DNB = PNB + Sm + Sc = PNB + St
(22) : DNB = PNB + (Im + Rv) – (Ex + Rr)
(23) : PNB = DNB + (Ex + Rr) – (Im + Rv)
(24) : PNB = DNB –st
(25) :

VA = Valeur Ajoutée
BS = Bien et Service
P.C = Produit Consommés
PF = Pin Finale
CF = Cim Finale
I = Investissement
Sd = Services Domestiques
Sa = Services Administratif
Pd = Produit
Cf = Coûts des Facteurs
Pm = Prix Marché
II = Impôts Indirects
Sv = Subventions
A = Amortissement
PB = Production Brute
Pn = Production Nette
Sl = Salaires
Ir = Intérêts
RBE = Revenu Brut d’Exploitation
RNE = Revenu Net d’Exploitation
Af = Autofinancement
Rs = Réserves
ID = Impôts Directs
Bd = Bénéfice distribué (Dividents)
RN = Revenu National
RI = Revenu Intérieur
Rr = Revenu reçu
Rv = Revenu …………
RNN = Revenu Not Net
RPE = Revenu Propriété de l’entreprise ménages Sts Adm
RNND = Revenu N.Net Disponible
It = Impôts Totaux
St = Solide Transport
Cpv = Cim Privée
Cpub = Cim Publique
Sk = D Stock
Ex = Exportation
Im = Importation
Sm = Solide Marchandise
Sc = Solide Capitaux

Ex + S

PNN
27 CPv
A 392
57, C.
FBCF DN 39
97,
SK - II
St IT -
+ Sv

A 0, 94,
S ID
t RN PNN
62,6 +
-0,4
297 - 32 32
63 -

Sal 208,2
RPEm
101,7
39,3
432,3

(-)
Formulaires

BSP - BSC
VA = B.S Produits – B.S Consommés

PF =Σ VA - SD – SA
= CF + I
= (P – CI) + I
P = Σ VA + SD + SA

Ppm = PC. P + II - S

IB = IN + A
FBCF = FNCF + A

PB = CF + FBCF = CF + IN + A
PN

RBE = VAcf – (Sal + I….)

RNE = RBE - A = (Autof + Res + II + Bd)


VAcf = Sol + Intérêt + RBE Stés + R Prep Inob

RBE Eind
PN = PI + Rr – Rv
PNN = PNB - A
RNN = PNN - II + S
RNN = PNN cf = Salaires + RPEm + RPE ste + RPEad
RNND = RNN - ID
DNN = RNND + IT + s
DNB = DNN + A = C… P… + C Pub + IB + …. Stock
PNB pm = DNB + E - I
DNB = PNB + (I – E) + (Rv - Rr)
Sm Sr

PNB = DNB + (E + Rr) - (I + Rr)


PNB = DNB + s
DNN = RNND + Ii - Id + s

Equation d’équilibre = P = pm
M = Importation
CF = …..Finale
I = Investissement
P + M = CF + I + E
E = Export
DS = D Stocks
Le taux d’extraversion : I+E
(P)
Balance budgétaire :
Fiscalité Dep fonctionnement (titre I)
Domaines Investissement
Opération financières Participation
Dons Subvention
Emprunts exportation Remboursement emprunts (capital + Intérêt)

Ressource Emplois
PIB pm + IB/S = Cion (Pub + Privée) + FBCF + ∆S + EB/S
PIB pm = …….. VA PIB cf + DTI
PIB cf = ….. VA
Prix facturé : FOB « free on Board » : prix facturé ou de /départ
FAS « free along Side » : l’usine

Prix CIF = Coast, insurance freight : prix facturé au lieu de livraison choisi
par l’acheteur, la …… repose sur la
(CAF) Coût, Assurance, Fret.

CIF = FOB + frais


Isostante = ligne d’égale concurrence

S = Biens et Services
VA = Valeur Ajoutée
P = Production
C = Cim
PF = Prix Finale
D = Domestiques
Ad = Administratif
CF = Cim Finale
I = Investissements
CI = Cim Intermédiaire
II = Impôts Indirects
SV = Subventions
Am = Amortissements
FBCF + FNCF = Fin Brute (Nette) de capital fixe
Af = Autofinancement
R = Réserves
B = Bénéfices Bd = Distribués
Bnd = non distribués
IIS = Impôts Indirects des Stocks
Sl = Salaires
In = intérêts
RBE = Revenu Brut d’Exploitation
PN = Produit National
PI = Produit Intérieur
Rr = Revenu reçu
Rv = Revenu versé
PNN = Produit Not Net
PNB = Produit Not Brut
RNB = Revenu Not Brut
RNN = Revenu Not Net
RNND = Revenu Natt Net Disponible
ID = Impôts Directs
DNN = Dépenses Not Nette
CP = Cim Purée
CP = Cim Bub….
SK = Stock
E = Exportation
I = Importation
St = Solde de transfert
Sm = Solde de marchandise
Sr = Solde de revenu
PIB =

PSP - BSC = - Sak - Intent =


VA RBE

SD =
- + P RNE
SA
= +
P= CF + IB= IN + A
PB
TABLEAU 3 - TRANSACTIONS INTERMETROPOLITAINES

d’après W. ISARD et R. KAVESH

ACHATS
VENTES Région Métropolitaine 1 Région Métropolitaine 2 Région Métropolitaine 3
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27
Région
Métropolitaine 1
Industrie lourde 33 1 3 1 9 1 18 3 2 1 3 1 9 1 18 3 1 1 3 1 9 1 18 3
Energie 1 11 3 2 8 4 2 1
Transport 2 2 5 1 1 1 2 4 3
Commerce 1 2 2 3 5 9 12
Assurance 1 1 3 5 7 5 4 2 12
Affaires 1 1 2 7 1 4 2 3 3
Education 1 10
Construction 4 6 10 1
Ménages 34 58 58 63 53 46 50 40 1
Région
Métropolitaine 2
Industrie légère 4 1 2 2 1 14 15 4 20 28 1 2 2 1 14 13 4 20 6 1 2 2 1 14 15 4 20
Energie 1 11 3 2 8 4 2 1
Transport 2 2 5 1 1 1 2 4 3
Commerce 2 2 2 3 5 9 12
Assurance 1 1 3 5 7 5 4 2 12
Affaires 2 1 2 7 1 4 2 3 3
Education 1 10
Construction 4 6 10 1
Ménages 25 58 58 63 53 46 50 40 1
Région
Métropolitaine 3
Agriculture et
extraction 6 5 4 1 2 4 18 6 21 5 4 1 2 4 18 6 28 5 4 1 2 4 18 6
Energie 1 11 3 2 8 4 2 1
Transport 3 2 5 1 1 1 2 4 3
Commerce 2 2 2 3 5 9 12
Assurance 4 1 3 5 7 5 4 2 12
Affaires 1 1 2 7 1 4 2 3 3
Education 1 10
Construction 4 6 63 10 1
Ménages 40 58 58 53 46 50 40 1

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