Introduction à l'économie pour géographes
Introduction à l'économie pour géographes
Initiation à l’Economie
pour les géographes
Amor BELHEDI
2010
SOMMAIRE
Introduction
I- L’objet et la définition
L’objet de la science économique est constitué par les faits et les actes économiques.
C’est la science, ou l’étude, de l’affectation des ressources rares et limitées à usage alternatif à
la satisfaction des besoins sociaux divers et multiples2.
Selon Robbins « une science qui étudie le comportement humain comme relation entre
les objectifs et les moyens rares susceptibles d’usages alternatifs ».
On peut définir la science économique comme « la science qui étude l’affectation des
ressources rares et à usages alternatifs à des besoins sociaux (individuels et collectifs)
1
Jean Baptiste Say Publie en 1803 le traité d’économie politique : “ exposition de la manière dont se forment,
se distribuent et se consomment les richesses” . Adam Smilh a écrit son livre en 1776 sur “ la richesse des
nations” .
2
D’autres définitions existent comme ’étude des richesses, l’analyse la vie quotidienne, l’étude des activités de
production, l’échange et la consommation…
multiples et variés à la fois ».
3- La rareté : La rareté gouverne les hommes et les choses et nous vivons dans un monde de
rareté. Est économique tout ce qui est régi par la rareté, tout ce qui est rare. L’économie a
pour objet la rareté et sa gestion.
* L’analyse économique : C’est l’ensemble des méthodes et des outils dont le but est
de définir les liens, les rapports ou d’établir des lois qui entre les différents faits et variables.
Le problème économique réside donc dans la rareté des ressources d’un côté,
l’infinitude et la diversité des besoins de l’autre. C’est un problème de rareté et d’affectation.
La question centrale est produire, acquérir, consommer. Il s’agit de répondre aux questions
suivantes :
1 - Que produire, consommer, acquérir ?
2 - Combien produire… ?
3 - Comment produire…?
4 – Pour qui ? C’est un problème de distribution des richesses, des ressources ou des
résultats.
Chapitre Premier
BESOINS ET BIENS ECONOMIQUES
L’activité économique s’articule autour des échanges dont les fondements sont les
besoins et les biens économiques dans la mesure où toute l’économie productive des biens
matériels ou immatériels a pour finalité de satisfaire les besoins exprimés ou potentiels, voire
même à susciter.
I - BESOINS ECONOMIQUES
1.1 - Définition
Le besoin économique est le désir d’un moyen connu considéré comme capable de lui
apporter un avantage l’incitant de ce fait à agir en vue de se le procurer “G. Dehave”.
Le besoin varie selon le sujet, le lieu et le moment. Cette variabilité pose le problème
de satisfaction de ces besoins dans le temps et dans l’espace. L’individu a des besoins
variables selon les moments, l’âge, les saisons, le statut, le milieu, la profession, le sexe…
C’est le problème de l’affectation des biens et des ressources et l’établissement des priorités
qui se trouve posé.
a - L’hypothèse de base
L’homme agit toujours de manière à obtenir le maximum de plaisir avec le minimum
de peine. C’est le principe hédonistique ou la loi de la parcimonie. C’est la loi du moindre
effort qui fait que le comportement humain est tel qu’il minimise l’effort fourni ou à fournir et
qu’il maximise l’utilité ou la satisfaction procuré.
C = ƒ(min Effort, Max Utilité)
b - Les fondements
On peut distinguer trois principes fondateurs de la théorie des besoins économiques :
1- les besoins sont évaluables en plaisir et en peine.
2- les besoins sont divisibles. On peut satisfaire une partie plus ou moins grande de ces
besoins selon les ressources disponibles ou les moyens.
3- les besoins sont quantifiables et d là mesurables.
c - La théorie
C’est Herman Henrich Gassin (1854) qui énonçait les deux lois qui fondent cette
théorie : la loi de répétition et la loi de satiété.
* Loi de répétition : lorsqu’un plaisir se répète successivement, le degré
d’intensité du plaisir et sa durée diminue à chaque répétition. C’est la loi de l’intensité de
croissante des besoins.
* Loi de stabilité : Tout besoin décroît à mesure qu’il reçoit satisfaction jusqu’au
moment où il atteint une certaine saturation : il atteint ainsi la satiété et s’éteint.
C’est la loi de saturation, c’est la loi de prolongation lorsqu’un plaisir se prolonge
sans interruption, l’intensité décroît et s’annule après avoir été élevée au début.
Dose 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
Degré
4 5 6 5 4 2 1,5 1 0,75 0 -1
Intensité
Utilité
Satisfaction maximale
5
4
3
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Quantité x
Satiété Dégoût
e - Unité et utilité marginales
II - BIENS ECONOMIQUES
Le bien est une produit, un service ou un acte qui satisfait un besoin ou une partie du
besoin. « Une chose constitue un bien lorsqu’elle est disponible pour cet usage, Carl Menger.
Sans besoin, il n’y a pas de bien. C’est la rareté qui fait l’utilité. L’utilité exprime une
relation subjective variable selon les sujets ou objective qui peut être mesurée.
On peut classer les biens selon différents critères mais on peut se limiter à quelques critères
essentiels comme la nature, l’emploi, la durabilité, la complémentarité ou la substituabilité :
1 - La demande
La demande est ce besoin exprimé et solvable, c’est à dire susceptible d’être satisfait.
Il faut signaler aussi la demande latente ou potentielle, celle qui n’arrive pas à s’exprimer
matériellement ou ne peut pas être réalisée immédiatement. C’est le cas par exemple d’une
demande sur un produit qui se trouve inhibée par le revenu de la population ou une certaine
catégorie de cette population.
Il existe une relation inverse entre la quantité à acheter ou la demande et le prix d’un
produit donné. A mesure que le prix s’élève la quantité achetée baisse et vice vera.
Exemple : la relation entre le prix (en millimes) et la quantité achetée d’un produit
donné/semaine (en kg).
Prix Quantité
Prix
1000 1
500 3
400 4
300 5
200 6
100 7
50 10 Quantité
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
A un prix de 1000 millimes le kg, le ménage ne peut acheter en moyenne qu’un kg, au
fur et à mesure que le prix baisse le ménage demande une quantité de plus en plus élevée : à
50 Mm on acquiert 10 kg…
P D2 D1 P D1 D2
Q1 Q2 Q Q1 Q2 Q
La variation de la demande peut avoir plusieurs origines. On peut citer comme origine,
la baisse ou la hausse des prix, la modification des goûts et des moeurs, le revenu des
ménages, le milieu, la taille de la ville, les périodes, les autres prix notamment des biens
substituables ou complémentaires.
Q Q Q
2 - L’offre
Il existe une relation directe entre le prix d’un produit donné et la quantité offerte. On
se situe ici au niveau du producteur. A mesure que le prix augmente, l’offre s’élève dans la
mesure où le prix incite une demande accrue et permet un profit plus élevé.
Exemple : l’offre des agrumes.
Prix Quantité
P
1000 100
500 50 1000
400 30 800
300 20
100 10 DP 500
50 5
25 0 200
20 50 80 100 Q
De la même manière, l’offre peut varier vers la hausse ou la baisse ce qui donne lieu à
une translation de la courbe de l’offre vers le haut ou le bas.
L’offre varie sous l’action de plusieurs facteurs. On peut citer le progrès technique, le
P P Q
P
Q2 Q1 Q
Q1 Q2 Q
Baisse de l’offre Hausse de l’offre
3 - Le prix d’équilibre
Le prix d’équilibre est le prix qui assure l’égalité de la quantité offerte et de la quantité
demandée (Qo = Qd). Il assure l’adéquation entre les vœux des vendeurs et des acheteurs,
P Excédent
PA Offre O
A A
E
Excédent B
Demande D
Q2 Q1 Q
un point qui permet la régulation des quantités offertes et des quantités demandées.
D2 D D1 O P
P2 P1 D O
P1
Q3 Q1 Q2 P2 Q
Q2 Q1
Si l’offre reste constante alors que la demande baisse, on constate que le prix.
Lorsque l’offre s’élève alors que la demande reste constante on constate que le prix
baisse.
La situation est plus complexe lorsque les deux variables varient en même temps.
O
P1 O1
P2
Variation de l’offre
4 - L’élasticité
L’élasticité est la variation relative de la quantité (offerte ou demandée) résultante de
la variation relative du prix.
L’élasticité de la demande
Lorsque le prix d’un produit donné varie, il s’en suit une variation de la quantité
demandée. La demande est dite élastique lorsque la variation de la quantité est plus forte
que celle du prix.
Certains produits de première nécessite ont une élasticité nulle comme les médicaments.
On est obligé d’acheter ces médicaments quelque soit le prix. D’autres produits ont une
élasticité infinie, c’est à dire que de faibles variations de prix ont des fortes retombées sur
la variation de la demande.
Entre les deux, les cas sont multiples et variés. Très souvent, l’élasticité est proche de un.
P e=1
DP ● 2=…
DQ e=0 Q
Cette élasticité varie aussi sur la même courbe de la demande. Au sommet de la courbe,
l’élasticité est élevée : la variation de la quantité est plus élevée que celle du prix, on a
une demande élastique.
DP2
DP3
P1
P2
Q
Q1 Q2
Elasticité de l’offre :
De la même façon, l’élasticité est la variation relative de l’offre par rapport au prix.
Eo/p = ∆O.P/ ∆P.O
Dans l’étude de l’offre, il faut tenir compte du facteur temps si bien qu’à court terme,
les producteurs ne peuvent pas répondre à la demande : élasticité faible. Si bien qu’on a
recours à fixer le prix à un niveau qui satisfait la demande pour les produits périssables.
A moyen terme l’élasticité est plus grande
O O O
D D D
O O O
A long terme, il y a adaptation des facteurs de production permettant de répondre
aux variations de prix : l’élasticité est élevée.
Pour certains produits, le mécanisme de marché conduit à un processus
d’oscillations et une amplification surtout que les adaptations nécessitent souvent du
temps : c’est le cas des produits agricoles : l’offre ne s’accroît pas immédiatement. En cas
de surproduction, il y a effondrement des prix si on ne régularise pas le marché : stockage
et retirer les quantités, assurer un prix plancher comme les prix peuvent être exorbitant.
P1 P2 P3
A gauche c’est out juste pour tourner ce qui ne tourne que les coûts variables. A
droite, les profits sont élevés pour être annulés par des nouvelles charges d’où un nouveau
palier.
Il n’y a pas de marchandage si bien que on agit sur le prix, le modèle, la forme…
surtout que les possibilités de modification sont limités : intérêts, salaires, rente à verser.
En cas de subvention, on crée un excèdent d’offre, pour régulariser les prix on crée
les stocks, en achetant l’excédent, c’est à dire en déplaçant la courbe de demande à droite.
On peut aussi limiter la superficie ou la quantité à produire : soit déplacer la courbe de
l’offre à droite.
P O
● ●
P D’
D, D,
Q2 Q1 Q2 Q1
Si le prix plancher est fixé trop haut, le producteur force sur la production qui reste
rentable tout en disposant d’une demande élastique ce qui pose le problème de
l’intervention plus profonde.
D O, Mauvaise
O P récolte
P D ● P,
P. Plafond Bonne récolte
O O2
P. Plancher D
Q ● P2 Q
O D’
C’est la courbe des différentes combinaisons des facteurs de production assurant une
quantité donnée. On a deux situations extrêmes 1, 2 :
• pour assurer une production donnée il existe différentes combinaisons des facteurs
de production (K, L).
Démonstration : K
= 1 a différent à
> préféré à
< non préféré à DK3
DK2
DK1
DL2 DL1 L
2 P
4 P
Taux de substitution technique de 2 facteurs :
En C = x’’ = B
Tms x/y = Cx/y : équilibre
Tgx’’ = tgB
Faire la théorie d’un acte humain c’est tenter de dégager le soubassement rationnel
invisible souvent mois réel qui préside à la décision humaine. L’hypothèse de base est un
sujet rationnel, logique où tends à l’être s’il ne l’est pas.
Chapitre 2
LE CIRCUIT ECONOMIQUE
L’espace se trouve fortement marqué par l’économie qui détermine une grande
partie de nos décisions et de nos comportements. Ceci est d’autant plus important qu’on vit
actuellement à une époque où l’économique domine et constitue souvent un facteur
déterminant et parfois discriminatoire dans les choix. Pour comprendre l’espace, le passage
par l’économique est incontournable.
1 – Les pôles
Les pôles sont représentés par les agents économiques (Entreprise, Etat, Ménages,
Institutions financières, Extérieur) et les marchés. Pour qu’il y ait un pôle, il faut au moins
quatre conditions :
1- La production (P), est exprimée par l’entreprise qui utilise les facteurs de
production et les rémunère tout en donnant lieu à des flux divers : des flux de revenus aux
salariés, des flux d’approvisionnement et de distribution des biens, des flux d’information et
de décision.
2- La consommation (C) : exprimée surtout par les ménages et secondairement par les
autres agents (l’Etat…).
3- Le marché (M) exprime le lien entre les deux variables ou lieux de la production et
de la consommation. C’est la distribution en général avec le commerce et le transport puisque
dans l’économie de marché tout passe par le marché qu’il soit matérialisé par un lieu (marché
fixe) ou non (marché mobile) sous forme de commerces divers (marché concret, marché
invisible). C’est là que se fait la confrontation entre producteurs et consommateurs : c’est un
lieu d’information, de transaction et d’échange.
Il existe autant de marchés que de produits et de services : marché des fruits et
légumes, marché de poissons, marché foncier, marché du travail, la bourse. On peut distinguer
des marchés concrets (bâtiments et lieux délimités) et des marchés abstraits : Internet…On
distingue aussi des marchés selon l’échelle spatiale : marché local, régional, mondial.
4- Un solde entre la production et la consommation, les besoins et la production,
l’offre et la demande. Ce solde peut être un excédent ou un déficit quelconque, le système se
trouve ainsi contraint d’importer ou d’exporter de l’extérieur.
2 – Les flux
Entre ces pôles circulent des flux divers. On peut distinguer trois types de flux : les lux
matériels, monétaires et d’information.
- Les flux matériels de biens : sont visibles et ont pour origine les unités de production
(les entreprises) et comme destination les unités de consommation (entreprise, Etat, ménages).
Il s’agit des matières premières utilisées pour fabriquer ces biens. Les flux transitent par le
marché à destination des ménages (biens de consommation) ou des entreprises (biens de
production). Il y a donc un circuit incomplet.
- Les flux monétaires : Ils représentent la contre partie et en sens inverse des flux de
biens et services. On paie les produits acquis dont une partie revient aux entreprises. Les
entreprises distribuent des salaires et différentes rémunérations en contre partie du travail. Les
revenus font ainsi un circuit complet. L’exportation génère des revenus comme l’émigration...
- Les flux d’information : sont fondamentaux bien qu’on les néglige souvent. Les
ménages s’informent des prix sur le marché avant de faire les achats : on fait souvent le tour
du marché ou des magasins ou des vitrines avant de se décider à acheter. A l’opposé, les
vendeurs font très attention aux desirata des acheteurs et des clients pour rectifier les prix ou
s’approvisionner de nouveaux biens. Le producteur tient compte de ces informations sur les
besoins, les préférences des clients mais aussi des facteurs de production et de leur
localisation : salaires, crédits… En sens inverse, les salariés s’informent sur le marché du
travail : salaires, avantages, stabilité, localisation. Ces flux d’information sont réciproques et
se font dans tous les sens.
3 – Le circuit
Le circuit est la résultante de ces pôles ponctuels quelque soit l’échelle spatiale
considérée, et ces flux multiformes et plus ou moins importants qui circulent entre ces nœuds
polarisateurs.
Un des objets de l’économie est d’étudier ces circuits économiques et leur
fonctionnement tandis que la géographie économique consiste à analyser les retombées de tels
circuits sur l’espace et sa structuration.
Dans une économie de marché, tout transite par le marché qui assure la régulation et
les ajustements nécessaires. La mobilité est extrême et le passage par le marché est
incontournable au moins pour un des trois types de flux : même si les biens ne bougent pas,
on passe par le marché pour avoir une idée des prix et fixer ainsi le prix ou la quantité qu’on
juge convenable.
Il ne suffit pas de mettre côte à côte, le capital, le sol et la main d’œuvre pour qu’il y
ait une production. Il faut quelqu’un qui puisse concevoir l’opération d’ensemble, définir la
combinaison des facteurs et mener le processus à son terme.
Lorsque l’unité de production est de petite taille on peut cumuler plusieurs types de
rémunérations. Le petit propriétaire foncier cumule les 4 formes de rémunérations : il reçoit
un salaire pour son travail, un intérêt pour le capital investi, une rente foncière et un profil
pour son management agricole et cultural.
Un agent économique est celui qui fait, prend les choix et les décisions. Ces décisions
et ces choix influencent fortement le marché et l’économie même s’ils sont pris
individuellement : c’est le cas des choix des grands opérateurs économiques comme l’Etat, les
grandes entreprises…
Un sujet économique est celui qui exécute une tâche une directive ou un ordre
quelconque : c’est le cas d’un ouvrier qui exécute les ordres d’un contremaître. Le sujet
économique est celui qui n’a un pas de pouvoir de décision et de choix.
Ces deux concepts sont souvent confondus et sont souvent difficiles à séparer ou à
distinguer nettement. Ce sont essentiellement les agents économiques qui nous intéressent.
L’ouvrier peut être à la fois un sujet et un agent économique selon les lieux et les
périodes. L’individu peut aussi changer de rôle dans la journée : l’ouvrier dans l’usine est un
simple exécutant, dans le ménage il décide ou il contribue à prendre des décisions parfois
importantes qui ont des retombées sur l’économie en général (achats, dépenses…).
Le nombre d’agents qui interviennent est plus nombreux au niveau de la
consommation contrairement à la production où leur nombre est souvent limité.
LA PRODUCTION
I- Définition et mesure
1- Définition
Produire c’est modifier l’état d’un produit, c’est faire apparaître un nouveau bien ou
un service par l’activité d’une personne ou d’une machine.
2- Mesure
a- La production physique
Il s’agit de sommer les différentes productions quelque soit la nature. Mais comment
faire la somme de quantités mesurées en unités différents : m², hectolitres, km, km linéaire,
mètre cube, en unités, barils, kg, tonne…
La valeur monétaire constitue l’étalon référentiel de mesure et a permis de résoudre
le problème.
b- La production monétaire
La valeur monétaire constitue l’évaluation la plus simple qu’on peut agréger ou
désagréger plus facilement. Cette valeur monétaire reflète la valeur d’échange. C’est un
détour pour comparer et sommer les produits de différente nature comme les quintaux de blé,
les m² de tissus, les hectolitres d’huile et les voitures ou les ordinateurs…
Limite : La production matérielle peut rester constante en quantité ou en qualité alors
que sa valeur peut augmenter ou diminuer. C’est le cas de la hausse des prix, l’inflation, la
dévaluation de la monnaie comme celle du Dinar en 1986 ou l’augmentation des coûts d’un
produit donné.
La valeur monétaire pose le problème des variations des prix et de l’inflation et de la
valeur de la monnaie d’une période à une autre (cf. infra)
c- La valeur ajoutée
C’est la valeur qu’on ajoute au produit à travers l’opération productive (travail,
technologie, créativité…). C’est la valeur qu’on a ajouté au produit par le travail.
Elle est égale à la valeur des biens et services (B & S) produits moins celle des Biens
& Services consommés pendant une période donnée.
Va = Σ B& S produits – Σ B & S consommés
Va = Extrants – Intrants = Sorties – Entrées = Pion - Cion
Exemple
Une entreprise textile qui transforme la laine en filés puis en tissus selon les étapes
suivantes :
Matière consommée - 220 t laine brute à 5 D /t
Phase 1 - 200 t filés laine à 10 D /t
Phase 2 - 200 t tissus à 12 D /t
Phase 3 - 150 t tissus teintés à 24 D /t
La production totale serait de : (220 x 5) + (200 x 10) + (200 x 12) + (150 x 24) = ?
Il y a ici double emploi et la même production se trouve utilisée plusieurs fois. En
réalité, il est rare qu’un produit ne passe pas par plusieurs états intermédiaires au cours du
processus productif :
-1er stade : P = 200 x 10 = 2000 D
C = 200 x 5 = 1100 D VA = 900 D
d- La production finale
La production finale est la somme des valeurs ajoutées assurées dans le processus
productif.
P F = Σ VA
Dans l’exemple précédent la production finale est la somme des valeurs ajoutées :
PF = ΣVA = 900 + 400 + 1200 = 2500D
2- L’investissement
- L’investissement : C’est l’opération qui consiste à conserver certains biens créés au
cours de la période de production au delà de cette période pour les utiliser dans les périodes
postérieures. C’est l’opération de consacrer une partie du revenu à accroître la production ou
la productivité.
L’achat de machines n’est pas une consommation intermédiaire, sa durée de vie
dépasse la période de la production, il constitue alors un investissement.
3- L’amortissement
Le concept de produit est plus large que celui de production (il englobe les services
domestiques et administratifs). Il faut distinguer entre les agents et les opérations productives.
1 - Les agents
Les agents sont constitués par les éléments agissants qui peuvent prendre des
décisions et modifier les échanges et probablement le comportement des autres. On peut
distinguer quatre ou cinq grandes catégories d’agents : les ménages, les entreprises, les
institutions financières, les administrations et l’extérieur.
* Les ménages : c’est l’ensemble de personnes composant une famille. On peut
distinguer :
- les foyers
- les personnes en collectivité : militaires, étudiants, vieux.
- les personnes isolées (célibataires).
L’Etat octroie souvent des subventions à certains produits et prélève des impôts
indirects sur l’opération productive si bien qu’on doit en tenir compte dans la détermination
des prix des biens et services dans le marché.
La production au prix du marché est la valeur sur le lieu du marché, le lieu d’échange.
Elle est égale au coût de production auquel on ajoute le solde entre les impôts indirects et les
subventions.
b - Les subventions ( S )
La subvention est une aide financière accordée par l’Etat à certaines entreprises pour
être concurrentielles ou assurer un service public : c’est le cas du transport urbain des élèves
et étudiants.
On peut écrire ainsi la relation résultante comme suit pour le PIB par exemple :
PIB (cf) = PIB (pm) – I.I + S
Exemple :
Frais de production : 60 MD
Impôts indirects : 15 MD
Subvention : 10 MD
P pm = Pcf + II - S
P pm = 60 + 15 - 10 = 65 MD
Types de capitaux :
On peut distinguer plusieurs types de capitaux : on a le capital financier, le capital
monétaire ou le capital technique qui consiste en un accroissement de la productivité du
travail par un détour de production.
2 - L’amortissement
C’est la dépense assurée pour maintenir le capital (machines, équipements…) dans le
même état de production, à la fin qu’en début de la période. Il permet d’amortir l’usure sur
toute la période de production (c’est la durée de vie du capital technique..). L’amortissement
permet la réparation et le remplacement de l’équipement existant.
3 - L’investissement net
C’est la somme placée dans les nouveaux équipements. On l’appelle aussi la formation
nette de capital fixe (FNCF). Il est égal à l’investissement brut dont on retranche
l’amortissement.
1- Les coûts
La production d’un bien nécessite l’utilisation de ressources qui ont un coût. Ces coûts
s’expriment par l’utilité potentielle pour une utilisation alternative optimale. C’est ce qu’on
appelle le coût de l’occasion alternative ou de l’occasion perdue…le coût d’un salarié dans
une usine est celui qu’il peut produire dans l’agriculture, le coût du capital (propres est ce
qu’il peut assurer comme intérêt…).
Il faut distinguer les coûts explicités : coûts monétaires générés par l’opération
productive, et explicités : (coûts des facteurs et ressources propres).
On peut distinguer le court terme : on ne peut qu’influencer le niveau vois par la
capacité de production qui demande beaucoup de temps : le long terme : à un niveau tous les
facteurs peuvent être modifiés.
La fonction de production représente le lien entre les différents facteurs. Cette fonction
est très complexe mais on peut la simplifier à l’extrême : linéaire et deux facteurs.
Lorsqu’un facteur est constant, la combinaison atteint un maximum pour décroître
ensuite : c’est la production totale s’accroît pour se stabiliser en fin, la production marginale
augmente puis se réduit. C’est le cas par exemple de la terre/travail. C’est la loi des
rendements décroissants, elle exprime la baisse du rapport des facteurs ce qui conduit parfois
à des déséconomies : congestion, problème d’organisation.
P. Totale
60
50
40
30
20
10
P. Moyenne
E. Marginale T
1 2 3 4 5 6 8 10
Une unité de travail se combine à une unité de terre de plus en plus faible : la
productivité diminue. Lorsque un facteur plafonne dans un processus productif, le résultat
global tend à baisser plafonne…
Dans le cas de facteurs indivisibles, on obtient une série de lignes brisés (tracteurs,
gardes machines…). On constate que la P. marginale coupe la courbe de P moyenne à un
maximum.
Coût
CT
400 CV
300
200
100
CF
Q
1 3 4 5 6 8 9 10
09
80
70 C. Marginal
60
● C. Moyen
40 C. Variable moyen
30
20
10 C. Marginal moyen
C. Fixe Q
1 4 5 6 8 10
A chaque instant, l’entreprise choisit le coût le plus bas tout en ajustant sa capacité. Si
bien que le coût à long terme constitue une enveloppe des différentes enveloppes de coûts à
court terme.
C
Coût Moyen
C1 C2 C3 C4 C. Moyen
Q1 Q2 Q3
L’agriculture :
-un travailleur annuel : 1 – 2 ha
Attelage : 10 – 15
Tracteur : 30
Moissonneuse/Batteuse : 200
CT = CF + CV
Le coût moyen : CM = C/Q,
le coût marginal : Cm = ∆ C/ ∆ Q
Le seuil optimum est atteint lorsque le Cm est minimum et Cm ≤ Cm
Exemple
Le tableau suivant exprime l’évolution des coûts d’une exploitation agricole de 10 ha en
fonction du nombre de salariés.
Nbre de salariés Coût fixe Coût variable Coût total Coût Moyen total Coût marginal
1 1000 100 1100 1100 -
2 1000 180 1180 590 80
3 1000 250 1250 416,667 70
4 1000 300 1300 325 50
5 1000 340 1340 268 40
6 1000 360 1360 226,667 20
7 1000 400 1400 200 40
8 1100 600 1700 212,5 300
9 1200 850 2050 227,778 350
Le coût moyen baisse progressivement jusqu’à la fin tandis que le coût marginal baisse
fortement au début (il passe de 80 à 20) avant de commencer à augmenter au niveau du 7ème salarié.
Au niveau du 8ème salarié, le coût marginal devient largement plus élevé que le coût moyen, ce qui
indique un seuil de travail à ne pas dépasser. Le 8ème salarié n’est pas rentable puisque son coût
contribue à faire augmenter le coût moyen global. Le seuil optimum de l’exploitation se situe alors au
niveau du 6ème salarié.
Exemple
Sur une exploitation de 10 ha on a embauché à chaque fois un salarié supplémentaire et on a
enregistré la production que résume le tableau suivant.
Exemple :
Le tableau suivant donne la production et les prix pour les années 2005 et 2009
a- Quelle est l’évolution de la production en tonnes entre 2005 et 2009 ? Elle est égale à la
différence : (400 – 500) = -100t, soit un recul de 20%
b- Quelle est la valeur de la production monétaire au prix courant ? La production monétaire est
égale au produit entre la production physique et le prix unitaire : P pc = P x p. Elle est de 50000 D
en 2005 et 2009 si bien qu’il y a une stagnation de l aproduction.
c- Quel est l’indice des prix entre 2005 et 2009 ? Ip = Pn/Po = 125/100 = 1,25
d- Quelle est la valeur de la production monétaire au prix constant de 2005 ? La production
monétaire (Pxp) est égale à 50000 D en 2005 contre 40000 D en 2009, soit une régression de 10000
D, soit un recul de 20%.
e- Comparer l’évolution entre la production réelle, sa valeur au prix courant et sa valeur au prix
constant.
La production réelle a baissé de 20%, sa valeur en prix courant a stagné tandis que sa valeur en
prix constant a reculé de 20%.
f- Quelle serait la valeur de la production au prix constant de 2009 et quelle est l’évolution entre
2005 et 2009 ? L’indice des prix est de 20/25 = 0,8, la production en 2005 au prix constant 2009 est
50.000/0,8 = 62500 D, soit une baisse de 20% entre 2005 et 2009
Formules de base
1- L’élasticité
L’élasticité : Rapport de deux variations relatives : e x/y = (∆x/x) / (∆y/y)
e o/p = (∆o/o)/(∆p/p). e d/d = (∆d/d)/(∆p/p)…
2 – La production
a- La valeur ajoutée (VA) : VA = Σ B & S Produits – Σ B & S Consommés, VA = P – CI. avec P:
Production, CI: Consommation intermédiaire, Σ : symbole de la somme
b- La production finale : PF = Σ VA Σ : symbole de la somme.
Répartition de la production finale : PF = C + E + I avec C = CF + CI, et E = C’ + E’ + I’, CF:
LES REVENUS
Si le capital emprunté n’est pas soumis à l’intérêt, l’entreprise tend à demander des
prêts d’une façon illimitée et on utilise l’épargne des autres. D’autre part, on ne tiendra
rarement compte de l’amortissement puisque le capital emprunté ne coûte que son
remboursement
- le profit : c’est la rémunération du capital en tant que capital et du risque encourus
par l’investisseur. Celui qui détient un capital n’a aucun intérêt à investir son argent s’il
n’espère pas être rémunéré par un profit jugé acceptable.
c- La terre est rémunérée par la rente. La rente est le revenu généré par la possession
ou la propriété de la terre : la rente foncière
.
II – Revenu Brut (Résultat Brut d’exploitation)
Le revenu brut d’une entreprise est le Résultat Brut d’Exploitation (RBE), il est égal à
la valeur ajoutée au coût des facteurs diminuée des rémunérations des facteurs qui ont
participé à la production ;
Formules de base
Revenu Brut et revenu net (Résultat Brut d’exploitation d’une entreprise)
Revenu Net pm = PNN cf = Revenus du travail + revenus de la propriété de l’entreprise (S, I, P, R)
S : Salaire, I : Intérêt, P : Profit et R : Rente
Chapitre 5
LA DEPENSE
La dépense est le but final des différents agents économiques que ce soit pour la
consommation, l’épargne ou l’investissement du revenu généré par l’activité productive.
I – Consommation et épargne
1- La consommation
C’est l’usage final d’un bien ou d’une partie de ce bien pour satisfaire un besoin
donné. La consommation peut être immédiate (biens non durables) ou lente progressive pour
les biens durables : voiture, télévision…
C = CF + CI
C = CP + Cp
2- L’épargne
3 - Dépense de consommation
La consommation est la destruction, d’un bien non durable, d’une partie d’un bien
durable, par l’usage. C’est aussi l’utilisation d’un service fourni par l’activité de certaines
personnes (avocat, médecin).
Les biens fongibles sont des biens qui se détruisent après le premier usage. Ils font
partie des biens non durables. Un service est consommé dès qu’il est rendu. Le service ne
dure pas.
Exemple
Si on achète un poste télévision à 500 D qui dure 10 ans :
-Année 1 : achat 500 D consommation 150 D
-Année 2 : achat 0 " 150 D
……………………………………………………….
-Année 10 : achat 0 " 50 D
4 - Dépenses d’investissement
4.1 - Investissement des entreprises
Il comprend deux volets :
-L’achat d’équipements de toute sorte.
-L’augmentation des stocks de produits nécessaires au fonctionnement productif de
l’entreprise.
Si on achète le 4 Mars du minerais de fer pour 1000 D pour être consommé le 8 Avril
(consommation productive). L’accroissement des stocks dépassant l’année, devient un
investissement : c’est un investissement par accroissement des stocks.
4 mars 8 avril
I---------------------------------------------------------------I--------------------------------
Achat Consommation intermédiaire I Investissement
Formules de base
La Dépense : D = C + E et C = CF + CI, E = C’ + I + E’…
a- Produit et revenu
PIB pm = Pion pm + S
PNB (pm) = PIB (pm) + Solde des Revenus des facteurs avec l’extérieur (R. Reçus - R. Versés)
PNB (pm) = PIB (pm) + Revenus Reçus (Rr) - Revenus Versés (Rv)
Produit National Net (pm) = Produit National Brut - Amortissement (A)
Produit National Net (cf) = Revenu National Brut = Somme des revenus (S, I, P, R)
= Rémunération des facteurs = Distribution Primaire
Revenu National Net = Produit National Net – II + S
Revenu National Net pm = Produit National Net cf
Revenu National Net Disponible (RND) = Revenu National Net (RN) - Impôts Directs (ID) +
Transferts (cotisations sociales)3 = Distribution secondaire : rééquilibrage et régulation
Revenu National Net Disponible = Consommation + Epargne (C + I)
b- Dépense et revenu
Revenu National Net = Dépense Brute
∆S)
Dépense Nationale Brute (DNB) = Consommation + I + Accroissement des stocks (∆
Dépense Nationale Nette (DNN) = RNND + IT+ ST, IT : Impôts totaux, ST : Solde des transferts
Dépense Nationale Nette (DNN) = Dépense Nationale Brute (DNB) - Amortissement (A)
c- Dépense et Produit
DNB = P N B - (Ex + Rr) + (Im + Rv), DNB = P N B + (Im - Ex) + (Rv - Rr)
PNB (pm) = D N B + (Ex - Im) + (Rr – Rv) = DNB + Sm + Sr
Sm : Solde des mouvements de marchandises, solde de la Balance Commerciale Sr : Solde des
mouvements de revenus, Solde de la Balance des Paiements. Soldes des transferts : St = Sm - Sr
PIBpm = DNB + Sm + Sr avec Sm = Ex – Im, Sr = Rr – Rv, d’où PIB = DNB + St
avec pn: prix courant de l’année finale n, po: prix de base à l’année o. Ip : Indice des prix
3
Transfert (T) ou subvention (S).
Chapitre 6
I- Définition et approche
1 - Définition
2 - Optiques d’analyse
3 - Cadres d’analyse
(-) Retrancher les revenus versés par les agents résidents à des facteurs non
résidents.
PNB = PIB + Solde des Revenus des facteurs avec l’extérieur (Sr)
PNB = PIB + Rr - Rv
Economie fermée : P = R = D
La démarche qu’on va adopter est valable pour les deux cadres d’analyse :
nationale ou territoriale. On se limitera ici à la première.
4
En Tunisie, on ne retient pas les services domestiques. Ils sont comptabilisés dans les pays anglosaxons.
- Rémunération des salariés : Salaires, Indemnités, Cotisations, Prestations…
- Revenu de la propriété de l’entreprise allant aux ménages et sociétés :
* ménages : Revenu du capital (intérêt, loyer, fermage, dividende), Bénéfices
d’exploitation
* sociétés : Bénéfices non distribués (autofinancement, réserves, impôts
directs)
* administrations : intérêts et dividendes reçus - I & D versés par l’Etat
(emprunts publics)
2 - Du Revenu à la Dépense
Ce qui est concerné par la dépense c’est le revenu disponible. Il est obtenu en tenant
compte de la distribution secondaire : impôts directs et transferts et subventions.
a - La distribution secondaire
Revenu National Net Disponible = Revenu National Net - Impôts Directs + Transferts
ou Subventions.
RNND = RNN - ID + T (ou S)
b - Décomposition de la Dépense
La dépense se décompose en trois rubriques : la consommation, l’investissement
(FBCF) et l’accroissement des stocks sur un période donnée (année…)
La consommation se décompose en deux : la consommation privée et la
consommation publique : C = CP + Cp
Dépense Nationale Brute = Consommation (Privée + Publique) + FBCF + Accroissement des stocks
DNB = C + FBCF + ∆S
3 - De la Dépense au Produit
Le Produit national brut au prix du marché est égal à la dépense nationale brute et la
somme des soldes des mouvements de marchandises (Ex – IM) et des revenus (Rr – Rv).
Sm = Ex – Im, Sr = Rr – Rv, Smr = Ex + Rr – (Im + Rv)
P N B (pm) = DNB + E x - Im + Rr - Rv
Il y a prise en compte dans le P N B du mouvement des marchandises et des revenus
comme suit :
- Les mouvements de marchandises : EX : Exportation, IM : Importation,
Sm = Ex – Im
1- L’égalité P = R = D
La production se trouve distribuée sous forme de revenus et dépensés. On peut écrire
la triple égalité suivante entre production, revenus et dépense :
P=R=D
Dans une économie donnée la somme des ressources est égale aux emplois. Les
ressources sont représentées par le PIB et l’importation tandis que les emplois se présentent
sous la forme de consommation (privée et publique, finale et intermédiaire), l’investissement,
l’exportation et l’accroissement des stocks.
R = E
PIB + IM = Cion + FBCF + Ex + ∆ Stocks
Un agrégat quelconque peut être exprimé de deux manières : au prix courant (pc) et u
prix constant ou fixe (pf).
Le prix courant est le prix de l’année en cours sans correction aucune, le prix de 2009
ou 2010…
Le prix constant ou fixe est le prix exprimé en fonction des prix d’une année référence
déterminée. Le prix de 2000 est le prix selon l avaleur de la monnaie de 2000, comme si le
prix n’a pas changé depuis.
L’indice des prix Ip est le rapport entre le prix à une année donnée (année finale) n et
le prix de l’année de base (année initiale) po. C’est le rapport entre le prix courant et le prix de
base pris comme référence :
La valeur d’un agrégat au prix constant (ou réel) est égale à sa valeur au prix courant
de l’année correspondante (n) divisée par l’indice des prix : Ip
Pcr : prix courant, Pcs : prix constant, Po : Prix de base, Pn : prix courant de l’année n
Les agrégats au prix constant et au prix courant
Chaque agrégat économique (P, VA, PF, PIB, PNB, RNB, RNN, D…) peut être
évaluée de deux manières : aux prix courants (pc) et aux prix réels (pr) comme on l’a examiné
ci-dessus au niveau de la production :
1- Au prix courants : c’est la valeur sur la base des prix de l’année en cours (X pc), l’année
2011, l’année 2002, l’année dont on en parle… Ces prix changent constamment d’une année à
l’autre indépendamment du niveau de la production si bien que le problème de comparaison
se pose et nécessite une référence commune.
2- Aux prix constants, réels ou fixes : l’agrégat est évalué sur la base des prix d’une année
donnée (X pr), appelée année de base et qui constitue une année de référence.
Le passage entre les deux dates s’opère sur la base de l’indice des prix (Ip) qui
exprime le taux d’évolution des prix entre l’année de base (Po) et l’année finale (Pn) :
Ip = Pn / Po
La valeur réelle (au prix constant) est égale à la valeur aux prix courants (P pc) divisée
par l’indice des prix (Ip) :
X pr = X pc / Ip = (X pc x Po)/Pn
Exemple :
Le tableau suivant donne le PIB l’évolution des prix entre 2000 et 2010
g- Quelle est l’évolution de la production en tonnes entre 2005 et 2009 ? Elle est égale à la
différence : (800 – 1000) = -200t, soit un recul de 20%
h- Quelle est la valeur monétaire du PIB au prix courant ? La valeur monétaire du PIB est égale au
produit entre la valeur de la production physique et le prix unitaire : PIB pc = P x p. Elle est de
100000 D en 2005 et 2009 si bien qu’il y a une stagnation de l aproduction.
i- Quel est l’indice des prix entre 2005 et 2009 ? Ip = Pn/Po = 125/100 = 1,25
j- Quelle est la valeur du PIB au prix constant de 2005 ? Le PIB (Pxp) est égal à 100000 D en 2005
contre 80000 D en 2009, soit une régression de 20000 D avec un taux de 20%.
k- Comparer l’évolution entre le PIB réel, sa valeur au prix courant et sa valeur au prix constant.
Le PIB aux prix constants (fixes) a baissé de 20%, sa valeur en prix courant a stagné
l- Quelle serait la valeur du PIB au prix constant de 2009 et quelle est l’évolution entre 2005 et
2009 ? L’indice des prix est de 20/25 = 0,8, le PIB en 2005 au prix constant 2009 est 100.000/0,8 =
125000 D, soit une baisse de 20% entre 2005 et 2009
LES AGREGATS ECONOMIQUES
(Formulaire)
- Trois optiques : Produit, Revenu et Dépense
- Deux cadre d’analyse : National et Intérieur (local ou territorial).
2 - Produit et revenu
PIB pm = Pion pm + S
PNB (pm) = PIB (pm) + Sr
PNB (pm) = PIB (pm) + Solde des Revenus des facteurs avec l’extérieur (R. Reçus - R.
Versés)
Produit National Net (pm) = Produit National Brut - Amortissement (A)
Produit National Net (cf) = PNN pm - II + Subv
= Revenu National Net (pm) = Σ des revenus (S, I, P, R)
= Rémunération des facteurs = Distribution Primaire
Revenu National Net Disponible = Revenu National Net - Impôts Directs + Transferts
(cotisations sociales)5 = Distribution secondaire : rééquilibrage et régulation
Revenu National Net Disponible = Dépense
3 - Dépense et revenu
D = C + E, E = C’ + E’ = C + I avec E = I
Revenu National Net = Dépense Brute
∆S)
Dépense Nationale Brute = Consommation + I + Accroissement des stocks (∆
Consommation = C. Privée + C. Publique, C = CF + CI
Dépense Nationale Nette = RNND + IT+ ST, IT : Impôts totaux, ST : Solde des
transferts
Dépense Nationale Nette = Dépense Nationale Brute - Amortissement
4- Dépense et Produit
DNB = P N B - (Ex + Rr) + (Im + Rv)
DNB = P N B + (Im - Ex) + (Rv - Rr)
PNB (pm) = D N B + (Ex - Im) + (Rr – Rv)
= DNB + Sm + Sr
= DNB + St
Sm : Solde des mouvements de marchandises, solde de la Balance Commerciale, Sr :
Solde des mouvements de revenus, Solde de la Balance des Paiements. Soldes des
transferts : St = Sm - Sr
5
Transfert (T) ou subvention (S).
6- Valeur au prix courant (P pc) at au prix constant ou réel (P pr)
V pc = P x p
Ip = Pn/po
V pr = V pc / Ip, V pr = (V pc x po)/ pn
Chapitre 7
ELEMENTS DE COMPTABILITE
NATIONALE
I - Généralités
2 - Dégager les relations essentielles qui unissent les divers agents : la part consommée
est elle constante avec le revenu.
Les travaux de W. Leontief et S. Kuznets (USA), Stamp et Hicks (GB) et Golson ont
contribué à édifier les plans comptables.
1.2 - Caractéristiques :
Trois problèmes se posent pour la CN :
1- Stocks au flux ? Doit-on comptabiliser les stocks (avoir, dette) ou les variations
d’une année à l’autre : flux.
2- En retenant les flux, sagit-il de bien ou de monnaie ?
3- Comptabilité du passé ou de l’avenir (comptabilité prévisionnelle) ?.
a - Stocks et flux :
Flux : La comptabilité se borne à enregistrer les variations des stocks au cours d’une année.
Revenus
Unité de
Unité de Services Cion
production
Biens et services produits
Paiements de B/S
Flux monétaire
Flux réel
c) - Passé / Futur
II - Le circuit économique
Le circuit économique est l’ensemble des flux qui circulent entre les agents
économiques et les marches et qui dessinent de véritables boucles et des pôles.
On peut distinguer plusieurs agents économiques : les ménages, les entreprises,
l’Administration ou l’Etat, l’extérieur dont chacun assure une fonction dominante.
Chaque flux se trouve régulé par un marché spécifique où se fixent les prix et
s’égalisent l’offre et la demande. On a le marche de l’emploi du travail, le marché des
capitaux, le marché des produits (blé, pétrole, or, monnaie, biens et services…), le marché
foncier, le marché monétaire (taux d’intérêt, taux d’épargne, marché des devises…).
On peut distinguer plusieurs types de flux : les flux réels, monétaires et d’information
- Les flux réels ou matériels de Biens et services : ils circulent entre le producteur et le
consommateur : entre les entreprises et les ménages (CF), l’administration, l’Extérieur
(exportation) et d’autres entreprises (CI), entre l’extérieur et le reste (importation).
- Les flux monétaires : ce sont des revenus en contrepartie des flux réels. Ils sont
formés par les salaires (Entreprises et Administration vers les ménages), d’intérêt
(Entreprises et ménages vers banques, Etat vers l’extérieur…), de transferts de
revenus (cotisation, migration, balance de paiements, impôts, emprunts et
dettes…).
- Les flux d’information qui sont plus difficiles à mesurer et à matérialiser mais sont
sous jacents à toute forme d’échange .
Cette information assure la régulation des marchés et doit passer par les marchés
concrets ou immatériels tandis que les flux réels de B & S ou leurs contrepartie les flux
monétaires, peuvent ne pas passer par le marché et transiter directement entre les divers
opérateurs.
2.1 - Opérations :
Il s’agit de dresser les différentes ressources et les emplois assignés à ces ressources
pour les divers agents économiques.
a - Les ménages :
Les ressources sont constituées par les revenus payés par les entreprises et l’Etat
(Salaire) et de l’extérieur (Emigration).
Les emplois sont représentés par les achats aux entreprises, les impôts et les prêts à
l’Etat.
b – Les entreprises :
En plus des relations précédentes, les entreprises vendent les biens et services à
l’Etat, à l’Extérieur (exportation) et prêtent à l’Etat. En contre partie, elles versent de l’impôt
et achètent de l’extérieur (importation).
c - L’Etat :
En plus des relations citées l’Etat, il y a les prêts accordés par et à l’Extérieur.
2.2 - Comptabilité :
On peut dresser trois types de comptes :
-Le compte des agents : Ménages, Etat, Entreprises, Extérieur….
-Le compte des opérations : B/S – Revenus, Impôts, Prêts.
-Le compte d’ensemble : Tableau Economique d’Ensemble : TEE.
1- Compte des agents :
Ressources
Emplois
Achats aux entreprises 22 Revenus payés par les entreprises 25
Ménages Impôts à l’Etat 10 " " " 13
Prêts à l’Etat 8 " " " 2
40
Impôts payés par les entreprises 19
Achats aux entreprises 40 " " par les ménages 10
Etat Revenus versés aux ménages 13 Prêts accordés par les ménages 8
Prêts aux entreprises 9 Prêts accordés par l’extérieur 1
38
38
Achats B/S aux entreprises 4 Ventes B/S aux entreprises 7
Revenus versés aux ménages 2
Extérieur
Prêts à l’Etat 1
7 7
Revenus aux ménages 25 Ventes aux ménages 22
Impôts à l’Etat 19 Ventes à l’Etat 16
Entreprise
Achats à l’extérieur 7 Ventes à l’extérieur 4
51 Prêts accordés par l’Etat 9
51
Emplois Ressources
Achats des ménages 22 Ventes des entreprises 42
" de l’Etat 16 " de l’extérieur 7
Biens et Services " de l’extérieur 4
" des entreprises 7
49
49
Revenus Revenus payés par l’Etat 13 Revenus versés aux ménages 40
" " par l’extérieur 2
" " par les entreprises 25
40
40
Impôts Impôts payés par ménages 10 Impôts versés à l’état 29
" " par l’état 19
29 29
Prêts Prêts fournis par les ménages 8 Prêts accordés à l’état 9
" " par l’état 9 " " aux entreprises 9
" " par l’extérieur 1
18
18
3 - Le tableau économique d’ensemble TEE :
C’est un tableau d’ensemble des échanges entre les divers agents tenant compte de
toutes les opérations.
Opérations Emplois
Ressources
Mén Etat Ext Ent Total Mén Etat Ext Ent Total
B.S 22 16 4 7 49 - - 7 42 49
Revenus - 13 2 25 40 40 - - - 40
Impôts 10 - - 19 - - 29 - - 29
Prêts 8 9 1 - - - 9 - 9 18
Total 40 38 7 51 136 40 38 7 51 136
Pour produire, l’entreprise achète à d’autres entreprises, elle vend aussi une partie de
sa production à des entreprises, le reste est cédé à la consommation finale.
1 - L’importance du phénomène :
Aucune production n’est possible sans consommation intermédiaire. Cette relation est
à double sens. Elle fonde l’interdépendance des entreprises et des activités.
Cette interdépendance est la conséquence de 3 processus :
-La division technique du travail.
-L’allongement du processus de production.
-La spécialisation des tâches.
2 - Le T E I :
Les premiers travaux datent du 2ème tiers du XX° siècle par W. Léontief qui a été le
premier à mesurer les échanges inter-industriels aux USA et ce n’est qu’en 1951 que son
ouvrage a été publié en français.
a - Problèmes généraux :
Comment regrouper les entreprises? Faut-il tenir compte des consommations
intermédiaires entre entreprises de la même branche ? La consommation intermédiaire varie-t-
elle avec le nombre retenu de branches ?
* Comment regrouper les entreprises ?
On a deux critères de groupement : L’activité principale : le secteur
Le type de produit : la branche
- Le secteur : C’est le regroupement de plusieurs entreprises ayant la même activité
principale. Le problème se pose pour les entreprises où l’activité principale dépasse un peu les
principales activités.
- La branche : C’est un groupe d’entreprise et de fractions d’entreprises produisant
une même catégorie de bien ou de services.
Entreprise
A B A+B
Fonte 6 - 6
Acier 4,5 4 8,5
b - Construction du tableau :
a 12 = 30 = 0,3
100
Si la branche (2) veut produire 600, elle doit acheter 90 à la branche (1) :
0,15 x 400 = 50
0,15 x 600 = 90
Xj = sc i + Fj
a i = sc i
j j Sc i = ai xj
xj j j
xj = a i Xj + Fi
j
xj = aj. Xi + Fj
i
E DF TE
R 1 2
1 56 42 108
407 439
2 32
VA 76 373 449
TR 108 439 547
Exemple :
On a deux branches : la branche (1) vend à (2) pour 90 et dégage une VA de 400. La
branche (2) a un out-put total de 1000 dont les 4/5 sont attribués à la demande finale :
1 - Construire le TEI.
2 - Déterminer les coefficients de production.
3 - La demande finale de (1) augmente de 10%, celle de (2) de 5%. Déterminer l’effet
de ces accroissements et construire le TEI.
E
DF Emplois
R 1 2
1 - 90 510 600
2 200 800 1000
VA 400 910 1210
Ressources 600 100 1600
E DF Emplois
R 1 2
1 - 95 561 656,3
2 219 - 840 1058,3
VA 437 964 1401
Ressources 656 1058 1715
a21 = 95
a12 = 219
Chapitre 9
1 – Epargne - Investissement :
Le principal agent investisseur est l’entreprise, tandis que les ménages constituent les
principaux épargnants.
On épargne pour diverses raisons : S’assurer de la vieillesse, la peur de l’avenir,
amasser des richesses, constituer un héritage ou pour pouvoir investir (entreprise).
On investit pour fructifier le capital, pour cela on saisit souvent l’occasion propice.
L’investissement ne dépend pas du psychologique, ou du contexte politique (promotion),
c’est l’investissement autonome.
Cet investissement conduit à élever le revenu national, il s’ensuit que l’aisance
monétaire créée conduit à un nouvel investissement : c’est l’investissement induit.
L’épargne et l’investissement sont souvent réalisés par des agents différents, sauf si le
propriétaire d’entreprise investit sa propre épargne.
Si l’investissement atteint un niveau très élevé, il donne lieu à une hausse de prix et à
l’inflation. S’il est très faible, c’est plutôt le chômage. Deux situations de déséquilibre qui
peuvent être connues par un pays à quelques années d’intervalle. C’est pourquoi, on vise
toujours à rétablir l’équilibre (Etat, Entreprise).
2 - Epargne – Consommation :
Le revenu est soit consommé, soit épargné. La part épargnée du revenu augmente lorsque
le revenu croît tandis que pour la consommation, c’est plutôt l’inverse : plus le revenu
augmente et plus la part consommée diminue.
3 - Présentation arithmétique :
4) - Lorsque le revenu est bas, l’épargne est non seulement faible, elle peut être négative en
s’endettant, soit en puisant dans l’épargne constituée antérieurement.
E/R < 0, C/R > i
5) - Le seuil d’épargne est le niveau de revenu où l’épargne est nulle et tout le revenu est
consommé.
7) - Lorsque le revenu s’élève, la consommation représente une partie de plus en plus petite
de l’accroissement du revenu, tandis que celle de l’épargne est de plus en plus grande : la
propension marginale à consommer décroît.
9) - Les propensions marginales sont forcément comprises entre 0 et 1 ce qui n’est pas le cas
des propensions moyennes.
∆R = ∆C + ∆E, 0 < dC et dE < 1
4 - Présentation graphique
Propensions moyennes
Ia : investissement autonome
Ii : investissement induit Ii (R)
I = Ia + Ii (R)
L’épargne est forte, la consommation étant faible, l’entreprise vend moins qu’elle ne
produise, les stocks augmentent d’où la réduction de la production : licenciement et sous-
utilisation du capital et chute de revenu.
La consommation étant forte et fait pression sur la production d’où la vente des stocks
et des investissements nouveaux : emploi et cadence de production augmentent, d’où
l’élévation du revenu.
3) - Ore + E = Io :
C’est le point d’équilibre (A" = B" ) qui traduit l’égalité entre l’épargne prévue et
l’investissement souhaité. La consommation est assurée par la production nouvelle : emploi,
production et revenu n’ont pas de raison de varier : c’est le revenu d’équilibre.
Le revenu national est la somme des salaires, intérêts et profits distribués par les
entreprises (on suppose qu’il n’y a pas d’impôts et subventions).
Le revenu = produit national
C’est le revenu obtenu lorsque tous les facteurs sont utilisés à 100%.
ORe n’est pas un revenu d’équilibre de plein emploi car pour l’atteindre on doit soit licencier,
liquider les stocks ou sous-employer le matériel, d’où un sous-emploi des facteurs.
En réalité on n’atteint jamais 100% (RFA, Japn = 90%), le revenu de plein emploi
(Rp) est un niveau optimal jamais atteint.
Ore : Revenu d’équilibre de sous-emploi.
2 - Effets sur le revenu d’une variation de l’investissement autonome :
Epargne 33,3
Dia = 100
Consommation 66,6
Cumulé
Sn + 1 = 1 1- (2/3)n + 1 / 1 – 2/3
Ss = Lim 1- (2/3)n + 1 / 1 – 2/3 = 1/ 1/3 = 3
dR = dIa x 3 = D K = 3
Généralisation :
Ss = 1 = 1 = K = OK = 1 / dE/dR
1–C E
* Situation 0
Ia = 200
Eo = 1/3 R – 100
Iao = Eo
1/3 R – 100 = 200
R = 900
Co = 2/3 R + 100
Eo + Co = R
Co + Iao = 2/3 R + 300
Eo = Iao = oR = 900
*Situation 1
Observations :
dR
K = l/E = l/(1 – C) Si E augmente K diminue.
Aucune réduction de l’investissement autonome, on a une baisse plus que
proportionnelle du revenu. L’investissement est une arme à double tranchant.
L’effet sur le revenu n’est pas immédiat, c’est un effet lent qui se propage d’un agent
à un autre ce qui prend du temps : entre l’investissement, le versement de salaire, la
consommation… Il y a beaucoup de temps.
On raisonne sur une économie fermée. Dans une économie ouverte, des faits divers et
multiples viendraient troubler la situation théorique envisagée. Qu’on imagine que
l’investissement sert à acheter du matériel étranger, l’effet sur le revenu joue en faveur de
l’étranger ?
* Situation 0
Iao = 200
Eo = 1/3 R – 100
Co = 2/3 R + 100
Co + Ias = 2/3 R + 300
• Situation 1
•
Ias = 200
El = 1/3 R
Cl = 2/3 R
Cl + Iao = 2/3 R + 200
I = Ia + Ii (R)
La courbe peut être simplifiée sous forme de droite (I). La pente x est l’accélérateur,
égale à la dérivée seconde de la fonction.
* Rp > Re
E = 1/3 R – 100
I = 1/3 R + 100
C = 2/3 R + 100
C + I = 7/9 R + 200
2) - Suppression de l’écart déflationniste : la dépense est plus réduite que le revenu. Il faut :
- Dépenser : l’Etat doit commencer à utiliser les grands travaux ce qui permet
d’augmenter la consommation et la dépense et l’écart diminue (Keynes).
- Réduire la fiscalité.
Ces deux mesures ont pour effet de surélever la courbe de dépense totale et
d’accroître Re.
* Rp < Re
L’écart inflationniste est tout excès des dépenses par rapport aux revenus distribués,
ou un excès de l’investissement sur l’épargne prévue.
R’p : Plein emploi mais en déséquilibre. Le nouveau d’équilibre Re ne pourra pas être atteint
(Virtuel). A partir de R’p, tous les hommes et les capitaux sont utilisés à plein.
L’économie dispose d’un excèdent de pouvoir d’achat si il ne disparaît pas, une hausse
des prix intervient, c’est l’inflation.
L’Etat peut freiner la hausse des prix par des mesures budgétaires inverses :
- Augmentation de la fiscalité.
- Réduction des dépenses publiques.
Chapitre 10
BILANS ET COMPTES
Les activités d’un agent économique sont descrites par les enregistrement qu’il
effectue appelés comptes.
On peut distinguer deux types de comptes :
-Le compte patrimonial : Bilan il décrit ce que possède un agent à un moment donné et
comment il l’a obtenu.
-Le compte de gestion :ou d’exploitation qui décrit les résultats obtenus par les
entreprises pendant une certaine période.
L’ensemble des comptes individuels donne les comptes nationaux par un processus
d’agrégation comme si tu as les agents disposent de compte (ménages !) complets ( !).
I- Le bilan
Le bilan d’un agent économique dresse la liste des biens qu’il possède et indique la
source des fonds qui lui ont permis de les acquérir.
Les biens possédés sont appelés des actifs : la liste et la valeur figurent à droite (actif,
avoirs…).
1-Les disponibilités : valeurs réalisables à court terme comprennent les avoirs en
banque, les sommes détenues en caisse.
2-Les créances : représentent les sommes dues à l’entreprise par ses clients.
3-Les titres : actions et délégations émises par d’autres agents économiques : ce sont
des créances que l’entreprise possède sur d’autres entreprises (ou l’état) et représentent une
source de revenu.
4-Les stocks : constitués de matières premières, produits semi-finis ou finis détenus.
5-Les immobilisations : se composent de terrains, constructions, matériel et outillages
possédés.
Le passif divise les actifs suivant le mode de financement utilisé pour les acquérir
(crédit, autofinancement, bénéfices, rentabilisés…) de telle sorte que le total passif = total
actif.
Bien que les totaux sont égaux, il est souvent difficile de faire l’association entre le
type d’actif et la source de financement.
Actif Passif
Entreprise d’électricité Immobilisation Délégations
Banques, instituts Avoir liquide Actions
finance.
Titres Réserves (dépôts)
Ménages Maison (immobiliste)
Commerce de détail
Créances Gérances
AVOIRS DETTES
Immeuble 10.000 Emprunts BIAT 6000
Mobiliers 4.000 Emprunt Voiture 1300
Titre de créance 7.300
-Bon de trésor 100
-Actions 50
Caisse
-Espèce 150 Avoir Net 7.700
-Banques 700
15.000 15.000
PASSIF
ACTIF
.Bâtiments 30.000 Capital 30.000
.Matériel 15.000 4.000 Réserves 7.000
.Amortissement 5.000 Emprunt Bancaire 4.500
.Stocks 12.000 Dettes fournisseurs 6.200
.Crédits aux clients 5.500 47.700
.Caisse (espèce et banque) 8.300 Bénéfice de
L’exercice 18.100
65.800 65.800
Il décrit les opérations courantes effectuées par un agent économique pendant une
période : c’est le résumé le document synthétique des recettes et des dépenses.
Le compte d’exploitation enregistre le revenu d’un agent économique et les emplois
qu’il en fait.
Le revenu est reçu en paiement de biens produits ou de services rendus, mais toutes les
sommes reçues ne sont pas un revenu :
-Un ménage qui vend sa maison et un entrepreneur qui construit et vend des
logements !
-Quelqu’un qui emprunte une somme à la banque ou tire son salaire de son compte !
Le revenu est égal à la somme :
-Des coûts : -coûts variables : matières premières, salaires.
-coûts fixes : amortissement, loyer, intérêt, impôts.
-Des bénéfices : - impôts sur les bénéfices
-dividendes distribués
-bénéfices non distribués
Dépenses
Recettes
Alimentation, habillement 500 Salaires 800
Transport, loisirs, santé 200 Remboursements 70
Logement 280 Intérêts reçus 50
Divers achats 130 Loyers perçus 380
Impôts 80
Epargne 1.190 1.300
110
Certaines variations des postes du bilan sont associées à des éléments du compte
d’exploitation. Le cas de l’amortissement est significatif.
La 1ère tentative d’évaluation du revenu national ……….. à 1600 par Gregory King.
Dès 1920 – 1930 des estimations ont été faites, le système actuel est du à l’apport de J.M.
Keyns.
BILAN
ACTIF
PASSIF
*Frais d’établissement *Capitaux propres et réserves
*Immobilisations Capital social
Terrain Réserve légale
Construction Réserves facultatives
Matériel, Outillage *Subventions d’équipement *Provisions pour
perte et charges
*Autres valeurs immobilisés
Prêts à plus d’un an *Dettes à LM terme
Titre de partici Obligations à plus d’un an
Autres dettes
Fournisseurs
Clients
Autres débiteurs
Effets à recevoir
Banques et CCP
Caisse
Produit intérieur Brut aux prix constants de 1990 21368 22516 23943 5,4 6,3
Produit intérieur Brut aux prix courants 37767 41408 45564 9,6 10,0
Propension moyenne à consommer (consommation/RNDB):en %(1) 78,6 77,5 76,9 -1,1 -0,6
Taux d'épargne nationale (en % du RNDB)(1) 21,4 22,5 23,1 1,1 0,6
Solde de la balance générale des paiements(4) 1216 2773 883 1557,0 -1890,0
Taux d'endettement extérieur(en % du RNDB) (1) 54,2 47,4 43,4 -6,8 -4,0
Finances publiques
Pression fiscale(en % du PIB)(1) 20,9 20,5 20,9 -0,4 0,4
Déficit budgétaire hors privatisations et dons en % du PIB(1) 3,2 2,9 2,9 -0,3 0,0
Endettement total de l'Etat/PIB (en %)(1) 57,4 53,7 50,5 -3,7 -3,2
Volume global des transactions (6) 1660 4607 1744 2947,0 -2863,0
Volume des émissions par appel public à l'épargne (4) 1818 1958 1874 140,0 -84,0
* Chiffres provisoires
ا ا ام ا ﺍﻟﺜﻼﺛﻲ ﺍﻷﻭﻝ .ﺍﻟﺜﻼﺛﻲ ﺍﻟﺜﺎﱐ ﺍﻟﺜﻼﺛﻲ ﺍﻟﺜﺎﻟﺚ ﺍﻟﺜﻼﺛﻲ ﺍﻟﺮﺍﺑﻊ
- Production et produit
Produit = Production marchande + Production Non Marchande (Serv. administratifs
SA + Serv. domestiques SD6).
PIB = Production (Pion) (pm) + Services administratifs (SA)
6
Dans certains pays comme les pays anglosaxons, la Tunise utilise simplement les SA ent non les SD.
3 – Le revenu: décomposition
Revenu Brut et revenu net (Résultat Brut d’exploitation d’une entreprise)
Revenu Net = PNN(cf) = Revenus du travail + revenus de la propriété de l’entreprise (S,
I, P, R..)
Produit National Net PNN (pm) = Produit National Brut (PNB) + Amortissement (A)
Revenu National Brut = Produit National Net (cf) = (Rémunération des facteurs: salaires,
intérêt, profit, rente..) = Somme des revenus ou des rémunérations = Distribution
primaire
Revenu National Disponible (RND) = Revenu National (RN) - Impôts Directs (ID) +
Transferts (T)7 = Distribution secondaire (rééquilibrage et régulation)
- Dépense et revenu
Dépense Nationale Nette (DNN) = Dépense Nationale Brute (DNB) - Amortissement (A)
Dépense Nationale Brute (DNB) = Consommation (C. Privée + C. Publique) + I +
Accroissement des stocks (S)
- Dépense et Produit
Produit National Brut (pm) = D N B + Exportation (Ex) - Importation (Im)
& Revenus reçus & Revenus versés
de l’Extérieur (Rr) à l’extérieur (Rv)
DNB = P N B - (Ex + Rr) + (Im + Rv)
DNB = P N B + (Im - Ex) + (Rv - Rr)
Solde mts Solde des mts
Marchandises Revenus
I----------------------I
Soldes des transferts (ST) :
Solde des Transferts ST = (Im + Rv) - (Ex + Rr)
7
Transfert (T) ou subvention (S).
ANNEXES
TABLE CARREE ( millions de dollards)
D’après H. NOURSE « Régional Economics » P. 139
- Méthode de la dépense :
PNB = CP + CP + IB + (E – I)
- Méthode de la VA :
PNB = VA
RNB = PNN - II
RNND = RNB + Tsfuts sociaux -(IBSts + IBND + SSts)
RNND = RNN - I Revenus.
RI
(1) : VA = B.S P – B.S C
(2) : PF = V.A
(3) : C.F + Iv
(4) : Pd = V.A + (Sd + So)
(5) : P.F e.F = P.F pm - II + Sv
(6) : In = Ib - A
(7) : PB = CF + Ib
(8) : PN = PB - A = CF + In = (7) – (6)
(9) : RBE = VA cf - (Sl + I..)
(10) :RNE = RBE - A= Af + R + ID + Bd
RBES
RBEET
RPI
(11) : PN = PI + Rr - Rv
(12): RNN = PNB pm- A
(13) : RNN = PNNef – lI + s
Sl
RPEm
RPES
RPEa
(14) : RNND = RNN - ID
(15) : DNN = RNND + IT + St
(16) : DNB = DNN + A = C.Pv + Cpub + FBCF + SK
(17) : PNBpm = DNB + (Ex + Rv) - (Im + Rr)
(18) : PNBpm = DNB + St
(19) : PNB + Im - EX = DNB + Rr - Rv
(20) : PNDýB + (Iiy – Ex) + 5Rv –Rr) = DNB
(21) : DNB = PNB + Sm + Sc = PNB + St
(22) : DNB = PNB + (Im + Rv) – (Ex + Rr)
(23) : PNB = DNB + (Ex + Rr) – (Im + Rv)
(24) : PNB = DNB –st
(25) :
VA = Valeur Ajoutée
BS = Bien et Service
P.C = Produit Consommés
PF = Pin Finale
CF = Cim Finale
I = Investissement
Sd = Services Domestiques
Sa = Services Administratif
Pd = Produit
Cf = Coûts des Facteurs
Pm = Prix Marché
II = Impôts Indirects
Sv = Subventions
A = Amortissement
PB = Production Brute
Pn = Production Nette
Sl = Salaires
Ir = Intérêts
RBE = Revenu Brut d’Exploitation
RNE = Revenu Net d’Exploitation
Af = Autofinancement
Rs = Réserves
ID = Impôts Directs
Bd = Bénéfice distribué (Dividents)
RN = Revenu National
RI = Revenu Intérieur
Rr = Revenu reçu
Rv = Revenu …………
RNN = Revenu Not Net
RPE = Revenu Propriété de l’entreprise ménages Sts Adm
RNND = Revenu N.Net Disponible
It = Impôts Totaux
St = Solide Transport
Cpv = Cim Privée
Cpub = Cim Publique
Sk = D Stock
Ex = Exportation
Im = Importation
Sm = Solide Marchandise
Sc = Solide Capitaux
Ex + S
PNN
27 CPv
A 392
57, C.
FBCF DN 39
97,
SK - II
St IT -
+ Sv
A 0, 94,
S ID
t RN PNN
62,6 +
-0,4
297 - 32 32
63 -
Sal 208,2
RPEm
101,7
39,3
432,3
(-)
Formulaires
BSP - BSC
VA = B.S Produits – B.S Consommés
PF =Σ VA - SD – SA
= CF + I
= (P – CI) + I
P = Σ VA + SD + SA
Ppm = PC. P + II - S
IB = IN + A
FBCF = FNCF + A
PB = CF + FBCF = CF + IN + A
PN
RBE Eind
PN = PI + Rr – Rv
PNN = PNB - A
RNN = PNN - II + S
RNN = PNN cf = Salaires + RPEm + RPE ste + RPEad
RNND = RNN - ID
DNN = RNND + IT + s
DNB = DNN + A = C… P… + C Pub + IB + …. Stock
PNB pm = DNB + E - I
DNB = PNB + (I – E) + (Rv - Rr)
Sm Sr
Equation d’équilibre = P = pm
M = Importation
CF = …..Finale
I = Investissement
P + M = CF + I + E
E = Export
DS = D Stocks
Le taux d’extraversion : I+E
(P)
Balance budgétaire :
Fiscalité Dep fonctionnement (titre I)
Domaines Investissement
Opération financières Participation
Dons Subvention
Emprunts exportation Remboursement emprunts (capital + Intérêt)
Ressource Emplois
PIB pm + IB/S = Cion (Pub + Privée) + FBCF + ∆S + EB/S
PIB pm = …….. VA PIB cf + DTI
PIB cf = ….. VA
Prix facturé : FOB « free on Board » : prix facturé ou de /départ
FAS « free along Side » : l’usine
Prix CIF = Coast, insurance freight : prix facturé au lieu de livraison choisi
par l’acheteur, la …… repose sur la
(CAF) Coût, Assurance, Fret.
S = Biens et Services
VA = Valeur Ajoutée
P = Production
C = Cim
PF = Prix Finale
D = Domestiques
Ad = Administratif
CF = Cim Finale
I = Investissements
CI = Cim Intermédiaire
II = Impôts Indirects
SV = Subventions
Am = Amortissements
FBCF + FNCF = Fin Brute (Nette) de capital fixe
Af = Autofinancement
R = Réserves
B = Bénéfices Bd = Distribués
Bnd = non distribués
IIS = Impôts Indirects des Stocks
Sl = Salaires
In = intérêts
RBE = Revenu Brut d’Exploitation
PN = Produit National
PI = Produit Intérieur
Rr = Revenu reçu
Rv = Revenu versé
PNN = Produit Not Net
PNB = Produit Not Brut
RNB = Revenu Not Brut
RNN = Revenu Not Net
RNND = Revenu Natt Net Disponible
ID = Impôts Directs
DNN = Dépenses Not Nette
CP = Cim Purée
CP = Cim Bub….
SK = Stock
E = Exportation
I = Importation
St = Solde de transfert
Sm = Solde de marchandise
Sr = Solde de revenu
PIB =
SD =
- + P RNE
SA
= +
P= CF + IB= IN + A
PB
TABLEAU 3 - TRANSACTIONS INTERMETROPOLITAINES
ACHATS
VENTES Région Métropolitaine 1 Région Métropolitaine 2 Région Métropolitaine 3
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27
Région
Métropolitaine 1
Industrie lourde 33 1 3 1 9 1 18 3 2 1 3 1 9 1 18 3 1 1 3 1 9 1 18 3
Energie 1 11 3 2 8 4 2 1
Transport 2 2 5 1 1 1 2 4 3
Commerce 1 2 2 3 5 9 12
Assurance 1 1 3 5 7 5 4 2 12
Affaires 1 1 2 7 1 4 2 3 3
Education 1 10
Construction 4 6 10 1
Ménages 34 58 58 63 53 46 50 40 1
Région
Métropolitaine 2
Industrie légère 4 1 2 2 1 14 15 4 20 28 1 2 2 1 14 13 4 20 6 1 2 2 1 14 15 4 20
Energie 1 11 3 2 8 4 2 1
Transport 2 2 5 1 1 1 2 4 3
Commerce 2 2 2 3 5 9 12
Assurance 1 1 3 5 7 5 4 2 12
Affaires 2 1 2 7 1 4 2 3 3
Education 1 10
Construction 4 6 10 1
Ménages 25 58 58 63 53 46 50 40 1
Région
Métropolitaine 3
Agriculture et
extraction 6 5 4 1 2 4 18 6 21 5 4 1 2 4 18 6 28 5 4 1 2 4 18 6
Energie 1 11 3 2 8 4 2 1
Transport 3 2 5 1 1 1 2 4 3
Commerce 2 2 2 3 5 9 12
Assurance 4 1 3 5 7 5 4 2 12
Affaires 1 1 2 7 1 4 2 3 3
Education 1 10
Construction 4 6 63 10 1
Ménages 40 58 58 53 46 50 40 1