Modélisation du moteur synchrone à aimants
Modélisation du moteur synchrone à aimants
IV.1 Introduction
Parmi les moteurs à courant alternatif utilisés dans les entrainements à vitesse
variable le moteur synchrone à aimants permanents, ce dernier reste un bon candidat, à
cause d’absence des pertes au rotor, une faible inertie, son couple massique élevé
comparativement à celui du moteur asynchrone et du moteur synchrone classique. De
plus, elles ont des inductances relativement faibles, ce qui entraine des réponses rapides
des courants et donc du couple.
IV.2.1 Stator
IV.2.2 Rotor
Le rotor se compose par des aimants permanents. Ces derniers présentent l’avantage
d’éliminer les balais et les pertes rotoriques, ainsi que la nécessité d’une source pour
fournir le courant d’excitation. Cependant, on ne peut pas contrôler l’amplitude du flux
rotorique. Il existe de nombreuses façons de disposer les aimants au rotor.
Les aimants sont montés sur la surface du rotor en utilisant des matériaux adhésifs à
haute résistance. Ils offrent un entrefer homogène, le moteur est le plus souvent à pôles
lisses. Ses inductances ne dépendent pas de la position du rotor. L’inductance de l’axe d
est égale à celle de l’axe q. Cette configuration du rotor est simple à réaliser. Ce type du
rotor est le plus utilisé. Par contre, les aimants sont exposés aux champs démagnétisant.
De plus, ils sont soumis à des forces centrifuges qui peuvent causer leur détachement du
rotor.
Les machines à aimants permanents peuvent être construites avec plusieurs de
configurations rotoriques.
Le modèle de la machine synchrone à aimants est beaucoup plus complexe que celui
des machines à courant continu, il nécessite d’écrire de modèle sous forme des équations
pour utiliser les lois de commandes de plus en plus performantes, et par voie de
conséquence leur commande se verra plus complexe
Equations électriques
b ib
Vb
d
θ
0 a
ia
Vc
Va
ic
q
c
Les tensions, flux et courants statoriques triphasés, sont écrits avec les notations
vectorielles suivantes respectivement : [Vabc][ϕabc][iabc] :
= + (IV. 1)
= + (IV. 2)
Avec :
[ϕfabc] = [ϕfaϕfbϕfc]T : Vecteur flux crée par l’aimant à travers l’enroulement statorique.
0 0
= 0 0
0 0
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Chapitre IV Modélisation de l’association convertisseur- MSAP
"#$%
= !"#$ &% − +,
()
*
"#$ &% + +
[ϕabc] : Vecteur flux engendré par l’aimant
()
*
O`u :
ϕsf : Valeur crête (constante) du flux crée par l’aimant à travers l’enroulement
statorique.
θ : Angle entre l’axe d et l’axe de référence dans le système triphasé déni par :
%-./ = 02 -./
1
(IV. 3)
Et :
ω = p ωr (IV. 4)
Avec :
ω : La pulsation électrique.
p : Le nombre de paire de pôles de la machine.
ωr : La vitesse de rotation de la machine (rotor).
Le modèle électrique doit être complet par les expressions du couple
électromagnétique et de la vitesse, décrivant ainsi le mode mécanique.
Equations mécaniques
3 = 678 − 69 − :
45
9 (IV. 5)
Avec :
Cem : Couple électromagnétique délivré par le moteur.
Cr : Couple résistant.
f : Coéfficient de frottement.
J : Moment d’inertie du moteur.
67 = ( @ − >A +
*
> > (IV. 11)
L’équation qui traduit le passage du système triphasé au système diphasé (d−q) est
donnée par :
F >G = H-%/. F (IV. 12)
Avec :
T(θ) : la matrice de passage direct de Park.
L U
* * *
(IV.13)
S S S
K ( ( ( T
1
ia (2/3)*(u[1] -(u[2]+u[3])/2) 1
ib
(2/3)*((u[2]-u[3])*sqrt(3)/2) 2
3 x_beta
Fcn1
ic
Mux
1
x_alpha u[1]*cos(u[3])+u[2]*sin(u[3]) 1
2 Mux Fcn Id
x_beta
u[1]*sin(u[3])-u[2]*cos(u[3]) 2
3 Iq
Fcn1
teta
Mux
Le passage des composantes αβ aux composantes dq est donné par la relation suivante :
X d cos (θ ) sin(θ ) X α
X = (IV.14)
q − sin(θ ) cos(θ ) X β
X α cos(θ ) − sin(θ ) X d
X = (IV.15)
β sin(θ ) cos(θ ) X q
IV.7 Modèle de la machine synchrone à aimants permanents (MSAP) dans le repère Park
θ
c c
c
cc cc
a
0
dϕ
d − p Ω .ϕ
Vd = Rs .id + r q
dt
(IV.16)
d ϕq
Vq = Rs .iq + − p Ω .ϕ
dt r d
ϕ d = Ld .id + ϕ f
(IV.17)
ϕ q = Lq .iq
En remplaçant les expressions des flux et > dans le système d’équations des
tensions, nous obtenons :
di
d − pΩ L .i
Vd = Rs .id + Ld r q q
dt
(IV.18)
d iq
Vq = Rs .iq + Lq dt + pΩr (Ld .id + φ f )
L'expression du couple est obtenue à partir de celle de la puissance instantanée absorbée
par la machine :
3p
C = ( (L − Lq ) i .iq + ϕ . iq ) (IV.19)
em 2 d d f
V = (R + L .s).i + e
d s d d d (IV.21)
V
q = ( R + L .s).i + e
s q q q
Les forces électromotrices induits dans les trois enroulements sont définies par:
ed = − pΩr .Lq .iq
(IV.22)
eq = pΩr .(Ld .id + ϕ f )
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F = _. F + `. a (IV.24)
Sous forme matricielle on peut écrire le système d’équation de la MSAP comme suit :
− Rs Lq 1
. p.Ω r 0 0 Vd
d id Ld Ld id Ld
= + V (IV.25)
i
dt q − L d − Rs iq 1 − pΩ r q
. p.Ω r 0
Lq Lq Lq Lq ϕ f
Avec :
− Rs Lq 1
pΩ r 0 0
Ld Ld Ld
A= Et B=
L − Rs 1 − pΩ r
− pΩ r d 0
Lq Lq Lq Lq
((-Rs*u[1])+(p*Lq*u[5]*u[2])+(u[3]))/Ld 1/s 1
id
Integrator
1
Vd ((-Rs*u[2])-(p*Ld*u[5]*u[1])-(p*ph*u[5])+(u[4]))/Lq 1/s 2
2 iq
Vq Integrator1
((p*ph*u[2])-(p*(Ld-Lq)*u[1]*u[2])-u[6]-(u[5]*f))/J 1/s 3
Wr
3 Integrator2
Cr
(p*ph*u[2])+(p*(Ld-Lq)*u[1]*u[2]) 4
Ce
I k1
Dk 1 K1
Tk 1
Alors l’onduleur de tension peut être représenté dans le cas idéal par des interrupteurs
Is
K1 K2 K3
U dc Cf
MAS
L’onduleur de tension est alimenté par une tension du réseau redressé Vdc et il est
important de produire cette tension.
Le principe de redressement est d’injecter à l’entrée du redresseur une tension
alternative sinusoïdale de 220/380V du réseau à 50Hzet de récolter à la sortie une tension
ondulée d’une valeur moyenne égale à Vdc, ensuite filtrée par LC passe bas.
Une machine triphasé sans liaison de neutre est alimenté par un onduleur de tension à
trois bras comprenant chacun deux cellules de commutation .chaque cellule est composé
d’un interrupteur commandé à l’amorçage et aux blocages et d’une diode antiparallèle.
Les tensions composés Vab, Vbc, Vac, sont données par
= G− G -1/
Vcd = G− G -2/
Vdf = G− G -3/
(VI.26)
Vao, Vbo, Vco sont des tensions de sorties de l’onduleur par rapport à la référence
Les tensions de phase sont donnée par :
= G− hG
= G− hG
= G−
(VI.27)
hG
2− h2+ 2 − h2 − h2 = 0
2+ 2+ 2 − 3 h2 = 0
=− - 2+ 2+ 2/
S
(VI.28)
2h *
h 2 −1 −1 2
= * −1 2 −1
S
h 2
−1 −1 2
(VI.29)
h 2
Avec Vao, Vbo, Vco comme les tensions d’entrée de l’onduleur (valeurs continues), et si
Van, Vbn, Vcn sont les tensions de sortie de cet onduleur, par conséquent l’onduleur est
modélisé par la matrice du transfert T donnée par :
2 −1 −1
H=* −1 2 −1
S
−1 −1 2
(VI.30)
G = jk1
i G = jk2E
G = jk3
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k1 = 1 $ m1 :nopé $ r#r k1 = 0
l k2 = 1 $ m2 :nopé $ r#r k2 = 0 E
k3 = 1 $ m3 :nopé $ r#r k3 = 0
h 2 −1 −1 kS
= −1 2 −1 k(
s
h
−1 −1 2 k*
*
E = Vdc
h
220*sqrt(3)
Vdc 1/3
2*u(1)-u(2)-u(3) 1
Va
1 -u(1)+2*u(2)-u(3) 2
Vb
S1,S2,S3
-u(1)-u(2)+2*u(3) 3
Vc
vref(t)
Uc /2
ωt
Porteuse vp(t)
-Uc /2
Sj
Uc /2
ωt
-Uc /2
a. Equation de porteuse
b. Equation de la référence
-./ = { sin-2|:9 ./
(TP ,n)
VP(t)
- 1
V1 S1
+ 0
- 1
V2 S2
+ 0
1
V3 - 0
S3
+