0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
132 vues40 pages

II-Moments Angulaires

Transféré par

jfffmlfd flkr
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
132 vues40 pages

II-Moments Angulaires

Transféré par

jfffmlfd flkr
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

II- Moments angulaires

1) Etude générale
Le moment cinétique, L, de la mécanique classique est défini par le produit
vectoriel :

Lr p en kg m2s-1 = Js

Où r est le vecteur distance à l’origine et p le vecteur quantité de


mouvement.

Les composantes de L sont données par :

Lx  ypz  zpy
Ly  zpx  xpz
Lz  xpy  ypx
Si r est perpendiculaire à p, le
mouvement est circulaire.
Quelle fonctions d’onde s’attend on à trouver pour un tel « mouvement » orbital ?

(Instable)

Seules certaines ondes vérifieront la condition de stabilité


=> Il y aura quantification du moment cinétique orbital.
Comme précédemment, nous allons introduire l’opérateur quantique
correspondant en utilisant les opérateurs quantiques X et P que nous avons
déjà définis.

J x  YPz  ZPy
J y  ZPx  XPz
J z  XPy  YPx

(NB : l’opérateur L a une signification de moment orbital. Nous verrons


qu’il existe d’autres moments angulaires et nous adoptons donc un
opérateur général : J)
Nous cherchons une fois de plus à déterminer les états propres et valeurs
propres de cet opérateur moment cinétique. Il suffirait de faire cela pour
chacune de ses composantes Jx Jy et Jz …..

MAIS ce n’est pas possible car les composantes ne commutent pas entre
elles.

En effet : J , J  YP ZP,ZP XP


 x y  z y x z

YP , ZPZP, XP


 z x  y z

YPZ
z
Px ZPxYPz ZPX
y
Pz XPZ
z
Py

YPx    
Pz,ZXPy Z,Pz 
i YPx i XPy
i Jz
On arrive alors aux relations :

J ,J   i J
 x y z
Notez la permutation circulaire
J ,J   i J des indices xx
 y z x

J ,J   i J
 z x y z y

Il est donc impossible de définir plus d'une composante de J à la fois !


Essayons de voir s'il est possible de déterminer la norme du vecteur en plus
d'une de ses composantes.
Pour cela, étudions l'opérateur J 2

J2Jx
2
Jy
2
Jz2
Et voyons si il commute avec Jz par exemple

J2
,J J2
J2
J2
,J  0
 z  x y z z

 2
 2  2

 x z  y z  z,J
J ,J J ,J J z

J J,J J,JJ  J J,J 


J,JJ
x x z  x z x y y z  y z y


i JJ
x y
i JJ
y x
i JJ
y x
 i JJ
x y

0
On peut donc déterminer simultanément la norme du moment angulaire
et une de ses composantes.
z

Jz
Le moment angulaire se J
trouve donc défini par la
génératrice d'un cône de
révolution dont l'axe de
symétrie est l'axe de
projection.
Un vecteur d'état de moment angulaire sera vecteur propre de Jz et de J 2 (c'est
à dire qu'il possède une norme et une projection sur z). Cependant la valeur
propre sera différente pour les deux opérateurs.

La valeur propre de Jz sera notée : m où m est sans dimension.

La valeur propre de J 2 sera notée : l 2


où l est sans dimension et  0 .

Par commodité ultérieure, il sera pratique d'écrire l sous la forme j( j +1)


avec j  0

Le ket | j ,m> déterminera donc cet état avec :

2
J , (
jmjj )2 jm
1 ,

z
,  jm
Jjmm ,
Comme dans l'étude de l'oscillateur harmonique, nous allons définir les
opérateurs J+ et J-
J   J x  iJ y
J   J x  iJ y
On a

J  J   J x  iJ y  J x
 iJ y 
 J x2  J y2  i  J x , J y 
 
 J x2  J y2  J z  J 2  J z2  J z


J  J   J x  iJ y  J x
 iJ y 
 J x2  J y2  i  J x , J y 
 
 J x2  J y2  J z  J 2  J z2  J z
Et donc
1
 
J  J  J   J  J   J z2
2

On a aussi les relations de commutation :

J , J   J
 z  

J , J    J
 z  

J , J   2 J
   z

J 2, J   J 2, J   J 2, J   0
     z
Écrivons que le carré de la norme de J+|j,m> et de J-|j,m> est positif :
2
J  j, m  j, m J  J  j, m 0
Car J+ et J- sont adjoints
2
J  j, m  j, m J  J  j, m 0

j , m J  J  j , m  j , m J 2  J z2  J z j , m
 j ( j  1) 2
 m2 2
m 2

j , m J  J  j , m  j , m J 2  J z2  J z j , m
 j ( j  1) 2
 m2 2
m 2
Donc :
j+m+1
j ( j  1)  m(m  1)  ( j  m)( j  m  1)  0

j ( j  1)  m(m  1)  ( j  m  1)( j  m)  0

-j-1 j m
D’où

( j  1)  m  j j-m

 j  m  j 1 Neg Pos Neg

soit
jm j
On peut montrer que J- |j,m> est une fonction propre de Jz avec la valeur
propre (m-1)

J z J  j , m  (m  1) J  j , m
Notons que comme
mj ,
J z J  j ,  j  ( j  1) J  j ,  j doit être nul

Et donc
J  j,  j  0
De même, on peut montrer que J+ |j,m> est une fonction propre de Jz
avec la valeur propre (m+1)

J z J  j , m  (m  1) J  j , m
Notons que comme
m j ,
J z J  j , j  ( j  1) J  j , j doit être nul

Et donc
J  j, j  0
Nous avons vu que
jm j (2,3  1, 6  2,3)
Il doit exister un entier p tel que

 j  m  p   j 1  2,3  1,6  2  1,3


En appliquant p fois l’opérateur J- au ket |j,m> on va arriver à une valeur
propre (m-p) mais toute nouvelle application de J- donnera une valeur
interdite par la relation m   j .
Sauf si

m - p= -j

Car cette valeur propre est associée au ket |j,-j> et on a vu que toute
application de J- sur |j,-j> est nulle
De même, il doit exister un entier q tel que

j  m  q  j 1

En appliquant q fois l’opérateur J+ au ket |j,m> on va arriver à une valeur


propre (m+q) mais toute nouvelle application de J+ donnera une valeur
interdite par la relation m  j
Sauf si

m + q= j

Car cette valeur propre est associée au ket |j, j> et on a vu que toute
application de J+ sur |j,j> est nulle
m - p= -j
Donc p + q = 2j
m + q= j

Comme p et q sont des entiers, on peut en conclure que j doit être entier
ou demi entier.

j = 0, ½, 1, 3/2, 2, 5/2 ….

Et m variera par pas de 1 entre –j et +j, (2j +1) valeurs possibles.

La normalisation des équations aux valeurs propres donne :

J  j, m  j ( j  1)  m( m  1) j , m  1
J  j, m  j ( j  1)  m( m  1) j , m  1
Interprétation vectorielle :

Jz
j
|J|

Jy
J
J-

J+
Jx

Seules certaines orientations du vecteur sont possibles du fait de la quantification


2) Moment cinétique Orbital

   
Lx  YPz  ZPy  i  y  z 
 z y 
    Moment cinétique en
Ly  ZPx  XPz  i  z  x  coordonnées cartésiennes
 x z 
   
Lz  XPy  YPx  i  x  y 
 y x 
Il est plus pratique d’utiliser des coordonnées sphériques (r,q,j) pour
étudier la rotation

0 q 
0  j  2
j

L’élément de volume est :


Élément de volume radial

d 3 r  r 2 dr d   r 2 dr sin q dq dj

Élément de volume angulaire


Dans les coordonnées sphériques, le moment cinétique s’écrit :

  cos j  
Lx  i  sin j  
 q tan q j 
  sin j  
Ly  i   cos j  
 q tan q j 

Lz  i
j
Et les opérateurs vus précédemment :
  2
1  1  2

L   2 
2 2
 2 2 
 q tan q q sin q j 
 
ij  
L  e   i cot q 
 q j 
 ij    
L  e   i cot q 
 q j 
Les fonctions propres y (r,q,j ) associées aux valeurs propres l (l  1) 2

de L2 et aux valeurs propres m de Lz vérifient donc :

 2 1  1 2 
 2   2 2 
y (r ,q , j )  l (l  1)y (r ,q , j )
 q tan q q sin q j 

 i y (r ,q , j )  m y (r ,q , j )
j

Comme il n’y a aucun terme en r dans les opérateurs, on peut écrire y (r,q,j )
Sous la forme :

y (r ,q , j )  R(r )Yl m (q , j )
Et alors :
L Yl (q , j )  l (l  1) Yl (q , j )
2 m 2 m

LzYl m (q , j )  m Yl m (q , j )
La seconde équation devient simplement

 m
i Yl (q , j )  m Yl m (q , j )
j
Et l’on voit que la partie en q est également factorisable :

Yl m (q , j )  Fl m (q )eimj

Conditions aux limites :


La fonction d’onde en j0 doit être égale à la fonction d’onde en j2.

eim (2 )  eim (0)  1

m doit donc être entier, ce qui implique que l est également entier
Puisqu on a vu que l  m  l avec un incrément de 1.
Pour déterminer F(q) nous allons utiliser la relation vue précédemment :

J  j, j  0
Qui dans notre cas prend la forme

LYl l  0
    l ilj
  i cot q  l
F (q ) e 0
 q j 
  
  l cot q  Fl l (q )  0
 q 
Dont la solution est :

Fl (q )  cl (sin q )
l l
Finalement

ilj Où cl est une constante


Yl (q , j )  cl (sin q ) e
l l
de normalisation

Il suffit ensuit d’appliquer L- pour trouver Y l 1 et de recommencer pour


trouver les autres fonctions jusqu’à Y  l
l
l

On peut montrer la relation générale :

LYl m (q , j )  l (l  1)  m(m  1)Yl m1 (q , j )


Les fonctions Yl (q , j ) sont appelées harmoniques sphériques
m
Lorsque l=0 l’harmonique sphérique est une fonction réelle, sinon c’est une
fonction complexe.
Cependant, pour un système isolé, l’énergie provenant de la rotation ne
dépend que du nombre quantique l. En effet, l’énergie classique d’une
particule de masse m en mouvement circulaire de rayon r vaut :
L2
Erot 
2m r 2

En termes quantiques, si le système se trouve dans un état représenté par


une harmonique sphérique Yl m (q , j ) on aura :

l (l  1) 2
Erot  m
2m r 2
On peut de plus montrer qu’il existe la relation suivante entre Yl  m (q , j ) et Yl m (q , j )

*
Y (q , j )   ( 1) m Y  m (q , j )
m
 l  l

Comme nous l’avons déjà montré, toute combinaison de fonctions propres


ayant la même valeur propre est aussi fonction propre pour la même valeur
propre. On va donc pouvoir écrire :

Yl m 
1
2

Yl m  (1) m Yl  m  si m  0

Yl m 
1
i 2

Yl  (1) Yl
m m m
 si m  0

Ces fonctions seront réelles, car le terme entre parenthèse sera soit un
cosinus, soit un sinus en j, suivant le signe de m.
Remarque :   j et on a omis la barre sur le Y montrant ses combinaisons réelles.
l=0

l=1

l=2

l=3

l=4

l=5

m=0 m=1 m=2 m=3 m=4 m=5


Projection sur une sphère : la couleur dépend de la valeur de la fonction, noir : 0
bleu : valeurs positives ; rouge : valeurs négatives.
Autre représentation : Pour chaque valeur de q,j on trace un trait
dont la longueur est proportionnelle à la valeur absolue de la
fonction. (rouge : valeurs positives ; bleu : valeurs négatives)
3) Moment cinétique de spin (1922)

Walter Gerlach Otto Stern


Nous admettrons que tout système possédant un moment cinétique, J ,
que l’on connaît par les états propres de J2 , possède un moment
magnétique m tel que

m J
Moment cinétique
Moment magnétique

Facteur gyromagnétique

Si l’on plonge le système dans un champs magnétique B l’opérateur


énergie magnétique est donné par :

H mag   m  B   JB cos 
Angle entre les vecteurs
m
On voit que les harmoniques sphériques Y seront fonctions propres de
cet opérateur. Les valeurs propres seront : l

Emag  mm B cos 

Cette fois, l’énergie du système dépend aussi du nombre quantique m.


Il y a levée de dégénérescence de l’énergie des harmoniques sphériques
pour l donné.
Stern et Gerlach ont imaginé une expérience permettant d’observer cet effet.
Ils ont utilisé un faisceau d’atomes d’argents.

Résultat classique : pas de


quantification de m, toutes les
valeurs sont possibles

Résultat quantique, on obtient un trait par valeur de m

Historique sur l’expérience de Stern et Gerlach : clic ici


La figure historique : 2 TRAITS
m ne peut prendre que deux valeur ! Ceci implique que :
1 1
j et m
2 2
Nous avons vu qu’il était possible d’avoir des valeurs de j demi entières, mais
les moments cinétiques orbitaux ont des valeurs de j entières !
Cette expérience met en évidence un moment cinétique qui n’est pas un
moment cinétique orbital : LE SPIN.
Le spin est une propriété intrinsèque des particules au même titre que leur
masse ou leur charge.
C’est une propriété quantique, qui n’a pas d’équivalent classique (ce n’est
PAS un mouvement de rotation de la particule sur elle même).
On notera s et ms les nombres quantiques associés à ce moment cinétique.
Le spin peut être entier ou demi entier.

Spin entier

Proton (s=1/2)

Spin demi
entier Neutron (s=1/2)
Opérateur moment cinétique de spin
Il vérifie les relations vues précédemment :

S 2 s, ms  s ( s  1) 2
s, ms

S z s, ms  ms s, ms

On se restreint ici à l’étude de l’électron de qui a un spin s = ½.


On a donc uniquement deux états propres possibles :

1 1
,  
2 2
1 1
,  
2 2

Notation
Les relations se réduisent donc à

3
S2   2

4
1
Sz    
2
 et  forment une base complète et orthonormée pour les opérateurs S et Sz

     1
+ +  - - 1
  0
Relation de fermeture
Notons que tout vecteur de l’espace des états de spin ½ est fonction propre
de l’opérateur S2. En effet

Soit   c   c 
Alors S 2   c S 2   c S 2 


3
4
2
 
c   c  
3
4
2

Il existe un opérateur qui possède une propriété similaire, c’est


l’opérateur identité :
1  
On en déduit que l’opérateur S2 est représenté dans la base  ;   par :
3 2 
4 0 
3 2
S 
2
1= 
4  0 3 2
 
 4 
S  S x  iS y
L’action des opérateurs S+ et S-
S  S x  iS y

est très simple


S   0 S   
S    S   0

1
Comme Sx   ( S   S  )  
2 2
1 1
Sx  (S  S ) Sx   (S   S  )  
2 2 2
i i
S y  (S  S ) Sy   ( S    S   )  i 
2 2 2
i
Sy   ( S    S   )  i 
2 2
En résumé :

Sx    S y   i  S z   i 
2 2 2
Sx    S y   i  S z   i 
2 2 2

Et la représentation de ces opérateurs dans la base  ;   est :

0 1  0 i  1 0 
Sx    Sy    Sz   
2 1 0 2i 0  2  0 1 

Matrices de Pauli

Vous aimerez peut-être aussi