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TEXTE 2 - À L'ÉCOLE - 1ère

Camara Laye, L'enfant noir.

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TEXTE 2 : À L’ÉCOLE

Juil 7, 2024 1 ère année toutes Support didactique

Niveau : B1 (Classe de 1 ère année)

THÈME 1 : L’ÉCOLE

SUPPORT : Texte 2 : « À l’école »


À l’école, nous gagnions nos places, filles et garçons mêlés, réconciliés, et sitôt assis,
nous étions tout oreille, tout immobilité, si bien que le maître donnait ses leçons dans un
silence impressionnant. Et il eût fait beau voir que nous eussions bougé ! Notre maître était
comme du vif-argent : il ne demeurait pas en place, il était ici, il était là, il était partout à la
fois, et sa volubilité eût étourdi des élèves moins attentifs que nous. Mais nous étions
extraordinairement attentifs et nous l’étions sans nous forcer : pour tous, quelque jeunes
que nous fussions, l’étude était chose sérieuse, passionnante : nous n’apprenions rien de qui
ne fût étrange, inattendu et comme venu d’une autre planète ; et nous ne nous lassions
jamais d’écouter … L’idée de dissipation ne nous effleurait même pas, c’est aussi que nous
cherchions à attirer le moins possible l’attention du maître, nous vivions dans la crainte
perpétuelle d’être envoyés au tableau.

Ce tableau noir était notre cauchemar : son miroir sombre ne reflétait que trop
exactement notre savoir, et ce savoir souvent était mince, et quand bien même il ne l’était
pas, il demeurait fragile; un rien ne l’effarouchait. Or, si nous ne voulions pas être gratifiés
d’une solide volée de coup de bâton, il s’agissait, la craie à la main, de payer comptant. C’est
que le plus petit détail ici prenait de l’importance : le fameux tableau amplifiait tout, et il
suffisait en vérité, dans les lettres que nous tracions, d’un jambage qui ne fût pas à la
hauteur des autres, pour que nous fussions invités soit à prendre, le dimanche, une leçon
supplémentaire, soit à faire visite au maître, durant la récréation, dans une classe qu’on
appelait la classe enfantine, pour y recevoir sur le derrière une correction toujours
mémorable. Notre maître avait le jambages irréguliers en spéciale horreur : il examinait nos
copies à la loupe et puis nous distribuait autant de coups de trique qu’il avait trouvé
d’irrégularités. Or, je le rappelle, c’était un homme comme du vif-argent et il maniait le bâton
avec une joyeuse verdeur.

Tel était alors l’usage pour les élèves de la petite classe.

CAMARA LAYE, L’enfant noir, Plon.

Vocabulaire

La volubilité : la rapidité avec laquelle on parle

Le vif-argent : le mercure

Cela ne nous effleurait pas : cela ne nous venait pas à l’esprit

La dissipation : l’inattention, l’indiscipline


Ce savoir était mince et fragile : les élèves savaient peu de choses, et ce qu’ils avaient
appris, ils l’oubliaient vite

Effaroucher : effrayer

Gratifier : récompenser, ici, le ton est moqueur

Mémorable : dont on se souvient longtemps

La verdeur, au sens figuré : la force, la vigueur

Compréhension du texte

1. Qui est Camara Laye ?

2. Relève tous les extraits du texte qui montrent que les élèves sont très disciplinés.

3. Pourquoi règne-t-il une telle discipline dans cette classe ?

4. Quelles étaient les punitions données par le maître ? Que penses-tu de ce maître ? Les
élèves étaient-ils heureux dans cette école ? Pourquoi ?

5. Pourquoi l’auteur dit-il : « ce tableau noir était notre cauchemar. » ?

6. Dégage les grandes parties du texte et donne-leur un titre.

Grammaire

1. Releve dans le texte et fais l’analyse grammaticale des formes du mot « tout ». Justifie
l’accord et le non accord de ce mot.
2. Explique l’emploi du temps dominant (imparfait) du texte. Relis le texte à l’indicatif
présent. Quelle allure ce temps imprime-t-il au texte ? Quelle impression donne-t-il ?

Vocabulaire et Phraséologie

Dis les contraires des mots du texte d’étude. Emploie-les dans des phases orales, puis
écrite : assis, immobilité, attentifs, souvent, irréguliers.

Expression orale en continu

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