Projet D'Inclusion Des Jeunes: (Prodij)
Projet D'Inclusion Des Jeunes: (Prodij)
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Ministère des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi
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PROJET D’INCLUSION DES JEUNES
(ProdIJ)
P170425
PROCEDURES DE GESTION
DE LA MAIN D’ŒUVRE
Septembre 2020
Sommaire
Le document de Procédures de Gestion de la Main d’œuvre étant élaboré en début de Projet, il est
susceptible de révision, lorsque cela s’avère nécessaire, et ce, pour prendre en compte de nouveaux
besoins qui viendraient à se poser au cours de l’exécution du Projet.
2. Alors que le chômage est très peu répandu au Bénin, touchant à peine 0,7% de la population active
(INSAE, EMICoV 2015), le sous-emploi par contre touche 72,9% des Béninois actifs. Les actifs sous-
employés sont, de manière disproportionnée, des jeunes, des femmes, des ruraux, des indépendants, avec
un faible niveau d'éducation, et travaillant principalement dans l'agriculture, l'élevage, la pêche et la
sylviculture. En particulier, 92% des jeunes actifs âgés de 15 à 24 ans sont en situation de sous-emploi.
3. Par ailleurs, le Bénin, généralement considéré comme l’un des pays les plus stables en Afrique de
l'Ouest, est de plus en plus vulnérable au risque d'extrémisme violent. En effet, au cours de ces dernières
années, la menace terroriste s’est déplacée vers le Bénin, en particulier dans les régions septentrionnales.
Ces régions sont généralement peu pourvues en infrastructures socio-économiques et administratives,
et soumises à des influences réligieuses qui constituent autant de facteurs de risques de voir apparaître
l'extrémisme violent, notamment pour les jeunes peu ou pas éduqués, en situation de sous-emploi.
5. Ainsi, le ProdIJ a été conçu pour appuyer les interventions visant à accroître l’inclusion
économique des jeunes vulnérables à travers une approche spécifique pour traiter les facteurs de risque
de violence, et en fixant des objectifs spécifiques au profit des jeunes vivant dans des zones à risque
d’extrémisme violent ; en améliorant l’accès aux services et aux formations techniques dans des métiers
identifiés comme ayant un fort potentiel d’inclusion économique, en augmentant les capacités
financières et l’accès aux services financiers. L’inclusion économique, dans le cadre de ce Projet, se
réfère à l’entrée, au maintien et à l’évolution des jeunes dans l’emploi.
7. Les PGMO du ProdIJ décrivent la manière dont les différents types de travailleurs du Projet seront
gérés conformément aux prescriptions du droit national, des conventions collectives applicables et des
dispositions de la NES 2. Ainsi, le présent document définit les obligations des tiers intervenant dans la
mise en œuvre du Projet vis-à-vis de leurs employés. Il a pour objectif de mettre en place un dispositif
de gestion de la main d’œuvre qui permette de :
▪ respecter et protéger les principes et les droits fondamentaux des travailleurs ;
▪ promouvoir le travail décent, y compris le traitement équitable, la non-discrimination et l’égalité
des chances pour l’ensemble des travailleurs ;
▪ instaurer, maintenir et améliorer une relation saine entre l’équipe dirigeante et les travailleurs ;
▪ protéger et promouvoir la sécurité et la santé des travailleurs en favorisant, notamment, des
conditions de travail sûres et saines ;
▪ empêcher le recours au travail forcé et au travail des enfants, tels que définis par l’Organisation
Internationale du Travail (OIT) ;
▪ protéger les travailleurs, notamment ceux qui sont vulnérables tels que les femmes et les
personnes en situation de handicap ;
▪ soutenir les principes de liberté d’association et de conventions collectives des travailleurs en
accord avec le droit national ;
▪ fournir aux travailleurs du Projet, des mécanismes de réception et de gestion des éventuelles
plaintes et réclamations.
8. Elaborées sur la base des dispositions de la NES 2, les procédures de gestion de la main d’œuvre
du ProdIJ s’articulent autour des points suivants :
(a) Généralités sur l’utilisation de la main-d’œuvre dans le cadre du Projet
(b) Evaluation des principaux risques liés à la main d’œuvre
(c) Aperçu de la réglementation du travail : conditions générales
(d) Aperçu de la réglementation en matière de santé et sécurité au travail
(e) Personnel responsable
(f) Politiques et procédures
(g) Age minimum d’admission à l’emploi et travaux forcés
(h) Mécanisme de gestion des plaintes
(i) Gestion des fournisseurs et prestataires
(j) Employés des fournisseurs principaux
6
2. Généralités sur l’utilisation de la main-d’œuvre dans le cadre du Projet
9. Cette partie décrit l’organisation à mettre en place ainsi que le type et les caractéristiques de
travailleurs qui interviendront dans le Projet. Elle donne des indications sur les effectifs à mobiliser pour
la mise en œuvre du Projet, ainsi que le calendrier prévisionnel des besoins en main d’œuvre.
2.1. Effectif des travailleurs du Projet et délais de couverture des besoins de main
d’œuvre
10. La gestion opérationnelle du ProdIJ sera confiée à une Unité de Coordination de Projet (UCP)
dont l’organisation, le fonctionnement et la composition seront définis par un acte réglementaire. Les
missions principales de l’UCP seront entre autres de :
▪ rédiger des accords de partenariat avec les agences et structures d’exécution ou de mise en
œuvre ;
▪ aider ces agences et structures à planifier et à coordonner la mise en œuvre de chaque
composante ;
▪ fournir aux agences et structures d’exécution un soutien technique pour la rédaction des termes
de référence, l’examen des documents, la supervision et l’évaluation ;
▪ gérer les activités fiduciaires (gestion financière et achats) conformément au plan défini avec
les agences d’exécution pour la mise en œuvre de leur composante ;
▪ recruter et gérer les ressources humaines pour l’UCP ;
▪ consolider les programmes de travail et les budgets annuels et les présenter au comité de
pilotage ; et
▪ produire des rapports sur la base d’un système de suivi/évaluation.
11. L’UCP aura à sa tête un coordonnateur/une coordonnatrice de Projet qui sera sélectionné(e) de
manière compétitive. Le coordonnateur/la coordonnatrice de Projet sera chargé(e) de la gestion et de la
supervision du personnel qui sera recruté sur une base compétitive et comprendra :
▪ un(e) Spécialiste en Apprentissage, Formation et Insertion ;
▪ un(e) Spécialiste en Suivi-Evaluation ;
▪ un(e) Spécialiste en Développement social ;
▪ un(e) Spécialiste en Sauvegarde Environnementale ;
▪ un(e) Responsable Administratif et Financier/Administrative et Financière ;
▪ un(e) Spécialiste en Passation des Marchés) pour soutenir la mise en œuvre des activités du
Projet ;
▪ un personnel de soutien composé d’un(e) Assistant(e) de Direction et de deux
Conducteurs/Conductrices de Véhicules Administratifs.
12. En cas de besoin, le Projet engagera des consultants à court terme sur des questions techniques
spécifiques. Le tableau ci-après donne les détails des ressources humaines à mobiliser au sein de l’UCP.
Quant à la mise en œuvre des activités de chacune des composantes, elle relèvera de la responsabilité de
chaque agence d’exécution. Ainsi, L’ANPE sera chargée de la mise en œuvre des activités de la
composante 1 ; la DETFP et la FODEFCA, se chargeront des activités de la composante 2 et le FNM,
de la composante 3.
Tableau 1 : Effectif prévisionnel des compétences à recruter au bénéfice de l’UCP
Compétences requises Période de Lieu
N° Poste Nombre
(niveau) recrutement d’affectation
Coordination
1 Connaissances et Dès le début Cotonou
expériences avérées en du Projet
1 Coordonnateur/Coordonnatrice
gestion des Projets (Bac+5
au moins)
Personnel Administratif
1 Expérience en andragogie Dès le début Cotonou
avec des programmes du Projet
Spécialiste en Apprentissage, d’emploi des jeunes, en
2
Formation et Insertion insertion professionnelle,
en apprentissage (Bac+5
au moins).
1 Expérience en Dès le début Cotonou
planification stratégique et du Projet
Spécialistes en suivi-
3 suivi-évaluation avec une
évaluation
bonne maitrise des outils
(Bac+4 au moins).
1 Bonne expérience dans la Dès le début Cotonou
gestion des risques sociaux du Projet
Spécialiste en Développement
4 et la problématique
social
d’inclusion sociale (Bac+4
au moins).
1 Bonne expérience dans la Dès le début Cotonou
gestion environnementale du Projet
Spécialiste en sauvegarde
5 et sociale de Projets de
environnementale
développement (Bac+4 au
moins).
1 Expérience acceptable en Dès le début Cotonou
Responsable Administratif et
gestion administrative et du Projet
6 Financier/Administrative et
financière (Bac+4 au
Financière
moins)
1 Connaissances en Dès le début Cotonou
Spécialiste en passation des procédures de passation du Projet
7
marchés des marchés (Bac+4 au
moins)
Personnel de soutien
1 Expérience dans Dès le début Cotonou
l’assistanat administratif du Projet
ou dans la gestion d’un
8 Assistant(e) de direction
secrétariat particulier ou de
direction (Bac+2 au
moins)
2 Expérience avérée en Dès le début Cotonou
conduite de Véhicule du Projet
Conducteur/Conductrice de
9 Administratif
Véhicules Administratifs
Permis de conduire
catégorie B
Source : mission d’élaboration du PGMO, mai 2020
8
13. Toutes les directions de l’ANPE seront impliquées dans la mise en œuvre du système d’insertion
des jeunes vulnérables dans l’emploi, dénommé Azôli1. De nouveaux recrutements sont envisagés,
notamment un comptable et un peu plus de 80 Agents communaux d’emploi qui seront chargés de
l’animation du système. Pour les autres structures (DETFP, FODEFCA et FNM), des points focaux
techniques et financiers seront mobilisés pour la mise en œuvre du projet.
14. Par ailleurs, l’effectif des agents des prestataires et fournisseurs du Projet, ne peut être connu avec
précision à cette étape de la préparation du Projet. Toutefois, il a été estimé à environ 1.500 personnes
sur la base de l’expérience du précédent Projet Emploi des Jeunes2.
17. Les travailleurs directs du PRODIJ sont donc les personnes recrutées au compte de l’Unité de
Coordination et celles recrutées au sein des agences d’exécution.
18. Dans le cadre de la mise en œuvre du PRODIJ, peut être employée, toute personne physique ou
morale de nationalité béninoise ou étrangère, dont le profil correspond à la description des postes à
pourvoir. Le concept « personne physique » désigne toute personne de sexe masculin ou féminin, âgée
d’au moins dix-huit (18) ans, ayant une bonne moralité et disposant des compétences requises. Quant à
la « personne morale », elle désigne toute entité (ONG, Cabinets/Bureaux d’étude, Entreprises
prestataires etc.) régulièrement constituée suivant la réglementation béninoise. Les personnes physiques
et les personnes morales seront recrutées sur la base des exigences des postes ouverts, sans aucune
discrimination liée au sexe, à la religion et à l’appartenance politique, ethnique et régionale, aux
handicaps et conformément aux dispositions du présent document de procédures de gestion de la main
d’œuvre.
19. Les différents types de travailleurs susceptibles d’être employés directement par le Projet sont les
suivants :
1 Le système Azôli est l'une des voies que le Guichet unique de l’emploi proposera pour fournir un ensemble complet de
services d'emploi aux jeunes vulnérables afin d'assurer une plus grande inclusion économique. Azôli signifie "la voie, le chemin
vers l'emploi" en "Fon", l'une des langues nationales les plus importantes au Bénin.
2 Le PEJ a utilisé les services de 80 centres de formation professionnelle (6 personnes en moyenne par centre), 15 lycées
techniques (12 agents par lycée), d’un Cabinet d’Ingénierie en formation (10 agents), de 250 formateurs (cabinets de formation),
de 2 cabinets pour le développement des 10 curricula à raison de 2 facilitateurs et de 5 experts par métier, de 25 services-
traiteurs qui ont fourni 3 agents par commune, environ 2.000 femmes ayant bénéficié des services de garderie (ce dispositif
sera modifié), 3 agents pour les services d’entretien, 4 agents pour les services de gardiennage.
9
▪ les travailleurs recrutés et soumis à un contrat de travail au sens du code du travail ;
▪ les fonctionnaires détachés3 ;
▪ les fonctionnaires mis à disposition ;
▪ les travailleurs mis à disposition dans le cadre d’une coopération ;
▪ les experts et autres personnes qui seront recrutés en tant que consultants, conformément aux
« Directives Sélection et Emploi de Consultants par les Emprunteurs de la Banque mondiale ».
20. Outre ces travailleurs directs, il y a les personnes employées ou recrutées par des tiers (travailleurs
contractuels) pour effectuer des travaux liés aux fonctions essentielles du Projet, ainsi que les personnes
employées ou recrutées par les fournisseurs principaux du PRODIJ (employés des fournisseurs
principaux) et les personnes employées ou recrutées pour se mettre au service de la communauté
(travailleurs communautaires).
21. Une attention particulière sera accordée à un processus d'embauche sans discrimination. Les
décisions en matière de recrutement ou de traitement des travailleurs du Projet ne seront pas prises sur
la base de caractéristiques personnelles sans rapport avec les besoins inhérents au poste concerné. Les
travailleurs du Projet seront employés selon le principe de l’égalité des chances et du traitement
équitable et il n’y aura aucune discrimination dans le cadre d’un aspect quelconque de la relation de
travail, que ce soit le recrutement et l’embauche, la rémunération (notamment les salaires et les
avantages sociaux), les conditions de travail et les modalités d’emploi, l’accès à la formation, les
missions du poste, la promotion, le licenciement ou le départ à la retraite, ou encore les mesures
disciplinaires.
3
Selon l’article 186 de la Loi n° 2015-18 portant statut général de la fonction publique, le détachement est la position du
fonctionnaire de l’Etat qui, placé hors de son administration d’origine, continue de bénéficier des droits à l’avancement et à la
retraite prévus par les statuts particuliers de son corps d’origine, mais se trouve soumis à l’ensemble des règles propres aux
organismes concernés pour ce qui est de ses fonctions. Cependant, l’article 196 précise que le fonctionnaire placé auprès d’un
département ministériel ou d’une institution de l’Etat autre que celui dont il relève normalement n’est pas en détachement, mais
il est mis à disposition.
10
en œuvre sous le Projet Emploi des Jeunes (PEJ) au profit de 17.500 jeunes vulnérables à travers le pays.
Cette composante soutiendra l’amélioration de la qualité, l’élargissement de la portée et l’extension des
programmes à un plus grand nombre de jeunes au niveau des communes.
27. Le Projet aidera le Fonds National de la Microfinance (FNM) à opérationnaliser ces deux guichets
au profit des bénéficiaires. Cette composante financera i) les subventions, ii) les coûts de transfert des
fonds, iii) l’assistance technique pour le développement des deux guichets et iv) le soutien institutionnel
au FNM.
11
▪ Composante 4 : Gestion, suivi et évaluation du Projet
28. Cette composante soutiendra les activités liées à la gestion, au suivi et à l’évaluation du Projet.
Elle soutiendra la mise en place d’une Unité de Coordination du Projet (UCP), sous la Direction de la
Promotion de l’Emploi et de l’Entrepreneuriat (DPEE) du MPMEPE, qui s’assurera que le Projet est
mis en œuvre conformément à l’Accord de financement, au document d’évaluation du Projet (PAD),
aux manuels de mise en œuvre du Projet (le manuel d’exécution, ainsi que le manuel de gestion
administrative, comptable et financière) et aux instruments de sauvegarde. En outre, l’UCP sera chargée
des fonctions générales de suivi et d’évaluation, telles que définies dans la section "Modalités de suivi
et d’évaluation des résultats". Le suivi du Projet adoptera une approche participative où les jeunes
bénéficiaires auront une voix prépondérante, à l’aide notamment des outils tels que les cartes de
pointage, ou le suivi itératif des bénéficiaires.
DETFP et FODEFCA–
Composante 2 :
responsable
Renforcement du système Développement des nouveaux curricula de
UCP – appui technique
de formation et formation technique
Consultants
amélioration des
12
Structures de mise en
Composantes Activités
œuvre
compétences techniques DETFP et FODEFCA–
des jeunes vulnérables Soutien au centre de formation professionnelle responsable
UCP – appui technique
DETFP et FODEFCA–
Soutien institutionnel au FODEFCA et DETFP responsable
UCP – appui technique
DETFP et FODEFCA–
responsable
Formation duale des apprentis en CQP
CFP - prestataires
UCP – appui technique
ANPE – commanditaire
DETFP et FODEFCA–
Formation technique de courte durée des jeunes du
responsable
dispositif Azoli
CFP - prestataires
UCP – appui technique
DETFP et FODEFCA–
Soutien en services de développement de business
responsable
aux maitres artisans et formation en andragogie
UCP – appui technique
Composante : Soutien aux FNM – responsable
jeunes vulnérables pour Financement des subventions et couts de transferts UCP – appui technique
l’amélioration de leurs IMF - prestataires
capacités financières et de
Responsable
leur accès aux services Soutien institutionnel au FNM
UCP – appui technique
financiers
Planification
Suivi-évaluation
Composante 4 : Gestion,
Mise en place d’une UCP
suivi et évaluation du UCP, prestataires
Gestion administrative et financière
Projet
Mise en œuvre des mesures de sauvegarde
environnementale et sociale.
Source : mission d’élaboration du PGMO, mai 2020
13
▪ Risques de survenue de violences basées sur le genre (harcèlement sexuel, exploitation,
abus et harcèlement sexuel) et/ou de violence contre les enfants
33. Des violences basées sur le genre peuvent survenir au cours de la mise en œuvre du Projet. En
effet, ces violences peuvent survenir dans les interactions des travailleurs du Projet avec les populations
bénéficiaires, entre les maîtres artisans et les apprentis, notamment ceux de sexe féminin. De même, des
travailleurs d’origine diverses peuvent être mobilisés dans le cadre du Projet et intervenir dans des zones
où ils seront amenés à interagir avec les populations bénéficiaires. La présence de ces travailleurs
présente des risques d’exploitaiton, d’abus, de harcèlement sexuel, des risques de traite des femmes et
des enfants aux fins de prostitution, avec comme corollaire la propagation des IST, du VIH/SIDA, des
grossesses non désirées, des avortements clandestins, notamment pour les femmes et les jeunes filles
vulnérables.
De même, certains travailleurs pourraient utiliser leur position pour contracter des dettes auprès des
femmes, notamment pour la restauration, et ne pas honorer leurs engagements par la suite, ce qui
constitue un manque à gagner pour ces dernières.
Des actions de sensibilisation à l’endroit des populations riveraines et des travailleurs du projet sur ces
différents thèmes permettront de minimiser ces risques.
36. Le tableau 3 ci-après fait la synthèse des risques potentiels auxquels pourraient être exposée la
main d’œuvre ainsi que les membres des communautés, et propose des mesures d’atténuation adéquates:
Tableau 3: Risques et impacts potentiels liés à l’utilisation de la main d’œuvre dans le cadre du
Projet d’Inclusion des Jeunes (ProdIJ)
Activités sources de
Risques Mesures d’atténuation
risques
Mettre en place une organisation du travail et des
méthodes de management saines qui minimisent les
risques liés au stress professionnel
Risques psycho- Adapter les situations de travail aux capacités et aux
sociaux : stress, ressources des travailleurs
Organisation pratique
souffrance au Clarifier les rôles et les responsabilités de chacun
du travail, choix
travail, harcèlement Faciliter la communication, les échanges et le dialogue
managériaux
sexuel au travail, social entre tous les acteurs
conflits sociaux Former le personnel à la gestion du stress
Sensibiliser le personnel sur son droit à saisir les
structures compétentes en cas de harcèlement moral
et/ou sexuel et sur son droit de retrait.
14
Activités sources de
Risques Mesures d’atténuation
risques
Organiser des campagnes de sensibilisation des
travailleurs du Projet et des populations bénéficiaires
sur la prévention des VBG/EAS-HS, les IST, le
VIH /SIDA et les grossesses non désirées
Insérer un code de bonne conduite dans le contrat de
tous les travailleurs, des fournisseurs et des prestataires
Organiser des activités de sensibilisation sur le
genre (quarts d’heure genre) de manière régulière (une
fois par mois au moins) avec des thématiques en lien
Risques de survenue avec les VBG/EAS-HS et VCE, au profit des
de violences basées travailleurs du Projet
sur le genre Renforcer les capacités de l’équipe de l’UCP et des
(harcèlement sexuel, agences d’exécution sur la prise en compte du genre et
exploitation, abus et la prévention des VBG/EAS-HS et VCE
Identification, harcèlement sexuel) Prévoir un mécanisme de gestion des plaintes qui
sélection et inscription et/ou de violence prenne en charge les questions de VBG/ EAS-HS et
des bénéficiaires dans contre les enfants VCE
les programmes Définir un circuit spécifique de traitement des cas de
VBG/ EAS-HS et VCE
Faire la cartographie des structures intervenant dans la
lutte contre les VBG/EAS-HS et des structures d’accueil
des survivant-e-s
Définir des sanctions pour les VBG/ EAS-HS et VCE,
les porter à la connaissance des travailleurs et les
appliquer aux personnes qui se rendraient coupables
d’actes répréhensibles
Sensibiliser les travailleurs sur le respect des us et
Risques de conflits
coutumes des différentes zones
entre les populations
Elaborer, diffuser et inclure un code de bonne conduite
et les travailleurs du
dans le contrat de tous les travailleurs, des fournisseurs
Projet
et des prestataires.
S’assurer que les CFP disposent des équipements
nécessaires
Effectuer des transferts monétaires pour l’achat des
équipements aux apprentis pauvres sélectionnés dans le
cadre du projet ; Sensibiliser les apprentis et les maîtres
Risques d’accidents artisans sur les risques liés à l’utilisation des outils et
dans les ateliers de équipements
Organisation des
formation ou de Organiser des campagnes de sensibilisation des
formations
développement de travailleurs du Projet et des populations bénéficiaires
maladies sur la prévention des VBG/EAS-HS, les IST, le
VIH /SIDA, les grossesses non désirées et le COVID-19
Insérer un code de bonne conduite dans le contrat de
tous les travailleurs, des fournisseurs et des prestataires
qui prenne en compte les mesures d’hygiène, santé et
sécurité.
Source : mission d’élaboration du PGMO, mai 2020
37. En vue de s’assurer du respect de toutes les mesures visant à prévenir les différents risques et à y
faire face en cas de besoin, il convient d’adopter une démarche de prévention collective des risques.
Ainsi, un code de bonne conduite sera élaboré et fera partie du contrat de tous les travailleurs du Projet,
des fournisseurs et prestataires.
38. Par ailleurs, conformément au Plan d’Engagement Environnemental et Social (PEES), une
évaluation environnementale et sociale sera réalisée en vue d’identifier et d’évaluer les risques et effets
15
sociaux du Projet, et de définir les mesures d’atténuation appropriées. Cette évaluation permettra de
réaliser un diagnostic approfondi et de proposer un plan d’action adéquat.
39. Pour réduire les risques de propagation de la pandémie de COVID-19 sur les entreprises, les
travailleurs, les clients et le public, il est important pour tous les employeurs d’élaborer des procédures
visant la protection adéquate des travailleurs en matière de SST, conformément aux normes
environnementales et sociales générales et celles qui sont spécifiques à l'industrie, et qui suivent
l'évolution des meilleures pratiques internationales en matière de protection contre la COVID-19.
40. Les employeurs qui ont déjà élaboré des plans de prévention des pandémies de grippe, en
prévoyant COVID-19 se doivent de mettre régulièrement à jour ces plans, pour prendre en compte les
risques et les sources d'exposition, les voies de transmission, et d'autres caractéristiques uniques du
SRAS-CoV-2 (c'est-à-dire différents que les virus de la grippe pandémique).
41. Quant aux employeurs qui n'ont pas pu se préparer aux événements pandémiques, ils doivent se
préparer et préparer leurs travailleurs (aussi longtemps à l'avance que possible), aux risques
d’aggravation des conditions de la pandémie, en élaborant des procédures de protection des travailleurs
et de lutte adéquates. Ces procédures doivent comprendre les mesures et précautions suivantes :
▪ Formation immédiate et continue de toutes les catégories de travailleurs sur les procédures
de protection des travailleurs et de lutte contre les infections
42. Toutes les catégories de travailleurs devront être formées sur les procédures dans tous les espaces
publics, et encouragés à les mettre en œuvre. De plus, une signalisation imposant l'hygiène des mains et
l'utilisation d'équipements de protection individuelle (EPI) sera mise en œuvre.
44. Les Employeurs devront par conséquent consulter régulièrement le Comité Santé et Sécurité au
Travail, l’UCP et la Banque mondiale pour des mises à jour sur les EPI recommandés.
16
des personnes qui peuvent avoir la COVID-19, en leur fournissant un masque facial, si cela est possible
et disponible, et en les encourageant à les porter. Le cas échéant, les employeurs devront prévoir un
dispositif pour isoler immédiatement les personnes qui présentent des signes et/ou symptômes de la
COVID-19, et déplacer les personnes potentiellement infectieuses.
47. Ces différentes procédures doivent être revues toutes les semaines pendant la durée de la pandémie
afin de s’assurer qu’elles sont efficaces et ne deviennent pas obsolètes. En outre, le Projet intégrera
régulièrement les dernières orientations de l'OMS au fur et à mesure de son évolution et de son
expérience en matière de COVID-19 à l'échelle mondiale.
48. Le Projet appliquera la flexibilité offerte par le cadre environnemental et social en adoptant un
management adaptatif en fonction de l’évolution de la pandémie. Une attention particulière sera faite
aux endroits où les risques seront exacerbés comme les grandes villes où la densité de la population
augmentera le risque d’interaction et donc de contamination. Dans tous les cas, les décisions seront
prises en accord avec l’UCP et les équipes de la Banque mondiale.
17
▪ Convention Collective Générale du Travail du 30 décembre 2005 ;
▪ Textes applicables en matière de sécurité et santé au travail.
50. De manière spécifique, les agents de l’État sont régis par la loi 2015-18 du 02 avril 2017 portant
Statut Général de la Fonction Publique. Cette loi, qui comporte des dispositions touchant la structure
des personnels, le recrutement, les droits et obligations, la santé et la sécurité au travail, le régime
disciplinaire, la cessation de service des fonctionnaires, a été modifiée et complétée par la « loi n°2018-
35 », qui clarifie les conditions de licenciement ou de révocation des personnels de la fonction publique.
51. Quant aux travailleurs du secteur privé et les contractuels des Projets, ils sont régis par la Loi 98-
004 du 27 janvier 1998 portant code du travail et ses textes d’application. Cette loi réglemente les
rapports individuels et collectifs de travail, précise les conditions de travail et de rémunération, ainsi que
les mécanismes de règlement des différends individuels et collectifs de travail.
52. Pour permettre à chaque personne qui sera employée dans le cadre du projet, d’avoir les
informations sur la discipline et les conditions générales de travail dans le Projet, une documentation
(Code du Travail, règlement intérieur, consignes de sécurité, codes de bonnes conduites, etc.) et des
informations claires et faciles à comprendre lui seront communiquées. Ces informations et documents
décriront les droits des travailleurs au regard de la législation nationale du travail notamment leurs droits
en matière de temps de travail, de salaire, d’heures supplémentaires, de rémunération et d’avantages
sociaux. Cette documentation et ces informations seront mises à disposition au début de la relation de
travail et en cas de modification importante des conditions d’emploi. Le code de bonne conduite est
porté à la connaissance et est signé de chaque contractant en même temps que la signature du contrat de
prestation.
53. Le Projet se conformera aux dispositions suivantes dans la gestion de la main d’œuvre :
55. Le Projet se conformera également aux dispositions des paragraphes 13-15 de la NES 2 du Cadre
Environnemental et Social de la Banque mondiale qui indiquent entre autres que les travailleurs du
Projet seront employés selon le principe de l’égalité des chances et du traitement équitable et il n’y aura
aucune discrimination dans le cadre d’un aspect quelconque de la relation de travail, que ce soit le
recrutement et l’embauche, la rémunération (notamment les salaires et les avantages sociaux), les
conditions de travail et les modalités d’emploi, l’accès à la formation, les missions du poste, la
promotion, le licenciement ou le départ à la retraite, ou encore les mesures disciplinaires. La NES 2
prévoit également la prise de mesures de protection et d’assistance appropriées à l’égard des personnes
vulnérables qu’il aura à employer, notamment celles appartenant à des catégories particulières de
travailleurs comme les femmes, les jeunes travailleurs, les personnes en situation de handicap, les
travailleurs migrants.
56. Enfin, les dispositions de la Banque mondiale s’appliqueront aux travailleurs recrutés par le Projet
ou intervenant au compte du Projet. Il s’agit notamment des directives et des règlements comme la
Directive pour la sélection et l’emploi de consultant par les emprunteurs de la Banque mondiale de
janvier 2011, version révisée en juillet 2014, les règlements de passation de marchés pour les
emprunteurs sollicitant le financement de Projets d’investissement (FPI) de juillet 2016.
18
▪ Temps de travail, temps de repos et congés
57. Pour ce qui concerne la durée légale de travail des salariés, l’article 142 de la Loi portant code du
travail dispose ceci : « Dans tous les établissements soumis au présent code, à l’exception des
établissements agricoles, la durée légale du travail des salariés, quels que soient leur sexe et leur mode
de rémunération, est fixée à quarante heures par semaine. Cette durée peut être dépassée par application
des règles relatives aux équivalences, aux heures supplémentaires, à la récupération des heures de travail
perdues et à la modulation… ». Toutefois, l’article 145 de la même loi soutient que l’employeur peut,
par sa seule décision, sous réserve des procédures d’affichage et de communication à l’inspecteur du
travail, imposer aux salariés l’accomplissement d’heures supplémentaires dans une limite qui ne peut
excéder deux cent quarante heures par année civile et par salarié. Pour les salariés employés à durée
déterminée une partie de l’année seulement, ce nombre est réduit proportionnellement à leur temps de
présence dans l’entreprise.
58. Selon les articles 156 et suivants de la Loi portant code du travail, le repos hebdomadaire, fixé au
minimum à vingt-quatre heures consécutives, est obligatoire et a lieu en principe le dimanche. De même,
le travailleur a droit au congé payé, à la charge de l’employeur, à raison de deux jours ouvrables de
congé par mois de service effectif (article 158).
62. Toute rupture du contrat de travail à durée indéterminée intervenant sans préavis, entraîne, pour
la partie responsable, l’obligation de verser à l’autre partie, une indemnité dont le montant correspond à
la rémunération et aux avantages de toute nature dont aurait bénéficié le travailleur durant le préavis qui
n’a pas été effectivement respecté. Cependant, la rupture du contrat peut intervenir sans préavis en cas
de faute lourde, sous réserve de l’appréciation de la juridiction compétente, en ce qui concerne la gravité
de la faute (articles 55).
19
5. Aperçu de la réglementation en matière de santé et sécurité au travail
63. Les questions relatives à la santé et la sécurité des agents de l’administration publique et des
Collectivités Locales, sont traitées dans le cadre de la Loi 2015-18. Cette loi instaure d’une part
l’obligation de sécurité et de santé incombant soit à l’État, soit aux collectivités territoriales, et d’autre
part, elle prévoit la création de services et de comités de santé au travail, ainsi que l’instauration d’un
régime qui comportera les branches d’assurance maladie, d’indemnisation des maladies professionnelles
et d’accidents du travail.
64. Pour ce qui concerne les travailleurs du secteur privé et des Projets, le Code du Travail du Bénin
donne des indications en vue de la protection de la santé physique, mentale et sociale des travailleurs.
En effet, les articles 182 et suivants du code du travail traitent de la protection de la vie et de la santé
des travailleurs et indiquent les dispositions à prendre en matière de prévention, notamment pour ce qui
concerne l’aménagement des installations et le réglage de la marche du travail de manière à prémunir le
mieux possible les salariés contre les accidents et maladies, pour un bien-être physique, mental et social.
65. De même, l’employeur est tenu d’organiser une formation pratique et appropriée en matière
d’hygiène et de sécurité au bénéfice des salariés nouvellement embauchés, de ceux qui changent de
poste de travail ou de technique et de ceux qui reprennent leur activité après un arrêt de travail d’une
durée de plus de six (06) mois. Cette formation doit être actualisée au profit de l’ensemble du personnel
en cas de changement de la législation, de la réglementation ou des procédés de travail. Par ailleurs, un
comité d’hygiène et de sécurité doit être créé dans tout établissement ou entreprise assujetti au code du
travail (article 187).
66. Pour ce qui concerne les accidents de travail, l’employeur est tenu de déclarer simultanément à
l’inspecteur du travail du ressort et à la caisse de sécurité sociale, dans un délai de quarante-huit heures,
tout accident du travail ou toute maladie professionnelle constatée dans l’entreprise ou l’établissement.
La déclaration est faite sur un formulaire fourni gratuitement par la caisse de sécurité sociale sur simple
demande de l’employeur. La déclaration peut être faite par le travailleur ou ses représentants jusqu’à
l’expiration de la deuxième année suivant la date de l’accident ou de la première constatation médicale
de la maladie professionnelle.
67. En ce qui concerne les maladies professionnelles, la date de la première constatation médicale de
la maladie est assimilée à la date de l’accident (article 201).
68. En outre, conformément aux dispositions de la NES n° 2, des mesures relatives à la santé et la
sécurité au travail, seront définies et mises en œuvre dans le cadre du Projet. Ainsi, lorsque les
travailleurs du Projet ou de ses partenaires travaillent sur un site, les parties qui emploient ces travailleurs
collaboreront à la mise en œuvre des dispositions en matière de Santé, Sécurité au Travail, sans préjudice
de la responsabilité de chaque partie en ce qui concerne la santé et la sécurité de ses propres travailleurs.
69. Par ailleurs, un système d’examen régulier des performances en matière de SST, ainsi que du
cadre de travail sera mis en place et comprendra l’identification des dangers et risques de santé et
sécurité, la mise en œuvre de méthodes efficaces pour faire face aux dangers et risques identifiés, la
détermination des actions prioritaires et l’évaluation des résultats.
4 [Link]
20
71. Néanmoins, les activités de ce Projet n'impliqueraient que peu d’activités dangereuses. Dans tous
les cas, afin de respecter les exigences de NES n° 2, tous les dangers potentiels pour la santé et la vie
des travailleurs du Projet seront identifiés à l'étape de la conception du Projet.
72. Au niveau de la protection des travailleurs contre la COVID-19, le Bénin n’a pas encore pris de
mesures spécifiques au niveau SST ; le Projet et l’UCP suivront dès lors les mesures de l’OMS quant à
cette pandémie jusqu’à ce que le gouvernement béninois prenne les mesures spécifiques nécessaires. De
plus, le Projet intégrera régulièrement les dernières orientations de l'OMS au fur et à mesure de son
évolution et de son expérience en matière de COVID-19 à l'échelle mondiale. Il sera primordial que les
associations de travailleurs ainsi que le Comité Santé et Sécurité au Travail (art. 174 du Code du Travail),
travaillent ensemble afin d’évaluer le risque que chaque travailleur encourt et de l’atténuer au maximum.
(Cf. la section 2 pour les mesures d’atténuation des risques).
6. Personnel responsable
73. La supervision du Projet sera assurée par la Banque mondiale et le Gouvernement du Bénin à
travers le MPMEPE, en tant que ministère responsable de l’emploi des jeunes au Bénin. Le MPMEPE
mettra en place une Unité de Coordination du Projet (UCP), qui sera chargée de :
▪ rédiger des accords de partenariat avec les organismes d’exécution ou de mise en œuvre ;
▪ aider les organismes d’exécution à planifier et à coordonner la mise en œuvre de chaque
composante ;
▪ fournir un soutien technique pour la rédaction des termes de référence, l’examen des documents,
la supervision et l’évaluation ;
▪ gérer les activités fiduciaires (gestion financière et achats) conformément au plan défini avec
les agences d’exécution pour la mise en œuvre de leur composante ;
▪ recruter et de gérer les ressources humaines pour l’UCP ;
▪ consolider les programmes de travail et les budgets annuels et les présenter au comité de
pilotage ; et
▪ produire des rapports sur la base d’un système de suivi/évaluation.
74. Un comité de pilotage (COPIL) du Projet sera mis en place en vue de guider la mise en œuvre du
Projet et de s’assurer de la collaboration multisectorielle. Le COPIL se réunira au moins deux (02) fois
par an pour approuver le plan de travail annuel global préparé par l’UCP, examiner les progrès et
convenir des objectifs de performance et des calendriers des activités proposées dans le cadre de la mise
en œuvre des différentes composantes. Le COPIL sera présidé par le Ministre du MPMEPE (ou son
représentant) et comprendra des représentants des Ministères en charge de l’Economie et des Finances,
du Plan et du Développement, des Affaires Sociales et de la Microfinance, de l’Enseignement et de la
Formation Techniques et Professionnels, de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, et des Sports ainsi que
de la Direction de la Promotion de l’Emploi et de l’Entreprenariat, de la Chambre des métiers de
l’artisanat du Bénin (CMA-BENIN), et de la faitière des organisations de la société civile impliquées
dans l’emploi des jeunes au Bénin
75. Un Manuel d’Exécution du Projet (MEP) sera élaboré après la mise en vigueur du Projet en tant
que recueil de procédures pour la mise en œuvre, comprenant les Procédures Administratives,
Fiduciaires, de Suivi-évaluation et en matière de Sauvegardes environnementale et sociale. Le MEP
inclura des termes de référence détaillés pour tout le personnel de l’UCP, la manière dont les activités
du Projet seront mises en œuvre, ainsi que les relations, les rôles et les responsabilités de chaque
institution participante. L'UCP mettra à jour le MEP en cas de changements ou de restructuration du
dispositif ou de l’ancrage institutionnel. Ce manuel précisera les modalités d'exécution et donnera des
informations détaillées sur les activités appuyées par le Projet. Par ailleurs, un manuel de procédures
21
administratives, financières et comptables qui formalise les principales procédures administratives,
opérationnelles et de contrôle qui régissent les différentes fonctions, sera élaboré par le Projet.
76. La gestion des relations avec les différentes parties prenantes au projet (information,
communication) sera assurée par le spécialiste des questions sociales. De même, les questions relatives
aux aspects Hygiène, Santé et Sécurité au travail seront assurées par le spécialiste en sauvegarde
environnementale. Toutefois, les deux spécialistes en sauvegardes (environnementale et sociale)
travailleront en tandem sur ces différentes questions.
77. L’UCP est chargée de la coordination générale du projet. Elle veillera à ce que les agences
d’exécution, les prestataires et fournisseurs qui emploient ou engagent des travailleurs dans le cadre du
Projet, élaborent et mettent en œuvre des procédures pour créer et maintenir un cadre de travail sécurisé,
notamment en veillant à ce que les lieux et les outils de travail soient sécurisés et sans risque pour la
santé des travailleurs. L’UCP sera également responsable de la supervision des activités liées à (i) la
formation, (ii) la mise en œuvre et (ii) la supervision des aspects liés à la Santé et à la Sécurité au Travail
(SST).
En outre, l’UCP veillera à ce que la prise en charge des secours et soins de première nécessité soit
assurée au sein des agences d’exécution, des entreprises prestataires et des fournisseurs. Elle a la
responsabilité de tous les autres aspects en lien avec les institutions nationales que sont la Caisse
Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et le Fonds National des Retraités du Bénin (FNRB) pour ce qui
concerne son personnel. De même, chaque agence d’exécution est responsable de la gestion des la
situation professionnelle de ses employés, en collaboration avec la CNSS et le FNRB.
78. Du reste, les travailleurs devront être informés et instruits de manière complète et compréhensible
des risques professionnels existant sur les lieux de travail et recevoir des instructions adéquates relatives
aux moyens disponibles et la conduite à tenir pour les prévenir. A ce titre, l’employeur devra leur assurer
une formation générale minimale en matière de sécurité et de santé au travail.
79. Tout employeur devra organiser une formation pratique et appropriée en matière de sécurité et
santé au travail au profit des travailleurs nouvellement embauchés, de ceux qui changent de poste de
travail ou de technique de travail et de ceux qui reprennent leur activité après un arrêt de travail d’une
durée de plus de six mois.
80. Les mécanismes de traitement des litiges entre employeur et employés devront privilégier le
règlement à l’amiable ; en cas de non conciliation, un recours à la voie contentieuse sera engagé pour
un traitement par le tribunal du travail pour les cas de conflit dans le secteur privé, et par le tribunal
administratif pour les agents de l’administration publique. Le present document inclut un apercu du
mecanisme de gestion des plaintes entre les employeurs et les employés, applicable dans le cadre de ce
projet (voir section 9 ci-dessous).
81. L’UCP élaborera et inclura des codes de conduites dans les contrats des entreprises, les
gestionnaires et les travailleurs.
7. Politiques et procédures
82. La loi 2015-18 du 02 avril 2017 portant Statut Général de la Fonction Publique a institué un régime
de protection sociale au profit des agents publics. Ce régime est composé de (i) une branche d’assurance
maladie, (ii) une branche d’indemnisation en matière de maladie professionnelle et d’accident de travail
et (iii) une branche de prestations familiales. Les modalités pratiques de mise en place des structures de
gestion et les conditions pour bénéficier dudit régime sont fixées par décret pris en Conseil des ministres.
83. Les agents en détachement ou en disponibilité bénéficieront des mêmes conditions sociales que
les autres catégories d’agents du Projet. Une police d’assurance sera souscrite pour les travailleurs de
l’UCP.
22
84. Pour les travailleurs du secteur privé et des Projets, la procédure de réparation d’un accident de
travail et d’une maladie professionnelle est contenue dans la loi 98-019 portant Code de sécurité sociale
dans les articles 54 et suivants :
▪ La victime d’un accident du travail doit informer ou faire informer son employeur dans un délai
de 24 heures sauf cas de force majeure, d’impossibilité absolue ou de motif légitime. La même
obligation incombe aux ayants droit de l’assuré en cas de décès.
▪L’employeur est tenu de déclarer simultanément à l’inspecteur du travail du ressort et à la Caisse
de sécurité sociale, dans un délai de 48 heures dès qu’il en a été informé, tout accident du travail
et toute maladie professionnelle dont sont victimes les salariés occupés dans l’entreprise.
85. Les prestations fournies aux victimes d’accident de travail ou de maladies professionnelles sont
de deux (02) sortes : prestations en nature et en espèces.
86. Les prestations en nature comprennent les soins médicaux que requiert l’état de la victime à
savoir :
▪ assistance médicale (chirurgicale et dentaire y compris les examens radiographiques et de
laboratoire) ;
▪ fourniture de produits pharmaceutiques ou accessoires de premier secours ;
▪ entretien dans un hôpital ou dans toute autre formation sanitaire ;
▪ fourniture, entretien et renouvellement des appareils de prothèse ou d’orthopédie nécessités par
les lésions résultant de l’accident et reconnus par le médecin- conseil de la Caisse comme
indispensables ou de nature à améliorer la réadaptation fonctionnelle ou la rééducation
professionnelle ;
▪ réadaptation fonctionnelle, rééducation professionnelle et le reclassement de la victime ;
▪ transport de la victime du lieu de l’accident à une formation sanitaire ou à sa résidence ;
▪ frais funéraires de la victime en cas d’accident mortel.
88. En raison d’un certain nombre de risques, dont les risques de Violences Basées sur le Genre et de
Violences contre les Enfants, un code de bonne conduite sera élaboré et fera partie du contrat de chaque
travailleur, employeur ou fournisseur. Le code de bonne conduite sera signé en même temps que le
contrat de travail, et chaque partie devra s’engager au respect des dispositions dudit code.
89. Par ailleurs, face au défi sécuritaire, les travailleurs du projet intervenant dans les zones à fort
défis sécuritaires, ainsi que les bénéficiaires du projet, doivent être sensibilisés sur les mesures de
sécurité à observer et les conduites à adopter en cas d’attaques terroristes.
23
91. Conformément aux dispositions du Code du travail (article 166), du Code de l’enfant (article 227)
et du Décret n°2011-029 du 31 Janvier 2011 portant liste des travaux dangereux pour les enfants en
République du Bénin (article 1), l’âge minimum requis pour obtenir le statut de travailleur est de 14 ans
sauf pour les travaux dangereux où l’âge requis est de 18 ans.
92. Le Bénin a établi une liste de 22 métiers et 74 activités considérés comme travaux dangereux pour
les enfants (y compris le transport de charges lourdes, travail dans les abattoirs, exploitation de certains
types de machines, le travail de nuit).
93. Le travail de nuit est interdit pour les jeunes travailleurs âgés de moins de 18 ans (article 153 du
Code du travail). Des dérogations peuvent toutefois être accordées par décret pris en Conseil des
Ministres après avis du conseil national du travail. Les heures pendant lesquelles le travail est considéré
comme travail de nuit se situent dans la période comprise entre 21 heures et 05 heures. Toutefois, les
heures de commencement et de fin de nuit peuvent varier selon les saisons. Pour ce qui concerne le repos
de jeunes travailleurs âgés de moins de 18 ans, il doit avoir une durée minimale de douze heures
consécutives, comprenant la période de nuit (article 155 du Code du travail).
94. En ce qui concerne l’apprentissage, le Code du travail précise (article 66) que « Nul ne peut être
apprenti s’il n’est âgé de 14 ans révolus » et que « Nul ne peut recevoir des apprentis mineurs s’il n’est
âgé de 25 ans au moins ».
95. Le ProdIJ, à l’instar du précédent Projet Emploi des Jeunes (PEJ), ne cible que des jeunes âgés de
15 à 35 ans. Ainsi, les jeunes apprentis qui seront appuyés par le Projet seront âgés de 15 ans au moins
et seuls les jeunes âgés de 18 ans et plus pourront bénéficier des subventions à l’installation. Par ailleurs,
pour l’encadrement des jeunes apprentis âgés de moins de 18 ans, le Projet ne sélectionnera que les
maîtres artisans âgés de 25 ans au moins.
96. Le Projet n’emploiera et n’enrôlera donc aucun enfant qui n’a pas atteint l’âge minimum requis.
De même, un enfant ayant dépassé l’âge minimum mais qui n’a pas encore atteint ses 18 ans, ne sera
pas engagé dans le Projet dans des conditions pouvant nuire à sa santé, à son éducation, à son
développement physique, mental, spirituel, moral ou social. Les maitres artisans devant encadrer les
jeunes apprentis bénéficiaires du Projet s’engageront par écrit dans ce sens. En outre, le/la spécialiste
chargé (e) des questions sociales et de genre mettra en place un mécanisme de surveillance avec la
contribution des structures déconcentrées, des collectivités territoriales et des parties prenantes du Projet
pour assurer la vérification de l’âge des travailleurs et des bénéficiaires du Projet, ainsi que l’évaluation
des risques pour les bénéficiaires âgés de moins de 18 ans.
97. Par ailleurs, selon les dispositions de l’article 3 du Code du travail en République du Bénin, le
travail forcé est interdit de façon absolue. Le travail forcé est un travail ou service exigé d’un individu
sous la menace d’une peine quelconque et pour lequel ledit individu ne s’est pas offert de plein gré. Nul
ne peut y recourir sous aucune forme en tant que :
▪ mesure de coercition, d’éducation politique, de sanction à l’égard de personnes qui ont exprimé
leurs opinions politiques ;
▪ méthode de mobilisation et d’utilisation de la main-d’œuvre à des fins politiques ;
▪ mesure de discipline au travail ;
▪ mesure de discrimination sociale, raciale, nationale ou religieuse ;
▪ punition pour avoir participé à des grèves.
Ainsi, le Projet n’aura pas recours au travail forcé ou obligatoire.
24
9. Mécanisme de gestion des plaintes des travailleurs
98. Des griefs peuvent naitre entre les travailleurs et les employeurs ou entre les différentes parties
prenantes. Les mécanismes de gestion de ces griefs sont définis dans les textes cités plus haut pour ce
qui concerne les travailleurs, notamment le Titre VI du Code du travail qui précise les modalités de
règlement des différends individuels et collectifs du travail.
100. La procédure de règlement des conflits de travail diffère donc selon le type de conflit (individuel
ou collectif).
101. La procédure de règlement des conflits individuels de travail s’exécute à travers les trois (03)
phases suivantes : pré-conciliation, conciliation préalable devant l’inspecteur du travail et procédure
devant les tribunaux.
102. Tout conflit individuel de travail peut être réglé à l’amiable par les parties elles-mêmes.
Lorsqu’elles n’y sont pas arrivées, le différend est porté devant l’inspecteur du travail compétent du lieu
du travail à l’initiative du travailleur ou de l’employeur.
103. Selon l’article 238 du code du travail, tout litige individuel du travail qui survient au sein de
l’entreprise ou de l’établissement dans les conditions prévues ci-dessus, est obligatoirement soumis,
avant toute saisine du tribunal de travail, à l’inspecteur du travail pour tentative de règlement amiable.
Ce dernier convoque dans les quinze (15) jours qui suivent, les parties à cet effet. En cas d’accord, un
procès-verbal de conciliation est rédigé et signé de l’inspecteur du travail et des parties pour consacrer
le règlement amiable.
104. La tentative de conciliation peut aboutir à une entente partielle ou à un échec. Dans l’un ou l’autre
cas, l’inspecteur du travail dresse un procès-verbal de non conciliation signée de lui-même ainsi que des
deux parties dans lequel est (sont) mentionné (s) le/les point(s) de désaccord.
105. Le PV de conciliation est transmis au Président du tribunal du travail qui y appose la formule
exécutoire. L’exécution de ce PV est ensuite poursuivie comme celle d’un jugement et met
définitivement fin au litige.
106. En cas de non-conciliation, le PV de non-conciliation signée des parties, sauf défaillance de ces
dernières, est transmis au Président du tribunal du travail compétent qui est celui du lieu du travail, dans
un délai de 15 jours à compter de la date de non conciliation.
107. Toutefois, pour les litiges nés de la résiliation du contrat de travail, le travailleur dont la résidence
est située en République du Bénin en un lieu autre que le lieu de travail aura le choix entre le tribunal
25
de sa résidence et celui du lieu de travail. Le juge tentera également dans un premier temps d’engager
un règlement à l’amiable et procède au jugement au cas où les parties ne s’entendent pas.
Phase de conciliation
108. En ce qui concerne le conflit collectif de travail, la procédure de règlement commence également
par la tentative de conciliation devant l’inspecteur du travail. Il importe de mentionner ici que le
différend est connu de l’inspecteur du travail territorialement compétent lorsque le différend est limité
au ressort d’une inspection départementale du travail ; quand le conflit s’étend sur les ressorts de
plusieurs inspections départementales du travail, le différend est notifié au Directeur Général du Travail.
109. A l’issue de la tentative de conciliation, le service du travail établit séance tenante un procès-
verbal constatant soit l’accord, soit le désaccord partiel ou total des parties. Celles-ci contresignent le
procès-verbal et en reçoivent copie.
En cas d’échec de règlement amiable, l’inspecteur ou le directeur général du travail soumet
obligatoirement le différend au conseil l’arbitrage de la Cour d’Appel dans un délai de huit (8) jours
francs.
Phase d’arbitrage
Le conseil d’arbitrage juge sur pièces, mais il peut entendre les parties si celles-ci le requièrent. La
sentence arbitrale est notifiée immédiatement aux parties par le Président du Conseil d’arbitrage.
Quatre (4) jours après la notification, si aucune des parties n’a manifesté son opposition, la sentence
acquiert force exécutoire.
110. Bien que la procédure décrite ci-dessus réponde à certaines des exigences de la norme de la
Banque mondiale sur le travail et les conditions de travail en ce qui concerne les griefs liés au travail,
des mesures supplémentaires sont nécessaires, en vue de prendre en compte certaines questions
sensibles.
111. En effet, l’UCP élaborera et mettra en œuvre un mécanisme de règlement des doléances (aux
niveaux communal, départemental et au niveau central), qui permettra de prendre en compte les
préoccupations de tous les travailleurs directs et contractuels. Ce mécanisme qui sera accessible à tous,
sans aucune discrimination n'empêchera pas les travailleurs d'utiliser la procédure de conciliation prévue
par le Code du travail.
112. Ainsi, en cas de litiges, les travailleurs du projet pourront saisir au niveau central, le Responsable
Administratif et Financier de l’UCP, qui prendra toutes les dispositions en vue d’un règlement à
l’amiable, tout en tenant le Coordonnateur au courant. En cas de plainte sensible enregistrée, ce dernier
pourra impliquer au besoin, toutes les personnes ou structures qui pourraient l’appuyer dans le règlement
de la plainte. A l’issue de l’intervention du RAF, si le plaignant n’est pas satisfait, il peut alors recourir
à la procédure de conciliation conduite par l’inspecteur du travail.
113. Un point focal sera également désigné au niveau de chaque agence d’exécution, pour la gestion
des plaintes relevant de leur domaine de compétence aussi bien au niveau départemental que communal.
Le point focal sera le gestionnaire des ressources humaines de chaque agence d’exécution. En cas de
difficulté à trouver une solution à ce niveau, les plaintes doivent être remontées vers le RAF de l’UCP,
qui assurera en même temps le suivi et l’archivage des plaintes relatives aux relations de travail.
114. L'information sur l'existence du mécanisme de règlement des plaintes relatif aux relations de
travail sera facilement accessible à tous les travailleurs du Projet (directs et contractuels) au moyen de
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tableaux d'affichage, de boîtes à suggestions et à plaintes, à travers les séances d’informations et de
sensibilisation, etc. En outre, ce mécanisme sera présenté aux travailleurs du projet au moment de leur
embauche et fera partie des mentions à insérer dans leurs contrats. En cas de besoin, l’anonymat des
plaignants sera respecté et lorsqu’il s’avère nécessaire de réunir les protagonistes, le Projet prendra
toutes les dispositions pour protéger les plaignants en prenant des sanctions contre les travailleurs qui
mèneront certaines actions en représailles contre ceux-ci.
115. En somme, le mécanisme de résolution à l’amiable sera privilégié dans le cadre de l’exécution des
activités du projet, sauf pour les plaintes liées aux VBG/EAS/HS pour lesquelles un dispositif spécifique
est prévu (voir paragraphes suivants). En effet, les plaintes liées aux violences basées sur le genre
(VBG), y compris l'exploitation et les abus sexuels (EAS) et le Harcèlement Sexuel (HS), seront
enregistrées par des personnes / institutions de confiance identifiées lors des consultations avec les
différentes parties prenantes, notamment les femmes5. Tous/toutes les survivant(e)s, même avant une
investigation sur la plainte, seront immédiatement référé(e)s aux services VBG suivant le protocole de
réponse qui fera partie du plan d'action VBG. Des procédures spécifiques pour le traitement des plaintes
de VBG/EAS/HS devront être disponibles, y compris des mesures pour garantir la confidentialité, la
sécurité et le respect des plaignant(e)s/survivant(e)s tout au long de la gestion de la plainte.
116. Un règlement intérieur qui sera soumis à l’inspection du travail précisera les règles qui régissent
les rapports de travail et assurera la bonne exécution des travaux, la discipline, la sécurité des travailleurs
et la confidentialité des informations liées au statut du personnel et d’autres collaborateurs. Outre ce
règlement intérieur, des codes de bonne conduite seront signés par chaque employé avant sa prise de
service.
119. L’UCP est chargée du recrutement et de la gestion des fournisseurs et prestataires. Elle veillera à
ce que les prestataires qui emploient ou engagent des travailleurs dans le cadre du Projet, élaborent et
mettent en œuvre des procédures pour créer et maintenir un cadre de travail sécurisé, notamment en
veillant à ce que les lieux et les outils de travail soient sécurisés et sans risque pour la santé des
travailleurs.
120. A l’instar des travailleurs du Projet, les travailleurs employés par les fournisseurs et prestataires
seront rémunérés sur une base régulière, conformément à la législation nationale en vigueur et aux
dispositions des présentes procédures de gestion de la main-d’œuvre. Les retenues sur salaires seront
effectuées uniquement en vertu du droit national ou des procédures de gestion de la main-d’œuvre, et
les travailleurs seront informés des conditions dans lesquelles ces retenues sont faites. Ils auront droit à
des périodes de repos hebdomadaire, de congé annuel et de congé maladie, de congé maternité et de
congé pour raison familiale, en vertu du droit national et des procédures de gestion de la main-d’œuvre.
121. Des mesures visant à prévenir et combattre le harcèlement au travail, l’intimidation et/ou
l’exploitation en milieu professionnel, les violences basées sur le genre, le harcèlement sexuel, les
5 Lors du processus d’évaluation des risques sociaux y compris les VBG et de l’élaboration du plan d’action contre les VBG
27
exploitations et abus/sévices sexuels principalement contre les enfants, seront également définies par le
Projet et applicables aux fournisseurs et prestataires, ainsi qu’aux personnes qu’elles emploient.
122. Dans le cadre de l’exécution du Projet, des mesures spéciales de protection et d’assistance
destinées à remédier à des actes discriminatoires ou à pourvoir un poste donné sur la base des besoins
spécifiques dudit poste ou des objectifs du Projet ne seront pas considérées comme des actes de
discrimination. Cette mesure concerne les entreprises prestataires et sont applicables à condition qu’elles
soient conformes au droit national.
123. L'âge minimum sera respecté par les fournisseurs et prestataires, conformément aux dispositions
préconisées dans le présent document de procédures de gestion de la main d’œuvre. Le Projet n’aura
pas recours au travail forcé. Cette interdiction s’applique à toute sorte de travail forcé ou obligatoire, tel
que la servitude pour dettes ou des types d’emploi analogues. Aucune victime de trafic humain ne sera
employée sur le Projet.
125. Les travailleurs des fournisseurs et prestataires étant astreints aux mêmes dispositions et
conditions de travail que les travailleurs directs du Projet, il sera mis en place une procédure visant à
s’assurer que les fournisseurs principaux respectent leurs engagements en matière de santé, sécurité au
travail, ainsi que les dispositions liées à la prévention des VBG/VCE.
126. Pour protéger la vie et la santé des travailleurs, l'employeur est tenu contractuellement, de prendre
toutes les mesures utiles qui sont adaptées aux conditions d'exploitation de l'entreprise. Il doit
notamment aménager les installations et régler la marche du travail de manière à prémunir le mieux
possible les salariés contre les accidents et maladies, pour un bien-être physique, mental et social.
28
ANNEXE 1 : CODE DE BONNE CONDUITE
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i. Harcèlement sexuel - par exemple, il est interdit de faire des avances sexuelles déplacées, de
demander des faveurs sexuelles, ou d'avoir un comportement verbal ou physique à connotation sexuelle,
y compris des actes subtils.
ii. Faveurs sexuelles — par exemple, il est interdit de promettre ou de réaliser des traitements de
faveurs conditionnés par des actes sexuels, ou d'autres formes de comportements humiliants, dégradants
ou d'exploitation.
Tout contact ou activité sexuelle avec des enfants de moins de 18 ans, y compris par le biais des médias
numériques, est interdit. La méconnaissance de l’âge de l’enfant ne peut être invoquée comme moyen
de défense. Le consentement de l’enfant ne peut pas non plus constituer un moyen de défense ou une
excuse.
À moins qu’il n’y ait consentement sans réserve de la part de toutes les parties impliquées dans l'acte
sexuel, les interactions sexuelles entre les employés du projet/de l'entreprise (à quelque niveau que ce
soit) et les membres des communautés environnantes sont interdites. Cela comprend les relations
impliquant la rétention/promesse d’un avantage (monétaire ou non monétaire) aux membres de la
communauté en échange d'une activité sexuelle - une telle activité sexuelle est considérée comme « non
consensuelle » aux termes du présent Code.
Outre les sanctions appliquées par l’entreprise, des poursuites judiciaires à l’encontre des auteurs d'actes
de VBG seront engagées, le cas échéant.
Tous les employés, y compris les bénévoles et les sous-traitants, sont fortement encouragés à signaler
les actes présumés ou réels de VBG commis par un collègue, dans la même entreprise ou non. Les
rapports doivent être présentés conformément aux Procédures d'allégation d’actes de VBG.
Les chefs de service sont tenus de signaler les actes présumés ou avérés de VBG et d'agir en
conséquence, car ils ont la responsabilité du respect des engagements du projet/de l'entreprise et de tenir
leurs subordonnés directs pour responsables de ces actes.
Règles de conduite du chef de service
Elles engagent le chef de service à mettre en œuvre le code de conduite du projet/de l’entreprise, ainsi
que ceux signés par les individus.
Le chef de service doit garantir un lieu de travail sûr ainsi qu’un environnement sans VBG et sans VCE,
aussi bien dans le milieu de travail qu’au sein des communautés locales. Ces responsabilités
comprennent, sans toutefois s’y limiter les actions suivantes :
sensibiliser au moment de l’embauche, chaque employé sur les dispositions du code de bonne
conduite, avant sa prise de fonction ;
afficher de façon visible le Code de bonne conduite ;
s’assurer que tous les exemplaires affichés et distribués sont traduits dans la langue appropriée
qui est utilisée sur le lieu de travail ;
organiser régulièrement des séances de sensibilisation sur le Code de bonne conduite à l’endroit
de l’ensemble du personnel ;
mettre en place un mécanisme permettant au personnel de signaler en toute confidentialité les
incidents liés aux VBG/VCE par le biais du Mécanisme de gestion des plaintes ;
veiller à ce que toute question de VBG/VCE justifiant une intervention policière soit
immédiatement signalée aux services de police, au client et à la Banque mondiale ;
signaler tout acte présumé ou avéré de VBG et/ou de VCE et y répondre, étant donné que les
gestionnaires ont la responsabilité de faire respecter les engagements de l’entreprise et de tenir
leurs subordonnés directement responsables de leurs actes ;
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si un chef de service a des préoccupations ou des soupçons au sujet d’une forme quelconque de
VBG/VCE commise par l’un de ses subordonnés directs ou par un employé travaillant pour un
autre entrepreneur sur le même lieu de travail, il est tenu de signaler le cas en se référant aux
mécanismes de plaintes ;
une fois qu’une sanction a été déterminée, le chef de service concerné est censé être
personnellement responsable de faire en sorte que la mesure soit effectivement appliquée, dans
un délai maximum de 14 jours suivant la date à laquelle la décision de sanction a été rendue ;
si un chef de service a un conflit d’intérêts en raison de relations personnelles ou familiales avec
le (a) survivant (e) et/ou l’auteur de la violence, il doit en informer l’entreprise concernée. Le
projet sera tenu de désigner un autre chef de service qui n’a aucun conflit d’intérêts pour traiter
les plaintes ;
les chefs de service qui omettent de signaler les incidents liés aux VBG/VCE ou qui ne se
conforment pas aux dispositions relatives aux VBG/VCE, peuvent faire l’objet de mesures
disciplinaires, qui seront déterminées et édictées par, le Coordonnateur/ le PDG, Directeur
général de l’entreprise. Ces mesures peuvent comprendre:
l’avertissement informel ;
l’avertissement formel ;
la formation complémentaire ;
la perte d’une semaine de salaire au maximum;
la suspension de la relation de travail (sans solde), pour une période minimale d’un mois
et une période maximale de six mois ;
le licenciement.
enfin, le fait qu’un chef de service ou le PDG de l’entreprise omette de répondre de
manière efficace aux violences basées sur le genre (VBG) ou aux violences contre les
enfants sur le lieu de travail, peut entraîner des poursuites judiciaires devant les autorités
nationales.
Règles de conduite des employés
Elles engagent toutes les personnes, y compris les sous-traitants et les fournisseurs, à se conformer aux
normes de comportement prévues.
Le projet doit considérer que le fait de ne pas participer aux activités de lutte contre les violences basées
sur le genre (VBG) ainsi que les violences contre les enfants (VCE) que ce soit sur le lieu de travail,
dans les environs du lieu de travail, dans les campements de travailleurs ou dans les communautés
avoisinantes constitue une faute grave, passible de sanctions, de pénalités ou d’un licenciement éventuel.
Des poursuites peuvent être engagées par la police contre les auteurs de VBG ou de VCE, le cas échéant.
De ce fait les employés doivent :
i. assister et participer activement aux séances de formation/sensibilisation sur les exigences en
matière de lutte contre les VBG et les VCE, tel que requis par l’employeur ;
ii. traiter les femmes, les enfants (personnes âgées de moins de 18 ans) et les hommes avec respect,
indépendamment de leur race, couleur, langue, religion, opinion politique ou autre, origine nationale,
ethnique ou sociale, niveau de richesse, invalidité, citoyenneté ou tout autre statut ;
iii. ne pas s’adresser aux femmes, aux enfants ou aux hommes avec un langage ou un comportement
déplacé, harcelant, abusif, sexuellement provocateur, dégradant ou culturellement inapproprié ;
iv. ne pas se livrer au harcèlement sexuel – par exemple, faire des avances sexuelles déplacées,
demander des faveurs sexuelles ou adopter tout autre comportement verbal ou physique à connotation
sexuelle, y compris les actes subtils d’un tel comportement (par exemple, regarder quelqu’un de haut en
bas ; embrasser ou envoyer des baisers ; faire des allusions sexuelles en faisant des bruits ; frôler
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quelqu’un ; siffler ; donner des cadeaux personnels ; faire des commentaires sur la vie sexuelle de
quelqu’un, etc.) ;
v. ne pas s’engager dans des faveurs sexuelles – par exemple, faire des promesses ou subordonner
un traitement favorable à des actes sexuels – ou d’autres formes de comportement humiliant, dégradant
ou abusif ;
vi. ne pas participer à des contacts ou à des activités sexuelles avec des enfants – notamment à la
sollicitation malveillante des enfants – ou à des contacts par le biais des médias numériques ; la
méconnaissance de l’âge de l’enfant ne peut être invoquée comme moyen de défense ; le consentement
de l’enfant ne peut pas non plus constituer un moyen de défense ou une excuse ;
vii. à moins d’obtenir le plein consentement de toutes les parties concernées, ne pas avoir
d’interactions sexuelles avec des membres des communautés avoisinantes ; cette définition inclut les
relations impliquant le refus ou la promesse de fournir effectivement un avantage (monétaire ou non
monétaire) aux membres de la communauté en échange d’une activité sexuelle – une telle activité
sexuelle est jugée « non consensuelle » dans le cadre du présent Code ;
viii. envisager de signaler par l’intermédiaire des mécanismes de gestion des plaintes tout cas
présumé ou avéré de VBG/VCE commis par un collègue de travail, que ce dernier soit ou non employé
par l’entreprise, ou toute violation du présent Code de bonne conduite.
Outre ce qui précède, IL EST FORMELLEMENT INTERDIT au travailleur, sous peine de sanctions
pouvant aller jusqu’au licenciement, sans préjudice des éventuelles poursuites judiciaires par l’autorité
publique, de :
tenir des propos et attitudes déplacés vis-à-vis des personnes de sexe féminin ;
avoir recourt aux services de prostituées durant les heures de chantier ;
avoir des comportements de violences physiques ou verbales dans les installations ou sur les
lieux de travail ;
attenter volontairement aux biens et intérêts d’autrui ou à l’environnement ;
commettre des actes de vandalisme ou de vol ;
refuser de mettre en application les ordres donnés par sa hiérarchie et les procédures internes
édictées par la Direction du chantier ;
faire preuve d’actes de négligence dans le cadre de ses fonctions ou d’imprudences entrainant
des dommages ou préjudices à la population, aux biens d’autrui ou de l’Entreprise, à
l’environnement, notamment en rapport avec les prescriptions de lutte contre la propagation des
IST, du VIH Sida et des Grossesses Non Désirées.
quitter son poste de travail sans autorisation de la Direction du chantier ;
introduire et diffuser à l’intérieur de l’entreprise des tracts et pétitions ;
procéder à des affichages non autorisés sous réserve de l’exercice du droit syndical ;
introduire sans autorisation dans l’entreprise des personnes étrangères au service, sous réserve
du respect du droit syndical ;
emporter sans autorisation écrite des objets appartenant à l’entreprise ;
se livrer à des travaux personnels sur les lieux du travail ;
introduire dans l’entreprise des marchandises destinées à être vendues pour son compte
personnel ;
divulguer tout renseignement ayant trait aux opérations confidentielles dont le Personnel aurait
connaissance dans l’exercice de ses fonctions ;
garer les véhicules de l’Entreprise hors des emplacements prévus à cet effet ;
consommer de l’alcool ou être en état d’ébriété pendant les heures de travail, entrainant des
risques pour la sécurité des riverains, clients, usagers et personnels de chantier, ainsi que pour
la préservation de l’environnement ;
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signer des pièces ou des lettres au nom de l’entreprise sans y être expressément autorisé;
conserver des fonds appartenant à l’entreprise ;
se rendre coupable de fraude dans le domaine du contrôle de la durée du travail ;
commettre toute action ou tout comportement contraire à la règlementation et à la jurisprudence
du droit du travail ;
se livrer dans les installations de la société à une activité autre que celle confiée par l’Entreprise
;
utiliser les matériels et équipements mis à sa disposition à des fins personnelles et emporter sans
autorisation écrite des objets appartenant à l’entreprise ;
En cas de non-respect des dispositions du présent Code, les mesures disciplinaires suivantes sont prévues
:
L’avertissement formel ;
La formation complémentaire ;
La perte d’au plus une semaine de salaire ;
La suspension de la relation de travail (sans solde), pour une période minimale d’un mois et une
période maximale de six mois ;
Le licenciement et la dénonciation à la police, le cas échéant
Les griefs articulés et les sanctions allant jusqu’au licenciement selon la gravité des faits reprochés au
travailleur sont repris ci-dessous.
En cas de violation de ces interdictions, le travailleur contrevenant est passible de sanctions. Lorsque la
responsabilité de l’Entreprise est civilement engagée, elle se réserve le droit de poursuivre en réparation
civile ou en action de remboursement, le travailleur responsable.
Principales fautes et sanctions encourues
Fautes Sanctions
1. Trois jours de retards injustifiés dans la même quinzaine Blâme
2. Mauvaise exécution du travail Avertissement
3. Abandon du poste de travail sans motif Avertissement
4. Refus d’obéir à un ordre du supérieur hiérarchique Mise à pied de 1 à 3 jours
5. Introduction de marchandise dans le chantier pour vente Mise à pied de 1 à 7 jours
6. Trafic illicite de marchandises ou boissons alcoolisées et
Mise à pied de 1 à 8 jours
autres articles dans les lieux de travail
7. État d’ébriété pendant les heures de travail, entrainant
des risques pour la sécurité des riverains, clients,
Mise à pied de 8 jours
usagers et personnels, ainsi que pour la préservation de
l’environnement
Mise à pied de 1 à 8 jours assortie du non-
8. Absence non motivée d’une durée supérieure à une
paiement du salaire correspondant au temps
demi-journée mais inférieure à 2 jours
perdu
Licenciement avec préavis ou sans préavis
9. Absence non motivée excédant 72 heures assorti du non-paiement du salaire
correspondant aux heures d’absence
10. Bagarre sur le lieu de travail et tout autre manquement
grave ou léger à répétition à l’intérieur de Licenciement sans préavis
l’établissement
11. Vol Licenciement sans préavis
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Fautes Sanctions
12. Propos et attitudes déplacés vis-à-vis des personnes de
Licenciement avec préavis
sexe féminin dans les lieux de travail
13. Recours aux services de prostituées durant les heures de
Licenciement sans préavis
chantier
14. Violences physiques et voies des faits dans les lieux de
Licenciement sans préavis
travail
15. Atteintes volontaires aux biens et intérêts d’autrui ou à
Licenciement sans préavis
l’environnement dans les lieux de travail
16. Refus de mise en application des procédures internes de
Mise à pied de 15 jours
l’Entreprise malgré rappel de la part de la hiérarchie
17. Dans le cadre du travail, négligences ou imprudences
répétées ayant entrainé des dommages ou préjudices à la
population, aux biens, à l’environnement notamment en
Licenciement sans préavis
rapport avec les prescriptions de lutte contre la
propagation des IST et du VIH-SIDA ou en cas de
contamination volontaire de VIH
18. Consommation de stupéfiants dans les lieux de travail Licenciement immédiat
Titre : _________________________
Date : _________________________
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