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i

UNIVERSITE PEDAGOGIQUE NATIONALE

B.P.8815 KINSHASA I

FACULTÉ DE DROIT
Département de Droit Public

LA PROCEDURE DE CONCLUSION DE TRAITE EN


DROIT INTERNATIONAL
Par
Samuel MUAMBA NKONGOLO
Diplômé d’Etat

Travail de fin d’étude présenté en vue de l’obtention


du titre Gradué en droit

Option : Droit Public

Directeur : Dr. Moïse MASUMBUKO KASONGO


Professeur Associé

Année universitaire 2022-2023


i

AVERTISSEMENT

« L’Université Pédagogique Nationale n’entend donner aucune approbation ou


improbation aux opinions émises dans ce travail. Elles sont propres à son auteur.»
ii

DEDICACE

A mes parents

Mon père David NKONGOLO TSHIMANGA et

Ma mère Marie Claire NDAYA BIANGA

Pour leur soutien indéfectible sans lequel nous ne serions jamais arrivés à ce niveau.
iii

REMERCIEMENTS

Nous voici aujourd’hui au terme de notre cursus universitaire, à la faculté de Droit


de l’Université Pédagogique Nationale, une fin qui devrait être sanctionnée par la rédaction
d’un mémoire de fin d’études que voici. La réussite de cette œuvre ne devrait être possible
sans le concours de ceux qui ont contribué à notre formation morale et intellectuelle. Ainsi,
l’heure est venue d’exprimer à tout un chacun notre reconnaissance sans laquelle
l’ingratitude risque d’élire domicile chez nous.

Nous tenons à remercier tous les corps scientifiques, académiques et administratifs


de notre Université et particulièrement ceux de la Faculté de Droit.

Nous pensons particulièrement au Professeur Moïse MANSUMBUKO KASONGO


qui a bien voulu assurer la direction de ce travail en dépit de ses multiples occupations. Ces
mêmes remerciements vont également à l’endroit de l’Assistant Marcel KASONGO
ZABALEGA ; et de l’Assistant François KOMBOZI BAMBU, pour une admiration aux
multiples observations qui, loin d’être d’altérer l’originalité de notre pensée, nous ont permis
de remédier aux insuffisances scientifiques.

A tous ceux qui nous ont soutenus spirituellement, financièrement et matériellement.


Nous pensons ainsi nos familles : à David NKONGOLO TSHIMANGA et Marie Claire
NDAYA BIANGA pour Leurs soutiens, Une reconnaissance particulière à Mes grand
frère Junior KONGI LOKWA, DAVID NKOKOLO et la sœur Silvie KASENGELE
BISHULWALUALUA, pour le soutien sa faille dans mon parcours académique

A mes chers amis, JAPHET KABEYA, Gédéon LESSE et DEBORAH


NKONGOLO Christelle NKONGOLO, pour la relecture de notre travail et pour leurs
conseils et ses encouragements

Que toute personne qui a contribué de prêt ou de loin à l’élaboration de ce travail


trouve dans ces traits ci-haut notre sincère reconnaissance.
iv

SIGLES ET ABBREVATIONS

Aff. : Affaire

AG / NU : Assemblée Générale des Nations Unies

Al. : Alinéa

Art. : Article

CDI : Commission du Droit International

CIJ : Cour International de Justice

Coll. : Collection

CPJI : Cour Permanente de Justice Internationale

Ed. : Editions

Idem. : Ibidem (ouvrage ou article indiqué dans la


précédente citation)

LGDI : Librairie Générale de Droit International

N° : Numéro

OHADA : Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du


Droit des Affaires

PUF : Presses Universitaires de France

RGDIP : Revue Générale de Droit International Public

RGDIP : Revue Générale de Droit International Public

UA : Union Africaine

UPN : Université pédagogique de Kinshasa


v

RESUME

La négociation est ce qui permet de mettre progressivement au point le texte


du futur traité ; il n’y a pas pour cela de techniques ou de formes imposées, et la liberté
des Etats quant à la façon d’organiser et de conduire leurs négociations est totale. La
négociation peut être réduite à sa plus simple expression pour certains traités
bilatéraux donnant seulement lieu à un échange de correspondance, alors que les
phases de préparation du texte ont au contraire tendance à se compliquer et à s’alourdir
dans le cas de négociations multilatérales. Avant d’être soumis aux états, certains
projets peuvent être prépares par un organisme d’experts.

ABSTRACT

Negotiation is what allows the text of the future treaty to be gradually finali-
zed; There are no imposed techniques or forms for this, and the freedom of States as to
how they organize and conduct their negotiations is total. Negotiation can be reduced
to its simplest expression for certain bilateral treaties giving rise only to an exchange
of correspondence, whereas the phases of preparing the text on the contrary tend to be-
come complicated and cumbersome in the case of multilateral negotiations. Before
being submitted to the states, certain projects can be prepared by an expert body.
vi

SOMMAIRE

INTRODUCTION GENERALE.................................................................................1

CHAPITRE I. LA PROCEDURE SIMPLIFIEE DE LA CONLUSION D’UN


TRAITE.......................................................................................................................9
SECTION I. L'ÉLABORATION MATÉRIELLE DU TRAITÉ : TRAITÉ BILATÉRAL.................9
SECTION II : L'EXPRESSION DU CONSENTEMENT À ÊTRE LIÉ : LA RATIFICATION.......14
CHAPITRE 2. LA PROCEDURE COMPLEXE DE LA CONLUSION D’UN
TRAITE.....................................................................................................................17
SECTION 1. TRAITÉ MULTILATÉRAL DE PROCÉDURE LONGUE OU EN FORME
SOLENNELLE...............................................................................................................17

SECTION 2. ECHANGE OU DÉPÔT DES INSTRUMENTS DE RATIFICATION,


D’ACCEPTATION, D’APPROBATION OU D’ADHÉSION...................................................20

CONCLUSION..........................................................................................................24
BIBLIOGRAPHIE......................................................................................................25
1

INTRODUCTION GENERALE

Ce travail scientifique qui sanctionne la fin de notre cycle de graduat


porte sur un sujet intitulé : la procédure de conclusion de traité en droit
international. Il est important de signaler que l’existence de plusieurs sujets
dans une même dimension spatio-temporelle implique nécessairement
l’exigence d’une réglementation de leurs rapports et donc la naissance d’un
ordre juridique : ubi societas ibi ius ! Il s’agit ici d’une nécessité, non pas
concoctée et posée a priori par l’esprit humain, mais qui s’impose à
l’observateur à la suite de l’investigation de la réalité historique. Il en va de
même pour le droit international apparaît simultanément avec l’existence des
États1. Cependant, pour permettre la coexistence de cette société, les Etat
recours à la conclusion de traité internationale. QU’en est-il alors la procédure
pour y arriver ?

Pour avoir une vue d’ensemble, il revient de s’appesantir sur la


présentation du contexte de l’étude.

I. Contexte du sujet

Le traité constitue l'instrument privilégié des relations internationales,


en ce qu’il couvre toute la sphère de la coopération internationale et répond à
l'ensemble des besoins exprimés par les Etats. La référence majeure pour
étudier le droit des traités est « un traité sur les traités », à savoir la Convention
de Vienne du 23 Mai 1969 sur le droit des traités (CV 1969). Entrée en vigueur
en 1969 après avoir été ratifié par 35 Etats, cette convention systématise pour
l'essentiel les règles coutumières préexistantes, mais comporte quelques
dispositions qui relèvent davantage du développement progressif du droit
international.

Le droit des traités est imprégné par trois caractéristiques


fondamentales, à savoir : le consensualisme qui repose sur l'autonomie de la
volonté des Etats ; l'absence de formalisme en ce sens que le traité en tant
1
VERHOEVEN (J), droit international public, Bruxelles, larcier, p.365
2

qu'accord international peut prendre des formes variées et se présenter sous des
dénominations diverses 2; l’absence de hiérarchie entre les sources en ce sens
qu'un traité bilatéral n'est pas en soi supérieur ou inférieur à un traité
multilatéral. En tout état de cause, la Convention de Vienne de 1969 qui est
traité des traités dispose que « le traité s'entend d'un accord international
conclu par écrit entre Etats et régi par le droit international, qu’il soit consigné
dans un instrument unique ou dans deux ou plusieurs instruments connexes,
quelle que soit sa dénomination particulière »3. Mais comme y parvenir pour
avoir un traité ou une convention dans la relation étatique.

II. La délimitation de l’étude

Dans le cadre d’une étude scientifique, il s’impose de focaliser l’attention


sur les éléments précis de la recherche, car la connaissance du champ de
recherche permet de réaliser avec aisance et ardeur son étude 4. C’est ainsi que la
présente recherche ne déroge pas à cette exigence. La présente étude s’étend
dans un cadre spatio-temporel et matériel bien précis.

1. La Délimitation spatiale

Le phénomène juridique se développe dans l’espace, il a d’abord besoin


d’être localisé dans l’espace en un lieu déterminé. 5 Ainsi, l’étude s’étale dans
les espaces géographiques de la République Démocratique du Congo.

2. La Délimitation temporelle

Le droit ne peut ignorer la réalité du temps, c’est-à-dire, la durée ou le


moment d’une situation juridique 6. Cette idée soulève la question de la
délimitation temporelle de cette étude. La présente réflexion s’inscrit à partir de

2
QUEQUEUNER (J-F), Cahier du cours de droit international, faculté de droit, Université de Neuchâtel, 2017-
2018
3
Article 69 de la convention de Vienne sur le droit des traités
4
ASSANI MPOYO, Initiation à la recherche scientifique Note de cours ; 2èmegraduat droit, UNIKIN, 2004-
2005
5
BERGEL (J-L.), Théorie Générale du droit, 5 éd. Paris cedex, 2012, coll. Méthodes du Droit, Dalloz, P151.
6
Idem p.123
3

la fin des années 2006. En RDC, l’année 2006, marque l’entrée en vigueur de la
constitution du 18 Février 2006.

3. La Délimitation matérielle

Il est nécessaire de circonscrire le champ disciplinaire de la présente


étude. Sur ce point, le principal champ disciplinaire à partir duquel l’étude est
menée, relève du domaine du droit international, qui peut se définir comme un
ensemble des règles et mécanismes qui gouvernent les rapports entre les sujets
de l'ordre juridique international.7

Après cette délimitation, Il revient donc d’envisager la clarification


conceptuelle.

III. La définition de concept

La définition des concepts une « opération consistant à déterminer la


signification d’une expression linguistique » :8 La précision des termes est
nécessaire en ce sens qu’elle permet de dégager le sens du thème à traiter.

Il sera question dans la présente étude de clarifier les notions de :


Procédure, conclusion du traité, traité, droit international.

1. Procédure : c’est la manière de procède, de marche, méthode et de marche à


suivre pour obtenir quelque chose ou un résultat. 9

2. Conclusion du traité : On entend par conclusion du traité non pas le seul fait de
la signature ou de l'engagement, mais l'ensemble des procédures et étapes qui
permettent aux parties de formuler leur engagement. C'est une opération complexe de
procédures qui implique plusieurs étapes. Cet ensemble de procédures comporte à la
fois la formulation de l’engagement, la conformation de la volonté des Etats parties au
droit international, ainsi que la prise et la modulation de l’engagement. Elle recouvre la

7
Pierre-Marie Dupuy et Yann Kerbrat, Droit international public, Paris, Dalloz, 4e édiction, 2018.
8
DELVOLVE(P.), Le droit administratif, 6 éditions, Paris, coll., Connaissance et droit, Dalloz, 2014, p.1.
9
Dictionnaire Le Robert, Dixel Mobile.
4

phase de la préparation du texte, de son adoption et de l'expression du consentement


définitif à être lié.10

Dans le cadre de ce travail la conclusion du traité sera définit comme une


opération ou ensemble d’opérations par lesquelles un accord est réalisé et mis en forme
juridique ».11

3. Traité

L’expression traité international s’entend d’un accord international


régis par le droit international et conclus par écrit : au) entre un ou plusieurs
Etats et une ou plusieurs organisations internationales ; entre des organisations
internationales ; que cet accord soit consigné dans un instrument unique ou dans
ou plusieurs instruments connexes et quel que soit sa dénomination
particulière.12

4. Droit international

Le droit international public est l'ensemble des règles et mécanismes


qui gouvernent les rapports entre les sujets de l'ordre juridique international.
C’est l’ensemble des normes juridiques qui règlent les relations internationales,
c’est-à-dire des normes prescriptives, prohibitives ou permissives.13

De ce fait, il importante de relever l’intérêt de notre recherche, avant de


procéder à la revue de littérature.

IV. L’intérêt de l’étude

L’actualité et la pertinence de notre étude peut se décliner en trois


points : le premier point se rapporte à l’intérêt scientifique (1), le deuxième à
l’intérêt pratique (2)

10
ALLAND (D), Manuel de droit international public, 5e éd. Paris, PUF, 2018
11
Dictionnaire de la terminologie du droit international, (sous la direction de BASDEVANT, Paul), Paris, 1960,
p. 141
12
ROCHE (C), l’Essentiel du Droit International Public, Gualino-Lextenso, 1Oe édiction, 2019-2020.
13
DAILLIER (P.) et PELLET (A.), Droit international public, 7e édition, L..G.D.J, Paris ; 2002
5

- Intérêt scientifique, la présente étude tentera d’édifier la communauté


scientifique, professionnel sur la procédure de la conclusion d’un traité. Cette question
peut également avoir un intérêt pratique.

- Intérêt pratique, dans la pratique, la présente étude permettra de rendre


compréhensible, les régimes juridiques en matière de la conclusion d’un traité en droit
international.

Après cette démonstration de l’intérêt de notre travail, une revue de


littérature s’impose à nous.

V. La revue de littérature

La revue de littérature consiste à situer le sujet par rapport aux


recherches antérieures. Elle permet non seulement de fournir une orientation à
cette étude mais également à évaluer la profondeur de la recherche en ce qui
concerne la présente étude. Elle se positionne aussi comme une évaluation
critique d’un ensemble d’écrits en rapport avec le thème de notre recherche.
Une clarification de la littérature abondante trouverait son utilité ici.

Dennis ALLAND, dans son ouvrage de droit international public


pense que la capacité à conclure les traités présente par ailleurs des aspect
internes. Elle implique la détermination de l’organe compétent pour engager
l’Etat et négocier en son nom, laquelle relève des règles internes.14

Quant à Catherine Roche dans son ouvrage sur l’Essentiel du Droit


International Public15. La conclusion d’un traité se déroule en une série d’étapes
successives, comprenant la négociation, l’adoption et l’expression par l’État de
son consentement à être lié.

Ces auteurs ont les mérites d’être cité, toutefois le présent travail
abordera non seulement la procédure de conclusion aussi d’appréhender chaque
régime juridique de diffuses phases de la conclusion d’un traité.
14
Denis ALLAND, Manuel de droit international public, 5e éd. Paris, PUF, 2018
15
Catherine Roche, l’Essentiel du Droit International Public, Gualino-Lextenso, 1Oe édiction, 2019-2020.
6

Au regard de cette revue de la littérature l’on peut s’intéresser d’abord à


la problématique, avant d’envisager ensuite son hypothèse, et enfin, l’énoncé
des procédés méthodologiques et un plan sommaire.

VI. La problématique de l’étude

La problématique s’entend à un ensemble construit, autour d’une


question principale16. Dans le même sens, « La problématique, c’est la trame du
sujet »17. En effet, elle renvoie aux différentes préoccupations que le sujet
suscite et qui justifie la recherche. A travers celle-ci, les différentes
contradictions qui ressortent du sujet et justifient que l’on peut faire la
recherche.

La Convention de Vienne sur le droit des traités est une convention de


codification élaborée sur la base d’un projet résultant de la Convention de Droit
International. On peut même affirmer qu’il s’agit d’un modèle de codification
réussie puisque tant la doctrine que la jurisprudence s’accordent à reconnaître
que la Convention de vienne sur le droit de traité constitue, dans sa quasi
intégralité, le reflet fidèle des normes coutumières en la matière, sous réserve
toutefois des dispositions fixant des délais et des échéances, établissant des
organes ou identifiant des procédures déterminées à suivre.

La tâche est délicate. Bien plus que dans les ordres interne des Etats,
lorsque la convention de vienne sur le droit de traité n’est pas applicable à un
différend international, les parties pourront s’appuyer sur ce traité pour
déterminer le contenu exact des normes coutumières à l’exception justement
des dispositions précitées en matière d’échéances, de délais, de procédures et
d’organes 18.

Néanmoins, conclure un traité est d’abord un attribut de la souveraineté


de chaque Etat en même temps que son exercice. En vertu de l’autonomie

16
GRAWITZ (M.), Méthodes des sciences sociales, 4e éd. Paris, 1979.
17
Idem
18
Cf. Affaire Gabcíkovo-Nagymaros, Bréviaire, II.52, § 109, p. 852.
7

constitutionnelle des États, ce sont leurs constitutions qui, dans la répartition


générale des compétences entre les diverses autorités étatiques, déterminent les
autorités susceptibles de les engager19. Autrement dit, si la conclusion des
traités est, par nature, une matière régie par le droit international, elle relève
aussi nécessairement du droit interne. Cette dualité est souvent une source de
difficultés.

C’est ainsi, on est en droit de se demander : Quelles sont les


procédures de la conclusion du traité en droit international ?

Cette question constitue la charpente de notre travail et fera également


l’objet de notre développement. Avant tout, il serait judicieux d’en dégager
l’hypothèse.

VII. L’hypothèse

Elle renvoie à « une série de réponses qui permettent de prédire la


vérité scientifique vraisemblable au regard des questions soulevées par la
problématique et dont la recherche vérifie le bien-fondé ou le mal fondé ».20

A la lumière de ces considérations, Il y’a lieu des répondre qu’il existe


deux cas de figure dans la procédure de la conclusion des traités : d’une part
une procédure simplifiée ou courte et d’autre part une procédure longue ou
complexe.

Raisonnement de cette hypothèse impose au préalable de se fixer sur la


méthode et technique pour mieux expliquer la procédure de la conclusion d’un
traité en droit international.

VIII. Les méthodes et techniques

19
DAILLIER (P.) et PELLET (A.), Droit international public, 7e édition, L.G.D. J, Paris ; 2002
20
SHOMBA et KINYAMBA (S), Méthodologie de la recherche scientifique : étapes contraintes et perspectives,
édition MES, Kinshasa, 2004, p.41
8

Considérons la méthodologie comme un « cheminement » 21. Elle se


veut un « enchainement raisonné de moyens en vue d’une fin » 22. Elle peut
aussi être appréhendée sous l’angle d’« étude des méthodes scientifiques et
techniques, des procédés utilisées dans une discipline »23. La méthodologie est
une question fondamentale en droit.

Une méthode est « une manière de conduire la pensée ». Elle est dite
juridique lorsqu’elle permet « l’étude des procédés et des méthodes que les
juristes sont amenés à pratiquer dans leurs activités de recherches »24.
Cependant, Il s’agira ici de faire appel à la méthode juridique dans versant
dogmatique et exégèse.

La méthode dogmatique nous permettra à l’étude de règles de droit en


elles-mêmes et à l’interprétation de lois. La dogmatique, est une méthode dont
le but est de justifier les solutions nées en marge du système établie. Elle a aussi
une vocation d’ « interpréter et à systématiser le droit autour de dorme
fondamentaux » nous permettra d’être au contact des systèmes juridiques
congolaise.

L’exégèse, quant à elle, est une école dont « l’ambition est de


circonscrire l’office du juriste en le cantonnant dans les limites strictes de
l’étude et de l’interprétation des textes de droit comme la convention de vienne
sur le droit.

Par contre les techniques de recherche sont des outils utilisés dans la
collecte des informations qui devrait plus tard soumises à l’interprétation et a
l’explication grâce aux méthode25. C’est ainsi pour y arriver nous avons utilisé

21
SHOMBA et KINYAMBA (S), Méthodologie de la recherche scientifique. Op.cit
22
COHENDET (M), La méthode de travail en droit public, 3e éd, Montchrestien, 994p.

23
Idem.
24
Ibidem
25
GRAWITZ (M.), Méthodes des sciences sociales, op.cit.
9

la technique documentaire en recourent plus aux avis doctrinal couche dans les
ouvrages et référence électronique.

IX. Le plan sommaire

Hormis la partie introductive et la conclusion, notre travail sera


décliné sur deux Chapitres. Le premier abordera la procédure simplifiée de la
conclusion d’un traité (chapitre I) et le deuxième chapitre sera consacré sur la
procédure complexe de la conclusion d’un traité (chapitre II).

CHAPITRE I. LA PROCEDURE SIMPLIFIEE DE LA CONLUSION D’UN


TRAITE

Tout droit se définit à partir de ses sources. En d'autres termes, les


droits et obligations des sujets au plan international naissent d'un ensemble de
sources, d'un ensemble d'actes ou même d'un ensemble de situations que seul le
droit concerné. En droit international, comme pour toutes les autres branches du
droit, il existe deux conceptions de la notion de source. D'une part, les sources
matérielles qui sont la cause profonde de la formation de la règle de droit. C'est-
à-dire un ensemble d’élément qui à un moment donné autorisent ou conduisent
à l’élaboration d'une règle. D'autre part, les sources formelles qui sont des
modes ou procédés par lesquels sont constituées ou établies les règles
applicables.26

En effet, à la différence du droit interne et conformément à sa nature


principalement conventionnelle, le droit international trouve ses sources dans la
volonté clairement exprimée des Etats. Ces sources ne sont pas contenues dans
des codes au sens du droit interne, mais dans des énumérations faites dans les
conventions internationales de portée générale27. Le traité constitue l'instrument

26
Dominique Carreau, Droit international, Paris, Pédone, 3e édition, 1991, p.42
27
DUPUY (P-M.), Droit international public, Dalloz, Paris, 1998.
10

privilégié des relations internationales, en ce qu’il couvre toute la sphère de la


coopération internationale et répond à l'ensemble des besoins exprimés par les
Etats.

La procédure simplifiée de la conclusion d’un traité est visible non


seulement à le traité bilatéral (Section I) mais aussi dans la procédure de
ratification (Section II)

Section I. L'élaboration matérielle du traité : traité bilatéral

Il est important de signaler que la conclusion du traité n’est pas le seul


fait de la signature ou de l'engagement, mais l'ensemble des procédures et
étapes qui permettent aux parties de formuler leur engagement. C'est une
opération complexe de procédures qui implique plusieurs étapes. Cet ensemble
de procédures comporte à la fois la formulation de l’engagement, la
conformation de la volonté des Etats parties au droit international, ainsi que la
prise et la modulation de l’engagement.

Cette phase recouvre la phase de la préparation du texte, de son


adoption et de l'expression du consentement définitif à être lié. Ces étapes sont
régies soit par l'ordre juridique interne pour ce qui est de la détermination du
titulaire, soit par l'ordre international pour ce qui est de la formation libre du
consentement et autonome. Il n'est pas sans intérêt de rappeler que, la
Constitution du 18 février 2006 telle que modifié à ce jour en République
Démocratique du Congo règle la question en son article 213 dispose que le
président de la République négocie et ratifie les traités et accords
internationaux. Le Gouvernement conclut les accords internationaux non
soumis à ratification après délibération en Conseil des ministres. Il en informe
l’Assemblée nationale et le Sénat. Il en est de même de l'article 6 de la
Convention de Vienne de 1969 a clairement posé que « tout Etat a la capacité
de conclure les traités »28

28
Article 6 de la convention de Vienne sur le droit des traités 1969
11

L’élaboration matérielle est une opération matérielle qui implique deux


réalités fondamentales, à savoir l'existence d'un projet de texte et la formation
autour dudit projet d'une volonté conforme. C'est dire que toutes les étapes
ordonnées en matière de conclusion des traités passent par la négociation (§1) à
l'issue de laquelle soit le texte est paraphé ou signé selon le cas (§2).

Paragraphe 1. La négociation du texte

La négociation s'entend comme le lieu, ou l'occasion par laquelle


chaque Etat partie énonce ses intentions, formule ses positions propres qui
seront mises en commun afin de parvenir à cette fusion des volontés. Au cours
des négociations, le projet de texte sera soumis à discussions et peut faire
l’objet des contre-propositions, des réaménagements ou même de nouvelles
écritures.

La négociation en elle-même implique un certain nombre de conditions


préalables. Outre la condition de la capacité du sujet de droit en cause, on peut
retenir la nécessité pour chaque Etat d'être représenté à la négociation. Aussi les
Etats se font-ils représenter par le biais de la technique des pleins pouvoirs.
L'expression « pleins pouvoirs » s'entend d'un document émanant de l'autorité
compétente d'un État et désignant une ou plusieurs personnes pour représenter
l'État pour la négociation, l'adoption ou l'authentification du texte d'un traité,
pour exprimer le consentement de l'État à être lié par un traité ou pour
accomplir tout autre acte à l'égard du traité.29

Il faut cependant relever que la détermination de l'autorité chargée de


délivrer les pleins pouvoirs est fonction de chaque ordre juridique national. De
manière générale, c'est l'autorité titulaire est celle qui est chargée de négocier et
conclure les traités qui est également compétent pour en délivrer les pleins
pouvoirs. Certaines autorités nationales sont cependant dispensées de la
présentation des pleins pouvoirs à l'occasion de certaines négociations du fait de
leur statut particulier.
29
CORNU (G), Vocabulaire Juridique, Association Henri Capitant, 12em édition, PUF,
2018
12

Ainsi, au sens de l'article 7 de la Convention de Vienne de 1969 qui


stipule que « Une personne est considérée comme représentant un Etat pour
l’adoption ou l’authentification du texte d’un traité ou pour exprimer le
consentement de l’Etat à être lié par un traité : a) Si elle produit des pleins
pouvoirs appropriés; ou b) S’il ressort de la pratique des Etats intéressés ou
d’autres circonstances qu’ils avaient l’intention de considérer cette personne
comme représentant l’Etat à ces fins et de ne pas requérir la présentation de
pleins pouvoirs. 2. En vertu de leurs fonctions et sans avoir à produire de pleins
pouvoirs, sont considérés comme représentant leur Etat : a) Les chefs d’Etat, les
chefs de gouvernement et les ministres des affaires étrangères, pour tous les
actes relatifs à la conclusion d’un traité; b) Les chefs de mission diplomatique,
pour l’adoption du texte d’un traité entre l’Etat accréditant et l’Etat accréditaire;
c) Les représentants accrédités des Etats à une conférence internationale ou
auprès d’une organisation internationale ou d’un de ses organes, pour l’adoption
du texte d’un traité dans cette conférence, cette organisation ou cet organe. ,
du Président de la République, du Premier Ministre, du ministre des affaires
étrangères et des chefs de mission diplomatique. La Cour internationale de
justice l’a rappelée et confirmée en ces termes : « conformément au droit
international, il ne fait pas de doute que tout Chef d'État est présumé pouvoir
agir au nom de l'État dans ses relations internationales30 ».

Le texte soumis à la négociation se présente généralement en deux


grands blocs : le préambule d'une part et le dispositif d'autre part, S’agissant
d’abord du préambule, il y a lieu de rappeler qu’il comprend non seulement
l'énumération des hautes parties contractantes que sont les Etats, mais aussi un
exposé de motif expliquant notamment les raisons pour lesquelles la convention
est conclue. Il révèle une portée politique et philosophique impressionnante.
Pour s'en convaincre, il suffit de se référer au préambule de la Charte des
30
Affaire de l'application de la convention pour la prévention et la répression du crime de génocide entre la
Bosnie Herzégovine et la Yougoslavie, Dans son arrêt du 11 juillet 1996, la Cour a rejeté les exceptions
préliminaires soulevées par la Yougoslavie et a dit qu’elle avait compétence pour statuer sur le différend sur la
base de l’article IX de la convention sur le génocide, écartant les bases complémentaires de compétence
invoquées par la Bosnie-Herzégovine. Elle a notamment constaté que ladite convention liait les deux Parties et
qu’il existait entre celles-ci un différend d’ordre juridique entrant dans les dispositions de l’article IX. et l’affaire
N'Dombassi Yérodia 2002.
13

Nations Unies. Le préambule répond à une volonté de montrer la finalité de


certains textes et d'en orienter la compréhension. En effet, par la formulation
des objectifs, les rédacteurs et les parties entendent tout d'abord compléter le
message conventionnel par un message politique. Il recherche ce faisant un
effet d'affichage.

Il est important de noter qu’une fois le texte discuté et mis en forme, on


passe à son adoption qui se fait par un vote.

Paragraphe.2 : L'adoption ou la signature du texte final

L'adoption est l'acte officiel par lequel la forme et la teneur du texte


d'un traité sont fixées. En règle générale, l'adoption du texte d'un traité
s'effectue par le consentement des États participant à son élaboration. Tout
traité négocié dans le cadre d'une organisation internationale est habituellement
adopté par une résolution d'un organe représentatif de l'organisation dont la
composition correspond plus ou moins au nombre des États qui participeront
éventuellement au traité en question. Un traité peut aussi être adopté par une
conférence internationale spécialement convoquée à la majorité des deux tiers
des États présents et votants, à moins que ces États ne décident, à la même
majorité, d'appliquer une règle différente31.

Il est sans intérêt de rappeler que les Etats sont libres de décider de la
forme et de l'ensemble des procédures relatives à l'adoption et la signature du
texte. Cette phase marque la fin de la phase de la négociation, ainsi que celle de
l'élaboration matérielle. Elle se décompose en deux opérations. D'une part,
l'authentification du texte négocié qui consiste en sa sécurisation à travers la
technique du paraphe et, d'autre part, la signature du projet de texte par les Etats
présents à la négociation en vue de confirmer sa véracité physique.

Au sens de l'article 9 de la convention de Vienne de 1969 qui stipule


que « L’adoption du texte d’un traité s’effectue par le consentement de tous les
Etats participant à son élaboration, sauf dans les cas prévus au paragraphe 2.
31
Art. 9, Convention de Vienne de 1969 sur le droit des traités
14

L’adoption du texte d’un traité à une conférence internationale s’effectue à la


majorité des deux tiers des Etats présents et votants, à moins que ces Etats ne
décident, à la même majorité, d’appliquer une règle différente ». Cependant,
l'adoption du texte d'un traité se fait par consentement de tous les Etats
participant à son élaboration et à sa négociation. En tout état de cause, plusieurs
techniques permettent d'adopter un texte soumis à négociation : il peut s'agir de
l'adoption à l'unanimité d'abord, de l'adoption par consensus ensuite et de
l'adoption suivant le système majoritaire enfin.

Elle permet aux Etats à sécuriser le contenu du traité car, un traité


paraphé n'est plus susceptible de modification unilatérale, à moins que ne se
réunissent à nouveau la conférence des Etats ayant participé à la négociation ou
à son élaboration. Parapher un texte revient à confirmer son intégrité et sa
véracité physique, au sens de l'article 10 de la convention de Vienne 1969, la
signature d'un texte ou la signature ad referendum peuvent jouer le rôle de
techniques d'authentification.

Section II : L'expression du consentement à être lié : la ratification

La ratification se présente comme un acte qui intervient après la


signature d'un texte et par lequel l'autorité nationale constitutionnellement
compétente pour engager l'Etat sur le plan international confirme l'accord
négocié en ses lieux et places par le plénipotentiaire. Ce faisant, cette autorité
accepte solennellement que le traité devienne obligatoire et engage désormais
l'Etat. La ratification comporte en elle-même sa propre signification en ce sens
qu’elle offre une sécurité et un temps de réflexion au titulaire32.

Paragraphe 1. Le régime juridique de la ratification

Il s’agit en réalité de dégager les règles juridiques qui gouvernent cette


procédure. Ce régime juridique peut se résumer en deux points : D'une part, les
32
DAILLIER (P.) et PELLET (A.), Droit international public, 7eédition, L.G.D. J, Paris ; 2002, P.89
15

effets juridiques de la ratification et d'autre part l'inexistence d'une présomption


en faveur de l'obligation de ratifier. D'abord en terme d'effet, la portée de la
ratification se comprend aisément en ce que c'est l'acte qui déclenche le
caractère obligatoire et exécutoire de la convention. En outre, elle déclenche et
conditionne l'entrée en vigueur de la convention.

Aussi, les Etats peuvent-ils indiquer dans le texte de la convention le


nombre d'instruments de ratification nécessaire à l'entrée en vigueur de la
convention. Ensuite, sur le deuxième point, il convient de relever que, quel que
soit le motif de son abstention, un Etat qui n'exprime pas son consentement
définitif à être lié ou qui ne ratifie pas n'est pas tenu par les obligations qui
découlent pour lui de la convention et ne peut pas non plus s'en prévaloir à
moins que l'on soit en présence d`une convention de codification qui cristallise
une norme coutumière ou encore en présence d'une norme impérative du droit
12 international (jus cogens).

En ce sens la CIJ affirmait dans l’affaire du plateau continental de la


mer du Nord 1969 que « la République Fédérale d'Allemagne ayant signé la
Convention de Genève de 1958 sur le plateau continental mais ne l’ayant pas
ratifié n'était pas lié pas ses dispositions »33. On peut donc se poser la question
de savoir si le refus de ratification peut engager la responsabilité de l'Etat ou en
d'autres termes est-ce que ce refus constitue un fait internationalement illicite ?
La pratique internationale actuelle ne permet pas de répondre à une telle
question par l'affirmative, car au regard du projet de l'articles de 2001 sur la
responsabilité internationale des Etats, l'on ne peut engager la responsabilité
que pour un fait qualifié d'internationalement illicite en rapport avec la violation
d'une obligation internationale action ou omission.

Dès lors, le refus de ratifier n'entre pas dans la catégorie des faits
illicites retenus par le projet d'articles sur la responsabilité internationale des
Etats en 2001. Une telle responsabilité ne peut être envisagée que si l'on évoque

33
Affaire Plateau continental de la mer du Nord (République fédérale d'Allemagne/Danemark 1969) disponible
sur https://www.icj-cij.org/fr, consulté le 10/11/2023
16

la théorie de l'abus de droit34. Tout cela permet en définitive de dire qu'en droit
international, il n'existe pas d'obligation de ratification. Rien n'oblige en effet
l'Etat ayant authentifié, puis signé une convention, de la ratifier. L'Etat qui
n'exprime pas son consentement à être lié doit cependant s'abstenir de tout fait
ou de tout acte qui tendrait à vider la convention de son contenu.

Paragraphe 2. Modalité de la ratification

La décision par laquelle l’Etat s’engage conventionnellement intéresse


autant l’action extérieure de l’Etat sa vie interne ; elle peut revêtir différentes
modalités, qui varient au gré des exigences résultat de l’un ou de l’autre Etat. 35
Un traité peut être définitivement conclu dès qu’il est signé.

Dans ce cas, la signature remplit une double fonction : elle est à la fois
un procédé d’authentification du texte et un mode par lequel l’État exprime son
consentement. Il n’est plus nécessaire qu’intervienne après cette signature un
deuxième acte quelconque, que ce soit la ratification, l’acceptation ou
l’approbation. On dit que le traité est conclu selon une procédure courte ou « à
un seul degré ». Pour cette raison, il porte la dénomination : « accord en forme
36
simplifiée », par opposition au « traité formel » qui est conclu selon la
procédure longue, « à double degré ». Quelles que puissent être les difficultés
d’ordre constitutionnel suscitées par la pratique des accords en forme
simplifiée, leur validité est indiscutable en droit international.

La Convention de Vienne sur le droit de traité confirme du reste la


possible double fonction de la signature. L’article 10 stipule que « Le texte d’un
traité est arrêté comme authentique et définitif : a) Suivant la procédure établie
dans ce texte ou convenue par les Etats participant à l’élaboration du traité; ou
b) A défaut d’une telle procédure, par la signature, la signature ad referendum
ou le paraphe, par les représentants de ces Etats, du texte du traité ou de l’acte
final d’une conférence dans lequel le texte est consigné et, l’article 12 stipule

34
Idem
35
ALLAND (D), manuel du droit international public, puf, Paris, 2016
36
CATHERINE Roche, l’essentiel du droit international public, 10eédition, Gualino, 2019-2020, p.15
17

que le consentement d’un Etat à être lié par un traité s’exprime par la signature
du représentant de cet Etat : a) Lorsque le traité prévoit que la signature aura cet
effet; b) Lorsqu’il est par ailleurs établi que les Etats ayant participé à la
négociation étaient convenus que la signature aurait cet effet; ou c) Lorsque
l’intention de l’Etat de donner cet effet à la signature ressort des pleins pouvoirs
de son représentant ou a été exprimée au cours de la négociation. 2. Aux fins du
37
paragraphe 1 : Traités a) Le paraphe d’un texte vaut signature du traité
lorsqu’il est établi que les Etats ayant participé à la négociation en étaient ainsi
convenus ; b) La signature ad referendum d’un traité par le représentant d’un
Etat, si elle est confirmée par ce dernier, vaut signature définitive du traité.38

37

38
Article 26 CVDT
18

CHAPITRE 2. LA PROCEDURE COMPLEXE DE LA CONLUSION D’UN


TRAITE

Il est important de noter que la conclusion d’un traité est complexe pour
deux raisons. Premièrement, les parties, les Etats, sont des personnes morales
aux structures constitutionnelles différenciées. Elles ne peuvent agir que par des
organes, c’est-à-dire par des personnes physiques autorisées à les engager. De
toute façon, même pour participer à la simple négociation, ces personnes
physiques sont appelées à justifier de leur qualité pour chaque acte qui pourrait
conduire à engager l’Etat ; elles le font, en principe, par la communication
d’instruments que l’on appelle des pleins « pouvoirs »39.

La seconde raison qui justifié cette complexité est dit des lors un traité
est destiné à engager plus de deux Etats et surtout quand il est destiné, dès
l’ouverture des négociations, à engager des Etats qui ne peuvent encore être
déterminés d’une manière précise, soit que le traité entre en vigueur à l’égard de
moins d’Etats que ceux qui participent aux négociations soit que d’autres Etats
que ceux qui participent aux négociations puissent être appelés à y devenir
parties, un certain nombre de transformations, auxquelles il a déjà été fait
allusion apparaissent en ce qui concerne la négociation devenue collective, les
caractères des instruments, la date et les mécanismes d’entrée en vigueur à
l’égard des Etats.40

C’est ainsi ce chapitre sera divise en deux sections, la première traitera


sur le traité multilatéral de procédure longue (Section I) et la deuxième session
sera fixée la complexité des instruments de ratification, d’acceptation,
d’approbation ou d’adhésion (Section II).

Section 1. Le traité multilatéral de procédure longue ou en forme solennelle

Les traités multilatéraux présentent des caractéristiques très importantes


en ce qui concerne le recours au mécanisme des conférences et l’expression

39
DUPUY (P.-M.), KERBRAT (Y.), Droit international public, 2018, Dalloz
40
Idem.
19

définitive de s’engager ; il en est de même pour l’entrée en vigueur et le dépôt.


Au sens propre du terme, il suffit qu’il y ait trois parties à un traité pour qu’il
soit appelé multilatéral ; cependant, le recours à la technique de la conférence et
à de nouveaux procédés d’expression du consentement définitif, est lié au
nombre important des parties et au caractère « ouvert » du traité envisagé.

Les traités multilatéraux présentent des caractéristiques très importantes


en ce qui concerne le recours au mécanisme des conférences et l’expression
définitive de s’engager ; il en est de même pour l’entrée en vigueur et le dépôt.
L’objet de cette section est de décrire les mécanismes des conférences
(Paragraphe 1) et l’expression définitive de s’engager (Paragraphe 2).

Paragraphe 1. La conférence internationale : formulation du texte

Les procédures complexes supposent une organisation qui s’entend à un


lieu des réunions, groupes de travail, problèmes de rédaction et de traduction ;
avec des participants nombreux, cette étape contient des questions politiques
importantes qui font tout l’intérêt des conférences internationales. Ces questions
portent principalement sur la participation à la conférence, l’objet exact de ses
travaux, les modes de votation ; elles sont si importantes qu’il faut en réalité
qu’elles soient à peu près réglées avant le commencement des négociations au
sein même de la conférence.

Il sied de noter que dans la pratique, ce sont les Etats qui prenaient
l’initiative de la conférence, les Grandes Puissances ou d’autres Etats en
consultation avec d’autres Etats qui réglaient ces questions, dans un mode
d’autant plus simple, et que la règle de l’unanimité, au moins au stade final des
négociations, est généralement suivie.41

Dans le monde actuel, le phénomène de l’organisation internationale


prédomine suffisamment pour que le travail préalable, y compris souvent
l’élaboration d’un avant-projet de convention, et d’un règlement provisoire

41
VIGNES. D « organisation et règlement intérieur de la conférence sur le droit de la mer », Revue du droit
public, 1975
20

proposé à la Conférence dès sa première réunion, soit préparé par


l’organisation. Dans cette perspective, la Conférence a une tendance à devenir
une entité organisée dont les liens avec l’organisation deviennent de plus en
plus étroits42.En titre d’exemple, on peut remarquer, la conférence sur le droit
de la mer.

C’est ainsi, on remarque des réunions diplomatiques qui prennent une


allure quasi parlementaire au sein d’une véritable « assemblée » conduisent à
modifier les mécanismes d’adoption et parfois d’authentification des traités. Il
n’est guère possible d’indiquer le seuil exact à partir duquel les méthodes
d’élaboration du traitement multilatéral se détachent de celles du traité
bilatéral ; la CDI n’a pu mieux faire que de se référer au « petit nombre »
d’Etats participant à la négociation d’un traité multilatéral conduite d’une
manière similaire à celle d’un traité bilatéral ; le fait que, matériellement, les
négociateurs ne peuvent plus s’asseoir autour d’une table, joue un certain rôle.

Les méthodes parlementaires d’élaboration du texte d’un traité


multilatéral sont impliquées par le terme de « conférence » et se résument à un
certain nombre de techniques connues (règlement, bureau, commissions,
séances plénières, comité de rédaction, etc.). La Convention de Vienne ne
définit pas le terme de « conférence », bien qu’elle attache à l’existence d’une «
conférence » des conséquences juridiques en ce qui concerne la question
capitale maintes fois signalée des règles de vote pour l’adoption d’un texte.

Traditionnellement, jusqu’à la Société des Nations les décisions des


conférences internationales devaient être prises à l’unanimité. La pratique d’une
majorité des deux-tiers fut instaurée dans le cadre de l’Organisation
internationale du travail et est devenue la règle pour les conférences convoquées
sous les auspices des Nations Unies.

42
GEAMANU G., « Théorie et pratique des négociations en droit international », RCADI, 1980
21

Paragraphe 2. Le traité élaborés par l’Assemblée générale

En ce qui concerne les traités élaborés par l’Assemblée générale des


Nations Unies une majorité simple est suffisante, il en va de même pour les
assemblées de certaines institutions spécialisées. L’article 9 de la Convention de
1986 prévoit pour les conférences tenues en dehors des organisations
internationales la règle des deux-tiers à moins que la conférence n’en ait décidé
43
autrement, à la même majorité. Les organisations internationales qui
participent à une conférence ont le même droit de vote des Etats à moins que
ces derniers n’en décident autrement.

On peut remarquer, à la Conférence de Vienne de 1986 les


organisations internationales ont joui de droits limités, elles n’avaient pas de
droit de vote, leurs propositions n’étaient soumises au vote que si un Etat le
demandait et l’entrée en vigueur de la Convention dépendait du nombre d’Etats
seulement. Cela dit l’adoption du vote à la majorité a profondément modifié la
politique des Etats, tout particulièrement des grandes puissances à l’égard de la
conclusion des traités. Sans doute cette majorité permet aux Etats en voie de
développement et plus généralement aux Etats qui comptent davantage sur leur
nombre que sur leur poids individuel, de faire valoir leurs intérêts. De telles
tentatives sont souvent vouées à l’échec car les traités conclus au sein des
organisations internationales ne sont pas ratifiés par les Etats dont les points de
vue ont été ignorés ou, s’ils le sont, les ratifications s’accompagnent de réserves
parfois importantes.

Il est important de noter que dans certains cas, lorsque l’enjeu en cause
est si grave, les offices des organisations internationales élaborent un texte
offert à l’accession des autres Etats par exemple le traité de Moscou de 1963 sur
l’interdiction des essais nucléaires.

43
Article 9 de la convention de vienne sur le droit de traité stipule que l’adoption du texte d’un traité s’effectue
par le consentement de tous les Etats participant à son élaboration, sauf dans les cas prévus au paragraphe 2.
2. L’adoption du texte d’un traité à une conférence internationale s’effectue à la majorité des deux tiers des Etats
présents et votants, à moins que ces Etats ne décident, à la même majorité, d’appliquer une règle différente
22

Section 2. L’échange ou dépôt des instruments de ratification, d’acceptation,


d’approbation ou d’adhésion

Aux termes de l’article 16 de la convention de vienne sur le droit de


traité de 1969 prévoit que « tout traité en vigueur lie les parties et doit être
exécuté par elles de bonne foi ». Autrement dit, les Etats ayant exprimé leur
consentement à être liés par le traité, le traité en tant que tel a acquis désormais
sa pleine efficacité juridique. La détermination des conditions de l’entrée en
vigueur est opérée pour chaque traité pour les Etats ayant participé à la
négociation, soit dans le texte du traité, soit autrement.44

Cependant, les traités multilatéraux sont conditionnés à l’existence d’un


double consentement concrétisé par un échange d’instruments ou par des
notifications qui détermine l’entrée en vigueur. Le consentement de tous les
Etats ayant participé aux négociations, ou de certains Etats déterminés, ou d’un
certain nombre d’Etats, qu’ils aient ou non participé aux négociations, sera la
base nécessaire pour l’entrée en vigueur. S’il s’agit d’un traité fermé 45, il est
normal, faute de disposition contraire, que l’on exige le consentement de tous
les Etats ayant participé aux négociations ; le dernier en date des consentements
requis déterminera le jour de l’entrée en vigueur.

Pour les traités ouverts, il est généralement prévu que leur entrée en
vigueur suppose que le volume des consentements acquis soit suffisamment
représentatif d’après des critères que chaque traité détermine ; mais, à défaut
d’une telle détermination, il faudrait également exiger la ratification de tous les
Etats ayant participé à la négociation. En ce qui concerne les Etats qui adhèrent
à un traité déjà en vigueur, c’est bien entendu la date de leur adhésion qui
détermine celle de l’entrée en vigueur du traité à leur égard.

44
MASUMBUKO KASONGO (M.), La protection diplomatique : contribution à la construction du statut de
l’individu en droit international, Thèse de Doctorat/PhD, Droit Public International, Université de Douala, 2020
45
Un traité fermé c’est un traité qui impose l’accord de toutes les parties originaires pour qu’un nouvel Etat entre
dans le cercle conventionnel.
23

Paragraphe 1.L’ approbation du projet de texte

Approbation dans la procédure complexe peut se présenter sous des


formes diverses, plus ou moins accélérées et permettant de se référer à la
distinction des procédures courtes ou longues. Toutefois, une telle distinction ne
peut avoir pour des traités multilatéraux des traits aussi marqués que pour les
traités bilatéraux. Non seulement comme pour ceux-ci d’ailleurs, mais moins
fréquemment, rien n’empêche un Etat de s’engager définitivement par une
expression simple du consentement à être lié, comme la signature 46, alors que
les autres Etats entendent ne s’engager que par la ratification, mais surtout les
traités multilatéraux ouverts connaissent une procédure simple, mais
tardive d’exprimer le consentement à être lié par un traité : le consentement ne
passe pas par une procédure préalable comme l’est la signature et s’exprime
en une fois par l’adhésion qui désignée aussi parfois sous le terme
d’accession, d’acceptation ou même d’approbation, quoique ce dernier terme
qualifie plus souvent un acte postérieur à une signature. En effet, la signature
fait normalement suite à une négociation et le traité multilatéral ouvert peut être
signé pendant un certain temps après l’Acte final de la Conférence ; passé un
délai raisonnable, il est normal de prévoir que les Etats qui n’ont pas signé
préfèreront donner leur consentement en un seul acte sous sa forme définitive :
cela n’a plus de sens de le donner en deux fois, puisque l’Etat en cause a tout le
temps nécessaire pour prendre sa décision, et, si nécessaire, satisfaire à des
exigences constitutionnelles compliquées.

Paragraphe 2. La procédure d’Adhésion

L’article 11 de la convention de vienne sur le droit de traité prévoit que


« Le consentement d’un Etat à être lié par un traité peut être exprimé par la
signature, l’échange d’instruments constituant un traité, la ratification,
l’acceptation, l’approbation ou l’adhésion, ou par tout autre moyen convenu ».
L’adhésion est l’acte par lequel un État qui n’a pas signé le texte du traité

46
Article 12 de la convention de vienne sur le droit traité
24

exprime son consentement définitif à être lié. Cette procédure a la même portée
que celle de la signature et de la ratification.

Dans ces conditions, les précautions qui entourent la procédure de


ratification ne s’imposent plus : l’État adhérent a pris, à l’égard du traité, le
recul nécessaire ; il a eu tout loisir de peser les avantages et les inconvénients de
son engagement. L’adhésion permet, plus efficacement que la signature
différée, d’étendre le champ d’application d’une réglementation
conventionnelle : elle traduit, en effet, le consentement d’un État à être lié par le
traité, au même titre que la ratification, l’acceptation ou l’approbation.47

47
GOUNELLE (M.), Relations internationales, Dalloz, Collection « Mémentos », 6e éd., 2004
25

CONCLUSION

Dans cette étude, nous avions examiné la procédure de conclusion de


traité en droit international. Autrement dit, nous avons tenté de savoir si le droit
interne d’un Etat à une implication dans le processus de la conclusion d’un
traité. De plus, nous nous sommes demandé Quelles sont les procédures de la
conclusion du traité en droit international ?

Tout d’abord, nous avons constaté qu’il existe deux cas de figure dans
la procédure de la conclusion des traités : d’une part une procédure simplifiée
ou courte et d’autre part une procédure longue ou complexe.

C’est ainsi donc, nous avions observés dans un premier temps que que
la conclusion du traité n’est pas le seul fait de la signature ou de l'engagement,
mais l'ensemble des procédures et étapes qui permettent aux parties de formuler
leur engagement. C'est une opération complexe de procédures qui implique
plusieurs étapes. Cet ensemble de procédures comporte à la fois la formulation
de l’engagement, la volonté des Etats parties au droit international, ainsi que la
prise et la modulation de l’engagement.

Dans un second lieu, nous avions constaté que la procédure simplifiée


de la conclusion d’un traité est visible non seulement à le traité bilatéral mais
aussi dans la procédure de ratification. Il est sur important de prévoir l’avenir
même de notre sujet où on peut expliquer la pratique des auteurs internationaux
en matière de conclusion de traité.
26

BIBLIOGRAPHIE

I. DOCUMENTS OFFICIELS

- Convention de Vienne sur le droit des traités (avec annexe). Conclue à Vienne
le 23 mai 1969.

- La constitution du 18 février 2006 telle que révisée et complétée en ce jour par


la loi n°11/002 du 20 Janvier 2011 portant modification de certains articles de la
constitution in journal Officiel Numero Spécial 52em Année

II. JURISPRUDENCE

- Affaire relative au projet Gabcíkovo-Nagymaros, (HONGRIE-SLOVAQUIE)


1997.

- CIJ Rec., l’affaire des Ressortissants des États-Unis au Maroc, Arrêt du 27


aout 1952,

III. OUVRAGES

- VERHOEVEN (J), droit international public, Bruxelles, larcier, p.365

- QUEQUEUNER (J-F), Cahier du cours de droit international, faculté de droit,


Université de Neuchâtel, 2017-2018

- BERGEL (J-L.), Théorie Générale du droit, 5 éd. Paris cedex, 2012, coll. Mé-
thodes du Droit, Dalloz, P151

- Pierre-Marie Dupuy et Yann Kerbrat, Droit international public, Paris, Dalloz,


4e édiction, 2018.

- DELVOLVE(P.), Le droit administratif, 6 éditions, Paris, coll., Connaissance et


droit, Dalloz, 2014, p.1

- ALLAND (D), Manuel de droit international public, 5e éd. Paris, PUF, 2018
27

- ROCHE (C), l’Essentiel du Droit International Public, Gualino-Lextenso, 1Oe


édiction, 2019-2020.

- DAILLIER (P.) et PELLET (A.), Droit international public, 7e édition, L..G.D.J,


Paris ; 2002 ROCHE (C), l’Essentiel du Droit International Public, Gualino-Lextenso,
1Oe édiction, 2019-2020.

- GRAWITZ (M.), Méthodes des sciences sociales, 4e éd. Paris, 1979.

- SHOMBA et KINYAMBA (S), Méthodologie de la recherche scientifique :


étapes contraintes et perspectives, édition MES, Kinshasa, 2004, p.41

- COHENDET (M), La méthode de travail en droit public, 3e éd, Montchrestien,


994p

- Dominique Carreau, Droit international, Paris, Pédone, 3e édition, 1991, p.42

- GOUNELLE (M.), Relations internationales, Dalloz, Collection « Mémentos »,


6e éd., 2004

IV. THESE

- MASUMBUKO KASONGO (M.), La protection diplomatique : contribution à la


construction du statut de l’individu en droit international, Thèse de Doctorat/PhD,
Droit Public International, Université de Douala, 2020

V. ARTICLE DE REVUE

- VIGNES. D « organisation et règlement intérieur de la conférence sur le droit


de la mer », Revue du droit public, 1975,

- GEAMANU G., « Théorie et pratique des négociations en droit international »,


RCADI, 1980

- François LUCHAIRE, « Le droit d'asile et la révision de la Constitution » RDP


no 1/1994
28

- Frédéric Joël AIVO, « Crise de la normativité des Constitutions en Afrique »,


RDP, 2012

VI. DICTIONNAIRE

- Dictionnaire de la terminologie du droit international, (sous la direction de


BASDEVANT, Paul), Paris, 1960, p. 141

- CORNU (G), Vocabulaire Juridique, Association Henri Capitant, 12em édition,


PUF

VII. NOTES DE COURS

- ASSANI MPOYO, Initiation à la recherche scientifique Note de cours ; 2ème-


graduat droit, UNIKIN, 2004-2005

- MASUMBUKO KASONGO (M), droit international public, Kinshasa, éd. ISA,


2023

VIII. WEBOGRAPHIE

- http://www.village-justce.com

- http://www.dalloz.fr/
29

TABLE DES MATIERES


AVERTISSEMENT.........................................................................................................I

REMERCIEMENTS...................................................................................................III

SIGLES ET ABBREVATIONS.................................................................................IV

RESUME.......................................................................................................................V

ABSTRACT..................................................................................................................V

SOMMAIRE................................................................................................................VI

INTRODUCTION GENERALE.................................................................................1

I. CONTEXTE DU SUJET............................................................................................1
II. DÉLIMITATION DE L’ÉTUDE.................................................................................2
1. LA DÉLIMITATION SPATIALE..............................................................................2
2. LA DÉLIMITATION TEMPORELLE........................................................................2
3. LA DÉLIMITATION MATÉRIELLE............................................................................3
III. DÉFINITION DE CONCEPT.................................................................................3
2. CONCLUSION DU TRAITÉ :...................................................................................3
3. TRAITÉ..................................................................................................................4
4. DROIT INTERNATIONAL.......................................................................................4
IV. INTÉRÊT DE L’ÉTUDE........................................................................................4
V. LA REVUE DE LITTÉRATURE................................................................................5
VI. PROBLÉMATIQUE DE L’ÉTUDE.........................................................................6
VII. HYPOTHESE..................................................................................................7
VIII. METHODES ET TECHNIQUES..................................................................7
IX. PLAN SOMAIRE............................................................................................8
CHAPITRE I. LA PROCEDURE SIMPLIFIEE DE LA CONLUSION D’UN
TRAITE.......................................................................................................................9
SECTION I. L'ÉLABORATION MATÉRIELLE DU TRAITÉ : TRAITÉ BILATÉRAL.................9
PARAGRAPHE 1. LA NÉGOCIATION DU TEXTE............................................................10
PARAGRAPHE.2 : L'ADOPTION OU LA SIGNATURE DU TEXTE FINAL...........................12
30

SECTION II : L'EXPRESSION DU CONSENTEMENT À ÊTRE LIÉ : LA RATIFICATION.......14


PARAGRAPHE 1. LE RÉGIME JURIDIQUE DE LA RATIFICATION...................................14
PARAGRAPHE 2. MODALITÉ DE LA RATIFICATION.....................................................15
CHAPITRE 2. LA PROCEDURE COMPLEXE DE LA CONLUSION D’UN
TRAITE.....................................................................................................................17
SECTION 1. TRAITÉ MULTILATÉRAL DE PROCÉDURE LONGUE OU EN FORME
SOLENNELLE...............................................................................................................17

PARAGRAPHE 1. LA CONFÉRENCE INTERNATIONALE : FORMULATION DU TEXTE......18


PARAGRAPHE 2. TRAITÉ ÉLABORÉS PAR L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE...........................19
SECTION 2. ECHANGE OU DÉPÔT DES INSTRUMENTS DE RATIFICATION,
D’ACCEPTATION, D’APPROBATION OU D’ADHÉSION...................................................20

PARAGRAPHE 1. APPROBATION DU PROJET DE TEXTE...............................................21


PARAGRAPHE 2. LA PROCÉDURE D’ADHÉSION..........................................................22
CONCLUSION..........................................................................................................24
BIBLIOGRAPHIE......................................................................................................25

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