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Sujet PLF 2024

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Quel contexte pour la LF 2024 ?

Le contexte de préparation de la Loi de Finances désigne l’ensemble des facteurs exogènes et


endogènes, liés à la conjoncture économique et financière, nationale et internationale, dans lequel se
prépare le Budget de l’Etat. Ce contexte influence et oriente le choix des priorités des dépenses
publiques, ainsi que le niveau de perception des recettes publiques, autrement dit, il oriente l’équilibre
budgétaire de l’année à venir.
Contexte de préparation du PLF 2024 :
 Stress hydrique
 Sécheresse
 Déséquilibre financier (déficit budgétaire)
 La persistance des tensions géopolitiques et des pressions inflationnistes ;
 L’inscription, de nouveau, à la hausse des cours des matières premières au niveau international :
 Le ralentissement de l’activité économique mondiale, notamment dans la zone euro où les
prévisions des taux de croissance se situeront à 0,7% en 2023 et à 1,2% en 2024 (FMI – 10/2023).
Contexte national :
 Grandes Orientations Royales
-Mise en œuvre du programme de reconstruction et de mise à niveau générale des régions sinistrées
par le séisme d’Al Haouz ;
-Révision du code de la famille ;
-Poursuite du traitement diligent de la problématique de l’eau ;
-Mise en œuvre du nouveau programme d’aide au logement.
 Maintenir les équilibres macroéconomiques
-Réduction du déficit budgétaire de 5,2% du PIB en 2022 à 4,5% en 2023, grâce à la bonne
dynamique des recettes ;
-Résilience de l’économie nationale grâce aux mesures proactives pour préserver le pouvoir d’achat
des citoyens et soutenir les secteurs impactés.
Réalisations de l’année 2023
 Jeter les bases d’un Etat social consolidé (AMO, RSU, aides directes…)
 Mesures pour la lutte contre stress hydrique (interconnexion des bassins, dessalement de l’eau
de mer)
 Lancement du programme entrepreneuriat 2, vision tourisme 2023
 Réforme de la fiscalité (loi 69-19) sous l’ère de la loi des finances 2023
Les objectifs de la Loi des Finances 2024 ?
Axe 1 : La mise en œuvre du programme de reconstruction et de mise à niveau générale des
régions sinistrées par le séisme d’al Haouz, ainsi que le renforcement des mesures de lutte
contre les impacts conjoncturels
Programme de reconstruction et de mise à niveau générale des régions sinistrées par le séisme
d’Al Haouz
- Enveloppe budgétaire prévisionnelle : 120 MMDH
- Durée : 5 ans (2024-2028).
-Population cible : 4,2 millions d’habitants des 6 provinces et préfecture sinistrées (Marrakech, Al
Haouz, Taroudant, Chichaoua, Azilal et Ouarzazate).

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- Sources de financement : budget général, contributions des collectivités territoriales, Compte
spécial dédié à la gestion des effets du tremblement de terre, Fonds Hassan II pour le développement
économique et social ainsi que la coopération internationale.
- Deux piliers :
Le premier : La reconstruction des logements (Une aide d’urgence de 30.000 dirhams aux ménages
concernés et une aide financière directe de 140.000 dirhams au profit des familles dont les logements
ont été totalement effondrés et de 80.000 dirhams pour couvrir les travaux de réhabilitation des
habitations partiellement effondrées) et la mise à niveau des infrastructures touchées par le séisme ;
Le deuxième : La mise en place d’un plan ambitieux et intégré pour le développement des provinces
du Haut Atlas.
- Gouvernance : Agence de Développement du Haut Atlas via un contrat programme entre l’Etat et
ladite Agence.
Mesures de soutien au pouvoir d’achat :
-La mobilisation de 16,36 MMDH pour le soutien des prix du gaz butane, du sucre et de la farine
nationale du blé tendre.
Programme de réduction de l’impact du déficit pluviométrique et des effets de conjoncture, doté
d’une enveloppe de 10 MMDH
- La protection du capital animal, à travers la subvention de l’orge et des aliments importés destinés au
bétail et à la volaille ;
- La protection du capital végétal et le soutien des filières, à travers la subvention des prix de certains
intrants, comme les semences et les engrais, afin de permettre la baisse des coûts de production d’une
série de légumes et fruits ;
-Le renforcement des capacités financières du Crédit Agricole du Maroc en vue de soutenir les
agriculteurs.
Programme national pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation (PNAEPI) 2020-
2027, doté d’un budget de 143 MMDH
-Le lancement des travaux de construction d’un nouveau grand barrage, ainsi que la réalisation du
programme de 8 petits barrages ;
-La poursuite de la réalisation du projet relatif à l’interconnexion reliant les bassins de Sebou et
Bouregreg ;
-La poursuite des projets liés au dessalement de l’eau de mer, en portant la capacité actuelle de l’eau
dessalée de 186,58 millions m3 /an à plus de 1.400 millions m 3/an, tout en tenant compte des synergies
avec le Programme du Maroc en Hydrogène Vert, et le développement des énergies renouvelables
pour les différentes stations de dessalement;
- La poursuite de la réalisation des projets relatifs à la reconversion à l’irrigation, collective et
individuelle, afin de pouvoir économiser plus de 2 milliards m3/an d’eau ;
- Lapoursuite de l’aménagement hydro-agricole de la plaine de Saiss et de la zone sud-est de la plaine
de Gharb ;
-La poursuite du renforcement de l’approvisionnement en eau potable en milieu rural, où 113 projets
sont en cours de réalisation.
Stratégie agricole « Génération Green »
La mise en œuvre notamment des 19 Contrats-programmes (4 filières animales et 15 filières
végétales) signés entre l’Etat et la profession, ayant comme objectifs :
- Améliorer la rentabilité de la production agricole ;
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- Valoriser la production et moderniser les méthodes de commercialisation et de distribution ;
- Améliorer la recherche, la formation et les conditions de travail des agriculteurs et des travailleurs ;
- Créer une nouvelle génération d’organisations professionnelles agricoles efficaces.
Lutte contre les changements climatiques et développement durable
- L’introduction par le biais d’instruments économiques, fiscaux, financiers et législatifs, des réformes
visant à promouvoir des investissements durables, à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à
renforcer la résilience aux changements climatiques.
Axe 2 : La poursuite du processus de consolidation des fondements de l’Etat social
Poursuite du déploiement de la généralisation de la protection sociale
Opérationnalisation graduelle du Programme d’Aide Sociale Directe via
- La préparation du cadre juridique et réglementaire ;
- La mise en place du système de gouvernance et de gestion du programme sociale directe ;
- La préparation de la plateforme d’inscription et des mécanismes d’échange données avec l’ensemble
des parties prenantes.
Poursuite du déploiement de l’AMO :
- Le parachèvement de l’arsenal juridique relatif à la généralisation de profit des personnes capables
de s’acquitter des cotisations et n’exerçant activité rémunérée ou non rémunérée ainsi qu’au profit des
personnes de s’acquitter de leurs cotisations «AMO Tadamon» ;
- La mise en place des mesures en réponse aux problématiques relatives en oeuvre du régime «AMO
TNS», notamment en matière de recouvrement.
Mise en place des mesures d’accompagnement :
- L’accélération de l’inscription des cibles prioritaires au Registre Social Unifié pour bénéficier du
programme d’Aide Sociale Directe ;
- Le financement de la protection sociale, principalement via le redéploiement de certains programmes
en vigueur («Tayssir», « 1 Millions de Cartables», « Fonds d’Entraide Familiale), outre l’optimisation
de l’action sociale de l’Etat.
Poursuite du chantier de refonte du système national de santé
- La poursuite de l’exécution du programme de mise à niveau des infrastructures des équipements
sanitaires en accompagnement de la généralisation
- Le démarrage des travaux de nouveaux projets d’infrastructures hospitalières, notamment le CHU
d’Errachidia, le CHP de Berkane, le CHR d’Oujda, Taourirt, les hôpitaux de proximité… ;
- La mise en service en 2024 de plusieurs hôpitaux qui sont en cours d’achèvement, en particulier, le
CHU d’Agadir, les CHP de Kénitra, les hôpitaux de proximité de Figuig, de Midar, ainsi que les
hôpitaux psychiatriques d’Agadir et de Kenitra ;
- Le lancement des études relatives à différents projets d’infrastructures hospitalières
(Le CHU de Beni Mellal, l’extension du CHR de Guelmim en CHU, etc.).
Feuille de route de la réforme du système éducatif
Axe élève:
- La généralisation du préscolaire : construction de 2.338 salles, la réhabilitation de 413 salles et
l’équipement de 2.751 salles de préscolaires ;
- La poursuite de la mise en oeuvre des « Ecoles pionnières » ayant pour objectif l’amélioration de la
qualité des apprentissages de base, la réduction de la déperdition scolaire ainsi que l’épanouissement
des élèves ;
- L’instauration d’une logique de transparence dans le suivi et l’évaluation des élèves à travers un
«livret de compétences», indiquant les compétences acquises, non acquises et en cours d’acquisition;

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- L’extension
de l’enseignement de la langue Amazighe dans les établissements primaires ainsi que le
lancement de la généralisation de l’enseignement de l’anglais sur les deux premières années du
collège.
Axe enseignant :
- Les étudiants du Cycle de Licence d’Education qui adhéreront à des activités pédagogiques durant la
période de formation continueront de bénéficier d’une indemnité de 1.000 dirhams/mois.
Axe établissement :
- La mise en oeuvre d’un modèle simplifié et digitalisé du Projet d’Etablissement Intégré ;
- Le renforcement de l’offre scolaire à travers, notamment, la construction de 230 nouveaux
établissements ;
- La poursuite du programme de réhabilitation des établissements scolaires dont le remplacement des
salles en préfabriqué.
Enseignement Supérieur, Recherche scientifique et Innovation :
- L’extension et la diversification des filières de formation du cycle licence, en passant de 570 filières
accréditées à 1.037 filières accréditées ;
- Le lancement de nouveaux parcours d’excellence à partir du BAC+2, dans les facultés à accès
ouvert, avec la création de 63 centres d’excellence ;
- Le relèvement des capacités d’accueil des cités universitaires de 5.520 lits supplémentaires;
- L’adoption d’une approche axée sur le ciblage des bénéficiaires des bourses de premier cycle, en
s’appuyant sur le RSU.
Promotion de l’emploi
-La mise en oeuvre du programme « Ana Moukawil » pour l’appui à la TPE et à l’entrepreneuriat,
visant à accompagner 100.000 entrepreneurs, porteurs de projets, autoentrepreneurs, unités
économiques informelles et TPE souhaitant intégrer l’économie structurée, à l’horizon 2026.
Dialogue social
- 10 MMDH au titre de l’année 2024, soit 4,2 MMDH supplémentaires par rapport à 2023, pour
honorer les engagements du dialogue social central signé en avril 2022, ainsi que les dialogues
sociaux qui en découlent au niveau des secteurs de la santé, de l’Enseignement Supérieur et de
l’Education Nationale.
La mise en œuvre du nouveau programme d’aide au logement 2024-2028
Le soutien du pouvoir d’achat des ménages, à travers une aide financière directe à l’acquéreur.
Sont éligibles à cette aide, les marocains résidant au Maroc ou à l’étranger, qui ne sont pas
propriétaires au Maroc et qui n’ont jamais bénéficié d’une aide au logement. Le montant de l’aide
est fixé à :
- 100.000 DH pour l’acquisition d’un logement dont le prix de vente est inférieur ou égal à 300.000
DH TTC ;
- 70.000 dirhams pour l’acquisition d’un logement entre 300.000 et 700.000 DH TTC.
Renforcement de l’égalité et appui aux programmes dédiés à la famille, aux personnes âgées et
aux personnes en situation de handicap
-La généralisation des centres d’écoute des femmes victimes des violences et la mise en place d’un
centre pilote GISSR pour la prévention des comportements agressifs et pour la réhabilitation des
auteurs de violences ;
- L’élaboration des cartographies des services et des structures et plans d’action provinciaux de
protection de l’enfance ;

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- L’élaboration du concept de famille d’accueil des personnes âgées propre au Maroc ainsi que l’appui
à la requalification et la mise en place des centres de jour pour les personnes âgées dans les différentes
régions ;
-L’instauration d’un nouveau système d’évaluation du handicap, production de la carte du handicap,
ainsi que la mise à niveau et l’équipement des établissements de protection sociale accueillant les
Personnes en Situation de Handicap en partenariat avec les collectivités territoriales.
Promotion du sport :
- La poursuite de la réalisation et de l’aménagement des infrastructures sportives de haut niveau sur
tout le territoire national, notamment la construction de l’Aréna de Rabat avec les nouvelles normes
internationales ;
- La
dynamisation du sport féminin, l’animation sportive au profit de la femme et l’autonomisation des
femmes par le biais du sport.
Axe 3 : LA POURSUITE DE LA MISE EN OEUVRE DES REFORMES STRUCTURELLES
Amélioration du climat des affaires et modernisation du cadre juridique :
-L’opérationnalisation de la feuille de route 2023-2026 pour améliorer l’environnement des affaires,
via notamment le développement et la mise en place de l’Observatoire National de l’Investissement ;
- La poursuite de la mise en œuvre de la nouvelle charte de l’investissement ;
- Le parachèvement de la réforme des Centres Régionaux d’Investissement.
Réforme globale de la commande publique
- L’entrée en vigueur du nouveau décret relatif au marché public le 1er septembre 2023 ;
- La mise en place de l’Observatoire Marocain de la commande publique ;
- La poursuite de la dématérialisation des procédures de passation de la commande publique.
Poursuite des grands chantiers d’infrastructures
Domaine routier
- La poursuite de la réalisation de la voie express Tiznit-Laâyoune, et l’élargissement et le
renforcement de la liaison Laâyoune-Dakhla, dont le taux d’avancement a atteint 86% ;
- La poursuite de la réalisation de la connectivité routière au nouveau port Nador West Med (NWM).
Domaine autoroutier
- Le lancement des deux lots restants (Guercif-Saka sur 36,5 km et Saka-Driouch sur 40,5 km) ;
- La poursuite de la réalisation de la 3ème section de l’autoroute Guercif-Nador entre Driouch et Nador;
- Le lancement des travaux du tronçon autoroutier Tit Mellil-Berrchid.
Infrastructures portuaires
- La poursuite de la réalisation du Port Dakhla Atlantique;
- La poursuite de la réalisation du projet d’extension des ouvrages de protection du port de Casablanca;
- La poursuite de la réalisation de l’extension du port Jebha (2ème tranche).
Infrastructures ferroviaires
- La poursuite des études destinées à la réalisation de la liaison ferroviaire du port de Nador West Med
;
- Le financement des études et l’acquisition du foncier prioritaire, pour les projets d’extension du
réseau de train à grande vitesse vers les villes de Marrakech et Agadir ;
Transport aérien

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-La mise en œuvre du nouveau plan de développement de la Royal Air Maroc, dans le cadre du
contrat-programme Etat-Royal Air Maroc, et qui englobe notamment un appui financier de l’Etat, et
ce afin de lui permettre de réaliser son plan d’investissement, tout en préservant sa compétitivité et sa
pérennité.
Développement de la logistique :
- Le lancement des travaux de la zone logistique de Kénitra et des démarches préparatoires relatives à
la réalisation des autres zones logistiques.
Développement industriel
Industrie automobile
-Renforcement du positionnement du Maroc dans l’industrie automobile, sachant qu’il est considéré
comme étant le premier producteur de voiture en Afrique, à travers notamment l’augmentation de
production de Stellantis et la promotion du Label « Made in Morocco » dans la production
automobile.
Industrie aéronautique
Développement de nouveaux métiers à forte valeur ajoutée, couvrant des filières variées dont le
câblage, la mécanique, la chaudronnerie, le composite, l’assemblage mécanique. Dans ce cadre, des
acteurs mondiaux (Boeing, Airbus, Pilatus, Spirit Aerosystems, Safran, Hexcel, ou encore Collins
Aerospace) ont opté pour la destination Maroc.
Textile et cuir
- Mise en œuvre du protocole d’accord signé entre l’Etat et l’Association Marocaine des Industries du
Textile et de l’Habillement d’une part et la Société Financière Internationale d’autre part, qui porte
particulièrement sur la décarbonation du secteur marocain du textile et de l’habillement et la
production circulaire à travers l’accompagnement des entreprises pour adopter de nouvelles
technologies et pratiques commerciales.
Stratégie Maroc Digital 2030
- Elaboration d’un projet de loi sur la numérisation des services administratifs, dans le but de
compléter l’arsenal juridique de la gestion numérique, et de poursuivre les projets déjà lancés, en
l’occurrence «e tamkeen», «emploi-public.ma» et «www.chikaya.ma» ;
- Réalisation des projets relatifs à la transformation digital, par l’Agence de Développement du Digital
(ADD) notamment les chantiers « Smart Factory », « Digital PME », Infrastructure et «
Défisnationaux.ma ».
Programme Economie Bleue
- Mise en œuvre du programme national pour l’Economie bleu, ayant trois objectifs centraux : le
développement économique et la création d’emplois au niveau territorial, la sécurité alimentaire ainsi
que la protection et la valorisation des ressources environnementales.
- Pour rappel, le Maroc a adopté L’Economie Bleue comme l’un des piliers de son Nouveau Modèle
de Développement selon une approche qui porte sur l’accélération de la mise en œuvre des schémas
de développement des neuf régions littorales pour une mobilisation pleine et entière du potentiel de ce
secteur.
Feuille de route du secteur touristique 2023-2026, s’appuyant sur deux axes :
- Offre touristique : Nouvelle logique de structuration de l’offre autour de filières intégrées en
rupture avec la logique «destinations et territoires» et développement de 14 projets locomotifs
d’animation pour consolider les filières prioritaires (Zone intégrée de vols en montgolfières-Nord
Agafay, projet intégré de développement du Parc National du Souss-Massa, etc.) ;

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- Leviers transverses : Renforcement des leviers de compétitivité autour de 6 volets, notamment le
doublement des capacités aériennes, le renforcement du plan marketing et promotion (Tour
Opérateur), le renforcement du capital humain et l’accélération des investissements dans les activités
d’animation et de services touristiques (banque de projets touristiques, incubateurs thématiques).
Stratégie Energétique et promotion des Energies Renouvelables
- La poursuite du développement des énergies renouvelables, où la capacité installée des énergies
renouvelables a atteint 4,5 GW à fin septembre 2023, portant ainsi la part des énergies renouvelables à
plus de 40%. Pour rappel, la stratégie énergétique prévoit d’augmenter la part des énergies vertes de
52% de la puissance électrique installée, à l’horizon 2030 ;
- Le lancement d’une Offre Maroc opérationnelle et incitative couvrant l’ensemble de la chaîne
de valeur de la filière de l’Hydrogène vert, portant sur trois axes principaux: les options de Zoning
Hydrogène, l’Analyse des Business Models en choisissant les investisseurs et les dispositifs
d’incitation pour accompagner ce projet.
Accélération de la régionalisation avancée
- La consolidation des ressources financières affectées aux Régions et du rôle des Agences
Régionales d’Exécution des Projets ;
- L’accompagnement des Régions pour l’exercice de leurs compétences : La création à l’initiative
de l’Etat et au niveau de chaque région, d’une «Société Régionale Multiservices» (SRM) sous forme
de SA, mise à la disposition des collectivités territoriales en tant qu’outil moderne de gestion du
service public de distribution d’électricité, d’eau potable et d’assainissement liquide ;
- La consécration de la démarche de contractualisation entre l’Etat et les Régions: où quatre
Contrats-programmes ont été signés entre l’Etat et les Régions de Fès- Meknès, de Dakhla-Oued
Eddahab, de Béni Mellal-Khénifra et de Guelmim-Oued Noun avec un coût global de 23,57 MMDH;
- La mise en place d’une incitation territoriale à l’investissement privé, à travers une « prime
territoriale » instituée au niveau de la charte d’investissement au profit des projets d’investissements
basés dans 60 provinces et préfectures.
Réforme de l’Administration
- L’examen des opportunités de développement du portail IDARATI, en vue d’améliorer les services
publics et de simplifier les procédures administratives, ainsi que la poursuite de la mise en œuvre de la
charte des services publics ;
- La poursuite de la consécration du caractère officiel de la langue amazighe.
Réforme de la justice
- La révision du Code de la Famille ;
- La révision des lois relatives à la nationalité marocaine et celle relative à la prise en charge (la
kafala) des enfants abandonnés ;
- La préparation de la première édition du magazine du registre du commerce ;
- La création d’un espace numérique pour le citoyen au niveau des juridictions du Royaume ;
- La mise en place des procès numériques.
Encadrement du champ religieux
- La construction de 6 nouvelles mosquées, la mise à niveau de 263 mosquées, la restauration de 18
mosquées historiques et l’équipement de 993 mosquées ;
- La poursuite des travaux de construction de 2 complexes religieux et culturels, notamment à
Errachidia et Agadir, ainsi que la restauration du Mausolée Moulay Idriss Zarhoun ;
- L’extension de 3 écoles d’enseignement traditionnel, la construction d’une école à la province de
Safi, la poursuite de la construction d’une école d’enseignement traditionnel à la province de Settat,

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l’entretien et la réparation de plusieurs écoles ainsi que l’équipement de 3 écoles notamment à Midelt,
Chefchaouen et Taounate.
Axe 4 : LE RENFORCEMENT DE LA SOUTENABILITE DES FINANCES PUBLIQUES
La poursuite de la réforme fiscale :
- La poursuite de la réforme de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ;
- L’intégration de la dimension environnementale dans la fiscalité de l’Etat ;
- Le renforcement du cadre juridique et institutionnel de la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale.
La poursuite de la réforme des Etablissements et Entreprises Publics (EEP) :
- La restructuration des Etablissements et Entreprises Publics, notamment à travers la publication de la
loi cadre 50.21 destinée à la rationalisation de leur création et l’amélioration de leur gouvernance,
ainsi que la publication de la loi n°82-20 portant création de l’Agence Nationale de Gestion
Stratégique des Participations de l’Etat et de Suivi des Performances des EEP ;
- La consolidation de la gouvernance et de la transparence du portefeuille public, notamment la mise
en place d’un nouveau dispositif de contrôle, l’actualisation du code marocain des bonnes pratiques de
gouvernance des EEP ainsi que la poursuite de l’accompagnement du processus de contractualisation
entre l’Etat et les EEP.
Projet de Réforme de La Loi Organique relative à la Loi de Finances, qui prévoit les
dispositions relatives notamment à :
- L’introduction d’une nouvelle règle budgétaire basée sur un objectif d’endettement à moyen terme
devant orienter l’élaboration de la programmation budgétaire triennale ;
- L’intégration des Etablissements Publics bénéficiant de ressources affectées ou de subventions de
l’Etat, dans le champ de la Loi Organique n°130-13 relative à la loi de finances ;
- L’enrichissement des documents accompagnant le Loi de Finances, par une note sur le cadre
budgétaire à moyen terme ;
- La clarification du processus et modalités d’examen et d’approbation de la Loi de Finances
rectificative ;
- La réduction du délai de dépôt du projet de loi de règlement ;
- La consécration de la dématérialisation du processus de dépôt des projets de loi de finances et des
documents présentés au Parlement ainsi que de l’ensemble des échanges institutionnels y afférents.
Redressement de l’équilibre budgétaire
- La maîtrise des dépenses du personnel et du fonctionnement et l’amélioration de l’efficacité des
investissements publics;
- La mobilisation des recettes, notamment fiscales et douanières ;
- La rentabilisation du portefeuille et amélioration des recettes domaniales.
Redressement des équilibres extérieurs :
- La dynamisation des exportations et la maîtrise des flux des importations, grâce à l’ouverture du
Maroc au commerce mondial et à l’attractivité de son économie, favorisant ainsi une meilleure
intégration dans les chaînes de valeur mondiales ;
- La promotion des Investissements Directs Etrangers (IDE), soutenue notamment par le climat
favorable à l’investissement national et étranger qu’offre le Maroc, et ce via les réformes
institutionnelles, réglementaires et économiques. Ces investissements ont été également favorisés par
le fort réseau de conventions conclues par notre pays, portant sur la promotion et la protection des
investissements et la non-double imposition.
- La mobilisation des financements extérieurs, où il est prévu de :
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 Signer une convention de financement avec l’Union Européenne, d’un montant de 103 millions
d’euros sous forme de don, dans le cadre de la transition verte et de la lutte contre les
changements climatiques ;
 Signer une convention de financement avec l’Union Européenne pour le programme d’appui au
Fonds Mohammed VI pour l’investissement, bénéficiant d’un montant de 54 millions d’euros ;
 Signer une convention de financement avec l’Union Européenne d’un montant de 10 millions
d’euros, pour soutenir l’autonomisation économique des femmes par le biais d’une approche
par projet ;
 Soutenir les réformes menées par notre pays, principalement en matière d’atténuation et
d’adaptation au changement climatique, dans le cadre de l’accord que le Maroc a conclu avec
le FMI au titre de sa nouvelle Facilité pour la résilience et la durabilité (RSF), pour un montant
de 1,3 milliard de dollars US.
A. Quelles sont les prévisions macroéconomiques ?
Les prévisions macroéconomiques représentent une estimation dont les résultats subiront, tout au long
de l’année, l’impact de l’évolution du contexte international et de l’environnement national. Ces
prévisions sont indispensables pour estimer les recettes qui dépendent de l’activité économique prévue
et de la consommation qui en découle, et ce en fonction notamment des prix des matières premières au
niveau des marchés internationaux.

C. Quelles sont les prévisions de recettes du budget général ?


Pour l’année 2024, le total des recettes hors produits des emprunts à moyen et long termes prévu dans
la Loi de Finances s’élève à 311,32 MMDH contre 294,72 MMDH en prévision pour 2023, soit une
augmentation de 5,6%.
1. Recettes fiscales :
280,40 MMDH en 2024 contre 264,90 MMDH en 2023, soit une augmentation de 5,8%.
2. Recettes non fiscales :
30,93 MMDH en 2024 contre 29,82 MMDH en 2023, soit une augmentation de 3,7%.
D. Quelles sont les prévisions de dépenses du budget général ?
Pour l’année 2024, le total de dépenses du budget général y compris les dépenses relatives à la dette
publique au titre de la Loi de Finances s’élève à 498,16 MMDH contre des prévisions de 486,39
MMDH en 2023, soit une augmentation de 2,4%.

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1. Dépenses de fonctionnement :
279,43 MMDH en 2024 contre 271,14 MMDH en 2023, soit une augmentation de 3,1%.
2. Dépenses d’investissement :
118,11 MMDH en 2024 contre 106,03 MMDH en 2023, soit une augmentation de 11,4%.
3. Dépenses se rapportant à la dette publique :
100,63 MMDH en 2024 contre 109,22 MMDH en 2023, soit une diminution de 7,9%.
Impact du changement du taux d’intérêt sur les charges de la dette :
Dette intérieure : une augmentation de 1 point de base (0,01%) des taux d’intérêt sur le marché
domestique, engendrerait une augmentation de 16 MDH ou de 0,06% des charges en intérêts de la
dette intérieure pour l’exercice suivant.
Dette extérieure : une augmentation de 1 point de base (0,01%) des taux d’intérêt engendrerait un
surcoût de 11,1 MDH ou 0,11% du total des charges en intérêts de la dette extérieure pour
l’exercice suivant.
Impact des fluctuations des cours de change sur les charges de la dette :
Dans l’hypothèse d’une appréciation de l’euro face au dollar de 1%, le service de la dette
extérieure du Trésor enregistrerait une hausse de 34,9 MDH ou de 0,120%.
Dans l’hypothèse d’une dépréciation du l’euro face au dollar de 1%, le service de la dette
extérieure du Trésor enregistrerait une baisse de 35,5 MDH ou de 0,122%.
E. Quels sont les besoins de financement du Budget de l’Etat ?
En prenant en compte les recettes et les dépenses susmentionnées liées au budget général y compris
l’amortissement de la dette publique, ainsi que les recettes et les dépenses des SEGMA et des CST, les
besoins de financement du Budget de l’Etat s’élèvent à un total d’environ 187,16 MMDH en
2024, soit une baisse de 3,1% par rapport à la Loi de Finances 2023.
Par conséquent et en vue de couvrir ces besoins bruts de financement, notamment en ce qui concerne
le financement de nouveaux projets d’investissement, l’Etat dispose de la possibilité d’emprunter,
pour une période déterminée, auprès des :
Emprunteurs nationaux (banques, établissements financiers, particuliers,…), notamment en
émettant des bons du trésor et des obligations, dont la maturité varie entre 13 semaines et 30 ans. Il
s’agit des emprunts internes ;
Emprunteurs internationaux qu’ils soient bilatéraux (Etats) ou multilatéraux (partenaires techniques
et financiers et institutions financières internationales, tels que la Banque Mondiale ou le FMI) ou sur
le marché international et les créanciers privés. Il s’agit des emprunts externes.

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Introduction (contexte)
Le PLF pour l’année 2024 intervient dans un contexte économique et financier
particulier. Sur le plan international, l’économie mondiale se trouve prise en
étau entre des tensions géopolitiques persistantes, la recrudescence des
événements climatiques extrêmes et un durcissement marqué des conditions
financières, générant, ainsi, des risques baissiers pour la croissance
économique mondiale.
Dès lors, l’économie nationale se trouve confrontée à de multiples chocs,
successifs et concomitants (sanitaire, climatique,…), et à la survenance du plus
puissant séisme de l’histoire récente de notre pays. En dépit de ce contexte,
l’activité économique devrait connaître, en 2023, une reprise de sa croissance
pour se situer autour de son niveau moyen d’avant la pandémie, soit une
croissance attendue de 3,4% en 2023, ce qui correspond à un surcroit de 2
points de pourcentage par rapport à 2022. Ces évolutions traduisent la
résilience avérée de l’économie nationale et sa grande capacité de rebond à la
faveur du processus continu de réformes structurelles et sectorielles engagé au
cours des deux dernières décennies. Cette capacité de résilience s’est renforcée
davantage durant ces trois dernières années grâce au déploiement efficace et
ciblé de mesures de soutien adaptées permettant de contenir et d’atténuer
l’ampleur des impacts socioéconomiques de la pandémie, de la sécheresse et de
l’envolée des prix des matières premières.
Ainsi, face aux défis actuels et futurs que notre pays est amené à relever, il
s’avère impératif de poursuivre et d’améliorer les gains en capital humain pour
libérer son plein potentiel en vue d’assurer une croissance durable et inclusive.
Par ailleurs, la garantie de la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique
reste un pilier fondateur de la souveraineté nationale et de résilience face aux
crises. De même, la mobilisation du plein potentiel de nos territoires relève de
l’ordre des priorités en vue de renforcer leurs résiliences et consolider leur rôle
en tant que moteurs de croissance et de création de richesses.
L’économie marocaine à l’épreuve des chocs exogènes : facteurs de
résilience, défis et principaux enjeux
Au cours de ces dernières années, le Maroc a dû faire face à une succession de
chocs exogènes complexes et de différentes natures mettant en lumière la
résilience avérée de son économie et sa grande capacité de réaction. Le choix
de la diversification économique engagé par notre pays sur le plan sectoriel et
géographique a joué un rôle déterminant dans l’atténuation de la vulnérabilité
de notre tissu productif, comme en témoigne la reprise de la croissance en 2023
qui s’établirait à 3,4%, soit plus de 2 points de pourcentage par rapport à 2022,
avoisinant, ainsi, son niveau moyen d’avant la pandémie.
La reprise attendue, en 2023 , serait attribuée au retour à la croissance de
la valeur ajoutée agricole, grâce à la réalisation d’une récolte céréalière au titre
de la campagne agricole 2022-2023 estimée à 55,1 millions de quintaux, en
hausse de 65% par rapport à campagne précédente.
Du côté de la demande, la consommation des ménages aurait bénéficié, en
2023, du comportement globalement positif des indicateurs de revenu dont,
notamment, les crédits à la consommation (+1% à fin août 2023) et les
transferts des MRE (+7,2% à fin août 2023). La consommation des ménages
profiterait, également, de l’atténuation progressive de la hausse des prix

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enregistrée depuis le mois de mars 2023. En effet, après un pic d’inflation
mensuel de 10,1% atteint en février 2023 (début de la crise en Ukraine), ce taux
a décéléré à partir du mois de mars pour atteindre 4,9% en juillet 2023 et
stagné autour de 5% en mois d’août. Par composante d’inflation, la composante
alimentaire a accusé un ralentissement progressif depuis mars 2023, passant de
+20,1% en glissement annuel à +10,4% en août 2023. Concernant la
composante non alimentaire de l’inflation, les prix du transport, qui constitue le
secteur impacté directement par les prix des carburants, ont enregistré un net
repli passant d’une hausse de 5,1% durant le mois de mars à une régression de
1,8% en août 2023. Pour sa part, l’inflation sous-jacente, qui exclut les produits
à prix volatiles et les produits réglementés, s’est inscrite également en baisse
passant de 8,1% en mars à 4,9% durant le mois d’août 2023.
En parallèle, le comportement favorable des importations des biens
d’équipement et des crédits à l’équipement indiquent une amélioration de la
dynamique d’investissement. Une amélioration qui se justifie, aussi, par
l’évolution des dépenses d’équipement du Budget Général de l’Etat qui se sont
accrues de 25,4% à fin septembre.
Tenant compte de ces éléments, il est clair que notre pays a pu consolider sa
résilience et sa capacité à prospérer en dépit d’un environnement économique
mondial en constante évolution et ce, en tirant profit de son engagement dans
des réformes sectorielles et structurelles gagnantes à même de garantir l’essor
d’une économie plus diversifiée, compétitive et capable de faire face aux
différents chocs.
Sur le plan agricole, l’agriculture marocaine est aujourd’hui en face
d’importantes contraintes causées par la recrudescence des effets du
changement climatique, observée au cours de ces dernières années, qui impacte
négativement la disponibilité en eau pour l’agriculture plaçant ainsi les
questions de la durabilité et de la valorisation au centre du modèle de
développement agricole.
Conscient de ces contraintes et de ces défis, une nouvelle stratégie agricole
baptisée « Génération Green 2030 » a été adoptée et qui capitalise sur les
réalisations du Plan Maroc Vert (PMV) déployé au cours de la dernière
décennie. Dès lors, cette nouvelle stratégie vise à relever les défis majeurs
auxquels est confronté le secteur agricole marocain, en particulier la nécessité
de promouvoir le capital humain agricole, l’impératif d’une meilleure adaptation
au contexte climatique de plus en plus contraignant, l’exigence d’une plus
grande intégration du secteur dans son aval industriel, ainsi que la nécessité
d’accélérer la transition vers un modèle de développement agricole plus
durable.
En matière d’industrialisation , l’industrie nationale a fait preuve d’une
résilience confirmée face aux différents chocs qu’elle a subis ces dernières
années. L’année 2022 marque, à cet égard, une forte redynamisation, comme en
témoigne l’évolution positive des principaux baromètres touchant aussi bien les
filières industrielles classiques que les nouveaux métiers industriels du Maroc.
Ce dynamisme est résultat d’un ensemble de stratégies volontaristes, en
particulier, le Plan d’Accélération Industrielle 2014-2020, qui a permis de
poser les jalons d’une industrie nationale rénovée. Dans la même lignée, et dans
l’objectif de répondre aux nouveaux impératifs de souveraineté industrielle, des
mesures ont été mises en place visant à susciter l’intérêt des investisseurs

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nationaux pour le secteur industriel (tels que la mise en place d’une la Banque
de Projets Industriels, accélération du développement du chantier des énergies
renouvelables, entrée en vigueur de la charte de l’investissement,
opérationnalisation du Fonds Mohammed VI pour l’Investissement…).
S’agissant du secteur touristique , après avoir été soumis à rude épreuve
depuis 2020, il affiche un rebond important en 2023, comme en témoignent la
hausse de 10% des arrivées touristiques au Maroc (10,2 millions) à fin août
2023 relativement à la même période de 2019 et l’accroissement des recettes
touristiques (71,4 MMDH) de 35% au titre de la même période. Ce rebond post
pandémie du tourisme national et sa résilience en ces temps de crises sont le
fruit d’une multiplicité de mesures entreprises par l’Etat pour appuyer la
relance du secteur à l’instar de la mise en œuvre d’un plan d’urgence doté d’un
budget de 2 MMDH, la montée en gamme de l’opération Marhaba, le
renforcement de la promotion touristique, la consolidation de la connectivité
aérienne et maritime, l’adoption des e-visas, …
Tout en capitalisant sur les acquis des stratégies précédentes (Visions 2010 et
2020) et en tenant compte des mutations que connaît le secteur, une nouvelle
feuille de route de relance du tourisme à horizon 2026 a été adoptée articulée
autour de quatre axes stratégiques :
(i) la restructuration de l’offre touristique autour de 14 filières intégrées (9
thématiques et 5 de valorisation du patrimoine immatériel);
(ii) le renforcement simultané des prérequis nécessaires à l’amélioration de la
compétitivité de la destination (doublement des capacités aériennes, plan
marketing et promotion, 16 projets pilotes d’animation, mise à niveau de
l’offre hôtelière, …) ;
(iii) la revue de la gouvernance du secteur avec une implémentation de la
nouvelle feuille de route qui est portée par une Commission Nationale
Interministérielle du Tourisme pilotée par le Chef du Gouvernement et
appuyée par des commissions nationales thématiques ; et
(iv) la mobilisation d’une enveloppe budgétaire globale de 6,14 MMDH pour
la mise en œuvre de la feuille de route au titre de la période 2023-2026.
Dans le même sillage, le Gouvernement a signé, en juillet 2023, un contrat-
programme avec la RAM qui couvre la période de 2023 à 2037 et ce, au regard
du rôle crucial du volet aérien dans l’accomplissement des objectifs de la
nouvelle feuille de route de relance du secteur touristique.
A l’échelle territoriale , les efforts déployés par le Maroc en matière de mise
en valeur des potentialités des territoires ont permis de desserrer jusqu’à une
certaine mesure les contraintes qui pèsent sur l’essor des territoires. Les
réformes entreprises, dans ce sens, ont permis d’insuffler un élan
supplémentaire à la dynamique des territoires dans la perspective d’atteindre
une répartition équilibrée du processus de création de la richesse entre les
différentes régions qui demeurent portée par les provinces de la dorsale
Tanger-El Jadida.
En termes de rythme de croissance nominale, ce sont les régions à faible
contribution au PIB qui présentent les trajectoires les plus dynamiques,
affichant des taux de croissance supérieurs à la moyenne nationale (3,7%). Il
s’agit, notamment, des régions de Laâyoune Sakia Al Hamra (10,4%), de Dakhla
Oued Ed Dahab (7,1%), de Guelmim Oued Noun (5,8%), de l’Oriental (4,6%) et
de Drâa Tafilalt (4%).
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Ces configurations régionales pourraient contribuer à atténuer les inégalités de
création de la richesse à l’échelle territoriale. Ainsi, sur la période d’analyse,
cinq régions affichent un PIB nominal par habitant supérieur à la moyenne
nationale (31.630 dh/habitant) en l’occurrence, la région de Dakhla Oued Ed
Dahab (72.342 dh/habitant), de Casablanca Settat (50.545 dh/habitant), de
Laâyoune Sakia Al Hamra (45.698 dh/habitant), de Rabat Salé Kenitra (36.956
dh/habitant) et enfin Guelmim Oued Noun (33.943 dh/habitant).
Malgré ces avancées indéniables, des défis majeurs restent à relever , en
termes de valorisation du capital humain et de sa meilleure préparation aux
enjeux actuels et futurs, à même de consolider les jalons d’un développement
inclusif. Dans cette perspective, les pouvoirs publics continuent le
parachèvement des grands chantiers structurants en cours et l’accélération de
leur rythme d’avancement dont le Chantier Royal de la généralisation de la
protection sociale et la refonte globale du système de l’éducation et de la
formation ainsi que du secteur de santé….
Dans ce sillage, il est important de signaler que durant les deux dernières
décennies, des progrès remarquables ont été enregistrés en termes d’accès à
l’éducation à travers, notamment, l’atteinte de la généralisation de
l’enseignement primaire (hausse du taux spécifique de scolarisation entre 2000-
2001 et 2022-2023, passant de 84,6% à 100% au niveau national), le
renforcement de l’accès à l’enseignement collégial et secondaire (réalisation
d’un taux spécifique de scolarisation des enfants âgés de 12-14 ans et de ceux
âgés de 15-17 ans a s’établissant respectivement à 100% et 76,9% en 2022-
2023 contre 60,3% et 37,2% en 2000-2001) et la réduction des écarts de
scolarisation entre les milieux urbain et rural et entre les garçons et les filles. Il
est à noter dans ce cadre que les programmes d’appui social à la scolarisation
(programme Tayssir, un million de cartables, des bourses d’internats et cantines
scolaires,…) ont fortement contribué à l’atteinte de ces résultats.
Toutefois, le système éducatif national continue de faire face à un ensemble de
défis, notamment la qualité relativement faible des apprentissages et le
rendement global du système éducatif. Pour relever ces défis, une feuille de
route de la réforme du système éducatif national qui couvre la période de
2022 à 2026 a été adoptée et dont l’opérationnalisation a été lancée. Elle se
base, entre autres fait, sur les orientations de la vision stratégique de la réforme
d’éducation nationale (2015-2030), sur les recommandations du Rapport sur le
NMD, ainsi que sur le programme gouvernemental. Elle est articulée autour de
trois axes majeurs à savoir : l’enseignant, l’étudiant et les établissements
d'enseignement.
Pour ce qui est du secteur de la santé, la généralisation de la couverture
médicale a permis à partir du 1 er décembre 2022 à tous les Ramedistes (y
compris leur ayant droits) de s’inscrire au régime de l'AMO-TADAMON, ce qui a
impulsé le lancement d’une réforme en profondeur du système de santé
nationale. Dans le cadre de la mise en œuvre de ladite réforme qui est régit par
la loi-cadre n°06-22, plusieurs textes législatifs ont été adoptés par le Parlement
ou en cours d’adoption, en particulier ceux concernant les organes de
gouvernance du secteur et la valorisation des ressources humaines. Il s’agit,
principalement, de la loi n° 09.22 relatif aux métiers de la santé qui consacre
des dispositions relatives à la mise en place d’un système de rémunération
motivant pour les professionnels de la santé, de la promulgation de la loi
n°08.22 portant création des Groupements Sanitaires Territoriaux, de la
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promulgation de la loi n° 07-22 relative à la création de la Haute Autorité de la
Santé… Concernant l’Agence des médicaments et des produits de santé et
l’Agence marocaine du sang et de ses dérivés, les lois relatives à leur mise en
place ont été promulguées respectivement par le dahir n° 1.23.54 du 12 juillet
2023 et le dahir n° 1.23.55 du 12 juillet 2023.
Quant à l’opérationnalisation de la généralisation de la protection sociale
et particulièrement dans son volet lié à la généralisation de la couverture
médicale, en l’espace d’une année le nombre global des bénéficiaires de l’AMO-
CNSS a été multiplié par 3, passant de 7,8 millions de personnes en 2020 à
plus de 23,2 millions de personnes à fin juin 2023 et ce, grâce à l’intégration de
3,6 millions de travailleurs non-salariés et leurs ayants droit, et de 9,7 millions
de personnes bénéficiaires (assurés et ayant droit) dans le cadre d’AMO-
TADAMON. Sur le plan législatif et réglementaire, de nombreuses mesures ont
été prises à cet égard, principalement, la modification de la loi 65-00 portant
CMB pour tenir compte des dispositions de la loi 09-22 portant réforme de la
protection sociale dans son volet AMO ainsi que les décrets d’application la
concernant (décret 2.22.797 du 29 novembre 2022 pour application de la loi 65-
00 concernant l’AMO dédiés aux personnes qui ne sont pas capables de
s’acquitter des cotisations).
De plus et en application des Hautes Instructions Royales, le Gouvernement a
procédé à la mise en place des prérequis nécessaires à
l’opérationnalisation du programme d’aide sociale directe. Ce programme
qui représente la deuxième étape de la généralisation de la protection sociale,
et dont la mise en œuvre est programmée pour fin 2023, est destiné aux familles
qui ne bénéficient pas actuellement d’allocations familiales.
En matière d’accès à l’emploi , le Maroc le marché du travail national
continue de subir les effets négatifs de la pandémie de Covid-19 et d’une
campagne agricole particulièrement défavorable, comme en témoigne la perte
de 24.000 postes d’emplois en 2022. Tenant compte de ce contexte, le
Gouvernement poursuit la mise en œuvre des programmes actifs d’emploi, tant
au niveau national que régional, qui ont pour objectif principal de soutenir les
chercheurs d’emploi et les porteurs de projets, facilitant ainsi leur intégration
dans le marché du travail. De plus, de nouvelles initiatives ont mises en place
visant la promotion de l’inclusion de la population en âge de travailler dans le
marché du travail, en l’occurrence, les programmes « Awrach », « Intelaka » et
« FORSA » :
 S’agissant du programme « Awrach », le bilan de sa première édition, au titre
de l’année 2022, fait état de l’enregistrement de près de 104.000 bénéficiaires
dont 30% sont des femmes ;
 Pour ce qui est du programme « Intelaka » lancé conformément aux
Instruction Royales, il cible, principalement, les jeunes diplômés, les auto-
entrepreneurs, les micro-entreprises, les entreprises exportatrices et les TPE.
Ce programme a permis la distribution de 44.700 crédits au profit de 28.700
bénéficiaires pour une valeur de plus de 6 MMDH ;
 Quant au programme « FORSA », qui vise à soutenir et encourager
l’entrepreneuriat sous toutes ses formes, en offrant une opportunité équitable à
tous les citoyens intéressés par la création d’entreprises et le développement de
projets innovants, les jeunes âgés de 18 à 35 ans et les femmes représentent
respectivement 65% et 20% de sa population bénéficiaire.
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Dans le même ordre d’idées, le Gouvernement, la CGEM et les centrales
syndicales les plus représentatives ont signé, en avril 2022, un accord
social et ratifié une charte nationale sur le dialogue social pour
renforcer l’action syndicale au Maroc et ce, conformément à la Vision
Royale concernant l’institutionnalisation du dialogue social. Dans ce sens, le
Gouvernement a validé, au début septembre 2022, deux mesures importantes
issues de cet accord à savoir : le relèvement du SMIG et du SMAG, et de
l’augmentation du quota de promotion des fonctionnaires, passant de 33% à
36%. En outre, le projet de décret relatif à la hausse de 5% du SMIG et du
SMAG a été approuvé par le Gouvernement, le 21 septembre 2023, afin de
valoriser le SMIG pour s’établir à 3120 dirhams au lieu de 2.970 à compter du
premier septembre 2023.
En parallèle de l’accélération de la cadence de la mise en œuvre des chantiers
en faveur de la consolidation du capital humain, le Maroc est amené à faire face
à d’autres enjeux aussi importants tels que la gestion de l’eau et la transition
énergétique qui s’érigent, désormais, au centre des chantiers stratégiques du
pays.
Sur le plan énergétique, et eu égard à la priorité accordée au changement
de paradigme énergétique national, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a donné
Ses Hautes Directives, lors de la réunion de travail tenue le 22 novembre 2022,
pour l’accélération des projets du développement des énergies
renouvelables, notamment les énergies solaire et éolienne, afin de
renforcer la souveraineté énergétique du pays, réduire les coûts de
l’énergie et se positionner en tant qu’économie décarbonée dans les décennies à
venir.
Pour y parvenir, une dynamique de réformes juridiques, réglementaire et
institutionnelles a été lancée entre 2022 et 2023, jalonnée par l’adoption de
plusieurs lois et décrets et arrêtés ministériels relatifs, entre autres, à l’accès au
réseau électrique moyenne tension, aux quantités d’énergie électrique produites
à partir de sources d’énergie renouvelables pouvant être intégrées au réseau
électrique moyenne tension, à l’autoproduction de l’énergie électrique, à la
régulation du secteur de l’électricité et à la création de l’Autorité Nationale de
Régulation de l’Electricité…. Il est à noter, dans ce cadre, que La filière de
l’hydrogène vert s’est érigée comme l’une des priorités stratégiques du pays
pour le développement de l’énergie propre et la décarbonation de l’économie.
Sa Majesté le Roi a dans ce sens, donné Ses Hautes Instructions lors de la
réunion pour l’élaboration, dans les meilleurs délais, d’une "Offre Maroc"
opérationnelle et incitative couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur de la
filière de l’hydrogène vert au Maroc.
En termes de sécurité hydrique et d’accès à l’eau, le Maroc subit de
manière accrue les effets des changements climatiques entraînant un stress
hydrique structurel. Si les efforts entrepris par notre pays pour y remédier ont
contribué à renforcer les fondements de la sécurité hydrique, en améliorant,
notamment, l’accès à l’eau potable pour la population, avec, en 2022, un taux de
100% en milieu urbain et près de 98,5% en milieu rural, les périodes de
sécheresse, de plus en plus fréquentes et intenses, entrainent une diminution
progressive des ressources en eau. Confronté à cette situation, le pays a
entrepris des mesures stratégiques pour s’adapter aux nouvelles conditions
climatiques. Ces mesures intègrent des actions visant à accroître la capacité des
barrages, à investir massivement dans le dessalement, à promouvoir des
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techniques économes en eau pour l’irrigation et à développer des projets
structurants d’interconnexion entre les bassins hydrauliques excédentaires et
déficitaires. Ces actions sont inscrites dans le cadre de la mise en œuvre du
Programme National d’Approvisionnement en Eau Potable et d’Irrigation
(PNAEPI 2020-2027), qui a pour objectif d’assurer l’approvisionnement en eau
et la sécurité hydrique à moyen et long terme. Parallèlement, le pays ajuste son
projet du Plan National de l’Eau pour tenir compte de l’évolution future des
ressources hydriques, tenant compte des tendances climatiques. Parallèlement,
des efforts sont déployés pour améliorer la gouvernance du secteur de l’eau qui
revêt un caractère stratégique pour le secteur.
Ce contexte, marqué par une multiplicité de défis à relever, offre également des
opportunités à saisir à même de concrétiser les ambitions portées par notre
pays en termes de développement et de prospérité partagée. A cet effet, la
transition digitale amorcée par notre pays est porteuse de bienfaits
incontournables en termes de stimulation de la croissance économique, de
création des emplois, de promotion de l’innovation et d’amélioration de la
compétitivité globale du pays. De même, partant des potentialités marines dont
dispose le Maroc reflétées par un littoral étalé sur 3500 km, une Zone
Économique Exclusive de 1,2 million de km 2 et une position géographique
stratégique ouvrant sur la Méditerranée et l'Atlantique, les espaces marins et
côtiers du Maroc sont amenés jouer un rôle davantage crucial dans la sécurité
alimentaire et de développement socioéconomique à l’échelles nationale et
régionale. Conscient de ces potentialités, le Gouvernement marocain envisage
de mettre en œuvre une Stratégie Nationale d’Économie Bleue (SNEB) axée
sur la sécurité alimentaire nationale; le développement économique et la
création d’emplois ; et la protection et l’exploitation durable des ressources
naturelles. A cet égard, il est important de noter la création de la Commission
interministérielle pour le développement de l'économie bleue (CIDEB), ce qui
témoigne de l'engagement actif du Maroc dans la transition vers une
économie Bleue, impliquant l'ensemble des parties prenantes concernées
selon un processus collaboratif et consultatif.
Poursuite du redressement des finances publiques dans un contexte
national et international difficile
En dépit d’un contexte international et national contraignant exerçant une forte
pression sur les finances publiques, en raison des mesures prises pour limiter
ses répercussions, le Maroc a pu concilier entre son engagement de faire face
aux pressions inflationnistes et la poursuite du déploiement des différentes
réformes engagées, tout en veillant à restaurer les marges financières et
assurer la soutenabilité des finances publiques.
L’analyse de l’évolution du profil des finances publiques du pays à la
lumière des évolutions de ce contexte inédit fait état de plusieurs constats.
Ainsi, en termes du suivi d’évolution des recettes publiques, il en ressort une
croissance des recettes ordinaires de 3,3% en moyenne entre 2010 et 2021, soit
une part de 20,4% du PIB. En 2022, les recettes ordinaires ont connu une
progression exceptionnelle de 18,8%, représentant près de 22,9% du PIB. En
effet, malgré une conjoncture internationale difficile et une faible production
céréalière, les recettes fiscales ont affiché, néanmoins, une progression de
17,4% (hors TVA des collectivités territoriales) et ce, en dépit et ce, en dépit de
l’effort déployé en matière de remboursement, dégrèvement et de restitution

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fiscaux qui ont porté sur un montant total de 17,7 MMDH contre 13,5 MMDH
en 2021.
S’agissant du comportement des dépenses globales, leur analyse a révélé un
accroissement annuel moyen de 4,3% au titre de la période de 2010 à 2021. En
2022, ce taux s’est situé à 14,4%, imputable, essentiellement, aux effets
cumulés de la crise sanitaire et de la hausse des prix des matières premières.
Par composante, les dépenses courantes ont représenté 75,5% des dépenses
publiques en 2022 contre 76,4% en 2021 et elles ont représenté respectivement
24,5% et 23,6% des dépenses d’investissement.
Dès lors, le taux de couverture des dépenses ordinaires par les recettes
fiscales a connu une évolution positive durant les trois dernières années, pour
se situer à 87,3% en 2022 après 85,7% en 2020 et un niveau moyen de 89,3%
sur la période 2010- 2021.
Par ailleurs, les dépenses en investissement financées par le Budget Général
de l'État se sont renforcées, en 2022, pour se situer à 7,1% du PIB et de 24,5%
des dépenses globales contre respectivement 5,8% et 22,7% entre 2010 et 2021
et ce, au regard de l’adoption par le Gouvernement, au cours de la dernière
décennie, des mesures visant à soutenir l'activité économique et à mettre en
œuvre des projets d'infrastructures et des stratégies sectorielles.
Au regard de ces évolutions, le déficit budgétaire a amorcé, à partir de 2021,
une amélioration en s’établissant à 5,2% du PIB en 2022 contre 5,5% en 2021 et
7,1% du PIB en 2020. Cet allégement du déficit budgétaire s’est concrétisé
malgré l’effort budgétaire consenti pour faire face aux répercussions de la crise
sanitaire, alléger l’effet de la remontée des prix des matières premières pour
soutenir le pouvoir d’achat des ménages et certains secteurs spécifiques de
l’économie (transport, tourisme, agriculture), dynamiser l’économie et les
entreprises ainsi que pour lancer des réformes sociales structurelles (protection
sociale, santé et enseignement). Il est à noter dans ce cadre qu’au titre de
l’année 2022 a été marquée par la mobilisation de dépenses supplémentaires
qui ont dépassé les 40 MMDH afin de préserver, en particulier, le pouvoir
d’achat des citoyens face à la vague inflationniste qu’a connue le monde et les
effets de sècheresse.
Dans le même sillage et afin de renforcer l’efficacité et la viabilité de ses
finances publiques et favoriser une croissance plus forte et davantage inclusive,
le Maroc poursuit le déploiement d’un ensemble de réformes ambitieuses lui
permettant de se hisser à un nouveau palier de développement. Il s’agit,
essentiellement, de la poursuite de la mise en œuvre de la loi cadre 69-19
relative à la réforme fiscale, de l’accélération de la mise en œuvre de la réforme
des EEP, de la poursuite des réformes en faveur de la dynamisation des
investissements publics et privés moyennant l’opérationnalisation de la Charte
de l’Investissement et du Fonds Mohammed VI pour l’Investissement, ainsi que
du lancement des concertations pour l’amendement de la LOF...
Conformément aux Hautes Orientations Royales et aux engagements du
Gouvernement et tout en en tenant compte des évolutions des contextes
national et international, le PLF 2024 s’est fixé quatre objectifs prioritaires à
savoir :

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 La mise en œuvre du programme de reconstruction et de mise à niveau
générale des régions sinistrées par le séisme d’Al Haouz, ainsi que le
renforcement des mesures de lutte contre les impacts conjoncturels ;
 La poursuite de la consolidation des fondements de l’État social ;
 La poursuite de la mise en œuvre des réformes structurelles ;
 Le renforcement de la soutenabilité des finances publiques.
En termes de perspectives , et en tenant compte des hypothèses retenues
pour l’année 2024, fondées sur une production céréalière de 75 millions de
quintaux, un cours moyen du Brent de 80 dollars le baril, une parité euro-dollar
de 1,08 et un accroissement de la demande étrangère adressée au Maroc (hors
produits de phosphates et dérivés) de 2,9%, l’économie nationale devrait
progresser de 3,7% pour un objectif de déficit budgétaire de 4% du PIB.

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