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Finances Publiques Dissertation

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Introduction

A peine la situation pandémique s’est partiellement normalisée que


l’invasion de l’Ukraine, accompagnée des sanctions visant la Russie,
plonge de nouveau le Maroc, et pratiquement les pays du monde entier,
dans une situation économique et sociale bouleversante. Une panoplie de
perturbations qui freinent les avancées du Royaume dans la relance de son
économie et lui font perdre des années d’effort de lutte contre la pauvreté
et la vulnérabilité.
La crise sanitaire, toujours d’actualité, a mis à rude épreuve les
gouvernements mondiaux et, partant, les finances publiques des Etats. Le
Maroc n’en fait pas l’exception. De nouveaux défis sont ainsi apparus ces
dernières années à côté d’anciens déjà nombreux, qui se manifestent de
manière exacerbée et qu’il faudra affronter.«Il s’agit notamment de défis
liés à la data, à l’intelligence artificielle, à la globalisation et à la
prééminence de l’économie de services. Cela n’empêche pas que les
anciennes problématiques restent toujours présentes, à l’instar de la
croissance génératrice de revenus, des changements climatiques, des flux
migratoires…Dans ce sillage ,la résolution de l’équation budgétaire
constitue un véritable défi à la fois pour les pays développés et ceux en
passe de le devenir. L’élaboration de budgets équilibrés relève de plus en
plus de l’ordre de l’exceptionnel. Pour cause, les Etats sont de plus en plus
confrontés à la contraction des marges de manœuvre fiscales, couplée à la
hausse des besoins de la collectivité. A titre illustratif, rappelons que
depuis 1975, la France n’a pas enregistré un équilibre budgétaire.
Le Maroc n’est pas mieux loti, puisque l’histoire récente renseigne que le
pays a enregistré seulement deux exercices budgétaires excédentaires en
2007 et 2008. L’irruption de la Covid-19 a accru la fébrilité des finances
publiques de plusieurs Etats, qui ont recouru massivement à l’endettement,
pas toujours générateur de croissance et de relance.
C’est dans ce contexte que la problématique s’impose : quel constat fait on
pour la situation actuelle des finances publiques au Maroc ? t quelles sont
les mesures afin de stabiliser la situation ?
Pour ce faire , un plan sera répartis en deux parties , une première afin de
jeter la lumière sur l’état des lieux des finances publiques au Maroc , et une
seconde afin de mettre l’accent sur les mesures nécessaires afin de
maintenir l’équilibre budgétaire .
Partie I : diagnostic des finances publiques au Maroc : causes du
creusement du budget :
Le ralentissement du commerce mondial a engendré, pour plusieurs pays
pendant la crise sanitaire et le conflit russo-ukranien , des déséquilibres
budgétaires importants. À cette situation s’ajoutent les défaillances dans les
mécanismes de collecte des ressources fiscales et l’inefficience des
dépenses publiques , citant par exemple que les soldes budgétaires au
Maroc se sont significativement détériorés depuis 2009, faisant ainsi
craindre le risque d’insoutenabilité des finances publiques. Très
brièvement, on considère que les finances publiques d’un pays sont
soutenables lorsque ce dernier est solvable, c’est-à-dire lorsqu’il est
capable de dégager des recettes suffisantes pour honorer ses engagements.
En d’autres termes, la soutenabilité des finances publiques requiert
l’existence d’une dynamique commune à long terme entre les recettes et les
dépenses publiques.
Le challenge est donc pour le Royaume est de générer suffisamment de
ressources pour financer l’immense chantier social qui concerne plusieurs
secteurs (santé, éducation, personnes en situation d’handicap,
généralisation de la protection sociale, prise en charge des séniors, etc.)
malgré cette conjoncture qui pèse sur le budget .
Au Maroc, l’écart entre les recettes ordinaires et les dépenses ordinaires est
passé de 1,2% du PIB en 2008 à plus de 8% du PIB en 2020. L’enjeu est
de taille, surtout si l’on sait que les besoins de financement du nouveau
modèle de développement devront passer de 4% du PIB dans un premier
temps pour atteindre à terme 10% du PIB. Un besoin de financement qui
ne cesse de peser sur le budget de l’Etat , à l’instar des autres dépensés.
Dans la même perspective , les dépenses de la caisse de compensation
contenu du budget de fonctionnement ne cesse de s’accroitre au détriment
du budget d’investissement . En chiffre, les charges de la caisse de
compensation se sont élevées à 38 MMDH à la fin de 2022 contre des
prévisions de l’ordre de 16MMDH la même année .un chiffre alarmant qui
mène à concrétiser une réforme de la dite caisse .
En parallèle du coté social, le chantier de généralisation de la protection
sociale coûtera 51 MMDH . Ainsi que les besoins de financement des
réformes dans les domaines de la santé et de l’éducation nécessiteront des
sommes conséquentes . on note aussi le programme des aides sociales
directes qui est entré en vigueur en mois de décembre 2023. Ce chantier
nécessite un budget de 25 milliards de dirhams (MMDH) en 2024 puis 29
MMDH par an à partir de 2026.

Des charges supplémentaires de plusieurs milliards de dirhams doivent être


prévues. La première priorité de la loi de finances est sans aucun doute de
mobiliser les fonds nécessaires pour mettre en œuvre la première phase de
la reconstruction des zones dévastées par le tremblement de terre du 8
septembre 2023. Ce projet nécessite un budget total de 120 milliards de
dirhams sur une période de cinq ans (2024-2028). Cependant, la réalisation
de ce projet ne peut pas être repoussée. Néanmoins, compte tenu de la
situation économique actuelle, ce budget dépasse les capacités des finances
publiques.
Le royaume est alors devant la nécessité impérieuse de remédier à cette
situation pesante tout en assainissant ses finances publiques à travers des
mesures adaptables et considérables .
Partie II : assainissement des finances publiques au Maroc : efforts
déployés

Face aux défis auxquels sont confrontées les finances publiques, et eu


égard aux efforts financiers considérables nécessaires pour faire face aux
répercussions conjoncturels actuels d’une part, et pour établir les piliers de
l’Etat social parallèlement à la poursuite des réformes structurelles d’autre
part, le gouvernement s’est engagé à prendre toutes les mesures nécessaires
afin de maintenir et pérenniser les équilibres des finances publiques . Ceci
à travers l’adoption d’un ensemble de réformes nécessaires, qui
permettraient de dégager des marges financières pour relever ces défis, et
de financer les différents projets de réforme et de développement menés
sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi, que Dieu L’Assiste.
De ce fait, la réforme de la loi Organique relative à la Loi de finances vient
en tête des réformes u visant à renforcer l’équilibre et la durabilité des
finances publiques, notamment par l’adoption d’une nouvelle règle
budgétaire visant à maîtriser l’endettement à des niveaux admissibles et
que cela se fera particulièrement par la programmation budgétaire
pluriannuelle, outre l’élargissement du champ d’application de ladite loi
Organique pour inclure les établissements publics bénéficiant de ressources
affectées ou de subventions de l’Etat.
Pour ce faire ,lorsque l’on cherche à résorber les déficits publics, on
s’oriente le plus fréquemment vers la fiscalité. C’est d’autant plus aisé qu’a
priori une hausse des impôts se traduit quasi-instantanément par un
accroissement des recettes fiscales. Dès lors, si l’Etat n’augmente pas ses
dépenses, le supplément de recettes peut venir combler une partie du
déficit. Mais ce raisonnement n’est en fait valable qu’à court terme. Or, il
faut également prendre en compte les répercussions à moyen et long terme
d’une telle politique. Les entreprises et les ménages ne sont pas indifférents
aux hausses d’impôts. Le gouvernement a décidé donc de mettre en œuvre
effective de la loi-cadre 69-19 portant réforme fiscale, en adoptant des
mesures concrètes en vue de rétablir la justice fiscale, et de mettre en place
un système fiscal stable, simplifié et transparent qui offre une visibilité aux
investisseurs et à tous les acteurs.
Dans le détail, les recettes fiscales doivent continuer sur leur lancée avec
une croissance de 5,9% en moyenne entre 2024 et 2026 contre une
évolution moyenne de +5% sur les 15 dernières années d'avant 2020. Les
recettes fiscales attendues en 2026 devraient croître de 19% par rapport au
montant en 2023, essentiellement grâce à une augmentation de la collecte
de l'IS de 16,8% en 2026 en comparaison avec l’an 2023 et de 11,4% de
l'IR pour la même période. Côté impôts indirects, le gouvernement prévoit
à l'horizon 2026 une hausse des recettes de la TVA de 21,4% en
comparaison avec 2023, à la faveur de la réforme de cette taxe entamée
dans la LF 2024. La TIC, elle, devrait globalement croître de 11,3% entre
2023 et 2026.
Dans la même perspective et pour le bût d’assainir les finances publiques
et remédier au problème de creusement du budget , la réforme de la caisse
de compensation s’est posé avec acuité mettant en avant certaines mesures
tel que la mise en œuvre d’un système de ciblage direct qui a pour vocation
le transfert des subventions aux ménages et l’identification des
bénéficiaires afin de cibler la population la plus vulnérable (ASD) .Dans
cette perspective , le processus de décompensation a vu le jour le 1er avril
2024 par la décompensation progressive du gaz butane .
Ainsi , le renforcement de l’investissement privé et l’amélioration de
l’environnement des affaires , ainsi l’engouement du Royaume afin de
doubler la part de l’investissement privé est un levier majeur afin d’assainir
les finances publiques , ainsi se procurer des financements nécessaires pour
accomplir avec rigueur et objectivité les projets de grande envergure
contenu des réformes entamées .Cet intérêt s’est concrétisé avec la
promulgation de la nouvelle charte d’investissement et la réformes des
centre régionaux d’investissement , ainsi la simplification des procédures
afin d’aiguiser l’appétit des investisseurs .
Parallèlement, le gouvernement s’attachera à développer les financements
innovants ,c'est-à-dire la cession-bail de bâtiments publics (CHU,
universités, bâtiments administratifs, pénitenciers...) à des OPCI portés par
des investisseurs institutionnels (CDG, compagnies d'assurances, caisses
de retraite...) contre des loyers. Le gouvernement table en effet sur des
recettes de 35 milliards de dirhams annuellement entre 2024 et 2026, soit
un total de 105 milliards sur 3 ans , ainsi le gouvernement poursuit ses
efforts de rationalisation de la gestion du portefeuille public,
conformément aux dispositions de la loi-cadre n° 50.21 relative à la
réforme des établissements et entreprises publics, afin de renforcer
« l’idéalisme » de l’Etat, rationaliser ses modes de gestion, et remédier aux
déséquilibres structurels au niveau des établissements et entreprises publics
pour réaliser un maximum d’intégration et d’harmonie dans les missions de
l’Etat, et augmenter leurs performances économiques et sociales, ainsi que
leur contribution au budget général de l’Etat.( vous pouvez laisser ce
paragraphe pour la conclusion )
Et d’ajouter que le gouvernement s’attachera, au cours de l’année 2024 et
des années suivantes, à réduire progressivement le déficit budgétaire, afin
de mettre les finances publiques sur la voie de la réduction du volume de
l’endettement, du renforcement de l’équilibre financier, et de la
restauration des marges financières nécessaires à la poursuite des différents
projets de développement, partant de 4% en 2024 à 3% en 2026 , soit une
réduction linéaire du déficit .

Conclusion
Certes la réforme des finances publiques durant cette dernière décennie est
considérable. Cependant, les efforts du gouvernement pour soutenir le
budget de l’Etat sont confrontés à une foultitude de risques dont l’impact
est considérable sur le déficit et l’endettement . le royaume devra accorder
une attention particulière à ce sujet contenu des loi des finances à venir .Le
gouvernement doit établir une feuille de route pour les 10 an à venir pour
accompagner certes les projets de développement social et
économique ,réfléchir à une réforme du cadre réglementaire des finances
publiques périodiquement mais aussi trouver des solutions pour l’équilibre
budgétaire en tirant exemple de l’expérience du gouvernement norvégien ,
qui et depuis 2017 tient chaque automne une conférence sur la stratégie
budgétaire pour discuter des perspectives économiques à moyen terme. Il
établit ensuite sur cette base les priorités et directives pour le processus
budgétaire de l'année suivante. Les projets de revues des dépenses et
l’examen des résultats des revues précédentes constituent donc une partie
importante de la discussion. Peu après la présentation du rapport final
d'examen des dépenses, le ministère des Finances, en collaboration avec les
ministères de tutelle, présente les recommandations au gouvernement pour
approbation. Ainsi, les recommandations qui ont eu un effet direct sur les
dépenses sont intégrées au processus budgétaire .Une flexibilité qui a eu un
impact positif sur la situation des finances publiques en Norvège et dont on
pourra s’inspirer afin de hisser nos finances publiques en bonne voie.

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