Bristol 03
Bristol 03
b dOM
Déf : On appelle longueur d’un arc Γ = ([a ,b ], M ) le réel L = ∫ (t ) dt
a dt
Prop : Si s désigne une abscisse curviligne le long de Γ alors pour tout A = M (a ) et B = M (b ) (avec a ≤ b )
= s (b ) − s (a ) .
alors LAB
t dOM
Déf : Soit t0 ∈ I et M 0 = M (t0 ) . L’abscisse curviligne définie par s (t ) = ∫ (u ) du est appelée
t0 dt
abscisse curviligne d’origine M 0 .
En Particulier :
x = x (t ) x (t ) dOM ′ ds
Pour Γ : : OM (t ) , (t ) x ′ (t ) donc = x ′2 + y ′2 .
y = y (t ) y (t ) dt y ( t ) dt
x dOM 1 ds
Pour Γ : y = f (x ) : OM (x ) , (x ) ′ donc = 1+ f ′2 .
f (x ) dx f ( x ) dx
dOM ds
Pour Γ : ρ = ρ (θ ) : OM (θ ) = ρ (θ )uθ , (θ ) = ρ ′(θ )uθ + ρ (θ )vθ donc = ρ ′2 + ρ 2 .
dθ dθ
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4°) Changement de paramétrage
I et J désignent des intervalles non singuliers de ℝ .
Soit ϕ : I → J une application bijective de classe C k ainsi que sa réciproque.
Réaliser le changement de paramétrage défini par la relation u = ϕ (t ) , consiste à observer que toute fonction en
la variable t ∈ I définit une fonction en la variable u ∈ J via la relation u = ϕ (t ) . Plus précisément :
Pour f : t ֏ f (t ) une fonction définie sur I , on considère fɶ : u ֏ fɶ(u ) définie sur J par :
∀u ∈ J , fɶ(u ) = f (ϕ−1 (u )) de sorte que fɶ(u ) = f (t ) lorsque u = ϕ (t ) .
Puisque fɶ = f ϕ−1 et f = fɶ ϕ on a f de classe C k ssi fɶ l’est.
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Prop : Si α est une détermination angulaire le long de Γ alors
T cos α et N − sin α .
sin α cos α
Problème : Comment obtenir une détermination angulaire α ?
b) cas d’un paramétrage cartésien
dx cos α = dx = dx . dt (1)
dOM ds ds dt ds
Puisque T = on a : T cos α ssi
ds dy sin α
sin α = dy = dy . dt (2)
ds ds dt ds
c) cas d’une courbe définie par une équation polaire
dOM
α = (i ,T ) = (i , uθ ) + (uθ , ) = θ +V [ 2π ]
dθ
dOM
= ρ (θ )uθ + ρ ′(θ )vθ permet d’étudier V .
dθ
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8°) Formules
a) formules de Frénêt
Considérons le mouvement t ֏ M (t ) en un point régulier de courbure égale à γ .
dOM ds
v= = .
dt dt
dOM ds dOM
v= = . = vT
. .
dt dt ds
dv . ) dv
d(vT dT dv dT ds dv
a= = = .T + v. = .T + v . . = .T + γv 2N .
dt dt dt dt dt ds dt dt
v = vT
.
Det(v ,a )
Ainsi dans la base de Frénêt : dv et donc Det (v , a ) = γv 3
donc γ = .
a = T + γv 2N v3
dt
x = x (t ) x ′y ′′ − x ′′y ′
Cas : Γ : . γ= .
y = y (t ) (x ′ 2 + y ′ 2 )3 2
f ′′(x )
Cas : Γ : y = f (x ) . γ =
(1 + f ′ 2 (x ))3 2
2ρ ′ 2 + ρ 2 − ρρ ′′
Cas : Γ : ρ = ρ (θ ) . γ = .
(ρ ′ 2 + ρ 2 )3 2
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Déf : On appelle aire intérieure à D , la borne supérieure des aires des pavages intérieurs à D . On la note
Aire− (D ) .
On appelle aire extérieure à D , la borne inférieure des aires des pavages extérieurs à D . On la note
Aire+ (D ) .
Prop : On a Aire− (D ) ≤ Aire+ (D ) .
Déf : La partie D est dite quarrable ssi Aire− (D ) = Aire+ (D ) .
Cette valeur commune est appelée aire de D et est notée Aire(D ) .
Convention : On dit que ∅ est quarrable et on pose Aire(∅) = 0 .
Prop : Soit D et D ′ deux parties bornées quarrables de ℝ 2 .
Si D ⊂ D ′ alors Aire(D ) ≤ Aire(D ′) .
Prop : Soit D et D ′ deux parties bornées quarrables de ℝ 2 .
D ∪ D ′, D ∩ D ′ sont quarrables et Aire(D ∪ D ′) = Aire(D ) + Aire(D ′) − Aire(D ∩ D ′) .
Déf : Deux parties quarrables sont dites quasi-disjointes ssi Aire(D ∩ D ′) = 0 .
Prop : Toute partie bornée délimitée par une ligne brisée est quarrable.
Déf : Cette quantité est alors appelée intégrale de f sur le pavé R . On la note ∫∫ R
f ou ∫∫ R
f (x , y )dx dy .
En particulier :
b d
Si f (x , y ) = g (x )h (y ) alors ∫∫ f (x , y )dx dy = ... = ∫ g (x )dx ∫ h (y )dy .
R a c
Prop : Soit f , g : R → ℝ continues et λ , µ ∈ ℝ .
∫∫ R
λ f + µg = λ ∫∫ f + µ ∫∫ g .
R R
Si f ≤ g alors ∫∫ R
f ≤ ∫∫ g .
R
Si f ≥ 0 et ∫∫ R
f = 0 alors f = 0 ou Aire(R ) = 0 .
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n
Pour P = (R1 ,..., Rn ) pavage intérieur à D , on note I D ( f ) = ∑ ∫∫ f (x , y )dx dy .
Rk
k =1
+
f étant continue sur un compact, ∃M ∈ ℝ , ∀ (x , y ) ∈ D, f (x , y ) ≤ M .
n n
Par suite : I P ( f ) ≤ ∑ ∫∫ M dx dy = M ∑ Aire(Rk ) ≤ M Aire(D ) . Les I P ( f ) sont donc majorées.
Rk
k =1 k =1
Déf : On appelle intégrale de la fonction positive f sur D la borne supérieure des I P ( f ) pour P pavage
intérieur à D .
Celle-ci est notée ∫∫ D
f ou ∫∫ D
f (x , y )dx dy .
∫∫ D
f = ∫∫ f (x , y )dx dy = ∫∫ f + − ∫∫ f − .
D D D
Convention : Si D = ∅ on pose ∫∫ D
f =0.
c) propriétés
Soit D et D ′ deux parties compactes quarrables de ℝ 2
Prop : Soit f , g : D → ℝ continues et λ , µ ∈ ℝ .
∫∫ D
λ f + µg = λ ∫∫ f + µ ∫∫ g .
D D
Si f ≤ g alors ∫∫ D
f ≤ ∫∫ g .
D
Soit D = {(x , y ) ∈ ℝ / a ≤ x ≤ b et ϕ1 (x ) ≤ y ≤ ϕ2 (x )} .
2
D
D est une partie compacte quarrable et pour tout Γϕ 1
f : D → ℝ continue on a : x
a b
b ϕ2 ( x )
∫∫ D
f (x , y )dx dy = ∫
x =a ∫ y =ϕ1 ( x )
f (x , y )dy dx .
y
Soit ψ1 , ψ2 : [a ,b ] → ℝ continues telles que ψ1 ≤ ψ2 .
b
Soit D = {(x , y ) ∈ ℝ 2 / a ≤ y ≤ b et ψ1 (y ) ≤ x ≤ ψ2 (y )} . Γψ
1
f : D → ℝ continue on a : a
b ψ2 (y ) x
∫∫ D
f (x , y )dx dy = ∫
y =a ∫ x =ψ1 (y )
f (x , y )dx dy .
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Théorème :
ϕ (D ) → ℝ
Soit D une partie compacte quarrable de ℝ 2 et f : une fonction continue.
(u , v ) ֏ f (u , v )
ϕ (D ) est une partie compacte quarrable de ℝ 2 et
D (u , v )
∫∫ ϕ(D)
f (u , v )du dv = ∫∫ f (ϕ (x , y )).
D D (x , y )
dx dy .
La manipulation qui consiste à transformer l’une des intégrales en l’autre est appelée changement de
variable affine défini par la relation (u , v ) = ϕ (x , y ) .
D (u , v )
Cor : Aire(ϕ (D )) = Aire(D )
D (x , y )
U → ℝ ∂f ∂f
Prop : Soit f : de classe C 1 . On a df = .dx + .dy .
(x , y ) ֏ f (x , y ) ∂x ∂y
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Prop : Soit f , g :U → ℝ de classe C 1 et λ ∈ ℝ .
d(λ f ) = λ df ,d( f + g ) =df +dg ,d( fg ) = f .dg + g .df .
Si g ne s’annule pas d( f g ) = (g df − f dg ) g 2 .
Prop : Soit f :U → ℝ et ϕ : I → ℝ de classe C 1 telles que f (U ) ⊂ I .
d(ϕ f ) = ϕ ′ f × df .
∫ Γ
ω = ∫ P (x , y )dx +Q (x , y )dy = ∫ P (x (t ), y (t ))x ′(t ) +Q (x (t ), y (t ))y ′(t )dt
Γ a
Prop : ∫ Γ
ω n’est pas modifié par changement de paramétrage croissant et transformée en son opposé par
changement de paramétrage décroissant : c’est une notion géométrique orientée.
Prop : Si ω est une forme différentielle exacte de primitive f alors ∫ Γ
ω = f (M (b )) − f (M (a )) .
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5°) Formule de Green-Riemann
Soit D une partie compacte non vide de ℝ 2 dont
N
le bord peut être paramétré par un arc Γ fermé régulier
C 1 par morceaux ne possédant pas
d’autres points doubles que ses extrémités. D T
Quitte à inverser l’orientation du paramétrage
du bord de D , on peut supposer que ce bord est
parcouru dans le sens direct, i.e. de telle sorte que le vecteur N de la base de Frénêt pointe vers D .
a) formule
Théorème :
Pour ω (x , y ) = P (x , y )dx +Q (x , y )dy forme différentielle de classe C 1 définie sur un ouvert U contenant
∂Q ∂P
D on a : ∫ Γ ω = ∫∫D ∂x − ∂y dx dy .
b) application : calcul d’aires
∂Q ∂P γ
∫Γ ω = ∫∫D ∂x − ∂y dx dy
+ Pour P (x , y ) = 0 et Q (x , y ) = x D
on a ∫ ω = ∫∫
Γ D
1dx dy .
Ainsi Aire(D ) = ∫
xdy . y
Γ
xdy ≥ 0
Pour P (x , y ) = −y et Q (x , y ) = 0
D
on obtient ∫ Γ
ω = ∫∫ 1dx dy .
D
xdy ≤ 0 x
Ainsi Aire(D ) = ∫
−ydx . O
Γ
y
1 ρdθ
2∫
Par ces deux formules : Aire(D ) = Γ xdy − ydx .
dθ
ρ = ρ (t )
Si le bord de D est paramétré en coordonnées polaires par avec t ∈ [a ,b ] . ρ
θ = θ (t )
1 1 b O x
Aire(D ) = ∫ x dy − y dx = ∫ ρ 2 (t )θ ′(t )dt .
2 Γ 2 a
1
Mais x dy − y dx = ρ dθ donc la formule précédente se retient : Aire(D ) = ∫
2 Γ
2
ρ 2 dθ
En particulier : y
Soit θ1 ≤ θ2 deux réels d’un intervalle de longueur
D
inférieure à 2π . Soit ρ1 , ρ2 : [θ1 , θ2 ] → ℝ des fonctions
θ2 θ1
C 1 tels que 0 ≤ ρ1 ≤ ρ2 .
O x
Soit D = {M (ρ , θ ) / θ1 ≤ θ ≤ θ2 et ρ1 (θ ) ≤ ρ ≤ ρ2 (θ )} .
1 1 θ2
On a Aire(D ) =
2 ∫
Γ
ρ 2 dθ = ∫ ρ22 (θ ) − ρ12 (θ )dθ .
2 θ1
-9/9-