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Calculs différentiels et intégrales dans le plan

I. Métrique des courbes du plan


 
P désigne le plan géométrique muni d’un repère orthonormé direct (O ; i , j ) .

1°) Longueur d’arc


Γ = (I , M ) désigne un arc de classe C k avec k ≥ 1 .
Déf : Soit a ,b ∈ I tels que a ≤ b et A = M (a ) , B = M (b ) .

 de Γ le réel L = dOM b
On appelle longueur du sous arc AB 
AB ∫ a dt
(t ) dt .


b dOM
Déf : On appelle longueur d’un arc Γ = ([a ,b ], M ) le réel L = ∫ (t ) dt
a dt

2°) Abscisse curviligne


Déf : On appelle abscisse curviligne le long de l’arc Γ toute fonction s : I → ℝ dérivable telle que

ds dOM
∀t ∈ I , (t ) = (t ) .
dt dt

Prop : Si s désigne une abscisse curviligne le long de Γ alors pour tout A = M (a ) et B = M (b ) (avec a ≤ b )
 = s (b ) − s (a ) .
alors LAB

t dOM
Déf : Soit t0 ∈ I et M 0 = M (t0 ) . L’abscisse curviligne définie par s (t ) = ∫ (u ) du est appelée
t0 dt
abscisse curviligne d’origine M 0 .
En Particulier :

x = x (t )  x (t ) dOM ′ ds
Pour Γ :  : OM (t ) , (t ) x ′ (t ) donc = x ′2 + y ′2 .
y = y (t ) y (t ) dt y ( t ) dt

 x dOM 1 ds
Pour Γ : y = f (x ) : OM (x ) , (x ) ′ donc = 1+ f ′2 .
f (x ) dx f ( x ) dx

  dOM   ds
Pour Γ : ρ = ρ (θ ) : OM (θ ) = ρ (θ )uθ , (θ ) = ρ ′(θ )uθ + ρ (θ )vθ donc = ρ ′2 + ρ 2 .
dθ dθ

3°) Repère de Frénêt


Soit Γ = (I , M ) un arc régulier de classe C k (avec k ≥ 1 ).

N
Soit t ∈ I fixé. Comme Γ est régulier au point M (t ) ,

dOM
l’arc y présente une tangente dirigée par (t ) . 
dt T
 M (t )
dOM 
(t ) 
 dt dOM 
On note T (t ) =  le vecteur unitaire associé à (t ) et N (t ) le vecteur image de T (t ) par un quart
dOM dt
(t )
dt
de tour direct.
 
Déf : La base orthonormée directe (T (t ), N (t )) est appelée base de Frénêt au point M (t ) .
Repère de Frénêt, vecteur tangent et vecteur normal.

-1/9-
4°) Changement de paramétrage
I et J désignent des intervalles non singuliers de ℝ .
Soit ϕ : I → J une application bijective de classe C k ainsi que sa réciproque.
Réaliser le changement de paramétrage défini par la relation u = ϕ (t ) , consiste à observer que toute fonction en
la variable t ∈ I définit une fonction en la variable u ∈ J via la relation u = ϕ (t ) . Plus précisément :
Pour f : t ֏ f (t ) une fonction définie sur I , on considère fɶ : u ֏ fɶ(u ) définie sur J par :
∀u ∈ J , fɶ(u ) = f (ϕ−1 (u )) de sorte que fɶ(u ) = f (t ) lorsque u = ϕ (t ) .
Puisque fɶ = f  ϕ−1 et f = fɶ  ϕ on a f de classe C k ssi fɶ l’est.

On a ∀t ∈ I , f (t ) = fɶ(ϕ (t )) (1) et ∀u ∈ J , fɶ(u ) = f (ϕ−1 (u )) (2)


En dérivant ces relations, on obtient :
df dϕ dfɶ dfɶ dϕ−1 df
(t ) = (t ) (ϕ (t )) (3) et (u ) = (u ) (ϕ−1 (u )) (4) .
dt dt du du dt dt
Afin de manipuler aisément ces relations, on réalise les abus suivants :
• on confond f et fɶ ,
• on ne précise pas les points d’évaluation des dérivées,
du dt dϕ dϕ−1
• on note et au lieu de et .
dt du dt du
df du df df dt df
(3) devient alors = et (4) devient = .
dt dt du du du dt
dϕ−1 dϕ du dt
De plus ϕ−1 (ϕ (t )) = t donne (ϕ (t )) (t ) = 1 soit = 1.
du dt dt du
Soit ϕ : I → J bijective, C k ainsi que sa réciproque et Γ = (I , M ) un arc paramétré en la variable t
Réaliser le changement de paramétrage défini par la relation u = ϕ (t ) consiste à considérer l’arc (J , M ) avec
M (u ) = M (t ) . Ce nouvel arc décrit le même support que Γ dans le même sens si ϕ est croissante et dans le
sens contraire si ϕ est décroissante.
    
d 2t dOM  dt  d 2OM
2
 dOM dt dOM  d 2OM
On a v (u ) = = et a (u ) = = 2 +   .
du du dt du 2 du dt  du  dt 2
Déf : Une notion invariante par changement de paramétrage est qualifiée de géométrique.
Déf : Une notion invariante par changement de paramétrage croissant est qualifiée de géométrique orientée.

5°) Paramétrage normal d’un arc régulier


Soit Γ = (I , M ) un arc C k (avec k ≥ 1 ) régulier et s une abscisse curviligne le long de Γ .
On peut réaliser le changement de paramétrage défini par la relation s = s (t ) .
Déf : On dit que s est un paramétrage admissible de l’arc Γ .
  
dOM dOM dt ds dOM
On considère alors le nouvel arc (J , M ) avec M (s ) = M (t ) . Pour cet arc = , or = ,
ds dt ds dt dt

dOM 
donc = T . Ainsi l’arc (J , M ) est un paramétrage réalisé à vitesse constante égale à 1.
ds
Déf : On l’appelle paramétrage normal de l’arc Γ .

6°) Détermination angulaire


Soit Γ = (I , M ) un arc régulier de classe C k avec k ≥ 2 .
a) définition
Déf : On appelle détermination angulaire le long de Γ toute application α : I → ℝ dérivable telle que
 
∀t ∈ I , α (t ) = (i ,T (t )) [ 2π ] .

-2/9-
Prop : Si α est une détermination angulaire le long de Γ alors
 
T cos α et N − sin α .
sin α cos α
Problème : Comment obtenir une détermination angulaire α ?
b) cas d’un paramétrage cartésien

 dx cos α = dx = dx . dt (1)
 dOM ds   ds dt ds
Puisque T = on a : T cos α ssi  
ds dy sin α 
sin α = dy = dy . dt (2)
ds  ds dt ds

c) cas d’une courbe définie par une équation polaire

     dOM
α = (i ,T ) = (i , uθ ) + (uθ , ) = θ +V [ 2π ]


dOM  
= ρ (θ )uθ + ρ ′(θ )vθ permet d’étudier V .

7°) Courbure et rayon de courbure


Soit Γ = (I , M ) un arc régulier de classe C k (avec k ≥ 2 ), s une abscisse curviligne et α une détermination
angulaire le long de Γ
a) courbure
dα dα dt
Déf : Soit M un point de l’arc Γ . On appelle courbure de l’arc Γ en M le réel : γ = = .
ds dt ds
 
Prop : En notant (T , N ) la base de Frénêt au point M on a :
 
dT  dN 
= γN et = −γT .
ds ds
b) rayon de courbure en un point birégulier
Déf : Soit M un point birégulier de l’arc étudié. On appelle rayon de courbure au point M
1  
l’inverse de la courbure en ce point i.e. : R = . Le point Ω défini par la relation M Ω = R.N est
γ
alors appelé centre de courbure au point M et le cercle C de centre Ω et de rayon R est appelé cercle
osculateur de l’arc au point M .
Prop : Si l’arc Γ est birégulier alors α est un paramétrage C k −1 admissible de l’arc Γ et on a alors les
 
ds dT  dN 
relations : R = , = N et = −T .
dα dα dα
c) calcul de la courbure
Soit Γ = (I , M ) un arc régulier. Pour déterminer la courbure γ le long de Γ :

ds dOM
• on calcule = ,
dt dt
 
• on détermine une fonction dérivable α telle que α = (i ,T ) [ 2π ]
dα dα dt
• on conclut via γ = = . .
ds dt ds

-3/9-
8°) Formules
a) formules de Frénêt
Considérons le mouvement t ֏ M (t ) en un point régulier de courbure égale à γ .

dOM ds
v= = .
dt dt
 
 dOM ds dOM 
v= = . = vT
. .
dt dt ds
   
 dv . ) dv 
d(vT dT dv  dT ds dv  
a= = = .T + v. = .T + v . . = .T + γv 2N .
dt dt dt dt dt ds dt dt
 
v = vT  
 .
  Det(v ,a )
Ainsi dans la base de Frénêt :    dv   et donc Det (v , a ) = γv 3
donc γ = .
a = T + γv 2N v3
 dt

x = x (t ) x ′y ′′ − x ′′y ′
Cas : Γ :  . γ= .
y = y (t ) (x ′ 2 + y ′ 2 )3 2
f ′′(x )
Cas : Γ : y = f (x ) . γ =
(1 + f ′ 2 (x ))3 2
2ρ ′ 2 + ρ 2 − ρρ ′′
Cas : Γ : ρ = ρ (θ ) . γ = .
(ρ ′ 2 + ρ 2 )3 2

II. Intégrale double


On se positionne dans le plan ℝ 2

1°) Aire d’un domaine de ℝ 2


a) pavage
Déf : On appelle pavé de ℝ 2 toute partie
d
R = [a ,b ]×[c ,d ] avec a ≤ b ,c ≤ d .
R
On appelle aire de ce pavé le réel : c
Aire(R ) = (b −a )(d −c ) . a b
Un pavé est dit singulier lorsque celui-ci est d’aire nulle i.e. quand b = a ou d = c .
Prop : L’intersection de deux pavés est soit vide, soit égale à un pavé.
Déf : Deux pavés sont dits quasi-disjoints
ssi leur intersection est vide ou égale
à un pavé singulier.
Déf : On appelle pavage du plan ℝ 2 toute
famille finie P = (R1 ,..., Rn ) formées
de pavés deux à deux quasi-disjoints.
On appelle support de ce pavage l’ensemble :
Supp(P ) = R1 ∪ ... ∪ Rn .
On appelle aire de ce pavage le réel
Aire (P ) = Aire (R1 ) + ... + Aire (Rn ) .
b) partie quarrable
Soit D une partie bornée non vide de ℝ 2 .
Déf : On appelle pavage intérieur à D tout pavage dont le support est inclus dans D .
On appelle pavage extérieur à D tout pavage dont le support contient D .
Prop : Si P − et P + désignent des pavages respectivement intérieur et extérieur à D alors
Aire(P − ) ≤ Aire(P + )

-4/9-
Déf : On appelle aire intérieure à D , la borne supérieure des aires des pavages intérieurs à D . On la note
Aire− (D ) .
On appelle aire extérieure à D , la borne inférieure des aires des pavages extérieurs à D . On la note
Aire+ (D ) .
Prop : On a Aire− (D ) ≤ Aire+ (D ) .
Déf : La partie D est dite quarrable ssi Aire− (D ) = Aire+ (D ) .
Cette valeur commune est appelée aire de D et est notée Aire(D ) .
Convention : On dit que ∅ est quarrable et on pose Aire(∅) = 0 .
Prop : Soit D et D ′ deux parties bornées quarrables de ℝ 2 .
Si D ⊂ D ′ alors Aire(D ) ≤ Aire(D ′) .
Prop : Soit D et D ′ deux parties bornées quarrables de ℝ 2 .
D ∪ D ′, D ∩ D ′ sont quarrables et Aire(D ∪ D ′) = Aire(D ) + Aire(D ′) − Aire(D ∩ D ′) .
Déf : Deux parties quarrables sont dites quasi-disjointes ssi Aire(D ∩ D ′) = 0 .
Prop : Toute partie bornée délimitée par une ligne brisée est quarrable.

2°) Intégration sur un pavé


Soit R = [a ,b ]×[c ,d ] un pavé de ℝ 2 .
Théorème : de Fubini
R → ℝ
Soit f :  une fonction continue.
(x , y ) ֏ f (x , y )
d d
La fonction x ֏ ∫ f (x , y )dy est continue sur [a ,b ] , la fonction y ֏ ∫ f (x , y )dx est continue sur [c ,d ]
c c
b  d  d b 
et ∫  ∫ f (x , y )dy dx = ∫  ∫ f (x , y )dx dy .
a  c  c  a 

Déf : Cette quantité est alors appelée intégrale de f sur le pavé R . On la note ∫∫ R
f ou ∫∫ R
f (x , y )dx dy .

En particulier :
 b  d 
Si f (x , y ) = g (x )h (y ) alors ∫∫ f (x , y )dx dy = ... =  ∫ g (x )dx  ∫ h (y )dy  .
R  a  c 
Prop : Soit f , g : R → ℝ continues et λ , µ ∈ ℝ .

∫∫ R
λ f + µg = λ ∫∫ f + µ ∫∫ g .
R R

Si f ≤ g alors ∫∫ R
f ≤ ∫∫ g .
R

Si f ≥ 0 et ∫∫ R
f = 0 alors f = 0 ou Aire(R ) = 0 .

3°) Intégration sur un compact quarrable


a) partie compacte
Déf : Une partie D de ℝ 2 est dite fermée ssi son complémentaire est ouvert.
Déf : Une partie D de ℝ 2 est dite compacte ssi D est fermée et bornée.
Théorème :
Toute fonction réelle définie et continue sur une partie compacte de ℝ 2 y est bornée.
b) définition de l’intégrale
Soit D un domaine compacte quarrable non vide.
D → ℝ +
Soit f :   continue.
(x , y ) ֏ f (x , y )

-5/9-
n
Pour P = (R1 ,..., Rn ) pavage intérieur à D , on note I D ( f ) = ∑ ∫∫ f (x , y )dx dy .
Rk
k =1
+
f étant continue sur un compact, ∃M ∈ ℝ , ∀ (x , y ) ∈ D, f (x , y ) ≤ M .
n n
Par suite : I P ( f ) ≤ ∑ ∫∫ M dx dy = M ∑ Aire(Rk ) ≤ M Aire(D ) . Les I P ( f ) sont donc majorées.
Rk
k =1 k =1

Déf : On appelle intégrale de la fonction positive f sur D la borne supérieure des I P ( f ) pour P pavage
intérieur à D .
Celle-ci est notée ∫∫ D
f ou ∫∫ D
f (x , y )dx dy .

Soit f : D → ℝ continue. f + = sup( f , 0) et f − = inf( f , 0) sont deux fonctions continues et f = f + − f − .


Déf : On appelle intégrale de la fonction continue f : D → ℝ le réel :

∫∫ D
f = ∫∫ f (x , y )dx dy = ∫∫ f + − ∫∫ f − .
D D D

Convention : Si D = ∅ on pose ∫∫ D
f =0.

c) propriétés
Soit D et D ′ deux parties compactes quarrables de ℝ 2
Prop : Soit f , g : D → ℝ continues et λ , µ ∈ ℝ .

∫∫ D
λ f + µg = λ ∫∫ f + µ ∫∫ g .
D D

Si f ≤ g alors ∫∫ D
f ≤ ∫∫ g .
D

Prop : Si D ⊂ D ′ et f : D ′ → ℝ continue et positive alors ∫∫ D


f ≤ ∫∫ f .
D′

Prop : Si f : D ∪ D ′ → ℝ continue alors ∫∫ D ∪D ′


f = ∫∫ f + ∫∫ f − ∫∫
D D′ D∩D ′
f.

4°) Théorème de Fubini


Théorème : y
Soit ϕ1 , ϕ2 : [a ,b ] → ℝ continues telles que ϕ1 ≤ ϕ2 . Γϕ 2

Soit D = {(x , y ) ∈ ℝ / a ≤ x ≤ b et ϕ1 (x ) ≤ y ≤ ϕ2 (x )} .
2
D
D est une partie compacte quarrable et pour tout Γϕ 1

f : D → ℝ continue on a : x
a b
b ϕ2 ( x )

∫∫ D
f (x , y )dx dy = ∫
x =a ∫ y =ϕ1 ( x )
f (x , y )dy dx .
y
Soit ψ1 , ψ2 : [a ,b ] → ℝ continues telles que ψ1 ≤ ψ2 .
b
Soit D = {(x , y ) ∈ ℝ 2 / a ≤ y ≤ b et ψ1 (y ) ≤ x ≤ ψ2 (y )} . Γψ
1

D est une partie compacte quarrable et pour tout Γψ


D 2

f : D → ℝ continue on a : a
b ψ2 (y ) x
∫∫ D
f (x , y )dx dy = ∫
y =a ∫ x =ψ1 (y )
f (x , y )dx dy .

5°) Changement de variables affine


ℝ 2 → ℝ 2 u = ax + by + α         
Soit ϕ : 
 avec  , u  = a b x  + α = Ax  + B
  
v  c d y  β   
(x , y ) ֏ (u , v ) v = cx + dy + β y 
ϕ est une application affine.
D (u , v ) a b 
On note = det   = ad −bc .
D (x , y ) c d 

-6/9-
Théorème :
ϕ (D ) → ℝ
Soit D une partie compacte quarrable de ℝ 2 et f :  une fonction continue.
(u , v ) ֏ f (u , v )
ϕ (D ) est une partie compacte quarrable de ℝ 2 et
D (u , v )
∫∫ ϕ(D)
f (u , v )du dv = ∫∫ f (ϕ (x , y )).
D D (x , y )
dx dy .

La manipulation qui consiste à transformer l’une des intégrales en l’autre est appelée changement de
variable affine défini par la relation (u , v ) = ϕ (x , y ) .
D (u , v )
Cor : Aire(ϕ (D )) = Aire(D )
D (x , y )

6°) Intégration en coordonnées polaires


Soit θ1 ≤ θ2 deux réels d’un intervalle de longueur 2π . ρ 2 (θ )
y
Soit ρ1 , ρ2 : [θ1 , θ2 ] → ℝ continues telles que 0 ≤ ρ1 ≤ ρ2 .
D
Soit D l’ensemble des points M = (x , y ) de ℝ 2 dont il
ρ 1(θ )
existe un système de coordonnées polaires (ρ, θ ) avec
θ2
θ1 ≤ θ ≤ θ2 et ρ1 (θ ) ≤ ρ ≤ ρ2 (θ ) . θ1 x
On note D = {M (ρ , θ ) / θ1 ≤ θ ≤ θ2 et ρ1 (θ ) ≤ ρ ≤ ρ2 (θ )} .
Théorème :
D est une partie compacte bornée quarrable et
pour tout f : D → ℝ continue on a :
θ2  ρ2 ( θ ) 
∫∫D f (x ,y )dx dy = ∫θ=θ1 ∫ρ=ρ1 (θ ) f (ρ cos θ, ρ sin θ )ρ dρdθ .
7°) Généralisation aux intégrales triples
Ce qui a été dit ci-dessus se généralise aux fonctions de trois variables. On parle alors d’intégrale triple d’une
fonction continue sur une partie compacte cubable.
Intégration en coordonnées cylindriques : dx dy dz → r dr dϕ dz .
Intégration en coordonnées sphériques : dx dy dz → r 2 sin θ dr dθ dϕ .

III. Intégrale curviligne


On se positionne dans le plan ℝ 2 . U désigne un ouvert de ℝ 2 .

1°) Différentielle d’une fonction de classe C 1


U → ℝ
Soit f :  de classe C 1 .
(x , y ) ֏ f (x , y )
∂f ∂f
Soit a ∈U . Pour tout h = (hx , hy ) ∈ ℝ 2 , on a Dh f (a ) = (a ).hx + (a ).hy .
∂x ∂y
Déf : On appelle différentielle de f au point a , la forme linéaire :
ℝ 2 → ℝ
dfa :  .
h = (hx , hy ) ֏ dfa (h ) = Dh f (a )

∂f ∂f
Prop : On a dfa = (a )dx + (a )dy .
∂x ∂y
U → L( ℝ 2 , ℝ )
Déf : On appelle différentielle de f l’application : df : 
 .
a ֏dfa

U → ℝ ∂f ∂f
Prop : Soit f :  de classe C 1 . On a df = .dx + .dy .
(x , y ) ֏ f (x , y ) ∂x ∂y

-7/9-
Prop : Soit f , g :U → ℝ de classe C 1 et λ ∈ ℝ .
d(λ f ) = λ df ,d( f + g ) =df +dg ,d( fg ) = f .dg + g .df .
Si g ne s’annule pas d( f g ) = (g df − f dg ) g 2 .
Prop : Soit f :U → ℝ et ϕ : I → ℝ de classe C 1 telles que f (U ) ⊂ I .
d(ϕ  f ) = ϕ ′  f × df .

2°) Forme différentielle


Déf : On appelle forme différentielle définie sur U toute application :
U → L( ℝ 2 , ℝ )
ω :  .
(x , y ) ֏ ω (x , y )
Déf : On dit que la forme différentielle ω est continue (resp. C 1 , C 2 ) ssi les fonctions P et Q le sont.
Déf : On dit qu’une forme différentielle ω définie sur U est exacte ssi il existe f :U → ℝ de classe C 1 tel
que ω =df .
On dit alors que f est une primitive de ω .
Théorème :
Soit ω (x , y ) = P (x , y )dx +Q (x , y )dy une forme différentielle définie sur U avec P et Q fonctions de
classe C 1 .
∂P ∂Q
Pour que ω soit exacte, il est nécessaire que = .
∂y ∂x
De plus, si U est étoilé, cette condition est suffisante.

3°) Intégrale d’une forme différentielle


Soit ω (x , y ) = P (x , y )dx +Q (x , y )dy une forme différentielle continue définie sur U .
Soit Γ = ([a ,b ], M ) un arc C 1 inscrit dans U i.e. tel que ∀t ∈ I , M (t ) ∈U .
Notons, M (t ) = (x (t ), y (t )) .
Déf : On appelle intégrale curviligne de ω le long de l’arc Γ le réel :
b

∫ Γ
ω = ∫ P (x , y )dx +Q (x , y )dy = ∫ P (x (t ), y (t ))x ′(t ) +Q (x (t ), y (t ))y ′(t )dt
Γ a

Lorsque l’arc Γ est fermé, on note ∫ ω .


Γ

Prop : ∫ Γ
ω n’est pas modifié par changement de paramétrage croissant et transformée en son opposé par
changement de paramétrage décroissant : c’est une notion géométrique orientée.
Prop : Si ω est une forme différentielle exacte de primitive f alors ∫ Γ
ω = f (M (b )) − f (M (a )) .

4°) Généralisation aux arcs C 1 par morceaux.


Déf : On appelle arc C 1 par morceaux toute famille Γ = (Γ1 , Γ 2 ,…, Γn ) avec Γi = ([ai ,bi ], M i ) des arcs C 1 tels
que ∀1 ≤ i ≤ n −1, M i (bi ) = M i +1 (ai +1 ) .
On appelle support de l’arc Γ la réunion des supports des arcs Γi .
Déf : On appelle extrémités de l’arc Γ les points M1 (a1 ) et M n (bn ) .
On dit que l’arc Γ est régulier ssi chaque arc Γi l’est.
On dit que l’arc Γ est inscrit dans U ssi chaque arc Γi l’est.
Déf : On appelle intégrale curviligne de ω le long de l’arc orienté Γ = (Γ1 , Γ 2 ,…, Γn ) C 1 par morceaux le
n
réel : ∫ ω = ∑∫ ω .
Γ Γk
k =1

-8/9-
5°) Formule de Green-Riemann
Soit D une partie compacte non vide de ℝ 2 dont 
N
le bord peut être paramétré par un arc Γ fermé régulier
C 1 par morceaux ne possédant pas 
d’autres points doubles que ses extrémités. D T
Quitte à inverser l’orientation du paramétrage
du bord de D , on peut supposer que ce bord est

parcouru dans le sens direct, i.e. de telle sorte que le vecteur N de la base de Frénêt pointe vers D .
a) formule
Théorème :
Pour ω (x , y ) = P (x , y )dx +Q (x , y )dy forme différentielle de classe C 1 définie sur un ouvert U contenant
∂Q ∂P
D on a : ∫ Γ ω = ∫∫D ∂x − ∂y dx dy .
b) application : calcul d’aires
∂Q ∂P γ
∫Γ ω = ∫∫D ∂x − ∂y dx dy
+ Pour P (x , y ) = 0 et Q (x , y ) = x D
on a ∫ ω = ∫∫
Γ D
1dx dy .

Ainsi Aire(D ) = ∫
 xdy . y
Γ
xdy ≥ 0
Pour P (x , y ) = −y et Q (x , y ) = 0
D
on obtient ∫ Γ
ω = ∫∫ 1dx dy .
D
xdy ≤ 0 x
Ainsi Aire(D ) = ∫
 −ydx . O
Γ
y
1 ρdθ
2∫
Par ces deux formules : Aire(D ) = Γ xdy − ydx .

ρ = ρ (t )
Si le bord de D est paramétré en coordonnées polaires par   avec t ∈ [a ,b ] . ρ
θ = θ (t )
1 1 b O x
Aire(D ) = ∫  x dy − y dx = ∫ ρ 2 (t )θ ′(t )dt .
2 Γ 2 a

1
Mais x dy − y dx = ρ dθ donc la formule précédente se retient : Aire(D ) = ∫
2 Γ
2
ρ 2 dθ

En particulier : y
Soit θ1 ≤ θ2 deux réels d’un intervalle de longueur
D
inférieure à 2π . Soit ρ1 , ρ2 : [θ1 , θ2 ] → ℝ des fonctions
θ2 θ1
C 1 tels que 0 ≤ ρ1 ≤ ρ2 .
O x
Soit D = {M (ρ , θ ) / θ1 ≤ θ ≤ θ2 et ρ1 (θ ) ≤ ρ ≤ ρ2 (θ )} .
1 1 θ2
On a Aire(D ) =
2 ∫
 Γ
ρ 2 dθ = ∫ ρ22 (θ ) − ρ12 (θ )dθ .
2 θ1

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