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Notions de logique et raisonnement mathématique

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0697063100

Notions dans la logique


Contenu Capacités attendues

• Propositions – opérations sur les propositions Être capable d’utiliser le raisonnement


(les connecteurs logiques) mathématique convenable selon la situation
• Les quantificateurs donnée
• Lois logiques et méthodes de raisonnement

IMAD HAFIDI - NOTIONS DE LOGIQUE 1


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I. Propositions – opérations sur les propositions (les connecteurs logiques)
1. Propositions
Activité
Activité 1 : (Proposition)
1) Cocher la case convenable :
Enoncé Vrai Faux

Tout nombre pair est divisible par 8

Le produit de deux entiers naturels consécutifs est pair

La fonction ℎ: 𝑥 → |𝑥| est une fonction paire

La symétrie centrale conserve les distances

2) Y a-t-il des énoncés qui sont vrais et faux en même temps ?


Définition
On appelle proposition (ou assertion) tout énoncé mathématique qui a un sens qui est soit vrai soit faux.
Une proposition est notée par 𝑝, 𝑞, 𝑟 … , 𝐴, 𝐵, … 𝑒𝑡𝑐
On désigne par 1 ou 𝑉 la valeur de vérité d’une proposition vraie et par 0 ou 𝐹 la valeur de vérité d’une
proposition fausse.
Une table de vérité est une table qui indique si une proposition 𝑝, construire à partir des propositions 𝐴, 𝐵, 𝐶 …
est vraie ou fausse à partir les valeurs de vérité de 𝐴, 𝐵, 𝐶 …
𝑝
1
0

2. Opérations sur les propositions (Les connecteurs logiques)


• Négations d’une proposition
Définition
La négation d’une proposition 𝑝 est une proposition notée « 𝑝̅ » ou « 𝑛𝑜𝑛 𝑝 » et qui est vraie si 𝑝 est fausse, et
fausse si p est vraie.
Table de vérité de 𝑛𝑜𝑛 𝑝
𝑝 𝑛𝑜𝑛 𝑝
1 0
0 1

IMAD HAFIDI - NOTIONS DE LOGIQUE 2


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Remarque
Une proposition est soit vraie, soit fausse.
• Conjonction de deux propositions
Définition
La conjonction de deux propositions 𝑝 et 𝑞, est une proposition notée « 𝑝 𝑒𝑡 𝑞 » ou « 𝑝⋀𝑞 » et elle est vraie si
les deux propositions 𝑝 et 𝑞 sont vraies.
Table de vérité de 𝑝 𝑒𝑡 𝑞
𝑝 𝑞 𝑝 𝑒𝑡 𝑞
1 1 1
1 0 0
0 1 0
0 0 0
• Disjonction de deux propositions
Définition
La conjonction de deux propositions 𝑝 et 𝑞, est une proposition notée « 𝑝 𝑜𝑢 𝑞 » ou « 𝑝 ∨ 𝑞 » et elle est fausse
si les deux propositions 𝑝 et 𝑞 sont fausses.
Table de vérité de 𝑝 𝑜𝑢 𝑞
𝑝 𝑞 𝑝 𝑜𝑢 𝑞
1 1 1
1 0 1
0 1 1
0 0 0
Application 1 :
Donner la négation des propositions suivantes :
• 𝑝 : 32 = 5
• 𝑞 :𝜋+1>4
• 𝑟 :√2 ∈ ℤ
Application 2
Donner la valeur de vérité des propositions suivantes

• 𝑝 : √2 + √6 > √8
𝜋 √5
• 𝑞 : cos 17 = 2
• 𝑟 :√3 ∈ ℤ
Remarque
a) (𝑝 𝑒𝑡 𝑝̅ ) est une proposition fausse.
b) (𝑝 𝑜𝑢 𝑝̅ ) est une proposition vraie.

IMAD HAFIDI - NOTIONS DE LOGIQUE 3


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• L’implication de deux propositions
Définition
L’implication de deux propositions 𝑝 et 𝑞, notée 𝑝 ⇒ 𝑞 est une proposition qui est vraie si 𝑝 est fausse, ou si 𝑝
et 𝑞 sont vraies

Table de vérité de 𝑝 ⇒ 𝑞

𝑝 𝑞 𝑝⇒𝑞
1 1 1
1 0 0
0 1 1
0 0 1
Remarque
a) La proposition 𝑝 ⇒ 𝑞 se lit « 𝑝 implique 𝑞 » ou « si 𝑝 alors 𝑞 ».
b) Si 𝑝 est vraie et 𝑝 ⇒ 𝑞, alors 𝑞 est vraie.
c) L’implication q⇒ 𝑝 s’appelle l’implication réciproque de l’implication 𝑝 ⇒ 𝑞.

Application 3
1) Montrer à l’aide d’une table de vérité que 𝑝 ⇒ 𝑞 et 𝑝 𝑜𝑢 𝑞 ont la même valeur de vérité.
2) En déduire la valeur de vérité des propositions suivantes :

𝑝 : √2 ∈ ℤ ⇒ √2 > 1
2 6
𝑞 : 1 = ⇒3 =
2 2

• L’équivalence de deux propositions


Définition
Soit 𝑝 et 𝑞 deux propositions, l’équivalence de 𝑝 et 𝑞, notée 𝑝 ⇔ 𝑞 est une proposition qui est vraie si 𝑝 et 𝑞
sont simultanément vraies ou simultanément fausses.
Table de vérité de 𝑝 ⇔ 𝑞

𝑝 𝑞 𝑝⇔𝑞
1 1 1
1 0 0
0 1 0
0 0 1

IMAD HAFIDI - NOTIONS DE LOGIQUE 4


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Remarque
La proposition 𝑝 ⇔ 𝑞 est la proposition 𝑝 ⇒ 𝑞 et q ⇒ 𝑝.

Propriété
Soit 𝑝 et 𝑞 de propositions
 ̅̅̅̅̅̅̅̅
𝑝 𝑒𝑡 𝑞 ⇔ 𝑝̅ 𝑜𝑢 𝑞̅
 ̅̅̅̅̅̅̅̅
𝑝 𝑜𝑢 𝑞 ⇔ 𝑝̅ 𝑒𝑡 𝑞̅
II. Les quantificateurs
1. Fonction propositionnelle
Définition
On appelle fonction propositionnelle tout énonce mathématique contenant une ou plusieurs variables d’un
ensemble 𝐸 et qui devient une proposition à chaque fois qu’on remplace la variable (ou les variables) par un
élément (ou des éléments) de 𝐸.
On note une fonction propositionnelle par 𝐴(𝑥 ), 𝐵(𝑥 ), 𝐴(𝑥; 𝑦)…
Exemple

Soit la fonction propositionnelle 𝐴(𝑥 ); 𝑥 2 ≥ 𝑥


1
On a 𝐴(3) est une proposition vraie, et 𝐴 (2) est fausse.

2. Quantificateur universel et quantificateur existentiel


Soit 𝐴(𝑥 ) une fonction propositionnelle définie sur un ensemble 𝐸
On pose 𝐴(𝑥 ) = {𝑥 ∈ 𝐸 ; 𝐴(𝑥 ) 𝑒𝑠𝑡 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑒}
➢ Si 𝐴 = 𝐸, cela signifie que tous les éléments de 𝐸 vérifient la propriété 𝐴(𝑥), c’est-à-dire pour tout 𝑥 de
l’ensemble 𝐸, on a 𝐴(𝑥) est vraie. On écrit donc : (∀ 𝑥 ∈ 𝐸); 𝐴(𝑥)
➢ Si 𝐴 ⊊ E, c’est-à-dire qu’il existe au moins un élément 𝑥 de 𝐸 qui vérifie la propriété 𝐴(𝑥). On écrit
(∃𝑥 ∈ 𝐸); 𝐴(𝑥)
Exemple

La proposition (∀ 𝑥 ∈ ℝ); 𝑥 ∈ ℤ est fausse (car 𝜋 ∉ ℤ).


Remarque
L’équation (𝐸); 𝑥 2 − 2𝑥 + 1 = 0 admet une unique solution 𝑥 = 1, on écrit (∃! 𝑥 ∈ ℝ); 𝑥 2 − 2𝑥 + 1 = 0
Le symbole « ∃! » se lit ‘il existe un unique élément’
3. Négation d’une proposition avec des quantificateurs
̅̅̅̅̅̅.
a) La négation de la proposition (∀ 𝑥 ∈ 𝐸); 𝐴(𝑥) est la proposition (∃𝑥 ∈ 𝐸); 𝐴(𝑥)
̅̅̅̅̅̅.
b) La négation de la proposition (∃ 𝑥 ∈ 𝐸); 𝐴(𝑥) est la proposition (∀𝑥 ∈ 𝐸); 𝐴(𝑥)

IMAD HAFIDI - NOTIONS DE LOGIQUE 5


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Application 4
Récrire les énoncés suivants en utilisant les quantificateurs :
1. Le carré d’un réel est positif.
2. Pour tout entier naturel 𝑛, il existe un entier naturel 𝑘, tel que 𝑛 ≤ 𝑘.
3. 𝑓 est une fonction constante sur ℚ.
4. Un réel 𝑥 est soit être positif ou négatif.
Application 5
Donner la négation des propositions suivantes :
𝑝 ∶ (∀ 𝑥 ∈ ℝ ) ; 𝑥 2 ≥ 0
𝑞 ∶ (∃𝑥 ∈ ℝ) ; 𝑥 ∈ ℤ

III. Lois logiques et méthodes de raisonnement


1. Loi logique
Définition
Toute proposition construire à partir des autres propositions liées entre elle par des connecteurs et qui est vraie
indépendamment des propositions qui la compose est une loi logique.
2. Les raisonnements mathématiques
a) Raisonnement par déduction
Il consiste à utiliser la logique suivante :

[𝑝 𝑒𝑡 𝑝 ⇒ 𝑞] ⇒ 𝑞

C’est-à-dire si 𝑝 est vraie et 𝑝 ⇒ 𝑞 est vraie, alors 𝑞 est vraie.

b) Raisonnement par contraposée

L’implication (𝑞̅ ⇒ 𝑝̅ ) est appelée contraposée de (𝑝 ⇒ 𝑞), et on a : (𝑝 ⇒ 𝑞) ⇔ (𝑞̅ ⇒ 𝑝̅ )

Exemple
𝑥
On montre que : (∀𝑥 ∈ ℝ+) ; 𝑥 ≠ 4 ⇒ √𝑥 − 1 ≠
4
𝑥
Soit 𝑥 un réel positif, par contraposée on montre que √𝑥 − 1 = 4 ⇒ 𝑥 = 4
𝑥
√𝑥 − 1 = 4

⇒ 𝑥 − 4√𝑥 + 1 = 0
2
⇒ (√𝑥 − 2) = 0 ⇒ 𝑥 = 4

IMAD HAFIDI - NOTIONS DE LOGIQUE 6


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Remarque
Si 𝑝 ⇒ 𝑞 et 𝑞 ⇒ 𝑟, alors 𝑝 ⇒ 𝑟. On dit que l’implication est transitive.

Conséquence
Si 𝐴 ⇒ 𝐵1 et 𝐵1 ⇒ 𝐵2 … et 𝐵𝑛 ⇒ 𝐵 , alors 𝐴 ⇒ 𝐵 (Les implications successives).

Application 6
Montrer par contraposée que :
𝑥 𝑦
(∀(𝑥; 𝑦) ∈ ℝ2 ); 𝑥𝑦 ≠ 1 𝑒𝑡 𝑥 ≠ 𝑦 ⇒ ≠
𝑥2 + 𝑥 + 1 𝑦2 + 𝑦 + 1
c) Le raisonnement par équivalence
Il consiste à appliquer la loi logique suivante : 𝑝 ⇔ 𝑞 𝑒𝑡 𝑞 ⇔ 𝑟 alors 𝑝 ⇔ 𝑟 (Transitivité de l’équivalence).

Conséquence
Si 𝐴 ⇔ 𝐵1 et 𝐵1 ⇔ 𝐵2 … et 𝐵𝑛 ⇔ 𝐵 , alors 𝐴 ⇔ 𝐵 (Les implications successives).

Exemple

√ 𝑥−1 1
On montre que (∀𝑥 ∈ [1; +∞[); ≤2
𝑥

√𝑥−1 1 √𝑥−1
Soit 𝑥 ∈ [1; +∞[, ≤ 2 ⇔ 𝑥 2 ≥ 4𝑥 − 4 ; (𝑐𝑎𝑟 ≥ 0)
𝑥 𝑥

⇔ (𝑥 − 2)2 ≥ 0

√𝑥−1 1 𝑥−1
√ 1
On a (𝑥 − 2)2 ≥ 0 est une proposition vraie, alors ≤ et par suite (∀𝑥 ∈ [1; +∞[); ≤
𝑥 2 𝑥 2

Application 7
Soit 𝑎 et 𝑏 deux réels positifs
Montrer que 𝑎 = 𝑏 = 0 ⇔ 𝑎 + 𝑏 = 0

d) Raisonnement par disjonction des cas


On applique ce raisonnement lorsqu’on veut montrer une implication de la forme (𝑝 𝑜𝑢 𝑞) ⇒ 𝑟

On utilise alors la loi logique : [(𝑝 ⇒ 𝑟) 𝑒𝑡 (𝑞 ⇒ 𝑟) ⇔ (𝑝 𝑜𝑢 𝑞) ⇒ 𝑟]

C’est-à-dire on distingue deux cas : 𝑝 est vraie et on montre que 𝑟 est vraie, 𝑞 est vraie et on montre que 𝑟 est
vraie.
Généralement, on utilise la loi logique suivante :

IMAD HAFIDI - NOTIONS DE LOGIQUE 7


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[(𝐴1 𝑜𝑢 𝐴2 𝑜𝑢 … 𝑜𝑢 𝐴𝑛 ) ⇒ 𝐴 ⇔ (𝐴1 ⇒ 𝐴) 𝑒𝑡 (𝐴2 ⇒ 𝐴) 𝑒𝑡 … 𝑒𝑡 (𝐴𝑛 ⇒ 𝐴)]

Application 8
Montrer que
(∀𝑥 ∈ ℝ); |𝑥 − 2| ≤ 𝑥 2 − 2𝑥 + 3
e) Raisonnement par absurde

Ce raisonnement consiste à appliquer la loi logique [𝑝̅ ⇒ (𝑞 𝑒𝑡 𝑞̅ ) ⇒ 𝑝]

Pour montrer qu’une proposition 𝑝 est vraie, on suppose qu’elle est fausse, par suite sa négation
𝑝̅ est vraie, et on montre que 𝑝̅ ⇒ (𝑞 𝑒𝑡 𝑞̅) est vraie, ce qui contredit le fait que le vrai ne donne
jamais le faux (Car (𝑞 𝑒𝑡 𝑞̅) est toujours fausse).
Exemple

Soit 𝑎 ∈ ℚ et 𝑏 ∉ ℚ, On montre que 𝑎 + 𝑏 ∉ ℚ


Supposons que 𝑎 + 𝑏 ∈ ℚ, donc il existe 𝑐 ∈ ℚ tel que 𝑐 = 𝑎 + 𝑏
Par suite 𝑏 = 𝑐 − 𝑎, Ainsi 𝑏 ∈ ℚ. Absurde
D’où 𝑎 + 𝑏 ∉ ℚ
Application 9
Soit 𝑎 un entier non nul.
Montrer que 𝑎2 + 1 n’est pas un carré parfait.
f) Raisonnement par récurrence
Soit 𝑃(𝑛) une propriété qui ne dépend que de l’entier naturel 𝑛.
Propriété Principe de récurrence ou raisonnement par récurrence
Première forme :
Si 𝑃(0) est vraie.

Si pour tout entier naturel 𝑛 (𝑃(𝑛) ⇒ 𝑃(𝑛 + 1)) est vraie

Alors pour tout entier naturel 𝑛, 𝑃 (𝑛) est vraie.


Deuxième forme :
Soit 𝑛0 un entier naturel
Si 𝑃(𝑛0 ) est vraie.

Si pour tout entier naturel 𝑛 ≥ 𝑛0 ; (𝑃(𝑛) ⇒ 𝑃(𝑛 + 1)) est vraie

IMAD HAFIDI - NOTIONS DE LOGIQUE 8


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Alors pour tout entier naturel 𝑛 ≥ 𝑛0 , 𝑃 (𝑛) est vraie.
Exemple

On montre par récurrence que (∀𝑛 ∈ ℕ) ; 2𝑛 ≥ 𝑛


On considère la proposition 𝑃 (𝑛) la propriété 2𝑛 ≥ 𝑛
Pour 𝑛 = 0 , On a 20 = 1 ≥ 0. Par suite 𝑃(0) est vraie.
C’est-à-dire que la proposition est vraie pour 𝑛 = 0
Soit 𝑛 ∈ ℕ, on montre que 𝑃(𝑛) ⇒ 𝑃(𝑛 + 1)

C’est-à-dire 2𝑛 ≥ 𝑛 ⇒ 2𝑛+1 ≥ 𝑛 + 1

Pour cela, on suppose que 2𝑛 ≥ 𝑛 (Hypothèse de récurrence) et on montre que 2𝑛+1 ≥ 𝑛 + 1


On a 2𝑛+1 = 2𝑛 + 2𝑛 ≥ 2𝑛 ≥ 𝑛 + 1 (Car 2𝑛 ≥ 𝑛
Par suite 2𝑛+1 ≥ 𝑛 + 1
D’où 𝑃(𝑛) ⇒ 𝑃(𝑛 + 1)

Conclusion
On a 𝑃(0) est vraie.
Et (∀𝑛 ∈ ℕ) ; 𝑃(𝑛) ⇒ 𝑃(𝑛 + 1)

Donc, par le principe de récurrence, (∀𝑛 ∈ ℕ) ; 2𝑛 ≥ 𝑛


Application 10
Montrer par récurrence que
𝑛(𝑛 + 1)(2𝑛 + 1)
(∀𝑛 ∈ ℕ); 12 + 22 + ⋯ + 𝑛2 =
2

IMAD HAFIDI - NOTIONS DE LOGIQUE 9


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Série d’exercices Notions dans la logique Mathématique

Les opérations sur les propositions


Exercice 1 :
Déterminer la valeur de vérité des propositions suivantes :

1. ((−3)2 = 9 et √9 = −3)
2. (𝜋 irrationnel ou √7 + √3 > 5)
3. (𝑥 ∈ ℝ); (𝑎 premier ⇒ 𝑎 impair )
4. (𝑎 ∈ ℝ); ( 𝑎 < −1 ⇒ 𝑎 < 0)
5. (𝑦 ∈ ℝ); ( 𝑦 2 = 1 ⇒ 𝑦 = 1)
6. (𝑥 ∈ ℝ); ( 𝑥 2 = 1 ⇔ 𝑥 = 1)
1
7. (3 = 1 ⇔ 3 = 1)

Exercice 2 :
Ecrire les propositions suivantes en utilisant les symboles logiques :
𝑎
1. Tout nombre rationnel 𝑟 s’écrire sous la forme 𝑏 tel que 𝑎 ∈ ℤ et 𝑏 ∈ ℕ∗
2. Il existe un unique entier naturel inférieur ou égal à tous les entiers naturels
3. Quel que soit 𝑥 de ℝ, il existe un unique entier relatif 𝑝 tel que 𝑝 ≤ 𝑥 ≤ 𝑝 + 1
4. Si un nombre réel est supérieur ou égal à 1, il est supérieur ou égal à 0
5. Tout entier naturel divisible par 27 est un multiple de 9
6. 𝐴𝐵𝐶 triangle rectangle en 𝐴 si et seulement si 𝐼 le milieu du segment [𝐴𝐵] est en même distance avec
les sommets du triangle
7.
Exercice 3 :
Donner la négation des propositions suivantes :
1. (∀𝑥 ∈ ℝ); (𝑥 = 0 ou 𝑥 ≠ 0)
2. (∃𝑎 ∈ ℝ); 𝑎 ∈ ℕ
3. (∃𝑥 ∈ ℝ)(∀𝑛 ∈ ℕ); 𝑥 + 𝑛 ∈ ℕ
Exercice 4 :
Donner la négation des propositions suivantes :
1. (∀𝑥 ∈ ℝ); (𝑥 ∈ ℤ ⇒ 𝑥 ∈ ℚ)
2. (∀𝑥 ∈ ℝ)(∃𝑏 ∈ ℝ); (𝑥𝑏 = 1 ⇒ 𝑏 = 𝑥 −1 )
𝑥−1
3. (∀𝑥 ∈ ℝ)(∃𝑎 > 0); (|𝑥 | < 𝑎 ⇒ |𝑥+1 − 1| < 𝑎)

IMAD HAFIDI - NOTIONS DE LOGIQUE 10


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Exercice 5 :
Donner la négation des propositions suivantes en déterminant la valeur de vérité :
1. (∀𝑥 ∈ ℝ)(∃𝑛 ∈ ℕ); 𝑛 ≥ 𝑥
2. (∀𝑥 ∈ ℝ)(∀𝑦 ∈ ℝ); 𝑥 < 𝑦 ⇒ ((∃𝑎 ∈ ℝ); 𝑥 < 𝑎 < 𝑦)
3. (∀𝑥 ∈ ℝ); 𝑥 2 ∈ ℤ ⇒ (𝑥 ∈ ℤ ou 𝑥 ∈ ℕ)
Les raisonnements mathématiques
Exercice 6 : Raisonnement par disjonction des cas
𝑛(𝑛+1)
1. Montrer que : (∀𝑛 ∈ ℕ); ∈ℕ
2
2. Montrer que : (∀𝑥 ∈ ℝ); √𝑥 2 + 1 + 𝑥 ≥ 0
3. Montrer que pour tout entier naturel 𝑛, 𝑛(𝑛 + 1)(𝑛 + 2) est multiple de 3
4. Résoudre dans ℝ l’équation suivante : 𝑥 2 + |𝑥 − 2| + 5 = 0

Exercice 7 : Raisonnement par contraposée


Montrer que :
1. (∀𝑛 ∈ ℕ); 𝑛 impair ⇒ 𝑛2 impair
2. (∀𝑥 ∈ ℝ)(∀𝑦 ∈ ℝ); 𝑥 ≠ 1 et 𝑦 ≠ 1 ⇒ 1 + 𝑥𝑦 ≠ 𝑥 + 𝑦
3. (∀𝑥 ∈ ℝ); 𝑥 ≠ 2 ⇒ − 2𝑥 2 + 2𝑥 + 4 ≠ 0
3 𝑥−𝑦
4. (∀𝑥 ∈ ℝ∗ )(∀𝑦 ∈ ℝ∗ ); 𝑦 ≠ − 𝑥 ⇒ ≠7
4𝑥+𝑦

Exercice 8 : Raisonnement par équivalence

1. Soient 𝑎; 𝑏 et 𝑐 trois réels, montrer que : 𝑎2 + 𝑏2 + 𝑐 2 ≥ 𝑎𝑏 + 𝑎𝑐 + 𝑏𝑐


2. Soient 𝑥 et 𝑦 deux réels positifs. Montrer que :
√𝑥 + √𝑦 = √𝑥 + 𝑦 ⇔ (𝑥 = 0 ou 𝑦 = 0)
𝑥 1
3. Montrer que : (∀𝑥 ∈ ℝ∗ ); 0 ≤ ≤
𝑥 2 +𝑥+1 3

Exercice 9 : Raisonnement par contre-exemple


1
1. Montrer que la proposition (∀𝑥 ∈ ℝ ); 𝑥 + 𝑥 ≥ 1 est fausse
2. Montrer que la fonction 𝑓 définie sur ℝ par 𝑓 (𝑥 ) = 2𝑥 2 − 𝑥 + 3 est ni paire ni impaire

Exercice 10 : Raisonnement par absurde

1. Montrer que 2 n’est pas une racine du polynôme


𝑃(𝑋) = 2𝑋 3 + 𝑋 − 1
2. Soit 𝐴𝐵𝐶 un triangle qui a pour dimension 𝐴𝐵 = 3, 𝐴𝐶 = 4 et 𝐵𝐶 = 7 Montrer que le triangle 𝐴𝐵𝐶 n’est
pas rectangle en 𝐴
3. Montrer que √2 n’est pas rationnel
IMAD HAFIDI - NOTIONS DE LOGIQUE 11
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4. Montrer que la somme d’un rationnel et d’un irrationnel est irrationnel
Exercice 11 : Raisonnement par récurrence

Montrer que :

𝑛2(𝑛+1)2
(∀𝑛 ∈ ℕ); 13 + 23 + ⋯ + 𝑛3 =
4

(∀𝑛 ∈ ℕ); 1 + 3 + 5 + ⋯ + (2𝑛 + 1) = (𝑛 + 1)2

(∀𝑛 ∈ ℕ); 10𝑛 − 1 est divisible par 9

IMAD HAFIDI - NOTIONS DE LOGIQUE 12

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