Comprendre la maladie de Menière
Comprendre la maladie de Menière
Madame, Monsieur,
Cette fiche est destinée à vous informer sur la maladie
de Menière. Elle ne se substitue pas à une consultation
La maladie médicale. Elle a pour but de favoriser le dialogue avec
Le diagnostic votre médecin. N’hésitez pas à lui faire préciser les
Les aspects génétiques points qui ne vous paraîtraient pas suffisamment clairs
et à demander des informations supplémentaires sur
Le traitement, la prise en charge, la prévention
votre cas particulier. En effet, certaines informations
Vivre avec contenues dans cette fiche peuvent ne pas être adaptées
En savoir plus à votre cas : il faut se rappeler que chaque patient est
particulier. Seul le médecin peut donner une information
individualisée et adaptée.
La maladie
l Qu’est-ce que la maladie de Menière ?
La maladie de Menière (ou maladie de Ménière) est caractérisée par l’association de ver-
tiges, de bourdonnements d’oreille et d’une baisse d’audition (allant de quelques secondes
à quelques jours), survenant brutalement par crises répétées.
Elle est ainsi dénommée car ses symptômes ont été décrits par un médecin français, Prosper
Ménière, au XIX siècle.
Elle est liée à des modifications de l’endolymphe qui est le liquide contenu dans l’oreille
interne et qui assure son bon fonctionnement.
l Est-elle contagieuse ?
Non, la maladie de Menière n’est pas contagieuse.
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l A quoi est-elle due ?
La cause exacte de la maladie de Menière est inconnue. Elle suscite cependant de nombreux
travaux de recherche car elle touche l’oreille interne, organe dont de nombreuses facettes
du fonctionnement restent à découvrir. L’oreille interne, est la partie la plus profonde
de l’oreille, et joue un rôle dans l’audition et dans l’équilibre. Plusieurs hypothèses sont
avancées pour expliquer le mauvais fonctionnement de l’oreille interne à l’origine de cette
maladie. Il pourrait s’agir :
-- d’une réaction à des agressions extérieures (virus, traumatisme de tout ordre),
-- d’une allergie,
-- ou encore d’un dérèglement du système immunitaire, le système de défense de l’orga-
nisme, qui se retournerait contre l’organisme lui-même (origine auto-immune).
Les rôles de certaines hormones et du stress sont aussi évoqués pour expliquer l’apparition
des manifestations de la maladie.
Dans certains cas, les manifestations de la maladie de Menière peuvent apparaître chez
une personne ayant une pathologie connue de l’oreille, comme une infection par exemple.
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La sévérité de la maladie de Menière varie d’une personne à l’autre. Dans certains cas, les
crises sont rares et peu intenses, n’occasionnant qu’une gêne passagère, alors que d’autres
personnes seront particulièrement affectées par des accès de vertiges fréquents, sévères, et
pouvant survenir à tout moment, ainsi que par des acouphènes et une perte auditive pro-
longés. Dans les cas extrêmes, les crises, peuvent devenir presque permanentes, avec une
sensation d’instabilité continue. Dans quelques cas, les crises vertigineuses s’accompagnent
d’une impression d’être violemment poussé aboutissant à une chute (« crises otolithiques
de Tumarkin».
De plus, les crises sont souvent impressionnantes pour l’entourage. La personne, en es-
sayant d’adopter la position dans laquelle elle ressent le moins ses vertiges, peut rester
totalement prostrée et présenter des signes d’abattement profond, ne réagissant plus aux
sollicitations extérieures. Ceci est parfois déroutant pour l’entourage en l’absence de signe
« visible » au moment des crises.
Enfin, environ 5 % des personnes souffrant de maladie de Menière présentent une forme
particulière de la maladie caractérisée par une baisse progressive de l’audition, durant
quelques heures ou quelques jours, sans autres manifestations, puis par l’apparition de
crises de vertiges au cours desquelles l’audition se normalise. Cette forme est appelée syn-
drome de Lermoyez.
La maladie de Menière s’exprime donc différemment selon les personnes qui en souffrent et
parfois à différents moments pour une même personne. Ceci justifie une évaluation afin de
déterminer le traitement adapté pour limiter la fréquence et la sévérité des crises et réduire
l’impact de la maladie sur la qualité de vie.
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Figure 1. Oreille interne avec la cochlée (permettant de transformer les sons en signaux électriques et le vestibule
(organe de l’équilibre).
(http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=maladie_meniere_pm)
Ces deux parties sont tapissées de cellules coiffées de « cils », appelées cellules ciliées
(figure 2). Ce sont les cellules ciliées qui transforment les vibrations sonores en impulsions
électriques, mais aussi les informations concernant l’équilibre. Lorsqu’un son arrive dans
l’oreille, il fait vibrer le tympan et les osselets. Cette vibration sonore est alors transmise
dans la cochlée, où elle se propage dans l’endolymphe (liquide contenu dans la cochlée)
comme une vague. Les cils de ces cellules sont similaires à des algues oscillant sous l’effet
de cette vague. Leurs mouvements transforment l’onde en signal électrique transmis au
cerveau, à partir des cellules ciliées vers les fibres du nerf auditif.
L’appareil vestibulaire, situé lui aussi dans l’oreille interne, est constitué de trois canaux en
forme de demi-cercle (les canaux semi-circulaires), disposés perpendiculairement les uns
aux autres (figure 1).
Les canaux semi circulaires et la cochlée sont remplis du même liquide : l’endolymphe. Ce
liquide est très particulier : il est présent en faible quantité, dans un compartiment fermé
et sa composition est différente de la plupart des autres liquides de l’organisme : il est
pauvre en sodium et riche en potassium.
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Dans la maladie de Menière, un excès d’endolymphe, ou une élévation de la pression de ce
liquide (hydrops endolymphatique) dans l’oreille interne semble à l’origine des symptômes :
crises de vertiges, acouphènes et altération de l’audition.
Le diagnostic
l Comment fait-on le diagnostic de maladie de Menière ?
En général les médecins mettent assez longtemps à établir de façon formelle le diagnostic
de maladie de Menière :
-- Lorsqu’une personne présente à la fois des vertiges, une baisse de l’audition et des
acouphènes, survenant sous forme de crises qui se répètent, le médecin pense, en général,
assez facilement à cette maladie. Cependant, il arrive parfois que toutes ces manifesta-
tions ne soient pas encore toutes présentes au moment de la première consultation : il se
passe alors souvent un certain temps avant que la maladie de Menière ne soit évoquée.
-- Par ailleurs, le diagnostic de maladie de Menière ne peut être confirmé qu’après plu-
sieurs crises de vertiges (une seule crise de vertige ne suffit pas) et seulement lorsque
toutes les autres causes possibles de vertiges, acouphènes et surdité unilatéraux ont été
éliminées par des examens complémentaires.
Tests audiométriques
Au cours de la maladie de Menière, lors des crises, la personne perçoit moins bien les sons
graves du côté de l’oreille atteinte. Au début, cette anomalie régresse après les crises. Si
les crises se répètent, cette perte d’audition peut persister entre les crises, et peut même
augmenter d’une crise à l’autre. Pour déterminer l’importance de la baisse d’audition, des
tests auditifs sont réalisés :
-- l’audiométrie tonale qui détermine les fréquences des sons que la personne ne peut
plus entendre (aigus ou graves) et le niveau sonore en dessous duquel elle n’entend plus
les sons,
-- l’audiométrie vocale qui permet d’évaluer le retentissement de la perte d’audition sur
la compréhension des mots et donc sur la vie quotidienne
Epreuves vestibulaires
L’exploration du système de l’équilibre, le système vestibulaire, localisé au niveau de l’oreille
interne, est fondée sur différents tests. Leur objectif est de rechercher entre les crises une
anomalie de fonctionnement du système vestibulaire liée à la maladie de Menière.
Ces examens sont de différents types et sont en particulier basés sur l’étude des mouvements
des globes oculaires En effet, le système vestibulaire avec les canaux semi-circulaires a un
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rôle direct dans la commande des mouvements des yeux, afin de stabiliser en permanence
le regard, quels que soient les déplacements de la tête dans l’espace. Lorsque ce système
ne fonctionne plus correctement, un mouvement anormal des yeux (le nystagmus) apparait.
L’examen vidéonystagmographique (VNG) permet l’enregistrement des mouvements des
globes oculaires par des caméras vidéos fixées sur un masque adapté sur le visage de la
personne examinée. Cet examen recherche en particulier un mouvement anormal des yeux
au repos (en l’absence de stimulation de l’oreille interne) : le nystagmus spontané dont la
présence témoigne d’une atteinte du système vestibulaire.
Lors de l’examen VNG, différents tests sont également effectués pour apprécier le fonction-
nement de l’oreille interne, en enregistrant le nystagmus provoqué par la stimulation de
l’oreille interne :
Epreuves rotatoires : en faisant tourner plus ou moins rapidement le fauteuil d’examen;
Epreuves caloriques : en introduisant successivement de l’eau chaude et de l’eau froide dans
chaque oreille. Ce test peut être un peu désagréable mais il est indolore, et la sensation
vertigineuse induite s’estompe habituellement en quelques minutes. Il est important pour
évaluer le niveau d‘atteinte de l’oreille interne.
Imagerie médicale
L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est souvent nécessaire pour vérifier l’absence
d’autre cause de vertige dont les symptômes peuvent être comparables à ceux de la maladie
de Menière comme les tumeurs des voies auditives (surtout le neurinome de l’acoustique).
Questionnaires
Des questionnaires sont parfois utilisés pour apprécier l’impact de la maladie de Menière
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sur la qualité de vie au quotidien.
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vivre mieux avec cette maladie. Le traitement vise d’une part à traiter la crise vertigineuse
et d’autre part à réduire la fréquence et l’intensité des crises (traitement de fond).
En général, le médecin veille à bien expliquer à la personne souffrant de la maladie ses
mécanismes, son évolution habituelle qui se fait à un moment donné par la réduction et
l’arrêt des crises intenses, et à bien évaluer l’impact des symptômes sur sa qualité de vie.
Il recherche également des facteurs psychologiques liés à l’apparition de la maladie de
Menière: est ce que la maladie s’est révélée à un moment de difficultés personnelles, pro-
fessionnelles ou personnelles ? Les crises sont-elles déclenchées par le stress ? L’anxiété ?
Traitement de fond
Le traitement de fond vise à améliorer la qualité de vie de la personne atteinte en dimi-
nuant la fréquence et l’intensité des crises vertigineuses et en prévenant autant que pos-
sible la détérioration de l’audition.
Son principe est de tenter de réduire la pression de l’endolymphe (liquide dans l’oreille
interne), mais ses résultats sont aléatoires car les mécanismes exacts de la maladie ne sont
pas connus avec certitude et l’évolution est très variable d’une personne à l’autre.
Le traitement de fond est différent d’une personne à l’autre : en effet, le choix du médi-
cament est fait en fonction de la sévérité des symptômes et de l’absence de contre-indi-
cation… Par ailleurs, comme il s’agit d’un traitement qui va être poursuivi pendant très
longtemps, ce choix ne devient définitif qu’après plusieurs semaines d’utilisation, une fois
que l’efficacité du médicament a été vérifiée (réduction de la fréquence et de la sévérité
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des crises).
Certains médicaments anti-vertigineux, en particulier la bétahistine, permettent ainsi
d’atténuer la sévérité des nausées et des étourdissements en cas de crise de vertige et de
diminuer les acouphènes.
Dans certains cas, les médicaments diurétiques peuvent aider à diminuer la pression dans
l’oreille interne. Cependant, s’ils sont mal utilisés ou mal dosés, ils peuvent entraîner une
déshydratation et une baisse de la pression artérielle, et parfois des allergies cutanées, une
modification du taux de potassium sanguin qui peut s’avérer dangereuse du point de vue
cardiaque, des troubles digestifs, une fatigue, des maux de tête, des troubles du sommeil...
Ils ne doivent donc être pris que sous contrôle médical strict.
Certains médicaments antihistaminiques (médicaments destinés à traiter les allergies) et/ou
des corticoïdes (voir ci-dessus) sont parfois utilisés en particulier en cas de baisse brutale
de l’audition. Ils diminuent l’intensité des vertiges et des bourdonnements. Ils peuvent être
administrés par voie orale, en injections ou à travers le tympan (voie trans-tympanique).
Cependant, ces médicaments (et surtout les corticoïdes) peuvent entraîner des effets indé-
sirables multiples comme : une hypertension artérielle, des troubles digestifs, une prise de
poids, un risque accru d’infection…
Rééducation vestibulaire
Lorsque les médicaments ne sont pas suffisamment efficaces et qu’il existe une instabilité
entre les crises les personnes atteintes peuvent entreprendre une rééducation vestibulaire.
Cette rééducation est encadrée par une équipe spécialisée dans les troubles de l’équilibre,
travaillant en collaboration avec les médecins ORL. Les kinésithérapeutes qui la réalisent
ont suivi une formation particulière et disposent d’un matériel spécialisé. Plusieurs exer-
cices peuvent être effectués, à l’aide d’un fauteuil rotatoire, de dispositifs permettant de
travailler les mouvements oculaires en suivant les déplacements de sources lumineuses,
d’une plateforme.
Ces exercices permettent de rééduquer l’équilibre en renforçant les mécanismes complémen-
taires qui interviennent normalement dans l’équilibre pour compenser l’atteinte vestibulaire
due à la maladie de Menière.
Traitement « pressionnel »
En absence d’effet du traitement médicamenteux et de la rééducation vestibulaire, un
traitement dit « pressionnel » peut être utilisé. Il consiste tout d’abord à mettre en place
un drain ou aérateur trans-tympanique, qui est un tube traversant le tympan. Il s’agit du
« yoyo » utilisé chez les enfants présentant des otites à répétition ou otites séreuses. La
mise en place du drain est réalisée sous anesthésie locale ou générale. Dans un certain
nombre de cas, la mise en place du drain réduit significativement la fréquence et l’intensité
des crises.
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Figure 3. Dispositif de traitement pressionnel.
(http://www.xomed.com/xomed_products_meniett.html)
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Ces trois dernières techniques sont réservées aux personnes qui ne peuvent être aidées par
aucune autre méthode, puisqu’elles détruisent définitivement l’oreille interne ou le nerf ves-
tibulaire. Elles sont utilisées dans les cas de maladie de Menière invalidante. Elles peuvent
également être pratiquées chez des personnes qui souffrent de crises entrainant des chutes,
du fait de la gravité potentielle des chutes et leurs complications. La labyrinthectomie ne
se fait qu’en cas de perte sévère d’audition, puisque cette opération entraine une perte
définitive de l’audition.
Vivre avec
l Quelles sont les conséquences de la maladie sur la vie
familiale, professionnelle, sociale, scolaire, sportive ?
La maladie de Menière peut être difficile à vivre et a un impact sur tous les aspects de la
vie personnelle et professionnelle.
Les personnes atteintes vivent dans la crainte des crises, qui sont également parfois im-
pressionnantes pour l’entourage. Ces crises de vertiges, imprévisibles, les rendent souvent
vulnérables, anxieuses voire dépressives, parfois même agressives. Elles sont affaiblies par
les nausées et incapables de se tenir debout durant plusieurs heures.
Le fait de mal entendre est également très frustrant. A la crainte de voir survenir les ver-
tiges s’ajoute parfois l’incapacité progressive à communiquer, ce qui peut conduire les
personnes atteintes de maladie de Menière à s’isoler avec un sentiment de dévalorisation
et d’altération de l’image de soi. Quant aux acouphènes, leurs allées et venues contribuent
à les fatiguer. Une prise en charge psychologique peut alors être utile pour faire face à ces
aspects de la maladie.
De plus, pendant une période de crise, il peut être difficile d’exercer une activité profes-
sionnelle et de participer à la vie familiale. Certaines activités quotidiennes, comme la
conduite, peuvent devenir très dangereuses et donc contre-indiquées. L’activité sportive
peut également être entravée par le risque de survenue de vertiges inopinés. La peur des
déplacements contraint souvent les personnes atteintes à cesser momentanément toute
activité et à ne pas sortir. En effet, les chutes, principal risque des vertiges, peuvent sur-
venir n’importe où et peuvent donc être graves, en particulier pour les personnes âgées.
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Pour des trajets ou des activités à risque, la personne atteinte peut avoir besoin d’être ac-
compagnée, du moins tant que les troubles ne sont pas contrôlés. Ces restrictions peuvent
être temporaires et revues en cas d’amélioration sous traitement.
Dans certains cas, certains postes de travail tels que la conduite d’engins, les travaux sur
échafaudage ou en hauteur, nécessitent une réorientation professionnelle, loin d’être évi-
dente lorsqu’on est atteint d’une maladie chronique. La collaboration entre les médecins
du patient et le médecin du travail peut être utile.
La détérioration de l’audition constitue un autre problème, moins dangereux mais néanmoins
potentiellement handicapant dans la vie de tous les jours, qu’il s’agisse de la vie familiale,
professionnelle, ou sociale. Parfois une réorganisation totale de la vie est nécessaire.
En savoir plus
l Où en est la recherche ?
La recherche est actuellement orientée vers l’identification des causes et des facteurs envi-
ronnementaux et biologiques susceptibles d’être à l’origine de la maladie de Menière ou des
accès de vertige. Elle porte également sur le lien entre les anomalies de composition, de
pression et de régulation du liquide endolymphatique, l’audition et l’équilibre. L’étude des
cellules ciliées de l’oreille interne responsables de ces fonctions vise à comprendre comment
s’effectue la transformation de l’énergie sonore et du mouvement en messages nerveux dans
la maladie de Menière. La compréhension de ce mécanisme permettrait peut-être de définir
une stratégie préventive et un traitement curatif.
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