Semahi Inesse 1
Semahi Inesse 1
DÉPARTEMENT DE MATHÉMATIQUES
MASTER en Mathématiques
Option : Analyse
Par
Semahi Inesse
Titre :
Juin 2018
Dédicace
Je dédie ce mémoire à :
Mes parents :
Ma mère, qui a oeuvré pour ma réussite, de par son amour, son soutient, tous les
sacri…ces consentis et ses précieux conseils, pour toute son assistance et sa présence dans
ma vie, reçois à travers ce travail aussi modeste soit-il, l’expression de mes sentiments et
de mon éternelle gratitude.
Mon père, qui peut être …er et trouver ici le résultat de longues années de sacri…ces et de
privations pour m’aider à avancer dans la vie. Puisse Dieu faire en sorte que ce travail
porte son fruit ; Merci pour les valeurs nobles, l’éducation et le soutient permanent venu
de toi.
Mes frères et ma soeur qui n’ont cessé d’être pour moi des exemples de persévérance, de
courage et de générosité.
i
REMERCIEMENTS
Je tiens tout d’abord à remercier Dieu le tout puissant et miséricordieux, qui m’a donné
la force et la patience d’accomplir ce Modeste travail.
Un grand remerciement spécial pour mon encadreur "RADJEH FOUZIA" pour avoir
dirigé ce travail et pour ses orientations et ses judicieux conseils et pour son soutient et
son aide jusqu’à la …n
Je n’oublie pas mes parents pour leurs contributions, leur soutient et leur patiences.
Je remercie mes amis, mes collègues et mon amie sur social media pour aide moi jusqu’à
la …n.
ii
Table des matières
Remerciements ii
Introduction 1
3 Application 26
iii
Table des matières
Conclusion 36
Bibliographie 37
iv
Table des …gures
v
Introduction
Le problème qu’on va étudier dans ce mémoire joue un rôle très important dans les di¤é-
rents domaines scienti…ques. Donc, ils sont sans doute plus fréquents que les phénomènes
linéaires.
Il est connu que le problème de résolution des systèmes non linéaires est très couteux,
c’est-à-dire : on ne peut pas garantir la complexité de calculs en fonction de la dimension
du système et d’assurer la convergence vers la solution correcte.
Le premier chapitre est consacré à la résolution des équations non linéaires ; c’est le pro-
blème dans le cas unidimensionnel. On expose les trois méthodes connues dans la lit-
térature (point …xe, Newton, la sécante) et on étudie les propriétés de chaque méthode
comme la contraction de point …xe, la converge quadratique local et global de Newton et
les caractéristiques de sécante.
1
Introduction
Dans le troisième chapitre, on donne une application dans le domaine d’électronique sur un
onduleur triphasé dans lequel, on applique la méthode de Newton-Raphson pour résoudre
le système non linéaire obtenu.
2
Chapitre 1
Analytiquement, il est di¢ cile de trouver la solution exacte de l’équation f (x) = 0, ce qui
fait que toutes les méthodes de recherche d’une racine sont des méthodes itératives en se
servant de convergence.
Dans les sections suivantes, on propose les méthodes les plus utilisées dans la littérature
pour résoudre une équation non linéaire.
3
Chapitre 1. Equations non linéaires
Dé…nition (1.2) : On dit que g : R ! R est contractante sur R; s’il existe un k 2 ]0; 1[ ;
tel que : pour tous x et y éléments de R, on a :
jg(x) g(y)j k jx yj :
Si l’inégalité est stricte, on dira que g est strictement contractante ; k est appelé rapport
de contraction.
Propriété : Soit g une application dérivable sur l’intervalle [a; b] ; si la dérivée g 0 véri…e :
Théorème (1.1) : (point …xe contractant) : g est une fonction k contractante sur [a; b]
et à valeurs dans [a; b] et (xn )n la suite récurrente dé…nie par :
8
>
< x0 2 [a; b]
>
: xn+1 = g(xn ); 8n 0
Alors :
4
Chapitre 1. Equations non linéaires
kn
3. pour tout n 2 N ; on a : jxn xj jx1 x0 j.
1 k
Preuve : Premièrement et par hypothèse, on a : x0 2 [a; b] et g : [a; b] ! [a; b] ; donc il
est évident que xn 2 [a; b] , pour tout n 2 N. Ensuite, si on utilise le fait que g soit une
fonction k contractante, on obtient immédiatement l’inégalité :
pour tout n 0. A l’aide de 1.1, on veut montrer que la suite (xn ) véri…e :
kn
jxn+p xn j jx1 x0 j :
1 k
k n+p 1
jx1 x0 j + k n+p 2
jx1 x0 j + + k n+1 jx1 x0 j + k n jx1 x0 j
p 1
X
k n+i jx1 x0 j
i=0
n
k
jx1 x0 j ;
1 k
(1.2)
l’inégalité 1.2, nous permet de prouver que la suite (xn ) est de Cauchy de la manière
suivante :
Puisque k n tend vers 0 quand n tend vers +1, alors pour tout " > 0 : il existe n0 , tel
que : pour tout n n0 , on a :
1 k
kn ":
jx1 x0 j
5
Chapitre 1. Equations non linéaires
Par une multiplication par jx1 x0 j et une division par (1 k), on obtient :
kn
jx1 x0 j ":
1 k
Donc, pour tout " > 0; il existe n0 ; tel que pour tout n n0 , on a :
1 k
jxn+p xn j kn ":
jx1 x0 j
L’inégalité précédente, nous permet de conclure que la suite (xn )n est de Cauchy et par
conséquent, elle converge vers une limite x: Parce que la fonction g est continue sur [a; b]
et la suite xn 2 [a; b] de terme général xn+1 = g(xn ); 8n 2 N; alors, on a :
lim xn = x = g(x):
n!+1
Dans ce qui suit, on essaye de démontrer l’unicité de ce point …xe. Supposons que g admet
un autre point …xe x di¤érent de x, alors on a :
jg(x ) g(x)j = jx xj k jx xj ;
En…n, on veut démontrer la dernière inégalité du théorème en faisant tendre p vers l’in…ni
dans l’inégalité suivante :
kn
jxn+p xn j jx1 x0 j ;
1 k
on trouve directement
kn
jx xn j jx1 x0 j ; 8n 2 N :
1 k
6
Chapitre 1. Equations non linéaires
Proposition (1.2) : x 2 [a; b] est un point …xe d’une fonction g 2 C 1 ([a; b]).
1. Si jg 0 (x)j < 1, alors il existe un intervalle [ ; ] [a; b] contenant x pour lequel la suite
dé…nie par x0 2 [ ; ] et xn+1 = g(xn ) converge vers x (attractif).
2. Si jg 0 (x)j > 1, alors pour tout x0 6= x, la suite dé…nie par x0 et xn+1 = g(xn ) ne
converge pas vers x (répulsif).
Preuve : Dans le cas ou jg 0 (x)j < 1 et comme g 0 est continue, donc il existe " > 0 et
k < 1; tel que :
jg 0 (x)j < k ; pour tout x 2 [x "; x + "] : (1.3)
Zx
jg(x) g(y)j = g 0 (t)dt max jg 0 (t)j : jx yj : (1.4)
t2I
y
jg(x) g(y)j k jx yj :
Ce qui démontre que g(x) appartient à I, c’est à dire : x aussi est dans I:
Par hypothèse, g 0 est continue sur I; alors : il existe > 0; tel que :
8x 2 I; jx xj < ) jg 0 (x)j > 1: On essaye de démontrer par l’absurde ; soit x0 2 I et
supposons que la suite (xn )n converge vers x: Alors, il existe un range N0 (qui dépend de
) ; tel que : 8n N0 ; on a :
7
Chapitre 1. Equations non linéaires
Si pour tout n N0 ; on a xn 6= x: Mais la suite (xn )n converge vers x, donc c’est une
contradiction. Donc notre supposition est fausse.
La méthode de Newton s’appelle aussi méthode des tangents est une approche systéma-
tique pour résoudre numériquement une équation f (x) = 0 dans le cas ou f est dérivable.
Graphiquement, au voisinage d’un point x; la courbe de f est proche de sa tangente
d’équation :
f (y) = f (x) + (y x)f 0 (x)
et on peut approcher un point où f s’annule par celui où la tangente s’annule, c’est à dire :
f (x)
y=x :
f 0 (x)
A partir d’une valeur initiale x0 ; on peut créer des itérations de ce procédé, on trouve alors
la suite de Newton :
f (xn)
xn+1 = xn ; 8n 0:
f 0 (xn )
La méthode itérative a une importance si elle converge ; a cette raison, il faut assurer la
convergence de cette méthode comme l’indique le théorème suivant :
8
Chapitre 1. Equations non linéaires
M (x xn )2
* jxn+1 xj ; pour tout n 0:
m 2
2m 2n
* jxn xj C ; pour tout n 0:
M
* Si de plus C < 1; on trouve :
M"
8" > 0; n ln ln = ln C = ln 2 ) jxn xj ":
2m
0 (x xn )2 00
f (x) = f (xn ) + (x xn )f (xn ) + f (Cn );
2
avec Cn entre xn et x: Si on divise les deux membres de l’égalité par f 0 (xn ) et en tenant
compte que f (x) = 0, on obtient :
f (xn ) (x xn )2 f 00 (Cn )
x + xn = ;
f 00 (xn ) 2 f 0 (xn )
c’est à dire :
(x xn )2 f 00 (Cn )
xn+1 x= ;
2 f 0 (xn )
jxn xj2 M
jxn+1 xj :
2 m
9
Chapitre 1. Equations non linéaires
2m
jx0 xj (b a) = C:
M
On suppose maintenant que cette inégalité est vraie pour n et on démontre qu’elle est
vraie pour (n + 1); c’est à dire :
2m 2n
jxn xj C :
M
M
jxn+1 xj (x xn )2 2m
2m 2n 2 M
M
C 2m
2m 2n+1
M
C ;
Pour démontrer le reste, on suppose que : C < 1 et " > 0: D’après les estimations
précédentes on a : jx xn j < "; dès que :
2m 2n
C < ";
M
c’est à dire :
M"
n ln 2 ln = ln C :
2m
Théorème (1.4) (convergence global) : f est une fonction de classe C 2 sur [a; b] satis-
faisant les conditions suivantes :
10
Chapitre 1. Equations non linéaires
Alors, la méthode de Newton converge vers l’unique solution x de f (x) = 0 dans [a; b].
Preuve : On traite tout d’abord le cas où : f (a) < 0; f (b) > 0; f 0 (x) > 0 et f 00 (x) 0
(les autres cas se traitent de façon similaire). D’après (i) et (ii), il existe une solution
unique x 2 [a; b] qui véri…e :
f (x) f (xn )
xn+1 x = xn x+
f 0 (xn )
1 f 00 (")
= (xn x)2 ; avec xn " x:
2 f 0 (xn )
f 00 (")
Par conséquent le signe de xn+1 x est celui de ; si f 0 > 0 et f 00 0, alors : xn+1 > x;
f 0 (xn )
8n; (xn ) est donc minorée par x à partir de x1 : Par ailleurs, on a deux possibilités de choix
de x0 :
Si x0 > x; alors :
f (x0 )
x1 = x0 < x0 :
f 0 (x0 )
f (x0 )
x1 = x0 > x0 :
f 0 (x0 )
f (x1 )
x2 = x1 < x1 :
f 0 (x1 )
Donc, à partir du point de départ x0 ; on aura encore une suite décroissante minorée donc
convergente.
11
Chapitre 1. Equations non linéaires
L’idée principale dans la troisième méthode de la résolution d’une équation non linéaire
f (x) = 0 et d’éviter le calcul de la dérivée de f .
f (xn ) f (xn 1 )
f 0 (xn ) ' :
xn xn 1
Théorème (1.5) : f est une fonction de classe C 2 (I) et l’équation f (x) = 0 admet
une racine x; tel que : f 0 (x) 6= 0: Alors, il existe " > 0; où x0 satisfait jx x0 j "; la
suite (xn )n dé…nie par la méthode de la sécante converge vers x et on a :
jx xn+1 j C jx xn jp ;
p !
1+ 5
où p est le nombre d’or ' 1:62 :
2
12
Chapitre 2
La forme générale d’un système d’équations non linéaires toujours en dimension …nie et
la fonction g de Rn à valeur dans Rn ; c’est-à-dire : toutes les méthodes qu’on va proposer
dans ce chapitre traitent le problème suivant :
g(x) = 0; où x 2 Rn : (2.1)
13
Chapitre 2. Calculs numériques des systèmes non linéaires
et seulement si f (x) = x, donc la résolution du système non linéaire 2.1 revient à trouver
un point …xe de f:
La question qui se pose ici est l’existence de tel point …xe. La réponse de cette question
sera donnée dans le théorème suivant :
Alors, il existe un unique point x 2 E qui véri…e f (x) = x. De plus, la suite de terme
général x(n+1) = f x(n) converge vers ce point x pour tout x(0) 2 E:
1. x(n) n
est de Cauchy (donc convergente car E est complet ).
2. lim x(n) = x est un point …xe de f:
n!+1
On commence tout d’abord par le premier point. Par hypothèse, on sait que pour tout
n 1; on a :
14
Chapitre 2. Calculs numériques des systèmes non linéaires
Soit n 0 et p 1; on a donc :
d x(1) ; x(0) k n (1 + k + + kp 1)
kn
d x(1) ; x(0) tend vers 0 quand n tend vers + 1 car k < 1:
1 k
Comme E est complet, on a donc x(n) tend vers x dans E quand k tend vers +1: parce
que la fonction f est strictement contractante, elle est continue, donc : on a aussi f x(n)
tend vers f (x) dans E quand n tend vers +1: Ensuite, on passe à la limite dans l’égalité
x(n+1) = f x(n) ; on en déduit que x = f (x) :
Etape 2 : Unicité
Soit x et y deux points …xes de f , qui satisfont donc x = f (x) et y = f (y), .alors :
La méthode de point …xe connue aussi sous le nom : méthode des itérations successives.
! 21
X
n
d (x; y) = jx yj = (xi yi )2 , avec x = (x1 ; : : : ; xn ) et y = (y1 ; : : : ; yn ) .
i=1
15
Chapitre 2. Calculs numériques des systèmes non linéaires
Dans le cas où f n’est pas contractante, on cherche à trouver les conditions sur g pour que
f soit strictement contractante.
Théorème (2.2) : On désigne par j:j la norme euclidienne sur Rn : Soit g 2 C (Rn ; Rn ) ;
telle que :
9 > 0 : (g (x) g (y)) (x y) jx yj2 ; 8x; y 2 Rn (2.2)
2
Alors, la fonction fw est strictement contractante si 0 < w < ; il existe donc un et un
M2
seul x 2 Rn ; tel que : g (x) = 0 et x(n) tend vers x quand n tend vers +1, avec :
Remarque : Le théorème précédent permet de montrer que sous les hypothèses 2.2 et
2
2.3 et pour w 2 0; 2 ; on peut obtenir la solution de 2.1 en construisant la suite :
M
8
>
< x(0) 2 Rn
(2.4)
>
: x(n+1) = x(n) + wg x(n) :
16
Chapitre 2. Calculs numériques des systèmes non linéaires
x(n+1) = we
x(n+1) + (1 w) x(n)
= wf x(n) + (1 w) x(n)
= wg x(n) + x(n)
alors
Pour que jx y + w (g (x) g (y))j2 k jx yj2 ; avec k < 1 soit véri…ée, il faut démontrer
que le terme 2 (x y) (w (g (x) g (y))) soit de la forme jx yj2 ; avec strictement
positif.
17
Chapitre 2. Calculs numériques des systèmes non linéaires
La méthode de Newton pour la résolution d’un système d’équations non linéaires est une
généralisation de l’algorithme de Newton qu’on a vu dans le premier chapitre et qui cherche
à trouver les zéros d’une fonction unidimensionnelle.
18
Chapitre 2. Calculs numériques des systèmes non linéaires
Notre but ici est d’approcher le plus possible la solution exacte x 2 Rn par x(n+1) ; pour
aboutir à ce but, on approche g (x) dans le voisinage de x(n) par une fonction a¢ ne :
La résolution de notre problème est de trouver le vecteur x qui véri…e l’équation vectorielle
suivante :
g x(n) + Dg x(n) x x(n) = 0;
c’est à dire :
1
x = x(n) Dg x(n) g x(n) :
On remarque bien que cette dernière formule est une généralisation de la formule de
Newton unidimensionnelle. On construira alors un nouveau modèle local autour de la
valeur obtenue pour x: A l’itération n on a :
1
x(n+1) = x(n) Dg x(n) g x(n) :
19
Chapitre 2. Calculs numériques des systèmes non linéaires
Il est clair que cette méthode basée sur la convergence pour trouver la valeur approchée
de x; à cette raison, on présente le théorème suivant qui résume les conditions de cette
convergence.
1
Df (x) = Id Dg x(n) Dg (x) = 0;
D’après le théorème du point …xe, il reste à démontrer que f ( ) ; pour que la suite
dé…nie par 2.6 soit convergente.
20
Chapitre 2. Calculs numériques des systèmes non linéaires
Soient (E; k:kE ) et (F: k:kF ) des espaces vectoriels normés, h 2 C 1 (E:F ) et (x; y) 2 E 2 : On
dé…nit ]x; y[ = ftx + (1 t) y; t 2 ]0; 1[g : Alors : kh (y) h (x)k ky xk supx2]x;y[ kDh (z)k :
On a :
ky xk = kf (x) f (x)k sup kDf (z)k kx xk : (2.7)
z2
Par conséquence :
1
ky xk kx xk ;
2
kx xk (2.10)
Par substitution directe de cette majoration de kDf (z)k dans 2.7, on obtient alors :
ky xk kx xk2
Parce que la condition g 2 C 2 (Rn ; Rn ) est une condition su¢ sante mais pas nécessaire,
donc on peut démontrer la convergence sous des conditions plus faciles à véri…er en pra-
tique.
21
Chapitre 2. Calculs numériques des systèmes non linéaires
1
1. Si x 2 (x; a) ; alors Dg (x) est inversible et (Dg (x)) a1 :
En e¤et, si x(n) est bien dé…nie et x(n) 2 (x; r) ; on veut montrer que x(n+1) est bien
dé…nie et x(n+1) 2 (x; r). Comme r a; la matrice Dg x(n) est inversible et x(n+1) est
donc bien dé…nie, on a alors :
1
x(n+1) x(n) = Dg x(n) g x(n) :
1
Pour montrer que x(n+1) 2 (x; r), on va utiliser la fait que r < : Par hypothèse, on
a1 a2
sait que si x; y 2 (x; a) ; on a :
2
g (x) g x(n) Dg x(n) x x(n) a2 x x(n) :
22
Chapitre 2. Calculs numériques des systèmes non linéaires
Par conséquence :
2
g x(n) x(n+1) x a2 x x(n) : (2.11)
On a :
1
x(n+1) x = Dg x(n) Dg x(n) x(n+1) x ;
1
x(n+1) x Dg x(n) Dg x(n) x(n+1) x :
En tenant compte 2.11, les hypothèses 1 et 2 et le fait que x(n) 2 (x; r), ce qui nous
permet de conclure que :
2
x(n+1) x a1 a2 x(n) x < a 1 a2 r 2 : (2.12)
1
On a alors : a1 a2 r2 < r; puisque r ; donc x(n+1) 2 (x; r) : Par conséquence, on
a1 a2
trouve vraiment que x(n) n2N
est bien dé…nie dans (x; r) pour tout n 0:
2 2
a1 a2 x(n+1) x (a1 a2 )2 x x(n) = a1 a2 x(n) x 8n 2 N:
2n
a1 a2 x(n) x a1 a2 x(0) x 8n 2 N:
1
On a précédemment x(0) 2 (x; b) et r ; il est facile de véri…er que :
a1 a2
a1 a2 x(0) x < 1;
23
Chapitre 2. Calculs numériques des systèmes non linéaires
alors : lim x(n) x = 0: La convergence est au moins quadratique car l’inégalité 2.12
n!+1
est de la forme :
2
x(n+1) x x(n) x avec = a1 a2 :
L’avantage de la méthode de Newton par rapport à une méthode de point …xe est que sa
vitesse de convergence est d’ordre 2 mais d’un autre coté, elle ne converge pas si x(0) n’a
pas été choisi "su¢ samment proche" de x, alors cette méthode diverge très vite.
Elle demande l’évaluation de la matrice Jacobienne à chaque itération ; en plus dans chaque
étape, elle demande le résolution d’un système linéaire associe à la matrice Jacobienne qui
peut être singulière ou mal-conditionnée.
La méthode de la sécante est une variante de la méthode de Newton dans le cas unidi-
mensionnel, c’est -à-dire : n = 1 et g 2 C 1 (R; R). La méthode de Newton pour calculer
x 2 R; tel que : g (x) = 0 s’écrit :
8
>
< x(0) 2 R
>
: g 0 x(n) x(n+1) x(n) = g x(n) :
Pour éviter le calcul de g 0 x(n) dans chaque itération, en la remplaçant par la dérivée
approchée, alors on obtient la méthode de la sécante :
8
>
>
< x(0) ; x(1) 2 R
>
> g x(n) g (xn 1 ) (n+1)
: x x(n) = g x(n) n 1:
x(n) x(n 1)
Il est clair que dans la méthode de la sécante, x(n+1) dépend de x(n) et de x(n 1)
; on a alors
une méthode à deux pas, donc on a besoin de deux valeurs initiaux x(0) et x(1) : L’avantage
24
Chapitre 2. Calculs numériques des systèmes non linéaires
de cette méthode est qu’elle ne nécessite pas le calcul de g 0 mais l’inconvénient est qu’on
perd la convergence quadratique.
Méthode de broyden
Dans ce cas, on approche la matrice Jacobienne avec des matrices de rang un. Si B (n 1)
25
Chapitre 3
Application
Dans ce chapitre, on veut présenter une application sur l’une des méthodes de résolution
d’un système non linéaire qu’on a exposé précédemment. Cette application se fait au
domaine d’électronique.
26
Chapitre 3. Application
La …gure 2 montre les formes d’ondes de la tension de sortie Vl , ainsi que les signaux du
chaque interrupteur :
L’idée de cette stratégie a été introduite pour la première fois par Trumbull en 1967, puis
développée par Patel et Hoften 1973. Son principe consiste d’abord à formuler l’expression
générale de l’amplitude des harmoniques, en se basant sur le développement en série de
Fourier.
L’expression obtenue est une fonction des angles : i de commutation; ensuite; un système
d’équations non linéaires est obtenu; en imposant la valeur désirée du fondamental et en
annulant certains harmoniques.
La résolution de ce système non linéaire permet de déterminer les angles i; par consé-
quent les instants de commande des interrupteurs. Les séries de Fourier sont des séries de
27
Chapitre 3. Application
fonctions périodiques.
a0 X
1
Vl = + (an cos (2 nf0 t) + bn sin (2 nf0 t)) :
2 n=1
8
> Z2
>
> 1
>
> a0 = f (t) dt,
>
> 2
>
>
>
> 0
>
< Z 2
1
an = f (t) cos (2 nf0 t) dt;
>
>
>
> 0
>
> Z 2
>
>
>
> 1
>
> b = f (t) sin (2 nf0 t) dt;
: n
0
ou encore 8
>
> a0 et an égale à 0 pour tout n;
>
>
>
>
>
< b = 0 pour n pair,
n
(3.1)
>
> Z2
>
> 4
>
> b = Vl (t) sin (2 nf0 t) dt pour n impaire.
>
: n
0
Nous présentons l’application des séries de Fourier à la tension fournie par l’onduleur à
trois niveaux. Donc, nous décomposons le signale de sortie d’un onduleur pour déterminer
les équations exprimant des di¤érentes harmoniques. Ces équations sont en fonction des
angles de commutation de commande des interrupteurs (…gure 3; U = E).
28
Chapitre 3. Application
4E
Vl = (cos 1 cos 2 + cos 3 ) sin wt
4E
+ (cos 3 1 cos 3 2 + cos 3 3 ) sin 3wt
3
4E
+ (cos 5 1 cos 5 2 + cos 5 3 ) sin 5wt
5
4E
+ + (2n+1)
(cos (2n + 1) 1 cos (2n + 1) 2 + cos (2n + 1) 3 ) sin (2n + 1) wt
avec w = 2 nf0 : On cherche à éliminer tous les signaux qui possèdent des harmoniques et
on garde seulement le fondamental. Mais pour cet exemple, on peut écarter uniquement
deux harmoniques d’ordre 3 et 5.
29
Chapitre 3. Application
Cette solution permet d’éliminer tous les harmoniques mais ce n’est pas possible d’obtenir
une solution optimale du système non linéaire ci-dessus. En plus, on va tomber à des
limites de fabrication des transistors hyperfréquences. Cependant, la méthode de Newton-
Raphson est habituellement la plus employée pour résoudre un tel système.
V1
On pose m = : taux de modulation 0 < m < 1 ; dont la solution recherchée, les angles
4E
de conduction doivent obéir à la contrainte suivante : 1 < 2 < 3 < < c< :
2
30
Chapitre 3. Application
Le système algébrique non linéaire comporte 3 équations à 3 inconnues ; les systèmes non
linéaires peuvent êtres de fortes instabilités numériques, donc leur résolution est délicate.
Dans le prochain paragraphe, nous présentons une méthode de résolution la plus connue
dans la littérature. En considérant les trois onduleurs de la …gure 4, on peut écrire :
31
Chapitre 3. Application
en plus :
8
>
> bn = 0 pour n paire
>
>
>
>
>
> Z2
>
> 4
>
> bn = Vl (t) sin (2 nf0 t) dt pour n impaire
>
>
>
< 02 3
> Z a1 Za2 Zas Z 2
>
> 46 7
>
> = 4 0dt + E sin (nwt) dt + 0dt + E sin (nwt) dt5
>
>
>
>
>
>
0 a1 a2 as
>
>
>
> 4E
: = [ cos (n 1 ) + cos (n 2 ) + cos (n 3 )] :
n
Alors : 8
> 4E
>
> b1 = [cos ( 1 ) cos ( 2 ) + cos ( 3 )] = V1
>
>
>
<
4E
b5 = [cos (5 1 ) cos (5 2 ) + cos (5 3 )] = 0
>
> 5
>
>
>
: b7 = 4E [cos (7 1 ) cos (7 2 ) + cos (7 3 )] = 0
>
7
8
>
>
>
> cos ( 1 ) cos ( 2 ) + cos ( 3 ) = m
<
cos (5 1 ) cos (5 2 ) + cos (5 3 ) = 0
>
>
>
>
: cos (7 1 ) cos (7 2 ) + cos (7 3 ) = 0:
La méthode de Newton-Raphson est une méthode utilisée pour résoudre une équation
algébrique ou un système non linéaire, basée sur le procédé d’approximations successives.
32
Chapitre 3. Application
h it
(n) (n) (n) (n)
= 1 ; 2 ; 3
0 1
(n) (n) (n)
B cos 1 cos 2 + cos 3 C
B C
g (n)
=B
B cos 5
(n)
1 cos 5
(n)
2 + cos 5
(n)
3
C
C
@ A
(n) (n) (n)
cos 7 1 cos 7 2 + cos 7 3
0 1
(n) (n) (n)
B sin 1 sin 2 sin 3 C
B C
Jg (n)
=B
B 5 sin
(n)
1 5 sin
(n)
2 5 sin
(n)
3
C
C
@ A
(n) (n) (n)
7 sin 1 7 sin 2 7 sin 3
t
T = m 0 0
(n)
T =g
33
Chapitre 3. Application
Répéter
(n)
i. On devine les valeurs initiales de avec n = 0 :
t
(0) (0) (0) (0)
= 1 2 3
:
(0)
ii. Calcul de la valeur de g = g (0) :
iii. g (0) + Jg (0)
d (0)
= T et d (0)
= d
(0)
1 d
(0)
2 d
(0)
3
:
(0) (0) 1
iv. Résolution de l’équation g( ) = T par : d = Jg T g (0)
(n+1) (n) (n)
v. mise à jour des valeurs initiales : = +d :
(n)
Jusqu’à la valeur désirée de d :
34
Chapitre 3. Application
35
Conclusion
D’après l’étude qu’on a fait sur les trois méthodes de résolution des systèmes non linéaires
(point …xe, Newton et la sécante), on peut dire que :
La méthode de point …xe a une importance théorique : son analyse mathématique est
relativement simple et nous permet de déduire celle de la méthode de Newton.
La méthode de Newton est e¤ectivement très rapide et elle est certainement à conseiller
dans le cas où le calcul de la dérivée f 0 est facile et lorsque les valeurs initiales sont bien
choisies dans le domaine de convergence.
Si on veut une méthode d’application plus universelle, la méthode de la sécante est plutôt à
conseiller puisqu’elle nécessite seulement la connaissance de f . Elle est relativement rapide
et ne nécessite qu’une évaluation de la fonction à chaque itération. Si en tenant compte
ce dernier point, on peut considérer que cette méthode est plus rapide que la méthode de
Newton
36
Bibliographie
[1] Al…o Quarteroni, Riccardo Sacco, Fausto Saleri. Méthodes numériques : algo-
rithmes, analyse et applications (2007) :
37