JAL Livre Blanc
JAL Livre Blanc
entrepreneur
4 étapes indispensables
pour réussir ! Livre blanc
4
Créer votre société
Quelles sont les étapes préalables ?
21
Choisir une forme juridique
Comment s’y retrouver ?
Commençons par
le commencement... 5
Acheter un fonds de
commerce ou créer 9
une entreprise ?
Comment financer
votre projet ? 13
Choix de l’implantation
géographique de son
entreprise : à ne pas 17
négliger !
4
Commençons par le commencement...
Monter sa propre entreprise, c’est d’abord et avant tout faire preuve d’anticipation : quel type
d’activité souhaitez-vous exercer ? Dans quel domaine ? Avec quels moyens ? Autant de questions
auxquelles vous allez devoir répondre. Pour y voir clair, il est important de structurer votre ré-
flexion autour de plusieurs outils stratégiques… et de vous faire accompagner…
Réaliser une étude de marché, c’est faire le point sur le rapport entre l’offre et la demande qui
existe dans le secteur d’activité sur lequel vous envisagez de vous lancer.
Le but est simple : il s’agit d’appréhender au mieux l’environnement sur lequel vous envisagez
de vous implanter, tant du point de vue des attentes du public que des concurrents potentiels,
afin de maximiser vos chances de succès.
Faire le pari de lancer sa propre activité, c’est bien sûr être en capacité de répondre aux di-
verses problématiques financières que cette aventure va nécessiter, mais pas seulement…
Lancer sa propre activité signifie aussi se confronter à une multitude de questions ayant trait
au cadre légal d’exercice de l’activité.
En pratique, ce cadre va toucher à des domaines aussi divers que variés, comme le droit au
bail dans le cas de la location d’un local commercial, les délais de paiement des fournisseurs et
des clients, la gestion des litiges, les questions relatives à l’occupation éventuelle du domaine
public, la fiscalité applicable à votre structure, la règlementation relative à la protection des
données, la propriété industrielle, etc.
Pour vous aider à répondre à certaines de ces questions, vous allez peut-être devoir faire
appel à un professionnel.
Mais à chaque domaine son spécialiste ! Identifiez l’interlocuteur le plus à même de vous
conseiller et de vous accompagner à chaque étape.
Au-delà des interlocuteurs classiques, vous pouvez aussi faire appel à des réseaux profession-
nels pour vous épauler. Ceux-ci sont généralement composés d’anciens chefs d’entreprise qui
souhaitent soutenir l’entrepreneuriat de demain, via l’octroi de conseils pratiques, voire de
solutions de financement.
A titre d’exemple, les réseaux professionnels peuvent, sur présentation de votre projet, facili-
ter son financement via l’octroi d’un prêt d’honneur, généralement à taux zéro, que vous vous
engagerez à rembourser.
Si la décision d’entreprendre peut vous apparaître grisante, prenez malgré tout le temps
de la réflexion : donner vie à votre projet va nécessiter de réaliser un état des lieux du mar-
ché sur lequel vous envisagez de vous implanter et implique que vous vous penchiez sur la
question de la faisabilité financière de votre projet.
Ne sous-estimez pas le respect de ces étapes essentielles : outre la visibilité qu’elles seront
à même de vous offrir, elles vous permettront de consolider la crédibilité de votre projet,
notamment aux yeux d’éventuels investisseurs.
DÉFINITION OBJECTIFS
EN PRATIQUE
2 BUSINESS PLAN
OBJECTIF
DÉFINITION
Avoir de la visibilité sur la faisabilité
Un état des lieux des besoins et solutions
financière de votre projet.
de financement que nécessite le démar-
rage de votre activité.
EN PRATIQUE
8
Acheter un fonds de commerce
ou créer une entreprise ?
Vous avez désormais une idée un peu plus précise de l’activité que vous souhaitez exercer et, plus
globalement, de votre projet d’entreprise. Se pose alors la question de la manière dont vous allez
commencer : souhaitez-vous reprendre tous les « outils » déjà existants nécessaires à l’exploita-
tion d’une activité ? Ou, au contraire, partir de zéro et créer tout votre projet de A à Z ?
Si vous décidez d’acheter un fonds de commerce, vous faites le choix de reprendre les moyens
d’exploitation d’un autre commerçant déjà établi.
Plus précisément, on désigne sous le nom de « fonds de commerce » l’ensemble des moyens
qu’un commerçant utilise pour exploiter son commerce, dans le but de satisfaire une clientèle.
des droits
un droit au
une clientèle de propriété
renouvellement du bail
et un fichier de prospects intellectuelles
(si le cédant du fonds
est locataire) (marques, brevets,
licences, etc.)
Des avantages. Acheter un fonds de commerce équivaut donc à faire l’acquisition d’un en-
semble de choses vous permettant de satisfaire une clientèle déjà existante. Ce qui peut gran-
dement faciliter le lancement de votre projet d’entreprise !
En outre, l’achat d’un fonds vous permet d’avoir une meilleure visibilité sur la situation finan-
cière de l’activité et sur ses chances de développement. Ce qui peut vous permettre d’anticiper
en toute sérénité !
Des avantages. En créant votre entreprise, vous décidez de partir de zéro. Vous avez ainsi le
choix de nombreux paramètres, comme :
la forme juridique de votre entreprise ;
son implantation géographique ;
son modèle économique ; etc.
Autre élément d’importance, partir de zéro vous donne également la possibilité de choisir
entre faire cavalier seul ou vous associer à d’autres personnes.
Si vous souhaitez essayer une activité sans vous perdre en formalités administratives, il est
peut-être intéressant d’exercer sous le statut de l’entrepreneur individuel.
A l’inverse, si vous décidez de vous lancer à plusieurs, vous allez vous diriger vers la création
d’une société. Certes plus longue à mettre en place, cette option comporte de nombreux avan-
tages, parmi lesquels la mise en commun des savoir-faire et expériences des divers associés.
Notez qu’il est tout à fait possible, dans certains cas, de créer sa société seul. Dans cette hypo-
thèse, les formes juridiques de type entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL)
ou société par actions simplifiée (SASU) vous le permettront.
Des inconvénients. Partir d’une page blanche est indéniablement une opération à risque :
sans historique ni visibilité sur une activité préexistante, vous pariez sur l’avenir et devrez seul
constituer votre clientèle.
Malgré tout, ce choix grisant vous ouvre tout un champ des possibles, dont la mise en place
peut être sécurisée via l’aide d’un professionnel qualifié.
La liberté La sécurité
+ Une possibilité
de choisir certains
le lieu d’exercice
le business model
Une meilleure visibilité
sur la rentabilité
le nom commercial
éléments comme de votre (future) activité
etc..
Un lancement facilité
Une possibilté de s’associer ou non
grâce à une activité existante
Le risque L’investissement
- Un manque de connaissance
sur les bénéfices que vous
Une reprise automatique
du personnel existant
pourrez réaliser
12
Comment financer votre projet ?
Pour lancer votre entreprise, vous allez avoir besoin de trouver des financements. Etape essen-
tielle et périlleuse, cette phase de recherche doit vous permettre d’explorer toutes les options
(classiques ou alternatives) qui s’offrent à vous.
Autant d’éléments que votre banquier voudra connaître pour prendre sa dé-
cision en toutes connaissances de causes. A cette fin, veillez à élaborer un
« business plan » à la hauteur de ses attentes !
OPTION 2 Le microcrédit
Si, malgré de nombreuses demandes, les différentes banques que vous avez
contactées ne vous suivent pas, il est possible de s’adresser à des organismes
de microcrédit.
Si malgré vos efforts, vous ne parvenez pas à faire financer votre projet par une banque ou par
un réseau professionnel, ne vous découragez pas !
En pratique, ce soutien peut prendre la forme d’un don, d’un prêt, voire d’une
souscription au capital de votre société.
Si vous envisagez l’option « donation », soyez vigilant. Par principe, tout don
consenti par une personne à une autre fait l’objet d’une taxation, dont le
montant varie selon le lien de parenté existant entre celui qui donne et celui
qui reçoit. La fiscalité pouvant changer d’une année à l’autre, prenez le temps
de vérifier les dernières informations officielles à ce sujet sur le site impots.
gouv.fr.
BPIFRANCE
BPIFRANCE
LE FINANCEMENT PARTICIPATIF
16
Choix de l’implantation géographique
de son entreprise : à ne pas négliger !
Parmi les nombreux choix à faire en tant que futur chef d’entreprise, celui relatif à la zone géo-
graphique dans laquelle vous allez implanter votre entreprise, revêt une importance particu-
lière, sur le plan fiscal et social. Pourquoi ?
Choisir où vous allez implanter votre activité est une décision importante : au-delà de
l’environnement immédiat de votre établissement, ce choix va déterminer le public
auquel vous allez proposer vos biens ou vos services.
Le public avec lequel vous allez commercer va ainsi, selon l’environnement choisi, présenter
des caractéristiques particulières, tant au niveau de ses besoins que de ses moyens financiers.
Or, ce dernier paramètre va vous permettre de déterminer avec précision la politique tarifaire
à mener pour le séduire !
Les ZRR sont des zones situées sur des territoires ruraux qui sont reconnues comme des pé-
rimètres fragiles sur le plan socio-économique, et qui permettent aux entreprises qui s’y ins-
tallent de bénéficier de divers avantages fiscaux et sociaux.
L’avantage fiscal applicable aux entreprises situées en ZRR comporte 2 niveaux différents :
1 2
Exonération totale Exonération dégressive
d’impôt sur les bénéfices. sur le montant des bénéfices
Pendant 5 ans soumis à l’impôt.
Pendant 3 ans
Bien sûr, comme souvent en matière fiscale, l’octroi de cet avantage est subordonné au respect
de diverses conditions, parmi lesquelles :
la nécessaire création ou « reprise » d’entreprise, qui se définit comme l’opération qui
donne lieu à la reprise de la direction effective d’une entreprise existante dans l’objectif
clair de maintenir la continuité de celle-ci ;
l’imposition (de plein droit ou sur option) de l’entreprise à un régime réel d’imposition, à
l’exclusion donc des entreprises soumises à un régime « micro » (micro-BIC, micro-BNC) ;
la localisation de l’entreprise en ZRR, des spécificités étant prévues pour les entreprises
dites « non sédentaires » ;
l’exercice, par l’entreprise, d’une activité commerciale, industrielle, artisanale ou d’une ac-
tivité professionnelle non commerciale ;
u
n effectif de moins de 11 salariés ;
u
n schéma de détention du capital précis : l’entreprise ne doit pas être détenue pour plus
de 50 % par d’autres sociétés.
Dans la même veine que l’exonération d’impôt sur les bénéfices, il est prévu un dispositif d’exo-
nération de cotisations sociales pour les entreprises implantées dans les ZRR.
Allocation
Maladie Maternité Invalidité Vieillesse
familiales
L’exonération, qui dure 12 mois civils à compter de la date d’effet du contrat de travail, est va-
riable en fonction du montant de la rémunération du salarié embauché.
Bien sûr, tout comme pour la partie fiscale, l’exonération de cotisations sociales nécessite le
respect de diverses conditions de la part de l’entreprise qui la sollicite :
u
n de ses établissements doit être localisé en ZRR ;
s on effectif est de 49 salariés au maximum ;
elle exerce une activité commerciale, industrielle, artisanale, agricole ou non commerciale ;
lle respecte certaines conditions relatives aux modalités d’embauche du salarié (cotisation
e
à l’assurance chômage gérée par l’Unedic, CDI ou CDD d’au moins 12 mois pour accroisse-
ment d’activité, etc.) ;
e
lle engage des négociations périodiques sur les salaires qu’elle verse à ses salariés ;
lle ne procède pas à un licenciement économique dans les 12 mois précédant la ou les
e
embauches qui ouvre(nt) droit à l’exonération de cotisations sociales.
Si vous décidez d’implanter votre entreprise en ZRR, vous avez la possibilité, sous condi-
tions, de bénéficier d’une exonération d’impôt sur les bénéfices et/ou de cotisations so-
ciales patronales dont vous êtes redevable. Veillez toutefois à remplir toutes les conditions
nécessaires à ce sujet !
A
voir moins de 11 salariés A
voir moins de 50 salariés
E
xercer une activité commerciale, xercer une activité commerciale,
E
industrielle, artisanale ou profes- industrielle, agricole, artisanale ou
sionnelle non commerciale professionnelle non commerciale
C
réer/reprendre une entreprise R
especter certaines conditions
Les conditions entre le 1er janvier 2011 concernant l’embauche du salarié
et le 31 décembre 2023 N
e pas avoir effectué de
Ê
tre imposée selon une régime licenciement économique
réel (exclusion régime « micro») dans les 12 mois précédant
N
e pas être détenue à plus de 50% les embauches concernées
par d’autres sociétés. A
voir au moins 1 établissement
situé en ZRR.
20
Choisir
une forme
juridique
Comment s’y retrouver ?
Entrepreneur
individuel : et si vous 22
passiez en société ?.
SARL/EURL :
Pourquoi la choisir ? 26
Comment la créer ?
SASU/SAS :
Pourquoi la choisir ? 29
Comment la créer ?
Tableau
comparatif 32
21
Entrepreneur individuel :
et si vous passiez en société ?
Pour accélérer la mise en place de votre activité, vous avez choisi le statut d’entrepreneur indivi-
duel, avec tout ce que cela comporte en termes de simplification des obligations administratives
et comptables. Vous pouvez toutefois être tenté d’envisager un passage en société… Pour quelles
raisons exactement ? Et comment faire ?
S’il est vrai que vous n’avez pas besoin d’investir beaucoup d’argent pour vous lancer en tant
qu’entrepreneur individuel, cela peut à terme, considérablement ralentir le développement de
votre activité.
Pourquoi
Il peut arriver un moment où vous aurez besoin d’investir dans de nou-
veaux outils ou dans de nouveaux projets innovants. Une charge finan-
cière qu’il n’est pas toujours évident d’assumer seul…
Dans une telle hypothèse, votre activité peut se voir temporairement interrompue, entraînant
une perte de chiffre d’affaires !
Une solution
En passant du cadre de l’entreprise individuelle à celui d’une société uni-
Associés
« Relais décisionnels et opérationnels »
à même d’assurer la gestion de l’activité
si vous êtes temporairement indisponible.
La transformation en société de votre entreprise individuelle peut aussi vous permettre d‘anti-
ciper, de manière progressive, la transmission de votre activité à vos enfants ou aux personnes
que vous aurez identifiées comme vos repreneurs. La portion du capital social de votre société
que vous détenez peut-être transmise de manière échelonnée... ce qui peut permettre de pré-
parer en douceur la transition.
D’un point de vue formel, la mise en société d’une entreprise individuelle nécessite la réalisa-
tion d’un apport puisque, par principe, la constitution d’une société ne peut s’effectuer que par
la réalisation d’un apport : concrètement, le futur associé apporte à la société de l’argent, un
bien, ou un savoir-faire, et reçoit en échange tout ou partie de ses titres sociaux.
Dans le cas d’une entreprise individuelle, le principe est le même : vous « apportez » celle-ci à
la société, et recevez en échange des parts sociales (EURL / SARL) ou des actions (SASU / SAS).
Pour mémoire, avec la suppression du régime de l’EIRL en 2022, tout entrepreneur individuel
est titulaire, depuis mai 2022, de 2 patrimoines distincts :
Dans le cadre de l’apport d’une entreprise individuelle, l’apport ne porte donc que sur le seul
patrimoine professionnel de l’entrepreneur, qui est le seul à avoir trait à l’exercice de son ac-
tivité.
sur l’entreprise individuelle dans sa globalité, auquel cas on parle « d’apport uni-
versel du patrimoine professionnel » de l’entrepreneur individuel, avec l’ensemble
des biens, droits, obligations et sûretés qui le composent ;
A titre d’exemple, et sous réserve d’exception, l’apport d’un fonds de commerce doit faire l’ob-
jet d’une publication sur un support habilité à recevoir des annonces légales dans le départe-
ment où le fonds est exploité, dans un délai de 15 jours à compter de la réalisation de l’opéra-
tion d’apport.
PROBLÈMES i SOLUTION
1 2
3 4
25
SARL/EURL : pourquoi la choisir ?
Comment la créer ?
Vous avez décidé de créer une société et votre choix s’est arrêté sur la société à responsabilité
limitée (SARL). Quelles sont les caractéristiques de cette société ? Pouvez-vous en créer une tout
seul ou vous faut-il forcément un associé ? Focus sur les avantages et les inconvénients de ce
type de structure.
Une société à responsabilité limitée (SARL) est une société commerciale créée par au moins
deux personnes, dans laquelle les associés ne sont responsables financièrement qu’à concur-
rence de leurs apports.
Si vous n’êtes pas prêt à vous associer avec une autre personne, vous pouvez, en effet, créer
votre « SARL » seul. On parle dans ce cas là d’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée
(EURL).
Que vous choisissiez l’EURL ou la SARL, vous allez devoir, tout comme vos associés, réaliser des
apports pour constituer le capital social de la société.
Concrètement, vous devez transférer la propriété d’une somme d’argent (apport en numéraire)
ou d’un bien (apport en nature) à la société, en échange duquel vous recevez tout ou partie de
ses titres.
Apports
en nature, en numéraire,
Associé en industrie
Titres
parts sociales Société
Apport en industrie
Notez que vous pouvez également consentir à la structure ce que l’on
appelle un « apport en industrie », qui consiste à apporter à la société vos
connaissances techniques, votre travail ou vos services.
Ce type d’apport, parce qu’il n’est pas en tant que tel un élément consti-
tutif du capital social, obéit à des règles particulières.
Un capital social. La loi impose que votre société dispose d’un capital social. Comme dans
la SAS / SASU, le code de commerce n’impose pas de capital social minimum.
Des statuts. Autre élément indispensable, vous devez aussi rédiger les statuts de votre
société, qui constituent son acte fondateur. Que vous soyez seul ou associé, ces statuts sont
obligatoires et doivent comprendre un minimum de mentions, comme :
Un peu de formalisme… Que vous soyez en EURL ou en SARL, une dernière étape est
indispensable : accomplir l’ensemble des démarches requises.
Vous devrez, entre autres choses, accomplir certaines formalités, comme l’insertion d’un avis
de constitution dans un journal d’annonces légales, et réaliser l’immatriculation de la société
sur le site du guichet unique dématérialisé.
Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités des entreprises y sont enregistrées et trans-
mises aux organismes compétents, dont le Registre National des Entreprises (RNE).
Avantages Inconvénients
Une sécurité juridique Un manque de souplesse
Si vous choisissez l’EURL, sachez en pratique que vos créanciers vous demanderont
certainement des garanties personnelles importantes avant de s’engager avec vous :
votre responsabilité peut donc ne pas être si limitée que cela…
Faire le choix d’une SARL (ou d’une EURL) peut vous apporter une certaine sécurité juri-
dique, notamment au regard de la limitation de votre responsabilité financière. Une sécu-
rité qui peut tout de même être synonyme de manque de souplesse quant au fonctionne-
ment interne de votre entreprise.
Une société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU), partage les mêmes caractéristiques
que la SAS si ce n’est qu’elle est, dans ce cas, créée par un actionnaire unique.
Dans les 2 cas, les associés peuvent être des personnes morales ou des personnes physiques
majeures. Sous réserve du respect de certaines conditions particulières, les mineurs et les
majeurs protégés peuvent aussi être actionnaires de SAS ou de SASU.
Pour constituer le capital social de votre SAS ou SASU, comme c’est le cas dans toute création
de personne morale, vous allez réaliser des apports de différentes natures.
Concrètement, vous devez transférer la propriété d’une somme d’argent (apport en
numéraire) ou d’un bien (apport en nature) à la société, en échange duquel vous recevez tout
ou partie de ses titres.
Apports
en nature, en numéraire,
Associé en industrie
Titres
parts sociales Société
Apport en nature
Pour les apports en nature, l’intervention du commissaire aux apports
est facultative si aucun apport ne vaut plus de 30 000 € et si la valeur to-
tale de l’ensemble des apports en nature ne dépasse pas 50 % du capital
social.
Apport en industrie
Notez que vous pouvez également consentir à la structure ce que l’on
appelle un « apport en industrie », qui consiste à apporter à la société vos
connaissances techniques, votre travail ou vos services.
N’étant pas pris en compte dans la valorisation du capital social, un apport
en industrie obéit à des règles particulières.
Un capital social. Hormis certains cas précis (sociétés coopératives, sociétés d’assurance,
société anonyme SA, etc.), la loi n’impose pas de capital social minimal dans la plupart des
sociétés commerciales dont la SAS / SASU.
Cela signifie donc que le montant de votre apport est libre.
Des statuts. Document fondateur de votre société, les statuts doivent impérativement être
formulés par écrit. Contrairement aux associés de SARL, les actionnaires d’une SAS bénéficient
d’une grande liberté dans la rédaction des statuts de leur entreprise.
C’est pour cette raison qu’il est généralement recommandé de faire appel à un professionnel
pour leur rédaction même si rien ne vous y oblige. Vos statuts doivent tout de même reprendre
certaines mentions obligatoires. À titre d’exemple :
la forme juridique ;
la durée de vie de la société ;
l’identité des signataires des statuts ;
le montant du capital social ;
l’adresse du siège social ; etc.
Avantages Inconvénients
Une grande souplesse Une grande souplesse
SARL SAS EI
Minimum : 1 (EURL)
Associés / actionnaires Maximum : 100
Minimum : 1 (SASU)
Obligatoire
Rédaction des statuts Obligatoire
(Liberté statutaire)
Bilan comptable
Obligation comptable Bilan comptable annuel annuel obligatoire
& approbation des comptes et approbation des comptes obligatoires (sauf pour les
micro-entreprises)
Impôts
sur les sociétés
(sauf option pour le régime des Impôts Impôts
sociétés de personnes)
sur les sociétés sur le revenu
Regime fiscal (option possible pour l’impôt
EURL : impôt (sauf option pour le régime
sur les sociétés si demande
des sociétés de personne)
sur le revenu pour être assimilée à une EURL)
(sauf option pour l’impôt
sur les sociétés)
Président
1 ou plusieurs (obligatoire)
Dirigeant gérant(s) DG et autres
Entrepreneur
(facultatif)
Regime travailleurs
non salariés (TNS)
(gérant majoritaire) Régime salariés
Régime de sécurité sociale (sauf exceptions)
Regime TNS
Régime salariés
(gérant minoritaire
et égalitaire)
32
Protéger
votre activité
Quels sont les outils
à votre disposition ?
Comment protéger
votre marque ? 34
Vos inventions ?
33
Comment protéger votre marque ?
Vos inventions ?
En tant que chef d’entreprise, vous allez devoir protéger l’image de votre société, son identité
mais également le fruit de son travail. À cette fin, vous allez nécessairement devoir vous interro-
ger sur les options qui vous sont ouvertes en matière de propriété industrielle : que devez-vous
protéger ? Quelles sont les démarches à effectuer à cette fin ? Auprès de qui ?
Avant le dépôt, il est nécessaire de savoir précisément comment sera représentée votre
marque. A ce titre, quels sont les éléments que vous pouvez ou non enregistrer ?
Une odeur
Un nom Un goût
...et disponible. La marque que vous allez choisir doit aussi être dis-
ponible. Et c’est logique : le propre de la marque étant de créer son iden-
tité, il est tout naturel d’interdire la reprise des caractéristiques d’une
autre marque. Non seulement contre-productive, cette pratique vous ex-
poserait à des poursuites de la part d’une autre entreprise qui pourrait
vous attaquer pour contrefaçon.
Notez qu’il vous appartient de vérifier cette disponibilité au moment du dépôt de votre marque,
par l’intermédiaire d’une recherche de similarités et d’une recherche à l’identique. L’INPI ne
procède pas systématiquement au contrôle de ce critère.
Un « brevet d’invention » vise à protéger une innovation technique, c’est-à-dire un produit (ou
un procédé) qui apporte une solution technique à un problème donné.
Pour pouvoir breveter une invention, 3 conditions sont requises.
Celle-ci doit effectivement être :
Susceptible d’application
Nouvelle Inventive
industrielle
Le caractère « nouveau » d’une invention est apprécié par rapport à ce que l’on appelle
« l’état de la technique ». Cette notion représente l’ensemble des connaissances publiques
dans un domaine donné avant la date de dépôt de la demande de brevet.
Concrètement, si l’outil ou le procédé est déjà communément connu ou a été révélé par son
créateur avant la demande de brevet, il ne pourra être considéré comme « nouveau ».
Notez qu’il est vivement recommandé de faire appel à un professionnel pour la rédaction de votre
brevet, puisque tout omission pourrait aboutir à une protection incomplète de votre invention.
Et si vous souhaitez protéger votre invention avant de déposer un brevet ? C’est possible !
Le temps de constituer votre dossier de dépôt de brevet, vous pouvez, par exemple, déposer
auprès de l’INPI une « enveloppe Soleau » ou passer par le service dématérialisé e-Soleau,
afin de dater avec certitude votre invention et ce, dans le but de parer à tout conflit ultérieur.
En tant que chef d’entreprise, il est impératif de vous interroger sur la protection de l’identité
de votre entreprise et de ses inventions. Si la règlementation applicable vous offre de nom-
breuses solutions de protection, pensez à faire appel à un professionnel, qui sera à même
de déterminer avec précision les éléments à protéger, et le meilleur moyen d’aboutir au
résultat souhaité.
1 LA MARQUE
Traduit l’identité
de votre entreprise
2 LE BREVET
Protège vos droits en tant
qu’inventeur d’un produit
ou d’un procédé
Une invention doit être : Le dépôt se fait auprès de :
Confère un monopole
d’exploitation sur Nouvelle
l’invention
Inventive
Permet d’interdire sa Susceptible
reproduction, fabrication, d’application
etc., sans autorisation industrielle
37
Protection des données personnelles :
faites le point sur vos obligations
Dans le cadre de votre activité, vous allez collecter de nombreuses données. En tant que chef
d’entreprise, vous devez garantir la protection des données personnelles définie par le RGPD.
Que prévoit ce texte ? À qui s’adresse-t-il ? Comment vous mettre en conformité ?
Voici quelques éléments de réponse.
Votre entreprise va certainement être amenée à collecter les données personnelles de ses
fournisseurs, de ses clients, de ses salariés, etc. Dès lors, elle est tenue au respect de la régle-
mentation prévue en la matière.
Une définition : une donnée est dite « personnelle » dès qu’elle permet l’identification d’une
personne de manière directe (par exemple par le biais de son nom ou de son prénom) ou indi-
recte (par exemple via la collecte de son numéro de client, de son numéro de téléphone, etc.).
Pour mémoire, on parle de « traitement » des données personnelles pour désigner toute opé-
ration qui porte sur des données personnelles comme :
Le RGPD pose le principe selon lequel c’est l’entreprise qui traite des données personnelles
(plus précisément, qui détermine les finalités et les moyens de ce traitement) qui est consi-
dérée comme la « responsable » de ce traitement. En d’autres termes, c’est l’entreprise qui
engage sa responsabilité si le traitement de données n’est pas conforme à la réglementation.
Les sanctions en cas de violation du RGPD peuvent être très élevées financièrement : l’amende
prononcée peut atteindre 20 M€ ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial de l’entreprise.
Pour respecter ses obligations en matière de RGPD, votre entreprise est tenue de mettre en
œuvre 2 dispositifs distincts, à savoir :
1 2
Le « privacy by default » Le « privacy by design »
Enfin, si la violation des données est susceptible d’engendrer un risque élevé pour les droits et
libertés des personnes concernées, celles-ci doivent être directement informées de la situation
dans les meilleurs délais, en des termes clairs et simples.
Des mesures
techniques et Répertorier vos activités
organisationnelles. de traitement.
1 2 3
Notifiez l’infraction Établissez un dossier Prévenez rapidement
à la CNIL. comportant : les personnes concernées
par les données en cause
Cette notification les faits et les effets
si la violation engendre
doit se faire dans les de la violation ;
un risque élévé pour
72 heures maximum ! les mesures que vous leurs droits et libertés.
avez prises.
41
Votre statut
de dirigeant
Comment protéger
vos intérets et ceux
de vos proches ?
Mariages, pacs :
un choix personnel... 43
et professionnel ?
Conjoint du dirigeant :
quel statut dans 47
l’entreprise ?
Dirigeant :
quel régime social ? 51
Quelle imposition ?
42
Mariage, pacs : un choix personnel…
et professionnel ?
Au-delà du défi professionnel évident, la création ou la reprise d’une entreprise est un projet à
examiner également sous le prisme de votre vie personnelle. Êtes-vous marié ? Pacsé ? Si tel est
le cas, certaines précautions peuvent être prises pour protéger (financièrement) votre conjoint
des créanciers de l’entreprise... ou pour protéger votre entreprise dans l’hypothèse d’un divorce
ou d’une séparation...
Lors de votre mariage, vous allez devoir choisir un régime matrimonial pour déterminer les
règles applicables aux biens et revenus que vous et votre conjoint possédiez avant le mariage,
et à ceux que vous allez acquérir en cours d’union. En bref, le régime matrimonial répond à la
question : à qui appartient quoi ?
Le régime Le régime
de communauté universelle de séparation des biens
Tous les biens acquis Sauf clause de mise en commun de certains biens,
avant et après mariage... tous les biens acquis avant et après mariage...
Un principe. Si vous décidez de constituer une société dotée de son propre capital social,
vous allez y réaliser un apport, pour lequel vous recevrez des titres (parts sociales ou actions)
en contrepartie... Cette opération va vous conférer la qualité d’associé, et vous donner des
droits : participation aux décisions collectives, distribution de bénéfices, etc.
Or, selon votre régime matrimonial et la nature du bien apporté, la qualité d’associé peut égale-
ment être reconnue à votre conjoint. Ce qui peut être source de difficultés en cas de séparation !
PRENONS UN EXEMPLE
Le régime matrimonial choisi par les époux est un régime de communauté
et l’un des époux apporte un bien commun à une société.
Associé = Époux qui apporte le bien. Associé = Époux qui apporte le bien,
Les actions obtenues en échange mais son conjoint peut revendiquer
de l’apport sont des biens communs. la qualité d’associé à hauteur
de la moitié des titres.
Créer une entreprise individuelle ou une société pose nécessairement la question du pouvoir
donné à vos créanciers en cas de litige. Plus simplement, la question se pose de savoir quels
biens les créanciers professionnels pourront saisir si l’entreprise ou la société rencontre des
difficultés de paiement.
L’objectif lié au choix de votre régime matrimonial est donc de protéger, autant que faire se
peut, les biens de votre conjoint, afin d’éviter que ceux-ci ne puissent faire l’objet d’une saisie.
Pour cela, il est généralement recommandé d’opter pour un régime dit « séparatiste » pour
restreindre le pouvoir de saisie des éventuels créanciers de l’entreprise à vos seuls biens per-
sonnels, exclusion faite de ceux de votre conjoint.
Le régime par défaut pour le Pacs (Pacte civil de solidarité) est la séparation
DEPUIS de biens. Il est toutefois possible d’opter pour un régime d’indivision se rap-
prochant du régime de la communauté réduite aux acquêts pour le mariage.
Si le régime « séparatiste » est choisi, classiquement, le partenaire faisant l’apport sera seul
propriétaire des parts et aura seul la qualité d’associé.
En revanche, si les partenaires optent pour une indivision, les parts appartiendront pour moi-
tié à chacun des partenaires et chacun sera considéré comme associé, à moins que l’apport
ait été réalisé avec des fonds ou des biens détenus en propre avant l’enregistrement de la
convention de Pacs.
Le régime par défaut était l’indivision. Si les partenaires pacsés avant 2007
n’ont pas fait évoluer leur régime (en optant pour une séparation de biens)
AVANT les titres acquis à la suite de l’apport d’un bien indivis ou d’un bien personnel
sont présumés appartenir pour moitié à chacun des partenaires, sauf dispo-
sition contraire dans l’acte de souscription.
Depuis 2007
Séparation Participation Régime par défaut
de biens reduite aux acquêts =
Séparation des biens
Risque de saisie des biens communs Votre conjoint peut vous demander
une compensation lors de la séparation.
46
Conjoint du dirigeant : quel statut
dans l’entreprise ?
En tant que chef d’entreprise, il se peut que votre conjoint souhaite travailler avec vous.
Mais quel va être son statut ?
Si votre conjoint travaille régulièrement avec vous, il doit, par principe, opter pour l’un des 3
statuts prévus par la loi, à savoir :
Pour faire le choix le plus opportun, vous devez vous poser un certain nombre de questions
sur la place de votre conjoint dans l’entreprise, dont notamment :
Des questions qu’il convient de se poser au préalable, chaque statut comportant des
caractéristiques qui lui sont propres. D’où la nécessité de définir avec précision votre
situation afin de déterminer le statut le plus approprié.
AU
À partir de cette date, vous n’avez plus le choix.
Vous devez impérativement passer par ce guichet électronique.
Pour finir, précisons que le choix du statut de votre conjoint n’est pas irrévocable.
Vous avez toujours la possibilité de signaler un changement de statut en effectuant une décla-
ration ultérieurement.
Si aucun choix n’est fait, votre conjoint est réputé exercer sous le statut de conjont salarié.
Un rôle. Le conjoint collaborateur joue un rôle non négligeable dans l’entreprise puisqu’il
est présumé mandataire de celle-ci. Par conséquent, il peut accomplir des actes de gestion
courante de l’entreprise.
Quelle protection sociale ? Selon les situations, votre conjoint associé peut relever :
s oit du régime des travailleurs indépendants ;
s oit du régime général des salariés.
Il n’est pas toujours évident de savoir quel statut choisir pour votre conjoint. Comme pour
tout choix, il vous faudra peser le pour et le contre de chacun des statuts existants. Et si
vous n’arrivez pas à vous décider, la loi le fait pour vous... Dans une telle situation, en effet,
votre conjoint sera réputé avoir opté de fait pour le statut de salarié.
50
Dirigeant : quel régime social ?
Quelle imposition ?
Vous dirigez une société soumise à l’impôt sur les sociétés (IS) et vous vous interrogez sur votre
propre régime fiscal et social : qui assure votre protection sociale ? Quel est le sort (fiscal) réservé
à votre rémunération ?
Votre régime social va dépendre de la forme de la société dans laquelle vous exercez votre
activité, et de votre fonction au sein de cette dernière. Vous pouvez relever soit :
du régime de sécurité
du régime général
sociale des travailleurs
de la Sécurité sociale
non salariés (TNS)
Les différences entre ces 2 régimes se situent au niveau de l’assiette de calcul des cotisations
sociales, du taux applicable mais aussi du degré de protection sociale des affiliés.
Le sujet étant vaste à traiter, nous n’aborderons ici que le cas du dirigeant de société par ac-
tions simplifiée (SAS) et de société à responsabilité limitée (SARL).
Pour plus de clarté, nous n’aborderons ici que la situation du dirigeant associé d’une société
soumise à l’impôt sur les sociétés (IS).
En tant que dirigeant associé d’une société à l’IS, la contrepartie financière de vos fonctions de
direction pourra se matérialiser par le versement :
Notez que les modalités de la rémunération du dirigeant peuvent être fixées dans les statuts
ou par l’instance compétente (conseil d’administration, assemblée générale...). Le régime d’im-
position de cette rémunération dépend du régime fiscal et de la forme juridique choisie.
En pratique, choisir le versement d’une rémunération fixe présente divers avantages :
e
lle vous assure l’affiliation à un régime de sécurité sociale (qu’il s’agisse du régime général
ou du régime des indépendants) ;
e
lle vous sera versée même si la société ne réalise pas de bénéfices ;
lle sera déductible du résultat imposable de la société, à la double condition toutefois de
e
ne pas être excessive et de correspondre à un travail effectif.
30%
Toutefois, sur option, vous pourrez demander à les soumettre à taxation au titre du barème
progressif de l’impôt sur le revenu, ce qui vous permettra de conserver le bénéfice de
l’abattement de :
40%
En principe, les dividendes échappent aux cotisations sociales, ce qui peut être relativement
économique !
Mais comme souvent, il existe une exception à ce principe. Les dividendes versés seront sou-
mis aux cotisations sociales dès lors :
q
ue le dirigeant est affilié au régime social des travailleurs indépendants ;
e
t que la part des dividendes perçus excède 10 % du capital social, des primes d’émission
et des intérêts de compte courant qu’il détient.
Pour finir, retenez que vous pouvez tout à fait choisir de cumuler le versement d’une rémuné-
ration fixe et l’octroi de dividendes. Vous bénéficierez alors des avantages et supporterez les
inconvénients de ces 2 modes de rémunération.
À vos calculs !
EXEMPLES EXEMPLES
Gérant majoritaire de SARL Dirigeant d’une SAS
Entrepreneur individuel Gérant minoritaire ou égalitaire de SARL
Rémuneration Dividendes
54
Testez vos
connaissances
avec notre quizz final !
55
1 Vous avez décidé de lancer votre activité et vous avez entendu parler de la possibilité d’obtenir
un prêt d’honneur.
Auprès de qui pouvez-vous solliciter l’octroi d’un tel financement ?
Réponse A Réponse B
Votre Un réseau d’accompagnement
banque après étude par des professionnels
2 Un entrepreneur fait le choix de créer sa propre structure, sous forme de société. Mais il a enten-
du dire qu’en optant pour cette forme, il ne pouvait pas se lancer seul et qu’il devait forcément
s’associer avec au moins une autre personne.
Est-ce vrai ?
Réponse A Réponse B
Oui Non
Réponse A Réponse B
Oui Non
4 Une entreprise, implantée en zone de revitalisation rurale (ZRR), exerce une activité commer-
ciale et emploie 45 salariés. Elle souhaite bénéficier de l’exonération de l’impôt sur les bénéfices
propre aux entreprises créées ou reprises en ZRR.
Est-ce possible ?
Réponse A Réponse B
Oui Non
56
5 Afin de faciliter la prise de décisions au sein de la société, les associés d’une SARL peuvent-ils dé-
cider d’aménager les règles de majorité pour prévoir une stricte égalité et ce, indépendamment
du montant des participations de chacun au capital ?
Réponse A Réponse B
Oui Non
6 Le capital social d’une SAS doit impérativement se situer entre 2 000 € et 37 000 € ?
Réponse A Réponse B
Non, sauf Oui
exception
7 Pour qu’une invention puisse être brevetée, elle doit obligatoirement être :
Réponse A Réponse B
Nouvelle, inventive et Utile, économiquement
industriellement applicable viable et incontestable
8 Une entreprise fait remplir des questionnaires papier à des clients leur demandant diverses infor-
mations personnelles (nom, prénom, mail, téléphone, etc.).
Est-elle tenue par les obligations liées au RGPD ?
Réponse A Réponse B
Oui Non
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9 Votre conjoint veut vous aider dans le cadre de votre activité professionnelle et, comme les autres
salariés de l’entreprise, sera placé sous votre direction et votre contrôle.
Quel statut peut-il choisir ?
Réponse A Réponse B
Le statut de Le statut de
conjoint associé conjoint salarié
10 Une personne mariée sous le régime de la communauté réduite aux acquêts souhaite apporter
un bien commun à la société par actions simplifiée (SAS) qu’elle vient de créer.
Son conjoint pourra-t-il revendiquer la qualité d’associé ?
Réponse A Réponse B
Oui Non
J’ai fini !
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