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Devenir

entrepreneur
4 étapes indispensables
pour réussir ! Livre blanc

Crédit photo istock


Edito
Créer ou reprendre une entreprise, c’est bien sûr avoir une idée, et
croire en son potentiel. Mais pas seulement…

Créer ou reprendre une entreprise, c’est aussi se poser des


questions, pour construire son histoire d’entrepreneur et donner
toutes les chances de succès à son projet.

La première de toutes ces interrogations, c’est « Comment dois-je


m’y prendre ? ». Faut-il partir d’une page blanche pour monter sa
propre structure, ou est-il préférable de reprendre une en-
treprise existante pour s’appuyer sur des compétences déjà
établies ? Où puis-je trouver les financements nécessaires ? Comment
évaluer le marché et la concurrence ? Des questionnements préalables
absolument indispensables avant d’envisager de se lancer.

Ensuite, vient le temps du choix de la structure juridique de votre


entreprise : faut-il entreprendre seul ou à plusieurs ? Quels sont les
avantages et inconvénients de chaque type de structure ? Quid des
formalités administratives à accomplir au moment de la création, puis
au cours de la vie sociale ?

C’est ici une 2e étape dans le processus de réflexion qui induit


nécessairement la 3e, à savoir la protection de votre entreprise au
regard de la propriété industrielle (marque, brevet, etc.), et ses
obligations en matière de protection des données personnelles des
clients, des fournisseurs, des salariés, etc.

Enfin, au-delà de votre projet en lui-même, vous devrez également


vous interroger sur la préservation de vos intérêts et de ceux de votre
famille : comment serez-vous imposé ? Quel sera le montant des
cotisations sociales à verser ? Votre conjoint, époux,
partenaire, souhaite-t-il travailler avec vous ? Si vous êtes mariés,
est-il nécessaire de modifier votre régime matrimonial ? Une
séparation est-elle susceptible d’entraîner des conséquences sur
votre entreprise ?

Vous le constatez, créer ou reprendre une entreprise c’est un travail


à faire sur soi, qui nécessite du temps et de la réflexion. Voici donc
quelques clés pour vous aider à prendre les bonnes décisions…

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Sommaire

4
Créer votre société
Quelles sont les étapes préalables ?

21
Choisir une forme juridique
Comment s’y retrouver ?

Protéger votre activité


Quels sont les outils à votre disposition ? 33
Votre statut de dirigeant
Comment protéger vos intérets
et ceux de vos proches ? 42

Testez vos connaissances !


55

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Créer votre
société
Quelles sont les étapes
préalables ?

Commençons par
le commencement... 5

Acheter un fonds de
commerce ou créer 9
une entreprise ?

Comment financer
votre projet ? 13

Choix de l’implantation
géographique de son
entreprise : à ne pas 17
négliger !

4
Commençons par le commencement...
Monter sa propre entreprise, c’est d’abord et avant tout faire preuve d’anticipation : quel type
d’activité souhaitez-vous exercer ? Dans quel domaine ? Avec quels moyens ? Autant de questions
auxquelles vous allez devoir répondre. Pour y voir clair, il est important de structurer votre ré-
flexion autour de plusieurs outils stratégiques… et de vous faire accompagner…

Réaliser une étude de marché

Réaliser une étude de marché, c’est faire le point sur le rapport entre l’offre et la demande qui
existe dans le secteur d’activité sur lequel vous envisagez de vous lancer.
Le but est simple : il s’agit d’appréhender au mieux l’environnement sur lequel vous envisagez
de vous implanter, tant du point de vue des attentes du public que des concurrents potentiels,
afin de maximiser vos chances de succès.

Offre Marché Demande

Concrètement, pour réaliser une étude de marché, vous devrez notamment :

Analyser les produits Vous renseigner Estimer les coûts


et services qui sont d’ores sur la règlementation de fonctionnement
et déjà commercialisés applicable à votre secteur de votre activité :
par vos concurrents, d’activité :
quel est
dont notamment :
formalités de création ; l’investissement
leurs caractéristiques ; conditions d’exercice ; de départ ?
leurs atouts ; leurs points faibles ; quelles seront les
leurs points faibles ; normes de fabrication ; charges courantes ?
leur rentabilité ; etc.
leur prix.

Grâce à cette analyse précise, vous allez pouvoir :


 éfinir la valeur ajoutée de votre propre structure par rapport à celles
d
de vos concurrents ;
identifier la politique tarifaire qui vous apparaît la plus adaptée.

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Etablir un business plan

Établir un état des lieux des besoins et solutions


Principe de financement que nécessite le démarrage de votre activité.

Vous permettre d’avoir de la visibilté sur la faisabilité


Objectif financière de votre projet.

En pratique, pour établir un business plan, vous devrez :

Établir un plan de financement Déterminer le seuil de rentabilité


initial récapitulant les investissements de votre entreprise...
de départ et vos besoins en fonds de
roulement (BFR), issus du recoupement ... donc le moment à partir duquel
de différentes données : votre activité va commencer
à générer des bénéfices.
l’estimation de votre chiffre d’affaires ;
le coût d’achat de vos marchandises ;
les délais de règlement de vos
fournisseurs et de vos clients ;
etc.

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Bénéficier de conseils avisés

Faire le pari de lancer sa propre activité, c’est bien sûr être en capacité de répondre aux di-
verses problématiques financières que cette aventure va nécessiter, mais pas seulement…

Lancer sa propre activité signifie aussi se confronter à une multitude de questions ayant trait
au cadre légal d’exercice de l’activité.

En pratique, ce cadre va toucher à des domaines aussi divers que variés, comme le droit au
bail dans le cas de la location d’un local commercial, les délais de paiement des fournisseurs et
des clients, la gestion des litiges, les questions relatives à l’occupation éventuelle du domaine
public, la fiscalité applicable à votre structure, la règlementation relative à la protection des
données, la propriété industrielle, etc.

Pour vous aider à répondre à certaines de ces questions, vous allez peut-être devoir faire
appel à un professionnel.

Mais à chaque domaine son spécialiste ! Identifiez l’interlocuteur le plus à même de vous
conseiller et de vous accompagner à chaque étape.

Au-delà des interlocuteurs classiques, vous pouvez aussi faire appel à des réseaux profession-
nels pour vous épauler. Ceux-ci sont généralement composés d’anciens chefs d’entreprise qui
souhaitent soutenir l’entrepreneuriat de demain, via l’octroi de conseils pratiques, voire de
solutions de financement.

A titre d’exemple, les réseaux professionnels peuvent, sur présentation de votre projet, facili-
ter son financement via l’octroi d’un prêt d’honneur, généralement à taux zéro, que vous vous
engagerez à rembourser.

Si la décision d’entreprendre peut vous apparaître grisante, prenez malgré tout le temps
de la réflexion : donner vie à votre projet va nécessiter de réaliser un état des lieux du mar-
ché sur lequel vous envisagez de vous implanter et implique que vous vous penchiez sur la
question de la faisabilité financière de votre projet.

Ne sous-estimez pas le respect de ces étapes essentielles : outre la visibilité qu’elles seront
à même de vous offrir, elles vous permettront de consolider la crédibilité de votre projet,
notamment aux yeux d’éventuels investisseurs.

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CE QU’IL FAUT RETENIR
1 ÉTUDE DE MARCHÉ

DÉFINITION OBJECTIFS

Une analyse de l’offre et de la demande Connaître le marché sur lequel vous


sur un marché donné servant à définir envisagez de vous implanter :
une stratégie commerciale. Attentes du public
Concurrents potentiels

Maximiser vos chances de succès.

EN PRATIQUE

Analyser les produits et services commercialisés par vos concurrents.

Connaître la réglementation de votre secteur d’activité.

Estimer les coûts de fonctionnement de votre activité.

2 BUSINESS PLAN

OBJECTIF
DÉFINITION
Avoir de la visibilité sur la faisabilité
Un état des lieux des besoins et solutions
financière de votre projet.
de financement que nécessite le démar-
rage de votre activité.

EN PRATIQUE

Établissez un plan de financement initial, récapitulant les investissements 


de départ et votre besoin en fonds de roulement (BFR).

Déterminez le seuil de rentabilité de votre entreprise = moment à partir duquel


votre activité va commencer à générer des bénéfices.

8
Acheter un fonds de commerce
ou créer une entreprise ?
Vous avez désormais une idée un peu plus précise de l’activité que vous souhaitez exercer et, plus
globalement, de votre projet d’entreprise. Se pose alors la question de la manière dont vous allez
commencer : souhaitez-vous reprendre tous les « outils » déjà existants nécessaires à l’exploita-
tion d’une activité ? Ou, au contraire, partir de zéro et créer tout votre projet de A à Z ?

Acheter un fonds de commerce : avantages / inconvénients ?

Si vous décidez d’acheter un fonds de commerce, vous faites le choix de reprendre les moyens
d’exploitation d’un autre commerçant déjà établi.

Plus précisément, on désigne sous le nom de « fonds de commerce » l’ensemble des moyens
qu’un commerçant utilise pour exploiter son commerce, dans le but de satisfaire une clientèle.

Généralement, un fonds de commerce est constitué de divers éléments :

des droits
un droit au
une clientèle de propriété
renouvellement du bail
et un fichier de prospects intellectuelles
(si le cédant du fonds
est locataire) (marques, brevets,
licences, etc.)

une enseigne un nom commercial


(signe extérieur servant à des marchandises (composante importante
distinguer un établissement et du matériel permettant aux clients de
des autres) vous identifier)

Des avantages. Acheter un fonds de commerce équivaut donc à faire l’acquisition d’un en-
semble de choses vous permettant de satisfaire une clientèle déjà existante. Ce qui peut gran-
dement faciliter le lancement de votre projet d’entreprise !

En outre, l’achat d’un fonds vous permet d’avoir une meilleure visibilité sur la situation finan-
cière de l’activité et sur ses chances de développement. Ce qui peut vous permettre d’anticiper
en toute sérénité !

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Des inconvénients. L’achat d’un fonds de commerce peut toutefois présenter certains écueils.
La reprise d’un fonds de commerce comporte deux contraintes importantes à bien évaluer :

son prix, puisque l’achat d’un fonds de commerce bien portant


constitue forcément une opération coûteuse ;

son personnel, puisque vous pouvez rencontrer des difficultés


avec les salariés déjà présents dans l’entreprise.

Créer son entreprise : avantages / inconvénients ?

Des avantages. En créant votre entreprise, vous décidez de partir de zéro. Vous avez ainsi le
choix de nombreux paramètres, comme :
la forme juridique de votre entreprise ;
son implantation géographique ;
son modèle économique ; etc.

Autre élément d’importance, partir de zéro vous donne également la possibilité de choisir
entre faire cavalier seul ou vous associer à d’autres personnes.

Ce choix est d’importance, puisqu’il détermine notamment :


les modalités de création et de fonctionnement de votre structure ;
les moyens financiers dont vous allez disposer, au départ, pour lancer votre activité ;
la possibilité qui sera la vôtre de prendre, seul ou à plusieurs, des décisions relatives
à l’exercice de l’activité envisagée.

Si vous souhaitez essayer une activité sans vous perdre en formalités administratives, il est
peut-être intéressant d’exercer sous le statut de l’entrepreneur individuel.

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des formalités de création moins lourdes

aucun apport nécessaire


L’entreprise une prise de décision facilitée
individuelle
une responsabilité limitée

des obligations comptables restreintes

A l’inverse, si vous décidez de vous lancer à plusieurs, vous allez vous diriger vers la création
d’une société. Certes plus longue à mettre en place, cette option comporte de nombreux avan-
tages, parmi lesquels la mise en commun des savoir-faire et expériences des divers associés.

une possibilité de s’associer

La société une plus grande capacité financière

moins de limites pour développer l’activité

Notez qu’il est tout à fait possible, dans certains cas, de créer sa société seul. Dans cette hypo-
thèse, les formes juridiques de type entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL)
ou société par actions simplifiée (SASU) vous le permettront.

Des inconvénients. Partir d’une page blanche est indéniablement une opération à risque :
sans historique ni visibilité sur une activité préexistante, vous pariez sur l’avenir et devrez seul
constituer votre clientèle.

Malgré tout, ce choix grisant vous ouvre tout un champ des possibles, dont la mise en place
peut être sécurisée via l’aide d’un professionnel qualifié.

Acheter un fonds de commerce ou créer sa propre entreprise : voilà un choix cornélien


que vous ne résoudrez qu’après une étude approfondie des avantages et inconvénients de
chaque option. Ne négligez pas l’appel à un conseil spécialisé : pour sécuriser votre déci-
sion, il est nécessaire d’être épaulé et d’obtenir les bonnes réponses… aux bonnes ques-
tions !

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CE QU’IL FAUT RETENIR

Création d’une entreprise Reprise d’un fond


de commerce

La liberté La sécurité

La récupération des moyens


Un choix Société
permettant de satisfaire une clientèle
concernant ou Entreprise
LES la forme juridique individuelle
existante : locaux, stock, enseigne,
matériel, etc.

+ Une possibilité
de choisir certains
le lieu d’exercice
le business model
Une meilleure visibilité
sur la rentabilité
le nom commercial
éléments comme de votre (future) activité
etc..

Un lancement facilité
Une possibilté de s’associer ou non
grâce à une activité existante

Le risque L’investissement

Des risques plus importants Un coût plus élevé en raison


du fait du lancement des éléments qui composent
LES d’une nouvelle activité le fonds de commerce

- Un manque de connaissance
sur les bénéfices que vous
Une reprise automatique
du personnel existant
pourrez réaliser

Un manque de notoriété Un manque de liberté dans le choix


et un fichier clients/prospects des différents éléments qui composent
à constituer votre société / entreprise

12
Comment financer votre projet ?
Pour lancer votre entreprise, vous allez avoir besoin de trouver des financements. Etape essen-
tielle et périlleuse, cette phase de recherche doit vous permettre d’explorer toutes les options
(classiques ou alternatives) qui s’offrent à vous.

Et si vous demandiez un prêt ?

OPTION 1 Le prêt bancaire


Parce que penser à sa banque, c’est évident… Mais une demande de prêt
bancaire, ça se prépare : viabilité financière, perspectives de développement,
liquidités de départ, etc.

Autant d’éléments que votre banquier voudra connaître pour prendre sa dé-
cision en toutes connaissances de causes. A cette fin, veillez à élaborer un
« business plan » à la hauteur de ses attentes !

OPTION 2 Le microcrédit
Si, malgré de nombreuses demandes, les différentes banques que vous avez
contactées ne vous suivent pas, il est possible de s’adresser à des organismes
de microcrédit.

Tout comme les banques du système financier classique, ces organismes


peuvent vous consentir un crédit de faible montant, mais également vous
accompagner dans le cadre de la création de votre activité.

L’Association pour le droit à l’initiative économique


Exemple (Adie) permet d’obtenir au maximum 12 000 € avec un
taux d’intérêt s’élevant environ à 8 %.

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OPTION 3 Les prêts d’honneur
Autre outil, vous pouvez envisager de solliciter un prêt que vous allez vous
engager à rembourser… « sur votre honneur » !

Ces « prêts d’honneur » sont généralement octroyés sans garantie et à des


conditions financières très avantageuses : un taux d’intérêt nul, par exemple,
ou pour un montant maximal d’emprunt conséquent.

En revanche, notez que l’obtention d’un prêt d’honneur nécessite, à l’instar


d’un prêt bancaire, de monter un dossier de demande solide : vous devrez,
en effet, passer devant un jury de professionnels et le convaincre de la viabi-
lité et du sérieux de votre projet.

Vous pouvez vous rapprocher du réseau Initiative


France, dont la mission principale est d’accompagner
Exemple les entrepreneurs, en leur octroyant des conseils et des
financements par le biais de « prêts d’honneur ».

OPTION 4 L’atout Bpifrance


Bpifrance est une banque publique d’investissement qui accompagne
BPIFRANCE
BPIFRANCE les entreprises à chaque étape de leur développement, notamment via
l’octroi de diverses aides financières.

Et si vous demandiez (d’abord) à ce qu’on croit en vous ?

Si malgré vos efforts, vous ne parvenez pas à faire financer votre projet par une banque ou par
un réseau professionnel, ne vous découragez pas !

Vous avez aussi la possibilité de faire appel à vos proches…

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OPTION 1 Le «Love money»
Derrière cette appellation (que l’on peut traduire en français par « argent
du cœur » ou « capital de proximité ») se trouve le financement d’un
projet de création ou de développement d’entreprise par des proches.

Concrètement, on désigne comme « love money » l’ensemble des fonds que


vous allez pouvoir récolter auprès des membres de votre famille, de vos amis
ou connaissances.

En pratique, ce soutien peut prendre la forme d’un don, d’un prêt, voire d’une
souscription au capital de votre société.

Dans ce dernier cas, la personne qui souscrit au capital va apporter un bien


ou de l’argent à la société, et recevoir en échange une partie de ses parts
sociales.

Notez que le proche qui a effectué cet apport va donc devenir


associé de la société, avec ce que cela sous-entend en termes de pouvoir de
décision et de partage de bénéfices. Veillez donc à limiter cette option à des
proches en qui vous avez toute confiance !

Si vous envisagez l’option « donation », soyez vigilant. Par principe, tout don
consenti par une personne à une autre fait l’objet d’une taxation, dont le
montant varie selon le lien de parenté existant entre celui qui donne et celui
qui reçoit. La fiscalité pouvant changer d’une année à l’autre, prenez le temps
de vérifier les dernières informations officielles à ce sujet sur le site impots.
gouv.fr.

OPTION 2 Les business angels


Les « business angels » ou « investisseurs providentiels » sont des personnes
souhaitant investir dans des sociétés qu’elles considèrent innovantes. Il s’agit
souvent d’anciens chefs d’entreprise qui apportent des connaissances, leur
savoir, leur expérience, leur carnet d’adresse à la société, mais aussi une aide
financière via une souscription au capital social de celle-ci en échange de l’oc-
troi d’une partie de ses titres.

OPTION 3 Le financement participatif


Cette méthode, aussi connue sous le nom de « crowdfunding », vous permet
d’obtenir un soutien financier auprès du public.
Concrètement, cette démarche consiste à faire votre demande de finance-
ment sur une plateforme dédiée (en ligne) en présentant votre projet et ses
caractéristiques. Toute personne qui croit en sa viabilité peut y participer,
sous la forme de don, prêt ou investissement.

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CE QU’IL FAUT RETENIR
1 LES EMPRUNTS

LE PRÊT BANCAIRE LE MICROCRÉDIT

Vous devrez établir un business plan Accompagnement supplémentaire


pour prouver le sérieux de votre projet. possible pour la création de votre activité.

BPIFRANCE
BPIFRANCE

LES PRÊTS D’HONNEUR LES AIDES FINANCIÈRES DE BPIFRANCE

Vous devrez monter un dossier de Vous devrez convaincre cette banque


demande solide et passer devant un jury publique d’investissement de la faisabilité
de professionnels. et du sérieux de votre projet.

2 LES MÉTHODES DE FINANCEMENT ALTERNATIVES

LE LOVE MONEY LES BUSINESS ANGELS

Fonds récoltés auprès de votre famille Fonds récoltés auprès de personnes


ou de vos amis/connaissances. souhaitant investir dans des sociétés
qu’elles considèrent innovantes.

LE FINANCEMENT PARTICIPATIF

Fonds récoltés auprès du public, par


l’intermédiare d’une plateforme Web
dédiée.

16
Choix de l’implantation géographique
de son entreprise : à ne pas négliger !
Parmi les nombreux choix à faire en tant que futur chef d’entreprise, celui relatif à la zone géo-
graphique dans laquelle vous allez implanter votre entreprise, revêt une importance particu-
lière, sur le plan fiscal et social. Pourquoi ?

Choix de l’implantation géographique : quelle importance ?

Choisir où vous allez implanter votre activité est une décision importante : au-delà de
l’environnement immédiat de votre établissement, ce choix va déterminer le public
auquel vous allez proposer vos biens ou vos services.

Le public avec lequel vous allez commercer va ainsi, selon l’environnement choisi, présenter
des caractéristiques particulières, tant au niveau de ses besoins que de ses moyens financiers.
Or, ce dernier paramètre va vous permettre de déterminer avec précision la politique tarifaire
à mener pour le séduire !

En principe, le choix du lieu d’implantation de votre entreprise va donc directement dépendre


des éléments que vous aurez réunis au niveau de votre étude de marché préalable. Mais au-de-
là de cette 1re analyse, sachez que certaines zones géographiques définies par la loi peuvent
vous procurer des avantages fiscaux et/ou sociaux, comme :
les zones d’aide à finalité régionale (ZAFR), qui permettent aux nouvelles entreprises qui
y sont implantées de bénéficier d’une exonération d’impôt sur les bénéfices et de contri-
bution économique territoriale (CET) ;
les zones franches urbaines-territoires entrepreneurs (ZFU-TE) qui, sous conditions,
ouvrent droit également au bénéfice d’une exonération d’impôt sur les bénéfices et de CET ;
les zones de revitalisation rurale (ZRR), sur lesquelles nous vous proposons de jeter un œil ;
les bassins urbains à dynamiser (BUD) ; etc.

Implantation en ZRR = avantage fiscal

Les ZRR sont des zones situées sur des territoires ruraux qui sont reconnues comme des pé-
rimètres fragiles sur le plan socio-économique, et qui permettent aux entreprises qui s’y ins-
tallent de bénéficier de divers avantages fiscaux et sociaux.

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Quel avantage fiscal ? Il est prévu une exonération d’impôt sur les bénéfices pour les entre-
prises créées ou reprises entre le 1er janvier 2011 et le 31 décembre 2023 dans les ZRR.

Le but ? Soutenir la création et la reprise d’activités dans ces zones !

L’avantage fiscal applicable aux entreprises situées en ZRR comporte 2 niveaux différents :

1 2
Exonération totale Exonération dégressive
d’impôt sur les bénéfices. sur le montant des bénéfices
Pendant 5 ans soumis à l’impôt.
Pendant 3 ans

Bien sûr, comme souvent en matière fiscale, l’octroi de cet avantage est subordonné au respect
de diverses conditions, parmi lesquelles :
la nécessaire création ou « reprise » d’entreprise, qui se définit comme l’opération qui
donne lieu à la reprise de la direction effective d’une entreprise existante dans l’objectif
clair de maintenir la continuité de celle-ci ;
l’imposition (de plein droit ou sur option) de l’entreprise à un régime réel d’imposition, à
l’exclusion donc des entreprises soumises à un régime « micro » (micro-BIC, micro-BNC) ;
la localisation de l’entreprise en ZRR, des spécificités étant prévues pour les entreprises
dites « non sédentaires » ;
l’exercice, par l’entreprise, d’une activité commerciale, industrielle, artisanale ou d’une ac-
tivité professionnelle non commerciale ;
u
 n effectif de moins de 11 salariés ;
u
 n schéma de détention du capital précis : l’entreprise ne doit pas être détenue pour plus
de 50 % par d’autres sociétés.

Implantation en ZRR = avantage social

Dans la même veine que l’exonération d’impôt sur les bénéfices, il est prévu un dispositif d’exo-
nération de cotisations sociales pour les entreprises implantées dans les ZRR.

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Concrètement, l’embauche de chacun de ses 49 premiers salariés permet à l’entreprise d’être
exonérée, sous conditions, de certaines cotisations patronales de Sécurité sociale.

Cotisations patronales de Sécurité sociale

Allocation
Maladie Maternité Invalidité Vieillesse
familiales

L’exonération, qui dure 12 mois civils à compter de la date d’effet du contrat de travail, est va-
riable en fonction du montant de la rémunération du salarié embauché.

Si inférieure ou égale Exonération


à 1,5 fois le SMIC totale
Rémunération
Si elle est comprise entre Exonération
1,5 et 2,4 fois le SMIC dégressive

Bien sûr, tout comme pour la partie fiscale, l’exonération de cotisations sociales nécessite le
respect de diverses conditions de la part de l’entreprise qui la sollicite :
u
 n de ses établissements doit être localisé en ZRR ;
s on effectif est de 49 salariés au maximum ;
elle exerce une activité commerciale, industrielle, artisanale, agricole ou non commerciale ;
 lle respecte certaines conditions relatives aux modalités d’embauche du salarié (cotisation
e
à l’assurance chômage gérée par l’Unedic, CDI ou CDD d’au moins 12 mois pour accroisse-
ment d’activité, etc.) ;
e
 lle engage des négociations périodiques sur les salaires qu’elle verse à ses salariés ;
 lle ne procède pas à un licenciement économique dans les 12 mois précédant la ou les
e
embauches qui ouvre(nt) droit à l’exonération de cotisations sociales.

Si vous décidez d’implanter votre entreprise en ZRR, vous avez la possibilité, sous condi-
tions, de bénéficier d’une exonération d’impôt sur les bénéfices et/ou de cotisations so-
ciales patronales dont vous êtes redevable. Veillez toutefois à remplir toutes les conditions
nécessaires à ce sujet !

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CE QU’IL FAUT RETENIR
POURQUOI CE CHOIX EST-IL IMPORTANT ?

Il détermine le public auquel EXEMPLES DE ZONES PERMETTANT


vous allez proposer vos biens D’OBTENIR DES AVANTAGES
et services.
ZAFR
Certaines zones géographiques
Zones d’aide à finalité régionale
peuvent vous permettre de
bénéficier d’avantages fiscaux ZFU-TE
et sociaux. Zones franches urbaines-territoires
entrepreneurs
Ce choix peut dépendre des ZRR
données que vous avez récoltées Zones de revitalisation rurale
pendant votre étude de marché.

FOCUS SUR LES ZRR Avantage fiscal Avantage social

Exonération d’impôt Exonération de certaines


Le principe
sur les bénéfices cotisations patronales

2 phases successives : Exonération totale :


si rémunération horaire
Exonération totale inférieure ou égale à 1,5 fois le SMIC
1
sur une période de 5 ans
En pratique ou
Application d’un abattement Exonération dégressive :
2 dégressif sur une période si rémunération horaire comprise
de 3 ans entre 1,5 et 2,4 fois le SMIC

A
 voir moins de 11 salariés A
 voir moins de 50 salariés
E
 xercer une activité commerciale,  xercer une activité commerciale,
E
industrielle, artisanale ou profes- industrielle, agricole, artisanale ou
sionnelle non commerciale professionnelle non commerciale
C
 réer/reprendre une entreprise R
 especter certaines conditions
Les conditions entre le 1er janvier 2011 concernant l’embauche du salarié
et le 31 décembre 2023 N
 e pas avoir effectué de
Ê
 tre imposée selon une régime licenciement économique
réel (exclusion régime « micro») dans les 12 mois précédant
N
 e pas être détenue à plus de 50% les embauches concernées
par d’autres sociétés. A
 voir au moins 1 établissement
situé en ZRR.

20
Choisir
une forme
juridique
Comment s’y retrouver ?

Entrepreneur
individuel : et si vous 22
passiez en société ?.

SARL/EURL :
Pourquoi la choisir ? 26
Comment la créer ?

SASU/SAS :
Pourquoi la choisir ? 29
Comment la créer ?

Tableau
comparatif 32

21
Entrepreneur individuel :
et si vous passiez en société ?
Pour accélérer la mise en place de votre activité, vous avez choisi le statut d’entrepreneur indivi-
duel, avec tout ce que cela comporte en termes de simplification des obligations administratives
et comptables. Vous pouvez toutefois être tenté d’envisager un passage en société… Pour quelles
raisons exactement ? Et comment faire ?

Passer en société : pourquoi ?

S’il est vrai que vous n’avez pas besoin d’investir beaucoup d’argent pour vous lancer en tant
qu’entrepreneur individuel, cela peut à terme, considérablement ralentir le développement de
votre activité.

Pourquoi
Il peut arriver un moment où vous aurez besoin d’investir dans de nou-
veaux outils ou dans de nouveaux projets innovants. Une charge finan-
cière qu’il n’est pas toujours évident d’assumer seul…

Au-delà de ces considérations purement mercantiles, votre entreprise individuelle dépend de


vous, et uniquement de vous. Ce qui peut poser un problème en cas « d’accident de la vie », par
exemple, si vous venez à être placé sous protection judiciaire (curatelle, tutelle, etc.).

Dans une telle hypothèse, votre activité peut se voir temporairement interrompue, entraînant
une perte de chiffre d’affaires !

Une solution
En passant du cadre de l’entreprise individuelle à celui d’une société uni-

i personnelle, vous vous donnez la possibilité d’ouvrir ensuite son capital


à un associé ou plusieurs.

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« Investisseurs »
avec de nouveaux moyens financiers.

Associés
« Relais décisionnels et opérationnels »
à même d’assurer la gestion de l’activité
si vous êtes temporairement indisponible.

La transformation en société de votre entreprise individuelle peut aussi vous permettre d‘anti-
ciper, de manière progressive, la transmission de votre activité à vos enfants ou aux personnes
que vous aurez identifiées comme vos repreneurs. La portion du capital social de votre société
que vous détenez peut-être transmise de manière échelonnée... ce qui peut permettre de pré-
parer en douceur la transition.

Passer en société : comment ?

D’un point de vue formel, la mise en société d’une entreprise individuelle nécessite la réalisa-
tion d’un apport puisque, par principe, la constitution d’une société ne peut s’effectuer que par
la réalisation d’un apport : concrètement, le futur associé apporte à la société de l’argent, un
bien, ou un savoir-faire, et reçoit en échange tout ou partie de ses titres sociaux.

Dans le cas d’une entreprise individuelle, le principe est le même : vous « apportez » celle-ci à
la société, et recevez en échange des parts sociales (EURL / SARL) ou des actions (SASU / SAS).

Pour mémoire, avec la suppression du régime de l’EIRL en 2022, tout entrepreneur individuel
est titulaire, depuis mai 2022, de 2 patrimoines distincts :

Un patrimoine personnel Un patrimoine professionnel


Protégé des créanciers Composé de tous les éléments
professionnels de l’entreprise. nécessaires à l’exercice
(Sauf exception)
de l’activité de l’entreprise.

Dans le cadre de l’apport d’une entreprise individuelle, l’apport ne porte donc que sur le seul
patrimoine professionnel de l’entrepreneur, qui est le seul à avoir trait à l’exercice de son ac-
tivité.

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Notez que l’apport peut porter :

sur l’entreprise individuelle dans sa globalité, auquel cas on parle « d’apport uni-
versel du patrimoine professionnel » de l’entrepreneur individuel, avec l’ensemble
des biens, droits, obligations et sûretés qui le composent ;

sur certains éléments seulement du patrimoine professionnel de l’entrepreneur


individuel, qui a pris soin de les isoler avant de les apporter, sous réserve du res-
pect de certaines conditions.

Attention, ce type d’opérations comporte de nombreuses implications patrimoniales, fiscales


et administratives qui doivent impérativement être anticipées.

A titre d’exemple, et sous réserve d’exception, l’apport d’un fonds de commerce doit faire l’ob-
jet d’une publication sur un support habilité à recevoir des annonces légales dans le départe-
ment où le fonds est exploité, dans un délai de 15 jours à compter de la réalisation de l’opéra-
tion d’apport.

Si le choix de débuter votre activité en entreprise individuelle peut paraître judicieux au


regard de la simplicité de fonctionnement de ce régime, il peut être opportun de réfléchir
à un passage en société dès que votre activité se développe. Cela vous permettra non seu-
lement d’attirer d’autres investisseurs, mais aussi de vous appuyer sur les compétences de
vos associés.

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CE QU’IL FAUT RETENIR

PROBLÈMES i SOLUTION

L’entreprise individuelle est une Passer en société pour :


structure totalement dépendante avoir une possibilité de s’associer ;
de vous.
faire appel à des investisseurs ;
L’entreprise individuelle ne vous
octroie que des moyens financiers préparer la transmission
limités. de votre activité.

COMMENT PASSER D’UNE ENTREPRISE INDIVIDUELLE À UNE SOCIÉTÉ ?

1 2

La mise en société d’une entreprise C’est le patrimoine


individuelle nécessite la réalisation professionnel de l’entrepreneur
d’un apport. qui est apporté à la société.

3 4

Il est conseillé de faire appel La réalisation de plusieurs


à un professionnel pour anticiper formalités est nécessaire.
toutes les problématiques
patrimoniales, fiscales Exemple : l’apport d’un fonds doit
et administratives. faire l’objet d’une publication dans
un journal d’annonces légales.

25
SARL/EURL : pourquoi la choisir ?
Comment la créer ?
Vous avez décidé de créer une société et votre choix s’est arrêté sur la société à responsabilité
limitée (SARL). Quelles sont les caractéristiques de cette société ? Pouvez-vous en créer une tout
seul ou vous faut-il forcément un associé ? Focus sur les avantages et les inconvénients de ce
type de structure.

SARL/EURL : les caractéristiques

Une société à responsabilité limitée (SARL) est une société commerciale créée par au moins
deux personnes, dans laquelle les associés ne sont responsables financièrement qu’à concur-
rence de leurs apports.

En d’autres termes, si vous choisissez Responsabilité


ce type de structure, vous ne devrez Apports financière
supporter les pertes qu’à hauteur de
votre investissement.

Si vous n’êtes pas prêt à vous associer avec une autre personne, vous pouvez, en effet, créer
votre « SARL » seul. On parle dans ce cas là d’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée
(EURL).

SARL/EURL : comment la créer ?

Que vous choisissiez l’EURL ou la SARL, vous allez devoir, tout comme vos associés, réaliser des
apports pour constituer le capital social de la société.
Concrètement, vous devez transférer la propriété d’une somme d’argent (apport en numéraire)
ou d’un bien (apport en nature) à la société, en échange duquel vous recevez tout ou partie de
ses titres.
Apports
en nature, en numéraire,
Associé en industrie

Titres
parts sociales Société

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Apport en nature
Les apports en nature doivent, en principe, être évalués par un commis-
saire aux apports.
Toutefois, l’intervention du commissaire aux apports est facultative si au-
cun apport de ce type ne vaut plus de 30 000 € et si la valeur totale de
l’ensemble des apports en nature ne dépasse pas 50 % du capital social.

Apport en industrie
Notez que vous pouvez également consentir à la structure ce que l’on
appelle un « apport en industrie », qui consiste à apporter à la société vos
connaissances techniques, votre travail ou vos services.
Ce type d’apport, parce qu’il n’est pas en tant que tel un élément consti-
tutif du capital social, obéit à des règles particulières.

Un capital social. La loi impose que votre société dispose d’un capital social. Comme dans
la SAS / SASU, le code de commerce n’impose pas de capital social minimum.

Cela signifie donc que le montant de votre apport est libre.

Des statuts. Autre élément indispensable, vous devez aussi rédiger les statuts de votre
société, qui constituent son acte fondateur. Que vous soyez seul ou associé, ces statuts sont
obligatoires et doivent comprendre un minimum de mentions, comme :

la forme juridique adoptée (EURL ou SARL) ;


la durée de vie de la société ;
l’adresse du siège social ;
le montant du capital social ;
l’objet de la société ; etc.

Un peu de formalisme… Que vous soyez en EURL ou en SARL, une dernière étape est
indispensable : accomplir l’ensemble des démarches requises.

Vous devrez, entre autres choses, accomplir certaines formalités, comme l’insertion d’un avis
de constitution dans un journal d’annonces légales, et réaliser l’immatriculation de la société
sur le site du guichet unique dématérialisé.

Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités des entreprises y sont enregistrées et trans-
mises aux organismes compétents, dont le Registre National des Entreprises (RNE).

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SARL/EURL : avantages et inconvénients

Avantages Inconvénients
Une sécurité juridique Un manque de souplesse

L’organisation Les règles de majorité


et le fonctionnement au quotidien ne peuvent pas être adaptées
d’une SARL (ou d’une EURL) et dépendent uniquement
sont prévus, de manière stricte, du nombre de parts sociales
par le droit des sociétés. détenues.

Cela permet aux associés Cela peut poser un problème


ou à l’associé unique si vous et vos associés souhaitez
de bénéficier d’une certaine tous être sur un pied d’égalité
sécurité juridique. pour la prise de décisions, alors
même que vous n’avez pas tous
la même participation au capital.

Si vous choisissez l’EURL, sachez en pratique que vos créanciers vous demanderont
certainement des garanties personnelles importantes avant de s’engager avec vous :
votre responsabilité peut donc ne pas être si limitée que cela…

Faire le choix d’une SARL (ou d’une EURL) peut vous apporter une certaine sécurité juri-
dique, notamment au regard de la limitation de votre responsabilité financière. Une sécu-
rité qui peut tout de même être synonyme de manque de souplesse quant au fonctionne-
ment interne de votre entreprise.

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SASU/SAS : pourquoi la choisir ?
Comment la créer ?
Depuis quelques années, la société par actions simplifiée (SAS) et sa modalité unipersonnelle,
la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU), sont les formes juridiques préférées des
créateurs d’entreprises. Quelles sont les caractéristiques de ce type de société ? Focus sur les
avantages et les inconvénients de ce type de structure.

SASU/SAS : les caractéristiques

Une société par actions simplifiée (SAS) Responsabilité


est une société par action qui compte au Apports financière
moins 2 associés, dont la responsabilité
financière n’est engagée qu’à hauteur
de leurs apports.

Une société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU), partage les mêmes caractéristiques
que la SAS si ce n’est qu’elle est, dans ce cas, créée par un actionnaire unique.
Dans les 2 cas, les associés peuvent être des personnes morales ou des personnes physiques
majeures. Sous réserve du respect de certaines conditions particulières, les mineurs et les
majeurs protégés peuvent aussi être actionnaires de SAS ou de SASU.

SASU/SAS : comment la créer ?

Pour constituer le capital social de votre SAS ou SASU, comme c’est le cas dans toute création
de personne morale, vous allez réaliser des apports de différentes natures.
Concrètement, vous devez transférer la propriété d’une somme d’argent (apport en
numéraire) ou d’un bien (apport en nature) à la société, en échange duquel vous recevez tout
ou partie de ses titres.

Apports
en nature, en numéraire,
Associé en industrie

Titres
parts sociales Société

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Apport en numéraire
Les apports en numéraire doivent nécessairement faire l’objet d’un dé-
pôt auprès d’un organisme tiers (banque, notaire, Caisse des dépôts et
consignations ou entreprise habilitée).

Apport en nature
Pour les apports en nature, l’intervention du commissaire aux apports
est facultative si aucun apport ne vaut plus de 30 000 € et si la valeur to-
tale de l’ensemble des apports en nature ne dépasse pas 50 % du capital
social.

Apport en industrie
Notez que vous pouvez également consentir à la structure ce que l’on
appelle un « apport en industrie », qui consiste à apporter à la société vos
connaissances techniques, votre travail ou vos services.
N’étant pas pris en compte dans la valorisation du capital social, un apport
en industrie obéit à des règles particulières.

Un capital social. Hormis certains cas précis (sociétés coopératives, sociétés d’assurance,
société anonyme SA, etc.), la loi n’impose pas de capital social minimal dans la plupart des
sociétés commerciales dont la SAS / SASU.
Cela signifie donc que le montant de votre apport est libre.

Des statuts. Document fondateur de votre société, les statuts doivent impérativement être
formulés par écrit. Contrairement aux associés de SARL, les actionnaires d’une SAS bénéficient
d’une grande liberté dans la rédaction des statuts de leur entreprise.
C’est pour cette raison qu’il est généralement recommandé de faire appel à un professionnel
pour leur rédaction même si rien ne vous y oblige. Vos statuts doivent tout de même reprendre
certaines mentions obligatoires. À titre d’exemple :
la forme juridique ;
la durée de vie de la société ;
l’identité des signataires des statuts ;
le montant du capital social ;
l’adresse du siège social ; etc.

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Un peu de formalisme… Une fois les statuts rédigés, une dernière étape indispensable
à la création de votre société reste à accomplir : l’ensemble des démarches de constitution
requises. Dans ce cadre, vous devrez :
p
 ublier une annonce légale sur un support d’annonces légales (papier ou électronique) ;
immatriculer la société sur le site du guichet unique dématérialisé qui centralise l’en-
semble des informations nécessaires et les transmet aux organismes compétents depuis le
1er janvier 2023 ;
f aire procéder à l’insertion au Bodacc (Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales),
sauf exception.

SASU/SAS : avantages et inconvénients

Avantages Inconvénients
Une grande souplesse Une grande souplesse

La SASU et les SAS se démarquent La souplesse peut s’avérer


par leur importante souplesse. problématique.

Les associés fondateurs disposent, À ce titre, si vous choisissez


en effet, d’une grande liberté d’exercer votre activité
dans la rédaction des statuts dans le cadre d’une SAS / SASU,
de la société : définition de vous devrez porter une attention
majorité spécifique pour certaines toute particulière à la rédaction
décisions, actions de préférence... des statuts pour éviter de laisser
la place au doute dans les règles
qui régiront son fonctionnement
et son évolution..

La popularité des SAS/SASU s’explique par la polyvalence qu’elles offrent en permettant


aux associés de fixer leurs propres règles tout en limitant les risques vis-à-vis de leur patri-
moine personnel. Attention toutefois à ce que cette flexibilité ne devienne pas synonyme
d’insécurité juridique !

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CE QU’IL FAUT RETENIR

SARL SAS EI

Type de structure Société Entreprise

Minimum : 1 (EURL)
Associés / actionnaires Maximum : 100
Minimum : 1 (SASU)

Pas de capital Pas de capital


Capital social minimum minimum

Type d’apport possible Apports en numéraire, nature et industrie

Limitée aux biens


Responsabilité des associés Limitée au montant des apports professionels
(sauf exceptions)

Obligatoire
Rédaction des statuts Obligatoire
(Liberté statutaire)

Bilan comptable
Obligation comptable Bilan comptable annuel annuel obligatoire
& approbation des comptes et approbation des comptes obligatoires (sauf pour les
micro-entreprises)

Impôts
sur les sociétés
(sauf option pour le régime des Impôts Impôts
sociétés de personnes)
sur les sociétés sur le revenu
Regime fiscal (option possible pour l’impôt
EURL : impôt (sauf option pour le régime
sur les sociétés si demande
des sociétés de personne)
sur le revenu pour être assimilée à une EURL)
(sauf option pour l’impôt
sur les sociétés)

Président
1 ou plusieurs (obligatoire)
Dirigeant gérant(s) DG et autres
Entrepreneur
(facultatif)

Regime travailleurs
non salariés (TNS)
(gérant majoritaire) Régime salariés
Régime de sécurité sociale (sauf exceptions)
Regime TNS
Régime salariés
(gérant minoritaire
et égalitaire)

Statut possible Collaborateur


Salarié Collaborateur
pour son conjoint Associé Salarié

32
Protéger
votre activité
Quels sont les outils
à votre disposition ?

Comment protéger
votre marque ? 34
Vos inventions ?

Protection des données


personnelles : faites
le point sur vos 38
obligations...

33
Comment protéger votre marque ?
Vos inventions ?
En tant que chef d’entreprise, vous allez devoir protéger l’image de votre société, son identité
mais également le fruit de son travail. À cette fin, vous allez nécessairement devoir vous interro-
ger sur les options qui vous sont ouvertes en matière de propriété industrielle : que devez-vous
protéger ? Quelles sont les démarches à effectuer à cette fin ? Auprès de qui ?

Protéger votre marque : comment ?

Une identité forte est un atout pour différencier


votre entreprise des autres acteurs du marché que Votre
vous ciblez.
marque
Dans cette optique, vous avez pris soin de créer une
marque à l’image de votre entreprise : singulière et
innovante.
Pour protéger ce bien précieux, il vous faut toutefois Singulière & innovante
penser à effectuer toutes les formalités nécessaires !
Quel organisme solliciter ? En France, c’est l’Institut
national de la propriété industrielle (INPI) qui s’occupe
de recenser et de protéger l’ensemble des « œuvres
de l’esprit », dont font partie les marques.
Vous allez donc devoir vous rapprocher de cet orga-
nisme pour déposer votre marque… ce qui nécessite
un dossier solide.

Avant le dépôt, il est nécessaire de savoir précisément comment sera représentée votre
marque. A ce titre, quels sont les éléments que vous pouvez ou non enregistrer ?

Une odeur

Un nom Un goût

Une phrase Une marque contraire à l’ordre public

Un son Une marque dont l’usage est


légalement interdite
Un logo
Une marque de nature à tromper le public
Une vidéo sur la provenance géographique
d’un produit vendu

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Une marque distinctive... Afin que le dépôt de votre marque soit
validé, elle doit être distinctive. Concrètement, votre marque doit permettre
de vous distinguer clairement de vos concurrents, ce qui fait obstacle à
toute marque trop générale ou descriptive.

...et disponible. La marque que vous allez choisir doit aussi être dis-
ponible. Et c’est logique : le propre de la marque étant de créer son iden-
tité, il est tout naturel d’interdire la reprise des caractéristiques d’une
autre marque. Non seulement contre-productive, cette pratique vous ex-
poserait à des poursuites de la part d’une autre entreprise qui pourrait
vous attaquer pour contrefaçon.

Notez qu’il vous appartient de vérifier cette disponibilité au moment du dépôt de votre marque,
par l’intermédiaire d’une recherche de similarités et d’une recherche à l’identique. L’INPI ne
procède pas systématiquement au contrôle de ce critère.

Le dépôt d’une marque auprès de l’INPI vous permet de la protéger à


l’échelle nationale. Si vous souhaitez vendre vos produits ou services sur
un marché plus large que le territoire français, par exemple sur le marché
européen, cetaines démarches supplémentaires peuvent être requises.
Pour les connaître, il vous faudra vous rapprocher de l’Office de l’Union
européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO).

Protéger votre invention : comment ?

Un « brevet d’invention » vise à protéger une innovation technique, c’est-à-dire un produit (ou
un procédé) qui apporte une solution technique à un problème donné.
Pour pouvoir breveter une invention, 3 conditions sont requises.
Celle-ci doit effectivement être :

Susceptible d’application
Nouvelle Inventive
industrielle

Le caractère « nouveau » d’une invention est apprécié par rapport à ce que l’on appelle
« l’état de la technique ». Cette notion représente l’ensemble des connaissances publiques
dans un domaine donné avant la date de dépôt de la demande de brevet.
Concrètement, si l’outil ou le procédé est déjà communément connu ou a été révélé par son
créateur avant la demande de brevet, il ne pourra être considéré comme « nouveau ».

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Le critère d’inventivité s’apprécie par rapport aux connaissances normales d’un « homme
du métier » spécialisé dans le domaine considéré.
Concrètement, l’invention est considérée comme inventive si elle ne découle pas d’un procédé
qui apparaîtrait comme évident pour un homme du métier.
Enfin, il est admis qu’une invention peut faire l’objet d’une application industrielle dès lors
qu’elle peut faire l’objet d’une utilisation ou d’une fabrication dans tout type d’industrie.

Quel organisme solliciter ?


Comme pour les marques, le dépôt du brevet doit se faire auprès de l’INPI.

Notez qu’il est vivement recommandé de faire appel à un professionnel pour la rédaction de votre
brevet, puisque tout omission pourrait aboutir à une protection incomplète de votre invention.

Et si vous souhaitez protéger votre invention avant de déposer un brevet ? C’est possible !
Le temps de constituer votre dossier de dépôt de brevet, vous pouvez, par exemple, déposer
auprès de l’INPI une « enveloppe Soleau » ou passer par le service dématérialisé e-Soleau,
afin de dater avec certitude votre invention et ce, dans le but de parer à tout conflit ultérieur.

En tant que chef d’entreprise, il est impératif de vous interroger sur la protection de l’identité
de votre entreprise et de ses inventions. Si la règlementation applicable vous offre de nom-
breuses solutions de protection, pensez à faire appel à un professionnel, qui sera à même
de déterminer avec précision les éléments à protéger, et le meilleur moyen d’aboutir au
résultat souhaité.

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CE QU’IL FAUT RETENIR

1 LA MARQUE

Traduit l’identité
de votre entreprise

Permet de distinguer Une marque doit être : Le dépôt se fait,


vos produits de ceux selon les cas, auprès de :
de vos concurrents Distinctive
Disponible et ou
Véhicule une certaine
constance dans la qualité
de vos produits et services

Vous devez impérativement vérifier la disponibilité de votre marque


avant de la déposer.

2 LE BREVET
Protège vos droits en tant
qu’inventeur d’un produit
ou d’un procédé
Une invention doit être : Le dépôt se fait auprès de :
Confère un monopole
d’exploitation sur Nouvelle
l’invention
Inventive
Permet d’interdire sa Susceptible
reproduction, fabrication, d’application
etc., sans autorisation industrielle

Il est possible de protéger une invention avant d’obtenir un brevet,


en déposant une enveloppe Soleau ou en passant p  ar le service e-Soleau.

37
Protection des données personnelles :
faites le point sur vos obligations
Dans le cadre de votre activité, vous allez collecter de nombreuses données. En tant que chef
d’entreprise, vous devez garantir la protection des données personnelles définie par le RGPD.
Que prévoit ce texte ? À qui s’adresse-t-il ? Comment vous mettre en conformité ?
Voici quelques éléments de réponse.

Quelques éléments de contexte…

Votre entreprise va certainement être amenée à collecter les données personnelles de ses
fournisseurs, de ses clients, de ses salariés, etc. Dès lors, elle est tenue au respect de la régle-
mentation prévue en la matière.

Une définition : une donnée est dite « personnelle » dès qu’elle permet l’identification d’une
personne de manière directe (par exemple par le biais de son nom ou de son prénom) ou indi-
recte (par exemple via la collecte de son numéro de client, de son numéro de téléphone, etc.).

Une réglementation : depuis le 25 mai 2018, toute entreprise éta-


blie sur le territoire de l’Union européenne qui « traite » des données
personnelles est tenue de respecter le Règlement général sur la protec-
tion des données personnelles (RGPD).
RGPD
Il en est de même des entreprises établies hors de l’Union européenne,
mais dont les activités ciblent des résidents européens.

Pour mémoire, on parle de « traitement » des données personnelles pour désigner toute opé-
ration qui porte sur des données personnelles comme :

La collecte La consultation La conservation L’enregistrement

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Quelle responsabilité pour votre entreprise ?

Le RGPD pose le principe selon lequel c’est l’entreprise qui traite des données personnelles
(plus précisément, qui détermine les finalités et les moyens de ce traitement) qui est consi-
dérée comme la « responsable » de ce traitement. En d’autres termes, c’est l’entreprise qui
engage sa responsabilité si le traitement de données n’est pas conforme à la réglementation.

Un principe d’« accountability ». Le RGPD oblige les responsables de traitement à rendre


compte de leurs actes (principe d’« accountability »). En clair, les entreprises ont l’obligation de
mettre en œuvre des mesures techniques et organisationnelles afin :
d
 e s’assurer que les traitements de données personnelles sont effectués conformément
aux règles du RGPD (contrôle a priori) ;
d
 ’être en mesure de le démontrer (contrôle a posteriori).

Les sanctions en cas de violation du RGPD peuvent être très élevées financièrement : l’amende
prononcée peut atteindre 20 M€ ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial de l’entreprise.

Quelles actions devez-vous mettre en place ?

Pour respecter ses obligations en matière de RGPD, votre entreprise est tenue de mettre en
œuvre 2 dispositifs distincts, à savoir :

1 2
Le « privacy by default » Le « privacy by design »

Mise en place Mise en place


de mesures techniques de mesures techniques
et organisationnelles et organisationnelles
pour garantir que seules appropriées pour tenir
les données strictement compte des règles sur
nécessaires à la finalité la protection des données
du traitement sont collectées dès la conception
et utilisées. du traitement.

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Tout d’abord, il est nécessaire que vous établissiez une cartographie des
traitements de données personnelles que votre entreprise réalise ou est
susceptible de réaliser. Cette étape nécessite d’effectuer un inventaire de
ces traitements, de les classifier, de déterminer leurs finalités et d’identi-
fier les acteurs qui traitent ces données.

Selon les résultats de la cartographie réalisée, il peut être nécessaire


de mener une étude d’impact. Notez que celle-ci est obligatoire si les
données traitées sont susceptibles d’engendrer un risque élevé pour les
droits et libertés des personnes (par exemple, lorsqu’il est question de sur-
veillance systématique à grande échelle de zones accessibles au public).

Vous devez impérativement répertorier vos activités de traitement dans


un registre spécial. Celui-ci doit être tenu sous forme écrite, mis à jour
régulièrement et être mis à disposition de la CNIL (Commission nationale
de l’informatique et des libertés).

Si vous peinez à identifier vos obligations au regard du RGPD, ayez le


réflexe de vous rendre sur le site web de la CNIL, pour consulter les
nombreux guides ou codes de conduite disponibles !

Que faire en cas de violation de données ?

72 heures maximum pour réagir ! En cas de violation de données à caractère


personnel, votre entreprise, responsable du traitement des données, dispose de
72 heures pour notifier cette infraction à la CNIL.

On parle de « violation de données personnelles » pour désigner toute « violation de la sécurité


entraînant, de manière accidentelle ou illicite, la destruction, la perte, l’altération, la divulgation
non autorisée de données à caractère personnel transmises, conservées ou traitées d’une
autre manière, ou l’accès non autorisé à de telles données. »
Si votre entreprise est confrontée à une violation de données, le dossier envoyé à la CNIL doit
documenter précisément :
l’ensemble des faits ;
les effets de la violation sur les données traitées ;
les mesures que vous avez prises pour remédier à cette situation.

Enfin, si la violation des données est susceptible d’engendrer un risque élevé pour les droits et
libertés des personnes concernées, celles-ci doivent être directement informées de la situation
dans les meilleurs délais, en des termes clairs et simples.

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CE QU’IL FAUT RETENIR
Données personnelles Une réglementation stricte
Données permettant l’identification
Règlement général sur la
d’une personne, comme :
protection des données ;

RGPD Règlement européen ;

Nom, prénom Adresse Téléphone N° d’identification Depuis le 25 mai 2018.


client

Objectifs Pour qui ?


Les entreprises établies dans l’UE ou hors UE si leur
activité cible des résidents de l’UE, qui effectuent
des traitements des données personnelles.

Assurer la protection des données privées de vos :


Un traitement de données La sanction peut aller jusqu’à :
Fournisseurs Clients Salariés personnelles non conforme 20 M€ ou 4 %
au RGPD engage votre du chiffre d’affaires
Prospects Utilisateurs Etc. responsabilité. annuel mondial

QUE DEVEZ-VOUS METTRE EN PLACE ?

Ne collecter que les Établir une cartographie


données strictement des traitements réalisés.
nécessaires.

Réaliser une étude d’impact.

Des mesures
techniques et Répertorier vos activités
organisationnelles. de traitement.

VIOLATION DES DONNÉES : QUE FAIRE ?

1 2 3
Notifiez l’infraction Établissez un dossier Prévenez rapidement
à la CNIL. comportant : les personnes concernées
par les données en cause
Cette notification les faits et les effets
si la violation engendre
doit se faire dans les de la violation ;
un risque élévé pour
72 heures maximum ! les mesures que vous leurs droits et libertés.
avez prises.

41
Votre statut
de dirigeant
Comment protéger
vos intérets et ceux
de vos proches ?

Mariages, pacs :
un choix personnel... 43
et professionnel ?

Conjoint du dirigeant :
quel statut dans 47
l’entreprise ?

Dirigeant :
quel régime social ? 51
Quelle imposition ?

42
Mariage, pacs : un choix personnel…
et professionnel ?
Au-delà du défi professionnel évident, la création ou la reprise d’une entreprise est un projet à
examiner également sous le prisme de votre vie personnelle. Êtes-vous marié ? Pacsé ? Si tel est
le cas, certaines précautions peuvent être prises pour protéger (financièrement) votre conjoint
des créanciers de l’entreprise... ou pour protéger votre entreprise dans l’hypothèse d’un divorce
ou d’une séparation...

Régimes matrimoniaux : de quoi parle-t-on ?

Lors de votre mariage, vous allez devoir choisir un régime matrimonial pour déterminer les
règles applicables aux biens et revenus que vous et votre conjoint possédiez avant le mariage,
et à ceux que vous allez acquérir en cours d’union. En bref, le régime matrimonial répond à la
question : à qui appartient quoi ?

Il existe 4 régimes matrimoniaux :

Le régime de la communauté réduite aux acquêts


Les biens acquis avant mariage... Les biens acquis après mariage...

...restent propres aux époux ...sont communs aux époux

Le régime Le régime
de communauté universelle de séparation des biens
Tous les biens acquis Sauf clause de mise en commun de certains biens,
avant et après mariage... tous les biens acquis avant et après mariage...

...sont communs aux époux ...restent propres aux époux

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Le régime de participation aux acquêts
Les biens acquis
À la séparation....
avant et après mariage...

...l’époux qui s’est le plus enrichi


...restent propres aux époux verse une compensation à l’autre

En cours de mariage, il est possible de modifier le régime matrimonial initialement choisi, ce


qui nécessite tout de même de réaliser des formalités dont le coût varie en fonction de la va-
leur des biens mobiliers et immobiliers figurant dans le contrat de mariage.

Apport en société : qui est associé ?

Un principe. Si vous décidez de constituer une société dotée de son propre capital social,
vous allez y réaliser un apport, pour lequel vous recevrez des titres (parts sociales ou actions)
en contrepartie... Cette opération va vous conférer la qualité d’associé, et vous donner des
droits : participation aux décisions collectives, distribution de bénéfices, etc.
Or, selon votre régime matrimonial et la nature du bien apporté, la qualité d’associé peut égale-
ment être reconnue à votre conjoint. Ce qui peut être source de difficultés en cas de séparation !

PRENONS UN EXEMPLE
Le régime matrimonial choisi par les époux est un régime de communauté
et l’un des époux apporte un bien commun à une société.

Si apport dans une société Si apport dans un autre


par action type de société

(Exemple : une SAS) (Exemple : une SARL)

Associé = Époux qui apporte le bien. Associé = Époux qui apporte le bien,
Les actions obtenues en échange mais son conjoint peut revendiquer
de l’apport sont des biens communs. la qualité d’associé à hauteur
de la moitié des titres.

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Dans les deux cas, vous avez tout intérêt à évaluer les conséquences et, en fonction de votre
situation personnelle, à envisager l’ajout d’une clause au contrat de mariage ou le changement
de régime matrimonial.

Protéger les biens de votre conjoint : possible ?

Créer une entreprise individuelle ou une société pose nécessairement la question du pouvoir
donné à vos créanciers en cas de litige. Plus simplement, la question se pose de savoir quels
biens les créanciers professionnels pourront saisir si l’entreprise ou la société rencontre des
difficultés de paiement.
L’objectif lié au choix de votre régime matrimonial est donc de protéger, autant que faire se
peut, les biens de votre conjoint, afin d’éviter que ceux-ci ne puissent faire l’objet d’une saisie.
Pour cela, il est généralement recommandé d’opter pour un régime dit « séparatiste » pour
restreindre le pouvoir de saisie des éventuels créanciers de l’entreprise à vos seuls biens per-
sonnels, exclusion faite de ceux de votre conjoint.

Et si vous êtes engagés dans le cadre d’un Pacs ?

Le régime par défaut pour le Pacs (Pacte civil de solidarité) est la séparation
DEPUIS de biens. Il est toutefois possible d’opter pour un régime d’indivision se rap-
prochant du régime de la communauté réduite aux acquêts pour le mariage.

Si le régime « séparatiste » est choisi, classiquement, le partenaire faisant l’apport sera seul
propriétaire des parts et aura seul la qualité d’associé.
En revanche, si les partenaires optent pour une indivision, les parts appartiendront pour moi-
tié à chacun des partenaires et chacun sera considéré comme associé, à moins que l’apport
ait été réalisé avec des fonds ou des biens détenus en propre avant l’enregistrement de la
convention de Pacs.

Le régime par défaut était l’indivision. Si les partenaires pacsés avant 2007
n’ont pas fait évoluer leur régime (en optant pour une séparation de biens)
AVANT les titres acquis à la suite de l’apport d’un bien indivis ou d’un bien personnel
sont présumés appartenir pour moitié à chacun des partenaires, sauf dispo-
sition contraire dans l’acte de souscription.

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CE QU’IL FAUT RETENIR

Mariage : 4 régimes matrimoniaux Pacs


Avant 2007
Communauté Communauté Régime par défaut
réduite aux acquêts universelle =
indivision

Depuis 2007
Séparation Participation Régime par défaut
de biens reduite aux acquêts =
Séparation des biens

Le choix du régime matrimonial est important.


À défaut de choix : application automatique du régime de la communauté
réduite aux acquêts.

Vis-à-vis des créanciers En cas de séparation


de l’entreprise

Dans certains cas, les créanciers Quid des parts sociales ?


de l’entreprise peuvent saisir vos biens.

Si achetées avec des biens communs :


Exemples : cautions, apport d’un bien, leur valeur est partagée à la séparation.
entreprise à responsabilité illimitée, etc.

Quid des biens communs apportés


En cas de régime de communauté dans une entreprise ?

Risque de saisie des biens communs Votre conjoint peut vous demander
une compensation lors de la séparation.

Quid de la qualité d’associé ?

Si parts sociales achetées avec des biens


Les régimes de séparation communs : le conjoint peut, parfois,
permettent de réduire ces risques revendiquer la qualité d’associé
pour la moitie des parts.

46
Conjoint du dirigeant : quel statut
dans l’entreprise ?
En tant que chef d’entreprise, il se peut que votre conjoint souhaite travailler avec vous.
Mais quel va être son statut ?

Un choix parmi 3 statuts

Si votre conjoint travaille régulièrement avec vous, il doit, par principe, opter pour l’un des 3
statuts prévus par la loi, à savoir :

Le conjoint Le conjoint Le conjoint


collaborateur salarié associé

Pour faire le choix le plus opportun, vous devez vous poser un certain nombre de questions
sur la place de votre conjoint dans l’entreprise, dont notamment :

Quel sera son rôle exact ?

Sera-t-il placé sous votre direction


et votre contrôle ?

Percevra-t-il une rémunération ?

Des questions qu’il convient de se poser au préalable, chaque statut comportant des
caractéristiques qui lui sont propres. D’où la nécessité de définir avec précision votre
situation afin de déterminer le statut le plus approprié.

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Notez qu’il existe des spécificités en cas d’activités agricoles. Dans ce secteur, en effet, le conjoint
du chef d’exploitation a la possibilité de choisir entre 3 statuts spécifiques : chef d’exploitation
ou d’entreprise agricole, salarié ou collaborateur.

Un peu de formalisme… Vous devez déclarer le statut de votre conjoint l’intermédiaire


du guichet unique des formalités des entreprises qui transmettra l’information à l’organisme
compétent.

AU
À partir de cette date, vous n’avez plus le choix.
Vous devez impérativement passer par ce guichet électronique.

Pour finir, précisons que le choix du statut de votre conjoint n’est pas irrévocable.
Vous avez toujours la possibilité de signaler un changement de statut en effectuant une décla-
ration ultérieurement.

Si aucun choix n’est fait, votre conjoint est réputé exercer sous le statut de conjont salarié.

Le statut de conjoint collaborateur

Un principe. Un « conjoint collaborateur » est un conjoint (concubin, partenaire de pacs,


époux ou épouse) qui exerce une activité professionnelle régulière dans l’entreprise, sans per-
cevoir de rémunération et sans avoir la qualité d’associé. En pratique, donc, le conjoint colla-
borateur ne détient pas de parts sociales de la société.
Concrètement, peut bénéficier de ce statut le conjoint :
d
 ’un entrepreneur individuel ;
d’un gérant associé unique d’une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) ;
 ’un gérant associé majoritaire d’une société à responsabilité limitée (SARL) ou d’une société
d
d’exercice libéral à responsabilité limitée (SELARL).

Un rôle. Le conjoint collaborateur joue un rôle non négligeable dans l’entreprise puisqu’il
est présumé mandataire de celle-ci. Par conséquent, il peut accomplir des actes de gestion
courante de l’entreprise.

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Un statut limité dans le temps. Depuis le 1er janvier 2022, il n’est possible d’opter
pour ce statut que pour une durée de 5 ans. Passé ce délai, un autre statut devra
être choisi par votre conjoint (associé ou salarié). À défaut de choix, ce sera le statut
de conjoint salarié qui s’appliquera automatiquement.

Quelle protection sociale ? Toutes conditions remplies, le conjoint collaborateur peut


être personnellement affilié à la Sécurité sociale des indépendants en tant que travailleur in-
dépendant et donc, bénéficier d’une couverture sociale en matière d’indemnités journalières
et d’assurance vieillesse.

Le statut de conjoint salarié

Un principe. Un « conjoint salarié » est un conjoint (concubin, partenaire de pacs, époux ou


épouse) qui participe effectivement à l’activité de l’entreprise, à titre professionnel et habituel,
et qui perçoit un salaire correspondant au salaire normal de sa catégorie professionnelle.
De plus, l’administration sociale exige l’existence d’un lien de subordination entre le conjoint
salarié et le dirigeant. Cela signifie, concrètement, que le conjoint doit exercer son activité sous
le contrôle du chef d’entreprise.

Quelle protection sociale ? Le conjoint salarié bénéficie de la même protection sociale


que les autres salariés (maladie, invalidité-décès, retraite, accidents du travail, assurance chô-
mage, etc.).

Le statut de conjoint associé

Un principe. Est considéré comme « conjoint associé », le conjoint (concubin, partenaire de


pacs, époux ou épouse) qui exerce une activité dans le cadre d’une entreprise constituée sous
la forme d’une société, et qui en détient une partie des parts sociales.

Quelle protection sociale ? Selon les situations, votre conjoint associé peut relever :
s oit du régime des travailleurs indépendants ;
s oit du régime général des salariés.

Il n’est pas toujours évident de savoir quel statut choisir pour votre conjoint. Comme pour
tout choix, il vous faudra peser le pour et le contre de chacun des statuts existants. Et si
vous n’arrivez pas à vous décider, la loi le fait pour vous... Dans une telle situation, en effet,
votre conjoint sera réputé avoir opté de fait pour le statut de salarié.

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CE QU’IL FAUT RETENIR

Le conjoint Le conjoint Le conjoint


collaborateur salarié associé

 xerce une activité


E  articipe à titre
P  ’entreprise est
L
régulière dans professionel et habituel constituée sous forme
l’entreprise à l’activité de l’entreprise de société
 e perçoit aucune
N Perçoit un salaire  étient des parts
D
rémunération correspondant au salaire de dans la société dirigée
sa profession par son sonjoint
 ’est pas associé
N
dans l’entreprise  xistence d’un lien
E
de subordination

Bénéficiaires : Bénéficiaires : Bénéficiaires :


Époux/épouses Époux/épouses Époux/épouses
Partenaires de pacs Partenaires de pacs Partenaires de pacs
Concubins Concubins Concubins

d’entrepreneur individuel, d’entrepreneur individuel de dirigeants/gérants


de gérant associé unique ou de dirigeants/gérants de société
d’EURL ou de gérant de société
majoritaire de SARL
ou de SELARL

Déclaration du statut auprès du CFE ou du guichet unique


des formalités des entreprises

Ce choix est modifiable à tout moment

Absence de choix = application du statut du conjoint salarié

50
Dirigeant : quel régime social ?
Quelle imposition ?
Vous dirigez une société soumise à l’impôt sur les sociétés (IS) et vous vous interrogez sur votre
propre régime fiscal et social : qui assure votre protection sociale ? Quel est le sort (fiscal) réservé
à votre rémunération ?

Régime social du dirigeant

Votre régime social va dépendre de la forme de la société dans laquelle vous exercez votre
activité, et de votre fonction au sein de cette dernière. Vous pouvez relever soit :

du régime de sécurité
du régime général
sociale des travailleurs
de la Sécurité sociale
non salariés (TNS)

Les différences entre ces 2 régimes se situent au niveau de l’assiette de calcul des cotisations
sociales, du taux applicable mais aussi du degré de protection sociale des affiliés.

En pratique, il est admis que :


l e régime général de la Sécurité sociale est très protecteur pour le dirigeant,
mais comporte l’inconvénient d’être particulièrement coûteux ;
le régime des TNS est au contraire assez peu coûteux, mais ses caractéristiques
peuvent s’avérer moins protectrices que le régime général, notamment en matière
de retraite.

Le sujet étant vaste à traiter, nous n’aborderons ici que le cas du dirigeant de société par ac-
tions simplifiée (SAS) et de société à responsabilité limitée (SARL).

Focus sur le régime général

Par principe, l’affiliation au régime général suppose l’existence d’une rémunération.


Concrètement, vous relevez de ce régime si vous êtes :
p
 résident ou dirigeant d’une SAS, majoritaire ou non ;
g
 érant de SARL minoritaire ou égalitaire, ou gérant, associé ou non, appartenant
à un collège de gérance minoritaire ou égalitaire de SARL ;
a
 ssocié non gérant de SARL, même majoritaire, et avez une activité professionnelle
rémunérée dans la société, sous réserve de ne pas vous immiscer dans sa gestion.

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Focus sur le régime TNS

Vous relevez de ce régime si vous êtes travailleur indépendant, actif ou retraité,


ou gérant majoritaire d’une SARL.

Régime fiscal du dirigeant

Pour plus de clarté, nous n’aborderons ici que la situation du dirigeant associé d’une société
soumise à l’impôt sur les sociétés (IS).
En tant que dirigeant associé d’une société à l’IS, la contrepartie financière de vos fonctions de
direction pourra se matérialiser par le versement :

d’une rémuneration de dividendes

Notez que les modalités de la rémunération du dirigeant peuvent être fixées dans les statuts
ou par l’instance compétente (conseil d’administration, assemblée générale...). Le régime d’im-
position de cette rémunération dépend du régime fiscal et de la forme juridique choisie.
En pratique, choisir le versement d’une rémunération fixe présente divers avantages :
e
 lle vous assure l’affiliation à un régime de sécurité sociale (qu’il s’agisse du régime général
ou du régime des indépendants) ;
e
 lle vous sera versée même si la société ne réalise pas de bénéfices ;
 lle sera déductible du résultat imposable de la société, à la double condition toutefois de
e
ne pas être excessive et de correspondre à un travail effectif.

Le sort fiscal de la rémunération du dirigeant d’une société à l’IS va dépendre de la forme de


celle-ci. Par exemple :
l es revenus du dirigeant de SAS, qu’il soit ou non associé, relèveront de l’impôt sur le revenu
(IR) dans la catégorie des traitements et salaires (TS) ;
les revenus du gérant de SARL relèveront :
s ’il est associé minoritaire, de l’impôt sur le revenu (IR) dans la catégorie des TS.
s ’il est associé majoritaire, de l’article 62 du Code général des impôts, qui renvoie
lui-même aux règles applicables en matière de TS.

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En tant que dirigeant associé de la société, vous pouvez aussi choisir de vous rémunérer ex-
clusivement par le biais de versement de dividendes, à la condition toutefois que votre société
dégage des bénéfices.
En pratique, les dividendes sont soumis à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus
mobiliers. Ils sont donc normalement soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi
appelé « flat tax ». En 2023, le taux est de 12,8 %, auquel s’ajoutent 17,2 % de prélèvements
sociaux, soit une imposition globale au taux de :

30%
Toutefois, sur option, vous pourrez demander à les soumettre à taxation au titre du barème
progressif de l’impôt sur le revenu, ce qui vous permettra de conserver le bénéfice de
l’abattement de :

40%
En principe, les dividendes échappent aux cotisations sociales, ce qui peut être relativement
économique !

Mais comme souvent, il existe une exception à ce principe. Les dividendes versés seront sou-
mis aux cotisations sociales dès lors :
q
 ue le dirigeant est affilié au régime social des travailleurs indépendants ;
e
 t que la part des dividendes perçus excède 10 % du capital social, des primes d’émission
et des intérêts de compte courant qu’il détient.

Pour finir, retenez que vous pouvez tout à fait choisir de cumuler le versement d’une rémuné-
ration fixe et l’octroi de dividendes. Vous bénéficierez alors des avantages et supporterez les
inconvénients de ces 2 modes de rémunération.

À vos calculs !

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CE QU’IL FAUT RETENIR

1 RÉGIME SOCIAL DU DIRIGEANT

Régime de sécurité sociale Régime général


des travailleurs non salariés (TNS) de la sécurité sociale

EXEMPLES EXEMPLES
Gérant majoritaire de SARL Dirigeant d’une SAS
Entrepreneur individuel Gérant minoritaire ou égalitaire de SARL

Moins coûteux Plus protecteur


Avantages

Moins protecteur Plus coûteux


Inconvénients

2 RÉGIME FISCAL DU DIRIGEANT

Exemple d’un dirigeant de société soumise


à l’impôt sur les sociétés (IS)

Rémuneration Dividendes

Déductible du résultat imposable Imposés, en principe,


de la société dans la catégorie
(toutes conditions remplies) des revenus mobiliers

Relève de l’impôt sur le revenu Si option pour l’imposition


dans la catégorie au titre du barème progressif
des traitements et salaires de l’IR, application possible
(pour les dirigeants de SAS d’un abattement
et les gérants associés de SARL)

54
Testez vos
connaissances
avec notre quizz final !

55
1 Vous avez décidé de lancer votre activité et vous avez entendu parler de la possibilité d’obtenir
un prêt d’honneur.
Auprès de qui pouvez-vous solliciter l’octroi d’un tel financement ?

Réponse A Réponse B
Votre Un réseau d’accompagnement
banque après étude par des professionnels

2 Un entrepreneur fait le choix de créer sa propre structure, sous forme de société. Mais il a enten-
du dire qu’en optant pour cette forme, il ne pouvait pas se lancer seul et qu’il devait forcément
s’associer avec au moins une autre personne.
Est-ce vrai ?

Réponse A Réponse B
Oui Non

3 Un entrepreneur se heurte à de nombreux refus de prêts dans le cadre de sa recherche de finan-


cement. Sa famille souhaite contribuer financièrement à la mise en place de son projet, sans pour
autant faire partie de la société.
Est-ce possible ?

Réponse A Réponse B
Oui Non

4 Une entreprise, implantée en zone de revitalisation rurale (ZRR), exerce une activité commer-
ciale et emploie 45 salariés. Elle souhaite bénéficier de l’exonération de l’impôt sur les bénéfices
propre aux entreprises créées ou reprises en ZRR.
Est-ce possible ?

Réponse A Réponse B
Oui Non

56
5 Afin de faciliter la prise de décisions au sein de la société, les associés d’une SARL peuvent-ils dé-
cider d’aménager les règles de majorité pour prévoir une stricte égalité et ce, indépendamment
du montant des participations de chacun au capital ?

Réponse A Réponse B
Oui Non

6 Le capital social d’une SAS doit impérativement se situer entre 2 000 € et 37 000 € ?

Réponse A Réponse B
Non, sauf Oui
exception

7 Pour qu’une invention puisse être brevetée, elle doit obligatoirement être :

Réponse A Réponse B
Nouvelle, inventive et Utile, économiquement
industriellement applicable viable et incontestable

8 Une entreprise fait remplir des questionnaires papier à des clients leur demandant diverses infor-
mations personnelles (nom, prénom, mail, téléphone, etc.).
Est-elle tenue par les obligations liées au RGPD ?

Réponse A Réponse B
Oui Non

57
9 Votre conjoint veut vous aider dans le cadre de votre activité professionnelle et, comme les autres
salariés de l’entreprise, sera placé sous votre direction et votre contrôle.
Quel statut peut-il choisir ?

Réponse A Réponse B
Le statut de Le statut de
conjoint associé conjoint salarié

10 Une personne mariée sous le régime de la communauté réduite aux acquêts souhaite apporter
un bien commun à la société par actions simplifiée (SAS) qu’elle vient de créer.
Son conjoint pourra-t-il revendiquer la qualité d’associé ?

Réponse A Réponse B
Oui Non

J’ai fini !

58

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