16 12 2021PolycopiOPU01Dr Ammi
16 12 2021PolycopiOPU01Dr Ammi
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Opération Unitaire 01
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1 author:
Yamina Ammi
Laboratory of Biomaterials and Transport Phenomena (LBMPT), University of Médéa
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COURS ET EXERCICES
Titre :
Opération Unitaire 01
Année : 2021
Approuvé par le Conseil Scientifique de la Faculté en date du :
Sommaire
Sommaire i
Avant-propos 01
Chapitre I. Absorption et Strippage
I.1. Introduction 02
I.2. Équilibre liquide-gaz 03
I.3. Contact d'équilibre "seul et multiples étages" 05
I.3.1. Contact d'équilibre d’un seul étage 05
I.3.2. Contact d’équilibre d’un seul étage pour un système gaz-liquide 06
I.3.3. Contact d’équilibre multiple étage à contre-courant 07
I.3.3.1. Concepts d’étage théorique et réel, Méthode de Mac Cabe et Thièle 07
I.3.3.2. Concepts d’étage théorique et réel, Équation analytique de Kremser 09
I.4. Transfert de masse entre les phases 10
I.4.1. Profils de concentration en transfert de masse entre les phases 10
I.4.2. Transfert de masse utilisant des coefficients de transfert de masse du film et des 11
concentrations d'interface
I.4.2.1. Contre-diffusion équimolaire 11
I.4.2.2. Diffusion de A par stagnation ou non B 13
I.4.2.3. Coefficient global de transfert de masse et forces motrices 14
I.4.2.4. Contre-diffusion équimolaire et / ou diffusion en solution diluée 14
I.5. Facteurs influant sur l’absorption 15
I.5.1. Température 15
I.5.2. Surface de contact 15
I.5.3. Temps de contact 15
I.5.4. Réaction chimique 15
I.6. Équipements utilisés 16
I.6.1. Colonne à garnissage 16
I.6.2. Colonne à plateaux 21
I.6.3. Colonne à pulvérisation 22
I.6.4. Laveur Venturi 23
I.6.5. Mélangeurs statiques 24
I.6.6. Choix d’un contacteur 24
I.7. Liquide de lavage 25
I.7.1. Caractéristiques du liquide de lavage 26
I.7.2. Caractéristiques du liquide de lavage 26
I.7.3. Régénération du liquide 27
I.8. Exercices 28
I.8.1. Exercices Résolues 28
I.8.2. Exercices supplémentaires 30
Chapitre II. Extraction Liquide-Liquide
II.1. Introduction 32
II.2. Principe de l’extraction liquide-liquide 33
II.3. Usage de l’extraction 34
II.4. Appareillage 34
II.4.1. Mélangeurs-décanteurs 34
II.4.2. Extracteurs centrifuges 35
II.4.3. Extracteurs-colonnes 36
II.5. Choix de solvant 36
II.5.1. Sélectivité du solvant 37
II.5.2. Pouvoir solvant 37
Dr. Ammi Y Page i
Sommaire
Dr .Ammi Y Page 1
Chapitre I. Absorption et
Strippage
Chapitre I. Absorption et Strippage
I.1. Introduction
L’absorption est une opération dans lequel des atomes, molécules ou ions gazeuses pénètrent dans
une phase liquide. Elle est considérée comme opération majeure en génie chimique. Elle est basée
sur un transfert de matières entre deux phases (Figure I.1).
Principe de l'absorption
• Dissoudre un soluté contenu dans un mélange gazeux, à l'aide d'un solvant liquide dans
lequel le soluté est soluble ;
Cette opération est réalisée dans une colonne et consiste à inverser les conditions de l’absorption
afin de désorber le gaz dissous dans le liquide par transfert de ce gaz dans un autre gaz moins
soluble dans ce liquide.
• opération inverse de l'absorption, c’est à dire élimination d'un soluté dissous dans un
liquide, à l'aide d'un gaz non soluble dans ce liquide ;
• opération généralement endothermique (absorption de chaleur) ;
• favorisée par une faible pression et une température élevée.
La concentration maximale d'un gaz en solution, en équilibre avec une atmosphère contenant
ce gaz, est proportionnelle à la pression partielle de ce gaz en ce point.
« À une température constante et à l'équilibre, la quantité de gaz dissout dans un liquide est
proportionnelle à la pression partielle qu'exerce ce gaz sur le liquide. »
Souvent, la relation d'équilibre entre P B dans la phase gazeuse et 𝑥𝑥 𝐵𝐵 peut être exprimée par une
équation de loi droite de Henry à faible concentration.
Où H est la constante de la loi d’Henry en atm / fraction molaire pour un système donné. Si les deux
côtés de l'équation I.1 sont divisés par pression totale P en atm.
où 𝐻𝐻̀ est la constante de la loi de Henry en fraction molaire dans la phase gazeuse / fraction molaire
dans la phase liquide et est égal à H/P. Notez que 𝐻𝐻̀ dépend de la pression totale, alors que H ne le
fait pas.
Dans la figure I.2, les données suivent la loi d’Henry jusqu'à une concentration 𝑥𝑥 𝐵𝐵 d'environ 0.005,
où H = 29.6 atm / fraction molaire. En général, jusqu'à une pression totale d'environ 500000 Pa (5
atm), la valeur de H est indépendante de P.
Dans de nombreuses opérations de génie des procédés, le transfert de masse d'une phase à
l'autre se produit, généralement accompagné d'une séparation des composants du mélange,
puisqu'une composante sera transférée dans une plus grande mesure qu'une autre composante.
Un processus d’un seul étage peut être défini comme celui dans lequel deux phases différentes sont
mises en contact intime les unes avec les autres et elles sont séparées. Pendant le temps de contact,
le mélange intime se produit et les différents composants diffusent et se redistribuent entre les deux
phases. Si le temps de mélange est assez long, les composants sont essentiellement à l'équilibre dans
les deux phases après la séparation et le processus d’équilibre est considéré comme d’un seul stage.
Un équilibre d’un seul étage peut être représenté comme la figure I.3. Les deux phases d'entrée, L 0
et G 2 , des quantités et des compositions connues, entrent dans le mélange et l'équilibrage se
produisent, les deux flux de sortie L 1 et G1 partent en équilibre l'un avec l'autre.
A : Eau inerte
B : Soluté
C : Air inerte
Figure I.3. Processus d'équilibre à un seul étage.
Ces absorbeurs sont : soit les colonnes à plateaux (contact discontinue), soit les colonnes garnies
(contact continue).
𝐿𝐿0 𝑥𝑥𝐴𝐴0 + 𝐺𝐺2 𝑦𝑦𝐴𝐴2 = 𝐿𝐿1 𝑥𝑥𝐴𝐴1 + 𝐺𝐺1 𝑦𝑦𝐴𝐴1 = 𝑀𝑀𝑥𝑥𝐴𝐴𝐴𝐴 (I.4)
𝐿𝐿0 𝑥𝑥𝐵𝐵0 + 𝐺𝐺2 𝑦𝑦𝐵𝐵2 = 𝐿𝐿1 𝑥𝑥𝐵𝐵1 + 𝐺𝐺1 𝑦𝑦𝐵𝐵1 = 𝑀𝑀𝑥𝑥𝐵𝐵𝐵𝐵 (I.5)
Une équation pour C n'est pas nécessaire puisque 𝑥𝑥𝐴𝐴 + 𝑥𝑥𝐵𝐵 + 𝑥𝑥𝐶𝐶 = 1 . La fraction massique de C
dans le flux de L est 𝑥𝑥𝐶𝐶 . La fraction massique de C dans le flux de G est 𝑦𝑦𝐶𝐶 . La fraction massique
de C dans le flux M est 𝑥𝑥𝐶𝐶𝐶𝐶 . Pour résoudre les trois équations, les relations d'équilibre entre les
composants doivent être connues. Notez que les équations (I.3, I.4, I.5) peuvent également être
écrites en utilisant des unités moles, L et G ayant des unités de moles et les fractions 𝑥𝑥𝐵𝐵 et 𝑦𝑦𝐵𝐵 ont
des unités moles.
Dans le système gaz-liquide habituel, le soluté B est dans la phase gazeuse G avec l'air inerte
C et avec l'eau inerte A dans la phase liquide L. En supposant que l'air est essentiellement insoluble
dans la phase aqueuse et que l'eau ne se vaporise pas en phase gazeuse, la phase gazeuse est binaire
C-B et la phase liquide est binaire A-B. En utilisant des moles et des unités de fraction molaire,
l'équation I.3 est valable pour un processus d’un seul étage pour l’équilibre total des matériaux.
Puisque le composant B est le seul composant qui redistribue entre les deux phases, un équilibre sur
B peut être écrit comme suit.
𝑥𝑥 𝑦𝑦 𝑥𝑥 𝑦𝑦
𝐿𝐿́ �1−𝑥𝑥𝐵𝐵0 � + 𝐺𝐺́ �1−𝑥𝑥𝐵𝐵2 � = 𝐿𝐿́ �1−𝑥𝑥𝐵𝐵1 � + 𝐺𝐺́ �1−𝑥𝑥𝐵𝐵1 � (I.6)
𝐵𝐵0 𝐵𝐵2 𝐵𝐵1 𝐵𝐵1
Où
𝐿𝐿́ : mole d'eau inerte A ; 𝐿𝐿́ = 𝐿𝐿0 (1 − 𝑥𝑥𝐵𝐵0 )
𝐺𝐺́ : mole d’air inerte B ; 𝐺𝐺́ = 𝑉𝑉2 (1 − 𝑦𝑦𝐵𝐵2 )
𝐿𝐿́ et 𝐺𝐺́ : constants et généralement connue.
Pour résoudre l'équation (I.6), la relation entre 𝑥𝑥𝐵𝐵1 et 𝑦𝑦𝐵𝐵1 en équilibre est donnée par la loi d'Henry.
Si la solution n’est pas diluée, les données d'équilibre sous la forme d'une intrigue de 𝑃𝑃𝐵𝐵 ou 𝑦𝑦𝐵𝐵 par
rapport à 𝑥𝑥𝐵𝐵 doivent être disponibles, comme dans la figure I.2.
Dans la section précédente, nous avons utilisé un contact d’équilibre d’un seul étage pour transférer
le soluté B entre les deux phases liquide et gazeuse. À fin de transférer plus de solutions, le contact
d’un seul étage peut être répété en contactant de nouveau le flux G1 en laissant le premier étage
avec L 0 frais. Cela peut être répété en utilisant plusieurs étages. Cependant, il s'agit d'un gaspillage
du flux L 0 et donne un produit dilué dans les flux de sortie L 1 . Pour conserver l'utilisation du flux
L 0 et pour obtenir un produit plus concentré, la mise en contact multi étage à contre-courant est
généralement utilisée. Ceci est un peu similaire au transfert de chaleur à contre-courant dans un
échangeur de chaleur, où le flux chauffé par sortie se rapproche plus étroitement de la température
du flux chaud d'entrée.
Le diagramme de processus de flux pour un processus de contact d’équilibre multiple étage à
contre-courant est illustré à la figure I.4. Le flux de liquide d’entrée est L 0 et le flux gazeux d’entrée
est G N+1 au lieu de G 2 comme pour d’un seul étage (figure I.3). Les flux de produits de sortie sont
G 1 et L N et le nombre d’étages est N.
C’est une droite opératoire pour le procédé d’absorption, cas le contact d’équilibre multi étage à
contre-courant.
La construction de Mac Cabe et Thièle pour déterminer le nombre d’étages nécessaires pour faire
une séparation par absorption et désorption est mentionnée dans la figure I.5.
Figure I.5. Construction de Mac Cabe et Thièle pour déterminer le nombre d’étages nécessaire pour
faire une séparation par absorption et désorption.
1
𝑥𝑥0 −𝑥𝑥𝑁𝑁 (1/𝐴𝐴)𝑁𝑁+1 −( )
= (1/𝐴𝐴)𝑁𝑁+1 −1
𝐴𝐴
(I.17)
𝑥𝑥0 −(𝑦𝑦𝑁𝑁+1 /𝑚𝑚)
𝑥𝑥0 −(𝑦𝑦𝑁𝑁+1 /𝑚𝑚)
(1−𝐴𝐴)+𝐴𝐴
𝑥𝑥𝑁𝑁 −(𝑦𝑦𝑁𝑁+1 /𝑚𝑚)
𝑁𝑁 = 1 (I.18)
𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙( )
𝐴𝐴
𝑥𝑥0 −𝑥𝑥𝑁𝑁
Quand A=1 𝑁𝑁 = 𝑥𝑥 (I.19)
𝑁𝑁 −(𝑦𝑦𝑁𝑁+1 /𝑚𝑚)
Ces équations peuvent être utilisées avec n'importe quel ensemble cohérent d'unités telles que le
débit massique et la fraction massique ou le débit molaire et la fraction molaire.
De telles séries d'équations sont souvent appelées équations kremser et sont pratiques à utiliser.
Si A varié légèrement de l'entrée à la sortie, la moyenne géométrique des deux valeurs peut être
utilisée, la valeur de m à l'extrémité diluée étant utilisée pour les deux valeurs de A.
Dans la majorité des systèmes de transfert de masse, deux phases, qui sont essentiellement
immiscibles l'une dans l'autre, sont présentes et également une interface entre ces deux phases. En
supposant que le soluté B diffusé de la phase gazeuse brute G vers la phase liquide L, il doit passer
à travers la phase, à travers l'interface, puis dans la phase L en série. Un gradient de concentration
doit exister pour provoquer ce transfert de masse à travers les résistances dans chaque phase,
comme le montre la figure suivante (Figure I.6) :
Mélange en phase gazeuse de B dans le gaz G
Mélange en phase liquide de B dans le liquide L
Figure I.6. Profil de la concentration du soluté B diffusant à travers deux phases (L, G).
À l'interface, il n'y aurait pas de résistance au transfert à travers cette interface, 𝑦𝑦𝐵𝐵𝐵𝐵 et 𝑥𝑥𝐵𝐵𝐵𝐵 sont en
équilibre et sont liés par la relation de distribution à l'équilibre.
Expérimentalement, la résistance à l'interface a s'est révélée négligeable dans la plupart des cas de
transfert de masse où les réactions chimiques ne se produisent pas, comme l'absorption des gaz
communs de l'air à l'eau et l'extraction des solutés organiques d'une phase à l'autre. Cependant, il y a
certaines exceptions. Certains composés tensioactifs peuvent se concentrer à l'interface et provoquer
une "résistance interfaciale" qui ralentit la diffusion des molécules de soluté. Les théories
permettant de prédire quand la résistance interfaciale peut survenir sont encore obscures et peu
fiables.
I.4.2. Transfert de masse utilisant des coefficients de transfert de masse du film et des
concentrations d'interface
Pour la contre-diffusion équimolaire, les concentrations de la figure I.6 peuvent être tracées sur un
diagramme y=f(x) dans la figure I.7.
Le point P représente les compositions de phase en masse 𝑥𝑥𝐵𝐵𝐵𝐵 et 𝑥𝑥𝐵𝐵𝐵𝐵 des deux phases
Le point M les concentrations d'interface 𝑌𝑌𝐵𝐵𝐵𝐵 et 𝑥𝑥𝐵𝐵𝐵𝐵 .
Pour B diffère du gaz à liquide et B en contre-diffusion équimolaire de liquide à gaz.
Figure I.7. Forces motrices de concentration et concentrations d'interface dans le transfert de masse
entre les phases (contre-diffusion équimolaire).
𝑘𝑘 ′ (𝑦𝑦𝐵𝐵𝐵𝐵 −𝑦𝑦𝐵𝐵𝐵𝐵 )
− 𝑘𝑘𝑥𝑥′ = (𝑥𝑥𝐵𝐵𝐵𝐵 −𝑥𝑥𝐵𝐵𝐵𝐵 )
(I.27)
𝑦𝑦
La moyenne des deux coefficients de film 𝑘𝑘𝑥𝑥′ et 𝑘𝑘𝑦𝑦′ sont connus, les compositions à l'interface
peuvent être déterminées en traçant la droite PM avec une pente coupant la ligne d'équilibre.
Les concentrations en phase en vrac 𝑦𝑦𝐵𝐵𝐵𝐵 et 𝑥𝑥𝐵𝐵𝐵𝐵 peuvent être déterminées en prélevant simplement la
phase gazeuse en vrac mélangée et en échantillonnant la phase liquide en vrac mélangée. Les
concentrations d'interface sont déterminées par une équation précédente.
Pour le cas courant de B diffusant à travers une phase gazeuse stagnante puis à travers une phase
liquide stagnante, les concentrations sont représentées sur la figure I.7. Où P représente à nouveau
des compositions de masse en phase et une composition à l'interférence M, les équations de B
diffusant à travers un gaz stagnant puis à travers un liquide stagnant sont :
Où
(1−𝑦𝑦 )−(1−𝑦𝑦𝐵𝐵𝐵𝐵 )
(1 − 𝑦𝑦𝐵𝐵 )𝑖𝑖𝑖𝑖 = 𝐵𝐵𝐵𝐵
(I.30)
𝑙𝑙𝑙𝑙[(1−𝑦𝑦 𝐵𝐵𝐵𝐵 )/(1−𝑦𝑦𝐵𝐵𝐵𝐵 )]
(1−𝑥𝑥 )−(1−𝑥𝑥𝐵𝐵𝐵𝐵 )
(1 − 𝑥𝑥𝐵𝐵 )𝑖𝑖𝑖𝑖 = 𝐵𝐵𝐵𝐵
(I.31)
𝑙𝑙𝑙𝑙[(1−𝑥𝑥 𝐵𝐵𝐵𝐵 )/(1−𝑥𝑥𝐵𝐵𝐵𝐵 )]
Alors,
′
𝑘𝑘𝑦𝑦 𝑘𝑘𝑥𝑥′
𝑁𝑁𝐵𝐵 = ( (𝑦𝑦𝐵𝐵𝐵𝐵 − 𝑦𝑦𝐵𝐵𝐵𝐵 ) = (𝑥𝑥𝐵𝐵𝐵𝐵 − 𝑥𝑥𝐵𝐵𝐵𝐵 ) (I.32)
1−𝑦𝑦𝐵𝐵 )𝑖𝑖𝑖𝑖 (1−𝑥𝑥𝐵𝐵 )𝑖𝑖𝑖𝑖
Noter que (1 − 𝑦𝑦𝐵𝐵 )𝑖𝑖𝑖𝑖 est la même chose que 𝑦𝑦𝐵𝐵𝐵𝐵 de l'équation, mais est écrit pour l'interface, et
(1 − 𝑥𝑥𝐴𝐴 )𝑖𝑖𝑖𝑖 est la même chose que 𝑥𝑥𝐵𝐵𝐵𝐵 de l'équation. En utilisant l'équation et le réarrangement.
𝑘𝑘 ′
− 𝑥𝑥�( (𝑦𝑦𝐵𝐵𝐵𝐵 −𝑦𝑦𝐵𝐵𝐵𝐵 )
1−𝑥𝑥𝐵𝐵 )𝑖𝑖𝑖𝑖
′
𝑘𝑘𝑦𝑦
= (𝑥𝑥𝐵𝐵𝐵𝐵 −𝑥𝑥𝐵𝐵𝐵𝐵 )
(I.33)
�
(1−𝑦𝑦𝐵𝐵 )𝑖𝑖𝑖𝑖
La pente de la droite PM dans la figure I.7 pour obtenir les compositions d'interface est donnée par
le côté gauche de l'équation. Cela diffère de la pente de l'équation pour la contre-diffusion
équimolaire par les termes (1 − 𝑦𝑦𝐴𝐴 )𝑖𝑖𝑖𝑖 et(1 − 𝑥𝑥𝐴𝐴 )𝑖𝑖𝑖𝑖 . Lorsque A diffusé à travers B stagnante et les
solutions sont diluées, (1 − 𝑦𝑦𝐴𝐴 )𝑖𝑖𝑖𝑖 et(1 − 𝑥𝑥𝐴𝐴 )𝑖𝑖𝑖𝑖 sont proches de L.
Une méthode d'essai et d'erreur est nécessaire pour utiliser l'équation précédente pour
obtenir la pente de la droite PM, puisque le côté gauche contient 𝑦𝑦𝐵𝐵𝐵𝐵 et 𝑥𝑥𝐵𝐵𝐵𝐵 qui sont
recherchés.
1. Pour le premier essai (1 − 𝑦𝑦𝐴𝐴 )𝑖𝑖𝑖𝑖 et(1 − 𝑥𝑥𝐴𝐴 )𝑖𝑖𝑖𝑖 sont supposés être 1, équation
précédente est utilisée pour obtenir la pente et les valeurs 𝑦𝑦𝐵𝐵𝐵𝐵 et 𝑥𝑥𝐵𝐵𝐵𝐵 .
2. Ensuite, pour le second essai, ces valeurs de𝑦𝑦𝐵𝐵𝐵𝐵 et 𝑥𝑥𝐵𝐵𝐵𝐵 sont utilisées pour calculer
une nouvelle pente afin d'obtenir de nouvelles valeurs de 𝑦𝑦𝐵𝐵𝐵𝐵 et 𝑥𝑥𝐵𝐵𝐵𝐵 .
3. Ceci est répété jusqu'à ce que les compositions d'interface ne changent pas. Trois
essais sont généralement suffisants.
Les coefficients de transfert de masse de film ou monophasique 𝑘𝑘𝑦𝑦′ et 𝑘𝑘𝑥𝑥′ ou 𝑘𝑘𝑦𝑦 et 𝑘𝑘𝑥𝑥 sont souvent
difficiles à mesurer expérimentalement, sauf dans certaines expériences conçues pour que la
différence de concentration entre les phases soit faible et peut être négligée. Il en résulte que les
coefficients de transfert massique 𝑘𝑘𝑦𝑦′ et 𝑘𝑘𝑥𝑥′ sont mesurés sur la base de la phase gazeuse ou de la
phase liquide. Cette méthode est utilisée dans le transfert de chaleur, où les coefficients de transfert
de chaleur globaux sont mesurés sur la base des zones intérieures ou extérieures au lieu des
coefficients du film.
𝑘𝑘𝑦𝑦′ : basé sur la force motrice de la phase de gaz en sursaturation en fraction de kg.mol / s.m2.mol.
𝑘𝑘𝑥𝑥′ : basé sur la force motrice de la phase de liquide en sursaturation en fraction de kg.mol /
s.m2.mol.
Équation est valable pour la contre-diffusion équimolaire, ou lorsque les solutions sont diluées :
𝑦𝑦 −𝑦𝑦 ∗
𝑚𝑚′ = 𝑥𝑥 𝐵𝐵𝐵𝐵−𝑥𝑥 𝐵𝐵 (I.38)
𝐵𝐵𝐵𝐵 𝐵𝐵𝐵𝐵
1 1 𝑚𝑚′
′ = ′ + 𝑘𝑘 ′ (I.40)
𝑘𝑘𝑦𝑦 𝑘𝑘𝑦𝑦 𝑥𝑥
Afin d’accroitre le rendement de l’opération, il sera possible d’agir sur les paramètres qui régissent
la diffusion comme la température, la surface de contact gaz/liquide ou le temps de contact. Dans le
cas d’un lavage avec réaction chimique, plus la réaction chimique sera rapide, plus le transfert sera
accéléré.
I.5.1. Température
La solubilité augmente quand la température diminue. Il y aura donc tout intérêt à travailler à
température aussi basse que possible. Il faut, de plus, tenir compte du fait que l’absorption est un
phénomène exothermique et que la chaleur produite devra être dissipée.
Le temps de contact doit être suffisant pour permettre le transfert du polluant de la phase gaz vers la
phase liquide. Il est directement fonction du rendement d’épuration recherché et il conditionne en
partie le dimensionnement de l’absorbeur.
éliminer le polluant de la phase liquide et donc augmenter le transfert vers cette phase ;
Le gaz et le liquide circulent en général à contre-courant. Le liquide s’écoule par gravité sur un
garnissage en formant un film de grande surface. La taille et le matériau du garnissage sont très
divers. Le débit de liquide doit être suffisant pour assurer le mouillage uniforme du garnissage, tout
en évitant l’engorgement de la colonne (saturation en liquide) (tableau I.1 et figure I.8).
Garnissage classiques
Formes Matériaux
Anneaux de Rashig, Pall Métal
Selles de Berl, Intalox Céramique
Tellerettes Polypropylène
L'écoulement du liquide se fait sous forme d'un film sur la surface du garnissage. L'épaisseur de ce
film, ainsi que la surface recouverte, augmentent avec le débit. Pour un débit de liquide modéré
donné, avec un débit de gaz, à contre-courant, il est possible de distinguer deux zones de
fonctionnement qui sont identifiables à partir de la mesure de la perte de charge du gaz à la
traversée du garnissage :
à faible valeur de débit de gaz, la loi de variation de perte de charge du gaz au travers du
garnissage est voisine de celle obtenue pour un garnissage sec.
à des valeurs plus élevées, il y a interaction entre les deux écoulements et la rétention de
liquide augmente. La perte de charge du gaz augmente alors plus rapidement avec le débit
de gaz. Dans ce type de fonctionnement, les turbulences créées au voisinage de l'interface
gaz liquide sont les plus favorables au transfert de matières. Au-delà d'une certaine valeur du
débit de gaz, la perte de charge croît extrêmement rapidement et provoque l'engorgement de
la colonne.
Perte de charge
gaz. Cette discontinuité, parfois difficile à observer dans l'évolution de ∆𝑃𝑃, correspond à ce qu'on
appelle le point de charge de la colonne. Quand on continue à augmenter G, la perte de charge
augmente plus rapidement jusqu'à un deuxième point de discontinuité B, appelé point
d'engorgement. Pour des valeurs de G encore plus élevées, le liquide ne peut plus s'écouler à travers
le garnissage, une partie s'accumulant au sommet de la colonne. Le liquide tend alors à devenir la
phase continue. Le débit G correspondant à l'engorgement est le débit maximal compatible avec un
fonctionnement normal de l'installation. Inversement, pour des débits donnés, la connaissance des
limites d'engorgement permet de calculer le diamètre à donner à une colonne remplie d'un
garnissage déterminé. On travaille généralement au-dessus du point de charge, en se maintenant à
environ 80% des conditions d'engorgement.
Figure I.9. Évolution de la perte de charge en fonction des débits gazeux et liquide dans une
colonne à garnissage.
La variation de la perte de charge en dessous du point de charge à travers des lits d'anneaux Raschig
ou Pall, ou de selles de Berl ou Intalox peut être calculée à l'aide de la formule empirique suivante,
proposée par Leva (1953) :
𝐺𝐺 ′2
∆𝑃𝑃 = 𝛼𝛼10𝛽𝛽′ 𝜌𝜌𝐺𝐺
(I.41)
Dans laquelle : 𝐿𝐿′ et 𝐺𝐺 ′ : sont les débits massiques de liquide et de gaz par unité de surface de
section droite de la colonne (Kg.s-1.m-2) P P P P
La formule précédente a été établie à partir de résultats d'expériences réalisées avec de l'eau.
Néanmoins on peut l'appliquer au cas d'autres liquides à condition d'être suffisamment en dessous
du point de charge. Entre le point de charge et l'engorgement, la formule donne logiquement des
valeurs trop faibles.
Capacité de garnissage
𝑈𝑈 2 𝛼𝛼𝑃𝑃 𝜓𝜓 𝜌𝜌𝐺𝐺 𝐿𝐿 𝜌𝜌
𝐴𝐴 = �𝑃𝑃 � 𝜇𝜇𝐿𝐿0.2 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝛽𝛽 = � 𝑃𝑃𝐺𝐺 (I.42)
𝑔𝑔𝜀𝜀 3 𝐿𝐿 𝐵𝐵 𝐿𝐿
La relation entre les groupes A et B est exprimé par la courbe d'engorgement sur la figure I.10. On y
trouve également des courbes qui donnent la perte de charge par mètre de hauteur garnie. La zone
hachurée entre les deux courbes en pointillé correspond à la région du point de charge définie
précédemment. Ces courbes peuvent être représentées sous forme d'équations : Relation
d'engorgement :
Relation d'engorgement :
Perte de charge :
∆𝑃𝑃 𝐴𝐴 𝐴𝐴
= 98 �𝐾𝐾1 + 𝐾𝐾2 � (𝑃𝑃𝑃𝑃. 𝑚𝑚−1 ) (I.44)
𝑍𝑍 𝐴𝐴𝑒𝑒 𝐴𝐴𝑒𝑒
Avec :
Une corrélation intéressante est celle de Billet et al (1987), applicable aussi bien aux garnissages en
vrac qu'aux structurés ; elle prend en compte la rétention en liquide 𝜀𝜀𝐿𝐿 et le groupe 𝛽𝛽.
Figure I.10. Abaque généralisé représentant l’engorgement et les pertes de charge au sein d’un
garnissage.
3 −𝑛𝑛𝑖𝑖
𝜌𝜌𝐺𝐺 �𝜀𝜀−𝜀𝜀𝐿𝐿𝐿𝐿 � 𝜀𝜀𝐿𝐿 2 𝜇𝜇𝐿𝐿 0.2
𝑈𝑈2 = =2 𝐶𝐶 �𝛽𝛽 � � � (I.47)
𝜌𝜌𝐿𝐿 𝜀𝜀 𝛼𝛼𝑃𝑃 𝐼𝐼 𝜇𝜇𝐺𝐺
𝐿𝐿 𝜌𝜌
𝛽𝛽 = � 𝜌𝜌𝐺𝐺 (I.48)
𝐺𝐺 𝐿𝐿
Par ailleurs la rétention l’engorgement (𝜀𝜀𝐿𝐿 ) est obtenue par la relation suivante :
𝑅𝑅𝑅𝑅
𝜀𝜀𝐿𝐿 3 (3𝜀𝜀𝐿𝐿 − 𝜀𝜀) = 6𝜀𝜀 𝐺𝐺𝐺𝐺𝐿𝐿 (I.49)
𝐿𝐿
𝜀𝜀𝐿𝐿 : est solution de cette équation du quatrième degré ; mais seule la solution comprise entre 𝜀𝜀⁄3
𝜀𝜀 est acceptable.
𝜌𝜌 𝑈𝑈
𝑅𝑅𝑅𝑅𝐿𝐿 = 𝛼𝛼𝐿𝐿 𝜇𝜇𝐿𝐿 (I.50)
𝑃𝑃 𝐿𝐿
𝑔𝑔𝜌𝜌 2
𝐺𝐺𝐺𝐺𝐿𝐿 = 𝜇𝜇2 𝑎𝑎𝐿𝐿2 (I.51)
𝐿𝐿 𝑃𝑃
D'autres corrélations ont été proposées, à partir desquelles on peut calculer les limites
d'engorgement pour différents types de garnissage.
Ces colonnes trouvent leur application dans les domaines de débit de liquide ou la colonne à
garnissage ne peut pas être utilisée ou la colonne à garnissage ne peut pas être utilisée pour des
diamètres de colonne (Dc) supérieurs à 1.5m (figure I.11).
D’un cout plus élevé (sauf Dc > 1.5m), cette colonne présente d’autres désavantages : formation de
mousses, pertes de charge importantes, nécessité d’un grand volume de liquide…
Le liquide est ici pulvérisé, sous forme de gouttelettes, en tête d’une colonne vide dans laquelle
circule à contre-courant le gaz à traiter. En fonction de leur taille, les gouttelettes vont soit
descendre au pied de la colonne, soit être entrainées par le flux gazeux. Dans ce dernier cas, elles
devront être récupérées par un dévésiculeur. Le système fonctionne donc en régime mixte contre-
courant et co-courant.
Un compromis sera à rechercher car l’efficacité de ce type de contacteur est fonction de deux
paramètres opératoires concurrents. Il faut en effet veiller à conserver une surface d’échange
importante (gouttelettes les plus fines possibles) tout en privilégiant le régime à contre-courant
(gouttelettes descendantes), qui s’avère plus efficace si l’absorption est de nature physique.
Ce procédé est utilisé lorsque la résistance au transfert est entièrement dans le film gazeux
(composés très solubles en phase liquide). L’intérêt de cette technique se situe au niveau des pertes
Dr. Ammi Y Page 22
Chapitre I. Absorption et Strippage
de charge extrêmement faibles et des temps de résidence relativement longs (quelque secondes).
Une des limites du procédé est la tendance des gouttes à coalescer, ce qui réduit considérablement
la surface d’échange (figure I.12).
Pour le laveur du type Venturi classique. L’énergie est fournie au gaz qui pulvérise le liquide ajouté
au col de l’appareil par une ou plusieurs buses. Dans le type éjecteur, l’énergie est fournie au
liquide qui, en se pulvérisant, entraîne et lave le gaz à traiter.
Ce système permet d’obtenir une aire interfaciale importante, mais le temps de contact entre les
phases est faible et le fonctionnement se fait à co-courant. De plus, l’énergie à fournir est
importante et les pertes de charge sont élevées. Ce type d’appareil sera surtout utilisé pour le
dépoussiérage ou lors d’opérations impliquant une réaction chimique rapide (figure I.13).
Ce sont des contacteurs directement placés dans les canalisations. Ils permettent d’obtenir des aires
d’échange très élevées en contrepartie de pertes de charge importantes. Encore peu répandus
lorsque la phase continue est un gaz, ils peuvent être utilisés pour une installation très compacte en
présence d’une réaction chimique rapide.
Le choix d’un type d’absorbeur dépend d’un grand nombre de critères et en particulier du régime
d’absorption. Par exemple, les colonnes à pulvérisation et les laveurs Ventri ne seront utilisables
que pour l’absorption avec une réaction chimique très rapide. Pour l’absorption en régime physique,
les colonnes à garnissage ou à plateaux seront plus adaptées (tableau I.2).
Un des inconvénients de cette techniques est la nécessité d’avoir des compétences particulières pour
le fonctionnement et la maintenance de l’installation. De plus, le traitement de flux à haute
température ne sera généralement pas possible, du fait du phénomène d’évaporation. Enfin, l’un des
problèmes majeurs de ce procédé est qu’il repose sur un transfert de pollution de la phase gazeuse
vers la phase liquide.
Le principal critère de choix est la solubilité des polluants dans le liquide. L’eau est le liquide de
lavage le plus couramment utilisé. Cependant, pour les produits peu ou non solubles dans l’eau, le
lavage à l’aide d’huiles organiques a été développé. Lorsqu’on doit traiter un mélange de composés
organiques volatils (COV), le choix du liquide sera fait en fonction de l’objectif recherché : niveau
de rendement global rendement élevé sur une espèce particulière, piégeage sélectif d’un composé…
Le liquide d’absorption doit répondre à un certain nombre de caractéristiques. Il doit avoir une
faible pression de vapeur à la température de travail pour limiter les pertes par évaporation. Il aura
également une viscosité la plus faible possible et sera de préférence non toxique, ininflammable et
de faible cout. Il disperse sur les garnissages des colonnes de lavage.
Le liquide d’absorption doit répondre à un certain nombre de caractéristiques (tableau I.3). Il doit
avoir une faible pression de vapeur à la température de travail pour limiter les pertes par
évaporation. Il aura également une viscosité la plus faible possible et sera de préférence non
toxique, ininflammable et de faible cout. Il devra enfin posséder un pouvoir mouillant élevé pour
bien se disperser sur les garnissages des colonnes de lavage.
Solubilité du gaz : une solubilité élevée d'un gaz dans le solvant est préférée, en utilisant
une faible quantité de solvant. L'absorbant chimique similaire du soluté et de l'absorbant
(solvant) donne une bonne solubilité. Si la réaction chimique a lieu entre le soluté et le
solvant, le taux d'absorption est extrêmement élevé. Mais la réaction la désorption.
Volatilité : faible volatilité où faible pression de vapeur du solvant améliore l'opération
d'absorption (perte de solvant avec le gaz vecteur est très faible). Parfois, un deuxième
solvant moins volatil est utilisé pour récupérer le premier solvant.
Viscosité : pour une meilleure absorption, un solvant de faible viscosité est nécessaire.
Corrosivité : le solvant non corrosif ou moins corrosif réduit les coûts de construction
l'équipement ainsi que les coûts d'entretien.
Coût : le solvant devrait être bon marché devrait être facilement disponible.
Toxicité et danger : le solvant doit être non toxique, ininflammable, non dangereux et doit
être chimiquement stable.
Les principaux liquides de lavage aqueux et organiques sont mentionnés dans le tableau suivant :
Aqueux Organiques
Hydrocarbures saturés
Eau
Dérivés de l’éthylène glycol
+ Acides (H 2 SO 4 , HCl)
Éthanolamines
+ Bases (NaOH, KOH)
Huiles de silicone
+ Cosolvant (glycols…)
+ Réactifs oxydants (peroxyde
d’hydrogène, acide hypochloreux…)
+ Réactifs réducteurs (bisulfite de
sodium…)
Lorsqu’on utilise une huile organique, ce liquide est généralement assez couteux et il est alors
nécessaire de le déconcentrer en continu pour pouvoir le réinjecter dans le processus. Pour l’eau, les
contraintes environnementales imposent également de diminuer la consommation et les rejets et il
est donc nécessaire de procédés à un recyclage du liquide utilisé. La facilité de déconcentration et
de recyclage du liquide doivent alors un paramètre important du bilan économique de l’opération.
Cette déconcentration s’effectue, selon les cas, par distillation, strippage, extraction liquide/liquide
ou liquide/solide. Le choix d’une technique nécessite une étude de génie chimique complète.
I.8. Exercices
Exercice n°1
Quelle sera la concentration de l'oxygène dissous dans l'eau à 298K lorsque la solution est en
équilibre avec l'air à 1 atm de pression totale ? La constante de loi d’Henry est de 43800
atm/fraction molaire.
Solution
Exercice n°3
Solution
Les valeurs données sont : Y BN+1 = 0.01, X B0 = 0, V N+1 = 30kg mol/h, et L 0 = 90kg mol/h.
Exercice n°1
Exercice n°2
Le soluté B diffusé à travers C stagnant dans la phase gazeuse puis à travers un liquide A non
diffusant. En utilisant la corrélation pour les solutions diluées dans les tours à paroi humide, le
coefficient de transfert de masse du film pour B dans la phase gazeuse est prédit comme k y =
1.465*10-3kmol A/s.m2.mol fraction (1.08 Ib mol/h.ft2. mol fraction) et pour la phase liquide k x =
1.967*10-3kmol A/s.m2.mol fraction (1.45 Ib mol/h.ft2 .mol fraction)
- Calculer les concentrations d'interface y Bi et x Bi et le flux N B .
II.1. Introduction
C’est la première opération de séparation de tout un ensemble de filières de transformations
(sucrerie, huilerie, jus de fruits….). Le verbe extraire évoque une séparation sélective dans laquelle
on retient l’une des phases (l’extrait) pour rejeter l’autre (le résidu). Il existe différents types
d’extractions, l’extraction par pression, l’extraction liquide/liquide et l’extraction solide / liquide.
Extraction liquide –liquide (ELL) est un procédé de séparation, elle consiste à séparer des
substances d’un mélange à l’aide d’un solvant (Extraction liquide –liquide = Extraction par
solvant). La méthode repose sur l’existence d’une différence de solubilité d’une substance dans
deux liquides non miscibles. Le procédé comporte trois étapes comme l’indique sur la figure II.1 :
Figure II.1. Extraction idéale : lors du mélange entre (A+B) et le solvant (S), le soluté (B) passe
dans le solvant. Deux phases sont obtenues après décantation : l’extrait (A+B) et l’éluant (C).
Un mélange binaire dont on veut effectuer la séparation est mis en contact avec un troisième liquide
non miscible appelé solvant et, retenu pour sa capacité à extraire préférentiellement l'un des
éléments du mélange. Après l'opération, on récupère deux phases séparées par décantation : l'extrait
formé du solvant enrichi en soluté, et le raffinat, soit le mélange appauvri en soluté.
On distingue deux types d'extraction liquide-liquide :
L'extraction par échange d'ions : la phase d'alimentation s'enrichit d'une espèce contenue
dans le solvant pendant que le soluté passe dans le solvant. Elle repose sur une réaction
chimique et l'échange de cations et anions.
L'extraction non-compensée : simple transfert de molécules ou d'agrégats d'ions
globalement neutres. L'extraction peut être faite avec un réactif solvatant, permettant un
transfert résultant d'interactions chimiques fortes, ou non solvatant.
C'est une opération fondamentale de transfert de matières entre deux phases liquides non miscibles.
L'extraction liquide-liquide parfois appelée extraction par solvant consiste à transférer un ou
plusieurs solutés contenus dans une solution liquide Lo vers un autre liquide non miscible So (le
solvant). La concentration finale du soluté dans chaque phase (L et S) dépend de sa solubilité dans
les liquides mis en jeu. Le solvant s'enrichi en soluté et est alors appelé extrait (E), la solution de
départ s'appauvrit en soluté, elle est alors appelée raffinat (R). La solution initiale Lo et le solvant
pur So sont mis en contact pour favoriser le transfert du soluté. Généralement, les densités des deux
phases liquides sortantes sont différentes et peuvent donc être séparées par décantation. Ces deux
étapes sont réalisées dans un bac mélangeur-décanteur représenté sur la figure II.2.
Ainsi l'extraction liquide-liquide est une opération de séparation qui fait intervenir le transfert de
matières d'un soluté entre deux phases liquides totalement ou partiellement miscibles entre elles.
qu’il n’existe pas de réactions chimiques entre les divers constituants du mélange.
On utilise un solvant "S" qui ne doit pas être miscible avec le diluant, mais être miscible avec le
soluté.
Solvant "S"
Extrait E
"S + 𝑩𝑩++ "
Chaque opération d’extraction est suivie par une opération de distillation pour l’extrait.
II.4. Appareillage
On distingue trois classes d'appareils d'extraction liquide-liquide :
II.4.1. Mélangeurs-décanteurs
Leurs principaux avantages sont : une efficacité élevée, une extrapolation fiable et une
grande flexibilité.
Leurs inconvénients majeurs : le coût par étage, le temps de séjour, la taille de
l'installation.
Les extracteurs centrifuges (Figure II.5) peuvent être de deux types à étage (mélangeur et décanteur
sont regroupés) (mono-étage) ou différentiels continus (les phases circulent à contre-courant dans
des garnissages variés) (multi-étage). La phase lourde et la phase légères sont d’abord mélangées
dans la chambre d’alimentation, puis séparées grâce à la force centrifuge. Les liquides séparés sont
ensuite déchargés dans des chambres distinctes.
Ils ont pour objectif de traiter des débits, le plus souvent importants dans des appareils très
compacts. Cet appareil est constitué d'un stator suspendu sous une dalle et d'un rotor qui est entraîné
par un ensemble constitué d'un moteur et d'un réducteur qui lui imprime des vitesses de rotation
élevées (plusieurs milliers de tours par minute).
(a)
(b)
Figure II.5. (a) : extracteurs centrifuges mono-étage, (b) : extracteurs centrifuges multi-étage.
II.4.3. Extracteurs-colonnes
Les extracteurs-colonnes (Figure II.6) dans lesquels la circulation est due à la différence de densité
entre la phase lourde (introduite en haut de colonne) et la phase basse (introduite en bas de
colonne).
emploi doit être aussi économique que possible. Dans ce but, il est nécessaire que le solvant
réponde à un certain nombre de spécifications, parfois difficilement compatibles. Le solvant doit :
𝑌𝑌 𝑋𝑋
𝛽𝛽 = 𝑋𝑋𝐴𝐴 . 𝑌𝑌𝐵𝐵 (II.1)
𝐴𝐴 𝐵𝐵
La séparation est d'autant plus aisée que β est plus grand, β égale 1 au point critique et pour
l'azéotrope.
Il exprime la quantité de produits que peut dissoudre le solvant, tout en gardant un β acceptable. Si
le pouvoir solvant est faible, il faut utiliser une grande quantité de solvant pour effectuer une
séparation donnée.
II.5.4. Viscosité
Un solvant de faible viscosité doit être choisi, si possible, afin d'éviter les entraînements de
gouttelettes et d'obtenir de hauts débits de fonctionnement, c'est-à-dire une capacité élevée de
l'extracteur. On cherche un solvant ayant une faible viscosité pour faciliter le phénomène de
transfert.
Une faible tension interfaciale favorise la réalisation d'une grande surface de contact entre les
phases, mais gêne la décantation de l'émulsion. On cherche un solvant possède une tension
superficielle élevée.
Le solvant ne doit pas être : coûteux, toxique, corrosif, instable. Il doit posséder un haut point
d'inflammabilité et un bas point de congélation pour être employé facilement. Il est nécessaire de
pouvoir récupérer aisément le solvant contenu dans les solutions traitées, cette récupération étant
ordinairement un des points économiquement importants du procédé. Le procédé sera d'autant plus
économique qu'il permettra de traiter des charges différentes avec le même solvant (souplesse de
traitement).
La distribution, ou le partage d’un soluté entre les deux phases à l’équilibre est donnée par le
coefficient de partage (ou de distribution, ou de répartition). Cette grandeur se définit comme le
rapport des teneurs respectives en soluté dans l’extrait et le raffinat lorsque l’équilibre est réalisé.
Chaque équilibre y = f(x) est représenté par une courbe appelée courbe de partage et un coefficient
de partage :
𝑌𝑌
𝐾𝐾𝐶𝐶 = 𝑋𝑋𝐴𝐴 (II.2)
𝐴𝐴
𝑌𝑌𝐴𝐴 et 𝑋𝑋𝐴𝐴 sont les titres en soluté dans l’extrait et le raffinat respectivement.
Phase
Des masses distinctes mais de composition chimique et d’états physiques identiques forment une
seule phase, c’est le cas du mélange benzène et toluène. Donc c’est un ensemble homogène ayant
les mêmes propriétés physico-chimiques et séparées des autres parties du système par une surface
définie.
Système
C’est un corps ou un groupe de corps en interaction, le système peut être homogène ou bien
hétérogène.
Constituants
Ce sont les substances chimiques qui composent un système, cas du benzène et du toluène qui
forment une seule phase en étant deux constituants du système.
Variance
La variance V d’un système est le nombre de paramètres intensifs et indépendants qui caractérisent
un état d'équilibre. D'une autre manière, c'est le nombre maximum de paramètres
que peut fixer librement l'expérimentateur sans rompre l'équilibre. Plaçons un liquide dans un
récipient où l’on a préalablement fait le vide. Une certaine quantité de liquide se transforme aussitôt
en vapeur et occupe la partie du récipient qui n’est pas remplie de liquide. On dit alors que le
liquide est en équilibre avec sa vapeur. Il y a équilibre tant que les trois facteurs température,
pression et la composition du liquide ainsi que sa vapeur ne varieront pas. La règle des phases
appelée aussi loi d’équilibre de phase est fondée sur le deuxième principe de la thermodynamique et
est exprimée par :
𝑉𝑉 = 𝐶𝐶 + 2 − 𝜑𝜑 (II.3)
Où
𝜑𝜑 : nombre de phases
V : variance
C : nombre de constituants
2 : pour la pression et la température
Ce cas est théorique, les deux phases raffinat et extrait sont totalement miscibles, donc il existe une
seule phase et par suite aucune extraction du soluté n’est possible.
Le soluté se répartit entre les deux phases, les valeurs de l’équilibre sont données par les rapports
des : poids/raffinat et soluté/extrait.
3. Les deux phases sont partiellement miscibles
Donc le problème est plus compliqué, on fait recours à une représentation graphique (diagramme
ternaire) permettant d’exprimer les solubilités réciproques des trois constituants (raffinat, extrait et
soluté) à l’état d’équilibre.
La présence des trois constituants dans le mélange liquide, le soluté B et les deux constituants A et
S, nous conduit à adopter une présentation graphique au moyen des triangles équilatéraux :
− chaque sommet représente un constituant pur A, B ou S.
− chaque côté du triangle on peut indiquer la composition des mélanges binaires (entre 0 % et
100 %) A-B, B- S, A-S.
− chaque point au cœur du triangle représente un mélange ternaire A-B-S.
Figure II.7. Principe de lecture des compositions sur les diagrammes ternaires.
Cette représentation repose sur la propriété suivante des triangles équilatéraux : la somme des
segments découpés sur les côtés par des parallèles à ceux-ci, à partir d'un point du triangle, est égale
à un côté (Figure II.) où :
𝑥𝑥𝐴𝐴 + ���
��� 𝑥𝑥𝐵𝐵 + ��� ���� = ����
𝑥𝑥𝑆𝑆 = 𝐴𝐴𝐴𝐴 ����
𝐵𝐵𝐵𝐵 = 𝐴𝐴𝑆𝑆 (II.5)
On établit facilement que le mélange des solutions I et J donne une solution globale représentée par
un point M situé sur IJ et tel que :
����
𝑀𝑀𝑀𝑀 𝐽𝐽
����
= (II.6)
𝑀𝑀𝑀𝑀 𝐼𝐼
Les coordonnées des points I et J précisent les compositions des solutions correspondantes, les
lettres I et J représentent leurs quantités (en poids si les concentrations sont en % poids par
exemple).
Il se peut que le point M n'ait pas de signification physique, c'est-à-dire qu'il ne lui corresponde pas
une phase homogène mais au contraire un extrait E et un raffinât R en équilibre (Figure II.7).
D'après la règle des moments chimiques, on aura :
�����
𝑀𝑀𝑀𝑀 𝑅𝑅
�����
= (II.7)
𝑀𝑀𝑀𝑀 𝐸𝐸
et M R E seront alignés ; c'est une ligne d'équilibre. Dans le cas de la figure II.8 les extraits et les
raffinats tendent l'un vers l'autre quand leur teneur en soluté A croît ; les lignes d'équilibre
raccourcissent pour se transformer en un point critique (Pc).
𝑀𝑀 = 𝑅𝑅 + 𝐸𝐸 (II.8)
𝑥𝑥𝑅𝑅 = ����
𝑅𝑅𝑅𝑅 : Pourcentage de C dans R
���� : Pourcentage de C dans E
𝑥𝑥𝐸𝐸 = 𝐸𝐸𝐸𝐸
����� : Pourcentage de C dans M
𝑥𝑥𝑀𝑀 = 𝑀𝑀𝑀𝑀
𝑅𝑅 𝑥𝑥 −𝑥𝑥 ����
𝐸𝐸𝐸𝐸
= 𝑥𝑥𝐸𝐸 −𝑥𝑥𝑀𝑀 = ����
(II.10)
𝐸𝐸 𝑀𝑀 𝑅𝑅 𝑃𝑃𝑃𝑃
����
𝐸𝐸𝐸𝐸 �����
𝑀𝑀𝑀𝑀
���� = ����� (II.11)
𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑅𝑅𝑅𝑅
(II.9) + (II.10) conduit à la règle des phases ou règle des segments inverses :
𝑅𝑅 �����
𝑀𝑀𝑀𝑀
= 𝑅𝑅𝑅𝑅
�����
(II.12)
𝐸𝐸
Cette relation permet de positionner le point M à partir des masses R et E. Ainsi lorsque :
𝑅𝑅
> 1, le point M est plus proche de R que de E
� 𝐸𝐸
𝑅𝑅
< 1 , le point M est plus proche de E que de R
𝐸𝐸
Les bilans massiques sur les trois constituants conduisent aux relations qui traduisent le fait que le
point M est le barycentre des points R et E, affectés de coefficients égaux aux masses totales des
mélanges correspondants.
Si l'on représente à pression et température fixées un système dont deux constituants (et deux
seulement) ne sont pas miscibles, on obtient le plus souvent un diagramme du type de celui de la
figure II.10.
La figure II.10 représente l'allure du système éthanol (B), eau (A) et benzène (S) à la température
ambiante. La courbe binodale sépare le domaine à une phase en un domaine à deux phases. Les
phases saturées, en équilibre, se trouvent aux extrémités de segments qui sont les droites de
conjugaison. Le faisceau des droites de conjugaison commence par un segment appartenant au
mélange binaire AS ; il s'achève sur un point limite (P), qui correspond à une droite de conjugaison
tangente à la courbe binodale. Les droites de conjugaison, comme la courbe binodale doivent être
déterminées expérimentalement. Par contre, quand le diagramme est connu, les propriétés
barycentriques permettent quelques prévisions.
De façon à alléger ce diagramme, on peut construire, à l'aide des droites de conjugaison connues,
une courbe conjuguée par rappel parallèlement aux côtés du triangle. Cette courbe tracée, on peut
ne laisser subsister qu'elle sur le diagramme et construire avec son aide les seules droites de
conjugaison utile (Figure II.11).
Figure II.12. Deux paires de liquides non miscibles une seule lacune de miscibilité.
Des systèmes comme celui de la figure II.12 sont engendrés quand les lacunes de miscibilité des
deux binaires (AB) et (AS) croissent quand la température varie (dans le sens de l'augmentation
quand les mélanges sont endothermiques) et qu'à la température où les deux lacunes deviennent
contiguës, les deux points limites coïncident (Figure II.13).
Figure II.13. Contact des lacunes des miscibilités avec fusion des points limites.
Au contraire, quand les points limites ne fusionnent pas, on obtient un domaine à trois phases
liquides : voir la figure II.14. Quand ce domaine à trois phases existe, on remarque qu'il existe trois
domaines diphasiques différents (au lieu de deux dans le cas contraire).
Figure II.15. Diagramme avec un solide : (a) le soluté est le KF, (b) le soluté est NaOH.
A. Diagramme rectangulaire
B. Diagramme de Janecke
On utilise également un autre diagramme, qui n'est pas un diagramme triangulaire. C'est un
diagramme qui comprend deux axes orthogonaux, sur lesquels on porte des cordonnées dites «de
Janecke», qui sont définies de la façon suivante. Si un mélange M contient les trois constituants A,
B et S, en notant les masses de ces constituants par les mêmes lettres A, B et S, il vient :
𝐴𝐴 𝑆𝑆
𝑋𝑋 = 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑋𝑋 = (II.13)
𝐴𝐴+𝐵𝐵 𝐴𝐴+𝐵𝐵
On constate immédiatement que les coordonnées de ce diagramme qui est représenté sur la figure
II.17, jouent des rôles dissymétriques : X varie entre 0 et 1, tandis que Y varie entre 0 et l'infini. En
effet, le solvant pur S est un point à l'infini.
Pour utiliser le diagramme de Janecke, il est indispensable, connaissant les points représentatifs de
deux mélanges P et Q, de savoir placer le point représentatif de M = P + Q.
Le diagramme de Janecke, malgré le caractère apparemment artificiel des coordonnées qu'il
emploie, présente à un degré supérieur les mêmes qualités que le diagramme triangle rectangle. On
peut même le considérer comme un cas extrême de triangle rectangle dont l'un des sommets aurait
été rejeté à l'infini.
II.7.3.3. Systèmes ternaires : Diagrammes qui ne décrivent pas totalement les équilibres
C'est un diagramme qui permet de représenter de façon immédiate la distribution (ou partage) du
constituant à extraire entre les deux phases liquides en équilibre. On porte en abscisse la fraction
massique de B dans les phases riches en A, soit 𝑥𝑥𝐵𝐵 (p) que nous noterons x et en ordonnée la
fraction massique de B dans les phases riches en S, 𝑥𝑥𝐵𝐵 (q) que nous noterons y.
Chaque point de la courbe représente un équilibre et se déduit de la position des droites de
conjugaison sur le diagramme triangulaire.
La courbe de partage a deux contacts avec la première bissectrice, le point limite PI, qui correspond
au point où les deux branches de la courbe binodale se rejoignent, et l'origine. La courbe de partage
passe par l'origine, qui correspond à l'équilibre binaire entre A et S. Comme toute courbe ayant une
origine expérimentale, la courbe de partage admet une tangente à l'origine : en conséquence, le
rapport Da = y/x, connu sous le nom de coefficient de distribution, tend vers une valeur constante
quand 𝑥𝑥𝐵𝐵 tend vers zéro. Cette propriété se conserve quel que soit le système de coordonnées, en
particulier quand on l'exprime avec des concentrations au lieu de fractions massiques (ou molaires).
On peut noter dès maintenant, car nous utiliserons cette propriété plus loin, que tout faisceau de
droites qui coupent la courbe binodale sur le diagramme triangulaire définit une courbe sur le
diagramme de distribution (Figure II.18).
𝐵𝐵−
𝑋𝑋 = �𝐴𝐴+𝐵𝐵+𝑆𝑆� (II.14)
𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅
𝐵𝐵+
𝑌𝑌 = �𝐴𝐴+𝐵𝐵+𝑆𝑆� (II.15)
𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸
(a) (b)
Figure II.18. Courbe de distribution (b) obtenue à partir des droites de conjugaison du ternaire (a)
liquide dont le binaire A-S est partiellement miscible.
B. Diagramme de sélectivité
Ces coordonnées ne sont autres que les abscisses du diagramme de Janecke. On construit donc le
diagramme de sélectivité à partir du diagramme de Janecke tout comme on construit le diagramme
de distribution à partir d'un diagramme triangulaire. Ces coordonnées, à la différence des fractions
massiques ne contiennent pas le solvant S et permettent donc d'estimer effectivement la sélectivité
𝛽𝛽 du solvant, c'est-à-dire son aptitude non pas à extraire B, mais à l'extraire mieux que A. 𝛽𝛽 est
défini de la façon suivante :
𝐵𝐵 𝑆𝑆
𝑥𝑥 = � � 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑁𝑁𝑥𝑥 = � � (II.16)
𝐴𝐴+𝐵𝐵 𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅 𝐴𝐴+𝐵𝐵 𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅
𝐵𝐵 𝑆𝑆
𝑦𝑦 = � � 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑁𝑁𝑦𝑦 = � � (II.17)
𝐴𝐴+𝐵𝐵 𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸 𝐴𝐴+𝐵𝐵 𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸
En général une diminution de la température de traitement se traduit par une diminution de la zone
de miscibilité sur le diagramme ternaire (Figure II.20a). II faut remarquer aussi que la température a
une influence sur la pente des lignes d'équilibre. Ainsi, pour pouvoir évaluer le degré de séparation
à différentes températures, faut-il se reporter aux courbes de sélectivité (Figure II.20b). En général
le degré de séparation augmente quand la température diminue.
(a) (b)
Figure II.20. (a) Influence de la température sur la zone de miscibilité, (b) Influence de la
température sur les courbes de sélectivité.
Type de
mélange
Nous conviendrons dans ce qui suivra qu'à chaque étage ou plateau d'échange de matière l'équilibre
théorique prévu par la thermodynamique est atteint. Les bacs mélangeurs décanteurs sont disposés
en série ou en parallèle. Les phases non miscibles sont mises en contact avec une circulation à
courant ou contre-courant. La procédure peut être menée en discontinu (batch) ou en continu.
F𝑥𝑥𝐹𝐹 1 R𝑥𝑥𝑅𝑅
𝐸𝐸1 𝑦𝑦1
Bilan global
𝐹𝐹 + 𝑆𝑆 = 𝑅𝑅 + 𝐸𝐸 (II.18)
Bilan partiel
����� = ����
Figure II.21. Extraction à un étage (𝐹𝐹𝐹𝐹 𝑀𝑀𝑀𝑀 et RE est en parallèle de la ligne de conjugaison la
plus proche).
Il s'agit d'une succession de traitements en un étage. Le raffinat obtenu dans un étage est traité par
une nouvelle quantité de solvant frais ; on peut ainsi obtenir un raffinat plus pauvre en B que le
. . . . . 𝑹𝑹𝒏𝒏
𝑭𝑭 1 𝑹𝑹𝟏𝟏 2 𝑹𝑹𝟐𝟐 𝑹𝑹𝒏𝒏−𝟏𝟏 n
Bilan global
Bilan partiel
Bilan global
Bilan partiel
. .
. .
. .
Bilan global
Bilan partiel
Cette technique est rarement utilisée dans l’industrie et très souvent utiliser dans laboratoire, elle
consiste à laver une charge plusieurs fois jusqu’à atteindre son épuisement.
Figure II.22. Représentation des bilans pour une extraction en plusieurs étages à contrant croisé
������1 = �����
(𝐹𝐹𝐹𝐹 𝑀𝑀1 𝑆𝑆 𝑒𝑒𝑒𝑒 �������
𝑅𝑅1 𝑀𝑀2 = ������
𝑀𝑀2 𝑆𝑆 ; 𝑅𝑅1 𝐸𝐸1 et 𝑅𝑅2 𝐸𝐸2 sont en parallèle de la ligne de conjugaison la plus
proche).
Selon le mode d'écoulement des liquides, deux types de contre-courant sont à considérer. Le contre-
courant à contact continu est obtenu dans les appareils à remplissage type colonne ; les deux phases
s'écoulent en restant toujours en contact, elles ne peuvent à aucun niveau de l'appareil être en
équilibre. Le contre-courant à contact discontinu correspond au fonctionnement d'une suite
discontinue d'étages de contact (exemple : série de mélangeurs décanteurs ou colonne à plateaux).
Dans chaque étage les phases sont mises en contact, puis séparées ; entre deux étages elles circulent
séparément et en sens inverse. Nous allons examiner d'abord ce dernier cas en admettant que
l'efficacité idéale de chaque étage est de 100% ce qui correspond au cas limite idéal de l'étage
théorique.
Une charge F est traitée à contre-courant par un solvant S dans un appareil équivalent à n étages
théoriques. Chaque cercle représente un groupe mélangeur-décanteur idéal, c'est-à-dire un étage
théorique ; les extraits et raffinats quittant ces étages sont donc en équilibre.
. .
. .
. .
Figure II.23. Représentation des bilans et du pôle ∆ pour une extraction en plusieurs étages à contre
contrant.
Elles définissent un mélange fictif P, représenté par le point P sur le diagramme de la figure II.23.
Le point P s'appelle le pôle ; il est situé sur les deux droites FE1, et RnS, donc à leur intersection.
D'après les relations précédentes, toute droite obtenue en joignant le point figuratif d'un raffinat (Ri)
au point figuratif (Ei+1) de l'extrait qui le croise, passe par le pôle P. C'est sur cette propriété du pôle
que sont basées les déterminations graphiques d'efficacité.
Dans de nombreux types d'appareils, une phase est dispersée au sein de l'autre, les deux liquides
s'écoulant à contre-courant sous l'effet de la gravité. Ce fonctionnement correspond au contre-
courant à contact continu obtenu, par exemple, dans les colonnes à pulvérisation ou à remplissage.
Dans l'état actuel de nos connaissances, la seconde méthode ne donne pas de résultats supérieurs à
la première qui est beaucoup plus utilisée. Le premier mode de calcul introduit la hauteur
équivalente à un étage théorique, le second la hauteur équivalente à une unité de transfert.
N étant le nombre d'étages théoriques que l'on calcule par les méthodes données précédemment.
Nous avons établi que, pour un taux de solvant inférieur ou égal au taux minimal, le nombre
d'étages théoriques était infini, c'est-à-dire que les courbes opératoires et de distribution avaient un
point commun. Dans le cas du contre-courant à contact continu, ceci correspond à une H.E.T.S.
Dr. Ammi Y Page 56
Chapitre II. Extraction Liquide – Liquide
nulle; en fonctionnement normal les phases se croisant à chaque niveau ne peuvent donc être en
équilibre. Le calcul d'efficacité des colonnes à remplissage, traitant des solutions partiellement
miscibles, ne peut se faire aisément que par la méthode empirique faisant appel aux H.E.T.S.
𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑁𝑁𝑂𝑂𝑂𝑂 = ∫𝑥𝑥 2 (II.31)
2 𝑥𝑥−𝑥𝑥 ∗
𝑦𝑦 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑁𝑁𝑂𝑂𝑂𝑂 = ∫𝑦𝑦 2 (II.32)
2 𝑌𝑌−𝑌𝑌 ∗
𝑁𝑁𝑂𝑂𝑂𝑂 est le nombre d'unités de transfert global basé sur les concentrations en poids dans le raffinat,
𝑁𝑁𝑂𝑂𝑂𝑂 est le nombre d'unités de transfert global basé sur les concentrations dans l'extrait.
Les concentrations X* et Y* sont celles à l’équilibre.
La hauteur d'une unité de transfert étant obtenue en divisant la hauteur totale H de l'appareil par le
nombre d'unités de transfert on a donc :
𝐻𝐻 𝐻𝐻
𝐻𝐻. 𝑇𝑇. 𝑈𝑈.𝑂𝑂𝑂𝑂 = 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐻𝐻. 𝑇𝑇. 𝑈𝑈.𝑂𝑂𝑂𝑂 = (II.33)
𝑁𝑁𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑁𝑁𝑜𝑜𝑜𝑜
Les équations suivantes expriment à la fois les bilans totaux (A + B + S) et ceux en chacun des
constituants (A, B ou S) pour un ensemble en régime stationnaire.
𝐹𝐹 = 𝐴𝐴 + 𝐵𝐵 : Charge
𝐸𝐸𝑛𝑛+1 = 𝑆𝑆 + 𝐵𝐵 : Solvant non pure
𝐸𝐸1 = 𝑆𝑆 + 𝐵𝐵++ : Extrait
𝑅𝑅𝑛𝑛 = 𝐴𝐴 + 𝐵𝐵−− : Raffinat
𝐴𝐴
𝑌𝑌𝑛𝑛+1 = (𝑋𝑋𝐹𝐹 − 𝑋𝑋𝑛𝑛 ) + 𝑌𝑌1 (II.34)
𝑆𝑆
𝐴𝐴 𝑌𝑌1 −𝑌𝑌𝑛𝑛+1
= : Pente
𝑆𝑆 𝑋𝑋𝐹𝐹 −𝑋𝑋𝑛𝑛
𝐴𝐴
La perpendiculaire de 𝑥𝑥𝐹𝐹 jusqu’à la courbe d’équilibre, son intersection avec la pente donne le
𝑆𝑆
lieu de 𝑦𝑦1.
Cette construction dite de McCabe et Thiele permet de déterminer le nombre d’étages d’équilibre
réalisés par installation, ou de déterminer le nombre d’étages d’équilibre nécessaire pour réaliser
une séparation donnée.
On a deux flux d’alimentation (𝐹𝐹1 , 𝐹𝐹2 ) de composition différente, il est préférable de ne pas le
rassembler en vue d’un seul d’alimentation, il faut l’injecter dans différentes positions de la
cascade.
𝑭𝑭 𝟐𝟐
𝐹𝐹2 + ∆1 = ∆2 (II.38)
𝐹𝐹2 + ∆1 = ∆2 (II.40)
La construction de Ponchon Savarit peut être réalisée sur le diagramme ternaire de la même manière
quand dans le cas précédent "d’un seul d’alimentation".
Le problème reste dans le passage de la section enrichissement à a section épuisement, il n’y a pas
une solution unique, il est préférablement d’utiliser la procédure qui minimiser le nombre d’étages.
Pour la construction graphique, on utilisera donc les deux pôles PI(∆1), PII(∆2 ), le point de mélange
du système M et le point correspondant au mélange des deux alimentations FT. La construction
graphique avec 2 alimentations est donc la suivante :
PI
1. on place FT=F1+F2
2. on place M, on trouve R1 (ou 𝐸𝐸𝑛𝑛 )
3. PI est à l'intersection des droites 𝑅𝑅1 S et 𝐹𝐹𝑇𝑇 𝐸𝐸𝑛𝑛
PII
PII est à l'intersection des droites 𝐸𝐸𝑛𝑛 𝐹𝐹1 et PI 𝐹𝐹2
Pour placer les pôles, on peut aussi utiliser la règle des bras de levier.
𝑬𝑬𝟏𝟏 (S+𝑩𝑩+ ) 𝑺𝑺
𝐵𝐵+ ≠ 𝐵𝐵
À fin d’obtenir une phase extraite plus riche en soluté, on utilise un reflux d’extrait, on retourne
dans la colonne, un mélange 𝐹𝐹1 (𝐴𝐴 + 𝐵𝐵) plus riche que l’alimentation initiale. Ce mélange (𝐹𝐹1 ) est
obtenu après la séparation du solvant "par distillation par exemple" du courant d’extraction (𝐸𝐸1 ). La
construction dans ce cas est similaire à celle vue précédemment pour deux alimentations.
Dans le but de minimiser la quantité de solvant et d’obtenir un extrait très riche en soluté, on fait
l’extraction avec reflux.
𝑬𝑬(𝑩𝑩++)
𝑭𝑭𝟏𝟏 (A+B)
𝑹𝑹𝒏𝒏 (A+𝑩𝑩−−)
𝑺𝑺
𝑺𝑺
- Reflux de raffinat rare mais intéressant pour l'analogie avec la distillation : diagramme de
Janecke vs Ponchon Savarit.
𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆é 𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆é
𝑋𝑋𝑗𝑗 = � � 𝑌𝑌𝑗𝑗 = � �
𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆é + 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅 𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆é + 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸
𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆é
𝑍𝑍𝑗𝑗 = � �
𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆é + 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸 𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅
II.13. Exercices
Exercice n°1
Construire le diagramme ternaire du système : A-B-S d’après les données du tableau ci-dessous :
Phase aqueuse % (masse) Phase organique % (masse)
A B S A B S
99 0 1 1 0 99
89 10 1 1.6 12.1 86.3
79 20 1 1.9 22 76.1
68.5 30 1.5 2.5 31.9 65.6
58.5 40 1.5 3.1 41.9 55
48 50 2 3.1 52.0 44.9
37 60 3 3.5 62.5 34
25 70 5 4.8 71.6 23.6
15 76 9 15 76 9
Solution
Traçage de diagramme ternaire et traçage de la courbe de conjugaison ;
Traçage de courbe partage ;
𝐵𝐵
𝑦𝑦 = � �
𝐴𝐴+𝐵𝐵+𝑆𝑆 𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸
y=f(x)⇒ � 𝐵𝐵
𝑥𝑥 = � �
𝐴𝐴+𝐵𝐵+𝑆𝑆 𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅
45 % 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝐵𝐵
𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶é 𝑑𝑑′𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸 �04 % 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝐴𝐴
51 % 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑆𝑆
S= ? kg
y1 = 1
E (S+ B+)
Extraction d’un seul étage S= ?kg
𝒚𝒚𝑬𝑬𝑬𝑬 =?
𝒚𝒚𝑬𝑬𝐁𝐁+ =?
On utilise la règle de levier
𝐹𝐹 ����
𝑆𝑆𝑆𝑆 2.2
= = = 0.34⇒ 𝐹𝐹 = 0.34𝑆𝑆
𝑆𝑆 �����
𝐹𝐹𝐹𝐹 6.5
𝐸𝐸 �����
𝑅𝑅𝑅𝑅 7.8
= = = 6⇒ 𝐸𝐸 = 6𝑅𝑅
𝑅𝑅 �����
𝐸𝐸𝐸𝐸 1.3
𝐹𝐹 100
𝐹𝐹 = 0.34𝑆𝑆⇒ 𝑆𝑆 = ⇒ 𝑆𝑆 = ⇒ 𝑆𝑆 = 294.12𝑘𝑘𝑘𝑘
0.34 0.34
𝑀𝑀 = 𝐹𝐹 + 𝑆𝑆 = 100 + 294.12⇒ 𝑀𝑀 = 394.12𝑘𝑘𝑘𝑘
𝑀𝑀 = 𝑅𝑅 + 𝐸𝐸 = 394.12𝑘𝑘𝑘𝑘
�
𝐸𝐸 = 6𝑅𝑅
𝑀𝑀 394.12
𝑀𝑀 = 𝑅𝑅 + 6𝑅𝑅 = 7𝑅𝑅⇒ 𝑅𝑅 = = ⇒ 𝑅𝑅 = 56.30𝑘𝑘𝑘𝑘
7 7
𝐸𝐸 = 6𝑅𝑅 = 6 ∗ 56.30⇒ 𝐸𝐸 = 337.82𝑘𝑘𝑘𝑘
02 % 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝐴𝐴 88 % 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝐴𝐴
𝐸𝐸 �12 % 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝐵𝐵 ; 𝑅𝑅 �08 % 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝐵𝐵
86 % 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑆𝑆 2 % 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑆𝑆
Une solution d'eau d'entrée de 100 kg / h contenant 0.010 de nicotine dans de l'eau est séparée avec
un courant de kérosène de 200 kg / h contenant une fraction de 0.0005 de nicotine dans une tour à
étage. L’eau et le kérosène sont essentiellement immiscibles les uns dans les autres. Il est
souhaitable de réduire la concentration de l'eau de sortie à 0.0010 en poids de nicotine.
Déterminer le nombre théorique d'étapes nécessaires. Les données d'équilibre sont
mentionnées dans le tableau suivant, avec x la fraction massique de nicotine dans la
solution aqueuse et y dans le kérosène.
x 0.0010 0.00246 0.00500 0.00746 0.00988 0.0202
y 0.000806 0.001959 0.00454 0.00682 0.00904 0.0185
III.1. Introduction
L’extraction solide-liquide (ESL) est un procédé d’extraction d’un soluté liquide ou solide à partir
d’un solide en utilisant un liquide comme solvant d’extraction. L’extraction solide liquide permet
d’extraire par solubilisation les composants solubles de matières solides à l’aide d’un solvant. Les
domaines d’application de l’opération unitaire sont :
1. Dans l’industrie agro-alimentaire "extraction des huiles à partir des végétaux (PA)" ;
2. Dans l’industrie pharmaceutique "récupération des PA des pommades " ;
3. Dans hydrométallurgie "extraction de cuivre, Al, Ag,…".
Figure III.1. Extraction schématique, avant extraction (à gauche) et après extraction (à droite):
1 solvant, 2 matières à extraire (phase stationnaire avec soluté),
3 soluté, 4 phase stationnaire lavée, 5 solvant avec soluté dissous.
Solvant "S"
Extrait E
"S + 𝑩𝑩++ "
III.3. Équipements
III.3.1. Lixiviation en lit fixe
La lixiviation en lit fixe est utilisée dans l'industrie du sucre de betterave et est également utilisée
pour l'extraction d'extraits de tannage de l'écorce de tan, pour l'extraction de produits
pharmaceutiques à partir d'écorces et des graines, et dans d'autres processus. Sur la figure III.3, un
diffuseur ou un extracteur de betteraves à sucre typique est illustré. Le couvercle est amovible, de
sorte que les tranches de betterave à sucre appelées cassettes peuvent être déversées dans le lit.
De l'eau chauffée à 344k (71°C) à 350k (77°C) s'écoule dans le lit pour lessiver le sucre. La solution
de sucre lessivée s'écoule par le bas vers le réservoir suivant en série. Le fonctionnement à contre-
courant est utilisé dans le système Shanks. Les couvercles supérieur et inférieur sont amovibles de
sorte que les betteraves lessivées peuvent être enlevées et une nouvelle charge ajoutée. Environ
95% du sucre dans les betteraves sont lessivés pour donner une solution de sortie du système
d'environ 12% en poids.
Figure III.3. Appareil à lit fixe typique pour la lixiviation de la betterave sucrière.
Il existe un certain nombre de dispositifs pour la lixiviation à contre-courant dans tout l'état où la
scène ou se déplace au lieu d'être stationnaire. Ceux-ci sont largement utilisés pour extraire l'huile
de graines végétales telle que les graines de coton, les arachides et le soja. Les graines sont
Dr. Ammi Y Page 68
Chapitre III. Extraction Liquide-Solide (Lixiviation)
Sur la figure III.4.a, un dispositif d'élévateur à godets à lit mobile fermé est illustré. C'est ce qu'on
appelle l'extracteur Bollman. Des flocons secs ou des solides sont ajoutés sur le côté supérieur droit
d'un panier ou d'un seau perforé. Au fur et à mesure que les seaux du côté droit descendent, ils sont
lessivés par une solution diluée d'huile dans un solvant appelé demi-miscella. Ce liquide percole
vers le bas à travers les seaux mobiles et il est collecté au fond sous forme de solution forte ou de
miscelle complète. Les godets se déplaçant vers le haut à gauche sont lessivés à contre-courant par
solvant frais pulvérisé sur le godet supérieur. Les flocons humides sont déversés comme indiquer et
retirer en continu.
L'extracteur Hildebrandt de la figure III.4.b se compose de trois convoyeurs à vis disposés en forme
de U. Les solides sont chargés en haut à droite, transportés vers le bas, à travers le bas, puis sur
l'autre jambe. Le solvant circule à contre-courant.
(a) (b)
Figure III.4. Équipements pour la lixiviation à lit mobile : (a) extracteur à godets Bollman, (b)
extracteur à vis Hildebrandt.
Lorsque le solide peut être broyé finement à environ 200 mailles (0,074 mm), il peut être maintenu
en suspension par de petites quantités d'agitation. Une lixiviation continue à contre-courant peut
être réalisée en plaçant un certain nombre d'agitateurs en série avec des cuves de décantation ou des
épaississeurs entre chaque agitateur. Parfois, les épaississants eux-mêmes sont utilisés comme une
combinaison de contacteurs-agitateurs et de décanteurs, comme le montre la figure III.5. Dans ce
système de scène à contre-courant. Le solvant frais entre comme indiquer dans l'épaississant du
premier étage. Le liquide clair décanté part et s'écoule d'étage en étage.
Les solides d'alimentation entrent dans la dernière étape, où ils sont mis en contact avec le solvant
de l'étape précédente, puis entrent dans le décanteur. Le râteau à rotation lente déplace les solides
vers la décharge inférieure. Les solides avec un peu de liquide sont pompés sous forme de boue vers
le réservoir suivant. Si le contact est insuffisant, un mélangeur peut être installé entre chaque
décanteur.
Les données d’équilibre peuvent être tracées sur le diagramme rectangulaire sous forma des
fractions massiques pour les trois constituants (A-B-S).
𝐴𝐴 𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆
𝑁𝑁 = = (III.1)
𝐵𝐵+𝑆𝑆 𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆
𝐵𝐵 𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆é
𝑥𝑥𝐵𝐵 = � � = (III.2)
𝐵𝐵+𝑆𝑆 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆
𝐵𝐵 𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆é
𝑦𝑦𝐵𝐵 = � � = (III.3)
𝐵𝐵+𝑆𝑆 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆
Bilan de matière
Bilan global
Bilan partiel
A = N F F + 0 = NR R + 0 (III.7)
A = NF F = NR R = N M M (III.8)
(a) (b)
Figure III.6. Diagrammes d’équilibres : (a) droite d’équilibre y = x, courbe d’équilibre y=f(x).
Bilan global
A = N0 F + 0 = NR R + 0 (III.14)
A = N 0 F = N n R n = NM M (III.15)
𝑁𝑁 𝑁𝑁 𝑜𝑜𝑜𝑜 N0
𝑀𝑀 � 𝑀𝑀 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐹𝐹 � 𝐹𝐹
𝑥𝑥𝑀𝑀 𝑥𝑥𝐹𝐹𝐹𝐹
Diagramme de Janecke
Bilan sur l’étage 1
𝐹𝐹 + 𝐸𝐸2 = 𝐸𝐸1 + 𝑅𝑅1
𝐹𝐹 − 𝐸𝐸1 = 𝑅𝑅1 − 𝐸𝐸2 = ∆ (III.16)
Bilan sur l’étage n
A = N 0 F = N n R n = NM M = N ∆ ∆
A A N0 F Nn Rn
N∆ = = = = (III.19)
∆ 𝐹𝐹−𝐸𝐸1 𝐹𝐹−𝐸𝐸1 𝐹𝐹−𝐸𝐸1
Figure III.7. Diagrammes de Janecke pour l’extraction solide liquide à contre courant.
la vitesse de transfert du solvant de la solution en vrac à la surface solide est assez rapide ;
la vitesse de transfert du solvant dans le solide peut être quelque peu rapide ou lente.
Ce ne sont pas, dans la plupart des cas, les étapes limitant la vitesse dans le processus global de
lixiviation. Le transfert de solvant se produit généralement au départ lorsque les particules sont
d'abord mises en contact avec le solvant. La dissolution du soluté dans le solvant à l'intérieur du
solide peut être un processus de dissolution physique simple ou une réaction chimique réelle qui
libère le soluté pour dissolution. Notre connaissance du processus de dissolution est limitée et le
mécanisme peut être différent dans chaque solide.
La vitesse de diffusion du soluté à travers le solide et le solvant vers la surface du solide est souvent
la résistance de contrôle dans le processus global de lixiviation et peut dépendre d'un certain
nombre de facteurs différents. Si le solide est constitué d'une structure solide poreuse inerte avec le
soluté et le solvant dans les pores du solide. La fraction de vide et la tortuosité sont nécessaires.
Dans les substances biologiques ou naturelles, une complexité supplémentaire se produit en raison
des cellules présentes. Lors du lessivage de fines tranches de betterave sucrière, environ un
cinquième des cellules est rompu lors du tranchage des betteraves. La lixiviation du sucre
s'apparente alors à un processus de lavage. Dans les cellules restantes, le sucre doit se diffuser à
travers les parois cellulaires. Le résultat net des deux processus de transfert ne suit pas la simple loi
de diffusion à diffusivité effective constante.
Avec le soja, les haricots entiers ne peuvent pas être lessivés efficacement. Le laminage et
l'écaillage des graines de soja rompent les parois cellulaires de sorte que le solvant peut pénétrer
plus facilement par capillarité. La vitesse de diffusion du soluté d'huile de soja à partir des flocons
de soja ne permet pas une interprétation simple. Une méthode pour concevoir des extracteurs à
grande échelle est donnée en utilisant des expériences de laboratoire à petite échelle.
La résistance au transfert de masse du soluté de la surface solide au solvant en vrac est en générale
assez faible comparée à la résistance à la diffusion à l'intérieur du solide lui-même. Ceci a été
trouvé pour la lixiviation du soja où le degré d'agitation du solvant externe n'a pas d'effet
appréciable sur la vitesse d'extraction.
Lorsqu’une matière est dissoute du solide vers la solution de solvant, cependant, la vitesse de
transfert de masse de la surface solide vers le liquide est le facteur de contrôle. Il n'y a pratiquement
aucune résistance dans la phase solide s'il s'agit d'un matériau pur. L'équation pour cela peut être
dérivée comme suit pour un système par lots. Ce qui suit peut également être utilisé pour le cas où
la diffusion dans le solide est très rapide par rapport à la diffusion à partir de la particule.
Le taux de transfert de masse du soluté A dissous vers la solution de volume V (m3) est :
�𝐵𝐵
𝑁𝑁
= 𝑘𝑘𝐿𝐿 (𝐶𝐶𝐵𝐵𝐵𝐵 − 𝐶𝐶𝐵𝐵 ) (III.20)
𝐴𝐴
𝑉𝑉𝑉𝑉𝑐𝑐𝐵𝐵
�𝐵𝐵 = 𝐴𝐴𝑘𝑘𝐿𝐿 (𝐶𝐶𝐵𝐵𝐵𝐵 − 𝐶𝐶𝐵𝐵 )
= 𝑁𝑁 (III.22)
𝑑𝑑𝑑𝑑
𝐶𝐶𝐵𝐵𝐵𝐵 −𝐶𝐶𝐵𝐵
= 𝑒𝑒 −(𝑘𝑘𝐿𝐿𝐴𝐴⁄𝑉𝑉)𝑡𝑡 (III.24)
𝐶𝐶𝐵𝐵𝐵𝐵 −𝐶𝐶𝐵𝐵0
Si le matériau soluble forme une proportion élevée du solide total, une désintégration des particules
peut se produire. Si le solide se dissout complètement, la zone interfaciale change
considérablement. De plus, le coefficient de transfert de masse peut alors changer.
Si les particules sont très petites, le coefficient de transfert de masse à la particule dans un système
agité peut être prédit par les équations suivantes :
2𝐷𝐷𝐴𝐴𝐴𝐴 1⁄3
−2 ⁄3 ∆𝜌𝜌𝜇𝜇𝑐𝑐 𝑔𝑔
𝑘𝑘𝐿𝐿′ = + 0.31𝑁𝑁𝑠𝑠𝑠𝑠 � 2 � (III.25)
𝐷𝐷𝑃𝑃 𝜌𝜌𝑐𝑐
Pour les particules plus grosses qui sont habituellement présentes dans la lixiviation, l'équation pour
prédire le coefficient de transfert de masse 𝑘𝑘𝐿𝐿 dans les récipients de mélange agités est donnée :
1⁄ 3
−1 ⁄2 ∆𝜌𝜌𝜇𝜇𝑐𝑐𝑔𝑔
𝑘𝑘𝐿𝐿′ = 0.42𝑁𝑁𝑠𝑠𝑠𝑠 � 2 � (III.26)
𝜌𝜌𝑐𝑐
⁄
2 3 (𝑃𝑃⁄𝑉𝑉)𝜇𝜇𝑐𝑐 1⁄4
𝑘𝑘𝐿𝐿′ 𝑁𝑁𝑠𝑠𝑠𝑠 = 0.13 � � (III.27)
𝜌𝜌𝑐𝑐2
𝑃𝑃 : Pression
𝑉𝑉 : Volume
Dans le cas où la diffusion à l'état instable dans le solide est la résistance de contrôle à la lixiviation
du soluté par un solvant externe, les approximations suivantes peuvent être utilisées. Si la
diffusivité moyenne D Aeff du soluté B est approximativement constante, alors pour l'extraction par
lots. Les équations de transfert de masse à l'état instable peuvent être utilisées comme indiquées
dans l’équation suivante :
𝜕𝜕𝐶𝐶𝐵𝐵
𝑁𝑁𝐵𝐵𝐵𝐵 = −𝐷𝐷
𝜕𝜕𝜕𝜕
Figure III.9. Conduction à l'état instable et température moyenne pour une résistance de surface
négligeable.
III.7. Exercices
III.7.1. Exercices Résolues
Exercice n°1
Prédiction du temps de lixiviation par lots
Les particules ayant un diamètre moyen d'environ 2 mm sont lessivées dans un appareil du type
discontinu avec un grand volume de solvant. La concentration de soluté B dans le solvant est
maintenue approximativement constante. Un temps de 3.11 h est nécessaire pour lessiver 80% du
soluté disponible du solide. En supposant que la diffusion dans le solide est régulatrice et que la
diffusivité effective est constante.
− Calculer le temps de lixiviation si la taille des particules est réduite à 1.5 mm.
Solution
Pour une extraction à 80%, la fraction non extraite Es = 0.2, une valeur de D Aeff est la diffusivité
effective en mm2 /s, t est le temps en s, et a est le rayon en mm. Pour la même fraction Es, la valeur
de D Aeff t /a2 est constante pour une taille différente. D'où,
𝑡𝑡1 𝑎𝑎22
𝑡𝑡2 = 2
𝑎𝑎1
(1.5⁄2)2
𝑡𝑡2 = (3.11) = 1.75ℎ
(2⁄2)2
Exercice n°2
Lors d’une lixiviation d’un seul étage de l’huile de soja à partir de graines de soja en flacon avec
l’hexane 100 kg de soja contenant 20% de l’huile sont lessivés avec 100kg d’hexane pur. La valeur
de N pour la suspension est essentiellement constante à 1.5kg.
𝑁𝑁 =? 𝐸𝐸 =?
Calculer les quantités et les compositions 𝑀𝑀 � 𝑀𝑀 �
𝑥𝑥𝑀𝑀 =? 𝑅𝑅 =?
Solution
Données :
𝐹𝐹 = 𝐴𝐴 + 𝐵𝐵
𝑦𝑦 = 0.8
𝑦𝑦𝐹𝐹𝐹𝐹 + 𝑦𝑦𝐹𝐹𝐹𝐹 = 1 � 𝐹𝐹𝐹𝐹
𝑦𝑦𝐹𝐹𝐹𝐹 = 0.2
𝑁𝑁𝑅𝑅 = 1.5
M=B+S
𝐵𝐵 = 𝑦𝑦𝐹𝐹𝐹𝐹 𝐹𝐹 = 0.2(100) = 20𝑘𝑘𝑘𝑘
𝐹𝐹 = 𝐴𝐴 + 𝐵𝐵
𝑦𝑦 = 0.8
𝑦𝑦𝐹𝐹𝐹𝐹 + 𝑦𝑦𝐹𝐹𝐹𝐹 = 1 � 𝐹𝐹𝐹𝐹
𝑦𝑦𝐹𝐹𝐹𝐹 = 0.2
A 80
𝐴𝐴 = NR R ⇒R = = ⇒ R = 53.5kg
NR 1.5
A 80
A = NFF⇒NF = = ⇒NF = 4kg
F 100
𝑅𝑅 = 53.5𝑘𝑘𝑘𝑘
�
𝑅𝑅 = 66.7𝑘𝑘𝑘𝑘
Exercice n°3
Lixiviation à contre –courant de l’huile de farine
Un système à plusieurs étages à contre-courant doit être utilisé pour lessiver l’huile de farine avec le
solvant de benzène. Le procédé de lixiviation consiste à traiter 2000kg/h de farine solide inerte frais
contenant 800kg de l’huile par 50kg de solvant pur. Le débit d’entrée du mélange de solvant frais
contient 1310kg de benzène et 20kg d’huile par heure. Les solides lessivés doivent 120 kg d’huile.
Les données d’équilibres sont présentées dans le tableau suivant.
N 1.61 2 1.98 1.94 1.89 1.82 1.75 1.68
- Calculez les flux de sortie, les compositions et le nombre d'étapes d’étage théoriques
nécessaires.
Solution
𝑆𝑆 = 1310𝑘𝑘𝑘𝑘/ℎ
𝐸𝐸𝑛𝑛+1 �
𝐵𝐵 = 20𝑘𝑘𝑘𝑘/ℎ
𝐴𝐴 =?
𝑅𝑅𝑛𝑛 � −−
𝐵𝐵 = 120𝑘𝑘𝑘𝑘/ℎ
𝐸𝐸1 = ?
�𝑅𝑅𝑛𝑛 = ?
𝑛𝑛 =?
Bilan global
𝑀𝑀 = 𝐹𝐹 + 𝐸𝐸𝑛𝑛+1 = 𝑅𝑅𝑛𝑛 + 𝐸𝐸1
𝑀𝑀 = 𝐹𝐹 + 𝐸𝐸𝑛𝑛+1 = 850 + 1130 = 2180𝑘𝑘𝑘𝑘/ℎ
Bilan partiel
MxM = Fy0 + 𝐸𝐸𝑛𝑛+1 xn+1 = 𝐸𝐸1 x1E + 𝑅𝑅𝑛𝑛 yn
Fy0 + 𝐸𝐸𝑛𝑛+1 xn+1 850(0.941) + 1330(0.015)
xM = = ⇒ xM = 0.376
M 2180
𝐴𝐴 2000
𝐴𝐴 = 𝑀𝑀𝑁𝑁𝑀𝑀 ⇒ 𝑁𝑁𝑀𝑀 = = ⇒ 𝑁𝑁𝑀𝑀 = 0.918
𝑀𝑀 2180
𝒙𝒙 = 𝟎𝟎. 𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑
𝑴𝑴 � 𝑴𝑴𝑴𝑴
𝑵𝑵𝑴𝑴 = 𝟎𝟎. 𝟗𝟗𝟗𝟗𝟗𝟗
𝐴𝐴 2000 50 5
Pour trouver le point P, 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 = 𝑡𝑡𝑡𝑡 ∝= = = =
𝐵𝐵 120 3 0.3
04 d’étages théoriques
Un système à plusieurs étages à contre-courant doit être utilisé pur lessiver l’huile de Jasmine avec
le solvant cyclohexane. Le procédé de lixiviation consiste à traiter 100kg/h de fleurs de Jasmine
frais contenant 20% de l’huile par 150kg/h de solvant pur. La valeur de N pour la suspension est
essentiellement constante à 4.7. Les données d’équilibres sont présentées dans le tableau suivant.
N 5 3.88 2.5 1.69 1.37
𝒚𝒚𝑩𝑩 0 0.2 0.4 0.6 0.81
- Calculez les flux de sortie, les compositions et le nombre d'étapes d’étage théoriques
nécessaires pour la quantité de l’huile dans le résidu est égale à 0.03.
IV.1. Introduction
L'agitation est une opération très ancienne, qui est progressivement passée de l'état d'art à l'état de
science, grâce aux nombreuses études expérimentales entreprises et au développement des outils de
mécanique des fluides numériques.
L'opération de mélange en général et d'agitation en particulier est très répandue en génie des
procédés ; elle peut avoir des applications diverses :
mélange de fluides miscibles (ou encore homogénéisation) : La qualité du mélange pourra
être exprimée en terme d'échelle de micro-mélange. Une contrainte de temps de mélange
peut également apparaître. (neutralisation, acidification, polymérisation).
suspension de solides pulvérulents : Il s'agit ici de maintenir en suspension des particules ; la
suspension pouvant être partielle ou totale. Il faudra veiller à la contrainte de cisaillement,
afin d'éviter de détériorer les particules. (cristallisation, catalyse hétérogène).
dispersion liquide/liquide : dans le cas de liquide immiscible, on pourra souhaiter obtenir
une dispersion grossière -diamètres de gouttes > 10 μm- (extraction liquide/liquide), ou
stable - diamètres de gouttes de l'ordre de 1 μm- (fabrication de colles, cosmétiques, produits
alimentaires).
dispersion gaz/liquide : Il s'agit de mettre en contact le gaz et le liquide afin de réaliser dans
les meilleures conditions une absorption avec ou sans réaction chimique. Il faut veiller à ne
pas engorger le mobile. (fermentation, oxydation).
Pour toutes ces catégories, une fois l'objectif premier atteint, on pourra s'intéresser à la question de
la circulation, c'est-à-dire le problème des transferts de matières et de chaleur.
Industriellement, pour chacune des grandes catégories d'applications, deux types de problématiques
peuvent se poser : concevoir une cuve pour une nouvelle application, ou extrapoler une installation
existante.
L'agitation consiste à injecter dans une cuve de la quantité de mouvement par dissipation de
puissance mécanique via un organe rotatif plongé dans le milieu. Un système d'agitation sera donc
constitué d'une cuve, d'un arbre muni d'un mobile et mis en rotation par un moteur.
L’étude du mélange est essentielle pour réguler un procédé. Le mélange permet souvent de
contrôler l’efficacité des réacteurs chimiques. C'est-à-dire qu’il permet de contrôler le transfert de
masse, la réaction et ultérieurement les propriétés des produits désirés afin d’affecter le rendement,
la qualité et les coûts de production des produits désirés. Il est donc important de mentionner
quelques systèmes de mélange et comment ces derniers sont caractérisés avant de discuter des
surfaces libres et de la formation des vortex.
L’agitation est réalisée par la mise en mouvement de la phase liquide. Soit la masse est composée
de différentes substances et l’opération vise à homogénéiser celle-ci ou à mettre en contact des
réactifs pour qu’ils réagissent plus efficacement, soit le milieu est déjà homogène et l’opération
d’agitation est effectuée pour réaliser un transfert thermique ou un maintien de particules solides
en suspension.
Plusieurs modes d’agitation, peuvent être rencontrés dans les domaines industriels ou de recherche.
Ils sont très différents les uns par rapport aux autres, est parmi eux :
Cette technique d’agitation est faite par un dispositif rotatif (le bras tourne à l’intérieur de la cuve et
sur lui-même), le système d’agitation est de forme et de taille variable. Ils plongent au sein de la
cuve qui contient les substances à mélanger. Pour améliorer l’efficacité du mélange, des chicanes
peuvent être mises dans la cuve ou plusieurs hélices à différents niveaux.
L’agitation magnétique est de loin la plus pratique et la plus simple à mettre en œuvre. On place un
barreau magnétique recouvert d’un revêtement inerte (le plus souvent TEFLON, quelque fois du
verre) dans le mélange à agiter, suivant les récipients, il existe différentes formes de barreau : des
barreaux simples pour les récipients à fond plat, en forme d’olive pour les ballons et en forme de
croix pour les tubes à essai. Le barreau magnétique présent dans le milieu est entraîné par un aimant
tournant situé sous le récipient.
Il existe environ 35 modèles de mélangeurs statiques disponibles actuellement sur le marché, et une
centaine de brevets ont été déposés. Les paramètres opératoires sur lesquels on peut jouer sont : le
débit du liquide et du gaz, l’augmentation du nombre d’éléments fixe et par conséquent la longueur
du mélangeur, la forme. Ceci améliore la dispersion du gaz, mais au prix d’une augmentation des
pertes de charge. Les mélangeurs statiques sont des obstacles fixes, plus ou moins hélicoïdaux,
placés dans une conduite pour y mélanger les flux transversalement de manière systématique, en
écoulement axial co-courant de type piston. Ils ne comportent pas de pièce mobile, mais la perte de
charge qu’ils provoquent apporte l’énergie nécessaire au mélange. Des formes très variées sont
proposées, plus ou moins ouvertes et complexes (Figure.IV.2), plusieurs éléments sont souvent
placés en série dans la conduite pour atteindre le degré de mélange souhaité. Ces mélangeurs sont
bien adaptés à de nombreux problèmes.
Le filet fluide passe sur une lame qui vibre à des fréquences ultrasoniques. L’utilisation de ce type
de mélangeur est répandue pour accélérer des réactions chimiques homogènes (liquides ou solides)
ou hétérogènes (liquide-solide).
Si la qualité du mélange n’est pas suffisante, on peut avoir recours au mélange par recirculation
pour améliorer l’homogénéité. Des produits étant coulés dans un bac après mélange en ligne, la
méthode consiste à recirculer pendant un certain temps les produits sur eux-mêmes. Une pompe les
aspire à la base du réservoir et les refoule également à la base dans une tubulure simple ou munie
d’un convergent intérieur qui projette le liquide à la façon d’un jet et provoque ainsi des courants
favorables au mélange.
Figure. IV.3. Principe d’un mélangeur par jet dans une cuve de stockage.
Ces appareils sont des récipients clos qui tournent sur eux-mêmes et contiennent les produits à
mélanger. Leurs formes très variables : cylindriques (peu efficaces), cubique (très répondue),
mélangeur a doublé cuve de forme de V (figure.IV.4). Certains appareils pilotes ou de laboratoire
permettent des mélanges plus rapides, grâce à un mouvement turbulent des récipients, le mélangeur
a cuve mobile ne peuvent être remplis qu’à 50% de leur volume total. Ils sont efficaces mais la
durée de mélange doit être bien établie et respectée, sinon il y a un risque de démêlages ou de
mauvaise homogénéité.
IV.3.1. Cuves
Les cuves utilisées dans les équipements d’un agitateur peuvent être de différentes formes selon
l'application. Ce sont soit des récipients cylindriques à fond plat, soit des récipients cylindriques
avec un fond rond et de forme rectangulaire comme le montre la figure IV.5. Les cuves à fond rond
sont utilisées principalement pour l'agitation solide-liquide tandis que les cuves à fond plates
servent mieux pour plusieurs types de fluides visqueux. Leurs diamètres peuvent aller de 10cm pour
des dispositifs de laboratoire à 10m et plus pour des installations industrielles. Généralement il
consiste en cuve intérieure et en cuve extérieure fabriquée en acier inoxydable, soudée à la cuve
intérieure se trouve un système de plaque ou de tube dans lequel circule un fluide caloporteur soit
un gaz réfrigérant (R22) pour le refroidissement ou une vapeur pour le chauffage.
Figure. IV.5. Cuves agitée :(a) cuve à fond plat ;(b) cuve à fond rond ; (c) cuve sphérique.
IV.3.2 Chicanes
Les chicanes sont des éléments importants dans les cuves agitées, ils améliorent l'efficacité du
mélange et éliminent la formation des zones de vortex. Cependant ils augmentent les besoins en
énergie dans la cuve de mélange. La présence des chicanes crée une circulation optimale du fluide
dans la cuve. Ils peuvent être fixés sur la paroi de la cuve ou peut être réglée à partir du mur. D’un
point de vue optimal, il est conseillé d’utiliser même nombre de contre-pales dans la cuve que de
nombre de pales de l’agitateur.
Trois notions définissent les actions qu’un mobile d’agitation généré dans une cuve : L’écoulement
du fluide, la turbulence et le cisaillement.
Écoulement
Un agitateur doit assurer une action de pompage par écoulement axial, radial et tangentiel :
Selon les propriétés rhéologiques des milieux agités, deux grandes catégories de mobile d’agitation
se distinguent : celles des fluides peu visqueux et celles des fluides très visqueux, pour s’adapter à
chaque cas, différentes formes de mobiles sont utilisées.
Les turbines Les turbines sont typiquement constituées de pales radiales et de pales verticales
montées sur un disque horizontal délivrant essentiellement un débit radial avec un fort cisaillement
en bout de pale (figure IV.8). Elles sont donc très souvent utilisées dès qu’il s’agit de fragmenter un
fluide en bulles ou en gouttes. Le modèle de base à pales plates dit turbine Rushton est caractérisé
par :
o le diamètre, souvent égal au tiers, sinon entre 1/5et 2/3 du diamètre du réacteur.
o le nombre de pales, le plus souvent égales à 6 ;
o les dimensions des pales rapportées au diamètre de la turbine, en particulier largeur
entre 1/10 et 1/4 du diamètre de la turbine.
De très nombreuses variantes se distinguent par le nombre, la forme, l’inclinaison des pales, leur
courbure ainsi que par la présence ou non d’un disque central. Les turbines exigent 10 à 20 fois plus
d’énergie que les hélices.
Pour les fluides très visqueux, l’agitation est réalisée surtout par des mobiles de grandes surfaces de
manière à éviter l’apparition des zones mortes et de cisaillement, mais tournant à faible vitesse pour
A. Agitateurs à pales
Agitateurs bipales
Les agitateurs bipales (figure. IV.10) ont la forme la plus simple. Le rapport du diamètre de
l’agitateur sur le diamètre de la cuve peut varier entre 0.5 et 0.9. Le rapport de la hauteur du bipale
sur le diamètre de la cuve peut varier entre 1/12 et 1/3. Lorsque ce rapport devient grand, dans ce
cas on parle d’agitateur de type cadre (ou feuille) et l’écoulement généré par ce type d’agitateur est
essentiellement tangentiel, par contre, lorsque ce rapport est faible, l’agitateur bipale se rapproche
d’un agitateur turbine et l’écoulement peut devenir à refoulement radial si la vitesse de rotation est
grande. Les bipales sont généralement utilisées pour des agitations douces avec des vitesses
linéaires en bout de pales variant entre 1.2 et 2.3 m.s-1.
Ancre
Les agitateurs à ancres (figure. IV.11) sont constitués d’un tube ou d’un ruban plat, en forme de U
de largeur réduite, qui tourne dans un plan diamétral à proximité de la paroi du réacteur. Ces types
d’agitateurs produisent un flux plutôt périphérique tangentiel et sont adaptés au brassage des
produits visqueux à proximité des parois. Le raclage des parois peut être associé, en particulier pour
améliorer le transfert de chaleur.
Agitateurs barrières
Les agitateurs barrières, (figure. IV.12) sont constitués par une association de plaques horizontales
ou verticales. Les vitesses de rotation sont généralement faibles pour réduire la consommation
d’énergie. Ils sont souvent utilisés pour l’agitation des grandes cuves surtout pour des opérations de
traitement des eaux.
B. Agitateurs hélicoïdaux
Ce type d’agitateur est recommandé pour les liquides visqueux ou très visqueux, travaillant dans la
gamme des nombres de Reynolds inférieurs à 1000.
Dans le cas de vis hélicoïdale (figure IV.13) l’écoulement axial crée au centre de la cuve est
canalisé vers le bas par des chicanes ou un tube de circulation qui enveloppe la vis. Par contre les
agitateurs à rubans hélicoïdaux (figure IV.13) raclent totalement la paroi, permettant ainsi la
circulation axiale du fluide le long de la paroi, ce qui s’avère intéressant lorsqu’il y a échange
thermique avec la paroi. On utilise ce genre d’agitateur dans les cas des fluides très visqueux
difficiles à mélanger, en associant les deux mobiles pour assurer une meilleure circulation et
éliminer les zones mortes. Dans ces cas particuliers, ils sont choisis pas inversés (figures IV.13).
Ces malaxeurs sont utilisés pour mélanger les produits de haute viscosité. Les mobiles, qui sont
généralement utilisés par paires (figure. IV.14), occupent un volume relatif important et ne laissent
qu’un faible entrefer entre les pales et la paroi de la cuve crée des efforts de cisaillement élevés.
Figure .IV.15. Domaines d’utilisation des divers types de mobiles en fonction de la viscosité du
fluide.
Tableau IV.1. Compare entre les différents avantages que présente chaque type d’agitation.
Mélangeurs statiques Cuves agitées
Faible occupation d’espace Occupation d’espace au sol importante
Faible coût d’investissement Fort coût d’investissement
Faible demande énergétique, sauf pour Fort coût énergétique
Le pompage
Pas d’éléments mobiles Nombreuses élémentsmobiles
Bon mélange à faible taux de cisaillement Risque d’endommagement de certains
constituants lié à des taux de cisaillement
localement élevés
Entretien rapide Grands volumes à nettoyer
Aucun risque de contamination avec un système Contamination avec des réservoirs ouverts
fermé Risques élevés de
Comme toute action physique, la mise en mouvement d’un liquide en vue de son mélange avec un
autre liquide, miscible ou non, ou bien en vue de la création d’une suspension solide, ou encore
pour favoriser la dispersion d’une phase gazeuse demande une certaine quantité d’énergie.
La connaissance du besoin énergétique est un critère nécessaire pour le calcul de la motorisation
mais aussi un élément essentiel pour la comparaison de l’efficacité de mobile entre eux, il y a un
nombre élevé de variables qui vont influencer sur la consommation énergétique, le tableau IV.2 au
dessous regroupe quelques paramètres agissant sur la consommation de cette dernière :
Tableau IV.2. Liste des paramètres agissant sur la consommation énergétique.
Ou bien encore :
𝑃𝑃
𝑁𝑁𝑝𝑝 = (IV.3)
𝜌𝜌𝑁𝑁 3 𝐷𝐷5
𝜌𝜌𝜌𝜌𝐷𝐷2
𝑅𝑅𝑅𝑅 = (IV.4)
𝜇𝜇
Le nombre de Froude du mobile d’agitation Fr, caractérise le rapport entre les forces d’inertie et les
forces de gravité. Il est donné par l’équation IV.5.
𝑁𝑁 2𝐷𝐷
𝐹𝐹𝐹𝐹 = (IV.5)
𝑔𝑔
Ou :
m est la viscosité du fluide (Pa.s)
g est l’accélération de la pesanteur (m/s2)
En régime laminaire, on peut montrer par l’analyse dimensionnelle que le nombre de puissance est
proportionnel à l’inverse du nombre de Reynolds :
𝐴𝐴
𝑁𝑁𝑁𝑁 = (IV.6)
𝑅𝑅𝑅𝑅
𝑃𝑃 = 𝐴𝐴𝐴𝐴𝑁𝑁 2 𝐷𝐷 3 (IV.7)
Agitateur A
𝑤𝑤 1 75
Turbine de Rushton, turbine sans disque à 6 pales droites �𝐷𝐷 = 5�
𝑤𝑤 1 50
Turbine de Rushton, turbine sans disque à 6 pales droites ou inclinées �𝐷𝐷 = 8�
Hélice 35 à 50
Ancre 200 à 300
Metzner et Otto (1957) ont développé un ensemble de propositions qui vise à unifier le traitement
de la puissance d'agitation dans le cas de fluides à comportements rhéologiques newtoniens et
pseudo plastiques.
Ces auteurs affirment que, pour un ensemble cuve/agitateur donné, et dans le cas des fluides
rhéofluidifiants ou du type Bingham opérés en régime laminaire ou en début de la zone de transition
(Re < 270), il existe une relation de proportionnalité entre le gradient de vitesse moyen obtenu dans
le fluide et la vitesse de rotation de l’agitateur, ce qui s’exprime par la relation :
La constante B ne dépond que des caractéristiques géométriques de l’ensemble cuve agitateur et est
indépendante de la rhéologie du fluide. La viscosité apparente s’écrit alors :
Divers résultats obtenus en appliquant la théorie de Metzner et Otto sont rassemblés dans le tableau
IV.4. Si certains auteurs ont bien vérifié l’indépendance de B par rapport à l’indice du
comportement n, d’autres ont noté des relations, essentiellement dans le cas de l’ancre, agitateur le
plus souvent étudié :
Référence Agitateur B
Hélice marin, turbine,
Koen (1978) agitateur à pale avec 7 < 7 < 𝐵𝐵 < 13
𝐷𝐷
< 13
𝑇𝑇
𝐷𝐷
Hiraoka et al., 1979 Agitateur bipale avec =
𝑇𝑇 6.8 < 𝐵𝐵 < 7.9
0.5
Edwards et al., 1976
Yap et al., 1979 Ruban hélicoidal B voisine de 30
Chowdhury et Tiwari
1979
Edwards et al., 1976
Ruban hélicoidal 𝐵𝐵 = 12
Edwards et al., 1976 Ancre :
𝐷𝐷 𝐶𝐶 𝐵𝐵 = 12
= 0.89, = 0.056,
𝑇𝑇 𝑇𝑇
𝑏𝑏
= 1.06
𝐷𝐷
Calderbank et Moo-
Dimension variables 𝑇𝑇 2 𝑛𝑛
Young (1959). 9 �𝐷𝐷� 4𝑛𝑛 𝑛𝑛−1
𝐵𝐵 = �9.5 + � � �
𝑇𝑇 2 3𝑛𝑛 + 1
9 �𝐷𝐷� − 1
Rieger et Novak (1973) 𝐷𝐷
= 0.90 2.21
𝑇𝑇 𝐵𝐵 = (𝑛𝑛)�𝑛𝑛−1�
𝐶𝐶
= 0.05
𝑇𝑇
𝑏𝑏
= 0.89
𝐷𝐷
𝑊𝑊
= 0.120
𝑇𝑇
Schilo (1969)
Dimensions variables. 𝐵𝐵
1
𝑇𝑇 2 𝑛𝑛−1
4𝜋𝜋 𝑛𝑛 �𝐷𝐷� − 0.75
= (0.96)10−2 � � � 𝑛𝑛 �
𝑛𝑛 𝑇𝑇 2
�� � − 0.75�
𝐷𝐷
Beckner et Smith
(1966) cités par Rieger Dimensions variables, 𝐷𝐷 (1−𝑛𝑛)
𝐷𝐷
avec 0.68 < < 0.96 𝐵𝐵 = �37 − 60 �1 − ��
et Novak (1973) 𝑇𝑇 𝑇𝑇
𝐷𝐷
0.68 < < 0.96
𝑇𝑇
Beckner et Smith (1966) notent également une diminution assez marquée de B avec n. Le tableau
𝑇𝑇
IV.4 montre aussi le sens de variation de B avec : Calderbank et Moo-Young (1959), Schilo
𝐷𝐷
𝑇𝑇
(1969) et Beckner et Smith (1966) s’accordent pour dire que B augmente avec 𝐷𝐷.
N est la vitesse de rotation [tr/s], 𝐶𝐶0 le couple à vide et 𝐶𝐶1 le couple en charge [tr/s]. En faisant
varier la vitesse de rotation, on obtient une série de la puissance qui va permettre de calculer le
nombre de puissance, puis de tracer la courbe caractéristique. Lorsqu’il n’est pas possible d’accéder
expérimentalement à la valeur de la consommation énergétique, on peut évaluer la puissance à
partir de résultats issus de la simulation numérique des écoulements développés dans la cuve.
Le débit de pompage 𝑄𝑄𝑃𝑃 est le débit du fluide qui traverse le volume balayé par l’agitateur en
rotation. Les débits sont calculés en intégrant les vitesses enregistrées autour de l’agitateur comme
cela est montré sur la figure IV.15. Pour une hélice fonctionnant un pompage vers le bas, le fluide
est refoulé axialement par le plan inférieur, le débit de pompage s’écrit donc :
𝑟𝑟 =𝑟𝑟 2
𝑄𝑄𝑃𝑃 = 𝜋𝜋 ∑𝑟𝑟𝑖𝑖𝑖𝑖 =0𝑚𝑚(𝑟𝑟𝑖𝑖+1 + 𝑟𝑟𝑖𝑖2 )𝑤𝑤𝑖𝑖 (IV.12)
𝑧𝑧
𝑄𝑄𝑃𝑃 = 2𝜋𝜋𝑟𝑟𝑚𝑚 ∑𝑧𝑧21 =0 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢 (IV.13)
𝑄𝑄
𝑁𝑁𝑁𝑁𝑃𝑃 = 𝑁𝑁𝐷𝐷𝑃𝑃3 (IV.14)
Il existe une relation entre la puissance consommée par un agitateur et sa capacité de pompage.
Nagase et al., 1977a et 1977b ont proposé quelques relations simples pour le régime d’écoulement
turbulent, qui permettent d’obtenir de bons ordres de grandeur :
𝐷𝐷 2
𝑁𝑁𝑃𝑃 = 2.3 �𝑁𝑁𝑁𝑁𝑃𝑃 � (IV.15)
𝑇𝑇
𝐷𝐷 2
𝑁𝑁𝑃𝑃 = 5.7 �𝑁𝑁𝑁𝑁𝑃𝑃 � (IV.16)
𝑇𝑇
𝐷𝐷 2
𝑁𝑁𝑃𝑃 = 8.1 �𝑁𝑁𝑁𝑁𝑃𝑃 � (IV.17)
𝑇𝑇
3
𝑁𝑁𝑄𝑄𝑃𝑃 𝐷𝐷 4
𝐸𝐸𝑃𝑃 = � � (IV.18)
𝑁𝑁𝑃𝑃 𝑇𝑇
L’efficacité de pompage est basée sur les capacités développées par l’agitateur placé dans un certain
contexte géométrique.
Le temps de mélange 𝑡𝑡𝑚𝑚 est la durée nécessaire de l’opération pour obtenir un degré de mélange
satisfaisant.
IV.6. Exercices
Exercice n°1
Une hélice marine est utilisée pour mélanger un fluide en régime laminaire. Le mobile a un
diamètre d A1 = 0.3 m et tourne à la vitesse de rotation N 1 = 1.5 Hz. Du fait de problèmes de
corrosion, cette hélice est remplacée par une hélice à double-flux à 2 bras de diamètre d A2 = 0.75 m.
On souhaite utiliser le même moteur d'agitation. (NB : En régime laminaire, la puissance requise est
telle que 𝑝𝑝 =̀ 𝑘𝑘 𝑁𝑁 2 𝑑𝑑𝐴𝐴3 , avec k' 1 = 1964 pour l'hélice initiale et k' 2 = 1748 pour l'hélice à double-
flux.)
− À quelle vitesse N2 doit tourner l'hélice à double-flux ?
Exercice n°2
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