Cartes Mentales
Cartes Mentales
Master MEEF
Mention 1erdegré
2ème année
CARTES MENTALES :
EN QUOI PEUVENT-ELLES AIDER LES ÉLÈVES À MÉMORISER LES
NOTIONS ?
———————————————————————————————————————————————
École Supérieure du Professorat et de l’Éducation de l’académie de Paris
10 rue Molitor, 75016 PARIS – tél. 01 40 50 25 92 – fax. 01 42 88 79 74
[Link]
TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION...........................................................................................................5
1. Origine..........................................................................................................................6
1.1. Schémas anciens....................................................................................................6
1.2. Tony Buzan............................................................................................................6
2. Définition......................................................................................................................7
2.1. Principes.................................................................................................................7
2.1.1. Principes généraux.........................................................................................7
2.1.2. Intelligences multiples....................................................................................7
2.2. Atouts.....................................................................................................................9
2.2.1. Organisation synthétique................................................................................9
2.2.2. Souplesse........................................................................................................9
2.2.3. Aspect ludique et visuel..................................................................................9
1. Contexte de la classe..................................................................................................14
2
1.1. Contexte général..................................................................................................14
1.2. Variables possibles...............................................................................................14
2. Dispositif.....................................................................................................................14
2.1. Utilisation et création...........................................................................................14
2.1.1. Lire...............................................................................................................15
2.1.2. Lire et copier................................................................................................16
2.1.3. Recopier et apprendre...................................................................................17
2.1.4. S’essayer à l’élaboration..............................................................................19
2.1.5. Séance d’éducation à l’image « Les pictogrammes »..................................19
2.1.6. Séance de vocabulaire « Les hyperonymes »...............................................20
2.2. Explicitation : Séquence dédiée à la méthode......................................................20
2.2.1. Test des 12 mots...........................................................................................20
2.2.2. Essai d’élaboration d’une carte mentale.......................................................21
2.2.3. Appropriation du concept.............................................................................21
3. Impressions et résultats.............................................................................................22
3.1. Premières rencontres : accueil.............................................................................22
3.2. Aspect graphique..................................................................................................23
3.3. Mémorisation.......................................................................................................23
1. Bénéfices de l’expérience...........................................................................................24
1.1. Dimension ludique et alternative.........................................................................24
1.2. Dimension collaborative......................................................................................24
1.3. Travail de compétences........................................................................................24
2. Ecueils et questions....................................................................................................25
2.1. Difficultés de l’enseignant...................................................................................25
2.2. Questionnements..................................................................................................25
2.2.1. Autonomie et guidage..................................................................................25
2.2.2. Différenciation.............................................................................................26
3
3.3.3. L’outil informatique.....................................................................................28
CONCLUSION..............................................................................................................30
RÉFÉRENCES..............................................................................................................31
1. Bibliographie..............................................................................................................31
2. Revues.........................................................................................................................31
3. Sitographie.................................................................................................................31
4
INTRODUCTION
Dès le début de cette première année, en charge d’une classe de CM1, j’ai été étonnée
par la difficulté des élèves face à l’écrit, en particulier, lorsque la séance s’articulait en trois
phases – situation découverte, institutionnalisation, entrainement – de nombreux élèves
étaient tellement longs à copier la leçon qu’ils perdaient beaucoup de temps qu’ils auraient dû
consacrer à l’entrainement, à la manipulation. Une solution peut être de distribuer des
photocopies mais cela fait courir le risque d’une collection de leçons dans le cahier dont les
élèves ne s’approprient pas les notions.
Si l’écrit reste à travailler le plus souvent possible, il ne doit pas devenir un obstacle aux
autres apprentissages et je cherchai donc un moyen d’alléger les synthèses élaborées en
classe, d’une part pour la difficulté de copie mais aussi et surtout pour les difficultés posées à
la relecture et donc à l’apprentissage, à la mémorisation. Ma préoccupation était donc de
chercher des moyens plus efficaces pour que l’élève puisse mieux lire, relire, comprendre,
s’imprégner et finalement se rappeler une leçon. Le coeur de cette interrogation est l’égalité
des élèves devant l’apprentissage et en particulier lorsqu’ils se retrouvent seuls devant la
leçon.
Étant moi-même plutôt scientifique que littéraire, j’avais une tendance à utiliser des
schémas pour m’aider à mémoriser mes cours, et lorsque je rencontrai des cartes mentales,
leur aspect logique et précis autant que simple et ludique me séduit. C’est pourquoi je décidai
de m’intéresser à leurs spécificités, à leurs avantages, qui de plus font écho aux différents
profils d’élèves et aux intelligences multiples. Je les utilisai donc en classe, tout d’abord
simplement pour récapituler des idées ou les notions à retenir, puis, pour accroitre leur
efficacité et l’enrôlement des élèves, je leur proposai d’en élaborer eux-mêmes.
J’expose donc ici le cadre théorique concernant les cartes mentales ou heuristiques, puis
je détaille l’expérience menée en classe, enfin je reviens sur les bénéfices observés, les
difficultés rencontrées ainsi que sur points essentiels à examiner si l’on veut introduire cet
outil en classe.
5
PARTIE I : CADRE THÉORIQUE
1. Origine
1.1. Schémas anciens
6
2. Définition
2.1. Principes
2.1.1. Principes généraux
Jean-Louis Lemoigne, spécialiste de la systémique et de l’épistémologie constructiviste
écrit : « une carte est une représentation qui permet de comprendre un système complexe en le
simplifiant pour découvrir son sens. Pour comprendre et donner du sens à un système
complexe, on doit le modéliser pour construire son sens »3.
La carte mentale, ou carte heuristique, permet donc d'organiser ses idées non plus de
manière linéaire mais sous forme d'un diagramme partant d'un noyau central et irradiant vers
d'autres niveaux d'information liés à ce thème central en suivant le cheminement associatif de
la pensée. Cela permet de libérer et de développer des capacités d'association, de
visualisation, de synthèse et de mémorisation. La méthode repose sur les principes suivants :
• Le sujet est placé au centre du schéma.
• Chaque branche principale et ses sous-branches ont une même couleur (différente à
chaque nouvelle branche)
• Les mots-clés sont écrits à chaque embranchement, si possible horizontalement pour
faciliter la lecture.
• Les lignes courbes sont privilégiées.
• Les idées sont hiérarchisées (les plus importantes proches du centre).
• Le sens de lecture se fait du centre vers l'extérieur et de la première branche à la
dernière dans le sens des aiguilles d'une montre.
• La créativité est recommandée : utilisation d'associations d'idées, de dessins, logos.
2.1.2. Intelligences multiples
La théorie des intelligences multiples est proposée en 1983 par Howard Gardner,
neurobiologiste et Professeur en cognition et en éducation à Harvard Graduate School of
Education, Professeur de psychologie à Harvard Université, face à l'utilisation outrancière de
tests de QI dans le cadre de l'orientation scolaire. En réhabilitant des aptitudes qui ne sont pas
mesurées par les tests classiques, cette théorie permet de réparer l'estime de soi des élèves, de
les aider à réfléchir à leur parcours d'apprentissage et de leur apprendre à apprendre : en leur
montrant qu’il n’y a pas une façon unique d’apprendre, H. Gardner veut aussi encourager les
étudiants à réfléchir à leur propre façon d’apprendre et souligne l’intérêt de la métacognition4.
7
Figure 2 : Carte mentale des intelligences multiples
Selon Lucas Gruez, professeur de collège, bénéficiaire du prix de l'innovation
pédagogique en 2015, les cartes heuristiques, par leur simplicité et leur polyvalence, sont un
outil indispensable pour gérer l'hétérogénéité des intelligences dans la classe. En effet, il
avance que la carte heuristique permet de mobiliser toutes les fonctions du cerveau et associe
à chaque intelligence de la théorie de H. Gardner un aspect de la carte mentale5 :
• la mise en relation des concepts – la structuration – fait appel à l'intelligence logico-
mathématique,
• l'utilisation de mots-clés et du vocabulaire précis à l'intelligence verbale, linguistique,
• la représentation visuelle dans l'espace de la feuille à l'intelligence spatiale,
• la dextérité nécessaire à la mise en forme à l'intelligence kinesthésique.
• le rythme des mots à l'intelligence musicale,
• la capacité à catégoriser les idées avec l'intelligence naturaliste,
• l'intelligence interpersonnelle est utilisée pour créer ensemble
• l'intelligence intrapersonnelle est nécessaire pour connaître ses objectifs personnels et
créer une carte mentale efficace et adaptée à ses objectifs propres.
Malgré ses limites (faiblesse des preuves scientifiques, absence de lien avec les
neurosciences), cette théorie présente des avantages incontestés : elle pose l’intelligence
comme n'étant pas une valeur linéaire et comparable (pas de classement des élèves) et permet
8
de prendre en compte les particularités des élèves, leurs différences d’approche dans les
apprentissages. De plus, H. Gardner ne considère pas ces capacités comme figées
définitivement mais comme étant à travailler et à développer, ce qui laisse place à la
progression.
2.2. Atouts
2.2.1. Organisation synthétique
Le principal atout de la carte mentale est de synthétiser sur une seule page de
nombreuses informations avec la possibilité de visualiser immédiatement la hiérarchisation
des idées de situer l’idée-force (au centre), de s’attarder sur des détails sans pour autant perdre
de vue le sens global. Les relations entre les concepts apparaissent au premier coup d’oeil.
2.2.2. Souplesse
Le deuxième atout est d’être un schéma utilisant l’arborescence et donc de se libérer de
la linéarité dans laquelle les notions à apprendre sont figées. Le système est souple et ouvert :
on peut toujours le compléter et ajouter de nouvelles notions, de nouvelles branches ou sous-
branches. Il est possible d’y représenter des relations complexes comme des boucles de
rétroaction. Cette souplesse permet également une circulation entre les mots-clés et laisse le
lecteur libre d’associations d’idées qui créent du sens et facilitent la mémorisation.
9
des informations dans la mémoire puis d’aller et venir en boucle, est indispensable à une
bonne mémorisation.
Cette division de la mémoire entre mémoires lexicale, visuelle, procédurale et mémoire
sémantique montre le bénéfice de travailler les concepts de différentes façons, sous différents
angles, par exemple sous forme de tableaux, de plans et de cartes mentales.
10
4. Enseigner avec des cartes heuristiques
4.1. Pourquoi ?
4.1.1. Contourner certaines difficultés d’apprentissage
Tout d’abord, l’interêt des cartes mentales peut se trouver amplifié chez des élèves
présentant des difficultés face à l’écrit, notamment en lecture. En effet, les informations sont
mises en évidence, le plus souvent par des mots isolés, les mots-clés, de façon claire et aérée
contrairement à des textes linéaires où elle est en quelque sorte noyée dans plusieurs lignes
voire plusieurs paragraphes. Initier certains élèves à cette technique peut faire gagner du
temps de copie ainsi que les aider dans la relecture.
4.1.4. Tissage
Selon Dominique Bucheton10, donner du sens aux apprentissages fait partie des gestes
professionnels que l’enseignant a dans son multi-agenda de préoccupations : c’est le tissage.
Et si les bons élèves effectuent le tissage par eux-mêmes, les élèves plus éloignés des codes
implicites de l’école n’arrivent pas à faire le lien entre les différentes tâches demandées. Ils est
donc indispensable que l’enseignant explicite les liens entre l’extérieur et l’intérieur de l’école
ainsi que les liens entres les différents apprentissages, entre les différentes tâches demandées.
Utilisée pour planifier une séance ou pour synthétiser un travail accompli 11, la carte mentale
est un outil idéal pour formuler ces relations, pour mettre en place le tissage au sens de D.
Bucheton et amener les élèves à une posture réflexive.
11
4.1.5. Composante méta-cognitive et autonomie
Comme D. Bucheton, Michel Grangeat montre que plus l'élève adopte une posture
active dans ses apprentissages, plus il a une attitude réflexive, plus il s'approprie et construit et
régule lui-même son apprentissage, avec l’étayage de l’enseignant, et plus il conduit ses
activités d’apprentissage avec succès. Cette attitude réflexive va de pair avec un
questionnement sur ses démarches, une plus grande autonomie et avec l’acquisition de
métaconnaissances12. La métacognition, conclut M. Grangeat13, est une condition pour
apprendre à l’école.
En apprenant à élaborer individuellement des cartes mentales, l’élève prend de la
distance, ne peut plus copier passivement une synthèse – même élaborée en groupe – mais
doit réinvestir les données et être actif dans la mise en forme de la synthèse. Il acquiert donc
des métaconnaissances, clés de la réussite scolaire.
12
d’étape. Dans ce cadre, elle peut être transférable en modèle a suivre : lorsqu’on s’inspirera de
la carte mentale-fiche de lecture d’un livre pour réaliser celle d’un autre livre. Pour travailler
la métacognition, on pourra également en faire des fiches de méthodologie14.
Enfin elle peut être le but d’un projet, quand par exemple, par sa simplicité de
compréhension, de décodage et son caractère intuitif, elle sera la forme finale d’un exposé.
13
PARTIE II : PRATIQUE PROFESSIONNELLE
1. Contexte de la classe
1.1. Contexte général
La classe que j’ai en charge en alternance en tant que PES est une classe de cycle 3
(CM1) avec une mixité sociale importante et un niveau très hétérogène. Il me semble encore
difficile de repérer les profils des élèves du point de vue des intelligences multiples, en
revanche, on peut facilement classer les postures d’élèves telles que décrites par D.
Bucheron16 en trois groupes où l’une ou l’autre des postures est la plus courante : le groupe
des élèves alternant entre postures première ou de refus (élèves au comportement difficile),
celui des élèves alternant entre posture scolaire et posture primaire, et enfin ceux et celles
alternant entre posture scolaire et réflexive (élèves qui connaissent le mieux les codes de
l’école). Le but est ici d’amener tous les élèves à adopter une posture réflexive le plus souvent
possible.
2. Dispositif
2.1. Utilisation et création
Pour amener la carte mentale dans la classe, dans l’univers des élèves, je suis partie de
deux principes : premièrement, c’est un outil complètement nouveau qu’aucun des élèves
n’avait rencontré auparavant et, selon le principe de Roland Goigoux du « pas d’avance »17, il
paraissait intéressant de commencer par une fréquentation de cartes mentales avant d’en
expliciter les principes et le fonctionnement. Deuxièmement, même si la présentation peut
sembler avoir un fonctionnement très intuitif, la carte mentale fait appel à des notions
relativement complexes, telles que la notion de mot-clé, ou la notion de classement logique
par thème. Partant de ces constats, j’ai élaboré une stratégie initiale qui se voulait progressive,
c’est-à-dire que je voulais introduire ce nouvel outil étape par étape, avec des contacts initiaux
en lecture, avec une distribution de cartes toutes faites aux élèves, puis les laisser recopier la
carte, avec une certaine liberté de diverger, pour arriver à les laisser créer leurs propres cartes.
16 Bucheton, Dominique et Soulé, Yves, « Les gestes professionnels et le jeu des postures de
l’enseignant dans la classe : un multi-agenda de préoccupations enchâssées » p.39
17 Goigoux, Roland, cité par le Groupe Français d’Éducation Nouvelle (GFEN) sur l’aide personnalisée
[Link]
14
2.1.1. Lire
a) Carte mentale « L’ordinateur ».
Pour une première rencontre avec l’outil, j’ai choisi, à l’occasion d’une séquence sur
l’ordinateur et les recherches internet en sciences, de recueillir les représentations initiales des
élèves au tableau en les plaçant au tableau sous la forme d’une carte mentale. Ce premier
contact, un recueil de représentations initiales, permettait de mettre les élèves en position de
spectateur de la carte mentale en train de se construire, tout en étant actif dans la recherche
d’idées. L’exercice en classe entière, avec la professeure utilisant le tableau comme un
brouillon est une situation connue et le besoin de regrouper les idées par thème est également
classique. La carte mentale permet de disposer les idées au tableau, puis à l’aide de branches
souples, de classer et regrouper facilement les idées. Pour les élèves, cette première rencontre
se faisait donc de façon intuitive puisque nous étions les co-acteurs de l’élaboration de la
carte.
15
Pour me concentrer sur l’aspect « remue-méninges » de la séance, et à la fois formaliser
l’outil carte mentale, la trace écrite a été distribuée à la séance suivante, réalisée avec un outil
informatique. Il était en effet intéressant et satisfaisant pour les élèves de retrouver leur travail
formalisé de cette façon.
b) Carte mentale « Catapulte Expérimentale »
De la même façon, un peu plus tard, après une séance de bilan de la séquence de
science, j’ai récapitulé et formalisé le travail oral effectué en classe, à la fois pour que les
élèves puissent garder une trace écrite sans réécrire une conclusion, tâche peu motivante et
redondante, et pour utiliser les qualités de la carte mentale, en particulier l’esprit de synthèse
et la logique inhérente à son mode de fonctionnement18.
16
2.1.3. Recopier et apprendre
a) Textes à trous
Pour évaluer la pertinence de l’outil, j’ai, dans un premier temps, proposé aux élèves
des textes à trous : un texte récapitulant les premières notions sur la phrase, proposé comme
une synthèse à garder dans le cahier de leçon, a montré que le classement par branche avait
été globalement bien compris par les élèves. En effet, chaque phrase à compléter
correspondait à un thème et les élèves ont facilement identifié à quel thème les mots
manquants correspondaient. Les erreurs se sont concentrées sur des permutations entre les
notions des groupes de mots de la phrase (sujet, groupe verbal et compléments de phrase).
G___ La phrase
La phrase est un groupe de mots qui commence par une………………………………………
et fnit par un ………………………………………
La phrase doit avoir du ……………………………………….
La phrase est le plus souvent composée d'un ……………………………………… et d'un
……………………………………………………………………………… :
• Le sujet est souvent un groupe nominal, un nom propre ou un pronom.
• Le groupe verbal (aussi appelé prédicat) est composé d'un verbe seul ou d'un groupe
de mots contenant le verbe et son ou ses complément(s).
Elle peut aussi comporter des ………………………………………………………………………………
24 Cf. annexe 5
17
La réussite à ce test peut être analysée de la façon suivante : pour les deux tiers de la
classe (qui atteignent complètement ou presque : A ou PA+), la carte mentale semble avoir été
une aide certaine puisqu’ils se souviennent de 7 mots sur 10 ou plus. A contrario, pour les
élèves fragiles, à qui la méthode doit s’adresser en priorité puisque ce sont eux qui ont le plus
de difficulté à mémoriser, les résultats sont très décevants puisqu’ils se souviennent de moins
de la moitié des termes à apprendre et on peut faire l’hypothèse qu’un certain nombre d’entre
eux n’a en fait pas fait l’effort d’essayer de les apprendre. La carte mentale n’a donc pas ici
joué le rôle attendu de mobilisation des élèves en refus devant l’apprentissage.
Pour autant, on peut également penser que cela n’invalide pas nécessairement les
hypothèses faites quant à son utilité pour ces cibles mais qu’il leur faut peut-être plus de
temps pour s’approprier la méthode.
b) Evaluation de géographie sur l’eau
La séquence de géographie intitulée « Notre consommation d’eau » fait partie d’un
projet de classe sur le développement durable regroupant d’autres séances de géographie –
« La consommation d’électricité », « Le réchauffement durable » – mais aussi des séances
d’éducation morale et civique – « Que puis-je faire pour ma planète ? », « Le conte du
colibri » – et des séances de sciences telles que « Comment trier les déchets par matière ? ».
Elle couvre elle-même de nombreux aspects de la consommation d’eau et élaborer la synthèse
de cette séquence sous forme de carte mentale25 était donc beaucoup plus ambitieux que les
expériences précédentes. Il s’agissait donc de découper la carte en plusieurs étapes pour que
les élèves soient capables de l’appréhender.
Dans un premier temps j’ai donc proposé aux élèves de recopier une première partie de
la carte correspondant à la première partie de la séquence : notre consommation d’eau – les
branches « notre consommation » et « comment l’économiser » – puis, sur la base du
volontariat, je proposai aux élèves de découvrir et copier des branches avec des informations
complémentaires – plutôt scientifiques « notre planète » et « les 3 états » – enfin, après le
travail sur les deux cycles de l’eau, je laissai un temps pour laisser les élèves élaborer les
branches correspondant à ces cycles à partir du schéma que nous avions élaboré auparavant.
La tâche de transfert des notions d’un schéma à l’autre s’est avérée trop difficile et il m’a fallu
montrer ma version de la carte pour que les élèves puissent compléter la leur.
La première observation que j’ai faite après cette séance concerne les interrogations des
élèves quant à ce qu’ils doivent apprendre : en effet, très souvent, dans des disciplines
scientifiques, certains élèves sont décontenancés face à leurs cahiers où se trouvent à la fois
les synthèses avec des connaissances à retenir mais également des travaux effectués sur des
textes, des images, des cartes dont les notions ne sont pas à savoir puisque que l’apprentissage
concerne plutôt un savoir-faire. Par exemple, ils ne doivent pas apprendre les zones ventées de
France mais savoir lire une légende pour savoir les repérer. Avec cette carte mentale
regroupant tous les savoirs essentiels de la leçon, ces élèves comprenaient mieux le cadre de
l’évaluation à venir et se sont montrés plus confiants. La réussite à cette évaluation a été bien
18
meilleure26 qu’aux évaluations de géographie précédentes, en particulier dans les parties de
contrôle de connaissances.
19
2.1.6. Séance de vocabulaire « Les hyperonymes »
Cette séance d’étude de la langue a pour but de travailler les liens sémantiques entre les
mots et de compléter le travail sur les synonymes et les antonymes déjà effectué en venant
ajouter un lien hiérarchique entre les mots. Lors d’un travail de vocabulaire, un mot pourra
donc être travaillé sous l’angle de sa famille et de la dérivation mais également sous celui de
ses liens sémantiques et/ou à travers sa polysémie. Comprendre cette hiérarchie entre
hyperonymes et hyponymes, revient à travailler les tris, les regroupements logiques et à
comprendre les concepts de « mot générique ». Ces mots génériques sont indispensable à la
création de branches de carte heuristique dont ils sont souvent les mots-clés.
Cette séance consiste à regrouper des mots par catégorie puis à leur donner des mots-
étiquettes qui seront les mots-génériques. Dans un deuxième temps, des exercices
d’entrainement proposent de retrouver le mot-générique caché dans une liste de termes
spécifiques, de chercher l’hyperonyme à partir d’une liste de mots, ou, à l’inverse, d’étendre
une liste d’hyponymes.
20
des élèves sont autour de 5 à 7 mots. Enfin, la carte mentale, organisée par catégorie de mots
est projetée et une grande majorité est capable de restituer la quasi totalité des mots. Ce test
très simple montre en quelques minutes l’intérêt de catégoriser les données pour les
mémoriser et propose la carte mentale comme méthode.
Liste des 12 mots
allumettes
avion
chat
cheval
eau
feu
neige
poussin
réfrigérateur
soleil
train
voiture Figure 8 : Carte mentale des 12 mots
A la suite de ce test, la carte mentale « Comment réussir sa carte mentale »30 est décrite,
commentée et explicitée collectivement.
21
à exprimer leurs idées interviennent, quant à la restitution écrite individuelle, c’est pour
beaucoup, comme je l’ai déjà mentionné, une tâche trop pénible, à la fois dans l’organisation
de leurs idées et dans la production d’écrit proprement dite. J’ai demandé aux élèves de
construire une carte mentale, en groupe, à partir des idées que leur avait inspirées ce film et
d’une série (identique pour tous les groupes) de 26 images des moments-clés de l’histoire.
Sans enjeu sur une mémorisation éventuelle, cela laissait une entière liberté de sélection, de
classement et de regroupement. Sur six groupes, trois ont produit des cartes mentales très
intéressantes et créatives33, regroupant les moments par type d’évènement (tristes, drôles,
bêtises, etc.) les décors ou les personnages. Deux groupes ont eu trop de difficultés à
s’entendre sur les thèmes à sélectionner pour terminer leur travail et un groupe n’a pas réussi
à se détacher de l’exercice classique de rangement par ordre chronologique malgré mes
interventions.
Dans un deuxième temps, nous avons visionné un film d’animation chinois 34 reprenant
un conte traditionnel et, pour préparer une production d’écrit – ajouter une étape au conte de
randonnée – nous avons élaboré collectivement une carte mentale d’analyse des étapes
classiques du conte de randonnée35. Cet exercice était plus formaté que le précédent car les
différentes étapes du conte – situation initiale, élément déclencheur, péripéties, dénouement,
situation finale – ne sont pas modifiables, et si pour certains, remplir les cases de la fiche-
élève était une tâche simple, pour d’autres ce travail de mise en correspondance d’un écrit au
tableau avec un schéma individuel reste hors de portée.
3. Impressions et résultats
3.1. Premières rencontres : accueil
Le tout premier contact avec une carte mentale (la formalisation du recueil des
représentations initiales sur les fonctions de l’ordinateur 36) a plutôt laissé les élèves
circonspects et dubitatifs, même si, assez vite, ils ont reconnu le travail collectif effectué la
veille et l’intérêt de classer les fonctions avait été explicité la veille lors de la prise de notes au
tableau. La deuxième rencontre, avec une carte récapitulant les étapes d’un projet de sciences
étalé dans le temps37 a nécessité une véritable explication de texte en particulier pour gérer la
quantité d’informations présentes sur une feuille et également en ce qui concerne le sens de
lecture, sens des aiguilles d’une montre et du centre vers l’extérieur.
Dans un deuxième temps, lorsqu’il s’est agi de recopier des cartes mentales, les
questions ont d’abord fusé, les élèves ayant du mal à utiliser la liberté laissée sur
l’organisation spatiale – ils sont habitués à devoir compter les carreaux – ou étaient
déboussolés à l’idée d’avoir le droit de dessiner des lignes courbes ou de choisir leurs
couleurs. Cependant, très vite, j’ai remarqué un changement net dans la mise en activité
33 Cf. annexe 12 : Histoire des arts, analyse d’un film
34 Te Wei, Les têtards à la recherche de leur maman, Chine, 1960
35 Cf. annexe 13 : Compréhension et analyse d’un conte
36 Cf. § II 2.1.1 Lire une carte mentale
37 Cf. annexe 2 : Carte mentale « une démarche expérimentale »
22
travail de ceux pour qui écrire reste une corvée et ce temps de copie est vite devenu une
respiration entre d’autre types de modalités de travail. En effet, tourner son cahier pour le
prendre horizontalement en format paysage, sortir sa trousse de feutres ou de crayons de
couleurs reste symboliquement synonyme de plaisir.
3.3. Mémorisation
S’il reste difficile d’évaluer objectivement l’impact des cartes mentales en les isolant
des autres facteurs jouant sur la réussite d’une évaluation, il n’en reste pas moins que les
parties de mémorisation liées à des cartes mentales telles que les connaissances sur la
consommation d’eau en France, les types de phrases ou les types d’énergies ont été
particulièrement bien réussies. Bien sûr, l’évaluation en cours moyen porte bien souvent
d’avantage sur des savoir-faire que sur des connaissances pures, mais il semble incontestable
que les connaissances mieux assimilées sur les mots interrogatifs auront eu des répercutions
sur les compétences acquises lors de manipulation de phrases interrogatives même si cela
reste difficile à mesurer.
23
PARTIE III : ANALYSE ET INTERPRÉTATION
1. Bénéfices de l’expérience
1.1. Dimension ludique et alternative
Pour capter l’attention et mobiliser les élèves tout au long de la journée, il est important
de varier les modalités de travail, les rythmes et les compétences travaillées – de l’oral
collectif à l’activité individuelle en passant par les travaux de groupe – et cela est d’autant
plus vrai devant une classe très hétérogène. Pour aller plus loin, varier les formes d’écrits est
également nécessaire, c’est pourquoi l’utilisation de cartes mentales se révèle intéressante :
dans cette classe, les moments consacrés à la copie active de cartes mentales se sont révélés
être des moments où les élèves se concentraient après des phases d’oral collectif, comme si la
dimension manuelle de l’exercice permettait une focalisation sur des aspects très concrets
Contrairement aux phases de copie, le côté ludique que j’ai mentionné plus haut, avec le
cahier tourné en format paysage, l’utilisation de feutres et l’oubli des contraintes de la règle et
la liberté de choisir l’utilisation de l’espace de la feuille suscitait plus d’enthousiasme.
24
De plus, l’analogie de fonctionnement d’une carte heuristique avec la logique des liens
hypertextes et de la navigation sur internet ne peut que développer des aptitudes dont ils
auront besoin dans leur vie étudiante future et ce, dès le collège.
2. Ecueils et questions
2.1. Difficultés de l’enseignant
Les difficultés que j’ai rencontrées découlent de celles des élèves. En effet, il a vite été
évident que les élèves ne pouvaient pas élaborer les synthèses du travail effectué en classe de
façon individuelle, ou peut-être que je n’arriverai pas à les laisser faire des choix qui ne
correspondraient pas à la logique que je pensais inhérente à une notion. Surtout qu’à l’école
élémentaire, les leçons ne s’adressent pas qu’à l’élève mais aussi à ses parents qui doivent
pouvoir comprendre les apprentissages menés en classe.
Par conséquent, même élaborées collectivement, les cartes mentales de la classe
restaient guidées par ma propre logique, mes propres classifications. Dans ce cadre, la
démarche reste fortement transmissive et la carte mentale peut perdre de son intérêt car sa
force est aussi de pouvoir refléter les choix de chacun. S’il n’y a pas d’appropriation par
l’élève qui effectue ses propres regroupements, choisi ses propres mots-clés, la méthode perd
de son efficacité. Devant cette double contrainte : des leçons complètes et lisibles mais un
besoin de rendre l’élève plus actif dans sa réalisation, j’ai choisi de prendre moins de risques
mais j’ai peut-être limité la portée de mon expérience.
Je reste pourtant enthousiaste vis-à-vis de la méthode car pour l’enseignant,
l’alternative, pour garder une trace écrite après le travail collectif est bien souvent une copie
du texte écrit au tableau, ce qui peut devenir fastidieux et parfois chronophage ou une
distribution de photocopies qui même lues et décryptées en classe peuvent finir collées et
oubliées dans le cahier de leçons voire au fond du cartable. Les options entre les deux de
textes à compléter atténuent quelque peu les inconvénients mais la carte mentale peut apporter
une réelle alternative pour garder une trace écrite.
2.2. Questionnements
2.2.1. Autonomie et guidage
De nombreux questionnements ont accompagné mon expérience avec les cartes
mentales, en particulier sur la frontière à placer et déplacer entre la partie guidée et la partie
individuelle. En effet, comme je l’ai écrit, plus la part individuelle est importante, plus l’élève
est acteur dans la construction et plus la carte reflètera la logique de celui à qui elle est
destinée et plus la mémorisation sera facilitée. Mais l’enseignant doit veiller à ce que la carte
soit complète et exacte. J’ai donc choisi de varier les modalités : proposant au début des cartes
à recopier entièrement, sans mentionner du tout la possibilité d’apporter des changements –
que ce soit de couleurs ou dans la disposition des branches – puis des cartes avec des espaces
de liberté limités, en particulier lorsque la construction se faisait par étape – la gestion de
25
l’espace de la feuille devenant plus personnelle – ou des cartes à compléter, soit par des mots-
clés comme la carte du conte des têtards 39, soit par des logos comme par exemple pour celle
des énergies40.
2.2.2. Différenciation
Mon deuxième questionnement concerne la différenciation : en effet, si les cartes
heuristiques peuvent apporter une aide à certains élèves, d’autres sont certainement plus à
l’aise avec une synthèse plus classique sous forme de texte. Faut-il ne proposer les cartes
mentales qu'à certains élèves ? Mais, dans ce cas, comment repérer les élèves pour qui elles
seraient bénéfiques ? Comme déjà écrit plus haut41, les cartes mentales font appel à de
nombreuses compétences peu travaillées dans le cadre de la classe, il est donc bénéfique pour
tous de les travailler, bénéfique pour ceux dont elles sont le point fort car cela les aide mais
aussi bénéfique pour les élèves qui ont des intelligences plus classiques car cela développe
d’autres capacités.
En particulier, la lecture aussi bien que l’élaboration des cartes développe la logique et
la faculté d’effectuer tris, groupements et d’identifier les thèmes et sous-thèmes en leur
donnant un titre, un mot-clé, ce qui est une compétence transdisciplinaire indispensable.
Inversement, pour les intelligences plus synthétiques, le besoin de développer les branches par
associativité d’idées peut aussi aider à développer des compétences moins acquises.
26
De la même façon, une méthodologie d’apprentissage et de mémorisation doit être
travaillée en classe42 car apprendre une leçon s’apprend également. On pourra donc proposer
une méthode pour mémoriser la carte en utilisant tous les indices et en procédant par étape :
tout d’abord observer la carte puis fermer les yeux pour visualiser chaque branche, sa couleur,
le logo associé, ensuite s’essayer à reproduire ces branches et, cahier fermé, à y accoler le
mot-clé correspondant. Dans un deuxième temps s’intéresser au développement de chaque
branche, une par une, pour retenir les idées associées.
27
La logique graphique de gestion de l’espace, de mise en relation d’idées et de concepts
et de tris et regroupements peut également être mise en relation avec la discipline des
mathématiques de gestion des données. En effet, la lecture et la construction de graphiques a
de nombreux points communs avec celle des cartes mentales. Là aussi, l’éducation morale et
civique intervient car notre société regorge de schémas, de graphiques, d’infographies et
d’images de tout type à décoder et cette éducation forme le citoyen responsable et informé de
demain.
Comme développé ci-dessus43, il est également indispensable, en français, de travailler
sur les relations hiérarchiques entre les mots et plus généralement sur les relations
sémantiques et étudier les concepts de mot-générique, de mot-clé ainsi que sur la nature des
mots. Par ailleurs, il pourrait également être intéressant de partir de cartes mentales créées par
différents élèves pour comparer les choix opérés et initier un travail sur le vocabulaire.
D’ailleurs, les cartes mentales s’avèrent aussi très pertinentes lors de remue-méninges, en
particulier lors de séances de vocabulaire44.
28
L’utilisation de cartes mentales dans la classe m’a permis peu à peu de plus faire
confiance aux élèves, de prendre du recul par rapport à ce contrôle trop présent mais
également à replacer des tâches « élémentarisées46 » et éclatées en contexte, enfin, de
permettre aux élèves de revenir sur leurs apprentissages, de développer leurs
métaconnaissances. Faire élaborer des cartes mentales a contribué à ma prise de recul vis-à-
vis de ma relation aux élèves, à tisser du lien entre apprentissages et à me faire comprendre à
quel point la construction de l’autonomie est nécessaire.
Mon but, maintenant, est de passer de cette posture de contrôle à plus de lâcher-prise et
d’accompagnement. Elaborer une carte heuristique contribue à lever une partie de l’implicite
métacognitif et m’a aidée à faire comprendre le lien entre les différentes phases d’une
séquence, ce qui responsabilise les élèves et les implique plus dans leur apprentissage. Je
voudrais aller plus loin dans cette démarche ; je pense d’ailleurs qu’il serait profitable de
présenter les différentes branches de la carte mentale en début de séance et les développer
ensuite pour un enseignement plus explicite qui construit l’autonomie des élèves.
46 Découpage par l’enseignant des tâches complexes en micro-tâches facilement réalisables par les
élèves.
29
CONCLUSION
L’expérience menée en classe montre que les cartes mentales peuvent être une aide
précieuse dans l’apprentissage des élèves : en effet, en élaborant une carte de synthèse, on
mène une réflexion sur les apprentissages et le travail effectué lors de la séquence. En
choisissant les thèmes principaux, en regroupant des notions, les élèves sont amenés à avoir
une réelle attitude réflexive sur leur activité. Même si l’effet sur la mémorisation reste
difficilement mesurable dans des conditions normales de fonctionnement de la classe, les
résultats aux évaluations ont été sensiblement meilleurs lorsque les leçons incluaient une carte
mentale récapitulative. D’autre part, bien que pas immédiate, l’adhésion à la méthode a
permis à des élèves en difficulté de plus s’impliquer, se mobiliser, de mieux se concentrer et
de prendre du plaisir en classe. Cette attitude plus positive face à l’apprentissage favorise
également la mémorisation.
Comme cet outil est très différent des synthèses linéaires proposées classiquement aux
élèves et qu’il est complexe, il n’est pas forcément intuitif et peut causer une surcharge
cognitive. Un temps d’adaptation, d’apprentissage est nécessaire, en particulier pour les
élèves qu’il est destiné à aider le plus. La découverte de la méthode doit également être
accompagnée par de nombreux projets concernant son aspect visuel, la logique synthétique et
les codes implicites qu’elle utilise pour anticiper les blocages et armer les élèves des prérequis
nécessaires pour devenir autonome dans l’élaboration de leurs cartes mentales.
In fine, je pense que les résultats de l’apprentissage des cartes mentales dès l’école
élémentaire peut surtout s’avérer profitable sur le long terme, d’une part car cette méthode
peut les rendre autonomes pour construire leurs propres synthèses – compétence indispensable
dans la suite de leurs études – et d’autre part, car cela fait travailler de nombreuses
compétences indispensables au développement de toutes les intelligences.
30
RÉFÉRENCES
1. Bibliographie
Buzan, Tony & Barry, Mind Map - Dessine-moi l'intelligence, Paris, Editions
d'Organisation, 1995, 2003, 2004 (325p.).
Delangaigne, Xavier et Mongin, Pierre, Boostez ́otre efficacite áec Freemind, Paris,
Editions Eyrolles, 2010, (313 p.).
Lauzeille, Muriel, Utiliser les cartes mentales à l’ecole, Paris, Retz, 2017, (176 p.).
Lieury, Alain, Manuel ́isuel de psychologie pour l’enseignant, Paris, Dunod, 2010,
(232 pages)
Grangeat, Michel et Meirieu, Philippe, La métacognition, une aide au travail des élèves,
Paris, ESF éditeur, 1999, (p. 172).
Mongin, Pierre et De Broeck, Fabienne, Enseigner autrement áec le mind-mapping
DUNOD, 2016, Malakoff, 191 pages
2. Revues
Lieury Alain, « Mémoire et apprentissages scolaires », réue de didactologie des
langues-cultures, 2003/2, N°130, p. 179- 186.
Floc’h, Benoît, « Clavier ou stylo ? La question hante les amphis. », Le Monde, 29 mai
2014.
3. Sitographie
Gruez, Lucas, « Cartographie subjective de pratiques pédagogiques: cartes heuristiques,
Intelligences Multiples, usages du numériques », blog Classemapping,
[Link] (consulté le 20 février 2018)
Canopé, « Intelligences multiples », Canope (academie d’Amiens), [Link]
[Link]/cddpoise/blog_mediatheque/?p=15050 (consulté le 20 février 2018)
Abdelgaber, Sylvie, « Les intelligences multiples, Interview de Howard Gardner »,
Cahiers Pedagogiques, [Link]
(consulté le 20 février 2018)
Bucheton, Dominique et Soulé, Yves, « Les gestes professionnels et le jeu des postures
de l’enseignant dans la classe : un multi-agenda de préoccupations enchâssées », Education &
Didactique, [Link] (consulté le 20 février
2018)
Plateforme néopass@ction, « Les postures élèves », Institut Français de l’Education
(ifé), [Link] (consulté le 20 février
2018)
31
Sciences Cognitives, Comment Changer l’Ecole, « Cartes mentales, outils de
mémorisation », Sciences Cognitíes, [Link]
memorisation/ (consulté le 20 février 2018)
Pédagogie dans l’enseignement supérieur, « Glossaire, entrée: métacocgnition », Paris-
Descartes, [Link]
concept&courseid=430&eid=1689&displayformat=dictionary (consulté le 20 avril 2018)
Framindmap, Framasoft, [Link] (consulté le 20
avril)
32
ANNEXES
© Lucas Gruez
Annexe 2 : Carte mentale « Une démarche expérimentale » (Sciences)
Exemple de carte mentale
synthèse d’un projet interdisciplinaire
Annexe 3 : Carte mentale « Charlemagne » (Histoire)
Exemple de carte mentale
Carte élaborée à l’issue d’une séquence d’histoire
« Charlemagne »
Annexe 4 : Carte mentale « La phrase » ( Grammaire)
1. Modèle
2. Travaux d’élèves
3. Texte à trous proposé
Annexe 5 : Carte mentale « La Sainte-Chapelle » ( Histoire des arts)
Carte élaborée à l’issue d’un travail sur l’architecture gothique et d’une visite à la Sainte-Chapelle
« Sainte_Chapelle »
2. Travaux d’élèves
3. Evaluation
4. Résultats de l’évaluation
Annexe 6 : Carte mentale « L’eau » (Géographie)
1. Fiche de Séquence
3. Schéma du cycle de l’eau proposé comme modèle de la branche « Petit cycle » de la carte mentale
4. Chronologie de l’élaboration de la carte mentale
2. Travaux d’élèves
2. Carte mentale « Tri des déchets »
3. Carte mentale « Phrase interrogative »
4. Carte mentale « Eolienne »
5. Carte mentale « Energie » à compléter avec des logos
Annexe 8 : Séquence d’éducation à l’image « Les pictogrammes »
Vocabulaire : Compétences :
• mot-générique • Mise en réseau de mots (groupements par champ
• étiquette lexical).
• mot particulier • Analyse du sens des mots : catégorisations (termes
• liste génériques/spécifiques).
• tri / groupement
Prérequis : Synonymes / antonymes / Utilisation du dictionnaire / Sciences : catégorisation du
vivant
Prolongement : Elaboration de cartes mentales
Séance 1 – Découverte Objectifs :
• Effectuer des regroupements sémantiques
• Trouver un hyperonyme à partir d ‘une liste
Séance 2 – Jeux lexicaux Objectifs :
• Entrainement
• Repérer l’hyperonyme dans une liste
• Prolonger une liste d’hyponymes
• Repérer le mot particulier et le mot générique d’une
paire
Séance 3 – Entrainement 2 Objectifs :
• Entrainement
• Trouver l’hyperonyme d’une liste
• Utiliser un hyperonyme comme reprise anaphorique
Séance 4 – Evaluation Objectifs :
• Evaluer les acquis et la compréhension de la relation
hyperonyme/hyponyme
Annexe 10 : Séquence de métacognition et de méthodologie des cartes mentales
1. Fiche de préparation de séance
(séance d’une séquence d’EMC sur les formes d’apprentissage, la métacognition)
Matériel : Fiche carte mentale / PDF 12 mots / mp4 « Les fondamentaux : mémoriser »
2. Schéma à compléter par les élèves après l’analyse collective du conte de randonnée
Annexe 14 : Cartes mentales utilisées pour l’étude de vocabulaire (Étude de la langue)
©[Link]
© HeuristicFLE
Résumé (français)
L’institutionnalisation des leçons offre différentes possibilités à l’enseignant, allant de la copie
d’un texte à la distribution d’une fiche photocopiée, aucune solution n’étant complètement
satisfaisante, que ce soit sur le plan de l’appropriation que sur celui de la facilité de
mémorisation des élèves. Ce mémoire a pour objectif d’explorer la piste des cartes mentales
qui peuvent être facilement élaborées collectivement et dont les avantages sont nombreux :
s’adresser aux intelligences multiples, être concises, logiques et intuitives. L’expérience
menée en classe est ici décrite : le cheminement de la première rencontre des élèves avec
l’outil à l’élaboration individuelle de cartes mentales, en passant par la lecture et la
mémorisation. Enfin les résultats de l’expérience, ses effets sur le travail de la classe ainsi que
sur la posture d’enseignant mais aussi les questionnements et les limites du dispositif sont
développés.
Résumé (anglais)
For the institutionalization of lessons, the teacher is offered various possibilities, from asking
students to copy a text to distributing a photocopy. No solution is completely satisfactory,
neither in terms of appropriation nor for memorizing. The goal of this graduation thesis is to
explore the mindmap option that can easily be collectively built and has numerous
advantages: to speak to multiple intelligences, be concise, logical and intuitive. The classroom
experience is hereby described, from the first encounter with this tool, to reading a mindmap,
memorizing one and, finally, actually individually designing one. Lastly, the experience
results, its effects on the students work as well as on the teacher’s posture are presented;
questionings and limits are also developed.