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H2. La Méditerranée Médiévale: Espace D'échanges Et de Conflits À La Croisée de Trois Civilisations

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T1.

le monde méditerranéen : empreintes de l'Antiquité au Moyen Age (10-12 heures)


H2. La méditerranée médiévale : espace d'échanges et de conflits à la croisée de trois
civilisations

Ce chapitre vise à montrer comment des civilisations entrent en contact, nouent des relations et
connaissent des conflits dans un espace marqué par les monothéismes juif, chrétien, et musulman.

Le bassin méditerranéen présente des caractéristiques communes :


• C’est un milieu avec un climat présentant une longue sécheresse estivale, une
végétation particulière.
• C’est un espace très étendu, surtout pour les hommes de l’époque. Pour un géographe
musulman Al-Idrisi, il faut 36 jours de transport pour aller de l’extrémité est à l’extrémité ouest
au XII e siècle.
• C’est un espace qui a été unifié dans l’antiquité par les Grecs puis les romains.
Doc.4 p.65
Il est divisé entre 3 grands ensembles politiques et religieux :
• L’empire Byzantin
• L’occident latin et chrétien
• Le monde musulman

Problème : Pourquoi peut-on parler d’un carrefour de civilisations pour la méditerranée au XII e
siècle ?
A quelles occasions et sous quelles formes se réalisent les échanges ? Quelles relations
entretiennent les trois ensembles?

I. 3 civilisations se partagent le bassin méditerranéen


Civilisations : Une culture, des traditions, une ou plusieurs langues, une religion, une histoire, un
gouvernement, un territoire, un système économique et financier.
Etude p.64-65, comparaison des photos
A) Le déclin de l’empire byzantin
Doc.4 p.65 et étude p.68-69
L’empire byzantin s’étend sur les Balkans et sur une partie de l’Asie mineure (partie de l’actuel
Turquie).
T1. le monde méditerranéen : empreintes de l'Antiquité au Moyen Age (10-12 heures)
L’empire est une théocratie, c’est à dire que l’empereur est sensé détenir le pouvoir de dieu, il est
considéré comme son lieutenant sur terre. L’empereur est également un chef religieux.
Cette civilisation mélange l’héritage romain, le christianisme et les influences orientales. Au XII e
siècle, l’empire Byzantin connaît une grave crise économique et sociale. Le commerce est contrôlé
par les villes Italiennes qui bénéficient de privilèges au sein de l’empire.
Les bénéfices échappent donc aux byzantins alors qu’ils sont au cœur des routes commerciales.
L’empire byzantin rencontre aussi des difficultés militaires, les Turques ont conquis une grande
partie de l’Asie mineur, les normands occupent l’Italie du sud et les populations de Balkans sont
devenues autonome en 1187.
B) Le renouveau de l’occident chrétien
Étude p.66-67
a) L’église catholique
Le christianisme se divise en 2 courants principaux depuis le schisme de 1054.
Schisme : C’est la séparation au sein d’une religion entre 2 églises.
En 1504, on trouve l’église Byzantine de religion orthodoxe et l’église latine de religion catholique.
On assiste à la montée en puissance de l’église catholique et du pape depuis le X e siècle.
La papauté impose des décisions religieuses avec des conséquences politiques : la paix de dieu,
l’interdiction des combats les jours de fêtes religieuses, on ne peut pas attaquer une personne
vulnérable.
L’église se réforme afin d’affirmer son indépendance et sa puissance. Au XI e et XII e siècle, on
assiste à de nombreux changements, à la mise en place de nombreux règlements.
Une des plus importantes réforme est la réforme Grégorienne ( établie par le pape Grégoire VII). Il
décide de restaurer la discipline dans l’église, il fixe des normes de comportement, il interdit le
mariage des prêtres, l’achat de charges religieuses ou des biens de l’église par des laïques. Il
renforce l’éducation des clercs, il réserve la nomination des clercs au peuple.
Il exclu ainsi les rois, les princes et les membres de la noblesse de ces nominations.
On assiste donc à la multiplication des ordres religieux : Cluny et Cîteaux.
Point de passage sur Bernard de Clairvaux p. 76-77
Ordre religieux : ce sont des moines ( moniales pour les femmes) qui vivent en communauté en
suivant des règles religieuses bien précises.
Les pèlerinages se développent et les églises se multiplient.

b) Le système féodal
L’occident chrétien est politiquement divisé et, depuis la fin du X e siècle, les rois voient leurs
pouvoirs s’affaiblir au profit des seigneurs. On assiste à la multiplication des pouvoirs locaux alors
que le pouvoir centrale décline.
La société est organisé selon le système féodal. Les relations sont basées sur la soumission et la
protection. Un vassal jure fidélité à un seigneur, il lui promet aide et assistance. En échange, le
seigneur donne au vassal un fief et lui assure sa protection.
La féodalité est une organisation politique, social très hiérarchisée :
• Au bas de l’échelle social, on trouve ceux qui travaillent, essentiellement des paysans.
• Ensuite, au deuxième niveau, on trouve ceux qui combattent ( les chevaliers), ils ont des
valeurs nobles et un mode de vie commun ( la chasse, la guerre, le château…). Ils vivent du
travail des paysans
• En haut de l’échelle sociale, on trouve ceux qui pries, les clercs qui ont un grand prestige.
Voir schéma en annexe, organisation société féodale
c) Le renouveau des villes et des campagnes au XIIe siècle.
On assiste à de profondes transformations dans les campagnes occidentales :
• Les superficies cultivables augmentent considérablement suite à de très importants
défrichements.
T1. le monde méditerranéen : empreintes de l'Antiquité au Moyen Age (10-12 heures)
• Les innovations techniques ( le moulin hydraulique, collier de trait pour le cheval, les
charrues plus résistante) permettent à l’agriculture de se développer et d’augmenter ses
rendements.
• Les conditions de vie s’améliorent car les récoltes sont meilleures, on a une très forte
croissance démographique.
Dans les villes, le commerce se développe, il se concentre dans les villes qui prennent de plus en
plus d’importance.
Les villes Italiennes créés de véritables empires commerciaux en méditerranée et d’un point de vue
général deviennent des lieux d’échanges. L’essentiel de la population reste rurale.

C) L’essoufflement du monde musulman


a) Une civilisation brillante. Étude p.70-71
La civilisation musulmane est une civilisation urbaine, au XII e siècle, les grandes villes arabes
( Cordoue, le Caire, Bagdad) sont 10 fois plus peuplées que les grandes villes occidentales. Ce sont
des lieux d’échanges commerciaux, culturels et des centres de réflexions intellectuel et religieux.
Les musulmans accordent une grande place aux livres et à leurs études, ils encouragent le savoir
considéré comme l’obéissance à dieu.
On assiste à la multiplication des grandes bibliothèques, les musulmans mènent une très grande
activité de traduction ( ils redécouvrent des auteurs Grec de l’antiquité, des auteurs de la pensée
Persanne et Indienne).
Les musulmans développent leurs compétences dans les domaines :
• De l'étude des textes sacrés.
• Du droit.
• De la philosophie ( Averroès : 1126-1198 qui est un grand spécialiste d’Aristote et un
grand médecin).
• Dans les mathématiques.
• Dans l’astronomie.
• En médecine ( ils savent endormir et réveiller les patients, ils savent réaliser l’opération
de la cataracte et la césarienne).
• En Géographie ( dans le domaine des cartes, la navigation…).
• En littérature ( les contes des milles et une nuit).
Ce développement des sciences et des arts dans le monde musulman a des retombées pratiques :
il permet notamment de perfectionner la navigation, les pratiques financières ( ce sont les
inventeurs du chèque). Et il assure la puissance commerciale du monde musulman.

b) Une civilisation pourtant en déclin.


Le monde musulman est un ensemble unifié par la religion ( l’islam) et par une langue : l’arabe.

Mais, c’est un ensemble divisé au point de vue politique. Il existe plusieurs califats ( territoires
dirigés par un calife).
Selon le Coran, les croyants doivent être unis au sein d’une communauté religieuse et politique,
elle doit être dirigée par un calife, le représentant pour les musulmans de Mahomet ( c’est un
prophète). Le calife est un chef politique et religieux.
Au XII e siècle, il y a une vision religieuse mais non politique car il y a 3 califats qui ont pour capital
Cordoue, le Caire et Bagdad. Cela entraîne un affaiblissement politique.
Il y a également un affaiblissement culturel, le XI e siècle marque le début d’un déclin lent mais
continue de la civilisation musulmane. Une crise social apparaît dans les capitales et sur le plan
commercial, les musulmans sont concurrencés par les autres puissances.
T1. le monde méditerranéen : empreintes de l'Antiquité au Moyen Age (10-12 heures)
On observe donc plusieurs points communs ou divergences entre ces 3 civilisation. D’abord, on
observe que ce sont 3 relogions monothéistes et 3 espaces dans lesquels les chefs religieux sont
aussi des chefs politiques.
Par contre, on remarque qu’il y a une civilisation majoritairement urbaine ( le monde musulman)
et deux essentiellement rurale. La civilisation musulmane est aussi plus brillante que les 2 autres,
accordant plus d’importance aux disciplines intellectuelles : l’Islam.
Enfin, on note qu’il y a deux population politiquement très divisées ( Occident chrétien et Islam) ce
qui n’est pas le cas dans l’empire byzantin où une population est unie derrière un personnage
( Byzantins / basileus).

II. Contacts et heurts entre Chrétienté et Islam.

A) L'aventure des croisades


Etude p.74-75
Voir activité Kingdom of heaven
Pour libérer les lieux saints et Jérusalem, l’Église lance à partir de 1095 une série de croisades. La
première est prêchée par le pape Urbain II, elle permet de reprendre Jérusalem en 1099 et de
créer les États chrétiens, les États latins d'Orient.
Aux XIIè et XIII siècles, 7 autres croisades seront organisées pour défendre ces nouveaux états,
mais elles ne parviendront pas à pérenniser leur existence : en 1291, la chute de St-Jean-d'Acre
marque la fin de la présence latine en Terre sainte.
La puissance militaire musulmane s'affirme malgré les croisades chrétiennes: Saladin reconquiert
Jérusalem en en 1187. Ces croisades ne rapprochent pas non plus Chrétiens et orientaux : en 1204,
la 4ème croisade aboutit au siège et au pillage de Constantinople.

B) La persistance de la circulation dans cet espace


Doc. 78-79 et 84-85

A tout niveau des échanges, la circulation des hommes multiplie les rencontres, assure les besoins
des populations, crée des demandes nouvelles. Le colporteur, l'aubergiste, le muletier, le
navigateur offrent leurs services sur les routes, sur les marchés, aux portes des villes. Les étudiants,
dont tant de récits autobiographiques racontent les errances studieuses, quittent Paris pour
Padoue lorsque l'enseignement d'Aristote est interdit à la Sorbonne en 1277.
Qui mieux que les marchands connaît la valeur relative des monnaies, les poids et mesures, les
coutumes, les itinéraires, d'un pays à l'autre ? Les « banquiers lombards » - qui étaient des
prêteurs sur gages - et les Juifs, présents dans nombre de villes, grandes ou petites, favorisent le
financement des opérations commerciales et prêtent aux particuliers. Au niveau international des
affaires, de Bruges à Venise, de Byzance à Alexandrie, les grandes sociétés, italiennes ou
allemandes surtout, utilisent à des postes clés des hommes expérimentés par secteur de
production (la draperie, l'armurerie, les épices). La connaissance des langues étrangères est
évidemment un atout, et l'italien l'emporte, au point que Florence, Gênes et Venise sont depuis le
XIIIe siècle des lieux de formation, dès leur jeune âge, pour les futurs marchands qui y apprennent
à la fois la langue internationale des affaires et les rudiments de la gestion comptable. A Venise, un
Nurembergeois, maître Georg, a créé vers 1430 une école de langue et de conversation pour les
courtiers spécialisés dans les relations avec les marchands du Nord. Ainsi se forme une élite
internationale, capable d'assumer, au nom des villes ou des États, des missions diplomatiques,
officielles ou secrètes.
Présentes sur plusieurs places essentielles des affaires, les sociétés commerciales et bancaires
développent une stratégie du profit. Grâce à leur connaissance des marchés européens et
T1. le monde méditerranéen : empreintes de l'Antiquité au Moyen Age (10-12 heures)
méditerranéens, elles font circuler des marchandises sur les routes de terre ou sur des navires
toujours plus adaptés à de longues courses. Aux fournitures de base, comme le sel, le vin ou les
céréales, les balles de draps ou les barres de fer, se greffent des produits plus spéculatifs : le coton
venu de Syrie, qui alimente la production de futaines - des étoffes de coton - à partir du XIVe
siècle ; le safran des Abruzzes, de Catalogne ou du Rouergue, seule épice que les Occidentaux
exportent vers le Moyen-Orient ; mais surtout le poivre et toutes les épices les plus chères, venues
d'Inde, du Yémen ou du Tibet par Alexandrie et Beyrouth, où séjournent des représentants officiels
ou privés des villes et des sociétés occidentales. Ajoutons les chargements des navires arrivant de
mer Noire, portant la soie et les esclaves, russes et tatars. Ces derniers, essentiellement des
femmes, constituent, jusqu'à la conquête ottomane de Byzance, une main-d’œuvre recherchée en
particulier par les métiers du textile. Leur succèdent dans leurs fonctions productives ou
domestiques les Bosniaques et les Serbes, puis, à la fin du XVe siècle, les travailleurs africains, de
l'Éthiopie au Soudan.
Point de passage sur Venise, grande puissance maritime et commerciale p. 80-81

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