Chapitre 1 : Temps et climat
1. Introduction
Dans le langage courant, on confond parfois les termes « temps » et « climat ». En fait, ces
termes n’ont pas la même signification.
Le temps est défini comme étant les conditions météorologiques qui règnent dans les basses
couches de l’atmosphère à un instant donné et à un endroit donné. Ainsi, on peut par exemple
dire qu’il fait aujourd’hui « un temps » ensoleillé, pluvieux, froid, etc.
Par contre, le climat est défini comme étant la moyenne de ces mêmes conditions
météorologiques mais sur de longues périodes et sur un espace plus grand. Ainsi, on peut
parler par exemple « d’un climat chaud et sec en été dans les régions sahariennes », « d’un
climat méditerranéen au pourtour de la méditerranée », etc.
Quatre éléments interagissent pour produire le temps, l’ensoleillement, la pression
atmosphérique, l’humidité atmosphérique et le vent. Ces éléments, eux-mêmes sont
influencés par la latitude, l’altitude, la végétation, les courants marins et la répartition
terre-mer.
En résumé, on peut dire que pour établir le climat d’une région, il faut des mesures du temps
sur de longues périodes. Les météorologues et les climatologues parlement actuellement
d’une durée d’au moins égale à 30 ans.
2. Les différents climats sur terre
En regardant le globe terrestre, on remarque que sur certaines régions du monde, ils règnent
des climats plus ou moins constants durant des années. On peut prendre comme exemple les
pôles où il fait très froid, les déserts où il ne pleut pratiquement jamais, etc.
La cause principale de cette différence entre les climats régnant sur ces zones est le
rayonnement solaire et l’angle avec lequel ce rayonnement arrive sur la surface du globe
terrestre (Figure 1).
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Figure 1 : Rayonnement solaire et zones climatiques.
Ainsi, les zones autour de l’équateur reçoivent le soleil d’une manière presque
perpendiculaire. Ce qui fait que ces zones sont les plus chaudes sur la terre. Les zones de
part et d’autres sont plus inclinées par rapport aux rayons du soleil, donc un rayonnement
donné touche une plus grande surface. Conclusion, le réchauffement de ces zones est moins
élevé. Ce sont donc des zones à climat tempéré. Sur les pôles, les rayons du soleil y arrivent
très inclinés, c’est pourquoi ces zones sont les plus froides sur terre.
Figure 2 : Les zones climatiques de la terre.
La figure 2 ci-dessous illustre l’exemple d’un mètre carré de rayonnement qui chauffe un mètre
carré au niveau de l’équateur. Ce rayonnement chauffe deux mètres carrés au niveau de la
ville d’Oslo (Suède). L’énergie reçue par le sol donc au niveau de cette ville est donc de moitié
inférieur par rapport à celle reçue par le sol au niveau de l’équateur.
Figure 3 : Variation des surfaces rayonnées par le soleil.
D’autres phénomènes participent à la régulation de la température sur la terre notamment la
convection de l’air (l’air en contact avec le sol chauffe, il remonte et l’air froid descend et ainsi
de suite), la proximité des mers et océans, l’altitude, etc.
3. Les saisons
Le rayonnement solaire explique l’existence des zones climatiques. Il explique aussi
l’existence des saisons mais pour d’autres raisons. En effet, la terre tourne autour d’elle-même
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en 24 heures selon un axe de rotation passant par les pôles. La terre tourne aussi autour du
soleil selon une trajectoire elliptique en une année. L’axe de rotation de la terre autour d’elle-
même est incliné par rapport au plan de l’orbite de la terre autour du soleil (Figure 4).
Figure 4 : Rotation de la terre et alternance des saisons.
La même région ne reçoit pas les rayonnements solaires de la même manière en fonction des
saisons (Figure 5). Cette inclinaison des axes explique l’alternance des saisons. Elle explique
aussi l’inversion des saisons entre l’hémisphère nord et l’hémisphère sud, le fait que les
saisons sont moins marquées autour de l’équateur et la différence de la longueur de la journée
entre les saisons. Elle explique aussi pourquoi il fait environ six mois de jours et six mois de
nuit sur les pôles.
Figure 5 : Rotation de la terre autour du soleil.
Il faut surtout noter que ce n’est pas la distance terre-soleil qui est responsable des saisons
puisque la terre se trouve à la même distance par rapport au soleil lors des solstices d’hiver et
d’été.
4. Effet de serre et changement climatique
4.1. Effet de serre naturel
Le terme « effet de serre » a été emprunté aux serres qui sont utilisées en
agriculture. Leur principal atout est de protéger les cultures contre les variations du climat et
particulièrement contre le froid, la grêle et le gel. Le phénomène qui se passe dans une serre
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agricole est différent de l’effet de serre naturel du globe terrestre mais la comparaison facilite
la compréhension.
Dans la serre agricole, l’air qui est chauffé par les rayons du soleil reste enfermé dans cette
serre et ne peut monter en hauteur. C’est ce qui se passe dans une voiture garée en plein
soleil avec les vitres fermées.
Photo 1 : Serres agricoles.
L’effet de serre naturel existe sur terre et sans ce phénomène, la vie n’aurait pas été possible.
En d’autres termes, une partie de l’énergie rayonnée par le soleil et qui arrive sur la terre est
empêchée de repartir dans l’espace à cause des différents gaz qui composent l’atmosphère.
Même si elle varie d’un point à un autre, la température moyenne qui règne sur terre est de
l’ordre de 15 °C, c’est-à-dire favorable à la vie. Sans cet effet de serre naturel, la température
moyenne sur terre serait de -18°C et donc défavorable à la vie.
Globalement, on estime qu’environ les deux tiers de l’énergie solaire émise vers la terre sont
absorbés par l’atmosphère, la terre et les océans. Le tiers restant est renvoyé vers l’espace
par l’atmosphère, les nuages, les aérosols et la surface terrestre.
L’énergie qui arrive sur terre est réémise sous forme de rayons infrarouges vers l’espace mais
absorbée en grande partie par les nuages et les gaz à effet de serre que sont principalement
le dioxygène (O2), le dioxyde de carbone (CO2), la vapeur d’eau, le méthane (CH4) et l’ozone
(O3). (Figure 6 ci-dessous)
Figure 6 : Effet de serre naturel.
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4.2. Effet de serre additionnel
Si l’effet de serre est nécessaire à la vie et c’est lui qui a favorisé l’apparition de la vie
sur terre, il est en train de subir des modifications ces dernières années et ces modifications
sont en train de menacer l’équilibre naturel de l’atmosphère. En effet, si le dioxyde de carbone
(CO2), la vapeur d’eau, le méthane (CH4) et l’ozone (O3) existaient dans l’atmosphère depuis
longtemps, leurs pourcentages sont en train d’être modifiés, surtout depuis l’avènement de la
révolution industrielle vers la fin du 18ième siècle. Parmi les gaz à effet de serre, c’est le dioxyde
de carbone (CO2) qui a vu son pourcentage augmenté le plus. On estime que le taux de ce
dernier a augmenté de 30% à 40% lors des deux derniers siècles passant de 280 ppm à 405
ppm. Et même si le dioxyde de carbone (CO2) a un effet moins réchauffant que le méthane
(CH4), il a une durée de vie plus longue (environ 100 ans).
C’est donc le dioxyde de carbone (CO2) qui est admis comme le principal facteur qui impacte
le réchauffement climatique de ces dernières années.
Il faut dire que le dioxyde de carbone (CO2) est rejeté par les êtres vivants comme les humains
ou les animaux et c’est la végétation et les océans qui en consommaient pour équilibrer la
nature. Et c’est le rejet de ce gaz par l’homme à travers principalement la combustion de
l’énergie fossile (pétrole) qui a perturbé cet équilibre.
N.B. :
1 ppm se dit « partie par million » et ça veut dire 1mg/kg, c’est un dire qu’en prend un
kg d’air on trouvera 208 mg ou 405 mg de CO2.
Le réchauffement climatique est accusé d’être à l’origine de la fonte des glaces des pôles, du
changement climatique, etc.
Photo 2 : Fonte des glaces au Etats Unis d’Amérique.