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Enquête sur les professionnels de santé en urgences

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Enquête sur les professionnels de santé travaillant en

service de médecine d’urgence


Lucille Ausseil

To cite this version:


Lucille Ausseil. Enquête sur les professionnels de santé travaillant en service de médecine d’urgence.
Médecine humaine et pathologie. 2018. �dumas-02062017�

HAL Id: dumas-02062017


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Université de Bordeaux

U.F.R. DES SCIENCES MEDICALES

Année 2018 N°

Thèse pour l’obtention du


DIPLOME d’ETAT de DOCTEUR EN MEDECINE

Présentée et soutenue publiquement


Par AUSSEIL Lucille, Stella
Née le 15/05/1990
Le 10 octobre 2018

Enquête sur les professionnels de Santé


travaillant en service de Médecine
d’Urgence

Directeur de thèse
Docteur GIL-JARDINE Cédric

Membres du Jury
Mr le Professeur BALDI Isabelle..…..Président et Rapporteur
Mr le Professeur CASTERA Philippe………………………Juge
Mr le Professeur GALINSKI Michel……………….……….Juge
Mr le Docteur VALDENAIRE Guillaume……………….…..Juge

1
1. REMERCIEMENTS

À mon père…

À mon père, à cette belle étoile qui guide mes pas. À cette lumière, dont l’amour a rempli
chaque souffle de vie. Merci de m’avoir transmis la force… Tu vas me manquer.

À ma maman, à sa douceur et son écoute, toujours remplie d'amour.

À Mariano, ensemble dans les épreuves et dans la vie, tu as choisi le bon port. Merci.

À mes grands-parents, les professeurs Louis et Marie-Blanche LARENG, de grands


humanistes qui m’ont transmis les valeurs du travail. À ma mamie, dont la force maternelle
me protège de là-haut.

À mes frères et sœur, Adeline, Jonathan, Emmanuel, toujours ensemble dans l’incertitude
de la vie.

À mon amour, Andoni, libre et rêveur, c’est avec toi que la vie prend tout son sens.

À mes sœurs « de cœur » Juliette, Gaby, Camille, merci de m’accompagner tous les jours sur
le chemin de la vie.

À mon ami de voyage et de pensée Loïc.

2
À toutes mes amitiés, d’enfance et de bêtises Mario, Krouchnette, Charlène, Marjo ; mes
copines de vie Coco, Xaxu, Jojo, Manon, Marion ; mes « sista de Bidart » Nora et Steph ; aux
« garçons » Nathan, la Gork, la Mik, la Jack, Jiji, Tristan, Roms, Bambi et Mathou. À ces
études, qui m’ont permis de rencontrer des gens extraordinaires tous autant soient-ils
Alizée, Mathilde, Charlotte, Moha, Maïa, Tim, Clémence.

À mon directeur de thèse Cédric GIL-JARDINE, pour son aide, sa disponibilité et sa bonne
humeur dans laquelle nous avons travaillé.

Au Professeur Isabelle BALDI, merci d’avoir accepté de rapporter et de présider ma thèse.


Au professeur CASTERA Philippe et professeur GALINSKI Michel pour leurs présences, et
leurs investissements.

À Guillaume VALDENAIRE, et son grand art de persuasion. Merci pour nos conversations
aussi humaines soient-elles.

À tous mes maîtres de stage, avec une attention particulière à « Mister BAYLE » dont l’art
de vivre ne se résume pas à être un grand médecin. Mais aussi à l’ensemble de la PMI de
Bayonne pour leur accompagnement protecteur.

Mais aussi à mes patients, qui durant toutes ces années ont traversé mon cursus afin de faire
de moi, aujourd’hui un « vrai » Médecin.

3
2. SOMMAIRE
1. REMERCIEMENTS __________________________________________________ 2
2. SOMMAIRE ________________________________________________________ 4
3. LISTE DES ABRÉVIATIONS ___________________________________________ 5
4. INTRODUCTION ____________________________________________________ 6
4.1. Contexte______________________________________________________________ 6
4.2. Du stress au burn-out____________________________________________________ 7
4.3. Trouble de stress post traumatique _________________________________________ 9
4.4. Syndrome Post Commotionnel ___________________________________________ 12
4.5. Objectifs de l’enquête __________________________________________________ 16
5. MATERIEL ET METHODE ___________________________________________ 17
5.1. Contexte_____________________________________________________________ 17
5.2. Population ___________________________________________________________ 18
5.3. Procédure et outils _____________________________________________________ 18
5.4. Analyses statistiques ___________________________________________________ 24
6. RESULTATS _______________________________________________________ 25
6.1. Population ___________________________________________________________ 25
6.2. Prévalence du SPC _____________________________________________________ 26
6.3. Analyse des correspondances multiples _____________________________________ 31
7. DISCUSSION ______________________________________________________ 31
8. CONCLUSION _____________________________________________________ 35
9. BIBLIOGRAPHIE ___________________________________________________ 36
10. ANNEXES _________________________________________________________ 43
12. RÉSUMÉ __________________________________________________________ 53

4
3. LISTE DES ABRÉVIATIONS

[SU] : Service d’Urgence

[BO] : Burn-out ou Syndrome d’Épuisement Professionnel

[AP] : Accomplissement Personnel au travail

[EE] : Épuisement Émotionnel

[DR] : Déshumanisation

[TSPT] : Trouble de Stress Post Traumatique

[SPC] : Syndrome Post Commotionnel

[TCL] : Traumatisme crânien léger

[SPC-like] : Équivalent du Syndrome Post Commotionnel

[MCS] : Mental Component Summary Score

[PCS] : Physical Component Summary Score

[PF] : Physical Functionning

[RP] : Role Physical

[BP] : Bodily Pain

[GH] : General Health

[VT] : Vitality
5
[SF] : Social Functionning

[MH] : Mental Health

[RE] : Rôle Emotionnal

[ESS] : Échelle de Somnolence d’Epworth

[MBI] : Maslach Burn-out Inventory

4. INTRODUCTION

4.1. Contexte

« Hôpital sous tension », « Rentabilité des soins », « défaillance des soins primaires »,
« manque de lit » voici quelques expressions signant des problématiques fréquemment
entendues au sein du système de soins.

Selon l’enquête DRESS en 2014, 43% du nombre de passages aux urgences pourrait être pris
en charge en médecine ambulatoire. Les services d’urgences [SU] sont sollicités par
l’accessibilité aux soins et la consultation dite « par défaut ». Le patient change et valorise
l’immédiateté des soins (1). Or on sait que la population médicale en soin primaire se raréfie,
attirée par le salariat et l’activité groupée. On peut parler de « changement générationnel »
où une meilleure conciliation entre vie privée et vie professionnelle est recherchée (2).

En lien direct avec ces difficultés, les services d’urgences doivent faire face à une demande
croissante. À ce jour, ils constituent une zone charnière du système de soin entre les limites
auxquelles sont confrontés les soins primaires en amont et le manque de lit en aval. Ces
dernières années, le déséquilibre ne cesse de croitre et concourt à la surcharge de ces services
et à la lassitude du personnel (3).

6
4.2. Du stress au burn-out

Cette situation inquiète. Non seulement préjudiciable aux patients, elle est à l’origine
d’un certain mal-être du personnel déjà soumis à un stress et à des contraintes permanentes
(4).
En effet la médecine d’urgence cumule de nombreuses caractéristiques du métier stressant
(5). Beaucoup d’études mettent en avant les facteurs de stress propres aux urgentistes. Ainsi
le Département of Homeland Security des États-Unis les met en évidence. Ils sont :
l’exposition répétée à des événements traumatisants, la fatigue liée aux horaires décalés ou
prolongés, le déséquilibre entre les obligations professionnelles et personnelles… (6). Dans
le même cadre, une étude française de grande ampleur a interrogé 72 services d’urgences.
Elle retrouvait comme facteurs de stress le plus souvent rapportés chez les urgentistes : la
fatigue, les rythmes variables de travail, l’incertitude sur certaines compétences et la
surcharge périodique de travail (7). Les répercussions sont importantes et aboutissent parfois
à un abandon de la médecine d’urgence … (8)
Sujet d’actualité, le Burn-out ou Syndrome d’Épuisement Professionnel [BO], intègre cette
notion de stress « chronique ». Largement ressenti dans les différents SU en France. Des taux
records de burn-out sont retrouvés chez les urgentistes. Ils peuvent atteindre jusqu’à 57,2%
selon une étude menée en 2013 auprès des médecins urgentistes en Midi-Pyrénées (9).

7
Apparue dans les années 70 aux États-Unis. Herbert J. Freudenberg en 1974 propose
la première définition avec les soignants de la free clinics (Hôpital de jour à New-York
accueillant les toxicomanes): « L’épuisement professionnel est un état causé par l’utilisation
excessive de son énergie et de ses ressources, qui provoque un sentiment d’avoir échoué,
d’être épuisé ou encore d’être exténué » (10). C’est par la suite, en 1986, que Maslash décrit
le BO selon ces trois dimensions connues à ce jour : « l’épuisement émotionnel », « la
déshumanisation de la relation au patient » et « la diminution de l’accomplissement
personnel au travail ». Il le présente alors comme « une fatigue physique et émotionnelle
qui amène l’individu à une conception négative de soi, à des attitudes négatives au travail
et à une diminution progressive et importante de son implication » (11,12).
1. L’épuisement émotionnel [EE] est la composante clé du BO, elle représente un
sentiment de fatigue, de démotivation, d’anéantissement des ressources
émotionnelles et physiques. Le sujet se sent « vidé », c’est comme s’il avait atteint
son seuil de saturation émotionnelle et n’était plus capable d’accueillir une
émotion nouvelle. Si bien que travailler avec certains malades est de plus en plus
difficile. Non améliorées par le repos, il est possible d’observer des explosions
émotionnelles type colère, crises de larmes, ou refus d’agir ou de répondre à des
demandes mêmes anodines…
2. La déshumanisation [DR], est marquée par un détachement, une sécheresse
relationnelle s’apparentant au cynisme, une attitude négative permanente vis-à-
vis du travail. Le malade est mis à distance, considéré comme une chose, un objet
plutôt qu’une personne. Apparenté par exemple à un numéro de chambre, une
maladie (par exemple: « le TC sous Kardégic en box 1 »). L’organe étant souvent
mis en avant par rapport au malade. Sans oublier ce cynisme, cette sorte d’humour
noir utilisé quotidiennement par le personnel soignant. Ces propos déshumanisent
le malade. La distanciation est un mode de protection de soi et de son intégrité
psychique, reconnu comme une tentative d’adaptation de l’épuisement
émotionnel.
3. La diminution de l’accomplissement personnel [AR] représente la baisse de
l’épanouissement professionnel, de l’appréciation de soi et de ses compétences.
Conséquence des deux autres cette dimension est souvent douloureusement vécue.
8
Elle peut s’exprimer par un sentiment d’inefficacité, de ne plus pouvoir aider les
gens, d’être frustré dans son travail, ne plus faire du « bon » travail. En effet, la
relation à l’autre étant au centre de la motivation initiale du soignant, constat de
cette distanciation, celui-ci va la ressentir comme un échec. Pensant ne plus
pouvoir aller vers l’autre, apparait alors la dévalorisation de soi, la culpabilité, la
démotivation. Diverses conséquences sont possibles à savoir l’absentéisme
professionnel, le manque de rigueur, les erreurs médicales. Possible
désinvestissement du soignant, celui-ci peut également surinvestir son activité.
Dans l’impossibilité de quitter son service, trainant de manière illogique, ce «
présentéisme » inefficace serait le plus souvent retrouvé chez les médecins et
cadres de santé.

4.3. Trouble de stress post traumatique

La pratique de la médecine d’urgence conduit également à des risques liés aux


situations rencontrées. Souvent étudiés en SMUR, les équipes peuvent faire face à la
violence, à la souffrance des victimes, à la relation à la mort etc… Ces traumatismes peuvent
être lourds de conséquences psychopathologiques et de syndromes invalidants tels que le
Trouble de Stress Post Traumatique [TSPT] (13,14).

Également appelé état de stress post traumatique ou syndrome de stress post


traumatique, il est décrit comme un trouble spécifique survenant suite à l’exposition à un
ou des événements traumatiques. Il a initialement été décrit en 1980 à la suite de la guerre
du Vietnam. Le nombre croissant de séquelles psychiques tardives présentées par les
vétérans lors de cette guerre a attiré l’attention des professionnels de santé. Ils
représentaient 700000 patients sur 3 millions d’américains. Source de répercussions
économiques et sociales, le TSPT a été intégré dans la 3ème édition du Diagnostic and
Statistical Manual for Mental. Ce syndrome a par la suite été adopté par la CIM
(Classification Internationale des Maladies) en 1992 dans sa dixième édition (15).
À ce jour, les critères diagnostiques du TSPT sont présentés dans le DSM-V édité par
l’Association Psychiatrique Américaine en 2013 (16). Il est classé dans les troubles liés à des

9
traumatismes ou à des facteurs de stress. Il dépend de 8 critères énoncés et résumés ci-après
(17) :

Critères diagnostiques du TSPT d’après le DSM-V

A. Avoir été exposé à la mort effective ou à une menace de mort, à une blessure grave ou
à des violences sexuelles d’une (ou plusieurs) des façons suivantes :
1. exposition directe
2. comme témoin
3. indirectement si on apprend qu’un proche parent ou ami vient de décéder d’une mort violente
4. comme intervenant (sauveteur, policiers, personnel ramassant des restes humains)

B. Présenter un ou plusieurs des symptômes de reviviscence suivants :


1. souvenirs récurrents et anxiogènes de l’événement
2. rêves de répétition de l’événement
3. vécus ou agir dissociatifs (ou jeu répétitif chez l’enfant) comme si l’événement allait revenir
4. détresse lorsqu’on est exposé à un stimulus évocateur de l’événement
5. symptômes physiologiques lorsqu’on est exposé à un stimulus évocateur de l’événement

C. Évitement persistant des stimuli évocateurs de l’évènement (un ou les deux symptômes)
:
1. évitement des souvenirs et sentiments associés à l’évènement
10
2. évitement des personnes, lieux, conversations, objets et situations associés à l’événement

D. Altération négative des cognitions et de l’humeur, associée à l’évènement (deux


symptômes au moins) :
1. incapacité de se souvenir d’un aspect important de l’évènement
2. croyances ou appréhensions pessimistes exagérées sur soi-même, autrui ou le monde
3. cognitions erronées sur les causes et les conséquences de l’évènement
4. émotions négatives (peur, horreur, honte, culpabilité)
5. diminution de l’intérêt porté aux activités jadis motivantes
6. sentiment de détachement (ou d’être étranger) vis-à-vis des autres
7. Incapacité de ressentir des émotions positives (bonheur, satisfaction, amour)

E. Altération de la vigilance et de la réactivité, en relation avec l’événement (deux


symptômes au moins) :
1. irritabilité
2. comportement imprudent ou autodestructeur
3. hypervigilance
4. réaction de sursaut exagérée
5. difficultés de concentration
6. troubles du sommeil (difficulté d’endormissent, sommeil léger)

F. La perturbation (symptômes des critères B, C, D et E) dure plus d’un mois.


G. La perturbation entraine une souffrance cliniquement significative ou une altération du
fonctionnement social, professionnel ou dans d’autres domaines importants.
H. La perturbation n’est pas imputable aux effets physiologiques d’une substance ([Link].
médicaments, alcool) ou à une autre affection médicale.

Certaines études montrent l’existence de troubles psychotraumatiques dans la


population SAMU. Jehel et al (18) en 1999, observe que 62 % du personnel (médecins,
infirmier(e)s, ambulanciers et permanenciers) ont vécu au moins un événement
traumatisant au cours de l’exercice de leur fonction et qu’à la suite 9 % d’entre eux ont
développé un syndrome psychotraumatique. Vermeiren et De Clercq en 2001 (19)

11
constatent, trois ans après un attentat dans un auditoire d’étudiants à Woluwé, que deux
intervenants sur 15 présentent un état de stress post-traumatique complet et invalidant.
Même si l’environnement et la richesse des moyens médicaux semblent différents en
SAMU-SMUR et en SU, il n’en exclut pas l’exposition à des événements potentiellement
traumatisants. Le personnel des salles d’urgences étant régulièrement témoin de situations
potentiellement mortelles vécues par leurs patients. Laposa et al. (20) en 2003 étudie le
TSPT chez tous les travailleurs d’un service d’urgence au Canada (Infirmier(e)s, Médecins,
techniciens, administratif). Ils mettent en évidence un taux de TSPT chez les infirmier(e)s
et médecins supérieur à la population générale (12% vs 7%).

4.4. Syndrome Post Commotionnel

L’état de stress post traumatique partage des symptômes communs au Syndrome Post
Commotionnel [SPC] (21). Ce dernier fréquent et invalidant semblerait être lié au stress et
pouvoir également se retrouver en population saine (22,23).
Initialement décrit comme un cortège de symptômes survenant à la suite d’un traumatisme
crânien léger [TCL]. Il est introduit en 1934 par Strauss et Savitki (24). Il incluait de
nombreux symptômes tels que : céphalée, vertige, acouphène, flou visuel, diplopie,
insuffisance de convergence, irritabilité, anxiété, dysgueusie, troubles du sommeil, troubles
de la libido, troubles de la mémoire et de l’attention etc…
Au cours de la deuxième moitié du XXème siècle des facteurs organiques,
sociodémographiques et psychologiques sont identifiés comme pouvant jouer un rôle dans
le développement des symptômes post-commotionnels (25). C’est notamment Rutherford
en 1989 qui a suggéré que le stress de la vie quotidienne pourrait entrer en jeu dans le
mécanisme de développement du syndrome (26).

12
Des critères diagnostiques pour le SPC ont été proposés pour la première fois en 1992 dans
la 10e classification internationale des maladies (CIM-10/ICD-10) (27,28). Nous connaissons
également d’autres outils d’évaluations comme la quatrième version du manuel
diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV) (29) et le questionnaire des
symptômes post-commotionnels de Rivermead (RPQ)(30).
Il faut savoir que le SPC n’est pas présent dans le DSM-V. Seuls sont présents le trouble de
stress post-traumatique et la démence due à un traumatisme crânien. Une nouvelle entité
est décrite : le trouble neurocognitif majeur ou léger dû à une lésion cérébrale traumatique.
Dans ce syndrome le traumatisme crânien initial doit comporter au moins une des
caractéristiques suivantes :
- une perte de connaissance
- une amnésie post-traumatique
- une désorientation et confusion post-traumatique
- des signes neurologiques (une lésion décelable en neuro-imagerie, l’apparition
récente de crises comitiales, l’aggravation marquée d’une comitialité préexistante,
l’amputation du champ visuel, une anosmie, une hémiparésie…).

Voici les symptômes du SPC selon les 3 classifications :

Symptômes RPQ CIM-10 DSM-IV

Maux de tête x x x
Vertiges x x x

Nausées/Vomissements x

Sensibilité exacerbée au bruit x

Trouble du sommeil x x x

Fatigue x x x

Irritabilité, se met d’avantage en colère x x x

Dépression x x

Anxiété x

13
Diminution tolérance au stress x

Sentiment de frustration, d’impatience x

Trouble de la mémoire x x

Difficulté à se concentrer x x

Lenteur dans la réflexion x

Vision floue x

Vision double x

Sensibilité à la lumière x

Impression de ne pas trouver le repos x

Changement de personnalité x x
RPQ : Rivermead ; CIM-10 : Classification Internationale des Maladies 10ème Version ; DSM-IV :
Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux 4ème Version.

Des études montrent que cet ensemble de symptômes ne concerne pas seulement les
victimes de traumatisme crânien léger (31, 32, 33). Ils pourraient apparaitre dans d’autre
condition sans TCL initial : en population saine (34, 35) et chez les patients dont le siège du
traumatisme n’est pas la tête (36, 37, 38, 39).
Meares et al. en 2008 ont étudié la prévalence du SPC dans un centre de traumatologie
niveau 1. La survenue du SPC est quasi identique qu’il y ait eu TCL (43,3%) ou non (43,5%)
(33). De plus, Hoareau S et al, montre que la prévalence du SPC chez les patients victimes
de traumatisme mineur est de 24,5% à 4 mois. Et que celle-ci est corrélée au stress des
patients à la sortie des urgences(40).

Gouvier et al, dès 1992 montraient que la survenue, l’intensité et la durée des
symptômes du SPC étaient corrélées au stress quotidien (39). De nombreuses études
s’intéressent à la relation entre anxiété, stress, dépression et la survenue d’un SPC. Edmeds
et al. en 2012 montrent que ces 3 facteurs sont prédictifs d’un SPC en présence ou non d’un
TCL (42).

Non spécifique du traumatisme crânien et corrélé au stress ce syndrome nous permet


d’évaluer un autre niveau de souffrance autre que le Burn-out ou Syndrome de stress post

14
traumatique. Jamais étudié chez les professionnels de santé nous avons décidé d’y porter
une attention particulière. D’autant plus que celui-ci est susceptible d’altérer la qualité de
vie (43, 44). Dans ce contexte nous avons focalisé l’étude sur les symptômes seuls du
syndrome post commotionnel excluant le TCL. Nous avons appelé cet équivalent du
syndrome post commotionnel le SPC-like.

Le mal-être au travail est souvent tabou, pourtant les risques existent. On sait par
exemple, que le taux de suicide des médecins est six fois plus élevé que dans la population
générale (45). Dans ce cadre, burn-out, trouble de stress post traumatique, symptômes du
syndrome post commotionnel vécus au travail, participent à la mise en danger de la santé
physique et mentale du personnel soignant. Ils ont également un effet négatif sur le bon
fonctionnement du système de soins et la prise en charge du patient (46, 47).

Des études récentes suggèrent que des prises en charge psychologique peuvent être
bénéfiques pour ces types de syndrome (48). Noyé dans l’ensemble des services hospitaliers,
il n’y a pas de lien privilégié entre la médecine d’urgence et l’aide psychologique (hormis
situation particulière type médecine de catastrophe où des protocoles sont établis) (49, 50).
Ce d’autant plus que de par la loi, l’employeur avec l’aide de la médecine du travail, se doit
d’évaluer les risques au travail et de préserver la santé physique mais aussi mentale des
salariés (Art. L.230-2 du Code du travail).

La plupart des études sont tournées vers les médecins. Nous avons décidé de mener une
enquête auprès de l’ensemble du personnel travaillant dans un SU. Nous partons du postulat
que les contraintes peuvent être extrapolées à tous les professionnels de soins d’une équipe ;
des médecins, aux infirmier(e)s diplômés d’état, aide-soignant(e)s, brancardier(e)s.

Le but de cette étude est d’évaluer la prévalence des professionnels souffrant des
symptômes du syndrome post commotionnel dans un service d’urgence adulte. Le Burn-out
et le syndrome de stress post traumatique seront également évalués afin d’en déduire la
nécessité d’une prise en charge psychologique.

15
4.5. Objectifs de l’enquête

L'objectif principal de cette étude est d’évaluer la prévalence des professionnels


souffrant d’un équivalent de syndrome post commotionnel définit par les critères de la
CIM-10 aux Urgences Adultes de l’hôpital Pellegrin du CHU à Bordeaux.

Les objectifs secondaires sont :

16
-Décrire les habitus (Tabac, alcool, sommeil)
-Évaluer la prévalence du Burnout défini par les critères du Maslach Burn-out Inventory.
-Évaluer la prévalence d’un équivalent d’état de stress post traumatique défini par les
critères du DSM -5.
-Évaluer la qualité de vie définie par le SF 12.

5. MATERIEL ET METHODE

5.1. Contexte

17
Il s’agit d’une étude observationnelle transversale monocentrique réalisée aux
urgences adultes de l’hôpital Pellegrin du Centre Hospitalier Universitaire de Bordeaux
durant la période du 9 au 20 septembre 2017.

5.2. Population

Nous avons mené une enquête auprès des professionnels travaillant dans le service
d’urgence adulte de l’hôpital Pellegrin.

• Les critères d’inclusion portaient sur l’ensemble du personnel impliqué dans la prise en
charge directe ou indirecte d’un patient aux urgences. Il comprenait les professionnels de
santé (médecins, infirmier(e)s diplômés d’état, aide-soignant(e)s ainsi que les
brancardier(e)s et secrétaires). Ceux-ci ont la particularité d’avoir une activité de
médecine d’urgence uniquement hospitalière.

• Les critères d’exclusion portaient sur :


• Toute personne ne souhaitant pas répondre au questionnaire.
• Une ancienneté dans le service inférieure à 3 mois.
• Les professionnels n’ayant pas rempli la totalité du questionnaire.
• Les professionnels ayant une activité SAMU/SMUR

5.3. Procédure et outils

18
5.3.1 Procédure :

L’enquête a été réalisée avec des auto-questionnaires anonymes remis à l’ensemble


du personnel travaillant aux urgences (médecins, infirmier(e)s diplômés d’état, aide-
soignant(e)s, les brancardier(e)s et secrétaires). Leurs participations étaient libres et
bénévoles. De manière exhaustive, les questionnaires ont été distribués, remplis et récupérés
directement sur le lieu du travail par l’enquêteur. Pour faciliter la récupération des
questionnaires, une boite de recueil avait été installée au secrétariat, en libre accès durant
les horaires d’ouverture.

5.3.2 Questionnaire :

Le questionnaire a été conçu spécialement pour cette étude. En sept parties, il


explore : les données sociodémographiques, des échelles d’autoévaluation, la consommation
de toxiques et alcool, les troubles du sommeil, la qualité de vie, le trouble de stress post
traumatique et équivalent du syndrome post-commotionnel, puis pour finir le Burn-out. Il
est représenté dans l’Annexe 1.
Pour le remplir dans sa totalité il fallait entre dix et quinze minutes.

• Les données sociodémographiques comprenaient la fonction du professionnel


(médecins, infirmier(e)s diplômés d’état, aide-soignant(e)s, brancardier(e)s et
secrétaires), l’âge, le sexe, son ancienneté aux urgences, le temps de trajet domicile-
travail, la pratique d’une activité physique extra-professionnelle, la consommation
de médicament.

• Les échelles d’autoévaluation étaient représentées par des Échelles visuelles


analogiques de 0 à 10, dont le curseur devait être marqué par le professionnel. La
première mesurait la pénibilité au travail, la deuxième le stress lié au travail et la
troisième la mesure du bonheur.

19
• Le questionnaire de qualité de vie utilisé est le SF-12 (Medical Study Short form)
validé en français (51) est une version raccourcie à 12 items du questionnaire SF-
36 à partir desquels sont calculés un score correspondant au domaine de la santé
mentale ou Mental Component Summary Score [MCS] et un score correspondant
au domaine de la santé physique ou Physical Component Summary Score [PCS].
Ces deux scores varient de 0 à 100 (QV optimale). Il couvre 8 dimensions : activité
physique (Physical Functionning [PF]), limitation/état physique (Rôle Physical
[RP]), douleur physique (Bodily Pain [BP]), santé perçue (Général Health [GH]),
vitalité (Vitality [VT]), vie/relations (Social Functionning [SF]) , santé
psychologique (Mental Health [MH]) , limitation/état psychologique (Rôle
Emotionnal [RE]).

• Les troubles du sommeil étaient évalués par l’Échelle de Somnolence d’Epworth


[ESS]. Celle-ci fondée en 1991 par le docteur Murray Johns permet d’évaluer le
niveau de somnolence diurne (52). Elle repose sur le postulat que la fréquence avec
laquelle le sujet s’endort, dans des situations standardisées, reflète sa propension
au sommeil. Méthode largement utilisée et validée en 2010 elle demande au sujet
d’évaluer la probabilité, cotée de 0 à 3, qu’il a de s’endormir dans huit situations
impliquant différents niveaux d’activité. Le score total peut aller de 0 à 24. Les
valeurs supérieures à 10 sont considérées anormales, c’est-à-dire traduisant une
somnolence excessive. Par extension il n’y a pas de dette de sommeil quand le score
est inférieur à 8. Quand il est entre 9 et 14 il montre un déficit en sommeil
nécessitant de revoir ses habitudes. Quand il est supérieur à 15 celui-ci signe une
somnolence diurne excessive nécessitant de consulter.

• La Cigarette Dépendance Scale [CDS] ou échelle de dépendance à la cigarette se


décompose en 12 questions. Elle a été initialement développée et validée en
français par l’équipe suisse de Etter et al. (53). La CDS-12 est une échelle auto-
administrée de mesure de la dépendance à la cigarette en 12 questions (cotées sur
cinq points), comportant au moins une question pour chaque dimension de la
dépendance définie par le DSM-V et la CIM-10 (à l’exception de la tolérance,
20
besoin d’augmenter les doses au cours du temps pour obtenir les mêmes effets,
notion dynamique dont l’appréciation relève de mesures répétées). Concernant
l’interprétation des résultats, jusqu’à 24 points la dépendance est qualifiée de
modérée ; entre 25 et 44 points la dépendance est moyenne; à partir d’un score de
45 points et plus la dépendance est forte. Peu utilisée, la CDS-12 est plus précise et
fiable que le FTND (54,55) elle renseigne notamment sur le craving en cas d’arrêt.
Un score élevé est prédictif de l’importance des symptômes de sevrage lors de
l’arrêt ; en particulier de l’intensité des urgences à fumer (craving) lors de l’arrêt
du tabac (56).

• Le questionnaire AUDIT (Alcohol Use Disorder Identification) conçu par


l’Organisation mondiale de la santé, comprend dix items pour dépister un usage à
risque ou nocif d’alcool en population générale. Les trois premières questions
permettent un dépistage de l’usage à risque d’alcool. Les sept questions suivantes
de l’AUDIT permettent un dépistage de l’usage nocif. Un score supérieur ou égal à
8 chez l’homme et à 7 chez la femme est évocateur d’un mésusage actuel d’alcool.
Un score supérieur à 12 chez l’homme et supérieur à 11 chez la femme serait en
faveur d’une dépendance à l’alcool (57). Si on focalise l’interprétation des 3
premières questions appelé également score AUDIT-C (version courte) un score
respectif > 3 chez la femme ou score > 4 chez l’homme : mésusage probable de
l’alcool.

• Le questionnaire PCL-5 permet de dépister le syndrome de stress post traumatique.


C’est un questionnaire auto rapporté de 20 items qui évalue les 20 symptômes du
TSPT selon le DSM-V (58). L'échelle auto rapportée utilise des cotes de « 0 à 4 »
pour évaluer chacun des symptômes, correspondant à « Pas du tout », « Un peu »,
« Modérément », « Beaucoup » et « Extrêmement ». Un score total pour la gravité
des symptômes (0-80) peut être obtenu en additionnant les scores de chacun des
20 items. Le score de gravité pour chacun des critères de symptômes dans le DSM-
V peut être obtenu en additionnant le score aux items contenus dans chacun des
critères, soit B (items 1-5), C (items 6-7), D (items 8-14), et E (items 15-20). Un
21
diagnostic provisoire peut être obtenu en considérant tout item avec un score de 2
et plus comme étant présent, et ensuite en adhérant aux instructions du DSM-5
qui requièrent au moins: 1 item B (questions 1-5), 1 item C (questions 6- 7), 2 items
D (questions 8-14), et 2 items E (questions 15-20). Un seuil de 38 au PCL-5 semble
raisonnable pour suggérer la présence d’un PTSD jusqu’à la disponibilité d’études
psychométriques.

• L’Échelle du SPC faisant parti de l’ICD-10 comprend 8 symptômes préétablis (27).


Ces symptômes sont : les maux de tête, les vertiges, les troubles du sommeil, la
fatigue, l’irritabilité, la diminution de la tolérance au stress, les troubles de
mémoire, les difficultés à se concentrer. Par un auto-questionnaire la présence d’au
moins trois symptômes parmi les huit proposés est nécessaire pour diagnostiquer
un SPC. Nous excluons dans cette étude la nécessité d’un traumatisme crânien
léger et nous attachons aux symptômes seuls en diagnostiquant un SPC-like.

• Le questionnaire Maslach Burnout Inventory [MBI], analyse le syndrome


d’épuisement professionnel ou Burn-Out. Celui-ci crée initialement en 1981 par
Maslach C, Jackson S.E, a été révisé en 1986 en 22 items et traduit en français en
1997 (59,60). On l’appelle également MBI-HSS pour Human Services Survey. Les
items sont regroupés en trois dimensions:
-l’épuisement émotionnel (EE) (9 items) : score élevé si supérieur à 30, modéré
entre 18 et 29, bas si le score est inférieur à 17.
-la déshumanisation (DR) (5 items) : score élevé si supérieur à 12, modéré entre 6
et 11, Bas si le score est inférieur à 5.
-la diminution de l'accomplissement personnel au travail (AP) (8 items) : élevé si
supérieur à 40, modéré entre 34 et 39, bas pour un score inférieur à 33. Réalisable
en auto-évaluation, chaque item côté de 0 à 6 nécessite une évaluation en
fréquence et en intensité.
Les items d’épuisement émotionnel et de déshumanisation ont une valence
négative : des scores élevés vont dans le sens d’un état de Burn-out important. À
l’inverse, les items d’accomplissement personnel ont une valence positive : des
22
scores élevés sur cette échelle vont dans le sens d’un état de Burn-out faible ou
inexistant. Il n’y a pas de score global d’épuisement professionnel. Chacune des
sous-échelles fait l’objet d’un score qui lui est propre. A considéré de manière
dynamique les 3 dimensions consécutives ne sont pas nécessaire au diagnostic. Un
score élevé dans une des dimensions suffit à affirmer l'existence d'un Burn-out.
Par ailleurs, des scores élevés sur les échelles EE et DR, sans abaissement du score
de AR, peuvent témoigner d’un processus en cours d’installation.

23
5.4. Analyses statistiques

Les variables quantitatives seront représentées en médianes et étendues


interquartiles ou moyennes et écart-type lorsque celle-ci suivent une distribution normale.
Elles seront comparées à l’aide du test de Wilcoxon. Les variables qualitatives seront
représentées en effectif et pourcentages et comparées à l’aide du test de Fisher. Les analyses
multivariées seront conduites à l’aide d’une régression logistique. L’ensemble des variables
significatives au seuil alpha = 0,2 seront incluses dans le modèle initial. Une sélection des
variables par méthode pas à pas descendante avec recherche d’interactions nous a permis de
choisir les variables à inclure dans le modèle final. Une analyse des correspondances
multiples a également été conduite pour étudier l’association entre ces différentes
pathologies.

24
6. RESULTATS

6.1. Population

Parmi les 180 personnes travaillant aux urgences adultes de l’hôpital Pellegrin du
CHU de Bordeaux, 132 sujets ont participé à notre étude. 97% ont répondu de façon
optimale au questionnaire soit 129 personnes dont 87 femmes et 42 hommes. 3 personnes
ont été exclues de l’étude. Il y avait au total 24 médecins, 54 infirmier(e)s diplômés d’état,
39 aides-soignants(e)s, 6 agents administratifs. 19% faisait partie du corps médical et 81%
du corps paramédical. L’âge moyen était de 34 ans. Les travailleurs dormaient en moyenne
7 heures par nuit, fumaient pour 1/3 de la population. 72,9% pratiquaient une activité extra
professionnelle. Quasi 70% d’entre eux ont déclaré avoir vécu un évènement considéré
comme traumatique au cours de leur vie.

25
6.2. Prévalence du SPC

La prévalence des symptômes proche du SPC était de 39,1% selon ICD-10.

Les caractéristiques de cette population ainsi que la prévalence du SPC en analyse


univariée est présentée dans le tableau 1 ci-après.

• Tableau 1 : Caractéristiques de la population de l’étude.

Variable Modalité Popul SPC - SPC + P


ation

N % N % N % P

79 60,935 50 39,065

Sexe NS

F 87 67,4 50 63,3 37 74

M 42 32,6 29 36,7 13 26

Profession

Aide-Soignant(e) 39 30,2 25 31,5 14 28 NS

Brancardier 6 4,7 4 3,2 2 4

Infirmier(e) 54 41,8 35 44,3 19 38

Médecin 24 18,6 12 15,2 12 24

Administratif 6 4,7 3 3,8 3 6

26
Age Med [EIQ] 34 [29,5-40,0] 34 [29,0-39,0] 34 [30,0-40,0] NS

≤30 40 31 26 34 14 28 NS

31-35 28 22 15 20 13 26

36-40 30 23 19 24 11 22

≥41 29 24 17 22 12 24

Ancienneté Mois Med [EIQ] 58,5 [24,0-117,5] 54 [18-116] 60 [36-124,5] NS

Trajet Minutes Med [EIQ] 32,5 [20,0-50,0] 30 [20,0-50,0] 40 [20-60] NS

Évènement 0,08
Traumatique

oui 89 69 50 63,3 39 78

non 40 31 29 36,7 11 22

Loisirs NS

Oui 94 72,1 57 72,1 37 74

Non 35 27,9 22 27,9 13 26

Temps 2,75 [2,0-4,0] 2,5 [2,0-4,0] NS

Sport

oui 90 95,7 55 96,5 35 94,6 NS

Non 4 4,3 2 3,5 2 5,4

Médicaments 0,01

Oui 20 16 7 8,8 13 26

Non 109 84 72 91,2 37 74

Sommeil

Heures 7 [6,0-8,0] 7 [6,5-8,0] 7 [6,0-7,0] 0,01

Somnolence 15 12 8 10,12 7 14 0,08

Déficit 60 47 32 40,51 28 56

Bon sommeil 54 42 39 49,37 15 30

Tabac NS

Non 81 62,8% 51 64,5 30 60

moyenne 31 24 18 22,9 13 26 NS

modérée 5 3,9 3 3,8 2 4

forte 12 9,3 7 8,8 5 10

Alcool

Jamais 5 4 2 2,5 3 6 NS

Régulièrement 34 26 20 25,3 14 32

Occasionnellement 89 69 56 70,9 33 66

Quotidiennement 1 1 1 1,3 0 0

Mésusage 19 15 14 17,8 5 10 NS

Dépendance 3 2 3 4 0 0

27
On ne retrouve pas de différence selon les classes d’âge. Cependant le SPC-like est
plus important chez les médecins comparé aux professions paramédicales. En effet, 50% des
médecins présentent un équivalent du SPC.

La consommation de tabac, d’alcool, n’influe pas sur la survenue d’un SPC-like. De


même le personnel souffrant des symptômes du syndrome post commotionnel ne présente
pas majoritairement de troubles du sommeil entrainant une somnolence ou déficit en
sommeil. En revanche, ils consommaient en général plus de médicaments.

Notre étude ne trouve pas de lien statistiquement significatif entre la durée quotidienne
du trajet pour se rendre au travail et le SPC-like.

• Tableau 2 : Caractéristiques Psycho-sociale de la population présentant


un SPC

Variable Modalité Population SPC - SPC + P

N % N % P

79 60,9 50 39,1

Médiane

Med [EIQ] Med [EIQ] Med [EIQ]

Pénibilité 5 [4,0-6,5] 5 [4-6] 5 [4,5-7,0] 0,06

Stress 5 [4,0-6,0] 5 [3-5] 6 [4,5-7,0] 0,001

Bonheur 7,25 [6,0-8,0] 8 [7,0-8,0] 7 [6,0-8,0] <0,001

SF-12

MCS-12 41,70 [41,59-41,75] 41,70 [41,59-41,78] 41,67 [41,60-41,74] NS


PCS-12 51,55 [51,52-51,59] 51,54 [51,51-51,58] 51,56 [51,53-51,59] NS

Une association entre le stress ressenti au travail et la survenue d'un SPC-like a été
mise en évidence. En effet, le niveau de stress apparaissait plus important chez les individus
28
présentant un SPC-like. Sur l’échelle numérique d’auto évaluation on retrouvait une
moyenne notée à 6/10 dans le cadre d’un équivalent du SPC et à 5/10 en l’absence de
symptômes.
En revanche la pénibilité ressentie au travail n’a aucune influence sur la survenue d’un SPC-
like.
La notion de bonheur apparaissait également significative puisque les personnes
ressentaient un bonheur plus intense en l’absence de symptômes. Il était évalué à 8/10 sans
SPC-like et à 7/10 lorsqu’ils souffraient d’un SPC-like.
On ne retrouve pas de différence statistiquement significative du taux de SPC-like en
fonction de la qualité de vie mentale (MCS-12) et physique (PCS-12). Cependant, on voit
que la moyenne globale de notre population concernant la qualité de vie mentale est très
en dessous de la population générale évaluée à 41,70.

• Tableau 3 : Le SPC-like, le Burn-out, le trouble de stress post-


traumatique.

Variable Modalité Population PCS- PCS+ P

N % N % N % P

79 60,935 50 39,065

Burn-Out

EE élevé 11 8,5 3 3,8 8 16 <10^-5

EE modéré 40 31 12 15,2 28 56

EE faible 73 56,6 59 74,6 14 28

DR élevée 37 28,7 15 19 22 44 <10^-2

DR modérée 44 34,1 32 40,5 12 24

DR faible 47 36,4 31 39,2 16 32

AP élevé 42 32,5 27 34,1 15 30 NS

AP modéré 43 33,3 28 35,4 15 30

AP faible 39 30,2 20 25,3 19 40

29
BO 66 54 30 40 36 73 <10^3

Pas de BO 57 46 44 60 13 27

BO Sévère 3 2 0 0 3 6

BO Modéré 13 11 6 8 7 14

BO Faible 50 41 24 32 26 53

TSPT 0,004

Oui 8 6 1 1 7 14

Non 118 94 77 99 40 86

14% des personnes souffrant d’un SPC-like présentaient un TSPT. Soit 87,5% des
personnes qui avaient un TSPT, avaient également un SPC-like. On retrouve une différence
statistiquement significative concernant le TSPT. En effet notre population SPC-like
présentait une plus grande proportion de TSPT.
Concernant les professionnels de santé et le burn-out, 11(8,5%) avaient un score
d'épuisement émotionnel élevé, 37(28,7%) avaient un score de dépersonnalisation élevé, et
39(30,2%) avaient un score d'accomplissement personnel bas. Sur les 123 professionnels, 66
étaient en burn-out soit 54% de notre population. Parmi eux 50 étaient en burn-out dit
"faible" (atteinte d'une seule composante), 13 avaient un burn-out dit modéré (atteinte de 2
composantes) et 3 étaient en burn-out dit "sévère" (atteinte des 3 composantes). Concernant
la population SPC-like on retrouve un lien statistiquement significatif avec la présence d'un
burn-out.

Burn-Out
Sévère 6%

30
EE
8,5%

DR
28,7% AP 30,2%

Figure 1. Diagramme de Venn représentatif des scores élevés dans chaque dimension du burnout (DP =
dépersonnalisation, EE = épuisement émotionnel, AP = diminution de l’accomplissement personnel)

6.3. Analyse des correspondances multiples

Les trois syndromes étudiés dans notre enquête se sont regroupés de la même façon
dans l’analyse des correspondances multiples. En effet, la population présentant un
équivalent du syndrome post commotionnel a montré un schéma de regroupement avec
ceux présentant un trouble de stress post traumatique ou de burn-out.
A contrario, les professionnels indemnes de SPC-like ,de Burn-out ou de TSPT étaient
proches.
Notre population se regroupait donc en deux groupes bien distincts: ceux qui étaient en
souffrance et ceux qui étaient indemnes de ces trois syndromes.

7. DISCUSSION

Cette étude met en évidence une proportion élevée de symptômes équivalents au


syndrome post commotionnel chez les professionnels travaillant aux urgences adultes de
l’hôpital Pellegrin du CHU de Bordeaux. Le taux de SPC-like est de 39,1%. Il est donc deux
fois supérieur à la population générale (61). Cette notion de non spécificité liée au TCL vient
renforcer les nombreuses études déjà menées (36, 37, 38, 39). En ce sens il existe des
31
controverses sur l'appellation du syndrome post commotionnel, appelé parfois « syndrome
post-traumatique ». Une étude menée à Bordeaux a montré que la prévalence du SPC-like
en cas de traumatisme bénin avait été mesurée à 24,5% (40). En comparaison avec notre
étude, toutes deux étaient effectuées dans le même service avec une puissance quasi
similaire et pourtant nos professionnels semblent plus atteints. Chez nos professionnels
nous retrouvons également 6% de Trouble de stress post traumatique et 54% de Burn-out.
Ces résultats doivent nous alerter, nous sensibiliser.

Une telle étude s’intéressant aux symptômes du syndrome post commotionnel chez
le personnel soignant des urgences n’a jamais été réalisée. Le recueil des données s'est
effectué sur une courte période de 12 jours permettant une représentation homogène dans
le temps de l’état de notre population.
Le questionnaire a été conçu à partir de données de la littérature validée et déjà utilisée sous
la forme auto-questionnaire. À réponses fermées, d’une durée relativement courte et rempli
sur le lieu du travail cela permettait une plus grande participation. D’autant plus qu’elle était
motivée par la connaissance de la thésarde présente le semestre précèdent.

En contrepartie, il s’agit d’une étude monocentrique qu’il aurait été intéressant de


développer sur d’autres structures d’urgences notamment de la CUB. Ce facteur limite la
puissance statistique de notre étude mais permet une homogénéisation de notre population.
Elle est alors soumise aux mêmes conditions de travail.
Un défaut de participation de 27% du personnel conduit à un biais de sélection. Il
était la conséquence notable d'une période de recueil courte, où une grande partie du
personnel manquant pouvait tout simplement être en congé annuel. Néanmoins, ceux
présents sur les lieux du travail ont montré un réel engouement pour y participer. Ils restent
sensibilisés à ces problématiques déjà entendues au sein de la vie du service.
On retrouve un défaut d'optimisation des données parmi les biais de confusion. En effet,
cette enquête sur le format auto-questionnaire n'est pas validée pour l'ensemble des
variables étudiées (Epworth, TSPT etc…). De plus, l'utilisation de l'échelle MBI et son
interprétation peut prêter à discussion. Le fait de considérer qu'un score élevé dans une des
dimensions suffit au diagnostic positif de burn-out tend à augmenter « artificiellement » la

32
prévalence d'après certains auteurs (60,66). En revanche, le dépistage du burn-out par un
test très sensible qui met en évidence une forte prévalence, permet au moins d’évoquer le
sujet dans un milieu où on ne parle traditionnellement pas de souffrance au travail (67).
Menée sur les lieux du travail, il existe un biais de désirabilité sociale. Les travailleurs
montrent alors une facette positive d'eux même, d'autant plus que celle-ci concerne les
facteurs psychosociaux et les questions de consommation d'alcool, de toxique.
Enfin une autre limitation reste le biais de mémorisation qui influence les souvenirs
notamment concernant la notion de traumatisme.

Les résultats de notre étude mettent en lumière les difficultés que peuvent
rencontrer les professionnels dans un service d'urgence. Non sans conséquence, on sait
qu’une des solutions face à cette souffrance pourrait être la réorientation professionnelle
et l'abandon de la médecine d'urgence (8). Du même ordre, l'étude SESMAT mettait en
évidence un lien fort entre burn-out et l'intentionnalité de quitter le métier. Ils étaient
alors jusqu’à 21% à vouloir quitter le métier d'urgentiste (63).

De plus, il est mis en avant une relation avec la notion de bonheur et de stress au
travail. Il semble que ce dernier ait un impact péjoratif sur la survenue de symptômes
proches du SPC. L’OMS estime que le stress au travail influe négativement sur la santé
psychologique et physique des individus ainsi que sur l'efficacité de l'entreprise (62). Il
constitue un terrain favorable au burn-out.

La prévalence du burn-out de 54% est en rapport avec ceux observés dans d’autres
études :
• 51% pour l'enquête SESMAT menée en 2008 auprès des urgentistes (63)
• 57,2% pour Yven YM dans son enquête sur le personnel SMUR dans les Midi-
Pyrénées en 2013 (9).
• 60% pour Birault et al dans la région Poitou-Charentes en 2013 (64).

33
Par ailleurs, un schéma de regroupement de notre population présentant un équivalent de
syndrome post commotionnel, de burn-out ou de trouble de stress post traumatique est
apparu dans l’analyse des correspondances multiples. Cette analyse a permis de distinguer
un groupe de professionnels en souffrance et un groupe indemne des trois syndromes.
S'agissant de leur vie sociale et relationnelle le score de santé mentale moyen était très en
dessous de la moyenne. Ces résultats semblent concordants avec d'autres études (65). Par
ailleurs, il n'existait pas de corrélation statistique significative entre l’évaluation de la qualité
de vie et notre population SPC-like.

Le personnel soumis à un surcroit d’exigence psychologique et de surcharge de


travail peut donc se fragiliser. Il mérite un soutien, une attention particulière afin
d'améliorer leurs conditions de travail.
Pour répondre à ces souffrances, le personnel sait qu'il peut s'adresser à la médecine du
travail. Interlocuteur privilégié, le médecin du travail semble plus adapté qu’un médecin
généraliste pour identifier les conditions de travail, les risques psychosociaux et la
psychopathologie du travail. Au-delà du recueil individuel et des conseils prodigués à la
personne elle-même, il peut tenter d’amener une piste collective d’amélioration des
conditions de travail. Le psychologue du travail quant à lui, possède une marge de
manœuvre individuelle plus importante, notamment avec son rôle d’écoute.
Bien qu’important et fortement sollicités, ces deux interlocuteurs restent éloignés de la « vie
directe du service » à proprement parler, limitant l’accès aux consultations. Faire la
démarche de consulter, c’est savoir que l’on est en souffrance et accepter ce que l’on croit
être une « faiblesse ». Ce qui ne semble pas toujours facile pour nos professionnels.

Or, une si grande proportion d'équivalent du syndrome post commotionnel ne doit


pas être banalisée. D'autant plus qu'il existe des moyens de les prendre en charge,
notamment grâce aux différentes techniques psychothérapeutiques comme la TCC
(Therapie Cognitivo Comportemental) et l'EMDR (Eye Movement Desensitization and
Reprocessing) (48).
34
Certains services d'urgences ont réussi à mettre en place des ateliers comme la relaxation
pour aider leur personnel (68). Ayant comme idée fondatrice de prendre soin de soi pour
mieux prendre en charge les patients, ces séances ont montré une efficacité sur la sérénité
du personnel. D'autant plus que cet atelier de relaxation a pu être mis en place sur le lieu
et temps de travail. Pourquoi ne pourrions-nous pas imaginer une intervention pour notre
personnel en souffrance ?

8. CONCLUSION

Le travail en médecine d’urgence semble avoir des répercussions sur l’ensemble du


personnel d’un service d‘urgence.
En effet, une si grande proportion de symptômes équivalents au syndrome post
commotionnel doit nous alerter.
Nos résultats suggèrent l'importance d'une détection précoce de ces symptômes qui malgré
leurs différences semblent finalement assez proches. La présence d’une psychologue

35
accessible dans le service pourrait être intéressante pour la détection et la prise en charge
des soignants qui en ressentent le besoin. L’impact sur les professionnels des urgences n’est
pas négligeable et des actions pourraient être conduites pour améliorer les conditions de
travail. Cette réflexion fait l’objet de nombreux travaux actuellement conduits dans le
service.

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42
10. ANNEXES

Ce questionnaire s’intéresse à vous et à votre qualité de vie. Il est totalement anonyme.

€ Aide-Soignant(e)
Au sein du pôle, quelle est € Ambulancier(e)
votre profession ? € Brancardier(e)
€ Infirmier(e)
Âge: ….
€ Médecin
Sexe: € F €M

Statut marital:
Nombre d’enfants : ….
€ Célibataire €Divorcé(é) € Concubinage
€ Marié(e) € Pacsé(e) Age des enfants : ….
€ Autre: ….
Ancienneté aux urgences : …. année(s) …. mois

Temps du trajet domicile-travail (aller ET retour): …. min

• Pénibilité au travail en moyenne (EN 0 à 10) :

Absence de Pénibilité
pénibilité 0 10 maximale
imaginable

• Stress lié au travail en moyenne (EN 0 à 10) :

Absence de
Stress maximale
stress 0 10 imaginable

• Avez-vous déjà vécu un événement que vous pourriez considérer comme traumatique au cours
de votre vie ?

€ Oui € Non

43
A-t-il eu lieu au cours des 6 derniers mois? Oui Non
Si Oui :
Est-il survenu sur le lieu du travail? Oui Non

• Actuellement où vous situez vous sur l’échelle du Bonheur ?

Pire vie
Meilleure
possible 0 10 vie possible

1-Dans l’ensemble, pensez-vous que votre santé est :


Excellente= 1 ; Très bonne= 2 ; Bonne= 3 ; Médiocre= 4 ; Mauvaise= 5

2-En raison de votre état de santé actuel, êtes-vous limités pour :


• Des efforts physiques modérés (déplacer une table, passer l’aspirateur, jouer aux boules) ?
Oui, beaucoup limité= 1 ; Oui un peu limité= 2 ; Non, pas du tout limité= 3
• Monter plusieurs étages par l’escalier ?
Oui, beaucoup limité= 1 ; Oui un peu limité= 2 ; Non, pas du tout limité= 3

3- Au cours de ces 4 dernières semaines, et en raison de votre état physique :


• Avez-vous accompli moins de choses que vous auriez souhaité ?
Toujours= 1 ; La plupart du temps= 2 ; Souvent= 3 ; Parfois= 4 ; Jamais= 5
• Avez-vous été limités pour faire certaines choses ?
Toujours= 1 ; La plupart du temps= 2 ; Souvent= 3 ; Parfois= 4 ; Jamais= 5

4- Au cours de ces 4 dernières semaines, et en raison de votre état émotionnel (comme vous
sentir triste, nerveux ou déprimé):
• Avez-vous accompli moins de choses que vous auriez souhaité ?
Toujours= 1 ; La plupart du temps= 2 ; Souvent= 3 ; Parfois= 4 ; Jamais= 5
• Avez-vous eu des difficultés à faire ce que vous aviez à faire avec autant de soin et d’attention que
d’habitude :
Toujours= 1 ; La plupart du temps= 2 ; Souvent= 3 ; Parfois= 4 ; Jamais= 5

5-Au cours de ces 4 dernières semaines, dans quelle mesure vos douleurs physiques vous ont-
elles limité dans votre travail ou vos activités domestique ?
Pas du tout= 1 ; Un petit peu= 2 ; Moyennement= 3 ; Beaucoup= 4 ; Enormément= 5

6-Les questions qui suivent portent sur comment vous vous êtes sentis au cours de ces 4
dernières semaines. Pour chaque question, indiquez la réponse qui vous semble la plus
appropriée.
• Y a t-il eu des moments où vous vous êtes senti calme et détendu ?
Toujours= 1 ; La plupart du temps= 2 ; Souvent= 3 ; Parfois= 4 ; Jamais= 5
• Moments où vous vous êtes senti débordant d’énergie ?
Toujours= 1 ; La plupart du temps= 2 ; Souvent= 3 ; Parfois= 4 ; Jamais= 5
• Moments où vous vous êtes senti triste et abattu ?
Toujours= 1 ; La plupart du temps= 2 ; Souvent= 3 ; Parfois= 4 ; Jamais= 5

7-Au cours de ces 4 dernières semaines, y a-t-il eu des moments où votre état de santé physique
ou émotionnel vous a gêné dans votre vie sociale et vos relations avec les autres, votre famille,
vos amis, vos connaissances ?
Toujours= 1 ; La plupart du temps= 2 ; Souvent= 3 ; Parfois= 4 ; Jamais= 5

44
• Pratiquez-vous une activité extra-professionnelle, type loisir ?
€ Oui € Non

Combien de temps par semaine ? … heures(s)

Est-ce une activité physique ? Oui Non

Quelles sont-elles ? …

• Consommez-vous des
médicaments au long cours (hors contraception)?

€ Oui € Non

… …
… …
Si Oui, lesquels ? … …
… …

• Concernant votre sommeil :

Combien d’heures dormez-vous habituellement (en moyenne) : ….. Heures

Afin de quantifier votre mode de vie en rapport avec votre sommeil voici quelques situations de la vie quotidienne ou vous devrez
évaluer les chances de somnoler ou de vous endormir:

45
• Êtes-vous fumeur ?

€ Oui € Non

Si vous êtes fumeur pouvez-vous répondre à ce questionnaire :

1-Indiquez par un chiffre entre 0 et 100 quel est votre degré de dépendance aux cigarettes :
Je ne suis absolument pas dépendant(e) des cigarettes = 0
Je suis extrêmement dépendant(e) des cigarettes = 100

2-Combien de cigarettes fumez-vous par jour, en moyenne ?


0-5 = 1 ; 6-10 = 2, 11-20 = 3 ; 21-29 = 4 ; 30 ou plus=5

3-Combien de temps (en minutes) après votre réveil, fumez-vous votre première cigarette ?
0-5= 5 ; 6-15= 4 ; 16-30=3 ; 31-60= 2 ; Plus de 61=1

4-Pour vous arrêter définitivement de fumer serait :


Impossible=5 ; Très difficile=4 Plutôt difficile=3 Plutôt facile=2 Très facile =1

Veuillez indiquer si vous êtes d’accord avec les affirmations suivantes :


Pas du tout d’accord = 1
Plutôt pas d’accord = 2
Plus ou moins d’accord = 3
Plutôt d’accord = 4
Tout à fait d’accord = 5

5-Après quelques heures passées sans fumer, je ressens le besoin irrésistible de fumer :

46
6-Je suis stréssé/e à l’idée de manquer de cigarettes :

7-Avant de sortir, je m’assure toujours que j’ai des cigarettes sur moi :

8-Je suis prisonnier/ère des cigarettes :

9-Je fume trop :

10-Il m’arrive de tout laisser tomber pour aller acheter des cigarettes :

11-Je fume tout le temps :

12- Je fume malgré les risques que cela entraine pour ma santé :

• Consommez-vous d’autres toxiques (cannabis, cocaïne, autres stupéfiants …) ?

€ Oui € Non

• Consommez-vous de l’alcool ?

€ Jamais € Régulièrement*

€ Occasionnellement* € Quotidiennement*

*Occasionnellement : au moins 1 fois dans le mois ; Régulièrement: au moins 3 consommations dans la semaine ;
Quotidiennement: au moins 1 fois par jour.

S’il vous arrive de consommer de l’alcool, pouvez-vous répondre à ce questionnaire :

1-Combien de boissons contennant de l’alcool consommez-vous ?


Jamais= 0. 1x/mois ou - = 1. 2 à 4x/mois = 2. 2 à 3x/sem = 3. 4x ou +/sem = 4.

2-Combien de verres contenant de l’alcool consommez-vous un jour typique où vous buvez ?


1 ou 2 = 0. 3 ou 4 = 1. 5 ou 6 = 2. 7 ou 9 = 3. 10 ou + = 4

Concernant les questions ci-après :


Jamais = 0.
<1x/mois = 1.
1x/mois = 2.
1x/sem = 3.
Chaque jour ou presque = 4.

3-Combien de fois vous arrive-t-il de boire six verres d’alcool ou plus lors d’une même occasion ?

47
4-Au cours de l’année écoulée, combien de fois avez-vous constaté que vous n’étiez plus capable
d’arrêter de boire après avoir commencé ?

5-Au cours de l’année écoulée, combien de fois votre consommation d’alcool vous a-t-elle empêché
de faire ce qui était attendu de vous ?

6-Au cours de l’année écoulée, combien de fois avez-vous dû boire un verre d’alcool dès le matin
pour vous remettre d’une soirée bien arrosée ?

7-Au cours de l’année écoulée, combien de fois avez-vous eu un sentiment de culpabilité ou des
remords après avoir bu ?

8-Au cours de l’année écoulée, combien de fois avez-vous été incapable de vous souvenir ce qui
s’était passé la veille parce que vous aviez trop bu ?

9-Vous êtes-vous blessé ou avez-vous blessé quelqu’un parce que vous aviez bu ?
Non = 0 Oui mais pas dans les douze mois = 3 Oui au cours des douze derniers mois = 4

10- Est-ce qu’un proche, un médecin ou un autre professionnel de la santé, s’est déjà préoccupé de
votre consommation d’alcool et vous a conseillé de la diminuer ?
Non = 0 Oui mais pas dans les douze mois = 3 Oui au cours des douze derniers mois = 4

• Instructions : Vous trouverez ci-dessous une liste de problèmes que les gens éprouvent parfois à la
suite d'une expérience très stressante. Veuillez s'il-vous-plait lire chaque problème soigneusement et
encercler un chiffre à droite pour indiquer à quel point vous avez été dérangé par ce problème au
cours de la dernière semaine.

Au cours de la dernière semaine, à quel point avez- Pas du


Un Modéré- Beau- Extrême-
vous été dérangé par : tout
peu ment coup ment

1. Des souvenirs répétitifs, perturbants et non désirés de


0 1 2 3 4
l'expérience stressante ?

2. Des rêves répétitifs et perturbants de l'expérience


0 1 2 3 4
stressante ?

3. L'impression soudaine de vous sentir ou d'agir comme si


l'expérience stressante se produisait à nouveau (comme 0 1 2 3 4
si vous étiez là en train de le revivre) ?

4. Le fait d'être bouleversé lorsque quelque chose vous a


0 1 2 3 4
rappelé l'expérience stressante ?

5. De fortes réactions physiques quand quelque chose vous


a rappelé l'expérience stressante (par exemple,
0 1 2 3 4
palpitations cardiaques, difficultés à respirer,
transpiration) ?

6. L'évitement des souvenirs, pensées ou émotions


0 1 2 3 4
associées à l'expérience stressante ?

48
7. L'évitement des rappels externes de l'expérience
stressante (par exemple, des personnes, des endroits,
0 1 2 3 4
des conversations, des activités, des objets ou des
situations) ?

8. Le fait d'avoir de la difficulté à vous souvenir de certaines


parties importantes de l'expérience stressante (pour
0 1 2 3 4
quelque raison que ce soit à l'exception d'une blessure à
la tête, ou de consommation d'alcool ou de drogue) ?

9. Le fait d'avoir de fortes croyances négatives au sujet de


vous-même, d'autrui ou du monde (par exemple, avoir
des pensées telles que « je suis mauvais, il y a quelque
0 1 2 3 4
chose qui ne va vraiment pas chez moi, on ne peut faire
confiance à personne, le monde est tout à fait dangereux
») ?

10. Le fait de vous blâmer ou de blâmer quelqu'un d'autre


(qui n'a pas directement causé l'évènement ou ne vous a
0 1 2 3 4
pas fait de tort) pour l'expérience stressante ou pour ce
qui s'est produit par la suite ?

Suite à la page suivante

Au cours du dernier mois, à quel point avez-vous Pas du


Modéré- Beau- Extrême-
été dérangé par : tout Un peu
ment coup ment

11. La présence de fortes émotions négatives telles que la


peur, l'horreur, la colère, la culpabilité ou la honte ? 0 1 2 3 4

12. La perte d'intérêt pour les activités que vous aimiez


auparavant ? 0 1 2 3 4

13. Un sentiment d'éloignement ou d'isolement vis-à-vis


0 1 2 3 4
des autres ?

14. Le fait d'avoir de la difficulté à ressentir des émotions


positives (par exemple, être incapable de ressentir de 0 1 2 3 4
la joie ou de ressentir de l'amour pour vos proches) ?

15. Le fait de vous sentir irritable ou en colère ou le fait


d'agir de façon agressive ? 0 1 2 3 4

16. Le fait de prendre trop de risques ou faire des choses


qui pourraient vous blesser ? 0 1 2 3 4

17. Le fait de vous sentir en état d'alerte, vigilant ou sur


0 1 2 3 4
vos gardes ?

18. Le fait de vous sentir agité ou de sursauter facilement


0 1 2 3 4
?

19. Des difficultés de concentration ? 0 1 2 3 4

20. Des difficultés à vous endormir ou à rester endormi ?


0 1 2 3 4

49
Pas du
Par ailleurs, au cours du dernier mois : Modéré- Beau- Extrême-
tout Un peu
ment coup ment

1. Dans quelle mesure avez-vous souffert de maux de


tête ? 0 1 2 3 4

2. Dans quelle mesure avez-vous souffert de vertiges ?


0 1 2 3 4

3. Dans quelle mesure avez-vous souffert de fatigue ?


0 1 2 3 4

4. Dans quelle mesure vous mettez-vous d’avantage en


colère qu’auparavant ? 0 1 2 3 4

5. Dans quelle mesure avez-vous souffert de troubles de


la mémoire ? 0 1 2 3 4

6. Dans quelle mesure avez-vous eu l’impression de


moins bien supporter le stress qu’auparavant ?
0 1 2 3 4

• Précisez la fréquence à laquelle vous ressentez la description des propositions suivantes en entourant le
chiffre correspondant avec :
0=Jamais
1=Quelques fois par an ou moins
2=Une fois par mois ou moins
3=Quelques fois par mois
4=Une fois par semaine
5=Quelques fois par semaine
6=Chaque jour

01. Je me sens émotionnellement vidé(e) par mon travail 0 1 2 3 4 5 6

02. Je me sens à bout à la fin de ma journée de travail 0 1 2 3 4 5 6

03. Je me sens fatigué(e) lorsque je me lève le matin et j’ai à affronter une autre 0 1 2 3 4 5 6
journée de travail

04. Je peux comprendre facilement ce que mes patients ressentent 0 1 2 3 4 5 6

05. Je sens que je m’occupe de certains patients de façon impersonnelle, comme 0 1 2 3 4 5 6


s’ils étaient des objets

06. Travailler avec des gens tout au long de la journée me demande beaucoup 0 1 2 3 4 5 6
d’efforts

07. Je m’occupe très efficacement des problèmes de mes patients 0 1 2 3 4 5 6

08. Je sens que je craque à cause de mon travail 0 1 2 3 4 5 6

09. J’ai l’impression, à travers mon travail, d’avoir une influence positive sur les 0 1 2 3 4 5 6
gens

10. Je suis devenu(e) plus insensible aux gens depuis que j’ai ce travail 0 1 2 3 4 5 6

11. Je crains que ce travail ne m’endurcisse émotionnellement 0 1 2 3 4 5 6

50
12. Je me sens plein(e) d’énergie 0 1 2 3 4 5 6

13. Je me sens frustré(e) par mon travail 0 1 2 3 4 5 6

14. Je sens que je travaille « trop dur » dans mon travail 0 1 2 3 4 5 6

15. Je ne me soucie pas vraiment de ce qui arrive à certains de mes patients 0 1 2 3 4 5 6

16. Travailler en contact direct avec les gens me stresse trop 0 1 2 3 4 5 6

17. J’arrive facilement à créer une atmosphère détendue avec mes patients 0 1 2 3 4 5 6

18. Je me sens ragaillardi(e) lorsque dans mon travail j’ai été proche de patients 0 1 2 3 4 5 6

19. J’ai accompli beaucoup de choses qui en valent la peine dans ce travail 0 1 2 3 4 5 6

20. Je me sens au bout du rouleau 0 1 2 3 4 5 6

21. Dans mon travail, je traite les problèmes émotionnels très calmement 0 1 2 3 4 5 6

22. J’ai l’impression que mes patients me rendent responsable de certains de leurs 0 1 2 3 4 5 6
problèmes

MERCI pour votre participation à cette étude.

51
11. SERMENT D’HIPPOCRATE

Au moment d’être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle


aux lois de l’honneur et de la probité.

Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous
ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.
Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune
discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles
sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la
contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité.

J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs


conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité
des circonstances pour forcer leurs consciences.
Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera.
Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.

Admis(e) dans l’intimité des personnes, je tairai les secrets qui me sont confiés. Reçu(e)
à l’intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas
à corrompre les mœurs.
Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les
agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.

Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission. Je


n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les
perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés.

J’apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu’à leurs familles dans l’adversité.

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Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes
promesses : que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j’y manque.

12. RÉSUMÉ
NOM : AUSSEIL PRÉNOM : Lucille, Stella

Date de Soutenance : 10 octobre 2018

Titre en français : Enquête sur les professionnels de Santé travaillant en service de Médecine
d’Urgence

Introduction : Dans un contexte de surcharge des services d’urgences, nous avons souhaité
porter une attention particulière aux personnels y travaillant.
L'objectif principal de cette étude était d’évaluer la prévalence des professionnels souffrant
d’un équivalent de Syndrome post commotionnel défini par les critères de la CIM-10.
L’objectif secondaire était d’évaluer la prévalence du Burn-out et du Trouble de stress post
traumatique.
Matériel et Méthode : Il s’agit d’une étude observationnelle transversale monocentrique
réalisée aux urgences adultes de l’hôpital Pellegrin du Centre Hospitalier Universitaire de
Bordeaux sur la période du 9 au 20 septembre 2017. L’enquête a été réalisée avec des auto-
questionnaires anonymes remis à l’ensemble du personnels travaillant aux urgences
(médecins, infirmier(e)s diplômés d’état, aide-soignant(e)s, les brancardier(e)s et agents
administratifs). Leurs participations étaient libres et bénévoles.
Résultats : 129 personnes ont participé à notre enquête. L’âge moyen était de 34 ans. La
prévalence des symptômes proche du SPC était de 39,1% chez nos professionnels de santé. Il
y avait également 6% de Trouble de stress post traumatique et 54% de Burn-out. Une
relation statistiquement significative entre le stress au travail, le niveau de bonheur, le
TSPT, le Burn-out et les symptômes du syndrome post commotionnel est mis en évidence.
Conclusion : Le travail en médecine d’urgence semble avoir des répercussions sur
l’ensemble du personnel. En effet, une si grande proportion de symptômes équivalents au
syndrome post commotionnel doit nous alerter. Ces résultats suggèrent donc la nécessité
d’une intervention au plus près du personnel afin de les prévenir.

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Mots-Clés : Syndrome post-commotionnel ; Médecine d’urgence ; Santé au travail ;
Épuisement professionnel

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