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Etude e Entrepôt Frigorifique: T Dimensionnement D'un

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieure et de la Recherche


Scientifique

Université YAHIA FARES de MEDEA


Faculté de la Technologie
Département Du Génie Mécanique

Pour l’obtention du Diplôme de Master en Génie Climatique


Spécialité : Génie climatique

Etude et dimensionnement d’un entrepôt


frigorifique

Présenté par Encadrer par:

Mrs: DAHMAN Ilham Dr. TRIKI Zakaria

Mrs: CHEMLAL Aicha Mr. BENYEKHLEF Ahmed

Promotion : 2017/2018
Dédicace

Je dédis ce modeste travail à mes chers parents « Mohamed»


et «Laldja »
Pour leurs sacrifices, et qui n’on a jamais cassé de
m’encourage
A mes frères et leurs femmes et mes sœurs et leurs maries
Et tous les ongles de ma famille et mon oncle
A ma camarade de ma vie : Bougazi Mouloud
A tout la famille Chemlal et la famille Mouaici
Et spécialement ma grande mère
Et mes amies : Samahe, Meriem,Nesrine, Widade, Warda,
Amel, Zahra, Fella.
Son oublie mon binôme : Ilham Dahman
Et mon promo de génie climatique 2017/2018
Et tout ceux qui j’amies et qui m’aime
Aicha
Dédicace

Je dédis ce modeste travail à mes chers parents « Mohamed»


et «Zahra»
Pour leurs sacrifices, et qui n’on a jamais cassé de
m’encourage
A mes frères Fathi et Abdou
A tout la famille Dahman
Et spécialement ma grande mère
Et toute mes amies : Warda, Amale, Zehra,Samah ,
ImaneMouhe, Hiba, Anisse
Son oublie mon binôme : Chemlal Aicha
Et mon promo de génie climatique 2017/2018
Et tout ceux qui j’amies et qui m’aime

Ilham
Remerciement
Louange à Dieu Allah de m’avoir donné la force physique et morale
pour accomplir ce travail.

Je tiens à remercier notre encadreur Monsieur :TRIKI Zakaria

Et tout mon remerciement pour Messieurs :

Ben Yakhlaf Amade

Pour Sa confiance, ses encouragement, son suivi aussi que pour les
conseils qu’il a porté pour l’achèvement de ce projet.

Tous mes remerciements pour les efforts et les orientations qu’ils ma


donnés.

Je tiens également à remercier l’ensemble des membres du jury qu’ils


ont honorés pour le jugement de notre travail.

Et enfin, je voudrais remercier tous mes amis pour leur disponibilité


et leur aide.
:‫ملخص‬
‫ سيتم إجراء تخطيط‬.‫الهدف من هذا العمل هو دراسة وحجم مخزن التبريد للحفاظ على األسماك وتجميدها‬
‫ ستحدد دراسة حرارية مفصلة قدرة التبريد التي سيتم تحديد حجمها واختيار‬.‫وعزل حراري على الهيكل‬
.‫المعدات المختلفة لنظام التبريد‬
:‫كلمات البحث‬
‫ التحجيم‬، ‫ توازن التبريد‬، ‫ التجميد‬، ‫ الحفاظ‬، ‫مخازن مبردة‬

Résumé :
L’objectif de ce travail est d’étudier et de dimensionner un entrepôt frigorifique
destiné à la conservation et la congélation du poisson. Un aménagement et une isolation
thermique seront faits sur la structure. Une étude thermique détaillée permettra de déterminer
la puissance frigorifique qui sera la bas de dimensionnement et la sélection des différents
équipements de l’installation frigorifique.

Mots clés :

Entrepôt frigorifique, conservation, congélation, bilan frigorifique, dimensionnement

Abstract :

The objective of This Works is to study and to dimension a refrigerated warehouse intended
for the fish an arrangement and a thermal insulation Will be made on the structure .a detailed
thermal study will make it possible to detrmine the refrigeration capacity that will be the
bottom of dimensioning and the selection of the vaious equipments of refrigeration.

Keywords :

Cold storage, preservation, freezing, cold balance, diemensioning


Liste des figures
N° Désignation Page
Figure (I.1) Présentation la chaîne du froid la viande frais 15
Figure (II.1) Vue en plan de l'entrepôt frigorifique 18
Figure (II.2) Mur extérieur et plafond 22
Figure (II.3) Mur intérieur 22
Figure (II.4) Plancher 23
Figure (IV.1) Machine frigorifique à compression mono étagée 61
Figure (IV.2) Principe de la compression bi étagée 62
Figure (IV.3) Diagramme enthalpique chambre : 02 66
Figure (IV.4) Diagramme enthalpique de la SAS 67
Figure (IV.5) Diagramme enthalpique chambre : 01 71
Figure (IV.6) Diagramme enthalpique chambre : 03 72
Figure (V.1) compresseur ouvere 76
Figure (V.2) compresseur hermétique 77
Figure (V.3) compresseur semi-hermétique 77
Figure (V.4) Compresseur semi-hermétique à piston. 78
Figure (V.5) Compresseur à vis. 79
Figure (V.6) Compresseur à spirales 79
Figure (V.7) Emplacement de condenseur 80
Figure (V.8) Condenseur à air à convection naturelle 81
Figure (V.9) Condenseur à air à convection forcée. 81
Figure (V.10) Emplacement d’évaporateur. 83
Figure (V.11) évaporateurs cubiques a convection force. 84
Figure (V.12) évaporateurs plafonniers a convection force. 84
Figure (V.13) évaporateurs plafonniers à convection naturel. 85
Figure (V.14) Evaporateur pour meubles. 86
Figure (V.15) détendeurs automatiques ou pressostatiques. 87
Figure (V.16) Le sens de montage de déshydrateur. 90
Figure (V.17) Déshydrateur à cartouche non rechargeable (DC). 90
Figure (V.18) Déshydrateur à cartouche rechargeable (DCR). 90
Figure (V.19) Le voyant de liquide. 91
Figure (V.20) Le réservoir de liquide. 93
Figure (V.21) bouteille anti-coups de liquide. 94
Figure (V.22) Séparateur d'huile 94
Figure (V.23) Réservoir de liquide horizontale 95
Figure (VI.1) Les thermostats. 102
Figure (VI.2) Schéma expliqué la maintenance 104
Figure (VI.3) Contrôleur à microprocesseur 106
Figure (VI.4) Schéma explique Opérations de maintenance 108
Figure (VI.5) Organigramme des pannes frigorifique 111
Liste des tableaux

N° Désignation Page
Tableau (II.1) Description des chambres froides 17
Tableau (II.2) Données climatiques extérieurs 19
Tableau (II.3) Conditions intérieures d'entreposage 19
Tableau (II.4) Caractéristiques thermodynamiques des produits entreposés 20
Tableau (II.5) Mur extérieur et plafond 22
Tableau (II.6) Mur intérieur 22
Tableau (II.7) Plancher 23
Tableau (III.1) Nombre et durée des périodes de dégivrage a prévoir pour 33
différentes chambres froides et meubles frigorifiques
Tableau (III.2) Charge thermique par transmission à travers les parois de la 39
chambre 01
Tableau (III.3) Charge thermique par transmission à travers les parois de la 39
chambre 02
Tableau (III.4) Charge thermique par transmission à travers les parois de la 40
chambre 03
Tableau (III.5) Charge thermique par transmission à travers les parois de la SAS 40
Tableau (III.6) Charge thermique par renouvellement d’air 41
Tableau (III.7) les données de la charge thermique de l’éclairage. 45
Tableau (III.8) Charge thermique de l’éclairage 45
Tableau (III.9) Charge thermique de l’éclairage 46
Tableau (III.10) Charge thermique due aux personnes Qpe 46
Tableau (III.11) Charge thermique due aux denrées entrantes dans les chambres 48
de congélation
Tableau (III.12) Charge thermique due aux denrées entrantes dans les chambres 48
de réfrigération
Tableau (III.13) Puissance frigorifique 49
Tableau (III.14) La puissance frigorifique intermédiaire de l’évaporateur 49
Tableau (III.15) Charge thermique des ventilateurs dans les évaporateurs 50
Tableau (III.16) Charge thermique prévisionnelle 50
Tableau (III.17) Charge thermique due aux résistances de dégivrage 51
Tableau (III.18) Résultat Contrôle de la puissance frigorifique effective de 51
l’évaporateur
Tableau (IV.1) ODP et GWP des différents fluides frigorigènes 57
Tableau (IV.2) les propriétés physico chimiques du R404A 58
Tableau (IV.3) L'écart de température 59
Tableau (IV.4) Résume les résultats des paramètres du fonctionnement 61

Tableau (IV.5) L'évolution du fluide frigorigène dans le circuit frigorifique 66


R404A (Chambre 02)
Tableau (IV.6) L'évolution du fluide frigorigène dans le circuit frigorifique 67
R404A (SAS)
Tableau (IV.7) Résultat de calcule du Bilan frigorifiques de l'installation mono 68
étagée
Tableau (IV.8) L'évolution du fluide frigorigène dans le circuit frigorifique 71
R404A (Chambre 01)
Tableau (IV.9) L'évolution du fluide frigorigène dans le circuit frigorifique 72
R404A (Chambre 01)
Tableau (IV.10) Résultat de calcule du bilan frigorifique de l'installation Bi- 74
étagée
Tableau (V.1) les choix de groupe de condensation de chaque chambre. 82
Tableau (V.2) les choix d’évaporateur de chaque chambre. 86
Tableau (V.3) Tableau de désignation les choix de détendeur de chaque 89
chambre.
Tableau (V.4) Caractéristiques du filtré déshydrateurs pour chaque installation 91

Tableau (V.5) Caractéristiques du voyant liquide pour chaque installation 93

Tableau (V.6) Caractéristiques de la tuyauterie pour chaque installation 96


Nomenclature
Symbole Signification Unité
Q TR
Charge thermique par transmission à travers les parois w
K Coefficient de transmission thermique de la paroi w/m².k
S Surface de la paroi m2
ΔT L’écart de température entre les deux côtés de la paroi K
1
hi
Résistance thermique superficielle interne m².k/w
1 Résistance thermique superficielle externe m².k/w
he

Q Charge thermique par renouvellement d’air w


re

Mae Débit-masse d’air extérieur admis kg/s


Δh Différence d’enthalpie entre l’air extérieur et l’air ambiant de la kJ/kg
chambre froide
Vae Débit-volume d’air extérieur M3/j
Ρaa Masse volumique de l’air ambiant dans la chambre froide Kg/m3
V La température de la chambre froide °C
Vcf Volume de la chambre froide M3
N Taux de renouvellement d’air journalier
Q Charge thermique par ouverture des portes w
OP

Δtp L’écart de température de l’air entre les deux côtés de la porte k


Τp Temps d’ouverture des portes min/h
Lp Largeur d’une porte m
Hp Hauteur d’une porte m
Ρae Masse volumique de l’air du côté de la porte autre que la chambre Kg/m3
hae Enthalpie de l’air du côté de la porte autre que la chambre froide KJ/kg
haa Enthalpie de l’air ambiant dans la chambre froide KJ/kg
Cra Coefficient de minoration dû à la présence éventuelle d’un rideau d’air
dt Durée moyenne d’ouverture des portes (aller et retour) Min/tonne
fi Flux journalier de marchandises Tonne/j
A Surface de la chambre froide M2
H Hauteur maximale de gerbage m
de Densité d’entreposage Kg/m3
0 Coefficient d’occupation au sol des marchandises %

Q Charge thermique due à l’éclairage w


ec
N Nombre de luminaires
P Puissance de chaque luminaire w
Τ Durée de fonctionnement des luminaires h/j
Charge thermique due aux personnes w
Q pe

N Nombre de personnes opérant dans la chambre froide


Τ Durée de présence de chaque personne dans la chambre froide h/j
qp Quantité de chaleur dégagée par unité de temps par une personne en w
activité moyenne dans une chambre froide
Charge thermique due aux machines diverses w
Q md
N Nombre de machines d’un type donné
Τ Durée de fonctionnement de chaque type de machine h/j
Pa Puissance totale de chaque typ e w
Charge thermique due aux denrées entrantes w
Q de
M Masse de denrée introduite chaque jour Kg/j
C Capacité thermique massique moyenne kJ/kg .k
t1 Température initiale de la denrée introduite °C
t2 Température de congélation de la denrée introduite °C
Puissance frigorifique intermédiaire w
Q 0. int

 evap
Durée de fonctionnement des ventilateurs h/j

 inst
Durée de marche de l’installation frigorifique h/j

 dég
Durée journalière de dégivrage h/j

Puissance frigorifique prévisionnelle w


Q 0. prev

Qvent Charge thermique due aux moteurs des ventilateurs w


N Nombre de moteurs de ventilateurs
P Puissance du ventilateur considéré w
 evap
Durée de fonctionnement des ventilateurs h/j

Qdég Charge thermique due aux résistances de dégivrage w


N Nombre de résistances électriques
P Puissance calorifique de chaque résistance d’un type donné w

 dég
Durée journalière de dégivrage h/j

Abréviations
SAS Salle avant stockage.
PUR Polyuréthane.
BP Basse Pression.
HP Haute Pression.
COP Coefficient Opérationnelle de Performance.
GWP Potentiel d'action sur l'effet de serre.
ODP Potentiel d'altération de la couche d'ozone.
Introduction générale………………………………………………………………………...(1)

Chapitre I : Généralités

I. Historique de froid ………………………………………………………………………. (3)

I .1. Histoire de froid (Glace Naturelle) ………………………………………………….....(3)

I.2. La conservation des aliments ………………………………………………………….. (4)

I .2.1. Altération des denrées ………………………………………………………………..(4)

I.2.1.1. Les agents responsables de l'altération des aliments………………………………...(5)

I .2.2 . Conditions de conservation des aliments ……………………………………….......(6)

I .2.3. Les méthodes de conservation ……………………………………………….………(7)

I .2.3. 1 La Salaison …………………………………………………………………………(7)


I.2.3.2. Le Fumage ……………………………………………………………………….…(7)

I.2.3.3. Le Confisage dans la graisse ……………………………………………………… (7)

I.2.3.4. La fermentation ……………………………………………………………….…. .. (8)


I.2. 4. Conservation par le froid ………………………………………………………….… (8)

I.2.4.1. La Réfrigération ………………………………………………………….………. ..(8)

I.2.4.2. La Congélation ………………………………………………………………………(8)

I.2.4.3. La Surgélation …………………………………………………………………….…(8)

I.2.5. Importance du froid ………………………………………………………………..…. (8)

I.3. Les entrepôts frigorifiques ……………………………………………………………....(9)

I.3.1. Entrepôt d’usine …………………………………………………………………........(9)

I.3.2. Entrepôt de commerce …………………………………………………………….…. (9)

I.3.3. Entrepôt des lieux de production…………………………………………………..….(9)

I.3.4. Entrepôt spéciale……………………………………………………………………...(10)


I.3.5. Entrepôt polyvalent……………………………………………………………….…(10)
I .4. Chaine du froid pour la conservation frigorifique ……………………………….…. (10)

Chapitre II : Description et
Conception de l’entrepôt frigorifique

II .[Link] ………………………………………………………………………..…(17)

II .2. Description et situation de l'entrepôt frigorifique ………………………………….. (17)

II.3. Plan de L’entrepôt frigorifique ………………………………………………….…. (18)

II.4. Données climatiques………………………………………………………………… (19)

II.4.1. Données climatiques extérieurs……………………………………………………..(19)

II.4.2. Conditions intérieures d'entreposage………………………………………………. (19)

II.4.3. Caractéristiques thermodynamiques des denrées à entreposer………………….…. (19)

II.5. Le transfert de chaleur……………………………………………………………...…(20)

II.5.1. Les modes de transfert de chaleur………………………………………………..…(20)

II.5.1.1. La conduction…………………………………………………………………..…(20)

II.5.1.2. La convection……………………………………………………………………...(20)

II.5.1.3. Le rayonnement……………………………………………………………………(21)

II.6. Isolation thermique de l'entrepôt……………………………………………………...(21)

II.6.1. Le choix de l'isolant…………………………………………………………………(21)

II.6.2. Les caractéristiques du polyuréthane……………………………………………..…(21)

II.7. Le choix des différentes parois …………………………………………………….…(22)

II.7.1. Mur extérieur et plafond……………………………………………………………(22)

II.7.2. Mur intérieur……………………………………………………………………..….(22)

II.7.3. Plancher…………………………………………………………………………..…(23)
Chapitre III : Calcul du bilan
frigorifique

III [Link]………………………………………………………………………….(25)

III [Link]ées de base de calcul ………………………………………………………......(25)

III 3. Bilan Thermique ………………………………………………………………….…(25)

III 3.1. Les charges thermiques externes…………………………………………………. (25)

III 3.1 .1 . Les charges thermiques par transmission à travers les parois (Q tr)…………(25)

III3. 1 .2 . Les charges thermiques par renouvellement d’air (Qre) ………………………..(26)

III 3. 1 .3 . Les charges thermiques par ouverture des portes (Qop)………………………..(27)

III 3. 2 .Charges thermiques internes………………………………………………..……. (29)

III 3.2.1. Les charges thermiques internes indépendantes de denrées entreposées …….…(29)
III 3.2 .1.1 . Charges thermiques dues à l’éclairage (Qe.c)………………………………....(29)

III [Link].Charges thermiques dues aux personnes (Qp.e)………………………………....(29)

III [Link].Charge thermique due au matériel roulant (Qmr)………………………………. (30)

III [Link]. Charges thermiques dues aux matériels divers (Qmd)…………………………(30)

III 3.2.2. Charge thermiques internes dépendantes de denrées entreposées………………..(30)

III [Link]. Charge thermique due aux denrées entrantes (Qde)……………………………. (30)

III [Link]. Charge thermique due aux respirations des denrées (Qresp)…………………. (31)

III 4. Puissances frigorifique de l’évaporateur………………………………………………(31)

III 5. Les charges thermiques dues aux moteurs des ventilateurs de l’évaporateur[Q vent ].. (32)

III 6. Charge thermiques dues aux résistances de dégivrage [Q dég ] ………………………. (32)

III 7. Exemple du calcule…………………………………………………………………… (34)

III 7.1. Calcule le bilan frigorifique………………………………………………………….(34)

III 7.1.1. Calcule la charge thermique externe ………………………………………………(34)

III 7.1.1. 1. La charge thermique par transmission a traversé les parois………………….…(34)


III [Link]. Charge thermique par renouvellement d’air …………………………………. (41)

III [Link]. Charge thermique par ouverture de porte …………………………………..…(42)

III 7.1.2. Calcul des charges thermiques internes ……………………………………....…(45)

III [Link]. Charge thermique interne indépendante des denrées entreposées…………..…(45)

III [Link].1. Charge thermique de l’éclairage (Qec) ………………………………………(45)

III [Link].2. Charge thermique due aux personnes Qpe …………………………………..(46)

III [Link]. Charges thermiques internes dépendantes de denrées entreposées……………(47)

III [Link].1. Charge thermique due aux denrées entrantes ……………………………..…(47)

III 7.2. Puissance frigorifique…………………………………………………………….. (49)

III 7.3. La puissance frigorifique intermédiaire de l’évaporateur …………………………(49)

III 7.4. La charge thermique des ventilateurs dans les évaporateurs [Q vent ]…………...…(50)

III 7.5. La charge thermique prévisionnelle [Q prev]………………………………………(50)

III 7.6. La charge thermique due aux résistances de dégivrage [Qdég ]……………………(50)

III [Link]ôle de la puissance frigorifique effective de l’évaporateur ………………….…(51)

Chapitre IV : Choix et calcule


thermodynamique des systèmes
frigorifique

IV.1. Introduction……………………………………………………………………….…. (53)

IV.2. Le choix des moyens de production du froid…………………………………………(53)

IV.3. Le choix du fluide frigorigène …………………………………………………..……(53)

IV.3.1. Classification des fluides frigorigènes ………………………………………...……(53)

[Link]ères de choix des fluides frigorigènes ……………………………………..……(54)


IV.3.2.1. Critères thermodynamiques……………………………………………….………(54)

IV.3.2.2. Critères de sécurité ………………………………………………….……………(54)

IV.3.2.3. Critères techniques ………………………………………………………….……(54)

IV.3.2.4. Critères économiques ……………………………………………………….……(55)

IV.3.2.5. Critères écologiques ………………………………………………………………(55)

IV.4. Les propriétés physico-chimiques du R-404A……………………………………...…(58)

IV.5. Les principaux paramètres de fonctionnement du cycle ………………………….…. (58)

IV.5.1. La température de condensation ………………………………………………...…(58)

IV.5.2. La température d'évaporation ……………………………………………………...(59)

IV.5.3. La pression de condensation et d’évaporation ……………………………………. (59)

IV.6. Le taux de compression…………………………………………………………….... (60)

IV.6.1. Exemple de calcul ……………………………………………………………….…(60)

IV.7. Choix des machines frigorifiques pour les différentes chambres ………………..…. (61)

IV.7.1. La machines à compression mécanique mono étagée ……………………………. (61)

IV.7.1.1. Principe de fonctionnement……………………………………………………... (62)

IV.7.2. La machines à compression mécanique bi étagée ………………………………... (62)

IV.7.2.1. Le principe fonctionnel……………………………………………………….…. (63)

IV.8. Bilan frigorifiques de l'installation mono étagée……………………………………. (64)

IV.8.1. Calcule du bilan frigorifique de l'installation mono étagée ………………………. (64)


IV.8.1.1. Le débit massique du fluide frigorigène ………………………………………....(64)

IV.8.1.2. Le débit volumique du fluide frigorigène …………………………………….....(64)

IV.8.1.3. La puissance théorique consommée par le compresseur………………………....(64)

IV.8.1.4. La quantité de chaleur dégagée par le condenseur………………………………(65)

IV.8.1.5. Le coefficient de performance (COP)……………………………………………(65)


IV.8.1.6. Vérification du bilan frigorifique de l'installation……………………..…………(65)

IV.9. Le tracé du cycle frigorifique de la machine mono étagée (chambre 02, SAS) …… (65)

IV.8.1. Calcule du bilan frigorifique de l'installation Bi-étagée …………………………...(69)

IV.9.3. L’étage bas pression ………………………………………………………...……. (69)

IV.9.3.1. Le débit massique du fluide frigorigène …………………………………………(69)

IV.9.3.2. Le débit volumique du fluide frigorigène……………………………………...…(69)

IV.9.3.3. La puissance théorique consommée par le compresseur…………………………(69)

IV.9.4. L’étage haut pression ………………………………………………………………(69)

IV.9.4.1. Le débit massique du fluide frigorigène …………………………………………(69)

IV.9.4.2. Le débit volumique du fluide frigorigène……………………………………...…(69)

IV.9.4.3. La puissance théorique consommée par compresseur……………………………(69)

IV.10. La quantité de chaleur dégagée par le condenseur …………………………………(70)

IV.11. Le coefficient de performance (COP)…………………………………………..…. (70)

IV.12. Vérification du bilan frigorifique de l'installation ……………………………….…(70)

IV.13. Le tracé du cycle frigorifique de la machine bi étagée (Chambre 01, 03)................(70)

Chapitre V : Choix des


éléments de l’installation

V.1. Introduction……………………………………………………………………………(76)

V.2. compresseurs ……………………………………………………………………….…(76)

V.2.2 Les déférentes technologies de compresseur ……………………………………...... (76)


V.2.2.1. Ouvert …………………………………………………………………………….. (76)

V.2.2.2. Hermétique ……………………………………………………………………..…(77)


V.2.2.3. Semi-hermétique …………………………………………………………………(77)

V.2.3. Les types de compresseurs ……………………………………………………….…(78)

V.2.3.1. Les compresseurs à piston ………………………………………………………..(78)

V.2.3.2. Les compresseurs à vis ………………………………………………………….…(78)

V.2.3.3. Les compresseurs à spirales …………………………………………………...…. (79)

[Link] condenseur ……………………………………………………………………….... (80)

V.3.2. Les types de condenseurs ………………………………………………………….. (80)

[Link] à air ………………………………………………………………….. (80)

V.[Link].Condenseur à air à convection forcée ……………………………………………(81)

V.4.L’évaporateur ……………………………………………………………………….... (81)

V.4.1.Rôle ………………………………………………………………………………..…(81)

V.4.2. Les type de l’évaporateur ……………………………………………………………(83)

V.4.2.1.l’évaporateur à air …………………………………………………………….……(83)

V.[Link].l’évaporateur à convection d'air naturel …………………………………….……(83)

V.4.2.2.L’évaporateur à liquide ………………………………………………………..…. (83)

[Link] détendeur …………………………………………………………………………..(83)

V.5.1.Rôle ……………………………………………………………………………….…(85)

V.[Link]. l’évaporateur à convection forcée ……………………………………………… (86)

V.[Link].Condenseur à air à convection naturelle ……………………………………....…(87)

V.3.1.Rôle …………………………………………………………………………….……(87)

[Link] différents types de détendeur …………………………………………………....(87)

V.5.2.1. Les détendeurs automatiques ou pressostatiques …………………………………(87)

[Link] accessoires ……………………………………………………………………......(89)


V.6.1.Déshydrater………………………………………………………………………..…(89)

V.6.1.1.Rôle ………………………………………………………………………………...(89)

[Link] procédés de déshydratation……………………………………………………(89)

V.6.1.3. Les types de déshydrateur …………………………………………………………(90)

[Link] voyant de liquide ……………………………………………………………….....(91)

V.6.2.1.Rôle …………………………………………………………………………………(91)

[Link]………………………………………………………………………………...(91)

[Link] ………………………………………………………………………...(91)

V.6.2.4. Description…………………………………………………………………………(92)

[Link]……………………………………………………………………………(92)

[Link] réservoir de liquide ……………………………………………………………..…(92)

V.6.3.1.Rôle …………………………………………………………………………………(92)

[Link]……………………………………………………………………….…(92)

V.6.3.3. schéma de principe ……………………………………………………………...…(93)

[Link] anti-coup de liquide ……………………………………………………..…(93)

[Link]éristiques ……………………………………………………………..……. (93)

[Link] ………………………………………………………………………(94)

V.6.5. Séparateur d'huile………………………………………………………………..…. (94)

V.6.5.1. Principe de fonctionnement du séparateur d'huile ……………………………..…(95)

V.6.6. Réservoir de liquide ……………………………………………………………...…(95)

V .[Link] tuyauterie …………………………………………………………………...……(96)

V.6.7.1. Tuyauterie de refoulement ………………………………………………………..(96)

V.6.7.2. Tuyauterie d’aspiration ……………………………………………………….…. (96)


Chapitre VI : Régulation et
Maintenance

VI. 1. Introduction ……………………………………………………………………..…(98)

VI .2 .La régulation …………………………………………………………………….…(98)

VI .2 .[Link] de la régulation …………………………………………………………...…(98)

[Link] constitution principale d’un system de régulation …………………….……. (98)

[Link] de régulation ………………………………………………………………(99)

VI .2.3.1.Régulation Tout Ou Rien ………………………………………………………(99)

[Link] proportionnelle (P) ……………………………………………………..(99)

[Link] intégrale (I) ……………………………………………………………. (99)

[Link] dérivée (D) ……………………………………………………………. (99)

[Link] organes mécaniques de régulation…………………………………….…... (100)

[Link] pressostats………………………………………………………………...(100)

VI. [Link]. Pressostat BP ……………………………………………………....……. (100)

VI.[Link]. Pressostat HP ………………………………………………………………(101)

VI.[Link]. Pressostat Mixte ……………………………………………………………(101)

VI.[Link]. Pressostat Différentiel …………………………………………………...…(101)

VI.2.4.2. Thermostat ……………………………………………………………..……. (101)

VI .2.5. Les méthodes de régulation ……………………………………………………(102)

VI .2.5.1. Thermostatique…………………………………………………………….…(102)
VI.2.5.2. Pressostatique ……………………………………………………………….. (102)

VI.2.5.3. Mixte ……………………………………………………………………….... (102)

VI. 2.5.4. Tirage au vide (pump-down. ………………………………………………...(103)

VI.3. Maintenance ………………………………………………………………………(104)

VI.3.1. Objectif de la maintenance …………………………………………………..…(105)

VI.3.2. Type de maintenance ………………………………………………………..…(105)

VI.3.3. Contrôle et entretien d'un groupe frigorifique…………………………………(105)

VI.3.3.1. Contrôle de l'évaporateur…………………………………………………..…(106)

VI.3.3.2. Contrôle et vérification de l'installation électrique……………………………(107)

VI.3.3.3. Contrôle des pompes à liquides…………………………………………….... (107)

VI.3.3.4. Contrôle de moteur électrique ………………………………………….…... (107)

VI.3.4. Opérations de maintenance ………………………………………………….…. (108)

VI.3.5. Les pannes frigorifiques…………………………………………………………(108)

[Link] détendeur trop petit……………………………………………………..…. (108)

VI.3.5.2.Évaporateur trop petit …………………………………………………………(108)

VI.3.5.3. Manque de charge ……………………………………………………………(109)

VI.3.5.4. Prédétente sur la ligne liquide ………………………………………………. (109)

VI.3.5.5. Compresseur trop petit ………………………………………………………. (109)

VI.3.5.6. Condenseur trop petit ………………………………………………………...(109)

VI.3.5.7. Incondensables ………………………………………………………………. (109)

VI.3.5.8. Excès de charge …………………………………………………………….....(110)

VI.3.6. L’Organigramme de 8 Famille des pannes frigorifiques ………………………..(111)


INTRODUCTION GENERALE

Depuis l’ancien temps, l’homme utilise le froid pour la conservation des denrées
alimentaires dans les grottes et les tunnels souterrains, afin de constituer des stocks de
réserves durant la période d’abondance, pour les saisons de pénuries.

Et puis, il a utilisé des méthodes plus modernes comme le traitement à la saumure (eau
+ sel), avant ce développement des techniques de conservation qui permettent de garder une
qualité presque identique à celle des produits frais, comme la conservation dans les chambres
froides de dimensionnement calculé scientifiquement qui comporte un groupe frigorifique
pour la production du froid et une régulation facile, selon les besoins.

Dans notre projet, on s’intéresse à l’étude et le dimensionnement d’un entrepôt


frigorifique à un seul niveau (étage). De trois chambres froides plus un sas
Sont destinées au refroidissement et congélation du poisson, Située dans la région de Médéa.

Plans de travail :
Ce mémoire est structuré autour de six (06) chapitres. Ainsi après avoir présenté
l’objectif de ce thème de recherche dans ce premier chapitre, le deuxième chapitre est
consacré à la description et à la présentation de l’entrepôt frigorifique étudié ainsi que les
données climatiques extérieures et intérieures d’entreposages. Dans le troisième chapitre, on
calcul le bilan frigorifique afin de déterminer les puissances à installer dans chaque chambre
de l’entrepôt. Dans le quatrième chapitre, on choisie et calcule Thermodynamique de systéme
frigorifique qui représente chaque chambre de notre entrepôt. Le cinquième chapitre Choix
Des éléments de l’installation. Le sixième chapitre consacré aux systèmes de régulation des
installations frigorifiques et Maintenance
En fin, ce travail de recherche est clôturé par une conclusion générale et
recommandations.

1
Chapitre I Généralités

I. Historique de froid :

I .1: Histoire de froid (Glace Naturelle) : [1]

L’homme des pays tempérés s’est rapidement rendu ne compte que les denrées
périssables puissent être conservées dans de bien meilleures conditions l’hiver que l’été.
L’utilisation du « Froid naturel » s’est faite très tôt et aussi très longtemps puisqu’au début du
20ème siècle le marché de la glace naturelle était encore plus important que celui de la glace
artificielle. La glace produite naturellement, sans machines, était :

- soit issue, de façon permanente, de régions froides et transportée sur de longues


distances.
- soit issue, de manière discontinue, des pièces d’eau des régions tempérées gelées par
le froid hivernal. Il était nécessaire de conserver cette glace dans des édifices
particuliers les « Glacières » dont les parois devaient être thermiquement isolantes.
- soit produite, toujours de manière naturelle, mais à l’instigation de l’homme, quand
cela Était possible. Ainsi, dans les pays au ciel très clair, on a pu produire de la glace
dans des bassins largement ouverts vers le ciel. Le rayonnement thermique de l’eau
permettait, Dans certaines conditions atmosphériques, un refroidissement suffisant
pour former de la glace.
Depuis long temps, l’idée de produire artificiellement le froid avait préoccupé les chercheurs :
- En 1685 découvre les propriétés réfrigérantes du sel ammoniac.
- En 1775 Cullon produisait le froid au moyen de la machine pneumatique.
- En 1811 Leste l’obtenait en utilisant l’acide sulfurique.
- En 1834 Perkin intervenait la machine frigorifique à compression par évaporation
d’éther dans le vide, transmission de froid à une saumure et retour à l’état liquide par
compression.
- En 1850, Girie créait en Floride la première machine frigorifique fonctionnant par
détente d’air comprimé. Ce fut, enfin en 1857 que carre conduisait la spectaculaire
machine destinée aux usages industriels.
- Harles Tellier mit au point le procédé de fabrications industrielles de la glace et
réaliser la première armoire conservatrice.

3
Chapitre I Généralités

- En 1874 il parvenait à intéresser l’académie des sciences pour ses


expériences de réfrigération des viandes. Il achetait enfin un navire de 650 tonnes
qu’il baptise le frigorifique, il y installe deux machines sellier à éther méthylique.
Il s’agira de transporter des viandes fraiches de France en Amérique du sud puis d’en
ramener d’Amérique du sud en France.

- Le 20 septembre 1878, le frigorifique quitte Rouen (France) avec deus bœufs en


quartiers, douze carcasses de mouton, deux veaux, porc et cinquante volailles.
Ce voyage devait être d’une durée beaucoup plus longue tellière mit trois mois pour
toucher bue nos aire, or la viande fut débarquée en parfaite état.
C’était la une démonstration éclatante, et en octobre 1908 à la Sorbonne, ou se tenait les
premiers congres du froid, char les tellières voyait acclamé par des milliers de personnes et
Recevait son glorieux sur nom de père du froid.
I.2. La conservation des aliments : [1]

I .2.1 Altération des denrées :


Dans certaines régions du monde, la moitié des denrées alimentaires disponibles est
perdu entre le moment de la production et celui de la consommation. Ces pertes sont dues à
l'action d'agents destructeurs dont les plus importants sont les rongeurs, les insectes, les
microorganismes (champignons et bactéries) et l'homme par des manipulations inadéquates
(par méconnaissance ou négligence) qui place les produits dans des endroits favorisant
diverses altérations.
On définit l'entreposage frigorifique comme une technique de conservation des denrées ou
des aliments permettant leur consommation ultérieure.
On distingue deux grands groupes d'aliments suivant leur origine:
• les produits d'origine végétale
• les produits d'origine animale.
Les produits d'origine végétale sont des produits vivants (avant et même pendant la
période d'entreposage) tandis que ceux d'origine animale sont des produits qui sont tués
préalablement à leur utilisation.
Tous ces produits sont périssables et présentent une grande diversité aussi bien au niveau de
leurs propriétés physiques que de leurs compositions chimiques. Ils contiennent en général
tous de l'eau, des glucides, des protéines, des sels minéraux et des vitamines. L'eau est en
général le constituant majeur et est le principal facteur de l'altérabilité des produits.

4
Chapitre I Généralités

L'altération provient:
• du métabolisme (respiration, fermentation, hydrolyses, oxydations. ) des produits
• du processus d'autolyse ou de putréfaction.

I.2.1.1 Les agents responsables de l'altération des aliments :


Les enzymes :
Ce sont des catalyseurs biologiques protéiques solubles dans l'eau et fabriqués par les cellules
vivantes qui contrôlent les réactions biochimiques de dégradation ou de synthèse.
Elles agissent chacune sur une réaction bien précise portant sur une substance de composition
e t de configuration moléculaire prédéterminée. Certaines enzymes restent actives après la
mort des tissus et peuvent entraîner une dégradation plus ou moins profonde de la qualité des
produits alimentaires.
Les microorganismes :
Ce sont les bactéries et/ou les champignons qui sont présents à la surface ou dans les cavités
(ou replis) des organes constituants les végétaux et les animaux. D'autres microorganismes
peuvent être apportés par les manipulations subies par les produits.
Les microorganismes peuvent détériorer les aliments en se développant à leurs dépends et en
décomposant leur s substances constitutives. Les décompositions peuvent devenir nocives
pour la santé du consommateur (microorganismes pathogènes ou synthèse de toxines
microbiennes ou mycotoxines). Les facteurs influant le développement des microorganismes
sont:
La température :
 Les températures inférieures à +3°C empêchent la multiplication de certaines bactéries
(bactéries pathogènes)
 Il existe des bactéries (psychrophiles ou psychrotrophes) qui contaminent les aliments
d’origine animale et peuvent à des températures entre -2 et +3 °C
 Le développement des microorganismes est complètement arrêté au dessous de -12
°C.
 Les températures compnse entre 0 et 1.5°C pour les produits d’origine animale
assurent du développement microbien pour une commercialisation à court et moyen
terme.

5
Chapitre I Généralités

 Dans le cas des fruits et légumes et pour des températures comprises entre -1°C et
+5°C , de champignons (moisissures ) peuvent se développer et occasionner des
pertes importantes.

L'humidité:
les bactéries et les champignons ne peuvent se développer que si l’activité que si
l'activité de l'eau est comprise entre 0.91 et 0.98, pour les champignons , elle doit être
supérieure à 0.80.
L’oxygène :
Les moisissures sont aérobies (besoin de l'oxygène de l'air pour se développer)
mais d'autres champignons (levures) sont pas aérobies ou anaérobies. Les bactéries peuvent
être aérobies et/ou anaérobies.

Le pH :
Le développement des champignons s'effectue dans des milieux dont le pH se situe
entre 2 et 8.5 (optimum entre 4 et 6 : milieux acides); pour les bactéries l'optimum est voisin
de la neutralité (entre 6 et 7). L'activité de l'eau est le rapport entre la pression à l'équilibre de
vapeur d'eau à la surface du produit alimentaire et la pression de vapeur saturante de l'eau
pure à la même température. Il existe des techniques de préservation des aliments basés
spécifiquement sur l'abaissement de l'activité de l'eau.

I .2.2 Conditions de conservation des aliments :

Les denrées doivent réunir des conditions s vitales pour s’assurer d’une conservation
correcte. Il faut d’abord que le produit à conserver soit :
a) Sain : on ne doit conserver que les produits de première qualité, c’est-à-dire ceux de la
récolte afin qu’ils restent conservés intacts.
b) Précoce : il est nécessaire que les produits soient le plus rapidement possibles mis au
froid, que l’entreposage soit prévu pour le court ou long terme en fonction de la nature de
produit , selon qu’il s’ agisse de fruit, la température set diffèrent .

6
Chapitre I Généralités

c) Continu : il est nécessaire de soumettre le produit à un froid continu ininterrompu du


début à la fin

I .2.3 Les méthodes de conservation :

De tous temps, l'homme a recherché des méthodes pour conserver sa nourriture, entre le
moment où les denrées sont capturées, cueillies ou récoltées et celui de la consommation.
Depuis des siècles, les procédés les plus variés ont été appliqués :
- salage, fumage (salaison),
- boucanage (poissons déchés),
- enrobage (confits),
- sucrage (confitures),
- acidification (conservation au vinaigre).

Si le froid ou la chaleur interviennent comme agents de conservation, un emballage


protecteur, pour maintenir les aliments à l'abri de l'air, est tout autant indispensable et
l'association de plusieurs technologies préserve mieux les qualités originelles des produits,
tout en améliorant la sécurité à la consommation.

I .2.3. 1 La Salaison :
Le sel, le salpêtre, les nitrites, interviennent comme antibactériens, ils dénaturent aussi
les processus enzymatiques. Les aliments conservés changent de couleur (viandes plus rouges
à brunes), le goût est modifié.

I.2.3.2. Le Fumage :
La fumée produite par la combustion lente de bois, choisis pour leurs propriétés
odoriférantes, est antioxydant, antibactérienne et antifongique. Cette fumée naturelle est
remplacée, industriellement, par des solutions phénoliques (crésol) ou par des acides
organiques qui sont antiseptiques et qui donnent l'illusion du "goût de fumée".

7
Chapitre I Généralités

I.2.3.3 Le confisage dans la graisse :


Le "confit" est cuit dans la graisse avant d'être conservé au froid, bien enrobé dans sa
gangue de graisse, à l'abri de l'air et de la lumière.

I.2.3.4. La fermentation :
A. Action des bactéries : les sucres, contenus dans les aliments, se combinent avec les
bactéries pour donner des acides lactiques et propénoïques qui sont antibactériens.

B. Action des levures : les sucres des aliments se transforment, sous l'action des levures,
en éthanol avec dégagement de gaz carbonique. L'action antibactérienne se conjugue avec les
propriétés organoleptiques qui interviennent directement sur la flaveur, la saveur, ... et la
texture des produits.

C. Action des moisissures : associées à la fermentation, elles modifient l'aspect du


produit (affinage) tout en étant antibactériennes.

I.2. 4 Conservation par le froid :


I.2.4.1. La Réfrigération : les aliments sains se conservent quelques jours, entreposés à
des températures comprises entre 0°C ; et + 8°C.L'évolution microbienne est ralentie.

I.2.4.2. La Congélation : la température des aliments est abaissée jusqu'à -18°C. Les
produits sont stabilisés en l'état et la durée de conservation varie de quelques semaines à
quelques mois.

I.2.4.3. La Surgélation : l'abaissement rapide de la température des aliments, jusqu'à -


40°C. En quelques secondes, favorise la stabilisation en l'état, sans altération des cellules pour
une durée de conservation allant de quelques semaines à quelques mois, voire plus d'un an.

I.2.5. Importance du froid :

8
Chapitre I Généralités

L'importance du froid est vue par sa présence dans multiples domaines. Dans la vie
moderne le froid produit un impact important et joue un rôle essentiel et vital dans la majorité
des secteurs de l'activité humaine.
L'action la plus visible et sensible c'est le maintien de la qualité d'un produit, en
conservant sa fraîcheur et en empêchant ou ralentissant les bactéries et les microbes de se
développer. La rapidité d'une réaction chimique double avec chaque hausse de 10°C de la
température. C'est la raison pour laquelle le maintien de la température des aliments prolonge
leur durée de conservation. Les produits concernés sont des produits périssables ou des
produits non alimentaires tels que des fleurs, des plantes, des produits pharmaceutiques ou
chimiques. La réfrigération est un procédé servant à abaisser la température dans un espace
donné, et permettant de maintenir des produits à une température suffisamment basse pour
ralentir l'action de micro-organismes, et pour les conserver à des jours. La congélation à lieu
des températures inférieures, en pratique entre -18°C et -30°C. Si la vitesse de
refroidissement est rapide, peu de cristaux de glace se développent, et les tissus cellulaires
sont maintenus. La congélation permet de conserver les aliments durant plusieurs mois.
Le froid joue un rôle capital au plan de la santé, de la sécurité sanitaire des aliments,
mais pour cela le froid doit être présent tout au long de la chaîne alimentaire.

I.3. Les entrepôts frigorifiques :


Un entrepôt frigorifique est un bâtie bien isolé munie d’un système frigorifique
(système à compression, à absorption …etc.). Il existe plusieurs types d’entrepôts
frigorifiques, selon leur fonction économique et leur emplacement au sein d’un complexe
industriel ou pas, ils se partagent en :

I.3.1. Entrepôt d’usine :


Comme leur nom l’indique, ils font le plus souvent partie intégrante d’un complexe
industriel et permettant de stoker la matière première et souvent pour un temps relativement
court, les produis finie se regroupe, par exemple: les entrepôts des usines de conserves,
abattoirs, laitiers.

I.3.2. Entrepôt de commerce :

9
Chapitre I Généralités

Ils sont utilises comme entrepôt pour entreprises industrielles ou commerciales, on


peut classer dans cette catégorie les chambres froides d’entreposages principaux des chaîne
commerciales.

I.3.3. Entrepôt des lieux de production:


Ils sont tout spécialement équipés pour effectuer le refroidissement rapide des denrées
éminemment périssables sur les lieux de production cette catégorie, groupe surtout les
entrepôts frigorifiques des stations fruitières.

I.3.4. Entrepôt spéciale:


Appartient à ce groupe tout les entrepôts vraiment spéciaux ; ou qui n’appartiennent
pas à l’une des catégories connues.

I.3.5. Entrepôt polyvalent:

Ils permettent d’entreposer les marchandises les plus divers dans des conditions
d’ambiances tout aussi variées, se sont en général des entrepôts dit publics conçus pour
pouvoir entreposer des marchandises pour le compte de tiers dans notre cas l’entrepôt
appartient à la deuxième catégorie (entrepôt de commerce).
.
I .4 Chaine du froid pour la conservation frigorifique :
La chaîne du froid :
L’expression ‘’chaîne du froid’’ désigne l’ensemble des éléments frigorifiques fixes
ou mobiles et les opérations assurant l’acheminement des denrées alimentaires périssables,
maintenues sous température contrôlée, du stade de la production au stade ultime de la
consommation.
La ‘’chaîne du froid’’ se compose de 5 maillons :
 Le FROID au stade de la PRODUCTION
 Le FROID au stade de L’ENTREPOSAGE
 Les TRANSPORTS FRIGORIFIQUES
 Le FROID au stade de la DISTRIBUTION
 Le FROID DOMESTIQUE ou MENAGER

10
Chapitre I Généralités

Les 4 premiers maillons sont strictement contrôlés par les Pouvoirs Publics et font l’objet
d’une réglementation importante en perpétuelle évolution.
Dans la distribution des aliments réfrigérés et surgelés le maintien rigoureux des
conditions de la chaîne du froid, de la production jusqu’à la consommation finale, a une
importance capitale des points de vue :
 Qualité des aliments et
 Protection du consommateur
Le paramètre physique fondamental est la température des denrées soumises au froid.
Cette température devra être maintenue la plus constante possible à une valeur déterminée le
long de la chaîne du froid.
Enumérons quelques traitements caractéristiques par le froid mis en œuvre pour chacun
des maillons.
 Le froid au stade de la production et de l’entreposage

Ces deux premiers maillons font l’objet du froid dit industriel. Ils concernent le
traitement par le froid et le stockage sous températures contrôlées des denrées périssables,
dès :
La récolte ou la cueillette des fruits et légumes
 Pré réfrigération des fruits fragiles
 Conservation à long terme des fruits robustes
 Congélation et surgélation des légumes
La traite du lait et la fabrication de produits dérivés
 Refroidissement du lait à la ferme
 Traitement en centrale laitière (pasteurisation…)
 Stockage à court terme de produits laitiers frais
 Conservation et congélation du beurre
 Traitement par le froid des fromages (halage, maturation, affinage)
 Fabrication de crèmes glacées artisanales ou industrielles…
L’abattage (viandes, volailles, gibiers…)
 Refroidissement rapide des viandes et volailles
 Congélation et surgélation en tunnels
 Stockage à basse température…
La capture (poissons et produits de la mer)

11
Chapitre I Généralités

 Congélation à bord des bateaux de pêche


 Fabrication de glace ou de neige hydrique
 Congélation et surgélation au sol
 Stockages divers à basse température
 Les transports frigorifiques :
Le transport des denrées périssables sous température
contrôlée (des lieux de production et d’entreposage, aux lieux de
stockage intermédiaire, puis de distribution), se fait par différents
circuits : route, rail, rail-route, voies aériennes et maritimes.
De nombreux types de matériels spécialisés sont utilisés :

Engins isothermes
Engins réfrigérants équipés de moyen de stockage du froid
(plaques, tubes, cartouches eutectiques…)
Engins frigorifiques équipés de systèmes frigorifiques
autonomes alimentés par un alternateur entraîné par le moteur
thermique du véhicule.
Engins mixtes ‘’réfrigérants/frigorifiques’’ dans lesquels
la production et l’accumulation de froid se font à quai sur secteur.
Durant le transport ou les livraisons sur route, un complément de
froid par un système frigorifique embarqué entraîné directement par
le moteur thermique du véhicule, peut accroître l’autonomie de ces
engins.
Wagons frigorifiques isothermes, réfrigérés par de la glace
carbonique ou hydrique, à systèmes frigorifiques autonomes embarqués…
Conteneurs maritimes et aériens isothermes, réfrigérés, à glace carbonique…
 Le froid au stade de la distribution :
Ce quatrième maillon est dénommé ‘’froid commercial’’ puisqu’il concerne le froid
au niveau des commerces de distribution des denrées alimentaires.
Les denrées réfrigérées, congelées et surgelées sont livrées, du centre de stockage
intermédiaire (grossiste, centrale) ou directement des lieux de production et de traitement, sur
les lieux de vente au détail aux consommateurs.
Ces lieux de vente ou magasins sont de différentes natures et tailles :

11
Chapitre I Généralités

Petits commerces d’alimentation générale


Commerces spécialisés
Moyennes et grandes surfaces (GMS)
Ces magasins de détail sont équipés de moyens de stockage pour recevoir les denrées
en température avant préparation et mise en vente dans les meubles frigorifiques en contact
direct avec les consommateurs.
Selon la taille des magasins, les moyens de stockage peuvent être :
 Des armoires frigorifiques fermées
 Des congélateurs horizontaux et verticaux
 Des chambres froides de toute taille…
Les commerces de détail sont équipés de meubles frigorifiques de vente (MFV) implantés
sur la surface de vente accessible aux consommateurs.
Deux formes de vente sont à distinguer :
La vente assistée par du personnel : Cette vente souvent appelée
‘’service traditionnel’’ concerne principalement les denrées non
emballées ou non conditionnées (vente à la coupe, à la tranche, au
poids…).
Les denrées sont exposées le plus souvent dans des meubles
frigorifiques que nous appellerons vitrines frigorifiques compte tenu de leur
superstructure en vitrages, protégeant les denrées non
emballées.
La vente en libre-service : Le client se sert lui-même sans
l’assistance du personnel. Dans ce cas, les denrées sont toujours
préemballées, conditionnées ou protégées d’une façon naturelle
(fruits et légumes, par exemple…)
De ces deux formes de vente découlent deux familles de meubles
frigorifiques très typées :
 Les vitrines frigorifiques à service traditionnel
 Les meubles frigorifiques en libre-service.
On trouve souvent ces deux familles de meubles dans un même type de commerce, qu’il
soit petit ou grand :

13
Chapitre I Généralités

PETITS COMMERCES : équipés de vitrines à service traditionnel et d’un ou


plusieurs petits meubles en libre-service (bacs pour produits surgelés, meubles
pour boissons fraîches…)
GRANDES SURFACES : équipées de rayons ou de linéaires en libre-service et de
rayons ou linéaires à service traditionnel tels que : produits de charcuterie, plats
préparés, fromages à la coupe, poissons et fruits de mer…

 Le froid domestique ou ménager


Le consommateur ayant acheté ses denrées alimentaires dans un magasin ou dans une
grande surface, les stockera dans un réfrigérateur domestique, un réfrigérateur/congélateur, un
congélateur coffre ou armoire, ou les consommera immédiatement.

On notera le risque important de rupture de la chaîne du


froid, contrôlée jusqu’au stade de la distribution, par le
consommateur lui-même.

Les denrées réfrigérées, congelées et surgelées peuvent


rester longtemps dans le chariot du magasin à température
ambiante ou dans le coffre surchauffé d’un véhicule.
Des mesures et des protections adaptées devraient être
prises par les particuliers pour limiter ce risque :
 Réduction des temps de transport ‘’hors froid’’
 Regroupement des denrées surgelées et congelées entre elles dans des sacs isolés, dit
‘’isotherme’’
 Utilisation de glacières portables avec emploi éventuel de cartouches eutectiques
autonomes…

Le maintien d’une température constante et définie des denrées réfrigérées, congelées


et surgelées de la production au stade ultime de la consommation, c’est-à-dire le long de la
chaîne du froid, est la fonction principale assignée aux équipements frigorifiques et aux

14
Chapitre I Généralités

techniques spécialisées du froid industriel, commercial, domestique et dans les transports


frigorifiques reliant ces divers maillons.
Toute cassure de cette chaîne est irréversible. Elle entraînera une dégradation des
qualités hygiéniques, nutritionnelles et organoleptiques des denrées traitées par le froid.

Réfrigérateur
Acheté par le
Production à du la
consommateur
10 °C consommateur
à 3 °C /4°C
à 3°C/5°C

Entreposage
Entreposage à dans le meuble
de vente
4 °C
à 3 °C/4 °C

transport
jusqu'au Entreposage au
supermarché à supermarché à
2°C
4 °C

Figure (1) : Présentation la chaîne du froid la viande frais

15
Chapitre II : Description et Conception de l’entrepôt frigorifique

II [Link] :
Ce chapitre a pour but de donne une description générale de l’entrepôt frigorifique et L’isolation
Thermique utilisé dans cette entrepôt et quelque Caractéristiques thermodynamiques des denrées à
entreposer

II .2. Description et situation de l'entrepôt frigorifique :


L'entrepôt frigorifique est situé dans la région de Médéa Il est constitué de trois (03) chambres
froides + La sas :
- une chambre positive pour la réfrigération (conservation).
- Deux chambres négatives pour la congélation.
Tableau (II.1) : Description des chambres froides

Chambre Longueur Largeur Hauteur Température Rôle


(m) (m) (m) (°c)
01 13.2 6.27 4.58 -25 Congélation

02 7.9 6.27 4.58 0 Réfrigération

03 13.2 6.27 4.58 -18 Congélation

La SAS 6.27 5.3 4.58 12 Réfrigération

71
Chapitre II : Description et Conception de l’entrepôt frigorifique

II.3. Plan de L’entrepôt frigorifique

CH
réfrigération
0℃
H=4.85m
CH CH
Congélation Congélation
-25℃ -18℃
H=4.85 H=4.85

SAS
12℃

Garage
23℃

Figure II.1 : Plan de L’entrepôt frigorifique

71
Chapitre II : Description et Conception de l’entrepôt frigorifique

II.4. Données climatiques :


II.4.1. Données climatiques extérieurs : [2]
Suivant la carte climatique d'Algérie, la ville de Médéa est située dans la zone B.
Elle est caractériser en période Estivale par :
Tableau (II.2) : Données climatiques extérieurs
Caractéristique Unité Valeur
Température extérieure de bas (Te) °C 38
Humidité relative () % 32
Température humide (Th) °C 22.395
Vitesse de l'air (V) m/s 5 ÷ 10

II.4.2. Conditions intérieures d'entreposage :(dans les chambres froides)


Ces conditions sont nécessaires pour le calcul du bilan thermique de l'entrepôt
frigorifique.

Tableau (II.3) : Conditions intérieures d'entreposage


Chambre Température (°C) Humidité relative (%) Vitesse de l'air
(m/s)
01 -25 85 1.5
02 0 80 1.5
03 -18 85 1.5
SAS 12 70 1

II.4.3. Caractéristiques thermodynamiques des denrées à entreposer :


La connaissance de ces caractéristiques est indispensable pour calculer les différents
apports internes dus aux variations des températures entre les denrées et les chambre froides.
(Congélation, Refroidissement des denrées).

71
Chapitre II : Description et Conception de l’entrepôt frigorifique

Tableau (II.4) : Caractéristiques thermodynamiques des produits entreposés


Denrées Température Chaleur massique (KJ/Kg. °k) Chaleur latente
de congélation de congélation
Cp avant Cp après
T (°C) (KJ/Kg)
congélation congélation
Poisson -2.22 3.6….2.93 1.88….1.59 283….206

II.5. Le transfert de chaleur : [3]


On appel un transfert de chaleur, un échange thermique entre deux corps (solide ou
fluide). Par exemple:
Deux corps ayant la même température sont dits en (équilibre thermique). Si leur température
est différente, le corps le plus chaud cède de l'énergie au corps le plus froid : il y a un transfert
thermique.

II.5.1. Les modes de transfert de chaleur :


Il y a trois modes de transfert thermique principaux :
- Conduction.
- Convection.
- Rayonnement (radiation).

II.5.1.1. La conduction :
C’est un processus physique de transmission de la chaleur qui s’appuie sur un milieu
matériel (solide, liquide, gaz), sans mouvement de matière, et qui fait passer la chaleur des
zones chaudes au zones froides à l’aide de mécanismes à l’échelle microscopique (vibration
atomique ou moléculaire).
La conduction est le seul mécanisme qui permet à la chaleur d’être transmise au sein
d’un solide.
II.5.1.2. La convection :
C’est un processus physique de transmission de la chaleur qui s’appuie sur un milieu
matériel avec mouvement de matière on ne peut donc avoir de convection que dans les
liquides est les gaz.

02
Chapitre II : Description et Conception de l’entrepôt frigorifique

II.5.1.3. Le rayonnement :
Les corps émettent de l’énergie par leur surface, sou forme d’un rayonnement d’onde
électromagnétique, et ce dotant plus que leur température est élevée, inversement, soumis à un
rayonnement ils en absorbent une partie qui se transforme en chaleur.
Le rayonnement est un processus physique de transmission de la chaleur sans matériel.
Notant que :
Dans notre étude la transmission de chaleur à travers les parois est une combinaison de
rayonnement et de convection (libre et forcée).
II.6. Isolation thermique de l'entrepôt :
L’isolation thermique est une « barrière pour le transfert de chaleur ». Elle vise à
conserver la température (le froid) à l’intérieur des chambres froides d'autre part elle
empêche la pénétration de la chaleur externe. Une bonne isolation diminue donc les apports
dus à la transmission de chaleur et l'ensoleillement, pour réaliser cette bonne isolation il faut
tenir compte des caractéristiques thermique et physique de l’isolant.
II.6.1. Le choix de l'isolant :
Pour notre entrepôt, on a choisi les isolants suivants:
- Le liège pour le plancher à cause de sa bonne résistance mécanique
[ = 0.033 (w/m°C)].
- Le Polyuréthane (PUR) [ = 0.024 (w/m °C)]

II.6.2. Les caractéristiques du polyuréthane :


- Conductivité thermique très faible  = 0.024 (w/m°c)
- Masse volumique faible.
- Bonne résistance mécanique et chimique.
- Non Toxique.
- Ininflammable.
- Inodore.
- Volume constant.
- Léger.
- Etanche à la vapeur d'eau.
- Disponible en Algérie et moins chère.

07
Chapitre II : Description et Conception de l’entrepôt frigorifique

II.7. Le choix des différentes parois : [4]


Les parois utilisées dans notre entrepôt de type panneaux sandwiches ont été choisies à
partir du catalogue (ISOBAR). Paroi étanche, inoxydable, avec une bonne résistance
mécanique l'épaisseur du cadre adapté à celui de la paroi, isolée en polyuréthane
II.7.1. Mur extérieur et plafond :
La composition de cette paroi est donnée au tableau suivant :

Tableau (II.5) : Mur extérieur et plafond


N° Matériaux e (m)  Ri
2
(W/m0K) (m .K/W)
01 Acier galvanisé 0.05 45 1.11 × 10-4
02 Lame d'air / / 0.21
03 Acier galvanisé 0.05 45 1.11 × 10-4
04 Polyuréthane 0.1 0.024 4.166
05 Acier galvanisé 0.05 45 1.11 × 10-4
1 5

Figure (II.2) : Mur extérieur et


Plafond

II.7.2. Mur intérieur :

Tableau (II.6) : Mur intérieur


N° Matériaux E(m) (W/m .K) Ri (m2.K/W)

01 Acier galvanisé 0.05 45 1.11 × 10-4

02 Polyuréthane 0.1 0.024 4.166


03 Acier galvanisé 0.05 45 1.11 × 10-4
1 3
Figure (II.3) : Mur intérieur

00
Chapitre II : Description et Conception de l’entrepôt frigorifique

II.7.3. Plancher :

Tableau (II.7) : Plancher 1


N° Matériaux E  Ri
2
(m) (W/m0K) (m .K/W)
01 Carrelage 0.03 1.05 0.028
02 Enduit ciment 0.02 0.87 0.022
4
03 Liège 0.04 0.033 1.212
Figure (II.4) : Plancher
04 Dalle en B .A 0.12 1.16 0.1.3

03
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

III [Link] :

Le bilan thermique est nécessaire aux calculs d’une installation frigorifique. Cette
installation doit être prévue pour conserver des denrées ou autres produits dans de bonnes
conditions de stockage, température, hygrométrie, ventilation.
Le bilan thermique permet de déterminer les apports thermiques journaliers. Il faut, afin
d’effectuer les calculs, obtenir les éléments nécessaires.
Les charges thermiques d’une chambre froide se répartissent en deux catégories :

 Les charges thermiques externes.


 Les charges thermiques internes.

III [Link]ées de base de calcul :


 La température maximale de l’extérieur.
 La température de la chambre froide.
 Les dimensions de la chambre froide.
 La température de l’aliment.
 Dimension de la porte.
 Puissance de l’éclairage, ventilation.
 L’épaisseur de la paroi (l’isolation de paroi).
III 3. Bilan Thermique :[5]

III 3.1. Les charges thermiques externes :

Les charges thermiques externes comprennent :

III 3.1 .1 . Les charges thermiques par transmission à travers les parois
(Qtr) :

Le calcul s'effectue paroi par paroi à savoir les quatre parois verticales puis le plancher
haut (toiture) et enfin le plancher bas.

La charge thermique par transmission a pour valeur :

Qtr = K .S. ΔT (w)…...........................................................................( III.1 )


Qtr : charge thermique par transmission à travers les parois (W).

S : surface de la paroi considérée (m²).

25
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

ΔT : différence de température entre les deux côtés de la paroi considérée (°C).

K : coefficient de transmission thermique de la paroi considérée (w/m2ok).

Avec :

𝟏
𝑲= 𝟏 𝐞 𝟏 (W/[Link])……………….. ………..… (III.2)
𝐡𝐢
+ ∑𝐧
𝐧=𝟏𝛌+ 𝐡𝐞

Avec :

𝟏
: Résistance thermique superficielle interne en (W/[Link]), sa valeur varie en fonction de
𝒉𝒊

l’intensité de mouvements d’air à l’intérieur de la chambre froid (tableau 3).

𝒆
∑𝒏𝒊=𝟏 : Somme des résistances thermique des différentes couches de matériaux constituant la
𝝀

paroi en (W/[Link]).

Chaque couche de matériaux est caractérisée par son épaisseur (e) en m et par son coefficient
de conduction thermique (𝝀) en (W/[Link]).

𝟏
: Résistance thermique superficielle externe en (W/[Link]).
𝒉𝒆

III3. 1 .2 . Les charges thermiques par renouvellement d’air (Qre) :


Il est prévu un renouvellement de l'air ambiant dans certaines chambres froides. Le
renouvellement consiste au remplacement d'une partie de l'air de la chambre froide par de l'air
extérieur.
La quantité d'air neuf admise doit être refroidie de la température extérieure à la
température de la chambre froide et constitue donc une charge thermique.
La charge thermique par renouvellement d'air a pour valeur :

Qre = ma.e.∆h (W)…………………………………………………. (III.3)

Avec :

ma.e : débit masse d’air extérieur à renouveler (Kg/s).

∆h : différence d’Enthalpie entre l’air extérieur et l’air ambiant de la chambre froide (kJ/Kg)

∆h = ha.e – ha.a (kJ/Kg) …………………………………………………......................................... (III.4)

26
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

ha.e: Enthalpie de l’air extérieur (kJ/Kg).

ha.a: Enthalpie de l’air intérieur (kJ/Kg).

Par ailleurs, on a :

ma.e =Va.e×𝝆a.a/86400
(Kg/s)…………………………………………………………………….....(III.5
)
Avec :

Va.e: débit volumique de l’air extérieur (m3/jour).

𝝆a.a: masse volumique de l’air dans la chambre (Kg/m 3).

𝛒˳
𝛒aa = 𝐭 (Kg/m3)……………………………………….(III.6)
𝟏+
𝟐𝟕𝟑.𝟏𝟓

𝛒o: masse volumique de l’air égale à 1.293 (Kg/m3.)

t : température de la chambre froide (°C)

Enfin, pour le débit volumique d’air extérieur, on a :

V ae = Vc.f. n (m3/jour)…………………………………………………….(III.7)
Avec :
V c.f : volume de la chambre froide (m3).

n : taux de renouvellement de l’air journalier donné par :

𝟕𝟎
n= jour -1……………………………………………………(III.8)
√𝑽𝒄𝒇

III 3. 1 .3 . Les charges thermiques par ouverture des portes (Qop):


La charge thermique due à l’ouverture des portes est donnée par la relation :

𝐐𝐨𝐩 =[𝟖 + (𝟎. 𝟎𝟔𝟕 × ∆𝐓𝐩)] × 𝛕𝐩 × 𝛒𝐚.𝐚 × 𝐋𝐩 × 𝐡𝐩 × √𝐡𝐩(𝟏 − 𝛒𝛒𝐚.𝐞) × (𝐡𝐚.𝐟 − 𝐡𝐚.𝐚)𝐂𝐫.𝐚 (𝐖) .……(III.9)
𝐚.𝐚

Avec :
∆𝐓𝐩= Te – Ta (k°)……………………………………………………………………..(III.10)

27
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

𝐓𝐚 : Température ambiante dans la chambre froide.


𝐓𝐞 : Température à l’extérieur.
𝛕𝐩 : Temps d’ouverture des portes exprimé en (min/h).
𝛒𝐚.𝐚 : Masse volumique de l’air ambiant dans la chambre froid en (kg/m3).
𝐋𝐩: Largeur d’une porte en (m).

𝐡𝐩 : Hauteur d’une porte en (m).


𝛒𝐚.𝐞: Masse volumique de l’air du coté de la porte autre que la chambre froid en (kg/m3).
𝐡𝐚.𝐟: Enthalpie de l’air ambiant a coté de la porte de la chambre froid en (kJ/kg).
𝐡𝐚.𝐚: Enthalpie de l’air ambiant dans la chambre froid en (kJ/kg).
𝐂𝐫.𝐚 :Coefficient de minoration du à la présence éventuelle d’un rideau d’air dans le cas d’une
porte sans rideau, on prend (𝐂𝐫𝐚 =1) tandis que dans le cas d’une porte avec rideau on prend
(𝐂𝐫𝐚 =0.25).
Et le temps donné par la formule :
𝐝𝐭 . 𝐟𝐣
𝛕𝐩 = (min/h)………………………………….…………………(III.11)
𝟐𝟒
Avec :
𝐝𝐭: Durée moyenne d’ouverture des portes (aller et retour) pour permettre le passage des
marchandises en minute par tonne(𝐦𝐢𝐧/𝐭).
𝐟𝐣 : Flux journalier des marchandises en tonne par jour (𝐭/𝐣𝐨𝐮𝐫).
Le flux journalier (𝐟𝐣 )de marchandise pouvant transité par la ou les portes d’une chambre
froide se détermine par l’expérience sur la base de la contenance totale de la chambre froide
en (kg).
La contenance totale d’une chambre froide peut être calculée d’après la formule :
C=A× 𝐡 × 𝐝𝐞 × 𝛅𝟎 (kg)……………………………………………… (III.12)
Avec :

A : surface de la chambre froide en (m2).


h : hauteur maximale de gerbage en (m).
𝐝𝐞 : Densité d’entreposage en (kg/m3).
𝛅𝟎 : Coefficient d’occupation au sol des marchandises en (%).

28
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

III 3. 2 .Charges thermiques internes :


III 3.2.1. Les charges thermiques internes indépendantes de denrées
entreposées :
III 3.2 .1.1 . Charges thermiques dues à l’éclairage (Qe.c) :
Les luminaires des chambres froides classiques doivent pouvoir résister au froid, à
l'humidité, être étanches à l'eau, être protégés des contacts avec tous objets et être insensibles
aux effets de la poussière.
L'éclairement nominal habituellement prévu oscille entre 60 et 100 lux ce qui fait que
l'on peut adopter une charge thermique d'environ 6 W/m² au sol.
La charge thermique due à l'éclairage se calcule d'après la formule :

Qe.c = n. p. 𝝉 / 24 (W)………………….……………………… (III.13)

Avec:

n : nombre de luminaires.

p : puissance de chaque luminaire en (W)

𝝉: Durée de fonctionnement des luminaires (générale 8 h/d)

24 : nombre heures dans une journée.

III [Link].Charges thermiques dues aux personnes (Qp.e) :

La charge thermique due aux personnes se calcule d’après la relation suivante :

Qp.e= i .qp. 𝝉 / 24 (W) ……………………..…………………..… (III.14)

Avec :

i : nombre de personnes opérant dans la chambre froide.

qp: quantité de chaleur dégagée par unité de temps et par personne, elle dépend de la nature de

L’activité (W)

𝝉: Durée de présence de chaque personne dans la chambre froide. (h/j)

29
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

III [Link].Charge thermique due au matériel roulant (Qmr) :

La charge thermique due au matériel roulant (chariots élévateurs et transpalettes) se


calcule comme suit :
Qm.r = n. p.𝝉 / 24 (W)……………………………………………(III.15)

n : nombre de matériels roulant d’un type donné

P : puissance totale de chaque type de matériel (W)

𝝉 : Durée de présence du matériel (h/j)

III [Link]. Charges thermiques dues aux matériels divers (Qmd) :


Ces machines peuvent être très diversifiées, étuves, cutters, hachoirs …etc. a on :
n : nombre de machine divers.

P : puissance de chaque type de machine en (W).

t : durée de fonctionnement de chaque type de machine en (h/j).

III 3.2.2. Charge thermiques internes dépendantes de denrées entreposées

III [Link]. Charge thermique due aux denrées entrantes (Qde):

Cette charge résulte de ce que les produits introduits dans la chambre froide se trouvent à
une température supérieure à la température de la chambre froide et qu’ils dégagent donc une
certaine quantité de chaleur aussi longtemps que leur température n’atteint pas la température
d’entreposage. Cette charge est donnée par la formule :

 Dans le cas de réfrigération :

𝐦.𝐜𝟏 (𝐭 𝟏 −𝐭 𝟐 )
𝐐𝐝𝐞 = (KW)…………………………………… (III.16)
𝟖𝟔𝟒𝟎𝟎

 Dans le cas de congélation :

𝐦.𝐜𝟏 .(𝐭 𝟏 −𝐭 𝟐 )+𝐦.𝐋+𝐦.𝐜𝟐 .(𝐭 𝟑 −𝐭 𝟐 )


𝐐𝐝𝐞 = (KW)………….…….... (III.17)
𝟖𝟔𝟒𝟎𝟎

30
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

Avec :

m : masse de denrées introduites chaque jour. (Kg/j).

C1 : capacité thermique massique avant la congélation du produit à entreposer (KJ/Kg.K).

t1 : température initiale de la denrée introduite. (°C).

t2 : température de congélation de la denrée. (°C).

L : chaleur latente de congélation de la denrée. (KJ/Kg).

C2: capacité thermique massique après la congélation du produit à entreposer (KJ/Kg.K).

t3 : température d’entreposage qui tend vers la température de la chambre froide (°C)

III [Link]. Charge thermique due aux respirations des denrées (Qresp):

Les produits végétaux (fruits et légumes) dégagent de la chaleur du fait de leur


respiration.
Il faut tenir compte de la charge correspondante qui a pour valeur :

𝐦.𝐪𝐫𝐞𝐬𝐩
𝐐𝐫𝐞𝐬𝐩 = (KW)……………………………….… (III.19)
𝟖𝟔𝟒𝟎𝟎

Avec :
m : masse de marchandises (Kg/j).
qres: chaleur de respiration de marchandises (KJ/Kg).
Les produits végétaux et les fromages dégagent de la chaleur de respiration ou
de fermentation on a : Qresp = 0.
III 4. Puissances frigorifique de l’évaporateur :

A ce stade de calcul, on détermine la puissance frigorifique intermédiaire Pint que le ou


les évaporateurs devront assurer afin de couvrir la charge thermique intermédiaire Q int.
La charge frigorifique intermédiaire (Qint) est la somme des charges thermiques calculées
précédemment :
En désignant par tint la durée journalière de fonctionnement de l’installation
frigorifique en heures. La puissance intermédiaire de l’évaporateur Pint s’écrit :

Pint = Qint x 24 / 𝝉inst (kW)…………………………………………….. (III.20)

31
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

En général la durée de marche de l’installation frigorifique (tint) est de 18heures par


jour pour la produits congelés et de 16 heures par jour dans les autres cas, pour les
installations industrielles la durée de fonctionnement va 18 à 20 heures la détermination
provisoire des évaporateurs se fait à partir du calcul de la puissance frigorifique
prévisionnelle Pprev en ajoutant 20% à la puissance frigorifique intermédiaire.

III 5. Les charges thermiques dues aux moteurs des ventilateurs de


l’évaporateur [𝐐𝐯𝐞𝐧𝐭 ] :
Dans les chambres froides modernes, on utilise toujours dès évaporateurs équipés d’un
ou plusieurs ventilateurs ce qui permet d’assurer un brassage et une circulation efficaces de
l’air. Chaque ventilateur est en trainé par un moteur électrique qui dégage de la chaleur qui
s’ajoute à la chaleur dégagée par les différentes autres sources, la charge due aux moteurs des
ventilateurs est alors donnée par la formule :
𝐧.𝐩.𝛕𝐞𝐯𝐚𝐩
𝐐𝐯𝐞𝐧𝐭 = (kw)…………………………………………..... (III.21)
𝛕𝐢𝐧𝐬𝐭

Avec :
𝐧: Nombre de moteur de ventilateurs.
p : puissance du ventilateur considérée en (w).
𝛕𝐞𝐯𝐚𝐩 : Durée de fonctionnement des frigorifique en (h/d).

𝛕𝐢𝐧𝐬𝐭 : Durée de marche de l’installation frigorifique en (h/d) en générale (18h/d) pour les
chambres froides de produits congelais et (16h/d) pour les autres cas.

III 6. Charge thermiques dues aux résistances de dégivrage [𝐐𝐝é𝐠 ] :


Il existe différents systèmes de dégivrage d’un évaporateur mais il s’agit souvent de
résistances électriques. La charge due aux résistances électriques est alors :
𝐧.𝐩.𝛕𝐝é𝐠
𝐐𝐝é𝐠 = (kw)……………………………………………………(III.22)
𝛕𝐢𝐧𝐬𝐭

Avec :
n : nombre de résistances électriques.
p : puissance calorifique de chaque résistance d’un type donnée en (w).
𝛕𝐝é𝐠 : Durée journalier de dégivrage en (h/d) tableau (III.1)

𝛕𝐢𝐧𝐬𝐭 : Durée de marche de l’installation frigorifique en (h/d) en général 18h/d pour les
chambres froides de produits congelés et (16h/d) pour les autres cas.

32
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

 Tableau de nombre et durée des périodes de dégivrage à prévoir pour différentes


chambres froides et meubles frigorifiques

Tableau (III.1) : nombre et durée des périodes de dégivrage à prévoir pour différentes
chambres froides et meubles frigorifiques.

Type de chambre froide ou de meuble frigorifique Nombre et durée des périodes de


dégivrage en (min/d)
- chambre froide de produits congelés
- chambre froide sans chauffage meuble
Groupe (1)

ilot
- armoire frigorifique
- présentoir frigorifique à viande an air 2×60 min/d
recyclé sans chauffage.
- présentoir frigorifique à pâtisserie à
ventilation naturelle
- resserre à viande
Groupe (2)

- séchoir à saucissons
- chambre de saumurage 4×20 min/d
- - chambre de maturation (fromage)

- chambre froide à produits laitiers


Groupe (3)

- chambre froide à fruits et légumes 3×20 min/d

33
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

III 7. Exemple du calcule :

III 7.1. Calcule le bilan frigorifique :

III 7.1.1. Calcule les charges thermiques externes :

III 7.1.1. 1. La charge thermique par transmission a traversé les parois :

Qtr =K×S×∆T W

 chambre № 1 :
 Paroi (1) :
 Calcul coefficient K pour la paroi :

1
𝐾=
1 e 1
+ ∑nn=1 +
hi λ he
1
𝐾= 3(0.05) 0.1 =0.223 W/m2 .K
0.06+( 45 +0.21+0.024)+0.06

 Calcul différence de température :

∆𝒕 = 𝒕ext−𝒕int

∆𝒕 = (38 + 273) − (−25 + 273)


∆t = 63 K
 Calcul la surface :

𝑺=𝑳×𝒉
𝑺 = 𝟔. 𝟐𝟕 × 𝟒. 𝟓𝟖
𝑺 = 𝟐𝟖. 𝟕𝟏𝟔 𝒎2
Qtr= 𝟎. 𝟐𝟐𝟑 × 𝟐𝟖. 𝟕𝟏𝟔 × 𝟔𝟑

Qtr= 𝟒𝟎𝟒. 𝟎𝟒𝟗 𝑾

34
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

 Paroi (2) :

 Calcul coefficient K pour la paroi :

1
𝐾=
1 e 1
+ ∑nn=1 +
hi λ he
1
𝐾= 3(0.05) 0.1 =0.223 W/m2 .K
0.06+( 45 +0.21+0.024)+0.06

 Calcul différence de température :

∆𝒕 = 𝒕ext−𝒕int

∆𝒕 = (𝟑𝟖 + 𝟐𝟕𝟑) − (−𝟐𝟓 + 𝟐𝟕𝟑)


∆𝒕 = 𝟔𝟑 K

 Calcul la surface :

𝑺=𝑳×𝒉
𝑺 = 𝟏𝟑. 𝟐 × 𝟒. 𝟓𝟖
𝑺 = 𝟔𝟎. 𝟒𝟓𝟔 𝒎2
Qtr= 𝟎. 𝟐𝟐𝟑 × 𝟔𝟎. 𝟒𝟓𝟔 × 𝟔𝟑

Qtr= 𝟖𝟒𝟗. 𝟑𝟒𝟔 𝑾


 Paroi (3)
 Calcul coefficient K pour la paroi :

1
𝐾=
1 e 1
+ ∑nn=1 +
hi λ he
1
𝐾= 2(0.05) 0.1 = 0.230 W/m2 .K
0.06+( 45 +0.024)+0.12

 Calcul différence de température :

∆𝒕 = 𝒕ext−𝒕int

∆𝒕 = (𝟐𝟑 + 𝟐𝟕𝟑) − (−𝟐𝟓 + 𝟐𝟕𝟑)


∆𝒕 = 𝟒𝟖 K

35
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

 Calcul la surface :

𝑺=𝑳×𝒉
𝑺 = 6.27 × 4.58
𝑺 = 28.716 𝑚2

Qtr= 0.230 × 28.716 × 48

Qtr= 𝟑𝟏𝟕. 𝟓𝟏𝟎𝑾

 Paroi (4)
 Calcul coefficient K pour la paroi :

1
𝐾=
1 e 1
+ ∑nn=1 +
hi λ he
1
𝐾= 2(0.05) 0.1 = 0.230 W/m2 .K
0.06+( + )+0.12
45 0.024

 Calcul différence de température :

∆𝒕 = 𝒕ext−𝒕int

∆𝒕 = (𝟎 + 𝟐𝟕𝟑) − (−𝟐𝟓 + 𝟐𝟕𝟑)


∆𝒕 = 𝟐𝟓 K

 Calcul la surface :

𝐒 =𝐋×𝐡
𝐒 = 7.9 × 4.58
𝐒 = 36.182 𝑚2

Qtr= 0.230 × 36.182 × 25

Qtr= 𝟐𝟎𝟖. 𝟎𝟒 𝑾

36
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

 Paroi (4’)

 Calcul coefficient K pour la paroi :

1
𝐾=
1 e 1
+ ∑nn=1 +
hi λ he
1
𝐾= 2(0.05) 0.1 = 0.230 W/m2 .K
0.06+( 45 +0.024)+0.12

 Calcul différence de température :

∆𝒕 = 𝒕ext−𝒕int

∆𝒕 = (𝟏𝟐 + 𝟐𝟕𝟑) − (−𝟐𝟓 + 𝟐𝟕𝟑)


∆𝒕 = 𝟑𝟕 K

 Calcul la surface :

𝑺=𝑳×𝒉
𝑺 = 6.27 × 4.58

𝑺 = 3.978 𝑚2

Qtr= 0.230 × 3.978 × 37

Qtr= 𝟑𝟑. 𝟖𝟓𝟐 𝐖


𝑸tr= 𝑸tr(A)+𝑸 tr(B)
𝑸tr= 𝟐𝟒𝟏. 𝟏𝟖𝟗 𝐖
 Plafond :

 Calcul coefficient K pour la paroi :

1
𝐾=
1 e 1
+ ∑nn=1 +
hi λ he
1
𝐾= 3(0.05) 0.1 =0.223 W/m2 .K
0.06+( 45 +0.21+0.024)+0.06

37
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

 Calcul différence de température :

∆𝒕 = 𝒕ext−𝒕int

∆𝒕 = (38 + 273) − (−25 + 273)


∆𝒕 = 𝟔𝟑 K

 Calcul la surface :

𝐒 =𝐋×𝐡
𝐒 = 13.10 × 6.16

𝐒 = 80.696 𝑚2

Qtr= 0.223 × 80.696 × 63

Qtr= 𝟏𝟏𝟑𝟑. 𝟔𝟏 𝑾
 Planche :

 Calcul coefficient K pour la paroi :

1
𝐾=
1 e 1
+ ∑nn=1 +
hi λ he
1
𝐾= 0.03 0.02 0.04 0.12 =0.687 W/m2 .K
0.06+(1.05+0.87+0.033+1.16)+0.03

 Calcul différence de température :

∆t = text−tint

∆𝐭 = (𝟑𝟖 + 𝟐𝟕𝟑) − (−𝟐𝟓 + 𝟐𝟕𝟑)


∆𝐭 = 𝟔𝟑 K

 Calcul la surface :

𝐒=𝐋×𝐡

𝐒 = 13.10 × 6.16
𝐒 = 80.696 𝑚2

38
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

Qtr= 0.687 × 80.696 × 63

Qtr= 𝟑𝟒𝟗𝟐. 𝟔𝟎𝟑 𝑾

Tableau (III.2) : charge thermique par transmission à travers les parois de la chambre 01

Paroi coefficient k Surface T (externe) T (interne) différente de Qtr


(W/m².K) (m²) (oC) (oC) température (oC) (W)
1 0.223 28.761 38 -25 63 404.049
2 0.223 60.456 38 -25 63 849.346
3 0.230 28.761 23 -25 48 317.510
4 0.230 36.182 0 -25 25 208.046
4’ 0.230 3.978 12 -25 37 33.852
Plafond 0.223 80.696 38 -25 63 1133.698
Sol 0.687 80.696 38 -25 63 3492.603

Qtr= 6439.104 W

 chambre № 2 :

Tableau (III.3) : charge thermique par transmission à travers les parois de la chambre 02

Paroi coefficient k Surface T (externe) T (interne) différente de Qtr


(W/m².K) (m²) (oC) (oC) température (oC) (W)
1 0.223 28.761 38 0 38 243.716
2 0.230 36.182 -25 0 25 208.046
3 0.230 36.182 -18 0 18 149.793
4 0.230 28.761 12 0 12 79.377

Plafond 0.223 49.533 38 0 38 419.742

Sol 0.179 49.533 15 0 15 132.996

Qtr= 1874.97 W

39
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

 chambre № 3 :

Tableau (III.4) : charge thermique par transmission à travers les parois de la chambre 03.

Paroi coefficient k Surface T (externe) T (interne) différente de Qtr


(W/m².K) (m²) (oC) (oC) température (oC) (W)
1 0.223 28.761 38 -18 56 359.154
2 0.223 60.456 38 -18 56 754.974
3 0.230 28.761 -18 23 41 271.206
4 0.230 36.182 -18 0 18 149.793
4’ 0.230 3.978 12 -18 30 27.448
Plafond 0.223 80.696 38 -18 56 1007.65
Sol 3.460 80.696 38 -25 63 15634.49

Qtr= 18204.715 W

 SAS :

Tableau (III.5) : charge thermique par transmission à travers les parois de la SAS.

Paroi coefficient k Surface T (externe) T (interne) différente de Qtr


(W/m².K) (m²) (oC) (oC) température (oC) (W)
1 0.230 19.293 -25 12 37 164.193
2 0.230 19.293 -18 12 30 133.121
3 0.230 28.761 0 12 12 79.370
4 0.230 28.760 23 12 11 72.76
Plafond 0.223 25.379 38 12 26 146.689
Sol 0.687 25.379 15 12 3 52.143

Qtr= 648.276 W

40
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

III [Link]. Charge thermique par renouvellement d’air :

𝑄𝒓𝒆 = ṁ × ∆ℎ

Tableau (III.6) : charge thermique par renouvellement d’air.

Chambre N 𝐕𝐜𝐟 𝛒𝐚,𝐚 V ∆h ṁ 𝐐𝐫𝐞


(m3/s) (kg/m3) (m3/d) (J/kg).𝟏𝟎𝟑 (kg/s) (J/kg)

1 3.614 375 1.226 1355.25 96.505 0.0192 1852.89

2 4.27 250 1.287 1106.67 64.259 0.0164 1053.84

3 3.615 375 1.383 1375.75 88.709 0.0113 1002.41

SAS 6.56 113.7 1.226 745.93 26.98 0.0105 285.44

 chambre № 2 :
𝑄𝒓𝒆 = ṁ × ∆ℎ
𝑉×𝜌𝑎,𝑎
m= 86400
𝟕𝟎
V= 𝑣𝑐𝑓 × 𝑛 𝒏= ∆ℎ =hex×hin
√𝑽𝒄𝒇
𝟕𝟎
𝒏= = 4.427
√𝟐𝟓𝟎

𝒗 = 250 × 4.27 = 1106.67 𝑚3/d


1 1
Ρae = vs = 0.777 = 1.287 Kg /m3
𝟏𝟏𝟎𝟔.𝟔𝟕×𝟏.𝟐𝟖𝟕
ṁ= = 0.0164 𝑘𝑔/𝑠
𝟖𝟔𝟒𝟎𝟎

∆ℎ =72.2748−8.0154 = 64.259 × 103J/kg


𝑄𝒓𝒆 = 0.0164 × 64.25 × 103
1053.84J
𝑄𝑟𝑒 = kg

41
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

III [Link]. Charge thermique par ouverture de porte :

On a:

ρ
Q op =[8 + (0.067 × ∆Tp )] × τp × ρa.a × Lp × hp × √hp (1 − ρa.e ) × (ha.f − ha.a)Cr.a .
a.a

Les données :

de (poissen) = 350 Kg/m3.

 chambre № 1 :
- ∆tp= (te - ti) = (38+273) – (-25+273) = 63 K
- ρae = 1.22257 Kg/m3.
1 1
- ρae = vs = 0.7035 = 14214 Kg /m3.

- Lp =0.99 m.
- hp= 1.895 m.
- hae=42.22748 Kj /Kg.
- haa= 24.2353 Kj /Kg.
- Cr.a = 1.
 Calculτp :

C = A×h×de×ηo.

A = 80.69m2. h =3.60 m de =350 Kg /m3 ηo=0.055.

C =80.69×3.60×350×0,055 =55918.17Kg.

C = 55918.17 × 25% = 13979.54×10ˉ 3 Kg /d

Donc le flux journaliers de marchandise :

- fj = 13979.54×10ˉ 3 t /d. - dt =6 min /t.

Alors :

τp= 3.494min /h.

Donc:

Qop= [8+ (0.067×63)]×3.494×0.99×1.4214 × 1.895 × √1.895 × (1 − 0.860) × 51.605 × 1

42
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

Qop = 4330.3W.

 chambre № 2 :
- ∆tp = 38 K
- ρaa = 1.2855 Kg/m3.
- ρae = 1.22257 Kg /m3.
- Lp =0.99 m.
- hp= 1.895 m.
- hae=72.2748 Kj /Kg.
- haa= 8.0154 Kj /Kg.
- Cr.a = 1.
 Calcul τp :

C = A×h×de×ηo

C = 29646.69 × 25% = 7411.674×10ˉ 3 Kg /d

Donc le flux journaliers de marchandise :

- fj = 7411.674×10ˉ 3 t /d. -dt =6 min /t.

Alors :

τp = 1.84min /h.

Qop = 275.6541W.

 chambre № 3 :
- ∆tp = 56 K
- ρaa = 1.3817 Kg/m3.
- ρae 1.22257 Kg /m3.
- Lp =0.99 m.
- hp= 1.895 m.
- hae=27.37 Kj /Kg.
- haa=16.4358 Kj /Kg.
- Cr.a = 1.

43
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

 Calculτp :

C = A×h×de×ηo.

C = 139979.54 Kg /d

C=13.99754 t/d

Donc le flux journaliers de marchandise :

- fj = 13.99754 t /d. -dt =6 min /t.

Alors :

τp= 3.494 min /h.

Donc:

Qop = 2438.55W.

 SAS :
- ∆tp = 11 K
- ρaa = 1.2256 Kg/m3.
- ρae 1.16585 Kg /m3.
- Lp =1.21 m.
- hp= 1.895 m.
- hae=54.3526 Kj /Kg.
- haa=27.3704 Kj /Kg.
- Cr.a = 1.
 Calculτp :

C = A×h×de×ηo.

C = 3745.11 Kg /d

C=3.7451 t/d

Donc le flux journaliers de marchandise :

fj = 3.7451 t /d. -dt =6 min /t τp= 0.936 min /h.

Donc: Qop = 184.27W.

44
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

III 7.1.2. Calcul des charges thermiques internes :

III [Link]. Charge thermique interne indépendante des denrées


entreposées :

III [Link].1. Charge thermique de l’éclairage (Qec) :

Tableau (III.7): Les données de la charge thermique de l’éclairage.


Chambre Nombre de Puissance de chaque Durée de fonctionnement ( 𝝉 )
luminaire luminaire (p) (W) (h/d)
1 11 75 8

2 7 75 8
3 11 75 8

SAS 4 75 8

 Méthode № 1 :
𝐢×𝐩×𝛕
Qec = W.
𝟐𝟒

 chambre № 1 :

𝟏𝟏×𝟕𝟓×𝟖
Qec= = 𝟐𝟕𝟓 W.
𝟐𝟒

Tableau (III.8) : Charge thermique de l’éclairage

Chambre Nombre de Puissance de Durée de Qec


luminaires luminaires (W) fonctionnement (h/d) (W)

1 11 75 8 275
2 7 75 8 174
3 11 75 8 275
SAS 4 75 8 100

45
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

 Méthode № 2 :
Remarque :

En générale la puissance surfacique est PS=6 w/m2, donc Qec= PS×SSol

 chambre № 1 :
Qec= 𝟖𝟎. 𝟔𝟗 × 𝟔 = 𝟒𝟖𝟒. 𝟏𝟒 𝑾

Tableau (III.9) : Charge thermique de l’éclairage.


Chambre Puissance de luminaires (W) Surface (m2) Qec (W)
1 6 80.69 484.14
2 6 49.533 297.19
3 6 80.96 484.14
SAS 6 25.30 151.8

III [Link].2. Charge thermique due aux personnes Qpe :


𝒏×𝐪𝐩×𝝉
Qpe= W.
𝟐𝟒

Chambre № 1 :

Données : n = 𝟖 qp= 𝟒𝟐𝟎 τ =4 T= -25 oC

Tableau (III.10) : charge thermique due aux personnes Qpe


Chamber Nombre de qp (W) T (oC) Durée de fonctionnement Qpe (W)
personne(n) (τ) (h/d)

1 8 420 -25 4 560

2 6 270 0 6 405

3 8 378 -18 4 504

SAS 4 250 12 8 274.66

46
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

Remarque :

La charge thermique due au matériel roulant égala zéro car la manutention est
manuellement.

La charge thermique due à des machines diverses égala zéro car le produit ne besoin pas
de couper.

III [Link]. Charges thermiques internes dépendantes de denrées


entreposées :

III [Link].1. Charge thermique due aux denrées entrantes :

𝒎×𝑐1 ×(𝒕𝟏 −𝒕𝟐 )+𝒎×𝑳+𝒎×𝒄𝟐 (𝒕𝟐 −𝒕𝟑)


Qde= 𝟖𝟔𝟒𝟎𝟎

Données :

C (poisson) =3.2 KJ/Kg.K

 chambre № 1 :

𝟏𝟑𝟗𝟕𝟗.𝟓𝟒×𝟑.𝟐×(𝟏𝟐−𝟐.𝟐𝟐)+𝟏𝟑𝟗𝟕𝟗.𝟓𝟒×𝟐𝟒𝟒.𝟓+𝟏𝟑𝟗𝟕𝟗.𝟓𝟒×𝟏.𝟕𝟑𝟓(𝟐.𝟐𝟐+𝟐𝟓)
Qde= 𝟖𝟔𝟒𝟎𝟎

Qde= 53.300 kW

47
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

Tableau (III.11) : Charge thermique due aux denrées entrantes dans les chambres de
congélation
Chambre Masse de 𝐓𝟏 𝐓𝟐 𝐓𝟑 𝐜𝟏 𝐜𝟐 L Qde
marchandise (oC) (oC) ( oC) (KJ/kg.k) (KJ/kg.k) (kJ/kg) (W)

(Kg)

1 13979.54 12 -2.22 -25 3.2 1.735 244.5 53300

3 13979.54 12 -2.22 18 3.2 1.735 244.5 47230

 chambre № 2

𝒎×𝑐1 ×(𝒕𝟏 −𝒕𝟐 )


Qde= 𝟖𝟔𝟒𝟎𝟎

𝟕𝟑𝟖𝟒.𝟒𝟒×𝟑.𝟐×(𝟏𝟐−𝟎)
Qde= 𝟖𝟔𝟒𝟎𝟎

Qde= 𝟑. 𝟑𝟒𝟖 𝐤𝐰

Tableau (III.12) : Charge thermique due aux denrées entrantes dans les chambres de
réfrigération
Chambre Masse de 𝑻𝟏 𝑻𝟐 𝒄𝟏 Qde
marchandise (Kg) (oC) ( oC) (KJ/kg.°k) (w)
2 7384.44 12 0 3.2 3348

SAS 3745.11 23 12 3.2 1525

48
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

III 7.2. Puissance frigorifique :

On a : Qint = Qtr + Qre + Qop + Qec + Qpe + Qmr + Qmd + Qde + Qresp

Tableau (III.13) : Puissance frigorifique


Chambre Qtr Q re Qop Qec Qpe Qmr Qde Qre Q int
1 6438.73 1852.89 4330.3 484.14 560 0 53300 0 66966.06

2 1437.585 1053.84 275.6541 297.19 405 0 3348 0 6817.26

3 18304.715 1002.41 2438.55 484.14 504 0 47230 0 69963.81

SAS 648.276 285.44 184.27 151.8 274.66 0 1525 0 3069.44

Remarque :

La charge thermique due à la respiration des denrées égala zéro car le produit qui en a
conservé et un produit animal donc ne respire pas

III 7.3. La puissance frigorifique intermédiaire de l’évaporateur :

𝐐𝐢𝐧𝐭 × 𝟐𝟒
𝐐𝟎𝐢𝐧𝐭 =
𝛕𝐢𝐧𝐬𝐭

Donc :

Tableau (III.14) : La puissance frigorifique intermédiaire de l’évaporateur.


Chambre Q int τ int Q oint
1 66966.06 18 89288.08
2 6817.26 16 10225.89
3 69963.81 18 93285.08
SAS 3069.44 16 4604.16

49
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

III 7.4. La charge thermique des ventilateurs dans les évaporateurs : [𝐐𝐯𝐞𝐧𝐭 ]

n×P×τevap
Q vent = W.
τinst

III 7.5. La charge thermique prévisionnelle :[𝐐𝐩𝐫𝐞𝐯 ]

Q prev = 1.2 × 𝑄0,𝑖𝑛𝑡 (w)

Tableau (III.15) : charge thermique prévisionnelle.


Chambre Q 0,int (W) Q prev (W)
1 89288.08 107145.696
2 10225.89 12271.068
3 93285.08 111942.096
SAS 4604.16 5524.992

 chambre № 1 :

𝟑×𝟗𝟎𝟎×𝟏𝟖
Q vent = 𝟏𝟖
= 2700 w

Tableau (III.16) : charge thermique des ventilateurs dans les évaporateurs.


Chambre N P (w) 𝝉𝒆𝒗𝒂𝒑 (h) 𝛕𝐢𝐧𝐬𝐭 (h) 𝐐𝐯𝐞𝐧𝐭(w)
1 3 900 18 18 2700
2 2 450 16 16 900
3 3 900 18 18 2700
SAS 2 300 16 16 600

III 7.6. La charge thermique due aux résistances de dégivrage :[𝐐𝐝é𝐠 ]

n×P×tdég
Q tdég = τinst

 chambre № 1 :
25200×2
Q tdég = = 2800 𝑤
18

50
Chapitre III Calcul du bilan frigorifique

Tableau (III.17) : charge thermique due aux résistances de dégivrage


Chambre N P (w) 𝝉𝒅é𝒈 (h) 𝛕𝐢𝐧𝐬𝐭 (h) 𝐐𝐝é𝐠(w)
1 / 25200 2 18 2800
2 / 1740 1.33 16 144.63
3 / 27500 2 18 3055.55
SAS / 1800 1.33 16 149.62

III [Link]ôle de la puissance frigorifique effective de l’évaporateur :

𝐐𝐞𝐟𝐟= 𝐐𝟎𝐢𝐧𝐭 + 𝐐𝐯𝐞𝐧𝐭 + 𝐐𝐝é𝐠

 chambre № 1 :

𝐐𝐞𝐟𝐟 = 89288.08 + 2700 + 2800

𝐐𝐞𝐟𝐟 =94788.08

Donc :

Q prév ≥ Q eff

Tableau (III.18) : Résultat Contrôle de la puissance frigorifique effective de


l’évaporateur.
Chambre 𝐐𝟎𝐢𝐧𝐭 (w) 𝐐𝐯𝐞𝐧𝐭 (𝐰) 𝐐𝐝é𝐠 (𝐰) 𝐐𝐞𝐟𝐟 (w) 𝐐𝐩𝐫é𝐯 (w)
1 89288.08 2700 2800 94788.08 107145.696

2 10225.89 900 144.63 11270.52 12271.068

3 93285.08 2700 3055.55 99070.63 111942.096

SAS 4604.16 600 149.62 5353.78 5524.992

51
Chapitre IV Choix et calcule thermodynamique des systèmes
frigorifique

IV.1. Introduction :
Dans ce chapitre on va déterminer les caractéristiques thermodynamiques des
différents points des cycles afin de pouvoir dimensionner les différents éléments de
l’installation calculé au chapitre suivants.

IV.2. Le choix des moyens de production du froid : [6]


Il existe trois moyens principaux de production du froid :
- mélanges réfrigérants.
- Détente d’un gaz comprimé.
- Evaporation d’un liquide pur ou d’un mélange de liquides purs.

Ce troisième moyen reste le seul utilisé pour les besoins industriels en réfrigération,
congélation et conditionnement d’air. Il peut être réalisé grâce à une machine à compression
ou à absorption. Dans notre étude, on choisit le système à compression mécanique car c'est le
système le plus utilisé en raison de la fiabilité des compresseurs et de leur bon
fonctionnement.
Pour avoir un bon coefficient de performance, il faut bien choisir le type de
refroidissement du condenseur (air, eau, combiné) et le type de la détente (directe ou
indirecte).

IV.3. Le choix du fluide frigorigène :


IV.3.1. Classification des fluides frigorigènes :
Pour la machine à compression mécanique les fluides frigorigènes utilisés sont divisés
en trois groupes :
- Les chloro fluoro carbone (CFC).
- Les hydrau chloro fluoro carbone (HCFC).
- Les hydrau fluoro carbone (HFC).
Les CFC ont été introduits pour remplacer l'ammoniac (NH3) et le chlorure de méthyle
(CH3Cl), (des fluides toxiques, en 1928).

35
Chapitre IV Choix et calcule thermodynamique des systèmes
frigorifique

[Link]ères de choix des fluides frigorigènes :


Pour réaliser une bonne installation on a intérêt de choisir le bon fluide et qui repend à
plusieurs conditions .dont le choix du fluide frigorigène se fait selon plusieurs critères et qui
sont :
- Critères thermodynamiques.
- Critères de sécurité.
- Critères d’action sur l’environnement.
- Critères techniques.
- Critères économiques.

Les points énumérés ci dessus se résument comme suit :

IV.3.2.1. Critères thermodynamiques:


- Température d'ébullition;
- Température critique;
- Pression du cycle frigorifique;
- Echauffement des vapeurs au cours de la compression;
- Production frigorifique volumique.

IV.3.2.2. Critères de sécurité :


- Toxicité.
- Inflammabilité de la vapeur de frigorigène dans l'air.
- Action sur les denrées.
- Action sur l'environnement: Ozone, effets radiatifs (effet de serre).
- Action biologique.

IV.3.2.3. Critères techniques :


- Action sur les métaux.
- Action sur les matières plastiques et élastomères.
- Action sur les isolants électriques.
- Conductivité sur les huiles.
- Comportement en présence d'eau.

35
Chapitre IV Choix et calcule thermodynamique des systèmes
frigorifique

- Stabilité thermique.
- Efficacité des échanges thermiques.
- Aptitudes aux fuites.
- Détection, puis localisation des fuites.

IV.3.2.4. Critères économiques :


- Prix.
- Incidence du choix du frigorigène sur le prix de l'installation.
- disponibilité du frigorigène.

IV.3.2.5. Critères écologiques :


a). L'altération des réfrigérants sur la couche d'ozone :
C'est-à-dire, que les C.F.C libérés sur la terre s'élèvent lentement et parviennent dans
la couche d'Ozone où leurs molécules subissent une dissociation photo logique sous l'action
du rayonnement.
Les atomes du Chlore libérées vont alors réagir avec les molécules d'Ozone (O 3) pour former
le "ClO" (Oxyde de Chlore) et O2.
On estime qu’une molécule de Chlore peut entraîner la destruction de milliers de
molécules d'Ozone.
Les CFC entrent dans la haute stratosphère, se décomposent sous l'effet des rayons
ultraviolets en relâchant des molécules de di chlore (Cl2) qui entrent en catalyse pour détruire
chacune 100 000 molécules d'ozone (O3) environ, un gaz bleuté qui bloque l'entrée des rayons
UVB dangereux pour le règne (humain, animal, végétal). L'utilisation des CFC est interdite
en 1996.
Les HCFC ont été introduits pour remplacer les CFC dont Les HCFC contient qu’un
seul atome de chlore (la durée de vie des HCFC est réduite en comparaison au CFC) et leur
influence néfaste sur la couche d'ozone est bien moindre que celle des CFC.
Quant aux HFC ne contenant pas de chlore, ils ne concourent pas à l'altération de la
couche d'ozone. En vue de caractériser, les différents fluides frigorigènes du point de vue
altération de la couche d'ozone on leur attribue à chacun un (potentiel d'altération de la
couche d'ozone) désigné par le signe ODP (ozone déplétion potentiel)

33
Chapitre IV Choix et calcule thermodynamique des systèmes
frigorifique

b). L'effet de serre :


La surface de la terre émet vers l'atmosphère un rayonnement infrarouge de grande
longueur d'onde. Une partie de ce rayonnement est interceptée par la vapeur d'eau contenue
dans l'air, par les nuages et par un certain nombre de gaz et retourne vers la surface de la terre
ou elle permet d'y maintenir une température compatible avec les exigences de la vie tant
animale que végétale, pour autant que la quantité de vapeur d'eau et de gaz contenue dans
l'atmosphère reste dans certaines limite, les conditions de vie sur terre restent satisfaisantes.
En d'autres termes la vie sur terre est rendue possible grâce à un effet de serre naturel.
Les rayons solaires traversent aisément l'atmosphère et réchauffent la planète. La
chaleur dégagée par celle-ci est en partie maintenue prisonnière par des gaz comme Le
dioxyde de carbone, le méthane, et les (CFC, HCFC, HFC). On les appelle pour cette raison
des "gaz à effet de serre". Ainsi l'énergie entre aisément, et sort difficilement. Il en résulte une
augmentation de la température à l'intérieur de la basse atmosphère terrestre.
L'effet de serre est caractérisé pour chaque gaz, le potentiel d'action sur l'effet de serre GWP
(global warning potentiel), le GWP permet de faire une comparaison entre les fluides
frigorigènes.

35
Chapitre IV Choix et calcule thermodynamique des systèmes
frigorifique

Tableau (IV.01) : ODP et GWP des différents fluides frigorigènes

Fluide frigorigène Composition ODP (R11 = 1) GWP à 100 ans CO2 = 1

R22 CHClF2 0.05 1500


R23 CHF3 0 12100
R32 CH2 F2 0 580
R124 CHClFCF3 0.02 480
R125 CF3CHF2 0 3200
R134a CF3CH2F 0 1200
R142b CClF2CH3 0.06 2000
R143a CF3CH3 0 4400
R152a CHF2CH3 0 140
R227ea CF3CHFCF3 0 3300
R236fa CF3CH2CF3 0 8000
R401Aa R22/ R152a/ R124 0.03 1080
R401B R22/ R152a/ R124 0.035 1190
R402A R22/ R125/ R290 0.02 2570
R402B R22/ R125/ R290 0.03 2240
R403A R22/ R218/ R290 0.04 2670
R403B R22/ R218/ R290 0.03 3680
R404A R143a / R125 / R134a 0 3750
R407A R32 / R125 / R134a 0 2000
R407B R32 / R125 / R134a 0 2560
R407C R32 / R125 / R134a 0 1610
R408A R22/R143a / R125 0.026 3050
R409A R22/R142b / R124 0.05 1440
R409B R22/R142b / R124 0.05 1425
R410A R32 / R125 0 1890
R413A R134a/ R218/R600a 0 1770
R507 R143a / R125 0 3800
R508A R23/R116 0 ?
R508B R23/R116 0 ?

Le fluide frigorifique choisi dans notre système est le R404A.


Le R-404A est un mélange de remplacement azéotropique de type HFC, constituée de
52% de R143a, 44% de R125 et de 4% de R134a.

35
Chapitre IV Choix et calcule thermodynamique des systèmes
frigorifique

Il est utilisé de préférence pour les réalisations des installations neuves de type
centrales frigorifiques pour grandes surfaces, entrepôts frigorifiques, installation de
surgélation alimentaire et meubles pour la conservation des aliments congelés et les camions
réfrigérés.
Ce fluide peut également remplacer le R-502 dans les installations existantes suivant
une procédure.

IV.4. Les propriétés physico-chimiques du R-404A :


Tableau (IV.2) : Les propriétés physico chimiques du R404A
Masse molaire g/mol 97,6

Point d'ébullition (sous 1,013 bar) °C -46.57

Densité kg/m3 863


Température critique °C 72.14
Pression critique Bar 37.35
Chaleur latente kJ/kg 200.1
Viscosité dynamique Pa .s 12.26×10-5
Chaleur spécifique kJ/ ( kg.K ) 1.539
Conductivité thermique (w/m.k) 67.34×10-3

IV.5. Les principaux paramètres de fonctionnement du cycle :


IV.5.1. La température de condensation :
On utilise un condenseur à air, le calcul de la température de condensation est calculé
par la relation suivante :
Tc = Te + T °C ……………………………………………………….(IV.1)
Tc : température de condensation
Te : température extérieure de base.
T : l'écart de température compris entre (8÷10).

35
Chapitre IV Choix et calcule thermodynamique des systèmes
frigorifique

IV.5.2. La température d'évaporation :


On a choisi une machine frigorifique à détente directe c'est-à-dire que l'évaporateur
est placé à l'intérieur de la chambre froide, dont la température d'évaporation est inférieure à
celle de la chambre froide. On peut calculer la température d'évaporation à partir de la
relation suivante:
Tev = Ti – T °C………………………………………………………..(IV.2)
Tev : la température d'évaporation
Ti : la température intérieure de la chambre froide
T : l'écart de température qui est donné en fonction de l'humidité relative au tableau suivant :
Tableau (IV.3) : L'écart de température
Ti (°c) i (%) T (°C)

 - 12 91 ÷ 95 7÷8

86÷ 90 8÷9

81 ÷ 85 9 ÷ 10

76 ÷ 80 10 ÷ 11
70 ÷ 75 11 ÷ 12

 -12  i 6

IV.5.3. La pression de condensation et d’évaporation :


Les pressions de (condensation et d’évaporation) sont calculés à partir
du diagramme enthalpique (P-H).
Suivant la température d’évaporation et la température de condensation et à partir de ces deux
températures on peut tirer les pressions.
- Pression d’évaporation (l’isobare qui passe par la T° d’évaporation).
- Pression de condensation (l’isobare qui passe par la T° de condensation).

35
Chapitre IV Choix et calcule thermodynamique des systèmes
frigorifique

IV.6. Le taux de compression :


Pour déterminer le nombre d’étage de la machine frigorifique, il faut d’abord calculer
le taux de compression qui représente le rapport entre la pression de condensation et celle
d’é[Link] une équation ici.
𝒑
𝝉𝒄𝒐𝒎𝒑 = 𝒄⁄𝒑𝒆𝒗 ……….……………………………………………………………. (IV.3)

- Si le taux de compression est inférieur a 6 donc notre M.F est mono étagée.
- Si le taux de compression est supérieur a 6 donc notre M.F est bi étagée.
Pour le cas d’une machine frigorifique bi étagée il faut qu’on détermine la pression
indéterminée.
𝒑𝒊= (𝒑𝒆𝒗 × 𝒑𝒄 ) ½ bar ……………………………………………...(IV.4)
- Pour l'étage basse pression  = Pi/Pev.
- Pour l'étage haute pression  = Pc/Pi.

IV.6.1. Exemple de calcul :


 chambre № 1 :

(Ti = - 25) et (Te = 38°C).


L’écart de température T = 9 °C.
Tc = Te + T = 378+ 9 = 47 °C.
L’écart de température T =6 °C.
Tev = Ti – T = - 25– 6 = - 31°C.
DT = Ti − Tev = −25 − (−31) = 6℃
A partir du l’application Réglette Réfrigérants en trouve :
Pev = 1.95 bar.
Pc = 21.39 bar.
On calcule le taux de compression.
comp = Pc/Pev = 21.39 / 1.95 = 10.96 bar
Le taux de compression est supérieur à 6 donc la machine utilisé est dite bi-etagée on doit
calculer la pression intermédiaire Pi .
Pi = (Pev × Pc) 1/2 = (1.95× 21.39)1/2 = 6.45 bar.

56
Chapitre IV Choix et calcule thermodynamique des systèmes
frigorifique

Tableau (IV.4) : les résultats des paramètres du fonctionnement


Chambre Tev Tc Pev Pc comp Nombre Pi [Link] [Link]
(°c) (°c) (bar) (bar) d'étage (bar)
01 -31 47 1.95 21.39 10.96 Bi- 6.45 3.31 3.39
étagée
02 -3 47 5.45 21.39 3.92 Mono- / / /
étagée
03 -24 47 2.58 21.39 8.29 Bi- 7.42 2.87 2.87
étagée
SAS 2 47 6.40 21.39 3.34 Mono- / / /
étagée
.
IV.7. Choix des machines frigorifiques pour les différentes chambres :
A partir des calcules on a choisi pour notre projet : deux machines à compression
mécanique mono étagée et deux machines à compression mécanique Bi-étagée.
IV.7.1. La machines à compression mécanique mono étagée :
Elle se compose principalement de quatre éléments essentiels :
Un compresseur, un condenseur, un évaporateur, un détendeur.
Le schéma suivant présente la disposition de ces éléments dans l'installation:

Figure (IV.1) : Machine frigorifique à compression mono étagée

56
Chapitre IV Choix et calcule thermodynamique des systèmes
frigorifique

IV.7.1.1. Principe de fonctionnement :


La chaleur Q0 cédée au fluide frigorigène au niveau de la chambre froide qui se
refroidit autour de l’évaporateur entraîne la formation de vapeur par chargement du fluide
frigorigène ; cette vapeur est aspirée, comprimée et refoulée par le compresseur auquel on doit
fournir de l’énergie P, la quantité de chaleur extraite de l’évaporateur augmentée de l’énergie
du compresseur est évacuée au niveau du condenseur et par conséquent s’échauffe, dans le
condenseur le fluide frigorigène cède la chaleur Qc tout d’abord sous forme sensible
(désurchauffe) puis sous forme latente (condensation) et se liquéfiée.
La haute pression du liquide (HP) descend jusqu'à la basse pression (BP) à l’aide d’un
détenteur, cette détente est accompagnée d’un refroidissement, la chaleur libérée par le fluide
va servir à vaporiser une partie du fluide frigorigène liquide, le mélange liquide – vapeur
détendu et envoyé a l’évaporateur et le cycle recommence.
IV.7.2. La machines à compression mécanique bi étagée :

Figure (IV.2) : Principe de la compression bi étagée

56
Chapitre IV Choix et calcule thermodynamique des systèmes
frigorifique

1. aspiration basse pression.


2. compresseur basse pression.
3. bouteille de refroidissement intermédiaire.
4. aspiration haute pression.
5. compresseur haute pression.
6. refoulement haute pression.
7. injection de liquide pour désurchauffé les vapeurs comprimées basse pression.
8. utilisation basse pression.

IV.7.2.1. Le principe fonctionnel :


Le refroidissement des vapeurs comprimées par l'étage basse pression est obtenu par
injection partielle ou totale dans une capacité fermée placée entre les deux étages de
compression de fluide frigorigène liquide en provenance du condenseur (figure). La
vaporisation de ce liquide désurchauffant les vapeurs comprimées à la température
correspondant à la pression de condensation de celle-ci, elles sont aspirées par l'étage haut
pression à l'état des vapeurs saturées (1). Le fait de procéder à cette injection de fluide
frigorigène liquide dans cette bouteille intermédiaire permettra également de sous refroidir le
liquide admis aux détendeurs (cas de l'injection partielle) ou l'utilisation du froid produit à
deux températures correspondant respectivement à la température de vaporisation du fluide
aspiré par l'étage basse pression, d'une part, et à celle d'écoulant de la pression régnant dans la
bouteille intermédiaire, d’autre part (cas de l'injection totale), ce qui implique deux cycles
frigorifiques distincts et différenciés simplement par le mode d'injection utilisé et dénommés :
- Cycle à injection totale.
- Cycle à injection partielle.
Outre le principe fonctionnel même, ces deux cycles diffèrent également par le fait que s'il est
possible de choisir la pression intermédiaire dans le cas du cycle à injection partielle, cette
pression découle généralement, dans le cas du cycle a injection totale, de la température à
laquelle on désire utiliser le froid produit à cet étage de l'installation.

55
Chapitre IV Choix et calcule thermodynamique des systèmes
frigorifique

IV.8. Bilan frigorifiques de l'installation mono étagée :


Selon les paramètres qu'on a déterminés à partir du diagramme enthalpique on peut
calculer les débits massiques et volumiques et les différentes puissances des composants de
chaque installation.

IV.8.1. Calcule du bilan frigorifique de l'installation mono étagée :


IV.8.1.1. Le débit massique du fluide frigorigène :
Le débit massique du fluide frigorigène est le rapport de la puissance effective de
l'évaporateur par la puissance frigorifique massique.
Qm = Q / (H6 – H5) Kg/s…………………………………………..........(IV.5)
Qm : débit massique du fluide frigorigène.
Q : puissance effective de l'évaporateur.
H6 : l'enthalpie au point 6
H5 : l'enthalpie au point 5

IV.8.1.2. Le débit volumique du fluide frigorigène :


Le débit volumique du fluide frigorigène aspiré par le compresseur est le produit entre
le débit massique et le volume spécifique.
Qv = Qm × V6 m3 /Kg……………………………………………………(IV.6)
Qv : débit volumique du fluide frigorigène aspiré par le compresseur.
V6 : volume spécifique au point 6

IV.8.1.3. La puissance théorique consommée par le compresseur :


La puissance théorique consommée par le compresseur est le produit entre le débit
massique et la variation enthalpique de l'aspiration et le refoulement du compresseur.
Pth = Qm × (H2 –H1) Kw…………………………………………………..(IV.7)
Pth : puissance théorique consommée par le compresseur.
H2 : l'enthalpie au point 2.
H1 : l'enthalpie au point 1.

55
Chapitre IV Choix et calcule thermodynamique des systèmes
frigorifique

IV.8.1.4. La quantité de chaleur dégagée par le condenseur :


Cette quantité de chaleur est calculée par la relation suivante :
Qc = Qm × (H4 –H3) Kw…..........................................................................(IV.8)
Qc : quantité de chaleur dégagée par le condenseur.
H4 : l'enthalpie au point 4.
H3 : l'enthalpie au point 3.

IV.8.1.5. Le coefficient de performance (COP):


Le coefficient de performance est le rapport de la puissance effective de l'évaporateur
par la puissance théorique consommée par le compresseur.
COP = Q / Pth……………………………………………………………(IV.9)

IV.8.1.6. Vérification du bilan frigorifique de l'installation :


Après le calcule du bilan on doit faire une vérification par l'égalité suivante :
La somme de la puissance effective de l'évaporateur et la puissance théorique du compresseur
égale la quantité de chaleur dégagée par le condenseur.
Q + Pth = Qc Kw………………………………………………………(IV.10)

IV.9. Le tracé du cycle frigorifique de la machine mono étagée


(chambres 02, SAS) :
La surchauffe des vapeurs à la sortie de l'évaporateur peut atteindre la valeur de 5 °C
Le liquide se sous-refroidi au 3eme tronçon du condenseur de 5°C
Le tracé du cycle frigorifique à partir du logiciel frigorifique Solkane est représenté sur le
diagramme enthalpique:

53
Chapitre IV Choix et calcule thermodynamique des systèmes
frigorifique

 chambre № 2 :

Figure (IV.3) : Diagramme enthalpique chambre : 02


Le tableau suivant indique l'évolution et les caractéristiques thermodynamiques du fluide
frigorigène dans le cycle de l'installation frigorifique à compression mécanique mono étagée
pour la (chambre 02) ; sont tiré par la figure précédente
Tableau (IV.5) : L'évolution du fluide frigorigène dans le circuit frigorifique R404A
(Chambre 02).
Points Etat du fluide Température Pression Enthalpie Volume Titre de
frigorigène (°C) (bar) (kJ/kg.) spécifique vapeur
(dm2/kg)
02 Vapeur 63.81 21.42 404.92 9.68 /
surchauffée
03 Vapeur saturée 63.81 21.42 404.91 9.68 /
04 Liquide saturée 41.70 21.42 262.58 1.05 /
05 Liquide sous- -3.32 5.45 262.58 14.91 0.398
refroidi
06 Liquide+vapeur 2 5.45 369.13 37.29 /

55
Chapitre IV Choix et calcule thermodynamique des systèmes
frigorifique

SAS :

Figure (IV.4) : Diagramme enthalpique de la SAS.


Le tableau suivant indique l'évolution et les caractéristiques thermodynamiques du
fluide frigorigène dans le cycle de l'installation frigorifique à compression mécanique mono
étagée pour la (SAS) ; sont tiré par la figure précédente.
Tableau (IV.6) : L'évolution du fluide frigorigène dans le circuit frigorifique R404A
(SAS).
Points Etat du fluide Température Pression Enthalpie Volume Titre de
frigorigène (°C) (bar) (kJ/kg.) spécifique vapeur
(dm2/kg)
02 Vapeur 62.61 21.42 403.33 9.57 /
surchauffée
03 Vapeur saturée 62.61 21.42 403.33 9.57 /
04 Liquide saturée 41.70 21.42 262.58 1.05 /
05 Liquide sous- 1.68 6.40 262.58 11.83 0.366
refroidi
06 Liquide+vapeur 7 6.40 371.74 31.80 /

55
Chapitre IV Choix et calcule thermodynamique des systèmes
frigorifique

Exemple de calcul :
 chambre № 2 :
Qm = Q / (H6 – H5)

11.27
𝐐𝐦 = 369.13−262.58

Qm=0.105 kg/s
Qv = Qm × V6
Qv = 0.105×0.0376
Qv = 0.00394 m3 /Kg
Pth = Qm × (H2 –H1)
Pth = 0.105× (404.92 − 369.13)
Pth = 3.757 kW
Qc = Qm × (H4 –H3)
Qc = 0.105×(404.91 − 262.58)
Qc = 14.944 kW
COP = Q / Pth
11.27
COP = 3.757 =2.99

Q + Pth = Qc
11.27+ 3.757= 15.027 𝑘𝑤 ≥ 14.944 kw
Tableau (IV.7) : Résultat de calcule du Bilan frigorifiques de l'installation mono étagée.
Chambre Q Qm Qv Pth Qc Q + Pth
(kw) (Kg/s) (m3 / Kg) (kw) (kw) (kw) COP

02 11.27 0.105 0.00394 13.757 14.944 15.027 2.99


SAS 5.35 0.049 0.0015 1.547 6.89 6.45 3.45

55
Chapitre IV Choix et calcule thermodynamique des systèmes
frigorifique

IV.8.1. Calcule du bilan frigorifique de l'installation Bi-étagée :


IV.9.3. L’étage bas pression :
IV.9.3.1. Le débit massique du fluide frigorigène :
Il est calculé par la relation suivante :
Qm1 = Q / (H1 – H9) Kg/s ……………………………………..….. (IV.11)

IV.9.3.2. Le débit volumique du fluide frigorigène :


Le débit volumique du fluide frigorigène aspiré par le compresseur est calculé par la
relation suivante.
Qv1 = Qm1 × V1 m3 /Kg……………………………………………...…(IV.12)

IV.9.3.3. La puissance théorique consommée par le compresseur :


Elle est calculée par la formule ci-dessous :
Pth1 = Qm1 × (H2 –H1) Kw……………………………………………….(IV.13)

IV.9.4. L’étage haut pression :


IV.9.4.1. Le débit massique du fluide frigorigène :
Il est calculé par la relation suivante :
Qm3 = Qm1 [(H2 – H10) / (H3 – H7)] Kg/s………………………………..(IV.14)

IV.9.4.2. Le débit volumique du fluide frigorigène :


Le débit volumique du fluide frigorigène aspiré par compresseur haute pression est
calculé par la relation suivante :
Qv2 = Qm3 × V3 m3 /Kg………………………………………………....(IV.15)

IV.9.4.3. La puissance théorique consommée par compresseur:


Elle est calculée par la formule ci-dessous :
Pth2 = Qm3 × (H4 –H3) Kw……………………………………………...(IV.16)

55
Chapitre IV Choix et calcule thermodynamique des systèmes
frigorifique

IV.10. La quantité de chaleur dégagée par le condenseur :


Cette quantité de chaleur est calculée par la relation suivante :
Qc = Qm3 × (H4 –H6) Kw…………………………………………….(IV.17)

IV.11. Le coefficient de performance (COP):


Le coefficient de performance est le rapport de la puissance effective de l'évaporateur
par la puissance théorique consommée par les deux compresseurs.
COP = Q / (Pth1 + Pth2)……………………………………………….....(IV.18)

IV.12. Vérification du bilan frigorifique de l'installation :


Après le calcule du bilan on doit faire une vérification par l'égalité suivante :
La somme de la puissance effective de l'évaporateur et la puissance théorique du compresseur
basse et haute pression égale la quantité de chaleur dégagée par le condenseur.
Q + Pth1 + Pth2 = Qc
IV.13. Le tracé du cycle frigorifique de la machine bi étagée
(Chambre 01, chambre 03) :
On a choisi la machine frigorifique à compression mécanique
Le fluide frigorigène à l'état de vapeur saturé (état 1) aura une surchauffe à partir de la
sortie de l'évaporateur jusqu'à l'entrée du compresseur au point 1', cette surchauffe peut
atteindre la valeur de 5 °C. Le sous refroidissement s'effectue a la sortie du condenseur d'une
valeur égale à 5°C environ.

56
Chapitre IV Choix et calcule thermodynamique des systèmes
frigorifique

 chambre № 1 :

Figure (IV.5) : Diagramme enthalpique chambre : 01


Le tableau suivant indique l'évolution et les caractéristiques thermodynamiques du fluide
frigorigène dans le cycle de l'installation frigorifique à compression mécanique Bi-étagée
pour la (chambre 01) ; sont tiré par la figure précédente.
Tableau (IV.8) : L'évolution du fluide frigorigène dans le circuit frigorifique R404A
(Chambre 01
Points Etat du fluide Température Pression Enthalpie Volume spécifique Titre
frigorigène (°C) (bar) (kJ/kg.) (dm2/kg)
01 Vapeur -26.00 1.94 353.18 101.36 /
surchauffée
02 Vapeur 20.73 6.45 385.16 34.10 /
surchauffée
03 Vapeur saturée 17.03 6.45 381.54 33.42 /

04 Liquide saturée 71.78 21.42 415.09 10.32 /

06 liquide Sous- 41.70 21.42 262.58 1.05 /


refroidi
07 Liquide+vapeur 1.93 6.45 262.58 11.70 0.365

09 Liquide sous- 6.93 21.42 210.02 0.89 /


refroidi
10 Liquide+vapeur -31.48 1.94 210.02 27.63 0.274

56
Chapitre IV Choix et calcule thermodynamique des systèmes
frigorifique

 chambre № 3 :

Figure (IV.6) : Diagramme enthalpique chambre : 03

Le tableau suivant indique l'évolution et les caractéristiques thermodynamiques du


fluide frigorigène dans le cycle de l'installation frigorifique à compression mécanique Bi-
étagée pour la (chambre 03) ; sont tiré par la figure précédent.
Tableau (IV.9) : L'évolution du fluide frigorigène dans le circuit frigorifique R404A
(Chambre 03)
Points Etat du fluide Températur Pression Enthalpi Volume Titre de
frigorigène e (°C) (bar) e (kJ/kg.) spécifique vapeur
(dm2/kg)
01 Vapeur surchauffée -19 2.57 357.33 77.36 /
02 Vapeur surchauffée 23.54 7.43 386.03 29.35 /
03 Vapeur saturée 20.73 7.43 383.21 28.88 /
04 Liquide saturée 70.08 21.42 412.95 10.19 /
06 liquide Sous refroidi 41.70 21.43 262.58 1.05 /
07 Liquide+vapeur 6.53 7.43 262.58 9.42 0.334
09 Liquide sous-refroidi 11.53 21.42 216.59 0.91 /
10 Liquide+vapeur -24.46 2.57 216.59 20.76 0.268

56
Chapitre IV Choix et calcule thermodynamique des systèmes
frigorifique

Exemple de calcul :
 chambre № 1 :

L’étage bas pression :


Qm1 = Q / (H1 – H9)
𝟗𝟒.𝟖
Qm1= 𝟑𝟓𝟑.𝟏𝟖−𝟐𝟏𝟎.𝟎𝟐

Qm1= 0.662 Kg/s


Qv1 = Qm1 × V1
Qv1= 0.662 × 0.1013
Qv1= 0.0671 𝒎𝟑 /𝒌𝒈
Pth1 = Qm1 × (H2 –H1)
Pth1 =0.662× (385.16 − 353.18)
Pth1 =21.170 KW
L’étage haut pression :
Qm3 = Qm1 [(H2 – H10) / (H3 – H7)]
(𝟑𝟖𝟓.𝟏𝟔−𝟐𝟏𝟎.𝟎𝟐)
Qm3 =0.662[(𝟑𝟖𝟏.𝟓𝟒−𝟐𝟔𝟐.𝟓𝟖)]

Qm3 =0.974 Kg/s


Qv2 = Qm3 × V3
Qv2 =0.974× 0.03342
Qv2 =0.0325 m3 /Kg
Pth2 = Qm3 × (H4 –H3)
Pth2 = 0.974× (415.09 − 381.54)
Pth2 =32.677 KW
Qc = Qm3 × (H4 –H6)
Qc = 0.974× (415.09 − 262.58)
Qc = 148.544 Kw
COP = Q / (Pth1 + Pth2)

55
Chapitre IV Choix et calcule thermodynamique des systèmes
frigorifique
94.8
COP = 21.176+32.677

COP =1.76
Q + Pth1 + Pth2 ≥ Qc
94.8+21.176+32.677= 148.653 kw ≥ 148.544kw
Tableau (IV.10) : Résultat de calcule du bilan frigorifique de l'installation Bi-étagée.
CH Q Qm1 Qm3 Qv1 Qv2 Pth1 Pth2 Qc (kw) Q + COP
(kw) (Kg/s) (Kg/s) (m3/s) (m3/s) (kw) (kw) Pth1+
Pth2
(kw)
01 94.8 0.662 0.974 0.067 0.032 21.170 32.677 148.653 148.54 1.76
03 99.07 0.703 0.987 0.0543 0.028 20.176 29.353 148.14 148.59 2.00

55
Chapitre V Choix des éléments de l’installation
V.1. Introduction :
Pour que notre installation fonctionne bien aux conditions déterminées au chapitre
précédents il faut que le choisir des différents éléments de l’installation (compresseur,
condenseur, détendeur et évaporateur ainsi que les appareilles annexes) soient bien de réaliser
dans ce chapitre.
V.2. compresseurs :
V.2.1. Rôle :
 -Aspirer le volume de fluide frigorigène qui s'échappe de l'évaporateur sous forme de
vapeur.
 Assurer la compression de ce fluide frigorigène depuis la basse pression jusqu'à la
haute pression
 Véhiculer le fluide frigorigène vers le condenseur Les différentes technologies de
compresseurs.
V.2.2 Les déférentes technologies de compresseur :
V.2.2.1. Ouvert :

Le compresseur et le moteur (électrique ou thermique) sont séparés physiquement et


attelés l'un à l'autre, soit directement, soit au moyen de courroies ou d'un train d'engrenage. Ils
sont totalement démontables pour entretien et réparations, leur technologie permet facilement
l'interchangeabilité des pièces d'usure.

Figure (V.1):Compresseur ouvere

76
Chapitre V Choix des éléments de l’installation

V.2.2.2. Hermétique :
La partie mécanique du compresseur et le moteur électrique sont enfermés dans une
enveloppe étanche.
L'ensemble est indémontable.

Figure (V.2) : compresseur hermétique

V.2.2.3. Semi-hermétique :

L'enceinte du moteur électrique est en prolongement du carter du compresseur.


Sous cette forme, tous les organes internes du compresseur et du moteur électrique sont
accessibles à l'entretien et aux réparations.
 Le compresseur semi-hermétique est utilisé pour les moyennes et forte puissances.

Figure (V.3) : Compresseur semi-hermétique

77
Chapitre V Choix des éléments de l’installation

V.2.3. Les types de compresseurs :

V.2.3.1. Les compresseurs à piston :

 Caractéristiques techniques :

 Type de compression : volumétrique


 Type du mouvement de compression : alternatif
 Technologies utilisées : hermétique (H)
Semi-hermétique (SH)
Ouvert (O)
- Applications : Industriel (SH-O) - climatisation individuelle (H)
- conditionnement d'air (H-SO)
Ce sont les compresseurs les plus utilisés au monde.
Leur carter est à la basse pression. Leur graissage se fait soit par barbotage, soit sous
pression grâce à une pompe à huile.

Figure (V.4) : Compresseur semi-hermétique à piston.

V.2.3.2. Les compresseurs à vis :

 Caractéristiques techniques :

 Type de compression : Volumétrique


 Type de mouvement de compression : Rotatif
 Technologies utilisées : hermétique
Semi- hermétique
Ouvert

78
Chapitre V Choix des éléments de l’installation
 Applications : froid et climatisation ménager et industriel Leur carter est à la haute
pression.
La lubrification du compresseur se fait sous pression grâce à une pompe à huile qui peut
être externe, Dans la majorité des cas, l'huile doit être refroidie.

Figure (V.5) : Compresseur à vis.

V.2.3.3. Les compresseurs à spirales :

 Caractéristiques techniques :

 Type de compression : Volumétrique


 Type de mouvement de compression : Alternatif
 Technologies utilisées : Hermétique
 Applications : Climatisation, pompe à chaleur, réfrigération moyenne et basse
température

Figure(V.6):Compresseur à spirales

79
Chapitre V Choix des éléments de l’installation

Remarque :

Dans le compresseur frigorifique on utilise le polyol ester comme huile lubrifiant, le


polyol ester est un complexe de plusieurs alcool basé sur un ester dont sa formule chimique
générale est le C9H18O4.
[Link] condenseur :

V.3.1.Rôle :

 Transférer de la chaleur du fluide frigorigène au médium de refroidissement (air ou


eau).
 Evolution du fluide frigorigène dans un condenseur

Figure(V.7) : Emplacement de condenseur

 Aux pertes de charge prés, le fluide frigorigène évolue à pression constante


dans le condenseur. Au point 1, le fluide frigorigène se trouve à une haute
pression et, surchauffé, il se refroidit jusqu'au point 2 où il commence à se
condenser.
 La condensation étant terminée au point 3, le fluide frigorigène doit être sous
refroidi de façon à être certain d'arriver en liquide au détendeur.
V.3.2. Les types de condenseurs :

 Il y a trois type de condenseur (condenseur à air, condenseur à eau et


condenseur combiné « eau – air »).

80
Chapitre V Choix des éléments de l’installation

[Link] à air :

V.[Link].Condenseur à air à convection naturelle :

Figure (V.8):Condenseur à air à convection naturelle

V.[Link].Condenseur à air à convection forcée :

Figure(V.9):Condenseur à air à convection forcée.

 Ils sont utilisés pour les installations commerciales et industrielles.


 Constitués de faisceaux ailettes, généralement serpentins et ailettes en
aluminium ou en cuivre.
 Ils sont beaucoup moins encombrants que les condenseurs à air à convection
naturelle à puissance égale.
 Sur les installations à compresseur ouvert l’hélice du ventilateur est montée sur
la poulie du moteur d’entrainement du compresseur.

81
Chapitre V Choix des éléments de l’installation
Pour les autres types de compresseur s’est un ou plusieurs ventilateurs indépendants qui
assurent la circulation d’air, l’efficacité d’un condenseur dépend de :

 La température ambiante.

 La vitesse de l’air.

 La propreté des faisceaux ailette.

 Choix de groupe de condensation :

Le choix des groupes de condensation de notre installation a été fait à partir du logiciel
SELECT7

Le tableau suivant indique le type de groupe de condensation de chaque


installation avec ses caractéristiques géométriques.

Tableau (V.1) : Les choix de groupe de condensation de chaque chambre.


Chambre Modèle de Puissance. COP Débit [Link] Consommation
group de Frigo (kW) Masse g/s condensation électrique que
condensation ℃ annuelle
d’air KWh/an
1 Z9-6MM- 19.45 0.98 233.00 45.7 9455
30X
2 Z9-4MA-22X 36.60 2.11 389 48.7 61831
3 W99-6MI- 27 1.17 321 47.7 133609
40X
SAS Z9-4MA-22X 34.40 2.33 463 50.4 61831

82
Chapitre V Choix des éléments de l’installation

V.4.L’évaporateur :

V.4.1.Rôle :
Transférer la chaleur de médium à refroidir au fluide frigorigène

Figure(V.10) : Emplacement d’évaporateur.

V.4.2. Les type de l’évaporateur :

Il y a deux types de l’évaporateur (l’évaporateur à air et l’évaporateur à eau).

V.4.2.1.l’évaporateur à air :

V.[Link]. l’évaporateur à convection forcée :

L'écart de température (∆T) entre la température moyenne du médium à refroidir et la


température d'évaporation, lorsque l'installation est en régime stable doit être :∆T 5 à 10°C
 Les évaporateurs cubiques

Ils peuvent être, soit de type commercial, soit de type industriel.


Ils sont constitués par un faisceau ailette, enfermé dans une carrosserie métallique, la tôle
inférieure servant d'égouttoir.
Suivant l'emplacement des ventilateurs, la hauteur de l'évaporateur, sa fixation, la vitesse
de l'air, ils sont classés en plusieurs catégories pour les chambres froides positives ou les
chambres froides négatives.
Dans la majorité des cas, les ventilateurs aspirent l'air sur la batterie pour obtenir une
meilleure uniformité de la température et une bonne projection d'air.
Pour les évaporateurs de chambres froides négatives, des résistances blindées sont
disposées dans les encoches des ailettes pour assurer le dégivrage qui peut être aussi
hydraulique. Des résistances sont aussi placées dans le bac égouttoir, et dans le tube
d'évacuation d'eau. Ces évaporateurs sont équipés de thermostats de fin de dégivrage.

83
Chapitre V Choix des éléments de l’installation
Pour les évaporateurs industriels, plusieurs éléments en parallèle forment le circuit
frigorifique pour éviter les pertes de charges excessives.
L'alimentation se fait par distributeur de liquide et l'aspiration par collecteur.

Figure(V.11) : évaporateurs cubiques a convection force.

 Les évaporateurs plafonniers

Utilisé en réfrigération et conservation lorsqu'une forte hygrométrie et une faible ventilation


sont nécessaires (fruits, légumes fleurs, fromages). Utilisé également pour la climatisation de
salles de travail (faible circulation d'air, silencieux, faible hauteur), ainsi que pour la
conservation de
viandes fraîches de 0 à –15°C.

Figure(V.12) : évaporateurs plafonniers a convection force.

84
Chapitre V Choix des éléments de l’installation

V.[Link].l’évaporateur à convection d'air naturel :

L'écart de température (∆T) entre la température moyenne du médium à refroidir et la


température d'évaporation, lorsque l'installation est en régime stable, doit être : ∆T = 10° à
20°C
 Les évaporateurs plafonniers
Evaporateur conçu pour des applications dans lesquelles une ventilation mécanique n'est
pas souhaitable.
- réfrigération et conservation de produits fragiles (poissons, fleurs)
- conditionnement des salles de travail, d'emballage...
- Permet d'utiliser la totalité de la surface au sol.
L'égouttoir évite la projection de gouttelettes à l'extérieur et dirige l'air.
Cet évaporateur peut être monté dans un caisson de refroidissement et devenir un
évaporateur à convection forcée.

Figure(V.13) : évaporateurs plafonniers à convection naturel.


 Evaporateur pour meubles
Evaporateur conçu pour la réfrigération de meubles, dessertes, vitrines réfrigérées...
La diversité de leurs dimensions permet toujours d'utiliser au maximum l'emplacement qui
leur est réservé.

85
Chapitre V Choix des éléments de l’installation

Figure(V.14) : Evaporateur pour meubles.

V.4.2.2.L’évaporateur à liquide :

Les liquides à refroidir peuvent être :


- Eau
- Saumure (eau glycolée), lait.
- Les produits chimiques.
- Les produits industriels.
Le choix des évaporateurs de notre installation a été fait à partir du logiciel FRIGA-
BOHN basé sur la puissance frigorifique.
Le tableau suivant indique le type d’évaporateur de chaque installation avec ses
caractéristiques géométriques.

Tableau (2) : les choix d’évaporateur de chaque chambre.


Chambre Modèle Puissance Nb.X Couplage Dédit Puissance
unitaire [Link]/unité moteur d’air abs Maxi
tot (W)
1 NKH 2x8D C2R 107.14 2×800 Triangle 38260 3800

2 3C-A 4263 R 12.27 2×450 Triangle 11740 1000

3 NKT 4×8D C3 C 111.94 4× 800 Triangle 747600 7600


SAS TA 5L 8P 5.52 3× 350 _ 3210 270

86
Chapitre V Choix des éléments de l’installation

[Link] détendeur :

V.5.1.Rôle :

Il permet de faire passer le fluide d'une haute pression à une basse pression par une
détente laminaire, et de réguler le débit de fluide frigorigène dans l'évaporateur.
[Link] différents types de détendeur :

 Détendeur automatique ou pressostatique.


 Détendeur thermostatique à égalisation externe de position.
 Détendeur thermostatique à égalisation interne de position.
 Détendeur électrique.
 Détendeur électronique.

V.5.2.1. Les détendeurs automatiques ou pressostatiques :


 Description

Figure(V.15) : détendeurs automatiques ou pressostatiques.


Les vannes automatiques fonctionnent suivant le principe d'une vanne de réduction de
pression.

87
Chapitre V Choix des éléments de l’installation
Elles maintiennent la pression d'évaporation constante sur la valeur fixée, pendant tout
le temps de fonctionnement, indépendamment des conditions de température ambiante – et à
l'arrêt de la machine – par l'augmentation de pression ainsi créé. Le schéma de principe ci-
après montre les parties essentielles d'une vanne automatique.
L'organe de commande (1), qui est une membrane ou un soufflet, reste sous la pression
atmosphérique de l'air extérieur (Pat) et la force du ressort de contre pression (PGF) ou d'une
chambre
La pression d'évaporation (poa) et la force du ressort de réglage (PRF), dont la
prétention est réglable par l'intermédiaire de la vis de réglage (5), agissent sur la partie
inférieure de l'organe de commande. Pour un certain ajustage du ressort de réglage – aussitôt
que la pression d'évaporation a quelque peu baissé – les pressions qui actionnent la partie
supérieure (pat) et (PGF) plient légèrement la membrane (1) vers le bas, et l'axe de commande
(2) appuie le pointeau en dehors de son siège dans la buse (7), de manière qu'un passage se
crée entre le pointeau (3) et la buse (7). Alors une quantité telle de fluide frigorigène s'écoule
dans l'évaporateur, que de ce dernier augmente, ce qui repousse la membrane à sa position
initiale.
Plus la tension du ressort de réglage est faible, plus la pression d'évaporation est
grande, et vice versa. Il en résulte donc pour chaque ajustage du ressort de réglage une
certaine pression d'évaporation qui peut être ainsi maintenue automatiquement, sans que pour
cela la vanne automatique ait égard à la température ambiante de l'armoire ou de la chambre
froide.
 Fonctionnement :

A l'arrêt du compresseur, l'évaporateur contient du fluide frigorigène à l'état liquide +


vapeur. Le fluide n'étant plus aspiré, il continue à se réchauffer. La pression dans
l'évaporateur (donc la force F3) augmente suivant la courbe des vapeurs saturantes. Le
pointeau se ferme et reste fermé pendant tout l'arrêt du compresseur.
A la mise en service du compresseur, le détendeur étant fermé, la pression d'évaporation
chute rapidement. Le détendeur s'ouvre à l'équilibre des forces. Lorsque la pression
d'évaporation atteint sa valeur de réglage, la pression reste constante pendant tout le temps de
marche du compresseur. L'exploitation de l'évaporateur tend au maximum en fin de cycle.

88
Chapitre V Choix des éléments de l’installation
Le choix des détendeurs de notre installation a été fait à partir du logiciel Coolselector
2 basé sur la puissance frigorifique et température d’évaporation et de condensation.
Le tableau suivant indique le type de détendeur de chaque installation

Tableau (V.3) : Tableau de désignation les choix de détendeur de chaque chambre.


Chambre Type Puissance Puissance Charge DP (bar) Vitesse,
nominale (kW) min (kW) (%) entrée (m/s)
1 TE S-2 10.34 2.585 97 19.64 0.76
2 T2 -6 14.40 3.6 85 16.12 2.43
3 T2 -6 7.899 1.957 14.17 19.00 25.00
SAS T2 -6 6.56 1.641 84 15.17 1.07

[Link] accessoires :
V.6.1.Déshydrater:

V.6.1.1.Rôle :

 Retirer l’humidité contenue dans le fluide frigorigène.

 Filtrer le fluide frigorigène.

[Link] procédés de déshydratation :

Les procédés utilisés pour la déshydratation d'un circuit frigorifique peuvent être classés en
deux groupes qui sont différents entre eux par leur processus d'action.
A – Physiques

Ce sont des procédés utilisés en atelier (étuvage pendant quelques heures à des températures
de 120 à 150°C des pièces à déshydrater tout en les maintenant sous-vide : pompe à vide).
B – Chimiques

Ils consistent à placer dans le circuit frigorifique une cartouche chargée d'un produit
déshydratant pour retenir l'humidité dont le réfrigérant peut se charger en parcourant le circuit

89
Chapitre V Choix des éléments de l’installation

Figure(V.16) : Le sens de montage de déshydrateur.

V.6.1.3. Les types de déshydrateur :

 Déshydrateur à cartouche non rechargeable (DC)


 Déshydrateur à tamis moléculaire (DS)
 Déshydrateur à cartouche rechargeable (DCR)

Figure(V.17) : Déshydrateur à cartouche non rechargeable (DC).

Figure(V.18) : Déshydrateur à cartouche rechargeable (DCR).

90
Chapitre V Choix des éléments de l’installation
Le choix de filtré déshydrateurs de notre installation a été fait à partir du logiciel
Coolselector 2 basé sur la puissance frigorifique et température d’évaporation et de
condensation.
Le tableau suivant indique le type de filtré déshydrateurs de chaque installation :

Tableau (V.4) : Caractéristiques du filtré déshydrateurs pour chaque installation

Chambre Type KV DP ∆𝒕_sat (k) Vitesse entrée


(mˆ3/h) (bar) (m/s)
1 DCL 309s 7.537 0.347 0.7 2.36
2 DCL 165/165s 3.466 0.015 0.0 0.78
3 DCL 309s 7.533 0.345 0.7 2.35
SAS DCL 033/033s 1.123 0.028 0.1 1.07

[Link] voyant de liquide :

Voyant liquide monté sur la conduite de liquide.

V.6.2.1.Rôle :

 Permet de vérifier la teneur en humidité du fluide frigorigène.


 Permet de voir l'état du fluide frigorigène, et son passage dans la conduite liquide.
 Permet de vérifier le niveau de liquide dans un réservoir ou l'huile dans un carter.

[Link] :

 - Voyant liquide à indicateur d'humidité : à braser, raccord flare mâle/femelle


 - Voyant liquide simple : à braser, raccord flare mâle/mâle
[Link] :

Figure(V.19) : Le voyant de liquide.

91
Chapitre V Choix des éléments de l’installation

V.6.2.4. Description :
L'indicateur d'humidité comporte un sel chimique qui vire de couleur lorsque l'installation est
insuffisamment déshydratée.
Le changement de couleur est réversible.
[Link] :

1– montage spécial en cas de conduite liquide > 7/8 "

2– précaution pour le montage du voyant à braser


3– montage des voyants à visser
[Link] réservoir de liquide :

V.6.3.1.Rôle :

Assurer la compensation des variations de volume du fluide du circuit : cette variation


étant due aux fluctuations de volume du fluide avec les différentes températures de
fonctionnement

Permettre la compensation des séquences d’ouverture et de fermeture du détendeur qui


remplit ou vide l’évaporateur de fluide frigorigène (n’existe pas dans le cas d’une détente par
capillaire).
Stocker tout le fluide de l’installation lors des opérations d’entretien ou de dépannage.

[Link] :

Le réservoir de liquide d’une installation frigorifique doit respecter la réglementation


sur les appareils à pression et subir une épreuve par les services des Mines (si le produit P.V.
est supérieur à 80 et si le diamètre du réservoir est supérieur à 80 mm).

92
Chapitre V Choix des éléments de l’installation

V.6.3.3. schéma de principe :

Figure (V.20) : Le réservoir de liquide.

Le choix filtré du voyant liquide de notre installation a été fait à partir du logiciel
Coolselector 2 basé sur la puissance frigorifique et température d’évaporation et de
condensation.
Le tableau suivant indique le type de voyant liquide de chaque installation :

Tableau (V.5) : Caractéristiques du voyant liquide pour chaque installation

Chambre Type DN KV DP ∆𝑻 Vitesse


(mˆ3/h) entrée
(m/s)
1 SGP 22s 22.23 9 0.242 0.5 4.05

2 SGP 16s 15.88 4.58 0.009 0.0 0.82

3 SPG 22s 22.23 9 0.261 0.5 4.01

SAS SPG 10s 10 1.76 0.011 0.0 1.06

[Link] anti-coup de liquide :


[Link]éristiques :
On utilise les compresseurs pour comprimer les vapeurs et non les liquides beaucoup
de systèmes, surtout à température basse, sont sujets à un retour excessif de liquide de
réfrigération qui dilue l'huile, lave les paliers et quelquefois provoque une migration totale de
l'huile ou du carter du compresseur.

93
Chapitre V Choix des éléments de l’installation
Tout cela cause la rupture des soupapes, des pistons et du vilebrequin.
La bouteille anti-coup de liquide fait fonction de réservoir auxiliaire et reçoit l'excès
de mélange réfrigérant liquide- huile.
[Link] :
La détermination d'une bouteille anti-coup de liquide est fonction du type d'installation et de
ses conditions de fonctionnement.

Figure (V.21): bouteille anti-coups de liquide.

V.6.5. Séparateur d'huile:


Lorsqu'on utilise une huile frigorifique faiblement visqueuse, on assiste a des départs
important d'huile du compresseur. Cette huile est entraînée par le fluide frigorigène, et quitte
le carter du compresseur par le refoulement. Afin d'empêcher au maximum la circulation de
cette huile dans le circuit frigorifique, on va la piéger et la renvoyer au carter du compresseur
à l'aide d'un séparateur d'huile.

Description :

Figure (V.22) : Séparateur d'huile

94
Chapitre V Choix des éléments de l’installation

V.6.5.1. Principe de fonctionnement du séparateur d'huile :

Il est raccordé par une conduite d'entrée de fluide frigorigène qui est reliée au
refoulement du compresseur, par une sortie fluide frigorigène qui est reliée au
condenseur et par une conduite de retour d'huile qui regagne le carter du compresseur.

Le séparateur se décompose en deux parties :

- la partie haute sert à séparer l'huile du fluide frigorigène.


- la partie basse sert de réservoir d'huile.
Pour séparer l'huile et le fluide, diverses méthodes peuvent être utilisées : réduction de
vitesse, chicanes... .La partie réservoir est équipée d'un flotteur qui dégage un pointeau quand
le niveau d'huile monte. Le pointeau dégagé, l'huile revient au carter du compresseur où elle
est nécessaire pour assurer une bonne lubrification. Même si vous utilisez un séparateur
d'huile, vous devrez réaliser une tuyauterie sur l'installation qui assure un retour correct de
l'huile qui n'a pas été séparée.

V.6.6. Réservoir de liquide :


Le réservoir de liquide reçoit le fluide liquéfié venant du condenseur .ce réservoir en
tôle d’acier à des dimensions qui leur permet de contenir la majeure partie de la charge en
fluide de l’installation.
Il est monté en position verticale ou horizontale et sont toujours pourvus d’un robinet
de départ de liquide, même si le niveau de celui-ci dans la bouteille est très bas.
Il protège l’installation de la surpression.

Figure (V.23) : Réservoir de liquide horizontale

95
Chapitre V Choix des éléments de l’installation

V .[Link] tuyauterie :
V.6.7.1. Tuyauterie de refoulement :
La tuyauterie de refoulement est la tuyauterie qui relie le compresseur au condenseur,
c'est-à-dire la tuyauterie dans la quelle les vapeurs de fluide frigorigène comprimées sont
refoulées vers le condenseur.
Tuyauterie de liquide :
Cette tuyauterie relie le condenseur au détendeur.
V.6.7.2. Tuyauterie d’aspiration :
La tuyauterie d’aspiration relie l'évaporateur au compresseur dont son rôle est de
véhiculer les vapeurs basses pressions produisent vers le compresseur.
Rôle de la tuyauterie :
La tuyauterie à pour but de la liaison entre les différents composants constitutifs de
l’installation. Elle doit être précisément dimensionnée afin d’assurer un bon fonctionnement
de la machine.
Dimensionnement des conduites :
Lors de dimensionnement de la tuyauterie en fluide frigorigène il faut tenir compte des
éléments Suivants :
- Vitesse d’écoulement.
- Perte de charge.
- Possibilité de retour d’huile.
Le choix de la tuyauterie du de notre installation a été fait à partir du logiciel Coolselector
2 basé sur la puissance frigorifique et température d’évaporation et de condensation.
Le tableau suivant indique le type de la tuyauterie de chaque installation :

Tableau (V.6) : Caractéristiques de la tuyauterie pour chaque installation

Chambre Type DN DP DT_sat DP Vitesse


(bar) (k) (k/m) entrée
(m/s)
1 DIN-EN 35 35 0.051 0.1 0.010 1.57

2 DIN-EN 15 15 0.056 0.1 0.011 0.92

3 DNE-EN 35 0.050 0.1 0.010 1.56


35
SAS DIN-EN 10 10 0.133 0.3 0.027 1.07

96
Chapitre VI Régulation et Maintenance

VI. 1. Introduction :
Dans ce chapitre on va découvre comment le régulée une installation frigorifique et
comment en a maintenir on cas d’une panne

VI .2 .La régulation : [7]


Système qui permet de maintenir à une valeur désirée les grandeurs physiques dans les
différents systèmes énergétiques (system frigorifique, chauffage, climatisation, etc.), de façon
automatique et économique.

La régulation est essentielle pour les circuits frigorifiques et permet de nombreuses


actions nécessaires au fonctionnement du système. La régulation peut également compenser
un certain nombre de mauvais fonctionnements liés à la conception ou à la mise en œuvre de
ces circuits. Toutefois l’objectif principal est d’adapter au plus proche la production aux
besoins.

VI .2 .[Link] de la régulation :
S’affranchir des contraintes humaines pour obtenir un fonctionnement des installations
dans des plages préalablement établies, et maintenir à des valeurs désirées les grandeurs
physiques contrôlées. Pour réaliser cette fonction, la régulation doit être capable d’ajouter ou
de soustraire des quantités d’énergie ou de masse nécessaires .

[Link] constitution principale d’un system de régulation :

A) Le capteur : va mesurer la grandeur à contrôler et envoyer l’information au


régulateur.
B) Le régulateur : compare l’information avec le point de consigne (grandeur souhaitée).
Le résultat de cette comparaison est appelé écart ou encore erreur. Le régulateur va
appliquer un algorithme de régulation à l’erreur a fian de pouvoir transmettre un signal
à l’organe de réglage dont la fonction est d’agir sur une capacité dans le but a fian de
corriger l’erreur.
C) L’organe de réglage : peut être une vanne de réglage, un compresseur, etc. La
manière dont la grandeur mesurée est influencé par l’organe de réglage détermine le
type de boucle de régulation. On distingue :
-La boucle ouverte : le capteur ne mesure pas la grandeur dans l’endroit où
l’organe de grandeur agit. L’utilisation d’une boucle ouverte peut être due à la

98
Chapitre VI Régulation et Maintenance

difficulté de mesurer la grandeur régulée (chauffage central d’un immeuble avec sonde
extérieure par exemple) ou à la connaissance du système régulé.

-La boucle fermée : le capteur mesure la grandeur dans l’endroit où l’organe


de grandeur agit. Dans ce cas, on contrôle la grandeur souhaitée via l’erreur et on effectue les
corrections nécessaires au fil du temps (climatisation d’une pièce avec une sonde d’ambiance
par exemple).

[Link] de régulation

VI .2.3.1.Régulation Tout Ou Rien :


La régulation Tout Ou Rien enclenche (Tout) ou arrête (Rien) l’organe de réglage. Par
conséquent, on cherche à atteindre la grandeur souhaitée en utilisant l’organe de réglage entre
sa capacité maximale et minimale.

[Link] proportionnelle (P) :

La régulation proportionnelle agit sur un organe qui accepte de s’adapter


proportionnellement, un variateur de vitesse par exemple. On peut donc faire appel à cette
régulation en fonction de l’organe à commander ou parce qu’une autre régulation (TOR par
exemple) ne donne pas la satisfaction souhaitée.

[Link] intégrale (I) :

La fonction intégrale est focalisée sur le traitement de l’erreur rémanente. Cette


fonction mathématique bien connue est rendue possible grâce à l’électronique des régulateurs.
L’erreur rémanente va être moyennée suivant un temps donné et un signal correctif va
s’ajouter au signal proportionnel.

[Link] dérivée (D) :

Si l’action de l’intégrale résout dans le temps les erreurs rémanentes liées à la


régulation proportionnelle, il n’en reste pas moins qu’il s’agit toujours d’une action de
correction a posteriori. De même, nous avons vu précédemment que l’action proportionnelle
réagit à une erreur. Il n’y a donc aucune anticipation dans le cas d’une boucle fermée et on ne
réagit que face à un constat d’erreur.

99
Chapitre VI Régulation et Maintenance

[Link] organes mécaniques de régulation :

Les organes mécaniques de régulation sont un grand classique des installations


frigorifiques. Certains de ces appareils ont une conception éprouvée depuis plusieurs
décennies. Ils peuvent être utilisés dans un rôle de sécurité ou de régulation.

On distingue les appareils dédiés à la sécurité ou à la régulation en fonction du point


de consigne pour l’action donnée. Ainsi, un appareil dont le point de consigne est le point de
coupure porte le nom d’appareil à arrêt constant : il est généralement destiné à la sécurité. En
revanche, lorsque le point de consigne est l’enclenchement, on appelle l’appareil à départ
constant et on l’affecte généralement à la régulation.

Les appareils de sécurité peuvent être à réarmement automatique ou manuel. Dans ce


dernier cas, il faudra une action manuelle (réarmement) pour désarmer l’accrochage
mécanique du contact électrique.

[Link] pressostats :

Les pressostats sont des appareils utilisés essentiellement dans les installations frigorifiques et
de conditionnement de l’air pour assurer une protection contre une pression d’aspiration trop
faible ou une pression de refoulement trop élevée. Ils peuvent également être utilisés comme
appareils de régulation de pression et de température de condensation des machines
frigorifiques.

Il y a 4 grandes familles de pressostats:


VI. [Link]. Pressostat BP :

. En tant qu’organe de commande :


Ils doivent assurer la marche automatique de l’installation en fonction de la pression
d’évaporation du fluide frigorigène et réglé ainsi indirectement la température de l’enceinte
refroidie.

En tant qu’organe de sécurité :


Ils doivent mettre à l’arrêt le compresseur en cas de baisse anormale de la pression
d’aspiration et le mettre en service lorsque les conditions normales de marche sont rétablies

100
Chapitre VI Régulation et Maintenance

VI.[Link]. Pressostat HP :

Arrête le fonctionnement du compresseur

Ils assurent la régulation de la pression de condensation par mise en marche ou arrêt


des ventilateurs des condenseurs à air.
VI.[Link]. Pressostat Mixte :
La machine étant en régime permanent, le pressostat pourra régler le fonctionnement
automatique de l’installation en assurant arrêt et remise en service du compresseur.
L’équipage mobile est alors actionné par l’ensemble soufflet basse pression et ressort
correspondant; si la pression de refoulement devient anormalement haute, c’est alors le
soufflet haute pression qui actionnera l’équipage mobile pour mettre à l’arrêt le compresseur
et le remettre en service lorsque la valeur de refoulement sera redescendue à une valeur
normale.
Dans l’un ou l’autre cas, l’action de l’équipage mobile se produit sur le contact à
rupture brusque commun aux deux commandes possibles.

VI.[Link]. Pressostat Différentiel :

Il est utilisé lorsque le graissage du compresseur se fait par une pompe à huile.
Le pressostat différentiel a pour rôle d’arrêter le fonctionnement du compresseur si la
lubrification de celui-ci n’est pas assurée avec une pression différentielle au moins égale à
celle de la machine.

VI.2.4.2. Thermostat :

Un thermostat est un interrupteur électrique commandé par la température. En fonction


de la température, il ouvre ou ferme un ou plusieurs contacts. La zone où il réagit est
modifiable par réglage.
Le thermostat est composé :

 D’un support ou boîtier


 Des un ou plusieurs interrupteurs avec ses bornes
 Des un ou plusieurs éléments sensibles
 D’un système mécanique ou électronique de transmission.

101
Chapitre VI Régulation et Maintenance

Figure (VI.1) : Les thermostats.

VI .2.5. Les méthodes de régulation :

VI .2.5.1. Thermostatique

Il s’agit de la régulation la plus simple et la plus utilisée.

Le thermostat enclenche et coupe le compresseur afin de maintenir le poste frigorifique


à la température désirée. La ventilation peut être mise en marche forcée ou associée au
compresseur

VI.2.5.2. Pressostatique :

La régulation pressostatique s’apparente à la régulation thermostatique. Toute- fois, on


va utiliser la relation pression température pour régler le pressostat.

Le point de coupure correspondra à la température d’évaporation en fin de cycle et le


point de ré-enclenchement sera la température de la chambre (relation pression température
du fluide frigorigène

VI.2.5.3. Mixte

Ce type de régulation utilise un pressostat et un thermostat. Les régulations mixtes


Montreux et Inverse conjuguée sont de moins en moins utilisées de nos jours. Ces régulations
sont applicables à des postes du type « chambre froide supérieure à 0 °C ».

102
Chapitre VI Régulation et Maintenance

VI. 2.5.4. Tirage au vide ( pump-down )

La régulation par tirage au vide (pump-down) est un classique de la réfrigération


négative bien que l’on puisse utiliser cette régulation pour des postes positifs. L’intérêt
principal de ce type de régulation est de diminuer la solubilité du fluide frigorigène dans le
lubrifiant.

Le thermostat commande l’électrovanne en fonction de la température de la chambre


froide. Le pressostat enclenche le compresseur à la température d’évaporation correspondant à
la température haute de la chambre froide (relation pression/température du fluide
frigorigène). La coupure du compresseur s’effectue, via le pressostat, à la valeur de
température d’évaporation correspondant à la température basse de la chambre froide moins
un DP suffisant afin de vider l’évaporateur de fluide frigorigène liquide pour éviter toute
remontée de la pression.

103
Chapitre VI Régulation et Maintenance

VI.3. Maintenance : [8]

Figure(VI.2) : Schéma expliqué la maintenance


.

La maintenance est l'ensemble des actions permettant de maintenir ou rétablir un bien


dans un état spécifique ou en mesure d'assurer un service déterminé.

104
Chapitre VI Régulation et Maintenance

VI.3.1. Objectif de la maintenance :

- Réduire le temps d’arrêt de la production.


- Rendement maximal des installations.
- Installation en bon état.
- Elimine les pannes.
- Prolonger la dura de vie des installations.

VI.3.2. Type de maintenance :

Il y a deux types de maintenance sont :

 La maintenance préventive : elle regroupe les opérations de contrôle et les


opérations d'entretien.
 La maintenance corrective : elle regroupe la recherche des pannes frigorifiques
et électriques et les interventions pour remédier ces pannes.
 Ce qui concerne la maintenance de la caisse:

Le nettoyage de la caisse après chaque trajet est essentiel; les enceintes souffrent
fréquemment d'un manque d'entretien ce qui dans certains cas peut conduire à la pénétration
d'humidité dans l'isolant. Celle-ci doit d'ailleurs faire l'objet d'un entretien permanent, à
savoir lavage, désinfection et éventuellement désodorisation.

L'étanchéité des portes et des portions doit faire l'objet d'une attention permanente, et
en cas d'accident ou même d'accrochage d'apparence bénin ; il faut immédiatement contrôler
les inétanchéités qui en pu apparaître sur la caisse.

VI.3.3. Contrôle et entretien d'un groupe frigorifique:

Les groupes frigorifiques étant équipés de système de télémaintenance, téléalarme et


télésurveillance pour permettre à l'exploitant de s'assurer que la réfrigération et le système de
répartition d'air fonctionnent correctement, un grand nombre d'opérations de contrôle sont
donc effectuées automatiquement.

105
Chapitre VI Régulation et Maintenance

Figure(VI.3) : Contrôleur à microprocesseur

Par contre, les autres opérations de contrôle et d'entretien doivent être réalisées
manuellement avec une certaine périodicité. Ces opérations ou inspections concernent la
structure, le groupe d’entrainement, le système électrique et le système frigorifique.

- Procéder à une inspection visuelle de façon à détecter d'éventuelles pièces


endommagées, libres ou cassées.
- Vérifier si présence de vibration anormale.
- Vérifier tous les boulons et supports de fixation.
- Vérifier l'état et la tension des courroies.
- Vérifier le niveau de l'huile du compresseur et moteur thermique.
- Nettoyage et repérage d'éventuelles traces de condensation en surface des tuyauteries
ou de corrosion.
- Contrôle de l'absence de fuites de fluide frigorigène au niveau de soudures, raccords,
flexible etc.
- Contrôler la charge du réfrigérant.

VI.3.3.1. Contrôle de l'évaporateur:

- Vérifier l'état de la batterie : Nettoyage et redressage des ailettes si besoin et


rechercher s'il y a des fuites des fluides frigorigène.
- Vérifier l'état des ventilateurs : Isolement des bobinages, résistance électrique de ces
bobinages, mesure de l'intensité absorbée par les moteurs des ventilateurs, mesure de
la tension électrique aux bornes de ces moteurs, nettoyage des pâles de l'hélice des
ventilateurs, vérification du sens de rotation de l'hélice.
- Nettoyer les tuyaux de dégivrage.
- Vérifier le bac de condensats : bouchage éventuel du circuit d'évacuation des
condensats, démontage et nettoyage du bac.
- Vérifier le cycle de dégivrage : fréquence et durée du dégivrage, vérification s'il y a
trop de givre sur l'évaporateur.

106
Chapitre VI Régulation et Maintenance

VI.3.3.2. Contrôle et vérification de l'installation électrique :

- Vérifier le déclenchement et la mise à l'arrêt du dégivrage.


- Vérifier le bon fonctionnement du thermostat.
- Contrôle des différentes protections : contre les surintensités, les mises à la masse,
protection des moteurs.
- Contrôle des intensités par phase et des tensions entre phases.
- Vérification des lampes-témoins, diodes et autre dispositifs de signalisation.
- Recherche des échauffements dans les blocs électriques.
- Localisation des bruits anormaux éventuels.
- Essais des différents contacteurs.
- Vérifier la présence des schémas électriques.
- Vérifier tous les contacts de puissance (Alimentation coupée!),nettoyé avec un solvant
électrique, changer si nécessaire.

VI.3.3.3. Contrôle des pompes à liquides :

- Contrôle de l'absence de surchauffe.


- Vérification du sens de rotation.
- Nettoyage des ailettes.

VI.3.3.4. Contrôle de moteur électrique :

- Vérifier l'isolement électrique des moteurs.


- Vérifier les connections (serrage, oxydation, etc.)
- Nettoyer les plaques à bornes.
- Vérification de la fixation des moteurs.
- Vérifier la libre rotation des moteurs.
- Vérifier qu'il n'y a pas de problème de lubrification des paliers ou de graissage de
roulement.
- Mesurer les caractéristiques électriques des moteurs en marche.
- Dépoussiérer le ventilateur en bout d'arbre.
- Contrôle de leur bon refroidissement.
- Nettoyage courant entre autre des ailettes.

107
Chapitre VI Régulation et Maintenance

- Contrôle des accouplements élastiques, pouliers (alignement), courroies (état d'assure,


tension), coupleurs.

VI.3.4. Opérations de maintenance

Figure(VI.4) : Schéma explique Opérations de maintenance

[Link] pannes frigorifiques :

[Link] détendeur trop petit


 Symptômes :

BP faible, bon sous refroidissement mais grande surchauffe production frigorifique à


l’évaporateur faible, température aspiration élevée.

 Causes possibles :

Buse du détendeur sous dimensionnée par apport à la puissance de l’évaporateur.

Filtre du détendeur partiellement bouché.

Détendeur mal réglé (surchauffe) ou grippé (humidité).

Température de condensation faible notamment en hiver, pas de système toutes saisons.

VI.3.5.2.Évaporateur trop petit :


 Symptômes : BP, surchauffe et production frigorifique faible
 Causes possibles :

Puissance évaporateur sous dimensionné.

Manque de débit à l’évaporateur, filtre eau ou air encrassé, pompe ou ventilateur tournant à
l’envers ou pas à leurs vitesses nominales.

Évaporateur givré de façon anormale.

Circulation de l’air pas optimale.

Trop d’huile dans l’évaporateur.

108
Chapitre VI Régulation et Maintenance

VI.3.5.3. Manque de charge :


 Symptômes : Basse pression, haute pression et sous refroidissement très faible,
surchauffe plutôt grande, rendement faible, court cycle compresseur.
 Causes possibles :

VI.3.5.4. Prédétente sur la ligne liquide :


 Symptômes : BP faible, grande surchauffe, bon sous refroidissement, différence de
température entre l’entrée et la sortie de l’élément en cause (ligne liquide)

 Causes possibles :
Filtre déshydrateur partiellement bouché.

Vanne électromagnétique ou autre vanne sur la ligne liquide partiellement ouverte

Mauvaise sélection d’accessoire ligne liquide (sous dimensionné)

VI.3.5.5. Compresseur trop petit :


 Symptômes : HP faible, BP plutôt haute, peu de production frigorifique, température
de consigne jamais atteinte, compresseur fonctionne en continu.
 Causes possibles :

Clapet aspiration ou refoulement compresseur hors service

Pour les compresseurs inverter vitesse de rotation faible.

By-pass entre haute et basse pression (flotteur du séparateur huile ouvert en permanence, et
pour les PAC la vanne 4 voies coincée en position intermédiaire.

Modification épaisseur joint plaque à clapet (trop épais).

VI.3.5.6. Condenseur trop petit :


 Symptômes : HP élevée, faible sous refroidissement.
 Causes possibles :

Ailettes encrassées ou endommagées (grêle)

Ventilateur ou pompe condenseur tourne à l’envers ou pas à la vitesse nominale (variateur).

Recyclage de l’air rejeté par le condenseur (obstacle, capotage mal positionné)

VI.3.5.7. Incondensables :
 Symptômes : HP haute, bon sous refroidissement
 Cause possibles :

109
Chapitre VI Régulation et Maintenance

Tirage à vide incomplet à la mise en service ou erreur lors d’un dépannage

Voir aussi Test des incondensables

VI.3.5.8. Excès de charge :


 Symptômes : HP anormalement haute, sous refroidissement élevé, intensité
compresseur élevée, test des incondensables négatifs.
 Causes possibles :

Erreur lors de la charge en fluide lors la mise en service.

110
Chapitre VI Régulation et Maintenance

VI.3.6. L’Organigramme de 8 Famille des pannes frigorifiques :

Figure(VI.5) : Organigramme des pannes frigorifiques

111
Conclusion générale

Le travail de recherche nous a permis d’approfondir nos connaissances dans le


domaine du froid industriel à travers l’étude et le dimensionnement d’un entrepôt frigorifique
ainsi que des notions sur le transfert de chaleur, la mécanique des fluides, l’installation
technique et la mise en mouvement des machines.
Par ailleurs, l’entreposage frigorifique, tant public que privé, est en expansion, car les
producteurs des produits alimentaires est les détaillants cherchent de plus en plus à
externaliser leur activités logistique. On autre, la consommation des produits alimentaires
réfrigérés et congelés est en train d’augmenter.
L’entreposage frigorifique est en train de devenir une activité logistique assurant le
contrôle de la température. Ce rôle de plus en plus large exerce des effets sur la conception, la
construction, et la configuration des bâtiments.
Choisir des différents éléments de l’installation (compresseur, condenseur, détendeur
et évaporateur ainsi que les appareilles annexes)

112
Bibliographique

[1] : « Conservation des aliments » Jean-Pierre DézavelleProfesseur agrégé,


Chef de travauxdu Lycée des Métiers de l’Hôtellerie et du Tourisme Alexandre
[2] : Document Technique Métrologique« Période estival » Zone de Médéa
2012/2013.
[3] : « Transfert Thermique »Y ver Jannot (2002).
[4] : Technique de l’ingénieur (génie [Link]).
[5] : «Calcul des chambres froides» [Link]
[6] : Projet de fin d’étude de thème «Etude et dimensionnement d’un entrepôt
frigorifique polyvalent » BENYEKHLEF Ahmed.2013/2014
[7] : Cours «Régulation », Enseignant : Me. TCHOUKACH
[8] : Cours «maintenance», Enseignant : Me. GUEMANA
[9] : ASHRAE handbook

[10] : Pierre RAPIN, Patrick JACQUARD;« Aide-mémoire, Formulaire du


froid»; 12e édition; Edition DUNOD, Paris, 2003

[11] : Youssouf MANDIANG ; «Analyse et fonctionnement des installations


frigorifiques, Calcul des
chambres froides » ; Ecole Supérieure Polytechnique, UCAD, Dakar, 2004

[12] : Youssouf MANDIANG ; « Analyse et fonctionnement des installations


frigorifiques. Calcul des
chambres froides» ; Eco le Supérieure Polytechnique, UCAD, Dakar, 2004

[13] : adaptation et amélioration des systèmes frigorifiques application sur un


conteneur frigorifique Eco le Supérieure Polytechnique, UCAD, Dakar, 2004

.
tableau n°01[9]
Coté externe de la paroi 1/he Coté interne de la paroi 1/hi
Ca ou la paroi est en cantact avec l'air 0,03 Cas d'une chambre froide en 0,06
exterieur ventilation mécanique
Cas ou la paroi est en cantact avec un 0,12 Cas d'une chambre froide en 0,12
autre local convection naturelle

tableau n°02 [10]


Isolant Coefficients de conductivité (w/m.°c)
Liége 0,033
Polyréthanne 0,024

tableau N°3 [11]

Température de la chambre froide Puissance dégagée par personne


(°c) (w)
15 200
10 210
5 240
0 270
-5 300
-10 330
-15 360
-20 390
-25 420

tableau N°4 [12]


Type de porte Type de marchandise 𝒅𝒕 en min/t
A ouverture manuelle Viande animale sur pendoir 15
Marchandises palettisées 6
A ouverture automatique Viande animale sur pendoir 1
Marchandises palettisées 0,8

tableau N°5 [13]

Type d'entreposage
Entreposage de marchandises réfrigérées 0,65....0,70
Palettisées a faible rotation
Entreposage de marchandises réfrigérées 0,45....0,50
Palettisées a rotation rapide
Entreposage de marchandises congelées 0,75....0,80
Palettisées a faible rotation
Entreposage de marchandises congelées 0,50....0,60
palettisées a rotation rapide
Chambre 1 :
Chambre 2 :
Cambre 3 :
SAS :
Chambre 1 :
CHAMBR 2
CHAMBR 03
SAS :
Chambre 1 :
CHAMBR 2 :
CHAMBR 3
SAS :
Chambre 1 :
Cambre 2 :
Chambre 3 :
SAS :

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