Introduction au Secourisme et Rôle du Secouriste
Introduction au Secourisme et Rôle du Secouriste
Module de secourisme
Dr Ibrahima Diouf
Médecin-urgentiste
Médecin-Colonel de réserve
COURS N°1
PARTIE 1 : LE SECOURISME
I-DEFINITION
Secourisme= toutes les techniques visant à préserver la vie qui est en danger avec
engagement ou non du pronostic vital
Le secouriste doit pouvoir intervenir seul ou en équipe, avec ou sans matériel, afin de réaliser les
gestes de premiers secours qui s’imposent pour l’intégrité de la victime, et, si nécessaire, en
attendant l’arrivée d’une équipe de secours à personnes.
Ces techniques doivent être administrées de façon précoce, car les études ont montré que
la précocité des gestes de secourisme augmentent de façon significative les chances de
survie d’où la notion de Golden hour.
Néanmoins, en plus de la rapidité , il faut faire preuve d’une maitrise des gestes pour être
efficace.( primum non nocere).
-l’ évaluation primaire( primary survey)= à la portée de tout secouriste et qui comprend
les quatre étapes :A= aiway ( évaluation de la liberté des voies aériennes ),B=
breathing( l’évaluation de la respiration),C=circulation ( la circulation),D= disability( les
troubles de la conscience),E=exposure ( exposer le corps pour mieux détecter les lésions) ;
- l’évaluation secondaire ( secondary survey) qui est effectuée par les professionnels de la
santé ;
àPOPULATION
àETAT
àINDUSTRIELS
Ils doivent informer sur les risques en rapport avec leurs activités professionnelles.
Les délais pour une chance de survie sont de 4 minutes pour un individu en arrêt
cardiorespiratoire.
- la conception de plans de secours avec des exercices périodiques au niveau national (plan
Orsec), au sein des entreprises (Plan d’Opération Interne=POI), et d’autres entités comme le
secours maritime, secours aérien.
Ces plans comportent des systèmes d’alerte qui permettent de les déclencher lors des
tests.
Le secouriste agit :
• Individuellement, s’il est témoin de l’accident ou du malaise ;
• Ou avec un équipier secouriste,
Le secouriste est sur les lieux de l’accident ou du malaise avant qu’il ne survienne, ou dans les
premières minutes après sa survenue.
Parmi les témoins, le secouriste sera le plus à même de maintenir en vie une victime, grâce à
l’efficacité des gestes de secours tenant à la précocité de leur réalisation, en attendant l’arrivée
des secours constitués.
Le rôle du secouriste est de réaliser les tâches suivantes, qui incluent des responsabilités :
Quand le secouriste arrive sur les lieux de la détresse, il recherche si un danger peut générer
un sur-accident. Ensuite, il se protège, protège la zone de l’accident, et la ou les victimes
et témoins :
Par exemple : devant un accident de la voie publique, il doit protéger la zone de l’accident en
utilisant les moyens à sa disposition, rechercher l’existence de dangers particuliers (présence
de fils électriques, fuite de carburant, véhicules instables, odeur de gaz…).
2 - Examiner la victime:
Près de la victime, le secouriste recherche, en premier lieu, une détresse vitale (obstruction
brutale des voies aériennes, hémorragie externe, inconscience, arrêt respiratoire ou cardio-
respiratoire).
Pendant et/ou après l’examen de la victime, le secouriste met en œuvre les gestes de premiers
secours et assure le confort de la victime jusqu’au relais par une équipe de secours constituée
ou une équipe médicale.
La réalisation correcte des gestes de premiers secours est essentielle, surtout si la victime
présente une détresse vitale. Ces gestes peuvent prévenir une aggravation ou une issue fatale.
En règle générale, le secouriste ne dispose pas, dans cette situation, de matériel de premiers
secours. Toutefois, s’il a du matériel à disposition, il peut l’utiliser dans la mesure où sa mise en
œuvre ne retarde pas un geste essentiel de secours de base.
Par exemple, devant une victime en arrêt cardiaque, si le secouriste a accès à un
défibrillateur automatisé externe, il doit le mettre en œuvre.
L’état d’une victime pouvant évoluer, le secouriste surveillera attentivement la ou les victimes
dans l’attente de l’arrivée des secours publics. S’il constate une aggravation, il réalisera les
gestes de secours qui s’imposent.
Lorsque l’équipe de secours arrive sur place, la ou les victimes lui sont confiées et le secouriste
indique au responsable des secours ce qu’il a constaté et les gestes de secours qu’il a réalisés.
NB : Au cours de son intervention, le secouriste peut demander l’aide de témoins s’il le juge
nécessaire. Cette aide sera d’autant plus précieuse que les témoins auront suivi une formation
aux premiers secours. Il peut les utiliser pour :
- alerter les secours ;
- participer à la protection ;
- assurer des gestes de premiers secours, comme par exemple les gestes de
réanimation cardio-respiratoire, toujours plus efficaces s’ils sont réalisés par 2
personnes.
Le secouriste doit indiquer clairement au témoin l’action qu’il attend de lui et s’assurer de sa
réalisation.
III-2-Le secouriste agit en équipe et avec du matériel de premiers secours
Il agit en équipe, il est placé sous l’autorité du responsable de l’équipe de secours. Le rôle du
secouriste est de réaliser les tâches suivantes, qui incluent des responsabilités :
1 - Intervenir rapidement et de manière adaptée sur les lieux d’un accident, d’un
malaise ou d’une aggravation brutale d’une maladie :
Dès qu’elle arrive sur les lieux, l’équipe recherche l’existence d’un danger. L’action du
secouriste est d’intervenir de manière coordonnée avec les membres de l’équipe pour limiter les
effets de ce danger éventuel, protéger la zone de l’accident et permettre aux secouristes
d’intervenir en toute sécurité, sans aggraver l’état de(s) la victime(s) et sans générer de victime
supplémentaire.
3 - Accéder à la victime:
L’accès à une victime peut être simple (ouvrir la porte d’une voiture ou d’une habitation) ou
difficile (se faufiler à travers le hayon arrière d’une automobile détruite).
Dans certaines circonstances, l’accès à la victime ne peut se faire qu’après une manœuvre de
sauvetage, comme pour un noyé. Dans ce cas, la manœuvre doit être réalisée par un
professionnel, un spécialiste ou par le secouriste s’il est lui-même qualifié et entraîné pour
assurer ce type de dégagement particulier.
Cet examen, appelé « bilan de la victime », est réalisé en plusieurs séquences. Des gestes de
premiers secours destinés à prendre en charge une détresse constatée sont réalisés sans délai
même au cours de l’examen.
Agissant aux côtés d’un équipier secouriste, le secouriste peut toujours, au moindre doute, lui
demander son avis et son aide.
5 - Rendre compte:
Dés la constatation d’une détresse, le secouriste doit en informer, le plus rapidement possible,
son responsable tout en débutant les gestes de premiers secours. Si la victime ne présente pas
de détresse, il rendra compte de son état à l’issue de l’examen.
L’équipier secouriste pourra alors alerter les secours pour demander un avis médical et du
renfort, si nécessaire.
Le secouriste est à même, de par ses connaissances, de décider de mettre en œuvre les
gestes de secours d’urgence ou d’utiliser les matériels nécessaires.
Les principes de base de l’action du secouriste qui guident sa formation sont les suivants :
• Respecter les règles d’hygiène et de sécurité, individuelles et collectives ;
• Ne pas nuire aux victimes ;
• Mettre en œuvre les techniques de premiers secours et utiliser le matériel de premiers
secours ;
• S’adapter à la situation ;
• Aider les autres équipes de secours ;
• Prendre en compte la dimension psychique des personnes.
Le deuxième principe d’action du secouriste est de ne pas aggraver l’état de la victime ou de ne pas
nuire à son environnement.
Par exemple, il est souvent judicieux, en l’absence de risque vital, de laisser une victime dans la
position où elle se trouve plutôt que d’essayer de la déplacer sans avoir le personnel et le
matériel nécessaires.
IV-3-Mettre en œuvre les techniques et utiliser le matériel de premiers secours
Le troisième principe d’action du secouriste est de savoir réaliser parfaitement les techniques de
premiers secours. Il doit savoir utiliser le matériel mis à sa disposition et en connaître les
mesures de sécurité et d’entretien.
IV-4-S’adapter à la situation
Certaines situations ne permettent pas au secouriste de mettre en œuvre les techniques apprises et
celui-ci doit faire preuve de faculté d’adaptation.
Par exemple, en l’absence de matériel spécifique : utiliser des morceaux de vêtements pour
réaliser un tampon compressif ou une chaise d’ameublement pour déplacer une victime.
IV-5-Aider les autres équipes de secours
Cette formation permet aussi au secouriste d’apporter une aide efficace aux équipes de secours
quand elles arrivent sur les lieux.
Sur opération, lors de la réalisation de certaines techniques, notamment celles de ramassage ou
de brancardage, la participation de plus de trois équipiers est requise. Dans ce cas, du fait de sa
formation, le secouriste est mis à disposition du responsable de l’intervention, pour apporter
son aide.
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PARTIE 2: LA CHAINE DES SECOURS
I-OBJECTIFS
A la fin de cette partie, vous serez capable d’indiquer et de justifier les différents maillons de la
chaîne de secours et pour chaque maillon d’identifier les acteurs de la prise en charge d’une
victime.
Plus précisément, il s’agit de :
-Identifier les différentes étapes de la prise en charge d’une victime ;
-Connaître les différents acteurs de la chaîne de secours et leur rôle dans
l’organisation des secours.
Le concept de « chaîne des secours » permet de développer plusieurs actions réalisées par les
différents acteurs dont le but est de prendre en charge, avant leur admission par un
établissement hospitalier apte à recevoir les urgences, les personnes victimes d’un
traumatisme, d’un malaise ou d’une aggravation brutale d’une maladie. La mise en œuvre
correcte de la chaîne des secours permet d’améliorer la survie ou le devenir de ces victimes.
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2.1 La
sécurité
Les premiers témoins et les secouristes doivent assurer la sécurité individuelle et collective, en
utilisant les matériels mis à leur disposition ou le cas échéant les moyens de fortune, afin de
supprimer le danger, de baliser la zone dangereuse et de dégager d’urgence une victime dans
l’impossibilité de supprimer le danger.
Par ailleurs, afin de maîtriser certains risques spécifiques, l’intervention d’équipes spécialisées
est nécessaire comme par exemple des plongeurs, des équipes du gaz ou de l’électricité.
L’alerte immédiate des services des secours d’urgence est indispensable pour que la prise en
charge par des secouristes et/ou par une équipe médicalisée soit suffisamment précoce. Au
Sénégal, les appels de détresse aboutissent dans les Bureaux des Opérations et des
Transmissions (BOT). Les BOT qui reçoivent les appels d’urgence par la ligne 18, localisent le
lieu de l’alerte et de la détresse, puis décident en fonction des moyens humains et matériels à
dépêcher sur les lieux.
Une alerte précoce, correcte et bien renseignée permet de gagner un temps précieux.
La mise en œuvre par les premiers témoins des gestes de premiers secours d’urgence comme
ceux de la réanimation cardio-respiratoire (RCP), améliore les chances de survie des victimes.
Ils permettent de les maintenir en vie ou d’éviter l’aggravation de leur état avant l’arrivée des
équipes de secours ou de l’équipe médicale de réanimation pré-hospitalière.
Les secouristes ont une formation particulière pour assurer cette mission. Ils sont habilités à
utiliser du matériel spécialisé (défibrillateur automatisé externe, matériel de réanimation,
d’immobilisation, de transport…). Leur objectif est d’améliorer l’état de la victime dans l’attente
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d’un relais médical si nécessaire. Ils constituent un élément essentiel de la prise en charge des
victimes .
L’équipe médicale des sapeurs-pompiers ou d’un organisme extérieur peuvent assurer des actes
de réanimation médicale et la stabilisation de l’état de la victime avant et pendant son transport
vers un service hospitalier d’accueil. La précocité de la prise en charge médicale d’une
victime améliore ses chances de survie à long terme et diminue les conséquences graves,
comme la survenue de séquelles.
Après avoir bénéficié d’une prise en charge pré-hospitalière et, en dehors des cas où elle est
laissée sur place, la victime est admise dans un établissement de soins.
Un centre de regulation peut, en fonction des renseignements fournis par les équipes qui ont
pris en charge la victime, indiquer une orientation vers un service d’accueil approprié.
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• Délimiter clairement, largement et visiblement la zone de danger et empêcher toute
intrusion dans cette zone.
Pour réaliser la protection, il utilise tous les moyens matériels dont il peut disposer et s’assure si
besoin du concours de toute autre personne qui pourrait apporter une aide dans la mise en
œuvre de cette protection.
4.2Cas particuliers
Le danger électrique peut être présent dans de nombreuses circonstances, aussi bien à
domicile (ex. : courant domestique) que sur un site industriel (ex. : courant haute tension) ou
dans la nature (lignes électriques, foudre). Pour faire face à ce risque, le secouriste doit :
• S’assurer que la victime n’est pas en contact direct ou indirect (eau) avec un
conducteur endommagé (fil électrique, appareils ménagers sous tension…) ou un
câble électrique de haute tension au sol.
• Si c’est le cas, faire écarter immédiatement les personnes présentes et leur interdire de
toucher la victime.
• Si possible, couper le courant (disjoncteur) et débrancher l’appareil en cause ou faire
couper le courant par une personne qualifiée, avant de toucher la victime.
• Ne pas s’approcher ou toucher la victime avant d’être certain que l’alimentation est
coupée.
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NB : Les matériaux, tel que le bois humide ou les vêtements, ne procurent aucune protection
contre le courant électrique.
Tout incendie crée une atmosphère dangereuse du fait de la chaleur, du manque d’oxygène et
de la présence de fumées toxiques. Il peut être générateur de brûlures et d’intoxications graves.
Pour être allumé et être entretenu, un feu a besoin :
• D’un combustible (essence, bois, tissus…) ;
• D’une source de chaleur (étincelle, flamme) ;
• D’oxygène (air).
3) Réagir devant une victime dont les vêtements sont en feu, c’est :
• Immobiliser la victime qui panique ou qui s’agite ;
• Allonger la victime sur le sol ;
• Etouffer les flammes en la roulant au sol avec une couverture, un manteau, ou un tapis
que l’on retirera dès que les flammes sont éteintes.
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Le secouriste peut se trouver en présence d’une libération de substances dangereuses ou
devant une fuite de produit toxique. Cette fuite est le plus souvent rencontrée :
• A la suite d’un accident de la circulation touchant un véhicule qui transporte des
matières dangereuses ;
• A la suite d’un accident industriel.
La présence d’une odeur particulière ou de fumées est signe de cette émanation. Pour faire
face à ce risque, le secouriste doit :
• Rester à distance de la fuite ou de la matière dangereuse ;
• Ecarter les témoins de la scène ;
• Rester en amont de l’accident par rapport au vent pour se protéger des émanations qui
peuvent agir à distance de l’accident ;
• Alerter immédiatement les sapeurs-pompiers et leur indiquer éventuellement si le
véhicule en cause est porteur d’un panneau de danger signalant des toxiques.
Dans un endroit fermé, où plusieurs personnes présentent des signes communs de malaises
avec des maux de tête et des vomissements, le secouriste doit suspecter une intoxication par
libération de CO. Pour faire face à ce risque, le secouriste doit :
• Si possible évacuer les victimes valides ;
• En retenant sa respiration, aérer largement la ou les pièces ;
• Rechercher un appareil à gaz ou tout autre cause de dégagement de CO (brasero,
appareil à moteur à essence, gaz d’échappement de voiture en milieu clos…) ;
• Interrompre le fonctionnement de l’appareil ;
• Alerter immédiatement les sapeurs-pompiers.
Il est fréquent de rencontrer des objets perforants (tranchants ou piquants) sur une
intervention : débris de verre, métal tranchant, aiguille non protégée…
Les gants à usage unique protègent le secouriste d’une contamination par du sang mais
nullement du risque de plaie par un objet perforant. Il doit déposer les objets tranchants ou
piquants dans les boites de recueil des déchets d’activité de soins.
Devant des débris de verre ou autres objets perforants, le secouriste doit mettre des gants
épais de manutention.
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Certaines situations nécessitent des opérations de sauvetage particulières : sauvetage en
milieu aquatique, en montagne, en espace confiné, lors d’attentat terroriste, accident entraînant
de nombreuses victimes.
S’il est seul, le secouriste commencera par donner une alerte précise pour permettre un
engagement des secours adaptés, avant de s’engager dans la mesure de ses moyens.
La victime doit être dégagée vers un endroit sûr, à proximité, mais suffisamment éloigné
du danger et de ses conséquences.
La rapidité de mise en œuvre du dégagement reste prioritaire.
Le dégagement d’urgence est une manœuvre exceptionnelle qui ne doit être utilisée que pour
soustraire une victime à un danger vital, réel, immédiat et non contrôlable. Elle peut aggraver
l’état d’une victime atteinte d’un traumatisme.
En règle générale, le secouriste ne déplace pas une victime en l’absence des secours. Il réalise
les gestes d’urgence sur place. Cependant, devant l’impossibilité de supprimer un danger vital,
réel qui menace immédiatement une victime, et si la victime est incapable de se soustraire elle-
même à ce danger, le secouriste doit déplacer en urgence la victime pour assurer sa sécurité.
Situations qui nécessitent un dégagement d’urgence de la victime
• Danger d’incendie, d’explosion, d’effondrement d’une structure sur la victime, de
montée des eaux, de coulée de boue ;
• Victime visible et se trouvant dans une pièce exposée à des fumées ou à une
substance toxique ;
• Impossibilité d’assurer la protection d’un accident de la circulation ;
• Dégagement d’un passage pour accéder à une ou plusieurs autres victimes qui
nécessitent la mise en œuvre de gestes de secours d’urgence ;
• Nécessité de déplacer une victime pour effectuer le geste d’urgence (espace trop
étroit…).
Principes d’action:
Pour réaliser un dégagement d’urgence, le secouriste doit respecter les principes d’action
suivants :
• La priorité du secouriste est de se protéger ;
• La victime doit être visible, facile à atteindre, et aucune entrave ne doit l’immobiliser ou
gêner son dégagement ;
• Le secouriste doit anticiper ce qu’il va faire et privilégier le chemin le plus sûr et le plus
rapide, à l’aller comme au retour ;
• Le choix de la technique de dégagement doit tenir compte de la position de la victime,
de son poids et de la force physique du secouriste. Le poids excessif de la victime peut
nécessiter à titre exceptionnel un deuxième secouriste ;
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Si la victime est allongée sur le sol, le secouriste préférera les techniques de dégagement
qui consistent à traîner la victime au sol plutôt que de la lever.
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PARTIE 3 - LES DEGAGEMENTS D’URGENCE
[Link]
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3.Réalisation
Plusieurs techniques permettent de dégager une victime en urgence :
- Traction par les chevilles
1. Saisir la victime par les chevilles ;
2. Tirer la victime sur le sol, jusqu'à ce
qu’elle soit en lieu sûr .
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- Traction sous les aisselles
Cette technique permet de déplacer la victime dans des escaliers ou sur un sol accidenté, tout
en protégeant la tête de la victime.
1. Asseoir la victime en la
saisissant par ses vêtements.
2. Se placer derrière elle et saisir ses
poignets opposés en passant les
avant-bras sous ses aisselles.
3. Surélever la partie supérieure de
son corps, ses pieds restant en
contact avec le sol.
4. Tirer la victime à reculons, jusqu'à
ce qu’elle soit en lieu sûr
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-
-
- Traction sur le sol par « équipier relais »
Cette technique, exceptionnelle, permet de tirer une victime gisant sous un obstacle, et
accessible par la tête ou par les pieds si on peut se glisser jusqu’à elle. Elle nécessite
la hauteur suffisante pour qu’un secouriste puisse se glisser sous l’obstacle. Avant toute
manœuvre, le calage du véhicule ou de l’obstacle sera réalisé ou vérifié.
- Soit par la tête : Il ramène les poignets de la victime sur la poitrine de celle-ci, puis
engage ses propres avants bras sous les aisselles du blessé, la tête de la victime est calée par
la tête et l’une des épaules de l’équipier ; le secouriste saisit alors :
1. Les poignets de la victime ;
2. Ou un poignet et la ceinture ;
3. Ou les aisselles (fig. 3.22-d).
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a b
[Tapez un texte]
d
Traction sur le sol, saisie par les
aisselles ou les poignets
Risques
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[Tapez un texte]
PARTIE 4 L’ALERTE
1. Objectifs
A la fin de cette partie, vous serez capable de contribuer par votre action, à informer les centres
de réception et de traitement de l’alerte et mettre en œuvre les différents maillons de la chaîne
de secours.
2-Justifications
La vie de toute personne peut, un jour ou l’autre, être menacée par un accident ou une maladie
brutale.
Le secouriste doit, après avoir protégé, alerter les secours, ou s’assurer qu’ils ont été
effectivement alertés et pratiquer les gestes de premiers secours en attendant leur arrivée.
Sur les lieux d’un accident ou d’une détresse, le secouriste fait partie des personnes qualifiées
pour initier la chaîne des secours.
L’alerte, transmise au service d’urgence par les moyens disponibles les plus appropriés, doit
être rapide et précise pour diminuer les délais d’arrivée des secours nécessaires.
3-Conduite à tenir
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3-2-Se munir d’un moyen de
communication :
Si le secouriste est isolé, l’alerte des secours peut être réalisée à l’aide :
• D’une cabine téléphonique ;
• D’une borne d’appel (qui est reliée directement à un service de secours) ;
• D’un téléphone mobile ou fixe ;
• D’un appareil de radio fixe ou portatif en liaison avec le dispositif mis en place…
L’appel aux numéros 18, 15, 17 ou 112 est gratuit et possible sur tout appareil raccordé au
réseau téléphonique national même en l’absence de monnaie ou de carte téléphonique et de
code PIN pour les téléphones mobiles (112 uniquement).
L’usage des bornes d’appel est également gratuit. Cet appel aboutit directement à un service de
secours.
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Au cours de certaines opérations de secours, il existe des procédures spécifiques qui sont
mises en œuvre pour la transmission de l’alerte. Le secouriste devra en prendre connaissance
avant chaque mission de secours.
3-4-Transmettre les
informations :
Le secouriste doit pouvoir renseigner les services d’urgence et donner les indications
suivantes :
• Se présenter en donnant le NUMÉRO DU TÉLÉPHONE ou l’indicatif radio du poste
d’appel et éventuellement son nom et/ ou le numéro de la mission ;
• La NATURE DU PROBLÈME, maladie ou accident ;
• Les RISQUES éventuels : incendie, explosion, effondrement, produits chimiques et
tout autre danger ;
• La LOCALISATION très précise de l’événement ;
• Le NOMBRE de personnes concernées ;
• La GRAVITÉ de l’état de la ou des victimes ;
• Les PREMIÈRES MESURES PRISES ET GESTES EFFECTUÉS ;
En outre, il doit répondre aux questions qui lui seront posées par les secours ou par le médecin
du centre 15.
Le message d’alerte achevé, l’appelant doit attendre les instructions avant d’interrompre la
communication.
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TECHNIQUE 5.4 – L’OXYGENOTHERAPIE
[Link]
L’inhalation d’oxygène entraîne une augmentation de la quantité d’oxygène dans les poumons
et augmente la quantité d’oxygène transportée par le sang jusqu’aux tissus de l’organisme,
notamment au niveau du cerveau.
[Link]
Un enrichissement en oxygène de l’air inspiré par une victime qui respire est appelé :
inhalation d’oxygène.
Une inhalation d’oxygène est nécessaire à toute victime qui présente une détresse vitale et une
baisse de la saturation d’oxygène de moins de 80 pour cent.
Une inhalation d’oxygène peut aussi être réalisée chez une personne victime d’un accident dû à
l’eau (noyade) ou d’une intoxication au monoxyde de carbone suspectée ou avérée.
[Link]ériel
3.1 Le masque à inhalation dit à haute concentration
Le masque à haute concentration est un dispositif
d’administration d’oxygène sans ré-inspiration (la victime
n’inhale pas l’air qu’elle expire) (fig. 5.15).
Ce masque est muni d’un réservoir d’oxygène situé au-
dessous d’une valve anti-retour et qui empêche la victime
de rejeter l’air expiré dans ce réservoir (fig. 5.16).
Il existe des modèles « adulte » et « enfant ».
Figure 5.15
Valve
Valve expiratoire
expiratoire ouverte
fermée
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3.2 insufflateur manuel est aussi utilisé avec son ballon réserve d’oxygène
pour réaliser une inhalation d’oxygène (techniques 8.4 et 9.2)
4-Réalisation :
1. Ouvrir la bouteille d’oxygène ;
2. Relier le tuyau d’oxygène du masque à l’olive de sortie d’oxygène ;
3. Régler le débit (Tableau 5.2) et obturer la valve du masque avec
votre doigt pour permettre au ballon réserve de se remplir ;
4. Placer rapidement le masque sur la victime et ajuster le cordon
élastique derrière sa tête pour maintenir le masque en position. Si
nécessaire, modeler l’agrafe de nez pour l’ajuster, si elle existe ;
5. Quand le patient inspire, le ballon réserve ne doit pas s’aplatir
complètement. Si tel est le cas, augmenter le débit progressivement
jusqu'à ce que le réservoir reste en permanence au moins à moitié
rempli ;
6. Surveiller attentivement la fréquence respiratoire de la victime.
Adulte : 9 l/min
Enfant : 6 l/min
Nourrisson : 3 l/min
4-Risques :
L’administration complémentaire d’oxygène même à de très hautes
concentrations (80 à 90 %) est bénéfique à la victime et n’est pas toxique. La
toxicité de l’oxygène n’apparaît que lorsque l’inhalation d’oxygène est réalisée à
haute concentration et sur une longue durée (plusieurs heures).
5-Evaluation :
Un enrichissement en oxygène de l’air inspiré par la victime doit entraîner un
accroissement de la saturation artérielle en oxygène.
Le masque doit être correctement installé sur la face de la victime et ne pas la
gêner. Administré avec un masque à inhalation à haute concentration, le ballon
réserve ne doit pas se dégonfler complètement.
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6-Position
Pour qu’une inhalation d’oxygène soit
efficace, il faut que :
• La respiration de la victime soit suffisante (> 6 par min).
• Le masque à inhalation soit correctement positionné sur la face de la
victime.
• Le débit soit suffisant pour empêcher un dégonflement du ballon réserve
[Tapez un texte]