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Introduction au Secourisme et Rôle du Secouriste

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ANNEE 2022-2023

Module de secourisme

Dr Ibrahima Diouf

Médecin-urgentiste

Médecin-Colonel de réserve
COURS N°1
PARTIE 1 : LE SECOURISME

I-DEFINITION
Secourisme= toutes les techniques visant à préserver la vie qui est en danger avec
engagement ou non du pronostic vital
Le secouriste doit pouvoir intervenir seul ou en équipe, avec ou sans matériel, afin de réaliser les
gestes de premiers secours qui s’imposent pour l’intégrité de la victime, et, si nécessaire, en
attendant l’arrivée d’une équipe de secours à personnes.

Il s’agit de techniques complémentaires et prodiguées de façon séquentielle, d’où la notion


de chaine de survie (chain of survival).

Ces techniques doivent être administrées de façon précoce, car les études ont montré que
la précocité des gestes de secourisme augmentent de façon significative les chances de
survie d’où la notion de Golden hour.

Néanmoins, en plus de la rapidité , il faut faire preuve d’une maitrise des gestes pour être
efficace.( primum non nocere).

Cette chaine de survie comprend quatre séquences:

-l’ évaluation primaire( primary survey)= à la portée de tout secouriste et qui comprend
les quatre étapes :A= aiway ( évaluation de la liberté des voies aériennes ),B=
breathing( l’évaluation de la respiration),C=circulation ( la circulation),D= disability( les
troubles de la conscience),E=exposure ( exposer le corps pour mieux détecter les lésions) ;

-la réanimation initiale ( primary assessment) : la correction des troubles détectées ;

- l’évaluation secondaire ( secondary survey) qui est effectuée par les professionnels de la
santé ;

- la réanimation définitive ( secondary assessment) est faite dans un service d’urgence ou


de réanimation
II-JUSTIFICATIONS
1-Sur le plan légal:

àINDIVIDUS: Obligation de porter secours à toute personne en danger

La non assistance d’une personne en danger expose l’individu à des peines.

àPOPULATION

Le droit à la santé est un des droits inaliénables conformément au droit humanitaire


international; en plus, la population doit être informée des risques encourus

àETAT

Il a le devoir d’assurer la santé de la population quelque soit la situation et le devoir


d’informer sur les risques

àINDUSTRIELS

Ils doivent informer sur les risques en rapport avec leurs activités professionnelles.

2- Sur le plan médical :

Les délais pour une chance de survie sont de 4 minutes pour un individu en arrêt
cardiorespiratoire.

Malheureusement, on note la faiblesse des deux premiers maillons de la chaîne de survie, à


savoir une alerte tardive ou mal faite et l’absence de maitrise des gestes de secourisme par
la majorité de la population y compris les professionnels de santé.

Dans le cadre de sa mission régalienne de sécurité publique, le Ministère de l’Intérieur et


de la Sécurité Publique doit veiller à :

- la conception de plans de secours avec des exercices périodiques au niveau national (plan
Orsec), au sein des entreprises (Plan d’Opération Interne=POI), et d’autres entités comme le
secours maritime, secours aérien.

Ces plans comportent des systèmes d’alerte qui permettent de les déclencher lors des
tests.

-la formation des citoyens et employés aux gestes de secours


Le secourisme est un acte de civisme et fait partie de la formation initiale des militaires
appelés à combattre.
III-ROLE ET RESPONSABILITES D’UN SECOURISTE

Le secouriste est la première personne opérationnelle, formée et entraînée à la prise en charge


des victimes d’un accident, d’un malaise ou d’une aggravation brutale d’une maladie.

Le secouriste agit :
• Individuellement, s’il est témoin de l’accident ou du malaise ;
• Ou avec un équipier secouriste,

III-1-Le secouriste témoin d’un accident agit seul

Le secouriste est sur les lieux de l’accident ou du malaise avant qu’il ne survienne, ou dans les
premières minutes après sa survenue.

Parmi les témoins, le secouriste sera le plus à même de maintenir en vie une victime, grâce à
l’efficacité des gestes de secours tenant à la précocité de leur réalisation, en attendant l’arrivée
des secours constitués.

Le rôle du secouriste est de réaliser les tâches suivantes, qui incluent des responsabilités :

1 - Assurer la sécurité individuelle et


collective :

Quand le secouriste arrive sur les lieux de la détresse, il recherche si un danger peut générer
un sur-accident. Ensuite, il se protège, protège la zone de l’accident, et la ou les victimes
et témoins :
Par exemple : devant un accident de la voie publique, il doit protéger la zone de l’accident en
utilisant les moyens à sa disposition, rechercher l’existence de dangers particuliers (présence
de fils électriques, fuite de carburant, véhicules instables, odeur de gaz…).

2 - Examiner la victime:

Près de la victime, le secouriste recherche, en premier lieu, une détresse vitale (obstruction
brutale des voies aériennes, hémorragie externe, inconscience, arrêt respiratoire ou cardio-
respiratoire).

Puis, il détermine l’importance et la nature des blessures, du malaise ou de la maladie

3- Alerter les secours appropriés:

Le plus souvent, le secouriste ne peut traiter seul la


situation, même avec des témoins. Il doit donc
alerter les secours publics le plus rapidement
possible en utilisant un téléphone fixe ou mobile, une
borne d’appel, une radio ou en envoyant un témoin
alerter. La précocité de l’alerte conditionne l’arrivée
rapide de renforts.
4- Réaliser les gestes de secours nécessaires et possibles :

Pendant et/ou après l’examen de la victime, le secouriste met en œuvre les gestes de premiers
secours et assure le confort de la victime jusqu’au relais par une équipe de secours constituée
ou une équipe médicale.

La réalisation correcte des gestes de premiers secours est essentielle, surtout si la victime
présente une détresse vitale. Ces gestes peuvent prévenir une aggravation ou une issue fatale.

En règle générale, le secouriste ne dispose pas, dans cette situation, de matériel de premiers
secours. Toutefois, s’il a du matériel à disposition, il peut l’utiliser dans la mesure où sa mise en
œuvre ne retarde pas un geste essentiel de secours de base.
Par exemple, devant une victime en arrêt cardiaque, si le secouriste a accès à un
défibrillateur automatisé externe, il doit le mettre en œuvre.

L’état d’une victime pouvant évoluer, le secouriste surveillera attentivement la ou les victimes
dans l’attente de l’arrivée des secours publics. S’il constate une aggravation, il réalisera les
gestes de secours qui s’imposent.

Lorsque l’équipe de secours arrive sur place, la ou les victimes lui sont confiées et le secouriste
indique au responsable des secours ce qu’il a constaté et les gestes de secours qu’il a réalisés.

NB : Au cours de son intervention, le secouriste peut demander l’aide de témoins s’il le juge
nécessaire. Cette aide sera d’autant plus précieuse que les témoins auront suivi une formation
aux premiers secours. Il peut les utiliser pour :
- alerter les secours ;
- participer à la protection ;
- assurer des gestes de premiers secours, comme par exemple les gestes de
réanimation cardio-respiratoire, toujours plus efficaces s’ils sont réalisés par 2
personnes.

Le secouriste doit indiquer clairement au témoin l’action qu’il attend de lui et s’assurer de sa
réalisation.
III-2-Le secouriste agit en équipe et avec du matériel de premiers secours

Il agit en équipe, il est placé sous l’autorité du responsable de l’équipe de secours. Le rôle du
secouriste est de réaliser les tâches suivantes, qui incluent des responsabilités :
1 - Intervenir rapidement et de manière adaptée sur les lieux d’un accident, d’un
malaise ou d’une aggravation brutale d’une maladie :

La connaissance du lieu d’intervention et de la zone géographique permet tout naturellement au


secouriste de se rendre plus rapidement auprès de la victime.

2 - Participer à la sécurité et à la protection de la zone de l’accident:

Dès qu’elle arrive sur les lieux, l’équipe recherche l’existence d’un danger. L’action du
secouriste est d’intervenir de manière coordonnée avec les membres de l’équipe pour limiter les
effets de ce danger éventuel, protéger la zone de l’accident et permettre aux secouristes
d’intervenir en toute sécurité, sans aggraver l’état de(s) la victime(s) et sans générer de victime
supplémentaire.

3 - Accéder à la victime:

L’accès à une victime peut être simple (ouvrir la porte d’une voiture ou d’une habitation) ou
difficile (se faufiler à travers le hayon arrière d’une automobile détruite).

Dans certaines circonstances, l’accès à la victime ne peut se faire qu’après une manœuvre de
sauvetage, comme pour un noyé. Dans ce cas, la manœuvre doit être réalisée par un
professionnel, un spécialiste ou par le secouriste s’il est lui-même qualifié et entraîné pour
assurer ce type de dégagement particulier.

4 - Examiner la victime et rechercher une détresse vitale:

A la demande du responsable de l’intervention, le secouriste peut être amené à réaliser


l’examen d’une victime, afin de rechercher une détresse vitale.

Cet examen, appelé « bilan de la victime », est réalisé en plusieurs séquences. Des gestes de
premiers secours destinés à prendre en charge une détresse constatée sont réalisés sans délai
même au cours de l’examen.

Agissant aux côtés d’un équipier secouriste, le secouriste peut toujours, au moindre doute, lui
demander son avis et son aide.
5 - Rendre compte:

Dés la constatation d’une détresse, le secouriste doit en informer, le plus rapidement possible,
son responsable tout en débutant les gestes de premiers secours. Si la victime ne présente pas
de détresse, il rendra compte de son état à l’issue de l’examen.

L’équipier secouriste pourra alors alerter les secours pour demander un avis médical et du
renfort, si nécessaire.

6 - Réaliser les gestes de secours nécessaires et possibles:

Le secouriste est à même, de par ses connaissances, de décider de mettre en œuvre les
gestes de secours d’urgence ou d’utiliser les matériels nécessaires.

IV-PRINCIPES DE BASE DU SECOURISME

Les principes de base de l’action du secouriste qui guident sa formation sont les suivants :
• Respecter les règles d’hygiène et de sécurité, individuelles et collectives ;
• Ne pas nuire aux victimes ;
• Mettre en œuvre les techniques de premiers secours et utiliser le matériel de premiers
secours ;
• S’adapter à la situation ;
• Aider les autres équipes de secours ;
• Prendre en compte la dimension psychique des personnes.

IV-1-Respecter les règles d’hygiène et de sécurité, individuelles et collectives

Le premier principe du secouriste est de respecter les règles d’hygiène et de sécurité,


individuelles et collectives. Afin d’assurer ses missions de secours à victime, le secouriste doit :
• Porter des équipements de protection individuelle : gilet de signalisation, de gants… ;
• Accorder de l’importance à sa condition physique : hygiène de vie, vaccinations,
activités physique et sportive régulière ;
- Adopter les règles liées à l’utilisation des véhicules : port de la ceinture de sécurité,
vigilance lors des manœuvres de montée et descente du véhicule, respect des
limitations de vitesse, utilisation des signaux lumineux;
- Adopter les règles de gestes et postures ou de manutention : travail préférentiel avec
les cuisses et non le dos, stabilité des appuis, solidité des prises… ;
- Assurer une protection de l’environnement de l’intervention : balisage, périmètre de
sécurité, récupération pour élimination des déchets de l’intervention… ;
- Travailler en étroite collaboration avec ses coéquipiers et ses responsables : rendre
compte, respecter les consignes….

IV-2-Ne pas nuire aux victimes

Le deuxième principe d’action du secouriste est de ne pas aggraver l’état de la victime ou de ne pas
nuire à son environnement.
Par exemple, il est souvent judicieux, en l’absence de risque vital, de laisser une victime dans la
position où elle se trouve plutôt que d’essayer de la déplacer sans avoir le personnel et le
matériel nécessaires.
IV-3-Mettre en œuvre les techniques et utiliser le matériel de premiers secours

Le troisième principe d’action du secouriste est de savoir réaliser parfaitement les techniques de
premiers secours. Il doit savoir utiliser le matériel mis à sa disposition et en connaître les
mesures de sécurité et d’entretien.
IV-4-S’adapter à la situation

Certaines situations ne permettent pas au secouriste de mettre en œuvre les techniques apprises et
celui-ci doit faire preuve de faculté d’adaptation.
Par exemple, en l’absence de matériel spécifique : utiliser des morceaux de vêtements pour
réaliser un tampon compressif ou une chaise d’ameublement pour déplacer une victime.
IV-5-Aider les autres équipes de secours

Cette formation permet aussi au secouriste d’apporter une aide efficace aux équipes de secours
quand elles arrivent sur les lieux.
Sur opération, lors de la réalisation de certaines techniques, notamment celles de ramassage ou
de brancardage, la participation de plus de trois équipiers est requise. Dans ce cas, du fait de sa
formation, le secouriste est mis à disposition du responsable de l’intervention, pour apporter
son aide.

IV-6-Prendre en compte la dimension psychique des personnes

La formation du secouriste lui permet d’être sensibilisé à cette dimension de l’intervention,


d’appréhender les réactions d’une victime, dans une situation de détresse et ou de crise,
quelles que soient leurs modes d’expression et d’adopter une attitude d’écoute. Il aura à
prévenir et à gérer seul ou avec l’aide d’un équipier secouriste, ses propres réactions émotives
pendant et après l’intervention.

[Tapez un texte]
PARTIE 2: LA CHAINE DES SECOURS

I-OBJECTIFS

A la fin de cette partie, vous serez capable d’indiquer et de justifier les différents maillons de la
chaîne de secours et pour chaque maillon d’identifier les acteurs de la prise en charge d’une
victime.
Plus précisément, il s’agit de :
-Identifier les différentes étapes de la prise en charge d’une victime ;
-Connaître les différents acteurs de la chaîne de secours et leur rôle dans
l’organisation des secours.

1. LES DIFFERENTES ETAPES DE LA PRISE EN CHARGE D’UNE VICTIME

Le concept de « chaîne des secours » permet de développer plusieurs actions réalisées par les
différents acteurs dont le but est de prendre en charge, avant leur admission par un
établissement hospitalier apte à recevoir les urgences, les personnes victimes d’un
traumatisme, d’un malaise ou d’une aggravation brutale d’une maladie. La mise en œuvre
correcte de la chaîne des secours permet d’améliorer la survie ou le devenir de ces victimes.

La chaîne des secours est composée de plusieurs maillons interdépendants et tous


indispensables à la prise en charge des victimes.

Ces maillons sont :


• La sécurité ;
• L’alerte des services de secours ;
• La réalisation des gestes de secours d’urgence par un témoin ;
• La mise en œuvre des gestes de secours en équipe ;
• La prise en charge médicale pré-hospitalière ;
• La prise en charge hospitalière.

[Tapez un texte]
2.1 La
sécurité

La sécurité des secouristes, de la victime et des témoins constitue le premier maillon de la


chaîne des secours. Elle a pour rôle d’éviter la survenue d’un sur-accident, et par-là
même l’aggravation de l’état de la victime et/ou la survenue de nouvelles victimes.

Les premiers témoins et les secouristes doivent assurer la sécurité individuelle et collective, en
utilisant les matériels mis à leur disposition ou le cas échéant les moyens de fortune, afin de
supprimer le danger, de baliser la zone dangereuse et de dégager d’urgence une victime dans
l’impossibilité de supprimer le danger.

Par ailleurs, afin de maîtriser certains risques spécifiques, l’intervention d’équipes spécialisées
est nécessaire comme par exemple des plongeurs, des équipes du gaz ou de l’électricité.

2.2 L’alerte des services de


secours

L’alerte immédiate des services des secours d’urgence est indispensable pour que la prise en
charge par des secouristes et/ou par une équipe médicalisée soit suffisamment précoce. Au
Sénégal, les appels de détresse aboutissent dans les Bureaux des Opérations et des
Transmissions (BOT). Les BOT qui reçoivent les appels d’urgence par la ligne 18, localisent le
lieu de l’alerte et de la détresse, puis décident en fonction des moyens humains et matériels à
dépêcher sur les lieux.

Une alerte précoce, correcte et bien renseignée permet de gagner un temps précieux.

2.3 Les gestes de premiers secours


d’urgence

La mise en œuvre par les premiers témoins des gestes de premiers secours d’urgence comme
ceux de la réanimation cardio-respiratoire (RCP), améliore les chances de survie des victimes.
Ils permettent de les maintenir en vie ou d’éviter l’aggravation de leur état avant l’arrivée des
équipes de secours ou de l’équipe médicale de réanimation pré-hospitalière.

2.4 Les gestes d’équipes de secours


spécialisées

L’intervention précoce d’équipes de secours spécialisées, dotées de matériel de prise en


charge des détresses permet de dispenser des soins d’urgence, de stabiliser l’état de la victime
et d’attendre sous surveillance étroite un avis ou une intervention médicale avant son transport,
médicalisé ou non, vers une structure hospitalière d’accueil.

Les secouristes ont une formation particulière pour assurer cette mission. Ils sont habilités à
utiliser du matériel spécialisé (défibrillateur automatisé externe, matériel de réanimation,
d’immobilisation, de transport…). Leur objectif est d’améliorer l’état de la victime dans l’attente
[Tapez un texte]
d’un relais médical si nécessaire. Ils constituent un élément essentiel de la prise en charge des
victimes .

2.5 La prise en charge médicale pré-


hospitalière

La prise en charge médicale pré-hospitalière constitue le maillon suivant de la « chaîne de


secours ». Une équipe médicale peut être dépêchée sur les lieux par un médecin, soit
dès la réception de l’alerte si les informations données le justifient, soit à la demande de
l’équipe de secours qui se trouve sur les lieux.

L’équipe médicale des sapeurs-pompiers ou d’un organisme extérieur peuvent assurer des actes
de réanimation médicale et la stabilisation de l’état de la victime avant et pendant son transport
vers un service hospitalier d’accueil. La précocité de la prise en charge médicale d’une
victime améliore ses chances de survie à long terme et diminue les conséquences graves,
comme la survenue de séquelles.

2.1 La prise en charge


hospitalière

Après avoir bénéficié d’une prise en charge pré-hospitalière et, en dehors des cas où elle est
laissée sur place, la victime est admise dans un établissement de soins.

Un centre de regulation peut, en fonction des renseignements fournis par les équipes qui ont
pris en charge la victime, indiquer une orientation vers un service d’accueil approprié.

2.2 Mise en œuvre de la chaîne de


secours

4.1.1 La mise en œuvre de la chaîne des secours dépend notamment de la qualité et de la


précocité de l’alerte. Le défaut d’un seul des maillons de la chaîne des secours
affaiblit l’ensemble de celle-ci et diminue les chances de survie de la victime
Protéger

Pour ce faire, le secouriste doit :


• Quand cela est possible, supprimer immédiatement et de façon permanente les
dangers environnants pour se protéger, la victime et les autres personnes, notamment
du sur-accident.

[Tapez un texte]
• Délimiter clairement, largement et visiblement la zone de danger et empêcher toute
intrusion dans cette zone.

Pour réaliser la protection, il utilise tous les moyens matériels dont il peut disposer et s’assure si
besoin du concours de toute autre personne qui pourrait apporter une aide dans la mise en
œuvre de cette protection.

4.2Cas particuliers

4.2.1 Protection d’un accident de la route

1) Si le secouriste est en voiture (ex : secouriste témoin de l’accident), il doit :


• Allumer les feux de détresse de son véhicule dès qu’il découvre l’accident et ralentit.
• Garer son véhicule, si possible après le lieu de l’accident, sur la bande d’arrêt
d’urgence (si elle existe).
• Veiller à faire descendre immédiatement tous les occupants de son véhicule et les
mettre en sécurité sur le bas-côté, derrière les glissières de sécurité (si elles existent).

2) Dans tous les cas, pour éviter un sur-accident, le secouriste doit :


• Avec l’aide de témoins éventuels, baliser ou faire baliser de part et d’autre de
l’accident, à une distance de 150 à 200 m, à l’aide d’un triangle de pré-signalisation ou
d’une lampe électrique, d’un linge blanc, de feux de détresse du véhicule.
• Interdire toute approche si un danger persiste (ex. : fuite de matières dangereuses).
• Ne pas fumer et ne pas laisser fumer dans tous les cas.
• En présence d’un feu naissant dans un compartiment moteur, utiliser un extincteur.
• Couper le contact des véhicules accidentés quand c’est possible.
• Serrer le frein à main.

4.2.2 Protection d’un accident électrique

Le danger électrique peut être présent dans de nombreuses circonstances, aussi bien à
domicile (ex. : courant domestique) que sur un site industriel (ex. : courant haute tension) ou
dans la nature (lignes électriques, foudre). Pour faire face à ce risque, le secouriste doit :
• S’assurer que la victime n’est pas en contact direct ou indirect (eau) avec un
conducteur endommagé (fil électrique, appareils ménagers sous tension…) ou un
câble électrique de haute tension au sol.
• Si c’est le cas, faire écarter immédiatement les personnes présentes et leur interdire de
toucher la victime.
• Si possible, couper le courant (disjoncteur) et débrancher l’appareil en cause ou faire
couper le courant par une personne qualifiée, avant de toucher la victime.
• Ne pas s’approcher ou toucher la victime avant d’être certain que l’alimentation est
coupée.

[Tapez un texte]
NB : Les matériaux, tel que le bois humide ou les vêtements, ne procurent aucune protection
contre le courant électrique.

4.2.3 Protection contre


l’incendie

Tout incendie crée une atmosphère dangereuse du fait de la chaleur, du manque d’oxygène et
de la présence de fumées toxiques. Il peut être générateur de brûlures et d’intoxications graves.
Pour être allumé et être entretenu, un feu a besoin :
• D’un combustible (essence, bois, tissus…) ;
• D’une source de chaleur (étincelle, flamme) ;
• D’oxygène (air).

Pour faire face à ce risque, le secouriste doit :

1) Eviter un départ de feu et limiter son extension, c’est :


• Alerter immédiatement les sapeurs-pompiers et/ou actionner une alarme ;
• Aider à évacuer toutes les personnes exposées, par exemple en utilisant les issues de
secours (faciliter l’évacuation des animaux si possible) ;
• Fermer chaque porte derrière lui au cours de son déplacement ;
• Ne pas utiliser les ascenseurs ou monte-charges.

2) Se protéger lors de l’évacuation et d’un l’incendie, c’est :


• Utiliser ses vêtements pour se couvrir le visage et les mains ;
• Ne pas pénétrer dans un local en feu (sauf si le secouriste est qualifié et équipé).
• Si le local est enfumé et non ventilé : pénétrer pour dégager une victime visible en
retenant sa respiration, uniquement si la durée envisagée de la manœuvre n’excède
pas 30 secondes. Au-delà de 30 secondes, le secouriste met sa vie en péril car il sera
obligé de reprendre sa respiration dans la fumée.
• Ne pas pénétrer dans un local où une fuite de gaz est suspectée, rester à distance,
empêcher l’accès et ne pas provoquer d’étincelles (interrupteurs, sonnerie, lampe de
poche).

3) Réagir devant une victime dont les vêtements sont en feu, c’est :
• Immobiliser la victime qui panique ou qui s’agite ;
• Allonger la victime sur le sol ;
• Etouffer les flammes en la roulant au sol avec une couverture, un manteau, ou un tapis
que l’on retirera dès que les flammes sont éteintes.

NB : En milieu professionnel, Le secouriste pourra utiliser un extincteur approprié (de couleur


verte).

4.2.4 Protection contre les substances dangereuses

[Tapez un texte]
Le secouriste peut se trouver en présence d’une libération de substances dangereuses ou
devant une fuite de produit toxique. Cette fuite est le plus souvent rencontrée :
• A la suite d’un accident de la circulation touchant un véhicule qui transporte des
matières dangereuses ;
• A la suite d’un accident industriel.

La présence d’une odeur particulière ou de fumées est signe de cette émanation. Pour faire
face à ce risque, le secouriste doit :
• Rester à distance de la fuite ou de la matière dangereuse ;
• Ecarter les témoins de la scène ;
• Rester en amont de l’accident par rapport au vent pour se protéger des émanations qui
peuvent agir à distance de l’accident ;
• Alerter immédiatement les sapeurs-pompiers et leur indiquer éventuellement si le
véhicule en cause est porteur d’un panneau de danger signalant des toxiques.

Cas particulier : libération de monoxyde de carbone (CO)

Dans un endroit fermé, où plusieurs personnes présentent des signes communs de malaises
avec des maux de tête et des vomissements, le secouriste doit suspecter une intoxication par
libération de CO. Pour faire face à ce risque, le secouriste doit :
• Si possible évacuer les victimes valides ;
• En retenant sa respiration, aérer largement la ou les pièces ;
• Rechercher un appareil à gaz ou tout autre cause de dégagement de CO (brasero,
appareil à moteur à essence, gaz d’échappement de voiture en milieu clos…) ;
• Interrompre le fonctionnement de l’appareil ;
• Alerter immédiatement les sapeurs-pompiers.

4.2.5 Protection contre les objets


perforants

Il est fréquent de rencontrer des objets perforants (tranchants ou piquants) sur une
intervention : débris de verre, métal tranchant, aiguille non protégée…

Le secouriste doit veiller à ne pas se blesser ou à ne pas blesser accidentellement la victime ou


les témoins.

Les gants à usage unique protègent le secouriste d’une contamination par du sang mais
nullement du risque de plaie par un objet perforant. Il doit déposer les objets tranchants ou
piquants dans les boites de recueil des déchets d’activité de soins.

Devant des débris de verre ou autres objets perforants, le secouriste doit mettre des gants
épais de manutention.

4.2.6 Les opérations particulières de sauvetage

[Tapez un texte]
Certaines situations nécessitent des opérations de sauvetage particulières : sauvetage en
milieu aquatique, en montagne, en espace confiné, lors d’attentat terroriste, accident entraînant
de nombreuses victimes.

S’il est seul, le secouriste commencera par donner une alerte précise pour permettre un
engagement des secours adaptés, avant de s’engager dans la mesure de ses moyens.

Le secouriste ne doit en aucun cas s’exposer sans encadrement, sans équipement de


protection individuelle et sans formation spécifique.

La victime doit être dégagée vers un endroit sûr, à proximité, mais suffisamment éloigné
du danger et de ses conséquences.
La rapidité de mise en œuvre du dégagement reste prioritaire.

Le dégagement d’urgence est une manœuvre exceptionnelle qui ne doit être utilisée que pour
soustraire une victime à un danger vital, réel, immédiat et non contrôlable. Elle peut aggraver
l’état d’une victime atteinte d’un traumatisme.

4-2-9- Le dégagement d’urgence de la victime en toute sécurité

En règle générale, le secouriste ne déplace pas une victime en l’absence des secours. Il réalise
les gestes d’urgence sur place. Cependant, devant l’impossibilité de supprimer un danger vital,
réel qui menace immédiatement une victime, et si la victime est incapable de se soustraire elle-
même à ce danger, le secouriste doit déplacer en urgence la victime pour assurer sa sécurité.
Situations qui nécessitent un dégagement d’urgence de la victime
• Danger d’incendie, d’explosion, d’effondrement d’une structure sur la victime, de
montée des eaux, de coulée de boue ;
• Victime visible et se trouvant dans une pièce exposée à des fumées ou à une
substance toxique ;
• Impossibilité d’assurer la protection d’un accident de la circulation ;
• Dégagement d’un passage pour accéder à une ou plusieurs autres victimes qui
nécessitent la mise en œuvre de gestes de secours d’urgence ;
• Nécessité de déplacer une victime pour effectuer le geste d’urgence (espace trop
étroit…).
Principes d’action:
Pour réaliser un dégagement d’urgence, le secouriste doit respecter les principes d’action
suivants :
• La priorité du secouriste est de se protéger ;
• La victime doit être visible, facile à atteindre, et aucune entrave ne doit l’immobiliser ou
gêner son dégagement ;
• Le secouriste doit anticiper ce qu’il va faire et privilégier le chemin le plus sûr et le plus
rapide, à l’aller comme au retour ;
• Le choix de la technique de dégagement doit tenir compte de la position de la victime,
de son poids et de la force physique du secouriste. Le poids excessif de la victime peut
nécessiter à titre exceptionnel un deuxième secouriste ;

[Tapez un texte]
Si la victime est allongée sur le sol, le secouriste préférera les techniques de dégagement
qui consistent à traîner la victime au sol plutôt que de la lever.

[Tapez un texte]
PARTIE 3 - LES DEGAGEMENTS D’URGENCE

[Link]

Le dégagement d’urgence est destiné à déplacer, de quelques mètres ou plus, en quelques


secondes, la victime jusqu’à un lieu sûr et permettre au secouriste de réaliser, en toute sécurité,
l’examen, les gestes de secours d’urgence et la surveillance de la victime.

[Link]

Le dégagement d’urgence d’une victime est réalisé par le secouriste pour :


• Soustraire une victime à un danger réel, vital, immédiat et non contrôlable ;
• Réaliser les gestes d’urgence vitale sur une victime se trouvant dans un lieu ou dans
une position ne permettant pas de les réaliser.

3.Réalisation
Plusieurs techniques permettent de dégager une victime en urgence :
- Traction par les chevilles
1. Saisir la victime par les chevilles ;
2. Tirer la victime sur le sol, jusqu'à ce
qu’elle soit en lieu sûr .

Traction par les poignets


1. Saisir la victime par les poignets ;
2. Tirer la victime sur le sol, jusqu'à ce
qu’elle soit en lieu sûr

Traction par les vêtements


1. Saisir la victime par ses vêtements ;
2. Tirer la victime sur le sol, jusqu'à
ce qu’elle soit en lieu sûr .

[Tapez un texte]
- Traction sous les aisselles

Cette technique permet de déplacer la victime dans des escaliers ou sur un sol accidenté, tout
en protégeant la tête de la victime.
1. Asseoir la victime en la
saisissant par ses vêtements.
2. Se placer derrière elle et saisir ses
poignets opposés en passant les
avant-bras sous ses aisselles.
3. Surélever la partie supérieure de
son corps, ses pieds restant en
contact avec le sol.
4. Tirer la victime à reculons, jusqu'à
ce qu’elle soit en lieu sûr

- Sortie d’un véhicule

2. Détacher ou couper la ceinture de sécurité ;


3. Dégager éventuellement les pieds de la victime
des pédales du véhicule ;
4. Passer la main sous son aisselle la plus proche
et maintenir son menton ;
5. Passer l’autre main sous l’autre aisselle et
saisir sa ceinture ou son poignet opposé (fig.
3.19) ;
6. Tirer la victime hors du véhicule en se
redressant, tout en poursuivant le maintien de
sa tête ;
[Link] la victime sur le sol en zone sûre en
accompagnant sa tête et sa nuque. Un second
secouriste peut aider à allonger la victime sur le
sol

Dégagement d’un enfant

Dégager le jeune enfant ou le nourrisson


en le portant dans les bras ;une main saisit
l’épaule opposée, le poignet et l’avant
bras soutenant le cou et la tête de
l’enfant ;
1. L’autre main saisit la hanche
opposée en passant sous le
bas des cuisses

[Tapez un texte]
-
-
- Traction sur le sol par « équipier relais »

Cette technique, exceptionnelle, permet de tirer une victime gisant sous un obstacle, et
accessible par la tête ou par les pieds si on peut se glisser jusqu’à elle. Elle nécessite
la hauteur suffisante pour qu’un secouriste puisse se glisser sous l’obstacle. Avant toute
manœuvre, le calage du véhicule ou de l’obstacle sera réalisé ou vérifié.

Ce secouriste, l’« équipier relais », muni de vêtements épais et de gants, rampe


sous l’obstacle et aborde la victime :

- Soit par les pieds : Il saisit la victime au niveau des chevilles.

Traction sur le sol, saisie par les chevilles

- Soit par la tête : Il ramène les poignets de la victime sur la poitrine de celle-ci, puis
engage ses propres avants bras sous les aisselles du blessé, la tête de la victime est calée par
la tête et l’une des épaules de l’équipier ; le secouriste saisit alors :
1. Les poignets de la victime ;
2. Ou un poignet et la ceinture ;
3. Ou les aisselles (fig. 3.22-d).

[Tapez un texte]
a b

[Tapez un texte]
d
Traction sur le sol, saisie par les
aisselles ou les poignets

4. Un ou deux autres secouristes


saisissent les chevilles du
secouriste relais ; lorsque ce
dernier dit « tirez », l’ensemble
équipier relais + victime est tiré de
dessous l’obstacle .

Risques

Les techniques de dégagements d’urgence sont susceptibles d’aggraver les lésions de la


victime notamment de la colonne vertébrale mais permettent de soustraire une victime à une
mort quasi certaine.

[Link]

La victime doit se trouver en quelques secondes hors de danger, en zone sûre.


[Link] clés
• Les prises de la victime sont solides.
• Le dégagement est le plus rapide possible.
• La prise de risque de la part du secouriste est minime.

[Tapez un texte]
PARTIE 4 L’ALERTE

1. Objectifs

A la fin de cette partie, vous serez capable de contribuer par votre action, à informer les centres
de réception et de traitement de l’alerte et mettre en œuvre les différents maillons de la chaîne
de secours.

2-Justifications

La vie de toute personne peut, un jour ou l’autre, être menacée par un accident ou une maladie
brutale.

Le secouriste doit, après avoir protégé, alerter les secours, ou s’assurer qu’ils ont été
effectivement alertés et pratiquer les gestes de premiers secours en attendant leur arrivée.

Sur les lieux d’un accident ou d’une détresse, le secouriste fait partie des personnes qualifiées
pour initier la chaîne des secours.

L’alerte, transmise au service d’urgence par les moyens disponibles les plus appropriés, doit
être rapide et précise pour diminuer les délais d’arrivée des secours nécessaires.

Tout retard et toute imprécision peuvent concourir à l’aggravation de l’état de la victime.

3-Conduite à tenir

3-1-Décider d’alerter les secours :


• A l’occasion de toute situation présentant des risques et/ou lorsqu’une vie est en
danger ;
• Dès que possible, mais après une analyse rapide et précise de la situation et des
risques.

[Tapez un texte]
3-2-Se munir d’un moyen de
communication :

Si le secouriste est isolé, l’alerte des secours peut être réalisée à l’aide :
• D’une cabine téléphonique ;
• D’une borne d’appel (qui est reliée directement à un service de secours) ;
• D’un téléphone mobile ou fixe ;
• D’un appareil de radio fixe ou portatif en liaison avec le dispositif mis en place…

3-3-Choisir un service de secours adapté :


• Le 18 : les SAPEURS-POMPIERS pour tout problème de secours, notamment
accidents et incendies ;
• Le 1515 : le SAMU pour tout problème urgent de santé ; c’est un secours médicalisé ;
• Le 17 : la POLICE ou la GENDARMERIE pour tout problème de sécurité ou d’ordre
public ;
• Le 112 : numéro d’appel unique des urgences sur le territoire Européen, recommandé
aux étrangers circulant en France et aux Français circulant à l’étranger ;
• Le 115 : le SAMU social pour toutes personnes qui présente une détresse sociale
comme les personnes sans domicile ou sans abris et exposées aux intempéries.

L’appel aux numéros 18, 15, 17 ou 112 est gratuit et possible sur tout appareil raccordé au
réseau téléphonique national même en l’absence de monnaie ou de carte téléphonique et de
code PIN pour les téléphones mobiles (112 uniquement).

L’usage des bornes d’appel est également gratuit. Cet appel aboutit directement à un service de
secours.

[Tapez un texte]
Au cours de certaines opérations de secours, il existe des procédures spécifiques qui sont
mises en œuvre pour la transmission de l’alerte. Le secouriste devra en prendre connaissance
avant chaque mission de secours.

A l’intérieur de certains établissements, il faut respecter la procédure d’alerte particulière à


ceux-ci, généralement affichée près des postes téléphoniques.

3-4-Transmettre les
informations :

Le secouriste doit pouvoir renseigner les services d’urgence et donner les indications
suivantes :
• Se présenter en donnant le NUMÉRO DU TÉLÉPHONE ou l’indicatif radio du poste
d’appel et éventuellement son nom et/ ou le numéro de la mission ;
• La NATURE DU PROBLÈME, maladie ou accident ;
• Les RISQUES éventuels : incendie, explosion, effondrement, produits chimiques et
tout autre danger ;
• La LOCALISATION très précise de l’événement ;
• Le NOMBRE de personnes concernées ;
• La GRAVITÉ de l’état de la ou des victimes ;
• Les PREMIÈRES MESURES PRISES ET GESTES EFFECTUÉS ;

En outre, il doit répondre aux questions qui lui seront posées par les secours ou par le médecin
du centre 15.

Le message d’alerte achevé, l’appelant doit attendre les instructions avant d’interrompre la
communication.

Un dialogue s’instaure entre le secouriste et le service d’urgence appelé ; ce dernier peut


donner des conseils et/ou des instructions sur la conduite à tenir, soit en attendant l’arrivée des
secours d’urgence sur les lieux, soit pour permettre au secouriste de conclure son action
lorsque celle-ci est suffisante et ne nécessite pas l’intervention d’un service de secours
complémentaire.

[Tapez un texte]
TECHNIQUE 5.4 – L’OXYGENOTHERAPIE
[Link]
L’inhalation d’oxygène entraîne une augmentation de la quantité d’oxygène dans les poumons
et augmente la quantité d’oxygène transportée par le sang jusqu’aux tissus de l’organisme,
notamment au niveau du cerveau.
[Link]

Un enrichissement en oxygène de l’air inspiré par une victime qui respire est appelé :
inhalation d’oxygène.

Une inhalation d’oxygène est nécessaire à toute victime qui présente une détresse vitale et une
baisse de la saturation d’oxygène de moins de 80 pour cent.
Une inhalation d’oxygène peut aussi être réalisée chez une personne victime d’un accident dû à
l’eau (noyade) ou d’une intoxication au monoxyde de carbone suspectée ou avérée.
[Link]ériel
3.1 Le masque à inhalation dit à haute concentration
Le masque à haute concentration est un dispositif
d’administration d’oxygène sans ré-inspiration (la victime
n’inhale pas l’air qu’elle expire) (fig. 5.15).
Ce masque est muni d’un réservoir d’oxygène situé au-
dessous d’une valve anti-retour et qui empêche la victime
de rejeter l’air expiré dans ce réservoir (fig. 5.16).
Il existe des modèles « adulte » et « enfant ».

Figure 5.15

Valve
Valve expiratoire
expiratoire ouverte
fermée

[Tapez un texte]
3.2 insufflateur manuel est aussi utilisé avec son ballon réserve d’oxygène
pour réaliser une inhalation d’oxygène (techniques 8.4 et 9.2)

3.3 Les autres dispositifs


d’administration d’oxygène

Les autres dispositifs d’administration d’oxygène (masques à inhalation par


trompe de Venturi, masque à inhalation simple, sondes ou lunettes introduites
dans les narines de la victime…) sont à proscrire et ne seront utilisés et mis en
place que par un médecin.

4-Réalisation :
1. Ouvrir la bouteille d’oxygène ;
2. Relier le tuyau d’oxygène du masque à l’olive de sortie d’oxygène ;
3. Régler le débit (Tableau 5.2) et obturer la valve du masque avec
votre doigt pour permettre au ballon réserve de se remplir ;
4. Placer rapidement le masque sur la victime et ajuster le cordon
élastique derrière sa tête pour maintenir le masque en position. Si
nécessaire, modeler l’agrafe de nez pour l’ajuster, si elle existe ;
5. Quand le patient inspire, le ballon réserve ne doit pas s’aplatir
complètement. Si tel est le cas, augmenter le débit progressivement
jusqu'à ce que le réservoir reste en permanence au moins à moitié
rempli ;
6. Surveiller attentivement la fréquence respiratoire de la victime.

Adulte : 9 l/min
Enfant : 6 l/min
Nourrisson : 3 l/min

Tableau : débit d’oxygène en inhalation avec un masque à haute


concentration ou un insufflateur manuel équipé d’un
ballon réserve

4-Risques :
L’administration complémentaire d’oxygène même à de très hautes
concentrations (80 à 90 %) est bénéfique à la victime et n’est pas toxique. La
toxicité de l’oxygène n’apparaît que lorsque l’inhalation d’oxygène est réalisée à
haute concentration et sur une longue durée (plusieurs heures).
5-Evaluation :
Un enrichissement en oxygène de l’air inspiré par la victime doit entraîner un
accroissement de la saturation artérielle en oxygène.
Le masque doit être correctement installé sur la face de la victime et ne pas la
gêner. Administré avec un masque à inhalation à haute concentration, le ballon
réserve ne doit pas se dégonfler complètement.

[Tapez un texte]
6-Position
Pour qu’une inhalation d’oxygène soit
efficace, il faut que :
• La respiration de la victime soit suffisante (> 6 par min).
• Le masque à inhalation soit correctement positionné sur la face de la
victime.
• Le débit soit suffisant pour empêcher un dégonflement du ballon réserve

[Tapez un texte]

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