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M. Diouf FR Diagane Barka Ts2 2023-2024. Cours Sur La Littérature Et La Science

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M. DIOUF FR DIAGANE BARKA TS2 2023-2024.

Cours sur la littérature et la science


Introduction
Aujourd’hui, nous assistons encoure un rapport de force entre la littérature et la science.
Ainsi, aux défenseurs de la littérature comme un domaine de connaissances qui s’intéresse à
l’homme s’alignent les scientifiques qui pensent aussi que la sciences un domaine de
connaissances qui s’intéresse comme la littérature à la vie de l’homme. A ce niveau, nous
remarquons que ces deux branches ont un objectif commun : promouvoir l’épanouissement de
l’homme. Cependant, malgré cette forte concentration à la recherche du bonheur de l’homme,
ces deux domaines s’opposent sur plusieurs s paramètres. Nous y reviendrons largement sur
cette ligne de démarcation entre ces domaines de connaissances. Ainsi, une approche
conceptuelle nous permettra de mieux saisir leurs valeurs intrinsèques et différentielles. Ainsi,
la définition de la littérature a toujours suscité un débat polémique car chaque écrivain,
chaque critique littéraire, chaque théoricien ou chaque lecteur a sa propre définition. Tout
comme la littérature, la science possède aussi plusieurs définitions. De ce fait nous essayerons
d’abord de revenir sur la définition de ces deux notions, ensuite nous parlerons de leurs
ressemblances suivies de leurs dissemblances ; et enfin, nous évoquerons leurs spécificités.
I. Approche conceptuelle
Le mot « littérature » est issu du latin littératura qui signifie « écriture » ; il est dérivé de «
littera » qui veut dire « écrit ou lettre ». Ce terme est apparu au début du XIIème siècle avec le
sens de « chose écrite ». A la fin du Moyen Âge, la signification du mot va évoluer et donner
ceci :« savoir tirer des livres ». C’est une définition originelle qui exclut l’oralité au profit de
l’écriture. Mais au fil du temps (XVII-XVIIIème siècle), la notion de « littérature » atteint son
sens actuel et universel :« ensemble désœuvrés écrites ou orales comportant une dimension
esthétique ». Sous ce rapport, la littérature se caractérise essentiellement par son caractère
esthétique car son but est d’exprimera vision du monde des sociétés qui l’a vue naître. Cette
définition du dictionnaire sera renforcée par les conceptions des écrivains, des critiques et des
théoriciens. C’est pourquoi à partir du XIX-XXème siècle, l’on a cherché revoir la nature et
les fonctions de la littérature. A cet effet, certains la conçoivent comme étant « l’expression de
la culture et de la civilisation d’un peuple à un moment donné de son histoire ». Victor Hugo
pense qu’elle doit être « l’écho sonore ». C’est lamée conception du chinois Jiang Zilong qui
soutient que « la littérature est le chant du cœur du peuple et le peuple est l’âme de la
littérature ». Pour lui, la littérature doit s’occuper des problèmes du peuple parce qu’il est sa
raison d’exister. Jean-Paul Sartre abonde dans le même sens lorsqu’il dit que « Le sujet de
la littérature a toujours été l’homme dans le monde ». Pour ce dernier, il y a un rapport
consubstantiel entre la littérature et l’homme.
Tout comme la littérature, la « science » a, elle aussi, plusieurs définitions. Pour être
beaucoup plus clair, la notion ne possède pas de définition consensuelle. Le mot « science »
vient du latin, « scientia » « connaissance », dérivé du verbe « scire » « savoir » qui désigne,
l’origine, la faculté mentale propre à la connaissance. Cette acception se retrouve, par
exemple, dans l’expression de François Rabelais qui disait à l’époque que « Sagesse n’entre
point en âme malveillante et que science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Ainsi, on
retrouve çà et là la racine « science » notamment dans les termes comme « conscience » qui
signifie « avec la connaissance » ; la « préscience » qui veut dire « la connaissance du futur »
ou « l’omniscience » qui renvoie à la « connaissance du tout ».
De ces différentes conceptions, on peut dire que le mot science est polysémique recouvrant
principalement trois acceptions :« savoir, connaissance de certaines choses qui servent à la
conduite de la vie ou à celle des affaires » ;« ensemble des connaissances acquises par l’étude
ou la pratique » ou « hiérarchisation, organisation et synthèse des connaissances au travers des
principes généraux » (théories, lois etc.). D’abord on dira donc que la science est ce qu’on sait
pour l’avoir appris, ce que l’on tient pour vrai. Ainsi, elle se veut universelle. C’est la raison
pour laquelle elle est perçue comme « l’ensemble de connaissances, d’étude d’une valeur
universelle, caractérisées par un objet (domaine) et une méthode déterminés et fondés sur des
relations objectives vérifiables ». Ainsi, certains théoriciens scientifiques comme Michel Blay
la conçoivent comme « la connaissance claire et certaine de quelque chose, fondée soit sur
des principes évidents et des démonstrations, soit sur des raisonnements expérimentaux, soit
encore sur l’analyse des sociétés et des faits humains ». Ainsi, on distingue trois types de
science : les sciences exactes qui comprennent les mathématiques et les « sciences
mathématisées » comme la physique théorique ; les sciences physico-chimiques et
expérimentales (sciences de la nature et de la matière, biologie, médecine) ; les sciences
humaines qui concerne l’Homme, son histoire, son comportement, la langue, le social, la
psychologique, la politique. Une précision ; nous étudions seulement dans ce cours les
rapports entre science et littérature en excluant la technique d’autant plus qu’elle est
l’application de la science.
II-Les ressemblances
Etudier les ressemblances entre la littérature et la science revient à déterminer les rapports
étroits qui les lient. Ainsi, la science et la littérature sont tous deux domaines de connaissance
qui s’intéressent la vie de l’homme ; c’est-à-dire elles ont pour dénominateur commun
l’homme. On peut dire qu’elles ont un même objectif principal commun à savoir rendre
l’homme meilleur. C’est la raison pour laquelle, étant des domaines de connaissances, la
science et la littérature cherchent perpétuellement à la vérité ou à la réalité. Elles se veulent
donc objectives dans une certaine mesure. C’est la raison pour laquelle, on voit dès le
XIXème siècle les influences mutuelles entre la littérature et la science surtout avec les
courants littéraires du Réalisme et du Naturalisme. Par exemple, Emile Zola et ses confrères
vont s’inspirer des travaux des scientifiques comme Le docteur Lucas mais aussi sur les
travaux de Claude Bernard sur l’anatomie. L’objectif de ces derniers est d’être beaucoup
proche de la réalité et de la vérité. C’est probablement dans cette perspective que s’inscrit
cette assertion de Gustave Flaubert qui nous dit que « Le romancier ne peut être vrai que s’il
observe l’âme humaine « avec l’impartialité qu’on met dans les sciences physiques », c’est-à-
dire sans faire intervenir ses sentiments personnels. C’est dire que pour lui, le romancier doit
s’arranger à faire croire la postérité qu’il n’a pas vécu. Cette attitude du romancier est visible
chez le scientifique qui, dans sa démarche, prône toujours l’observation avant de tirer des
conclusions. C’est aussi ce qui fait dire à Georges Schéhadé que « la vérité est une science
enfantine ». Donc retenons que la science tout comme la littérature ont toujours eu la volonté
manifeste et manifesté de s’inscrire dans la logique de la recherche de la vérité, rien que la
vérité tout en étant libre de l’entreprendre. C’est d’ailleurs ce que confirme Albert Camus
dans son discours de Suède concernant la réception du prix Nobel de la littérature qui nous dit
que « les deux charges qui font la grandeur de son métier (l’artiste), la recherche de la vérité
et celui de la liberté ». Henri-Frédéric Amiel de conclure en disant que « La science est la
puissance de l’homme, et l’amour sa force ». Si la science s’inscrit dans la recherche du
profit, de la puissance, la littérature quand elle cherche la morale.
III- Les dissemblances
La notion de dissemblance désigne un manque de ressemblance. Cependant, bien vrai que
nous avons eu à noter précédemment une certaine similitude entre la littérature et la science,
force est de constater qu’elles sont foncièrement différentes d’abord pour ce qui est sur la base
: littérature renvoie à des lettres et la science renvoie à des lettres. Ensuite en ce qui concerne
la démarche, la littérature et la science s’opposent d’autant plus que la littérature est abstraite
alors que la science se veut concrète dans ses manœuvres. Par ailleurs, la science et la
littérature sont diamétralement opposées en ce qui concerne leurs statuts. Contrairement à la
science, la littérature s’intéresse à la sensibilité, car elle se veut subjective ; alors que la
science prône pour l’usage de la raison voire même de la conscience, de la lucidité. Une telle
position nous amènera à affirmer que la science est beaucoup plus importante d’autant plus
qu’elle nous aide à soigner nos maladies (médecins) comme le souligne Francis Bacon qui
nous dit que « La science fournit plus de remèdes qu’elle ne cause des maux »; elle nous
permette d’affranchir des terreurs invisibles ( microscopie, fibroscopie, radiographie) ; celle-
ci nous aide aussi à prévenir certains dangers ou risques sanitaires( les vaccins contre les
pandémies, le dépistage, etc.), en témoigne ces propos de Karl Popper qui nous dit que « La
science avance en rectifiant ses erreurs »; aussi sur ce fait, on peut dire que la science est plus
importante que la littérature, car elle nous aide à se nourrir sainement( biologiste,
nutritionniste etc.). En revanche, à côté de défenseurs qui prônent l’importance de la science,
s’opposent les adeptes de la littérature qui pensent que cette dernière est beaucoup plus
importante. Premièrement, disons que la littérature, contrairement à la science, nous aide à
nous procurer du plaisir à travers ses fonctions comme l’évasion ou sa fonction esthétique.
Ainsi une telle affirmation est mise en valeur par Gustave Lanson qui nous dit que « La
littérature n’est pas objet de savoir […] Elle est exercice, goût et plaisir ». On voit donc par-
là que la littérature est beaucoup plus rassurante d’autant plus qu’elle joue souvent le rôle de
régulatrice et de stabilité intérieures. Deuxièmement, devant l’incapacité et l’impuissance de
la science à résoudre certaines situations, l’homme fait recours à la littérature pour se rassurer
tout en préservant sa dignité humaine avec des valeurs comme la solidarité, le partage, la
prévention, le sens de la collectivité, de communauté. Ainsi, c’est du moins ce qu’on voit avec
les littératures de la maladie comme l’œuvre La Peste d’Albert Camus ; une œuvre dans
laquelle l’auteur pense que dans une ville assiégée par une épidémie, seulement quelques êtres
exemplaires font face grâce à la compassion, grâce à la solidarité. Donc pour Camus la seule
chose qui fait la paix chez l’homme la « sympathie ». Troisièmement, remarquons que devant
le mutisme de la science, la littérature nous permet de démontrer toutes formes d’injustices à
travers sa fonction critique ou engagée. C’est probablement dans cette logique que Camus
nous dit que « La seule finalité de la littérature, c’est de libérer l’homme de tous les moyens
d’oppression donnant voix à leur silence ». Et Sartre d’ajouter que « L’écrivain engagé sait
que la parole est action ; il sait que dévoiler, c’est changer ». Donc on voit que la littérature,
contrairement à la science, se donne toujours les moyens d’agir pour conscientiser l’homme,
c’est-à-dire l’attribuer le plus précieux des valeurs sur terre : le bonheur.
IV- Les spécificités
Dans cette partie nous intéresserons uniquement aux spécificités qui incombent à chaque
domaine. Si nous admettons que le crédo de la science demeure l’objectivité d’autant plus
qu’est objectif un jugement, une connaissance ou une représentation conforme à l’objet, qui
ne déforme pas la réalité ; force est de constater par ailleurs que la littérature est
intrinsèquement liée à la subjectivité, car est subjectif un jugement, une opinion ou une
représentation qui se rapporte au sujet, et qui déforme ou interprété la réalité selon le point de
vue, les désirs ou les intérêts du sujet. La science est donc impartiale ; tandis que la littérature
est partielle, personnelle. C’est ce que pense Cécile Fée qui stipule que « Les beaux-arts sont
le langage des passions, les sciences celui de la vérité ».
Conclusion
En somme, nous avons pu constater dans cette analyse ci-après les rapports étroits qui
s’établissent entre la science et la littérature d’une part et d’autre nous avons remarqué que la
littérature et la science ne peuvent pas être associées. C’est d’ailleurs ce qui nous a poussés
d’étudier leurs approches conceptuelles dès le début de ce cours et leurs spécificités enfin de
notre analyse. Ce qu’il faut retenir est que tous les deux domaines cherchent sans cesse au
bonheur de l’homme sur terre.

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