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Techniques d'expression pour le Bac 7A

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REPUBLIQUE

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ISLAMIQUE
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DE MAURITANIE
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au baccalauréat.

BIOGRAPHIE
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Français
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Corrigés
Corrigés

Exercices
Exercices
d’entrainement
d’entrainement

Bal Mohamed
Bal Mohamed
EL Moctar
EL Moctar
Inspecteur
Inspecteur

07_Francais [Link] All Pages 03/02/21 11:44 pm


République Islamique de Mauritanie
Honneur – Fraternité - Justice

ANNALES Classes de 7ème LM

RÉSUMÉ – DISCUSSION, DISSERTATION ET


COMMENTAIRE COMPOSE

(Techniques, exercices corriges et exercices d’entrainement)

Document conçu par l’inspecteur


Bal Mohamed El Moctar Amadou

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1ère Partie

RÉSUMÉ DE TEXTES

(Techniques et exercices corrigés)

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Technique du résumé de texte :

Le résumé est un exercice qui consiste à réduire un texte en ne gardant que les idées essentielles
et en utilisant un style personnel. La réduction se fait en général au 1/3 ou au ¼ de la longueur
du texte initial. L’exercice comporte une phase de préparation au brouillon et une phase de
rédaction au propre. II est donc indispensable de respecter les règles suivantes pour réussir
l’exercice.

Étape 1 : La préparation du résumé : Suivre les étapes suivantes :

Il faut commencer d’abord par lire plusieurs fois le texte et l’analyser avant de passer à la phase
de rédaction proprement dite. Pour cela, on peut procéder de la manière suivante :
1) Faire une première lecture intégrale du texte pour en découvrir le thème et en dégager
l’idée générale. Pour la découverte du thème on peut s’appuyer sur le titre du texte (s‘il
en a un) ou sur les mots-clés (mots répétés plusieurs fois dans le texte). A ce stade il
s’agit de savoir de quoi parle le texte, quelle idées l’auteur y expose-t-il ou quelle thèse
ou défend-t-il.
2) Lire une deuxième fois le texte pour l’analyser, c’est-à-dire étudier les liens logiques
entre les idées et les paragraphes du texte. Pour cela on doit s’appuyer sur les
articulateurs logiques : les souligner ou encadrer. On doit aussi expliciter les liens
logiques perceptibles à la lecture mais non formulés par l'auteur. Exemple: Entre les deux
premiers paragraphes, le rapport d'opposition (rupture) est à signaler.
On doit aussi prêter attention au changement d’énonciation et le noter dans son
brouillon : par exemple l’auteur passe-t-il de la troisième à la première personne
(du « il » à « je ») ou garde-t-il le même système d’énonciation ?
3) Lire une troisième fois le texte pour dégager l’idée directrice de chaque paragraphe en la
reformulant par une courte phrase personnelle. Pour cela souligner l’idée directrice de chaque
paragraphe après l’avoir repérée. Elle se trouve généralement au début du paragraphe.
On peut aussi indiquer sous forme de titre pour chaque étape, l’idée essentiellement retrouvée à
l'aide des termes soulignés. Inscrire le lien logique qui la sépare de l'étape suivante.

Étape 2 : La rédaction du résumé : Suivre les étapes suivantes :

1) Une fois les idées directrices des différents paragraphes mentionnés dans le brouillon,
rédiger un résumé en les reformulant par de courtes phrases personnelles (si ce travail
n’a pas été fait précédemment), et en les reliant logiquement par les articulateurs
appropriés.
2) Relire le résumé pour vérifier la reformulation et s’assurer qu’on a vraiment utilisé des
phrases personnelles sans changer le sens du texte, c’est-à-dire les idées essentielles qu’il
renfermait.
3) Relire le résumé pour vérifier que la longueur demandée a été respectée. Exemple : Si le
résumé à faire est de 115 mots. La tolérance est de plus ou moins 10 %, le résumé doit se
situer, obligatoirement entre 104 et 126 mots. Si le résumé est trop long, il faut gagner en
concision.
Si le résumé est trop court, c'est qu'une idée essentielle a été oubliée. Reprendre le plan et
vérifier si chaque étape a été résumée. Si aucun oubli n'est repérable ainsi, c'est que le
plan est mauvais : revoir, alors la préparation
4) Enfin, relire le résumé pour vérifier son style :
-Supprimer les répétitions maladroites.
-Corriger les fautes de syntaxe, l'orthographe, de ponctuation
-Compter de nouveau les mots une fois toutes les corrections apportées.

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NB : Les erreurs à éviter.

Pour réussir le résumé de texte, il faut éviter un certain nombre d’erreurs :


-Éviter des expressions du genre : « Dans ce texte l’auteur parle de … » ; « Ce texte explique,
raconte ou dénonce … ». Ce qui est demandé, c’est précisément de se mettre à la place de
l’auteur ou du narrateur pour résumer se idées avec un style personnel sans les modifier.
-Éviter de mettre dans le résumé des commentaires personnels ou des idées qui n’ont aucun
rapport avec le texte.
-Éviter de changer le système d’énonciation du texte : dans un texte d’opinion par exemple,
reprendre le « je » du narrateur s’il s’exprime à la première personne.

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Texte 1 :

L'expansion des communications pourrait permettre d'améliorer les relations entre les
hommes, de réduire lés inégalités, d'augmenter la coopération entre États, mais ce n'est pas ce
qu'on constate.

La mondialisation pourrait être positive pour les populations et la planète, mais les choix
actuels ont plutôt entrainé des phénomènes d'appauvrissement et un pillage généralisé des
ressources. Ainsi, le monde n'a jamais été aussi riche, mais n'a jamais été aussi injuste. Les
richesses mondiales ont certes augmenté, mais l'écart entre les plus riches et les plus pauvres a
été multiplié par 3 ces 30 dernières années. Certains se sont peut-être enrichis mais globalement,
la pauvreté augmente dans les pays pauvres comme dans les pays riches.

On ne peut certes tout imputer à la mondialisation. Les guerres, régimes politiques


dictatoriaux, catastrophes naturelles sont responsables en bonne partie de l'appauvrissement des
populations.

Néanmoins, la mondialisation a des effets directs indéniables. Ainsi, la concurrence entre


les travailleurs du monde entier, pousse les entreprises à payer toujours moins leurs employés,
entrainant au Nord, notamment, une lente destruction des droits sociaux. Par ailleurs, beaucoup
d'échanges internationaux non contrôlées tendent à fragiliser les économies locales. Du point de
vue environnemental également, l'accroissement des transports est une catastrophe et contribue
au réchauffement climatique. La surconsommation des ressources, les pollutions variées, le
manque de respect des ressources naturelles rendent le phénomène plus grave.

Aujourd'hui, les décisions majeures sont prises directement au niveau international, dans
le cadre d'Institutions financières internationales telles que la Banque Mondiale ou le Fonds
Monétaire International, et au sein de l'Organisation Mondiale du Commerce. Ces Institutions,
qui ont pris une place centrale dans les orientations financières et économiques mondiales, sont
de plus en plus critiquées pour les effets de leurs décisions mais aussi pour leur opacité et leur
illégitimité, car les peuples ne sont pas associés aux décisions. La Banque Mondiale et le FMI,
censés lutter contre la pauvreté, sont accusés d'aggraver la situation des pays pauvres en leur
imposant des choix qui ne profitent pas à leurs populations .
Manuel de l'IPN, 7e'AS

A. Questions de compréhension

1) Quelle est la thèse soutenue dans ce texte ?


2) Quelle est la thèse réfutée ?
3) Le texte cherche-t-il à raconter, à argumenter ou à décrire ? Justifier la réponse.
4) Quels sont les problèmes posés par la mondialisation

Réponse aux questions :


1) L’auteur soutient la thèse que la mondialisation a des conséquences négatives pour
les hommes.
2) L’auteur réfute la thèse que la mondialisation est la seule responsable des maux de la
planète.
3) Le texte cherche à argumenter car l’auteur y expose en les justifiant les raisons pour
lesquelles il trouve que la mondialisation a beaucoup d’effets négatifs.
4) La mondialisation a entrainé l’appauvrissement, l’accroissement des inégalités
sociales et la dégradation de l’environnement.

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B. Résumez ce texte au quart environ de sa longueur. Exemple de Résumé :

Le développement des communications n’a pas eu les effets positifs escomptés et la


globalisation a eu des effets pervers tels que l’appauvrissement et l’accroissement des inégalités
sociales entre les hommes. D’autres phénomènes comme la violence ont aussi une part de
responsabilité dans cette situation, mais c’est la mondialisation qui demeure la cause essentielle
de la destruction des droits sociaux dans certains pays, ainsi que de la dégradation dangereuse de
l’environnement. Il s’y ajoute qu’actuellement, ce sont les bailleurs de fonds qui prennent les
décisions les plus importantes au niveau mondial, mais on conteste leur légitimité et on reproche
à leurs institutions de prendre des décisions plutôt préjudiciables aux populations des pays
démunis.

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Texte 2 : (Résumé – Discussion)

Beaucoup d'éducateurs, et aussi de parents, ont aujourd'hui le sentiment qu'il leur faudrait
réagir d'une façon quelconque contre l'influence que les films exercent sur les enfants, et qu'ils
jugent souvent dangereuse ; la plupart d'entre eux envisagent semble-t-il, une intervention ou une
ingérence de l'éducateur dans le domaine du cinéma. Les films n'expriment pas d'ordinaire
ouvertement des idées et des opinions contraires à la morale, et ils ne prennent pas parti de façon
manifeste en faveur des gangsters et autres mauvais garçons ; mais bien de gens, et en particulier
beaucoup d'éducateurs, pensent qu'ils peuvent créer un « climat » affectif ou intellectuel nocif
pour les spectateurs n'ayant pas une maturité d'esprit suffisante.

En effet, le monde que nous dépeint le cinéma est rarement une image fidèle de la réalité.
La vie de famille, de travail, la culture et la religion, par exemple, ne semblent guère y avoir
d'importance. La famille n'est le plus souvent que le cadre de l'action ; de nombreux films
laissent de même l'impression que le travail ne joue qu'un rôle très secondaire dans l'existence
humaine, car la vie professionnelle du héros ou de l'héroïne reste d'habitude tout à fait en dehors
du déroulement de l'intrigue. Et pour ce qui est des valeurs culturelles, on peut dire sans offenser
personne que l'art, la science, le progrès technique et social, sont rarement les préoccupations
dominantes des cinéastes ou de leurs principaux personnages. De même, il est rare que l'on
évoque sur l'écran la place que la religion occupe dans l'existence de nombreux individus.

II n'est donc pas exagéré de dire que beaucoup de films risquent de donner aux
spectateurs sans expérience ni esprit critique l'impression que le crime et la sexualité exercent
une influence prédominante dans le monde. Les seuls mobiles des principaux personnages sont
souvent le désir de la réussite sociale, de l'argent, du prestige et du pouvoir. La sexualité et le
romanesque, le crime et l'aventure, les exploits rocambolesques des héros batailleurs, le succès
personnel, tels sont les grands thèmes de bien des films. Les éléments affectifs l'emportent
dans beaucoup de films sur la raison, et les dénouements visent à satisfaire la sentimentalité du
spectateur plutôt que son jugement. Les dons du corps tels que la force et la beauté apparaissent
d'ordinaire plus désirables que les qualités de l'intelligence et du caractère. De même, la
condition sociale des hommes et des femmes présentés sur l'écran n'a qu'un rapport lointain avec
la réalité : les héros ont le plus souvent une profession « romantique » (cowboy, danseur,
chanteur, acteur, champion, détective ou officier), l'on ne rencontre guère parmi eux de simples
ouvriers.
J.M.L. Peters
L'éducation cinématographique

1) Résumé : Vous résumerez ce texte au '/4 de sa longueur

2) Discutez la phrase suivante: « Bien de gens pensent que les films peuvent créer un climat
affectif ou intellectuel nocif pour les spectateurs n'ayant pas une maturité d'esprit
suffisante »

(Voir Corrigé dans la partie « Discussion »)


Le résumé du texte :

De nombreux parents et éducateurs pensent qu’il faut lutter contre l’influence négative de
certains films sur leurs enfants même si ceux-ci ne portent pas atteinte à la morale et
n’encouragent pas la délinquance chez les jeunes. On estime néanmoins que le cinéma ne
s’intéresse pas aux éléments les plus importants de la vie tels que tels que la vie familiale, les
activités spirituelles, professionnelles et culturelles de l’homme. Ainsi, on craint que le cinéma
ne fasse que pourrir l’esprit des plus jeunes , incapables encore de discernement, en faisant
auprès d’eux la promotion des films violents et de ceux qui ne flattent que les plus mauvais
7

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instincts de l’homme tels que la sexualité, la vanité et le pouvoir. Ce sont ces instincts
qu’incarnent les personnages du cinéma.
Texte 3 : (Résumé – Discussion)

«Pourquoi écrivez-vous ?» demande-t-on souvent à l'écrivain. «Vous devriez le savoir»,


pourrait répondre l'écrivain à ceux qui posent la question. « Vous devriez le savoir puisque vous
nous lisez, car si vous nous lisez et si vous continuez à nous lire, c'est que vous avez trouvé dans
nos écrits de quoi lire, quelque chose comme une nourriture, quelque chose qui répond à votre
besoin. Pourquoi donc vous avez ce besoin et quelle sorte de nourriture sommes-nous? Si je suis
écrivain, pourquoi êtes-vous mon lecteur? C'est en vous-mêmes que vous trouvez la réponse à la
question que vous me posez». Le lecteur ou le spectateur répondra, schématiquement, qu'il lit,
qu'il va au spectacle, pour s'instruire ou pour se divertir. En gros, ce sont les deux sortes de
réponses possibles. S'instruire : cela veut dire savoir ce qu'est celui qui écrit et ce qu'il écrit; ou
bien le plus modeste dira que c'est pour trouver des questions auxquelles lui-même ne peut
répondre. Celui qui veut se divertir, c'est à dire oublier ses soucis du jour, se réjouir de la beauté
de ce qu'il lit ou regarde, vous reprochera de l'ennuyer s'il considère que vous avez l'air de
vouloir l'instruire ou de lui faire la leçon. Celui qui veut s'instruire pourra, s'il considère que vous
avez l'air de vouloir l'amuser peut-être à ses dépens et le distraire, vous reprocher de ne pas
donner de réponse à tous les problèmes que lui-même ne peut pas résoudre.
Dès que quelqu'un a écrit un sonnet, un vaudeville, une chanson, un roman, une tragédie,
les journalistes se précipitent sur lui pour savoir ce que l'auteur de la chanson ou de la tragédie
pense du socialisme, du capitalisme, du bien, du mal, des mathématiques, de l'astronautique, de
la théorie des quantas1, de l'amour, du football, de la cuisine, du chef de l'Etat. «Quelle est votre
conception de la vie et de la mort ?», me demandait un journaliste sud-américain lorsque je
descendais la passerelle du bateau avec mes valises à la main. Je posai mes valises, essuyai la
sueur de mon front et le priai de m'accorder vingt ans pour réfléchir à la question, sans toutefois
pouvoir l'assurer qu'il aura la réponse. «C'est bien ce que je me demande, lui dis-je, j'écris pour
me le demander.» Je repris mes valises tout en pensant que je devais l'avoir déçu. Tout le monde
n'a pas la clef de l'univers dans sa poche ou dans sa valise.
Si un écrivain, un auteur, me demandait, à moi, pourquoi je lis, pourquoi je vais au spectacle, je
répondrais que j'y vais, non pas pour avoir des réponses mais pour avoir d'autres questions; non
pas pour acquérir la connaissance, mais, tout simplement, pour faire connaissance avec ce
quelque chose, avec ce quelqu'un qu'est une œuvre. Ma curiosité de savoir s'adresse à la science
et aux savants. La curiosité qui me dirige au théâtre, au musée, au rayon libraire est d'une autre
nature. Je veux connaître le visage et le cœur de quelqu'un que j'aimerai ou je n'aimerai
pas.
L'écrivain est embarrassé par les questions qu'on lui pose parce qu'il se les pose lui-même
et parce qu'il y a d'autres questions qu'il pourrait se poser mais qu'il n'arrive jamais à se poser;
encore moins à leur répondre. 542 MOTS
Eugène Ionesco
Notes et Contre-notes (Édition Gallimard,)
1. Théorie des quantas: théorie relative à l'énergie de la matière mise au point par le
physicien Planck.

1) Résumez ce texte au tiers de sa longueur.

2) Discussion : Sujet : Quels plaisirs et quels profits pensez-vous qu'on puisse tirer de la
lecture d'un bon roman ? Vous illustrez vos idées d’exemple précis inspirées de vos
lecteurs personnels (Voir Corrigé dans la partie « Discussion »)

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Exemple de Résumé :

VERSION 1 :
Si l’on demande à un écrivain pourquoi il écrit, il répondra que c’est évidemment parce que nous
le lisons. Quant aux lecteurs et aux spectateurs, ils diront qu’ils lisent ou assistent aux spectacles
pour s’amuser ou s’instruire, de sorte que chacun d’eux vous fera grief de l’importuner si vous
lui offriez autre chose que ce qui l’intéresse. En fait, lorsque quelqu’un a fait une production
littéraire, la presse se hâte de lui poser des questions qui n’ont rien à voir avec son domaine
d’activité. Mais si l’on me demandait personnellement pourquoi je lis ou je vais au spectacle, je
répondrais que c’est pour satisfaire ma curiosité de découvrir une œuvre d’art et l’émotion
qu’elle peut susciter en moi. Quant aux autres questions qu’on pose à l’écrivain, il ne peut y
répondre.
----------------------------------------------------------------------------------------

Exemple de Résumé du texte :

VERSION 2 :
Si l’on demande à un écrivain pourquoi il écrit, il répondra que c’est évidemment parce que nous
le lisons. Quant aux lecteurs et aux spectateurs, ils diront qu’ils lisent ou assistent aux spectacles
pour s’amuser ou s’instruire, de sorte que chacun d’eux vous fera grief de l’importuner(le
désintéresser) si vous lui offriez autre chose que ce qui l’intéresse pour l’une ou l’autre activité.
En fait, lorsque quelqu’un a fait une production littéraire, la presse se hâte de lui poser des
questions qui n’ont rien à voir avec son domaine d’activité. Mais si l’on me demandait
personnellement les raisons pour lesquelles je lis ou je vais au spectacle, je répondrais que c’est
pour satisfaire ma curiosité de découvrir une œuvre d’art et l’émotion qu’elle peut susciter en
moi. Quant aux autres questions qu’on pose à l’écrivain, il ne peut y répondre parce qu’il en
recherche lui-même les réponses.

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Texte 4 : (RÉSUMÉ- DISCUSSION)

Lettre à mon fils


Hier soir, un adolescent avançait en titubant dans les rues de Mexico. Dans le même instant, son
frère s'écroulait dans une impasse pleine de nuit, à Paris. À New York, Londres, Amsterdam, ce
sont les mêmes scènes que l'on peut voir, à chaque heure du jour.
Les doses d'un héroïnomane lui coûtent environ 1 000 francs par jour. À Rio de Janeiro, les
trafiquants de cocaïne ont pris le contrôle des favelas, appliquant leur loi à coups de rafales
d'armes automatiques et tenant la police en respect.
Dans la capitale malienne, Bamako, des gamins à peine sortis des langes, mains tremblotantes
comme celles des vieillards, reniflent des solvants, volent, brisent tout ce qui est à leur portée.
Excédée, la population exerce « sa» justice, directe et barbare : un litre d’essence, une allumette
qui craque, et le corps de la victime se tord dans les flammes.
À Chicago, le ghetto du centre-ville, déserté par les forces de l'ordre, est devenu le terrain
protégé de la drogue. Les bandes rivales, armes au poing, s'y affrontent pour le contrôle des
marchés [...].
Les profits tirés du trafic mondial de stupéfiants s'élèvent, selon l'ONU, à 400 milliards de
dollars par an. Ce qui représente près du double des revenus de l'industrie pharmaceutique ou
environ dix fois le montant de l'aide publique au développement. 85 milliards sont « blanchis »
chaque année sur les marchés financiers : 2 à 5 % du produit intérieur brut mondial. La fortune
accumulée par les trafiquants depuis dix ou quinze ans pourrait s'élever à plusieurs milliers
de milliards de dollars. Et une fois encore l'environnement paie le prix fort : en Colombie,
pour chaque hectare de coca, 4 hectares de forêts sont détruits. Pour 1 hectare cultivé de
marijuana, 1,5 hectare de forêts est détruit. La culture de la coca au Pérou, en Bolivie et en
Colombie est responsable de 90 % de la déforestation totale enregistrée par ces trois pays.
Garde ceci bien ancré dans ta tête :
" La drogue n'est un bienfait que pour les assassins qui s'enrichissent. Ceux-là mêmes qui
n'en consomment jamais, pour conserver l'esprit clair et pouvoir mieux t'inoculer leur poison.
Leurs enfants, quant à eux, dorment bien au chaud, à l'abri dans des cocons éloignés des cités-
ghettos et de la désespérance.
La drogue est un faux refuge, une béquille de papier. Elle transforme la vie de ses victimes en
un cauchemar sans fin. Elle enlève à l'homme ce qui lui appartient de plus sacré : sa dignité. Elle
l'entraîne à tuer, à dévaster tout sur son passage, à briser les siens, pour la seule satisfaction
d'une sensation éphémère qu'il faut sans cesse, encore, toujours renouveler. À chaque prise, ton
cœur, ta tête, ta mémoire, ta chair s'appauvrissent, tandis qu'inversement le pourvoyeur s'enrichit.
La drogue est un enchantement mortel que des malfrats qui n'ont jamais connu l'espoir, ni la
beauté, ni la noblesse du cœur, ni la générosité et encore moins l'amour, distillent à des
malheureux bambins en mal de mirages.
La drogue tue. Chaque année plus de 200 000 personnes dans le monde en sont victimes.
Gilbert Sinoué, Â mon fils à l'aube du troisième millénaire, © Éditions Gallimard, 2000.
Texte = 522 MOTS
1. 150 euros.
2. bidonvilles au Brésil.
3. lieu où une minorité vit séparée du reste de la société.
4. Cet argent, issu de trafics malhonnêtes, est réinvesti dans des circuits économiques
normaux.
5. Les langes sont des linges dans lesquels on emmaillote les bébés.
6. transmettre.
7. fournisseur.

10

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8. malfaiteurs.
9. répandent.
Résumé : Vous résumerez ce texte au ¼ de sa longueur (soit 158, 5 mots)

Discussion :
Commentez et au besoin discutez l’opinion suivante concernant la drogue
La drogue est un faux refuge, une béquille de papier. Elle transforme la vie de ses victimes en un
cauchemar sans fin. Elle enlève à l'homme ce qui lui appartient de plus sacré: sa dignité
(Voir Corrigé dans la partie « Discussion »)

Résumé du Texte : Exemple :


Chaque jour, on assiste à des scènes de détresse de la jeunesse partout dans le monde à cause de
la drogue. Sa consommation leur coûte très cher. Par ailleurs, dans certaines capitales du monde
les trafiquants défient la police, dans d’autres, des enfants se droguent et se livrent à la violence
tandis que dans d’autres encore, des bandes concurrentes se tuent pour vendre leurs
marchandises. Quant aux profits provenant du trafic mondial de la drogue, ils sont très élevés et
portent un grand préjudice à l’environnement, surtout dans les pays d’Amérique du sud où des
hectares de forêts sont dévastés pour cultiver la cocaïne. Donc, retiens que la drogue ne profite
qu’à ses trafiquants, qui n’en consomment pas d’ailleurs, et n’en font pas consommer à leurs
enfants. En plus, elle n’a aucune utilité, ôte à l’homme sa personnalité, favorise le crime et la
délinquance et fait beaucoup de victimes dans le monde. 162 MOTS.

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TEXTE 5 : (Questions de Compréhension et Résumé):

Azel avait fait des études de droit. Il avait obtenu une bourse de l'État parce qu'il avait eu son bac
avec mention. Ses parents ne pouvaient pas lui payer d'études. Il comptait sur son oncle qui avait
son cabinet d'avocat à Larache pour l'employer. Après une affaire compliquée où l'oncle perdit sa
clientèle, le cabinet fut fermé. En fait, c'était parce qu'il refusait de faire comme tout le monde
qu'il perdit la plupart de ses clients, qui lui firent une mauvaise réputation: "ne va pas chez maître
El Ouali, il est intègre, avec lui pas d'arrangement, résultat, il perd tous ses procès!" Azel comprit
que son avenir était compromis et que sans piston, il ne trouverait pas de travail. Ils étaient
nombreux dans son cas. C'est ainsi qu'il prit part au sit-in des diplômés chômeurs devant le
Parlement à Rabat. Au bout d'un mois où rien n'avait changé, il reprit le car de la CTM pour
Tanger et décida de quitter ce pays. Il imagina même un accident de l'autocar où il perdrait la vie
et en finirait ainsi avec une situation sans issue. Il se voyait mort., pleuré par sa mère et sa sœur,
il entendait les copains le regretter: victime du chômage; victime de l'incurie du système; c'était
un garçon brillant, bien éduqué, fin, généreux, Il a fallu qu'il monte dans ce maudit car aux pneus
lisses, conduit par un diabétique qui a perdu connaissance dans un virage ... le pauvre Azel, il n'a
pas vécu, il a tout fait pour s'en sortir, tu vois, s'il avait réussi à embarquer pour l'Espagne, il
serait aujourd'hui un brillant avocat ou un professeur d'université!

Azel se frotta les yeux. Il se leva et demanda au conducteur s'il ne souffrait pas de diabète.
-Que Dieu m'en préserve ! J'ai, grâce à Dieu, une santé de fer et je mets ma vie entre les mains de
Dieu. Quitter le pays. C'était une obsession, une sorte de folie qui le travaillait jour et nuit.
Comment s'en sortir, comment en finir avec l'humiliation? Partir, quitter cette terre qui ne veut
plus de ses enfants, tourner le dos à un pays si beau et revenir un jour, fier et peut-être riche,
partir pour sauver sa peau, même en
risquant sa peau...
Tahar Ben Jelloun, Partir.
I. Questions

1) Quel est l'état d'esprit du personnage principal dans ce texte?

- Le personnage est tellement déçu qu’il veut qu’il veut quitter son pays et émigrer
2) Quelles sont les raisons du désespoir d'Azel? - "'

-Il a terminé ses études, obtenu ses diplômes et il se retrouve au chômage.


3) Expliquez et commentez: " En fait, c'était parce qu'il refusait de faire comme tout le
monde qu'il perdit la plupart de ses clients, qui lui firent une mauvaise réputation:
"ne va pas chez maître El Ouail, il est intègre, avec lui pas d'arrangement, résultat,
il perd tous ses procès !

Cette expression signifie que maitre Ouail a fait faillite parce qu’il refusait de corrompre
ses supérieurs pour remporter ses procès comme le suggère l’expression : «, il est intègre,
avec lui pas d'arrangement ». Cela laisse sous entendre que dans son pays, il ya un
système de travail malhonnête auquel il faut se soumettre pour réussir dans ses affaires.

II. Résumez ce texte au 1/4 de sa longueur : (376 : 4= 94)

Exemple de Résumé :

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Après son baccalauréat et ses études supérieures, Azel s’était retrouvé au chômage et ne
pouvait plus compter sur son oncle qui venait de faire faillite, pour l’employer. Celui-ci a
été ruiné par son honnêteté qui faisait fuir tous ses clients. Et comme sa situation
n’évoluait guère au Maroc, tout comme celles des autres diplômés chômeurs, il décida
d’émigrer même au péril sa vie pour se tirer d’affaire. Mais au cours du voyage qui le
ramenait à Tanger, il souhaitait aussi faire un accident et mourir pour abréger sa
souffrance. 94 mots.

TEXTE 6 : (Résumé et discussion.)


La coutume en Afrique veut que ce soit les anciens qui forment les jeunes sous tous les rapports :
pratiques culturales, construction des cases, préparation de la nourriture, mariage, et éducation
des enfants, conformément à des traditions anciennes et vénérées. Cette tradition est ébranlée.
Les aînés d'aujourd'hui qui, autrefois, s'instruisaient aux pieds de leurs aînés, se retrouvent
encore entrain de s'instruire, mais aux pieds, cette fois de leurs propres enfants. Pis encore, ces
enfants ne se gênent pas pour ridiculiser et tourner en dérision cette tradition. Comment peuvent-
ils s'attendre à ce que leurs parents avalent cette pilule ambre sans faire la grimace.

Aucune des institutions que j'ai visitées ne semble s'être préoccupée de ce problème, sans doute
parce que le personnel est formé en grande partie d'expatriés qui ignorent son importance. Par
conséquent, les jeunes hommes et les jeunes femmes qui devront enseigner de nouveaux modes
de vie à leurs aînés ne sont pas particulièrement bien formés pour posséder à fond les techniques
de la communication qui leur permettraient d'aborder une situation aussi délicate et explosive
avec tact, bon goût et surtout, d'une manière professionnelle.

Il est déprimant de visiter un centre de formation agricole et d'observer un jeune homme


autoritaire entrain d'admonester ses aînés avec arrogance sur un ton qui sent l'époque coloniale.
Il est évident qu'on ne lui a pas appris à enseigner à des adultes. Au lieu de cela, il se réfère aux
seuls modèles d'enseignement qu'il connaît, à savoir ses propres maîtres. Mais il oublie que
lorsqu'il était élève, ses maîtres étaient ses aînés, De sorte que, sans préméditation, ce jeune
homme se rend totalement insupportable aux yeux de ces derniers en les traitant comme des
subordonnés. Il est rejeté et en même temps que lui, toutes les idées et les projets grandioses qu'il
a essayé de promouvoir.

En résumé, il existe une conspiration involontaire de courtoisie de la part des Africains qui se
révèle être fatale au dialogue avec les experts étrangers. ·

Joseph ASCROFT, Manuel de français de l'IPN, 7cmc AS, pp.22-23.

1- Résumez ce texte au tiers (1/3) de sa longueur.


2- Discussion : « Cette tradition est ébranlée. Les aînés d'aujourd'hui qui, autrefois,
s'instruisaient aux pieds de leurs aînés, se retrouvent encore entrain de s'instruire, mais
aux pieds, cette fois de leurs propres enfants.» Discutez ce point de vue de Joseph
Ascroft.

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Corrigé :

Préparation du Résumé : Relevé des idées essentielles du texte par paragraphe

P1 : Rupture d’une tradition : désormais en Afrique, ce sont les jeunes qui se chargent de la
formation des anciens.

P2 : les jeunes qui ont en charge la formation des anciens ne disposent pas de techniques de
communication appropriées pour ce genre de public

P3 : le jeune formateur échoue dans son projet de former les adultes à cause essentiellement de
son manque de courtoisie.

P4 : l’intérêt accordé à la courtoisie par les Africains nuit à la communication avec les experts
internationaux.

Exemple de Résumé du texte :

Autrefois en Afrique, c’étaient les anciens qui enseignaient les jeunes dans tous les
domaines. Mais aujourd’hui, les rôles ont changé et ce sont les jeunes qui enseignent les
personnes âgées et ils le font sans leur accorder le respect qui leur est dû. Ce problème est
négligé par les institutions qui les emploient et a pour conséquence que ces jeunes n’ont pas la
formation requise pour pouvoir communiquer correctement avec leurs ainés. Ce qui fait que le
jeune formateur échoue dans son projet de former les adultes à cause essentiellement de son
manque de courtoisie. C’est que l’intérêt accordé à la courtoisie par les Africains nuit souvent à
la communication avec les experts internationaux.

Texte 7 : Résumé :

« Je n'avais, je n'ai, aucune prévention contre la maternité ; les poupons ne m'avaient


jamais intéressée, mais, un peu plus âgés, les enfants me charmaient ; souvent ; je m'étais
proposé d'en avoir à moi au temps où je songeais à épouser mon cousin Jacques. Si à présent je
me détournais, de ce projet, c'est d'abord parce que mon bonheur était trop compact pour
qu'aucune, nouveauté pût m'allécher. Un enfant n'eût pas resserré les liens qui nous unissaient
Sartre et moi ; je ne souhaitais pas que l'existence de Sartre se reflétât et se prolongea dans celle
d’un, autre : il se suffisait, il me suffisait. Et je me suffisais : je ne rêvais pas du tout de me
retrouver i dans une chair issue de moi. D'ailleurs, je me sentais si peu d'affinités avec mes
parents que d'avance les fils, les filles que je pourrais avoir m'apparaissaient comme des
étrangers; j'escomptais de leur part ou de l'indifférence, ou de l'hostilité tant j'avais eu d'aversion
pour la vie de famille. Aucun fantasme affectif ne m'incitait donc à la maternité. Et, d'autre part,
elle ne me paraissait pas compatible avec la voie dans laquelle je m'engageais : je savais que
pour devenir un écrivain j'avais besoin de beaucoup de temps et d'une grande liberté. Je ne
détestais pas jouer la difficulté ; mais il ne s'agissait pas d'un jeu : la valeur, le sens même de ma

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vie se trouvaient en question. Pour risquer de les compromettre, il aurait fallu qu'un enfant
représentât à mes yeux un accomplissement aussi essentiel qu'une œuvre : ce n'était pas le cas.
J'ai raconté combien, vers nos quinze ans, Zaza m'avait scandalisée en affirmant qu'il valait
autant avoir des enfants que d'écrire des livres : je continuais à ne pas voir de commune mesure
entre ces deux destins. Par la littérature, pensais-je, on justifie le monde en le créant à neuf, dans
la pureté de l'imaginaire, et, du même coup, on sauve sa propre existence ; enfanter, c'est
accroître vainement le nombre des êtres qui sont sur terre, sans justification. On ne s'étonne pas
qu'une carmélite, ayant choisi de prier pour tous les hommes, renonce à engendrer des individus
singuliers. Ma vocation non plus ne souffrait pas d'entraves et elle me retenait de ne poursuivre
aucun dessein qui lui fût étranger. Ainsi, mon entreprise m'imposait une attitude qu'aucun de mes
élans ne contrariait et sur laquelle je ne fus jamais tentée de revenir. Je n'ai pas eu l'impression de
refuser la maternité ; elle n'était pas mon lot ; en demeurant sans enfant, j'accomplissais ma
condition naturelle. »

Exemple de Résumé du texte :

Même si autrefois j'avais désiré être mère, cela ne me convenait plus parce que mon existence
avec Sartre était assez riche pour nous combler. De plus, mes mauvaises relations avec mes
parents ne me laissaient guère en espérer de meilleures avec ma progéniture Je n'étais donc pas
motivée affectivement.

D'autre part, je ne pouvais pas être à la fois mère et écrivain, car écrire exigeait de moi
une disponibilité totale. Or, Je préférais depuis longtemps l'œuvre littéraire : par elle, on recrée
un univers et on donne ainsi un sens à sa vie, ce que ne permet pas la maternité.
En me vouant à la littérature, Je renonçais donc tout naturellement à avoir des enfants.

(118 mots)

TEXTE 8 : (Résumé) CLAIRVOYANCE ET VOLONTÉ

" Les écrivains en lesquels notre temps a voulu reconnaître ses maîtres donnent, si nous savons
les entendre, deux utiles leçons : d'abord ils ne nous permettent plus de nous bercer d'illusions
sur la précarité de notre condition d'homme en général et sur les périls particuliers de notre
civilisation ; ensuite, ils nous indiquent, ou du moins ils cherchent à découvrir les voies d'une
action positive , les raisons de l'espoir et du courage Je souhaite à ceux qui les lisent, et surtout
aux jeunes gens, d'entendre ces deux leçons celle de la clairvoyance, oui, mais aussi celle de la
volonté. Le désespoir n'est jamais une attitude de gouvernement.

" Certes, les motifs de tristesse et d'inquiétude ne nous manquent pas ; deux guerres mondiales
en un demi-siècle ont provoqué d'énormes ruines matérielles et morales ; et celles-ci ne sont pas
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encore relevées que des menaces plus effrayantes surgissent ; et déjà à l’autre extrémité du
continent, des foules hurlent sous les bombes, meurent et de faim et de froid, et des milliers de
gens s'entretuent avec des techniques toujours plus parfaites. L'ordre n'est pas encore dans les
choses, ni dans la paix des âmes. L’homme est inquiet ; debout à un carrefour ambigu ;
s’interroge plus passionnément que Jamais sur le fond de sa nature e le sens de son destin. Les
inventions de son intelligence, qui ont dépassé ses rêves les plus hardis, non seulement ne lui ont
pas donné le bonheur intime- ce qui n était possible, car il est d'un autre ordre et ne peut naître
que de la sagesse, mais elles n'ont pas même assuré son bien-être matériel, puisqu'elles semblent
aujourd'hui plus puissantes pour détruire que pour créer.

" Et pourtant parmi ces maux et ces peines, l'homme d'aujourd'hui se sent au bord de la réussite
aussi bien que de la catastrophe. L'apprenti sorcier finira peut être par connaître son métier et par
gouverner les forces imprévues qu'il a libérées.

Nous savons que la civilisation qui nous supporte peut périr corps et biens, mais aussi qu'elle
peut porter vers plus de bonheur, de justice et de liberté. Une sourde et raisonnable ambition, un
sentiment d'inaliénable royauté soulèvent notre courage et ne permettent plus à l'espérance de
s'éteindre. Aussi bien, je souhaite que les lecteurs de la littérature d'aujourd'hui, et surtout les
jeunes lecteurs, n'en sentent point que l'amer et le noir, qu'ils ne laissent pas les peines et les
horreurs de cette époque voiler à leurs yeux ce qu'elle a de grandeur incomparable et ce qu'elle
offre de chance à l'espoir.

" Mais au cas où ces réflexions finales paraîtraient trop grandioses et marquées d'un penchant à
l'utopie, je rappellerai une idée plus précise ; c'est qu'il existe une nature de l'homme et par
conséquent, à travers les accidents de son histoire, une certaine permanence de ses tendances et
de ses aspirations, et donc aussi, certaines chances de bonheur, indépendantes de ces accidents,
aussi longtemps du moins qu'il reste la vie et les conditions de la vie.

Pierre-Henri SIMON
"Témoins de l'homme "(1953)

Préparation du Résumé :

Double message des grands penseurs


1) Certes motifs d'inquiétudes
2) Et pourtant motifs d'espérer
3) Mais pas d'optimisme naïf
Croyance dans la nature humaine

Plan

Sorte d'introduction :

1. d'abord : Pessimisme lucide sur nous mêmes


2. ensuite : Espoir par possibilité d'action sur notre époque
j'espère que ce double message sera utile surtout aux jeunes
pessimisme

Motifs d'inquiétude
- guerres mondiales et ses conséquences matérielles et morales
- guerres futures prévisibles (avec faim, froid)

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- progrès de la technique de mort
- interrogation angoissée de l'homme sur sa nature et sur son devenir

Ses meilleures inventions se retournent contre lui


Motifs d'espérer
Et pourtant : (cependant) optimisme est égal au pessimisme conviction que notre époque peut
conduire au progrès

Seulement sentiments de force et de réussite intimement liés à nous.


Les éléments négatifs ne doivent pas cacher les aspects positifs
surtout chez les jeunes

Sorte de conclusion

Mais au cas où ces réflexions finales


Toutefois: permanence de la nature humaine et de la recherche du bonheur au de la des
contingences.

Rédaction du résumé :
Les écrivains contemporains transmettent deux messages : l'homme et sa civilisation sont
menacés ; il nous reste des possibilités de salut. Deux idées à retenir pour la nouvelle génération:
lucidité et action.
Oui, notre monde meurtri par les conflits passés contemporains, ou même à venir, n'incite guère
à l'optimisme. L'homme doute de lui : ce qu'il crée ne lui procure aucune satisfaction. Mais le
pire n'est pas certain : une civilisation recèle en elle la mort aussi bien que l'épanouissement de
l'homme. Aux jeunes de discerner dans les livres les messages d'espoir. Car il est dans la nature
de l'homme de rechercher le bonheur.

(110 mots).

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TEXTE 9 : COMMENT EST POSSIBLE UNE RENCONTRE DES CULTURES?

Comment est possible une rencontre de cultures diverses, entendons : une rencontre qui ne soit
pas mortelle pour tous? Il paraît en effet ressortir (...) que les cultures sont incommunicables ; et
pourtant l'étrangeté de l'homme pour l'homme n'est jamais absolue. L'homme est un étranger
pour l'homme certes, mais toujours aussi un semblable. Quand nous débarquons dans un pays
tout à fait étranger, nous sentons que malgré le plus grand dépaysement nous ne sommes jamais
sortis de l'espèce humaine ; mais ce sentiment reste aveugle, il faut l'élever au rang d'un pari et
d'une affirmation volontaire de l'identité de l'homme. C'est ce pari raisonnable que tel
égyptologue (1) fit jadis quand, découvrant des signes incompréhensibles, il posa en principe
que si ces signes étaient de l'homme, ils pouvaient et devaient être traduits. Ce qu'on vient de
dire du langage- des signes- vaut aussi pour les valeurs, les images de base, les symboles qui
constituent le fonds culturel d'un peuple. Oui, je crois qu'il est possible de comprendre un
personnage de roman, de théâtre ou un ami réel mais différent de moi ; bien plus, je puis
comprendre sans répéter, me représenter sans revivre me faire autre en restant moi-même. Être
homme, c'est être capable de ce transfert dans un autre centre de perspective.

Alors se pose la question de confiance: qu'arrive-t-il à mes valeurs quand je comprends celles
des autres peuples ? La compréhension est une aventure redoutable où tous les héritages culturels
risquent de sombrer dans un syncrétisme(2) vague. Il me semble néanmoins que nous avons
donné les éléments d'une réponse facile et provisoire : seule une culture vivante, à la fois fidèle à
ses origines et en état de créativité sur le plan de l'art, de la littérature, de la philosophie, de la
spiritualité, est capable de supporter la rencontre des autres cultures, non seulement de la
supporter mais de donner un sens à cette rencontre. Lorsque la rencontre est une confrontation
d'impulsions créatrices, une confrontation d'élans, elle est elle-même créatrice. Je crois que de
création à création, il existe une sorte de consonance(3), en l'absence de tout accord. Je suis
convaincu qu'un monde islamique qui se remet en mouvement, un monde hindou dont les
vieilles méditations engendreraient une jeune histoire, auraient avec notre civilisation, notre
culture européenne, cette proximité spécifique qu'ont entre eux tous les créateurs. Le problème
n'est pas de participer à une sorte de croyance vague qui pourrait être acceptée par tout le monde
; sa tâche, c'est Heidegger(4) qui le dit : « Pour avoir en face de soi un autre que soi, il faut être
soi. »

Paul RICOEUR – Revue Esprit – 1961

_______________________
1.
Il s’agit de Champollion (1790 - 1832) qui, le premier, déchiffra les hiéroglyphes.
2.
Mélange de doctrines, de systèmes
3.
Ressemblance
4.
Philosophie allemand (1889 – 1976)

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Rédaction du résumé :

Sous les différences extérieures qui démarquent les cultures, on doit postuler à une même
identité de la nature humaine, postulation de l'ordre du pari qui est née de la volonté de l'homme.
Sympathie et imagination peuvent nous rendre sensible l'identité humaine malgré l'altérité
extérieure des cultures. Pourtant la compréhension réciproque des cultures peut mener à une
indistinction des différents génies culturels. Seules les cultures créatrices dans les domaines
artistique, religieux et intellectuel peuvent supporter leur confrontation et s'en enrichir. Ce
pourrait être le cas des mondes musulman hindou et européen en étroit contact. En effet on ne se
définit soi-même qu'en fonction de la reconnaissance d'autrui.

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TEXTE 10 : LE LIVRE ET LA CONCEPTION DE L'ART

La civilisation du livre, si elle avait systématisé les moyens d'échange entre les hommes, avait du
moins favorisé l'individualisme · la lecture se pratique isolément elle apporte ses matériaux
intellectualisés devant le tribunal intérieur qui sauvegardé dans son retrait, peut choisir,
agglomérer à sa guise les éléments dont il entend nous enrichir.
Mais elle est minée depuis plus d'un siècle Dès 1819, Lamennais, dans ses « Mélanges religieux
et philosophique », jetait un cri d’alarme : " On ne lit plus, on n'a plus le temps. L'esprit est
appelé à la fois de trop de côtés il faut lui parler vite où il passe. Mais il y a des choses qui ne
peuvent être dites, ni comprises si vite, et ce sont les plus importantes pour l'homme. Cette
accélération de mouvement qui ne permet de rien enchaîner, de rien méditer, suffirait seule pour
affaiblir et, à la longue, pour détruire entièrement la raison humaine. " 1819 ! La phrase
inaperçue. Elle s'éclaire maintenant d'un jour brutal...
La civilisation de l'image envahit, occupe la personne comme un terrain conquis ; elle ne laisse
plus le temps d'examiner et d’assimiler ; elle impose ses brusques et rapides intrusions et son
rythme autoritaire. Le spectateur (ou l'auditeur des images sonores) n'est plus qu'un engrenage
emboîté sur la route motrice, Huxley, dans « En marge », a pu dresser le bilan de l'évolution
dénoncée par Lamennais. Le livre a été supplanté par le cinéma, par la radio, par la télévision,
ses “fournisseurs de distraction toutes faites, distractions qui n'exigent de la part de ceux qui
recherchent le plaisir, aucune participation qui n'exigent aucun effort intellectuel quel qu'il soit".
Longtemps avant lui, Kafka avait analysé cette emprise autoritaire, avec une rare pénétration. "
Je suis un visuel. Or le cinéma gêne la vision. Le rythme précipité des mouvements et le
changement rapide des images font qu’obligatoirement, ces images échappent à l'œil. Ce n'est
pas le regard qui s'empare des images, mais celles-ci qui s'emparent du regard. Elles submergent
la conscience. Le cinéma, c'est mettre un " uniforme à l'œil qui, jusqu'à présent, était nu. “ Et,
faisant allusion au proverbe tchèque : " Les filles sont les volets de fer devant la fenêtre"
Or, la liberté est d'abord choix de ce qui nous est offert. Quel va être son sort? La sensation
pratique de nos jours est une sensation dirigée, non seulement par son racolage obsédant, mais
par son intolérance de toute marge de jugement. Rien de plus révélateur que son penchant à
imposer même les détails. Le spectateur de jadis, mis en présence d'une peinture était abandonné
à son tête-à-tête ; il reste armé de ses initiatives. Aujourd'hui le panneau explicatif ou le haut-
parleur utilisé jusque dans les galeries assignent à l'attention son objet déterminé. ( .. )
( .. ) La vitesse désormais intervient et ne laisse plus chance de reprise Non seulement dans le
spectacle, mais dans la vie quotidienne. Les paysages, derrière la. vitre du wagon ou de
l'automobile, permettent difficilement au regard trop tendu de déceler – en tout cas, de s'arrêter,
jamais I Peu à peu se crée une insatiabilité des images : le regard, intoxiqué de mobilité, ne
connaît plus la cause qui laisse l'émoi nuancé ou la méditation ; il ne sait plus l'absorber en une
boulimie précipitée. Par des statistiques, il a été montré que 1 Américain, placé à l'avant-garde de
notre course, se déplace infiniment plus que l’Européen. L'homme moderne, Juif errant des
sensations, peut les renouveler sans cesse, mais non en constituer un capital intérieur.

Réné Huyghe
Dialogue avec le visible

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PRÉPARATION DU RÉSUMÉ : COMPRÉHENSION :
A. La lecture : exercice solitaire, agent d'individualisme exercice de jugement, discernement,
sens critique (Capacité de trier le bien et le mal)
B. La lecture minée (sapée, ruinée) par la presse (empressé) et l'agitation du monde moderne
C. La civilisation de l'image s'est emparée (inféodée, asservie) de l'homme réduisant à néant
tout effort intellectuel
D. Une conscience claire # confuse, floue, brouillée ; les images
submergent (broient, brouillent) la conscience en emprisonnant le regard.
E. Mouvement autoritaire (imposé, obsédant) les images et leur rythme (allure). La liberté
de la lecture, les disponibilités.
F. La liberté du regard et de la sensation est suspendue (suspendre une loi) Insatiabilité
(boulimie, insatisfaction) des images qui empêchent l'émoi, la méditation et la naissance
(la genèse, l'édification) d'un capital intérieur.

RÉDACTION DU RÉSUMÉ
Tout en systématisant les échanges entre les hommes, la lecture est restée un exercice solitaire,
de sens critique, facteur d'individualisme. Bien qu'agent nécessaire d'une connaissance intime de
l'homme, depuis plus d'un siècle, elle est minée par l'agitation et la presse du monde moderne. La
civilisation de l'image s'est asservi l'homme et par les distractions toutes faites qu'offrent cinéma
et télévision, a réduit à néant tout effort intellectuel. Le flot des images noie la conscience et met
un carcan à la liberté du regard. Le rythme et les pauses imposés des images suspendent la liberté
du regard et de la sensation qui sont maintenant dirigés. Cette boulimique image spécifique à
l'homme moderne empêche la genèse d'un capital intérieur.

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TEXTE 11 : (RÉSUMÉ)

L'UNIVERS DU ROMAN

La façon la plus simple et la plus commune d'envisager l'expression romanesque consiste à y voir
un exercice d'évasion.
Mais de quoi s'évade-t-on par le roman ? D'une réalité jugée trop écrasante ? Les gens heureux
lisent aussi des romans et il est constant (1) que l'extrême souffrance ôte le goût de la lecture.
D'un autre côté, l'univers romanesque a certainement moins de poids et de présence que cet autre
univers où des êtres dé chair font notre siège sans répit.

Les hommes tiennent au monde et, dans leur immense majorité, ils ne désirent pas le quitter.
Loin de vouloir toujours l'oublier, ils souffrent au contraire de ne point le posséder assez,
étranges citoyens du monde, exilés dans leur propre patrie. Sauf aux instants fulgurants de la
plénitude, toute réalité est pour eux inachevée. Leurs actes leur échappent dans d'autres actes,
reviennent les juger sous des visages inattendus, fuient comme l'eau de Tantale (2) vers une
embouchure encore ignorée. Connaître l'embouchure, dominer le cours du fleuve, saisir enfin la
vie destin, voilà leur vraie nostalgie, au plus épais de leur patrie. Mais cette vision qui, dans la
connaissance au moins les réconciliait enfin eux-mêmes, ne peut apparaître, si elle apparaît, qu'à
ce moment fugitif qu'est la mort, tout s'y achève. Pour être une fois au monde, il faut à jamais ne
plus être ....Il n'est pas d'être enfin qui, à partir d'un niveau élémentaire de conscience ne s'épuise
à chercher les formules ou les attitudes qui donneraient à son existence l'unité qui lui manque ....
Il est donc juste de dire que l'homme a l'idée d'un monde meilleur que celui-ci. Mais meilleur ne
veut pas dire alors différent, meilleur veut dire unifié. Cette fièvre qui soulève le cœur au-dessus
d'un monde éparpillé, dont on ne peut cependant se déprendre (3), est la fièvre de l'unité. Elle ne
débouche pas dans une médiocre évasion, mais dans la revendication la plus obstinée. Religion
ou crime, tout humain obéit finalement à ce désir raisonnable et prétend donner à la vie la forme
qu'elle n'a pas. Le même mouvement, qui peut porter à l'admiration du ciel ou à la destruction de
l'homme, mène aussi bien à la création romanesque, qui en reçoit alors son sérieux.
Qu'est-ce que le roman, en effet, sinon cet univers ou l'action trouve sa forme, ou les mots de la
fin sont prononcés, ou toute vie prend le visage du destin ? Le monde romanesque n'est que la
correction de ce monde. La souffrance est la même, le mensonge et l'amour. Les héros ont notre
langage, nos faiblesses, nos forces. Leur univers n'est ni plus beau ni plus édifiant que le nôtre.
Mais eux, du moins courent : jusqu'au bout de leur destin, et il n'est même jamais de si
bouleversants héros que ceux qui vont jusqu'à l'extrémité de leur passion. C'est ici que nous
perdons let...' mesure, car ils finissent alors ce que nous n'achevons jamais.

Voici donc un monde imaginaire, mais crée par la correction de celui-ci. L’homme s'y donne
enfin à lui-même la forme et la limite apaisante qu'il poursuit en vain dans sa condition. Le
roman fabrique du destin sur mesure. C'est ainsi qui concurrence la création et qu'il triomphe
provisoirement de la mort ... Le roman, a ce niveau, est d'abord un exercice de l'intelligence au
service d'une sensibilité nostalgique ou révoltée.

Albert CAMUS •
L'homme révolté (essais), ed. Gallimard

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Vous ferez de ce texte un résumé au quart de sa longueur (environ 160 mots).

Préparation du Résumé :

Paragraphe 1 = le plaisir pris au roman tiendrait à l'évasion qu'il procure mais ceux qui sont
heureux lisent et non les malheureux.

Opinion commune et infirmation de l’auteur.


Posséder le monde : bien connaître, comprendre le monde ex : posséder les mathématiques, les
langues .... être capable de donner un sens au monde, et en connaître le cours du fleuve : le cours
de la vie
Embouchure = mouvement.
Maeterlinck (poète belge de la fin du XIXe S) : " Si nous savions pourquoi nous allons du
berceau à la tombe, nous sauterions dans la route comme les enfants qui jaillissent de l'école. "

Paragraphe Il :
Infirmation : Les hommes ne cherchent point à fuir le monde mais au contraire, à
le posséder, lui donner un sens, à en connaître les tenants et les aboutissants.

Paragraphe III :
Monde unifié # Monde éparpillé
Un sens unique où aux significations multiples
Concourent toutes les significations

- donner un sens unique à la vie


- insuffler un sens unique à la vie
- charger la vie de sens, une vie signifiante.

Paragraphe Ill :
Est un approfondissement du Il
La possession du monde passe par le sens qu'on lui donne

Paragraphe IV : Approfondissement du grand Ill


L'univers romanesque n'est pas un univers idéalisé mais à la différence du nôtre c'est un univers
du définitif, de !'achevé de l'inéluctable.

Monde romanesque # Monde réel


Unique éparpillé
Unifié incohérent
Achevé, définitif incomplet, inachevé, informe

" le propre de la réalité humaine c'est de ne jamais former un tout achevé, de tirer un trait"

Martin HEIDEGGER

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V/ " Le roman, à ce niveau, est d'abord un exercice de l'intelligence au service d'une sensibilité
nostalgique ou révoltée
Le roman est une mainmise sur le destin.

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Rédaction du résumé

D'un avis commun la finalité du roman tient à la fuite hors du réel qu'il procure. Pourtant, les
gens heureux lisent et non ceux qui souffrent. En fait loin de vouloir s'abstraire du monde, la
plupart des hommes tiennent à le posséder, en savoir le cours, les tenants et les aboutissants
pour dominer ce qui leur semble l'incohérence de la vie. Car le plus ou moins du degré de
conscience impose à tout être la recherche tendue d'un sens à insuffler au monde qui
l'unifierait. Exigence, présente dans toute religion et dans le crime, à laquelle le roman répond
non en tant qu'idéalisation de ce monde, ce qu'il n'est pas mais parce que toute chose y est dite
et, par l’achevée et définitive. Univers de l'achevé et du définitif, le roman rivalise avec ce
monde-ci et exprime une mainmise sur le destin.

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TEXTE 12 (Questions de Compréhension et Résumé :)

Pendant un très long temps, l'idée ne pouvait même pas venir à l'homme qu'il eût à user de
ménagement avec la nature, tant celle-ci lui apparaissait hors de proportions avec les effets
qu'il était capable d'exercer sur elle. Mais voilà que depuis quelques décennies, la situation se
retourne... Par suite de la prolifération effrénée des êtres humains, par suite de l'extension des
besoins et des appétits qu'entraine cette surpopulation, par suite de l'énormité des pouvoirs qui
découlent du progrès des sciences et des techniques, l'homme est en passe de devenir, pour la
géante nature, un adversaire qui n'est rien moins que négligeable. Soit qu'il menace d'en
épuiser les ressources, soit qu'il introduise en elle des causes de détérioration et de
déséquilibre.
Désormais, l'homme s'avise que, dans son propre intérêt bien entendu, il lui faut surveiller,
contrôler sa conduite envers la nature, et souvent protéger celle-ci contre lui-même. Ce souci,
ce devoir de sauvegarder la nature, on en parle beaucoup à l'heure présente; et ce ne sont plus
seulement les naturalistes qui en rappellent la nécessité. II s'impose à l'attention des
hygiénistes, des médecins, des sociologues, des économistes, des spécialistes de la
prospective et plus généralement de tous ceux qui s'intéressent à l'avenir de la condition
humaine. 11 apparaît dans les programmes des parties politiques, il se manifeste jusque dans
les discours des chefs d'Etat. Multiples sont, de vrai, les motifs que nous avons de protéger la
nature.
Et d'abord en défendant la nature, l'homme défend l'homme: il satisfait son instinct de
conservation de l'espace. Les innombrables agressions dont il se rend coupable envers le
milieu naturel, envers « l'environnement », comme on prend l'habitude de dire, ne vont pas
sans avoir des conséquences funestes pour sa santé et pour l'intégrité de son patrimoine
héréditaire.
Protéger la nature, c'est donc, en premier lieu, accomplir une tâche d'hygiène planétaire. Mais
il y a, en outre, le point de vue plus intellectuel mais fort estimable, des biologistes, qui,
soucieux de la nature pour elle-même, n'admettent pas que tant d'espèces vivantes,
irremplaçables objets d'études, s'effacent de la faune et da la flore terrestre, et qu'ainsi, peu à
peu, s'appauvrisse, par la faute de l'homme, le somptueux et fascinant Musée que la planète
offrait à nos curiosités.
Jean Rostand
Préface ou livre d'Edmond Bonnefous
L'homme et la nature- Ed. Hachette

A- Questions de compréhension
1 - Quelles sont les deux attitudes successives et contradictoires de l'homme en face de la
nature ?
2 - A quel moment apparait dans l'esprit de l'homme la notion de protection de la nature ?
3 - Y a-t-il d'autres motifs que ceux évoqués par Jean Rostand qui peuvent nous inciter à
protéger la nature ? Connaissez-vous dans votre pays des actions entreprises dans ce sens ?

Réponses aux questions :

1) L’homme pensait que les ressources de la nature étaient inépuisables et il découvre


qu’il doit les protéger pour pouvoir continuer à en profiter.
2) Lorsque l’homme prend conscience que les ressources naturelles sont épuisables et
qu’il pouvait lui-même la détruire par son action.
3) La protection de la nature peut également augmenter les rendements agricoles et
assainir l’environnement dans lequel nous vivons. Par exemple les campagnes de
reboisement et de fixation des dunes de sables.

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B - Résumer ce texte au quart de sa longueur : Exemple de Résumé :

L’homme qui ne souciait guère de la préservation de la nature prend conscience qu’il doit
la protéger aujourd’hui contre ses propres agressions et dans son intérêt. Cette conscience se
manifeste chez tous les hommes exerçant diverses activités professionnelles soucieuses et
chez tous ceux qui se préoccupent de l’avenir humain. C’est que la défense de
l’environnement se confond avec celle de l’homme soucieux de préserver sa santé et la
richesse de son milieu naturel. Ainsi ; la protection de la nature est profitable à tous, et
particulièrement à ceux qui tiennent à la préservation de ses richesses.

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TEXTE 13:

Dire de ces femmes de tous les temps qu'elles ne travaillent pas, uniquement parce
qu'on assimile travail et emploi salarié, relève de la légèreté, de la myopie ou tout simplement
de la plaisanterie. Si les Africaines, et notamment les rurales, étaient rémunérées au prorata de
toutes les besognes accomplies, elles rouleraient carrosse!...

Pour l'écrasante majorité des citadines - notre propos laisse de côté la minorité des
nanties urbanisées pourvues de domestiques - c'est le système de .la journée continue».

Levées les premières, couchées les dernières, elles commencent cette journée le balai à
la main. La maison, la cuisine, la cour, les alentours. Plus vite écrit que fait. Suit le nettoyage
des ustensiles de cuisine et de la vaisselle, tâche rarement effectuée la veille au soir.

Rarement aussi, il reste de l'eau de la veille. La corvée de l'eau est ainsi une des
premières à accaparer le temps de la femme africaine, tant il est vrai que pour la majeure
partie de la population, l'eau courante à la maison constitue un rêve inaccessible. Un seau à la
main, une cuvette sur la tête, il faut aller s'approvisionner à la fontaine publique, tour à
tour..en eau de boisson, pour la préparation des aliments, et pour les autres usages
domestiques. Au moment où elle accomplit son dernier voyage, la citadine a déjà des
kilomètres dans les jambes. Et il n'est pas encore 8 heures du matin! Et encore, elle peut
s'estimer heureuse. Dans la plupart des villes africaines, l'eau n'est qu'exceptionnellement rare.
Elle est potable. Le chemin vers la fontaine ne relève pas du parcours du combattant. Dans les
campagnes, en revanche, il en va tout autrement. A la mauvaise saison surtout, le trajet vers la
source tient de l'exploit quotidien.

La deuxième corvée est celle du bois. Même si l'usage des cuisinières à gaz se répand,
pour beaucoup d'Africaines les repas se préparent encore sur l'antique foyer à trois pierres.
Les villes s'étant étendues et la végétation éloignée, en tout cas pour ce qui est des zones
boisées, en agglomération, le bois de feu s'achète chez le détaillant.

Les campagnardes, quant à elles, la machette à la main, s'en iront souvent chercher le
bois assez loin. Lorsqu'elles reviennent au logis, leur fagot sur la tête ou sur le dos, elles
savent déjà que le lendemain, ou au mieux le surlendemain, elles devront recommencer, tout
comme les jours suivants.
TEXTE= 331 mots : 4= 82,75

Résumé du texte :
Il est complètement erroné de penser que les femmes rurales africaines ne travaillent pas pour
la simple raison qu’elles ne perçoivent pas un salaire pour les travaux qu’elles effectuent. En
effet les femmes vivant dans les villes font de durs travaux ménagers pendant pratiquement
toute la journée. Quant aux femmes rurales, elles se livrent à des taches quotidiennes très
pénibles telles que la recherche de l’eau, à des kilomètres de leurs villages, ou celle du bois,
très éloigné aussi de leurs campagnes.

85 MOTS (Au ¼ de la longueur du texte= 82,75)

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TEXTE 14 : (RÉSUME-DISCUSSION)

(Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, Camus exprime son


pessimisme quant à l'avenir de l'humanité dans un éditorial publié par le journal "
Combat", en Novembre 1948.)

Le XVIIe siècle a été le siècle des mathématiques, le XVIIIe celui des sciences
physiques, et le XIXe celui de la biologie. Notre XXe siècle est le siècle de la peur. On
me dira que ce n'est pas là une science. Mais d'abord la science y est pour quelque chose,
puisque ces derniers progrès théoriques l'ont amenée à se nier elle-même et puisque ses
perfectionnements pratiques menacent la terre entière de destruction. De plus, si la peur
en elle-même ne peut être considérée comme une science, il n'y a pas de doute qu'elle
soit cependant une technique.

Ce qui frappe le plus, en effet, dans le monde où nous vivons, c'est d'abord, et en
général, que la plupart des hommes (sauf les croyants de toutes espèces) sont privés
d'avenir. Il n'y a pas de vie valable sans projection sur l'avenir, sans promesse de
mûrissement et de progrès. Vivre contre un mur, c'est la vie des chiens. Eh bien, les
hommes de ma génération et celle qui entre aujourd'hui dans les ateliers et les facultés
ont vécu et vivent de plus en plus comme des chiens.

Naturellement, ce n'est pas la première fois que les hommes se trouvent devant un
avenir matériellement bouché. Mais ils triomphent ordinairement par la parole et par le
cri. Ils en appelaient à d'autres valeurs, qui faisaient leur espérance. Aujourd'hui
personne ne parle (sauf ceux qui se répètent). Parce que le monde nous paraît mené par
des forces aveugles et sourdes qui n'entendent pas les cris d'avertissement ni les conseils,
ni les supplications. Quelque chose en nous a été détruite par le spectacle des années que
nous venons de passer. Et ce quelque chose est cette éternelle confiance de l'homme, qui
lui a toujours fait croire qu'on pouvait attendre d'un autre homme des réactions humaines
en lui parlant le langage de l'humanité. Nous avons vu mentir, avilir, tuer, déporter,
torturer, et à chaque fois il n'était pas possible de persuader ceux qui le faisaient de ne
pas le faire parce qu'ils étaient sûrs d'eux et parce qu'on ne persuade pas une abstraction,
c'est-à-dire le représentant d'une idéologie.

Entre la peur très générale d'une guerre que tout le monde prépare et la peur toute
particulière des idéologies meurtrières, il est donc vrai que nous vivons dans la terreur.
Nous vivons dans la terreur parce que la persuasion n'est plus possible, parce que
l'homme a été livré tout entier à l'histoire et qu'il ne peut se tourner vers cette part de lui-
même, aussi vraie que la part historique et qu'il retrouve devant la beauté du monde et
des visages, parce que nous vivons dans le monde de l'abstraction, celui des bureaux et
des machines, des idées absolues et du messianisme (1) sans nuances.

Nous étouffons parmi les gens qui croient absolument avoir raison, que ce soit dans
leurs machines ou dans leurs idées. Et pour tous ceux qui ne peuvent vivre que dans le
dialogue et dans l'amitié des hommes, ce silence est la fin du monde.

Albert CAMUS
Article paru dans le journal " Combat"
(en novembre 1948)

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(1)Le messianisme croyance en un changement quasi-miraculeux provoqué par un individu ou
par la mise en pratique d'idéologies et capable de procurer le bonheur parfait a toute
l'humanité.

Résumé : Résumez ce texte au ¼ de sa longueur.

Discussion : Peut-on dire de notre XXIème Siècle aussi que c’est un siècle de la peur ?

(Voir Corrigé dans la partie « Discussion »)

Corrigé :

Résumé du texte :

Si les siècles précédente étaient des siècles de développement scientifique dans tous les
domaines, notre XXème siècle est celui de l’inquiétude et la science en a un part de
responsabilité. En effet personne ne fait plus confiance en l’avenir et mes contemporains
vivent comme des animaux. Autrefois les hommes réglaient leurs différents par le dialogue et
la concertation, mais aujourd’hui on ne peut convaincre personne de renoncer à la violence
parce que ceux qui la pratiquent sont convaincus d’avoir raison. Nous vivons dans la peur
aussi parce qu’on s’attend à une nouvelle guerre et que nous évoluons dans un monde marqué
par le matérialisme et des idéologies abstraites qui nous étranglent.

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2ème PARTIE

DISCUSSION :
(Techniques et exercices corrigés)

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Technique de discussion :

La discussion est l’exercice qui suit directement le résumé de texte. Le sujet à discuter est
généralement extrait du texte à résumer où il aura déjà connu un certain traitement : ce qui en
facilite, en principe, la compréhension à l’élève.
La discussion consiste à apporter une réponse argumentée et développée à un sujet donné en
exposant ses idées de manière méthodique. Elle doit être rédigée en trois parties de
longueurs différentes : l’introduction, le développement et la conclusion. Pour réussir
l’exercice, il convient de respecter les règles de rédaction de chacune de ces parties.

1) L’introduction : C’est un court paragraphe par lequel commence la discussion. Elle


doit comporter les trois étapes suivantes : amener le sujet par une ou deux phrases
d’appel (de réflexion générale sur le thème) ; poser la problématique et annoncer le
plan du développement.
Pour poser la problématique, il suffit de d’exprimer le sujet sous forme de question s’il
est donné à la forme affirmative. Par exemple pour un sujet comme : « L’argent fait le
bonheur. », la problématique sera : « L’argent fait-il le bonheur ? »
Pour l’annonce du plan, on peut la faire directement en précisant les idées directrices
des deux ou trois grandes parties qu’on va développer, tout comme on peut annoncer
ces axes de réflexion
Sous formes de deux ou trois questions.

2) Le Développement : C’est la partie la plus longue de la discussion dans laquelle on


développe sa réponse au sujet. Elle doit se présenter sous forme de deux ou trois
paragraphes, confrontant deux ou trois idées en rapport avec le sujet à traiter. La
démarche la plus courante est l’antithétique qui consiste à opposer à la thèse exposée
dans le sujet une antithèse, étant entendu que certains sujets comportent eux-mêmes
leur thèse avec leur propre antithèse. Ce sont généralement les sujets sous la
forme « Pensez-vous que….ou que… »
Dans tous les cas, il faut se garder de la contradiction qui consiste à dire une chose
dans la thèse et à la contredire quelques lignes plus loin dans l’antithèse. Pour l’éviter,
il convient d’employer les articulateurs qui permettent d’apporter des nuances tels
que : « Cependant », « Mais parfois », « Toutefois », « Quelquefois » etc.
Les paragraphes composant le développement doivent être nettement séparés par des
alinéas,
Tandis qu’on doit sauter une ligne entre l’introduction, le développement et la
conclusion.

3) La conclusion : C’est un court paragraphe par lequel se termine la discussion. Elle


doit comporter deux étapes : un bilan (une ou deux phrases qui résument les idées
essentielles qui viennent d’être développés) suivi d’une réponse personnelle à la
question posée, et une ouverture du sujet pour montrer qu’il ne se referme pas sur lui-
même.
L’ouverture du sujet peut se faire par une phrase déclarative, mais aussi sous forme de
question à condition que ce soit une autre que celle du sujet, mais se rapportant au
même thème.

Discussion du Texte 6 : « Cette tradition est ébranlée. Les aînés d'aujourd'hui qui, autrefois,
s'instruisaient aux pieds de leurs aînés, se retrouvent encore entrain de s'instruire, mais aux
pieds, cette fois de leurs propres enfants.» Discutez ce point de vue de Joseph Ascroft.

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Corrigé :
En Afrique, dans la société traditionnelle, c’étaient les anciens qui enseignaient toutes les
activités aux jeunes et dans tous les domaines : le travail de la terre, les métiers et mêmes
certaines formes de loisirs. Pourquoi la situation a-t-elle changé et qu’aujourd’hui ce sont les
ainés qui se retrouvent encore entrain de s’instruire aux pieds de leurs propres enfants ?
Les anciens ont-ils encore quelque chose à apprendre aux jeunes dans le monde moderne ?

Aujourd’hui, le monde a profondément changé et ce changement affecte les sociétés


africaines. Ainsi, avec le développement de la science et des technologies, les jeunes ont accès
aux connaissances et ont la possibilité de faire des études dans tous les domaines
professionnels : médecine, agriculture, communication etc. Ils sont ainsi dans de grandes
écoles de formation professionnelle, dans des universités où ils font des études et obtiennent
différents diplômes. Avec le développement des moyens de communication, les jeunes ont
aussi la possibilité de faire des cours par correspondances et de se former dans plusieurs
domaines. Ils deviennent donc ingénieurs agronomes, pilotes, médecins, juristes etc. L’accès à
ces différentes professions fait qu’ils peuvent devenir aussi des experts internationaux et
travailler pour certaines institutions qui les envoie dans les pays en développement pour aider
les populations dans certains secteurs économiques. C’est ce qui fait qu’en Afrique, comme
ailleurs, il n’est pas rare de voir des jeunes offrir leurs services à des personnes plus âgées
qu’eux, car la connaissance n’est plus la chasse gardée des anciennes générations. C’est ainsi
que dans nos villages africains, on trouve encore des jeunes experts, locaux ou étrangers, qui
forment leurs ainés dans différents domaines.
Mais cela signifie-t-il que les anciens n’ont plus rien à apprendre aux jeunes générations ?
On ne peut le soutenir. Dans la société traditionnelle comme dans la société moderne, nos
parents jouent un rôle de premier plan. En effet, ce sont eux qui assurent d’abord l’éducation
des enfants et des jeunes, jouant ainsi le rôle de première école. Ce sont eux qui encadrent et
orientent parfois les jeunes pour réussir dans leurs études. Ce sont eux qui transmettent aux
jeunes nos valeurs culturelles et leurs riches connaissances acquises par l’expérience.

En conclusion, la remarque d’Ascroft est tout à fait fondée lorsqu’il déclare que la tradition
est ébranlée du fait qu’aujourd’hui, dans la société traditionnelle africaine, ce sont les ainés
qui s’instruisent auprès des jeunes. En fait ce constat ne traduit qu’une évolution très normale
de nos sociétés qui a fait que les jeunes d’aujourd’hui ont accès à la formation dans tous les
domaines et peuvent posséder toutes les qualifications nécessaires pour former plus âgés
qu’eux. L’important est que cette formation se déroule dans les règles de l’art et qu’elle puisse
bénéficier à leurs ainés qui en ont besoin.

Discussion du Texte 14 : Peut-on dire de notre XXIème Siècle aussi que c’est un siècle de la
peur ?

Corrigé.

Nous vivons dans un monde marqué par des progrès technologiques dans plusieurs domaines.
Nous communiquons mieux, mangeons mieux et nous soignons mieux grâce à ces progrès.
Mais notre monde est caractérisé aussi par certaines formes de violence qui nous poussent à
nous demander si l’on peut dire de notre siècle aussi que c’est un siècle de la peur. Dans le
développement qui suit, nous parlerons d’abord des raisons d’espérance en ce siècle, puis
nous verrons s’il ne renferme pas aussi quelques motifs d’inquiétude.

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Le XXIème siècle est un siècle de progrès scientifiques et technologiques qui améliorent le
bien-être des hommes dans plusieurs domaines. Grace à eux, nous sommes mieux logés,
nourris et soignés, nous nous déplaçons mieux et communiquons mieux. Ainsi, ils favorisent
la solidarité entre les hommes et certains échanges fructueux. Aujourd’hui, grâce aux moyens
de communication modernes (téléphones ; Internet) et aux moyens de transports, on peut
intervenir partout dans le monde pour porter secours à des hommes comme nous victimes de
catastrophes de toutes sortes : maladies, famine, inondations, tremblements de terre, guerre
etc. On instaure ainsi les valeurs nobles de solidarité et de fraternité entre les hommes malgré
les distances qui les séparent.

Mais le siècle comporte aussi quelques motifs d’inquiétude à cause de la violence manifeste
partout dans le monde. En effet certains pays sont reconnus pour être des foyers de tensions
depuis quelques années. C’est le cas de l’Inde et du Pakistan qui s’affronte régulièrement à
cause du Cachemire ; le conflit Israélo-palestinien n’est toujours pas éteint et la guerre en
Syrie jette de nombreux civils dans des camps de réfugiés ou les poussent à l’exil. La Corée
du Nord menace d’entrer en conflit avec les États-Unis d’Amérique à cause de ses essais
nucléaires répétés. Plus près de chez nous, des attentats font beaucoup de morts et de blessés
parmi les civils et les militaires au Burkina Faso et au Mali.
A ces conflits s’ajoutent les dangers liés à la dégradation de l’environnement. La planète
souffre de multiples formes de pollution affectant la terre, l’eau, l’air et favorisant l’expansion
de maladies graves et mortelles chez les hommes. La plus grave conséquence des pollutions
qui fait parler d’elle actuellement est le réchauffement climatique qui touche pratiquement
tous les pays du monde et menace de causer un lourd préjudice à la planète.

Donc, on peut présenter le XXIème siècle comme un siècle paradoxal de peur mais aussi
d’espérance. En effet nous avons fait des progrès remarquables qui nous facilitent la vie dans
tous les domaines en nous offrant confort et sécurité. Mais d’un autre coté, nous sommes
menacés par la violence sous toutes ces formes et la dégradation de notre environnement qui
met nos vies en péril. En fait aurons- nous la volonté de mettre nos progrès uniquement au
service de notre bien-être et combattre toutes les formes de peur qui nous assaillent ?

Discussion du texte 3 :

Sujet : Quels plaisirs et quels profits pensez-vous qu'on puisse tirer de la lecture d'un bon
roman ?
Vous illustrez vos idées d’exemple précis inspirées de vos lecteurs personnels.
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Corrigé :

La lecture des romans est une pratique scolaire, mais on lit aussi en dehors de l’école et les
raisons qui nous poussent à la lecture sont très variées. Certes c’est une activité qui a
actuellement mois de succès auprès de la jeunesse, mais elle a encore de beaux jours devant
elle parce qu’elle présente des avantages indéniables. Quels sont alors les plaisirs et les profits
qu’on peut tirer de la lecture d’un bon roman et qui entretiennent notre envie de lire ? Je
répondrai à cette question en illustrant mes idées d’exemples précis.

C’est d’abord la rencontre avec les personnages romanesques qui nous procure du plaisir dans
le roman. En effet, bien qu’ils soient des personnages de fiction, les personnages que nous
rencontrons dans le roman éprouvent les mêmes sentiments que nous et nous ressemblent à
plusieurs points de vue : ils nous émeuvent, nous font rire ou pleurer selon les circonstances.
Ainsi, en lisant le roman « Civilisation, ma mère » de Driss Chraibi, on ne peut s’empêcher de
rire du personnage de la mère qui si livre à des comportements insolites en s’initiant aux
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produits de la civilisation moderne. Par exemple, elle va aller se parer pour inaugurer la radio
qu’on venait d’installer dans la maison.

Dans certains romans, ce sont les exploits des personnages qui nous séduisent et nous font
plaisir. Par exemple, j’ai bien apprécié le courage et les exploits de Soundjata Keita dans le
roman de Djibril Tamsir Niane intitulé « Soundjata ou l’épopée Mandingue ». En effet, ce
héros livre une bataille féroce contre Soumaouro Kanté pour reconquérir le royaume de ses
ancêtres et il y parvient au terme de batailles épiques et pleines de sensations.

D’autres romans nous procurent du plaisir esthétique par le style qu’y déploient leurs auteurs.
Ce sont par exemple les belles descriptions que font les écrivains réalistes français comme
Balzac dans leurs œuvres.

La lecture est donc une source intéressante de divertissement. Tout comme les spectacles, les
jeux et le sport, elle nous procure un plaisir en nous détournant du réel où l'on vit, favorisant
ainsi l'oubli des soucis et du stress du quotidien.

Mais la lecture d’un bon roman a aussi d’autres fonctions intéressantes que sont les profits
qu’on peut en retirer.

D'abord, la lecture d’un bon roman développe la pensée créative. En effet, notre esprit
commence à travailler immédiatement une fois qu'on se met à lire. Lorsque nous lisons un
roman ou une nouvelle, notre imagination se transporte tout de suite dans un monde
complètement nouveau. C'est la langue de l'œuvre qui crée des images dans l'esprit du lecteur
et lui ouvre toutes les portes de la création, comme a dit Balzac « J'ai accompli de délicieux
voyages, embarqué sur un mot ». La lecture est donc une ouverture sur un monde enchanté
qui nous fait rejoindre l'auteur dans sa démarche d'écriture et de narration. On s'identifie au
héros, on épouse ses aventures, ses sentiments; on sort ainsi de nous-mêmes et on vit plusieurs
vies.

Ensuite, le fait de lire un bon roman nous aide à enrichir notre vocabulaire et à
renforcer son maitrise sur la langue. Chaque fois que nous lisons un nouveau roman ou une
fiction, nous rencontrons plusieurs mots nouveaux. En effet, la lecture est très bénéfique pour
améliorer notre bagage langagier : elle nous permet de faire travailler notre mémoire, de
réviser sans effort notre orthographe et d'apprendre à nous exprimer correctement. Ainsi,
notre maîtrise de la langue devient plus forte et nous en saisissons toutes les nuances.

Enfin, la lecture d’un bon roman est une activité culturelle importante qui nous rend
plus ouverts et plus tolérants. Elle nous apporte alors une inspiration nouvelle, une
interprétation nouvelle du monde, et probablement une culture plus approfondie. Elle va
élargir notre horizon en nous faisant connaitre les autres cultures et les autres religions. Par
conséquent, elle nous incite à sortir de notre sphère étroite, à déverrouiller notre regard sur le

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monde, à atténuer nos différences et à s'accrocher aux valeurs universelles. Simone de
Beauvoir a dit : « La lecture est la clé qui m'ouvrait le monde ».

Ainsi, lire un bon roman procure de nombreux plaisirs en ce qu’il nous permet de sympathiser
avec des êtres de fiction , de découvrir d’autres milieux et d’autres temps nous permettant
ainsi de nous évader momentanément de nos soucis quotidiens. Mais elle nous profite aussi en
ce qu’elle renforce notre maitrise de langue en nous aidant à nous exprimer correctement et de
manière fluide, et en ce qu’elle enrichit notre culture générale en nous faisant découvrir
d’autres hommes, d’autres valeurs culturelles.

Discussion du texte 4 : Sujet :

Commentez et au besoin discutez l’opinion suivante concernant la drogue


La drogue est un faux refuge, une béquille de papier. Elle transforme la vie de ses victimes en
un cauchemar sans fin. Elle enlève à l'homme ce qui lui appartient de plus sacré: sa dignité

Exemple de corrigé :

Quelle que soit la forme sous laquelle elle est consommée (cannabis, héroïne, cocaïne ou
autres), la consommation de la drogue est un phénomène mondial qui préoccupe pratiquement
tous les pays qui essayent de le combattre avec des moyens inégaux et variés. Si la lutte
contre ce phénomène intéresse tant d’hommes et tant de nations, c’est que, comme l’affirme
Gilbert Sinoué : « La drogue est un faux refuge, une béquille de papier. Elle transforme la vie
de ses victimes en un cauchemar sans fin. Elle enlève à l'homme ce qui lui appartient de plus
sacré: sa dignité. » Ainsi, nous analyserons la portée de cette affirmation dans le
développement qui suit et nous dirons ce que nous en pensons.

La consommation de la drogue pose effectivement un problème énorme à tous les hommes.


Lors que l’auteur affirme que la drogue est un « faux refuge, une béquille en papier », il fait
allusion au fait que celui qui en consomme le fait pour se faire plaisir, ou oublier quelques
soucis de la vie : problèmes sentimentaux, problèmes de chômage, de stress, ou d’autres
formes de souffrance. Or la prise de la drogue ne résout aucun de ces problèmes parce que le
plaisir qu’il procure est éphémère. Le consommateur se retrouve toujours dans sa situation
initiale lorsque la drogue a fini son effet. Au sens propres une béquille est faite pour soutenir
un malade amputé d’un membre et il est fait avec des matériaux solides tels que le bois ou le
métal. Or si l’auteur compare la drogue à « une béquille de papier », c’est pour montrer sa
fragilité et dire qu’elle ne peut soutenir efficacement son consommateur. L’image est donc
bien choisie.
Mais l’autre défaut de la drogue est qu’elle «Elle transforme la vie de ses victimes en un
cauchemar sans fin ». En effet, la drogue crée une dépendance chez le consommateur et fait
qu’il ne peut plus vivre tranquillement s’il en manque. Ainsi, il devient violent et peut se
livrer à toutes les formes de malhonnêteté pour combler son manque : actes de délinquance,
escroquerie, vol, vandalisme etc. Il peut aussi intégrer des bandes de drogués comme lui pour
l’aider à assurer sa consommation. Il s’expose ainsi à des sanctions pénales qui peuvent aller
de simples amandes à l’emprisonnement. De plus, la consommation de la drogue détériore la
santé du consommateur et le livre à des comportements qui l’avilissent au sein de la société
car, par ses gestes et paroles, le drogué ressemble parfois à un fou, de sorte qu’il perd ce qui
lui appartenait de « plus sacré » et que l’auteur appelle sa « dignité »

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Ainsi personne ne le respecte dans la société et il passe pour le premier suspect lorsque l’on
recherche l’auteur d’un acte répréhensible. Il est souvent aussi objet de mépris dans son
entourage : « Ce n’est qu’un drogué », entend-t-on souvent dire.

En conclusion, la drogue ne présente que des inconvénients comme l’a bien résumé Gilbert
Sinoué dans sa lettre. Elle détruit la vie de celui qui la consomme, lui fait perdre son argent, le
rend malade et le prive de sa personnalité. C’est pour ces raisons qu’à mon avis, on doit
utiliser tous les moyens coercitifs pour faire reculer la consommation de la drogue dans notre
pays, mais surtout mettre l’accent sur l’éducation des jeunes pour qu’ils comprennent que la
drogue ne sert à rien et pour qu’ils se détournent complètement de sa tentation ou de sa
consommation.

3ème Partie

DISSERTATION

(Technique et Exercices corrigés)

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Technique de dissertation :

Tout comme la discussion, la dissertation est un exercice qui consiste à donner un point de
vue argumenté sur un sujet donné en exposant ses idées de manière méthodique. Les règles de
méthode sont donc les mêmes pour les deux exercices et leur différence se rapporte
essentiellement à la longueur : l’introduction, le développement et la conclusion sont plus
longs pour la dissertation que pour la discussion.
Pour réussir sa dissertation, il est nécessaire de suivre les règles de méthode suivantes qui se
résument à trois grandes étapes : l’analyse du sujet, le rassemblement des idées, le choix du
plan et la rédaction.

I) L’analyse du sujet : Elle a pour objectif de bien comprendre l’énoncé et d’éviter le hors-
sujet. Elle consiste à :
-lire attentivement le sujet
-Souligner les mots-clés et encadrer les articulateurs logiques si le sujet
en comporte ;
-délimiter les différentes parties du sujet : l’énoncé ou la citation, la
Question posée au candidat et les directives concernant la méthode.

II) Le rassemblement des idées : Les idées à rechercher en rapport avec le sujet sont de deux
ordres : des idées personnelles et des citations d’auteurs pour illustrer ses arguments. Pour
cela, on peut diviser son brouillon en deux colonnes, et il est conseillé dans un premier temps
de noter les idées telles qu’elles nous viennent pour éviter les oublis. On les réorganisera plus
tard dans un plan approprié.

III) Le choix du plan. En général, le libellé du sujet oriente le choix du plan, sinon, on peut
utiliser l’un des principaux plans-types suivants.

- Le plan dialectique : si le sujet invite à la discussion, à la remise en question. C’est


le plan Thèse/ Antithèse/ Synthèse. Il faut d’abord développer la thèse de l’auteur
(1°partie), puis en montrer les limites (2°partie) et enfin développer son jugement
personnel en évoquant d’autres problèmes soulevés par le sujet.
Ex consigne : « Discutez ce jugement » ; « Que pensez-vous de cette affirmation ? » ;
« dites quelles sont les limites de ce jugement ».
- Le plan thématique : le sujet est exprimé sous la forme d’une question qui demande
à l’élève d’organiser lui-même sa réflexion ; ce sont des interrogations partielles
(questions auxquelles on doit répondre en apportant soi-même les informations
nécessaires) Ex consigne : « Quelles sont les fonctions de la poésie ? Quelles
émotions une pièce de théâtre peut-elle donner au spectateur ? Chaque partie
développe un élément de réponse à la problématique.
- Le plan analytique : le sujet invite l’élève à expliquer et à illustrer ce jugement plutôt
qu’à le discuter. Il comporte deux ou trois parties. L’idée directrice de chaque partie
est issue de la citation. Le sujet comporte une citation et une consigne du type : «
Développez cette thèse à l’aide d’exemples », « commentez cette réflexion à l’aide
d’exemples qui en montrent la validité »…
IV) La rédaction : Elle doit se faire selon un plan en trois parties :

1) L’introduction : Elle doit être particulièrement soignée parce que c’est elle qui
éveille l’attention et l’intérêt due l’examinateur pour la suite. Elle comporte trois

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étapes ;
-Le contexte, c'est une entrée en matière qui situe le sujet. Il se détermine après
l'analyse du sujet et fait appel à la culture générale ou littéraire de l’élève acquises par
l'expérience, la lecture ou les médias.
-Le sujet lui-même. Il est relié au contexte par un lien logique. Si l'énoncé du sujet
comporte une citation, la citation courte est donnée en entier, mais seules sont reprises
les expressions-clés d'une citation longue ; le nom de l'auteur ne doit pas être oublié.
Dans tous les cas, il faut faire comme si le lecteur de la copie ignorait l'énoncé du sujet
: la présentation doit être claire et suffisante.
-La présentation concise du plan adopté. Il faut faire attention de ne pas transformer
ces indications en réponse anticipées: les réponses ne peuvent venir que du
développement achevé, dans la conclusion. C’est pourquoi la présentation peut
éventuellement se faire sous forme de questions, à condition de ne pas les multiplier,
ou par souci de clarté avec des formules comme : « Dans un premier temps nous
étudierons… », « Ensuite nus verrons… » Etc.

2) Le développement : Elle doit comporter trois parties selon le plan choisi :


-Au début : une phrase qui résume la thèse à développer
- A l’intérieur : plusieurs paragraphes qui défendent chacun une idée directrice en
rapport avec la thèse qu’on défend
-A la fin : rédiger une phrase de bilan qui fait un transition avec la partie suivante.
3) La conclusion : Elle comporte deux étapes :
-Une représentation synthétique et personnelle aux questions posées dans
l'introduction : c'est le bilan de ce que le développement permet de penser. Cette
réponse doit être ferme, même si elle est nuancée. Il ne faut ni reprendre le
développement, ni introduire de nouveaux exemples ou de nouvelles idées.
.
-L'élargissement : il consiste en une nouvelle orientation de la pensée, une piste
donnée pour des recherches ultérieures ; il n'est possible que si le bilan effectué permet
l'ouverture vers une autre question qui prolongera la réflexion au-delà du sujet. Il faut
renoncer à cet élargissement si ne se pressentent que les pistes artificielles sans grand
rapport avec le sujet.

Sujet 1 : Dissertation littéraire

Que pensez-vous de cette affirmation d’Alain Robbe Gillet : « le seul engagement possible
pour l’écrivain, c’est la littérature. » (…)

La question de savoir si l’écrivain doit être engagé ou non est très ancienne dans l’histoire
littéraire. C’est que traditionnellement, on définit la littérature comme : « l’ensemble des
œuvres écrites ayant une certaine visée esthétique. »
Fidele à cette définition des lettres, Alain Robbe-Gillet affirme que : « le seul engagement
possible pour l’écrivain et de la littérature. »
Dans le développement suivant, nous expliquerons d’abord cette définition du rôle de
l’écrivain et de la littérature en général, ensuite nous verrons s’il n’y a pas d’autres
conceptions possibles de la maison de l’écrivain et enfin nous donnerons notre point de vue
personnel par rapport au sujet dans conclusion.

Alain Robbe Gillet fait partie de ces écrivains qui pensent que la littérature ne peut pas et ne
doit pas être engagée. C’est-à-dire que la littérature ne doit pas être mise au service d’une
cause sociale. Il soutient cette position sans doute perce qu’il pense que l’écrivain ne peut pas
changer la société ou résoudre ses problèmes par sa plume. C’est aussi ce que pense l’écrivain
allemand Thomas Mann en soutenant que : « l’écrivain n’a jamais pu empêcher le triomphe
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du mal. Soucieuse de donner du sens, il n’a jamais pu empêcher les sangles non-sens. L’art ne
constitue pas une puissance, il n’est qu’une consolation. »

Quant à Théophile Gautier, c’est au nom de la pureté de l’art qu’il refuse l’engagement en
disant : « Tout ce qui est utile est l’aide. ». De manière générale, la plupart des écrivains qui
s’opposent à l’engagement pensent que la littérature ne peut pas servir utilement un cause
sociale « celle-ci fut-elle la plus noble et la plus exaltante comme le déclare Alain Robbe
Gillet lui-même dans le Nouveau Roman. Mais est-ce la seule conception de l’art ?
Cependant d’autres écrivains pensent que l’écrivain doit s’engager en parlant des problèmes
sociaux et politiques de son époque. C’est le cas d’Albert Camus qui dit dans son discours de
Suède : « l’art n’est pas à mes yeux une réjouissance. Il est un moyen d’émouvoir le plus
grand nombre d’hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies
communes. » Quant à Jean-Paul Sartres, il affirme dans Situation II : « l’écrivain est en
situation dans son époque. Chaque parole à des retentissements. Chaque silence aussi. Je riens
Flaubert et Goncourt pour responsables de la répression qui survit la cité parce qu’ils n’ont
pas écrit une ligne pour l’empêcher. »
A travers ces propos, on voit bien que ces écrivains croient que l’engagement peut servir à
résoudre des problèmes sociaux contrairement à Robbe Guillet. Pour eux, l’écrivain ne doit
pas et ne peut pas être indifférent aux mots de ses contemporains. Donc l’art a une certaine
utilité pratique.

Pour conclure, on peut dire que la déclaration d’Alain Robbe Gillet trouve sa justification
dans le souci de limiter la littérature à sa fonction première qui est la quête de l’esthétique.
Mais d’autres écrivains ont aussi d’autres raisons de croire que la littérature peut et doit être
engagée. Pour ma part, je pense que la littérature peut assumer les deux fonctions, c'est-à-dire
joindre l’utile à l’agréable. Mais l’écrivain peut il encore faire œuvre utile dans un monde plus
en plus dominé par les puissantes technologies de la communication ?

SUJET 2 : Dissertation littéraire


(Ce sujet se prête à un plan de type dialectique)
Sujet « Un livre est une fenêtre par laquelle on s’évade », observe Julien Green dans son
Journal.
Vous essayiez d’expliquez cette réflexion en précisant si elle correspond à votre propre
définition du livre. Votre développement sera illustré par des exemples empruntes à vos
lectures.
Les écrivains n’ont pas tous la même conception du roman. Certains le considèrent comme un
simple moyen de distraction ; d’autres y voient un instrument de culture efficace, et d’autres
pensent qu’il peut être le véhicule de messages sociopolitiques.
Quant à Julien Green, il considère « le livre », et donc le roman, comme « une fenêtre par
laquelle on s’évade »
Dans le développement suivant, nous évoquerons d’autres conceptions de cet outil, et enfin,
nous préciserons si cette réflexion de Green correspond à notre propre définition de livre.

En affirmant que « le livre est une fenêtre par laquelle on s’évade », Julien Green le considère
comme un moyen d’échapper aux nombreux soucis de la vie. Plus précisément, la lecture de
bons livres nous aide à oublier momentanément les problèmes de la vie dans lesquels nous
sommes enfermés comme dans une prison. Mallarmé commençait ainsi un de ses poèmes :
« la chair est triste, hélas ! Et j’ai lu tous les livres » le livre est donc considère ici comme un
moyen d’échapper aux soucis du quotidien. Pour sa part, Guy des Cars affirme « Le
romancier n’a pas à délivrer un message. Le roman, c’est l’évasion ». De nombreux autres
écrivains aussi considèrent le roman comme un outil d’évasion. Pour eux, la lecture a pour
fonction de soulager, de consoler l’homme face aux difficultés qui l’assaillent.

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Cependant, il existe d’autres conceptions du livre. D’abord, il y a ceux qui le considèrent
comme un instrument de découverte d’autres civilisation et culture : « Je n’ai jamais gratté la
terre, ni quêté des nids ; je n’ai jamais herborisé ni lancé des pierres aux oiseaux. Mais, mes
livres ont été mes oiseaux et les nids, mes bêtes domestiques, mon étable et ma campagne. »,
disait Jean-Paul Sartres pour souligner que ce sont les livres qui lui ont révélé le mode de vie
de la campagne. L’écrivain J K. Huysmans a la même approche du livre en affirmant dans la
préface de son roman intitulé A Rebous : « le livre qui ne m’apprend rien ne m’intéresse
plus. »

Il y a aussi des écrivains qui pensent que les livres nous aident à améliorer nos
comportements. Ils lui attribuent en quelque sorte une fonction morale. C’est le cas de André
Maurois pour qui : « les beau livres ne laissent jamais le lecteur tel qu’il était avant de les
connaitre ; ils le rendent meilleur. » Ou encore Claude Ray qui déclare dans défense de la
littérature : « Avant d’être une fable, un passe-temps ou une simulation du vrai, un romand est
une leçon de conduite »
Par ailleurs, les écrivains engagés considèrent le roman comme un véhicule efficace de
messages politiques tandis que d’autres lui assignent une finalité essentiellement esthétique.
C’est le cas, pour cette dernière catégorie, du poète Théophile Goutier qui déclarait que : « il
n’y a rien de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien. Tout ce qui est utile est laid. »

En définitive, il existe plusieurs conceptions du « livre » et les définitions qu’en donnent les
écrivains dépendent de l’attente de chacun d’eux par rapport à l’objet – livre : moyen
d’évasion pour les uns, moyen de culture ou de combat pour d’autres et autres encore.
Quant à Julien Green, il n’y voit qu’un moyen de « s’évader » des soucis quotidiens
Pour ma part, je trouve qu’il a raison en ce qu’il n’a évoqué que l’aspect qui l’intéresse dans
livre, mais je pense que les autres fonctions de cet outil ne peuvent et ne doivent être
négligées.
D’ailleurs « le livre d’évasion » n’apprend-t-il pas quelque chose au lecteur ?

SUJET 3 : Dissertation littéraire :


Plan thématique (analytique)
Sujet « Les lettres nourrissent l’âme, la rectifient, la consolent ». Commentez, et au besoin
discutez cette affirmation de Voltaire concernant la littérature.

Traditionnellement, on définit la littérature comme l’ensemble des œuvres écrites ayant une
certaine finalité esthétique. Selon cette définition, le romancier, le poète et le dramaturge
visent avant tout à procurer à leurs lecteurs du plaisir esthétique.
Quant à Voltaire, il définit la littérature en lui attribuant trois fonctions : « les lettres
nourrissent l’âme, la rectifiant ; la consolent ».
Dans le développement suivant, j’expliquerai chacune de ces fonctions à l’aide d’arguments et
d’exemples précis, puis je dirai si je partage ou non cette conception de la littérature.

Lorsque Voltaire déclare que « les lettres nourrissent l’âme », il s’agit essentiellement d’une
nourriture spirituelle. Il veut dire par cette formule que la littérature offre une précieuse
culture générale à l’homme. En effet, à travers l’histoire littéraire, on remarque que chaque
œuvre porte la marque de l’époque à laquelle elle a été produite. Ainsi, en lisant le roman
« Les lettres persanes » de Montesquieu, en découvre les réalités socioculturelles de la France
au XVIIIème siècle, notamment à travers les critiques que cet auteur fait de la monarchie
absolue et de ses contemporains.

De même, les romans Germinal et l’Assommoir d’Emile Zola nous révèlent la dure condition
des ouvriers exploités et réduits à la misère au XIXème siècle. Aussi, en littérature négro-

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africaine, les romans produits dans la période coloniale sont parfois des sortes de témoignages
sur la manière dont les noirs vivaient avec les colonisateurs à cette époque-là. C’est le cas du
roman Le Vieux Nègre et la Médaille dans lequel Ferdinand Oyono dénonçait, à travers ses
personnages, l’exploitation économique et l’humiliation des africains colonisés par les Blancs.
Ainsi, on voit que chacune de ces œuvres comporte une dimension documentaire sur son
époque.

En affirmant que les lettres « rectifient l’âme », Voltaire nous fait penser surtout au théâtre qui
a pour objectif de nous aider à corriger les défauts de nos comportements par le rire. C’est
précisément cette mission que le dramaturge français Molière assignait à son théâtre comique
dans ses pièces comme l’Avare, le bourgeois gentilhomme, Le malade imaginaire. Dans ces
œuvres, Molière dénonçait notamment l’avarice, la folie des grandeurs, le ridicule de certains
de ses contemporains pour les amener à les rectifier. Le rire avait donc une fonction
didactique chez ce dramaturge du XVIIème siècle.

Enfin, en écrivant que les lettres « consolent l’âme » de l’individu, Voltaire évoque la
fonction consolatrice de la littérature, c’est dire qu’elle offre à l’homme la possibilité
d’oublier momentanément les soucis de la vie. En cela, il rejoint l’écrivain Julien Green qui
affirmait que : « le roman est une fenêtre par laquelle on s’évade ». En effet, Julien Green
compare le monde à une vaste prison avec les problèmes de toutes sortes que l’homme y
rencontre. En lisant un roman, il peut « s’évader », c’est à dire oublier momentanément ses
soucis et s’en libérer au contact d’une belle histoire, de nouveaux personnages, des nouveaux
lieux et temps. Le roman dépayse l’homme en quelque sorte.

Pour conclure, Voltaire a su reprendre par une formule très laconique différentes fonctions
qu’on a très souvent l’habitude d’attribuer à la littérature.

On peut cependant regretter, qu’il n’ait pas explicitement mentionné la fonction esthétique qui
est la fonction première des lettres. On peut toutefois supposer que celle-ci est sous-entendue
dans la fonction « consolatrice » de l’âme que peut procurer le plaisir esthétique des lettres.
En effet, comment la littérature peut-elle consoler l’âme humaine sans lui offrir une certaine
forme de du plaisir esthétique ?

SUJET 4 : Dissertation littéraire : (plan dialectique)


Sujet : Selon Guy des Cars : « le romancier n’a pas à délivrer un message. Le roman, c’est
l’évasion. » Partagez-vous cette conception du roman ou pensez-vous qu’il puisse avoir
d’autre fonctions ?

Les écrivains n’ont pas tous la même conception du roman. Certains le considèrent comme un
instrument de culture et d’instruction, d’autres, comme un moyen d’évasion et d’autres encore
comme véhicule efficace de messages sociopolitiques.
Quant à Guy des Cars, il fait partie des écrivains qui pensent que : « le roman, c’est
l’évasion. » en même temps qu’il rejette la littérature engagée en affirmant que : « le
romancier n’a pas à délivrer un message. ». Dans le développement suivant, nous
expliquerons d’abord ces propos de Guy des Cars puis nous verrons s’il a raison de dire que
« le romancier n’a pas à délivrer un message. » et enfin, nous dirons si sommes d’accord ou
non avec cette définition du roman dans notre conclusion.

En affirmant que « le roman, c’est l’évasion. », Guy des Cars lui assigne essentiellement
la mission de divertir le lecteur. Il veut dire ainsi que la vie est comme une vaste prison avec
les nombreux problèmes que l’homme y rencontre : la tristesse, la violence, les ennuis de
toutes sortes, bref tous les obstacles au bonheur de l’homme. La lecture d’un roman permet

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donc de « s’évader », c'est-à-dire de s’échapper de cette prison et d’oublier pour un moment
ses soucis.
Le roman parvient à ce résultat en nous dépaysant, c'est-à-dire en nous mettant en contact
avec d’autres personnages d’autre lieux, d’autres temps, et avec une belle histoire qui peut
nous plaire ou nous faire rire. On retrouve cette même conception du roman chez Julien Green
qui disait dans son Journal : « le roman est une fenêtre par laquelle on s’évade ». Mais en
définissant ainsi le roman, on remarque que Guy des Cars lui refuse toute autre vocation. A –t
– il raison en cela ?

Contrairement à la thèse de Guy des Cars, certains écrivains pensent que le romancier a
le devoir et la responsabilité de « délivrer un message » dans ses œuvres. C’est le cas de
Jean-Paul Sartres qui déclare dans « situation II » : « l’écrivain est en situation dans son
époque. Chaque parole a des retentissements. Chaque silence aussi. » C'est-à-dire que
l’écrivain ne doit pas et ne peut pas ignorer les problèmes de son époque. Il doit bien au
contraire en parler dans ses romans pour les révéler au public. Et Sartre va jusqu’à pointer la
responsabilité de ses collègues en disant : « je tiens Flaubert et Concourt pour responsables de
la répression qui suivit la commune parce qu’ils n’ont pas écrit une ligne pour l’empêcher »
on retrouve cette même conception du roman chez Albert Camus qui affirme dans son
discours de Suède en 1956 : « l’art n’est pas à mes yeux une réjouissance. Il est un moyen
d’émouvoir le plus grand nombre d’hommes, leur offrant une image privilégiée des
souffrances et des joies communes. » De manière générale, tout les écrivains engagés pensent
que les romanciers doivent délivrer des messages à caractère social ou politique dans leurs
œuvres.
Quant à Théophile Goutier, il rejette la littérature engagée et la littérature d’évasion en
soutenant que l’art doit se limiter à la recherche du plaisir esthétique, c'est-à-dire du Beau.
Ainsi, déclare – t – il : « il n’y a rien de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien. Tout ce
qui est utile est laid »

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Pour conclure, on voit bien qu’il y a plusieurs définitions du roman et chaque écrivain ne
définit ce genre qu’en fonction de ses attentes : culture, évasion, ou quête du plaisir
esthétique. Guy des cars y voit un moyen d’évasion et nous ne pouvons lui donner tort par
rapport à ce choix personnel. Par contre, il n’a pas raison, à mon avis de rejeter la littérature
engagée, qui a beaucoup d’adeptes, en refusant au romancier la possibilité de « délivrer un
message ». De fait, toutes les conceptions du roman se valent dans la mesure où chaque
écrivain a une vision claire de ce genre et peut en défendre sincèrement sa conception. Pour
ma part, le roman est genre polyvalent : je l’utilise pour m’instruire, m’amuser ou me
divertir.
La bonne question me semble alors la suivante : le roman survivra – t – il à la toute puissance
des nouvelles technologies de communication?

SUJET 5 : Dissertation littéraire : (Plan dialectique)


Sujet : Est-il vrai que les livres nous plaisent dans la mesure où ils répondent à notre manière
d’imaginer le bonheur ? Essayez de répondre à cette question en recourant à des exemples
précis puisés de vos lectures.

Introduction
Les raisons pour lesquelles nous ouvrons les livres sont très diverses : nous instruire, nous
divertir ou nous procurer du plaisir esthétique. Autant de lecteurs autant de livres ou de
raisons de lire.
De là, pouvons-nous souscrire à l’idée que les livres nous plaisent dans le mesure où ils
répondent à notre manière d’imaginer le bonheur » ? N’y a – t –il pas des livres qui nous
plaisent pour d’autres raisons ? Ou d’autres qui nous rendent franchement malheureux ?
Je répondrai à ces questions dans le développement suivant en citant des exemples puisés de
mes propres lectures

Thèse Il y a des livres qui répondent effectivement à notre manière d’imaginer le bonheur.
(Comment ?)
- Les livres qui nous offrent des aventures que nous n’avons pas toujours la possibilité
de vivre nous-mêmes dans la vie réelle
- Les personnages romanesques sont plus libres que ceux que nous rencontrons dans la
vie réelle : ils peuvent incarner nos rêves, nos aspirations les plus profonds et nos
idéaux de bonheur. Exemple dans « Nantas » d’Emile Zola, le personnage principal
est un modèle de réussite sociale : Nantas qui es issu d’une famille pauvre va devenir
un riche homme d’affaires grâce à son courage et son ambition de réussir.
- Les livres nous aident à nous évader des difficultés de la vie quotidienne en nous
dépaysant. Nous y découvrons d’autres lieux, d’autres personnages, d’autres temps et
cela nous procure un moment de bonheur : « le livre est une fenêtre par laquelle on
s’évade » disait Julien Green.
- Certains livres nous rendant heureux par la qualité de leur style : un cinéaste
contemporain disait : « même un livre qui parle de la mort, s’il en parle
admirablement rend un tout petit peu heureux. »
Antithèse
Mais il y a des livres qui ne répondent pas du tout à notre manière d’imaginer le
bonheur.

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- Les livres qui abordent les sujets tristes sont plutôt ennuyeux, décevants ou révoltant
(livres qui traitent de la famine, de la mort, de la manière ou de la violence)
- Les livres qui abordent des sujets graves n’ont pas pour objectif immédiat de nous
rendre heureux mais bien de dénoncer des situations malheureuses (romans engagés
dont l’objectif est de faire prendre conscience d’une injustice sociale ou politique afin
d’agir).

Conclusion

- Pour conclure, il est clair que chacun lit un livre en fonction de ses propres attentes :
élargir sa culture générale, se distraire au goûter au style d’un auteur dont on admire
l’esthétique.
- Pour ces raisons on peut effectivement soutenir l’idée que certains livres nous plaisent
dans la mesure où ils répondent à notre manière d’imaginer le bonheur tandis que
d’autres nous plaisent pour d’autres raisons.
- Mais le bonheur qu’offre la lecture est-il durable ?

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SUJET 6 : Dissertation générale :
(Plan dialectique)

Sujet : Pensez-vous que les progrès scientifiques et techniques aident l’homme à résoudre ses
problèmes ou qu’au contraire, ils lui sont nuisibles ?
Vous illustrez vos arguments d’exemples précis

Nous vivons dans un monde marqué par des progrès scientifiques et techniques remarquables
dans plusieurs domaines. Grâce à eux, nous vivons mieux et nous nous portons mieux.
Mais par certains aspects, il y a lieu de se demander si ces progrès nous aident véritablement à
résoudre nos nombreux problèmes, ou si au contraire ils nous sont préjudiciables.
Dans le développement suivant, nous verrons d’abord ce que les progrès technique nous ont
apporté dans un certain nombre de domaines, ensuite nous nous demanderons si malgré tout
ils n’ont pas certains effets nocifs sur nos vies.
Enfin, nous donnerons notre réponse définitive à la question dans notre conclusion.

Les progrès scientifiques et techniques nous ont aidés sans doute à résoudre beaucoup de nos
difficultés dans plusieurs domaines.
D’abord dan le domaine des communications, nous pouvons entrer en contact avec des
parents, amis, collègues ou d’autres personnes grâce au téléphone sans forcément nous
déplacer. Les téléphones portables ont ajouté au confort à la mobilité.
Dans le domaine des transports, nous nous déplaçons plus rapidement et plus confortablement
grâce aux voitures, aux avions, aux trains et bateaux pour ne citer que ceux-là.
Enfin, dans le domaine de la médecine, les progrès scientifiques ont fait reculer la mortalité
grâce à des appareils qui assurent de meilleurs diagnostics et traitements des maladies : des
radiographies, cardiographes, échographes qui assurent différentes fonctions pour le bonheur
des patients et de leurs médecins traitants.

Néanmoins, ces progrès ont aussi des effets néfastes qu’il convient de rappeler.
D’abord les moyens de transport modernes polluent l’environnement par les fumées, gaz et
substances chimiques qu’ils rejettent. Ces produits sont très dangereux pour la santé et
provoquent parfois des maladies mortelles : difficultés respiratoires, cancers etc. certains
produits sont à l’origine de catastrophes écologiques graves : pollution des eaux et des
végétaux entrainant la destruction de la faune et de la flore.
Dans le domaine militaire, on a inventé des armes de plus ou plus meurtrières et
destructrices : des chars de combat, des bombes atomiques, des missiles et même des armes
chimiques. Ces progrès détruisent plutôt qu’ils n’aident les hommes.

Pour conclure ; il n’y a pas de doute que les progrès scientifiques et techniques ont aidé
l’homme à résoudre beaucoup de ses problèmes, notamment en lui offrant la rapidité, sécurité,
confort et efficacité dans plusieurs domaines. Cependant, certains progrès sont nuisibles à
l’homme en ce qu’ils sont très destructeurs.
Par conséquent, il convient de nous intéresser plus aux progrès qui nous sont favorables et de
les développer au détriment de ceux qui nous sont nuisibles. En effet, comme le disait le poète
« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme »

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NB : Par sa formulation, ce sujet comporte sa propre thèse et son antithèse séparées par
l’articulateur logique encadré « ou » : ce qui en facilite le traitement.
SUJET 7 : DISSERTATION :

Sujet : « Le divertissement est-il l’unique fonction du théâtre ? »


(Plan dialectique)
Le théâtre est un genre littéraire au même titre que le roman et la poésie. Mais il a la
particularité d’être à la fois lu sur le papier, et joué sur scène. Dans notre société, le théâtre est
surtout connu à travers les salles de spectacles où il est représenté, ou à travers les médias
(radio et télévision) qui lui consacrent quelques temps. A-t-il uniquement pour fonction de
divertir le spectateur ou le lecteur, ou peut-il avoir d’autres fonctions ? Nous verrons dans le
développement qui suit que si le rôle premier du théâtre parait être le divertissement, il peut
aussi être un outil efficace de réflexion voire une bonne tribune pour défendre des idées.

Il n’ya pas de doute que le rôle premier du théâtre est le divertissement en ce qu’il nous
permet de nous évader des problèmes de la vie et d’oublier momentanément nos soucis en
nous faisant rire abondamment. Pour cela, le dramaturge ou le metteur en scène disposent de
ressources variées : ils mettent sur scène des personnages qui nous font rire par leurs
situations, leurs gestes et paroles, leurs caractères. Ainsi, lorsque nous ouvrons la radio ou
tournons le bouton de la télévision, c’est avant tout pour nous régaler de rire. En Mauritanie,
toutes les communautés nationales ont leurs comédiens qu’ils aiment bien écouter à la radio
ou regarder à la télévision.
En France, au XVIIème Siècle, (Siècle ou le théâtre avait surtout connu du succès), le célèbre
dramaturge Molière avait écrit de nombreuses pièces dans lesquelles il faisait rire ses
contemporains de leurs vices de comportements : « l’Avare », « Le malade
imaginaire », « Les femmes savantes », « Les fourberies de Scapin ».
Mais est-ce que théâtre vise uniquement à nous divertir par le rire ?

Certainement pas ! Le théâtre a aussi et surtout pour rôle de nous faire réfléchir. Ainsi
la plupart des pièces que nous écoutons et suivons chez nous comporte des enseignements. En
effet, ils nous apprennent, ou nous rappellent, que certains vices de comportements tels que le
vol, la trahison, le mensonge, la calomnie et autres sont nuisibles aux relations humaines et
sont généralement générateurs d’ennuis de toutes sortes.
L’auteur français que nous avons cité plus haut(Molière) a lui-même précisé qu’il faisait rire
;ses contemporains dans ces pièces comiques pour les amener à réfléchir et changer leurs
mauvais comportements : «La comédie permet de corriger les mœurs par le rire », disait-il.
Puisqu’il permet de transmettre des messages, ne peut-il pas aussi véhiculer des idées ?

Le théâtre peut enfin constituer une bonne tribune pour défendre des idées. En effet, il
touche un plus grand public du fait qu’il est non seulement écrit, mais aussi joué sur scène. De
ce fait, le dramaturge peut parfaitement se servir du dialogue des personnages ou de leurs
monologues pour transmettre ses propres idées politiques ou autres. Ainsi, dans sa pièce
intitulé « Hernani », l’écrivain français Victor Hugo dévoile l’ambition de son personnage
Don Carlos de devenir empereur à travers un monologue. Il peut utiliser également la
technique du double-énonciation qui permet aux comédiens sur scène, non seulement de
dialoguer entre eux, mais aussi de s’adresser directement à un ou plusieurs spectateurs à la
fois pour délivrer un message.

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Pour conclure, le théâtre est certes un moyen de divertissement qui avait connu
historiquement un très grand succès en Occident et qui continue à en avoir chez nous encore
où il est souvent diffusé dans les médias. Son succès provient non seulement du fait qu’il
nous divertit, mais aussi qu’il le fait en stimulant notre réflexion sur nos comportements ainsi
que sur nos réalités sociales. En même temps, il se révèle être un instrument pratique de
diffusion des idées par les techniques qu’il emploie : dialogues, monologues, double-
énonciation des personnages.
Puisque le public aime tant le théâtre chez nous, ne serait-il pas intéressant de transcrire, pour
une meilleure conservation, ces pièces qu’on nous présente à la radio et à la télévision ?

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SUJET 8 : Dissertation :

Sujet : « Le théâtre est-il selon vous une bonne tribune possible pour défendre ses
idées ? »

Corrigé :

Le genre théâtre compose une grande partie de la Littérature, et ce, depuis l’antiquité jusqu’à
aujourd’hui. Le théâtre, qu’il soit lu ou représenté présente une spécificité : il peut être
argumentatif ou polémique entre autres. Peut-on cependant considérer le théâtre comme un
bon support pour défendre des idées, voire exposer une critique de la société ? Le théâtre est
une forme vivante de littérature, qui se prête à défendre des idées, de par ses dialogues qui
peuvent adopter une forme argumentative, et par sa double-énonciation. Il permet ainsi une
opposition à certaines idées de façon plus ou moins détournée, et est accessible à tous. Mais le
théâtre n’est pas lu ou écouté de façon assez attentive, tournée vers les arguments de l’auteur.
En effet, le théâtre se présente comme un divertissement. De plus, l’auteur doit faire face à la
censure, et aux malentendus avec les spectateurs.

Pour l’auteur, le théâtre se présente comme un support idéal pour présenter et défendre ses
idées, par sa forme propre permettant d’utiliser le registre polémique, et la double –
énonciation ; à travers cette forme, il peut se permettre une opposition plus ou moins
important face à la société puisqu’il parle à travers un personnage. Enfin, le théâtre est
accessible à tous, et permet une spectaculaire propagation des idées, par support écrit et
surtout oral.
La pièce de théâtre se diversifie en tragédies, comédies, drames bourgeois et romantique, mais
dans tous les cas, le dialogue reste le principal texte. Cette forme est très vivante, et l’auteur
peut employer à travers les paroles des personnages un registre polémique au théâtre : le
personnage (ou acteur) s’adresse non seulement aux autres personnages présents sur scène-
faisant avancer l’intrigue – mais aussi aux spectateurs.
Le double-énonciation permet aussi à l’auteur de s’impliquer d’avantage dans ses propos : une
opposition plus ou moins importante à la société lui est permise. Il emploie un moyen
détourné en impliquant ses idées dans la tirade d’un de ses personnages. Les monologues
notamment permettent une réflexion plus profonde sur la société, puisque le personnage est
face à lui-même (et au spectateur).
C’est le cas dans Hernani, drame romantique de Victor Hugo. Don Carlos – roi d’Espagne-,
seul devant le tombeau de Charlemagne, dans l’acte IV, scène 2 réfléchit et exprime son
ambition de devenir empereur. A travers ce monologue, il peut critiquer les différents régimes
politiques, comparer. Hugo inclue ses opinions politiques dans le texte de Don Carlos.
Par ailleurs, un autre avantage du théâtre semble être sa facilité d’accès à la majorité de la
population : se propageant par deux modes, et principalement par celui qui consiste à être
représenté, le théâtre s’ouvre à un public plus large. Les idées de l’auteur peuvent ainsi être
mieux répandues.
L’observation des pièces de Molière confirme cet aspect. Molière – grand dramaturge et
comédien – a créé un grand nombre de “comédies-critiques“ et “ comédies de mœurs et de
caractères“ où il montre les défauts de la société. Jean-Claude Idée, metteur en scène ayant
adapté plus huit pièces de Molliere, déclare dans un interview à propos de l’Avare ”le public
se reconnait. La dimension donné est supérieure à la critique d’un défaut plat […]“.
L’Avare, de par son genre, une comédie classique, se rend accessible aisément, et les
spectateurs ont ainsi accès aux idées de Molière, à ses critiques.

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D’autre part, le théâtre n’est pas un support idéal pour exposer des idées : le spectateur peut
ne pas les prendre au sérieux voire pire, ne pas les comprendre ; les pièces peuvent être
censurés.
Les pièces de Molière, comiques, sont sensibles vis-à-vis du lecteur. Les rires fusent durant la
représentation, les pièces aux intrigues “faciles“ sont très compréhensibles. Mais qu’en est-il
des idées transmises ? Celles-ci peuvent ne pas être prises au sérieux, et l’histoire peut
supplanter la critique. L’avare est ainsi une pièce ambiguë pour la transmission des idées.
Retiendra-t-on plus le ridicule du personnage d’Hargon, ou la morale transmise par l’histoire
sur l’avare ?....

Les auteurs, en critiquant trop ouvertement les défauts, en s’attaquant plus à des groupes de la
société que d’autres, peuvent être censurés : leurs pièces ne peuvent être représentées avant
qu’ils n’en aient modifié des extraits voire le livre entier
La première version du Tartuffe, en 1664, a été rejetée et censurée. En effet, tout le monde ne
rit pas de ses pièces, et les personnes concernées explicitement (les précieuses, les beaux
esprits l’abbé Cotin dans les Femmes savantes) s’opposent et réussissent à interdire la pièce.
De même, la deuxième version, en 1667 sera aussi censurée. Il faudra attendre 1669 pour que
la pièce soit jouée.
Un siècle plus tard, en 1784, la censure est toujours présente en France. « Le Mariage de
Figaro », de Beaumarchais est interdit à la représentation. Le texte remet en cause l’ordre
social, puisqu’il dénonce la condition injuste des femmes et attaque même la justice. !
Non seulement l’auteur doit craindre de n’être pas assez explicite prenant le risque d’être
censuré, mais il doit se “méfier“ du lecteur qui peut ne pas comprendre le point de vue de
l’auteur.
Qui est le porte-parole d’Anouilh, dans Antigone ? Créon défend l’ordre établi, et se sommet
aux exigences du peuple, même si cela lui semble contraire à sa morale tandis qu’Antigone
revendique la liberté, et demande à n’être astreinte à aucune loi. On ne peut alors dire de quel
côté se place l’auteur, sans risquer une erreur d’interprétation….
L’auteur se trouve alors confronté à des difficultés pour défendre ses idées.

Le théâtre peut se présenter comme un porte-parole de l’auteur, et répandre ainsi ses idées,
critiques de la société, de ses défauts à travers ce genre qui offre des facilités car il offre une
possibilité de “faire parler le personnage“, et dispose d’un public plus large. Malgré tout,
l’auteur est confronté à quelques difficultés, telle que la censure les malentendus, et au
caractère divertissant de la pièce de théâtre. L’auteur y exprime cependant ses opinions, et
suscite des débats quant à la véracité des critiques ou défauts mentionnés. Le genre théâtral
pourrait alors prendre une importance primordiale quant à la stimulation de nouvelles idées
dans la société.

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SUJET 9 : DISSERTATION : Pensez-vous que la littérature puisse et doive avoir pour
mission d’élever sa voix contre les injustices ?
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La littérature présente le paradoxe inhérent au fait qu’elle soit à la fois art et
langage, et qu’elle s’inscrit dans une dimension à la fois universelle et actuelle. Nombre de
polémiques ont eu lieu sur ce que doit être sa fonction et certains lui refusent toute utilité,
comme Théophile Gautier qui déclare que : « Tout ce qui est utile est laid », tandis qu’à la
même époque Victor Hugo prônait l’engagement du poète. C’est pourquoi il est légitime
de se demander si la littérature peut et doit avoir pour mission d’élever sa voix contre les
injustices, autrement dit, si elle doit être engagée et avoir une certaine utilité. Dans un
premier temps, nous verrons qu’elle dispose de ressources qui lui donnent une efficacité
certaine dans le rude combat contre les injustices, ensuite nous montrerons qu’elle a aussi
des limites dans cette entreprise.

Dans l’histoire littéraire, de nombreux écrivains, poètes et dramaturges ont eu à élever


leurs voix efficacement contre des injustices pour diverses raisons.
En effet, la littérature touche un public particulièrement varié, non seulement selon ses goûts,
mais à travers les lieux et les époques. Le théâtre, le roman, l’apologue, la poésie sont autant
de formes littéraires qui à la fois touchent un public très large et très varié, et permettent
d’allier le divertissement ou le plaisir à une réflexion instaurée par l’auteur. En France, au
XVIIe siècle, La Fontaine, en se servant des fables pour les enfants, critiquait de manière
plaisante et piquante la cour ou la société des hommes de son époque ; la littérature du siècle
des Lumières a usé encore plus de la diversité des formes littéraires pour dénoncer les
injustices sociales en touchant ainsi des sensibilités différentes : les contes philosophiques de
Voltaire, les pièces de théâtre comme le Mariage de Figaro de Beaumarchais et
L’Encyclopédie.
En Afrique, pendant la période coloniale, de nombreux écrivains avaient dénoncé dans leurs
romans les injustices que subissaient leurs contemporains du fait de la colonisation. Ainsi,
dans « Le vieux Nègre et la médaille » l’écrivain camerounais ferdinand Oyono a dénoncé, à
travers son personnage Méka, les contradictions de l’administration coloniale ainsi que la
violence exercée injustement contre ses concitoyens. De même, l’écrivain sénégalais
Sembène Ousmane a fustigé la violence du colonisateur ainsi que l’exploitation économique
des richesses de son pays dans son roman « Les bouts de bois de Dieu ». D’ailleurs la
dénonciation des injustices s’est poursuivie après la colonisation à travers la plume d’un
écrivain comme Ahmadou Kourouma qui s’exprimait ainsi dans « Les Soleils des
Indépendances » en parlant de son héros : « Mais alors qu’apportèrent les indépendances à
Fama ? Rien que la carte nationale d’identité et celle du parti unique. » dénonciations de la
guerre, du fanatisme, de l’intolérance, trouvent un retentissement puissant encore à notre
époque.
De plus, la diversité des formes littéraires permet de varier les stratégies
argumentatives. Ainsi, dans les fables, les poèmes, et parfois au théâtre, les messages sont
implicités mais présentés de manière vivante. Ainsi, le message de Victor hugo dénonçant
le travail des enfants est plus touchant dans son poème : « et où vont ces enfants dont pas
un seul ne sourit » que s’il avait été présenté banalement dans un article journalistique. Les

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leçons de morale qu’on trouve dans les fables ou que véhiculent certaines pièces de theatre
sont autant de messages qui permettent aussi à la littérature-entre autres objectifs- d’elever
sa voie contre des injustices.
La littérature se révèle donc une tribune opportune et efficace pour dénoncer les
injustices et les méfaits de la société.

Cependant, on doit reconnaitre aussi qu’elle a des limites dans la dénonciation


des injustices et peine très souvent à se faire entendre.
En effet, la littérature n’est pas accessible au grand public, au sens large du terme,
et elle ne touche en général qu’un petit nombre de lettrés : à certains époques et endroits,
tout le monde ne sait pas lire, ou alors, ne s’intéresse pas aux lettres mais à d’autres
moyens de communication.
Ensuite, La littérature présente un autre obstacle : son langage est parfois obscur et
doit être interprété pour être compris. Par exemple, les messages véhiculés dans les fables
et certains poèmes ne sont pas explicites.
Enfin, la littérature n’est plus de nos jours un moyen de communication des plus
privilégiés, et souffre notamment du développement des supports modernes de
communication scripturaux ou audio- visuels qui séduisent et touchent un plus grand
public. Ainsi, la force de l’image est plus efficace qu’une page de roman pour dénoncer
une quelconque forme d’injustice.

Ainsi, en tant qu’activité humaine, nous pouvons dire que la littérature a bien sa
place dans le débat d’idées et qu’elle peut légitimement s’engager pour diverses causes
sociales, comme elle a eu à le faire par le passé. En effet, nous avons vu qu’elle pouvait
être un cadre de réflexion universelle, qui engage les hommes à mieux se connaître et à
s’entraider. Mais la limite de son action tient au fait que le monde est de plus en plus
dominé par de puissants moyens de communication qui informent mieux et séduisent plus
le public.
Cependant, la littérature doit encore s’engager, à mon avis, compte tenu des
ressources humaines qui lui sont propres et avec lesquelles elle aborde les questions
sociales.
Doit-on en effet se priver de celles-ci même si on en dispose d’autres ?

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SUJET 10 : DISSERTATION. "Quelle est la fonction du poète?"

(Plan thématique)

Pour signifier que le poète n’avait pas d’utilité pratique au même titre que l’ouvrier ou le
soldat, Malherbe affirmait, au XVIIe siècle, qu' « un bon poète n'est pas plus utile à l'État
qu'un bon joueur de quilles ». .
Cependant, l'histoire littéraire nous a montré que le poète a toujours eu, et continue à avoir
encore de nos jours, des fonctions très intéressantes dans la société même si celles-ci ne sont
pas toujours perceptibles à l’œil nu. Ainsi, nous verrons dans le développement qui suit que le
poète est celui qui nous fait rêver, qui nous aide à exprimer nos divers sentiments mais aussi,
celui qui participe aux débats de notre temps et renouvelle notre vision du monde.

D’abord, le poète nous fait rêver grâce à la musicalité et à la beauté de ses vers, à la
puissance de ses images. Il crée ainsi un univers onirique qui nous permet de nous évader de
la réalité.
« Il n’a ya rien de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien », disait le poète Téophile
Gautier dans Préface à Mademoiselle de Maupin. En effet le Beau séduit les sens et fait rêver,
tandis que l’ « utile » appartient à la banalité. Quant à Paul Verlaine, il nous procure le rêve
par la douce musicalité de ses poèmes : « De la musique avant toute chose », dit-il dans « Art
poétique ».
A travers son poème « Invitation au voyage » paru dans « Les fleurs du Mal », Baudelaire
nous invite à voyager vers un monde de rêve où « Là, tout n’est que luxe et beauté, calme et
volupté » pour apaiser notre âme en turbulence.

Mais le poète ne nous fait pas que rêver. Il nous aide aussi à exprimer nos émotions, nos
sentiments de joie ou de tristesse, de bonheur ou de frustration. Ainsi, du fait de sa grande
sensibilité et de sa capacité d'introspection, le poète excelle à traduire, à exprimer ce qu'il
ressent face à lui-même et face au monde sous une forme personnelle et esthétique qui touche
chacun d'entre nous. Ce sont les grands thèmes du lyrisme universel: la fuite du temps,
l'angoisse de la mort, l'absurdité de notre destinée, notre relation avec la nature, la solitude
dans les grandes métropoles, la communication impossible avec autrui...
« Sachez-le, c'est le cœur qui parle et qui soupire / Lorsque la main écrit, c'est le cœur qui se
fond! »
« Les plus désespérés sont les chants les plus beaux / Et j'en sais d'immortels qui sont de purs
sanglots »
« Ah! Frappe-toi le cœur, c'est là qu'est le génie! », déclamait Musset.
Quant à Lamartine, il disait de ses vers:
« Ils étaient un gémissement ou un cri de l'âme. Je cadençais ce cri ou ce gémissement; »
De manière générale, les poètes romantiques pratiquaient des poèmes lyriques dans lesquels
ils exprimaient leurs sentiments personnels qui sont aussi les nôtres.
Le poète participe encore aux grands débats qui agitent son temps. Évoluant dans une
société humaine, il ne peut s’enfermer dans sa tour d'ivoire ; il est un citoyen comme les
autres et à ce titre il prendre position dans les luttes qui opposent les hommes à son époque.
C’est ainsi qu’en littérature française, au XIXe siècle, Hugo se dresse, dans Les Châtiments,
contre l'oppression de Napoléon III,
tandis qu’au XXe siècle, Paul Eluard, dans son poème « Liberté », participent activement à
la résistance contre l'occupant nazi.
Enfin, le poète nous montre la réalité du monde sous une forme inattendue. Cocteau dit de la
poésie qu'elle nous aide à voir ce que nous ne voyons plus par habitude:
« Voilà le rôle de la poésie. Elle dévoile dans toute la force du terme. Elle montre nues, sous
une lumière qui secoue la torpeur, les choses surprenantes qui nous environnent et que nos

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sens enregistraient machinalement. », Le Secret professionnel. Pour sa part Rimbaud déclare
dans sa Lettre à Paul Démeny : « Je dis qu'il faut être voyant, se faire voyant ». Selon lui,
c'est le moyen d'arriver « à l'inconnu »

CONCLUSION

Ainsi, même si à priori on est tenté de croire que la poésie est inutile, on se rend comte très
vite qu’en tant que membre de la communauté humaine, le poète assume beaucoup de
fonctions dans la société.
Loin de n'être qu'un doux rêveur, il donne forme aux idées et aux sentiments que chacun porte
en soi, et s'engage dans les conflits qui agitent la société .Il embellit aussi le monde en
dévoilant ses faces cachés et le rendant plus riche de sens et donc moins désespérant.

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SUJET 11 :Dissertation :
Dans son Essai sur le roman, Georges Duhamel écrit : "Le but suprême du romancier est de
nous rendre sensible l'âme humaine, de nous la faire connaître et aimer dans sa grandeur
comme dans sa misère, dans ses victoires et dans ses défaites.» Vous commenterez ce point de
vue en vous inspirant des romans que vous connaissez.

Le corrigé

Les raisons pour lesquelles les romanciers écrivent sont très diverses : certains cherchent à
divertir le lecteur pour l’aider, d’autres à le séduire par divers procédés stylistiques, d’autres à
lui faire partager une expérience vécue ou pour d’ autres raisons encore. Quant à Georges
Duhamel, Dans son Essai sur le roman (1925), il s'intéresse aux sentiments qu'éveille en nous
la lecture d'un roman en affirmant que : « Le but suprême du romancier est de nous rendre
sensible l'âme humaine, de nous la faire connaître et aimer dans sa grandeur comme dans sa
misère, dans ses victoires et dans ses défaites. » Le roman est ainsi présenté au lecteur comme
un révélateur de l'âme humaine. Il convient donc de se demander comment l’écriture
romanesque parvient à nous rendre sensible l’âme humaine. Pour cela, nous verrons d’abord
le rôle des personnages romanesques, ensuite nous étudierons comment l’auteur s’y prend-t-il
pour rendre le processus d'identification aux personnages apte à nous révéler la diversité
psychologique des êtres.

D’abord les personnages que le romancier présente dans son œuvre éveillent en nous des
sentiments d’admiration ou de pitié par leurs exploits ou leurs échecs bien qu’ils soient
des êtres de fiction. En effet, l’auteur les crée à notre image et les rend ainsi apte à exprimer
nos divers sentiments et bien au-delà. Par exemple Nantas, personnage du romancier français
Balzac, donne l’exemple du pauvre provincial qui arrive à faire fortune à Paris grâce à sa
détermination et à son endurance. De même les héros épiques suscitent notre admiration par
leurs exploits et réussites, leurs qualités humaines qui les portent à surpasser le mal et la
médiocrité. C’est le cas de tous les héros de Walter Scott ou ceux d’ Harry Potter et James
Bond.
Dans le roman nous rencontrons aussi des personnages qui nous font rire abondamment
par leurs faits, gestes et paroles. Ainsi, en littérature africaine, dans « Le regard du roi » de
Camara Laye, le personnage de Clarence nous fait sourire aussi bien par son innocence que sa
naïveté : il a l’impression de tourner en rond lorsqu’il traverse les villages africains en quête
de la rencontre avec le roi, et à une certaine étape du voyage, il a été vendu à son insu par le
mendiant qui l’accompagnait et qui l’a cédé en contrepartie d’un âne, d’un poulet et d’un
panier de grains de mil. De même, dans « Civilisation, ma mère », l’auteur maghrébin Driss
Chraibi nous offre un humour poignant à travers les agissements de la mère de Nagib qui
découvre les produits de la civilisation moderne : par exemple, elle va aller porter de beaux
habits pour inaugurer la radio qu’on venait d’installer dans la maison.
Dans d’autres romans, les personnages sucitent en nous pitié et compassion. C’est le cas
du héros de l’écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma dans « Les Soleils des Indépendances ».
En effet ; Fama Doumbya, ancien prince de Horodougou, est victime de toutes les formes
d’injustice du seul fait qu’il ne savait ni lire ni écrire lorsque son pays avait obtenu
l’Indépendance. Il s’y ajoute les déboires de son épouse Salimata qui ne peut procréer et
souffre énormément de cet handicap. Ainsi, nous nous identifions aux personnages
romanesques parce qu’ils expriment divers sentiments qui sont aussi les nôtres. Mais de
quelles techniques d’écriture le romancier dispose-t-il pour parvenir à cet effet ?

L’écrivain dispose de divers moyens pour toucher notre sensibilité. Il s’agit


essentiellement des techniques narratives. En effet pour rendre ses récits plus vivants et
invraisemblables, il peut nous présenter directement le dialogue de ses personnages et nous
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inviter ainsi à sympathiser implicitement avec eux, ou à nous désolidariser de leurs dires ou
pensées.
Dans les romans de type autobiographique, l’auteur emploie en général la première
personne « je » pour nous raconter quelques aspects des sa vie et nous dévoiler ainsi ses
divers sentiments. La narration y est menée d’un point de vue interne. C’est ce qui nous
rapproche de « L’Enfant Noir » de Camara Laye et nous fait partager ses belles aventures à
Tindican et à Kouroussa.
En France, les romanciers du XIXe siècle ont souvent fait de alterner différents points de vue
dans leurs romans. Par exemple, dans « La Peau de chagrin », Balzac enchâsse dans le récit
d'un narrateur externe le poignant récit à la première personne de Raphaël, victime d'une
puissance occulte, elle-même révélatrice des rapports que nous entretenons avec le désir.
Le romancier peut également adopter le point de vue omniscient pour se transporter
dans la conscience de son personnage afin de nous la dévoiler. Cette technique lui permet de
se livrer longuement à l’analyse la psychologie de son personnage pouvant déboucher sur
l’identification du lecteur à celui-ci. Ainsi, pour nous rendre sensible à l’état d’âme de son
personnage victime d’une grave injustice, le romancier Pabé Mongo emploie le style indirect
libre en ces termes : « Pour une papaye ? Non, ça ne pouvait être vrai. Sa liberté s’envolait à
cause d’une papaye! On ricanait odieusement autour de lui, on l’entourait, on le bousculait, on
essayait même de le frapper. Il n’opposait aucune résistance. Il se laissait conduire docilement
par les policiers tout en essayant de leur expliquer. » Cette technique permet au narrateur non
seulement de se rapprocher de son personnage, mais aussi d’en rapprocher le lecteur.

En conclusion, on peut retenir que sans doute George Duhamel a raison de présenter le
roman comme un révélateur de l’âme humaine dans ses sentiments les plus divers parce qu’il
nous révèle des êtres de fiction capables de nous émouvoir, de nous faire rire, de nous
émerveiller bref, de nous toucher dans toutes nos sensibilités. Mais il y parvient par le travail
remarquable que l’écrivain opère sur la langue, notamment par les diverses techniques
narratives qu’il déploie pour produire divers effets sur le lecteur. Il convient néanmoins de
signaler qu’avec l’évolution du roman, certains écrivains, comme Alain Robbe-Grillet et
Marguerite Duras, ne se soucient plus de donner à leurs personnages une dimension
psychologique en laquelle nous puissions nous reconnaitre. Que reste-t-i alors de l’œuvre
littéraire si on la vide de cette dimension essentiellement humaine ?

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SUJET 12 : DISSERTATION

(Plan dialectique)

La vie moderne vous semble-t-elle favoriser ou réduire la communication avec autrui?

INTRODUCTION
L'homme est doué de la parole. Pour vivre heureux, il a besoin de parler, de communiquer ses
pensées et ses sentiments aux autres, à sa famille, à ses amis ... Et l'homme moderne dispose
de moyens de communication très sophistiqués tels que le téléphone et l’Internet.
Mais en observant la réalité, on se pose souvent cette question : est-ce que la vie moderne est
réellement favorable à la communication avec autrui ?
Dans le développement qui suit, nous verrons dans quelles mesures on peut affirmer que la
vie moderne permet des contacts fructueux entre les gens, ensuite nous verrons si elle ne
constitue pas aussi un obstacle à la communication?

DÉVELOPPEMENT
1er partie, thèse: La vie moderne favorise la communication avec autrui.

a) L'homme moderne est extrêmement mobile.


- Hommes et femmes travaillent. La communication entre les êtres s'exerce
avant tout sur le lieu de travail.
- L'homme moderne dispose de loisirs. C'est l'occasion pour lui de connaître
d'autres gens, d'échanger des idées et des sentiments.

b) L'homme moderne dispose d'une technologie très avancée.


- Les moyens de transport, le téléphone, le minitel permettent de communiquer
vite et facilement. Ces moyens de communication favorisent les échanges et
les rencontres.

c) L'homme moderne est soucieux de la communication avec autrui.


- Une grande place est accordée à l'oral durant les études. On apprend aux
enfants à communiqué, à s'exprimer.
- La communication devient une science à part entière. Certaines universités ou
grandes écoles préparent à des diplômes de communication.

Transition
Paradoxalement, c'est au moment où l'homme moderne se montre le plus
préoccupé de communication qu'il est le plus isolé.

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2e partie, antithèse : La vie moderne compromet la communication avec autrui.

a) La vie moderne favorise l'individualisme.


- Les individus sont de moins en moins disposés à faire des concessions. Chacun
veut faire ce qu'il veut, quand il veut. L'individualisme conduit à l'isolement.
- L'homme moderne est engagé dans de multiples directions. li n'a pas le temps
d'approfondir ses relations. Il communique de manière superficielle, que ce soit
dans son travail, dans sa famille ou dans ses loisirs.

b) La technologie nuit à la communication.


- Les hommes ne communiquent plus entre eux mais par l'intermédiaire d'un
support matériel : les journaux, le téléphone, la télévision, le minitel
impliquent un détour de la communication. Il n'y a plus d'échange direct.
- Asservi aux moyens de communication, l'homme moderne ne sait plus
communiquer. Mis en présence les uns des autres, les hommes. sont
embarrassés. Ils ignorent comment établir la communication, comment
amorcer un échange.

c) Enseigner la communication ne signifie pas « communiquer ».


- La communication entre les hommes devrait être naturelle, comme elle l'était
autrefois dans les pays occidentaux et comme elle l'est encore dans les sociétés
moins technologiques.
- A partir du moment où. L’or: enseigne la communication, c'est que l'homme
doit réapprendre à communiquer. C'est un constat d'échec.

G. Segal (né en 1924), la Baie


vitrée du restaurant. 1967,
Cologne, Museum Ludwig.

CONCLUSION
La vie moderne favorise la communication avec autrui. Les moyens qu'elle met à notre
disposition nous permettent de multiplier les rencontres et les échanges. Pourtant, la
communication avec les autres nous laisse souvent sur notre faim. Malgré ses tentatives
désespérées et son besoin naturel de communiquer, l'homme moderne se retrouve souvent
seul ou insatisfait de ses amitiés et de ses amours : pour avoir trop rêvé d'une communication
idéale, facile et rapide entre les hommes, notre société, maladroitement, a mis la machine à la
place de l'homme. Pour des relations de qualité, il faudrait donc que nous retrouvions le goût
et le savoir du contact direct.

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SUJET 13 : DISSERTATION :.

La représentation d’une pièce théâtrale sur scène renforce-t-elle, selon vous, l’émotion que
suscite le texte théâtral écrit ?
Vous illustrerez vos arguments d’exemples précis puisés de votre expérience de spectateur,

Corrigé :

« Le théâtre n’est fait que pour être vu », affirmait Molière, grand dramaturge classique du
XVIIe siècle. Et il est vrai que le genre théâtral semble essentiellement être l’art du visuel,
ainsi que l’illustre l’étymologie même du terme théâtre, du grec θεάομαι – theaomai -,
regarder, contempler. Cette importance de la représentation au théâtre s’explique le plus
communément par le fait qu’elle permet l’accentuation des émotions véhiculées par le texte.
Pourtant, notamment au XIXe siècle, les pièces de théâtre romantiques – entre autres –
destinées uniquement à la lecture prolifèrent, sans pour autant perdre de leur portée
émotionnelle, élément d’ailleurs cher à ce mouvement. Aussi est-il intéressant de se demander
si la mise en scène théâtrale se fait nécessairement accentuation des émotions offertes par le
texte. Pour répondre à cette question, il convient dans un premier temps d’examiner l’intérêt
de la représentation dans le renforcement des émotions procurées au spectateur, pour ensuite
souligner les limites que rencontre la mise en scène théâtrale dans sa fonction émotionnelle,
pour enfin mettre évoquer l’objectif premier du théâtre à travers les siècles, à savoir non pas le
« mouvement », mais plutôt la « réflexion ».

Certes, la mise en scène renforce les émotions que suscitent les textes théâtraux. En effet,
dans sa « Poétique », Aristote définit nombre de règles artistiques et théâtrales. Parmi celles-
ci, la mimesis est l’exigence de réalisme qui passe par l’imitation de la nature et du réel.
Ainsi, la vie étant émotion, et l’émotion étant vie, la représentation théâtrale, du fait de la
mimesis, met en scène l’émotion vraie, réaliste, et augmente donc la portée sentimentale du
texte. Exemple : nombre de comédies d’Aristophane comme « Les Nuées », qui imitent
parfaitement les modes de vie athéniens de l’époque. Ensuite l’émotion esthétique de la
représentation vient s’ajouter à l’émotion liée aux ressorts dramatiques du texte. Ainsi, les
décors baroques et le monde onirique que propose « Le Songe d’une nuit d’été » de
Shakespeare sont souvent très travaillés, poussés jusqu’à la démesure : Ils provoquent une
jouissance visuelle chez le spectateur qui vient s’ajouter aux émotions procurées par le texte.
De même, dans la mise en scène de Laurent Laffargue du « Jeu de l’amour et du hasard » de
Marivaux, l’impressionnante machinerie qui fait défiler les décors aux yeux du spectateur
rythme l’ensemble de la pièce et favorise l’émotion esthétique. La représentation permet
d’accentuer aussi les thématiques mises en jeu dans les pièces et décuplent donc les émotions
et les sentiments du spectateur. Ainsi, dans la mise en scène du « Misanthrope » de Molière,
par Michel Fau, la hauteur des perruques des aristocrates est l’un des nombreux éléments
scéniques qui accentuent le comique de caractère présent dans toute la pièce. Les didascalies
dans « Le roi se meurt » d’Eugène Ionesco, notamment le retrait progressif des éléments
scéniques lors de la mort du Roi, accentuent l’impression de dépouillement et de néant dans la
mort, et décuplent donc la sensation de vide de la scène. Tous ces choix provoquent
l’identification chez le spectateur et accentuent ses émotions.
Cependant, cette capacité de la mise en scène à accentuer les émotions du texte a quelques
limites
D’abord les conventions théâtrales, notamment chez les Classiques, limitent les possibilités de
représentation et freinent donc le réalisme : elles rendent difficile l’identification du lecteur
aux personnages et le partage de leurs émotions. Par exemple, dans la tragédie « Phèdre » de
Racine, l’absence de mentions triviales et de scènes trop violentes avec notamment la mort
d’Hippolyte n’accentuent en rien la portée émotionnelle du texte. Comment en effet pourrait-

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on s’identifier aux personnages et prendre en pitié dans un monde où la violence ne peut
qu’être entendue ?

D’autre part, les obstacles matériels posent le même problème de réalisme que les
conventions abstraites : l’identification et donc le renforcement des émotions est à nuancer.
Ainsi, dans la bataille contre les Mores, dans « Le Cid de Corneille », les milliers de chevaux
et de soldats sont tout simplement impossibles à mettre en scène… Aussi doit-on se cantonner
à une mise en scène limitée au simple récit. Alors, pourquoi ne pas préférer la simple lecture,
plus confortable car plus personnelle ? Difficile donc de s’identifier à un monde où, comme
pour la violence, les aspects héroïques ne sont que racontés…

Mais surtout, le théâtre, que ce soit pour le texte ou la représentation, n’a pas pour finalité le
mouvement mais plutôt la réflexion, l’éducation du lecteur.
Par exemple, dans les pièces de Molière, telles que « L’Avare », les émotions procurées par le
texte et la représentation sont asservies à la critique des hommes et des mœurs. Ainsi, le
ridicule d’Harpagon et le rire suscité chez le spectateur ne desservent finalement que la
critique de l’avarice et de la cupidité.

Le théâtre est avant tout aussi une réflexion sur la condition humaine qui peut être desservie
par la représentation et les émotions De là l’intérêt moral de la catharsis, qui purge l’homme
de ses passions du fait de la mise en scène des émotions des personnages, et le conduit à une
réflexion sur lui-même. Par exemple, dans « La Cantatrice chauve » d’Ionesco : le comique et
l’absurdité des conversations lors de ce dîner « entre amis » dénoncent l’illogisme de la vie, et
nous fait réfléchir au sens de l’existence, au rôle du langage… Car quoi de mieux que de faire
ressentir l’absurde pour dénoncer l’absurde ? De même pour « En attendant Godot », (de
Beckett) , la représentation met surtout en valeur les silences, et le ridicule que perçoit le
spectateur dans cette situation permet une réflexion sur les relations entre les hommes, les
objectifs de nos existences, réflexion élargie à Dieu-même, avec également l’incohérence et
l’absurdité de l’attente de ces deux mendiants…

Enfin, le théâtre permet une méditation sur lui-même ! Là est tout le miracle de ce genre. La
mise en abyme théâtrale et le métathéâtre dans « l’Illusion comique » de Corneille en sont un
parfait exemple. Ainsi, le personnage d’Alcandre illustre la magie de ce genre, ainsi la grotte
en représente les mystères, ainsi le fils de Pridamant symbolise l’art du comédien qui fait
croire à l’irréel et dupe son père… Toute pièce est créée en vue de proposer une étude et une
réflexion approfondie sur et par le théâtre. Voilà ce qui est, dans cet art, le plus merveilleux, le
plus émouvant.

En conclusion, la mise en scène théâtrale est souvent un moyen d’exprimer des émotions et
d’accentuer celles véhiculées par le texte, du fait notamment de la mimesis, de l’esthétique
des décors, de la puissance suggestive des thématiques. Mais son rôle de tremplin émotionnel
est parfois à nuancer car la représentation de certaines scènes violentes ne peut nullement
émouvoir le spectateur et l’on ne peut pas montrer sur scène tous les éléments du réel. La
beauté de la langue s’y perd parfois aussi, si bien que finalement, on peut retenir que la portée
émotionnelle d’une pièce de théâtre, qu’elle soit vue ou lue, sert essentiellement à faire
réfléchir le lecteur et à l’éduquer tant au sujet des mœurs que de la condition humaine.

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4ème Partie

COMMENTAIRE COMPOSE
(Méthode et exercices corrigés)

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Technique du commentaire composé

Le commentaire composé est un exercice qui consiste à étudier tous les procédés utilisés par
un auteur (dans un texte poétique ou en prose) pour produire différents effets chez le lecteur.
La dénomination de l’exercice lui-même laisse entendre deux activités :
-Commenter le texte : il s’agit d’analyser toutes les techniques qu’y déploie l’auteur du texte
-Composer le commentaire : il s’agit d’utiliser un plan original pour faire le commentaire : ce
qui exclue le commentaire linéaire.

I) Quels sont les procédés à étudier ? Ils sont nombreux et varient en fonction des
textes et des intentions des auteurs qui les rédigent. Cependant, on doit prêter une
attention particulière aux procédés suivants en faisant un commentaire :
1) Le plan du texte : Combien de paragraphes comporte le texte ? Sont-ils de
longueur égale ou inégale ? Pourquoi ?
2) Le Vocabulaire du texte : Quels sont les mots-lés du texte, les mots répétés
plusieurs fois ? Quels sont les champs lexicaux dominants du texte ? Pourquoi ?
3) Les types de phrases employés dans le texte : Quels sont les types de phrases les
plus employés par l’auteur ? A quel(s) effet(s) les emploie-t-il ?
4) Les points de vue narratifs adoptés dans le récit : Est-ce un récit
autobiographique ? L’auteur s’implique-t-il dans le récit ou raconte-t-il
objectivement les événements ? Emploie-il un discours direct, un discours indirect
ou un dialogue dans le texte ? A quelles fins ?
5) Les temps verbaux : quels sont les temps verbaux dominants du texte ? Pourquoi ?
6) Pour un texte poétique : quels sont les éléments de versification employés dans le
poème ? Les figures de style ? A quels effets le poète les emploie-t-il ? Etc.

II) Quels sont les effets produits chez le lecteur ? Ce sont les réponses aux questions
posées avec les procédés que nous venons d’énumérer ci-dessus qui en rendent
compte. En effet l’étude des effets se fait en même temps que celle des procédés
dont elle est inséparable. Ainsi, pour chaque technique relevée, on doit citer entre
guillemets («… ») le mot, la phrase ou la partie du texte concernés et les interpréter
immédiatement. Mais de manière générale, les effets recherchés par l’auteur du
texte entrent dans les projets suivants : séduire le lecteur par un procédé stylistique,
l’émouvoir, toucher sa sensibilité, l’instruire, le divertir, lui faire partager un
sentiment quelconque, susciter une réaction chez lui etc.

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III) La technique proprement dite : Elle comporte deux étapes :

Etape1 : La préparation du commentaire. On peut procéder de la manière


suivante :

1) Lire le sujet
Le libellé rappelle éventuellement des conseils de méthode valables pour tout
commentaire. Il attire aussi l’attention sur quelques caractéristiques majeures
de ce passage (thème ou trait de style) tenir compte, mais sans exclure d'autres
approches. Exemples :
Libellé A – Vous ferez de ce texte un commentaire composé. Vous pourrez par
exemple, montrer par quels moyens l'auteur a traduit ses réactions devant la vie
instinctive de la forêt.
Libellé B – Vous ferez le commentaire composé de ce texte en étudiant par
exemple comment le narrateur évoque le monde mystérieux de la forêt tout en
mettant la précision de son observation et de ses sensations au service de la
description.

Libellé C –Vous en ferez un commentaire composé. Vous pourrez étudier, par


exemple, comment cette évocation de la forêt et de la nature reflète la
sensualité, l'inquiétude et la sensibilité de l'écrivain.

2) Lire le texte
Dresser un premier bilan : quel est le thème principal ? le type de texte ?
l'intention de l'auteur ?

3) Étudier le texte
Étudier tous les procédés utilisés par l’auteur et les interpréter, c’est-à- dire
expliquer pourquoi et dans quel(s) but(s) l’auteur les emploie. Nous en avons
donné quelques exemples plus haut. .
Situer lorsque c'est possible, le texte dans son contexte : le replacer dans
l'œuvre, le situer dans la production littéraire de son époque, fournir
éventuellement un éclairage historique. ·
4) Élaborer un plan :
-On peut adopter un plan en regroupant les éléments analysés dans le texte en deux ou
trois centres d’intérêt ;
-On peut aussi suivre la structure de l’extrait : Si le texte à commenter présente une
structure très nettement marquée, chaque partie du développement peut être consacrée
à l'étude d'une partie du texte. L'intérêt de ce plan est que l'auteur du texte fournit lui-
même le nombre des parties, leur sujet et leur progression. Le danger est de glisser
vers le commentaire linéaire; si l'on adopte un plan de ce type, il faut que chaque
partie soit composée avec beaucoup de netteté. En présentant rapidement le
mouvement du texte et en caractérisant chaque étape : on a ainsi un centre d’intérêt par
étape.

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Etape2 : La rédaction du commentaire : Elle doit se faire suivant un plan en trois parties de
longueurs inégales : l’introduction, le développement et la conclusion.
1) L’introduction : Elle comporte les trois étapes suivantes qu’il faut respecter : situer le
texte, présenter le texte et annoncer le plan du développement. Pour la première étape,
il s’agit de présenter brièvement l’auteur du texte (mais sans raconter sa vie), le type
de texte, le titre de l'œuvre, voire de l'extrait, la date. Situer l'extrait dans l'œuvre, si
l'on connaît celle-ci. Indiquer avec précision le thème principal et si possible, replacer
l'extrait dans son contexte culturel : sa place dans la production de l'auteur ou son
importance à une époque donnée. Si on ne dispose pas de toutes ces informations, on
peut se contenter du minimum des indications accompagnant le texte. Ensuite,
l’annonce du plan du développement va consister a présenter clairement au lecteur les
deux ou trois grands centres d’intérêts qu’on a choisi de commenter dans le texte et
dont chacun constituera une partie du développement.
(Voir les plans des sujets corrigés dans ce document à titre d’exemples).

2) Le développement : Consiste à développer chaque centre d'intérêt à l'aide de


paragraphes réunissant chacun des analyses de détail qui mettent en évidence un
même aspect du texte. Comme on l’avait signalé dans la phase de préparation,
différents types de plans sont possibles : le plan selon la structure du texte, les plans
selon le genre du texte (roman, récit autobiographique, poésie), le plan selon la
tonalité du texte (comique, lyrique, tragique) etc.
Le libellé du sujet peut aussi suggérer un plan, mais tous ces types de plans ne sont
proposés qu’à titre d’exemples, c’est-à-dire que l’élève a la liberté de choisir le plan
qui lui convient pour commenter un texte à la seule condition qu’il soit clair et
défendable pour lui.
3) La conclusion : Elle comporte deux étapes :
-Faire un bilan. Rappeler les grandes caractéristiques du texte.

-Porter une appréciation personnelle en indiquant si le texte vous a plu, ou déplu et


pour quelles raisons. Bannir l’éloge plat, convenu, passe-partout et peu sincère.

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TEXTE 1 :
(Apres la mort de son père, la narratrice se tourne vers le passé)
Souvent, sérieux, presque tragique:" Écoute bien à ton école!» Peur que cette faveur étrange
du destin, mes bonnes notes, ne cesse d'un seul coup. Chaque composition réussie, plus tard
chaque examen, autant de pris, l'espérance que je serais mieux que lui.
A quel moment ce rêve a-t-il remplacé son propre rêve, avoué une fois, tenir un beau café au
cœur de la ville, avec une terrasse, des clients de passage, une machine à café sur le comptoir.
Manque de fonds, crainte de se lancer encore, résignation. Que voulez- vous.
Il ne sortira plus du monde coupé en deux du petit commerçant. D'un côte les bons, ceux qui
se servent chez lui, de l'autre, les méchants, les plus nombreux, qui vont ailleurs, dans les
magasins du centre reconstruits. A ceux-là Joindre le gouvernement soupçonné de vouloir
notre mort en favorisant les gros. Même dans les bons clients, une ligne de partage, les bons,
qui prennent toutes leurs commissions à la boutique, les mauvais, venant nous faire injure en
achetant le litre d’huile qu'ils ont oublié de rapporter d'en ville. Et des bons, encore se méfier,
toujours prêts aux infidélités, persuadés qu'on les vole. Le monde entier ligué. Haine et
servilité, haine de sa servilité. Au fond de lui l’espérance de tout commerçant, être seul dans
une ville à vendre sa marchandise. On allait chercher le pain à un kilomètre de la maison
parce que le boulanger d'à côté ne nous achetait rien.

Annie Ernaux (1940- …. )


La Place, Gallimard, 1984

Introduction :

A. Ernaux, issue d'un milieu familial modeste, est devenue professeur de lettres et écrivain. La
Place (Prix Renaudot 1984) est un récit autobiographique où elle retrace la vie de son père.
Comme l'indique la phrase de présentation, la narratrice revient sur son passé pour faire le
portrait de son père, un petit commerçant inquiété par sa situation et qui entretient des
rapports de méfiance avec tout le monde. Dans le développent qui suit, nous étudierons les
différents procédés qu’utilise la narratrice pour exprimer les sentiments du père et nous les
rendre vivants.

Développement :

Dès le début de la scène, le sentiment de peur se manifeste chez le père par la recherche d’une
complicité avec sa fille chargée, en quelque sorte, d’empêcher sa faillite en travaillant bien à
l’école, lignes 1à3 : «Souvent, sérieux, presque tragique:" Écoute bien à ton école!» Peur que
cette faveur étrange du destin, mes bonnes notes, ne cesse d'un seul coup. Chaque
composition réussie, plus tard chaque examen, autant de pris, l'espérance que je serais mieux
que lui. » Cette peur semble provenir essentiellement du manque d’ambition du père envers
lui-même : « crainte de se lancer encore », mais aussi envers l’avenir : « Il ne sortira plus du
monde coupé en deux du petit commerçant. » Il y ainsi une sorte de fatalisme chez le
personnage qui va nourrir un sentiment de méfiance vis-à-vis de son entourage.

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En effet, le troisième paragraphe, le plus long, est consacré à l’évocation des relations du père
avec le monde extérieur qui se caractérise essentiellement par la méfiance. Cette méfiance est
assez bien résumée par l’hyperbole : « Le monde entier ligué » contre lui. Ainsi, il divise les
gens en deux camps constitués des « bons », c’est-à-dire ses clients : « ceux qui se servent
chez lui », et les mauvais, beaucoup plus nombreux, qu’on pourrait appeler « Ceux qui lui
veulent du mal. » Face à ce monde, le père développe des sentiments variés tels que la
rancune : «On allait chercher le pain à un kilomètre de la maison parce que le boulanger d'à
côté ne nous achetait rien. », ou l’égoïsme : « Au fond de lui l’espérance de tout commerçant,
être seul dans une ville à vendre sa marchandise. » Ces sentiments sont-ils partagés par la
narratrice ?
On ne peut affirmer avec certitude qua la narratrice partage les sentiments de son père car le
« nous » associatif qu’elle emploie dans certaines expressions peut être une simple manière de
se projeter dans la conscience de celui-ci pour mieux révéler ses états d’âme : « vouloir notre
mort », « venant nous faire injure », « ne nous achetait rien ». Et comment la narratrice nous
dévoile-t-elle les états d’âme de son père ?
le texte comporte plusieurs mots en italique: «pris», «mieux que lui»," que voulez-
vous», «gros»; il faut comprendre que ces termes sont des expressions employées par le père
de la narratrice, que celle-ci intègre dans son récit, soit de façon directe: «que voulez vous»,
soit de façon indirecte, en changeant la personne: «mieux que lui». «Haine de sa servilité»:
soit «haine provoquée par sa serviabilité», soit" haine ressentie à l'égard de sa servilité».
En plus, la syntaxe de ce texte est caractérisée par l'abondance des phrases construites sans
verbe personnel. C'est le cas des trois phrases du premier paragraphe: dans la première, on
pourrait ajouter « mon père disait", dans la seconde "il avait" (peur que etc.), si on tenait
absolument à les conformer au schéma classique de la phrase; la troisième, quant à elle, n'a
pas besoin d'être complétée. Sont construites également sans verbe personnel la seconde
phrase du deuxième paragraphe, et la majorité de celles du troisième. Noter en particulier les
phrases bâties sur un infinitif dont le sens est proche de l'impératif: «A ceux-là joindre le
gouvernement ... ", "Et des bons encore se méfier. La syntaxe très simple, presque
rudimentaire, de ce texte paraît tout à fait appropriée pour traduire, comme de l'intérieur,
l'univers mental étriqué du père: espoirs reportés sur sa fille, manque d'ambition, mentalité
hargneuse de petit commerçant menacé par l'évolution économique. Une syntaxe plus
complexe conviendrait moins bien. L'auteur se contente d'exposer des faits bruts concernant
son père, sans porter apparemment de jugement.

Conclusion :

Enfin, dans ce récit autobiographique, Annie Ernaux a su nous dresser un portrait expressif de
son père en nous peignant ses sentiments intimes ainsi que ceux que lui inspire le monde qui
l’entoure. Ce portrait a été rendu plus vivant notamment par la reproduction fidèle du
vocabulaire du père, mais aussi par le dépouillement des phrases qui confère au texte une
grande densité, produit aussi une impression d'authenticité, les détails rapportés tirant en
quelque sorte leur véracité et leur force du fait qu'ils ne semblent pas l'objet d'une mise en
forme littéraire. L'auteur rejoint la littérature en faisant semblant de l'ignorer.

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TEXTE 2 : Bête et méchant
(L'auteur évoque son père, un maçon d'origine italienne.)

Voilà donc papa malade pour la première fois de sa vie. A soixante treize ans, pour la
première fois, il est au lit à une heure où il devrait être sur le chantier. Il en est tout gêné. Sa
belle grosse tête de vieux lion débonnaire aux riches couleurs de terre cuite creuse sur le blanc
éclatant de l'oreiller une étoile de profonds plis bleus. Les yeux, lacs de montagne incongrus
dans cet aride paysage d'ocres brûlés, reflètent un ciel plus pervenche que jamais. Ses cheveux
de soie floche lui font une auréole légère. Il est confus de susciter tant d'embarras. Il a
confiance. II est entre les mains des docteurs, de ceux qui savent. Ils vont régler son affaire en
moins de deux. Il regarde les autres malades, ses voisins, avec pitié. Il me désigne
discrètement celui qui occupe le lit à sa gauche, un squelette blême ombré de vert-de-gris qui
cherche désespérément l'air, bouche béante, déjà cadavre plus qu'à moitié.
- Cvi-là, vi, qu'il est bien malade, peur diable.
Il n'est pas un vrai malade, lui. On va lui ramoner sta saloupérie qui lui encombre la
tuyauterie, et basta, demain il remuera sa gâchée de mortier sous le ciel du bon dieu en
bourdonnant sa petite chanson.
Il est bien poli, bien humble avec tout le monde. Pour lui, docteurs, infirmiers ou
femmes de chambre, tout ce qui porte blouse blanche est un savant. Il leur répond
bien poliment:
- Vi, messieurs dottore.
Il faut partir.
Je l'embrasse très fort, maman pleure, elle ne se décide pas à le laisser tout seul dans
cette grande salle qui pue l'éther et la mort

François Cavanna (1923- ... )


Bête et méchant,
Belfond, 1981

Introduction :

Cavanna s'est fait connaître d'abord comme journaliste satiriste, fondateur de Hara-
Kiri, « journal bête et méchant». Ce slogan a fourni son titre à l'un des livres dans
lesquels Cavanna a raconté sa vie. Cette page raconte la visite que fait à son père,
hospitalisé en salle commune, le narrateur, Cavanna, accompagné de sa mère. La
scène est centrée sur le personnage du père malade, et en révèle le portrait, les pensées
et les réactions, particulièrement par la variation des points de vue narratifs que nous
étudierons ci-après.
Développement :
Dans ce texte, le narrateur est en même temps un des personnages de l'histoire; sa
présence se révèle par l'emploi de la première personne (ligne 23: «je l'embrasse»), et
par le fait d'appeler «papa» le protagoniste de la scène. Dans la narration, il utilise en
plus différents points de vue pour rendre la scène plus vivante et nous dévoiler la
personnalité du père.
Dans certains passages du texte, le narrateur se contente de rapporter ce qu'il voit et
entend, comme pourraient le faire une caméra et un magnétophone, par exemple aux
lignes 10-11 «Il regarde les autres malades, ses voisins, avec pitié. Il me désigne
discrètement celui qui occupe le lit à sa gauche » ; et 14 - 21 «Vi, messieurs dottore »,

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« -Cvi-là, vi, qu'il est bien malade, peur diable. » Ces passages où le narrateur rapporte
ce qu'il voit et entend nous donnent l'impression d'assister à une scène authentique,
réellement vécue et le texte présente ainsi un caractère réaliste. Dans ces passages, la
manière de raconter est simple et objective; les paroles sont citées en style direct,
comme elles sont prononcées : ces expressions reproduisent fidèlement le langage du
personnage, immigré d'origine italienne, qui mêle, pour la prononciation et le
vocabulaire, le français et l'italien. Dans une adaptation cinématographique, ces
passages subsisteraient tels quels.

- Dans d'autres passages, le narrateur se transporte en quelque sorte dans la conscience


du père, pour dévoiler au lecteur ce que celui-ci ressent et pense, par exemple aux
lignes 9-10 : «II est entre les mains des docteurs, de ceux qui savent. Ils vont régler
son affaire en moins de deux. Il regarde les autres malades » et 18-19 : «Il est bien
poli, bien humble avec tout le monde. Pour lui, docteurs, infirmiers ou femmes de
chambre, tout ce qui porte blouse blanche est un savant » . Par souci de
vraisemblance, le registre de langue du personnage est fidèlement reproduit (« régler
son affaire en moins de deux»). Ces passages où l'on est «dans la conscience» du père
nous font comprendre le personnage de l'intérieur, le rapprochent de nous et rendent
plus pathétique le contraste entre son inconscience et l'inquiétude de ses proches
Dans d'autres parties du texte enfin, le narrateur se manifeste en tant que tel; par
exemple, il est capable d'apporter des informations extérieures à la scène: aux lignes 1-
2, il montre qu'il connaît toute la vie antérieure du personnage : «Voilà donc papa
malade pour la première fois de sa vie. A soixante treize ans, pour la première fois, il
est au lit à une heure où il devrait être sur le chantier. Il en est tout gêné. » ; d'autre
part, c'est à lui qu'il faut attribuer les images qui mettent en valeur le portrait du père,
aux lignes 3-8 « Sa belle grosse tête de vieux lion débonnaire » et «. Il est confus de
susciter tant d'embarras » .
Enfin, les passages à attribuer au narrateur lui-même nous font percevoir, sans qu'il
soit nécessaire de les exprimer en clair, les sentiments d'admiration et d'amour du
narrateur pour son père comme à la ligne 23-24 : «Je l'embrasse très fort, maman
pleure, elle ne se décide pas à le laisser tout seul dans cette grande salle qui pue l'éther
et la mort »
Si l'on se cantonnait à un seul de ces points de vue, cette scène perdrait soit en densité,
soit en émotion; son effet sur le lecteur serait moindre

Conclusion :
Dans ce récit autobiographique, Cavanna est parvenu à nous dresser un portrait
émouvant de son père malade en nous en dévoilant sa personnalité sans complaisance tout en
nous montrant aussi son attachement à lui. IL y parvient en variant au fil du texte les points de
vue narratifs qui donnent à la scène racontée un intérêt tout particulier du point de vue
thématique et stylistique et permettent de nous toucher de différentes manières.

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TEXTE 3 :

Au bout du petit matin, une autre petite maison qui sent très mauvais dans une rue très étroite,
une maison minuscule qui abrite en ses entrailles de bois pourri des dizaines de rats et la
turbulence de mes six frères et sœurs, une petite maison cruelle dont l'intransigeance affole
nos fins de mois et mon père fantasque grignoté d'une seule misère, je n'ai jamais su laquelle,
qu'une imprévisible sorcellerie assoupit en mélancolique tendresse ou exalte en hautes
flammes de colère; et ma mère dont les jambes pour notre faim inlassable pédalent, pédalent
de jour, de nuit, je suis même réveillé la nuit par ces jambes inlassables qui pédalent la nuit et
la morsure âpre dans la chair molle de la nuit d'une Singer (1) que ma mère pédale, pédale
pour notre faim et de jour et de nuit. Au bout du petit matin, au-delà de mon père, de ma
mère, la case gerçant d'ampoules, comme un pêcher tourmenté de la cloque (2), et le toit
aminci, rapiécé de morceaux de bidon de pétrole, et ça fait des marais de rouillure dans la pâte
grise sordide empuantie de la paille, et quand le vent siffle, ces disparates font bizarre le bruit,
comme un crépitement de friture d'abord, puis comme un tison que l'on plonge dans l'eau avec
la fumée des brindilles qui s'envole ... Et le lit de planches d'où s'est levée ma race, tout
entière ma race de ce lit de planches, avec ses pattes de caisses de Kérosine (3), comme s'il
avait l'éléphantiasis (4) le lit, et sa peau de cabri, et ses feuilles de banane séchées, et ses
haillons, une nostalgie de matelas le lit de ma grand-mère.

Aimé Césaire
Cahier d'un retour au pays natal', 1939

(1) Singer: célèbre marque de machines à coudre.


(2) cloque: maladie du pécher, se manifestant par l'apparition de cloques sur les feuilles.
(3) Kérosine: marque de bidons de pétrole.
(4) éléphantiasis: maladie caractérisée par une rugosité de la peau et par une augmentation du
volume des membres inférieurs.

Vous présenterez votre lecture de ce texte en un commentaire composé.


Vous vous interrogerez par exemple sur le réalisme et la poésie de cette évocation, par
l'écrivain martiniquais Aimé Césaire, de sa famille et de la maison de son enfance.
(1989, Groupe Ill, séries ABCDD'E)

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Le commentaire composé du texte :

Le Cahier d'un retour au pays natal a été publié en 1939 par Aimé Césaire, alors que,
ayant achevé ses études à Paris, il venait de reprendre contact avec la Martinique, son île
natale; cette œuvre, un long poème en prose, est pour lui l'occasion, entre autres, de se
remémorer son enfance, vécue dans la misère. Dans une page de la première partie, composée
de deux paragraphes de même longueur, et commençant par la même formule: «Au bout du
petit matin ... ", il décrit la maison où il a vécu et évoque les membres de sa famille. Si
l'enfant-est présent dans ce texte par ses souvenirs, l'adulte lui aussi y apparaît, à la fois avec
sa conscience politique et avec son talent de poète.

Dans cette page, Césaire ressuscite des scènes de son passé. Et il les revit si
intensément qu'elles redeviennent comme présentes pour lui - le temps des verbes l'indique.
Tout d'abord, il parle de sa maison, décor sinistre où s'est déroulée son enfance; il la
mentionne au début du premier paragraphe; et, dans le second, il décrit plus longuement son
toit délabré et un élément du mobilier, le lit - très composite - de la grand-mère.

L'impression la plus forte qui lui en reste et que, à travers des réseaux lexicaux, il
cherche à transmettre au lecteur, est le dégoût. Ce dégoût est dû d'une part à l'odeur
nauséabonde qui s'en dégageait: "une petite maison qui sent très mauvais", "ses entrailles de
bois pourri», «la pâte grise sordide empuantie de la paille»; et d'autre part, à l'impression
maladive qu'elle donnait, du fait de sa décrépitude: "la case gerçant d'ampoules, comme un
pêcher tourmenté de la cloque», «comme s'il avait l'éléphantiasis le lit».

Cette maison, par le biais de personnifications, apparaît comme un être monstrueux et


maléfique; elle a des "entrailles", comme un animal, tandis que le lit a des «pattes»; elle est
«cruelle», intransigeante», et semble êtres la cause de la misère qu'elle abrite.

De plus, elle est trop petite pour ses habitants; sa mention s'accompagne toujours, au
premier paragraphe, d'un adjectif diminutif: une «petite maison» dans une rue «très étroite»,
une «maison minuscule»; il est vrai que ses habitants sont, eux, trop nombreux. Césaire en fait
l'inventaire au fil du premier paragraphe.

Certains d'entre eux sont présentés rapidement. Les «dizaines de rats», par les
connotations attachées à cet animal, accentuent l'impression de dégoût déjà relevée; et leur
rapprochement, dans le même membre de phrase, avec les «six frères et sœurs» de l'auteur est
fait pour choquer le lecteur. De son père, Césaire esquisse un portrait psychologique: c'est un
être qui garde un certain mystère, insaisissable, imprévisible, comme ensorcelé. ·

Plus longue est l'évocation de la mère, à qui est consacrée toute la fin du premier
paragraphe: ici, pas de psychologie, elle n'est montrée qu'en tant que travailleuse, couturière
rivée à sa machine pour assurer la subsistance de la famille. Un procédé de reprise obsédante
des mêmes termes, dont l'énumération exprime à elle seule toute la cruauté de la situation
(« pédalent», cinq fois; «nuit», cinq fois également; «jambes», «faim», «inlassable», «jour»,
deux fois) fait sentir au lecteur à quel point ce travail incessant ressemble à un esclavage.

Une autre femme est citée à la fin du deuxième paragraphe: la grand- mère, dont on
décrit le lit «d'où s'est levée» toute la race de l'auteur. Le rôle essentiel des femmes dans la
famille est à relever: fonction nourricière pour l'une, fonction de reproduction pour l'autre,
c'est en somme grâce à elles que la famille subsiste et se perpétue, la misère n'étant pas assez
forte pour briser l'élan vital.

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Souvenirs d'enfance, donc, rappelés avec réalisme et sans complaisance. Mais ces
souvenirs sont ceux d'un adulte qui, revenant au pays natal, ne peut s'empêcher de le
considérer d'un point de vue politique.

Politique, ce texte l'est en effet, dans la mesure où Césaire n'y parle pas seulement de
sa famille, mais de tout un peuple qui connaît le même sort. Le texte lui-même montre cet
élargissement: la maison de Césaire est «une autre petite maison» dans «une rue très étroite»;
elle n'est donc pas isolée, c'est tout un quartier qui, à travers elle, est dépeint, et où se vit la
même situation. Par ailleurs, quand l'auteur écrit: «et le lit de planches d'où s'est levée ma
race, tout entière ma race», il parle de sa propre famille, mais aussi, indirectement, de toute la
communauté noire des Antilles.

Cette communauté se trouve victime d'un système d'exploitation de type colonial. Tout
le texte le montre, à travers la situation qu'il décrit: pauvreté, conditions de vie déplorables,
travail forcé et mal rétribué. Le monde des exploiteurs, qui est aussi le monde industriel,
impose sa présence à travers deux de ses produits, désignés par leurs marques: la «Singer» la
machine par laquelle la mère est asservie au travail, et le «Kérosène», dont les emballages
rouillés servent de médiocre matériau de construction dans ce que l'on nomme précisément les
bidonvilles.

Du tableau réaliste de son enfance miséreuse, Aimé Césaire a su faire à la fois un témoignage
qui a valeur de dénonciation, et une · parole poétique capable de donner une identité aux
déshérités. Et, la misère sous toutes ses formes continuant d'accabler les hommes, cette page
garde encore de nos jours toute sa force et toute sa portée.

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TEXTE 4 :

Commentaire composé :

(Ce poème suivant a été inspiré à Claude Roy par une jeune nageuse endormie sur une plage
aux environs de Nice.)

Dormante
Toi ma dormeuse mon ombreuse ma rêveuse
ma gisante aux pieds nus sur le sable mouillé
toi ma songeuse mon heureuse ma nageuse
ma lointaine aux yeux clos mon sommeillant œillet
distraite comme nuage et fraîche comme la pluie
trompeuse comme l’eau légère comme vent
toi ma berceuse mon souci mon jour ma nuit
toi que j’attends toi qui te perds et me surprends
la vague en chuchotant glisse dans ton sommeil
te flaire et vient lécher tes jambes étonnées
ton corps abandonné respire le soleil
couleur de tes cheveux ruisselants et dénoués
Mon oublieuse ma paresseuse ma dormeuse
toi qui me trompes avec le vent avec la mer
avec le sable et le matin ma capricieuse
ma brûlante aux bras frais mon étoile légère
je t’attends je t’attends je guette ton retour
et le premier regard où je vois émerger
Eurydice1 aux pieds nus à la clarté du jour
dans cette enfant qui dort sur la plage allongée

1 Piquée par un serpent, Eurydice mourut sur le rivage. Son époux, Orphée, tenta en vain de la
ramener des Enfers.

Commentaire composé

Pour vous aider dans votre entraînement, nous proposons ci-dessous un plan sommaire du
commentaire composé.

Plan du Commentaire : Les trois grands axes :

• I - La dormeuse ou la contemplation de la belle endormie


• II - La femme et la nature
• III - Les sentiments du poète/une quête amoureuse ?

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Commentaire rédigé

« Dormante », de Claude Roy, extrait du recueil Clair comme le jour, est un poème d’amour.
Le poète y évoque avec lyrisme une jeune fille endormie sur une plage. À la faveur d’un
moment privilégié, la parole poétique tente de cerner une relation qui n’est peut-être que
rêvée. Nous verrons comment le poète rend compte de sa contemplation de la jeune endormie.
Puis nous étudierons l’harmonie parfaite qu’il décèle entre la femme aimée et la nature et
nous analyserons les sentiments les plus intimes qu’il se risque à formuler à la faveur du
sommeil de la jeune fille.

L’image de la jeune fille contemplée par le poète est indissociable du sommeil qui semble la
transfigurer. C’est ainsi que le titre du poème, « Dormante », combine d’emblée les thèmes de
la féminité et du sommeil. Ces deux thèmes et leur étroite imbrication structurent par la suite
la progression du poème dont ils assurent l’unité.

Si l’on excepte l’occurrence du nom « sommeil » au vers 9, le champ lexical de


l’endormissement se confond avec les dénominations de la femme. Le poème peut donc être
compris comme une sorte d’invocation à la belle endormie, à travers l’accumulation
d’appellations tendres qui sont autant de tentatives de saisir la nature même d’une
personnalité qui fuit dans le sommeil. « Dormeuse » (vers 1 et 13) répond à « Dormante » ; à
l’état passager suggéré par le titre succède l’affirmation d’un caractère distinctif. Par ailleurs,
le titre fait écho à la dénomination finale (vers 20) « cette enfant qui dort ». Le poème, clos
sur lui-même, explore par les mots un monde fermé, qui isole la jeune fille, le monde du
sommeil et du rêve.

Le champ lexical du sommeil joue en effet sur les connotations et les associations
sémantiques. Il rapproche « dormeuse » et « rêveuse », dormir et songer, mais aussi le
sommeil et la mort. Le mystère et la fascination qui émanent tant du personnage que du
poème relèvent de leur ambivalence fondamentale. La jeune fille est-elle seulement endormie,
ou morte et perdue, telle « Eurydice » ? Est-elle « paresseuse » ou « gisante », figée dans un
sommeil de mort ?

Métaphorique ou réelle, l’image de la mort n’est de toute manière que sous-jacente, et adoucie
par les sonorités et les rythmes qui introduisent un bercement régulier. Claude Roy emploie à
cette fin la coupe régulière de l’alexandrin (6+6) dans de nombreux vers du poème (vers 2, 4,
6, 9,11,16,18,19,20). Dans d’autres vers, libres cette fois, le rythme joue sur la répétition
régulière des appellations de la femme : aux vers 1 et 3, on a le schéma rythmique (1) + 3 + 3
+ 3, rythme « oral » qui ne tient pas compte des règles de la versification traditionnelle.

Autant que par son état d’engourdissement, la jeune fille se caractérise par les liens étroits
qu’elle entretient avec le décor et les éléments naturels qui le composent. Le personnage
féminin semble faire partie intégrante de la nature dont elle apparaît comme l’une des
composantes.

C’est ainsi que le poème rend compte d’un dialogue entre mouvement et immobilité, où la
nature semble s’animer, tandis que la jeune dormeuse est pétrifiée, au point que son image
appelle la métaphore de la mort que nous évoquions plus haut. La seule action rapportée au
personnage féminin est purement instinctive, voire passive : « ton corps [...] respire le soleil ».
Mais c’est la « vague » qui se « glisse », « flaire » ou « vient lécher » le corps de la jeune fille.
Une nature animée prend en quelque sorte possession du personnage, figé dans une
immobilité dont rend compte l’absence de verbes conjugués dans les strophes 1, 2 et 4.

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Dans l’abandon de son sommeil, la dormeuse est en symbiose totale avec le paysage de mer et
de sable où elle dort. « Nageuse » sortie de la mer, elle est « eau » elle-même, comme ses «
cheveux ruisselants ». L’eau, qu’elle soit mer ou « pluie », sert ici à affirmer sa féminité
même. Mais la femme est aussi lumière comme « le soleil » et chaleur (vers 16). Pour ces
différentes raisons, elle n’est pas ressentie (contrairement au poète) comme un corps étranger
dans le cadre naturel. En effet, elle ne diffère en rien des éléments qui l’entourent.

Le poète amoureux, en contemplation devant la jeune ondine qui lui paraît différente et
transfigurée dans son sommeil, laisse libre cours à l’expression de sentiments marqués à la
fois par la jalousie et le désir.

La jalousie, indissociable du sentiment d’exclusion, jaillit de presque toutes les expressions


d’adoration amoureuse du poète. C’est ainsi qu’il est jaloux des pensées et des rêves de la
jeune fille qu’il sait ne pouvoir pénétrer, ce qu’exprime la répétition sémantique « rêveuse » /
«songeuse » dans la première strophe. Les rêves de la jeune fille apparaissent en fait comme
intimement liés à sa féminité même, comme en témoigne la fusion de l’élément aquatique et
du sommeil, donc du rêve, au vers 9. Le poète est jaloux aussi de devoir partager la femme
aimée avec les éléments naturels qui eux peuvent la toucher, comme le « soleil » qui baigne
son corps (vers 11), ou encore le « vent », « la mer » et « le sable » (vers 14 et 15). Il est
jaloux encore du temps consacré au sommeil comme s’il lui était volé. C’est ce dont
témoignent des qualificatifs et des dénominations à valeur de reproches comme « distraite »
ou « ma paresseuse ». L’abondance des adjectifs possessifs de la première personne marque le
désir de possession. Ce désir est d’autant plus affirmé que ces possessifs précèdent les
différentes dénominations de la femme. Au contraire, les adjectifs possessifs de la deuxième
personne (strophe 3) marquent la douleur de la séparation.

Le poème n’est en effet pas un dialogue : il n’y a pas échange, mais plutôt appel pressant d’un
poète amoureux. Cet appel renvoie à la quête de la femme qu’il croit perdue pour lui. Tel un
cri, il est destiné à percer jusqu’à l’inconscient de la jeune fille endormie. C’est pourquoi le
poète multiplie les appellations tendres et les juxtapose dans un effet d’accumulation qui
s’étend à toutes les strophes, sauf la troisième. On notera aussi l’anaphore du pronom
personnel « toi », qui marque l’insistance du poète à s’imposer à la conscience de la jeune
fille - ou sa tentative de s’insinuer dans ses pensées et ses rêves. Le poème développe par
ailleurs une sorte de mélopée d’amour, qui s’appuie sur des sonorités douces et envoûtantes
en [oez] et le rythme régulier des vers. Il s’agit d’une mélopée insistante destinée à atteindre
la jeune fille jusqu’au plus profond de son sommeil.

Dans sa quête amoureuse, le poète se nomme à la première personne (vers 8, 17, 18). Le jeu
des pronoms personnels témoigne en réalité d’une relation unilatérale. Le poème est-il la
plainte d’un amoureux qui aime plus qu’il n’est aimé, comme le suggèrent les dénominations
« mon souci, mon oublieuse », ou encore « ma capricieuse » ? Tout poète est-il frère d’Orphée
? Toute femme désirée son Eurydice ?

« Dormante » est un poème d’amour où le poète mêle le bonheur d’aimer et la souffrance


d’un cœur inquiet et incertain. Claude Roy y développe le thème éternel de la dualité de
l’amour : à la fois source de joie et de peine. Le poète a su traduire ce déchirement à l’aide
d’images concrètes qui sont pour beaucoup dans l’impression de sincérité que laisse son
chant.

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TEXTE 5 :

Poésie :"A tous les enfants"

A tous les enfants


Qui sont partis le sac au dos
Par un brumeux matin d’avril
Je voudrais faire un monument
A tous les enfants
Qui ont pleuré le sac au dos
Les yeux baissés sur leurs chagrins
Je voudrais faire un monument
Pas de pierre, pas de béton
Ni de bronze qui devient vert
Sous la morsure aiguë du temps
Un monument de leur souffrance
Un monument de leur terreur
Aussi de leur étonnement
Voilà le monde parfumé
Plein de rires, pleins d’oiseaux bleus
Soudain griffé d’un coup de feu
Un monde neuf où sur un corps
Qui va tomber
Grandit une hache de sang
Mais à tous ceux qui sont restés
Les pieds au chaud sous leur bureau
En calculant le rendement
De la guerre qu’ils ont voulue
A tous les gras tous les cocus
Qui ventripotent dans la vie
Et comptent et comptent leurs écus
A tous celui-là je dresserai
Le monument qui leur convient
Avec la schlague, avec le fouet
Avec mes pieds avec mes poings
Avec des mots qui colleront
Sur leurs faux-plis sur leurs bajoues
Des larmes de honte et de boue.

Boris Vian 1954-59, Chansons (chez Christian Bourgois).

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Commentaire du texte :

Chansons est un recueil de poèmes écrits entre 1954 et 1959 c'est-à-dire après la
Seconde Guerre Mondiale par Boris Vian, écrivain du XXè siècle, très engagé, antimilitariste
et antiraciste. Ses poèmes comme leur titre du recueil l’indique étaient destinés à être mis en
musique. Le poème « A tous les enfants » en est extrait. Il oppose l’innocence des enfants à la
cruauté de ceux qui ordonnent la guerre. Par quels moyens, l’auteur dénonce-t-il le système de
la guerre et ses conséquences ?A la faveur de l’étude du contraste e l’évocation des enfants
très imagée avec celle des chefs plutôt ironique, nous essayerons de montrer les méfaits de la
guerre dénoncés par le poète.

D’emblée, nous pouvons repérer la mise en exergue, dès le début du poème, composé d’une
seule strophe, et réitéré au v.5 de « A tous les enfants, ce qui indique une dédicace de l’auteur
aux enfants. De plus, il y a une rupture au niveau métrique car ce vers est seulement composé
de cinq syllabes alors que le poème est écrit en octosyllabes. Ce changement de m étrique
accélère le rythme. Grâce à cette divergence de rythme, le poète n’approfondit pas le passé
des enfants, il parle directement des dégâts de la guerre. En effet, seuls les quatre premiers
vers parlent de la vie des enfants tandis que les trente vers restants parlent de la guerre et de
ses défauts Si on considère les huit premiers vers, on peut voir une certaine symétrie de
construction. Effectivement, les vers 1 et 5 sont identiques tant par leurs formes que par leurs
sens « A tous les enfants », les vers 2 et 6 sont composés grammaticalement de la même façon
c'est-à-dire le même pronom relatif « Qui » en début de vers suivi d’un passé composé
exprimant une action passée mais ayant encore des conséquences sur le présent et d’une
même expression située à la rime « le sac au dos ». Les vers 3 et 7 nous dépeignent la tristesse
des enfants avec les termes « brumeux », « les yeux baissé », « leurs chagrins ». Enfin, les
vers 4 et 8 sont identiques : « Je voudrais faire un monument ». La volonté du poète, exprimée
au conditionne, serait de rendre hommage aux enfants grâce à ce monument (s’il pouvait).
Dans ce poème, l’enfance est connotée positivement avec la métaphore filée « le
monde parfumé / Plein de rires » (v.15-16) nous révélant un monde joyeux. Les enfants sont
également décrits de façon méliorative avec « oiseaux » sauf qu’il est suivi de l’adjectif «
bleus » qui connote le froid, la maladie et surtout, dans ce poème, la mort alors que le terme «
oiseaux » désigne la liberté.
Ensuite, ceux qui ordonnent la guerre sont, contrairement aux enfants, présentés de
manière péjorative avec l’emploi de l’ironie aux v. 21 à 27 : « Mais à tous ceux qui sont restés
/ Les pieds au chaud sous leur bureau […] A tous les gras tous les cocus / Qui ventripotent
dans la vie / Et comptent et comptent leurs écus ». La conjonction de coordination « Mais »
marque une opposition entre les enfants et les autres décrits ici par des périphrases très
dépréciatives. La réitération de certains mots tels que « tous » ou « comptent » scande le
poème et font accélérer son rythme.
Après l’étude de la description imagée des enfants et de celle plutôt ironique des
dirigeants, nous chercherons à montrer quels sont, selon Boris Vian, les méfaits de la guerre.
Tout d’abord, la présence d’une métaphore sur l’enfance brisée par la guerre aux v.15
à 17 : « Voilà le monde parfumé […] Soudain griffé d’un coup de feu » peut s’interpréter par
le fait que la guerre détruit tout et en particulier l’enfance. Une autre métaphore renforce cette
idée : « Un monde neuf où sur un corps / Qui va tomber / Grandit une hache de sang (v.18 à
20). Ici, de surcroît, les changements aident à imaginer le poème. En effet, les v.18 et 20 sont
des octosyllabes alors que le vers 19 est un tétrasyllabe. Ce dernier fait accélérer de façon
brutale, la chute de la hache sur le corps, ce qui rend la scène encore plus réaliste. Puis, la
conjonction de coordination « Mais » (v.21) marque une rupture avec ce qu’il y a avant, avec
l’innocence de l’enfance. L’emploi de ces procédés corrobore avec notre hypothèse sur le fait
que ces gens en ordonnant la guerre ont détruit des enfances si pures et si innocentes.

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Par ailleurs, une première lecture suffit à nous faire remarquer une adéquation entre le
sens du poème et sa forme tout en longueur rappelant le monument aux morts. Or, on peut
différencier deux monuments très différents. Le premier serait dédié aux enfants et évoquerait
leur douleur exprimée avec les substantifs « souffrance », « terreur » et « étonnement » (v.12-
13 et 14). Le système anaphorique de « un monument » renforce la volonté de Boris Vian de
leur rendre hommage. En revanche, le second monument serait donc dédié à ceux qui
ordonnent la guerre. Il serait tout comme leurs attitude et comportement. Le poète l’évoque
avec des substantifs dépréciatifs tels que « la schlague », « le fouet », « mes pieds », « mes
poings » « des mots » qui forment un champ sémantique de la violence. Ce champ lexical
illustre très bien l’engagement du poète contre la guerre et ses méfaits. De surcroît, l’itération
de la préposition « Avec » forme un système anaphorique qui renforce et exagère l’évocation
du monument consacré aux dirigeants.

A l’issue de cette étude, il apparaît clairement que, grâce à une opposition marquée de
l’évocation des enfants et de celles des personnes qui veulent la guerre le poète Boris Vian est
contre la guerre qui détruit tout et en particulier l’enfance et les enfants. Nous pouvons
rapprocher ce texte à celui de Victor Hugo, « L’Enfant » extrait des Orientales puisqu’ils
traitent tous les deux de la destruction de l’enfance due à la guerre.

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5ème Partie

Exercices de :

Résumé-Discussion, Dissertation et Commentaire composé

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Exercice 1 : Résumé et discussion

Depuis quelques années, on fait beaucoup de reproches aux scientifiques. On les


accuse d'être sans cœur et sans conscience, de ne pas s'intéresser au reste de l'humanité ; et
même d'être des individus dangereux qui n'hésitent pas à découvrir des moyens de destruction
et de coercition terribles et à s'en servir. C'est leur faire beaucoup d'honneur. La proportion
d'imbéciles et de malfaisants est une constante qu’on retrouve dans tous les échantillons d'une
population, chez les scientifiques comme chez les agents d'assurance, chez les écrivains
comme chez les paysans, chez les prêtres comme chez les hommes politiques. Et malgré le
docteur Frankenstein et le docteur Folamour, les catastrophes de l'histoire sont le fait moins
des scientifiques que des prêtres et des hommes politiques.

Car ce n'est pas seulement l'intérêt qui fait s'entre-tuer les hommes. C'est aussi le
dogmatisme. Rien n'est aussi dangereux que la certitude d'avoir raison. Rien ne cause autant
de destruction que l'obsession d'une vérité considérée comme absolue. Tous les crimes de
l'histoire sont des conséquences de quelque fanatisme. Tous les massacres ont été accomplis
par vertus, au nom de la religion vraie, du nationalisme légitime, de la politique idoine, de
l'idéologie juste; bref au nom du combat contre la vérité de l'autre, du combat contre Satan.
Cette froideur et cette objectivité qu'on reproche si souvent aux scientifiques, peut-être
conviennent-elles mieux que la fièvre et la subjectivité pour traiter certaines affaires
humaines. Car ce ne sont pas les idées de la science qui engendrent les passions. Ce sont les
passions qui utilisent la science pour soutenir leur cause. La science ne conduit pas au racisme
et à la haine. C'est la haine qui en appelle à la science pour justifier son racisme. On peut
reprocher à certains scientifiques la fougue qu'ils apportent parfois à défendre leurs idées.
Mais aucun génocide n'a encore été perpétré pour faire triompher une théorie scientifique.

François JACOB, Le jeu des possibles

A- Résumez ce texte au quart de sa longueur.


B- Discussion : Selon François Jacob, on reproche aux scientifiques « d'être des individus
dangereux. » Qu'en pensez-vous ?

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Texte :
Questions de compréhension et Résumé

Remplissant toutes les fonctions habituellement assurées par la presse et autres


moyens de communication, la télévision apparait comme le plus puissant de tous les médias
électroniques. Ces fonctions dont nous ne citerons que les principales donnent une bonne idée
des effets exercés sur les masses.
La toute première est une fonction informative. La télévision nous informe, nous dit ce
qui se passe dans le quartier, dans notre ville, dans le monde. Ce sont les émissions
d'information, d'actualités, les magasines d'affaires publiques. Le journal télévisé est une
véritable institution de la télévision.
A cette fonction informative, s'ajoute une fonction éducative. La télévision nous
éduque, elle nous apprend des choses qui ne sont pas nouvelles en soi mais que nous savions
peu ou mal. C'est le rôle des émissions sur la flore, la faune, l'hygiène, les découvertes
médicales, lé civisme, le code de la route, l'art, la littérature, les religions, l'histoire,
l'apprentissage des langues, l'alphabétisation, l'appui à diverses parties des programmes
scolaires et universitaires, etc.
En fait, la signification donnée à une émission dépend moins de l'intention des auteurs
que de l'esprit des du téléspectateur et du sens qu'il attribue lui- même à cette émission. C'est
pourquoi les discussions autour du poste familial ou scolaire, à l'issue d'une émission, sont
toujours très enrichissantes. II faut savoir regarder attentivement et intelligemment télévision,
refuser la passivité, faire preuve de réflexion, de jugement et d'esprit critique.
Ainsi, la télévision peut constituer dans un pays un puissant facteur de développement
et d'unité nationale.

Cameroun Tribune, 1985

QUESTIONS :

A-COMPRÉHENSION DU TEXTE ET MANIEMENT DE LA LANGUE :

1-Quelles sont les fonctions attribuées à la télévision dans le texte ? En connaissez-vous


d'autres ?
2- En quoi la télévision diffère-t-elle des autres moyens de communication ?
3 -Quels comportement doit avoir le téléspectateur face au petit écran ?
4 -Trouvez un mot de la même famille que « langue » et « scolaire »
5-Expliquez l'expression « esprit critique »
6-Quelle est la nature du mot « intelligemment » ? Expliquez sa formation et justifiez son
orthographe.

B -: RÉSUMÉ : Résumez ce texte au ¼ de sa longueur

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Questions de compréhension et Résumé :

La mondialisation menace les identités culturelles et, si l'on y prend garde, elle
engendrera une standardisation culturelle. La mondialisation pousse en effet à l'uniformisation
des comportements et des modes de vie. II importe certes de promouvoir des valeurs et des
références communes à l'ensemble de l'humanité, mais sans oublier les spécificités léguées
par le temps, sans oublier le respect des identités, sans négliger la richesse de la diversité des
cultures. Banaliser le traitement de la culture ne permettrait pas de présenter les identités
linguistiques et culturelles auxquelles nous tenons. Affirmer l'importance de la diversité
culturelle répond également à une exigence économique.
L'importance de ces enjeux économiques impose d'apporter des correctifs à la logique
du libre-échange, qui impliquerait que la plupart des Etats renoncent à leurs industries
culturelles et audiovisuelles dès lors que des « produits »étrangers peuvent être importés à un
moindre coût : les films hollywoodiens par exemple sont amortis sur un vaste marché avant
d'être exportés à bas prix, sans subir l'obstacle de la langue. Mais les industries culturelles, les
industries du savoir et de l'imaginaire sont des industries d'avenir, dont le poids est très
important en termes d'emplois et de croissance économique. L'entrée dans la société de
l'information, la prise en compte des nouvelles technologies mettent clairement en avant cette
dimension économique étroitement imbriquée avec la dimension culturelle. Nous ne pouvons
renoncer à ces activités.
Catherine Trautmann
Table ronde organisée par l'UNESCO: « La
diversité culturelle face à la mondialisation». 2
novembre 1999.

A- Questions de compréhension
1- Comment la mondialisation peut-elle porter atteinte aux identités culturelles ?
2- Dans quelle mesure la mondialisation de l'économie a-t-elle entraîné l'émergence d'une
culture globale ?
3-Quelle est la thèse défendue par l'auteur?

B- Résumez ce texte au quart de sa longueur.

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Sujet 1 : Résumez ce texte au quart environ de sa longueur

Les adolescents d'aujourd'hui ne lisent guère et peut-être ne savent plus lire. Les enquêtes et
les sondages, les observations des enseignants et des bibliothécaires apportent sur ce point des
témoignages convergents. Mais l'extension même de la crise, ses symptômes et ses causes
demeurent trop souvent mal connus. La lecture des adolescents, dans ses formes et dans ses
objets, nous échappe. Quant à leur «non-lecture », elle est interprétée tantôt comme l'effet
d'une lassitude passagère, tantôt comme le signe d'une aversion définitive à l'égard de la
civilisation de l'imprimé.
L'éloignement à l'égard du livre en général est plus sensible encore vis-à-vis de la
littérature Le livre, quel qu'il soit, est assimilé au livre de classe, obligatoire, donc ennuyeux
les lycéens formulent, du reste, à l'encontre des textes au programme le même grief: ils les
jugent trop anciens, trop éloignés de l'actualité.
La crise de la lecture se marque, qui plus est, par le choix de nouveaux objets où
l'image tend de plus en plus à supplanter le texte Aux romans, aux essais, les jeunes préfèrent
les magazines illustrés, les bandes dessinées et, s'ils appartiennent aux milieux défavorisés, les
photoromans. On lit pour se distraire ou passer le temps. Ou bien, on cherche dans le livre une
satisfaction affective, la source d'un plaisir diffus : l'essentiel c'est d'Être «branché», pour
reprendre un mot à la mode. Mais dans cette lecture qui refuse l'analyse, la qualité de Pauvre
est rarement prise en considération.
B. Brecout

A - Questions de compréhension
1.- Repérez la thèse de l'auteur et reformulez-la en une phrase de votre choix.
2.- Quels sont les arguments avancés par l'auteur du texte pour justifier la « non-lecture » des
jeunes ? Repérez les exemples proposés pour chaque argument.
3.- Pourquoi les jeunes préfèrent-ils surtout les magazines illustrés?

B - Résumez le texte au ¼ environ de sa longueur.

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Texte :
On présente parfois le téléphone portable comme une machine permettant de
communiquer à distance, alors qu'il est d'abord bien souvent utilisé ... pour ne pas
communiquer ! Avant l'invention du portable, il était en effet toujours difficile de
faire valoir son désir d'être seul lorsqu'on se trouvait au milieu d'un groupe. Avec le
portable, au contraire, il devient plus facile de se mettre à l'écart sans encourir
aucune réprobation sociale : celui qui s'écarte du groupe n'est pas suspecté de
mépriser sa société, quand tout le monde comprend qu'il se consacre à des relations
lointaines et certainement très importantes pour lui. Le téléphone portable modifie
donc la représentation de l'existence de chacun dans un groupe, en lui permettant
d'affirmer son droit à être physiquement présent et psychiquement absent.
La deuxième transformation introduite par le téléphone portable concerne la
relation d'attachement. Cet objet constitue en effet une sorte de cordon ombilical
qui permet de garder à tout moment un contact privilégié avec ceux dont on se
trouve provisoirement éloigné. Le portable modifie la relation que nous entretenons
avec nous-mêmes en écartant le spectre de la solitude et de l'abandon. Où que nous
soyons, il nous assure que notre solitude cessera aussitôt que nous le souhaiterons.
A la limite, le portable devient une sorte de peluche. Inventée pour rassurer
l'enfant, celle-ci est parfois utilisée par lui comme un interlocuteur vivant privilégié
: il lui parle en secret. Le téléphone portable, inventé comme un moyen de
communiquer avec d'autres humains, devient pour certains le moyen d'échapper à
l'angoisse de l'abandon par sa seul présence : poser la main sur lu i, comme sur être
cher, rassure.

Serge Tisseron, L'Intimité surexposée, Ramsay, 2001

Questions :

A- COMPRÉHENSION DU TEXTE
1-Quelle est la première transformation introduite par le téléphone portable? 2 -A
quoi l'auteur compare-t-il le téléphone portable ?
3- Donnez deux mots de la même famille que chacun des mots suivants : «seul » et
« enfant ».
4-« Inventée pour rassurer l'enfant, celle-ci est utilisée par lui comme un
interlocuteur. » Quelle est la nature des mots en caractère gras et quels mots
remplacent-ils dans le texte ?
5-« Le téléphone portable modifie les relations que nous entretenons avec nous -
mêmes. » Remplacez « nous » par « on » et faites les transformations nécessaires.

B - EXPRESSION ÉCRITE
Résumez ce texte au ¼ de sa longueur.

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TEXTE DE CONTRACTION

ARTS DYNAMIQUES ET CULTURE


La culture est fondée sur l'intelligence des phénomènes, des ouvrages et des êtres. Un
esprit même vif et bien doué demeure toujours capable d'hésitation, de distraction, de
stupeur momentanée, d'inhibition passagère. Un esprit attentif a toujours besoin de
revenir sur les données, les éléments, les arguments d'un exposé, d'un problème ou d'une
discussion. L'acte de revenir en arrière en vue d'une compréhension meilleure s'appelle
très exactement réflexion. L'homme qui lit s'arrête à toute minute et demande à réfléchir,
c'est-à-dire qu'il souhaite de revenir sur ses pas, de reprendre un paragraphe et d'en
refaire, deux, trois, quatre, dix fois la lecture. Cette méthode est impossible avec les arts
dynamiques. Si nous entendons une symphonie dans un concert, si nous assistons à la
représentation d'une tragédie, nous ne pouvons pas revenir en arrière. Le livre est là pour
nous permettre une réflexion différée, mais indispensable. Si J'ouvrage est de qualité,
nous demandons à le relire, à revoir de près certains détails, à consulter de près la
partition du musicien. Au concert, au spectacle, nous prenons un plaisir. Avec le livre
nous faisons acte de culture véritable.
Je veux bien reconnaître qu'il est possible, si nous le voulons, de consulter un
livre, soit après une audition de radio, soit après une représentation de cinéma. Je ne
fonde quand même pas grand espoir sur cette possibilité. Le caractère torrentueux de la
radio, son apparence de fleuve, voilà ce qui est tout à fait défavorable à la réflexion, c'est-
à-dire à la culture véritable. La radio et le cinéma donnent trop de choses. On n'a jamais
envie de contrôler, d'éprouver, de compléter et je dirai de comprendre. On prend Ce que
l'on prend, au vol et au hasard. Ce que l'on ne prend pas, eh bien ! On le laisse. Voilà qui
n'est pas une formule de culture (...).
La machine insensible n'arrête pas et ne répète pas. La réflexion semble
incompatible avec les nouveaux moyens donnés aux foules pour se faire une âme. Le
cinéma et la radio ne se répètent pas. Ils marchent, ils coulent, ils se précipitent. Je l'ai dit,
ce sont des fleuves. Et que charrient ces fleuves ? Un mélange détestable où l'on
rencontre souvent le pire et le meilleur sans pouvoir les séparer.
Ici j'arrive au second point du problème.
Le mot lecture veut dire choix. Lire c'est élire, c'est-à-dire choisir. La fonction de
choix est primordiale entre toutes les fonctions naturelles, Un être vivant est vivant parce
qu'il choisit. Entre toutes les choses du monde, il prend celles qui sont convenables à
former une nourriture, c'est-à-dire la substance de sa chair. Quand nous lisons un livre,
une revue, un journal, nous choisissons la substance de notre âme. Si nous allons au
théâtre ou au concert, nous avons dans une certaine mesure, choisi d'abord, sur la foi de
certains renseignements. Élection et dilection. Nous choisissons ce que nous aimons.
La faculté de choix est souverainement méprisée par les grands distributeurs
modernes de vagues nourritures morales : cinéma et radio. Pour attraper une belle image, il
nous faut en souffrir des milliers d'autres que je préfère ne pas juger. Pour entendre un bon
concert à la radio, il nous faut rencontrer, croiser, supporter mille bruits odieux ou ridicules.
Les vrais amateurs de radio, les esprits simples, les gens qui, justement, ont besoin d'une
culture, ceux qui commencent de dédaigner le livre pour se contenter du bruit, ceux en somme
dont je plaide ici la cause et dont je défends les intérêts, ceux-là n'y regardent pas de si près.
Ils ouvrent le robinet et ils boivent, au petit bonheur. Ils absorbent tout, pêle-mêle : la musique
de Wagner, le jazz, la conférence politique, la publicité, l'heure sonore, le numéro de music-
hall, les parasites et le miaulement des ondes folles.
Je dis ou plutôt je répète qu'un système de culture où la réflexion ou le choix sont
impossibles est précisément la négation de ce qu'on a, jusqu'ici nommé la culture.

Georges DUHAMEL
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Extrait de Défense des lettres,
Ed. Mercure de France
Sujet de discussion : Les arts dynamiques (radio, télévision et cinéma) nous entrainent dans
leur mouvement et ne permettent ni de s’arrêter pour réfléchir, ni de revenir en arrière, ni
même de choisir. Encourageant ainsi la passivité ils sont, à l'inverse de la lecture, un obstacle
à une formation culturelle véritable.

Résumé- Discussion

Jusqu'à présent, on considérait qu'écrire un roman était un boulot difficile. Depuis des
générations, les hommes- et un nombre croissant de femmes-y sacrifiaient leur vie. Ils
s'attiraient la fureur de leurs pères, le mépris de leurs amis, la grogne de leurs employeurs ;
l'hostilité des gouvernements, le sarcasme des éditeurs et des critiques, sans oublier la pitié
des femmes. Ils mourraient de faim et de froid ; ils étaient persécutés et contraints à l'exil, ils
renonçaient- pour la littérature -au costume sur mesure et la résidence secondaire au soleil.
Certains se suicidaient lorsqu'ils sentaient l'inspiration leur manquer.
La grande littérature mondiale a été, en majeure partie, écrite par des paumés (1) .A quelques
exceptions près, naturellement : Goethe, Proust, Mann. Mais ceux-là devaient leur vie de
grands bourgeois moins au tirage élevé de leurs livres qu'à leur fortune personnelle, ou à la
générosité de leurs mécènes .Il y a aussi des auteurs qui ont fait carrière dans d'autres
professions .Comme spéculateurs (Voltaire), médecins (Benn , Doblin) , soldats (Jünger) ,
hommes politiques(Malraux,Havel) , chefs de publicité(Frank, Wedekind) .Pourtant personne
n'irait prétendre que Voltaire était un courtier ayant, par ailleurs, écrit quelques romans
satiriques ,ou Wedekind un professionnel en relations publiques ayant, par ailleurs, écrit des
pièces de théâtre. Jusqu'à présent, quiconque avait publié des romans était un écrivain.
Quoiqu'il fasse par ailleurs.
Or, à feuilleter les derniers catalogues des maisons d'édition, on commence à douter que tous
les auteurs de romans soient des écrivains .De plus en plus de stars hollywoodiennes,
d'authentiques journalistes de télévision, présentateurs, syndicalistes, commissaires de police
et publicitaires se prennent pour des romanciers. Selon un récent sondage, un allemand sur
trois rêve de publier un roman. La carrière, la maison de campagne, les vacances dans les
mers du Sud, tous ces rêves se sont estompés .Le dernier défi, c'est d'écrire un roman. Tous
ceux qui ont le sentiment d'avoir atteint l'apogée de leur vie professionnelle se tournent vers la
littérature. ( .... ). On ne parlera pas du contenu et de la qualité des textes [écrits par ces
auteurs nouveaux]. Mais une chose est sûre: à moins de croire qu'on assiste à un fantastique
déferlement de talents, il faut conclure que le respect de l'art du récit a considérablement
diminué chez les auteurs et les éditeurs .Ce phénomène tient à la commercialisation totale du
marché du livre, qui se caractérise par un rythme accéléré de consommation et de demande de
best-sellers.
Or seuls les auteurs dont les noms sont déjà connus, par leur présence à l'écran ou par leur
compétence dans un domaine spécifique, peuvent donner lieu à de gros tirages. Pour que les
textes de ces auteurs aient un large impact dans le public, il ne faut pas trop d'inventivité dans
l'art et la manière d'écrire. Résultat: on publie dans un style qui flatte les habitudes.
L’écrivain solitaire et talentueux n'est certes pas mort, mais il cède du terrain. L'"ancien
régime" des hommes de lettres se laisse envahir par le peuple. Rien d'étonnant, dans ces
conditions, à ce que poètes et romanciers restent interloqués sous leurs couronnes de lauriers !
Qu'ils n'écrivent plus que sur le fait d'écrire, où s'essaient maladroitement à divertir leur
auditoire, ce qui, généralement, ne leur réussit pas.
En réalité, il pourrait y avoir de la place pour tous : la demande de nouveaux titres, chaque
mois, est gigantesque .Mais, là encore, les véritables écrivains se trouvent en position de
faiblesse. Le romancier qui a mis six ans pour écrire son livre de 800 pages pour le voir, au
bout de six semaines de battage dans les médias, disparaître des rayonnages des librairies et
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du catalogue de son éditeur peut envier Georges Sand, qui achevait la plupart de ses romans
en quelques semaines. Car celui qui aime écrire a beaucoup plus de mal à supporter le
principe du livre jetable que le professionnel qui en publie à la chaîne.

(1) : paumés : misérables, pauvres.


Michel Winter
Le Courrier International

1. Résumé : vous ferez un résumé de ce texte au tiers de sa longueur.


2. Discussion: « La grande littérature mondiale a été, en majeure partie, écrite par des
paumés. » Discutez cette affirmation de l'auteur.

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Questions et Résumé:

Un constat évident s'impose d'emblée qui détermine l'ensemble de l'étude: les pays
industrialisés connaissent un vieillissement rapide de leur population, alors que les pays en
développement connaissent une explosion spectaculaire du nombre des naissances. C'est cette
disparité qui va conditionner tous les autres aspects du développement démographique.
Pour les pays industrialisés, la conséquence est claire. Du point de vue des coûts, le
vieillissement des populations signifie nécessairement une augmentation des dépenses
sociales : accroissement des dépenses médicales et de la demande de protection sociale, sous
toutes ses formes. Comment assumer ces dépenses ? Les actifs, de moins en moins nombreux,
devront supporter des prélèvements sociaux plus importants en faveur des personnes âgées, ce
qui risque d'engendrer des phénomènes de ressentiment à l'égard du troisième «âge» (et donc
des problèmes d'insertion sociale). Du point de vue des mentalités, le vieillissement se
traduira par un conservatisme politique, social et culturel, accru, c'est-à-dire une plus grande
résistance an changement.
Ce conservatisme conduira à des réflexes de fermeture dans les relations internationales. Les
relations avec le tiers monde, en particulier, pourraient en pâtir, car la tentation du
protectionnisme risque de se traduire par une réduction de l'aide aux pays en développement.
Dans les pays en développement, en revanche, la situation est diamétralement opposée. Le
nombre de jeunes de moins de vingt ans va considérablement augmenter. Ce rajeunissement
de la population peut constituer, à long terme, une chance pour ces pays car il est facteur de
développement et de progrès. La dynamique de la jeunesse peut impulser une croissance
économique vigoureuse et l'innovation dans tous les domaines. Pourtant, à court terme, les
experts se montrent beaucoup plus pessimistes. En effet, l'augmentation trop brutale du
nombre de jeunes signifie l'arrivée sur le marché du travail d'une main d'œuvre trop abondante
et sous qualifiée, qui sera responsable d'une baisse de la productivité. La régression de
l’activité économique aggravera encore le chômage et les inégalités. La montée des tensions
sociales est donc à craindre.
Dans le contexte économique et social difficile que connaissent actuellement ces pays,
l'avenir des jeunes apparaît particulièrement sombre. D'où le risque d'une dérive violente
(délinquance, fanatisme politique ou « religieux »), qui toucherait prioritairement les grands
centres urbains dont le développement est anarchique (insécurité, dégradation de la qualité de
la vie, déclin des valeurs traditionnelles).
Jiann-Yuh Wang, Jeune Afrique

I. Questions

1) Expliquer les disparités dont parle l'auteur.


2) Quelle est l’intention de l'auteur (raconter, informer, expliquer, décrire,...)?
3) « La dynamique (le la jeunesse peut impulser une croissance économique vigoureuse et
l'innovation dans tous les domaines, pourtant, à court terme, les experts se montrent
beaucoup plus pessimistes. ». Expliquez.

II. Résumez ce texte au ¼ de sa longueur.

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Questions- Résumé

La misère est un scandale que les peuples du tiers monde mettent sous les yeux des
touristes nantis. Elle est aussi un danger pour l'équilibre de la planète que les hommes
politiques des grandes ou petites puissances devraient au moins prendre en considération. Or
elle n'est jusqu'ici, le plus souvent, qu'un thème de discours professé par des riches honteux,
exploité par les dirigeants eux-mêmes des pays pauvres. La réalité éclate pourtant à tous les
coins de rue des nations prolétaires, et les chiffres qui résument la tragique condition de la
majorité des êtres humains sont tellement énormes qu'ils en perdent même toute leur
signification. Quelques huit cents millions d'habitants du globe vivent en état de « pauvreté
absolue » et cinq cents millions souffrent de sous alimentation chronique. Cinquante millions
meurent de faim chaque année. Plus de huit cents millions sont analphabètes. Quatre cents
millions d'enfants sont atteints de maladies graves.
Face à une telle énumération il ne s'agit plus d'afficher de bons sentiments, mais ou
bien de s'engager sur le terrain, ou bien de définir des solutions de justice. II est insupportable
et explosif que les trois quarts de la population mondiale ne représentent que moins d'un
cinquième du poids économique général.
II est absurde (...) que les armements représentent un milliard de dollars par jour, alors
que l'aide publique au développement, même si ses mécanismes de fonctionnement peuvent
être contestés, est vingt fois inférieure. Les pays déshérités portent aussi leur part de
responsabilité, qui consacrent environ 10% de leur produit national brut aux dépenses
militaires et dont les élites détournent parfois les quelques secours de l'Occident et profitent
des avantages de la société de consommation. Faudra-t-il longtemps encore que des millions
meurent pour que des milliers vivent?
Michel BOYER, Le Monde

I/ Compréhension.
1/ Ce texte cherche-t-il à :
- convaincre ?
- dénoncer ?
Justifiez votre réponse.
2/ Relevez les données chiffrées. A quoi servent-elles ?

Il/ Résumé : Résumez ce texte au ¼ de sa longueur.

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Sujets de dissertation :

I)-Sur la poésie

Pour Eluard, le poète « aimant l’amour » n’est pas tant amoureux d’une femme que de
l’amour lui-même. La vocation de la poésie est-elle, selon vous, de célébrer l’amour ou
privilégiez-vous d’autres fonctions ?

-On associe souvent poésie et lyrisme. La poésie consiste-t-elle seulement pour les poètes à
exprimer leurs sentiments personnels ?

-Pour le poète, parler du monde est-ce forcément parler de soi ?

- Vous montrerez que la poésie sous toutes ses formes peut être un moyen efficace de
défendre des idées, de mettre en lumière certains problèmes de société. Vous vous
demanderez également si d’autres formes d’expression artistique que vous connaissez peuvent
concourir aux mêmes objectifs.

-L’écriture poétique vous paraît-elle apte à convaincre le lecteur, à susciter son engagement,
ou pensez-vous comme Sartre qu’elle brouille le message ?

-Paul Éluard affirme que « le poète s’engage dans son temps et mène les hommes au
combat ». Vous discuterez cette affirmation.
-« Étant donné une chose - la plus ordinaire soit-elle - il me semble qu’elle présente toujours
quelques qualités vraiment particulières » (F. Ponge, L’œillet). Révéler les qualités
particulières des objets ordinaires vous semble-t-il être la fonction essentielle de la poésie ?

- Théophile Gautier affirme : « Il n’y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien ».
Selon vous, la poésie peut-elle cependant prétendre être utile à quelque chose ?

-Pensez-vous que le rôle principal du poète, comme le dit Giono, soit de « contribuer au
bonheur de vivre » ?

- « En vérité, le poète possède l’art du funambule. » Tels sont les propos de Soseki, poète
émérite et protagoniste du roman de Maxence Fermine intitulé Neige. Dans un développement
structuré, vous montrerez que cette phrase peut définir les poètes dans leurs différentes
fonctions.

-Le rôle principal du poète est-il de célébrer le monde ?

- Dans la poésie, on reconnaît des thèmes communs, qui ont inspiré les poètes au fil des
siècles. Pensez-vous que le choix d’un thème suffise à donner un caractère poétique ?

-Dans le Dictionnaire égoïste de la littérature française, Charles Dantzig affirme : « La


poésie ne se trouve pas que dans les vers ». Vous direz si vous partagez son point de vue dans
un développement argumenté.

-La poésie est-elle une manière de fuir la réalité ou de s’en rapprocher ?

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-Dans Les Ponts, Arthur Rimbaud met un terme à sa vision par cette phrase : « Un rayon
blanc, tombant du haut du ciel, anéantit cette comédie ». En vous appuyant sur les poèmes que
vous avez lus ou étudiés en classe, vous vous demanderez si la poésie nous éloigne du réel ou
nous fait mieux percevoir la réalité.

-La laideur peut-elle être une source d’inspiration pour un poète au même titre que la beauté ?

-Pourquoi le thème du voyage est-il depuis toujours un sujet de prédilection pour les poètes ?

-Attendez-vous de la poésie qu’elle vous fasse voyager, découvrir autre chose que l’univers
qui vous entoure au quotidien ?

- « Ah, insensé, qui crois que je ne suis pas toi ! » a écrit Victor Hugo dans la préface des
Contemplations. Dans quelle mesure l’expérience personnelle des poètes peut-elle concerner
le lecteur ?

-La poésie ne doit pas décrire mais seulement suggérer. Vous discuterez cette affirmation.

- La rébellion contre l’héritage des poètes précédents est-elle indispensable à la création


poétique ?

II)-Sur le roman :

- Stendhal : « un roman, c’est un miroir qu’on promène le long d’un chemin »

- Un personnage médiocre peut-il être héros de roman ?

- « Le monde romanesque n'est que la correction de ce monde-ci, suivant le désir

profond de l'homme ». (J.P Sartres)

-Un lecteur peut-il s'identifier à un personnage dont le romancier lui propose un portrait
négatif ?

-Quelle est la différence entre un héros de roman et une personne réelle ?

-Pour apprécier la lecture d'un roman, a-t-on besoin de juger, d'aimer, de haïr le personnage ?

- Dans quelle mesure peut-on dire que tout roman est un roman d’apprentissage ?

-La seule fonction du personnage de roman est-elle de refléter la société dans laquelle il vit ?

- Le romancier doit-il avoir le souci de la vérité ?

-Le roman doit-il embellir la réalité ou la montrer telle qu'elle est ?

- Le roman est-il l'art du mentir-vrai ?

- Dans quelle mesure une œuvre romanesque peut-elle délivrer une vision du monde ?

- Préférez-vous les romans décrivant précisément la réalité ou les œuvres de pure


imagination ?

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III)-Sur le théâtre :

-Au théâtre, les personnages ne se révèlent-ils que par la parole ?

- Dans quelle mesure la mise en scène renforce-t-elle l’émotion que suscite le texte théâtral.

- La représentation d’un texte théâtral permet-elle d’enrichir sa compréhension ?

VI)-Sur des Sujets d’ordres général ou littéraire :

Sujet1 :
La mondialisation est un phénomène planétaire à double dimensions : positive et négative.
Vous commenterez cette formule en vous fondant sur des exemples précis.

Sujet 2 :
Le monde actuel se caractérise par une violence sans précédent qui se manifeste sous
différentes formes. Quelles en sont les causes et quelles solutions proposez-vous pour y
remédier ?

SUJET3: Partagez-vous cette opinion d’un écrivain français : « L’étude des lettres n’est rien
d’autre que l’étude de l’homme ?

Sujet 4 :
Le monde actuel se caractérise par une violence sans précédent qui se manifeste sous
différentes formes.
Quelles en sont les causes et quelles solutions proposez-vous pour y remédier ?

Sujet 5 :
Un sociologue écrivait récemment : « Le sport contemporain, qu'on a souvent présenté
comme une école de civilisation, est devenu presque universellement le spectacle de la bêtise
et de la barbarie. » Qu'en pensez-vous ?

Sujet 6 :
« Nous ne condamnons pas en bloc toutes nos coutumes, il y en a qui sont louables et qu'il est
souhaitable de conserver. D'autres non.» Que pensez-vous de cette affirmation de David
Ananou?

Sujet 7 :
Pensez-vous que l'accès de la femme aux activités professionnelles constitue un facteur
d'émancipation féminine et contribue au progrès de la société ?

Sujet 8 :
« La littérature est parfaitement inutile : sa seule utilité est qu'elle aide à vivre ». Commentez
ces propos de Claude Roy.

Sujet 9 :
J. M. Gustave Le Clézio déclara : « Les formes que prend l'écriture, les genres qu'elle adopte
ne sont pas tellement intéressants. Une seule chose compte pour moi : c'est l'acte d'écrire. »
Expliquez et commettez cette affirmation et: illustrant d'exemples précis votre
développement.

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Sujet 10 :
"Les civilisations que nous avons secrétées sont merveilleusement diverses et cette diversité
constitue la richesse de chacun de nous" Vous commenterez cette affirmation dans un
développement suivi et illustré d'exemples précis.

Sujet 11 : « Des écrivains, des artistes et des chanteurs, ... s'engagent au service des causes
humanitaires. » Vous développerez quelques exemples que vous connaissez et vous donnerez
votre point de vue sur cette forme d'action au service des hommes et de la planète.

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SUJETS DE COMMENTAIRE COMPOSE :

SUJET 1 :POÉSIE : Commentaire composé :

En attendant l'aurore
La nuit étend encore son champ de larmes,
Nos yeux se lassent de guetter l'aurore,
Et l'avenir, hésitant comme l'océan,
Moutonne d'incessants frissons.

Le tunnel s'élance on dirait infini.


Et dès qu'on croit en entrevoir le bout,
On réalise que le chemin reste entier,
Et qu'il est aussi long que le premier matin.

Pourtant nous marchons nuit et jour


Sur ce chemin gorgé du sang de nos martyrs,
Et des ronces qui lacèrent nos chères,
Nous tissons des bouquets d'espérance.

Vers la grande cité fraternelle,


Comme un torrent que rien n'arrête,
Enjambant les murs de renaissantes tyrannies,
Nous marchons, pionniers des jours nouveaux.
Patrice Kayo
En attendant l'aurore.

Vous ferez de ce poème un commentaire composé en vous penchant par exemple sur le thème
de l’espérance ou celui de la fraternité

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SUJET 2 : POÈSIE : Commentaire composé :

Mignonne, allons voir si la rose


Qui ce matin avait dédore
Sa robe de pourpre au soleil
A point perdu cette vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vôtre pareil.

Las ! Voyez comme en peu d'espace


Mignonne, elle a dessus la place
Las! Las ! Ses beautés laissé choir
O vraiment marâtre Nature
Puisqu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne


Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse :
Comme à cette fleur la vieillesse
Fera ternir votre beauté

Ronsard (Odes, 1550)

• avait épanoui, ouvert


• vesprée : soirée
• pourprée : rouge vif
• choir : tomber
• fleuronne: vous orne comme d'une fleur.

Faites du poème suivant un commentaire composé. Vous pouvez par exemple vous intéresser
à la manière dont le poète traite la fuite du temps associé à la tentation de l’amour.

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SUJET 3 : TEXTE :

La nouvelle dont est extrait ce texte s'intitule L'accomplissement. Il est suivi d’un plan du
développement d'une étape du commentaire composé que nous proposons à titre d’exemple
pour faciliter l’entrainement.

« Tout un temps, son visage n'avait été qu'un visage de passage un visage provisoire, un
visage qui n'avait pas encore d'importance ni de signification ; et les changements qui s'y
imprimaient étaient comme autant d'épreuves d'une figure encore à venir, autant d'essais d'un
être inaccompli. Et maintenant, il était trop tard. Sa physionomie s'était brouillée, affadie ;
faute d'emploi, ce visage en suspens s'était flétri, comme un fruit à une branche quand il n'est
pas cueilli à temps ... Oui, brouillée, affadie sous le coup d'une main négligente passant à la
surface d'un modelé de glaise. La petite figure pâle de son adolescence avait glissé sous un
voile : un souvenir, avant d'avoir véritablement été. Comme si entre la promesse et le regret il
avait manque à sa vie un moment, une époque. Il avait connu ce sentiment d'attente d'une
révélation toujours remise, toujours soumise, d'imprévisibles retards. Mais au terme de ces
métamorphoses sans grandeur, l'heure n'avait pas sonné, le dévoilement n'avait pas eu lieu ;
seul était venu le déclin. C'était comme d'avoir péniblement gravi une montagne et de se
retrouver sur la pente descendante sans avoir pu un moment s'établir en son sommet. Le
déclin, sans qu'il ait connu la plénitude ; le déclin, visible à des marques à peine perceptibles
dans son visage en apparence inchangé qu'il scrutait dans la trépidation du train, sur le fond
noir d'un tunnel tapissé de tuyaux et de chiffres, de lumières filantes, avec son expression
songeuse et ses cheveux plantés bas - subitement défait par le passage d'un train en sens
inverse. Visage intact, mais invisiblement détruit, effondré. Oui, l'heure était passé, rien
n'aurait lieu, il s’était trompé. La jeunesse n'avait été qu'un état parmi d'autres, non une étape,
et d'autres le suivraient, qui n'auraient pas charge de lui donner un sens. Chacun des êtres qu'il
avait successivement été absorbait le précédent; mais il n'en représentait pas l'aboutissement.
Tout homme était une galerie de portraits successifs et chancelants, s'abattant l'un après l'autre
dans un bruit de foire.»
Danièle sallenave, un printemps froid P.O.I 1983

Énoncé : Vous ferez de ce texte un commentaire composé, sans dissocier le fond de la forme.
Vous vous attacherez en particulier à mettre en lumière la conception du temps qui s’y
exprime.

Extrait de plan proposé :


Centre d'intérêt analysé : une méditation soutenue par l'observation de son propre visage

1) Situation décrite
- un voyageur observe le reflet de son visage dans la vitre d'un train (champ lexical du
regard) !

2) Mouvement du texte
- va-et-vient entre l'observation du visage et la méditation

3) Influence de ses pensées sur la description du visage


- peu de notations strictement physiques
- qualification du visage par des termes évoquant t'inaccomplissement le sens, le déclin

4) Caractérisation finale de la condition humaine


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- métaphore : « série de portraits » ·penser le temps en terme de métamorphose du
visage

DOCUMENTS ANNEXES

Techniques détaillées :

Résumé-Discussion, Dissertation et Commentaire composé

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La préparation du résumé

(Le texte est extrait d’un article rédigé par un spécialiste d’économie. Sur la colonne de
gauche on a le schéma de cette page. Cette mise en évidence du plan du texte prépare
l’élaboration d'un résumé.)

Le soleil donne plus de lumière qu'une bougie


« Les débats sur les effets du développement des techniques sur l'emploi ne sont pas
nouveaux ; l'idée de « progrès» technique ne recouvre pas nécessairement et simplement celle
de progrès pour l'emploi. Dans l'histoire des sociétés de nombreux conflits sont nés de cette
opposition du moins apparente entre la machine et le travail des hommes. [Au IIIe siècle de
notre ère, l'empereur Dioclétien refusait déjà l'utilisation d'une machine pour soulever et
dresser les colonnes d'un temple qu'il faisait construire afin de pouvoir « nourrir le petit
peuple »]. [Les réactions sont plus vives, quelques siècles plus tard, lorsqu'en 1626, à Leyde,
les édiles municipaux, suppriment non seulement la machine (un nouveau métier à tisser)
mais aussi son inventeur en le noyant en secret]. Les exemples abondent de ces rejets souvent
violents, parfois superstitieux ou irrationnels, de la machine, perçue comme destructrice
d'emplois.

Le XIXe siècle et la révolution industrielle marquent une certaine rupture/ ; certes des révoltes
anti-progrès subsistent, [dont la plus célèbre peut-être, est celle des Canuts de Lyon en 1831].
Mais la bourgeoise industrielle impose l'utilisation de la machine ; celle-ci devient pour le
développement économique une évidence : [« Dire qu'il est préférable d'employer des
machines, c'est dire que le soleil donne plus de lumière qu'une bougie » n’hésite pas à dire
Napoléon à ce propos] En fait, [comme le montre fort bien Alfred Sauvy propos de Marx], le
refus de la machine se transforme en refus du système capitaliste, qui génère en lui-même un
certain type d'utilisation de la machine.

Mais en même temps, l'histoire montre que la machine ne fait pas que modifier la quantité
de travail possible, elle en transforme le contenu. Combien de métiers autrefois ont-ils
complètement disparu [que l'on pense aux copistes qui disparaissent bien sûr avec l'apparition
de l'imprimerie ;] [que l'on pense à ces 20 000 porteurs d'eau à Paris que Sébastien Mercier
considérait comme « incapables de tout autre travail car ils ont la sangle imprimée entre les
deux épaules (...)»]. Et, inversement, on admet aujourd'hui que dans moins de quinze ans,
d'ici l'an 2000, un français sur quatre exercera une activité qui n’existe pas aujourd'hui. »

entrée en matière : depuis lgtps, débat sur effets dvpt tech. sur emploi

[Link] et nombre d'emplois


1) Machine menace emploi, en apparence - bcp d'ex, de rejet de la machine

MAIS
Chgt au xixe siècle Certes tjs révoltes,,, machine
Mais Industriels défenseurs puissants de la machine
En fait désormais lutte machine
MAIS AUSSI l

Il. Machine el évolution des métiers

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1) disparation de certains méteils
Inversement
2) Création de nouveau même
L’étude minutieuse du texte à résumer (type I) ; précède toute ébauche de rédaction. Les
extraits donnés à l’examen sont didactiques (articles de fond d’un journal ouvrage
spécialisé). Il faut donc parvenir à une claire conscience de leur structure logique afin de la
mettre ensuite en évidence lors de la rédaction du résumé.

Première lecture : l'approche globale du texte


1) Lire intégralement le texte.
• Observer la date de publication, c'est une indication essentielle. Repérer le nom de
l'auteur, puis le titre donné au passage. Ce titre est souvent vague ou trompeur : l'idée
directrice du texte.
• Lire attentivement : signaler dans la marge du texte, par un point d’interrogation, un
passage mal compris, mais ne pas s’attarder sur ces difficultés avant d’avoir lu tout le
texte
2) Faire un premier bilan.
Caractériser le texte en répondant si possible aux questions suivantes :
- de quoi le texte parte-l-il ? Noter les principaux !hèmes rencontrés ;
- comment l'auteur en parle-t-il ? Caractériser le ton dominant el le type de
développement (exposition de faits, défense d’un point de vue personnel…)
- quelle est l'intention générale de l'auteur?
Exemple : thèmes du texte de Gambier : les rapports réels entre emploi et machine, la
manière dont ces rapports ont été perçus. Ton du texte : souci d'objectivité. Intention
du texte : fournir éclairage historique à débat actuel.

Deuxième lecture : l'analyse du déroulement du texte


1. Distinguer les étapes du texte.
• Encadrer les principales articulations logiques; tracer une barre verticale à la fin d'un
passage présentant une de sens (cela ne correspond pas nécessairement a un alinéa, le
texte pouvant être compact ou morcelé]. On signale ainsi un changement dans le
système d'énonciation, la présentation d'un aspect du même problème, l'introduction
d'un nouveau point de vue.
• Expliciter les liens logiques perceptibles à la lecture mais non formulés par l'auteur.
Exemple: Entre les deux premiers paragraphes, le rapport d'opposition (rupture) est à
signaler.
• Étudier les obscurités rencontrées. ·
2. Faire un second bilan.
• Déterminer l’idée directrice du texte ; corriger éventuellement la première
interprétation.
• Caractériser plus précisément la démarche de l'auteur : réfutation. démonstration,
plaidoyer, etc.
Exemple: Gambier s'appuie sur des faits historiques et des opinions d'hommes du
passé. Recherche des constantes et des évolutions.

Troisième lecture : la mise en évidence de l'essentiel


1) Analyser chaque étape
• Étape par étape, rechercher l'idée essentielle et souligner les expressions ou
propositions la ·mettant en évidence.
• Mettre entre crochets ce qui ne doit pas être retenu : un exemple, une image, une
courte digression. En revanche conserver un exemple ayant le statut d'argument, ou,
mieux, dégager l'idée suggérée. ·
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Exemple : « L'an 2000 », ligne 37 vise à montrer que la technique crée de nouveaux
emplois,
2) Schématiser le plan du texte
• Mettre une feuille de brouillon à côté du texte ; chaque étape du plan est ainsi placée
exactement au niveau du développement de celle étape dans le texte.
• Indiquer sous forme de titre pour chaque étape, l’idée essentiellement retrouvée à
l'aide des termes soulignés. Inscrire le lien logique qui la sépare de l'étape suivante.
• Préciser la hiérarchie des idées, en numérotant différemment, étapes intermédiaires et
grandes étapes
• Inventer éventuellement un titre synthétique explicitant l’unité de plusieurs étapes.
• Exemple : « Machine et nombre d’emploi » est le thème commun aux deux premiers
paragraphes

La rédaction du résumé :

Pour réussir la rédaction du résumé, il faut d'abord avoir soigneusement étudié le texte, et
respecter les sept règles définies par les textes officiels : « réduire le texte au quart
environ » (avec une tolérance de + / - 10%), ne pas changer le système d'énonciation,
reformuler différemment, « avec correction et concision » les idées essentielles, ·ne pas les
déformer, respecter leur enchainement, ne pas ajouter de commentaire personnel, enfin,
indiquer le nombre de mots utilisés.

Reformuler la première étape du plan


Relire les éléments soulignés dans le texte, puis cacher le texte. Reformuler
mentalement l'idée, enfin, l'écrire au brouillon avec le moins de mots possible.

Vérifier la reformulation
1) N'y a-t-il aucune erreur de sens? Corriger même les approximations et les formules
vagues.
2) Le style est-il vraiment personnel? Vérifier que le vocabulaire de l'auteur n'est repris
que très exceptionnellement, mais aussi que le résumé n'imite pas la structure des
phrases du passage concerné.
3) Le système d’énonciation est-il conservé? Ne pas introduire le résumé par des
formules telles que « l’auteur démontre que». Vérifier que le système des pronoms du
texte ainsi que les temps sont restés les mêmes.
4) Exemple : Dans le texte de Simone de Beauvoir, le résumé emploie le « je » de la
narratrice, et comme le texte à la ligne 19, le résumé passe au présent pour énoncer
une vérité générale.

Indiquer le rapport logique entre la première el la seconde étape


Ne pas reprendre systématiquement la formule du texte mais chercher des
équivalences.
Exemple : La conclusion, introduite par « ainsi» dans le texte, est signalée par «donc»
dans le résumé.

Reformuler l'étape suivante


Procéder comme pour la première étape du texte et faire de même avec les autres
étapes éventuelles.

Relire le résumé : vérifier sa cohérence

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1) On doit pouvoir comprendre parfaitement le résumé sans connaître le texte de départ.
Les pronoms, en particulier, doivent renvoyer sans ambigüité à ce qu'ils représentent
dans le résumé et non à ce qu'ils représenteraient dans le texte de l'auteur.
2) La disposition en paragraphes doit mettre en évidence le plan du texte.

Vérifier la longueur du résumé


1) Compter le nombre de mots du résumé. Est considéré comme mot toute lettre ou suite
de lettres séparée de la suivante par un blanc ou un quelconque signe de ponctuation («
c'est-à-dire», salon cette convention, fait quatre mots). Puis vérifier si ce nombre ne
dépasse pas de 10 % le nombre de mots autorisé.
Exemple : Résumé a faire : 115 mots. La tolérance est de plus ou moins 10 %, le
résumé doit se situer, obligatoirement entre 104 et 126 mots.
2) Si le résumé est trop long, il faut gagner en concision (voir page 152).
Si le résumé est trop court, c'est qu'une idée essentielle a été oubliée. Reprendre le
plan et vérifier si chaque étape a été résumée. Si aucun oubli n'est repérable ainsi, c'est
que le plan est mauvais : revoir, alors la préparation (page 139)

Relire le résumé : vérifier son style


1) Supprimer les répétitions maladroites.
2) Corriger les fautes de syntaxe, l'orthographe, de ponctuation
3) Compter de nouveau les mots une fois toutes les corrections apportées

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Technique de dissertation : 1ère étape. Analyser un sujet :

Sujet
[Gandhi écrivain] : [« il faut un minimum de bien être et de confort ; mais passé cette limite,
ce qui devait nous aider devient source de gêne. Vouloir créer un nombre illimite de besoins
pour avoir ensuite à les satisfaire n’est que poursuite du vent. Ce faux-idéal n’est qu’un
traquenard. »]
[Pensez-vous comme Gandhi que maitriser ses besoins peut conduite au bonheur ?] [Vous
illustrez votre réflexion en vous appuyant sur des exemples précis], [tirés de votre expérience
personnelle, de vos lectures ou de l’observation du monde qui vous entoure]
(Bac F-G-H, Toulouse et acad. Rattachées, 1984)

Les différentes parties du sujet


Opinion de Gandhi « il faut minimum de bien-être et de confort ; mais passé…poursuite du
vent ce faux-idéal n’est qu’un traquenard »
Question : « Pensez-vous comme Gandhi que maitrise ses besoins conduire au bonheur ? »
Directives : concernant la méthode : « vous illustrez »
concernant les exemples : « expérience personnelle »
« lectures »
« observation du monde »
Les significations de l’énoncé
Condition de vie Résultat Pourquoi Jugement de
Gandhi
Bonnes Besoins satisfaits par un Ce minimum est une
minimum de bien-être aide
et de confort
Mauvaises Le limite du minimum - L’excès devient une « poursuite du vent
(insatisfaisantes) de bien-être est franchie « source de gène » ; ce faux-idéal »
par excès » - « nombre illimité « traquenard »
de besoins »

Le problème à résoudre
Maitriser ses besoins peut-il conduire au bonheur ?

Le domaine réflexion
Qu’est-ce que Peut-on apprendre
le confort à maitriser
minimum ? ses besoins ?

THEME CENTRAL
LE BONHEUR Le problème pose : les conditions matérielles du bonheur

Création Etre heureux

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de besoins si besoins
artificiels ? non satisfaits ?

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A l'examen, deux des trois sujets au choix exigent le développement d'une argumentation :
la « dissertation » (type Ill) et la « discussion » qui suit le résumé (type I), dissertation en
modèle réduit. Les principales règles de méthode sont donc communes à ces deux exercices.
Il faut consacrer un quart d'heure à l'analyse. Ceci pour éviter le hors sujet.

Repérer les différentes parties du sujet


• Cette représentation se fait le plus souvent par le biais
La présentation d’une ou de d'une citation.
plusieurs opinion • Repérer l'origine du point de vue : auteur, profession,
nationalité, ainsi que la date et les circonstances de
l'opinion.
• Elles peuvent être directes ou indirectes, et même
Les questions posées au candidat prendre la forme d’une injonction (vous vous
interrogerez sur….)
• Elles portent sur l’opinion présentée, elles sont parfois
formulées de manière vague (qu’en pensez-vous ?).
• Elles peuvent aussi proposer un thème de réflexion, à
confronter à l’opinion présentée éventuellement, dans
l’énoncé ci-contre
Les directives • Elles concernent la méthode et souvent les exemples à
choisir. En réalité, il s’agit de rappels incomplets
concernant les principes de l’exercice. Même si toutes
les règles ne sont pas répétées, les respecter est
évidement impératif.
Exemple : on rappelle dans le sujet sur Gandhi qu’il
faut des exemples précis et dans qui les domaines les
choisir

Ces différents composants de l'énoncé ne sont pas tous présents dans tous les sujets, leur ordre
est en outre variable ; un énoncé long, guide souvent davantage et peut donc être plus facile.

Élucider la signification de l’énoncé


1) Vérifier le sens littéral des passages qui posent problème, ou des images (poursuite du
vent).
2) Encadrer les liens logiques, souligner les mots et les expressions-clefs.
3) Dégager le thème central, à travers une analyse du vocabulaire.
4) Expliciter le ou les opinions présentées ; lorsqu'il s'agit d'une citation longue, la
résumer; sinon, chercher une formulation équivalente.
5) Situer l'auteur, si possible, afin de mieux évaluer la portée de son opinion.
Exemple : la figure du Gandhi évoque la notion de sagesse, la pauvreté mais aussi
l’ascèse.

Dégager le problème à résoudre


Si l’énoncé présente une ou • Répondre à la question de l’examinateur. Attention,
plusieurs opinions et oriente la cette question peut limiter ou élargir le thème abordé
réflexion dans la citation.
Exemple : c’est le cas du sujet page de gauche, la
question coïncide avec le thème de réflexion de
Gandhi ; la problématique est explicitée.
Si l’énoncé n’oriente pas le • Il suffit pour formuler le problème, de mettre à la

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réflexion forme interrogative le point de vue exposé
Exemple : « la fin justifie les moyens », qu’en pensez-
vous ?
Le problème est : la fin justifie –t – elle les moyens ? ce
qu’on peut reformuler ainsi : l’objectif visé légitime-t-il
tous les moyens utilisé pour y parvenir ?

Cerner avec rigueur le domaine de réflexion


1) Le débat général dans lequel s’inscrit problème : le déterminer revient à souligner
l’enjeu du sujet traité. Mais tout en s’appuyant sur la définition de notions générales
(exemple : le bonheur) ; il faut n’étudier que le problème soulevé par l’énoncé ; il
s’agit d’entrer dans la vif du sujet.

2) Les pistes de réflexion : tout problème peut être étudié à partir de questions
secondaires ; en discerner le plus grand nombre mais éviter de sortir du cadre délimité
par l’énonce ; ne pas se contenter dans le cas d’une discussion, des pistes présentes
dans le texte à résumer.

Comment réunir des idées

Il n’est pas de discussion qui ne brasse beaucoup d’idées. Encore faut-il parvenir à mettre
clairement sur le papier des réflexions venant à l’esprit sans ordre préalable. Cette page
présente des extraits d’un travail de recherches d’idées.

Enoncé
« Dans un livre on s'intéresse à des personnes et à des événements que l'on n'aurait aucun goût
de fréquenter dans la vie». Que pensez-vous de cette remarque d'un des personnages de
Frédéric Tristan clans Les Égarés.

1er brouillon
Personnage Événement situations
-livre montrant un personnage sombrant -Œuvres réalistes contemporaines
dans la déchéance; ex. Gervsise(Zola) évoquant notre société
-des héros représentatifs de la société -des aventures extraordinaires
contemporaine -livres mettant en scène des conflits
ex. personnages de Malataverne familiaux 1 ex. récits de meurtre
ex. Folcoche (Bazin) personnage - bien des lecteurs de science-fiction
fascinant mais qui aimerait l'avoir comme hésiteraient a monter dans une
mère ? fusée..
-le héros traditionnel : personnage ex. Voltaire Candide / la guerre
exceptionnel -romans historiques · passé
- héros comiques - que leurs défauts passionnant
rendraient odieux dans la réalité -romans nous plongeant dans un
-des personnages d'adolescent dont on autre milieu social
raconte la formation et auxquels on -roman analysant des conflits
s'identifie sociaux.
ex. de nouveaux types de personnages : - ex. Germinal Zola
robots, extra-terrestres ... -la mort d'un personnage

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-personnages à la personnalité très ex. Ionesco Le Roi se meurt
complexe. difficiles à comprendre, - Danger couru par le héros s ex.
comme les êtres réels ex, Thérèse Vol de Nuit
Desqueyroux (Mauriac)

2e brouillon

ace : personnages antipathiques à certains égards, mais intéressants la littérature rend


captivant ce qu'on fuit dans la réalité

k I m n r s : des situations pénibles ou redoutables


b f h l q : livre intéressant parce qu’il peint un univers familier
d g j o p : littérature = évasion de votre vie quotidienne

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Compter seulement sur son inspiration pour le développement d’une discussion ou d’une
dissertation est imprudent. Un certain nombre de démarches aident à rassembler assez
rapidement des arguments suffisamment variés.

Rassembler des idées


• Inscrire idées et exemples venant à l’esprit. Noter sur un brouillon toutes les réflexions
qui s’imposent à l’esprit. Afin de mettre d’emblée un peu d’ordre, distinguer les
exemples des idées par [Link] utiliser le système des colonnes afin de classer différentes
pistes de réflexion ou différents points de vue

Enrichir le matériau initial


Préciser Approfondir l’analyse d’une idée à l’aide de questions simples : qui ?
quoi ? comment ? où ? pourquoi ? Ne conserver que les précisions
intéressantes
Exemple : comparer les romans historiques rendent-ils le passé
passionnant ?
Illustrer Illustrer chaque idée en s’efforçant de diversifier se exemples
Expliciter un argument Commenter en fonction du sujet un exemple probablement noté
Comparer Comparer deux phénomènes deux situations, deux notions proches afin
de cerner la spécificité de chacun. Rapprocher une observation d’une
autre, afin de dégager un point commun. Attention : rapprocher deux
époques, deux arts peut être fructueux à condition qu’on ne néglige pas
la spécificité de chacun. Sinon, on simplifie abusivement un
phénomène.
Exemple : comparer l’attitude du lecteur et celle du public du cinéma
Diversifier les approches • Porter plusieurs éclairages sur un même phénomène afin cerner la
d’un problème complexité : points de vue artistique, intellectuel, économique,
historique moral, religieux, politique, scientifique, technique,
psychologique, juridique, financier, social, militaire, individuel,
collectif, familial, qualitatif, quantitatif……
Ne conserver que les approches les plus pertinentes pour le sujet à
traiter.
Exemple : tenir compte de la psychologie, du milieu social, de la
culture des différents lecteurs.
Contredire Formuler une opinion contredisant l’idée émise : est-elle vraiment
absurde ?
Si oui, pourquoi ? Sinon quelle faiblesse de la première idée révèle- t –
elle ?
Qui est susceptible de défendre cette seconde position ?
Se documenter • Utiliser une documentation pour vérifier les idées émises ; on a trop
souvent tendance à répéter des lieux communs parfois peu fondés.
• Chercher une illustration précise
• « Récupérer » une idée ; mais ne pas se laisser séduire par une
réflexion intéressante mais hors sujet.

Faire un examen critique du matériau réuni. Éliminer l’idée hors sujet, la répétition d’idées, et
l’idée peu solide qu’on n’a pas réussi à illustrer. Chercher des exemples meilleurs ; plus
convaincants, plus variés.

Organiser ses idées

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• Faire un premier tri : attribuer une lettre minuscule à chaque note – en utilisant la
même lettre pour l’idée et l’exemple qui lui associé. Constituer sur un autre brouillon
des séries d’idées convergentes à partir de la première liste ; désigner les idées par leur
lettre expliciter l’idée générale développée par liste éléments de chaque série ; est-ce
bien une réponse partielle - ou partiale – au problème posé ?
• Rendre le classement plus cohérent

Si certain points notes Repartir sur de nouvelles bases de classement afin de pouvoir
restent isolés intégrer chaque idée à une série. Ne jamais se contenter de réunir
les idées restantes dans un ensemble sans unité.
Si les mêmes idées se Modifier radicalement le classement. Chaque série doit constituer
retrouvent dans un ensemble autonome et consistant.
plusieurs séries
Si le membre de série Faire la synthèse de plusieurs séries en rapprochant celles qui ont
dépasse trois un point commun

Comment bâtir un plan

Cette page présente deux exemples de plan pour un même


sujet.
Au cours de l’été 1985, une campagne publicitaire d’incitation à la prudence s’adressait aux
automobilistes en ces termes : « Poussez pas? On n'est pas des bœufs ! » - « On roule cool !»
L'Académie française s'en émut au nom de la défense de la langue.
En utilisant vos observations sur la langue que vous employez et entendez, sur l'écriture des
livres et journaux que vous lisez, pouvez-vous apporter votre contribution à ce débat?

(Bac. F-G-H, Bordeaux et acad. rattachées; juin 986)

La langue française est-elle menacée par ceux qui n'en respectent ni la syntaxe, ni le

lexique ?

Raisonnement 1 Raisonnement 2
Les règles du français sont souvent bafouées. La langue française doit être respectée; mais une
Certes, on ne doit pas empêcher la langue langue en bonne santé ne craint pas les écarts
d'évoluer mais il faut lutter contre son qu'on lui fait subir par rapport à la norme. En
appauvrissement. En réalité, choisir la vérité, développer l'amour et la connaissance du
facilité est à long terme une menace pour français est plus fructueux que censurer certaines
notre langue. formulations

Plan 1 Plan 2
La langue française est souvent malmenée Il faut respecter la langue française
Beaucoup de Français maîtrisent mal leur Pour que soient conservées ses caractéristiques
langue maternelle. phonétiques, lexicales et syntaxiques.
Les médias et les hommes politiques Exemple : « cool » le son [u] se note en français
multiplient les fautes de langue. « ou »
La langue de certains romans, de BD, et de Pour que le français reste un outil de
certains dialogues de films actuels. est d'une communication efficace.
pauvreté affligeante. On no doit pas trop craindre, les écarts par
On ne peut autoriser n'importe quelle rapport à la norme

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évolution Le français n ·a cessé d’évoluer. c’est ce qui l'a
On aurait tort d'empêcher le français maintenu vivant.
d'évoluer. Exemple : ancien français - moyen français ·
Mais il faut veiller à ce que ses français classique - français moderne
caractéristiques A chaque époque, des locutions ont joué avec
fondamentales soient respectées leur langue foui en l'utilisant par ailleurs de façon
Exemple : particularités phonétiques et grammaticale
syntaxiques. Exemple : les Précieuses du XVIIe - la publicité.
Il faut lutter contre l'abus d'anglicismes. Les écrivains s'écartent souvent de la norme.
Exemple : position d'Etiemble : le franglais. Exemple : du Bellay : incitation a innovations
Le français risque de pâtir de ces lexicales Queneau : le " néo-français»
négligences Mieux vaut développer l'amour et la
Encourager /'emploi de mots étrangers à la connaissance de la langue que se montrer
mode favorise /'ignorance de la richesse puriste
lexicale du français. Une politique linguistique répressive est vouée
Une règle syntaxique non respectée finit par à l’échec ·
sortir de l'usage. Une bonne connaissance du lexique est une
Exemple: l'imparfait du subj. à l'écrit. garantie contre les excès
Exemple : « malgré que » est désormais Exemple : possibilités de néologismes à partir de
admis. mots français el d'acclimatation d'emprunts
L'indifférence des locuteurs français envers étrangers.
leur langue favorise son recul à l'étrange Ceux qui aiment parler et écrire leur langue en
sont les meilleurs défenseurs.

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Avant de rédiger une discussion (type I) ou une dissertation (type Ill), li faut prévoir leur
déroulement, c'est-à-dire la structure du développement : c'est ce qu'on appelle « faire un
plan», Cette élaboration se fait communément à partir des Idées générales préalablement
dégagées (voir page 161) mais un plan d'ensemble peut, le cas échéant, servir de cadre
théorique à une recherche systématique d'idées.

Etablir une progression d'ensemble


1) Choisir un ordre valorisant l'opinion à défendre
• Le point de départ : Il doit permettre de clarifier les termes du débat. Ainsi, lorsque
l'énoncé expose une thèse, il faut expliquer et illustrer celle-ci, avant de la discuter ;
sinon, exposer d'abord un point de vue très répandu
• Le point d'arrivée : il doit développer la position la plus pertinence, la plus solide.
Cette étape contiendra donc les analyses les plus complexes, sinon les plus originales

2) Mener progressivement et logiquement à la conclusion


Ne pas se contenter de dresser un catalogue d'idées, se contredisant parfois de façon
flagrante (X a raison/ X a tort). Élaborer un raisonnement confrontant les différents
points de vue à examiner: préciser les rapports logiques liant les idées générales et
résumer la démonstration en deux ou trois phrases bien enchaînées. La ou les étapes
intermédiaires sont fonction de la relation existant entre le point de départ et le point
d'arrivée.

POSITION DEMARCHE A SUIVRE


PERSONNELLE
CONCERNANT LA
THESE INITIALE
« je ne suis pas du tout • Première étape [Link] thèse initiale
d’accord ! » Etapes(s)
Intermédiaires Critiquez abondamment la thèse initiale.
• Dernière étapes Présentez un critique plus constructive
« je suis un peu d’accord ! » • Première étape [Link] thèse initiale
Etapes(s)
Intermédiaires La défendre : présentez les objections que les
adversaires
de cette thèse pourraient émettre leur répondre
• Dernière étapes Nuancez, approfondissez la thèse initiale
« c e n’est pas entièrement • Première étape [Link] thèse initiale
faux mais c’est simpliste ! » Etapes(s)
Intermédiaires Critiquez (antithèse) la thèse initiale.
• Dernière étapes Dépassez ces contradictions afin de ne pas
rester
enfermé dans opposition simpliste : tenez
compte de
ce qui reste valable dans la thèse et dans
l’antithèse,
(plan dialectique) et tentez de concilier ces
éléments ;
il vous faut pour cela prendre un peu de
hauteur par
rapport au sujet, et poser autrement le
problème
(synthèse)
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Bâtir un plan détaillé
1) Préparer le développement de chaque idée générale. Utiliser autant de feuilles que
d'idées générales les partageant horizontalement en deux. Sélectionner les idées
directrices et les exemples les plus pertinents et les noter sur la moitié supérieure de la
feuille consacrée à l'idée générale concernée.
2) Comparez ensuite ces parties du développement et les équilibrer. Chercher
éventuellement d'autres réflexions pour étoffer une idée générale peu développée. La
dernière partie du devoir peut être légèrement plus consistante mars l'inverse est à
éviter.
3) Ordonner les idées directrices en allant do l'argument le plus faible au plus
convaincant ; leur attribuer un numéro (1, 2….). Les relier, en explicitant par un terme
d'articulation leur rapport logique.

Rédiger les transitions


Afin d'aboutir à un développement continu, rédiger une transition en Ire chaque idée'
générale. Procéder ainsi : racer d'abord un bilan rapide de l'étape qui s'achève, peser
ensuite des questions pour faire rebondir le débat, et annoncer l'idée générale suivante
(à noter dans le bas de la feuille).

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Introduction et conclusion

Bien qu'il soit beaucoup plus long qu'un devoir, l'essai que Jean-Paul Sartre a publié sur
Baudelaire en 1947 offre un exemple de conclusion qui fait parfaitement écho à son
introduction. Cette introduction et cette conclusion, tout en étant évidemment plus
développées que ce qui se pratique dans un devoir, révèlent bien le rôle que jouent ces deux
étapes dans un texte de réflexion.

Introduction
« Il n'a pas eu la vie qu'il méritait. » De cette maxime consolante, la vie de Baudelaire semble
une illustration magnifique. Il ne méritait pas, certes, celte mère, cette gène perpétuelle, ce
conseil de famille, cette maitresse avaricieuse, ni cette syphilis - et quoi de plus injuste que sa
fin prématurée ? Pourtant, à la réflexion, un doute surgit : si l'on considère l'homme lui-même,
il n'est pas sans faille ni, semble-t-il, sans contradictions : ce pervers a adopté une fois pour
toutes la morale la plus banale et la plus rigoureuse, ce raffiné fréquente les prostituées les
plus misérables, c'est le goût de la misère qui le retient auprès du maigre corps de Louchette et
son amour pour « l'affreuse Juive » est comme une préfiguration de celui qu'il portera plus
tard à Jeanne Duval ; ce solitaire a une peur affreuse de la solitude, il ne sort jamais· sans
compagnon, il aspire à un foyer, à une vie familiale, cet apologiste de l'effort est un
«aboulique» incapable de s'astreindre à travail régulier; il a lancé des invitations au voyage, il
a réclamé des dépaysements, rêvé de pays inconnus, mais il hésitait six mois avant de partir
pour Honfleur et l'unique voyage qu'il a fait lui a semblé un long supplice ; il affiche du
mépris et même de la haine pour les graves personnages qu'on a chargés· de sa tutelle,
pourtant il n'a jamais cherché à se délivrer d'eux ni manqué une occasion de subir leurs
admonestations paternelles. Est-il donc si différent de l'existence qu'il a menée? Et s'il avait
mérité sa vie ? Si, au contraire des idées reçues, les hommes n'avaient jamais que la vie qu'ils
méritent ? Il faut y regarder de plus près. »

Conclusion
« Dans cette vie si close, si serrée, il semble qu'un accident, une intervention du hasard
permettrait de respirer, donnerait un répit à l’heautontinoroumenos. Mais nous y chercherions
en vain une circonstance dont il ne soit pleinement et lucidement responsable. Chaque
événement nous renvoie le reflet de cette totalité indécomposable qu'il fut du premier jour
jusqu'au dernier. Il a refusé l'expérience, rien n'est venu du dehors le changer et il n'a rien
appris ; c'est à peine si la mort du général Aupick a modifié ses relations avec sa mère ; pour
le reste, son histoire est celle d'une très lente et très douloureuse décomposition. Tel il était à
vingt ans, tel nous le retrouvons a la veille de sa mon : il est simplement plus sombre, plus
nerveux, moins vif; de son talent, de son admirable intelligence, il ne reste plus que des
souvenirs. Et telle est sans doute sa singularité, cette «différence» qu'il a cherchée jusqu'à la
mort et qui ne pouvait paraître qu'aux yeux des autres : il a été une expérience en vase clos,
quelque chose comme l'homunculus du Second Faust, et les circonstances quasi abstraites de
l'expérience lui ont permis de témoigner avec un éclat inégalable de cette vérité : le choix
libre que l'homme fait de soi-même s'identifie absolument avec cc qu'on appelle sa destinée.»
Jean-Paul Sartre, Baudelaire. Ed. Gallimard

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La copie rédigée le jour du bac sera lue par un examinateur qui en aura probablement
déjà parcouru quelques dizaines sur le même sujet. Il faut donc éveiller son intérêt :
c'est le but de l'introduction. Mais ce lecteur doit aussi garder une impression finale
favorable, grâce à la conclusion. Situées à deux endroits-clés du devoir, introduction et
conclusion, plus longues pour le sujet de type Ill que pour la discussion du type 1,
doivent dans tous les cas être particulièrement soignées.

L'introduction: 3 étapes
1) Le contexte, c'est une entrée en matière qui si lue le sujet Il peut être à dominante
littéraire, artistique, historique, sociologique ... Il se détermine après l'analyse du sujet
(cf. mod. 28). Il fait appel à des connaissances scolaires précises : les thèmes étudiés,
les mouvements littéraires, les rapports entre un auteur et son époque, une statistique
parlante constituent autant d'entrées en matière. Mais il fait aussi appel aux
connaissances personnelles acquises par l'expérience, les médias, qui ont toutes les
chances d'être plus originales. En effet, les généralités passe-partout - reparcourir
l'histoire de la littérature depuis l'Antiquité - sont à éviter absolument.
Exemple : L'introduction de Sartre commence par une maxime qui place le débat sur
un plan plus général que la simple biographie d'un auteur.
2) Le sujet lui-même. Il est! relié au contexte par un lien logique. Si l'énoncé du sujet
comporte une citation, la citation courte est donnée en entier, mais seules sont reprises
les expressions-clés d'une citation longue ; le nom de l'auteur ne doit pas être oublié.
Dans tous les cas, il faut faire comme si le lecteur de la copie ignorait l'énoncé du sujet
: la présentation doit être claire et suffisante.
3) La présentation concise du plan adopté. Il faut faire attention de ne pas transformer
ces indications en réponse anticipées: les réponses ne peuvent venir que du
développement achevé, dans la conclusion. C’est pourquoi la présentation peut
éventuellement se faire sous forme de questions, à condition de ne pas les multiplier.
Exemple : Dans l'introduction de Sartre, les questions posées servent de fil directeur
pour le corps de l'ouvrage
La conclusion: 2 étapes
1) Une représentation synthétique et personnelle aux questions posées dans l'introduction
: c'est le bilan de ce que le développement permet de penser. Cette réponse doit être
ferme, même si elle est nuancée. Il ne faut ni reprendre le développement, ni introduire
de nouveaux exemples ou de nouvelles idées.
Exemple : Sartre n'ajoute aucune nouvelle anecdote ou découverte sur la vie de
Baudelaire; il ne donne que les grandes lignes de son comportement, telles qu'il pense
pouvoir les déduire de tout ce qui a été analysé dans son essai.
2) L'élargissement : il consiste en une nouvelle orientation de la pensée, une piste donnée
pour des recherches ultérieures ; il n'est possible que si le bilan effectué permet
l'ouverture vers une autre question qui prolongera la réflexion au-delà du sujet. Il faut
renoncer à cet élargissement si ne se pressentent que les pistes artificielles sans grand
rapport avec le sujet.
Exemple : Sartre n'offre pas d'élargissement, sa dernière phrase possède toute la force
d'une formule finale définitive.

Comment rédiger introduction et conclusion


• Moments-clés du devoir, elles doivent être particulièrement soignées et bien écrites. Il
faut donc, à la différence du développement, les rédiger entièrement au brouillon.
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• L'une comme l'autre exigent que le plan soit construit. Elles doivent être composées
après l'analyse du sujet et l'élaboration du plan, et toutes les deux avant de rédiger le
développement. Car si la conclusion est écrite risque de provoquer un relâchement qui
nuira à l'impression favorable finale.
• Sur la copie, introduction et conclusion sont séparées du développement paf un alinéa.

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La préparation du commentaire :

Le commentaire composé (sujet de type Il) comporte beaucoup de points communs avec
l'explication méthodique orale. Même matériau : analyses stylistiques d'un court extrait
littéraire, résultant d'une explication détaillée du texte (cf rnod 27) ; même impératif
majeur : organiser ces analyses, sans séparer le fond de la forme. Néanmoins, le temps
Imparti étant nettement plus important, le travail de recherche doit être plus
approfondi. En outre, Il porte sur un texte hors programme. Ne pas hésiter pour autant
à opter pour ce sujet si l'extrait proposé séduit bien qu'on n'en connaisse pas l'auteur: la
sensibilité littéraire, affinée par la lecture est Ici un meilleur atout que quelques Idées
préconçues sur l'écrivain,

5) Lire le sujet
• Le libellé rappelle éventuellement des conseils de méthode valables pour tout
commentaire. Il attire aussi l’attention sur quelques caractéristiques majeures
de ce passage (thème ou trait de style) tenir compte, mais sans exclure d'autres
approches

6) Lire le texte
• Dresser un premier bilan : quel est le thème principal ? le type de texte ?
l'intention de l'auteur ?
• Élucider le sens littéral.

7) Étudier le texte
• Procéder dans un premier temps de façon linéaire, linéaire, comme pour une
explication de texte (cf mod 27)
• Noter au fut et à mesure, sur un second brouillon, les caractéristiques
stylistiques que l'on a rencontrées à plusieurs reprises.
• Mettre à jour d'autres aspects du texte devenant évidents au terme de celte
étude.

8) Faire des rapprochements


• Comparer le traitement du thème dominant avec d'autres textes voire avec
d'autres œuvres d'art. Souligner les ressemblances el les différences notables.
Par exemple: l'instabilité du moi, ses métamorphoses (Montagne), la fuite du
temps et le vieillissement.
• Situer lorsque c'est possible, le texte dans son contexte : le replacer dans
l'œuvre, le situer dans la production littéraire de son époque, fournir
éventuellement un éclairage historique. ·

9) Élaborer un plan
Différentes possibilités Démarche d’ensemble
Restituer l’ordre de • Commencer par une vue d'ensemble du texte.
découverte du texte • Poursuivre par des interprétations de plus en plus subtiles, en
reliant les aspects du texte contribuant au même effet.
Choisir un ordre expressif • Déterminer deux ou trois centres d'intérêt en reliant les aspects
contribuant à un même effet : dans l'exemple proposé, on fait
converger l'étude du mouvement du texte, certaines analyses
lexicales, l'examen de la technique des points de vue, l'analyse
d'une image.
• Terminer par le centre d'intérêt jugé le plus intéressant.
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Attention : ne pas aboutir à privilégier trop subjectivement un
aspect secondaire du texte.
Suivre la structure de • Présenter [Link] le mouvement du texte.
l’extrait • Caractériser chaque étape : on a ainsi un centre d'intérêt par étape.
• Ordonner les centres d'intérêt en respectant l'ordre du texte.
Ex. : opposition de deux états du visage (jusqu'a « véritablement
été•). analyse d'une espérance trompée (« Comme ni ( ... ) sommet
») bilan implacable aboutissant à une généralisation (« Le déclin ...
foire").
Attention : chaque étape doit être étudiée méthodiquement et non
ligne à ligne; ce plan ne convient quo si la progression est nette.
Chaque étape est une approche partielle de texte : elle étudie un centre d’intérêt qui associe le
fond et la forme et comporte plusieurs niveaux d’analyse. Préparer sous forme schématique le
développement de chaque centre d’intérêt : réunir, classer et relier les différentes observations
de détail qui convergent.

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La rédaction du commentaire :

Énoncé :
Vous ferez de cette page de Stendhal un commentaire composé. Vous pourrez étudier
notamment la manière dont le narrateur rend compte du trouble de Clélia.

Texte
Clélia Conti qui doit épouser un marquis qu'elle n’aime pas troublée par le manège insistant
de Fabrice del Dongo. De la fenêtre de sa cellule, celui-ci d’attente d'attirer son attention.
N’éprouve-t-elle que de la compassion? Clélia cherche à voir clair dans son cœur.

« Fabrice était léger ; à Naples, il avait la réputation de changer assez facilement de maîtresse.
Malgré toute la réserve imposée au rôle d'une demoiselle, depuis qu'elle était chanoinesse et
qu'elle allait à la cour, Clélia, sans interroger jamais, mais en écoutant avec attention, avait
appris à connaître la réputation que s'étaient faite les jeunes gens qui avaient successivement
recherché sa main; eh bien! Fabrice, comparé à tous ces jeunes gens, était celui qui portait le
plus de légèreté dans ses relations de cœur. Il était en prison, il s'ennuyait, il faisait la cour à
l'unique femme à laquelle il pût parler ; quoi de plus simple ? Quoi même de plus commun?
Et c'était ce qui désolait Clélia. Quand même par une révélation complète, clic eût appris que
Fabrice n'aimait plus la duchesse, quelle confiance pouvait-elle avoir dans ses paroles ?
Quand même elle eût cru à la sincérité de ses discours, quelle confiance eût-elle pu avoir dans
la durée de ses sentiments ? Et enfin, pour achever de porter le désespoir dans son cœur,
Fabrice n'était-il pas déjà fort avancé dans la carrière ecclésiastique ? N'était-il pas à la veille
de se lier par des vœux éternels? Les plus grandes dignités ne l'attendaient-clics pas dans cc
genre de vie ? S'il me restait la moindre lueur de bon sens, se disait la malheureuse Clélia, ne
devrais-je pas prendre la fuite ? Ne devrais-je pas supplier mon père de m'enfermer dans
quelque couvent fort éloigné ? Et, pour comble de misère, c'est précisément la crainte d'être
éloignée de la citadelle2 et renfermée dans un couvent qui dirige toute ma conduite! C'est
cette crainte qui me force à dissimuler, qui m'oblige au hideux et déshonorant mensonge de f
oindre d'accepter les soins et les attentions publiques du marquis Crezcenzi
Le caractère de Clélia était profondément raisonnable ; en toute sa vie clic n'avait pas eu à se
reprocher une démarche inconsidérée, et sa conduite en cette occurrence était le comble de la
déraison : on peut juger de ses souffrances ! ... »
Stendhal, La Chartreuse, 1839, ch 19

1. Quand bien même.


2. Citadelle où est enfermé Fabrice et que dirige le père de Clélia

Extrait d’un commentaire composé


Stendhal débute un passage au style indirect libre de manière significative : l’interjection « eh
bien » ponctue, dans le registre oral, un raisonnement : le personnage dans les pensées duquel
nous voici introduit apparait d'abord, sinon comme effectivement raisonnable, du moins
particulièrement raisonneur. Clélia va tenter en effet de se convaincre que Fabrice ne saurait
être le mari dont elle rêve. Comme pour mieux combattre l’inclination de son cœur, elle use à
cet effet des ressources de « l'art de persuader»:d'abord, des questions rhétoriques - pour
donner du relief à un Jugement négatif sur Fabrice par exemple (« quoi de plus commun ? »),
ensuite, le texte est rythmé par des anaphores soulignant des parallélismes syntaxiques : deux
concessives débutant par « quand même», deux questions directes pareillement Introduites
(quelle….) une première série d’interro-négative parallèles (« n’était-il pas »). Dans ce
passage au style indirect libre, Stendhal attribue à l’héroïne des pensées prêtes à être énoncées
clairement. Mais cette éloquence est au service d'une argumentation qui, si on y regarde d'un

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peu plus près, révèle plus les sentiments de Clélia à l'égard de Fabrice qu'elle ne montre le
caractère raisonnable de la jeune fille.

La rédaction du commentaire développe les centres d'intérêts repérés dans le plan. Cette
rédaction obéit à plusieurs contraintes: la clarté des analyses, les renvois explicites au
passage étudié, une lecture personnelle du texte. La rédaction doit donc, dans une
certaine mesure, témoigner de l'impact du texte sur la sensibilité du candidat.

Introduire
Identifier le texte : auteur, type de texte, titre de l'œuvre, voire de l'extrait, date. (Mais ne pas
raconter la vie de l'écrivain). Situer l'extrait dans l'œuvre, si l'on connaît celle-ci. Indiquer
avec précision le thème principal et si possible, replacer l'extrait dans son contexte culturel :
sa place dans la production de l'auteur ou son importance à une époque donnée.
Exemple: Stendhal met en scène un personnage « raisonnable» désorienté par la passion,
personnage fréquent dans littéraire occidentale qui oppose le cœur à la raison.

Décrire et analyser Ce que doit comporter l’analyse


Le mouvement du texte • La délimitation de chaque étape : fournir des repères précis ;
indiquer entre parenthèses les numéros des lignes ou des vers, ou citer le
début el la fin du passage concerné, ou se servir des termes suivants :
paragraphe, alinéa, strophe, quatrain, tirade, etc.
• La caractérisation de chaque étape : d'après son !hème ou son style.
• La caractérisation de cette structure : préciser l'intérêt de l'ordre
choisi par l'auteur, le type de progression (raisonnement, contraste, etc.).
Le vocabulaire • Le mot ou la série de mots à analyser : les citer en précisant leur
nature.
• Leur caractérisation : ne signaler que te ou les aspects jugés
importants, connotation, niveau de langue, fréquence, appartenance à un
lexique spécialisé, emploi figuré, figure de style, domaine concret ou
thème évoqué.
• Exemple: plusieurs termes soulignent la déraison de Clélia
«raisonnable» (employé ironiquement), « inconsidéré», «déraison» ; le
personnage doute avoir « la moindre lueur de bon sens» (ligne 14).
Attention : ne jamais confondre le mot et la chose qu'il désigne.
Une image • L'image : la citer
• Sa caractérisation : utiliser un vocabulaire précis et éventuellement
indiquer le registre de langue dont relève l’image et le domaine auquel
renvoie le comparant
• Attention : ne pas « traduire » l'image par une reformulation.
Un procédé phonique • Les termes à commenter : les citer en soulignant le son sur lequel on
veut attirer l'attention.
• L'indication du procédé : ul1l1ser te terme approprié (rime riche,
allitération, paronomase…)
Un procédé syntaxique • Des repères permettant de se reparler au passage analysé (ne pas citer
ou rythmique intégralement un long passage).
• La caractérisation du procédé : utiliser la terminologie
grammaticale, étiqueter la figure de style (chiasme, antithèse,
anaphore...) ou, au moins, décrire le procédé. Il est commode pour
étudier le rythme d'un vers de s'appuyer sur des indications portées sur
le vers intégralement cité (coupes et accents)

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Les temps verbaux • Les termes à commenter : no citer que los formes verbales Isolées
(par ex! l'unique passé simple d'un extrait el pas tous les imparfaits).
• L'analyse de la valeur du temps et des variations temporelles,
Le ton • L'indication du passage concerné : ensemble du texte ou extrait
précis.
• La caractérisation du ton el sa justification.

Développer chaque centre d'intérêt à l'aide de paragraphes réunissant chacun des analyses de
détail qui mettent en évidence un même aspect du texte.
Conclure

1) Faire un bilan. Rappeler les grandes caractéristiques du texte.


2) Porter une appréciation personnelle en indiquant si le texte vous a plu, ou déplu et
pour quelles raisons. Bannir l’éloge plat, convenu, passe-partout et peu sincère.

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