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Polynômes Orthogonaux et Quadrature

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Devoir libre numéro 16

Ce problème se compose de deux parties liées entre elles. Il porte principalement sur le chapitre sur les espaces
préhilbertiens réels et celui sur les polynômes.

Problème - Polynômes orthogonaux


Soient a et b deux réels tels que a < b. Une fonction de poids sur un segment [a, b] est une fonction ω : [a, b] −→ R∗+
continue par morceaux.
L’objectif de ce problème est d’étudier une famille de polynômes orthogonaux pour un produit scalaire relatif à une
fonction de poids puis de s’en servir pour fournir une méthode de calcul approché d’intégrales.

Partie I - Base ω-orthogonale échelonnée


Soit ω une fonction de poids sur un segment [a, b]
Z b
1. Vérifier que (P, Q) 7−→ (P | Q)ω = P(t )Q(t )ω(t ) dt est un produit scalaire sur R[X].
a
Soit (Pn )n∈N une famille de polynômes de R[X]. On dit que (Pn )n∈N est une base ω-orthogonale, respectivement
ω-orthonormale, échelonnée (en degrés) si (Pn )n∈N est une famille orthogonale, respectivement orthonormale,
¡ ¢
pour le produit scalaire (· | ·)ω et telle que

∀n ∈ N, deg (Pn ) = n.

2. (a) Montrer qu’il existe une base ω-orthogonale échelonnée (Pn )n∈N .
(b) Considérons deux bases ω-orthogonales échelonnées (Pn )n∈N et (Qn )n∈N . Montrer que pour tout n ∈ N, les
polynômes Pn et Qn sont colinéaires.
3. L’objectif de cette question est de montrer que, pour tout n Ê 1, Pn admet n racines dans ]a, b[.
Soit n ∈ N∗ .
(a) Montrer que pour tout Q ∈ Rn−1 [X], (Pn | Q)ω = 0.
(b) En prenant Q = 1 dans la question précédente, montrer que Pn a au moins un zéro de multiplicité impaire
dans l’intervalle ]a, b[.
(c) On note x 1 < · · · < x k les racines de Pn d’ordre impair et situées dans ]a, b[. Étudier le signe de l’application
Z b
x 7−→ Pn (x) (x − x 1 ) . . . (x − x k ) sur ]a, b[. Qu’en déduit-on pour Pn (x) (x − x 1 ) . . . (x − x k ) ω(x) dx ?
a
(d) En déduire que k = n puis que Pn a n racines simples, toutes situées dans l’intervalle ]a, b[.
4. Considérons une base ω-orthogonale échelonnée (Pn )n∈N et définissons,
• a 0 = P0 (0) et b 0 = 0,
• a 1 et b 1 les réels tels que P1 (X) = a 1 X + b 1 ,
• pour tout n Ê 2, a n et b n les réels tels que Pn − a n X n − b n X n−1 ∈ Rn−2 [X].

(a) Vérifier qu’il existe un unique couple α0 , β0 ∈ R2 tel que XP0 = α0 P1 + β0 P0 .


¡ ¢

(b) Montrer que, pour tout n Ê 2 et tout Q ∈ Rn−2 [X], (XPn | Q)ω = 0.
(c) En déduire que, pour tout n Ê 1, il existe un unique triplet αn , βn , γn ∈ R3 tel que
¡ ¢

XPn = αn Pn+1 + βn Pn + γn Pn−1 .

(d) Montrer que, pour tout n Ê 1,

an b n b n+1 ∥Pn ∥2ω


αn = , βn = − , γn = αn−1
a n+1 a n a n+1 ∥Pn−1 ∥2ω

où ∥ · ∥ω désigne la norme associée au produit scalaire (· | ·)ω .

MPSI4 (2023-24) 1 Yassine Kharou


Lycée Ibn Timiya - Marrakech
Devoir libre numéro 16

Partie II - Formule de quadrature


Soient ω une fonction de poids sur [a, b], (Pn )n∈N une base ω-orthonormale échelonnée.
Fixons n ∈ N∗ et notons λ(n) (n)
1 < · · · < λn les n racines de Pn dans l’ordre croissant.
1. Montrer qu’il existe c 1 , · · · , c n ∈ R tels que
Z b n ³ ´
∀Q ∈ Rn−1 [X], c k Q λ(n)
X
Q(t )ω(t ) dt = k
.
a k=1

Il est possible d’admettre le résultat de cette question comme étant valable. Cette question est facultative.
2. Montrer que
Z b n ³ ´
∀Q ∈ R2n−1 [X], c k Q λ(n)
X
Q(t )ω(t ) dt = k
a k=1

Indication : on pourra effectuer la division euclidienne de Q par Pn .


3. Vérifier que les coefficients c 1 , · · · , c n sont positifs.
4. Définissons, pour toute fonction f : [a, b] −→ R de classe C 2n , l’erreur de quadrature par
Z b n ³ ´
E f = c k f λ(n)
¡ ¢ X
f (t )ω(t ) dt − k
.
a k=1

(a) Montrer qu’il existe un unique polynôme H ∈ R2n−1 [X] tel que, pour tout 1 É k É n,
³ ´ ³ ´ ³ ´ ³ ´
H λ(n)
k
= f λ (n)
k
, H ′
λ (n)
k
= f ′
λ (n)
k
.

(b) Montrer que E f = E f − H .


¡ ¢ ¡ ¢

(c) Soit x ∈ [a, b] qui n’est pas racine de Pn et λ ∈ R tel que la fonction f − H − λPn2 s’annule en x. Montrer qu’il
existe c x ∈ R tel que
1
λ= 2 f (2n) (c x )
d n (2n)!
où d n désigne le coefficient dominant de Pn .
Indication : on pourra appliquer le théorème de Rolle.
(d) En déduire la majoration suivante de l’erreur

1 ° (2n) °
Z b
¯E f ¯ É Pn (x)2 ω(x) dx
¯ ¡ ¢¯
°f °

d n2 (2n)! a

où ° f (2n) °∞ = sup ¯ f (2n) (t )¯ , t ∈ [a, b] .


° ° ©¯ ¯ ª

MPSI4 (2023-24) 2 Yassine Kharou


Lycée Ibn Timiya - Marrakech

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