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Guide Code Minier Version Mise À Jour 2023

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Tatiana Akassiah
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Guide Code Minier Version Mise À Jour 2023

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Questions de base

1. Pourquoi le droit minier devrait-il m’intéresser ?


Le droit minier devrait intéresser tous citoyens pour plusieurs raisons. Tout d'abord, il concerne la
propriété du sol, ce qui signifie que tu peux devenir propriétaire de terres en l'acquérant auprès
d'autres citoyens ou de l'État. Cela peut être très important si on envisage d'investir dans le secteur
minier à Madagascar.

Ensuite, le droit minier touche à la fois l'intérêt du pays et tes propres intérêts. Si on investit dans
l'exploitation des ressources minières, les redevances qu’on paye contribuent aux fonds de
développement du pays. Ces fonds peuvent avoir un impact direct sur la vie et celle de la
communauté.

De plus, le droit minier joue un rôle crucial dans la prévention des abus de la part de l'État et du
secteur privé dans la gouvernance minière. Il établit des règles et des normes qui doivent être
respectées pour assurer une exploitation responsable et durable des ressources.

Enfin, le droit minier définit également les normes d'exploitation et de gestion par l'État, telles que
les normes de sécurité, environnementales et de santé. Cela garantit que les activités minières sont
menées de manière responsable, en préservant l'environnement et en assurant la sécurité des
travailleurs.

En résumé, le droit minier est important car il concerne la propriété du sol, les intérêts personnels, le
développement du pays, la prévention des abus et l'établissement de normes pour une exploitation
responsable des ressources. C'est un domaine qui peut avoir un impact significatif sur la vie et sur la
société dans son ensemble.

2. A quoi sert le Code minier ?


Le Code minier à Madagascar a été réformé pour créer un environnement légal favorable à
l'exploitation minière et à une meilleure gestion du secteur. Les modifications visent à simplifier les
procédures d'acquisition et de renouvellement de permis, ainsi qu'à moderniser le régime minier
malgache en l'harmonisant avec les lois des pays miniers latino-américains, africains et asiatiques.
Ces réformes sont importantes pour faciliter les investissements dans le secteur minier et assurer
une exploitation responsable des ressources.

- la promotion de la Grande mine ;

- la professionnalisation des artisans miniers ;

- la valorisation et la labélisation de l’or et des pierres précieuses et pierres fines, par la mise en place
des structures qui y sont dédiées dont la Centrale de l’or ;

- la mise en place d’un laboratoire des mines aux normes internationales ;


- l’accroissement de la contribution du secteur minier au PIB national ;

La réforme du Code minier à Madagascar comprend plusieurs mesures importantes : renforcement


du rôle de l'État et des collectivités territoriales décentralisées, prise en compte des substances
minières stratégiques, sécurisation des droits et des investissements miniers, harmonisation des
projets avec les collectivités locales, redéfinition des régimes des permis et des carrières,
réorganisation de la filière aurifère et des pierres précieuses, professionnalisation de l'exploitation
minière artisanale, régime fiscal équitable, lien entre droit minier et normes environnementales et
sociales, encouragement de la recherche minière, lutte contre les spéculations négatives et gestion
des ruées, promotion du contenu local, création d'un fonds d'investissement social et
communautaire, et restructuration du cadre institutionnel.

3. A qui le droit minier s’adresse-t-il ?


Le droit minier s’adresse :
 Au citoyen : premier concerné par toute loi régissant le pays.
 A l’Etat : garant de la bonne gestion de ces richesses et doit agir en conformité
avec les lois conçues dans l’intérêt premier de la Nation Malagasy.
 Au secteur privé qui doit se conformer aux normes et lois en vigueur.
 A la société civile qui sert de balise et de médiateur entre les trois premières
catégories d’acteurs.

4. A quel genre de produits le Code minier s’applique-t-il et à quel


genre de produits ne s’applique-t-il pas ?
Selon la nouvelle loi 2023-007 portant Code minier 1, ce dernier s’applique sur les substances
naturelles inorganiques situées en surface ou en profondeur, ou sous les eaux. Il ne s’applique pas
aux ressources en eau et des hydrocarbures liquides ou gazeux qui sont régis par des dispositions
spéciales.

5. Qu’est-ce qu’un carreau minier ?


Le carreau minier est une unité de mesure administrative désignant une surface de terrain
de 625 mètre de côté sujet d’un permis minier. Le nombre de carrés varie suivant le type de
permis minier. Pour l’autorisation exclusive de réservation de périmètre, la surface maximale
octroyée par le permis est de 2 500 Km2 soit de 6 100 carrés. Pour le PR : 5.000 Km2, soit
12800 carrés ; pour le PE : 500 Km2, soit 1 280 carrés ; pour le PREA : 50 Km2, soit 128
carrés.

1
Article 01 et 39 de la loi 2023-007 portant Code minier
6. Quelles retombées le citoyen peut-il attendre des projets
miniers?
Les retombées des projets miniers pour les citoyens peuvent inclure des opportunités d'emploi, des
investissements dans les infrastructures locales, des revenus fiscaux pour les gouvernements et des
programmes de développement communautaire.

7. A quoi sert le décret MECIE et quel est son objectif ?


Le Décret n° 99-954 du 15 décembre1999 modifié par le décret n° 2004-167 du 03 février 2004 est
relatif à la Mise En Compatibilité des Investissements avec l’Environnement (MECIE). Il fixe les règles
et procédures de cette mise en compatibilité et précise la nature, les attributions respectives et le
degré d’autorité des institutions ou organismes habilités à cet effet.
Avant de commencer, tous travaux sont précédés de l'approbation des engagements contenus dans
le document d'étude d'impact environnemental. Ce document est soumis au service chargé de
l’environnement minier du Ministère des Mines. Tout opérateur minier doit constituer une provision
environnementale. Toute personne physique ou morale qui exerce des activités minières doit
minimiser et réparer tout dommage. Pour se dégager de l’obligation de réhabilitation
environnementale, le Permissionnaire doit recevoir le quitus de l’Autorité qui a délivré l’autorisation.
Le décret MECIE (Mesures d'Encadrement des Compensations et des Indemnisations des
Exploitations minières) vise à encadrer les compensations et les indemnisations liées aux activités
minières. Son objectif est de garantir une juste réparation pour les personnes affectées par ces
activités.

8. Qu’est-ce qu’une « étude d’impacts environnementaux et


sociaux» ?
- L’Etude d’Impact Environnemental (ou EIE) : analyse des impacts d’une activité
d’exploitation sur l’environnement et examen des mesures d’atténuation ;
- L’Etude d’Impact Social (ou EIS) est une composante de l’étude d’impact
environnemental qui consiste en l’analyse préalable des impacts potentiels
prévisibles d’une activité donnée sur le milieu socioéconomique de sa zone
d’influence ou zone d’étude, Une "étude d'impacts environnementaux et sociaux"
est une évaluation réalisée avant un projet pour comprendre ses conséquences sur
l'environnement naturel et la communauté. Elle évalue les impacts positifs/négatifs
et propose des mesures d'atténuation.
9. Qui doit effectuer cette étude, et comment ?
L'étude d'impact environnemental doit généralement être réalisée par des experts spécialisés tels
que des consultants en [Link], des ingénieurs environnementaux ou des biologistes. Les
méthodes et les exigences spécifiques varient selon les pays et les projets, mais en général, l'étude
d'impact environnemental comprend des évaluations approfondies des impacts potentiels d'un
projet sur l'environnement, y compris les aspects tels que la qualité de l'air, de l'eau, du sol, la faune,
la flore, le paysage, le bruit, etc. Les informations collectées et les analyses effectuées lors de l'étude
permettent de prendre des décisions éclairées concernant l'approbation, la conception et la mise en
œuvre du projet, en tenant compte des considérations environnementales.

En matière d’activité aurifère, chaque détenteur d'une Carte d’orpailleur doit adhérer aux consignes
d’hygiène, de sécurité, et environnementales définies par la Commune. De plus, ils sont tenus de
participer aux projets environnementaux planifiés par la Commune. Tout manquement à ces
directives, ainsi qu'à la participation aux travaux environnementaux, peut entraîner le retrait de la
Carte d’orpailleur et le refus de son renouvellement. Pour prévenir la pollution des cours d'eau, le
lavage de minerais dans le lit vif est strictement interdit. Les orpailleurs doivent mettre en place une
déviation d'une largeur maximale d'un mètre pour le lavage et aménager un bassin de décantation.
Une distance minimale de 80 mètres entre les sites d’orpaillage et les zones résidentielles ou de
captage d'eau potable est obligatoire. Par ailleurs, l'utilisation de mercure et tout recours à des
procédés chimiques sont formellement proscrits dans toutes les activités d’orpaillage. L'ANOR ou
l’agence nationale de la filière Or assure la formation et l'encadrement technique des orpailleurs.
(Section 6 du même décret)

10. Qui va faire le suivi de cette étude ?


Le suivi de cette étude est généralement effectué par les autorités compétentes, telles que les
organismes de régulation ou les agences environnementales, pour s'assurer que les mesures
d'atténuation sont mises en œuvre correctement.

Selon le décret 2023-334 Article 21. La formation et l’encadrement technique des orpailleurs sont
assurés par les agents techniques de l’ANOR.

Article 25. Un Arrêté pris conjointement par les Ministres chargés des Mines, de l’Environnement, de
la Santé et du Travail précisera la réglementation concernant 1’environnement, l’hygiène et la
sécurité applicable au régime de 1’or.

11. Qui finance l’EIES?


Le financement de l'étude d'impacts environnementaux et sociaux est généralement assuré par
l'entreprise ou l'opérateur qui mène le projet minier.

12. Qu’est-ce que le « cahier de charges », et qui le délivre?


C’est un document issu du Programme de travail présenté par le Titulaire de permis minier, relatant
l’ensemble des engagements auxquels il est soumis, et dont le non-respect l’expose à des sanctions.
Le cahier des charges pour les permis miniers présente légalement les obligations des parties (Etat,
firme...) et présente des critères de définition de l’impact de l’activité minière en vue d’établir les
communes qui vont percevoir les redevances.
Article 83. A la suite de l’évaluation technique et financière satisfaisante par l’Administration
minière, celle-ci en informe le BCMM qui, à cet effet, prépare et soumet au ministère chargé
des mines, le projet d’Arrêté portant octroi du permis minier, lequel s’accompagne d’un
cahier des charges minières.

Ledit cahier des charges minières comporte les engagements techniques et financiers auxquels est
soumis le titulaire de permis minier.

13. Le permis minier est-il délivré avant le permis


environnemental ?
Article 253. Tout titulaire de Permis minier ne peut commencer une activité minière sans
l’obtention d’une Autorisation environnementale ou de Permis environnementale, selon le
cas.

A cet effet, le commencement des travaux d’exploitation et éventuellement de nouvelles


recherches, en vertu d’un PE, requiert un document d’Etude d’Impact Environnementale
(EIE) lequel est soumis au Service chargé de l’environnement du Ministère en charge des
Mines et approuvé par l’autorité compétent en matière environnementale.

Le commencement des travaux de recherche ou d’exploitation selon le cas, en vertu d’un PR


ou d’un PREA, est précédé de l’approbation des engagements contenus dans le document de
Programme d’Engagement Environnementale (PEE), par le Service en charge de
l’environnementale du Ministère en charge des Mines.

Néanmoins, pour le PR, une EIE peut être requise à partir d’un seuil d’avancement des
travaux de recherche, lequel est fixé par voie règlementaire.

14. Qu’est-ce que le Programme d’Engagement Environnemental ?


PEE ou Programme d’Engagement Environnemental : un programme géré directement par la Cellule
Environnementale du Ministère sectoriel dont relève la tutelle de l’activité, qui consiste en
l’engagement du promoteur de prendre certaines mesures d’atténuation des impacts de son activité
sur l’environnement, ainsi que des mesures éventuelles de réhabilitation du lieu d’implantation.
(DECRET MECIE)

15. Qui est-ce qui délivre ce permis minier et quel en est le contenu?
Article 84. Le permis minier initial est délivré par le BCMM
Article 76. Le Permis minier est octroyé par Arrêté du Ministre chargé des Mines : Soit, à
l’issue d’une demande déposée auprès du BCMM ?Soit par mise à concours prévu aux
dispositions des articles 136 à 140 du présent Code

Article 80. Les permis miniers, à l’exclusion de ceux octroyés par voie de concours, sont
octroyés par Arrêté du ministre chargé des Mines, dans un délai qui ne peut excéder
soixante (60) jours ouvrables à compter de la date de dépôt du dossier de demande de
permis minier, à la première personne éligible remplissant les dispositions à l’article 79 ci-
dessus.

16. Qu’est-ce qu’une carte d’orpailleur ?


En plus du permis minier les activités d’orpaillage ne peut commencer qu’en vertu d’une
autorisation d’orpaillage, matérialisée par une Carte d’orpailleur signée par le Maire de la
Commune du ressort. Cette carte d’orpailleur est acquit à l’issue d’une demande auprès de
l’autorité de la commune où s’exerce l’activité et délivré par celle-ci. Cette carte a pour
validité un an à compter de la date d’octroi (article 3 à 6 du même décret)

17. Quelles sont les attributions de l’ANOR?


L’Anor est une agence nationale de la filière or. Ses responsabilité s’étend au suivi et
contrôle ; de la gestion de la filière or. Notamment, la réception et le traitement des
demandes de carte des collecteurs, des demandes d'agrément des comptoirs de collecte,
des comptoirs de fonte, des laboratoires de traitement et d'affinage de l'or, ainsi que la
délivrance des agréments correspondants. De plus, l'entité est chargée de gérer, valoriser et
diffuser les informations relatives à la filière or, de publier les statistiques, de tenir à jour la
liste des acteurs de la filière, de suivre la mise en œuvre du cahier des charges des
opérateurs miniers, de promouvoir l'activité de la filière par un appui administratif et
technique, de soutenir les acteurs de la filière, de suivre la traçabilité des produits, de
promouvoir la transformation de l'or en bijoux, et de mettre en place une société mixte de
traitement et d'affinage d'or.
Questions concernant les acteurs et les
différents types d’activités minières

17. Qui est (sont) le (les) propriétaire(s) des ressources minières de


Madagascar ?
Article 5 : Tous les gîtes de substances minières, fossilifères et en carrière en surface, dans le
sous-sol, les eaux et les fonds marins du territoire de Madagascar en tant que richesses
nationales, sont propriétés de l’Etat.

18. Quand est-ce qu’un exploitant minier exerce-t-il une activité


minière «artisanale» et quand cette activité est-elle qualifiée d’«
industrielle » ?
“Exploitants artisanaux” : Tous exploitants des mines à ciel ouvert ou sous terre, jusqu’à une
profondeur à fixer par voie réglementaire, suivant des techniques artisanales et utilisant des
matériels mécaniques légers, incluant les groupements d’exploitants artisanaux miniers et
les groupements d’exploitants artisanaux d’or quel que soit le nombre de leurs membres
respectifs ; sans transformation des minéraux sur le lieu de l’extraction ;

En dehors des travaux de recherche et d'exploitation, les activités industrielles et les travaux
liés comprennent l'établissement et l'exploitation des centrales, postes et lignes pour
l'électricité et les télécommunications, les ouvrages de secours pour l'aérage et l'écoulement
des eaux, le traitement des minerais, le stockage des produits et déchets, les constructions
pour le personnel, les cultures vivrières et les voies de communication.

19. Quand est-ce qu’on parle de grands investissements miniers ?


Malgré son potentiel minier, Madagascar a eu du mal à attirer de grands investisseurs. La
prolifération des exploitations minières artisanales et à petite échelle a été un obstacle. Cependant,
avec l'adoption d'une nouvelle politique minière en 1998, la législation a été réformée. Un code
minier moderne a été élaboré et les structures de gouvernance minière ont été réorganisées. Cela a
conduit à la création de la Loi sur les Grandes Mines (LGIM), qui vise à favoriser les investissements
miniers majeurs. Cette loi s'applique aux investissements dépassant le seuil de 50 milliards d'ariary.
Son objectif principal est d'établir un équilibre entre les intérêts des investisseurs et ceux de l'État,
tout en assurant un régime spécial compétitif, clair et stable. Ainsi le décret 2023-334 a renforcé la
protection des grands investissements tels que le comptoir de l’or en instaurant des dispositions sur
l’agrément, l’obligation, le contrôle et le suivi de l’activité de cette société.
20. C’est quoi un comptoir de l’or
Le Comptoir de l'Or est une entreprise commerciale de droit malagasy, ayant son siège social
à Madagascar et un capital social égal ou supérieur à cinquante millions d'Ariary (Ar
50.000.000).

Son objet social englobe l'achat, la vente, le traitement, la fonte, l'exportation et


l'importation de l'or. En vertu de ces activités, le Comptoir est autorisé à exercer le
commerce de l'or aussi bien sur le territoire national qu'à l'exportation.

L'agrément du Comptoir de l'Or est délivré par Arrêté du Ministre chargé des Mines, et sa
validité s'étend sur une période d'un (01) an

21. Quels sont les avantages de l’investisseur, quand son


investissement est « grand »?
La LGIM favorise les investissements miniers de grande envergure avec des avantages fiscaux, de
change, juridiques et douaniers :

- Avantages fiscaux : exonération temporaire, taux préférentiel, amortissements spécifiques,


réduction de la base de la TFT, garantie de stabilité des contributions directes, limitation de l'IFPB et
de l'IFT, TVA à 0% pour les exportations.

- Avantages de change : liberté de conversion, comptes en devises, rapatriement des recettes en


devises.

- Avantages juridiques : abattement sur la redevance minière, plafonnement des frais d'évaluation de
l'EIE, garanties de propriété, libre circulation et commercialisation des produits miniers, droit
d'installer des usines, règlement des litiges selon les règles du CIRDI.

- Avantages douaniers : franchise des droits et taxes à l'importation, taux réduit pour l'importation
pendant la phase d'exploitation, exonération des droits et taxes à l'exportation, paiement des droits
et taxes pour les ventes sur le marché local.

22. Quel est le rôle de l’Etat, du secteur privé, de la société civile et


du citoyen dans les exploitations minières ?
Dans le domaine minier, il est important que l'État assure une bonne gouvernance des ressources
minières, en appliquant les lois de manière impartiale et en privilégiant l'intérêt général. La société
civile joue un rôle essentiel en tant que médiateur entre l'État, les citoyens et les investisseurs, en
veillant à ce que tous les acteurs respectent les règles et en défendant les groupes vulnérables. Le
secteur privé doit également s'engager dans une exploitation responsable et durable, en se
conformant aux réglementations en vigueur. Enfin, les citoyens doivent participer activement à la vie
publique et avoir leur mot à dire dans les décisions qui affectent leurs droits et intérêts.
QUESTIONS CONCERNANT LES DROITS ET
OBLIGATIONS DES ACTEURS :

CONCERNANT TOUS TYPES D’EXPLOITATIONS MINIERES

23. Quels sont mes droits en tant que titulaire d’un carré minier
envers le propriétaire titré / non-titré / usufruitier du terrain ?
Le chapitre premier traite des relations entre les titulaires de permis miniers et les
propriétaires des sols. Les points clés sont les suivants :
- Les définitions et les droits des propriétaires du sol sont fixés par les lois en vigueur.
- Les titulaires de permis miniers et les propriétaires du sol doivent convenir de leurs droits
et obligations par écrit.
- Le titulaire du permis peut utiliser les substances d’une carrière à l'intérieur de son
périmètre minier moyennant une indemnisation du propriétaire du sol.
- Le titulaire doit informer le propriétaire du sol de son droit d'occuper la portion de la
propriété couverte par le permis.
- Les activités industrielles et les travaux liés à l'exploitation minière et aux industries
connexes font partie des obligations du titulaire, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du
périmètre minier.
- Le titulaire doit obtenir l'autorisation du propriétaire du sol pour certaines activités à
l'extérieur du périmètre minier, sauf si ces travaux sont déclarés d'utilité publique ou s'il
existe une autorisation expresse du propriétaire du sol.
- En cas d'impossibilité de contacter le propriétaire du sol, les autorités locales peuvent
faciliter les échanges entre le titulaire du permis et le propriétaire.
- Les travaux d'aménagement et d'installation peuvent être déclarés d'utilité publique sur
demande du titulaire, sous réserve des obligations légales et réglementaires.
- Le titulaire est responsable de la réparation des dommages causés à la propriété et à
l'environnement.
- Toute exploitation minière doit faire l'objet d'un contrat de bail.
Le chapitre II concerne les relations entre les titulaires de permis miniers. Il stipule que les
titulaires doivent participer aux travaux nécessaires pour la communication entre les mines
voisines et pour le service des mines voisines, en fonction de leurs intérêts respectifs.
--- Selon l'article 303, le titulaire d'un permis minier doit obtenir l'autorisation du propriétaire du sol
ou des titulaires de droit foncier pour effectuer des travaux à l'intérieur du périmètre minier. À
l'extérieur du périmètre, les travaux ne peuvent être réalisés que s'ils sont déclarés d'utilité publique
ou si le titulaire a reçu une autorisation expresse des propriétaires fonciers.

Article 17 du décret 2023-334 portants régimes de l’or sur le droit du titulaire d’un permis minier

En cas d'activité d'orpaillage à l'intérieur d'un périmètre minier, le détenteur du Permis minier
bénéficie d'un droit de préférence pour l'achat de l'or extrait, dans les limites de ses droits définis par
le permis. Dans ce contexte, le prix de l'or doit correspondre aux tarifs du marché local.

24. Quels sont mes droits en tant que propriétaire titré / non-titré /
usufruitier d’un terrain, envers le titulaire du carreau minier ?
En tant que propriétaire titré, non-titré ou usufruitier d'un terrain, vous avez des droits légaux pour
protéger vos intérêts et vos droits de propriété. Vous devriez consulter les lois et réglementations
locales pour connaître vos droits spécifiques par rapport au titulaire du carreau minier.

25. Quels sont mes droits en tant que riverain d’une activité minière
?
En tant que riverain d'une activité minière, vous avez le droit d'être informé des impacts potentiels
sur votre environnement et votre communauté. Vous pouvez également avoir droit à des
compensations ou à des mesures d'atténuation pour les perturbations causées par l'activité minière.

26. Quels sont les mesures et les mécanismes de compensations


prévus par le droit minier pour les propriétaires et usufruitiers des
terres ?
Les mesures et mécanismes de compensation prévus par le droit minier varient selon les
réglementations locales. Ils peuvent inclure des compensations financières, des réinstallations, des
programmes de développement communautaire, etc.

27. Que se passe-t-il en cas d’atteinte à la santé et aux moyens de


subsistance de la population riveraine du fait des activités
minières ?
Article 348. Lorsque le titulaire de Permis minier, dans l’exercice de ses activités met en péril
la santé ou la sécurité publique, ainsi que l’environnement, l’Administration minière peut
imposer au titulaire, les travaux qu’elle juge nécessaires pour y remédier.
Article 260. Le titulaire d'un permis minier dans tous travaux de mines et de carrières est
tenu de respecter les règles d'hygiène, de salubrité de santé publique, de sécurité du travail
de radioprotection, les droits des propriétaires individuels ou collectifs, les édifices culturels
et culturels, conformément aux textes en vigueur.

Article 262. Tout accident survenu dans une mine ou dans une carrière ou leurs
dépendances, est porté par le titulaire à la connaissance des Ministères respectivement
chargés des Mines, du Travail et de la santé publique, dans les plus brefs délais, ainsi que de
l'utilité de la Gendarmerie territorialement compétente.
MINES INDUSTRIELLES

28. A qui dois-je m’adresser pour me renseigner sur les projets


miniers en cours ?
Pour obtenir des informations sur l'aspect environnemental des projets miniers, vous pouvez
contacter l'Office National de l'Environnement. Pour les informations sur les carrés miniers, adressez-
vous au Bureau du Cadastre minier. Pour les détails sur le fonctionnement interne d'une société
minière, contactez directement l'Opérateur minier. En ce qui concerne le paiement des redevances,
vous pouvez vous adresser à l'EITI. Les entités impliquées dans l'administration du secteur minier
comprennent le service de l'Environnement Minier du Ministère chargé des Mines, les services du
Ministère de l'Environnement, les autorités compétentes en matière de protection de
l'environnement, les représentants de l'État au niveau des districts, les provinces autonomes, les
régions, les communes et les présidents du Fokontany au niveau des communes.

29. Est-ce que j’ai un droit à l’information ?


Dans le secteur minier, certains droits à l'information sont limités par les droits de réserve de l'État et
des opérateurs privés. Cependant, il y a encore de nombreuses informations accessibles au grand
public, telles que les demandes de permis d'exploitation minière et la réglementation
environnementale du secteur minier. Vous pouvez également trouver des renseignements sur les
droits, les devoirs et les compensations prévues par le droit minier.

30. Le droit à l’information a-t-il des limites ?


Tout à fait ! Chacun a le droit d'accéder à l'information dans le domaine de la gouvernance minière. Il
est même important que chaque citoyen s'intéresse et participe activement à la gestion responsable
des ressources de leur pays. Les exploitants miniers ont également l'obligation légale de partager des
informations avec le public concernant leurs activités. C'est un moyen de garantir une transparence
et une responsabilité accrues dans l'exploitation des richesses naturelles.

31. Qu’est-ce que la procédure de consultation publique et


comment se déroule-t-elle?
Lors de l'évaluation des dossiers d'Étude d'Impact Environnemental (EIE) pour les projets
d'exploitation minière, le public est consulté de trois manières : consultation de documents, enquête
publique et audience publique. Les durées de ces consultations varient. Les résultats de la
participation du public font partie de l'évaluation de l'EIE, et la décision sur la forme de cette
participation est prise par l'Office National de l'Environnement (ONE).

32. Où et comment puis-je m’informer sur les consultations


publiques ?
L'organisation des consultations publiques est confiée à l'Office National de l'Environnement (ONE).
L'ONE collabore ensuite avec les autorités compétentes pour la mise en place de ces consultations.
Vous pouvez trouver plus d'informations sur leur site web : [Link].
33. Est-ce que je peux participer à la procédure d’octroi de permis
minier ?
Tout citoyen Malagasy remplissant les conditions requises par le droit minier peut participer à la
procédure d’octroi d’un Permis Minier.

34. Où les consultations publiques ont-t-elles lieu ?


La forme et les modalités (incluant le lieu) des consultations publiques sont définies par l’ONE. En
règle générale, tout comme l’EIE, elles sont organisées dans la localité touchée par l’exploitation
minière.

35. Comment mes remarques au cours des consultations publiques


auront-elles effet dans l’octroi des permis miniers ?
Lors des consultations publiques, les commentaires exprimés sont écoutés et pris en compte dans
l'élaboration du Cahier de Charges, en fonction de leur nature et de leur contenu. Cependant, ils ne
peuvent pas influencer la formulation du permis minier, qui est un document administratif standard
et uniforme.

36. Les opérateurs miniers ont-ils l’obligation de recruter un quota


défini de main d’œuvre et d’experts Malagasy ?
Selon le Code minier en vigueur, les titulaires de permis miniers sont tenus de donner la priorité à
l'emploi des travailleurs malgaches, en fonction de leurs capacités et qualifications. Bien qu'il n'y ait
pas de quota précis imposé pour le recrutement de travailleurs locaux, les titulaires de permis
doivent favoriser l'accès des travailleurs malgaches à tous les postes disponibles dans leur projet, en
fonction de leurs compétences individuelles. De plus, ils doivent mettre en place des programmes de
formation pour les travailleurs malgaches employés.

37. Quelles sont les obligations « typiques » des opérateurs


miniers ? L’opérateur minier doit-il payer des impôts ou un prix pour
avoir le droit d’exploiter les ressources minières ? Si OUI, Lesquels ?
Article 283. Il est perçu, au profit de l’Etat, de ses démembrements sectoriels et des CTD,
une taxe unique, dénommée Droits et Taxes Spéciaux sur les Produits Miniers (DTSPM), d’un
taux de 5% de la valeur des produits des Mines à l’exportation.

Lesdits Droit et taxes spéciaux sont composé d’une ristourne minière d’un taux de 2% au
profit des CTD et d’une redevance minière d’un taux de 3% au profit de l’Etat et de ses
démembrements sectoriels.
Il est rappelé que les entreprises minières régis par le présent Code sont soumises au régime
du droit commun prévu par le Code des impôts et le Code des procédures fiscales.

Article 273. Est tenu au paiement des Frais d’Administration Minière (FAM) annuels par
carré tout titulaire de Permis minier occupant un ou plusieurs carrés miniers inscrits dans la
carte de retombes minières cadastrales.

Les articles 240 à 251 établissent les obligations des titulaires de permis miniers. Voici un
résumé :

- Avant de commencer leurs activités, les titulaires doivent déposer une copie certifiée de
leur permis minier, ainsi que de leur permis environnemental, à la commune - Le cahier des
charges du permis doit inclure un plan de responsabilité sociétale des entreprises (PRSE)
adapté au projet minier - Le PRSE comprend des investissements sociaux, des infrastructures
de base et le contenu local

- Le contenu local implique la priorisation des fournisseurs locaux, le développement des


compétences locales et la priorité donnée au recrutement local

- Les titulaires de permis peuvent adopter d'autres mesures pour promouvoir la


responsabilité sociétale des entreprises

- Les titulaires doivent assurer la protection et la sécurisation de leur périmètre ou gisement

- Les terrains non renouvelés ou retirés restent soumis à des obligations environnementales

- L'administration minière et les collectivités territoriales suivent l'exécution des obligations


des titulaires

- Toute opération affectant les droits du permis doit être enregistrée moyennant un
paiement

- Les titulaires doivent enregistrer les changements statutaires de leur société

- Les cessions indirectes d'actions doivent être déclarées avec des droits et taxes applicables

- Le non-respect des obligations est sanctionné selon les dispositions du code

Les obligations typiques des opérateurs miniers sont les suivantes :

- Les engagements dans le document d'Étude d'Impact Environnemental doivent être


approuvés avant de commencer les travaux.

- Les opérateurs miniers doivent constituer une provision environnementale pour minimiser
et réparer les dommages causés par leurs activités.
- Le titulaire d'un permis minier doit respecter les règles d'hygiène, de salubrité, de santé
publique, de sécurité du travail, de radioprotection, ainsi que les droits des propriétaires et
les édifices cultuels et culturels.

- Les opérateurs miniers doivent s'acquitter des impôts et autres droits imposés par le Code
minier et les réglementations fiscales en vigueur à Madagascar.

En ce qui concerne la fiscalité spécifique au secteur minier, les opérateurs miniers doivent
payer les frais d'administration minière.

38. Comment pourrais-je savoir si les opérateurs accomplissent


correctement leurs obligations ?
Tu peux vérifier si les opérateurs miniers accomplissent correctement leurs obligations en consultant
les rapports d'inspection et de surveillance effectués par les autorités compétentes. Tu peux
également te renseigner auprès d'organisations ou d'associations spécialisées dans le suivi des
activités minières pour obtenir des informations supplémentaires.

39. Qui reçoit les ristournes et redevances versées par les


opérateurs miniers ?
Article 290. Les recettes de la ristourne minière sont réparties entre les budgets respectifs
de la ou des Commune(s), de la ou des Région(s), de la ou des Province(s) concernée(s) et au
Fonds National de Péréquation.

La répartition se fait comme suit :

- 10% pour le Fonds National de Péréquation ;

- 90% pour les CTD dont :

. 60% pour la ou les Commune(s) concernée(s) et pour la ou les Commune(s) impactée(s) par
le Projet (exploitation, transport, traitement, environnement, sans être exhaustif), dont les
répartitions sont fixées par voie réglementaire ;

. 30% aux Régions.

. 10% pour les Provinces.

Article 291. Les recettes de la redevance minière sont versées au profit du Budget Général.

Une partie peut être réaffectée aux organismes publics œuvrant dans le secteur minier.

Les parts du Budget Général sont principalement destinées aux investissements sociaux et
communautaires.
Article 275. La recette des FAM annuels par carré sur chaque Permis délivré, est répartie au
profit :

- du Budget Général ;

- de la Province concernée ;

- de la ou des Régions cornées ;

- de la ou des Communes concernées ;

- du Bureau du Cadastre Minier de Madagascar (BCMM) ;

- de la Centrale de l’Or de Madagascar (COM) ;

- du Comité National des Mines (CNM) ;

- de l’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE) ;

- de l’Entité chargée des études géologiques et de la promotion minière ;

- de l’Entité chargée de l’analyse et de certification des produits miniers ;

Les taux de répartition du produit desdits frais sont fixés dans le Décret du Gouvernement
pris en Conseil du Gouvernement.

D’après le décret 2023-334 Article 88. Les redevances et ristournes minières à percevoir sur
l’or présenté à l’exportation sont calculées sur la base de la Valeur de référence, fixée par
Arrêté conjoint du Ministre chargé des Mines et du Ministre chargé des Finances.
MINES ARTISANALES

40. Quelle est la définition d’une mine artisanale ?


Les mines artisanales sont des exploitations minières ouvertes par des individus, parfois de manière
anarchique ou illégale, utilisant des méthodes rudimentaires. Cela peut être une source de revenus
importante pour les habitants.

41. Que dois-je faire pour obtenir un permis minier et quelles seront
mes obligations ?
Si un opérateur minier ne remplit pas ses obligations, un citoyen qui en serait lésé peut envisager de
prendre des mesures légales pour faire respecter ses droits. Il serait préférable de consulter un
avocat spécialisé dans le domaine minier pour obtenir des conseils juridiques précis.

42. Le permis minier est-il transmissible ?


Le permis minier peut être soumis à différents actes juridiques, tels que la négociabilité, la
transmissibilité, les partenariats et le nantissement, entre le titulaire du permis et d'autres personnes
ou entités, qu'elles soient publiques ou privées.

43. Que se passe-t-il si je n’accomplis pas mes obligations en tant


qu’Opérateur ou si j’exploite des ressources minières sans
autorisation?
Si tu n'accomplis pas tes obligations en tant qu'opérateur minier ou si tu exploites des ressources
minières sans autorisation, tu pourrais faire face à des conséquences légales. Cela peut inclure des
amendes, des sanctions ou même des poursuites judiciaires. Il est important de respecter les lois et
réglementations en vigueur pour éviter de telles situations.

Questions en cas de conflit

44. Que puis-je faire, si un opérateur minier n’accomplit pas ses


obligations ?
Pour obtenir un permis minier, vous devrez suivre certaines étapes générales : effectuer des
recherches pour identifier les zones potentielles, soumettre une demande de permis, réaliser une
évaluation environnementale, engager les parties prenantes concernées, respecter les
réglementations minières, payer des redevances et mettre en place des systèmes de suivi. Vos
obligations incluront le respect des normes environnementales, la prise en compte des
préoccupations des communautés locales, la gestion de la sécurité et de la réhabilitation des sites,
ainsi que le paiement des redevances.

45. Que puis-je faire, si quelqu’un commence une exploitation


minière artisanale ou industrielle sur mon terrain ou sur un terrain
de notre village ?
Si quelqu'un commence une exploitation minière sur mon terrain ou sur un terrain du village sans
que j'en sois informé, je dois envoyer une lettre recommandée aux autorités compétentes, telles que
le Président du Fokontany ou le chef de l'organe exécutif de la Province autonome, de la Région ou
de la Commune, ou à leurs adjoints ou délégués. Je peux demander l'arrêt immédiat des travaux
exécutés par le titulaire de l'exploitation minière, car en tant que propriétaire du sol, j'ai le droit de
l'évincer s'il n'a pas conclu de contrat de bail avec moi.

46. Et que faire, s’il possède un permis minier ?


Si le propriétaire du terrain possède un permis minier, il a le droit d'être indemnisé pour l'utilisation
du sol par le titulaire du permis, à condition d'avoir conclu un contrat de bail. Sinon, il doit négocier
de bonne foi avec le titulaire du permis pour conclure le contrat. Le permis minier permet au titulaire
d'occuper le terrain pour les activités autorisées, sous réserve d'un contrat de bail avec les
propriétaires privés des parcelles concernées. Le propriétaire du sol doit se manifester dès qu'il a
connaissance de la procédure officielle de recherche.

47. A qui puis-je m’adresser dans un tel cas ?


Si quelqu'un commence à exploiter une mine sur votre terrain sans votre consentement, vous
devriez envoyer une lettre recommandée aux autorités compétentes, telles que le Président du
Fokontany, le chef de l'organe exécutif de la Province autonome, de la Région ou de la Commune, ou
à leurs adjoints ou délégués. Vous pouvez également contacter le Bureau du Cadastre Minier.

48. Quels documents ou preuves dois-je présenter ?


Le propriétaire terrien lésé a 30 jours pour présenter les documents et preuves pour soutenir tes
prétentions. Ensuite, la Commune établira un constat individuel pour chaque personne revendiquant
un droit sur les parcelles concernées.

49. Est-ce que une procédure en justice me coûtera beaucoup


d’argent ?
Une procédure en justice ne coûtera rien au propriétaire du terrain ou au Fokonolona
concerné.

50. Quel est le tribunal compétent pour ma plainte ?


Le tribunal compétent pour ma plainte sera le Tribunal de Première Instance de la localité où
s’est présenté le litige.
51. Quelles sont les règles à respecter dans la nécessité de déplacer
des populations ?
En cas de déplacement des populations, l'acte déclaratif d'utilité publique doit être publié dans le
Journal Officiel. Seule une autorité judiciaire peut prononcer une expropriation d'immeubles. La
procédure d'expropriation commence par une enquête administrative et publique, suivie de
l'affichage des exemplaires dans les lieux concernés. Un plan général provisoire des propriétés
touchées est déposé pendant un mois. Après un mois, le décret déclaratif d'utilité publique est
publié. Si aucune désignation des immeubles à exproprier n'est faite, un arrêté de cessibilité est pris.
Pendant cette période, aucune construction ni plantation ne peut être effectuée sur les terrains.

52. Peut-on réviser les contrats miniers déjà conclus ?


De nombreux pays producteurs renégocient les conventions minières pour des raisons financières et
sous la pression de la société civile. Les renégociations visent souvent à prendre en compte les
aspects environnementaux, sociaux et à assurer une indemnisation adéquate des populations. La
révision des contrats peut également inclure des clauses sur le contenu local, obligeant les
investisseurs à acquérir des biens et des services locaux et à utiliser la main-d'œuvre locale. Malgré le
principe de Pacta sunt servanda en droit des contrats, il est possible de réviser les contrats miniers
conclus, notamment lorsque l'État est partie prenante, en raison de ses prérogatives souveraines qui
lui permettent de prendre des mesures au nom de l'intérêt général, telles que des modifications
législatives ou des expropriations.

DE LA COMMERCIALISATION

53. qui sont autorisés à importer des produits miniers?


Quant au secteur de l’or, les Comptoirs de l’or et les bijoutiers sont les seuls autorisés à
importer de l’or à titre commercial, sous réserve d’une déclaration préalable auprès de
l’ANOR. L’article 72-74 du décret sur le régime de l’or section 1 prévoit les modalités et
l’obligation quant à l’importation de l’or. De même, l’Article 79 du même décret dispose
ainsi que les Comptoirs de l’or sont seuls autorisés à exporter de l’or à titre commercial.

54. quelles sont les procédures administratives ?


L'exercice de l'activité d'achat et de vente de produits miniers requiert une Autorisation
délivrée par l'Administration minière, en plus de la détention d'une carte fiscale valide
délivrée par le service compétent. Les acheteurs-revendeurs de produits miniers sont tenus
de maintenir les registres et documents requis pour le commerce des produits miniers. La
commercialisation des produits de prospection et de recherche est formellement interdite.
Les critères pour qualifier un produit minier travaillé sont définis par voie réglementaire. Il
est strictement interdit de vendre comme des pierres naturelles des pierres synthétiques,
d'imitation, composées, ou traitées. De plus, la commercialisation de pierres d'origine
malagasy comme des pierres d'importation, et vice versa, est expressément prohibée.
Article 79 du même décret dispose ainsi que les Comptoirs de l’or sont seuls autorisés à
exporter de l’or à titre commercial.

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