Devoir de synthèse N°2
Sciences physiques
Durée : 3 H Classe : 4éme Math Prof : Maaloul Sami
15/03/2024
CHIMIE (7 points)
Toutes les solutions sont prises à 25°C, température à laquelle le produit ionique de l’eau est Ke=10–14.
EXERCICE N°1 (3,5 points)
On dispose de trois solutions aqueuses de même concentration molaire C0=0,1mol.L–1 :
(S1) de monobase B1, (S2) de monobase B2 et (S3) de monobase B3.
Les valeurs des pH initiaux (pH0) des solutions
précédentes sont consignées dans le tableau ci-contre. Solution (S1) (S2) (S3)
1) a) Dresser le tableau d’avancement volumique pH0 13 10,8 11,1
relatif à la réaction de dissolution d’une monobase
B dans l’eau (soit y, l’avancement volumique de
cette réaction).
b) En précisant l’approximation utilisée, montrer que le taux d’avancement final de cette réaction s’écrit :
pH – pKe
τ f = 10 (C est la concentration molaire de la solution de la base B).
C
c) En déduire que B2 et B3 sont deux bases faibles alors que B1 est une base forte.
2) De la solution mère (S3), on prélève à chaque fois un volume
Figure1
V0 =10mL auquel on ajoute un volume Ve d’eau ; on prépare
11,6
alors différentes solutions filles plus diluées. La mesure du
pH au cours de la dilution de (S3) pour des valeurs de la c1 11,1
concentration C allant de 10 –2 mol. L–1 à 10 –1 mol. L–1 , a 10,6
permis de tracer la courbe de c1 de la figure 1.
a) Vérifier que, dans les solutions préparées (
–2 –1 –1 –1
10 mol. L ≤ C ≤ 10 mol. L ) ; la base B3 est faiblement 0
–2 –1
ionisée.
b) b1) Montrer que le taux d'avancement final τ f de la réaction de B3 avec l'eau dans une de ces
solutions filles peut s'écrire sous la forme : τ f = τ f 0
√ 1+
de la réaction de la monobase B3 avec l’eau dans la solution mère (S3).
Ve
V0
: où τ f est le taux d’avancement final
0
b2) Déterminer la valeur limite ( V e ) de V e pour que la base B3 reste faiblement ionisée dans la
L
solution fille préparée.
c) c1) Établir l’expression du pH de l’une de ces solutions filles en fonction de sa concentration molaire
C et le p K a du couple B3 H / B3.
+
3
c2) Déterminer la valeur de p K a . 3
Déterminer la valeur de p K a du couple B2 H / B2. Justifier.
+
3) 2
EXERCICE N°2 (3,5 points)
On considère trois solutions acides (S1), (S2) et (S3) de même concentration molaire CA.
- (S1) est une solution aqueuse d’un monoacide A1H,
- (S2) est une solution aqueuse d’un monoacide A2H,
- (S3) est une solution aqueuse d’un monoacide A3H.
On dose, séparément un volume VA=10mL de chacune de ces solutions par une solution aqueuse (SB)
d’hydroxyde de sodium (NaOH), de concentration molaire CB. Pour les trois dosages, l’équivalence acido-
basique est obtenue quand on a versé un volume VB =20 mL de la solution (SB).
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Il a été possible de tracer les courbes d’évolution du pH du mélange réactionnel au cours de ces trois
dosages en fonction du volume VB de la solution basique ajoutée.
On porte dans les tableaux ci-contre les
résultats des mesures relatifs seulement à Solution (S1) Solution (S2) Solution (S3)
certains points de chacune des courbes. VB(mL) pH VB(mL) pH VB(mL) pH
1) En se basant à ces résultats expérimentaux, 10 4,8 10 3,8 10 1,6
a) Montrer que A3H est un acide fort alors 20 8,75 20 8,25 20 7
que A1H et A2H sont faibles.
– –
b) Déterminer les p K a des deux couples A 1 H / A 1 et A 2 H / A 2 .
2) On s’intéresse au dosage de la solution (S1) de l’acide A 1 H.
a) Écrire l’équation de la réaction de dosage et montrer qu’elle est pratiquement totale.
b) Justifier le caractère basique de la solution obtenue à l’équivalence.
–
c) À l’équivalence, le taux d’avancement de la réaction de la base A 1 avec l’eau est τ f= 1,687.10– 4.
Déterminer les valeurs de CA et CB.
d) Comparer par deux méthodes différentes, les forces des acides A1H et A2H.
3) On prélève à l’aide d’une pipette un volume VA = 10mL de la solution (S1) de l’acide A 1 H.
On prépare une solution (S) en ajoutant dans un bécher un volume V e d’eau pure à la prise d’essai VA.
On dose la solution (S) obtenue, par la même base que précédemment.
On constate que la valeur du pH à l’équivalence diffère de |∆pH| = 0, 2 de la valeur obtenue au cours
du dosage d’un volume VA = 10mL de la solution (S1).
a) Indiquer si cette variation du pH est une diminution ou une augmentation.
1 Ve
b) Montrer que : |∆pH|= l og(1+ ).
2 3 VA
c) Déterminer la valeur de V e
PHYSIQUE (13 points)
EXERCICE N°1 (6,25 points)
Un pendule élastique est formé d’un ressort (R) à spires Figure 2
non jointives, de raideur k et d’un solide (S) cylindrique,
perforé et de masse m. Ce solide peut coulisser
(T)
horizontalement sur une tige (T) qui le traverse. Lorsque le
système {(R), (S)} est en équilibre, le centre d’inertie G de
(S) est à l’origine O d’un repère (O,i⃗ ) (voir figure 2).
Le solide (S) est équipé d'un arceau très léger supportant
une palette de masse négligeable qui plonge dans une
cuve contenant un liquide visqueux.
Au cours de son mouvement, le solide est alors soumis à des forces de de frottements de types visqueux
dont la résultante est f⃗ = – h ⃗
v où h est le coefficient de frottement et ⃗v est le vecteur vitesse instantanée
⃗ (t) =
du centre d’inertie. Le solide (S) est soumis aussi à une force excitatrice F F m sin(ωt + φ F ) ⃗i
d’amplitude F m constante et pulsation ω réglable.
On rappelle que pour un dipôle RLC série soumis à une tension alternative sinusoïdale
u(t)= Um sin( ω t + φ u ), l’équation différentielle reliant l’intensité du courant i(t) = I m sin( ω t + φ i ) , sa
di ( t ) di ( t ) 1
dérivée première
dt
et sa primitive ∫ i ( t ) dt s’écrit : R i (t ) + L
dt
+
C
∫ i ( t ) dt = u(t) et
Um
Im =
√
2.
2 1
R + ( Lω – )
Cω
1) En précisant l’analogie utilisée,
a) Écrire l’équation différentielle régissant l'évolution temporelle de la vitesse instantanée v(t) de G.
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b) Donner l’expression de l’amplitude V m de cette vitesse.
c) En déduire l’expression de l’amplitude X mde l’élongation x(t) de G dans le repère (O,i⃗ ) ; en fonction
de m, h, k, ω et F m.
Fm
fm=
2) Montrer que l’amplitude f m de la force de frottement est :
√ ( )
2
2
2
ω0 : où τ est une
1 + τ ω –
ω
constante qu’on exprimera en fonction de m et h.
3) Un protocole expérimental a permis de tracer les Figure 3
courbes c1 et c2 de la figure 3, traduisant l’évolution F(N) , f(N) c1 c2
au cours du temps de la force excitatrice F(t) et de la 1
force de frottement f(t). 0,7
t(s)
a) Montrer que la courbe c1 correspond à F(t). 0
b) Donner les expressions de F(t) et f(t) tout en
précisant les amplitudes et les phases initiales.
c) Déterminer le déphasage ∆ φ = φ F – φ v. s
d) Pour cette pulsation ω , un index soudé ou corps
solide (S) oscille entre les deux graduations
15mm et 87mm de la réglette.
d1) Déterminer la valeur de l’amplitude X m des oscillations.
d1) En déduire le coefficient de frottement h.
e) En prenant comme échelle : 1cm ↔ 0,1N, compléter la construction de Fresnel de la feuille annexe.
4) On fait varier la pulsation ω de l’excitateur ; on constate que
pour une valeur ω '=37,5 rad.s–1, les deux forces F(t) et f(t) Figure 4
possèdent une même amplitude.
(a)
a) Que peut-on dire de l’état de l’oscillateur {(S) + (R)}.
Justifier la réponse.
b) Déterminer les valeurs de k et m.
5) Pour retrouver les valeurs de k, m et h, on fait varier la
pulsation ω de la force excitatrice et on mesure à chaque fois
(rad.s–1)
l’amplitude X m des oscillations puis on en déduit l’amplitude
Vmax de la vitesse instantanée. Ce qui a permis de tracer les
courbes (a) et (b) respectivement de la figure 4 et de la
Figure 5
figure 5 traduisant les variations de X m =f( ω ) et V m =g( ω) ;
avec : X m(en m), V m (en m.s–1) et ω (en rad.s–1). (b)
a) Montrer que l’amplitude X m passe par un maximum pour
une pulsation ω x =
propre de l’oscillateur.
√ ω20 –
1
2 τ2
: où ω 0 est la pulsation
b) Préciser, en le justifiant, laquelle des deux courbes (a) ou (rad.s–1)
(b) correspond à X m = f( ω).
c) Déduire les valeurs de k, m et h.
EXERCICE N°2 (4,75 points)
On considère une corde élastique SB de longueur L=SB=1m, tendue horizontalement. Son extrémité S est
reliée à une lame qui vibre perpendiculairement à la direction SB. Elle est animée d’un mouvement
rectiligne sinusoïdal, débutant à instant pris comme origine des dates (t=0), d’amplitude a=2mm, de
–3
fréquence N réglable (20Hz ≤ N ≤ 80Hz) et d’élongation instantanée yS = 2.10 sin(2πNt+ φS ¿ : exprimée
en m. L’autre extrémité B est reliée à un support fixe à travers une pelote de coton.
On néglige toute atténuation de l’amplitude et toute réflexion de l’onde issue de S.
Une onde progressive et transversale se propage le long de la corde avec une célérité supposée constante
et de valeur v=10m.s–1 et ne dépend que de la nature du milieu et de ses caractéristiques.
1) L’onde qui se propage le long de la corde est une onde mécanique transversale. Justifier ces deux
qualifications.
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2) Décrire l’aspect apparent de la corde éclairé par une lumière stroboscopique de fréquence Ne pour
N=2Ne.
3) Établir l’équation horaire du mouvement d’un point M de la corde tel que SM=x au repos.
4) Pour une fréquence de vibration N1 de la source S, on donne l’aspect de la corde à un instant de date t1
(voir figure 6).
a) Déterminer les valeurs de la longueur d’onde λ , de la fréquence N1 et de la date t1.
b) Montrer que la phase φ S = π rad.
c) c1) Déterminer analytiquement, les positions des points de la corde qui à la date t1, ont une vitesse
minimale (v = – Vm).
c2) Comparer le mouvement de ces points à celui de la source (S).
d) M1 est un point de la corde tel que SM1 = x1 = 0,35 m au repos.
c1) Comparer le mouvement du point M1 à celui de la source (S).
c2) Pour quelle(s) autre(s) valeur(s) de la fréquence N, le point M1 vibre en quadrature avance de
phase par rapport à la source (S).
e) À l’instant de date t1, la fréquence de la source passe instantanément de la valeur N1 à la valeur
N2=25Hz. Représenter en faisant les calculs nécessaires l’aspect de la corde à l’instant de date
t2=11.10–2s.
EXERCICE N°3 (2 points) « Étude d’un document scientifique »
La résonance, une question de fréquence et d'énergie
La résonance est un phénomène pouvant affecter de très nombreux systèmes : mécaniques, électriques,
acoustiques... Tout système pouvant accumuler de l'énergie est un système résonant [ ]. De cette définition
découlent deux conditions essentielles: il doit y avoir une accumulation d'énergie par le système et cette
accumulation doit être effectuée à une fréquence bien particulière dépendant du système appelée
«fréquence de résonance » [ ].
Plus un système accumule de l'énergie à sa fréquence de résonance, plus ses oscillations vont être
importantes, ce qui engendre des effets néfastes sur certaines structures [ ]. C'est notamment le cas des
grands immeubles soumis aux tremblements de terre. Les vibrations engendrées par les ondes sismiques,
se propageant dans le sol à une fréquence déterminée, sont communiquées aux immeubles qui
emmagasinent progressivement de l'énergie. Si la fréquence des -vibrations est proche de la fréquence
propre de l'immeuble, ce dernier subit des oscillations d'amplitude croissante jusqu'à devenir instable et
s'effondrer [ ].
Afin de réduire les effets de la résonance sur les immeubles, des systèmes d'amortissement, tels que les
pendules et les amortisseurs, sont installés au sein des immeubles pour dissiper l'énergie cinétique des
vibrations.
D'après. http://trustmyscienre.com/resonance-dangers
Questions :
1) Préciser les conditions pour lesquelles un système soit résonant.
2) Indiquer, en le justifiant, le type de résonance mis en jeu dans ce texte.
3) Expliquer comment se manifeste le phénomène de résonance lors de l'effondrement de l’immeuble.
Préciser, dans ce cas, l'excitateur et le résonateur.
4) Relever du texte la solution permettant d'éviter l'effondrement des immeubles.
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FEUILLE ANNEXE « À RENDRE AVEC LA COPIE »
Nom : ……….…………………….…. Prénom : …….….………………….…. Classe : ………...… N° : ……
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