Qualité microbiologique du beurre traditionnel
Qualité microbiologique du beurre traditionnel
Présenté par :
Ghodbane. Rahma
Khammar Romaissa
Devant le jury:
Nous remercions avant tout, le bon dieu, créateur de toutes les créatures, mobiles
soient elles ou immobiles. Nous le remercions pour son œuvre et pour ce qu’il a fait de moi :
Mon dieu nous ne savons rien sauf ce que tu nous as fait savoir, tu es le savant, tu es le sage.
Mes reconnaissances vont tout d'abord au Professeur Merabti Ryma qui m'a honorée
en acceptant de diriger ce travail, pour son encadrement rigoureux et méthodique et les
compétences dont elle m'a fait bénéficier an long de toutes mes études. Nous lui adressons
également mes gratitude pour son aide précieuse et d'avoir été là pour nous, par ses conseils
fructueux, son soutien continu et ses encouragements permanents. Merci de m’avoir guidée
avec patience et d’avoir consacré autant d’heures pour les corrections de ce manuscrit.
Nous 'exprimons mes estimes et mes remerciements aux membres de jury d’avoir
accepté d’évaluer ce travail en dépit de leurs nombreuses autres obligations, mes
sincères remerciements au Mrs Boussaa.H., qui a bien voulu accepter de présider ce
jury. Je tiens à exprimer ma très grande considération au Mme Leulmi.
Je dédie ce travail à …
A mes très chers parents, Mohammed Tayeb et Houria, qui m’ont soutenu et encouragé tout au long de mon
parcours et qui ont toujours prié pour moi et j’espère qu’ils sont fières de moi. Je les remercie de m’avoir
encouragée
Je prie le bon Dieu de les bénir, de veiller sur eux, en espérant qu’ils seront toujours fiers
de moi.
Sans oublier tous mes amis, Karima,Afafe,Sabah ,Latifa ,Amira ,Chahra ,Somia Yasmine et Chaima, et
tous mes collègues à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à réaliser ce travail.
Ghodbane.R.
Dédicace
A mes parents aucun hommage ne pourrait être à la hauteur d’amour dont ils ne cessent de me combler, que
dieu leur procure bonne santé et longue vie.
A celui que j’aime beaucoup et qui m’a soutenue tout au long de ce projet : mon fiancé HAMZA, et bien sur
a mes frères, NEDJMADDINE et sa femme, FAHED, ABDALLAH, SAAD et AMAR et ma sœur
NESSRINE.
Et à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin pour que ce projet soit possible, je vous dis merci.
ROMAISSA
Table de matières
Table de matières
PARTIE EXPERIMENTALE
1. L’enquête …………………………………………………………………………… 18
1.1. But de l’enquête ………………………………………………………………… 18
1.2. Matériels ……………………………………………………………………… 18
1.3 .Lieu et période de l’enquête ………………………………………………… 18
2. Echantillonnage …………………………………………………………………….. 19
3. Mesure du pH des échantillons …………………………………………………….. 20
4. Isolement des différentes flores …………………………………………………….. 20
4.1.Dénombrement des bactéries lactiques ………………………………............ 20
4.2.La flore fongique (levures et moisissures …………………………………… 21
4.3. La flore totale aérobie mésophile (FTAM) ……….………………………….. 20
4.4. Les coliformes ……………………………………………………………….. 20
5. Dénombrement des différentes flores isolées ………………………………………. 21
6. Etude des caractéristiques de la flore du Dhan……………………………………... 21
6.1. Les bactéries lactiques ………………………………………………………. 21
6.1.1 Examen macroscopique …………………………………………………. 21
6.1.2 Examen microscopique ………………………………………………….. 21
6.1. 3 Coloration de Gram ……………………………………………………… 22
6.1.4 Test de catalase ………………………………………………………….. 22
6.2. Les levures ………………………………………………………………….. 22
6.2.1. Examen macroscopique ………………………………………………... 22
6.2.2. Examen microscopique (à l’état frais et coloration au bleu de méthylène) 22
6.3. Les moisissures ………………………………………………………… 22
6.3.1. Examen macroscopique …………………………………………………… 22
6.3.2. Examen microscopique ………………………………………………......... 23
Résultats et discussions
1. Les résultats de l’enquête …………………………………………………………... 24
2. Description du procède ……………………………………………………………. 27
3. Les caractères physico-chimiques ………………………………………………….. 29
Table de matières
Conclusion…………………………………………………………………………… 37
Références Bibliographiques………………………………………………………. 43
Résumé………………………………………………………………………………. 47
Annexe………………………………………………………………………………. 59
Liste des abréviations
BL : bactérie lactique
Lb : Lactobacillus
Lc : Lactococcus
PH : Potentiel d’hydrogène
I
Liste de figures
Liste de figures
Page
Figure 1 : Microstructure du beurre à température ambiante ……………………….. 05
Figure 2 : fabrication de beurre acide à partir de crème douce et de concentré
lactique (procédé NIZO) …………………………………………………………….. 12
Figure 3 : barattage traditionnel du beurre à l’aide d’une baratte classique ………... 16
Figure 4 : photo de beurre et babeurre ……………………………………………… 17
Figure 5 : Echantillons de Dhan : (a) Dhan préparé à partir de lait de vache, (b) Dhan
préparé à partir de lait de chèvre …………………………………………………….. 19
Figure 6 : Répartition des enquêtés par zones urbaines et rurales ………………….. 25
Figure 7 : Répartition des enquêtés, par communes, selon la connaissance ou non de
la pratique de Dhan ………………………………………………………………………. 26
Figure 8 : Répartition des enquêtes par commune selon l’emploi des participants … 26
II
Liste de figures
II
Liste de tableaux
Liste de tableaux
Page
III
Introduction
Introduction
Les produits laitiers algériens traditionnels, en particulier les types fermentés, ont
été la fierté de la tradition culinaire pendant des siècles. C'est évident que ces produits ont
joué un rôle majeur dans le régime alimentaire des communautés dans la région rurale.
Parmi ceux-ci, lben, raib, dhan ou zebda ou sman sont les le plus communs et sont de plus
en plus commercialisés dans tout le pays de manière informelle (Benkerrouma et
Tamime, 2003). Le beurre est l'une des principales sources de graisse et une source
importante d'énergie alimentaire. Il a été produit depuis l'antiquité et était une marchandise
commercialisée au niveau international dès le 14 ème siècle (Vernam et Sutherland,
1994;et Badr, 2003). En Algérie, la zebda (beurre cru) et le dhan sont les principales
matières grasses préparées. Le beurre cru est connu sous plusieurs dénominations zebda
beldia au Maroc, au Moyen-Orient zibdeh baladieh et samna (Derouiche, 2017).
1
Revue bibliographique
1. Le lait
1.1. Définition
Selon le congrès international de la répression des fraudes de 1909, le lait est le produit
intégral de la traite totale ininterrompue d’une femelle laitière bien portante, bien nourrie et
non surmenée. Il doit être recueilli proprement et ne pas contenir de colostrum (Bourgeois
et Larpent, 1996). Le dictionnaire de terminologie de la Fédération Internationale de
laiterie (FIL) et le code FAO/OMS indiquent que c’est «le produit de la sécrétion
mammaire normale, obtenu par une ou plusieurs traites, sans aucune addition ou
soustraction» (Luquet et al., 1985).
La composition du lait varie d’une espèce animale à une autre le tableau 1 donne la
composition chimique des différents mammifères.
2
Revue bibliographique
Tableau 1 : composants de lait de différentes espèces (Alais, 1984 et Amiot et al., 2002)
Le lait apparaît comme un liquide opaque blanc mat plus ou moins jaunâtre selon la
teneur en β carotènes de la matière grasse. Il a une odeur peu marquée mais reconnaissable.
Le lait ne contient qu'un seul type de glucide, le lactose, susceptible de se dégrader en
acide lactique.
une phase aqueuse contenant en solution des molécules de glucides, des minéraux et des
composés azotés non protéiques ;
des phases colloïdales instables constituées de deux types de colloïdes protéiniques, une
suspension colloïdale contenant les micelles de caséines et une solution colloïdale
contenant les protéines hydrophiles telles que les protéines sériques et des globules gras en
émulsion dans la phase aqueuse.
Le lait est un liquide physiologique extrêmement fragile à l’état naturel (lait cru) car il
renferme des germes dont le nombre et la nature dépendent:
-de la propreté des ustensiles servant à la traite (machine à traire, seaux, tanks),
2. Le beurre
2.1. Définition
Le beurre a une matière grasse qui existe sous deux formes ; matière grasse
globulaire et libre. Une petite quantité de la matière grasse sous ces deux formes est à l’état
cristallisé et un peu à l’état liquide. La dureté et la consistance du beurre dépendent donc
de la proportion et de la composition de ces deux formes de matière grasse.
L’incorporation d’air dans le beurre forme des crevasses internes et peut à un certain degré
contribuer à la consistance du beurre. En outre, il contient jusqu’à environ 4% (v/v) d’air
dissous (Walstra et al., 1999).
4
Revue bibliographique
différents types d’agglomérations de globules gras (Paul, 2010). Le diamètre moyen des
globules de la matière grasse dans le beurre est d’environ 3,5 à 4, 0μm. Ils sont sphériques,
entourés d’une couche biréfringente, constituée par les molécules des matières grasses à
point de fusion le plus élevé, orientée radialement par rapport à la surface du globule. La
matière grasse libre ne contient ordinairement pas de cristaux de matière grasse visibles au
microscope. Les gouttelettes de la phase aqueuse ont un diamètre d’environ 1 à 30
μm.Elles sont généralement sphériques, ne contiennent pas de globules de matière grasse,
et n'ont jamais de couche biréfringente (Mohr et Baur, 1949).
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Revue bibliographique
a, avec (pour la plus grande partie) une membrane complète ; b, à des températures
supérieures principalement à l'intérieur des globules de matière grasse ; c, à basse
température formant des réseaux solides ; d, dépend étroitement du travail.
Le lait utilisé n'a subi aucun traitement thermique hormis la réfrigération après la
traite. La crème barattée est non pasteurisée et reste sous forme crue. Ce type de beurre est
aussi de plus en plus rare de par ses critères microbiologiques moins rigoureux en ce qui
concerne les germes non pathogènes (Fredot,2005).
Beurre fin et beurre extrafin sont fabriqués à partir de crème pasteurisée. Pour le
beurre extrafin, la mise en fabrication doit avoir lieu 72 heures après la collecte du lait et le
barattage doit être effectué dans les 48 heures maximum après l’écrémage. La crème ne
doit absolument pas avoir été congelée pour le beurre extrafin, alors que pour la fabrication
6
Revue bibliographique
du beurre fin, 30%de la crème peut avoir été congelée les grains de beurre. On détecte
l’inversion des phases en observant par le hublot que le liquide s’éclaircit. D’autres parts,
on entend des chocs dans la baratte. On diminue la vitesse de rotation de la baratte. Le
temps de rotation à basse vitesse détermine la taille des grains de beurre et donc la facilité
de lavage. Plus il est long, plus la taille des grains augmente et par conséquent plus le
beurre sera humide à la fin du barattage, les grains de beurre flottent dans un liquide
nommé babeurre. On évacue le babeurre dès le stade (gros grain) qui arrive très vite
(Vierling, 2003).
Beurre de culture non salé, contient une culture bactérienne ajoutée à la crème à baratter
pour lui donner une saveur « champêtre » (Fredot, 2005).
Dans le lait comme dans la crème, la matière grasse se trouve à l’état de globules.
Dans le beurre,la matière grasse forme une phase continue emprisonnant à la fois les
globules gras restés plus ou moins intacts et des gouttelettes aqueuses. La proportion de
matière grasse restée à l’état globulaire varie avec le procédé de fabrication. Elle est
d’environ 50% dans le barattage classique et de 30 à 40 % dans le procédé continu Fritz
(Boutonnier,2007).
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Revue bibliographique
Composants Valeurs
Eau 16% maximum
Matière sèche dégraissé 2% maximum
(lactose, protéines, minéraux)
Protéines 0,6%
Glucides 0,4%
Lipides 82%
Cholestérol 220-280 mg
Calcium 16 mg
Carotène 0,3-0,9 mg
Vitamine A 0,4-1,05 mg
Energie 755 Kcal = 3150 KJ
• Ecrémage de lait : le lait est tout d’abord écrémé dans une écrémeuse centrifuge.
Auparavant, on chauffe le lait à 50°C pour obtenir un meilleur rendement
d’écrémage. La crème fraîche obtenue contient 40 à 45% de matière grasse pour
faciliter le barattage (Jeantet et al., 2008).
• Pasteurisation (étape facultatif) : la pasteurisation et les étapes suivantes se
déroulent dans une cuve à double paroi. La crème est chauffée à 90°C durant
quelque secondes (Duddez et al ., 2017).
8
Revue bibliographique
• Ensemencement : pour donner le goût et les aromes au beurre, la crème doit subir
une fermentation par des ferments lactiques spécifiques (3 litres de ferments pour
100 litres de crème). Les laboratoires proposent des ferments à ensemencement
direct pour le beurre et précisent les doses et les proportions de chaque bactérie.
Les bactéries transforment les composants de la crème et libèrent des composés
aromatiques. Par ailleurs, l’acidification de la crème réduit les pertes de matière
grasse dans le processus de fabrication et augmente le rendement. On recherche une
acidité de 35 à 50° Dornic que l’on peut vérifier à l’acidimètre avant la mise en
baratte (Duddez et al ., 2017) .
• Maturation physique : l’exposition de la crème au froid permet de diminuer les
pertes en matière grasse dans la suite du processus et de réduire le taux d’humidité
du beurre. En effet, le froid provoque la cristallisation des globules gras de la
crème, ce qui facilite la formation des grains de beurre au moment du barattage.
Cette phase est appelée maturation physique. La crème est refroidie dans la cuve à
une température de 6 à 7 °C pendant 3 à 4 heures (Duddez et al ., 2017).
• Maturation biologique : la crème est d’abord réchauffée à la température de 10 à
15 °C. Les ferments lactiques ensemencés entrent en activité à cette température.
La fermentation dure le temps nécessaire pour obtenir l’acidité désirée (environ 15
à 18 heures). Une longue durée favorise l’arôme du beurre (Boutonnier, 2007).
• Préparation de la baratte : la baratte est désinfectée à l’eau javellisée, puis rincée
avec de l’eau glacée. L’intérieur de la baratte peut être aussi recouvert d’un film
limitant le collage des grains de beurre par un lavage à l’eau bouillante additionnée
de lessive alcaline mouillante et désinfectante puis rincée à l’eau froide (Duddez et
al ., 2017).
• Barattage : le barattage permet le regroupement des globules gras en grains de
beurre. On remplit la baratte au maximum à 40-50% de son volume. Un
remplissage limité permet le moussage de la crème, facilite le regroupement des
globules gras et réduit la durée du barattage. La température de barattage doit être
adaptée en fonction de la composition de la matière grasserie au cours des saisons
selon l’alimentation des animaux. En hiver, la température de barattage est élevée
(12 à 15°C) pour faciliter la formation des grains de beurre. En été, la mise à
l’herbe des animaux favorise la production d’acides gras insaturés dans le lait. La
température de barattage est alors inférieure (9 à 10°C) car l’agglomération des
9
Revue bibliographique
grains de beurre est plus facile. Une fois remplie la crème, la baratte est mise en
action (Duddez et al.,2017).
On distingue une première phase où la machine est en vitesse rapide. Il faut dégazer
au bout de 5 minutes en ouvrant la baratte afin de laisser s’échapper les gaz
contenus dans la crème et de diminuer la pression dans l’appareil qui empêche la
formation de mousse. Après le dégazage, le barattage se poursuit en vitesse rapide
jusqu’à l’apparition de petits grains de beurre. On détecte l’inversion des phases en
regardant par le hublot que le liquide s’éclaircit. Le temps de rotation à basse
vitesse détermine la taille des grains de beurre et donc la facilité de lavage. Plus il
est long, plus la taille des grains augmente et par conséquent plus le beurre flotte
dans un liquide nommé babeurre. On évacue le babeurre dès le stade gros grain qui
arrive très vite (Duddez et al.,2017).
• Lavage des grains de beurre : le lavage des grains de beurre élimine le babeurre
inter-granulaire. Cette opération améliore la conservation car une partie des micro-
organismes est évacuée avec l’eau de lavage. On lave le beurre à l’eau froide afin
de baisser la température et de faciliter l’opération suivante : le malaxage. On
ajoute de l’eau glacée (2 à 6) d’un volume égal à celui du babeurre éliminé. On
laisser reposer 5 à 10 minutes. On actionne la baratte en vitesse lente pour rincer les
grains de beurre puis on évacue l’eau. On peut effectuer deux à trois lavages
successifs jusqu’à ce que l’eau après agitation reste claire (Jeantet et al., 2008).
• Malaxage : le malaxage s’effectue dans la baratte. Cette opération permet de
regrouper les grains de beurre en masse homogène, d’éliminer le babeurre restant
ainsi que l’eau excédentaire, d’assurer une meilleure conservation et d’améliorer la
consistance du beurre. Le malaxage provoque une élévation de la température.
C’est pourquoi on cherche à refroidir le beurre au moment du lavage (température
recherchée e 9 à 10°C). la baratte tourne en vitesse lente. Elle est ensuite vidangée
par gravité (Angers, 2010).
• Conditionnement du beurre : la motte de beurre est sortie de la baratte. Elle peut
être moulée dans des moules en matière plastique ou en bois puis emballée dans du
papier sulfurisé ingraissable. Il existe des poussoirs à beurre pour le
conditionnement en plaques de 250 g et 1 kg. Les équipements adaptés à la
transformation à la ferme ont des débits de l’ordre de 50 à 200 kg de beurre préparé
à l’heure (cout d’environ 8500 euro) (Duddez et al., 2017).
10
Revue bibliographique
Il existe des variantes de beurre; le beurre demi-sel et le beurre salé. Le sel est petit à
petit dans la baratte au moment du malaxage. L’appellation (beurre demi-sel) est réservée
au beurre contenant entre 0,5 et 3 g de sel pour 100 g de produit fini, alors que
l’appellation (beurre salé) est réservée au beurre contenant plus de 3 g de sel pour 100 g de
produit fini très salé , généralement très apprécié dans l’Ouest, principalement en Bretagne
et Pays de la Loire (FAO,1995).
Un concentré d’acide lactique (18%) obtenu par culture de Lb. helveticus sur
lactosérum auquel sont ajoutés des ferments lactiques homofermentaires aromatiques
et acidifiants (Lc.lactis, Lc.cremoris et Lc.cremoris et Lc diacetylactis), dans une
proportion 40/60 ; ce mélange à 20% de matière sèche est inject é à une
concentration de 1 % ce qui permet d’abaisser le pH du beurre à 5,1-5,2;
Un levain acidifiant et aromatique composé de Lc.Lactis, Lc. cremoris et Leuconostoc
meseteroides ssp.cremoris et injecté à une concentration de 1,2%. le rôle des
Leuconostoc est de consommer l’excès d’acétaldéhyde produit par Lc. diacetylactis
pouvant être à l’origine d’un goût de yaourt.
Les avantages d’un tel procédé sont:
Découplage entre maturation physique et biologique;
Obtention d’un babeurre doux plus facilement valorisable (boissons, fromages,
poudre) ;
- Meilleure régulation de la consistance et de l’arôme des beurres;
- Meilleure conservation du beurre car il y a moins d’acides gras libres et moins de
cuivre déplacé des micelles de caséine vers les globules gras ce qui se produit lors de
lamaturation biologiques des crèmes;
- - ajustement de l’extrait sec non gras à environ 2% (Jeantet et al.,2008).
12
Revue bibliographique
Les bactéries lactiques ont été définies d’après leur capacité à produire de l’acide lactique en
fermentant les oses. Les LAB, en tant que lactobacilles, sont des bacilles ou coques à Gram positif,
non sporulés, habituellement aéro-anaérobies et catalase négative. Les nombreux genres et espèces
qui constituent ce groupe présentent une grande diversité de caractéristiques physiologiques. Cela se
traduit par l'existence entre genres, espèces et au sein des espèces, de nombreuses souches possédant
des propriétés technologiques différentes (Angers, 2010).
13
Revue bibliographique
soit perceptible organoleptiquement, car l’altération peut être le fait d’un groupe spécialisé
ne représentant au départ qu’une faible proportion de la population. Sur le plan hygiénique,
il n’y a pas non plus de corrélation étroite entre l’importance de la flore totale et la
présence de microorganismes pathogène dans le produit. On peut cependant dire le
dénombrement de la flore totale reste la meilleure méthode d’appréciation de la qualité
microbiologique générale des aliments (Bourgeois, 1980).
Les levures et moisissures sont des cellules eucaryotes, peuvent être retrouvées
aussi bien dans le lait cru, le lait en poudre que dans tous les autres produits laitiers
(Leveau et Bouix, 1993).
Les levures sont utiles en industrie laitière car elles peuvent servir comme agents
d'aromatisation. Elles sont aérobies facultatives, Les levures supportent des pH de 3 à 8
avec un optimum de 4,5 à 6,), ce qui explique leur présence dans le lait cru comme dans le
14
Revue bibliographique
lait caillé. Elles entraînent des altérations rendant le produit final répugnant: aspect
trouble, odeurs désagréable (Leveau et Bouix, 1993).
Les moisissures sont en général plus complexes dans leur morphologie et dans leur
mode de reproduction. Elles se développent en surface ou dans les parties internes aérées.
Elles peuvent être utiles ou indésirables en industrie alimentaire; cette propriété leur
confère une utilité incontestable en fromagerie. C'est ainsi que Penicillium camemberti et
Penicillium roqueforti sont utilisées dans la fabrication de divers types de fromages
(Leveau, 1993).
3. Beurre traditionnel
Agitation : elle est fonction de la vitesse de rotation de la baratte (de 20 à50 tours/minute),
de son agencement intérieur de sa forme, et de son taux de remplissage qui doit être voisin
de 40 pour cent de son volume total sans jamais dépasser 50pour cent (FAO, 1995).
Température : elle est habituellement comprise entre 8 et 13°C. Trop basse, elle risque
de donner un beurre qui a tendance à avoir une teneur en eau insuffisante (inferieur 16 pour
cent). Trop élevée, elle risque de provoquer des pertes excessives de matière grasse dans le
babeurre et de donner un beurre mou et trop humide (FAO, 1995).
15
Revue bibliographique
la vitre du hublot de la baratte s’éclaircit très rapidement. On arrête le barattage lorsque le
grain a atteint approximativement la grosseur d’un grain de blé. On élimine alors le
babeurre qui ne doit pas contenir plus de 3 à 4g de matière grasse par litre (FAO, 1995).
En Algérie, les fermiers fabriquent du beurre (connu sous le nom de zebda belida
ou dhan, selon les régions) en utilisant une méthode traditionnelle. Elle repose sur
l’agitation du lait caillé (obtenu par action de la flore endogène du lait de vaches ou de
chèvres) dans la baratte classique connu sous le nom: outre (chakwa).
16
Revue bibliographique
Il est reconnu depuis l’antiquité que les femmes des nomades ont joué un rôle très
important dans la transformation du lait en produits dérivés traditionnels, notamment le
beurre frais est obtenu après barattage du Raib. Ce dernier est occasionnellement augmenté
d’une quantité d’eau tiède (40-50°C) à la fin du barattage pour favoriser l’agglomération
des globules lipidiques et accroître le rendement en beurre. Les globules gras apparaissant
en surface, à la suite du barattage, sont séparés par une cuillère perforée. Le beurre frais
obtenu présente une consistance molle du fait de la forte concentration en eau (figure4)
(Benkerroum et Tamine, 2004).
17
Matériel et méthodes
1. L’enquête
1.2. Matériel
Notre enquête est fondée sur un questionnaire, réalisé auparavant sur le beurre
traditionnel Dhan. (Annexe 01)
- Identité des personnes interviewées: cette section nécessite la collecte des informations
sur les personnes enquêter ; âge, sexe, adresse ; emploi et formation professionnelle ;
- Place du produit fermenté dans la culture locale : comprend des informations sur le
produit fermenté ; l’aire géographique de production, l’échelle de consommation du
produit, les consommateurs, la période de consommation, la fréquence de consommation.
18
Matériel et méthodes
2. Echantillonnage
Quatre échantillons de Dhan sont analysés dans la présente étude ; deux préparés à
partir de lait de vache et deux à partir de lait de chèvre (figure5). Leurs caractéristiques
sont présentées dans le tableau 4 Les échantillons de Dhan transportés au laboratoire de
microbiologie de l’université, sont conservés à température au frais (4°C) jusqu’à leur
analyse.
a b
Figure 5 : Echantillons de Dhan : (a) Dhan préparé à partir de lait de chèvre (b) Dhan
préparé à partir de lait de vache,
19
Matériel et méthodes
Les milieux utilisés sont le MRS et le M17 (Annexe 02).Les dilutions sont réparties
sur la surface par râteau puis incubées à 30 °C dans les conditions d’anaérobie pendants
48–72 h. L’anaérobiose est crée par le biais d’une bougie (Annexe 03).
L’isolement des levures est réalisé sur le milieu Sabouraud maintenue dans des
boites de pétri et réparties sur la surface par râteau puis incubées à 30 °C pendant 48–72h.
20
Matériel et méthodes
milieu de culture et laissé les boites se solidifier sur la palliasse puis on ajoute un couche
très mince de milieu VRBA. La flore est dénombrée après 72 heures d’incubation à 37°C
(Guiraud, 1998).
Les dénombrements sont effectués sur les boîtes contenant entre 10 et 300 colonies.
Le nombre de microorganisme est calculé par ml ou gramme d’échantillon suivant
l’équation (moyenne pondérée):
21
Matériel et méthodes
22
Matériel et méthodes
23
Résultats et discussion
Zone Zone
Wilaya Commune L’Age A B C D E F G% H% Totale
Urbaine Rurale
Baghai 31-62 5 3 8 2 6 1 0 7 55 45 08
Bouhmmama 26-73 16 6 22 7 15 7 0 15 75 25 22
Kais 45-70 2 6 8 6 2 1 0 7 55 45 08
Yabous 23 1 0 1 0 1 0 0 1 100 0 01
Chacher 23 1 0 1 0 1 0 0 1 100 0 01
Totale 77
D : Agriculteurs
F : Particuliers
24
Résultats et discussion
D’après l’analyse des résultats obtenus, il apparait une différence entre la zone
urbaine et la zone rurale dans chaque commune. En effet, la majorité des personnes
interrogées est de la zone urbaine. Plus de la moitié des participants connaissent et
fabriquent le dhan à la maison, les autres achètent le produit. La fabrication du dhan est une
pratique traditionnelle est transmise d’une génération à l’autre. La préparation de dhan est
très répandue dans les communes de Bouhmama, M’toussa et Khenchela (figure 6 et 7).
D’après la figure 8, nous remarquons que la majorité des participants sont des
particuliers, des agriculteurs et un petit nombre représente des vendeurs de lait et ses
dérivés. Ce résultat explique que la fabrication ou la vente du beurre traditionnel (dhan)
n’est pas associé un profil professionnel spécifique.
Par ailleurs, la proportion de la consommation directe de dhan est très élevée que
la vente directe dans toutes les communes. Cette statistique explique que les producteurs ne
fabriquent pas le dhan pour assurer un revenu, ou bien la quantité fabriquée du beurre
n’est pas suffisante pour la vente (figure 9).
25
Résultats et discussion
Figure 8 : Répartition des enquêtes par commune selon l’emploi des participants.
26
Résultats et discussion
2. Description du procède
L’analyse des principaux résultats a montré que la fermentation du lait est réalisée de façon
non contrôlée. La température et la durée sont tributaire des fluctuations saisonnières. Les
principales étapes de fabrication de Dhan, selon l’enquête réalisée sont résumées dans le
diagramme de la figure 10 :
27
Résultats et discussion
Traite
Lait cru
Fermentation
L’été : de6 à 12
Raib (petit lait) h L’hiver : de 2
à 3 jrs
Barattage
Lben (babeurre)
Chekwa Baratte
éléctrique
Extraction de beurre
Salage de beurre
Lavage de beurre
Dhan
Conservation directement
Conservation à Zir de beurre au réfrigérateur
28
Résultats et discussion
Le dhan est un produit laitier préparé par des méthodes traditionnelles, utilisant le
lait de vache, le lait de chèvre ou également le lait de brebis cru. Les résultats de mesure du
pH montrent que le dhan possède un pH acide (tableau 6). La différentiation des valeurs du
pH de dhan par rapport aux autres produits peuvent être dues à la méthode de préparation,
au type de lait, à la date de préparation ou peuvent être liées au type d’alimentation donnée
aux animaux (Ouadghiri, 2009). L’activité acidifiante est l’une des principales fonctions
des bactéries lactiques, les bactéries lactiques provenant des matières premières ou de
l’environnement sont responsables de la production d’acide lactique résultant de
l’utilisation des hydrates de carbone (Boudier ,1985)
Echantillons
La flore microbienne V1 V2 C1 C2
29
Résultats et discussion
Echantillon V1
Echantillon V2
Echantillon
C1
Echantillon
C2
30
Résultats et discussion
4.1. La FTAM
Le dénombrement de la flore mésophile totale à 37°C sur milieu PCA montre que
le Dhan de vache de semaine possède la plus grande charge microbienne (6.3x106 UFC/g)
que le Dhan de 3 mois (.6x104 UFC/g) et il montre aussi que le Dhan de chèvre de 10
jours possède la plus grande charge microbienne (7.5x105 UFC/g) comparé au Dhan de 3
mois (6.4x103UFC/g). Ces résultats sont en accord avec ceux signalés par Idoui et al.,
(2010), Rady et Badr (2003). Kacem et Karam (2006) ont signalé le nombre élevé de
bactéries aérobies dans le beurre traditionnel fabriqué à partir de lait de chamelle. Le
nombre élevé de la FTAM peut être attribué à l'absence de pasteurisation. Adam et Moss
(1995) ont attribué l'augmentation de la FTAM aux processus de barattage et de séparation
du beurre.
Le nombre total de bactéries lactiques (BL) comptées sur MRS et M17 des
différents échantillons de Dhan varie d’un échantillon à l’autre (tableau7). Selon les
travaux de Belyagoubi et Abdelouahid (2013) la Zebda de la région d’Adrar possède un
nombre de BL de 106 UFC/g compté sur le milieu MRS et M17 à une température de
28°C. Donc ces résultats sont en accord avec nos résultats qui ont montré que l’écosystème
de ce type de beurre traditionnel ou de produits similaires, est dominé par la flore lactique
indigène.
Les bactéries lactiques présentes dans le beurre de lait de vache étudié (pour les
deux échantillons V1 et V2) sont des coques à Gram positif et catalase négative disposés
en paires ou en courtes chainette (figure 11 ,12). Selon les caractéristiques macros et
microscopiques, les genres de bactéries lactiques caractéristiques de ce beurre sont
probablement Leuconostoc, Lactobacillus et Steptococcus (Quigley et al., 2013).
31
Résultats et discussion
32
Résultats et discussion
Aussi, les résultats révèlent que les échantillons ont un nombre élevé de levures
et moisissures, notamment ceux du beurre du lait de chèvre, ils dépassent les 103 UFC/g.
Ces résultats ne sont pas surprenants car la flore fongique est régulièrement isolée de ces
produits. Dans une étude précédente, les levures et les moisissures ont été détectées avec
des dénombrements élevés dans le beurre (Rady et Badr, 2003; Kacem et Karam, 2006).
Les charges élevées en levures et leurs activités enzymatiques bien connues, ne sont pas
forcément liés à un processus d’altération mais peuvent avoir un rôle actif dans le
processus de maturation du Dhan.
33
Résultat et discussion
34
Résultats et discussion
35
Résultats et discussion
Le dénombrement des coliformes sur milieu VRBA montre une faible charge des
coliformes dans le Dhan de lait de vache comparé aux deux échantillons de Dhan de lait de
chèvre (C1 ; 1.4x103 UFC/g, C2 ; 3x103 UFC/g). Ces valeurs sont nettement supérieures
aux normes fixées par le journal officiel algérien (Arrêté interministériel du 27 mai 1998)
et aux normes internationales (arrêté française de 15 avril 1986). La forte contamination
microbienne est sans doute liée au manque d’hygiène lors de la traite ou des équipements
utilisés pour la traite. L’existence des coliformes totaux n’indique pas nécessairement une
contamination fécale directe du lait, mais elle est considérée comme un indicateur de
mauvaises pratiques sanitaires d’hygiène (Daoudi, 2006).
36
Résultat et discussion
33
Résultat et discussion
34
Résultat et discussion
35
Résultat et discussion
36
Conclusion
Conclusion
Les résultats de cette étude indiquent que les échantillons de dhan fabriqués à partir
de lait de vache et de chèvre contiennent une grande diversité de la microflore. Cette
diversité pourrait être liée aux caractéristiques du lait, au pH, à humidité, à la température
et aux conditions fabrication,... etc.
Les quatre échantillons de Dhan (de vache et de chèvre) des régions de Khenchela ont
été caractérisés par une charge importante des bactéries lactiques et de la FTAM. Cette
dernière, est probablemnt due à l'absence de pasteurisation et/ou aux processus de
barattage et de séparation du beurre. Les échantillons analysés ont un nombre élevé de
levures et moisissures, notamment ceux du beurre de lait de chèvre. Ceci n’est pas
forcément lié à un processus d’altération mais peut être en relation directe avec le
processus de maturation du Dhan. Les échantillons de dhan de lait de vache ont été
caractérisés par une faible incidence des coliformes comme bactéries opportunistes,
comparés à ceux du lait de chèvre. La forte contamination microbienne est sans doute liée
au manque d’hygiène lors de la traite ou aux équipements utilisés dans la fabrication.
37
Résumés
Résumé
44
Résumés
Abstract
Food safety includes all aspects related to the health of food. In particular
traditional butter (Dhan) is one of the most consumed foods in Algeria. The objective of
this study was to study the microbiological quality of four samples of Dhan; two prepared
from cow's milk and two prepared from goat's milk, in Khenchela wilaya. We conducted a
survey on the manufacture and preservation of Dhan. Total mesophilic flora, lactic acid
bacteria, coliforms, yeasts and molds were counted on the various culture media,
followed by a macroscopic and microscopic study of the microflora of interest (lactic and
fungal flora). The results indicate that traditional butter from cow's milk and goat's milk is
characterized by a great diversity of microflora. The analyzed samples contain a
significant load of FTAM and a dominance of lactic acid bacteria with a high incidence of
yeasts and molds and coliforms, particularly in goat's milk butter. In conclusion, in order to
guarantee a better quality of the product, the methods of production of traditional dhan
butter should be standardized.
45
Résumés
ﻣﻠﺨﺺ
ﺗﺸﻤﻞ ﺳﻼﻣﺔ اﻷﻏﺬﯾﺔ ﺟﻤﯿﻊ اﻟﺠﻮاﻧﺐ اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﺼﺤﺔ اﻟﻄﻌﺎم .ﻋﻠﻰ وﺟﮫ اﻟﺨﺼﻮص اﻟﺰﺑﺪة اﻟﺘﻘﻠﯿﺪﯾﺔ )دھﺎن( اﻟﺘﻲ ﺗﻌﺘﺒﺮ واﺣﺪة
ﻣﻦ أﻛﺜﺮ اﻷطﻌﻤﺔ اﺳﺘﮭﻼﻛﺎ ﻓﻲ اﻟﺠﺰاﺋﺮ .ﻛﺎن اﻟﮭﺪف ﻣﻦ ھﺬه اﻟﺪراﺳﺔ ھﻮ دراﺳﺔ اﻟﺠﻮدة اﻟﻤﯿﻜﺮوﺑﯿﻮﻟﻮﺟﯿﺔ ﻷرﺑﻊ ﻋﯿﻨﺎت ﻣﻦ
دھﺎن .ﻋﯿﻨﺘﯿﻦ ﻣﺼﻨﻮﻋﺘﯿﻦ ﻣﻦ ﺣﻠﯿﺐ اﻟﺒﻘﺮ وﻋﯿﻨﺘﯿﻦ ﻣﺼﻨﻮﻋﺔ ﻣﻦ ﺣﻠﯿﺐ اﻟﻤﺎﻋﺰ ،ﻓﻲ وﻻﯾﺔ ﺧﻨﺸﻠﺔ ﺣﯿﺚ .ﻗﻤﻨﺎ ﺑﺈﺟﺮاء دراﺳﺔ
اﺳﺘﻘﺼﺎﺋﯿﺔ ﻋﻦ ﻛﯿﻔﯿﺔ إﻧﺘﺎج وﺣﻔﻆ دھﺎن ﺗﻢ اﯾﻀﺎ ﻓﻲ ھﺬة اﻟﺪراﺳﺔ اﺣﺼﺎء اﻟﺒﻜﺘﯿﺮﯾﺎ اﻟﻠﺒﻨﯿﺔ ،اﻟﻘﻮﻟﻮﻧﯿﺎت ،اﻟﺨﻤﺎﺋﺮ واﻟﻔﻄﺮﯾﺎت
ﻋﻠﻰ اوﺳﺎط ﻣﺨﺘﻠﻔﺔ ،ﺗﻠﺘﮭﺎ دراﺳﺔ ﻋﯿﺎﻧﯿﺔ وﻣﺠﮭﺮﯾﺔ ﻟﻠﺒﻜﺘﯿﺮﯾﺎ و ﻟﻠﻤﺠﮭﺮﯾﺎت اﻟﻤﺴﺘﮭﺪﻓﺔ )اﻟﻠﺒﻨﯿﺔ واﻟﻨﺒﺎﺗﺎت اﻟﻔﻄﺮﯾﺔ( .ﺗﺸﯿﺮ اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ
إﻟﻰ أن اﻟﺰﺑﺪ ة اﻟﺘﻘﻠﯿﺪﯾﺔ ﻣﻦ ﺣﻠﯿﺐ اﻟﺒﻘﺮ وﺣﻠﯿﺐ اﻟﻤﺎﻋﺰ ﺗﺘﻤﯿﺰ ﺑﺘﻨﻮع ﻛﺒﯿﺮﻣﻦ اﻟﻤﯿﻜﺮوﻓﻠﻮرا ﺣﯿﺚ اﻟﻌﯿﻨﺎت اﻟﺘﻲ ﺗﻢ ﺗﺤﻠﯿﻠﮭﺎ ﺗﺤﺘﻮي
ﻋﻠﻰ ﻋﺪد ﻛﺒﯿﺮ ﻣﻦFTAM
وھﯿﻤﻨﺔ ﺑﻜﺘﯿﺮﯾﺎ ﺣﻤﺾ اﻟﻼﻛﺘﯿﻚ ﻣﻊ وﺟﻮد ﻧﺴﺒﺔ ﻋﺎﻟﯿﺔ ﻣﻦ اﻟﺨﻤﯿﺮة واﻟﻌﻔﻦ واﻟﺒﻜﺘﯿﺮﯾﺎ اﻟﻤﻌﻮﯾﺔ ،وﺑﺨﺎﺻﺔ زﺑﺪة اﻟﻤﺎﻋﺰ .ﻓﻲ
اﻟﺨﺘﺎم ،ﻣﻦ أﺟﻞ ﺿﻤﺎن ﺟﻮدة أﻓﻀﻞ ﻟﻠﻤﻨﺘﺞ ،ﯾﺠﺐ ﺗﻮﺣﯿﺪ طﺮق إﻧﺘﺎج زﺑﺪة دھﺎن اﻟﺘﻘﻠﯿﺪﯾﺔ.
46
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Références bibliographiques
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Références bibliographiques
45
45
Annexe 01
Nom:
Prénom
Age: Adresse:
Contact (email ou
téléphone) : Emploi:
en entreprise
Consommation domestique :
Vente locale directe :
47
Annexe 01
Oui Non
Pourquoi ?
48
Annexe 01
Pour son goût Pour ses qualités nutritionnelles Pour ses bénéfices sur la santé
Autre(s) raison(s)
49
Annexe 01
- Décrivez avec vos propres mots les caractéristiques finales attendues de votre produit
(texture, couleur, odeur, goûts…):
- Quelle est la durée de vie du produit et quelles sont les conditions de stockage
recommandées ?
50
Annexe 01
Pour perpétrer une tradition Par demande de consommateurs Car il est peu
disponible sur le marché Pour assurer un revenu
Oui
Non
Freins politico-économiques
Accès au marché
Canaux de vente limités
Manque de soutien des autorités
Réglementation
Facteurs sociétaux
Changement des habitudes alimentaires
51
Annexe 01
Parité (changement de statut
des
femmes…
)
52
Annexe 01
- Existe-t-il selon vous d’autres freins autres que ceux listés ci-dessus?
- A quelle fréquence et par qui est assurée la récolte des matières premières
53
(principales) ? Par le producteur, viaAnnexe 01 ?
une coopérative
54
Annexe 01
- Le procédé décrit est-il celui généralement utilisé pour la production du produit fermenté ?
55
Annexe 01
-Si non, en quoi diffère-t-il des autres produits du même nom mais produit à l’échelle
industrielle ?
-Quel regard portez-vous sur le rôle des microorganismes dans votre production?
- Quels sont les critères physico-chimiques réglementaires de votre produit (i.e humidité,
taux
de matières grasses, protéines…etc) ?
- Quels sont les principaux critères microbiologiques applicables à votre produit ? (Merci de
spécifier s’il s’agit d’une réglementation nationale ou transnationale)
56
Annexe 01
- Quelle proportion est due à des défauts de qualité ? A quelle fréquence rencontrez-vous
ce
type de problème ?
- Des défauts indiqués ci-dessus, quels sont ceux qui doivent être traités en
priorité pour améliorer la qualité et stabilité de votre produit ? Globalement, que
souhaiteriez-vous améliorer au niveau de vos produits fermentés ?
57
Annexe 02 : Milieux de culture et produits
Milieu PCA
Tryptone 6g
Glucose 1g
Extrait De Levure 2,5g
Agar 15g
Eau Distillé 1l
pH = 7 ,L’autoclavage à 121°C pendant 15 min.
Milieu VRBA
VRBA poudre 25,75g
Eau distillé 500ml
PH= 7.4 ,L’autoclavage à 121°C pendant 15 min.
Milieu M17
M17 poudre 57,2g
Eau distillé 1l
pH 6,9 ± 0.2 à 25°C. L’autoclavage à 121°C pendant 15 min.
Eau peptone
Peptone 2,25g
Eau distillé 250 ml
56
Annexe 03 : Protocoles
- Déposer une goutte d’eau physiologique stérile sur une lame propre.
- Rincer immédiatement le frottis avec l’alcool absolu en inclinant la lame et par goutte
lame et lamelle.
- Dans le cas d’une culture sur milieu solide, une goutte d’eau est déposée sur la lame
et une très faible quantité de produit est prélevé et dissociée dans la goutte.
57
Annexe 03 : Protocoles
- Une lamelle est ensuite appliquée sur la goutte en évitant de crées des bulles d’air et
3- la jarre d’anaérobiose
4- préparation de beurre
58
Annexe 03 : Protocoles
59
Revue
bibliographique
Matériel et
Méthodes
Résultats et
Discussion
Conclusion et
Perspectives
Références
bibliographiques
Résumés
Annexes
Ghodbane Rahma Date de soutenance 18/06/ 2018
Khammar Romaissa
Résumé
La salubrité des aliments comprend tous les aspects liés à la santé de la nourriture. En
particulier le beurre traditionnel (Dhan) est l'un des aliments les plus consommés en Algérie.
L'objectif de cette étude était d'étudier la qualité microbiologique de quatre échantillons de
Dhan ; deux préparés à partir du lait de vache et deux préparés à partir du lait de chèvre, au
niveau de la wilaya de Khenchela .Nous avons réalisé une enquête sur la fabrication et la
conservation du Dhan. La flore mésophile totale, les bactéries lactiques, les coliformes, les
levures et moisissures, ont été dénombrés sur les différents milieux de cultures, suivi par une
étude macroscopique et microscopique de la microflore d’intérêt (flores lactiques et
fongiques). Les résultats indiquent que le beurre traditionnel du lait de vache et de chèvre est
caractérisé par une grande diversité de la microflore. Les échantillons analysés contiennent une
charge importante de la FTAM et une dominance des bactéries lactiques avec une forte
incidence des levures et moisissures et des coliformes, particulièrement, dans le beurre de lait
de chèvre. En conclusion, afin de de garantir une meilleure qualité du produit, les méthodes de
production du beurre traditionnel dhan, devraient être standardisées.
Mots clés :
Dhan, microflore, qualité, sécurité, fermentation, lait.
Devant le jury :