0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
1K vues32 pages

Rapport Stage Mata

Transféré par

icarmokoma
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
1K vues32 pages

Rapport Stage Mata

Transféré par

icarmokoma
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

i

UNIVERSITE DE KINSHASA
« UNIKIN »

FACULTE DES SCIENCES SOCIALES, ADMINISTRATIVES


ET POLITIQUES
DEPARTEMENT DES SCIENCES DU TRAVAIL

RAPPORT DE STAGE EFFECTUE A LA CAISSE NATIONALE DE


SECURITE SOCIALE
DIRECTION URBAINE DE KINSHASA-SUD (DUK-SUD)
Centre de perception de Lemba

Par :
MATA BIPAMBO Ivan

G3/ S.T

ENCADREUR :

ESUNGU SONGO Papy

ANNÉE ACADÉMIQUE 2022- 2023


ii

REMERCIEMENTS
Qu’il nous soit permis avant tout de rendre grâce à Dieu, maitre de toute
choses et qui nous a doté des capacité tant intellectuel, morale et physique pour
parvenir a réalisé le présent rapport de notre stage. Toute œuvre scientifique n’est pas
essentiellement le résultat de réflexion d’un seul individu, et aussi l’aboutissement de
la conjugaison de plusieurs personnes dans le sens d’encadrement, sacrifice,
d’encouragement, des conseils et des soutient moraux spirituel que matérielle à qui
notre remerciement devient trop petit pour exprimer notre gratitude.

Ainsi nous remercions vivement tout le corps scientifique de l’université


de Kinshasa (unikin) plus particulièrement seule de la faculté de Sciences Sociales
Administratives et politiques. Enfin nous remercions également tous les agents de
centre de perception de Lemba plus précisément à madame MWADI-BUKASA Justine
la responsable du centre ; à Monsieur ESUNGU-SONGO Papy le responsable de
l’administration et financier ; Monsieur MONGU IBENGE Bladdy le coordonnateur
du corps des contrôleurs ; à Madame MAKASA ILUNGA Annie ; Madame SAMBA
DABANGA ainsi que toute les cadres et agents du centre de perception de Lemba pour
l’encadrement de notre stage.
1

INTRODUCTION

En vue de confronter les enseignements théoriques aux exigences


professionnelles, il nous est recommandé par le ministère de l’enseignement supérieure
et universitaire de faire un stage académique auprès d’une entreprise qui nous
permettra de palper la réalité sur terrain ; à cet effet, nous avons opté pour la caisse
nationale de sécurité sociale (CNSS) en sigle.
Notre stage d’un mois, nous l’avons effectué auprès de la direction urbaine
de Kinshasa sud plus précisément au centre de perception de Lemba qui se trouve dans
la ville province de Kinshasa.

Pour bien effectué notre rapport ; nous l’avons subdivisé en deux chapitres :
dont le premier chapitre nous l’avons intitulé généralité sur la Caisse Nationale de
Sécurité Sociale avec Trois sections. La première section, portera sur l’historique de la
CNSS. Deuxième section ; portera sur l’organisation d’administrative de la CNSS ;
Troisième section stipule sur le centre de perception de Lemba.
Deuxième chapitre déroulement de stage proprement dit. Ce chapitre a
deux sections : première section parle sur les services administratifs et financier ; la
deuxième section qui est le nœud de notre rapport bavarde sur le service de contrôle à
la CNSS.
Enfin, nous allons clore notre rapport par une conclusion qui sera basée sur
nos appréciations et les suggestions.
2

CHAP. I. GENERALITE SUR LA CAISSE NATIONNALE DE SECURITE


SOCIALE

SECTION 1. HISTORIQUE DE LA SÉCURITÉ SOCIALE

Avant la sécurité sociale, plusieurs techniques des solidarités ont existé


pour se prémunir contre les risques de la vie. L’homme à éprouve le besoin de s’en
prévenir contre la maladie, l’invalidité, la maternité, les charges de famille, les
accidents, les chômages et les décès.
L’expression de « sécurité sociale » aurait été utilisée pour la première fois
par Simon BOLIVAR (général et homme politique sud-américain du début du 19éme
siècle), lorsqu’il déclarait que « le système de gouvernement le plus parfait est celui
qui engendre la plus grande somme de bien-être, la plus grande somme de sécurité
sociale et la plus grande somme de sécurité politique »
Elle apparait pour la première fois dans un texte juridique avec le social
Security américain du 14 aout 1935. Enfin, au lendemain de la deuxième guerre
mondiale, elle prend pied dans bon nombre de constitutions avant d’être consacrée
solennellement dans la déclaration universelle de droit de l’homme adoptée par
l’assemblée générale de l’ONU le 10 décembre 1948.
L’article 22de cette déclaration reconnait en effet à toute personne en tant
que membre de la société, un droit à la sécurité sociale.
Elle doit son essor et son développement à l’organisation international du
travail (OIT) qui, notamment par sa convention n°102 sur la norme minimum de la
sécurité sociale, a déterminé la matière et le contenu de la sécurité sociale.

Alors, cette notion (sécurité sociale) a aussi son histoire en République


Démocratique du Congo notre pays, où son évolution est marquée par trois grandes
périodes à savoir :
- La période précoloniale : dans le système traditionnel les risques sociaux
étaient couverts par la famille, le clan, la tribu, le village il existait une
3

solidarité clanique entre les membres de la société. Dans un village tout le


monde s’entraidait de façon naturelle.
- La période coloniale : cette période est caractérisée par le décret du 16 mars
1922 portant sur le contrat de travail. Ce décret fut la première législation
sociale du Congo-belge laquelle était fondée sur le critère racial. Cette
législation instaura deux types de régimes de sécurité sociale ; dont le régime de
la protection sociale des employés pour les personnes non originaires du Congo
ou des colonies voisines ; le régime de la protection sociale des travailleurs
originaires du Congo ou desdites colonies. Cette période était caractérisée par la
discrimination en ce sens que certaines éventualités couvertes pour les
employés (travailleurs non indigènes) ne l’étaient pas pour les autochtones où
les indigènes.
Trois caisses distinctes géraient la sécurité sociale .il s’agit : de la caisse
coloniale des pensions pour employés (pensions de vieillesse et de veuve) ; du fond
colonial des invalidités (FONCOLIN) devenu en 1959 le fond des invalidités du
Congo-Belge et du Rwanda-Burundi ; de la caisse pour la gestion et l’organisation du
système de compassassions des allocations Familiales.
- La période postcoloniale : la période postcoloniale, prenant cours a partir du
30 juin 1960, est dominée par la promulgation de du décret-loi du 29 juin 1961
organique de la sécurité sociale portant création de l’institut national de sécurité
sociale. Ce décret-loi qui a régi le régime général de la sécurité sociale jusqu’au
14 juillet 2018, répondait à quelques principes fondamentaux, notamment,
l’élimination de la discrimination raciale et la simplification de l’administration
par la fusion des trois caisses qui ont à l’époque coloniale.
Ce décret est le fruit des travaux de la commission tripartite du travail et de
la sécurité sociale, mise sur pied par le premier gouvernement congolais, suite à une de
recommandation de la table ronde économique et sociale de Bruxelles tenue en 1960.
Il sied de noter que, cette période est marquée par deux textes légaux savoir : le décret-
loi organique de la sécurité sociale portant création de l’institut national de sécurité
sociale (du 29 juin 1961 au 14 juillet 2018) ; la loi n°16/009/du 15 juillet 2016 fixant
les règles relatives au régime général de la sécurité sociale (du 15 juillet à ce jour).
4

1.1. OBJET ET MISSION DE LA CNSS


Crée par le décret n° 18/027 du 14 juillet 2018 portant création,
organisation et fonctionnement d’un établissement public dénommé Caisse national de
sécurité sociale, en sigle CNSS, a pour objet l’organisation et la gestion du régime
général de la sécurité sociale en République Démocratique du Congo
Pour remplir sa mission, la CNSS procède à l’assujettissement des
employeurs et des travailleurs, à la collecte des cotisations sociales et à la prise en
charge des bénéficiaires où prestataires sociaux.
1.2. DÉFINITION DES CONCEPTS
Dans le présent point, nous allons d’abord définir la sécurité sociale ainsi
que de tout autre concept qui la constitue et utiliser aussi au sein de l’entreprise.
- Sécurité sociale : la sécurité sociale peut être définie de plusieurs manières.
Mais ici nous nous intéressons plus à la définition de l’organisions
internationale du travail (OIT) qui définit la sécurité sociale comme « la
protection que la société accorde à ses membres grâce a une série de mesures
publiques, contre le dénuement économique et social où pourraient les plonger,
en raison de la disparition ou de la réduction sensible de leurs gains, la
maladie, la maternité, les accidents du travail et les maladies professionnelles,
le chômage, l’invalidité, la vieillesse et le décès… »
- Action sanitaire et sociale : toute action ou initiative publique ou privée prise
en vue de la prévention générale, de prévention des dommages particuliers au
moyen d’une aide financière ou matérielle, de fourniture d’équipement de
protection, de soins médicaux, d’information, de documentation sur la sécurité
sociale ;
- Accident du travail : est, quelle qu’en soit la cause, l’accident survenu a un
travailleur par le fait ou à l’occasion du travail pour le compte de son
employeur, qu’il y ait ou non faute de sa part ;
- Accident de trajet : accident survenu à un travailleur pendant le trajet d’aller et
de retour, entre sa résidence ou le lieu il prend ordinairement ses repas et le lieu
où il effectue son travail ou perçoit sa rémunération, dans la mesure où le
parcours n’a pas été interrompu ou détourné par un motif dicté par l’intérêt
5

personnel où indépendant de l’emploi. L’accident survenu pendant les voyages


dont les frais sont supportés par l’employeur en vertu des textes en vigueur ou
supportés par un tiers avec l’accord de l’employeur ;
- Affiliation : lien qui existe entre l’assuré social et un organisme de sécurité
sociale qui est susceptible de lui verser les prestations ;
- Allocation : prestation en argent attribuée à une personne pour faire face à un
besoin ;
- Allocation familiale : somme versée aux personnes ayant un ou plusieurs
enfants à charge ;
- Arrières des cotisations : cotisations dues se rapportant aux exercices
antérieurs ;
Assiette des cotisations : rémunération du travailleur sur laquelle les
cotisations sont perçues ;
- Assujettissement : le fait pour une personne d’entrer dans un champ
d’application d’un régime de sécurité sociale, en raison de sa situation
professionnelle ;
- Branche : catégorie ou division d’un régime de prestations de sécurité sociale
constitutive d’instrument de référence correspondant à l’un des risques sociaux
visés, notamment la maladie, la vieillesse, les risques professionnels, la famille,
définissant les objectifs à atteindre ;
- Contrôle : vérification minutieuse du respect et de l’application de la loi et
textes règlementaires en matière de sécurité sociale ;
- Cotisations sociales : sommes destinées au financement de la sécurité sociale à
verser, pour chaque assuré, en partie par lui-même par retenue et en partie par
l’employeur par cotisation patronale dans le d’un régime général ;
- Echéances de déclaration et de versement des cotisations sociales : délai au
cours duquel les déclarations et versements des cotisations sont dues. Il court du
premier au vingtième jour du mois suivant celui sous recouvrement. Passé ce
délai, des pénalités sont appliquées ;
6

- Employeur : toute personne physique ou morale de droit public ou privée, qui


utilise les services d’un ou plusieurs travailleurs ou travailleurs assimilés en
vertu d’un contrat de travail ;
- Fonds de roulement : fonds servant au maintien d’un volume suffisant de
liquidités pour faire face aux dépenses courantes ;
- Immatriculation : opération administrative qui constate la qualité d’assuré
social par l’attribution du numéro d’immatriculation ;
- Immeuble de rapport : édifice mise à la disposition du public en vue de
générer des recettes ;
- Majoration de retard : pénalité infligée à l’employeur qui déclare et/ou verse
ses cotisations en dehors du délai. Elle se calcule à raison 0,5% du montant
déclaré et/ou payé par jour de retard ;
- Maladie professionnelle : toute maladie désignée dans le tableau des maladies
professionnelles et contractée dans les conditions y mentionnées ;
- Maladie présumée d’origine professionnelle : toute maladie caractérisée non
désignée dans le tableau des maladies professionnelles, lorsqu’il est établi
qu’elle est essentiellement et directement causé par le travail habituel de la
victime et qu’elle entraine son incapacité permanente ou son décès ;
- Mois d’assurance : mois civil au cours duquel l’assuré à occuper, pendant 15
jours ou 120 heures au moins, un emploi assujetti à l’assurance. Toutefois, le
mois d’assurance tel que défini ne peut être pris en compte que lorsque les
cotisations sociales y afférentes ont été inscrites dans le compte individuel tenu
par la caisse ;
- Partenaires sociaux : représentants du gouvernement, du patronat et des
syndicats d’une branche professionnelle, de la direction et du personnel d’une
entreprise, considérés en tant que parties prenantes dans des négociations, des
accords ou dans la fixation et la gestion des cotisations sociales liées au régime
de sécurité sociale ;
- Pension : allocation régulière versée au titre de l’assurance vieillesse ou de
l’assurance invalidité ;
7

- Pension d’invalidité : allocation ayant pour but de compenser la perte ou la


diminution de capacité de travail provenant d’un accident, d’une maladie ou
d’une infirmité ;
- Pension de survivant : allocation versée au conjoint survivant d’une personne
prédécédée qui avait acquis de son vivant des droits à une retraite ou à une
pension au titre de l’assurance vieillesse ;
- Pension de vieillesse : allocation versée périodiquement par la caisse
d’assurance et de prévoyance aux personnes qui ont atteint un certain âge et qui
ont effectué des versements à cette caisse ;
- Prestations sociales : services en espèce ou en nature que les institutions de
protection sociale versent à leurs bénéficiaires ;
- Prévention : ensemble des mesures réglementaires ou techniques tendant à
éviter les accidents et les maladies ;
- Protection sociale : ensemble des mécanismes de prévoyance collective qui
permettent aux individus ou aux ménages de faire face financièrement aux
conséquences des risques sociaux, entendu comme situations susceptibles de
provoquer une baisse des ressources ou une hausse des dépenses ;
- Recouvrement : perception des sommes dues ou opération qui consiste à
obtenir le paiement des sommes dues ;
- Régime général de la sécurité sociale : ensemble des dispositions légales et
réglementaires de la sécurité sociale concernant les travailleurs salariés et les
retraités du secteur privé, certains fonctionnaires, et d’une manière générale,
toutes les personnes non attachées à un régime spécial ou particulier, du fait de
leur statut professionnel ;
- Rémunération : somme représentative de l’ensemble des gains susceptibles
d’être évalués en espèces et fixés par accords ou par les dispositions légales et
réglementaires qui sont dus en vertu d’un contrat de travail, par un employeur à
un travailleur ;
8

- Réserve de sécurité sociale : fonds permettant d’absorber les augmentations


des charges ou de diminutions des recettes dues aux fluctuations aléatoires,
mais conjoncturelles qui peuvent affecter la gestion des branches ;
- Risque : événement incertain qui pourrait se réaliser indépendamment de la
volonté de l’assuré ;
- Risque social : événement inhérent à la vie en société qui entraine, pour celui
qui le subit, une baisse de ses revenus (maladie, chômage, vieillesse, accident
de travail et maladie professionnelle) ;
- Sécurité et santé au travail : toute action menée dans le cadre de la prévention
des risques professionnels et de la promotion de la santé des travailleurs ;
- Sécurité sociale : protection que la société accorde à ses membres, grâce à une
séries des mesures publiques, contre le dénouement économique et social où
pourraient les plonger, en raison de la disparition ou la réduction sensible de
leur gais, la maladie, la maternité, les accidents du travail et les maladies
professionnelles, le chômage, l’invalidité, la vieillesse et le décès ; à cela
s’ajoutent la fourniture de soin médicaux et l’octroi de prestations aux familles
avec enfants ;
- Taux de cotisation : pourcentage que l’on applique sur la rémunération du
salarié pour calculer le montant des cotisations qui doit être versé à un
organisme de sécurité sociale (18% est le taux légal de cotisation (5% à charge
du travailleur et 13% à charge de l’employeur) ;
- Travailleur : toute personne physique en âge de contracter quel que soit son
sexe, son état civil et sa nationalité, qui s’est engagé à mettre en activité
professionnelle moyennant rémunération, sous la direction et l’autorité d’une
personne physique ou morale, publique ou privée, dans le lien d’un contrat de
travail.
9

1.3. TEXTES LÉGAUX ET RÈGLEMENTAIRES


Le régime général de sécurité sociale est régi par le cadre légal et
réglementaire ci-après :
Le régime général de la sécurité sociale a connu les textes légaux et
réglementaires ci-après :
1. Ordonnance 18-186 du 05/05/1978 portant statut d’une entreprise publique
dénommée institut national de sécurité sociale (INSS)
2. La loi n° 16/009 du 15 juillet 2016 fixant les règles relatives au régime
général de la sécurité social ;
3. Le décret-loi du 29 juin 1961 organique de la sécurité sociale ;
4. Décret n°18/027 du 14 juillet 2018 portant création, organisation et
fonctionnement d’un établissement public dénommé caisse Nationale de
sécurité sociale (CNSS)
5. Décret n° 18/041 du 24 novembre 2018 fixant les taux de cotisations dues à
la caisse nationale de sécurité sociale ;
6. Arrêté ministériel n°019/CAB/MIN/ETPS MBL/DAG/2013 du 01/03/2013
modifiant et complétant l’arrêté ministériel n°050 du 23/08/1982 relatif à
l’application de l’ordonnance n°92-87 du 20/08/1992 sur le déplafonnement
de l’assiette des cotisations sociales pour les branches des pensions, des
risques professionnels et des allocations familiales, etc. ;
7. Arrêté ministériel n° 137/CAB/MINETAT/MTEPS/01/2018 du 08 novembre
2018 déterminant le montant, les modalités de paiement des allocations
familiales et les conditions de suspension ;
8. Arrêté ministériel n° 138/CAB/MINETAT/MTEPS/01/2018 du 08 novembre
2018 fixant le taux et modalités des pénalités en cas de retard de versement
des cotisations sociales et de défaut de production de déclaration dans le
délai ;
9. Arrêté ministériel n° 139/CAB/MINETAT/MTEPS/01/2018 du 08 novembre
2018 déterminant les modalités d’assujettissement des travailleurs assimilés
à la branche des risques professionnels ;
10

10. Arrêté ministériel n° 140/CAB/MINETAT/MTEPS/01/2018 du 08 novembre


2018 fixant les modalités de promotion des risques professionnels ;
1.4. LES PERSONNES ASSUJETTIES
Est obligatoirement assujettis au régime général de sécurité sociale pour
toutes les branches :
- Tout travailleur soumis aux code du travail en ce compris les travailleurs
journaliers ou occasionnels, les salariés à domicile et les travailleurs
domestiques, ainsi que les batelier et tout autre personnel navigant sans aucune
distinction de race, de nationalité, de sexe, d’état-civil, de religion, d’opinion
politique et d’origine lorsqu’il exercent, à titre principal, une activité
professionnelle sur le territoire national pour le compte d’un ou de plusieurs
employeurs nonobstant la nature, la forme, la validité du contrat et le montant
de la rémunération ;
- Le mandataire de l’Etat dans les entreprises et établissements publics et dans les
sociétés d’économie mixte ne bénéficiant pas, en vertu des dispositions légales
ou réglementaires, d’un régime particulier de la sécurité sociale ;
- Le personnel de l’Etat, des provinces et des entités territoriales décentralisées
ne bénéficiant pas, en vertu des dispositions légales ou réglementaires, d’un
régime particulier de la sécurité sociale ;
- Le marin immatriculé en République Démocratique du Congo engagé a bord
d’un navire battant pavillon congolais ;
- L’employé local d’une mission diplomatique accréditée et établie en
République Démocratique du Congo ;
- Les travailleurs Congolais occupé par une entreprise située en République
Démocratique du Congo et qui, pour le compte de cette entreprise, preste sur le
territoire d’un autre pays afin d’effectuer un travail pour une durée n’excédant
pas six mois ;
- Les travailleurs étrangers occupé par une entreprise située à l’étranger et qui,
pour le compte de cette entreprise, preste sur le territoire congolais afin
d’effectuer un travail pour une durée excédant six mois ;
11

Est assujetti au régime général de la sécurité sociale pour la branche des


risques professionnels :
- L’apprenti lié par un contrat d’apprentissage conformément aux dispositions du
code du Travail ;
- L’élève ou l’étudiant des établissements d’enseignement technique,
professionnel et artisanal ;
- Le personnel placé dans les centres de formation, de réadaptation et de
rééducations professionnelles ;
- Le stagiaire en formation occupé dans une entreprise ou détaché dans une école
professionnelle ;
- La personne placée par l’Etat dans son établissement de garde, d’éducation et
de rééducation ;
- Le détenu exécutant un travail périlleux victime d’un accident survenu à
l’occasion de ce travail.
Toute personne qui, ayant été affiliée au régime général de la sécurité
sociale pendant trois mois au moins dont six mois consécutifs à la date où elle cesse de
remplir les conditions d’assujettissement à la faculté de demeurer volontairement
assujettie à la branche des pensions et des risques professionnels.
1.5. BRANCHES GÉRÉES
Le régime général de la sécurité sociale couvre trois branches à savoir :
- La branche des prestations aux familles ;
- La branche des pensions ;
- La branche des risques professionnels.
1.5.1. Branche des prestations aux familles
Cette branche couvre les prestations suivantes :
a. Les allocations prénatales ;
b. Les allocations de maternité ;
c. Les indemnités journalières de congé de maternité ; et
d. Les allocations familiales.
Alors quelle sont les conditions générales pour bénéficier des prestations familles ?
Pour bénéficier des prestations aux familles, il faut :
12

- Être immatriculé à la CNSS


- Justifier d’une activité professionnelle exercée pendant une durée minimale de
trois mois consécutifs chez un ou plusieurs employeurs ;
- Être en règle des cotisations sociales
a. Allocations prénatales (bénéficier par la femme assurée et l’épouse d’un
assuré)
Les allocations prénatales ont pour but d’assurer la surveillance médicale de
grossesses et les meilleures conditions d’hygiène et de santé à la mère et à l’enfant.
Alors pour bénéficier de ces allocations, il y a aussi les conditions à remplir ; à savoir :
- Déclarer la grossesse à la caisse en remplissant le formulaire F1 auquel sera
joint le certificat médical de grossesse délivré par le médecin (en cas de force
majeure où l’accouchement a eu lieu en dehors d’un centre médical, le
personnel de santé ayant pris en charge la mère et l’enfant est habilité à établir
le certificat médical exigé repris dans le carnet de grossesse et de maternité) ;
- Recevoir de la caisse un carnet de grossesse et de maternité ;
- Présenter à la caisse les certificats médicaux (F2, F3 et F4) attestant que la
bénéficiaire a subi, aux 3ème, 6ème et 8ème mois de la grossesse, les examens
médicaux obligatoires effectués par le personnel habilité de la santé.
N.B : les certificats médicaux sont contenus dans le carnet de grossesse et de
maternité remis par la CNSS et sont détachables.
- Tout examen non subi par la bénéficiaire lui fait perdre la tranche
correspondante.
. Modalité de paiement : cette indemnité est accordée pendant une période de
quatorze semaines et payée en 2 tranches à savoir : au départ du congé de maternité et
à la reprise de service ; et le montant à payer est de 48.600 CDF pour les neuf mois de
grossesse dont 16.200 CDF par tranche.
b. Allocations de maternité (bénéficier par la femme assurée et l’épouse d’un
assuré) Elle a pour but d’encourager la femme assurée ou la conjointe de
l’assuré à donner naissance à un enfant sous contrôle médical. Comme
conditions, il faut présenter à la caisse un certificat attestant que
l’accouchement s’est déroulé sous contrôle médical.
13

. Modalité de paiement : les allocations de maternité sont payées en une seule fois à
la bénéficiaire via son compte bancaire ou en espèces au guichet de la CNSS. En cas
de naissance multiple, chaque naissance est considérée comme une maternité
distincte ; en cas de décès de la mère, cette allocation est payable à la personne qui a la
charge effective de l’enfant. Le montant à payer est de 72.900 CDF par naissance a
condition que l’enfant soit viable.
c. Indemnité journalière de maternité : elle a pour but de compenser la perte de
revenu que subit la femme travailleuse assurée pendant la période de congé de
maternité. Elle est payée par la CNSS en faveur de la femme assurée ; comme
conditions d’octroi, il faut être immatriculé à la caisse douze mois au moins
avant la date présumée de l’accouchement, avoir cessé toute activité salariée
pendant la période de congé de maternité qui est de quatorze semaines dont six
semaines avant la date présumé d’accouchement et huit semaines après. Et au
départ tout comme au retour de congé de maternité il y a des formalité à
accomplir dont : au départ : la femme assurée est tenue de remplir en quatre
exemplaires le formulaire suivant modèle F7 auxquels il faudra joindre le
bulletins de paie de trois mois précédant la date de départ en congé de
maternité, le certificat médical de congé de maternité établi par un médecin et la
notification de congé de maternité établie par son (ses) employeur (s).A la
reprise de service, la femme assurée est tenue d’introduire les documents ci-
après :
- Le certificat médical d’accouchement modelé F5, l’attestation de reprise de
travail et s’il éché, elle doit présenter l’attestation d’incapacité de reprise de
travail délivré par le médecin traitant (certificat médical de prolongement de
congé de maternité)
L’attestation de non reprise de travail à la date d’expiration de la période de
quatorze semaines délivrées par l’employeur.
Avant la jouissance effective de la prolongation de la durée de congé de
maternité, l'assurée en couche doit transmettre à la caisse le certificat médical de
prolongation de congé de maternité.
14

Mode de calcul : L'indemnité journalière de maternité est égale à l'intégralité de la


rémunération journalière moyenne soumise à la cotisation pour les trois derniers mois
précédant la date de départ en congé de maternité.
Modalité de paiement : cette indemnité est accordée pendant une période de quatorze
semaines et payée en trois tranches à savoir, au départ, après l'accouchement et à la
reprise de travail. Dans le cas d'un repos supplémentaire justifié, l'indemnité
journalière est payée jusqu'à concurrence d'une période supplémentaire de trois
semaines.
d. Allocations familiales : elle a pour but d'apporter un complément des
ressources aux familles, encourager la surveillance médicale systématique des
enfants et leur fréquentation scolaire. Elle est bénéficiée par les enfants à charge
de l'assuré tel que définis par le code de la famille. Et comme conditions
d'octroi, nous avons la justification d'une activité salariée (temps de présence)
d'au moins 15 jours ou 120 heures de travail ou des jours assimilés dans le mois
à cela s'ajoute la production des pièces de droit comme le certificat médical ou
un certificat de vie pour les enfants ayant moins de 6 ans, le certificat de
scolarité pour les enfants en âge de scolarité et un certificat de fréquentation
justifiant l'apprentissage pour les enfants de plus de 16 ans.
Quant aux pièces émanant de l'état-civil, elles ne sont pas renouvelables
(acte de naissance des enfants), les pièces de toute natures requis pour l'obtention de
ces prestations sont exonérées de tous droits, sont établies et délivrées gratuitement et
sans frais (Article 122 alinéa)
N. B : le droit aux allocations familiales est limité à l'âge de 25 ans ; les allocations
familiales sont liquidées au bénéfice de l'assuré pour le compte des enfants,
habitants effectivement avec lui et n'exerçant pas une profession lucrative.
Mode de paiement : les allocations familiales sont liquidées le premier jour
de chaque mois civil et sont dues dès la naissance de l'enfant. Elles sont payées à terme
échu et à des intervalles ne dépassant pas trois mois. Le montant à payer est de 8.100
CDF mensuel par enfant éligible au droit payable trimestriellement. Et comme
conditions de suspension du paiement des allocations familiales il faut qu'il soit
suspension ou interruption de l'activité professionnelle sauf dans le cas prévu dans les
15

articles 36-71 de la loi n°16/009 fixant les règles relatives au régime général de la
sécurité sociale (dans le chef de l'assuré), arrêt de la fréquentation de l'école, fin
d'études avant d'avoir accompli l'âge de 25 ans ; dépassement de l'âge de 25 ans sauf
pour les enfants Invalides ; le mariage et le décès.
1.5.2 Branches des pensions
Cette branche couvre les prestations suivantes :
- La pension de retraite ou allocation de vieillesse ;
- La pension d'invalidité ;
- La pension de survivants ou allocation de survivants.
a. Pension de retraite ou allocation de vieillesse : Elle accordée aux personnes
ayant au moins 60 ans d'âge, ayant accompli au moins 180 mois d'assurance et
ayant cessé toute activité salariée. Il sied de noter que 65 ans constituent l'âge
limite pour le départ d'office à la retraite ; et le montant minimum mensuel de la
pension de vieillesse, d'invalidité ou de la pension anticipée est égal à 40% de la
rémunération mensuelle moyenne et si les mois d'assurance sont supérieurs à
180 mois, le pourcentage est augmenté de 2% par année et sans dépasser 60%.
b. Allocation de vieillesse : pour bénéficier cette allocation, il faut avoir au moins
60 ans d'âge ; justifier au moins 180 mois d'assurance, avoir cessé toute activité
salariée. Le rachat de mois de cotisation pour les personnes ayant moins de 180
mois d'assurance est accordé uniquement à ceux qui ont 60 mois d'assurance.
c. Pension anticipée volontaire : pour avoir le droit à cette pension, il faut avoir
au moins 55 ans d'âge, justifier 180 mois d'assurance et avoir cessé toute
activité salariée. Dans le cas de la pension anticipée volontaire, le montant de la
pension va subir un rabattement de 5% par année d'anticipation.
d. Pension anticipée due à l'usure : pour avoir le droit, il faut réunir les
conditions mentionnées dans la pension précédente et à la différence de la
pension anticipée volontaire, la pension anticipée due à l'usure ne subit aucun
rabattement.
e. Pension d'invalidité : pour cause de maladie d'origine professionnelle, l'assuré
doit justifier d'au moins 36 mois d'assurance au cours de 60 derniers mois
précédant immédiatement celui au cours duquel il est devenu invalide. Pour
16

cause d'accident d'origine non professionnel, nonobstant les périodes


d'assurance ou assimilées reconnues à la victime, être immatriculé à la caisse
avant la date de l'accident. Elle se calcule selon les mêmes règles que la pension
de retraite mais par contre, ce montant est majoré de 50% lorsque le médecin
désigné ou agrée par la caisse atteste que le titulaire à besoin de façon constante
de l'aide d'une tierce personne pour accomplir les actes de la vie courante. Il
faut aussi noter que la pension d'invalidité est supprimée à la date à laquelle
l'intéressé n'est plus considéré comme invalide ; et remplacée par une pension
de retraite de même montant lorsque le bénéficiaire atteint l'âge de 65 ans.
f. Pension des survivants ou allocation de survivants (due en cas de décès) du
titulaire de la pension de vieillesse, d'invalidité ou anticipée ; de l'assuré qui, en
date de son décès, remplissait les conditions requises pour bénéficier d'une
pension de vieillesse ou d'invalidité et de l'assuré qui justifiait de 180 mois
d'assurance. L'allocation de survivants est due au cas où l'assuré décédé
comptait entre 12 et moins de 180 mois d'assurance. Elle se calcule en
pourcentage de la pension de retraite ou de la pension d'invalidité à raison de
50% pour le conjoint survivant ; 50% à partager à parts égales entre orphelins
en âge de scolarité et limité à 25 ans pour les étudiants. Le conjoint remarié a
droit à une allocation unique égale à 12 fois le montant mensuel de sa pension.
Le pourcentage alloué aux orphelins est doublé s’il n’y a pas de conjoint
survivant. A défaut du conjoint et des orphelins, les ascendants directs
entretenus par l'assuré décédé bénéficient de 100% de la pension mensuelle à
laquelle le défunt avait ou aurai eu droit.
1.5.3 Branche des risques professionnels
Sont considérés comme risques professionnels : les accidents du travail et
les maladies professionnelles en ce compris les maladies d'origine professionnelle.
Avant toute prise en charge des maladies d'origine professionnelle, l'avis motivé d'un
comité de santé créé par le ministère ayant respectivement la sécurité sociale et la
santé dans leurs attributions est requis. Par rapport à cette branche, deux aspects
doivent être développés, à savoir : la prévention des risques professionnels ; et la
réparation des risques professionnels
17

a. Prévention des risques professionnels : la CNSS dispose des programmes de


prévention des risques professionnels en vue d'améliorer et d'assainir les mieux
du travail (campagnes d'éducation et d'information de manière sectorielle au
regard des activités de différents employeurs). A ce titre, elle assure la
promotion de toute action tendant à éduquer et à informer employeurs et les
assurés afin de prémunir ces derniers contre les éventuels. C'est dans ce
contexte que, dans le cadre de son organisation, la caisse s'est dotée d'une
direction de prévention, en vue de promouvoir la sécurité et la santé au travail
où les enquêtes et les actions de prévention sont effectuées par des agents de
prévention assermentés.
b. Réparation des risques professionnels : elle consiste à fournir à la victime les
prestations en nature où en espèces ; en nature, il y a l'assistance médicale,
chirurgicale, le soins dentaires, les examens médicaux, la fourniture des
produits pharmaceutiques, fourniture - entretien et renouvellement des appareils
de prothèse et d'orthopédie nécessité par les lésions résultant de l'accident et
reconnu par le médecin désigné ou agréé par la caisse comme indispensable ou
de nature à améliorer la réadaptation ou la rééducation professionnelle ; et en
espèces il y a l'indemnité journalière (en cas d'incapacité temporaire de travail,
totale ou partielle); la rente ou l'allocation d'incapacité (en cas d'incapacité
permanente, totale ou partielle); l'allocation de frais funéraires, les rentes des
survivants ( en cas de décès); et les frais de réadaptation fonctionnelle ou de
reclassement de la victime.
1.6. RESSOURCES
Le patrimoine de la Caisse est constitué :
1. De tous les biens, droits et obligations lui reconnus par le Décret n° 18/027 du 14
juillet 2018 ; des équipements, matériels et autres biens acquis dans le cadre de
l'exécution de sa mission.
Les ressources de la Caisse sont constituées notamment par :
- La dotation initiale telle que définie à l'article 3 du présent Décret ;
- Les cotisations requises pour le financement des différentes branches du régime
général de la sécurité sociale ;
18

- Les majorations encourues pour cause de retard dans le paiement des cotisations
et les intérêts moratoires ;
- Les subventions de l'Etat ;
- Les emprunts ;
- Le produit de placement des fonds ;
- Les dons et legs ;
- Toutes autres ressources à attribuer à la Caisse par un texte législatif ou
réglementaire.
Les cotisations sociales constituent la ressource principale de la CNSS ; et
elles sont versées conformément au Décret n° 18/041 du 24 novembre fixant le taux
des cotisations dues à la CNSS, aux taux de 18% et répartis comme suit :
- 10% pour la branche des pensions dont 5% à charge de l'employeur et 5% à
charge du travailleur ;
- 6,5% pour la branche des allocations familiales, à la charge de l'employeur ;
- 1,5% pour la branche des risques professionnels à la charge de l'employeur.
1.7. STRUCTURES FONCTIONNELLES
La CNSS est composée de deux structures à savoir : Les organes statutaires
les services administratifs.
1.7.1. Les organes statutaires ou structures de gestion : il y a :
- Le Conseil d'Administration ;
- La Direction Générale ;
- Le Collège des Commissaires aux Comptes.
a. Conseil d’administration
Le Conseil d'Administration est l'organe de conception, d'orientation, de
contrôle et de décision de la Caisse. II définit la politique générale de la Caisse, en
détermine le programme, en arrête le budget, et approuve les états financiers de fin
d'exercice. Il fixe par une décision le cadre et le statut du personnel de la Caisse, sur
proposition de la Direction Générale et le soumet pour approbation au Ministre ayant
la sécurité sociale dans ses attributions. Le Conseil d’Administration est composé de
19

manière tripartite et paritaire par les partenaires sociaux que sont l'Etat, les employeurs
et les travailleurs.
Il s'agit de : Deux représentants de l'Etat, dont l'un sera choisi Directeur
Général par consensus des partenaires sociaux et nommé par Ordonnance du Président
de la République ; Un représentant des organisations professionnelles des employeurs ;
Un représentant des organisations professionnelles des travailleurs. Les membres du
Conseil d'Administration sont nommés, relevés de leurs fonctions et, le cas échéant,
révoqués, par Ordonnance du Président de la République, après avis du Conseil des
Ministres. Et le mandat des membres du Conseil d'Administration est de trois ans
renouvelables une fois.
Il peut prendre fin par démission volontaire ou par décès ou lorsque le
membre perd la qualité qui motivé sa nomination. Dans ce cas, il est procédé à son
remplacement. Le Président du Conseil d'Administration est élu par ses pairs pour une
durée d'un an, parmi les membres autres que le Directeur Général.
b. Direction générale
La Direction Générale est l'organe de gestion de la Caisse. A ce titre, elle
applique les décisions du Conseil d'Administration et assure la gestion courante de la
Caisse. Elle exécute le budget, élabore les états financiers et dirige l'ensemble des
services. Elle représente la Caisse vis-à-vis des tiers. A cet effet, elle a tous les
pouvoirs nécessaires pour assurer la bonne marche de la Caisse et pour agir en toute
circonstance en son nom. La Direction Générale est assurée par un Directeur Général.
Le Directeur Général est choisi parmi les deux représentants de l'Etat, par
consensus des partenaires sociaux représentés au sein du Conseil d'administration, un
procès-verbal en faisant foi. Il est nommé et relevé de ses fonctions, le cas échéant,
révoqué par Ordonnance du Président de la République sur proposition du
Gouvernement délibérée en Conseil des Ministres.
Le Directeur Général est assisté par un Directeur Général Adjoint, nommé
par Ordonnance du Président de la République.
c. Le collège des commissaires aux comptes
20

Cet organe assure le contrôle des opérations financières de la caisse. Il est


composé de deux personnes issues des structures professionnelles distinctes et
justifiant des connaissances techniques et professionnelles éprouvées.

SECTION 2. Organisation administrative de la caisse nationale de


sécurité sociale
2.1. Structure organique

Selon les dispositions du décret N 009/53 du 3 décembre 2009 fixant le


statut d’un établissement public, la CNSS est un établissement public jouissant d’une
personnalité juridique et d’une autonome financière, sa fonction technique et
financière est placée sous tutelle du ministère de travail et prévoyance sociale.
Les organes statutaires sont :
1. Le conseil d’administration
Qui a pour mission de concevoir et orienter la grande stratégie de l’entreprise, il
dispose d’un président du conseil d’administration, 2 représentants de l’Etat un
représentant des organisations professionnel des employeurs et un représentant
des organisations.
2. La direction générale
Elle dispose d’un directeur général D.G et un directeur général adjoint DGA
nommés sous l’ordonnance du président de la république qui doivent gérer
l’entreprise au quotidiennes.
3. Le collège de commissaire au compte
Elle a pour mission de contrôler des transactions financières de la CNSS, il est
disposé de deux membres venant de différentes structures professionnelles et
également de deux membres venant de l’Etat.
4. Organisation administrative
Elle est composée par un secrétariat des organes statutaires est organisée et
coordonnée par 3 activités sont :
La coordination de centre de gestion : c’est elle qui coordonne toutes les
activités de la CNSS ;
21

Le secrétariat de la direction générale : elle est constituée d’un cabinet de travail


de la direction générale.
2.2. Les directions de la CNSS
A. La direction de ressources humaines : elle s’occupe de la gestion
administrative et dans les divers rôles entre autres :
 La gestion de carrière
 La gestion du personnel : elle contrôle la ponctualité et la
régularité des personnelles
 Le niveau d’étude
 La performance et l’efficacité de chaque travailleur
 Le calcul des paies de travailleurs
 Le contrôle des effectifs sur tous les travailleurs.
B. La direction de l’audit interne : elle s’occupe du contrôle des
rengistrements comptables et des pièces justificatives ;
C. La direction financière : elle s’occupe des transactions financières dont
les paiements et les réceptions soit les cotisations sociales et les
prestations sociales ;
D. La direction juridique : elle s’occupe des affaires juridiques entre la
CNSS et les tiers monde, elle s’occupe également des problèmes des
contrats ;
E. La direction de recouvrement : elle se charge de recouvrer les personnes
soumises au régime général ou des assurer social ;
F. La direction type et plan : elle se charge de la planification ;
G. La direction d’étude et organisation : elle chargée de structurer et
d’organisée les activités régulières au sein de la CNSS ;
H. La direction de la formation : elle se charge de la formation de
travailleurs ou personnels de la CNSS envie de pérenniser leurs
connaissances dans la pratique des différents services de l’entreprise ;
I. La direction technique : elle s’occupe de l’activité principale de la CNSS
qui est « la perception des cotisations sociales et le paiement des
prestations sociales ».
22

2.3. Les grandes directions urbaines


 La direction urbaine de kinshasa Sud-Est (siege à Mont-Ngafula) ;
 La direction urbaine de kinshas Ouest (siege àKitambo) ;
 La direction urbaine de kinshasa Nord-Est (siège à Bandal) ;
 La direction urbaine de kinshasa centre ouest (siege à kinkole) ;
 La direction urbaine de kinshasa Est (siege à Ndjili) ;
 La direction urbaine de kinshasa Sud (siege à Limete) ;
 La direction urbaine de kinshasa Nord (siege à Gombe).
2.4. Les directions provinciales
- La rection provinciale de Lubumbashi
- La rection provinciale de Likasi
- La rection provinciale de Kisangani
- La rection provinciale de Kolwezi
- La rection provinciale de Matadi
- La rection provinciale de Boma
- La rection provinciale de Bukavu
- La rection provinciale de Goma
- La rection provinciale de Bandundu
- La rection provinciale de Mbuji-mayi
- La rection provinciale de Kananga
- La rection provinciale de Mbanza-Ngungu
- La rection provinciale de Bunia
- La rection provinciale de Kikwit
- La rection provinciale de Kalemi
- La rection provinciale de Kasumbalesa
- La rection provinciale de Kindu
2.5. Bureaux de district
 Bureau de district de Kamina
 Bureau de district de Kasaï
 Bureau de district de Boende
23

 Bureau de district de Butembo


 Bureau de district de Tshikapa
 Bureau de district de Lisala
 Bureau de district d’Isiro
 Bureau de district de Gbadolite
 Bureau de district d’uvira
 Bureau de district de Kabinda
 Bureau de district de Luanda
 Bureau de district de Lodja
 Bureau de district de Gemena
 Bureau de district d’Ilebo

2.6. Les antennes


- Antenne de Masisi
- Antenne de Moanda
- Antenne de Bumba
- Antenne de D’aru
- Antenne de Kipushi
- Antenne de Wastia
- Antenne de Kalemi
- Antenne de Fizi
- Antenne de Mweka
- Antenne de Mweneditu
- Antenne de Idjofa
- Antenne de Beni
2.7. Les centres de perceptions
 Centre de perception de kenya
 Centre de perception de Golf
 Centre de perception de Kimbanseke
24

 Centre de perception de Barumbu


 Centre de perception de Lemba
 Centre de perception de Commerce
 Centre de perception de Révolution
 Centre de perception de Matete
 Centre de perception de Makala
2.8. ORGANIGRAMME DE LA DIRECTION
GENERALE
25

2.9. ORGANIGRAMME DE LA DIRECTION URBAINE


DE KINSHASA SUD
2.10. ORGANIGRAMME DU CENTRE DE PERCEPTION
DE LEMBA
SECTION 3 : CENTRE DE PERCEPTION DE LEMBA
3.1. Situation géographique
Le centre de perception de Lemba est situé dans la Commune de Lemba à
l'avenue KIYIMBI n°2, Quartier Salongo, croisement KIYIMBI by pass, district de
Mont - Amba dans la ville province de Kinshasa.
3.2. Structure administrative de centre de perception de Lemba
A. Comité de gestion
Centre de perception de Lemba est dirigé par :
Madame MWADI BUKASA Justine la responsable du centre ;
Monsieur ESUNGU SONGO Papy le responsable administratif et
financier ;
Monsieur MONGU IBENGE Bladdy coordonnateur du corps des
contrôleurs secondé par Madame MAKASA ILUNGA Annie.
La juridiction du centre de perception de Lemba comprend la commune de
Lemba et une partie de Limete soit Mombele, et cette juridiction est divisée en sept
secteurs à savoir :
Secteur de LIVULU
Secteur de RIGHHINI
Secteur de SALONGO
Secteur de LEMBA I
Secteur de LEMBA II
Secteur de LEMBA III
Secteur de MOMBELE
26

CHAPITRE DEUXIEME : DEROULEMENT DE STAGE PROPREMENT DIT

Nous avons effectué notre stage à la CNSS précisément au Centre de


perception de Lemba. Ce centre de perception compte deux services à savoir :
- Service administratif et financier
- Service de contrôle
SECTION 1. Service administratif et financier
Le service administratif et financier s'occupe de l'administration financière
du centre et est dirigé par le chef de service Monsieur ESUNGU SONGO Papy. La
tâche de ce service est pour l'élaboration d'un état de paie, élaboré un document
lorsque les besoins se présente dans l'entreprise qui peut être replacer par une facture,
une note, une lettre, pièce justificative annexe pour une preuve concrète de paiement.
Il.1.1. Les éléments clés d'un état de paie
- Le nom de l’entreprise
- Le nom de la direction qui le gère
- Le nom du centre gestion
- Les références de l’élaboration de numéro de l’année en cours
- Libelle
Ce libelle doit être et précis pour permettre au comptable si dans quel
numéro de compte ou fiche de l’écriture qui être passée.

Il.1.2. Activités réalisées


Dans ce service nous avons rempli les activités suivantes :
27

- Remplir le titre de paiement avec son numéro et facture, et à l'annexe des


pièces jointes consternée enfin les enregistrer dans un registre en et en
mentionnant le nom du bénéficiaire, le numéro, le libelle ou motif de l'opération
et le montant en chiffres et en lettre ;
- Mettre le numéro dans les états de paie et les classées par ordre en suivant
leurs numéros dans un registre (cahier), par là en écrivant le nom du
bénéficiaire dans le libelle, le montant en chiffres et en lettre tout en notant les
références et le numéro qu'il contient.
- Calculer tout en important le montant où y trouvent dans la fiche de
l'exécution du budget ensuite faire un rapport de l'exécution du budget dans
chaque mois en énumérant dans une liste chaque élément à sa place.
SECTION 2. SERVICE CONTROLE
Ce service est dirigé par Monsieur MONGU IBENGE Bladdy suivi de Madame
MAKASA ILUNGA Annie qui surveille toutes les activités sur place à centre
d'où à domicile, de contrôle s'occupe de l'affiliation des employeurs et
l'immatriculation des travailleurs, ce service c'est un lien qui existe entre un
assure social et un organisme de la sécurité sociale.
Pour le versement de déclaration de cotisation par employeur. C'est un
document par lequel l'employeur fait un appel ou se communiquer à l'organisme
de sécurité sociale qui lui permettra de connaître le montant de tous les
branches de cotisation à verser chaque mois par l'employeur.
En ce qui concerne le suivi de ce que le travailleur a eu à cotiser. C'est la
somme destinée au financement de la sécurité sociale à traverser chaque assurer
en partie par lui-même et l'autre par l'employeur.
L'élaboration de feuille dans l'ordre car c'est un document dans lequel la
personne de l'organisme de sécurité sociale calcul le salaire de base de tous les
travailleurs en fin de donner à l'employeur à une cotisation sociale divisée en
chaque branche.
Le contrôle de l'applicabilité des dispositions légales et réglementaires en
matière du régime général de sécurité sociale par les employeurs.
Il.2.1. Activités réalisées
28

Dans le service de nous avions réalisé le travail de la manière suivante :


- Demande d'affiliation de l'employeur ;
- Déclaration de versement des cotisations ;
- Déclaration complémentaire des cotisations pour les mois ;
- Rapport journalier de contrôle des employeurs et demande d'immatriculation
du travailleur ;
- Avis de passage ;
- Procès - verbal de contrat.

CONCLUSION

Nous voici arrivé au terme de notre rapport de stage, il nous est impérieux
de conclure en sont ronde au sein du Centre de perception de Lemba qui compte 2
services en son sein. La ronde nous a permis de comprendre le fonctionnement de ces
deux services : administratif et financier, contrôle.
Le stage consister plus sur la pratique qui devait être liée à la théorie que
nous avons apprise à l’université. Il s’est limité qu’à l’enseignement et l’évaluation
A ce qui concerne les taches de chaque service, toutes les activités que le
service à mis à notre disposition ; toutefois, aves le document mis à notre disposition à
la fin du stage, nous avons essayé de ressortir les activités de chaque service. Cela
nous a permis de constituer un rapport ayant trait pratiquement aux notions vues dans
nos enseignements.
A titre de rappel, nous avons parlé au premier chapitre de généralité sur la
Caisse Nationale de Sécurité sociale ; de l’historique selon les époques, de l’objet, de
sa mission, de définition des concepts ainsi que de la présentation de notre lieu de
stage ; et au deuxième chapitre, nous avons démontré la manière dont s’est déroulé
notre stage enfin notre conclusion où nous avons mentionné nos critiques,
appréciations et constats.
Nous suggérons aux autorités académiques et des entreprises de promouvoir
pérenniser la possibilité et l’accès aux stagiaires pour pouvoir développer la capacité
intellectuelle des étudiants et leurs taux accessibilité dans les services des entreprises.
29

Ce travail étant une œuvre humaine, nous sommes conscients qu'il


contiendrait des faiblesses liées au fond et la firme. En fin nous sollicitons l'indulgence
de nos lecteurs quant à ce et nous restons entièrement ouvert vis-à-vis de toutes
critiques constructives.

Table des matières


REMERCIEMENTS ii

INTRODUCTION 1

CHAP. I. GENERALITE SUR LA CAISSE NATIONNALE DE SECURITE SOCIALE 2

SECTION 1. HISTORIQUE DE LA SÉCURITÉ SOCIALE 2

1.2. DÉFINITION DES CONCEPTS 4

1.3. TEXTES LÉGAUX ET RÈGLEMENTAIRES 9

1.4. LES PERSONNES ASSUJETTIES 10

1.5. BRANCHES GÉRÉES 11

1.5.1. Branche des prestations aux familles 11

1.5.2 Branches des pensions 15

1.5.3 Branche des risques professionnels 16

1.6. RESSOURCES 17

1.7. STRUCTURES FONCTIONNELLES 18

1.7.1. Les organes statutaires ou structures de gestion : il y a : 18

SECTION 3 : CENTRE DE PERCEPTION DE LEMBA 24

3.1. Situation géographique 24

3.2. Structure administrative de centre de perception de Lemba 24

A. Comité de gestion 24

CHAPITRE DEUXIEME : DEROULEMENT DE STAGE PROPREMENT DIT 25


30

SECTION 1. Service administratif et financier 25

CONCLUSION 27

TABLE DES MATIERES 28

Vous aimerez peut-être aussi