Sociologie
23/02/2023
Précurseurs de la socio
I) Aux prémisses de la socio.
En socio, il y a des auteurs incontournables comme Marx, Weber …
La philo a joué un rôle important dans la construction de la socio.
EPISTEMOLOGIE : étude de l’histoire des sciences, comment la science s’est construite petit à
petit.
Du 17 au 18ème siècle, à partir de Montesquieu et Rousseau, les théories des intellectuels sont de –
en – marquées par les dogmes religieux et par l’histoire du monde telle qu’elle peut être racontée
dans la Bible.
Montesquieu prétend à la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif, civil et administratif).
Selon Rousseau, l’Homme serait naturellement bon et serait perverti par la société. L’Homme doit
être éduqué.
A la fin du 18 et au début du 19ème, les intellectuels français sont marqués par la Révolution
Française et ont une pensée critique. La France connaît bcp d’instabilités politiques.
Condorcet s’est placé du côté du droit des femmes, de l’école laïque et veut la séparation de
l’Église et de l’État et abolir la peine de mort et l’esclavage.
Cabanis, médecin, conceptualise le fait que la médecine est une science. Pour comprendre comment
un corps fonctionne, il faut enquêter sur les symptômes, rechercher à l’int des corps, via l’autopsie
et la dissection, les causes d’une mort. Pour lui, le moral et le mental sont liés aux corps.
Tout comme Condorcet, Cabanis s’inscrit dans le mvt philo des Lumières, et veut la fin de
l’esclavage et la fin des privilèges et de la transmission de charges, de père en fils.
Du début du 19 jusqu’à la moitié du 19ème siècle, on questionne les décideurs et on critique les 3
périodes de la monarchie.
II) Auguste Comte et le positivisme.
Auguste Comte est un philo connu pour le positivisme. Pour lui, la socio sert à prévoir ce qui va se
passer dans la société.
POSITIVISME : posture selon laquelle seuls les faits sociaux qui sont vérifiés par
l’expérimentation scientifique peuvent être compris.
Il exclu l’intuition. Pour lui, c’est l’étude de l’ensemble des lois fondamentales, propres aux
phénomènes sociaux.
Auguste Comte distingue 3 états :
- l’état théologique dans laquelle la croyance est extrêmement importante. L’esprit humain va se
représenter certains phénomènes comme étant le résultat d’une action d’un agent surnaturel (ex : il
pleut, Dieu est en colère).
- l’état métaphysique où l’on reconnaît que les phénomènes proviennent des lois naturelles que
l’on ne connaît pas encore, comme les philo essaient de comprendre des choses abstraites (ex : pk il
pleut ?).
- l’état scientifique ou positif qui permet de chercher des explications rationnelles.
Il existe 3 démarches pour expliquer des phénomènes généraux :
- l’observation.
- la comparaison.
- l’expérimentation.
Le positivisme a vite dépassé les frontières de la France : au Royaume-Uni et au Brésil, en 1989,
avec la naissance de la démocratie brésilienne.
La devise d’Auguste Comte est : « l’amour pour principe et l’ordre pour base, le progrès pour
but ». La devise brésilienne s’en inspire.
Les positivistes comme Jules Ferry s’opposent au dogmatisme.
DOGMATISME : courant qui affirme des choses sans pouvoir les prouver.
La socio s’intéresse aux effets que les individus ont, les uns sur les autres.
La socio n’est pas :
- biologique.
- psychologique. Pour Auguste Comte, les psy sont des métaphysiciens. S’intéresser à la psyché des
individus, individuellement, ne peut amener qu’au jugement des autres et pas à la vérité.
III) Karl Marx : la lutte des classes et le logement des classes laborieuses.
Karl Marx est un Prussien, passionné de philo, qui devient journaliste. Son journal se fait censurer.
Ainsi, il va s’exiler à Paris. Il va s’engager dans le communisme et rencontrer son futur ami, Engels.
Considérer comme un dangereux révolutionnaire, il va s’exiler en Belgique, puis en Angleterre.
C’est là qu’il verra toute la souffrance ouvrière, ces paysans déclassés.
Sa théorie est critique : il veut rendre cette misère publique. Il va ainsi se battre toute sa vie pour
coordonner un mvt social ouvrier et écrire pour dénoncer.
Karl Marx est témoin de la Révolution Indus, qui commence au Royaume-Uni, puis en France,
puis aux Etats-Unis. Le Royaume-Uni était un pays stable, qui a subit une révolution agraire, et qui
a vu l’invention de la machine à vapeur, en 1er.
A Lille, durant la Révolution Indus, il y avait une surpopulation, due aux manques de place, à l’int
des remparts. Des maladies comme la tuberculose vont proliférer. En 1919, les remparts tombent.
Le grand boulevard joint Lille, Roubaix et Tourcoing. On voit l’arrivée du tramway, tiré par des
chevaux, puis à vapeur. Les faubourgs deviennent des quartiers ouvriers.
Depuis l’Antiquité, Lille était marqué par son activité de filature, de laine et de lin.
Des fabriques de métallurgie et de textile et usines monstres voient le jour. Quand les manufactures
vont se développer, les familles vont être dispersées. En effet, en 1900 il y a autant de femmes qui
travaillent que d’hommes. On commence à travailler dès 6 ans. On s’aperçoit que les jeunes et
petites filles travaillent aussi dans les usines.
Karl Marx pense que toute existence sociale, toute société est traversée par des forces
contradictoires. Cette lutte entre ces forces va provoquer le changement (le prolétariat et la
bourgeoisie). Dans sa pensée, s’il y a changement, c’est radical.
Les bourgeois aliènent les prolétaires car ils possèdent les modes de production et sont sources de
travail mais les bourgeois sont aliénés par leurs investissements (banque) : tout le monde est
aliénée par la propriété privée. Il faut que l’Homme sorte de cette aliénation religieuse et
économique.
Pour Marx, le travail est l’essence même de toute activité humaine et sociale. Dans le monde
capitaliste, le travail n’est pas libre, émancipateur, épanouissant …
Karl Marx distingue l’infrastructure (travail, propriété, répartition des revenus) et la
superstructure (institutions politiques et juridiques).
Pour Marx, le capital est un rapport social entre prolétaires et bourgeois (pas un rapport
financier). Une conscience de classe est censée apparaître, durant la Révolution Indus, à partir de
ces 2 facteurs :
- les ouvriers ne doivent plus être en concurrence entre eux. Il faudrait plutôt qu’ils s’unissent
pour défendre leurs intérêts.
- les ouvriers doivent s’organiser de manière autonomes, au sein d’un syndicat (ex :
revalorisation salarial, fin du travail des enfants).
Marx distingue la classe en soi (tous les individus qui possèdent des intérêts à défendre et qui ne
s’en rendent pas compte) et veut tendre à une classe pour soi (un ensemble d’individus qui
possèdent des intérêts à défendre et qui s’en rendent compte). Il imagine que les classes sociales
vont se supprimer mais il a faux.
Il y a 5 évolution de la société :
- la communauté primitive.
- les régimes esclavagistes.
- les régimes féodaux (importance de l’agri et de la hiérarchie de possession de terres).
- le capitalisme (moyens de production qui appartiennent à des personnes privées).
- le socialisme (socialisation des moyens de production).
Friedrich Engels va donner des apports d’idées à Marx.
Pour lui, le logement est le prolongement de la société de classe. La paupérisation contribue au
marché concurrentiel et aux petits salaires.
PAUPÉRISATION : exploitation de la force de travail des ouvriers et chômage.
Les logements sont insalubres, petits et mal équipés et cela est du aux petits salaires.
La période de la Révolution Indus est frappée par l’exode rural : il y a – de travail dans les
campagnes et les personnes se concentrent en ville. Les villes ne sont pas prêtes, alors on construit
rapidement, sans construire suivant des modèles et des schémas logiques. On crée des maisons-
dortoirs et on exploite les asiles, ces endroits où les pauvres et sans-abris vont passer la nuit.
Des cités ouvrières sont construites par les patrons pour exercer un contrôle sur les ouvriers et
garder la main d’œuvre à proximité et sous dépendance.
Pour Engels, les villes sont responsables du manque d’entretien et des mauvaises conditions, par un
manque de légifération.
La bourgeoisie, dérangée par les odeurs et les fumées, va s’installer en retrait de la classe
ouvrière.
Les bâtisseurs de l’époque sont donc guidés par des stratégies de maximisation. Attirés par les
profits, ils produisent une forte densité de logements peu chers, exigus. Ils inventent la location,
installant des nouveaux rapports de domination.
IV) Les 1ères enquêtes sociales.
Les 1ères enquêtes sociales on lieu au 19ème siècle. Elles portent principalement sur des questions
d’hygiène publique. Suite à l’urbanisation, il y a eu plusieurs épidémies de choléra. On s’est donc
questionné sur l’hygiène, pour régler ces soucis. On se penche aussi sur les maladies
professionnelles, leurs risques, les modes de vie des ouvriers, le travail des enfants …
On va faire des monographies, des enquêtes spécifiques concernant des villes dans leur ensemble ou
des quartiers de ville.
Va en découler des statistiques morales, qui vont concerner les données d’état civil, les données
sur les niveaux de vie, les mariages …
En conclu, la socio est une science sociale nouvelle, qui emprunte bcp à la philo. Auguste Comte a
apporté à la socio ses fondements.
Le positivisme peut être critiqué et être aussi considéré comme une croyance.