Diffraction à l'infini en optique
Diffraction à l'infini en optique
AP1
Cours de l’Optique Physique (4)
DIFFRACTION A L’INFINI
I. PRINCIPE DE HUYGENS-FRESNEL :
A. Introduction :
Le phénomène de diffraction traduit la déviation de rayons lumineux de leur trajectoire
rectiligne lorsqu’ils rasent les bords d’un obstacle opaque (figure 1). La diffraction intervient
ainsi dès qu’il y a limitation matérielle dans l’étendue d’une onde lumineuse. Elle a été mise en
évidence par Grimaldi, vers les années 1660, en observant en détail l’ombre portée d’un brin
sur un écran pour découvrir des franges colorées encore jamais décrites auparavant et peu
compatibles avec le modèle des “rayons lumineux” déjà en usage à l’époque. Dans le cas de la
diffraction par une ouverture, plus les dimensions de celle-ci sont petites, plus la déviation des
rayons transmis est grande.
B. Pupilles diffractantes :
Une pupille ( on dit aussi ouverture, fenêtre, objet diffractant, diaphragme etc …) plane est un
plan qui agit sur les ondes lumineuses. La pupille influe sur l’amplitude mais aussi sur la phase,
il convient donc de raisonner en amplitude complexe pour le signal lumineux.
B.1. Transmittance Complexes :
La pupille plane est idéalisée, la pupille réelle possède une épaisseur. Pour le calcul, il va falloir
différencier le point P à l’entrée de la pupille de celui à la sortie de la pupille.
Par définition de la transparence complexe d’une pupille :
1
Diffraction
Enoncé :
La lumière se propage de proche en proche, chaque point P éclairé par une source primaire
S (monochromatique et ponctuelle), se comporte comme une source secondaire qui émet
des ondelettes sphériques dans toutes les directions.
L’amplitude de l’ondelette émise par P vers un point M (l’écran), est proportionnelle à ;
- L’amplitude au point P.
- L’élément de surface 𝑑𝑆𝑝 .
Enfin, les différentes sources secondaires sont cohérentes.
Les différentes sources secondaires interférent au point M
Illustrations :
Intéressons-nous à un petit élément de surface dSp centré au point P. Une onde lumineuse
incidente éclaire cet élément de surface qui va la diffracter (éparpiller).On peut supposer que
la lumière diffractée, au point P, a une amplitude élémentaire proportionnelle à l’amplitude
de l’onde incidente reçue au point P et proportionnelle à dSp.
2
Diffraction
Rayons diffractés
S dSp
Source secondaire
Source primaire
Pupille d’aire S
Le point important de ce postulat est la cohérence. La diffraction est le résultat physique des
interférences à une infinité d’ondes émises par des points P éclairés par une même onde
incidente.
Il va alors falloir sommer les amplitudes. On fait ce calcul en complexes car les signaux sont
déphasés les uns par rapport aux autres.
Pupille
Source primaire M
3
Diffraction
Pupille
Sources secondaires
S
Source primaire
M
La diffraction à distance finie (ou diffraction de Fresnel) existe bien sûr mais l’étude de ce
phénomène ne sera pas pris en compte dans le cadre de ce cours.
M(x’,y’)
F1 Ω1
P(x,y)
Ω2 𝜃 F2’=O’
i 𝑂
S
f f f f
Montage 4 f
C. Expression préliminaire :
4
Diffraction
L’onde incidente provient d’une source S à l’infini et on observe l’onde diffractée en M à l’infini
(figure ci-dessous).
Calculons le déphasage au point M à l’infini entre les rayons issus de S, source à l’infini,
diffracté par P et par O.
On note 𝑢⃗ 𝑑 vecteur unitaire qui caractérise la direction du faisceau diffractée en M, et 𝑢
⃗ 𝑖 le
vecteur unitaire de la direction du faisceau incident.
(1)
𝑢
⃗𝑑 (2)
K 𝜃
H
i
𝑢
⃗𝑖
S
Le déphasage 𝜑 :
𝛿 2𝜋𝑛 2𝜋𝑛 2𝜋𝑛
𝜑 = 2𝜋 = sin 𝜃 − sin 𝑖 = 𝑂𝑃(sin 𝜃 − sin 𝑖 )
𝜆 ⏟𝜆 ⏟𝜆 𝜆
𝜑2 𝜑1
Posons 𝑢 ⃗ 𝑖 = 𝛼𝑖 𝑢
⃗ 𝑥 + 𝛽𝑖 𝑢 ⃗ 𝑧 ( 𝛾𝑖 = cos 𝑖 ) avec 𝛼𝑖2 + 𝛽𝑖2 + 𝛾𝑖2 = 1 et 𝑢
⃗ 𝑦 + 𝛾𝑖 𝑢 ⃗ 𝑑 = 𝛼𝑑 𝑢
⃗ 𝑥 + 𝛽𝑑 𝑢
⃗𝑦+
2 2 2
⃗ 𝑧 ( 𝛾𝑑 = cos 𝜃 ) avec 𝛼𝑑 + 𝛽𝑑 + 𝛾𝑑 = 1 .
𝛾𝑑 𝑢
Dans toute la suite on se placera dans les conditions de Gauss, les angles 𝑖 𝑒𝑡 𝜃 sont très petits ;
leurs cosinus sera confondu avec l’unité .
Il vient ensuite :
5
Diffraction
⃗ 𝒊 ≈ 𝜶𝒊 𝒖
𝒖 ⃗ 𝒙 + 𝜷𝒊 𝒖 ⃗ 𝒛 et
⃗ 𝒚 + 𝟏𝒖 ⃗ 𝒅 ≈ 𝜶𝒅 𝒖
𝒖 ⃗ 𝒙 + 𝜷𝒅 𝒖
⃗ 𝒚 + 𝟏𝒖
⃗𝒛
𝑗2𝜋𝑛
𝑑𝐴(𝑀) = 𝐴(𝑆) exp − (𝑆𝑂𝑀) 𝑇(𝑃). exp 𝑗(𝜑2 − 𝜑1 ) 𝑑𝑆𝑝
⏟ 𝜆
𝐾
6
Diffraction
Finalement :
𝑑𝐴(𝑀) = 𝐾 𝑇(𝑃). exp 𝑗(𝜑2 − 𝜑1 ) 𝑑𝑆𝑝
j2πn
dA(M) = K T(P). exp OP (sin θ − sin i) dSp
λ
Qu’on peut écrire aussi :
j2πn
dA(M) = K T(P). exp ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑃 . (𝑢
⃗𝑑 − 𝑢
⃗ 𝑖 ) dSp
λ
𝐣𝟐𝛑𝐧
𝑨(𝑴) = 𝑲 ∬ 𝐓(𝐏). 𝐞𝐱𝐩 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑶𝑷 . (𝒖⃗𝒅 − 𝒖
⃗ 𝒊 ) 𝐝𝐒𝐩
𝛌
𝑺
L’intensité lumineuse correspondante est :
𝟏 𝟏 𝟐
𝑰(𝑴) = 𝑨(𝑴)𝑨∗ (𝑴) = |𝑨(𝑴)|
𝟐 𝟐
Le vecteur :
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑃 = 𝑥𝑢 ⃗𝑦,𝑢
⃗𝑥+𝑦𝑢 ⃗ 𝑖 = 𝛼𝑖 𝑢
⃗ 𝑥 + 𝛽𝑖 𝑢 ⃗𝑧 , 𝑢
⃗ 𝑦 + 1𝑢 ⃗ 𝑑 = 𝛼𝑑 𝑢
⃗ 𝑥 + 𝛽𝑑 𝑢 ⃗ 𝑧 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ 𝑦 + 1𝑢 Ω2 M = 𝑓 ′ 𝑢
⃗𝑧+
𝑥′ 𝑢 ⃗ 𝑦 . Comme ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ 𝑥 + 𝑦 ′𝑢 Ω2 M et 𝑢 ⃗ 𝑑 sont parallèles on peut écrire :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω2 M×𝑢 ⃗𝑑 =0
En écriture matricielle :
𝑦′
𝑥′ 𝛼𝑑 𝑦 ′ − 𝑓 ′ 𝛽𝑑 0 𝛽𝑑 = 𝑓′
{𝑦′ × { 𝛽𝑑 = {𝑓 ′ 𝛼𝑑 − 𝑥 ′ = { 0 ⇒ { 𝑥′
𝑓′ 1 0 𝛼𝑑 = 𝑓′
…….
…….
j2πn
𝐴(𝑀) = 𝐾 ∬ T(x, y). exp (𝑥𝑢 ⃗ 𝑦 ). ((𝛼𝑑 − 𝛼𝑖 )𝑢
⃗ 𝑥 + 𝑦𝑢 ⃗ 𝑥 + (𝛽𝑑 − 𝛽𝑖 )𝑢
⃗ 𝑦 ) dxdy
λ
𝑆
j2πn
𝐴(𝑀) = 𝐾 ∬ T(x, y). exp (𝑥(𝛼𝑑 − 𝛼𝑖 ) + 𝑦(𝛽𝑑 − 𝛽𝑖 )) dxdy
λ
𝑆
7
Diffraction
Posons
𝛼𝑑 −𝛼𝑖 𝑛 𝑥′ 𝛽𝑑 −𝛽𝑖 𝑛 𝑦′
𝑢=𝑛 = 𝜆 (𝑓′ − 𝛼𝑖 ) et 𝑣 = 𝑛 = 𝜆 (𝑓′ − 𝛽𝑖 )
𝜆 𝜆
D’où :
Ou encore
j2πn 𝑥′ 𝑦′
𝐴(𝑥 ′ , 𝑦′) = 𝐾 ∬ T(x, y). exp (𝑥( ′ − 𝛼𝑖 ) + 𝑦( ′ − 𝛽𝑖 )) dxdy
λ 𝑓 𝑓
𝑆
A. Pupille rectangulaire :
La transmittance prend la valeur 1 à l’intérieur du trou et zéro ailleurs :
𝑎 𝑎 𝑏 𝑏
𝑇(𝑃) = {1 𝑠𝑖 − 2 < 𝑥 < 2 𝑒𝑡 − 2 < 𝑦 < 2
0 𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠
8
Diffraction
𝜋𝑛𝑥 ′ 𝑎 𝜋𝑛𝑏𝑎
sin sin
𝜆𝑓′ 𝜆𝑓′
𝐴(𝑥 ′ , 𝑦′) = 𝐾 𝑎𝑏 ′
𝜋𝑛𝑥 𝑎 𝜋𝑛𝑦′𝑏
𝜆𝑓′ 𝜆𝑓′
On pose ensuite : 𝐴𝑜 = 𝐾 𝑎𝑏
𝝅𝒏𝒙′ 𝒂 𝝅𝒏𝒚′𝒃
𝐬𝐢𝐧 𝐬𝐢𝐧
𝝀𝒇′ 𝝀𝒇′
𝑨(𝒙′ , 𝒚′) = 𝑨𝒐 ′
𝝅𝒏𝒙 𝒂 𝝅𝒏𝒚′𝒃
𝝀𝒇′ 𝝀𝒇′
De même :
2
𝜋𝑛𝑥 ′ 𝑎 2 𝜋𝑛𝑦 ′ 𝑏
1 1 sin sin
2 2 𝜆𝑓′ 𝜆𝑓′
𝐼(𝑀) = 𝐼(𝑥 ′ , 𝑦 ′ ) = |𝐴(𝑥 ′ , 𝑦 ′ )| = |𝐴𝑜 | ( ′ 𝑎 ) ( 𝜋𝑛𝑦 ′ 𝑏 )
2 ⏟
2 𝜋𝑛𝑥
𝐼𝑜 𝜆𝑓′ 𝜆𝑓′
𝟐 𝟐
𝝅𝒏𝒙′ 𝒂 𝝅𝒏𝒚′ 𝒃
𝐬𝐢𝐧 𝐬𝐢𝐧
𝝀𝒇′ 𝝀𝒇′
𝑰(𝑴) = 𝑰𝒐 ( ) ( )
𝝅𝒏𝒙′ 𝒂 𝝅𝒏𝒚′ 𝒃
𝝀𝒇′ 𝝀𝒇′
A.1 Etude de la fonction sinc :
9
Diffraction
100%
4.5%
1.6%
𝜋 2𝜋 𝜋
10
Diffraction
- La largeur du lobe centrale de diffraction est deux fois plus large et bcp plus plus
intense.
- Les autres lobes sont moins intenses, leurs intensités décroisent rapidement , (on
passe de 4.5% à 1.6% à 0.82%.. ) et deux fois moins large que le lobe centrale
A.2 Figure de diffraction
La répartition de l’intensité sur l’écran est donnée par :
𝟐 𝟐
𝝅𝒏𝒙′ 𝒂 𝝅𝒏𝒚′ 𝒃
𝐬𝐢𝐧 𝐬𝐢𝐧
𝝀𝒇′ 𝝀𝒇′
𝑰(𝑴) = 𝑰𝒐 ( ′ ) ( )
𝝅𝒏𝒙 𝒂 𝝅𝒏𝒚′ 𝒃
𝝀𝒇′ 𝝀𝒇′
Cette fonction s’annule en :
𝜆𝑓′ 𝜆𝑓′
𝑥𝑘′ = 𝑘 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑘 ∈ ℤ∗ ou 𝑦𝑘′ = 𝑘 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑘 ∈ ℤ∗
𝑛𝑎 𝑛𝑏
Y’
−2𝜆𝑓′ −𝜆𝑓′ 𝜆𝑓′ 2𝜆𝑓′ 3𝜆𝑓′
𝑛𝑎 𝑛𝑎 𝑛𝑎 𝑛𝑎 𝑛𝑎
Franges sombres
2𝜆𝑓′
𝑛𝑏
𝜆𝑓′
𝑛𝑏
X’
−𝜆𝑓′
𝑛𝑏
−2𝜆𝑓′
𝑛𝑏
11
Diffraction
Commentaires :
- La largeur de la tache centrale de diffraction vaut alors :
2𝜆𝑓′ 2𝜆𝑓′
∗
𝑛𝑎 𝑛𝑏
- On constate que les dimensions de la tache centrale de diffraction sont inversement
proportionnelles aux dimensions de la pupille diffractante.
- La diffraction est plus importante dans la direction qui correspond à la dimension la plus
faible de la pupille.
Montage :
B. Fente fine :
Lorsque le côté b du rectangle précédent est suffisamment grand devant les dimensions
transversales du faisceau incident lumineux incident, ce dernier n’est limité que par les bords
du rectangle parallèles à OY. La diffraction n’est alors observée que suivant l’axe OX normale
à la fente.
B.1 Amplitude diffractée par la pupille :
sin 𝜋𝑢𝑎
𝐴(𝑢) = 𝐾 𝑎
𝜋𝑢𝑎
𝑛𝑥 ′
Avec 𝑢 = 𝜆𝑓′
𝜋𝑛𝑥 ′ 𝑎
sin
𝜆𝑓′
𝐴(𝑥 ′ ) = 𝐾 𝑎
𝜋𝑛𝑥 ′ 𝑎
𝜆𝑓′
On pose ensuite : 𝐴𝑜 = 𝐾 𝑎
12
Diffraction
𝝅𝒏𝒙′ 𝒂
𝐬𝐢𝐧
𝝀𝒇′
𝑨(𝒙′ ) = 𝑨𝒐
𝝅𝒏𝒙′ 𝒂
𝝀𝒇′
L’intensité sera donc
𝟐
𝝅𝒏𝒙′ 𝒂
𝐬𝐢𝐧
𝝀𝒇′
𝑰(𝑴) = 𝑰(𝒙′) = 𝑰𝒐 ( )
𝝅𝒏𝒙′ 𝒂
𝝀𝒇′
La figure d’interférence obtenue sera déduite de la figure du rectangle en faisant tendre
b vers ∞.
B.2 Allure de la figure de diffraction :
X’
I(x’)/Io
X’
Remarque :
- Ca correspond à ce qu’on a observé pendant la séance de TP -manip3-
- Le plus souvent on s’intéresse exclusivement à la tache centrale de diffraction, étant
donné l’importance de sa luminosité et de sa dimension par rapport aux autres taches
secondaires.
- L’utilisation de la lentille L2 n’est pas obligatoire, à condition de placer l’écran à une
𝑥′ 𝑥′
distance D >> a, ainsi dans les expressions précédentes on remplace le rapport 𝑓′ par 𝐷 ,
on obtient alors :
-
13
Diffraction
𝟐
𝝅𝒏𝒙′ 𝒂
𝐬𝐢𝐧
𝑰(𝑴) = 𝑰(𝒙′) = 𝑰𝒐 ( 𝝀𝑫 )
𝝅𝒏𝒙′ 𝒂
𝝀𝑫
X’
X
𝐷𝜆
𝑛𝑎
𝜃𝑑
a
O’
−𝐷𝜆
𝑛𝑎
𝜆
L’angle 𝜃𝑑 vaut environ 2 𝑛𝑎
14
Diffraction
𝝅𝒏𝒅𝑹 𝟐
𝑱𝟏 ( )
𝑰(𝑴) = 𝑰𝒐 [𝟐 𝝀𝑫 ]
𝝅𝒏𝒅𝑹
𝝀𝑫
Avec D la distance séparant l’écran de la pupille.
𝐽1 étant la fonction de Bessel :
𝟐 𝝅𝒏𝒅𝑹 𝟐
𝑰(𝒖) 𝑱𝟏 (𝒖) 𝑱𝟏 ( )
= [𝟐 ] = [𝟐 𝝀𝑫 ]
𝑰𝒐 𝒖 𝝅𝒏𝒅𝑹
𝝀𝑫
Quelques résultats sont donnés en bas.
𝑰(𝑴) u 𝑰(𝒖)
𝑰𝒐 𝑰𝒐
Pratiquement on obtient :
15
Diffraction
La tache d’airy
𝜃3 𝜃2 𝜃1
d
𝝀𝑫
𝑹𝟏 = 𝟏. 𝟐𝟐
𝒏𝒅
Les rayons du deuxième et troisième anneau brillants valent respectivement :
𝝀𝑫 𝝀𝑫
𝑹𝟐 = 𝟐. 𝟐𝟑 et 𝑹𝟑 = 𝟑. 𝟐𝟒
𝒏𝒅 𝒏𝒅
Etc..
𝑅1 1.22𝜆 𝑅2 2.23𝜆
On peut facilement estimer les angles de diffraction 𝜃1 = = , 𝜃2 = = , et
𝐷 𝑛𝑑 𝐷 𝑛𝑑
𝑅3 3.24𝜆
finalemnt 𝜃3 = = ,
𝐷 𝑛𝑑
En vue de face :
16
Diffraction
D’où :
𝑎
+
2
17
Diffraction
a/2
P(x) 𝜃
i
-a/2
sin 𝜋𝑢𝑎
𝐴(𝑢) = 𝐾𝑎
𝜋𝑢𝑎
L’intensité correspondante vaut
1 1 2
𝐼(𝑢) = 𝐼(𝑀) = 𝐴(𝑢)𝐴∗ (𝑢) = |𝐾𝑎| 𝑠𝑖𝑛𝑐 2 𝜋𝑢𝑎
2 ⏟
2
𝐼𝑜
Finalement :
𝑛𝜋𝑎
𝐼(𝑢) = 𝐼𝑜 𝑠𝑖𝑛𝑐 2 𝜋𝑢𝑎 = 𝐼𝑜 𝑠𝑖𝑛𝑐 2 (sin 𝜃 − sin 𝑖)
𝜆
Pour des angles petits (sin 𝜃 ~𝜃 𝑒𝑡 sin 𝑖 ~𝑖) , en considérant le montage de fraunhofer on peut
𝑥′
remplacer 𝜃 par 𝑓′ , il vient ensuite :
𝑛𝜋𝑎 𝑥 ′
𝐼(𝑥′) = 𝐼𝑜 𝑠𝑖𝑛𝑐 2 ( − 𝑖)
𝜆 𝑓′
Les zéros de cette fonction sont :
𝜆 ′ 𝜆 𝜆 ′ 𝜆 𝜆 𝜆
𝑥′ = ⋯ 𝑓 ′𝑖 − 3 𝑓 𝑖−2 , 𝑓 ′𝑖 − , 𝑓 𝑖 , 𝑓 ′𝑖 + , 𝑓 ′𝑖 + 2 , 𝑓 ′𝑖 + 3 …
𝑛𝑎 𝑛𝑎 𝑛𝑎 𝑛𝑎 𝑛𝑎 𝑛𝑎
18
Diffraction
En voici le tracée.
𝐼(𝑥 ′ )
𝐼𝑜
X’
𝜆 𝜆 𝜆 ′ 𝜆 𝜆
𝑓 ′𝑖 − 𝑓 ′𝑖 − 2 𝑓 ′𝑖 − 𝑓𝑖 𝑓 ′𝑖 + 𝑓 ′𝑖 + 2
𝑛𝑎 𝑛𝑎 𝑛𝑎 𝑛𝑎 𝑛𝑎
19
Diffraction
X X’ 𝐼(𝑥 ′ )
𝐼𝑜
Tâche centrale
de diffraction
Prévision de l’optique
géométrique
𝑛𝜆
𝑓 ′. 𝑖 +
𝑎
𝑛𝜆
2
𝑓 ′. 𝑖 𝑎
i
O X’
i 𝜆
𝑓 ′. 𝑖 −
𝑎
f’
0 𝑠𝑖𝑛𝑜𝑛
B.1 Représentation de la pupille à deux fentes :
20
Diffraction
b/2+a/2
b/2-a/2
-b/2+a/2
O
a -b/2-a/2
b a
T(x)
X
-b/2-a/2 -b/2 -b/2+a/2 b/2-a/2 b/2 b/2+a/2
21
Diffraction
𝑏 𝑎 𝑏 𝑎
− + +
2 2 2 2
sin 𝜋𝑢𝑎
𝐴(𝑢) = 2𝐴𝑜 cos 𝜋𝑢𝑏
𝜋𝑢𝑎
Finalement l’intensité vaut :
Commentaires :
Dans cette expression on distingue deux termes :
sin 𝜋𝑢𝑎 2
𝐼(𝑢) = 2𝐼𝑜 ( ) (1 + cos 2𝜋𝑢𝑏 )
⏟
⏟ 𝜋𝑢𝑎
𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑓é𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠
𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑑𝑖𝑓𝑓𝑟𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛
1
- Le terme de diffraction est un terme pseudo-sinusoïdal de pseudo –période 𝑎 .
1
- Le terme des interférences est un terme sinusoïdale de période 𝑏.
- Comme 𝑏 > 𝑎, on peut dire que le terme de diffraction ‘module’ le terme des
interférences.
𝑘
- Le terme de diffraction s’annule pour , 𝑢𝑘 = , 𝑘 ∈ ℤ∗ alors que des interférences
𝑎
𝑚
s’annule 𝑢𝑚 = 𝑏
,𝑚 ∈ ℤ
Représentation graphique :
Prenons le cas 𝑏 = 2.5 𝑎 par ex
22
Diffraction
I/Io
2/a
Le terme d’interférence
1/2b 1/b
Exploitation :
1
La distance entre deux franges brillantes consécutive vaut Δ𝑢 = 2𝑏
𝑛 1
Soit 2 λf𝑜′ Δx ′ = 2𝑏
, avec Δ𝑥 ′ = 𝑖, l’interfrange.
𝜆𝑓 ′
𝑖 = Δ𝑥 ′ =
𝑛𝑜 𝑏
La largeur du lobe centrale de diffraction :
2
Δ𝑢 =
𝑎
Soit encore :
no 2
′
Δx′ =
λf 𝑎
𝜆𝑓 ′
L = Δx′ = 2
𝑛𝑜 𝑎
23