Nature et mécanisme de l’expression du matériel génétique.
Génie génétique : Principes et
techniques
Document 2 : Localisation de l’information génétique chez un être vivant pluricellulaire
En 1960 le biologiste anglais Gurdon travaille sur des crapauds les xénopes. Il élève deux
variétés, l'une sauvage de couleur vert, l'autre albinos (dépigmentée). Des ovules non fécondés
pondus par des femelles de variété sauvage sont irradiés aux ultraviolets, ce qui détruit leur
noyau. Par ailleurs, des noyaux de cellules intestinales sont prélevés chez un têtard de la variété
albinos. Chacun de ces noyaux est transplanté dans un ovule irradie Les résultats sont présentés
par la figure ci-contre.
Document 4 : La mitose chez une cellule animale
La division cellulaire est nommée mitose, il s’agit d’une multiplication cellulaire où une cellule
mère donne deux cellules filles identiques (reproduction conforme). La mitose comprend 4 phases
: Prophase, métaphase, anaphase et télophase
Document 7 : Notion de cycle cellulaire
Au cours de sa vie, toute cellule eucaryote subit un certain nombre de mitoses séparées les unes
des autres par une interphase. L'ensemble Interphase + mitose constitue un cycle cellulaire
Au cours d'un cycle cellulaire la quantité d'ADN contenue dans le noyau d'une cellule. Les
résultats obtenus sont représentés dans le graphique ci-dessous :
Document 8 : Notion de caryotype
Document 9 : Nature chimique du matériel Génétique, les expériences de Griffith (1928)
Les pneumocoques sont des bactéries responsables de la pneumonie. Il en existe plusieurs [Link]
(1928), physiologiste anglais, utilise deux souches ayant des caractéristiques différentes :
La forme virulente, qui possède une capsule empêchant sa phagocytose, c'est-à-dire son ingestion puis sa
digestion par les macrophages. La présence de la capsule donne à la colonie de bactéries un aspect lisse que l'on
désigne par la lettre S (de l'anglais smouth, lisse)
La forme non virulente, dépourvue de capsule, et qui donne à la colonie un aspect rugueux et mat que l'on
désigne par la lettre R (de l'anglais rougit. Rugueux)
Les expériences consistent à inoculer à des souris différents types de pneumocoques représentés dans le tableau
ci-dessous :
Document 10 : Mise en évidence de la nature chimique du principe transformant (1944)
L'analyse du principe transformant fut réalisée en 1944 par des biologistes américains (Avery, Mac
Leod et Mac Carthy). La figure ci -dessous montre les expériences ainsi que les résultats obtenus.
Document 11 : Confirmation du rôle de l’ADN : expérience de Hershey et Chase (1952)
Document 12 : Les constituants chimiques de l'ADN
Document 13 : La structure de la molécule d'ADN
Document 14 : Modèle de Watson et Crick 1953
Document 15 : Relation entre chromatine, chromosome et ADN
Document 16 : Mécanisme de duplication de l'ADN, Expérience de Meselson et Stahl (1958)
Document 16 : Réplication semi-conservative de la molécule d'ADN
Chez les eucaryotes, la réplication débute en plusieurs points précis de la molécule d'ADN ce qui entraîne la
formation d'yeux de réplication encadrée par deux fourches de réplication. Les yeux de réplication progressent dans
les deux sens jusqu'à ce que les fourches de réplication se rencontrent.
1. En se basant sur les données de ce document, décrire ce qui se déroule au niveau de l'œil de réplication lors de la
réplication de l'ADN.
Document 18 : Mécanisme de duplication de l'ADN
Exercice d'application
Pour étudier certains aspects de la transmission et d’expression de l’information génétique, on propose les données
suivantes. Pour mettre en évidence un de ces phénomènes ainsi que son importance, on propose l’expérience
présentée par le document. Au cours de chaque cycle cellulaire, la cellule subit un ensemble de phénomènes
biologiques qui interviennent dans le maintien de l’information génétique lors de sa transmission d’une cellule à une
autre.
Remarque : La thymidine (T) est utilisée dans la synthèse d’ADN.
Question : Expliquez les résultats de l’expérience du document 1, en justifiant votre réponse à l’aide d’un schéma
adéquat du phénomène biologique mis en évidence.
EXPRESSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE
Document 1 : Quelques caractères héréditaires chez les êtres vivante
Document 2 : Notion de mutation
Dans le cadre de l'étude du phénomène de la mutation, on a réalisé des expériences en partant d'une souche
sauvage de bactérie E. coli sensible à un antibiotique, la streptomycine (Strep S). On prélève 2 volumes l'un
contenant 103 bactéries que l'on étale sur le milieu nutritif 1 et l'autre contenait 108 bactéries que l'on étale sur le
milieu 2. Les deux milieux contiennent de la streptomycine. Ensuite on repique une des colonies sur milieu 2 sur
un milieu nutritif (3) contenait de la streptomycine.
Document 3 : Types de mutation
Document 4 : Notion de gène et notion d’allèle
Le caractère de sensibilité ou de résistance à la streptomycine est gouverné par un morceau d'ADN appelé gène.
Ce gène existe sous deux formes appelées allèles :
Allèle sauvage qui gouverne la sensibilité à la streptomycine et qui existe chez les bactéries strep S
et l'allèle muté responsable de la résistance à la streptomycine et qui existe chez les bactéries strep R
Document 5 : Relation protéine – caractère
On trouve dais les hématies une protéine appelée hémoglobine capable de fixer le dioxygène. La solubilité de
l'hémoglobine des malades drépanocytaires (HbS) est beaucoup plus faible que celle de l'hémoglobine normale
(HbA). L'hémoglobine des globules rouges est une molécule constituée de différents éléments, dont les globines
(protéines). Il y a 4 molécules de globine (2 molécules de globine alpha identiques, 2 molécules de globine bêta
identiques). Le document suivant représente les premiers acides aminés des séquences de la chaine 𝛽 de
l’hémoglobine d'un individu normal (HbA) et la chaine 𝛽 de l’hémoglobine d'un individu atteint de drépanocytose
(HbS)
4. Comparez les séquences peptidiques et déduisez la relation protéine-caractère
Document 6 : Relation gène - protéine
La figure ci-contre présente la séquence des nucléotides du gène de la protéine (β-globine) et les séquences
d'acides aminés, chez un individu sain et chez un individu drépanocytaire.
1. Comparez les séquences d'ADN chez ces deux individus et précisez l'origine génétique de la drépanocytose
2. A partir de l'exploitation de ce document, justifiez la relation gène-protéine
Exercice D’application
La division cellulaire est l’une des propriétés fondamentales des cellules vivantes. Pour assurer le développement
et le bon fonctionnement de l’organisme, les divisions cellulaires doivent être contrôlées.
Parmi les gènes qui interviennent dans le contrôle de la division cellulaire, on trouve le gène p53.
Des études ont montré que l’altération du gène p53 est retrouvée dans plus de la moitié des cancers humains. Le
document présente les séquences d’ADN et les séquences d'acides aminés du gène p53 de l’allèle normal du gène
p53 et celle de l’allèle anormal de ce gène
3. Comparez les séquences d'ADN (Gène p53 Normal) (Gène p53 Anormal)
4. En vous basant sur les documents précédents, montrez la relation entre la mutation du gène p53 et la formation
de la tumeur cancéreuse.
Document 7 : La mise en évidence d’un intermédiaire informationnel, l’ARNm
Expérience de Goldstein et Paul (1955) Afin de mettre en évidence quelques mécanismes de l'expression
d’information génétique, ces deux chercheurs cet réalisés les expériences suivantes sur l'amibe (être vivant
unicellulaire) Les chercheurs cultivent l’amibe dans un milieu de culture riche en phosphore radioactive le figure (a)
représente le début de l'expérience et le figures (b) représente à la fin de l'expérience.
Document 8 : Structure et composition chimique de l’ARNm
L’ARNm, est une molécule monocaténaire (formée d’un seul brin).
C’est un acide nucléique constitué d’un enchainement de nucléotides.
Chaque nucléotide de l’ARN est constitué de :
❑ Un sucre à 5 atomes de carbone : ribose, dont les atomes de carbones sont numérotés de 1’ à 5’
❑ Une base azotée : A ou C ou G ou U (uracile)
❑ Un acide phosphorique
Document 9 : De l’ADN à l’ARNm : la transcription
Le document suivant montre le phénomène de transcription qui correspond à la synthèse d’ARNm à partir du brin
transcrit de l’ADN. Ce phénomène se déroule dans le noyau chez les eucaryotes grâce à une enzyme appelée ARN
polymérase
Cette transcription débute là où la molécule d’ARNm est la plus
courte et se termine là où la molécule d’ARNm est la plus longue.
Sur la photographie plusieurs d’ARN polymérases (les enzymes
assurant la synthèse d’ARNm) sont entrain de transcrire un gène.
Plusieurs molécules d’ARNm sont donc synthétisées
Document 10 : De l’ARNm à la protéine : la traduction
À partir de bactéries ([Link]), on prépare un extrait dépourvu d'ADN et d'ARNm mais contenant tous les autres
constituants cytoplasmiques . A cet extrait, on ajoute, in vitro, des acides aminés et des ARNm solubles que des
techniques appropriées permettent d'isoler à partir du cytoplasme cellulaire.
On suit alors en fonction du temps, le devenir des ARNm injectés d'une part, l'incorporation des acides aminés
dans des protéines d'autre part.
Remarque : la molécule d’ARNm a une courte durée de vie (subit une dégradation dans le cytoplasme)
1. Décrivez les résultats obtenus
2. Déduisez la relation entre les ARNm et la synthèse des protéines.
Document 11 : Un Acide ribonucléique de transfert (ARNt)
Document 12 : Le code génétique
▪ Un même acide aminé peut être codé par des codons différents (redondance).
▪ Trois codants ne désignent aucun acide aminé (codons stop), ils correspondent à un signal d’arrêt
de synthèse de peptide par les ribosomes
Document 12 : Les étapes de traduction
La synthèse des protéines est appelée traduction, elle se déroule en 3 étapes : initiation, élongation et terminaison
GÉNIE GÉNÉTIQUE
Document 1 : La galle ou tumeur
1. Déduire de l’analyse de ces données la notion de modification génétique naturelle.
2. Montrer que le plasmide Ti de la bactérie Agrobacterium tumefaciens est responsable de la tuméfaction de la
plante.
3. Préciser la relation entre la modification génétique naturelle de la plante et la bactérie
Agrobacterium tumefaciens.
Document 4 : Matériel biologique employé dans le génie génétique
Le matériel biologique le plus utilisé dans le génie génétique, est la bactérie Escherichia coli, et ce pour deux raisons
essentielles :
▪ Elle possède en plus de son unique chromosome, des plasmides
▪ Elle se reproduit très vite permettant d'obtenir rapidement plusieurs générations successives.
Le cytoplasme de cette bactérie est riche en ribosomes, et possède tous les éléments nécessaires à la synthèse des
protéines
Document 4 : Matériel biologique employé dans le génie génétique
Document 4 : Les étapes du génie génétique (La recombinaison de l'ADN in vitro)
Quel que soit l'objectif visé de la manipulation génétique le transfert du gène d'une cellule à l'autre, nécessite trois
étapes essentielles qui sont :
• La recombinaison de l'ADN in vitro.
• Le clonage du gène.
• Criblage des clones transformant
Le clonage nécessite l'introduction du plasmide recombinant dans une cellule hôte (E. coli) puis la mise en culture de
cette bactérie dans un milieu favorable cela permet à certaines bactéries d'intégrer les plasmides recombinés
L'identification du clone transformant exige l'utilisation de marqueurs de sélection. Criblage des bactéries
transformant par l'utilisation des antibiotiques :
Après le clonage du gène d'intérêt, ce ne sont pas toutes les bactéries qui intégreront les plasmides, alors les cellules
doivent être sélectionnées afin d'identifier celles qui auront intégré les plasmides et celles qui ne l'auront pas fait.
Afin de déterminer les bactéries génétiquement modifiées, on utilise le caractère de la résistance aux antibiotiques.
Les plasmides renferment généralement des gènes qui favorisent la résistance aux antibiotiques (la pénicilline,
l'ampicilline, etc.).
Le principe de cette technique est la culture de bactéries dans des milieux qui contiennent des antibiotiques, puis
analyser les résultats obtenus dans chaque milieu de culture, pour déterminer les clones contenant le gène désiré. Le
document ci-dessous décrit les circonstances et les résultats de ces expériences
L'insuline est une hormone utilisée pour le traitement des diabètes. Le génie génétique a permis de produire de
l'insuline humaine à partir de bactéries génétiquement modifiées, à travers la stratégie expérimentale suivante :