Université Abou Bekr Belkaid – Tlemcen Matière: Equipement du bâti
Département d’Architecture Semestre: 2
Année universitaire 2022-2023 Licence 3
Cours 1:
Introduction à l’hydraulique urbaine
VRD: Voiries et Réseaux Divers
Enseignante: Mme BELAID née GHAFFOUR Wafa.
L’eau douce et l’eau salée
Notre planète contient un volume d’eau total d’environ 1,4 milliard de
km3. Cette quantité d’eau demeure la même depuis son apparition sur
Terre. Ces 1,4 milliard de km3 se composent de 97,17 % d’eau salée et
de 2,83 % d’eau douce. Ils forment l’hydrosphère, c’est-à-dire
l’ensemble des réserves d’eau de la Terre. L’eau salée couvre 2/3 de la
surface de la Terre et se trouve dans les mers, les océans et les
banquises. Le sel qu’elle contient provient des roches et des minéraux
qui sont entrés en contact avec elle. L’eau douce provient
essentiellement des précipitations. On la trouve à différents niveaux : •
à 76 % dans les glaciers • à 22,5 % sous la terre : nappes phréatiques et
nappes profondes et captives • à 1,26 % sur la terre : eaux de surface
(lacs, rivières, étangs…) • à 0,04 % dans l’air : nuages, pluies, brouillard,
brume
Le cycle de l’eau
L’évaporation : Grâce à l’énergie solaire, l’eau des mers et des océans
s’évapore dans l’atmosphère en se débarrassant de son sel et de ses impuretés.
L’évapotranspiration : L’évaporation peut également provenir de la terre,
nous parlerons alors d’évapotranspiration. C’est un phénomène qui transforme
en vapeur d’eau les eaux des rivières, des lacs, des sols, des animaux, des
hommes et surtout de la végétation. Cette vapeur d’eau viendra ensuite
s’accumuler dans les nuages, de la même manière que l’évaporation des mers et
océans.
La condensation : Au contact de l’atmosphère, la vapeur d’eau se refroidit et
se transforme en gouttelettes qui vont former les nuages, la brume ou le
brouillard.
Le cycle de l’eau
Les précipitations : Sous l’impulsion des vents, les nuages se
déplacent dans l’atmosphère. Lors d’un changement climatique et
par effet de gravité, les nuages s’alourdissent et retombent sur le
sol sous forme d’eaux pluviales, de grêle ou de neige. 79 % des
précipitations tombent sur les océans, les 21 % restants tombent
sur la terre puis viennent alimenter les nappes phréatiques, soit
par infiltration, soit par ruissellement.
La stagnation de l’eau dans les réservoirs naturels : Durant
son cycle, l’eau va passer dans différents réservoirs naturels pour
y rester plus ou moins longtemps avant de reprendre son voyage
vers les mers et les océans.
Le cycle de l’eau dans la nature.
Les eaux souterraines
Les eaux souterraines sont issues de l’infiltration des eaux de pluie dans le
sol. Elles forment deux types de nappes appelées également aquifères :
• Les nappes phréatiques (Libres) proches de la surface du sol
• Les nappes captives qui sont plus profondes
Ces eaux sont ensuite recueillies par captage puis traitées dans des usines de
traitement afin de produire de l’eau potable pour la consommation humaine.
Les eaux de surface :
Également appelées « eaux superficielles », les eaux de surface
regroupe l’ensemble des masses d’eau courantes ou stagnantes en
contact direct avec l’atmosphère. Ces eaux peuvent être douces,
saumâtres ou encore salées selon leur emplacement.
Parmi les eaux de surface, on peut citer :
• Les fleuves, les rivières, les lacs, les ruisseaux, les cours d’eau,
• Les eaux de ruissellement (eaux de pluies),
• Les réservoirs
• Les lacs de barrage
• Les mers et les océans
• Les eaux côtières
Le cycle domestique de l’eau
En parallèle du voyage éternellement renouvelé de l’eau sur notre planète, l’eau peut
être détournée vers un autre cycle, plus court et restreint aux activités humaines.
C’est grâce à ce petit voyage intérieur que nous pourrons utiliser l’eau du robinet
pour notre consommation d’eau, la dépolluer après usage avant de la rendre au
milieu naturel…
Pour assurer une bonne gestion de l’eau, le cycle domestique doit respecter
plusieurs étapes :
• Le captage
• Le traitement
• Le stockage
• La distribution
• La collecte
• La dépollution
• Le retour à la nature
62 % de l’eau potable provient des eaux souterraines, les 38 % restants
proviennent des eaux superficielles (torrents, rivières, lacs). L’eau
minérale et l’eau de source sont exclusivement d’origine souterraine
alors que l’eau du robinet peut provenir d’origines multiples (eaux de
surface, eaux souterraines…).
L’eau est prélevée par captage dans un forage ou un puit. Le sol servant
de filtre naturel permet d’assurer une bonne qualité de l’eau. Mais un
traitement s’impose pour offrir une eau potable, débarrassée de ses
impuretés.
Le cycle domestique de l’eau
VRD: Voiries et Réseaux Divers
Le VRD concerne le domaine d'aménagement du territoire par les diverses voies de
viabilisation urbaine. La formation reçue doit préparer l'étudiant à comprendre les
différentes techniques et méthodes de calcul pour concevoir un projet de voirie et
réseaux divers. L'aménagement peut se définir comme l'organisation et l'équipement
d'un site. Les VRD; éléments de viabilité de toute opération, sont les infrastructures de
l'aménagement. Toutes ces opérations irréversibles mises en place font que leur
importance dans le processus de conception est fondamentale.
La définition technique de chaque élément VRD en lui même ne pose pas de problème.
Ce qui est important à ce niveau est la bonne coordination de l'ensemble car tous les
réseaux sont plus au moins liés.
Université Abou Bekr Belkaid – Tlemcen Matière: Equipement du bâti
Département d’Architecture Semestre: 2
Année universitaire 2022-2023 Licence 3
Cours 1:
Alimentation en eau potable
Réseau intérieur de distribution de l’eau potable
Enseignante: Mme BELAID née GHAFFOUR Wafa.
Alimentation en eau potable
Définition :
Potabilité : Une eau est dite potable si elle peut être consommée sans
danger pour la santé, c'est-à-dire si ses caractéristiques sont conformes
aux obligations réglementaires.
Types de besoins en eau
Besoins en eau domestiques:
L’eau employée pour la consommation domestique comprend la
totalité de l’eau utilisée dans les résidences pour des usages aussi variés
que l’hygiène personnelle, lessive et l’arrosage des pelouses, on ajoute
souvent à cette consommation, elle est alors exprimée en litres par
jour et par habitant (en l/jour/hab). Cette consommation varie en
fonction de plusieurs facteurs: le niveau de vie, les habitudes, la
disponibilité de l’eau, le climat, le prix de l’eau, etc. En Algérie la
consommation est estimé à 180 l/j/hab
Besoins publics:
Les besoins publics englobent la consommation des administrations,
des établissements d'enseignement, des municipalités, des hôpitaux, etc.
• Pour le nettoyage des rues et l’arrosage des jardins: de 3 à 5
l/jour/m2.
• Hôpitaux : de 300 à 600 l/jour/lit.
• Pour les administrations : de 100 à 200 l/jour/employé.
• Pour les écoles primaires : de 10 à 20 l/jour/élève.
• Pour les lycées : de 20 à 30 l/jour/élève.
• Pour les facultés et foyers universitaires : de 100 à 200 l/jour/étudiant.
• Mosquée : 50 l/j/fidèle
• Bain-douche : 100 l/j/poste
• Abattoir : 500 l/ j/tête
Besoins industriels: Notons que la consommation industrielle
dépend du produit fabriqué et surtout du procédé de fabrication utilisé.
Nous donnerons, ci-dessous, quelques exemples de besoins industriels.
• Boulangerie : 1 l / Kg de pain.
• Industrie laitière : de 5 à 10 l / l de lait.
• Conserve de fruits ou de légumes : de 6 à 15 l / Kg de conserves.
• Sucrerie de 2 à 15 m3 / t de betteraves ;
• Cimenterie (voie humide) 2 m3/ t de ciment ;
• Tannerie: de 20 à 140 m3/ t de produit fabriqué ;
• Papeterie : de 50 à 300 m3/ t de produit fabriqué ;
• Raffinerie de pétrole de 1 à 20 m3/ t de pétrole ;
• Sidérurgie: de 6 à 300 m3/ t d'acier ;
• Centrale électrique de 3 à 400 m3/ MWh.
Autres besoins : Parmi les autres besoins d’eau potable, nous rappelons:
Besoins touristiques (des hôtels) : de 400 à 700 l/jour/lit (et pouvant
atteindre 1200 l/jour/lit pour les hôtels de luxe).
• Besoins d'irrigation: vue que le prix de l’eau potable est très élevé, son
utilisation en irrigation se limite, éventuellement, à quelques cultures de
fleurs et à quelques pépinières.
• Besoin en eau pour la lutte contre l’incendie
Un système d’alimentation en eau potable :
est un ensemble d’ouvrages et d’organes ayant pour but de mettre de
l’eau à la disposition d’une agglomération pour satisfaire les besoins
humains, industriels, agricoles.
Schéma générale d’un système d’alimentation en eau potable
Disposition de Pose de canalisation d’alimentation
en eau potable
Profile d’emplacement du réseau d’eau
potable par rapport à d’autres réseaux
Coupe de pose des conduite d’AEP
dans la tranchée
Réseau intérieur de distribution de l’eau
potable
I. Définition
La distribution intérieure représente le réseau privé qui achemine
l’eau potable du branchement de la conduite de ville vers les
consommateurs. La distribution intérieure peut être réalisée :
- En apparent (exemple : garage) ;
- En apparent dissimulé accessible (exemple : placard sous table de
travail) ;
- En enrobé dans l’épaisseur d’une dalle (exemple : dallage sur
terre pleine) ;
- En encastré dans un mur ou une cloison (exemple : alimentation
d’une douche).
II. Constituants d’une distribution intérieure
Le réseau intérieur est constitué :
D’une conduite principale (appelée aussi conduite
d’alimentation ou ceinture d’alimentation) : tuyau d’allure
horizontale ;
D’une colonne montante : tuyau d’allure verticale ;
D’une ceinture d’étage ;
D’accessoires : robinet de prise, robinets d’arrêt, robinet
d’essai, robinet de purge, clapet anti-retour…
III. Modes de distribution intérieure
On distingue plusieurs modes de distribution :
Distribution en chandelle : distribution inférieure
Elle est constituée d’une canalisation principale d’où partent
différentes conduites.
o Avantage : - Réseau de distribution simple et relativement moins
coûteux.
o Inconvénients :
- En cas d’intervention, toute la distribution est privée d’eau.
- Il est difficile d’isoler une conduite.
- Pression irrégulière en fin de conduite
Distribution en chandelle avec nourrice (en pieuvre)
Distribution en chandelle avec nourrice (en pieuvre)
Photo d’une nourrice
Distribution en parapluie : distribution supérieure
L’eau est montée au dernier étage, puis de là il va avoir la distribution.
On utilise ce type de distribution quand la pression n’atteint pas les
derniers niveaux.
Distribution en parapluie
Distribution en circuit fermé
La canalisation principale est établie sous forme d’une boucle, d’où
partent les différentes conduites desservant un ou plusieurs points
d’eau.
o Avantages :
- - Régularité de la distribution à l’intérieur du bâtiment.
- - Possibilité d’isoler une dérivation sans apporter de troubles
importants au reste de la distribution.
o Inconvénients :
- Réseau coûteux.
- - Les robinets d’arrêt et les compteurs sont difficile à repérer.
Distribution en chandelle
pour l’eau froide et en
circuit fermé pour l’eau
chaude
Distribution par un réservoir surélevé
- - Le réservoir est placé en haut, il est
alimenté par des suppresseurs, puis il
alimente les colonnes montantes.
- - En cas de manque de pression, il est
nécessaire d’installer des réservoirs
intermédiaires d’alimentation tous les 10 à
15 étages (immeubles de grande hauteur).
Distribution mixte
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Département d’Architecture Semestre: 2
Année universitaire 2022-2023 Licence 3
Cours 3:
Assainissement
Enseignante: Mme BELAID née GHAFFOUR Wafa.
Définition
L’assainissement est l’ensemble des méthodes, ouvrages, et outils qui
servent à l’évacuation totale et immédiate des rejets ménagères,
industriels, ainsi que les eaux pluviales avec ou sans traitement vers le
milieu récepteur.
But de l’assainissement
Dans le domaine d'assainissement urbain les buts communément
recherchés résident dans :
- La santé publique
- La protection du réseau : aptitude de l'eau à ne pas perturber le
réseau (corrosion, agressivité, entartrage) ou à ne pas trop évoluer
dans le réseau.
- La protection du milieu naturel.
- La caractérisation de la pollution.
Effluents des agglomérations
Le système de canalisation, quel que soit sa nature, projeté au niveau
d’une zone rurale, urbaine, industrielle, en assainissement, permet
d’évacuer :
I.1. Les eaux pluviales : en quantité importante, qui englobent toutes
les eaux de ruissèlement. Le calcul de base pour le dimensionnement
d’un réseau pluvial, est la pluie (la plus forte) susceptible de survenir
dans une période de 10 ans (débit décennal). Lors d’une chute de pluie,
seule la fraction d’eau ruisselant, intéresse le dimensionnement d’un
ouvrage déterminé, appelé à évacuer dans des conditions suffisantes le
débit d’eau de cette fraction d’un bassin considéré.
Effluents des agglomérations
I.2. Eaux usées domestiques : provenant des habitations Les eaux
de ménage trouvent leur origine dans les centres d’agglomération. Les
eaux doivent être collectées d’une façon adéquate du milieu naturel et
évacuées à travers le réseau.
Parmi ces eaux on distingue :
• Les eaux vannes (W.C) ;
• Les eaux de vaisselle, de lavage, de bain et douche ;
• Les eaux usées des cours.
Effluents des agglomérations
I.3. Les eaux usées industrielles : Ces eaux proviennent de diverses
usines de fabrication (brasseries, tanneries, …etc.). Elles contiennent des
substances chimiques, souvent toxiques suivant leurs origines, elles peuvent
contenir aussi des substances acides, alcalines, corrosives ou entartrantes à
température élevée souvent odorantes et colorées. Les quantités d’eau à
évacuer dépendent de :
• La nature de l’industrie ;
• Du procédé de fabrication ;
• Du taux de recyclage réalisé.
Vu la composition de ces eaux rejetées, il est nécessaire de faire un
prétraitement en usine car il faut éviter d’accueillir dans le réseau des eaux
de nature nocive.
Effluents des agglomérations
Effluents des agglomérations
Systèmes d'un réseau d'assainissement
L’évacuation des eaux usées domestiques, industrielles et pluviales peut
se faire au moyen de deux systèmes principaux :
• Le système unitaire
• Le système séparatif.
• On peut considérer également le système pseudo-séparatif.
Systèmes d'un réseau d'assainissement
1. Système unitaire
Ce système prévoit l’évacuation en commun dans une même conduite
des eaux d’égout ménagères, industrielles et les eaux de pluie. Il
nécessite des ouvrages et des stations d’épuration relativement
importantes afin de pouvoir absorber les pointes de ruissellement.
Le système unitaire
Systèmes d'un réseau d'assainissement
2. Système séparatif
Ce système prévoit l’évacuation des eaux usées ménagères et
industrielles dans une seule conduite, les eaux pluviales dans une autre.
Ces deux canalisations ont fréquemment des tracés différents à
l’exception de certains tronçons.
Le système séparatif
Systèmes d'un réseau d'assainissement
3. Système pseudo-séparatif
Ce système est conçu de telle manière à recevoir les eaux usées et une
fraction des eaux de ruissellement. L’autre fraction des eaux de
ruissellement sera transitée par les canaux et quelques tronçons
d’ouvrages pluviaux. Il repose sur une collecte en commun des eaux
des toitures et des espaces privés avec celles des eaux usées.
Le système pseudo-séparatif
Principe du tracé des collecteurs
1. Les collecteurs doivent être placés dans les rues prévues par le plan
d’urbanisation.
2. Les contre-inclinaisons sont à éviter, dans la mesure du possible.
3. Les égouts collecteurs principaux et secondaires doivent être placés
dans les grandes rues larges ; aussi rectilignes que possible. Les rues à
circulation peu intense sont à préférer.
4. Lors du choix de la profondeur à laquelle se fait la pose de
canalisation d’eaux usées, on doit tenir compte :
Principe du tracé des collecteurs
- Des profondeurs des caves avoisinantes, si les eaux sont normalement
profondes, les maisons doivent être reliées à l’aide des pompes aux
collecteurs. En général, les épaisseurs des terres au-dessus des
canalisations ne doivent pas dépasser 2 à 2,5m ; sauf cas particulier.
- La résistance au gel des canalisations : l’épaisseur de terre nécessaire
et minimale pour empêcher la congélation du contenu des canalisations
dépend du climat local (1,2 à 1,6m).
Dans le cas où la nappe est proche de la surface du sol, le tracé choisi
doit les éviter dans toute la mesure du possible pour limiter le
problème de pose de canalisation ; sinon il faut analyser les eaux afin de
choisir le matériau de la canalisation. Veuillez à l’étanchéité des
canalisations et des joints afin d’éviter de drainer la nappe
Eléments des réseaux d’égout
Conduites circulaires ou ovoïdes
- Les tuyaux métalliques ;
- Les tuyaux en amiante ciment ;
- Les tuyaux en béton armé et non armé ;
- Les tuyaux en grés ;
- Les tuyaux en polyéthylène haute densité (PEHD) ;
- Les tuyaux en polychlorure de vinyle non plastifié (PVC).
- Autres.
Eléments des réseaux d’égout
Les branchements
Ce sont des conduites de diamètres inférieurs aux diamètres de la
canalisation publique , reliant le réseau vertical d’eau usée et pluviale
des immeubles à cette dernière. Le raccordement d côté égout peut
être perpendiculaire en présence de galerie visitable et incliné ne
général à 60° sur les canalisations pour ne pas perturber l‘écoulement.
Le tracé de la conduite de branchement doit avoir une pente d’environ
3% pour favoriser un écoulement avec rinçage interne de la conduite.
Les branchements
Eléments des réseaux d’égout
Les bouches d’égouts
Elles servent à l’absorption de l’eau de surface (pluviale et de lavage des
chaussées). Elles sont utilisées au point bas des caniveaux, soit dans le
trottoir (absorption du côté latéral, soit dans les chaussées adsorption
par le haut). La distance entre les bouches d’égout est en moyenne de
50m. La section d’entrée est fonction de l’écartement entre les deux
bouches afin d’absorber le flot d’orage venant de l’amont. (Fig.5 et
Fig.5.a).
Les bouches d’égout
Emplacement des bouches d’égout
Eléments des réseaux d’égout
Les regards
Les regards de visite
Leur rôle est de permettre : l’accès aux canaux pour les ouvrages
visitables.
- Le débourbage et le nettoyage des canaux ;
- L’aération des canaux (effet de cheminée, différence des
températures).
Regard de visite
Eléments des réseaux d’égout
Dispositions
La fonction doit respecter la forme du canal. L’emplacement et la
distance entre deux regards varient avec la topographie du site et la
nature des ouvrages. Un regard doit être installé sur les canalisations :
- A tous les points de jonction ;
- Au changement de direction ;
- Changement de pente des canaux ;
- Aux points de chute ;
- Pour des canalisations plus petites et non praticables.
Dans le cas des terrains à pente régulière (ligne droite) l’espacement
varie de 50 à 80m (surtout pour les canalisations non praticables).
Eléments des réseaux d’égout
Regards de jonction
Ces regards forment le point d’unification (nœud) de deux collecteurs
de même diamètre ou non.
Regard de jonction
Eléments des réseaux d’égout
Regards doubles
Dans certaines agglomérations exigeant un système séparatif et plus
précisément dans les quartiers où le tracé est commun pour les deux
canalisations véhiculant les eaux de différentes natures (eaux pluviales
dans une canalisation, les eaux usées domestiques et industrielles dans
une autre) ; il serait plus avantageux de prévoir un regard commun aux
deux canalisations. Nous devrons prendre la précaution à ce que la
conduite d’eau pluviale doit être à un niveau supérieur à celui de la
conduite des eaux usée. Ceci facilitera le passage des branchements au
niveau de la deuxième conduite, et évitera la contamination. Il est
préférable que cet ouvrage soit visitable.
Regard double
Eléments des réseaux d’égout
Bouche de neige
Ce sont des bouches d’égout situées dans le trottoir et latéralement
par rapport au canal des eaux usées, et dans lesquelles on jette la neige
balayée des rues. La neige qui fond doucement glisse sur la paroi
penchée du puits et tombe dans les eaux usées. Ces puits peuvent
seulement être placés près des égouts collecteurs principaux
Eléments des réseaux d’égout
Les déversoirs d’orage
Généralement, on désigne par le terme « déversoir » des ouvrages de
dérivation conçus pour les flux et limiter le débit dirigé par temps de
pluie vers l’aval du réseau et donc vers la STEP :
Le déversoir d’orage est un ouvrage permettant le rejet direct d’une
partie des effluents au milieu naturel lorsque le débit à l’amont dépasse
une certaine valeur. Les déversoirs d’orage sont généralement installés
sur les réseaux unitaires dans le but de limiter les apports au réseau
aval et en particulier dans la STEP en cas de pluie.
Eléments des réseaux d’égout
Types de déversoirs
• Déversoir à seuil latéral et à conduite avale étranglée
Déversoir à seuil latéral et à conduite
avale étranglée
Eléments des réseaux d’égout
Déversoir à ouverture de fond
Déversoir à ouverture de fond
Réseau intérieur d’assainissement
Les différentes eaux usées :
1.Ménagères de cuisine contenant des matières grasses et
chimiques. salle de bain, machine à laver, lave vaisselle.
2.Vannes ( wc)
3.Eaux pluviales provenant de la toiture, terrasses et des cours
intérieures.
Appareils responsables de l’évacuation des eaux
usées et des eaux vannes
Types de réseau d’assainissement
Schéma d’un réseau séparatif
Schéma d’un réseau unitaire
Schéma de raccordement
Raccordement horizontal
Raccordement horizontal
Règles à respecter dans un réseau d’assainissement
Université Abou Bekr Belkaid – Tlemcen Matière: Equipement du bâti
Département d’Architecture Semestre: 2
Année universitaire 2022-2023 Licence 3
Cours 4:
Les appareils de plomberie sanitaire
Enseignante: Mme BELAID née GHAFFOUR Wafa.
La plomberie, c’est avant tout la circulation de l’ensemble des eaux, ces
dernières passent par des canalisations composées prioritairement de
tuyaux.
La tuyauterie
Longtemps, le cuivre a été la référence en la matière.
Mais les nouveaux matériaux offrent aujourd’hui de nombreuses
possibilités. Les règles de l’art restent toutefois identiques pour vous
assurer un réseau fiable et efficace. Le choix des tuyaux dépend du
liquide qu'ils achemineront et de leur application. Que ce soit le
diamètre, le matériau ou l'élément raccordé, tous ces paramètres
doivent être pris en considération.
La tuyauterie
Comparatif
Le tableau qui suit met en évidence les avantages et inconvénients de
chaque tuyau.
La tuyauterie
La tuyauterie
Le tuyau en cuivre:
Le cuivre est le matériau par excellence du plombier pour ce qui est de la
distribution de l’eau, qu’elle soit froide ou chaude. C’est un matériau noble et
résistant qui peut servir aussi pour le chauffage.
En effet, il cumule les avantages. Recyclable, solide, esthétique et fiable ; il
garantit en outre une grande longévité aux installations.
Néanmoins, sa mise en oeuvre demande du matériel et des compétences
spécifiques.
C’est pour cela qu’il est peu à peu supplanté par le tuyau en PVC en ce qui
concerne les systèmes d’évacuation.
La tuyauterie
La tuyauterie
Le tuyau en PVC
Le tuyau en PVC s’utilise principalement pour l’évacuation des eaux
usées où il a supplanté le plomb. Ces tubes sont d’un usage pratique de
par leur légèreté, qui facilite la manutention et le transport, et leur
relative facilité de mise en œuvre. Ils se distinguent aussi par leur faible
coût et leur grande variété. Cependant, leur installation impose de tenir
compte de leur forte dilatation.
On distingue trois types de tuyaux en PVC pour les évacuations, plus
des tubes spécifiques pour l’alimentation et l’épandage.
La tuyauterie
La tuyauterie
Le PVC surchloré
La plomberie sans soudure englobe tous les matériaux synthétiques (dont le
PVC) destinés à l’alimentation et l’évacuation des liquides. Dans cette
gamme de tuyaux, on trouve le PVC surchloré utilisé pour l’alimentation en
eau chaude et froide. Il se caractérise par sa grande résistance à la chaleur, à
la pression et aux agents chimiques. Ce tuyau autorise une pose en applique
ou encastrée (sans fourreau de protection), mais il peut aussi se raccorder
avec un autre type d’installation. Ses avantages sont nombreux : il est anti-
tartre, anti-corrosion et ininflammable. En outre, c’est un bon isolant et il
peut être peint. Son principal inconvénient réside dans son coût élevé qui le
destine surtout aux petites tuyauteries ou en complément d’une autre
installation. De plus, il n’autorise pas le cintrage
La tuyauterie
La tuyauterie
Le tuyau flexible:
Le tuyau flexible sert pour les systèmes d’alimentation en eau, mais
aussi l’évacuation des eaux usées. C’est un tube polyvalent qui permet
une plomberie sans soudure comme tous les tubes synthétiques.
Ces tuyaux offrent une bonne résistance à la pression (pour
l’alimentation), conviennent à des endroits difficiles et sont utilisables
tant pour l’eau chaude que pour l’eau froide. Ils peuvent même
remplacer un siphon. Leur coût, plus élevé que le tuyau en cuivre ou en
PVC, est compensé par une utilisation plus ponctuelle.
Les conduites d’évacuation
Il existe deux types d’évacuation des eaux
usées : la chute séparée et la chute unique.
La chute séparée est encore en vigueur dans la
plupart des habitations, puisque les eaux vannes
doivent aller directement dans le collecteur
principal. De plus, elle reste obligatoire pour
des tubes classiques à âme lisse, et ce, quel que
soit leur diamètre.
D’un autre côté, la chute unique est possible si
le tube d’évacuation est à âme nervurée et
résistant à de fortes températures.
Les conduites d’évacuation
En effet, les eaux ménagères, en particulier
celles du lave-linge ou bien une eau de cuisson,
sont très chaudes, la tuyauterie doit pouvoir
supporter cette température. Les tubes sont
nervurés sur leur face interne (âme), ce qui
entraîne la rotation des liquides et permet
d’éviter le désiphonnage (les siphons se vident,
ce qui peut entraîner l’apparition de mauvaises
odeurs). Ils forment ainsi un tube d’air au milieu
de la colonne pour assurer la ventilation.
Les conduites d’évacuation
Les raccords
Si la tuyauterie est importante, il ne peut y avoir
d’installation sans le raccord de plomberie. Il en
existe différents types, adaptés à toutes les
tuyauteries : raccord rapide, en laiton, en cuivre, en
PVC, en PER, à sertir.
Les raccords
Les raccords
Les raccords
Le raccord en cuivre
Le raccord en cuivre fait partie des raccords à souder tout comme
celui en laiton. Il permet de réaliser les assemblages de votre
installation et s’adapte à presque toutes les situations. Très pratique, le
raccord en cuivre peut être limité par l’usage du cintrage des tubes,
mais il reste pour le particulier d’une utilisation courante.
Les raccords
Le raccord en laiton
Est un raccord à souder comme celui en cuivre. Il permet de lier des
éléments de différentes natures entre eux.
Raccords à visser
Le raccord en laiton peut être fileté à une extrémité, il est ainsi
possible de le raccorder à un matériau différent ou bien à une
robinetterie. Il est prévu pour un usage avec des collets battus et, dans
ce cas, ne peut être ni encastré
ni utilisé pour le gaz.
Les raccords
Les raccords
Le raccord en PVC
Le raccord en PVC ne se soude pas. Généralement réservé à
l’évacuation des eaux, l’assemblage du tuyau et de son raccord passe
par un collage. Il existe une grande variété de raccords en PVC que les
fabricants ont mis au point pour multiplier les solutions et simplifier les
installations.
Ces raccords se distinguent par une pose assez aisée et sans soudure,
leur prix modique et un grand choix de modèles.
Les raccords
Le raccord en PVC
Différentes familles
Les raccords en PVC sont classés par famille : raccords droits, coudes,
culottes, réductions, tampons.
Les raccords
Les raccords
Le raccord à sertir
Le raccord à sertir s’utilise très fréquemment pour des installations
avec des
tuyaux multicouches.
L’installation sanitaire
Une installation sanitaire commence après le compteur d’eau et se termine
par l’évacuation des eaux usées au niveau du raccordement des égouts
Le compteur d’eau:
Le compteur est destiné à évaluer la consommation en eau sur une durée
donnée. Chaque compteur d’eau présente un numéro de série qui lui est
propre. En outre, il est scellé pour assurer la protection contre les
tentatives frauduleuses. Il est placé en aval du réseau et en amont de votre
installation
L’installation sanitaire
Suppresseur: Cet équipement permet d’augmenter la pression. Une
pression faible étant bien plus rare qu’une pression élevée, cet
équipement est peu utilisé. Il s’installe après le compteur d’eau et avant
le clapet anti-retour. Il est composé d’une pompe et d’un réservoir et
se raccorde à l’installation soit avec des manchons souples soit avec
des flexibles.
L’installation sanitaire
Réducteur de pression
Le réducteur de pression est une autre option de votre installation
sanitaire. Il permet, comme son nom l’indique, de réduire la pression
lorsque cette dernière est trop importante. Lorsque vous fermez vos
robinets, si vous entendez des claquements (les fameux « coups de
bélier ») dans la canalisation, vous avez peut-être besoin d’un réducteur
de pression. Ces bruits proviennent de la surpression des canalisations
qui peuvent alors être endommagées tout autant que certains appareils
de production d’eau chaude.
L’installation sanitaire
L’anti-bélier:
Il est conseillé d’utiliser un anti-bélier lorsque vous constatez des bruits
dans vos canalisations à la fermeture des robinets. Ces derniers
résultent d’une brutale montée de la pression. Un autre type de coup
de bélier, vibratoire, vient d’un robinet mal monté ou abîmé. Le
changement ou la réparation de ce robinet met alors fin à ces
vibrations. il absorbe l’onde de choc
L’installation sanitaire
Le clapet anti-retour
Le clapet anti-retour sert à contrôler le sens d’un fluide, quel qu’il soit.
Il se place après le compteur d’eau et le robinet d’arrêt général, et vous
assure un sens de passage toujours identique. Il existe différents
modèles, mais tous ont le même but : faire circuler le liquide dans un
seul et même sens. Toutefois, tous ne vous seront peut-être pas utiles,
le plus pertinent étant le clapet anti-pollution.
L’installation sanitaire
Le traitement des eaux potables:
Filtre anti-calcaire
Le système le plus courant de filtre anti-calcaire
est une cartouche contenant des polyphosphates:
l’eau passe à l’intérieur et le calcaire reste en
suspension dans l’eau au lieu de se déposer. En
fonction de la dureté de l’eau, le filtre est à
remplacer plus ou moins souvent.
L’installation sanitaire
Adoucisseur d’eau
L’adoucisseur a la même fonction que
les différents systèmes anti-calcaires
mais il est plus fiable, à condition de
bien l’entretenir. Il permet de traiter
la dureté de l’eau par un procédé
physico-chimique.
L’installation sanitaire
L’eau chaude sanitaire (ECS)
Le système de chauffe de l’eau chaude sanitaire
(ECS), compris dans votre installation, peut-être
électrique ou à gaz. Un complément solaire est
toujours possible.
Qu’ils fonctionnent au gaz ou à l’électricité, les
appareils doivent répondre à vos besoins, c’est-à-
dire produire suffisamment d’eau chaude, tant pour
votre usage personnel que pour le chauffage
L’installation sanitaire
La récupération de l’eau de pluie
Son principe est simple, puisqu’il s’agit de collecter
les eaux de pluie via vos gouttières pour les acheminer dans une
cuve de stockage. Cette eau n’étant pas « propre », elle doit
transiter dans un filtre qui la débarrasse de ses impuretés.
L’ajout d’une crapaudine à vos descentes d’eau pluviale et la
pose de grillages sur vos gouttières sont un premier filtre
contre les débris divers.
L’eau peut être utilisée à l’extérieur pour l’arrosage du jardin, le
nettoyage de votre voiture, l’appoint d’eau de la piscine…, mais
aussi à l’intérieur : chasse d’eau des toilettes, nettoyage des sols,
lave-linge (sous condition).
La robinetterie sanitaire
La robinetterie sanitaire
regroupe les différents
éléments qui permettront
d’avoir accès à l’eau chaude ou
froide ; on distingue
principalement les robinets et
les mitigeurs. Les gammes
proposées sont à la fois
esthétiques et fonctionnelles.
La robinetterie sanitaire
Robinet simple
Le robinet simple, contrairement au mélangeur, est
composé d’une seule commande pour l’alimentation
en eau froide ou chaude.
C’est le robinet le plus basique, il n’est pratiquement
utilisé que pour le lavage des mains. En effet, il ne
permet pas de choisir la température, comme c’est
le cas avec des mitigeurs.
Le bec verseur d’un robinet peut être orientable ou
fixe. Enfin, le robinet avec une fixation murale
s’adapte aux douches, vasques, baignoires
il peut être encastré ou apparent
La robinetterie sanitaire
Robinet mélangeur
Le robinet mélangeur est composé d’un bec verseur
et de deux commandes : une pour l’eau chaude et
une autre pour l’eau froide.
Contrairement au robinet simple, il permet de
mélanger manuellement l’eau chaude et l’eau froide,
mais il est impossible d’adapter la température
comme avec un mitigeur. De plus, le réglage
maximum du débit se fait en un quart de tour.
La robinetterie sanitaire
Mitigeur thermostatique
Le mitigeur thermostatique vous permet de
choisir la température du mélange de l’eau
chaude avec l’eau froide et de rendre cette
dernière constante
Contrairement aux robinets simples et
mélangeurs, le mitigeur thermostatique n’a
qu’une seule tête et une poignée centrale. Il
s’agit d’une robinetterie haut de gamme.
Généralement installé en mural, sa fixation se
fait avec deux percements.
La robinetterie sanitaire
Mitigeur en cascade
Le mitigeur en cascade est composé d’une tête
et d’une poignée pour le réglage de l’eau
chaude et de l’eau froide. Il se distingue par son
bec verseur aplati qui permet de diffuser l’eau «
en cascade » : du plus bel effet, mais un peu
encombrant.
La robinetterie sanitaire
La vanne
D’un usage avant tout fonctionnel, les vannes
permettent le passage de l’eau dans une canalisation.
Elles peuvent être à manette ou à papillon et sont
généralement à quart de tour, c’est-à-dire qu’elles
parviennent à fournir un débit maximum en un seul
quart de tour.
La robinetterie sanitaire
Le siphon
Le siphon est un élément important de votre canalisation. Il évite la
remontée des mauvaises odeurs dans votre habitation et permet
l’évacuation des eaux usées. Quelle que soit la configuration de votre
pièce, le siphon doit rester accessible soit directement sous un appareil
sanitaire, soit par l’intermédiaire d’une trappe d’accès. Il faut aussi
obligatoirement qu’il ait une garde d’eau d’environ 50 mm.
La robinetterie sanitaire
La bonde:
La bonde relie les éléments sanitaires au
reste de la canalisation d’évacuation des eaux
usées. C'est une pièce métallique scellée au
trou d'écoulement d'un lavabo qui se ferme
et s'ouvre pour permettre l'évacuation des
eaux usées.
Chaque élément sanitaire dispose donc de sa
bonde : éviers (en céramique, grès, inox ou
synthétique), lavabos et bidets, receveurs de
la douche et baignoires.
La robinetterie sanitaire
L’appareil sanitaire
Le lavabo
Il fait partie de l’équipement sanitaire de la salle de bain et existe dans de
nombreuses formes et coloris (lavabo simple ou double, mais aussi lave-mains
pour les toilettes). Il répond à divers modes de fixation qui conditionnent son
installation.
Le lavabo suspendu est l’un des plus
courants, il se fixe dans la paroi de la salle de
bain et est maintenu à l’aide de tiges filetées.
Le lavabo sous forme de vasque s’intègre
quant à lui, dans et sur n’importe quel
mobilier pourvu qu’il soit résistant à l’eau et
facile d’entretien.
L’appareil sanitaire
Parmi les modèles courants, le lavabo sur colonne
est aussi très répandu. Ce dernier est fixé dans la
paroi, la colonne ne servant qu’à cacher la
tuyauterie et non à tenir le lavabo. Elle peut être
entière ou bien se terminer à mi-mur pour un
entretien plus aisé et un aspect plus contemporain.
L’appareil sanitaire
La baignoire
L’installation d’une baignoire se fait en général
contre un mur, mais il est aussi possible de la
placer dans un angle ou en îlot.
La baignoire à sabot est le plus ancien modèle.
Pratique, elle permet de placer un bain dans un
petit espace, puisqu’elle mesure environ 105 cm ×
65 cm.
Cependant, la baignoire la plus courante est
rectangulaire et existe en plusieurs dimensions
standard : 120 cm × 70 cm et 180 cm × 70 cm.
Les modèles ergonomiques sont plus larges et
vont jusqu’à 90 cm.
L’appareil sanitaire
Les toilettes
Les toilettes dont nous disposons aujourd’hui sont « à
l’anglaise ». Généralement en faïence, en grès cérame ou
bien en céramique, ils se posent de préférence après le
revêtement de sol. Ils sont tous équipés d’abattants fixés
sur la cuvette et d’un système de chasse d’eau.
On distingue principalement deux types de cuvette : les
cuvettes posées au sol et les cuvettes suspendues. Ces
dernières peuvent également recevoir différents modèles
de chasse d’eau :
la chasse d’eau attenante ;
la chasse d’eau d’angle ;
la chasse d’eau haute ;
la chasse d’eau encastrée.
L’appareil sanitaire
L’évier
L’évier est une pièce importante dans
l’installation sanitaire de la cuisine. Avec une
simple ou double cuve, il s’adapte à toutes les
configurations en intégrant des accessoires
comme des planches à découper, un vide
sauce ou bien un panier à vaisselle. Son
installation peut se faire sous une fenêtre à
condition d’utiliser un mitigeur à bec
rabattable qui permet une ouverture facile.
L’appareil sanitaire
Université Abou Bekr Belkaid – Tlemcen Matière: Equipement du bâti
Département d’Architecture Semestre: 2
Année universitaire 2022-2023 Licence 3
Cours 5:
Les ouvrages d’assainissement (suite)
Enseignante: Mme BELAID née GHAFFOUR Wafa.
Les ouvrages d'accès au réseau
Les regards d'accès au réseau se composent d'un tampon, d'une
cheminée, et d'un branchement d'accès
Les ouvrages d'accès au réseau
Les cheminées d'accès auront pour dimensions :
- Diamètre 1000 pour les collecteurs dans les cas généraux,
- Diamètre 1200 pour les collecteurs dans les cas particuliers si besoin
d'adapter au projet,
Les regards d'accès doivent dans certains cas comporter des
équipements de sécurité :
- Si la profondeur est > 2.5m, l'échelle est obligatoire,
- Si la profondeur est > 3m, d'autres équipements de sécurité
seront nécessaires,
- Si la profondeur est > 6m, la présence de pallier est obligatoire.
Les ouvrages d'accès au réseau
Positionnement des cheminées d'accès lors de la construction
d'un collecteur :
Réalisation de cheminées de visites :
- tous les 50m, et au maximum tous les
75m en ligne droite,
- à chaque changement de direction, de
pente ou de section
- à chaque intersection de réseau.
Les ouvrages d'accès au réseau
Réseaux visitables et semi-visitables :
Les ouvrages d'accès au réseau
Consignes de l'exploitant pour le positionnement des regards
en surface
Les regards d'accès et de curage doivent
être positionnés hors voie circulée
- être au centre de la voie de circulation,
- si la chaussée est à 2 voies, se mettre au milieu d'une
voie,
- si la chaussée est à 3 voies, éviter la voie rapide de
gauche,
- ne pas positionner de tampon sur les entrées de
parkings ou les places de stationnement
Les ouvrages d'accès au réseau
Les regards doivent être au niveau de la chaussée, et à priori au
niveau du terrain naturel.
Sur terrain naturel avec risque inondation, le regard sera surélevé et
protégé par un enrochement.
Regard d'accès préfabriqué
(jusqu'à 6m)
Les équipements de surface
ont pour fonction de collecter les eaux de ruissellement et de les
raccorder à l'égout. Parmi ces équipements, on compte les tabourets-
grilles, les bouches d'égout, les puisards, etc...
1. Les bouches d'égout sont les éléments (ponctuels) d'un réseau
d'assainissement permettant l'introduction des eaux de ruissellement dans le
réseau.
Elles peuvent être avec ou sans grille, avec ou sans puisard.
Regards GRILLE avec PANIER
Les équipements de surface
2. Les tabourets (ou regards de branchement) sont des dispositifs
qui permettent de raccorder les
canalisations privatives d'eaux usées ou d'eaux pluviales à la conduite
de raccordement à l'égout public. Le tuyau de branchement doit faire à
minima 160mm de diamètre
Les équipements de surface
3. Les caniveaux sont des équipements qui doivent permettre :
- la collecte des eaux de surface, y compris quand le ruissellement est fort,
- la non collecte des déchets,
- le non bouchage par des feuilles.
Les ouvrages aériens de gestion des eaux pluviales
Les ouvrages aériens de gestion des
eaux pluviales permettent de :
• collecter et stocker temporairement à l’air
libre les eaux de ruissellement, limitant ainsi les
risques d’inondation,
• les traiter éventuellement t de les évacuer,
Ces ouvrages aériens peuvent aussi jouer un
rôle dans la composition de l’espace en
prenant la forme d’ouvrages surfaciques
(bassins à ciel ouvert) ou longitudinaux (noues
ou fossés).
Plan RDC Plan 1 etage
Université Abou Bekr Belkaid – Tlemcen Matière: Equipement du bâti
Département d’Architecture Semestre: 2
Année universitaire 2022-2023 Licence 3
Cours 6:
Les ouvrages d’alimentation en eau
potable (suite)
Enseignante: Mme BELAID née GHAFFOUR Wafa.
Plan RDC Plan 1 etage
Université Abou Bekr Belkaid – Tlemcen Matière: Equipement du bâti
Département d’Architecture Semestre: 2
Année universitaire 2022-2023 Licence 3
Cours 7:
Energie renouvelables
Enseignante: Mme BELAID née GHAFFOUR Wafa.
Université Abou Bekr Belkaid – Tlemcen Matière: Equipement du bâti
Département d’Architecture Semestre: 2
Année universitaire 2022-2023 Licence 3
Cours 8:
Energie solaire
Enseignante: Mme BELAID née GHAFFOUR Wafa.
Rappels sur le rayonnement solaire et l’Effet
photovoltaïque
Le gisement solaire
Rappels sur le rayonnement solaire et l’Effet
photovoltaïque
L’origine de l’énergie solaire
L’astre solaire est une étoile de 1 400 000 km de
diamètre (110 fois celui de la Terre) au sein duquel
se produit une réaction de fusion (fusion
d’hydrogène en hélium) générant d’énormes
quantités d’énergie.
Une toute petite partie de cette énergie arrive sur
la Terre, par rayonnement électromagnétique.
Rappels sur le rayonnement solaire et l’Effet
photovoltaïque
L'énergie solaire reçue en un point du globe dépend de :
- l'énergie solaire envoyée par le Soleil (fluctuations décennales, saisonnières, et
ponctuelles).
- la nébulosité (nuages, brouillards, etc.).
- la latitude, la saison et l'heure, qui influent sur la hauteur du
Soleil et donc sur l'énergie reçue au sol par unité de surface.
Rappels sur le rayonnement solaire et l’Effet
photovoltaïque
Spectre normalisé du soleil
AM : Air Mass ou masse d’air : quantité
d’atmosphère terrestre traversée par la
lumière pour atteindre l’observateur
Plus AM est grand et plus
l’atténuation est forte. Mais ça dépend
aussi du Trouble de Linke (Trouble
atmosphérique dû à la vapeur d'eau, la
brume, aux fumées, aux poussières...).
Rappels sur le rayonnement solaire et l’Effet
photovoltaïque
La densité du flux solaire dépend de la période de
l’année
Le rayonnement solaire n’est pas uniforme au sol, il dépend de la
période de l’année, de l’heure, de la localisation (longitude, latitude) et
des conditions atmosphériques (Trouble de Link et météo).
Rappels sur le rayonnement solaire et l’Effet
photovoltaïque
Plus on s’approche des pôles et plus le rayonnement est rasant, donc la
surface à couvrir par la puissance est plus grande et le flux solaire par
m2 est plus réduit.
La densité du flux solaire dépend de la période de l’année, car suivant
les saisons la quantité de rayonnement reçue change.
Rappels sur le rayonnement solaire et l’Effet
photovoltaïque
Effets atmosphériques sur le rayonnement
Trouble de Link : Trouble atmosphérique d’un ciel clair (pas de nuages)
dû à la vapeur d’eau, de la brume, de la poussière, ...
Rappels sur le rayonnement solaire et l’Effet
photovoltaïque
Effets atmosphériques sur le rayonnement
Le rayonnement solaire reçu par une surface
inclinée (Rayonnement Global), c'est la somme des
composantes suivantes :
- La composante directe (Beam) :
Rayonnement reçu directement du soleil
- La composantes réfléchie :
Rayonnement reçu par le sol, il dépend du type de sol
(Albedo)
- La composantes diffus :
Rayonnement reçu par le reste de la voûte céleste
Rappels sur le rayonnement solaire et l’Effet
photovoltaïque
Effets de l’orientation et de l’inclinaison
Un capteur PV produit le maximum, lorsqu'il est
perpendiculaire aux rayons du soleil. Il doit être
orienté plein sud dans l’hémisphère nord et plein
nord dans l’hémisphère sud.
La position du soleil
varie constamment en
fonction de la période
et de l’heure
Pour avoir le maximum de production tout au long de l’année, il faut choisir
aussi une inclinaison qui tienne en considération les différentes élévations du
soleil mais sans oublier la quantité d’irradiation qui est proportionnelle à la
hauteur solaire.
Le soleil,
une énergie disponible gratuitement et utilisable de plusieurs façons
Le soleil,
L’effet photovoltaïque
L’effet photovoltaïque est un
phénomène physique propre à
certains matériaux appelés semi-
conducteurs qui produisent de
lorsqu’ils sont exposés à la
lumière.
Il à été découvert en 1839 par le
physicien français Alexandre-
Becquerel.
L’effet photovoltaïque
L’effet photovoltaïque a été peu utilisé jusqu’au début des années où il a
connu un développement important du fait de ses applications spatiales.
L’électricité photovoltaïque est aujourd’hui largement répandue
notamment dans le domaine de l’injection au réseau électrique.
Histoire de l’effet photovoltaïque
1839 : effet photovoltaïque découvert par Edmond Becquerel
1877 : première cellule PV au sélénium
1922 : Einstein obtient le prix Nobel de physique pour ses travaux sur l’effet
photo-électrique
1954 : premières cellules PV au silicium avec rendement plus élevé (4,5 % à 6%)
1955 : première commercialisation de cellules PV 14 mW.
1958 : satellite avec cellules PV
Définition de l’effet photovoltaïque
L'effet photovoltaïque est la
transformation de l'énergie solaire en
énergie électrique, ce qui met en jeu trois
phénomènes physiques liés et simultanés :
- l'absorption de la lumière dans le matériau,
- le transfert d'énergie des photons aux
particules chargées électriquement
- la collecte des charges.
• Les panneaux sont un assemblage de cellules photovoltaïques, soudées
les unes aux autres. Chacune de ces cellules est constituée de deux
couches d’un matériau semi-conducteur, en général du silicium, qui est
extrait de la silice.
• La couche supérieure de la cellule (Semi-conducteur dopé N) est
dopée négativement grâce à un élément chimique qui contient plus
d’électrons que le silicium (le phosphore par exemple).
• La couche inférieure (Semi-conducteur dopé P) dont la polarité est
dopée positivement grâce à un élément chimique qui contient moins
d’électrons que le silicium (le bore par exemple).
Procédé de fabrication
Les cellules photovoltaïques sont généralement réalisées à base de
silicium cristallin, soit tranchées à partir de lingots, soit sous forme de
rubans de silicium, soit en couches minces déposées sur un support à
bas-coût.
La performance d’une cellule solaire se mesure en termes de
rendement de transformation de la lumière du soleil en électricité. Les
cellules solaires les plus répandues dans le commerce ont un
rendement de 15% - ce qui signifie qu’environ un sixième de la lumière
du soleil frappant une cellule produit de l’électricité. Améliorer le
rendement des cellules tout en poursuivant la réduction des coûts de
production est un objectif important pour l’industrie photovoltaïque.
Procédé de fabrication
Présentation des technologies photovoltaïques
existantes
Technologie du silicium cristallin
Technologie des couches minces (Thin Film
Mur antibruit photovoltaïque le long d’une autoroute
. Applications photovoltaïques
La technologie photovoltaïque peut être utilisée pour plusieurs types
d’applications:
Systèmes domestiques connectés au réseau
> Centrales connectées au réseau
> Systèmes isolés pour l’électrification rurale
> Systèmes hybrides
> Biens de consommation
> Applications industrielles isolées
. Applications photovoltaïques
Systèmes domestiques connectés au réseau
Avantages de passer à l’électricité solaire
photovoltaïque
Avantages de passer à l’électricité solaire
photovoltaïque
Avantages de passer à l’électricité solaire
photovoltaïque
Avantages de passer à l’électricité solaire
photovoltaïque
Avantages de passer à l’électricité solaire
photovoltaïque
Installations électriques photovoltaïques autonomes
Panneaux photovoltaïques
Régulateur
Eclairage et électroménager
économe en énergie
Onduleur
Batterie
Electroménager standard
L’intégration architecturale solaire
Un rendement optimal tout au
long de l’année
En hiver, le soleil est nettement plus bas
qu’en été de sorte que le
positionnement à la verticale des
cellules solaires augmente la production
électrique pendant la saison froide.
Cette solution permet ainsi d’améliorer
rendement en hiver et de garantir une
production électrique plus constante
tout au long de l’année
L’intégration architecturale solaire
Des architectes de renommée internationale, tels que Norman
Foster, Zaha Hadid ou le bureau norvégien Snøhetta, ne sont
pas les seuls à employer des éléments photovoltaïques comme
figures de style esthétiques. En Suisse aussi, certains
concepteurs innovants élaborent de nouvelles idées afin de
construire le bâtiment solaire de demain.
Le nouvel opéra d’Oslo (inauguré en avril 2008) représente la plus grande installation photovoltaïque intégrée à un bâtiment
en Europe du Nord ; elle a été réalisée par le bureau d’architecture Snøhetta. Les cellules solaires translucides sont intégrées de
telle façon à la façade qu’elles n’altèrent par la vue malgré un ombrage partiel.
L’intégration architecturale solaire
LUMIÈRE ET COULEUR GRÂCE AUX PANNEAUX PV HIGH-
TECH
Les grandes cellules photovoltaïques translucides intégrées à la façade en verre
permettent d’accentuer certains éléments de l’architecture futuriste et offrent
une harmonie lumineuse aux couleurs sobres à l’intérieur du nouveau centre de
congrès de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).
Le nouveau bâtiment en forme de crystal de l’EPF utilise pour la première fois des cellules Grätzel de grande taille.
L’installation apporte de nouvelle connaissances sur cette technologie. Les cellules Grätzel produisent un rendement
relativement faible mais augmentent la protection du bâtiment contre la chaleur.
L’intégration architecturale solaire
DU PV EN FAÇADE POUR DES BÂTIMENTS À ÉNERGIE POSITIVE
Les façades solaires permettent également
aux immeubles plus anciens d’acquérir le
statut de bâtiment à énergie positive. Par
exemple, depuis sa rénovation, le siège de
l’entreprise Flumroc SA couvre non
seulement les besoins de son administration
en énergie propre mais aussi ceux de sa
cantine ouverte au public.
Ce magnifique bâtiment de Romanshorn a
été réaménagé et abrite des bureaux et des
logements. Il atteint en moyenne un taux
d’approvisionnement en énergie propre de
107 %.
Université Abou Bekr Belkaid – Tlemcen Matière: Equipement du bâti
Département d’Architecture Semestre: 2
Année universitaire 2022-2023 Licence 3
Cours 8:
Energie éolienne
Enseignante: Mme BELAID née GHAFFOUR Wafa.
Introduction
L’utilisation des systèmes éoliens pour la production d’électricité est
une solution pour satisfaire les besoins en électricité dans leur site
isolé. De tels systèmes présentent plusieurs avantages du fait de leur
flexibilité et fiabilité. Il existe deux types d'éoliennes modernes : les
éoliennes à axe horizontal et à axe vertical. Les plus utilisées sont celles
à axe horizontal
Historique
Capter le vent est l’une des plus anciennes méthodes de production
d’énergie. Depuis les temps anciens, l’Homme a utilisé l’énergie éolienne
pour moudre du grain ou pour pomper de l’eau. Avec la découverte de
l’électricité à la fin du 19è siècle, les premiers prototypes d'éolienne ont
été construits, avec une technologie calquée sur les moulins à vent.
Depuis, l'éolien est devenue une source d'énergie à part entière.
La première éolienne destinée à produire de l'électricité était construite
par Charles F. Brush en 1887. Composée de 144 pâles et d'un diamètre de
17 m, elle ne produisait que 12 kW.
Historique
A peu près au même moment, Poul La Cour établit un prototype bâti
sur le terrain de l’école d’Askov en présentant un nombre moindre de
pales afin de produire davantage d’électricité en tournant plus vite.
C’est la première éolienne dite industrielle. En 1918, dix ans après la
mort de celui qu’on surnomme « L’Edison danois », 3 % de l’énergie
produite au Danemark provient déjà de l’éolien.
Définition de l’énergie éolienne
Une éolienne est une machine qui convertit l’énergie du vent en
énergie électrique via une génératrice. Le vent exerce une force sur le
rotor via les pales de l’éolienne et le met en rotation : il exerce une
certaine puissance.
Définition de l’énergie éolienne
Le principe de fonctionnement de l’énergie éolienne repose sur la
transformation de l’énergie cinétique en énergie électrique : le vent fait
tourner des pales qui font elles même tourner le générateur 3 de
l’éolienne. À son tour le générateur transforme l’énergie mécanique
du vent en énergie électrique. Le courant électrique est ensuite
transformé et injecté dans le réseau électrique pour alimenter nos
foyers. il peut être stocké pour être utilisé plus tard.
Définition de l’énergie éolienne
Un aérogénérateur, plus communément appelé éolienne, est un
dispositif qui transforme une partie de l’énergie cinétique du vent
(fluide en mouvement) en énergie mécanique disponible sur un arbre
de transmission puis en énergie électrique par l’intermédiaire d’une
génératrice.
Le principe de la conversion éolienne est illustré par la figure.
L’ensemble de la chaine de conversion fait appel à des domaines très
divers et pose des problèmes aérodynamiques, mécanique, électrique
ou d’automatique.
Définition de l’énergie éolienne
Classification des éoliennes selon la taille
Micro-éoliennes : en général pour couvrir des besoins très limités en
sites isolé Par exemple, des sites de pèche, des bateaux, des caravanes).
Mini-éoliennes : essentiellement pour recharger des batteries sur des
sites isolés du réseau, les plus puissantes peuvent servir pour
l’alimentation domestique hors du réseau (maisons isolées).
Eoliennes domestiques : elles balayent un spectre assez large allant
de rotors de 3 à 10 m de diamètre. C’est typiquement le genre
d’éoliennes proposées pour les particuliers.
Classification des éoliennes selon la taille
Petites éoliennes commerciales : elles sont typiquement conçues pour
les petites entreprises, les fermes, ... mais il existe très peu de modèles
produits dans cette gamme.
Moyennes éoliennes commerciales : elles sont typiquement utilisées
pour les applications commerciales dans des fermes, des usines, des
entreprises voire des petits parcs éoliens.
Grandes éoliennes commerciales : ce sont les éoliennes que l’on
trouve dans les parcs éoliens modernes, ce sont aussi les plus efficaces.
Eoliennes commerciales géantes : ce sont les éoliennes que l’on
trouve dans les parcs éoliens modernes et également en offshore, elles sont
très efficaces et issues des dernières générations technologiques.
Différents types d’aérogénérateurs
Les solutions techniques permettant de recueillir l’énergie du vent sont
très variées. Deux familles de voilures existent : les aérogénérateurs à
axe vertical (VAWT) et à axe horizontal (HAWT).
Différents types d’aérogénérateurs
Axe vertical (VAWT)
Les éoliennes à axe vertical
ont été les premières
structures développées pour
produire de l'électricité
paradoxalement en
contradiction avec le
traditionnel moulin à vent à
axe horizontal. Elles possèdent
l'avantage d'avoir les organes
de commande et le
générateur au niveau du sol
donc facilement accessibles.
Différents types d’aérogénérateurs
Axe horizontal (HAWT)
La technologie largement dominante
aujourd'hui est à axe horizontal à turbine
tripale, parfois bipale et à rotor face au
vent.
Leur typologie est souvent identique. A la
base, on a un mât (tour) sur lequel est
placée la nacelle. Cette nacelle contient la
génératrice ainsi que le système de
transmission, c’est-à-dire les éléments de
couplage mécanique entre le rotor et la
génératrice. Celle-ci convertit l’énergie
mécanique en énergie électrique.
Composantes d’une éolienne
L’éolienne est pour sa part,
composée d’un rotor bi ou tri
pale, bien souvent à axe
horizontal, d’une génératrice à
courant continu ou d’un
alternateur et d’une nacelle qui
permet de fixer et supporter le
rotor et la génératrice
Composantes d’une éolienne
Tour mât haubané : de construction simple et moins coûteuse mais s'adresse
essentiellement aux machines de faible puissance. Une intervention au niveau de
la nacelle nécessite en général de coucher le mât.
Tour en treillis : sont les moins chères, mais souvent mal acceptées et très
peu utilisés. Son avantage essentiel est sa simplicité de construction, qui la rend
attractive pour les pays en voie de développement.
Tour tubulaire : est beaucoup plus élégant, mais le prix d'une telle tour peut
atteindre trois ou quatre fois celui d'un pylône haubané.
Choix du site de l’éolienne
Le site de l’éolienne est choisi par rapport au :
Vent
Grandeur de terrain disponible
Importance des obstacles
Contraintes environnementales imposées
Importance du vent:
Il faut effectuer des mesures sur une période de 6 mois à 1 an et à une
hauteur de 50 m du sol. La vitesse moyenne minimale requise du vent
est de 6 m/s
Choix du site de l’éolienne
Grandeur de terrain disponible
Il faut prendre en considération la circulation des convois
exceptionnels près du champ de l’éolienne et assurer une distance
entre éoliennes allant de 200 à 400 m.
Importance des obstacles
La présence des bâtiments et des arbres dans le site de l’éolienne a sa
grande importance.
Contraintes environnementales
Il faut prendre en compte aussi la possibilité de passage d’oiseaux
protégés.et la présence des monuments historiques ainsi que
l’acceptabilité de la population d’implantéerl’éolienne.
Carte du gisement éolien en Algérie
La carte des vents de l’Algérie, estimée à 10 m du sol et à 50 m du sol
Les vitesses moyennes annuelles obtenues varient de 2 à 6.5 m/s. On
remarque qu’à l’exception de la région côtière (moins Bejaia et Oran), du
Tassili et de Beni Abbés, la vitesse de vent moyenne est supérieure à 3 m/s.
En fait, la région centrale de l'Algérie est caractérisée par des vitesses de
vent variant de 3 à 4 m/s, et augmente au fur et à mesure que l'on descend
vers le sud-ouest.
Le maximum est obtenu pour la région d'Adrar avec une valeur moyenne
de 6.5 m/s. Cependant, on notera l'existence de plusieurs microclimats où
la vitesse excède les 5 m/s comme dans les régions de Tiaret, Tindouf et
Oran.
Carte du gisement éolien en Algérie