Programmes Maths Cycle 2
Programmes Maths Cycle 2
Principes
Nombres, calcul et résolution de problèmes
Cours préparatoire
Les nombres entiers
Les quatre opérations
Le calcul mental
Mémoriser des faits numériques
Utiliser ses connaissances en numération pour calculer mentalement
Apprendre des procédures de calcul mental
La résolution de problèmes
Cours élémentaire première année
Les nombres entiers
Les fractions
Les quatre opérations
Le calcul mental
Mémoriser des faits numériques
Utiliser ses connaissances en numération pour calculer mentalement
Apprendre des procédures de calcul mental
La résolution de problèmes
Cours élémentaire deuxième année
Les nombres entiers
Les fractions
Les quatre opérations
Le calcul mental
Mémoriser des faits numériques
Utiliser ses connaissances en numération pour calculer mentalement
Apprendre des procédures de calcul mental
La résolution de problèmes
Grandeurs et mesures
Cours préparatoire
Les longueurs et les masses
Les longueurs
Les masses
La monnaie
Le repérage dans le temps
Cours élémentaire première année
Les longueurs et les masses
Les longueurs
Les masses
La monnaie
Le repérage dans le temps et les durées
Cours élémentaire deuxième année
Les longueurs, les masses et les contenances
Les longueurs
Les masses
Les contenances
La monnaie
Le repérage dans le temps et les durées
Espace et géométrie
Cours préparatoire
Les solides
La géométrie plane
Le repérage dans l’espace
Cours élémentaire première année
Les solides
La géométrie plane
Le repérage dans l’espace
Cours élémentaire deuxième année
Les solides
La géométrie plane
Organisation et gestion de données
Cours préparatoire
Cours élémentaire première année
Cours élémentaire deuxième année
Principes
Tout comme l’ensemble des domaines du cycle 2, l’enseignement des mathématiques participe à établir les savoirs
fondamentaux des élèves dans le cadre d’un enseignement explicite, structuré et progressif. Dans la continuité de
l’enseignement dispensé à l’école maternelle, l’enseignement des mathématiques au cycle 2 repose sur une approche
menant progressivement du concret à l’abstrait, en passant par la représentation imagée. Les élèves manipulent des objets
tangibles (matériel de numération, surfaces de différentes formes représentant des fractions, bandes de papier, ficelles,
monnaie fictive, etc.) pour s’approprier de manière concrète le sens de notions mathématiques (numération, fractions,
nombres décimaux, etc.) et de procédures qui s’y appliquent (comparaison, ajout, retrait, groupement, partage, etc.). Ils
passent ensuite à la représentation schématisée de ces objets et de ces actions, avant d’accéder au langage mathématique
(écriture décimale ou fractionnaire, symboles opératoires ou géométriques, etc.). Ce passage progressif du concret à
l’abstrait suscite cependant plusieurs points de vigilance. Tout d’abord, si la manipulation est un passage essentiel, la
réussite d’une activité manipulatoire ne suffit cependant pas pour attester de la compréhension de la notion
mathématique qui la sous-tend. Pour que les phases de manipulation et de représentation permettent l’accès à
l’abstraction, il importe notamment que les procédures et les raisonnements engagés soient verbalisés, à la fois par les
élèves eux-mêmes, avec leurs propres mots, et par l’enseignant, avec le vocabulaire adapté. Le programme fournit des
exemples de matériel de manipulation, de représentations schématisées et de procédures verbalisées. Par ailleurs, la
manipulation est un étayage à la compréhension et à la modélisation, mais l’objectif final est de s’en abstraire, sachant que
la durée nécessaire au recours à la manipulation varie d’un élève à l’autre, d’une situation à l’autre. Pour un problème
donné, certains élèves peuvent ne pas en avoir besoin et il convient de ne pas la leur imposer. Cependant, pour un autre
problème de structure plus complexe, il peut s’avérer nécessaire de manipuler à nouveau des objets tangibles.
En mathématiques, la priorité du cycle 2 est l’acquisition de connaissances et de savoir-faire solides sur la numération, le
calcul et la résolution de problèmes arithmétiques. En effet, les mathématiques sont une discipline cumulative et ces
apprentissages, qui s’appuient déjà sur ceux du cycle 1, constituent le socle indispensable sur lequel reposeront les
apprentissages des cycles 3 et 4 pour ce qui concerne les nombres, le calcul et l’algèbre. Chaque année, les deux tiers du
temps d’enseignement des mathématiques, au minimum, sont consacrés à la partie « Nombres, calcul et résolution de
problèmes » du programme.
Afin de s’assurer d’une bonne maitrise des attendus à la fin de chaque année scolaire, il est indispensable d’aborder les
notions centrales, et notamment les plus délicates, suffisamment tôt dans l’année scolaire. Cela permet aux élèves, en
particulier aux plus fragiles, de disposer de suffisamment de temps pour acquérir ces notions. Cela implique d’aborder dès
le début d’année scolaire les notions du programme correspondant au niveau de la classe, sans proposer de séquences qui
seraient uniquement consacrées à la révision de notions relevant des années précédentes. Les révisions nécessaires sont
effectuées au fur et à mesure des séquences, et uniquement avec les élèves qui en ont besoin. Par exemple, la centaine sera
abordée dès la première période du CE1 afin de permettre aux élèves de travailler tout au long de l’année sur des nombres
allant jusqu’à mille et d’être ainsi parfaitement à l’aise avec ces nombres à l’entrée au CE2.
Dans une volonté de clarification des attendus en termes d’apprentissages, les sous-parties « Calcul mental » et « Résolution
de problèmes » sont davantage détaillées que dans les programmes antérieurs du cycle 2.
Pour le calcul mental, il s’agit de définir un ensemble de procédures fondamentales que tous les élèves doivent maitriser,
mais aussi de proposer des indicateurs de maitrise. En effet, tout comme « savoir lire » ne signifie pas la même chose en CP
et en CE2 concernant le nombre de mots lus en une minute, « connaitre les tables d’addition » ne correspond pas aux
mêmes attendus en CP et en CE2 concernant le nombre de résultats que les élèves sont capables de restituer en une
minute ; les automatismes se renforcent chaque année, tout au long de l’école élémentaire, et même au-delà. Cette mesure
de la fluence en calcul mental permet en outre à chaque élève de prendre conscience de ses progrès. En septembre 2023,
près de 2,4 millions d’élèves ont été évalués à l’entrée au CM1 dans le cadre du dispositif Repères CM1. Cette évaluation a
révélé des écarts de réussite très importants entre les filles et les garçons, au désavantage des filles, pour ce qui concerne la
fluence en calcul mental. Ce constat peut être expliqué par un manque de confiance des filles en elles-mêmes et un état de
stress lorsqu’il s’agit de répondre sur un temps très court. Il convient donc d’entrainer régulièrement les élèves à de tels
tests afin d’en faire de véritables routines intégrées aux apprentissages, n’engendrant plus de stress et permettant de
valoriser les progrès réalisés afin de renforcer la confiance en soi et la réussite de chacun. Afin de s’assurer de l’acquisition
des automatismes attendus par tous les élèves, des séances quotidiennes de calcul mental sont proposées tout au long du
cycle 2. Ces séances s’intègrent dans des séquences de calcul mental dont les objectifs sont explicités aux élèves. Le calcul
mental ne se résume pas à restituer des faits numériques et à utiliser des procédures apprises ; il faut aussi savoir dans quels
contextes il est pertinent d’utiliser une procédure donnée et être en mesure d’adapter une procédure ou d’en combiner
plusieurs pour traiter une tâche plus complexe.
Afin de privilégier le développement d’habiletés et de compétences solides en calcul, tant mental que posé, les élèves ne
seront pas amenés à utiliser de calculatrice au cycle 2.
La résolution de problèmes est au cœur de l’activité mathématique. Mais pour être en capacité de résoudre des problèmes,
il faut savoir prendre des initiatives, imaginer des pistes de solution et s’y engager sans s’égarer. Un moyen pour y parvenir
consiste à procéder par analogie en rattachant une situation particulière à une classe plus générale de problèmes. C’est
pourquoi le programme identifie des types de problèmes basiques (par exemple, pour les problèmes additifs en une étape,
les problèmes de parties-tout et les problèmes de comparaison) que les élèves doivent être en mesure de reconnaitre et
pour lesquels ils doivent disposer de stratégies et d’outils efficaces permettant de les résoudre : problèmes de référence,
schémas pour soutenir la modélisation, etc. La maitrise de ces compétences spécifiques renforce la confiance des élèves en
leur capacité de résoudre des problèmes et constitue un appui précieux pour aborder des situations plus complexes ou
sortant du cadre évoqué.
3
Les fractions sont introduites au cycle 2. Au CE1, les élèves comprennent, par exemple, que les d’un tout correspondent à
8
trois parts lorsque ce tout est partagé en huit parts égales. Ils comparent des fractions et effectuent des opérations sur les
fractions, toujours en les considérant comme des parts d’un tout. Au CE2, le partage d’une unité de longueur en fractions
de cette unité permet de positionner des fractions sur une bande-unité graduée. Cette approche contribue à s’affranchir
du « tout » et à donner aux fractions un statut de nombre.
Le cycle 2 est également une étape importante pour l’enseignement des grandeurs et des mesures. Si plusieurs grandeurs
sont travaillées dès la maternelle, leur étude au cycle 2 permet l’introduction de mesures pour les grandeurs usuelles :
durée, monnaie, longueur, masse (confondue à tort avec le poids dans le langage courant) et contenance. La
compréhension de ces grandeurs est indispensable pour pouvoir donner du sens aux unités de mesure introduites. Les
activités sur les mesures sont des appuis importants pour les travaux sur la numération. L’écriture à virgule des nombres
décimaux est introduite dans le cadre de la monnaie. Ceci permet d’effectuer les premières comparaisons, additions et
soustractions de nombres écrits avec une virgule dans des contextes concrets. Ce travail prépare les élèves à l’introduction
plus formelle des nombres décimaux à partir des fractions décimales, qui sera menée au cycle 3.
En géométrie, les élèves renforcent leur maitrise du vocabulaire spécifique et apprennent à manipuler les outils permettant
de réaliser des constructions géométriques avec précision : règle, compas et équerre. Ils apprennent progressivement à
passer d’une géométrie où les formes planes sont reconnues perceptivement à une géométrie où elles sont caractérisées
par des propriétés contrôlées par des instruments. L’utilisation combinée des outils de construction et de la connaissance
des propriétés des figures planes permet aux élèves d’argumenter sur la nature de celles-ci.
Au cycle 2, les élèves sont également initiés au recueil de données, notamment via des enquêtes, et à leur présentation sous
forme de tableaux et de diagrammes en barres.
Des évaluations, courtes mais fréquentes, sont attendues en mathématiques pour aider les élèves à identifier leurs réussites,
leurs progrès et leurs besoins et pour permettre au professeur d’adapter ses séances d’enseignement afin d’encourager
chaque élève à s’engager et à progresser dans les apprentissages dans le but d’atteindre in fine les objectifs attendus.
Le programme de mathématiques de cycle 2 privilégie l’activité des élèves pour l’acquisition des apprentissages.
L’enseignement explicite des attendus, notamment en calcul et en résolution de problèmes, doit leur permettre de réaliser
les tâches proposées, d’abord en étant guidés par l’enseignant, puis en devenant progressivement autonomes, en travaillant
seuls ou en collaborant avec d’autres élèves. L’aptitude à réaliser des tâches en autonomie contribue à renforcer la
confiance des élèves en leur capacité à réussir en mathématiques. La mise en activité des élèves est donc recherchée à
chaque occasion qui s’y prête, en veillant à ce qu’elle ne conduise pas à réduire les attentes du programme en termes
d’objectifs d’apprentissage. Les progrès et les réussites des élèves donnent lieu à des encouragements et des félicitations de
la part de l’enseignant : ce sont des facteurs essentiels pour entretenir l’estime de soi, la motivation et la dynamique de
progrès des élèves. La mise en activité, la qualité des échanges avec l’enseignant et avec les autres élèves, la confiance en
ses capacités à réussir sont autant de facteurs qui contribuent au plaisir de faire des mathématiques. Ce sentiment positif
doit être éprouvé par tous les élèves. Au-delà de ce qui a été mentionné pour le calcul mental, l’enseignant veille, par le
choix des situations qu’il propose, le regard qu’il porte sur chacun de ses élèves et les opportunités qu’il lui offre de
s’exprimer, à favoriser l’égalité entre les filles et les garçons.
Le programme est présenté en deux colonnes. La première colonne indique les objectifs d’apprentissage. La seconde
colonne fournit des exemples de connaissances et de savoir-faire attendus des élèves, mais aussi des repères d’acquisition,
notamment en calcul mental. Elle rend plus explicites et plus opérationnels les objectifs indiqués dans la première colonne
afin d’aider les professeurs dans la préparation et la mise en œuvre des séquences d’enseignement.
L’aspect décimal (base dix) et l’aspect positionnel (dans l’écriture d’un nombre, la valeur d’un chiffre dépend de sa position)
sont abordés dès la période 1 : les élèves comparent, dénombrent et constituent des collections organisées en groupes de
dix unités et en unités isolées.
Au plus tard en période 2, les élèves travaillent avec des quantités et des nombres allant jusqu’à cinquante-neuf.
Au plus tard en période 3, les élèves travaillent avec des quantités et des nombres allant jusqu’à cent.
Toute l’année, les élèves utilisent différents types de matériel permettant de représenter des unités et des dizaines comme des
cubes emboitables permettant de former des barres sécables de dix cubes, des buchettes pouvant être facilement
assemblées en groupes de dix, du matériel multibase insécable, de la monnaie fictive (pièces de un euro et billets de dix euros).
La connaissance des nombres ordinaux permet de travailler sur des suites de nombres, dans la poursuite de l’étude de
motifs organisés initiée à l’école maternelle.
Au CP, l’addition posée n’est introduite qu’en période 4 ou 5 ; avant cette introduction, les élèves effectuent des additions
en utilisant des faits numériques mémorisés ou en mettant en œuvre des procédures de calcul par étapes.
Des soustractions par manipulation et cassage de dizaines sont effectuées dès la période 3 dans le cadre de la résolution de
problèmes.
La calculatrice n’est pas utilisée au cycle 2 en dehors d’un usage prescrit pour des élèves à besoins particuliers.
Le calcul mental
L’enseignement du calcul mental au cycle 2 est constitué de trois types d’apprentissages :
mémoriser des faits numériques de manière à les restituer de façon quasi instantanée ;
utiliser les connaissances sur la numération pour effectuer rapidement des calculs en s’appuyant notamment sur la
position des chiffres dans les nombres ;
élaborer des stratégies et maitriser des procédures de calcul mental efficaces qui seront progressivement automatisées.
Certaines procédures de calcul mental peuvent nécessiter de garder des résultats intermédiaires en mémoire, ce qui peut
être difficile pour certains élèves. Ceux-ci seront encouragés, au début des apprentissages, à noter par écrit ces résultats
intermédiaires, puis à alléger progressivement le recours à l’écrit, jusqu’à s’en libérer totalement dès qu’ils n’en auront plus
besoin, ce qui peut advenir au cours du CP ou plus tard.
Les procédures indiquées dans le programme doivent faire l’objet de séquences d’enseignement explicite et donner lieu à
une trace écrite. D’autres procédures peuvent être enseignées explicitement ou être simplement rencontrées et présentées
sans faire l’objet d’une séquence d’enseignement spécifique.
Des tests en temps limité sont indispensables d’une part pour renforcer la mémorisation des résultats et l’automatisation
des procédures, et d’autre part pour évaluer l’état des connaissances et des savoir-faire des élèves. Ils permettent
également d’encourager les élèves à abandonner des procédures peu efficaces au profit des procédures enseignées par le
professeur. Ces tests, qui mesurent la fluence en calcul, permettent également aux élèves de prendre conscience de leurs
progrès en comparant, sur la durée, le nombre de résultats corrects qu’ils sont capables de restituer en un temps donné.
Pour les calculs effectués mentalement en s’appuyant sur la numération ou sur des procédures apprises, la fluence attendue
en fin de CP est la restitution de neuf résultats en trois minutes.
Une grande partie des résultats des tables d’addition à apprendre au CP a été rencontrée à l’école maternelle soit sous
forme d’apprentissages structurés, notamment dans le cadre du travail sur les différentes décompositions des nombres
inférieurs à dix, soit de manière moins systématique lors de jeux où les nombres sont présents. Ces résultats sont réintroduits
progressivement pendant les deux premières périodes du CP, mais en les écrivant désormais avec les symboles « + » et « = ».
Tous les travaux de calcul mental sont menés sur le champ numérique du CP (nombres jusqu’à 100), dans le sens où les
nombres en jeu et les résultats cherchés sont tous inférieurs ou égaux à cent.
+8 +8
47 47 50
+3
L’élève poursuit en cherchant ce qu’il reste à additionner afin d’avoir ajouté 8 : il faut
encore additionner 5 à 50, parce que 8 c’est 3 + 5. Cela fait 55.
+8 +8
47 50 47 50 55
+3 +5 +3 +5
Donc 47 + 8 = 55.
- Ajouter 9 à un nombre. L’élève sait que, pour ajouter 9 à un nombre, il peut ajouter 10 puis soustraire 1. Il sait
aussi qu’il n’est pas utile de mettre en œuvre cette procédure quand le nombre a 0 ou 1
comme chiffre des unités.
Sur son ardoise, l’élève peut simplement écrire le résultat intermédiaire permettant
d’alléger sa mémoire de travail.
Ainsi, pour ajouter 9 à 37, le contenu de l’ardoise pourra évoluer chronologiquement,
comme indiqué ci-dessous :
37 37 37
47 47
46
- Ajouter deux nombres L’élève sait que, pour ajouter deux nombres inférieurs à 100, il peut les décomposer pour
inférieurs à 100. ajouter les dizaines entre elles et les unités entre elles, puis additionner les deux nombres
trouvés en utilisant la procédure apprise pour ajouter des dizaines entières à un nombre.
Exemple : 47 + 28 = ?
Le contenu de l’ardoise pourra évoluer chronologiquement, comme indiqué ci-dessous :
47 + 28 47 + 28 47 + 28
60 60 15 60 15
75
47 + 28 = 75.
- Déterminer la moitié d’un L’élève sait que, pour déterminer la moitié d’un nombre pair, il peut le décomposer en
nombre pair. dizaines et en unités pour faire apparaitre des nombres dont il a mémorisé les moitiés.
Par exemple : Quelle est la moitié de 46 ?
46 = 40 + 6.
La moitié de 40 est 20. La moitié de 6 est 3.
20 + 3 = 23.
La moitié de 46 est 23.
Afin de soulager sa mémoire de travail, l’élève peut garder, sur son ardoise, une trace
intermédiaire des procédures mentales qu’il engage. Ainsi, le contenu de l’ardoise pourra
évoluer chronologiquement, comme indiqué ci-dessous :
46 46 46 46
40 + 6 40 + 6 40 + 6
20 + 3 20 + 3
○23
- Soustraire un nombre L’élève sait que, pour soustraire un nombre inférieur à 10 à un nombre entier de dizaines,
inférieur à 10 à un nombre il peut « casser » une dizaine afin de lui retirer le nombre à soustraire. Le nombre d’unités
entier de dizaines. restantes est alors le complément à 10 du nombre d’unités que l’on soustrait.
50 - 6 = ?
50 c’est 5 dizaines, je casse une dizaine, il y a alors 4 dizaines et 10 unités, j’enlève les 6
unités à soustraire. Il reste alors 4 dizaines et 4 unités, c’est-à-dire 44.
Pour calculer 50 - 6 mentalement, dans un premier temps et afin de soulager sa mémoire
de travail, l’élève peut s’appuyer, sur son ardoise, sur des traces écrites intermédiaires du
type :
50 50 50 50
40 + 10 40 + 10 40 + 10
4 4
○44
La résolution de problèmes
L’enseignement de la résolution de problèmes arithmétiques vise à développer l’aptitude des élèves à résoudre des
problèmes de manière autonome.
La résolution de problèmes arithmétiques fait l’objet d’un enseignement explicite. Celui-ci s’appuie sur le modèle de
résolution de problèmes en quatre phases synthétisé par le schéma suivant. Il constitue notamment un outil utile à
l’enseignant pour identifier l’étape de la résolution sur laquelle un élève est en difficulté :
Problème
verbal
Régulation Calculer
La phase « Comprendre » est particulièrement importante. Pour être en mesure de résoudre un problème, l’élève doit avoir
saisi finement à la fois le sens de l’énoncé et celui de la question posée. Cette compréhension est vérifiable à travers la
reformulation de « l’histoire » du problème par l’élève lui-même, en utilisant ses propres mots. L’enseignant veille à ce que
les élèves n’automatisent pas l’opération à effectuer à partir de termes de l’énoncé, en proposant régulièrement des
problèmes contenant des termes qui n’induisent pas l’opération attendue, par exemple, des énoncés comportant le mot
« plus » alors que l’opération à effectuer est une soustraction.
La phase « Modéliser » conduit l’élève à identifier la ou les opérations qu’il va devoir effectuer pour trouver le résultat
cherché. Cette phase s’articule avec des manipulations ou des représentations schématiques qui vont contribuer à
comprendre le modèle mathématique en jeu.
Au CP, la phase « Calculer » peut se limiter à réunir deux collections ou à identifier la quantité à retirer d’une collection, puis
à dénombrer les éléments restants, sans effectuer réellement de calculs.
La phase « Répondre » conduit à quitter le domaine des mathématiques pour revenir au problème initialement posé en
communiquant une solution. Cette phase est importante et doit être mise en lien avec la « Régulation » qui permet
d’adopter une attitude critique sur le résultat trouvé. Cette attitude se manifeste notamment par des questions du type :
« Le nombre de jetons rouges trouvé est inférieur au nombre de jetons verts, est-ce possible ? », « Le nombre de jetons
rouges trouvé est supérieur au nombre total de jetons, est-ce possible ? », que l’élève doit apprendre à se poser
systématiquement. La phase d’institutionnalisation permet d’expliciter les connaissances en jeu suite à la résolution d’un
problème par les élèves (construction d’affichages, traces écrites sur les notions importantes).
Les données numériques des problèmes proposés aux élèves sont dans le champ numérique maitrisé au CP, à savoir les
nombres entiers jusqu’à cent.
Les élèves doivent traiter au moins dix problèmes par semaine, une partie d’entre eux pouvant être des problèmes
élémentaires, à l’énoncé bref, proposés oralement, la réponse étant simplement notée sur l’ardoise.
Au cours de l’année, les élèves doivent apprendre à résoudre des problèmes ayant les structures répertoriées dans le
programme. Cela n’exclut pas que des problèmes relevant d’autres structures puissent être également être proposés tout
au long de l’année.
10 10 10 10
cerises
mangées
L’élève traite les problèmes de transformation (ajout, retrait), tels que le problème ci-
dessus, comme des problèmes de parties-tout.
L’élève sait résoudre des problèmes comme les suivants :
Léa a 53 euros dans son portemonnaie. Elle achète un livre à 7 euros. Combien lui
reste-t-il ?
Il y avait 36 oiseaux dans l’arbre. Il n’en reste plus que 21. Combien d’oiseaux se sont
envolés ?
Dans la boite, il y avait des bonbons. J’en ai mangé 6 et il en reste encore 21. Combien y
avait-il de bonbons dans la boite avant que j’en mange ?
Dans un train comportant trois wagons, il y a 25 passagers dans le premier wagon, 32
passagers dans le deuxième wagon et 18 dans le troisième wagon. Combien y a-t-il de
passagers au total dans ce train ?
- Résoudre des problèmes L’élève sait résoudre des problèmes comme les suivants :
additifs en deux étapes Il y avait 29 enfants dans un bus. Au premier arrêt, 12 enfants sont descendus. Au
(champ numérique inférieur deuxième arrêt, 7 enfants sont montés. Combien y a-t-il d’enfants dans le bus
ou égal à 30). maintenant ?
Sur le présentoir de la bibliothèque de la classe, il y a 24 livres, dont 7 albums et 6
bandes dessinées, le reste étant constitué de livres documentaires. Combien y a-t-il de
livres documentaires ?
- Résoudre des problèmes L’élève sait résoudre des problèmes multiplicatifs consistant à rechercher la valeur d’un
multiplicatifs en une étape tout composé de plusieurs parties de même valeur, en s’appuyant si besoin sur des
(champ numérique inférieur manipulations d’objets tangibles (jetons ou cubes) symbolisant chacun des éléments ou
ou égal à 30). sur des représentations symboliques des objets en jeu (croix, ronds). L’élève peut aussi
utiliser des additions itérées.
Par exemple, pour le problème « Paul apporte 3 paquets de biscuits. Il y a 7 biscuits dans
chaque paquet. Combien y a-t-il de biscuits en tout ? », l’élève peut représenter les
biscuits de chacun des trois paquets par des croix et dénombrer ensuite l’ensemble des
croix, par comptage de un en un ou en regroupant par dix les éléments de la collection.
xxxxx xx
xxxxx xx
xxxxx xx
L’élève sait résoudre des problèmes consistant, dans un partage équitable, à chercher le
nombre de parts à partir de la quantité totale d’objets et de la quantité de chaque part,
en s’appuyant si besoin sur des manipulations d’objets tangibles (jetons ou cubes)
symbolisant les éléments à partager ou sur des représentations symboliques des objets à
partager. L’élève représente la totalité des éléments (croix, ronds) et entoure des groupes
de ces symboles de cardinal égal à la valeur d’une part.
Par exemple, pour le problème « Il y a 24 élèves dans la classe. Pour participer à des
rencontres sportives, le professeur constitue des équipes de 4 élèves. Combien y aura-t-il
d’équipes ? », l’élève peut représenter les vingt-quatre élèves par vingt-quatre croix et
faire ensuite des groupements de quatre croix pour symboliser les équipes.
xxxxx xxxxx
xxxxx xxxxx
xxxx
L’élève sait résoudre des problèmes consistant à rechercher la valeur d’une part dans un
partage équitable, en s’appuyant, si besoin, sur des manipulations d’objets tangibles
(jetons ou cubes) symbolisant des éléments qu’il distribue un à un, équitablement, dans
chacune des parts. Par exemple, pour le problème « 3 enfants se partagent 18 images.
Tous les enfants doivent avoir le même nombre d’images. Combien d’images aura
chaque enfant ? », l’élève sait répartir dix-huit images ou dix-huit jetons qui lui sont
fournis en trois paquets de six images ou jetons, en les distribuant un à un.
La compréhension des aspects décimal (base dix) et positionnel (la valeur d’un chiffre dépend de sa position) étudiés au CP
se renforce et s’étend.
Le travail sur les nombres supérieurs à cent contribue à renforcer la connaissance des nombres inférieurs à cent et celle des
relations entre les unités et les dizaines.
Dès la période 1, les élèves comparent, dénombrent et constituent des collections organisées en centaines, dizaines et
unités isolées.
Au plus tard en période 2, les élèves travaillent avec des quantités et des nombres allant jusqu’à mille.
À chaque fois que cela leur est utile, les élèves utilisent différents types d’objets tangibles permettant de représenter des
unités, des dizaines et des centaines : matériel multibase (plaques de cent cubes, barres de dix cubes, cubes unités),
monnaie fictive (billets de cent euros et de dix euros et pièces d’un euro), etc. Les élèves continuent, comme au CP, à
produire et à utiliser des représentations du matériel multibase lors des travaux menés sur les nombres ou pour effectuer
des calculs.
? 242 243
470 480 ?
- Connaitre les nombres Lors d’une course en EPS, l’élève sait ranger les coureurs dans l’ordre correspondant à
ordinaux jusqu’à cent. leur arrivée, se situer et situer les autres par rapport à lui-même.
- Comprendre et utiliser les Dans une étape du Tour de France parcourue par 167 cyclistes, l’élève sait dire combien
nombres ordinaux. de cyclistes sont arrivés avant le quarante-huitième coureur.
- Repérer un rang ou une L’élève sait répondre à des questions comme les suivantes.
position dans une file
Dans la suite répétitive « ABABAB… », quelle est la quatre-vingt-neuvième lettre ?
orientée ou dans une liste
Dans la suite répétitive « △ ▢ O △ ▢ O △… », quel est le soixantième symbole ?
d’objets ou de personnes.
Dans la suite répétitive « 1, 3, 5, 7, 9… », quel est le dix-septième nombre ?
- Faire le lien entre le rang d’un
Dans la suite répétitive « △ ✕ ▢ O △ ✕ ▢ O △ ✕… », quel est le quatre-vingtième
objet dans une liste et le
symbole ?
nombre d’éléments qui le
Dans la suite répétitive « ABGFABGFAB… », quelle est la dix-septième lettre ?
précèdent.
Dans la suite évolutive « 1, 2, 4, 7, 11, 16… », quel est le onzième nombre ?
- Utiliser les nombres ordinaux
Dans la suite évolutive « △ ✕ △ ✕✕ △ ✕✕✕ △ ✕✕✕✕ △… », quel est le vingtième
dans le cadre de suite de
symbole ?
symboles, de lettres ou de
Dans la suite évolutive « 1, 2, 4, 8, 16… », quel est le neuvième nombre ?
nombres.
Les fractions
Les fractions rencontrées au CE1 sont les fractions d’un tout. Elles sont, par nature, inférieures ou égales à 1.
Il s’agit d’abord de familiariser les élèves avec les mots « moitié », « demi » et « quart » afin qu’ils comprennent que, par
exemple, un quart de disque désigne une partie du disque dans le cas d’un partage en quatre parts égales.
Le travail sur les fractions commence dès la période 2 par l’introduction des fractions unitaires (de numérateur égal à 1) d’un
tout et de leur écriture fractionnaire. Le travail sur les fractions se poursuit ensuite avec des fractions non unitaires.
Dès la période 4, les élèves apprennent à comparer des fractions dans des cas simples. La manipulation, la verbalisation et
les représentations géométriques soutiennent cette compréhension. La manipulation de matériel tangible permet
1 1
notamment d’aider à comprendre que est supérieur à , ce qui peut être contre-intuitif pour certains élèves qui se
3 6
concentrent sur l’inégalité 3 < 6. Elle permet également aux élèves de commencer à établir des relations entre les fractions
comme le fait que trois fois un sixième font un demi ou que deux fois un sixième font un tiers.
1
2
1
3
1
6
1
L’élève sait identifier les figures représentant la fraction parmi les figures ci-dessous :
4
3 3
- Savoir interpréter, L’élève sait que trois huitièmes s’écrit mathématiquement . Il sait dire que d’un tout
8 8
représenter, écrire et lire des correspond à trois parts de ce tout partagé en huit parts égales. L’élève sait que la partie
fractions inférieures ou égales grisée de chacune des figures ci-dessous correspond aux trois huitièmes de la figure.
à 1.
3 1 1 1
L’élève sait que est égal à + + , qu’il lit « trois huitièmes est égal à un huitième plus un
8 8 8 8
huitième plus un huitième » ou encore « trois huitièmes est égal à trois fois un huitième ».
L’élève sait partager une bande de papier en parties égales et sait repérer une partie
2 3
correspondant à une fraction comme ou .
3 5
2 1 1
= +
3 3 3
3 1 1 1
= + +
5 5 5 5
5
L’élève sait expliquer pourquoi = 1.
5
L’élève sait qu’à partir d’un tout donné, une même fraction peut être représentée de
différentes manières. Ainsi, les différentes moitiés d’une feuille de papier ci-dessous
1
représentent toutes la fraction .
2
2
- Connaitre et utiliser les mots L’élève sait qu’il peut représenter la fraction par un tout partagé en 5 parts égales dont
5
« dénominateur » et il colorie 2 parts ; il sait que le dénominateur indique le nombre total de parts égales et le
« numérateur ». numérateur le nombre de parts coloriées.
- Comparer des fractions ayant 2 3
L’élève sait dire et expliquer pourquoi est plus petit que , en s’appuyant sur les parts
le même dénominateur. 5 5
L’addition posée est régulièrement utilisée dès le début de l’année, quand les nombres en jeu le justifient. Les élèves sont
cependant encouragés à privilégier le calcul mental à chaque fois que celui-ci est envisageable.
Un algorithme de la soustraction posée est introduit en période 3 au plus tard. Un unique et même algorithme sera
privilégié au niveau d’une école pour toutes les classes du CE1 au CM2.
La calculatrice n’est pas utilisée au cycle 2 en dehors d’un usage prescrit pour des élèves à besoins particuliers.
Le calcul mental
L’enseignement du calcul mental au cycle 2 est constitué de trois types d’apprentissages :
mémoriser des faits numériques qui peuvent être restitués de façon quasi instantanée ;
utiliser les connaissances sur la numération pour effectuer des calculs rapidement en s’appuyant notamment sur la
position des chiffres dans les nombres ;
élaborer des stratégies et maitriser des procédures de calcul mental efficaces qui seront progressivement automatisées.
Certaines procédures de calcul mental peuvent nécessiter de garder des résultats intermédiaires en mémoire, ce qui peut
être difficile pour certains élèves. Ceux-ci seront encouragés, au début des apprentissages, à noter par écrit ces résultats
intermédiaires, puis à alléger progressivement le recours à l’écrit, jusqu’à s’en libérer totalement dès qu’ils n’en ont plus
besoin.
Les procédures indiquées dans le programme doivent faire l’objet de séquences d’enseignement explicite et donner lieu à
une trace écrite. D’autres procédures peuvent être enseignées explicitement ou simplement rencontrées et présentées sans
faire l’objet d’une séquence d’enseignement dédiée.
Des tests en temps limité sont indispensables, d’une part pour renforcer la mémorisation des résultats et l’automatisation
des procédures, d’autre part pour évaluer l’état des connaissances et des savoir-faire des élèves. Ils permettent également
d’encourager les élèves à abandonner des procédures peu efficaces au profit des procédures enseignées par le professeur.
Ces tests, qui mesurent la fluence en calcul des élèves, permettent également à ces derniers de prendre conscience de leurs
progrès, en se référant au nombre de résultats corrects qu’ils sont capables de restituer en une durée donnée. Pour les
calculs effectués mentalement en s’appuyant sur la numération ou sur des procédures apprises, la fluence attendue en fin
de CE1 est la restitution de douze résultats en trois minutes.
La mémorisation des résultats des tables d’addition se poursuit avec une fluence qui se renforce tout au long de l’année du
CE1.
Les procédures de calcul mental enseignées au CP sont utilisées tout au long du CE1, afin de renforcer leur automatisation.
L’apprentissage des tables de multiplication s’étale sur l’année scolaire tout entière, de manière progressive. Les premiers
résultats disponibles servent de points d’appui pour en construire d’autres qui seront à terme mémorisés. La mémorisation
des résultats des tables étudiées en fin d’année pourra être encore imparfaite en fin de CE1 ; elle sera renforcée au CE2.
Tous les travaux de calcul mental sont menés sur le champ numérique du CE1, dans le sens où les nombres en jeu et les
résultats cherchés sont tous inférieurs ou égaux à 1 000.
- Ajouter ou soustraire un L’élève s’appuie sur la numération pour effectuer rapidement et mentalement des
nombre entier de dizaines à calculs sans retenue comme les suivants : 234 + 60 ; 541 - 20 ; 354 + 500 ; 765 - 200.
un nombre. Ajouter ou L’élève s’appuie sur la numération pour effectuer rapidement et mentalement des
soustraire un nombre entier additions avec retenue comme la suivante : 746 + 80.
de centaines à un nombre.
- Multiplier par 10 un nombre L’élève sait que, lors d’une multiplication par 10, une unité devient une dizaine et une
inférieur à 100. dizaine devient une centaine. Ainsi, chaque chiffre du nombre initial prend une valeur
10 fois plus grande : le chiffre des unités devient le chiffre des dizaines et le chiffre des
dizaines devient le chiffre des centaines.
Un outil du type « glisse-nombres » peut être utilisé pour accompagner les premières
multiplications par 10, en complément de la verbalisation de la procédure en termes
d’unités de numération. Progressivement, l’élève apprend à s’en détacher. Exemple :
multiplication de 72 par 10.
m s de
m s de
es
es
s
s
er
er
es
es
ain
ain
s
s
e
e
er
er
s
s
illi
illi
in
in
in
in
ité
ité
nt
nt
illi
illi
za
za
za
za
un
un
ce
ce
m
m
di
di
di
di
7 2 7 2
m s de
s
s
e
er
es
ain
s
e
er
s
illi
in
in
ité
nt
illi
za
za
un
ce
m
di
di
7 2 0
10 × 72 = 720.
Apprendre des procédures de calcul mental
-7 -7
516 523 516 523
520
-3
« Je dois soustraire 7 et j’ai déjà soustrait 3, il faut donc soustraire encore 4 car 7 = 3 + 4. »
L’élève utilise ensuite la procédure apprise au CP pour soustraire un nombre inférieur à 9
à un nombre entier de dizaines.
-7 -7
523 516 523
520 520
-4 -3 -4 -3
523 - 7 = 516.
- Déterminer la moitié d’un L’élève sait que, pour déterminer la moitié d’un nombre pair, il peut le décomposer en
nombre pair. centaines, en dizaines et en unités pour faire apparaitre des nombres dont il a mémorisé
les moitiés.
Par exemple pour déterminer la moitié de 470, l’élève peut noter les éléments suivants
sur son ardoise :
470 = 400 + 70
200 + 35 = 235
L’élève pourra noter directement le résultat dès qu’il n’aura plus besoin des traces
écrites intermédiaires.
- Calculer le produit d’un L’élève sait verbaliser « 13 fois 7, c’est 10 fois 7 plus 3 fois 7. »
nombre compris entre 11 et 13 × 7 = (10 + 3) × 7
19 par un nombre inférieur à 10 × 7 = 70
10
= 10 × 7 + 3 × 7
10 en décomposant le plus = 70 + 21
grand des deux facteurs en la = 91
somme de deux nombres L’élève sait aussi formuler cette procédure en décomposant le 3 × 7 = 21
3
(propriété de distributivité de deuxième facteur : « 7 fois 13, c’est 7 fois 10 plus 7 fois 3. »
la multiplication par rapport 7
à l’addition).
La résolution de problèmes
L’enseignement de la résolution de problèmes arithmétiques vise à développer l’aptitude des élèves à résoudre des
problèmes de manière autonome.
La résolution de problèmes arithmétiques fait l’objet d’un enseignement explicite. Celui-ci s’appuie sur le modèle de
résolution de problèmes en quatre phases synthétisé par le schéma ci-dessous. Il constitue notamment un outil utile à
l’enseignant pour identifier l’étape de la résolution d’un problème sur laquelle un élève est en difficulté :
Problème
verbal
Régulation Calculer
La phase « Comprendre » est particulièrement importante. Pour être en mesure de résoudre un problème, l’élève doit avoir
saisi finement à la fois le sens de l’énoncé et celui de la question posée. Cette compréhension est vérifiable à travers la
reformulation de « l’histoire » du problème, par l’élève lui-même, en utilisant ses propres mots. L’enseignant veille à ce que
les élèves n’automatisent pas l’opération à effectuer à partir de termes de l’énoncé, en proposant régulièrement des
problèmes contenant des termes qui n’induisent pas l’opération attendue, par exemple, des énoncés comportant le mot
« plus » alors que l’opération à effectuer est une soustraction.
La phase « Modéliser » conduit l’élève à identifier la ou les opérations qu’il va devoir effectuer pour trouver le résultat
cherché. Cette phase s’articule avec des manipulations ou des représentations schématiques qui vont contribuer à
comprendre le modèle mathématique en jeu.
Au CE1, la phase « Calculer » peut être traitée de différentes façons selon les outils dont disposent les élèves au moment où
est proposé le problème : manipulation de matériel multibase, schéma représentant du matériel multibase, calcul mental
ou opération posée.
La phase « Répondre » conduit à quitter le domaine des mathématiques pour revenir au problème initialement posé en
communiquant une solution. Cette phase est importante et doit être mise en lien avec la « Régulation » qui permet
d’adopter une attitude critique sur le résultat trouvé. Cette attitude se manifeste notamment par des questions du type :
« Le nombre de jetons rouges trouvé est inférieur au nombre de jetons verts, est-ce possible ? », « Le nombre de jetons
rouges trouvé est supérieur au nombre total de jetons, est-ce possible ? », que l’élève doit apprendre à se poser
systématiquement.
Les données numériques des problèmes proposés aux élèves sont dans le champ numérique maitrisé au CE1, à savoir les
nombres entiers jusqu’à mille.
Les élèves doivent traiter au moins dix problèmes par semaine, une partie d’entre eux pouvant être des problèmes
élémentaires, à l’énoncé bref, proposés oralement, la réponse étant simplement notée sur l’ardoise.
Au cours de l’année, les élèves doivent apprendre à résoudre des problèmes ayant les structures qui sont répertoriées dans
le programme. Des problèmes relevant d’autres structures peuvent également être proposés tout au long de l’année.
- 56 images distribuées
tarte 17 € gâteau 26 €
Pour la seconde étape, il peut faire un deuxième schéma comme le suivant :
50 €
achats 43 € monnaie ?
- Résoudre des problèmes L’élève sait résoudre des problèmes multiplicatifs consistant à rechercher la valeur du
multiplicatifs en une étape. tout, en s’appuyant, selon la période de l’année et selon les nombres en jeu, sur :
des manipulations d’objets tangibles (jetons ou cubes) symbolisant chacun des
éléments ;
des représentations symboliques (croix, ronds) des objets en jeu ;
des schémas en barre, par exemple, pour le problème « Paul apporte huit paquets de
biscuits. Il y a sept biscuits dans chaque paquet. Combien y-a- t-il de biscuits en
tout ? », l’élève peut effectuer le schéma suivant :
? biscuits
7 7 7 7 7 7 7 7
8 paquets
sa maitrise du calcul mental, par exemple pour résoudre un problème comme le suivant :
« Un client achète 10 paquets de 25 gâteaux. Combien a-t-il acheté de gâteaux ? ».
L’élève sait résoudre des problèmes consistant, dans un partage équitable, à chercher le
nombre de parts à partir de la quantité totale d’objets et de la quantité contenue dans
chaque part, en s’appuyant, selon la période de l’année et selon les nombres en jeu, sur :
des manipulations d’objets tangibles (jetons ou cubes) symbolisant les éléments à
partager. L’élève répartit les objets entre des groupes ayant tous pour cardinal la
valeur donnée d’une part. Il lui reste à dénombrer les groupes formés ;
des représentations symboliques des objets à partager. L’élève représente la totalité
des symboles (croix, ronds), organise la collection en groupes et dénombre les groupes
ainsi formés ;
des schémas en barre, par exemple, pour le problème « Il y a 60 élèves en CE1 dans
l’école. Pour participer à un rallye mathématique, la directrice constitue des équipes
de 5 élèves. Combien y aura-t-il d’équipes ? », l’élève peut effectuer le schéma suivant :
60 élèves
5 5 5 5
? équipes
sa maitrise du calcul mental.
L’élève sait, par exemple, résoudre des problèmes comme les suivants :
Je veux ranger mes 189 photos dans un album. Je peux ranger 10 photos par page.
Combien de pages me faut-il pour ranger toutes mes photos ?
Un fermier a 75 œufs à vendre au marché. Il les vend par boites de 6 œufs. Combien
de boites va-t-il pouvoir vendre ?
L’élève sait résoudre des problèmes consistant à rechercher la valeur d’une part dans le
cadre d’un partage équitable, en s’appuyant, selon la période de l’année et selon les
nombres en jeu, sur :
des manipulations d’objets tangibles (jetons, cubes) symbolisant chacun des éléments
qu’il distribue un à un, équitablement, dans chacune des parts ;
des représentations symboliques des objets en jeu, en représentant un à un les objets
mentionnés (croix, ronds), en les plaçant successivement dans chacune des parts,
jusqu’à l’obtention du nombre total d’éléments à distribuer. Par exemple, pour le
problème « Trois enfants se partagent 18 images. Chaque enfant doit avoir le même
nombre d’images. Combien d’images aura chaque enfant ? », l’élève sait inscrire 18
croix en les distribuant successivement à chacun des enfants ;
La compréhension des aspects décimal (base dix) et positionnel (la valeur d’un chiffre dépend de sa position) étudiés depuis
le CP se renforce et se généralise au CE2.
Au plus tard en période 2, les élèves travaillent avec des quantités et des nombres allant jusqu’à 10 000.
Les élèves qui en ont besoin peuvent être invités à manipuler des objets tangibles comme du matériel multibase : cubes de
mille unités, plaques de cent unités, barres de dix unités, cubes unités). Les élèves continuent, comme au cours des années
précédentes, à utiliser des représentations du matériel multibase lors des travaux menés sur les nombres ou pour effectuer
des calculs.
Les fractions
Au début du CE2, les élèves réinvestissent les fractions d’un tout étudiées au CE1 afin d’établir des égalités entre fractions
5 1
comme = .
10 2
À partir de la période 3, le travail sur les fractions d’un tout permet de considérer une fraction d’une unité de longueur. Ceci
conduit à graduer une bande-unité en fractions de cette unité et à constituer ainsi un outil de mesure pour des longueurs
non entières. Les élèves peuvent alors mobiliser les fractions dans des situations de mesurage de longueurs par rapport à
une unité donnée, quand les entiers ne suffisent plus pour coder ces mesures. Les élèves sont ainsi capables de mesurer ou
de tracer des segments de longueur « une demi-unité » ou « deux unités plus un quart d’unité ».
La graduation d’une règle par des fractions permet également de reconsidérer la comparaison des fractions déjà travaillée
comme fractions d’un tout : positionnement de fractions égales au niveau de la même graduation, positionnement des
fractions dans l’ordre croissant sur la règle graduée, etc.
Le travail sur les fractions d’un tout et sur les fractions de l’unité permettent d’illustrer et de fournir des représentations
pour les additions et les soustractions de fractions.
Les fractions rencontrées au CE2 ont un dénominateur inférieur ou égal à douze et sont toutes inférieures ou égales à un.
1 2 3 4 5 6 7 8 9
0 1
10 10 10 10 10 10 10 10 10
L’élève sait mesurer des longueurs de bandes ou de segments en utilisant une règle
graduée en fractions d’unité et donner le résultat sous la forme : « La longueur du
segment est égale à trois quarts d’unité. », « La longueur de la bande est comprise en
sept dixièmes d’unité et huit dixièmes d’unité. », « La longueur du segment est égale à
3
deux unités et un quart d’unité. » ou « La bande a pour longueur 1 unité + d’unité. »
10
L’élève sait utiliser des égalités de fractions pour tracer des segments d’une longueur
donnée. Par exemple, avec une règle graduée en dixièmes, il sait tracer des segments
1 1 3
ayant les longueurs suivantes : unité ; 1 unité + d’unité ; 2 unités + d’unité.
2 5 5
- Comparer des fractions L’élève sait comparer des fractions ayant le même dénominateur et justifier sa réponse :
5 7
inférieures à 1. « Comparer et ».
12 12
L’élève sait comparer des fractions ayant le même numérateur et justifier sa réponse :
5 5
« Comparer et ».
12 8
L’élève sait comparer deux fractions dont l’une a un dénominateur multiple du
7 5
dénominateur de l’autre et justifier sa réponse : « Comparer et ».
12 6
- Additionner et soustraire des L’élève sait additionner et soustraire des fractions de même dénominateur en
fractions. s’appuyant sur la verbalisation.
L’élève sait additionner et soustraire deux fractions lorsque le dénominateur de l’une est
un multiple du dénominateur de l’autre. À chaque fois que l’élève en aura besoin, les
changements de dénominateurs sont accompagnés de manipulations ou de
représentations correspondant aux fractions en jeu.
L’élève sait résoudre des problèmes nécessitant des additions ou des soustractions de
fractions, comme, par exemple, le problème suivant : « Marc a fait un gâteau. Il en a
mangé un dixième. Ange en a mangé trois dixièmes et Saïd en a mangé deux dixièmes.
Quelle fraction du gâteau reste-t-il ? »
Des additions et des soustractions posées sont régulièrement utilisées dès le début de l’année, quand les nombres en jeu le
justifient. Cependant, les élèves sont encouragés à privilégier le calcul mental à chaque fois que celui-ci est envisageable.
La calculatrice n’est pas utilisée au cycle 2 en dehors d’un usage prescrit pour des élèves à besoins particuliers.
Le calcul mental
L’enseignement du calcul mental au cycle 2 est constitué de trois types d’apprentissages :
mémoriser des faits numériques qui peuvent être restitués de façon quasi instantanée ;
utiliser les connaissances sur la numération pour effectuer des calculs rapidement en s’appuyant notamment sur la
position des chiffres dans les nombres ;
élaborer des stratégies et maitriser des procédures de calcul mental efficaces qui seront progressivement automatisées.
Certaines procédures de calcul mental peuvent nécessiter de garder des résultats intermédiaires en mémoire, ce qui peut
être difficile pour certains élèves. Ceux-ci seront encouragés, au début des apprentissages, à noter par écrit ces résultats
intermédiaires, puis à alléger progressivement le recours à l’écrit, jusqu’à s’en libérer totalement dès qu’ils n’en ont plus besoin.
Les procédures indiquées dans le programme doivent faire l’objet de séquences d’enseignement explicite et donner lieu à
une trace écrite. D’autres procédures peuvent être enseignées explicitement ou simplement rencontrées et présentées sans
faire l’objet d’une séquence d’enseignement dédiée.
Des tests en temps limité sont indispensables, d’une part pour renforcer la mémorisation des résultats et l’automatisation
des procédures, et d’autre part pour évaluer l’état des connaissances et des savoir-faire des élèves. Ils permettent
également d’encourager les élèves à abandonner des procédures peu efficaces au profit des procédures enseignées par le
professeur. Ces tests, qui mesurent la fluence en calcul des élèves, permettent également à ces derniers de prendre
conscience de leurs progrès, en se référant au nombre de résultats corrects qu’ils sont capables de restituer en une durée
donnée. Pour les calculs effectués mentalement en s’appuyant sur la numération ou sur des procédures apprises, la fluence
attendue en fin de CE2 est la restitution de quinze résultats en trois minutes.
Au CE2 la mémorisation des résultats des tables d’addition et de multiplication se poursuit avec une fluence qui se renforce
tout au long de l’année scolaire.
Les procédures de calcul mental enseignées au CP et au CE1 sont utilisées tout au long du CE2, afin de renforcer leur
automatisation.
Tous les travaux de calcul mental sont menés sur le champ numérique du CE2 uniquement, dans le sens où les nombres en
jeu et les résultats cherchés sont inférieurs ou égaux à 10 000.
- Multiplier un nombre entier L’élève sait que, lors d’une multiplication par 10, une unité devient une dizaine, une
par 10 ou 100. dizaine devient une centaine et une centaine devient un millier. Ainsi, chaque chiffre du
nombre initial prend une valeur 10 fois plus grande : le chiffre des unités devient le
chiffre des dizaines, le chiffre des dizaines devient le chiffre des centaines et le chiffre
des centaines devient le chiffre des milliers.
Un outil du type « glisse-nombres » peut être utilisé pour accompagner les premières
multiplications par 10, en complément de la verbalisation de la procédure en termes
d’unités de numération. Progressivement, l’élève apprend à s’en détacher.
Exemple : multiplication de 724 par 10 :
m s de
m s de
es
es
s
s
er
er
es
es
ain
ain
s
s
e
e
er
er
s
s
illi
illi
in
in
in
in
ité
ité
nt
nt
illi
illi
za
za
za
za
un
un
ce
ce
m
m
di
di
di
di
7 2 4 7 2 4
m s de
es
s
er
es
ain
s
e
er
s
illi
in
in
ité
nt
illi
za
za
un
ce
m
di
di
7 2 4 0
10 × 724 = 7 240.
Apprendre des procédures de calcul mental
- Ajouter 8, 9, 18, 19, 28, 29, 38 L’élève sait, par exemple, que pour ajouter 38 à un nombre, il peut lui ajouter 40 puis
ou 39 à un nombre. retrancher 2.
- Soustraire 9, 19, 29 ou 39 à un L’élève sait, par exemple, que pour soustraire 29 à un nombre, il peut retrancher 30, puis
nombre. ajouter 1.
- Multiplier un nombre entier L’élève sait que multiplier par 4 revient à multiplier par 2 et encore par 2.
par 4 ou par 8. 4 × 37 ?
2 × 37 = 74 et 2 × 74 = 148. Donc 4 × 37 = 148.
L’élève sait que multiplier par 8 = 2 × 2 × 2 revient à multiplier par 2, puis encore par 2 et
une troisième fois par 2.
8 × 27 ?
2 × 27 = 54 ; 2 × 54 = 108 et 2 × 108 = 216. Donc 8 × 27 = 216.
Lors d’une séance de calcul mental, si l’élève doit calculer 8 × 27, il peut écrire sur son
ardoise : « 54 », puis « 108 », puis « 216 », qu’il entoure pour indiquer qu’il s’agit du résultat
cherché. Les écrits intermédiaires « 54 » et « 108 » lui permettent de soulager sa mémoire
de travail.
- Multiplier un nombre L’élève sait que, pour multiplier un nombre par un nombre entier de dizaines comme 40,
inférieur à 10 par un nombre il peut décomposer le deuxième facteur sous la forme 4 × 10, puis appliquer la procédure
entier de dizaines. de multiplication par 10.
Par exemple : 9 × 40 = 9 × (4 × 10) = (9 x 4) × 10 = 36 × 10 = 360.
- Calculer le produit d’un L’élève sait verbaliser « 23 fois 7, c’est 20 fois 7 plus 3 fois 7. »
nombre compris entre 11 et 23 × 7 = (20 + 3) × 7 = (20 × 7) + (3 × 7) = 140 + 21 = 161
99 par un nombre inférieur à L’élève utilise aussi la décomposition dans l’autre sens :
10 en décomposant le plus
« 7 fois 23, c’est 7 fois 20 plus 7 fois 3. »
grand des deux facteurs en la
20
somme de deux nombres 20 × 7 = 140
(propriété de distributivité de
la multiplication par rapport
à l’addition).
3 × 7 = 21
3
7
La résolution de problèmes
L’enseignement de la résolution de problèmes arithmétiques vise à développer l’aptitude des élèves à résoudre des
problèmes de manière autonome.
La résolution de problèmes arithmétiques fait l’objet d’un enseignement explicite. Celui-ci s’appuie sur le modèle de
résolution de problèmes en quatre phases synthétisé par le schéma ci-dessous. Il constitue notamment un outil utile à
l’enseignant pour identifier l’étape de la résolution sur laquelle un élève est en difficulté :
Problème
verbal
Régulation Calculer
La phase « Comprendre » est particulièrement importante. Pour être en mesure de résoudre un problème, l’élève doit avoir
saisi finement à la fois le sens de l’énoncé et celui de la question posée. Cette compréhension est vérifiable à travers la
reformulation de « l’histoire » du problème, par l’élève lui-même, en utilisant ses propres mots. L’enseignant veille à ce que
les élèves n’automatisent pas l’opération à effectuer à partir de termes de l’énoncé, en proposant régulièrement des
problèmes contenant des termes qui n’induisent pas l’opération attendue, par exemple, des énoncés comportant le mot
« plus » alors que l’opération à effectuer est une soustraction.
La phase « Modéliser » conduit l’élève à identifier la ou les opérations qu’il va devoir effectuer pour trouver le résultat
cherché. Cette phase s’articule avec des manipulations ou des représentations schématiques qui vont contribuer à
comprendre le modèle mathématique en jeu.
Au CE2, la phase « Calculer » peut être traitée de différentes façons selon les outils dont disposent les élèves au moment où
est proposé le problème : le calcul mental et le calcul posé sont les modalités privilégiées.
La phase « Répondre » conduit à quitter le domaine des mathématiques pour revenir au problème initialement posé en
communiquant une solution. Cette phase est importante et doit être mise en lien avec la « Régulation » qui permet
d’adopter une attitude critique sur le résultat trouvé. Cette attitude se manifeste notamment par des questions du type :
« Le nombre de jetons rouges trouvé est inférieur au nombre de jetons verts, est-ce possible ? », « Le nombre de jetons
rouges trouvé est supérieur au nombre total de jetons, est-ce possible ? », que l’élève doit apprendre à se poser
systématiquement.
Les données numériques des problèmes proposés aux élèves sont dans le champ numérique maitrisé au CE2, à savoir les
nombres entiers jusqu’à 10 000. Le champ numérique dépend cependant fortement de la structure mathématique du
problème : plus cette structure est complexe, plus le champ numérique est réduit. Les problèmes à la structure la plus
complexe (nombre d’étapes supérieur à deux, problèmes atypiques) portent sur un champ numérique inférieur à 100.
Les élèves doivent traiter au moins dix problèmes par semaine, une partie d’entre eux pouvant être des problèmes
élémentaires, à l’énoncé bref, proposés oralement, la réponse étant simplement notée sur l’ardoise.
Au cours de l’année, les élèves doivent apprendre à résoudre des problèmes ayant les structures qui sont répertoriées dans
le programme. Des problèmes relevant d’autres structures peuvent également être proposés tout au long de l’année.
Grandeurs et mesures
Cours préparatoire
Les longueurs et les masses
Au CP, les travaux sur les longueurs s’appuient principalement sur des manipulations.
Les connaissances et les savoir-faire sur les longueurs sont réinvestis dans le cadre de la résolution de problèmes.
Les situations proposées pour travailler sur les masses s’appuient toutes sur des manipulations.
Les longueurs
La monnaie
La monnaie est un point d’appui important pour travailler sur la numération. Elle est utilisée dans un second temps, après le
matériel multibase. En effet, elle nécessite un niveau d’abstraction supérieur, car un billet de dix euros n’apparait pas
comme un groupe de dix pièces d’un euro, contrairement à une barre d’une dizaine qui est constituée de dix cubes unité.
Les montants sont des nombres entiers d’euros toujours inférieurs ou égaux à cent.
Le travail sur la monnaie est réinvesti dans le cadre de l’enseignement de la résolution de problèmes. Les premiers
problèmes sont résolus en simulant les situations par des manipulations effectives de pièces et de billets fictifs. Ensuite,
progressivement, les élèves sont mis en situation d’anticiper les résultats de ces actions en ayant recours aux opérations et
au calcul.
- Comparer les valeurs de deux L’élève sait comparer deux ensembles constitués de pièces ou de billets du point de vue
ensembles constitués de de leur valeur et non de celui du nombre de pièces ou de billets.
pièces de monnaie ou de L’élève sait que dix pièces de 1 € ont la même valeur qu’un billet de 10 €.
deux ensembles constitués L’élève détermine la valeur d’une somme d’argent en organisant la monnaie pour faciliter
de pièces et de billets. les comptes (groupes de dix euros).
- Déterminer la valeur en euro L’élève constitue une somme d’argent donnée avec le matériel fourni. Des contraintes
d’un ensemble constitué de peuvent être ajoutées : « Produire 48 € en utilisant le moins de pièces possible et le moins
pièces et de billets. de billets possible », « Produire 56 € en utilisant le moins de pièces possible, le moins de
- Constituer une somme billets possible et sans utiliser de pièces de 1 € ». Les réponses dépendent des types de
d’argent donnée avec des pièces et de billets mis à disposition.
pièces et des billets. L’élève joue à des jeux permettant de comprendre que, pour payer plusieurs objets, on
- Simuler des achats en peut les payer séparément, ou bien chercher tout d’abord leur valeur totale et régler
manipulant des pièces et des cette valeur totale. On peut aussi donner plus que la valeur due et il faut alors que le
billets fictifs. Rendre la vendeur rende la monnaie. Les jeux peuvent aussi conduire à procéder à des échanges.
monnaie.
Au CP, le travail mené sur le repérage dans le temps se limite aux heures entières.
Les connaissances et les savoir-faire sur les longueurs sont réinvestis en géométrie dans des constructions.
L’utilisation de l’écriture à virgule n’est pas attendue dans le cadre de l’étude des longueurs et des masses.
Les longueurs
- Savoir identifier l’objet le L’élève sait identifier l’objet le plus léger (ou le plus lourd) parmi trois ou quatre objets en
plus léger (ou le plus lourd) les soupesant ou en utilisant une balance de type Roberval.
parmi deux ou trois objets de L’élève pèse des objets pour déterminer leur masse en gramme ou en kilogramme
volumes proches en les (balance du type Roberval ou balance digitale).
soupesant ou en utilisant une
balance pour les peser.
- Connaitre et utiliser les unités L’élève connait la masse de quelques objets du quotidien. Par exemple, un paquet de
gramme et kilogramme et les sucre pèse 1 kg et un sachet de levure pèse environ 10 g.
symboles associés (g, kg). L’élève sait ordonner quatre masses exprimées en gramme ou en kilogramme. Par
- Savoir que 1 kg est égal à exemple, ordonner dans l’ordre croissant : 1 kg et 300 g ; 1 000 g ; 50 kg ; 2 kg et 100 g.
1 000 g. L’élève estime la masse d’un objet du quotidien en la comparant à des masses connues.
- Comparer des masses.
- Disposer de quelques masses
de référence. Estimer la
masse d’objets du quotidien
en gramme ou en
kilogramme.
La monnaie
L’introduction des centimes d’euro au CE1 a un double objectif : connaitre les pièces en usage et permettre une
fréquentation de l’écriture à virgule des nombres décimaux dès le cycle 2. En ce sens, la connaissance de la relation
« 100 centimes = 1 € » et la pratique régulière de conversions fondées sur cette équivalence sont essentielles.
L’utilisation de l’écriture à virgule pour la monnaie se fait de façon pratique et concrète, sans introduire le nom des unités
de numération (dixième, centième ou millième) qui seront présentées au cycle 3 en s’appuyant sur les fractions décimales.
Toutefois, la virgule est ici présentée comme le signe qui permet de repérer le chiffre des unités d’euro. Les différents rangs
pourront être désignés de la manière suivante : centime, dizaine de centimes, centaine de centimes égale à un euro, dizaine
d’euros, centaine d’euros, etc.
Une attention particulière est portée à l’écriture à virgule d’expressions du type « deux euros et cinq centimes », en la
distinguant de celle de « deux euros et cinquante centimes ».
La monnaie contribue à renforcer la compréhension du système de numération décimale que nous utilisons : dix pièces de
1 € valent 10 €, dix billets de 10 € valent 100 €, dix pièces de un centime valent dix centimes et dix pièces de dix centimes
valent un euro.
Les premiers problèmes sont résolus en simulant les situations par des manipulations effectives de pièces et de billets
fictifs. Ensuite, progressivement, les élèves sont mis en situation d’anticiper les résultats de ces actions en ayant recours aux
opérations et au calcul.
Le travail sur la monnaie est réinvesti dans le cadre de l’enseignement de la résolution de problèmes.
Les centimes d’euro sont introduits au plus tard en période 2. L’écriture à virgule est utilisée à partir de la période 3. Le
travail sur la monnaie est poursuivi et renforcé à chaque période, à l’occasion d’activités ritualisées.
Au CE1, en mathématiques, l’enseignement relatif au repérage dans le temps et aux durées s’applique aux temps courts,
exprimés en heure et en minute. Le travail sur les heures initié au CP s’étend au CE1 aux heures entières supérieures à douze
ainsi qu’à la demi-heure et aux quarts d’heure, en lien avec l’introduction des fractions.
- Lire l’heure sur une horloge à L’élève comprend et utilise les expressions « trois heures du matin », « trois heures de
aiguilles (lorsque l’heure est l’après-midi ».
donnée en heures entières, Sachant qu’on parle d’un instant de l’après-midi, l’élève sait lire sur une horloge à aiguilles
en heures et demi-heure ou qu’il est « 2 heures et quart » ou « 14 heures et 15 minutes » et il sait que sur une horloge
en heures et quarts d’heure). digitale, il est alors écrit « 14 : 15 ».
- Positionner les aiguilles d’une L’élève sait positionner les aiguilles d’une horloge correspondant à une heure exprimée
horloge correspondant à une en heures entières inférieures à vingt-quatre, en heures et demi-heure et en heures et
heure donnée en heures quarts d’heure.
entières, en heures et demi-
heure ou en heures et quart
d’heure.
- Connaitre, utiliser et
distinguer les heures du matin
et celles de l’après-midi.
- Connaitre les unités de Lorsqu’il est interrogé sur la durée qu’il a consacrée à une action, l’élève en parle avec les
mesure de durée, heure et unités adaptées (minute ou heure) : « J’ai mis cinq minutes pour réaliser cet exercice » ;
minute, et les symboles « Je suis resté deux heures à la piscine » ; « Nous sommes restés quatre heures au musée ».
associés (h et min). L’élève connait les relations : 1 heure = 60 minutes ; 1 demi-heure = 30 minutes ; 1 quart
- Comparer et mesurer des d’heure = 15 minutes.
durées écoulées entre deux L’élève sait que deux quarts d’heure font une demi-heure, que deux demi-heures ou quatre
instants affichés sur une quarts d’heure font une heure. Il sait aussi que trois quarts d’heure c’est un quart d’heure
horloge (pour des intervalles plus un quart d’heure plus un quart d’heure, c’est-à-dire trois fois un quart d’heure.
de temps situés dans une
L’élève sait ajouter ou soustraire des durées. Il sait résoudre des problèmes comme
même journée, avec des
« Mamie a passé un quart d’heure à tailler ses rosiers et une demi-heure à bêcher son
heures données en heures
potager. Combien de temps est-elle restée dans le jardin ? ».
entières, en heures et demi-
heure ou en heures et quarts L’élève sait déterminer la durée qui s’écoule entre 8 h 30 min et 8 h 45 min et celle entre
d’heure). 15 h 45 min et 16 h 15 min. Il sait dire laquelle des deux est la plus longue. Il sait dire que
8 heures est la durée qui s’écoule entre midi et 20 h.
L’élève sait comparer des durées comme 2 heures et 130 minutes.
Les connaissances et les savoir-faire sur les longueurs sont réinvestis en géométrie plane lors des constructions.
L’utilisation de l’écriture à virgule n’est pas attendue dans le cadre de l’étude des longueurs, des masses et des contenances.
Les élèves n’utilisent pas de tableaux de conversion au cycle 2, mais s’appuient sur les relations connues entre les unités
pour effectuer des conversions.
Les longueurs
- Connaitre et utiliser les L’élève sait convertir entre les unités gramme et kilogramme :
unités gramme, kilogramme 1 kg = 1 000 g donc 3 kg = 3 000 g ;
et tonne et les symboles 1 000 g = 1 kg donc 5 000 g = 5 kg et 5 462 g = 5 kg + 462 g.
associés (g, kg, t). 1 t = 1 000 kg donc 2 t = 2 000 kg ;
- Choisir l’unité la mieux 1 000 kg = 1 t donc 5 350 kg = 5 t 350 kg.
adaptée pour exprimer une L’élève compare et ordonne les masses de trois ou quatre objets en utilisant une balance
masse. de type Roberval ou à partir de la donnée des masses exprimées en kilogramme, gramme
- Connaitre les relations entre ou tonne
les unités de masse usuelles.
- Comparer des masses.
- Disposer de quelques masses L’élève estime la masse d’objets en gramme ou en kilogramme (une feuille de papier, une
de référence. pomme, un dictionnaire, un seau d’eau, une voiture, etc.).
- Estimer la masse d’un objet.
Les contenances
- Comparer les contenances L’élève sait comparer perceptivement les contenances d’objets quand elles sont
de différents objets. clairement distinctes.
L’élève sait identifier l’objet ayant la plus grande (ou la plus petite) contenance parmi
deux ou trois récipients, par des transvasements.
L’élève sait comparer des contenances en les mesurant à l’aide d’un étalon, par exemple
en déterminant le nombre de verres que contient chacun de deux récipients.
- Connaitre et utiliser les L’élève mesure des contenances en litre, décilitre et centilitre en utilisant un verre gradué
unités litre, décilitre et ou en utilisant un récipient de contenance connue comme une bouteille d’un litre ou
centilitre et les symboles d’un demi-litre.
associés (L, dL et cL). L’élève sait estimer la contenance d’un récipient de la vie courante : verre, bouteille,
- Savoir que 1 L est égal à 10 dL arrosoir.
et également à 100 cL. L’élève sait effectuer des conversions en utilisant les unités litre, décilitre et centilitre :
1 L = 10 dL ;
1 L = 100 cL ;
780 cL = 700 cL + 80 cL = 7 L + 80 cL.
La monnaie
Au CE2, la monnaie est avant tout un point d’appui pour utiliser l’écriture à virgule des nombres décimaux. Cette écriture,
introduite au CE1, est à nouveau utilisée dès la période 1 du CE2 dans le cadre d’exercices ou de problèmes impliquant la
monnaie.
La monnaie contribue à renforcer la compréhension du système de numération décimale: dix pièces de 1 € valent 10 €, dix
billets de 10 € valent 100 €, dix billets de 100 € valent mille euros, dix pièces de un centime valent dix centimes et dix pièces
de dix centimes valent un euro.
L’utilisation de l’écriture à virgule pour la monnaie se fait de façon pratique et concrète, sans introduire le nom des unités
de numération (dixième, centième, millième) qui seront introduites au cycle 3 en s’appuyant sur les fractions décimales. Les
différents rangs pourront être désignés de la manière suivante : centime, dizaine de centimes, centaine de centimes égale à
un euro, dizaine d’euros, centaine d’euros, etc. Toutefois, dès le cycle 2, la virgule est présentée comme le signe qui permet
de repérer le chiffre des unités. Une attention particulière est portée à l’écriture à virgule d’expressions du type « deux
euros et cinq centimes », en la distinguant de celle de « deux euros et cinquante centimes ». Les techniques posées
rencontrées au CE1 pour l’addition et la soustraction des nombres entiers sont étendues au CE2 aux montants en euro
utilisant l’écriture à virgule. L’addition posée de montants en euro utilisant l’écriture à virgule est introduite au plus tard en
période 2. La soustraction posée de montants en euro utilisant l’écriture à virgule est introduite au plus tard en période 4. La
manipulation a posteriori de monnaie fictive permet aux élèves de contrôler les résultats qu’ils ont obtenus.
Au cycle 2, en mathématiques, l’enseignement relatif au repérage dans le temps et aux durées s’applique aux temps courts,
exprimés en heure et en minute.
8 h 30 12 h 30
Lucie est sortie pendant 4 heures. Elle est rentrée à 12 h 30. À quelle heure est-elle
partie ?
4h
? 12 h 30
Le train est parti à 7 h 10. Il a mis 1 heure et 30 minutes pour arriver à la première gare
et il est arrivé à la deuxième gare 40 minutes plus tard.
À quelle heure le train est-il arrivé dans la deuxième gare ?
1 h 30 40 min
7 h 10 ?
première deuxième
gare gare
Espace et géométrie
Cours préparatoire
Les solides
Les connaissances et les savoir-faire attendus se construisent à partir de manipulations et de résolutions de problèmes
portant sur des objets tangibles, associées à une verbalisation mobilisant le vocabulaire géométrique : il est
particulièrement important que le professeur s’exprime dans un langage précis utilisant le lexique approprié et qu’il
encourage les élèves à se l’approprier et, progressivement, à l’utiliser.
Dans la continuité du cycle 1, la connaissance des solides continue à se développer à travers des problèmes de tri
(répartition en deux groupes en fonction d’un critère : groupe des solides qui vérifient un critère donné et groupe des
solides qui ne le vérifient pas) ou de classement (répartition en plusieurs en groupes, par exemple : les cubes, les pavés, les
cylindres, les boules et les autres solides), mais aussi des activités de construction et des descriptions de solides et
d’assemblages de solides. Au CP, où le classement se fait sur des critères visuels, le cube n’est pas considéré comme un
pavé.
Dans ce programme, le terme de « pavé » est utilisé pour désigner le parallélépipède rectangle. En classe, les termes de
« pavé droit » ou de « pavé » peuvent être utilisés indifféremment.
La géométrie plane
Les connaissances sur les figures de référence (carré, rectangle, triangle, cercle) s’acquièrent à partir de manipulations, de
descriptions et de résolutions de problèmes.
Les concepts généraux de la géométrie plane (droite, point, segment) sont introduits en situation, sans faire l’objet de
définitions formelles.
Il est particulièrement important que le professeur s’exprime dans un langage précis, utilisant le vocabulaire géométrique
approprié, et qu’il encourage les élèves à se l’approprier et, progressivement, à l’utiliser. Ce vocabulaire prend son sens
grâce aux manipulations et aux situations d’action proposées.
Les élèves apprennent aussi à faire le lien entre un déplacement et des instructions correspondant à ce déplacement, que
ces instructions soient données oralement ou par écrit.
Objectifs d’apprentissage Exemples de réussite
- Connaitre et utiliser le L’élève comprend et utilise le vocabulaire suivant :
vocabulaire lié aux positions gauche, droite ;
relatives. sur, sous, entre, devant, derrière, au-dessus, en dessous.
- Situer des personnes ou des L’élève sait retrouver un objet ou un élève dont la position dans la classe a été décrite
objets les uns par rapport oralement.
aux autres ou par rapport à
L’élève sait interpréter ou donner des indications pour retrouver un objet caché.
d’autres repères dans la
classe. L’élève sait repérer la position de ses camarades sur un plan de la classe.
- Construire et utiliser des L’élève sait retrouver un objet caché dont la position est indiquée sur un plan.
représentations de la classe Face à trois photographies avec les mêmes personnages et les mêmes objets, l’élève sait
pour localiser, mémoriser et déterminer celle qui correspond à une maquette placée devant lui.
communiquer un
emplacement.
- Construire et reproduire des L’élève construit des assemblages de cubes et de pavés à partir d’un modèle physique en
assemblages de solides à trois dimensions ou d’une photographie.
partir d’un modèle en trois
dimensions ou de
représentations planes.
- Se déplacer et décrire des L’élève comprend et utilise les instructions suivantes : avancer, reculer, tourner à droite,
déplacements dans la classe tourner à gauche, monter, descendre.
en s’orientant et en utilisant L’élève sait représenter sur un plan de la classe un itinéraire qu’il a effectué.
des repères. L’élève sait coder un déplacement qu’un autre élève doit ensuite effectuer, par exemple :
- Construire et utiliser un plan « avancer de deux pas, tourner à droite, reculer de trois pas ».
de la classe pour
Si un robot est disponible, l’élève peut programmer son déplacement sur un tapis
communiquer un
quadrillé. Pour coder ces déplacements, il utilise les instructions : « avancer d’une case »,
déplacement.
« pivoter d’un quart de tour à droite », « pivoter d’un quart de tour à gauche ».
- Utiliser et produire une suite
d’instructions qui codent un Les déplacements à programmer comprennent au maximum dix instructions, dont deux
déplacement en utilisant un virages.
vocabulaire spatial précis.
Les représentations planes de solides (sur papier) par les élèves eux-mêmes ne sont pas un objet d’apprentissage,
cependant l’association de solides manipulés et de premières représentations planes de ces solides (photographies ou
représentations en perspective cavalière) est proposée aux élèves.
La connaissance des solides se développe à travers des activités de fabrication, de description et de tri d’objets.
Dans ce programme, le terme de « pavé » est utilisé pour désigner le parallélépipède rectangle. En classe, les termes de
« pavé droit » ou de « pavé » peuvent être utilisés indifféremment.
La géométrie plane
L’acquisition des connaissances sur les figures de référence (carré, rectangle, triangle, cercle, disque) se poursuit à partir de
manipulations, de descriptions et la résolution de problèmes.
Les concepts généraux de la géométrie plane (droites, points, segments) sont introduits en situation, sans faire l’objet de
définitions formelles.
Il est particulièrement important que le professeur s’exprime dans un langage précis utilisant le vocabulaire géométrique
approprié et qu’il encourage les élèves à se l’approprier et, progressivement, à l’utiliser. Ce vocabulaire prend son sens grâce
aux manipulations et aux situations d’action proposées.
Les tracés à la règle, à l’équerre et au compas présentent des difficultés ; ils nécessitent un apprentissage spécifique et un
entrainement régulier. Il s’agit de développer l’habileté manuelle, la concentration et l’attention.
Les élèves comprennent, utilisent et produisent des instructions correspondant à des déplacements.
En CE2, les élèves travaillent aussi avec des représentations en perspective des solides dont ils sont familiers. Ils
comprennent que certaines faces, certaines arêtes et certains sommets ne sont pas visibles dans de telles représentations
et que les arêtes non visibles sont éventuellement tracées en pointillés. S’ils ne construisent pas eux-mêmes de telles
représentations, ils savent néanmoins identifier un solide connu à partir d’une représentation en perspective.
La connaissance des solides continue à se développer à travers des activités de construction, de description et de tri
d’objets.
Dans ce programme, le terme de « pavé » est utilisé pour désigner le parallélépipède rectangle. En classe, les termes de
« pavé droit » ou de « pavé » peuvent être utilisés indifféremment.
Il est particulièrement important que le professeur s’exprime dans un langage précis utilisant le vocabulaire géométrique
approprié et qu’il encourage les élèves à se l’approprier et, progressivement, à l’utiliser. Ce vocabulaire prend son sens grâce
aux manipulations et aux situations d’action proposées.
Les tracés à la règle, à l’équerre et au compas présentent des difficultés ; ils nécessitent un apprentissage spécifique et un
entrainement régulier. Il s’agit de développer l’habileté manuelle, la concentration et l’attention.
L’élève sait construire un diagramme en barres restituant les résultats de son enquête.
Une étape préalable à la représentation graphique peut consister à réaliser une
représentation des données en trois dimensions avec des barres constituées de cubes, à
raison d’un cube par individu.
14 –
13 –
12 – 12
11 –
10 –
9–
8– 8
7–
6–
5–
4– 4
3–
2– 2
1–
orange fraise banane kiwi
À chacune des étapes, l’élève sait interpréter, lire et communiquer sur les données
disponibles en utilisant les expressions: « le plus », « le moins », « le plus grand », « le plus
petit », « autant que », « plus que » ou « moins que ».
- Construire et compléter un L’élève sait qu’un tableau à double entrée permet de représenter tous les couples qu’il
tableau à double entrée. est possible de former à partir de deux critères, par exemple la forme et la couleur.
L’élève sait qu’une ligne et une colonne d’un tableau à double entrée permettent
d’identifier le contenu de la case située à leur intersection. L’élève sait compléter des
tableaux du type de celui qui est présenté ci-dessous :
Cours élémentaire première année
Au CE1, les élèves continuent d’effectuer des recueils de données et de construire des tableaux et des diagrammes en
barres pour présenter les données collectées. Les élèves extraient aussi de l’information à partir de tableaux ou de
diagrammes en barres qu’ils n’ont pas eux-mêmes construits.
100
École Poséidon
80 78
60
40
32
20
13
0
Alphaville Bêtaville Gammaville Deltaville