Les examens envisageables dans le cas d'une suspicion de fibromes utérins
Un frottis cervico-vaginal pour vérifier l'absence de modification du col de l'utérus.
Examen pelvien pour essayer de localiser le fibrome
Examen des seins qui doit être quasi-systématique
L'échographie pelvienne est l'examen d'imagerie demandé en première intention afin de
confirmer le diagnostic et de rechercher les signes de complications.
Elle permet donc de préciser le nombre et la localisation des fibromes, d'étudier la
vascularisation des fibromes et de visualiser les trompes, les ovaires ainsi que les reins.
Une hystéroscopie (via une petite caméra qui passe par le vagin pour voir l'utérus, réalisable en
consultation chez son gynécologue) qui permet également de confirmer le diagnostic avec une
meilleure précision mais aussi d'évaluer les possibilités de résection endoscopique des fibromes.
Enfin en troisième intention car moins disponible, l'IRM pelvienne peut être réalisée, c'est
l'examen d'imagerie qui a la meilleure sensibilité pour le diagnostic des fibromes, et l'évaluation
des possibilités d'embolisation.
kyste
Un kyste ovarien est une structure complètement ou partiellement liquidienne qui se développe
aux dépens de l’un ou des deux ovaires.
Il s’agit d’une situation assez fréquente, et dont l’incidence augmente avec l’âge. Il peut avoir
des caractéristiques d’une structure parfaitement bénigne, ne nécessitant aucun contrôle ou
imagerie particuliers, ce qui est le cas le plus fréquent.
Il peut aussi être typiquement malin, auquel cas d’autres explorations devront être réalisées.
Enfin, il peut être « borderline » lorsqu’il ne présente pas toutes les caractéristiques de l’une ou
de l’autre des deux situations.
Les kystes aux ovaires ne sont pas des lésions précancéreuses ni des marqueurs de risque d’une
pathologie tumorale.
Dans certaines situations, une femme peut avoir de très nombreux kystes aux ovaires, et lorsque
ceux-ci sont associés à un cortège d’autres symptômes cliniques (pilosité excessive et cycles
irréguliers notamment) ou biologiques on parle de syndrome des ovaires polykystiques (la
pathologie endocrinienne la plus fréquente chez les femmes en âge de procréer).
- le diagnostic
L’échographie-doppler pelvienne par voie sus-pubienne et par voie endocavitaire est l’examen
d’imagerie de première intention devant tout processus expansif de l’ovaire chez l’adulte.
Au cours de cet examen, le médecin place la sonde de l’échographie sur le bas-ventre, puis dans
le vagin afin d’explorer la région pelvienne. Cette technique d’imagerie n’est pas irradiante et
n’est pas non plus douloureuse.
L’imagerie permet de préciser notamment la taille de la lésion, le nombre de kystes et sa (ou
leur) composition.
Dans certains cas, ces kystes devront être contrôlés par une seconde échographie à quelques
semaines ou quelques mois afin de s’assurer de leur caractère bénin.
Dans d’autres cas, l’échographie ne suffit pas et cette exploration doit être complétée par une
IRM pelvienne.
L’IRM (Imagerie par Résonnance magnétique) est aussi un examen à visée diagnostique, non
irradiant, et non douloureux. La patiente est placée dans un anneau qui crée un champ
magnétique. Celui-ci est assez bruyant, et très souvent, des écouteurs ou des bouchons d’oreille
sont proposés. Afin de mieux voir les structures pelviennes, il peut être demandé à la patiente de
prendre au préalable des médicaments antispasmodiques, de ne pas uriner, ou d’introduire du gel
stérile dans le vagin et/ou dans le rectum.
Dans de rares situations, une exploration chirurgicale avec laparoscopie peut être recommandée.
Enfin des prélèvements biologiques comme le marqueur Ca125 peuvent aussi être demandés
afin d’explorer ou d’éliminer une suspicion de tumeur
Le diagnostic d’un cancer
L’ensemble de ces examens permet de proposer au patient la stratégie thérapeutique la plus
adaptée à son cas.
Les examens de diagnostic du cancer ont pour objectif de confirmer la présence de la maladie
chez un patient présentant des symptômes évocateurs ou un résultat positif à un test de
dépistage. Différents types d’examens
peuvent être pratiqués : examens cliniques, biologiques
En cas de cancer avéré, ce bilan permet de caractériser le degré d’évolution et la sévérité de la
maladie. Toutes ces données sont nécessaires pour déterminer quel sera le meilleur traitement à
proposer au malade.
L’examen clinique
L’examen clinique est une étape indispensable. Le médecin examine le patient : il mesure son
pouls, sa tension, il écoute sa respiration... Un examen spécifique de la région potentiellement
atteinte est aussi conduit : examen
des seins, examen gynécologique, examen de la bouche ou de la gorge…
L’examen clinique doit être complet. Il a non seulement pour but de diagnostiquer la présence
d’une tumeur, mais aussi de repérer la présence éventuelle de métastases. Il permet en outre
d’évaluer l’état du patient afin, notamment, de définir les possibilités thérapeutiques.
Les examens biologiques
Un bilan sanguin et/ou urinaire complète ce premier bilan. Il permet de mesurer des paramètres
relatifs à l’état de santé général du patient, et de doser d’éventuels marqueurs tumoraux pouvant
être utiles au diagnostic
et/ou au suivi de certains cancers. Ces marqueurs sont généralement des molécules formées en
petites quantités par des cellules normales mais qui se retrouvent produites en excès par les
cellules tumorales. Une fois passés
dans la circulation sanguine ou dans les urines, ces marqueurs peuvent être dosés : leur
concentration est généralement dépendante du nombre de cellules cancéreuses.
Les marqueurs du cancer du testicule (augmentation de l’alpha-foetoprotéine AFP, de la bêta-
HCG et de la lactate déshydrogénase LDH) sont très utiles au diagnostic et au suivi des patients.
Le PSA est utile dans le suivi du patient avec cancer de prostate (mais pas pour le dépistage).
L’ACE peut être utile dans le suivi du cancer du côlon. Le CA125 peut être utile dans le suivi du
cancer de l’ovaire. Cependant, leur usage tend à diminuer en raison de faux positifs ou faux
négatifs. Ces marqueurs peuvent être produits en excès lors de certaines maladies non
cancéreuses, à l’image du CA-125 (antigène tumoral 125) élevé en cas de cancer des ovaires
mais aussi chez de nombreuses femmes sans cancer. Autres exemples, l’ACE (antigène carcino-
embryonnaire) souvent retrouvé en concentration élevée chez les patients atteints de cancers du
côlon, du sein, de la thyroïde, du poumon, du rein, de l’estomac, du rectum ou encore des
ovaires, n’est pas spécifique de ces cancers. De même, le PSA élevé en cas de cancer du
prostate, l’est aussi en cas de maladie prostatique non cancéreuse.
L’imagerie médicale
L’imagerie médicale est un ensemble de techniques permettant d’obtenir des images des parties
internes du corps. Elles permettent aux médecins de vérifier la présence d’une tumeur, sa taille,
sa forme, son activité métabolique et sa localisation exacte. Ces informations sont utiles pour
définir les traitements à mettre en oeuvre et pour évaluer si la chirurgie peut être proposée.
La radiographie
Elle permet d’obtenir une image à l’aide de rayons X. Les organes y apparaissent noirs ou blancs
selon la capacité des rayonnements à les traverser. Pour mieux observer certains organes,
l’injection d’un produit dit « de contraste » est nécessaire : elle permet de les opacifier à l’image.
La radiographie est notamment utilisée en cancérologie pour examiner le thorax, l’abdomen ou
les seins.
L'échographie
C’est une méthode se fondant sur l’utilisation d’ultrasons, c’est-à-dire des ondes sonores
imperceptibles à l’oreille. Les ondes sont envoyées à travers la peau en direction de l’organe.
Les ultrasons, qui ont une vitesse constante, sont réfléchis par les tissus qu’ils rencontrent et
reviennent vers la sonde émettrice. Un traitement informatique traduit le temps mis pour
parcourir cette distance en images, permettant d’obtenir une représentation indirecte de la
région.
Pour observer certains organes, il est nécessaire d’introduire la sonde dans un organe creux,
comme le vagin, le rectum ou l’oesophage. Dans ce cas, les sondes utilisées, dites
endocavitaires, sont beaucoup plus petites.