RESUME DE L’ETAT DE L’ART
Les forêts humides et sèches entre 1990 et 2010
Une étude a été réalisée à partir de la série temporelle 1990-2000-2010 couvrant le bassin du
Congo. Des cartographies ont été élaborées sur la base des images satellites en utilisant les
techniques récentes de traitement d’images.
Les cartes ont été croisées pour déterminer les taux de déforestation pour chaque pays du
Bassin du Congo. Cette étude contribue à l’évaluation par télédétection des ressources
forestières mondiales 2010 de la FAO.
Les résultats de cette étude sont donnés dans les tableaux 1 et 2 ci-dessous respectivement
pour les forêts humides et sèches.
Tableau 1 : Taux annuels (bruts et nets) de déforestation sur les forêts humides d’Afrique
Centrale de 1990 à 2010
1990 - 2000 2000 - 2010
Déforestation Reforestation Déforestation Déforestation Reforestation Déforestation
Pays n
brute brute nette brute brute nette
0,13% 0,04% 0,09% 0,08% 0,02% 0,06%
Cameroun 45
(0,04%) (0,01%) (0,04%) (0,03%) (0,01%) (0,04%)
0,09% 0,03% 0,05% 0,07% 0,00% 0,07%
Congo 65
(0,02%) (0,01%) (0,02%) (0,02%) (0,00%) (0,02%)
0,07% 0,02% 0,05% 0,03% 0,01% 0,01%
Gabon 63
(0,02%) (0,00%) (0,02%) (0,01%) (0,00%) (0,01%)
Guinée 0,13% 0,10% 0,03% 0,04% 0,05% -0,01%
7
Eq (0,08%) (0,06%) (0,07%) (0,03%) (0,03%) (0,02%)
0,11% 0,03% 0,09% 0,06% 0,01% 0,05%
RCA 26
(0,03%) (0,01%) (0,03%) (0,02%) (0,00%) (0,02%)
0,24% 0,03% 0,22% 0,20% 0,00% 0,19%
RDC 114
(0,05%) (0,01%) (0,04%) (0,04%) (0,00%) (0,04%)
Forêts 0,19% 0,03% 0,16% 0,14% 0,00% 0,14%
171
humides (0,03%) (0,01%) (0,03%) (0,03%) (0,00%) (0,03%)
Figure 1 : Taux annuels (bruts et nets) de déforestation sur les forêts humides d’Afrique
Centrale de 1990 à 2010
Source : Université Catholique de Louvain (1990-2000) et Centre Commun de Recherche
(2000-2010)
La figure 1 ci-dessus reprend les estimations de taux de déforestation par pays et sur
l’ensemble des forêts humides d’Afrique centrale entre 1990 et 2000, et 2000 et 2010. La
tendance générale est une diminution du taux de déforestation qui passe de 0.19% à 0.14%
pour l’ensemble des forêts humides du Bassin du Congo. La reforestation diminue aussi et
devient négligeable.
Une analyse similaire a été réalisée sur les forêts sèches d’Afrique Centrale. Ces forêts sèches
sont situées en dehors de l’écorégion Guinéo-Congolienne qui correspond aux forêts humides.
Bodart et al. (2013) ont décrit une approche pour la période 1990-2000 et cette approche a été
étendu sur la période 2000-2010. Les principaux pays concernés sont le Cameroun, la RCA, la
RDC et le Tchad.
Les résultats de cette étude sont présentés dans la figure 2 ci-dessous. Alors que la
déforestation brute est similaire entre 1990 et 2000 et entre 2000 et 2010 (0.36% vs 0.42%),
on constate une diminution de la reforestation qui passe de 0.14% à 0.03% entre ces 2
périodes.
Tableau 2 : Taux annuels (bruts et nets) de déforestation sur les forêts sèches d’Afrique
Centrale de 1990 à 2010
1990 - 2000 2000 - 2010
Déforestation Reforestation Déforestation Déforestation Reforestation Déforestation
Pays n
brute brute nette brute brute nette
0,23% 0,02% 0,21% 0,10% 0,00% 0,10%
Cameroun 17
(0,10%) (0,02%) 0,10% (0,05%) (0,00%) (0,05%)
0,17% 0,06% 0,11% 0,39% 0,00% 0,39%
RCA 41
(0,06%) (0,02%) (0,06%) (0,19%) (0,00%) (0,19%)
0,81% 0,61% 0,20% 0,57% 0,09% 0,49%
Tchad 108
(0,50)% (0,32%) (0,46%) (0,27%) (0,09%) (0,23%)
0,42% 0,15% 0,27% 0,47% 0,03% 0,44%
RDC 62
(0,10%) (0,09%) (0,12%) (0,16%) (0,02%) (0,16%)
Forêts 0,36% 0,14% 0,22% 0,42% 0,03% 0,39%
228
sèches (0,07%) (0,06%) (0,08%) (0,11%) (0,01%) (0,11%)
Figure 2 : Taux annuels (bruts et nets) de déforestation sur les forêts sèches d’Afrique
Centrale de 1990 à 2010
[Link] BOIS
Contrairement aux autres matériaux de construction, le bois est un matériau de
construction naturel, produit par l’arbre lors de sa croissance. Il est l’un des seuls matériaux de
construction d’origine vivante raison pour laquelle les variations de caractéristiques
mécaniques et physiques d’un tel matériau sont donc très importantes en raison des conditions
très différentes auxquelles un arbre peut être exposé durant sa vie (climat, situation dans le
peuplement, agressions diverses, etc.).
C’est un polymère complexe basé sur des composants carbonés. Il possède certaines
caractéristiques particulières, notamment en ce qui concerne son comportement et sa durabilité,
qu’il est nécessaire de connaître si l’on désire le mettre en œuvre de manière adéquate.
1.1.1. Formation et structure
Le bois est un matériau de construction naturel. Au niveau microscopique, le bois est
formé d’un tissu poreux et est constitué en grande partie d’air. C’est ce qui lui donne une faible
conductivité thermique et lui confère la faculté d’absorber ou de rejeter de l’humidité vers
l’atmosphère dans laquelle il baigne.
Ses propriétés sont donc fortement anisotropes, suivant l'orientation par rapport aux
fibres principales. En chaque point d'un tronc d'arbre, on distingue 3 axes d'orientations
principaux ainsi que 3 coupes possibles perpendiculairement à ces axes. L'axe longitudinal joue
le rôle le plus important car les fibres sont essentiellement orientées dans ce sens. On distinguera
donc presque toujours entre propriétés parallèles aux fibres et propriétés perpendiculaires aux
fibres. Les différences entre les deux autres axes sont moins flagrantes mais, dans certains cas,
il faudra néanmoins différencier entre sens radial et sens tangentiel.
Figure 3: Différentes coupes et axes dans un tronc
La coupe faite sur un tronc d’arbre, perpendiculairement à sa longueur, nous fait voir qu’il
existe plusieurs parties ; en partant de l’extérieur vers l’intérieur du tronc, on rencontre
successivement :
- La moelle ou bois juvénile, partie de faible diamètre plus colorée avec milieu vide
ou rempli d’un tissu spongieux ;
- Le bois parfait, formé de cellules vieilles et qui forme le bois d’œuvre par
excellence. On l’appelle aussi duramen lorsqu’on peut le distinguer visuellement
de l’aubier ;
- L’aubier, bois plus jeune dans lequel remonte la sève dont une couche se transforme
chaque année en bois parfait ;
- Le cambium, couche de bois en phase de transformation, l’aubier vers l’intérieur et
le liber vers l’extérieur ;
- Le liber, couche très poreuse dans laquelle redescend la sève élaborée et qui est la
base de l’écorce ;
- et l’écorce.
Chaque année, une nouvelle couche de bois vient s’ajouter extérieurement à celles déjà
existantes. Ainsi, on peut estimer sans trop d’efforts l’âge d’un bois en observant de près une
coupe transversale.
Figure 4 : coupe transversale du bois
1.1.2. Classification Botanique
De façon simplifiée, le bois peut être décomposé en deux grandes classes qui sont :
Les essences résineuses (appelées aussi conifères) classées dans les gymnospermes : les
bois résineux sont apparus bien avant les bois feuillus dans l’histoire phylogénétique et
datent d’environ 350 millions d’années. Leur structure est donc moins évoluée et très
simple. Le tissu est formé de trachéides qui sont les cellules fusiformes couramment
appelées veines ou fibres du bois.
Les essences feuillues classées dans les angiospermes : les bois feuillus sont plus récents
que les bois résineux dans l’histoire phylogénétique. Dans la plupart des cas, les feuillus
montrent une réduction sensible de leurs caractéristiques anisotropies. Ils sont donc
appréciés pour leurs performances mécaniques transversales, alors que, à densité
équivalente aux résineux, ils ont des propriétés plus faibles dans l’axe longitudinal.
1.1.3. Quelques avantages de construction en bois
La rapidité d’exécution : Le gros-œuvre protégé des intempéries peut être réalisé en une ou
deux semaines. S'il y a préfabrication en atelier, l'assemblage sur chantier peut être réalisé
en deux journées. Une maison en bois permet de commencer rapidement le travail de second
œuvre (sanitaire, chauffage, électricité, menuiserie, sols, …) pour terminer l'ensemble dans
un délai de deux à trois mois ;
La construction à sec : A l'exception des fondations ou soubassements, les maisons en bois
sont des constructions entièrement sèches qui permettent d'emménager directement après la
fin du chantier. Ceci représente un confort réel lorsque l'on sait qu'une maison en maçonnerie
doit évacuer durant plusieurs mois les 15000 litres d'eau utilisés dans les bétons, maçonneries
et enduits divers. Les travaux de finitions tels que tapisserie, peinture, parquet,… peuvent
débuter dès la fin du chantier sans qu'il ne faille camper plusieurs mois dans l'attente du
séchage.
Le respect des délais : La possibilité de préfabrication qu'offre la construction de maisons à
ossature bois permet de défier à la fois le temps calendrier et météorologique. La
préfabrication en atelier à l'abri des intempéries permet de garantir, en plus de la qualité, les
délais de fin de chantier.
L’architecture sur mesure : Le bois, par son extrême souplesse et sa légèreté, permet de
composer de nouveaux volumes et espaces répondant aux besoins actuels. Il admet toutes
les audaces architecturales et se combine avantageusement avec d'autres matériaux plus
froids comme la pierre, le verre ou le métal. Pour les architectes, la construction en bois
laisse une grande place à la créativité et permet de répondre encore plus fidèlement aux
souhaits du candidat bâtisseur.
La faculté d’adaptation : La maison à ossature bois se prête mieux qu'une maison
traditionnelle en maçonnerie aux percements de cloisons, divisions de pièces ou ajouts de
salle de bain. Certains matériaux peuvent être réutilisés et, fait non négligeable, les
dégagements de poussières sont quasi nuls. La quantité de matériau à mettre en décharge est
beaucoup plus faible, voire nulle, ce qui constitue un avantage écologique, pour la société,
et financier, pour le propriétaire.
La légèreté : Pour une même portée et une même charge à supporter, la poutre en bois pèse
moins que celle en acier ou en béton. Cette légèreté rapportée à son efficacité
en fait un matériau apprécié dans les zones ou le sol est faiblement porteur, dans le cadre
des surélévations de bâtiments, ou lorsque la mise en œuvre est réalisée par le propriétaire
lui-même.
Le confort et le bien être : Lorsqu'on pense bois, on l'associe directement au confort et au
bien-être. Le bois contient des cellules emprisonnant de l'air, ce qui lui confère ses propriétés
d'isolant thermique. La nature cellulaire du bois lui permet d'absorber momentanément
l'humidité en excès dans l'air pour la restituer progressivement plus tard, jouant ainsi le rôle
de régulateur naturel du climat intérieur. Ce matériau est donc parfaitement indiqué, par
exemple, pour les personnes souffrant de rhumatisme
1.1.4. L’Anisotropie
L’anisotropie est la propriété d’un matériau de présenter des caractéristiques
dépendantes de la direction. La différence fondamentale du bois, comparé aux autres matériaux
de construction, provient de sa structure orientée et fibreuse selon les axes naturels de
croissance de l’arbre, entrainant une anisotropie marquée. Il en résultera un comportement
différent suivant le mode de sollicitation et l’orientation des fibres par rapport aux efforts
appliqués.
[Link]. Anisotropie à symétrie cylindrique
Le matériau bois est défini, à l’intérieur du tronc d’arbre, à partir des trois directions naturelles
de croissance :
La direction axiale ou longitudinale est parallèle à l’axe de l’arbre ;
La direction radiale est perpendiculaire à cet axe et aux cernes d’accroissement ;
Et finalement, la direction tangentielle est tangente aux cernes annuels.
Ces trois directions génèrent une symétrie cylindrique qui se trouve dans la plupart des
propriétés physiques et mécaniques du bois.
Si on prélève un petit cube de matière dans le tronc, selon la figure 4 ci-après, on observe ces
trois axes de symétrie, définis sur les trois plans l, r et t. Ces trois directions sont considérées
comme orthogonales entre elles, ce qui explique qu’on parle parfois d’orthotropie cylindrique
du bois.
Le comportement anisotrope du matériau se retrouve tant au plan physique que mécanique :
Sur le plan physique : Sous l’effet d’une variation d’humidité ΔH se produisant en
dessous du point de saturation de la fibre, le bois subit un phénomène de retrait (perte
d’humidité) ou de gonflement (reprise d’humidité). L’importance de la variation
dimensionnelle est proportionnelle à ΔH en l’absence de toute anomalie telle que les
fentes, etc. Les déformations qui en résultent sont définies par un tenseur diagonal
présenté généralement sous sa forme matricielle.
ɛ𝐿 𝛼𝐿 0 0
(ɛ𝑅 ) = ( 0 𝛼𝑅 0 ) ( 𝛥𝐻 )
ɛ𝑇 0 0 𝛼𝑇
Où 𝛼𝐿 , αR et αT représentent les variations dimensionnelles respectivement dans les directions
longitudinales, radiales et tangentielles pour une variation unitaire de taux d’humidité.
En moyenne, 𝛼 𝑇 = 2𝛼𝑅 et 𝛼𝐿 est très petit devant 𝛼 𝑇 et 𝛼𝑅 (au moins 20 fois plus petit que 𝛼𝑅
pour du bois normal).
Sur le plan mécanique : Le comportement mécanique de tout matériau est défini par sa
loi de comportement qui relie les contraintes et les déformations (la loi de HOOK) qui
se généralise aux trois axes.
Dans le domaine des petites déformations, le comportement mécanique instantané du
bois est défini par une loi de comportement élastique linéaire à symétrie orthotrope
cylindrique.
La matrice de complaisance élastique S est donnée par :
1 𝜈𝑟𝑙 𝜈𝑡𝑙
− − 0
𝐸𝑙 𝐸𝑟 𝐸𝑡
𝜈𝑙𝑟 1 𝜈𝑡𝑟 0 0
ɛ𝐿 − − 0 0 0 𝜎𝐿
𝐸𝑙 𝐸𝑟 𝐸𝑡
ɛ𝑅 𝜈𝑙𝑡 0 0 𝜎𝑅
𝜈𝑟𝑡 1
ɛ𝑇 − − 0 𝜎
ɣ𝑅𝑇 = 𝐸𝑙 𝐸𝑟 𝐸𝑡 = 𝜏𝑇
𝑅𝑇
ɣ𝐿𝑇 1 0 0 𝜏𝐿𝑇
0 0 0 1
[ɣ𝐿𝑅 ] 𝐺𝑟𝑡 [𝜏𝐿𝑅 ]
0 0
0 0 0 𝐺𝑙𝑡
1
0 0 0 0 0
[ 𝐺𝑙𝑟 ]
ɛ𝐿 , ɛ𝑅 , ɛ 𝑇 , sont des deformations respectivement dans les directions d’anisotropie
longitudinale, radiale et tangentielle;
ɣ𝑅𝑇 , ɣ𝐿𝑇 , ɣ𝐿𝑅 , sont les glissements dans les directions d’anisotropie longitudinale, radiale
et tangentielle;
Figure 5 :Axes de symétrie du bois découlant des conditions naturelles du bois
𝐸𝑙 , 𝐸𝑟 , 𝐸𝑡 sont les modules de Young (ou module d’élasticité) respectivement dans les
directions d’anisotropie longitudinale, radiale et tangentielle.
𝜈𝑡𝑟 , 𝜈𝑡𝑙 , 𝜈𝑟𝑙 sont les coefficients de poisson. Le premier indice est associé à la contrainte, le
second indique la déformation qui en résulte.
𝐺𝑟𝑡 , 𝐺𝑙𝑡 , 𝐺𝑙𝑟 sont les modules de cisaillement selon les trois plans. La matrice de rigidité
(inverse de la matrice) permet de calculer les contraintes à partir des déformations.
𝜎𝐿 , 𝜎𝑅 , 𝜎𝑇 sont les contraintes normales selon les trois plans ;
𝜏𝑅𝑇 , 𝜏𝐿𝑇 𝑒𝑡 𝜏𝐿𝑅 sont les contraintes de cisaillement selon les trois plans ;
En se plaçant parallèlement aux fibres du bois, la relation contrainte-déformation suit la loi de
Hooke unidimensionnelle qui stipule, dans le domaine élastique :
𝜎𝑙
ɛ𝑙 =
𝐸𝑙
ɛ𝑙 : déformation selon l’axe longitudinal
𝜎𝑙 : contrainte selon l’axe longitudinal
𝐸𝑙 : module de Young parallèle aux fibres
Pour le bois, le module de Young est sensiblement plus faible en compression qu’en
traction. Mais les hypothèses générales accordent un module de Young équivalent en
compression, traction et donc en flexion. Cependant, la limite élastique de compression est
considérablement inférieure à celle de traction, comme l’exprime la figure 5
R : Rupture
E : Limite de proportionnalité
T : Traction
C : Compression
Figure 6 : comportement du bois parfait en traction et compression
[Link]. Comportement en dehors des axes orthotropes
Les caractéristiques mécaniques de résistance en traction ou en compression seront maximales
pour une orientation des efforts parallèle aux fibres et minimales dans le cas d’une orientation
perpendiculaire à celles-ci. Pour de faibles valeurs de l’angle « α », orientation de l’effort par
rapport aux fibres, la réduction de la résistance est très significative, et ceci principalement en
traction.
La modélisation du comportement en dehors des axes est basée sur les équations de Hagen,
Hankinson et Kollmann pour le calcul des contraintes dites « biaises » ou « obliques ». Ces
équations consistent à appliquer un facteur réducteur exprimé en fonction des résistances
parallèles et perpendiculaires aux fibres.
Les valeurs de résistance en compression oblique seront alors obtenues comme suit :
𝑓𝑐,𝛼 = 𝐶𝑐,𝛼 ∗ 𝑓𝑐,ǁ
Avec :
𝑓𝑐,ꓕ
𝐶𝑐,𝛼 =
𝑓𝑐,ǁ ∗ 𝑠𝑖𝑛2 𝛼 + 𝑓𝑐,ꓕ ∗ 𝑐𝑜𝑠 2 𝛼
𝑓𝑐,𝛼 : résistance en compression oblique, sous effet normal
𝐶𝑐,𝛼 : facteur de réduction de la résistance en compression, fonction de l’angle 𝛼 et de le
résistance
𝑓𝑐,ꓕ : résistance en compression perpendiculaire aux fibres
𝑓𝑐,ǁ : résistance en compression parallèle aux fibres
Pour la traction oblique, la résistance évolue selon le même principe :
𝑓𝑡,𝛼 = 𝐶𝑡,𝛼 ∗ 𝑓𝑡,ǁ
Avec :
𝑓𝑡,ꓕ
𝐶𝑡,𝛼 =
𝑓𝑡,ǁ ∗ 𝑠𝑖𝑛2 𝛼 + 𝑓𝑡,ꓕ ∗ 𝑐𝑜𝑠 2 𝛼
𝑓𝑡,𝛼 : résistance en traction oblique, sous effet normal
𝐶𝑡,𝛼 : facteur de réduction de la résistance en traction, fonction de l’angle 𝛼 et de le
résistance
𝑓𝑡,ꓕ : résistance en traction perpendiculaire aux fibres
𝑓𝑡,ǁ : résistance en traction parallèle aux fibres
Figure 7 :Allure générale des courbes 𝐶𝑐,𝛼 et 𝐶𝑡,𝛼 en fonction de 𝛼
1.1.1. Scierie
Une scierie est un établissement industriel où les grumes, les troncs d'arbres débarrassés de
leurs branches, sont transformés en produits finis comme les planches, les madriers ou les
poutres. C'est là que le bois brut subit une série de transformations pour répondre aux besoins
de nombreux secteurs, de la construction à l'ameublement en passant par la papeterie.
Figure 8 : Schéma type d'une scierie
Dans le cadre de ce travail, nous avons opté pour la norme [Link] (Association Française de
Normalisation) pour classer les bois de construction.
De ce fait, nous indiquons dans le tableau 2 ci-dessous, les dimensions normalisées des sciages
des quelques bois de construction, les plus souvent utilisés d’après les normes AFNOR.
Tableau 3 : Dimensions normalisées des débits de bois d'après AFNOR
Nature des débits Sections (mm2) Longueurs (cm)
Madriers 75x205, 75x225, 105x225 200 et plus par tiers de mètre
Bastaings 55x155, 65x165, 65x185 idem
55x65, 55x75, 65x75, 75x75,
75x105 idem
Chevrons
40x40, 55x55, 65x65, 65x75, 75x75, 75 à 95 par multiples de 5, 100 et plus
75x105, 90x90, 105x105, 120x120 par multiples de 10
Signalons qu’en République Démocratique du Congo, précisement à Kinshasa, les dimensions
usuelles rencontrées sur le marchés sont :
- 5cm x 5cm x et 7cm x 7cm pour les chevrons
- 4cm x 10cm et 5cm x 10cm pour les madriers
- 4cm x 30cm pour les planches