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Comprendre le chômage et ses causes

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Définitions :

Chômage : situation d!un individu sans emploi et qui en recherche un.

Situation de sous emploie c’est à dire des situations d’un individu qui
travail involontairement une durée inférieure à celle souhaité

Le chômage structurel : partie du chômage qui ne varie pas quand la


conjoncture éco s!améliore et se détériore si c!est le cas on parle de chômage
conjoncturel.

Contrat de travail : contrat écrit qui lie le salarie à son employeur et


où est mentionner la rémunération, les horaires de travail et le type contrat (CDD:CDI)

Risques de sélections adverses : situation dans laquelle un employeur


ne connait pas les caractéristiques productives des candidats à l!embauche

Risque d’aléa moral : une situation dans laquelle l!employeur peut difficilement
contrôler le travail des salariés qui peuvent en profiter pour ne rien faire.

Le chômage conjoncturel : chômage dû aux fluctuations c!est à dire un


mouvement d!accélération ou de ralentissement de la croissance éco,
à l!activité éco en générale elle-même liée à des chocs d!offre ou de demande.

Un choc économique : événement inattendu qui affecte les ménages et les


entreprises comme une guerre, une crise ou encore une pandémie.
Il existe un choc d!offre (conséquence de l!offre sur les entreprises)
et un choc de demande (les ménages vont bcp – ou + consommés)

Appariement : capacité du marché du travail a réalisé une adéquation


entre les caractéristiques des emplois et celles des travailleurs en termes
de qualification et en termes de localisation spéciale.

Politique de flexibilisation : politiques qui permettent aux entreprises de mieux


ajuster l’emploi à la conjoncture économique.
Il y a trois types de Flexibilité : quantitative qualitative et salariale.
CH8 : Comment lutter contre le chômage ?

Introduction : lutter contre le chômage implique de définir en préambule ce que l’on entend par
chômage. En France, en janvier 2024, le taux de chômage est de 7,4% de la population active. Or
cerner la nature du chômage est complexe. Ainsi, nous verrons qu’elles sont les causes du chômage
puis les politiques mise en œuvre adéquate ?

I) Comment définir et mesurer l’emploi, le chômage et le sous-emploi


A) Les indicateurs de l’emploi, du chômage et du sous-emploi

L’emploi :

Il existe 3 indicateurs pour mesurer l’emploi :

- Taux de chômage
- Taux d’emploi
- Nombre de personnes en situation de sous-emploi

Le marché du Travail met en relation une offre de travail (ménages) et une demande de travail
(entreprises), qui s’ajustent sur un niveau de prix, le salaire. L!emploi permet aux individus d!avoir
une activité professionnelle rémunérée et déclarée.
Pour le mesurer, on utilise : le taux d!emploi qui correspond à la population active occupée/la
population en âge de travailler X 100. En France 68% des personnes ont un emploi.

Le chômage :

Le chômage est une situation où un individu est sans emploi mais en recherche un. Il est l’une des
préoccupations majeures pour les pays, les gouvernements et les responsables politiques (depuis
2014, la ministre du travail, de la santé et de la solidarité est Catherine Vautrin). Il existe deux
instituions pour mesurer le chômage :

- l’INSEE
- Pôle Emploi (-> France travail)

Le BIT (bureau international du travail) : organisme rattaché à l’ONU et chargé des questions liées
au travail dans le monde. Pour adhérer cet organisme, il faut être chômeur et remplir 3 conditions :

- Être sans emploi


- Être disponible dans les 15 jours
- Être activement à la recherche d’un emploi

Il existe le taux de chômage qui correspond au nbr de chômeur divisé par la population active x100
->un chômeur et donc un individu sans emploie.
Un chômeur est un individu en âge de travailler et appartient à la population active inoccupée.
Le sous emploi :

Certains individus sont en situation de sous emploie c’est à dire la situation d!un individu qui travail
involontairement une durée inférieure à celle souhaité. Par exemple Nathan ne travaille que 35H par
semaine alors qu!il souhaiterait travailler 45H. Le sous-emploi correspond à des personnes qui
subissent des temps partiels et des mi-temps.

=> Le halo du chômage : personne sans emploi mais non considéré comme chômeur au sens du
BIT mais qui se sont à la limite d’être chômeur. Elles aimeraient travailler mais s’occupe de leur
enfant, maladie.

B) L’évolution de l’emploi, du chômage et du sous-emploi en France depuis les années


1970

Évolution de l’emploi : en 1975, la population active s’élevait à 23 millions et le nombre d’emplois


21 millions. En 2018, 30 millions d’actifs et 26 millions d’emplois.

Évolution du chômage : depuis les années 1970, le taux de chômage a beaucoup augmenté. Dans
les pays de l’UE, le taux de chômage est de 6% de la population active. Le taux de chômage est
assez hétérogène selon les régions de l’UE :

- Espagne : 11,9% de taux de chômage


- France 7,4 % de taux de chômage.
- La Grèce : 9,4% de taux de chômage
- Allemagne : 3% de taux de chômage
- République tchèque : 2,4% de taux de chômage

Évolution du sous-emploi : il a lui aussi évolué et a augmenté. Il touche les femmes qui travaillent
à temps partiel.

Le taux de chômage dépend de l’évolution du sous-emploi.

II) Quels sont les sources du chômage structurel ?


A) Les effets positifs et négatifs des instituions sur le chômage structurel

Sur le marché du travail, les institutions (les règlementations) ont des effets positifs et négatifs
sur le chômage structurel indépendamment de la conjoncture économique (les différentes
réglementations : smic et les règles de protection de l!emploi).
Le chômage structurel : est la partie du chômage qui ne varie pas quand la conjoncture économique
s’améliore et se détériore si c’est le cas on parle de chômage conjoncturel.
Il provient des structures sur le marché du travail et en particulier des institutions qui l’encadrent
mais aussi des problèmes d’appariement et à l!asymétrie d!information.

Certaines institutions constituent des rigidités sur le marché du travail qui décourage certains
employeurs à embaucher et certains employer à postuler.

- 1ère rigidité économique le SMIC : salaire minimum interprofessionnel de croissance.


Le SMIC est un salaire en dessous duquel un employeur ne peut pas rémunérer sont salarié le
SMIC, salaire planché, est donc une rigidité du travail pour les entreprises car les employeurs ne
peuvent pas baisser ce salaire. Le SMIC a des effets sur l’offre de travail. L’augmentation du
SMIC provoque donc une hausse de l’offre du travail en effet son augmentation incite à entrer
sur le marché du travail. Depuis le 1er janvier 2024 9,22 € de l’heure en net soit 1398,6 € net par
mois pour un 35h

- 2ème rigidité économique les règles de protection de l’emploie : règles qui régissent les
contrats de travail.
En France, l’accord d’un préavis est obligatoire, les indemnités de licenciement et obligation d’un
plan de sauvegarde pour l’emploi, recours juridique possible.

En situation de chômage : l’offre de travail des actifs > la demande de travail des employeurs
donc le salaire réel doit baisser. Cette baisse provoque la baisse de l’offre de travail et la hausse
de la demande de travail.

Si le SMIC est supérieur à la productivité marginale au travail, l’embauche d’un travailleur


supplémentaire rapporte plus que cela lui coute.
è La productivité marginale est donc la rentabilité attendu d’un surcoût humain.

Certaine institution comme le SMIC mais aussi comme les règles de protection de l’emploi
constituent des rigidités sur le marché du travail qui empêche l’équilibre du marché et incitent les
employeurs à démissionner.

B) Les problèmes d’appariement, sources de chômage structurel

Le chômage structurel peut s’expliquer par les problèmes d’appariement qui sont à l’origine d’une
inadéquation de l’offre et de la demande de travail.
Appariement : capacité du marché du travail à réaliser une adéquation entre les caractéristiques
des emplois et celle des travailleurs en termes de qualification et en termes de localisation
spatiale.

- La difficulté à assurer l’appariement : il s’explique donc par la difficulté à mettre en relation


l’offre de travail et la demande de travail.
- Et également dus à des frictions sur le marché du travail : c’est-à-dire, qu’un recruteur doit
passer du temps pour recruter une personne

Les problèmes d’inéquation et d’appariement sont dus à :

- Compétences techniques du candidat


- Expériences du candidat
- Qualités personnelles du candidat
- Diplôme du candidat

Les problèmes d’appariement empêchent l’adéquation souvent temporaire entre la demande et


l’offre.

C) Les asymétries d’information, source de chômage structurel

Le chômage structurel peut s’expliquer par des asymétriques d’information c!est-à-dire lorsqu!une
partie dispose de plus d!information que d!autre. Ce sont souvent les employeurs qui subissent
des asymétries d’informations avant et après la signature d’un contrat de travail (= contrat écrit
qui lie le salarié à son employeur et où est mentionner la rémunération les horaires et le type de
contrat (CDI, CDD, CDT)) :

- Avant la signature du contrat les patrons ne connaissent pas les capacités du candidat

- Après la signature du contrat les employeurs ne peuvent pas contrôler toutes les actions des
salariés et se rendent compte que le candidat n!est pas apte, ne convient pas. Il s!expose comme
aux risques de sélection adverse.

è Situation dans laquelle un employeur ne connait pas les caractéristiques


productives des candidats à l’embauche

Une entreprise a donc intérêt à proposer un salaire supérieur au salaire d'équilibre ce qui attirera
les candidats les + qualifiés et productifs c!est ce que l!on appelle le salaire d!efficience.

Les employeurs s!exposent aussi à un risque d!aléa moral.


è Une situation dans laquelle l!employeur peut difficilement contrôler le travail des salariés qui
peuvent en profiter pour ne rien faire.

Le niveau de salaire peut être une cause du chômage structurel. En effet, la mise en place d!un
salaire d!efficience permet d!attirer les candidats les + productifs et incite les salariés à fournir les
efforts attendus et ainsi à surmonter le risque d!aléa moral. A cause du fait du salaire d!efficience
l!offre du travail est supérieure à la demande de travail. Le chômage structurel peut donc s!expliquer
par des asymétries d!information.

III) Quelles sont les politiques mises en œuvre pour lutter contre le chômage ?
A) Les politiques de soutien à la demande global : lutter contre le chômage conjoncturel

Pour lutter contre le chômage conjoncturel, (= chômage dû aux fluctuations c!est à dire un
mouvement d!accélération ou de ralentissement de la croissance éco, à l!activité éco en générale
elle-même liée à des chocs d!offre ou de demande.)
, les pouvoirs publics peuvent relancer la demande globale par des politiques appelées « politiques
de relance keynésienne » (par l’économiste Keynes) ou « politiques de soutien à la demande
global » :

- La politique monétaire : politique menée par la banque centrale au moyen du taux directeur. En
effet, en baissant les taux d’intérêt, la BCE motive les crédits autant pour les ménages que pour
les entreprises. Les banques prêtent aux ménages, au APU, aux entreprises a un taux plus faible
ce qui va relancer la consommation et l’investissement et donc relancer la demande globale.

- La politique budgétaire : politique menée par l’Etat grâce aux dépenses et recettes publiques.
Grace à la hausse des dépenses, il y a une hausse de l’investissement publics et des salaires
des fonctionnaires pour relancer l’économie. Et grâce à la hausse des recettes, des impôts sur
les entreprises et les ménages diminue.

- La politique des revenus : hausse des revenus des ménages à bas revenus : smic, RSA...
Ces trois grandes politiques contribuent à la baisse du taux de chômage. Elles ont été mises en
place pour palier à l’insuffisance de la demande effective et la demande qui est anticipée par les
entreprises à partir de leur prédiction. Elles sont efficaces :

- Si elles agissent sur le chômage conjoncturel

- Si les agents économiques consomment (et non épargnent)

- Si elles ne creusent pas la dette publique au-delà de 60% du PIB. La dette publique atteint en
France 110% du PIB.

- Si elles ne creusent pas le déficit au-delà de 3% du PIB. La France est à 4% du PIB.

Certains pays ont renoncé à mener ces politiques malgré le chômage en raison du creusement du
déficit et de la dette.

=> Ces politiques macroéconomiques de soutien à la demande globale contribuent à la hausse de


la demande globale et donc à la baisse du chômage.

B) Lutter contre le chômage structurel : les politiques d’allégement du coût du travail

L’allègement du coût du travail peut réduire le chômage structurel. Le coût du travail c’est
donc l’ensemble des dépenses d’une entreprise lorsqu’elle emploie un salarié (son salaire + les
cotisations sociales, patronales et salariales).

La baisse du coût du travail entraine une hausse de l’emploi et donc une baisse du chômage. Selon
les néoclassiques, le chômage provient d’un coût du travail trop élevé.

Par exemple, le coût du travail en Roumanie est faible soit 8,1. Tandis que le coût de la France est
de 38,4. Selon les néoclassiques, le chinage vient d’un cout du travail trop élevé.
C) Lutter contre le chômage structurel : les politiques de flexibilisation

Les politiques de flexibilisation (politiques qui permettent aux entreprises de mieux ajuster l’emploi
à la conjoncture économique. Il y a trois types de Flexibilité : quantitative qualitative et salariale.)
,permettent de lutter contre les rigidités du marché du travail qui est l’une des causes du chômage
structurel.

Ces politiques permettent aux entreprises de mieux ajuster l!emploi à la conjoncture


économique. Il y a trois types de Flexibilité :

Quantitative :
! Interne : variation du nombre d’heures de travaillées
! Externe : variation du nombre de salariés
! Par externalisation : déplacement du lien contractuel avec le salarié vers d’autres entreprises

Par exemple : licenciement, adoption d’horaires variables, recours aux intérimaires.

Qualitative :
! Flexibilité fonctionnelle : polyvalence des salariés. L’entreprise peut s’adapter à la conjoncture et
aux évolutions technologiques en conservant le même niveau d’emploi
Par exemple, formation des salariés, stages de reconversion des salariés.

Salariale :
! Salaires fixés par le marché : ajustement des salaires et du coût du travail à la productivité
marginale des salariés et aux résultats de l’entreprise.

Par exemple, baisse des cotisations salariales, salaires variables en fonction des résultats.

=> Ces politiques de flexibilisation tendent à multiplier les emplois atypiques (CTT,CDD).
La norme en France est d’avoir un CDD

Les entreprises ont recours aux emplois atypiques afin d’ajuster au mieux le volume de l’emploi
(nombre de salarie) à la production

Et un bon accompagnement Demander

D) Lutter contre le chômage structurel : les politiques de formation

Ces politiques visent à lutter contre le chômage structurel d’appariement (quand l’offre du travail
est en équilibre avec la demande de travail). Les politiques de formation sont donc des politiques
qui visent à améliorer l’adéquation entre les qualifications des individus et celle des emplois. Elles
prennent plusieurs dormes :

- Formation initiale des jeunes :


- Formation professionnelle
- L’apprentissage

Ces politiques doivent être cible par des personnes dont le niveau que qualification est faible.
En France le taux de chômage touche surtout les personnes qui ont un CAP ou d’un BEP mais
aussi un niveau bac représentent à peu près
Les élèves français ont de faible résultat PISA (programme international). Des inégalités liées à
l’origine sociale persistent : le nombre d’élève qui décrochent et le taux de chômage sont des fois
plus élevées dans les quartiers défavorisés que la moyenne.

Le système scolaire a mis en place des dispositifs qui favorisent le développement du capital
humain pour développer au mieux le capital humain des élèves.

Dans un contexte de mondialisation, la demande de travail peu qualifié baise et les politiques de
formation visent les publics ciblés. La perception de l’apprentissage est très favorisée en Allemagne
et peu en France en Allemagne en 2016 il y avait 16% qui était au chômage contre 22% en France.

Toutes ces politiques sont pilotés par France travail.

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