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Concours Centrale-Supélec 2023 : Épreuves MP

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Concours Centrale-Supélec 2023 filière MP

Mathématiques

Présentation des épreuves

Informations communes aux épreuves 1 et 2


Les candidats patientent en salle d’attente et sont appelés par l’examinateur à l’heure inscrite sur leur
convocation, convocation qu’ils doivent lui présenter avec une pièce d’identité. Il est demandé aux candi­
dats d’avoir un stylo personnel pour signer la liste d’émargement. Ce protocole n’a posé aucun problème,
mais trop de candidats perdent beaucoup de temps à fermer leur sac, chercher leurs documents, éteindre
leur téléphone (qui aurait dû être éteint dès l’entrée en salle d’attente) : l’oral dure 30 minutes, ainsi que
la préparation s’il y a lieu, dès l’appel de leur nom ! À ce propos, il n’est donc pas convenable, ni très
courtois, d’afficher devant l’examinateur un compte à rebours de 30 minutes dès le début de la prise de
parole.
De plus, l’heure de passage n’est pas flexible et un candidat arrivant en retard, même de quelques minutes,
ne peut pas être accepté. Il convient donc que les candidats soient présents en avance en salle d’attente
et prévoient le délai nécessaire pour éviter tout problème lié aux transports ou à la recherche des salles
dans l’enceinte du bâtiment. Les incidents à ce sujet sont toutefois extrêmement rares.

Oral 1 de Mathématiques (sans préparation)


L’épreuve consiste en un oral de 30 minutes sans préparation. Le sujet est généralement composé de
trois questions. Pour cette session 2023, la première question a consisté exclusivement en une question
de cours « pur » : rappeler une définition, l’énoncé d’un théorème voire une courte démonstration ; les
compétences de calcul ou de recherche sont mobilisées à partir de la deuxième question mettant en œuvre
des mécanismes de difficulté raisonnable. La dernière question est plus ardue et nécessite une réflexion
mathématique plus profonde. Compte tenu du niveau de difficulté de certaines questions, l’examinateur
propose des indications sans que le candidat en soit pénalisé. Ces indications sont normalisées sur chaque
sujet, elles font partie intégrante de l’énoncé que possède chaque examinateur, même si le candidat n’y a
pas accès sur le sujet qui lui est remis. Il faut donc bien comprendre que les sujets diffusés par les candidats
sont transmis sous forme brute, sans indication, ce qui peut donner une vue déformée du déroulement de
l’oral.

Oral 2 de mathématiques (avec Python)


Chaque épreuve consiste en un exercice unique, en général volontairement long. Signalons cependant
qu’il n’est nullement nécessaire de résoudre l’exercice en totalité pour obtenir une excellente note. Les
candidats disposent d’une demi-heure de préparation pendant laquelle ils ont un accès libre à Python
via l’interface Pyzo. Pendant la demi-heure suivante, les résultats obtenus sur ordinateur sont discutés,
tandis que la résolution des questions théoriques se fait au tableau. L’usage des outils informatiques est
présent dans la totalité des sujets et une question est systématiquement placée vers le début de l’énoncé
à cet effet.
Des documents d’aide (sous forme papier et numérique), fournis à tous les candidats et librement télé­
chargeables sur le site du concours Centrale-Supélec, présentent les fonctions des bibliothèques numpy,
scipy et matplotlib qui pourront être utiles sans pour autant être exigibles. L’évaluation tient alors
compte de la capacité des candidats à s’approprier ces éléments, puis d’en analyser les résultats. Dans
tous les cas, outre la maitrise des connaissances théoriques, l’examinateur prend grandement en compte
dans son évaluation la qualité de communication du candidat.

Mathématiques 27 mai 2024 16h12 1


Concours Centrale-Supélec 2023 filière MP

Il est à noter qu’il s’agit avant tout d’une épreuve de mathématiques et non d’informatique. L’outil
informatique n’est présent que pour conjecturer ou illustrer des résultats. La maitrise de cet outil est
évidemment prise en compte dans l’évaluation globale des candidats mais dans une part moindre que
celle des compétences mathématiques. Néanmoins, un candidat ne faisant pas le moindre effort pour
traiter les questions de programmation sera fortement pénalisé.

Analyse globale des résultats


Cette session 2023 a permis de constater une stabilisation du niveau des candidats après la période
mouvementée due à la crise sanitaire de 2020, et somme toute un retour à la normale. Globalement, les
candidats connaissent le format des épreuves, le temps de préparation, les exigences ; seul un nombre
très faible de candidats échappe à cette constatation. S’il y a eu de très bonnes prestations, le jury note
en 2023 une diminution sensible du nombre de candidats excellents. Le nombre de candidats très faibles
semble constant.

Commentaires sur les réponses apportées et conseils aux futurs candidats


Nous proposons ici quelques conseils afin de permettre aux candidats d’améliorer leur prestation.

Qualité de l’oral
Le jury est sensible aux prestations soignant la qualité de l’oral. On entend par là plusieurs choses.
La gestion de la parole. Un candidat mutique, qui écrit ses réponses au tableau, dos tourné, ne saurait lais­
ser une bonne impression sur les compétences attendues. À l’inverse, un candidat trop volubile n’écrivant
aucune étape dans ses raisonnements a vite fait de noyer l’examinateur.
La réactivité est une compétence attendue lors de l’oral. Il s’agit d’écouter les remarques et conseils
de l’examinateur et de savoir rebondir sur ceux-ci. Le fait de couper la parole à l’examinateur dès que
ce dernier tente de mettre sur la voie un candidat en difficulté n’est pas évalué de façon positive. Cette
situation s’est rencontrée quelquefois dans la session 2023, et a terni quelques oraux pourtant prometteurs.
Le choix du niveau de langue. Il convient de s’exprimer dans un français correct lors d’un oral, y compris
en mathématiques. Le jury note une amélioration constante sur ce point, preuve que les candidats lisent
les rapports. Il note en particulier un effort certain sur la limitation de l’expression « du coup » (ou sa
variante « donc du coup »), mais souligne la recrudescence dommageable de la locution « on a que »,
comme dans « on a que 𝑓 est paire », qui n’est pas grammaticalement correcte.
La précision du vocabulaire employé. Le pronom démonstratif « ça », par exemple, est vague, l’examinateur
n’est pas censé deviner ce qu’il recouvre quand le candidat énonce « ça converge ». De plus, dire qu’une
série de fonctions converge est bien trop ambigu, puisqu’il existe plusieurs modes de convergence et que
ce mode dépend de l’intervalle considéré. Enfin, nous rappelons qu’il convient de déterminer une et non
la primitive d’une fonction continue sur un intervalle, qu’une fonction bornée n’a pas un seul majorant
et qu’une matrice carrée n’est pas annulée par un seul polynôme.
Il serait également bon que les candidats connaissent l’alphabet grec : confondre Φ et Ψ, n’avoir aucune
idée du nom de la lettre Ω, et appeler ksi (voire 𝑥) la lettre 𝜒 ne fait pas très bonne impression.

Stratégies pour un oral


En plus des connaissances mathématiques, on attend des candidats autonomie, réactivité, vivacité et
interaction avec l’examinateur. À connaissances équivalentes, il va de soi que la préférence du jury ira vers

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Concours Centrale-Supélec 2023 filière MP

un candidat dynamique et réactif plutôt que vers un candidat taciturne qui ne recherche pas l’interaction
et ne suit pas les indications.
Il n’est pas pertinent de lire le sujet intégralement, voire de le recopier au tableau. L’examinateur a le
sujet sous les yeux, il s’agit donc de ne pas perdre de temps inutilement. Beaucoup de candidats pensent
bien faire en présentant le sujet par « Ceci est un sujet d’algèbre », etc. Cette introduction est peut-être
demandée dans d’autres disciplines, mais le jury de mathématiques n’en voit pas l’utilité.
Certains candidats, lorsqu’ils proposent une idée, attendent l’approbation de l’examinateur avant de se
lancer. Il faut savoir faire preuve d’initiative sans se faire « tenir la main » à chaque tentative.
Lorsque l’examinateur émet un doute sur une partie d’un raisonnement en demandant « en êtes-vous
sûr ? », c’est qu’il y a une erreur dans 99 % des cas. Pourtant, la réponse qui arrive le plus souvent
chez de nombreux candidats est un « oui, je suis sûr » sans même avoir pris le temps de la réflexion.
Ajoutons qu’une erreur relevée ne fait pas nécessairement baisser la note, à condition de prendre le temps
de la rectifier convenablement : le droit à l’erreur existe, surtout pendant l’épreuve sans préparation.
Néanmoins, les erreurs de calcul à répétition et la mauvaise maitrise des règles concernant les exposants,
les parenthèses, la factorisation sont évaluées en conséquence.
Le tableau est un outil essentiel de l’oral. Il ne s’agit ni d’un brouillon (nombre de candidats écrivent dans
tous les sens possibles !) ni d’une copie. Il est en revanche apprécié que les éléments essentiels de logique s’y
retrouvent (introduction des variables, symboles d’implication ou d’équivalence, quantificateurs, prédicat
des récurrences). Par ailleurs, il serait bienvenu de penser à ne pas se tenir entre son texte et l’examinateur.
Les candidats lisent parfois trop vite les sujets, surtout ceux de l’épreuve 1. Ne pas avoir lu que la
première question était indépendante de la deuxième, se tromper sur ce qu’il faut démontrer, confondre
une notation présentée dans le sujet avec une autre vue pendant l’année, entrainent des pertes de temps
fâcheuses.

Le hors programme
Les examinateurs passent beaucoup de temps à élaborer des sujets calibrés et conformes au programme
officiel, qui est nouveau pour cette session 2023. Il n’est donc pas souhaitable que les candidats fassent
appel à des notions hors programme pour tenter de rendre triviale une question, ce qui serait de toute
façon mal considéré : l’oral est avant tout une évaluation de réactivité et de réflexion. Le nouveau pro­
gramme entré en vigueur cette année a réintroduit les notions de matrice symétrique positive et de norme
subordonnée (entre autres). En conséquence, la tentation du hors programme est devenue beaucoup plus
rare.

Compétences mathématiques
Le jury interroge systématiquement sur les définitions des objets rencontrés. Il s’agit donc d’être irré­
prochable sur les connaissances du cours telles que la démonstration de l’équivalence à la matrice 𝐽𝑟 des
matrices de rang 𝑟, ou celle de l’inégalité de Markov, tout comme la définition d’une variable aléatoire
discrète ou celle d’une 𝕂-algèbre.

Algèbre
Le cours d’algèbre linéaire de deuxième année est généralement bien maitrisé. Si les polynômes d’en­
domorphismes sont toujours source de confusion (𝑃 (𝑢(𝑥)) en lieu et place de 𝑃 (𝑢)(𝑥), etc.), on peut
constater qu’ils n’embarrassent que les candidats les plus faibles.
Sans conteste, les questions de cours portant sur les structures algébriques sont celles qui départagent
significativement les bons candidats des plus faibles. La notion de 𝕂-algèbre reste toujours mal comprise
pour beaucoup de candidats : la relation de compatibilité 𝜆 ⋅ (𝑎 × 𝑏) = (𝜆 ⋅ 𝑎) × 𝑏 = 𝑎 × (𝜆 ⋅ 𝑏) est

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Concours Centrale-Supélec 2023 filière MP

systématiquement oubliée. Pourtant c’est en partie grâce à elle que × peut être qualifiée de bilinéaire,
la distributivité ne suffisant pas. Les candidats ont peiné à expliquer pourquoi (ℱ(ℝ, ℝ), +, ∘) n’était pas
un anneau. La notion d’idéal, pourtant très présente dans le cours d’algèbre générale et celui d’algèbre
linéaire, n’a toujours pas été expliquée de façon satisfaisante cette année. Plus étonnant encore, les axiomes
définissant la structure de groupe sont confondus avec le critère permettant de montrer qu’une partie d’un
groupe est un sous-groupe.
Pour finir sur une note optimiste, le jury note que les candidats connaissent bien la définition des matrices
symétriques positives ainsi que leur caractérisation spectrale.

Analyse
1
Comme toujours, les compétences en calcul ne sont pas toujours satisfaisantes. Si 𝑛 ∈ ℕ et 𝛼 = 2,
1
𝛼(𝛼 − 1)...(𝛼 − 𝑛 + 1)
l’expression factorielle de , que l’on note habituellement ( 2 ), a amené des calculs
𝑛! 𝑛
longs et compliqués, montrant des lacunes graves telles que « 2×4×6×...×(2𝑛) = 2×(1×2×3×...×𝑛) ».
Ne pas voir de différence entre 𝛼 − 𝑛 + 1 et 𝛼 − (𝑛 + 1) est aussi problématique.
Dans le même ordre d’idée, des calculs basiques comme un produit de Cauchy, une interversion de
sommes dont les bornes ne sont pas fixes, une décomposition en éléments simples de fractions rationnelles
comportant des pôles autres que simples, la résolution d’une suite récurrente linéaire double, voire une
étude de fonction élémentaire, ne sont pas bien maitrisés ou sont bien trop lents.
La manipulation des inégalités est cruciale dans les applications du théorème de convergence dominée.
C’est malheureusement l’occasion d’observer des lacunes sur la comparaison de réels : si les candidats
connaissent bien, quand on leur rappelle, la règle

∀(𝑎, 𝑏, 𝑐) ∈ ℝ3 , [(𝑐 ⩾ 0 ∧ 𝑎 ⩽ 𝑏) ⇒ 𝑎𝑐 ⩽ 𝑏𝑐],


2
)𝑡2
ils ont du mal à voir qu’elle intervient pour majorer ln(𝑥)e−(1+𝑥 si 𝑥 évolue dans un segment de ℝ∗+ .
L’étude des suites récurrentes, même simples (associées à une fonction croissante), est souvent extrême­
ment difficile : les candidats n’ont pas le réflexe de définir et d’étudier la fonction associée, les raisonne­
ments sont souvent confus ou parcellaires, et le simple fait de demander une étude graphique succincte
prend un temps déraisonnable.
Cette année, les questions demandant de définir la notion de rayon de convergence d’une série entière ont
été mal traitées. Cette définition est le plus souvent confondue avec l’un des critères qui le caractérisent.
Quand on invite les candidats à parler de borne supérieure, il n’est pas rare de voir des sup{𝑧 ∈ ℂ | ...}.
L’usage des nombres complexes en analyse pose parfois quelques problèmes, révélant des lacunes de
première année : le module de ei𝜃 , quand 𝜃 est réel, n’est pas évident pour certains candidats.
Le calcul différentiel reste une source de confusions pour les candidats, malgré son introduction via les
fonctions de deux variables réelles en première année. Il a été par exemple difficile d’expliquer que la
continuité de d𝑓 n’avait aucun rapport avec celle de d𝑓(𝑎) ; certains candidats justifiaient donc la classe
𝒞1 d’une fonction 𝑓 en disant que, pour tout 𝑎, d𝑓(𝑎) est continue car « linéaire en dimension finie ». La
formule correcte de Taylor-Young à l’ordre 2 faisant intervenir la hessienne a rarement été obtenue.
De manière plus générale, demander une interprétation géométrique de notions élémentaires, tant en
algèbre (isométries, projections orthogonales, angles et nombres complexes) qu’en analyse (gradient,
convexité) laisse souvent les candidats sans réponse.

Mathématiques 27 mai 2024 16h12 4


Concours Centrale-Supélec 2023 filière MP

Probabilités
Le jury note cette année, comme pour la session 2022, un embarras plus présent que les sessions précé­
dentes. Rares sont les candidats sachant définir le concept de variable aléatoire, de tribu, de probabilité :
cette dernière est souvent comprise comme une fonction de l’univers dans [0, 1].
Les candidats passent souvent à la limite pour des probabilités de réunions et d’intersections infinies en
écrivant même des produits infinis sans penser à utiliser les théorèmes sur les suites monotones d’événe­
ments.
Lorsque des variables aléatoires suivent des lois usuelles (géométrique, binomiale), les candidats sont
souvent en peine de le justifier précisément.

Rigueur dans l’exposé et l’écriture des mathématiques


Si un oral se prête davantage à un exposé écrit allégé au tableau, il convient de conserver une certaine
rigueur dans l’utilisation des symboles mathématiques, et d’énoncer les définitions ou théorèmes dans une
syntaxe correcte.
− Une définition ne saurait être restituée par « pour moi, une tribu, c’est quand on regarde les événe­
ments ».
− De même, un théorème ne se limite pas à sa conclusion seule.
− En analyse spécifiquement, les examinateurs doivent systématiquement demander les justifications
permettant de faire les calculs (convergence, absolue convergence, indépendance de variables aléatoires,
etc.) qui ne sont que très rarement données par les candidats sans injonction. Cela est évidemment
pénalisant.
− La seule définition donnée par le programme officiel du rayon de convergence d’une série entière
∑ 𝑎𝑛 𝑧𝑛 est la borne supérieure de l’ensemble des réels 𝑟 de ℝ+ tels que (𝑎𝑛 𝑟𝑛 )𝑛∈ℕ est bornée.

− Présenter les objets et quantifier une assertion est indispensable. Ainsi, quand on demande l’énoncé
du théorème de Bézout, on obtient le plus souvent : « 𝑎, 𝑏 ∈ ℤ avec 𝑎 ∧ 𝑏 = 1. Alors 𝑎𝑢 + 𝑏𝑣 = 1, avec
𝑢, 𝑣 ∈ ℤ ». On voit ici que la préposition avec sert de joker pouvant jouer le rôle de ∀ ou de ∃ selon
le contexte ; elle est donc à proscrire.
− Bien que d’une importance moindre, l’écriture « ∃𝑥 ∈ 𝐸 tel que (ou t.q.) 𝑃 (𝑥) » n’est pas correcte : les
quantificateurs ne sont pas des abréviations (page 6/36 du programme de MPSI). De même, l’écriture
« ∀𝑥 ∈ 𝐸 on a 𝑃 (𝑥) » n’est pas conforme. Il en va de même de « 𝑥2 ⩾ 0, ∀𝑥 ∈ ℝ ».

Compétences informatiques
Comme depuis déjà quelques sessions, une grande majorité des candidats est bien au fait du format et
des spécificités de l’épreuve de mathématiques-informatique. Nous regrettons cette année un nombre bien
plus important de candidats n’ayant traité (ou même essayé de traiter) aucune question en Python, ce
qui est comme toujours fortement sanctionné, tant dans l’évaluation que dans le temps imparti à l’exposé
mathématique, puisqu’une part non négligeable de l’oral sera alors dévolue à essayer de programmer les
premières questions de Python.
− Comme il est rappelé tous les ans depuis la création de l’épreuve, celle-ci est bien une épreuve de
mathématiques. Les trente minutes de préparation ne doivent pas être intégralement passées à pro­
grammer, loin de là.
− Les candidats ont en général une assez bonne maitrise de la syntaxe du langage Python, mais une
part non négligeable d’entre eux ne teste pas son code pendant le temps de préparation : on passe

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alors un temps précieux à débugger des erreurs de syntaxe et des fautes de frappe au lieu de parler
du fond du programme.

− Le jury note qu’une majorité de candidats ont de meilleures notions des complexités des algorithmes
que les années précédentes. Cependant, la double récursivité inutile sévit encore. Pourtant, à la ques­
tion « ne pourrait-on pas améliorer sa complexité ? », les candidats donnent souvent une réponse
satisfaisante (« on pourrait mémoïser la fonction ») : que ne l’avaient-ils pas fait avant ?

Conclusion
Si le jury avait noté une légère baisse du niveau pour la session 2022, il note un léger mieux en 2023,
ce qui est de bon augure. On remarque toutefois moins d’excellents candidats. Les questions de cours
« pur » n’ont pas donné satisfaction : nous recommandons encore cette année un effort sur l’apprentissage
du cours. Certaines prestations montrent que les candidats peuvent acquérir un haut niveau durant leur
deux, voire trois, années de préparation, grâce à leur travail et l’implication de leurs professeurs qui
les mènent au sommet. Nous espérons que ce rapport permettra aux candidats d’aborder les oraux de
mathématiques en ayant clairement conscience des erreurs à éviter et de cerner ce qui leur permettra de
se mettre en valeur.

Mathématiques 27 mai 2024 16h12 6

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