Chap 01
Thèmes abordés
Chap 01
Thèmes abordés
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pri . L’indemnité est aléatoire puisque son montant exact n’est pas connu à la
date de souscription, à la di¤érence de la prime commerciale. Celle-ci com-
prend une prime pure i, qui permet grâce à la mutualisation des risques
(c’est-à-dire la répartition sur tous les assurés des conséquences …nancières
des sinistres ne survenant qu’à certains d’entre eux) d’indemniser les sinistres
lorsqu’ils ont lieu, le reste de la prime commerciale comprenant des charge-
ments destinés à …nancer le fonctionnement de la compagnie d’assurance.
relatives à un portefeuille donné, doit donc lui permettre d’honorer ses en-
gagements envers les assurés, c’est-à-dire la valeur probable (ou espérée ou
P
prévue) des prestations, soit : E ( i=1 Xi ), sans dégager d’excédent ni subir
de dé…cit, soit :
P P
= i=1 i = n = E ( i=1 Xi )
Cette prime pure est déterminée uniquement sur une base actuarielle,
égalisant les ‡ux probables des primes et des prestations, sans tenir compte
de l’actualisation de ces ‡ux et des produits …nanciers.
Si on désigne par N le nombre total de sinistres survenus durant une
certaine période, par exemple une année, et par Xi ; 8i = 1; : : : ; N , les mon-
tants des pertes et d’indemnisation qui leur sont associés, les variables N et
Xi sont aléatoires dans la mesure où l’assureur ne peut connaitre avec cer-
titude leurs valeurs respectives. On suppose que les Xi sont identiquement
et indépendamment distribuées et qu’elles sont également indépendantes de
N . L’identité et l’indépendance des N risques implique notamment que :
E(Xi ) = E(X) et (Xi ) = (X), 8i.
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La charge …nancière de la compagnie d’assurance résultant des indemni-
sations pour la période considérée et que l’on note par S peut être obtenue
comme suit :
PN
S= i=1 Xi
Démonstration
Selon la loi des espérances itérées, la moyenne non conditionnelle est égale
à la moyenne non conditionnelle des moyennes conditionnelles (c’est-à-dire
sachant N et que l’on note par E ( j N )) :
PN h PN i hP i
N
E(S) = E Xi = E E i=1 Xi j N =E E (Xi j N )
hP i=1 i i=1
N
=E i=1 E (X j N ) = E [N E (X j N )] = E(N )E [E(X j N )]
= E(N )E(X)
Il s’ensuit que :
PN
= n
= E( n1 i=1 Xi ) = E( Nn )E(X)
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re‡éter la fréquence des sinistres, et le coût moyen des sinistres E(X), censé
re‡éter leur sévérité.
Cette décomposition de la prime pure en deux composantes est intéres-
sante dans la mesure où les facteurs explicatifs de la fréquence et de la sévé-
rité des sinistres ne sont pas toujours les mêmes. Ainsi, pour l’assurance auto
par exemple, les caractéristiques du conducteur (âge, expérience, activité)
et celles de la zone de circulation (densité du tra…c routier, état des routes)
in‡uencent principalement la fréquence des accidents alors que les caracté-
ristiques du véhicule (puissance, cylindrée, âge) in‡uencent essentiellement
le coût moyen des sinistres. Par ailleurs, si la fréquence peut être connue
rapidement, le coût peut être long à estimer en raison des délais d’expertise
et de recours possibles et des coûts qui leurs sont associés.
L’assureur doit bâtir son tarif sur une estimation b de . La loi des grands
nombres stipule que l’agrégation d’un grand nomre de risques (de variables
aléatoires) indépendants et homogènes du point de vue de la probabilité
d’occurrence et du montant de la perte nous permet d’estimer la moyenne
théorique de la population par la moyenne empirique de l’échantillon et par
suite d’estimer la fréquence probable E( Nn ) par la fréquence e¤ectivement
b
N
observée n
et le coût probable E (X) par le coût moyen observé X.
Si l’assureur dispose d’un échantillon d’observations sur les sinistres pas-
sés, cette loi lui permet d’utiliser leurs fréquences et montants pour prévoir
avec précision les sinistres futurs et les prestations qui leurs sont liées.
La loi des grands nombres ne peut donc être utilisée si :
–le nombre de risques assurés est faible ;
– les risques sont correlés ou dépendants, à l’instar du risque incendie
des appartements d’un même immeuble où la réalisation du risque dans un
appartement peut entrainer celle de l’autre ;
– les risques sont hétérogènes du point de vue de la fréquence ou du
montant de la perte, comme le sont le risque incendie d’une usine et celui
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d’une maison.
pr = + pr +
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P
R = n + n pr Xi
P P P
RT = Xi = n Xi
Une des caractéristiques de l’assurance non vie réside dans le fait que tous
les assurés ne sont pas égaux devant le risque : certains ont une propension
à subir des sinistres largement plus élevés ou plus fréquents que d’autres.
Lorsque ces assurés se retrouvent mélangés dans le même portefeuille de la
compagnie, il en résulte une certaine hétérogénéité, où des individus à faible
niveau de risque côtoient d’autres dont le niveau de risque est plus élevé. Cette
hétérogénéité est notamment à l’origine du problème de sélection adverse :
si la même prime est appliquée à l’ensemble des assurés, les mauvais clients
chercheront activement à s’assurer car ils auront à payer un tarif moins élevé
que celui qui devrait leur être réclamé, à la di¤érence des bons clients qui
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pourraient être désincités à le faire car se trouvant à payer un tarif supérieur
à celui de leur exposition réelle au risque.
L’assureur peut remédier partiellement à ce problème en adoptant une
première forme de segmentation, à savoir la tari…cation a priori. Cette tech-
nique consiste à partitionner le portefeuille hétérogène initial de contrats en
plusieurs groupes ou classes, de sorte à ce qu’à l’intérieur de chacun d’eux,
les risques puissent être considérés comme plus ou moins homogènes, et à
leur appliquer ensuite un montant de prime a priori.
Les variables selon lesquelles s’opère la segmentation a priori sont appelées
des variables tarifaires et sont en général des variables qualitatives et/ou
des variables continues que l’on regroupe en classes. La prise en compte de
ces variables explicatives que l’on note par le vecteur T permet de réécrire
l’expression de la prime pure en termes d’espérance conditionnelle comme
suit :
= E( Nn j T )E(X j T )
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fréquence des accidents peut également augmenter en relation avec la densité
du tra…c routier ou du mauvais état des routes empruntées.
La tari…cation a priori peut être injuste dans la mesure où il n’y a pas
nécessairement de lien causal entre le critère de segmentation, c’est-à-dire les
variables tarifaires, et les variations de la sinistralité qu’il est supposé induire.
Pour l’assurance automobile par exemple, les facteurs de risque pertinents
sont cachés : agressivité au volant, respect du code de la route, justesse
des ré‡exes et acuité du jugement consommation d’alcool ou de drogues,
kilométrage annuel, état d’entretien du véhicule, etc., et ne peuvent donc
être incorporés dans le tarif commercial.
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ce système est de répartir plus équitablement les coûts entre les bons et les
mauvais conducteurs. Les études montrent que, bien plus que l’âge, le sexe
ou l’usage du véhicule, ce sont les sinistres causés par un assuré dans le passé
qui prédisent le mieux ceux qu’il occasionnera dans le futur.
L’instauration d’un système bonus-malus poursuit essentiellement trois
buts. Tout d’abord, il s’agit de responsabiliser les assurés et de les inciter
à plus de prudence au volant. En application du système bonus-malus, les
assurés qui ont causé un sinistre pour lequel la compagnie a dû intervenir
voient leur prime augmenter l’année suivante. Les assurés ont donc un inté-
rêt objectif à prendre autant de précautions que possible au volant. A ce titre,
le système bonus-malus est un mécanisme permettant de combattre l’aléa ou
risque moral, c’est-à-dire la tendance naturelle des assurés à prendre moins
de précautions lorsqu’ils se savent couverts par une police d’assurance. En-
suite, il s’agit d’ajuster le montant de la prime au cours du temps a…n que
celui-ci re‡ète le risque réel que représente l’assuré. Dans un environnement
segmenté, il s’agit d’a¢ ner l’opinion que l’assureur se faisait a priori du risque
à assurer (telle que re‡étée par le tarif) grâce à la sinistralité observée. En…n,
le système bonus-malus permet d’augmenter la prime des assurés qui mettent
des sinistres à la charge de la collectivité, et de diminuer d’autant la prime
des bons conducteurs, réduisant ainsi le problème de la sélection adverse.
2 Tari…cation en assurance-vie
En assurance vie, les contrats sont en général à longue échéance et le
délai moyen qui sépare le paiement de la cotisation de celui de la prestation
est élevé de sorte à ce que les primes peuvent être placées sur les marchés
…nanciers et procurer des produits …nanciers. Par conséquent, la tari…cation
est déterminée, non seulement sur une base actuarielle, qui égalise les ‡ux des
P
primes à la valeur probable ou espérée des ‡ux des prestations (E ( )=
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P
E ( Xi )), mais également sur une base …nancière, qui permet d’actualiser
ces ‡ux futurs et de tenir compte des produits des placements …nanciers.
La tari…cation varie selon que le risque ou aléa assuré concerne la survie de
l’assuré à l’échéance du contrat ou son décès.
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Les contrats d’assurance de rentes viagères ou non selon lesquels le
souscripteur verse un capital à l’assureur qui s’engage à lui verser réguliè-
rement (à une fréquence annuelle, trimestrielle ou mensuelle) une rente soit
immédiatement soit en général après une certaine période durant toute la
vie du béné…ciaire (rente viagère) ou durant une durée inférieure bien déter-
minée (par exemple, les 5 années d’études des béné…ciaires, les 15 premières
années de la retraite des béné…ciaires). Selon cette formule d’assurance, au-
cune rente ne sera versée si l’assuré décède avant l’échéance du contrat et
ne pourra donc pas être transmise à un béné…ciaire au moment du décès, à
moins d’insérer dans le contrat une clause de réversion, permettant de verser
la rente même en cas de décès. Cette formule convient particulièrement aux
assurés qui n’ont pas d’héritiers directs mais qui se préoccupent de garantir
leurs ressources pour leurs vieux jours.
La rente viagère ou non s’assimile à une succession de capitaux di¤érés.
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l’assuré est en vie.
t=0 t=k
âge x âge x+k
t = 0. Ces probabilités de survie sont fournies par les tables de mortalité. Ces
tables donnent pour chaque âge x, le nombre de survivants Sx et par suite
les décès Dx = Sx Sx+1 . Ainsi, la probabilité en t = 0 pour une personne
d’âge x de survie jusqu’à l’âge x + k est donnée par le rapport des survivants
à l’âge x + k et celui à l’âge x, soit :
Sx+k
px+k
x = Sx
L’assureur actualise toutes les sommes futures avec le taux d’intérêt tech-
nique r, c’est-à-dire le rendement …nancier minimum sur lequel s’engage l’as-
sureur et avec lequel il valorise les sommes futures à verser. Il est supposé
constant sur toute la durée du contrat.
La prime pure est telle que les valeurs actuelles probables des engagements
de l’assuré et ceux de l’assureur soient égales, soit :
C
V AP0 (Eng:Assure) = = V AP0 (Eng:Assureur) = (1+r)k
pxx+k
Puisque la prime pure est unique et versée en une seule fois, à la date
de souscription, elle est certaine (sa probabilité est égale à 1) et perçue au
présent, donc n’a pas besoin d’être actualisée. Au contraire, le versement du
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capital C n’est pas certain puisque conditionné par la survie à l’échéance k
de l’assuré (d’où la multiplication par la proababilité de survie px+k
x ) et se
que :
E (Yi ) = 1 px+k
x + 0 1 px+k
x = px+k
x
Pn
Soit Ns = i=1 Yi le nombre aléatoire de survivants jusqu’à l’âge x + k
(puisque cette somme présente des termes égaux à 1 pour les survivants et
égaux à 0 sinon). Cette variable suit une loi binomiale, qui est une générali-
sation de la loi de Bernouilli. On montre que :
P P
E (Ns ) = E ( ni=1 Yi ) = ni=1 E (Yi ) = npx+k
x
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RT = n (1 + r)k Ns C
Age x 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60
Sx 96369 96141 95887 95606 95295 94952 94575 94164 93720 93244 92736
C
= (1+r)k
p60
50 = 50000 0:7441 0:9623 = 35802; 372 D
Pour avoir 50000 D à l’âge de 60 ans, l’assuré doit survivre à cet âge et
payer une prime pure de 35802; 372 D à l’âge de 50 ans. Ceci montre bel et
bien que ce contrat de capital di¤éré est une forme de constitution d’épargne.
Le rendement de cette épargne est le taux r’ tel que : (1 + r’)10 = C. Il
q q
10 C 50000
s’ensuit que : r’= 1= 10
35802;372
1 = 0:034. On remarque que :
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r’= 3:4% > r = 3%. L’écart de rendement constitue une sorte de "prime de
survie" qui provient de la redistribution par l’assureur du capital perdu par
les assurés qui sont décédés avant l’échéance entre les assurés survivants.
si si si capital C
survie survie survie si survie
... ... ... ...
t=0 t=1 t=2 t=k-1 t=k
âge x x+1 x+2 x+k-1 x+k
La prime pure est telle que les valeurs actuelles probables des engagements
de l’assuré et ceux de l’assureur soient égales. La valeur actuelle probable des
engagements de l’assureur est inchangée et toujours égale à :
C
V AP0 (Eng:Assureur) = (1+r)k
px+k
x
Pk 1 1
= j=0 (1+r)j px+j
x
à l’âge x de survie jusqu’à l’âge x + 1. Comme cette somme doit être versée
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après une période de la date de souscription, elle est actualisée, c’est-à-dire
exprimée au moment présent t = 0, c’est ce qui explique la multiplication
1
par le facteur d’actualisation 1+r
. Et ainsi de suite, jusqu’au dernier terme
de versement t = k 1 (on suppose que l’assuré ne paie rien en t = k puisque
c’est la date où au contraire il reçoit la prestation s’il est vivant).
La prime pure est donc égale à :
k
C (1 + r) px+k
x
= Pk 1 1
j=0 (1+r)j px+j
x
Pk 1 1
Elle est inférieure à la prime pure unique puisque : j=0 (1+r)j px+j
x =
1 + ::: > 1.
Si l’on se réfère aux données de Janvier 2022, le calcul de la prime donne
une valeur de : = 4177; 357.
Pour avoir 50000 D à l’âge de 60 ans, l’assuré doit survivre à cet âge
et payer régulièrement entre les dates t = 0 (x = 50) et t = 9 (x = 59)
une prime pure de 4177; 357 D à l’âge de 50 ans, soit un total de 41773; 570
D, supérieur au montant de la prime pure unique de 35802; 372 D, calculée
précedemment. L’assureur applique une prime pure totale plus élevée car il
sait que certains assurés ne vont pas survivre à l’échéance du paiement de la
prime et que les montants placés ainsi que les durées de placement vont être
moins élevés.
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jusqu’à la date de son décès (rente viagère) ou à une autre date déterminée, en
contrepartie du paiement d’une prime pure unique à la date de souscription.
La prime pure est telle que les valeurs actuelles probables des engage-
ments de l’assuré et ceux de l’assureur soient égales, soit :
si si si rente R R si R si
survie survie survie si survie survie survie...
... ... ...
t=0 t=1 t=2 ... ... t=k-1 t=k t=k+1 t=k+2 ...
âge x x+1 x+2 ... ... x+k-1 x+k x+k+1 x+k+2 ...
La prime pure est telle que les valeurs actuelles probables des engagements
de l’assuré et ceux de l’assureur soient égales. La valeur actuelle probable des
engagements de l’assureur est inchangée et toujours égale à :
PT R
V AP0 (Eng:Assureur) = j=k (1+r)j px+j
x
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V AP0 (Eng:Assure) = + (1+r) px+1
x + (1+r)2 px+2
x + ::: + (1+r)k 1 px+k
x
1
Pk 1 1
= j=0 (1+r)j px+j
x
Selon ce type de contrats, qui s’inscrivent dans une approche basée sur
la prévoyance, l’assureur s’engage à verser un capital (une fois pour toutes)
ou une rente à un béné…ciaire désigné dans le contrat en cas de décès de
l’assuré avant le terme du contrat. On distingue principalement deux types
de contrats au sein de cette catégorie :
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et qui garantit au(x) béné…ciaire(s) (par exemple les héritiers) un capital ou
une rente en cas de décès prématuré. Il y a aussi l’assurance frais d’étude
qui garantit aux enfants de l’assuré une rente leur permettant de poursuivre
leurs études même après le décès du chef de famille. Autre exemple : celui
de la transmission d’un patrimoine au pro…t d’un béné…ciaire en dehors du
cadre successoral et en évitant de payer des droits de succession.
Dans les contrats d’assurance temporaire, l’assureur n’est tenu à aucune
prestation si l’assuré ne décède pas avant le terme du contrat. Les chances de
survie (ou les probabilités de décéder) sont facilement calculables en fonction
de son âge à la souscription et de la durée du contrat à l’aide des tables de
mortalité. Le coût de cette assurance est d’autant moins élevé que les assurés
sont plus jeunes et que les contrats sont plus courts.
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2.2.2 La prime pure
On suppose que ces probabilités de décès sont identiques pour les n assurés
d’âge x en t = 0. La prime pure, qui donne la valeur actuelle probable des
engagements d’un assuré, doit être égale à la valeur actuelle probable des
engagements de l’assureur sur un seul contrat, soit :
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C C C
= (1+r)
qxx+1 + (1+r)2
qxx+2 + ::: + (1+r)k
qxx+k =
Pk 1
C j=1 (1+r)j qxx+j
Selon cette expression, la prime pure est une fonction croissante du capital
garanti C (plus le capital est élevé et plus elle est élevée), des probabilités
de décès qxx+j (plus ces probabilités sont élevées et plus elle est élevée) et de
l’échéance du contrat k (plus cette échéance est longue et plus elle est élevée)
et décroissante en fonction du taux d’intérêt technique r (plus ce taux est
élevé et plus elle est faible).
Pk 1 1
= j=0 (1+r)j px+j
x
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A partir de l’égalité des valeurs actuelles probables en t=0, il est facile
de tirer l’expression de la prime pure :
P
C kj=1 1
qxx+j
(1+r)j
= Pk 1 1
px+j
j=0 (1+r)j x
Ce contrat est un contrat mixte qui couvre à la fois le risque vie (capital
di¤éré) et le risque décès (contre-assurance). Selon ce contrat, l’assureur s’en-
gage à verser un capital à l’assuré si ce dernier est encore en vie à l’échéance
du contrat ou à un béné…ciaire désigné dans le contrat si l’assuré décède avant
l’échéance, en contrepartie du paiement d’une prime unique ou périodique par
l’assuré.
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Prime périodique constante Ceci peut être décrit par le schéma suivant :
Si l’assuré paie une prime périodique constante tant qu’il est en vie, la
valeur actuelle des engagements de l’assureur ne change pas et reste égale
P
C
à : (1+r) k px+k
x + kj=1 (1+r)
C
j qxx+j , contrairement à celle de l’assuré qui
devient :
Pk 1 1
= j=0 (1+r)j px+j
x
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V AP0 (pr) = pr. Les prestations et les frais de gestion sont des dépenses
futures, ce qui nécessite leur actualisation à la date t = 0, et aléatoires
puisque dépendant de la survie et/ou du décès de l’assuré, ce qui requiert
leur a¤ectation d’une probabilité de survie et/ou de décès selon le cas.
Si la prime est périodique et constante, elle sera aléatoire (puisque dé-
pendant de la survie de l’assuré) et versée dans le futur, ce qui nécessite son
a¤ectation d’une probabilité de survie de l’assuré et son actualisation.
En assurance vie, les chargements de sécurité, destinés à réduire le risque
de perte ou de ruine, n’interviennent pas de manière explicite mais plutôt
implicite et découlent d’un choix prudent des taux d’intérêt et des tables
de mortalité. Ainsi, le taux d’intérêt avec lequel l’assureur actualise ses en-
gagements re‡ète une prévision des produits …nanciers futurs qui doit être
prudente. Une valeur plus faible de ce taux aurait donc pour e¤et d’augmen-
ter la prime pure et d’intégrer implicitement les chargements de sécurité. Par
ailleurs, ceux-ci pourraient être pris en compte grâce à une surestimation de
la probabilité de survie dans le cas des contrats en cas de survie (par exemple,
en utilisant pour l’ensemble des assurés la table de mortalité relative à la po-
pulation féminine) ou à leur sous-estimation dans le cas des contrats en cas
de décès (par exemple, en utilisant pour l’ensemble des assurés la table de
mortalité relative à la population masculine).
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